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Pizza dakanaise [Susan]

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Message posté : Mer 5 Sep 2018 - 12:25 Message
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Pizza dakanaise
05.09.2018 - Sous-sol de la Pizza Box


M'Aisha & Susan

M'Aisha termina d'écrire sa réponse à Susan, et l'envoya. Elle espérait que son amie comprendrait le sens de son message. Étant donné la situation actuelle, il n'y avait pas vraiment de soucis à se faire à ce niveau-là. Depuis les évènements de la cérémonie à Bayview, la dakanaise avait apprit à surveiller davantage ses paroles, et à lire entre les lignes. On ne savait jamais vraiment de qui se méfier, et l'intimité semblait être un droit illusoire dans ce dit pays de la liberté.

L'adolescente finit de ranger ses affaires dans son cassier, avant de s'arrêter aux toilettes des filles les plus proche. Là, elle sortit de son sac à dos un pantalon baggy usé, ainsi qu'un hoodie large. Des vêtements qui feraient tache dans la garde-robe d'un membre de la royauté, et c'était d'ailleurs pour cette raison qu'elle les avait emprunté à un camarade de classe qui s'était posé bien des questions face à cette demande incongrue. Sur le coup, M'Aisha avait trouvé pour seule justification : “C'est pour une mission de la Team Alpha !”, mais il fallait croire que ce mensonge suffit au camarade bien crédule.

La princesse dakanaise ressortit donc des toilettes dans un accoutrement qui en aurait surprit plus d'un. La capuche relevé pour cacher sa crinière d'ébène, et partiellement son visage, M'Aisha sortit des bâtiments de Star High pour retrouver Ashanti, qui l'attendait à l'extérieur. Celle-ci s'était aussi déguisé pour l'occasion,  à son grand dam. La princesse dû se montrer convaincante pour que la garde xénophobe accepte de porter les “...loques humiliantes des Peaux-de-lait...”, mais son uniforme d'Inceku n'était pas ce qu'il y avait de plus discret en ville.

Les deux jeunes filles se mêlèrent à la cohue habituelle des lycéens à l'heure de la sortie des cours. Noyées dans la foule, elles prirent la direction générale du groupe, vers un arrêt de bus proche. Là, elles prirent le premier bus pour le centre-ville. M'Aisha n'avait pas l'habitude de prendre les transport en commun... Du moins, pas dans ce pays. Mais dans un élan de paranoïa, l'adolescente avait jugé plus sûr de délaisser sa voiture privé habituelle, et de se mêler à la plèbe pour mieux perdre quiconque essayant de la prendre en filature.

Les dakanaises descendirent du véhicule bondé peu après le pont Grant, pour ensuite prendre le monorail qui les amenèrent sur Meadow Street. De là, elles n'étaient plus très loin de leur destination, même si ce trajet s'était déjà avéré un long périple. Elles continuèrent leur route à pied. Alors que la rue commençait à se remplir de monde, à l'heure où la plupart sortait du bureau ou des cours, les deux dakanaises passèrent devant un sans abris qui mendiait piteusement sa pitance. M'Aisha ne pu s'empêcher de le remarquer, et de s'arrêter devant lui. À ses pieds, un bout de carton sale trainait, sur lequel on pouvait lire en lettres grossières : “Le Terminus a prit ma maison, ma famille, et mon boulot.” Malheureusement, il s'agissait là d'un exemple de la dure réalité de la vie. L'invasion du Terminus avait fait de nombreux dégâts... Des dégâts qui prendraient bien plus que du temps et de la bonne volonté pour être réparés.

La princesse dakanaise s'accroupi pour être au même niveau que le pauvre homme. Elle fouilla sa poche pour en sortir un billet, ainsi qu'un bout de papier sur lequel elle nota l'adresse du refuge d'un association caritative qu'elle connaissait, et les lui tendit. L'adolescente savait qu'elle ne pourrait jamais en faire assez pour les personnes comme, mais au moins pouvait-elle faire ça. “Si vous voulez bien nous suivre, je vous invite à diner. Il y a une très bonne pizzeria à quelques pas d'ici.” proposa-t-elle, un sourire aux lèvres. L'homme la regarda un instant avec méfiance, avant de finalement se lever, en signe d'acceptation.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à la Pizza Box, mais M'Aisha fut surprise de découvrir une scène plutôt inhabituelle. La pizzeria de Susan n'était pas ce qu'on pouvait appeler un établissement très calme – après tout, elle jouissait d'une bonne réputation dans le quartier. Mais l'animation et la foule qui se pressait dans le petit établissement étaient inhabituelles comparé à ce que M'Aisha avait pu voir dans le passé. Les gens qui fourmillaient dans le restaurants, la main aggripée à leur smartphone, à épier sur le qui vive la moindre allée et venue, et qui se fichaient bien de se goinfrer des pizza qui refroidissaient sous leur nez... Ce n'était pas des habitués, ni des clients ordinaires. La nouvelle de la révélation de l'identité de Pizza-girl n'avait pas mit longtemps pour faire le tour de la toile, et de nombreux curieux s'étaient de toute évidence mis en tête de rencontrer l'héroïne démasquée.

Il fut bien difficile de trouver une place de libre à la Pizza Box, étant donné que les tables étaient toutes monopolisés par des curieux qui faisaient à peine mine de manger. Mais Ashanti repéra bien vite une table prise par des badauds qui n'avaient même pas prit la peine de commander une pizza. L'Inceku n'eut pas de mal à les chasser à coup de regard noir et menaçant. Le trio s'installa bien vite, avant qu'il ne vienne l'idée à un autre de réclamer la place. Un signe à un serveur suffit à l'amener en trottinant avec un calepin à la main. M'Aisha commenda une grande Pepperoni pour ses compères, ainsi que des boissons, avant de se relever. “Mes excuses. Je dois utiliser la salle d'eau.” se justifia-t-elle, bien que ce ne fut pas nécessaires. Elle ajouta ensuite à l'adresse d'Ashanti dans sa langue natale. “Reste sur tes gardes, et vérifie qu'on n'ait pas été suivit. S'il y a le moindre problème, préviens-moi.”

C'est à coups de coudes et d'épaules que M'Aisha dû se frayer un chemin à travers la foule vers les toilettes. Cependant, elle n'y entra pas, et continua jusqu'au fond du couloir. Elle passa devant une porte réservé au personnel, mais après un rapide coup d'oeil, l'ignora, préférant une autre plus loin, et similaire, à l'exception qu'elle était doté d'un clavier numérique. Se remémorant le message de Susan, M'Aisha composa donc le code, débloquant ainsi l'ouverture. Elle jeta un dernier regard derrière elle, pour s'assurer que personne ne l'avait remarqué, avant de descendre l'escalier qui se présentait à elle, et de refermer la porte.

M'Aisha ouvrit la porte du repaire de Pizza-girl sur une Susan avachit sur le canapé. De toute évidence, la princesse dakanaise était attendu. Cette dernière fit un signe en direction de l'escalier qu'elle venait de descendre : “T'es au courant que les envahisseurs ont prit quartier dans ton domaine ? Si ça continue, tu vas devoir te trouver un nouveau repaire.” plaisanta-t-elle d'un ton légèrement inquiet. Elle continua en croissant les bras dans une position dramatique, et levant les yeux au ciel. “Aaaah... Mais j'imagine qu'il va falloir s'y faire. Dame Suncana est une célébrité, maintenant !” D'un geste théâtrale, et beaucoup trop prédéterminé, elle sortit quelque chose de sa poche, accompagné d'un stylo, qu'elle tendit à son amie avec un sourire espiègle : “Est-ce que la fameuse Pizza-girl peut me faire d'honneur d'un autographe ?” demanda-t-elle en tendant son exemplaire de la dite héroïne, en provenance directe de sa collection personnelle de cartes Star City Heroes TCG. C'était une camarade du lycée qui avait introduit la jeune dakanaise à ce hobby typique des américains, et elle devait avouer qu'il s'agissait là d'un passe-temps qu'elle appréciait. Elle se désolait seulement de n'avoir toujours pas pu mettre la main sur la carte de son grand-père, dont elle était pourtant certaine de l'existence.

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Message posté : Mer 5 Sep 2018 - 13:54 Message
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Pizza-Girl

ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 24/02/1994
ϟ Arrivée à Star City : 12/06/2018
ϟ Nombre de Messages : 753
ϟ Nombre de Messages RP : 226
ϟ Doublons : Alex Sorensen
ϟ Crédits : Myself
ϟ Célébrité : Bex Taylor-Klaus
ϟ Âge du Personnage : 23
ϟ Statut : Statue*
ϟ Métier : Réalisatrice, propriétaire de la Pizza Box
ϟ Réputation : Niveau 4
ϟ Signes particuliers : 1m60, Cheveux courts bruns, yeux bleus, allure assez masculine, cicatrices imposantes sur le bras et le flanc droit.
ϟ Pouvoirs : Imitation de voix
Imitation de sons
Mémoire auditive absolue
Reconnaissance vocale
Détection de mensonge
Langage animal
Super-ouïe
Projection Sonore
Cri de Guerre
Armure sonore
Sonoportation
Oreille interne infaillible
----
Souffle Glacial
Désarmement / Paralysie
Allégeance Animale
Voix Vitale
----
Casque renforcé avec ATH
Montre Multi fonctions
Amulette de protection
----
Régénération
Susan avait fait preuve de toute la subtilité dont elle était capable pour faire parvenir un message presque sans équivoque à M’Aisha. Les deux Légionnaires avaient des choses à voir : Des choses grave.
Les évènements remontaient à une semaine à peine, et Pizza-Girl ne supportait pas d’attendre plus longtemps pour rentrer dans le vif du sujet. Plus elles attendaient, plus les preuves risquaient de disparaître mystérieusement sous le rouleau compresseur du gouvernement et de l’armée. On se croirait dans un film de série B à base de conspirations et de labos top secrets, où le héros devait faire face au côté obscur des Etats Unis et à des militaires corrompus pour faire triompher la justice. Susan s’identifiait clairement à ce héros, même si elle manquait un peu de testostérone pour coller tout à fait au profil.

Dans les médias, on semblait s’être bien plus intéressé à des détails qu’à ce qu’impliquaient les attentats : Plutôt que de poursuivre les responsables des explosions, plutôt que de s’intéresser à la présence des horribles créatures qui hantaient ces lieux, on pointait du doigt la pseudo-incompétence de l’adjointe qui avait tragiquement perdu la vie pendant les évènements. Comme c’était arrangeant, de tout mettre sur le dos de quelqu’un qui n’était plus là pour témoigner ! C’était aussi rageant pour elle qu’irrespectueux pour la défunte et pour ses proches.
Les actions de Susan n’étaient pas restées ignorées non plus. Elle avait d’abord vu les médias spécialisés en Supers la mettre en une de leurs numéros de la semaine, elle avait vu les débordements en ligne aussi, les articles de blog -dont un l’avait particulièrement agacée-, les commentaires sur facebook… Il n’y avait pas à dire, être seulement connue comme Pizza-Girl était bien plus facile.
Maintenant, on essayait de venir la chercher sur ses profils privés, et parfois même jusque chez elle. Bien entendu, la Pizza-Box fut prise d’assaut d’abord par des fans de la première heure, puis par des curieux qui voulaient on ne sait trop quoi. La voir ? La prendre en photo ?

Elle avait déjà signé un nombre hallucinant de cartes les jours qui avaient suivi les évènements. Elle avait du faire une pause pour ne pas finir avec une tendinite.

Oh, et bien sur, la Pizza Box n’avait pas été épargnée par des tentatives de vandalisme.
La mutante espérait que cette fièvre passerait bien vite et que les habitants de Star City reviendraient à leurs activités suffisamment tôt. Natalia la soutenait en ce sens, et sa compagnie lui était toujours aussi sympathique. Elle l’aidait à rester en forme et à ne pas se laisser épuiser par toutes ces sollicitations.

Mais aujourd’hui, ce qu’elle avait prévu n’avait rien à voir avec son identité civile ou privée. Elle s’était rendue en toute discrétion dans sa planque, où elle attendait l’arrivée de M’Aisha.
Personne n’avait écouté Chasseresse lorsqu’elle avait tenté de dénoncer ce qui se cachait sous les décombres. Susan, si. Et elles devaient faire quelque chose. Toutes les deux. En secret, parce qu’il le fallait.

D’ailleurs, elle était en train de somnoler sur le canapé de sa planque lorsqu’elle entendit le clic de la porte qui se déverrouillait. Elle leva les yeux et gratifia M’Aisha d’un grand sourire. Sourire qui s’accentua à la vue de son accoutrement tout à fait inhabituel.

T’imagines même pas, ça fait plusieurs jours que ça fourmille. Et le pire, c’est de faire le ménage derrière eux. Heureusement c’est que pendant les heures de pointe, du coup ça dérange pas les gobelins.

Susan avait eu très peur que cette invasion de malotrus ne chasse les gobelins qui venaient régulièrement à la Pizza Box. Non pas par souci financier, mais bien parce que ces derniers avaient assez peu de lieux où se retrouver en toute quiétude, et que Susan était ravie de les accueillir entre ses murs.

T’en fais pas, ils vont bien se lasser ! J’t’avoue que j’aurais préféré devenir célèbre grace à mes réalisations, mais on fait comme on peut… Tu sais que mes parents ont déjà reçu des courriers de fans ? J’peux te dire qu’y en a qui sont vraiment fracassés.

D’ailleurs, la mutante ne se sentit pas vraiment la foi à faire le listing des choses étranges qui arrivaient dans sa boîte aux lettres à elle ou dans celle de ses parents. Les fans, c’était une chose, mais certains conservateurs n’y allaient pas non plus de main morte avec les menaces. Heureusement qu’elle avait prévenu ses parents avant de dévoiler son visage…

Naaaan tu OSES ?

Lâcha la mutante, hilare, lorsque son invitée brandit une carte à l’effigie de Pizza Girl.

Très bien, je signe, je signe.

Elle tira un feutre d’un petit bureau non loin du canapé. Elle avait évidemment du se lever pour ça. Puis signa la carte, et se retourna vers M’Aisha pour la lui rendre.

Mais dès que j’ai une carte Chasseresse, faudra que tu me la signe. T’as pas l’choix.

Ceci dit, elles avaient des choses sérieuses à évoquer.
Coup de chance pour elles, l’endroit était parfaitement insonorisé et la mutante ne craignait absolument aucun risque d’espionnage entre ces murs ci. La foule dehors pouvait être agaçante, mais c’était aussi facile de s’y dissimuler, M’Aisha devait avoir expérimenté la chose en arrivant ici.

Alors : Les choses sérieuses. Y’a absolument personne qui parle de ce qu’il y avait sous le chantier, t’y crois, toi ? Ils ont rien laissé filtrer ! C’est évident qu’ils étouffent l’affaire, et probablement qu’ils continuent de faire des recherches tout aussi louches ailleurs. Tu sais, j’pense que les terroristes ont fait ça pour dévoiler ce qu’il se passait en dessous. Mais on a rien pour le prouver… Pour le moment.

Elle s’assit sur le dossier du canapé, qui n’était pas fait pour ça. Ah, Susan était une vraie rebelle : Non seulement elle se préparait à enquêter de façon peu légale sur des sujets qui touchaient les plus hautes instances, mais en plus elle se servait du mobilier d’une façon qui n’avait pas été prévue par le constructeur.

Faudra être méthodique. Tu pourrais faire un dossier sur tout ce que t’as vu en dessous ? On le garde ici, sur un ordi coupé du réseau et sur papier. Et puis en suite on pourrait aller voir la fille, Lily, pour avoir son témoignage aussi.

C’était sa première piste. La seconde, elle n’en avait fait part à personne pour le moment.

Tu sais, pendant les attentats, j’avais entendu une voix d’un potentiel suspect. J’ai découvert que c’était un des gardes du corps de Booker, mais j’ai pas pu leur mettre la main dessus. Faudrait qu’on le retrouve et qu’on lui parle. Faut découvrir s’il est trempé là dedans aussi et comment. Avec un peu de chances, on aura peut-être des noms qu’on pourra aller voir, et en savoir plus. De fil en aiguille, quoi.

Elle désigna le tableau en verre qui trônait au fond de la pièce. Elle y avait déjà positionné les photos des personnes qui étaient présentes à l’attentat, et elle avait relié les unes aux autres par des traits au feutre. Tout ce qu’elle savait y était noté. Susan et M’Aisha étaient du même côté, avec le reste des Légionnaires qui étaient intervenus ce jour là. On y voyait également Booker, avec le peu d’informations que la Légionnaire avait à propos de ses gardes du corps. Madeleine Marshall y figurait aussi, malheureusement. Susan avait encore un souvenir vif du terrible combat qui avait entraîné sa mort. Quelques autres noms et images venaient compléter le tableau, accompagnés d’un certain nombre de coupures de journaux que la mutante avait réussi à rassembler.
Lily Sullivan était sur le tableau, mais peu d’informations accompagnaient sa photo. Ca allait venir !
Susan avait visiblement mis du coeur à l’ouvrage, et elle était fière de son oeuvre. Ferait-elle une aussi bonne impression à l’émissaire Dakanaise ?

J’ai même fait un tableau, t’sais, comme dans les séries. Alors, t’en dis quoi ?
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Dame Pizzan
Princesse des Ronds qui se mangent

Message posté : Mar 11 Sep 2018 - 10:14 Message
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Pizza dakanaise
05.09.2018 - Sous-sol de la Pizza Box


M'Aisha & Susan

La princesse du Dakana jeta un regard scrutateur tout autour de la pièce. Bien que Susan lui en avait parlé, c'était la première fois qu'elle pénétrait de l'antre de Pizza-girl. Son repère avait tout l'air d'être modeste, mais fonctionnel. Ce qui était le plus important, après tout.

Lorsque son amie accepta finalement de signer sa carte, et la prit pour aller chercher un feutre, M'Aisha en profita pour se mettre à l'aise. L'adolescente retira son hoodie, qui était plus qu'inconfortable pour la saison - du moins, pour la dakanaise qui était habituée à des tenues plus légères ; révélant ainsi le haut de son uniforme du lycée Star High : une chemise blanche à manche courte, brodé de l'écusson de son établissement. La lycéenne alla ensuite s'installer sur le canapé, abandonnant son hoodie au travers d'un des accoudoirs, tout en répondant à la galloise qui posait sa condition : « Si elle existe ! Je ne fais pas assez de bêtises pour mériter un tel privilège. Je crois que même mon père n'a pas eu droit à sa carte... » Ce qui était parfaitement compréhensible. Le successeur du premier Lion Blanc, bien que faisant techniquement partie de la Légion des Étoile, avait rarement quitté le Royaume du Dakana ces dernières années, pour diverses raisons internes que la jeune adolescente ne pouvait révéler à son amie, malgré la confiance qu'elle lui accordait.

M'Aisha jeta un coup d'oeil à la carte que lui avait rendu la mutante. Elle s'y attarda un instant pour jauger la signature, avant de la secouer vivement afin de faire sécher l'encre noire plus vite. Il serait malheureux que la signature bave, gâchant à tout jamais la pièce de collection. Une fois cela fait, la lycéenne rangea le précieux bout de carton glacé dans l'une des poches, exagérément grande, de son pantalon baggy.

Se délestant de ses chaussures, la princesse dakanaise ramena ses jambes vers elle, sur le canapé, pour les croiser dans une position plus confortable à son goût, afin d'écouter attentivement ce que la propriétaire de la Pizza Box avait à lui dire. L'adolescente acquiesça de la tête par moment, une main soutenant pensivement son menton, mais prit soin de ne pas interrompre le discours de Susan. À mesure qu'elle écoutait ses mots, des souvenirs encore frais de cette effroyable journée lui revint en mémoire. Des images, des odeurs... Mais surtout, ce qu'elle avait ressentit à les fin des évènements : de l'indignation.

La lycéenne attendit que son amie ait finit, pour enfin prendre parole. « Ce que j'en dis, c'est que je suis l'Émissaire du Dakana, et que j'ai la responsabilité de préserver les relations de mon pays avec les États-Unis... Qui d'ailleurs, est ton pays. TA maison. » avait-elle énoncé avec sérieux et une mine sévère. « Nous ne sommes pas dans une position idéale pour aller fouiner dans le placard à squelettes du gouvernement, en particulier lorsque celui-ci semble si déterminé à garder le dit placard sous clé. » Au pire, tout ce qu'elle risquait, c'était de nuire définitivement aux relations entre les deux pays, et d'être renvoyé au Dakana, où elle serait probablement punit par le Conseil des Anciens jusqu'à la fin de sa vie. Mais Susan, que risquait-elle pour sa part ? Sa famille, son foyer, son pays, sa vie...

Un sourire espiègle vint doucement se dessiner sur les lèvres de la princesse dakanaise, quand elle déclara finalement : « Il va falloir qu'on amasse un maximum de preuves substantielles, et bien choisir les personnes à qui les confier. Je me déteste encore de n'avoir pas pensé à filmer le sous-sol. Si le public pouvait voir ce que j'ai vu... » ...et sentit. Les images du charnier remontèrent, tout comme les tripes de la dakanaise, qui eut un haut-le-coeur rien qu'à la pensée des corps en décomposition. Elle avait à peine réussit à enfin se débarrasser de l'odeur qui l'avait imprégnée ce jour-là, et aujourd'hui encore, il lui arrivait parfois de retrouver des bouts de chair séchés dans ses cheveux.

Se remettant sur ses deux jambes, M'Aisha se leva du canapé pour s'avancer vers le tableau de verre que Susan avait si diligemment préparé. Elle sasait un feutre, et commença à noter tout en exprimant sa théorie personnelle. « Les terroristes devaient être impliqués dans cette affaire pour être au courant de ce qu'il s'y tramait. Peut-être qu'ils l'ont découvert par hasard... Mais je pense plutôt pour des membres du personnels, voir des scientifiques, qui ont probablement été renvoyé à un moment ou un autre. Ils voulait autant que nous que la vérité éclate au grand jour... Mais ils savaient très bien que la crier sur les toits ne servirait à rien. Il fallait qu'ils l'exhibent à la vu de tous. La cérémonie commémorative était le moment idéal : Des témoins à foison, et des caméras partout pour immortaliser la scène. » Dans un coin du tableau, elle avait inscrit quelques mots : « Terroristes : Anciens employés du labo ? », avant de se retourner vers Susan. « Pour ce qui est du dossier, c'est déjà prêt ! » déclara-t-elle, fière d'elle-même, en tapotant du doigt le petit triangle, concentré de technologie dakanaise, qui était accroché sur le côté droit de sa tête.

M'Aisha n'avait pas attendu le message de Susan pour faire un rapport et un descriptif détaillé de tout ce qu'elle avait fait et vu dans le sous-sol de l'amphithéâtre. La jeune héroïne avait même prit la peine de faire une cartographie 3D approximative des lieux. Elle se doutait bien que sa mémoire finirait par lui faire défaut avec le temps, et elle avait tout concilier dans un dossier, soigneusement crypté par Zalika. Une simple commande mentale au Mwega suffit pour que le petit appareil lance une demande de transfert vers l'ordinateur qui trônait sur le bureau adjacent au tableau. « Si tu veux bien accepter le transfert, je t'enverrais volontiers ce que j'ai. » demanda-t-elle, en lançant un regard évident sur le poste de travail. « La clé de cryptage est I-M-A-N-I. » confia-t-elle. Imani:un mot qui n'avait pas grand sens, puisqu'il s'agissait d'un nom. Celui de la défunte mère de l'adolescente. Lorsqu'elle avait monté son dossier, M'Aisha n'avait pu s'empêcher de penser au Termigator qu'elle avait rencontré. Les média dépeignait la créature similaire que Pizza-girl et Fulguris avaient affronté, comme un monstre sanguinaire du Terminus. Mais la dakanaise savait que celle qu'elle avait rencontré n'était en réalité qu'une pauvre mère effrayé, qui cherchait à défendre son territoire, et protéger sa progéniture.

« Il y avait toute sortes de corps dans ce sous-sol. » avait continué M'Aisha, en songeant à un détail qui l'avait frappé sur le moment, mais auquel elle n'avait pas put s'intéressé davantage par la suite avec l'arrivée du Termigator. « Pas seulement humains... Il y avait aussi des bouts de drones du Terminus... Mais pas que. Il y avait d'autres restes que je n'ai pas pu identifier, mais je suis quasiment certaine qu'ils ne provenaient pas du Terminus. » avait-elle déclarer, en essayant de se remémorer toutes les créatures qu'elle avait affronté lors de l’invasion, ou vu dans les rapports des autres Légionnaires.

« Mise à part la grande salle avec le charnier, il y avait aussi des sortes de bureaux... Il y avait des dossiers qui trainaient, mais je n'ai pas vraiment eu le loisir de les examiner. L'eau avait déjà remplit une grande partie des lieux. Peut-être que Lily a pu voir davantage... Elle a dû passé par là pour sortir par la trappe. Ça ne coûte rien de lui demander, mais je crois que l'appartement des Sullivan est autant assiégé par les journalistes, que la Pizza Box par tes fans... » se mit à penser à voix haute M'Aisha. Au moins n'auraient-elles pas de mal à trouver où vivait la jeune fille.

La princesse dakanaise délaissa le feutre et le tableau. Elle n'avait rien d'autre à ajouter sur cet autel de verre dédié à la vérité, à part ces quelques mots vague au feutre noir, qui n'étaient même pas suffisant pour donner une piste concrète. Elle retourna s'asseoir sur le canapé, dans sa position initiale, en continuant : « Pour ce qui est du garde du corps... Le Sénateur Booker se trouve encore en ville, pour glaner des votes, je crois... » supposa la princesse qui connaissait peu le fonctionnement du système démocratique américain. Elle ne put s'empêcher de penser qu'il était pourtant très pitoyable qu'un membre du gouvernement ait à mendier les faveurs du peuple, comme le savait si bien faire les politiciens américains, et sûrement de d'autres pays. Si la dakanaise comprenait ce que voulait impliquer la démocratie, qu'on retrouve dans de si nombreux pays (un dirigeant élu par le peuple, pour le peuple), elle trouvait cependant que son fonctionnement avait de nombreux gros défauts. Comme l'hypocrisie des politiques, leurs mensonges constants et leurs fausses promesses pour se faire aimer du plus grand nombre. Mais M'Aisha se gardait bien d'exprimer ses opinions politiques, en tant qu’Émissaire du Dakana.

« J'ai entendu dire qu'il va rendre visite à la soupe populaire où je suis bénévole... Ses gardes du corps seront très certainement avec lui. On pourrait en profiter pour retrouver ton suspect. » proposa enfin M'Aisha.

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Message posté : Mar 11 Sep 2018 - 18:52 Message
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Pizza-Girl

ϟ Âge : 24
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ϟ Pouvoirs : Imitation de voix
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Régénération
Susan s’amusa bien d’entendre son amie Dakanaise prétendre ne pas avoir fait assez de bêtises pour mériter sa propre carte. Elle aurait bien voulu faire semblant de se vexer ou de s’indigner de ce que cela pouvait impliquer (puisque Pizza-Girl avait bien sa propre carte). Mais à la place, elle encouragea M’Aisha dans… La bêtise !

T’en fais pas, avec ce qu’on est en train de faire, ça va pas tarder !

Une fois de plus, la mutante préférait rebondir avec humour : C’était la meilleure façon qu’elle connaissait d’exorciser ses craintes. Elles pouvaient avoir d’immenses problèmes en enquêtant sur ces sujets là. Elles ne seraient pas du côté de la loi. Mais il y avait au moins une chose que Susan avait appris, pendant ses deux années d’héroïsme : Légalité ne voulait pas dire moralité.

Il n’y avait qu’à voir ce que l’Etat avait autorisé. Ce que les corporations faisaient chaque jour.

Pizza-Girl n’était apparemment pas la seule à en rire, car M’Aisha elle même avait surenchéri en arguant - sarcastiquement - de ses responsabilités d’Émissaire du Dakana, et de la relation qui unissait Susan à ce pays. Elle y vivait depuis quatre ans maintenant, environ. Elle répondit alors sous le ton de la blague, en haussant ostensiblement les épaules :

Oh bah tu sais, “Mon Pays”, “Ma Maison”, j’suis Galloise moi à la base.

Ceci dit, cette remarque là n’était qu’à moitié de l’humour. Elle ne savait pas trop ce qu’il adviendrait d’elle si le gouvernement décidait de la blacklister suite à une enquête qu’ils jugeraient mal placée. Elle ignorait d’ailleurs s’ils prendraient le risque de la poursuivre légalement, puisque ce serait relever au public le sujet de son enquête. Finalement, c’était peut-être mieux de ne pas trop y réfléchir, car certains dénouements possibles pouvaient être assez… inquiétants.

Bah, ce qui est fait est fait. On a pas de vidéo des sous sols, mais on trouvera bien de quoi compenser ça.

Avec la plus grande attention, elle écouta sa collègue lui faire sa théorie concernant les terroristes qui avaient déclenché le chaos là bas. Elle avait au moins raison sur une chose : L’une des personnes, probablement la tête pensante de cette destruction, devait être directement liée aux recherches secrètes menées dans les sous sols de l’institut.

Il suffit d’une seule personne au courant de ces projets, et qui aie été mise sur la touche ou ignorée par ses collègues. C’est probablement la personne qui aurait organisé tout ça. Les hommes et les femmes qui ont posé les explosifs et agi, en revanche, devaient au moins connaître les lieux. Peut-être que certains étaient infiltrés comme travailleurs sur le chantier…
A y réfléchir, ça m’étonnerait pas qu’il y en aie eu infiltrés un peu partout. Dans les gardes de Booker, dans les ouvriers...


Combien étaient-ils au total ? Ca, elle l’ignorait.
Comme elle le soulevait, il était probable qu’ils aient décidé de frapper ce jour là pour attirer l’attention. L’armée, pourtant, avait fait un travail admirable pour étouffer cette affaire, si bien que le public n’entendit parler que des Termigators et pas une seule seconde de ce qu’il se trouvait dans le trou qui avait déchiré le sol de l’amphithéâtre.

Elles savaient.

D’ailleurs, Susan songea quelques instants.

Tu crois que les terroristes ont prévu qu’on enquête là dessus ? J’les vois mal se donner toute cette peine pour que finalement l’armée étouffe bêtement l’affaire. Alors que si nous, des Légionnaires, on se met à enquêter dessus, ben ça les arrange, finalement.

Pour le coup, Susan ne voyait aucun souci à faire le jeu des terroristes, si c’était le cas. Parce que c’était la chose à faire. Ca ne l’empêcherait pas de les mettre derrière les verrous pour leurs actes lorsqu’elle leur mettrait la main dessus : Dévoiler un crime, tout aussi atroce soit-il, ne permettait pas d’en commettre. Autrement dit : La fin ne justifiait pas les moyens.

Elle se déplaça vers son ordinateur pour accepter le transfert des dossiers de M’Aisha. La technologie Dakanaise l’époustouflait toujours, bien qu’elle n’y comprenne pas grand chose. Naturellement, elle retint la clé de cryptage. Voilà un bel avantage à ses pouvoirs de mémorisation sonore : Elle n’avait pas besoin de noter le moindre mot de passe nulle part, il lui suffisait de se les dire une fois à voix haute pour qu’ils soient ancrés à jamais dans sa mémoire.

Aussi, elle écouta le témoignage de sa collègue. Elle lui amena d’ailleurs un verre d’eau après l’avoir vue réprimer un haut le coeur. Elle avait senti les odeurs qui remontaient du charnier en aidant M’Aisha à s’en sortir, alors elle imaginait assez facilement les visions, les odeurs et les sons atroces qui allaient avec le récit.

On peut tenter de voir Lily en premier. On en saura déjà un peu plus sur ce qu’on cherche. Perso, je peux me téléporter donc c’est pas trop difficile de la voir en privé et de discuter avec elle. Faut juste qu’elle accepte de nous parler.

Pour Booker, c’était plus compliqué. Susan soupira.

C’est chiant, si j’avais gardé mon identité secrète, j’aurais pu facilement m’approcher de lui sans qu’il capte quoi que ce soit de louche. Enfin, de lui ou de son garde du corps. S’ils ont des trucs à cacher, ils vont surement essayer de nous éviter ou au moins se méfier de nous. Faudrait que je puisse l’espionner sans me faire repérer, assez longtemps pour savoir s’il est vraiment louche ou pas.

Elle avait quelques autres options sous le coude, mais la plupart pouvaient inclure de nouvelles personnes dans la boucle : des personnes qui n’avaient pas été présentes le jour des attentats. Plus elles incluaient d’étrangers à cette affaire, plus elle risquait de s’ébruiter avant qu’elles n’aient assez de preuve pour obtenir gain de cause. Tout ce qu’elles risquaient… Eh bien, c’était qu’on n’essaie de les étouffer elles aussi.

On se donnera des rendez-vous pour bosser là dessus, mais évidemment … Codé, quoi. Tous les éléments du dossier doivent rester, hors ligne, en sécurité, ici ou bien dans nos têtes là où personne n’ira les chercher.

A moins de se retrouver face à un mentaliste suffisamment puissant pour leur sortir les vers du nez : une possibilité que Susan préférait négliger, car elle voulait être capable de dormir la nuit.

Le plus vite sera le mieux, d’ailleurs. Plus on attend, plus on risque que des preuves disparaissent.
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Dame Pizzan
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Message posté : Jeu 13 Sep 2018 - 12:06 Message
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Pizza dakanaise
05.09.2018 - Sous-sol de la Pizza Box


M'Aisha & Susan

La princesse africaine pesta intérieurement lorsque Susan lui rappela ses origines galloises. Au Royaume du Dakana, on avait tendance à toujours voir les dakanais d'un côté, et le reste du monde de l'autre. C'était très certainement pour cela qu'elle avait la fâcheuse habitude de faire des généralités lorsque cela concernait les Peaux-de-lait. Une bêtise inconsciente, qui n'en restait pas moins une bêtise. Mais aller savoir, par fierté ou par lâcheté, M'Aisha se retint d'ajouter quoi que ce soit, et se contenta d'un sourire d'où suintait l’embarras.

M'Aisha acquiesça à la suggestion de Susan concernant les terroristes. En effet, tous n'avaient pas eu à avoir travaillé dans ce laboratoire secret pour être au courant de ce qu'il s'y tramait. Après tout, la plus petite des étincelles peut engendrer le plus destructeur des feux de forêt. Il suffisait qu'un seul individu au courant, suffisamment en colère et/ou motivé, rencontre et convainc les bonnes personnes pour le suivre dans sa quête de vérité... Ou de vengeance.

« C'est là toute la beauté du plan ! » déclara la princesse dakanaise d'un ton théâtrale, lorsque son amie émit l'hypothèse que les terroristes avaient prévu qu'elles enquêtent sur cette histoire. « Soit leurs bombes révélaient au yeux du monde les atrocités qui se déroulaient dans ce sous-sol, soit elles attiraient l'attention d'inconscients suffisamment obstinés et curieux pour découvrir la vérité. » Laissant ses yeux vadrouiller sur les photos des personnes qui étaient accroché sur le tableau de verre, en s'attardant en particulier sur celles des victimes qui avaient perdu la vie ce jour-là, M'Aisha marqua une pause, avant d'ajouter d'un ton sarcastique: « Faisons-leurs honneur... Qu'ils n'aient pas causé la mort d'innocents pour rien. »

L'adolescente se mise à songer à la vision du meurtre dans son pays natale. Là-bas, les lois et les mentalités étaient parfois très différentes de ce qu'il y avait cours ailleurs dans le monde. La mort était une solution plus facilement envisagé lorsqu'il était question de punition capitale, ou de 'solution' pour le bien commun. Néanmoins, il n'y avait pas de plus grand affront qu'un Dakanais pouvait faire, que d'ôter la vie à un membre de sa propre tribu. Si, encore aujourd'hui, certains vieux Dakanais pouvaient prendre à la légère la mise à mort de Peaux-de-lait pour une raison ou pour une autre, rien n'excusait le meurtre d'un Dakanais par un autre Dakanais. Le meurtre du sang de son sang, comme on appelait ça dans la Vallée de Dakka. Or, c'était bien de ça qu'il s'agissait ici... Les terroristes avaient provoqué la mort du sang de leur sang.

M'Aisha accepta le verre d'eau que Susan lui tendit, et la remercia d'un signe de la tête, mais n'en bu qu'une gorgée, avant de déposer discrètement le verre par terre, au pied du canapé. Sa gorge était bien trop nouée pour accepter d'engloutir davantage dans son estomac fragilisé par les souvenirs indésirables.

« On peut tenter d'organiser une rencontre avec Lily, en effet. Il sera préférable de faire ça de nuit... Histoire ne pouvoir entrer chez eux sans se faire remarquer. » commenta distraitement la dakanaise, en songeant à la meilleure manière d'éviter les journalistes qui devaient monter la garde au pied de l'immeuble des Sullivan. La jeune princesse avait à se nombreuses reprises filé entre les doigts des gardes du Palais du Lion Blanc avec ses frères, dans son enfance, afin de s’éclipser de réunions ennuyeuses pour aller jouer dans la Forêt Nourricière. Si elle avait pu se défaire de la garde de guerriers expérimentés et à l'affût, sûrement qu'elle pouvait gérer des journalistes.

« Pour ce qui d'espionner incognito Booker et son garde... Tu peux toujours te faire passer pour un sans-abris... » suggéra M'Aisha, avec le plus grand sérieux du monde. Quelques loques puantes, un bonnet et une perruque rêche enfoncé sur la tête, puis un peu de boue sur le visage... Même le Président des États-Unis serait méconnaissable.

Tout en signant de la main le symbole signifiant OK, M'Aisha acquiesça aux consignes de sécurités donnés par la mutante. « Pas de soucis ! Je pense maîtriser les SMS codés à présent. » enorgueillit-elle. Il suffit d'un simple échange pour que la princesse dakanaise se prenne pour une experte en cryptologie. Elle prit cependant soin de ne pas mentionner qu'elle comptait définitivement récolter ses preuves à l'aide de son Mwega. Elle avait fait l'erreur de s'en abstenir une fois, elle voulait éviter d'avoir à le regretter à nouveau. Son appareil était de technologie dakanaise, et impossible à pirater pour les Visages-de-Farine... Du moins, normalement. Son accès était restreinte à l'empreinte neuronale de la dakanaise, et il protégeait d'ailleurs sa porteuse des intrusions télépathiques. En somme, le Mwega était pour ainsi dire une extension de sa propre tête. Mais M'Aisha préférait éviter d'inquiéter inutilement son amie, ou d'avoir à lui expliquer longuement le fonctionnement de son appareil pour la rassurer.

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Message posté : Jeu 13 Sep 2018 - 22:47 Message
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Pizza-Girl

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ϟ Pouvoirs : Imitation de voix
Imitation de sons
Mémoire auditive absolue
Reconnaissance vocale
Détection de mensonge
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Super-ouïe
Projection Sonore
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Armure sonore
Sonoportation
Oreille interne infaillible
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Voix Vitale
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Amulette de protection
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En véritables petites conspirationnistes qu’elles étaient - ceci dit, l’une d’elle était un témoin oculaire des atrocités qu’elles voulaient révéler - , Susan et M’Aisha imaginaient sans trop de mal le plan tarabiscoté qui aurait pu être mis en place par les terroristes pour atteindre leurs objectifs. Peut-être étaient-elles loin de la vérité, ou peut-être qu’elles ne faisaient que l’effleurer du bout des doigts.
Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, elles n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin et prévoyaient déjà la suite de leurs manoeuvres, ici, dans la planque top secrète de Pizza-Girl.

Franchement, c’est plutôt logique comme réflexion j’pense. Enfin bon c’est pas trop le sujet.

Mais en fait si, c’était un peu le sujet, tout de même.
D’ailleurs, quelque part, la mutante espérait que certaines personnes sensibilisées à ces sujets accepteraient de leur parler ou de les aider dans leur quête. Qui sait les rencontres qu’allaient faire les deux jeunes héroïnes au cours de leur périple pour la vérité ?

Susan vint se laisser tomber comme une masse sur le moelleux canapé, aux côtés de sa collègue. Entrer en contact avec Lily ne devait pas être si difficile que ça. Ce qui était plus compliqué était de le faire sans être aperçues. Valait-il mieux la rencontrer chez elle, ou bien organiser une rencontre ailleurs ? Susan penchait vers la rencontre au domicile. C’était un peu triste, mais la jeune femme était en fauteuil, ses déplacements pouvaient donc être facilement suivis par tous ceux qui avaient un minimum de volonté. Ca limitait aussi les endroits de rencontre possible, car la ville était loin d’être intégralement équipée pour les personnes à mobilité réduite.


Ouais, faudrait faire ça de nuit, et puis essayer de pas la faire flipper surtout. Parce que bon, si on débarque à une heure bizarre avec des dégaines genre capuche et lunettes de soleil, elle aura surement plus envie de nous balancer du spray dans les yeux que de nous causer.

Il y avait donc encore pas mal de choses à discuter côté stratégie pour elles deux. Mais bon, elles parviendraient à trouver un plan sans trop de difficultés, la mutante en était convaincue.

Franchement plus j’y réfléchis plus je crois qu’une approche genre le deuxième Harry Potter passerait pas trop mal. Genre on se pointe à la fenêtre de sa chambre, mais genre on la rassure, quoi. Elle devrait comprendre pourquoi on va pas à l’entrée comme des gens normaux.

Et puis fallait avouer que ça serait rigolo, comme entrée. Elle comptait assez bien sur leur capital sympathie pour que la lycéenne ne hurle pas en les voyant devant sa fenêtre.
Pour Booker, c’était une toute autre stratégie qu’elles allaient employer.

Tu sais quoi ? J’peux me faire passer pour un mec. Genre, easy. J’ai porté une fausse moustache une fois. Bon, ça a failli me priver de sexe avec mon ex pendant deux semaines mais ça valait le coup.

Elle s’efforça de garder un air sérieux en affirmant tout ceci. Puis elle poursuivit avec un peu plus de “vrai” sérieux.

Avec un peu de crayon pour me faire des sourcils plus épais, et puis quelques poils au menton...

Et tout ceci, affirmé avec une voix masculine à souhait. Susan était une mutante, elle pouvait modifier sa voix à volonté et utiliser n’importe quelle voix pourvu qu’elle l’aie entendu au moins une fois dans sa vie. Donc parler avec une grosse voix d’homme était à sa portée, et ça suffisait pour la rendre incognito avec une redoutable efficacité. Bon, elle irait un peu molo sur les voix graves. Une voix de petit gars un peu banal serait assez efficace.
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Dame Pizzan
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Message posté : Mer 17 Oct 2018 - 1:08 Message
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Pizza dakanaise
05.09.2018 - Sous-sol de la Pizza Box


M'Aisha & Susan

La fille du Lion Blanc acquiesça d'un air faussement entendu à la référence pop culturelle de Susan, bien que son léger sourire crispé pouvait trahir sa totale ignorance. La Galloise avait beau avoir contribué à diversifier le registre cinématographique de la Dakanaise, il arrivait parfois que celle-ci s'emmêle. Tous ces Peaux-de-lait avaient la fâcheuse tendance a avoir la même tête, et pour peu que les noirs y soient mal représentés, M'Aisha s'y perdait. Harry Potter, c'était ce film avec l'anneau magique, ou celui avec des sabres lasers ? La Dakanaise tentait de se rappeler du deuxième volet d'elle ne savait plus quel film, mais son esprit était devenu un véritable trou noir face à cette question.

L'interprétation de voix masculine de Susan surprit tellement M'Aisha que son cerveau débugua enfin pour la ramener au moment présent. Son réalisme la prit tant au dépourvue qu'elle ne pu réprimer un haussement de sourcils surpris. “Par l'Esprit Originel ! Tes dons ne cesseront jamais de me surprendre !” complimenta-t-elle son amie, avant d'ajouter avec une pointe d'envie dans la voix : “Par moment, j'en serais presque jalouse.” En tant que Pasina, une sans pouvoir, M'Aisha avait à de nombreuses occasions enviés ceux qui avaient étés dotés de dons par les Esprits, comme les légendes dakanaises le contaient. Elle avaient pu rencontré de nombreux mutants au cours de sa vie, au Dakana, avec toutes sortes de pouvoirs plus incroyables les uns que les autres. Et à chaque fois, elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment serait sa vie si, elle aussi, elle avait reçu la bénédiction des Esprits. Mais elle n'était qu'une Pasina, et une princesse. Une fille, destiné à envier tout ce qu'elle n'avait pas, et à se battre, pour espérer toucher du bout des doigts ce à quoi elle aspirait le plus au monde.

Jugeant qu'elles avaient finit de parler de tous les sujet qu'elles devaient aborder, M'Aisha avait récupéré son hoddie, et s'était relevé sur canapé pour le réenfiler. "Je t'enverrais l'adresse de la soupe populaire, ainsi que l'heure et le jour où le Sénateur est censé passer. Pour ce qui est de Lily, il vaut mieux qu'on aille la voir dès que possible. Qu'est-ce que tu dis de demain soir?" demanda la lycéenne, en remontant sa capuche sur sa chevelure sombre. Étant donné que l'implication de la paraplégique avait intéressé pas mal de journalistes en quête de scoop, qui ne se sont pas privé pour faire le guet devant chez elle afin d'obtenir le moindre commentaire de sa part, il ne serait sûrement pas bien difficile de retrouver l'adresse de Lily. D'ici demain, les deux Légionnaires aurait le temps de se préparer pour aller lui rendre visite... Juste à espérer que leur intrusion de la surprenne pas trop.

Jetant un coup d'oeil vers le plafond, M'Aisha poussa un profond soupire, avant de finir: "Je pense qu'il est temps que je retourne au milieu de ton armée de fans. En espérant qu'Ashanti ne les ait pas déjà annihilés..." L'adolescente lâcha un léger gloussement à cette dernière plaisanterie. Sachant que sa cousine détestait plus que tout passer du temps avec des Peaux-de-lait, ce quart d'heure coincé dans la pizzéria assiégée lui a sans aucun doute paru être une éternité. Il valait mieux abréger les souffrances de sa fidèle Inceku.

Faisant un dernier signe à son amie, M'Aisha traversa la porte pour remonter les escaliers. Elle prit bien soin de refermer la porte au digicode derrière elle. Au vu du nombre de curieux qui traînaient dans la Pizza Box aujourd'hui, il serait malheureux que la planque de Pizza-girl soit découverte par inadvertance.

M'Aisha retrouva Ashanti avec son éternelle austérité, dans le brouhaha de la salle. Séparé par un groupe de fans, elle lui fit signe pour signaler qu'elle avait terminé son entrevu. L'Inceku régla la note pour la pizza que terminait le sans-abris, avant de rejoindre sa protégée qui l'attendait à l'entrée. Il ne leur restait plus qu'à trouver un moyen de rentrer au Domaine Nyumba.


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