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Carnet des Rêves de AV

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Message posté : Ven 31 Aoû 2018 - 12:35 Message
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L'Interdit

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 06/09/1987
ϟ Arrivée à Star City : 06/07/2018
ϟ Nombre de Messages : 105
ϟ Nombre de Messages RP : 65
ϟ Crédits : Série : Marvel's The Punisher / Créateur :Steve Lightfoot
ϟ Célébrité : Ben Barnes
ϟ Âge du Personnage : 31
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : Pharmacien
ϟ Réputation : Niveau 0




Carnet des Rêves










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La mer s’étendait à perte de vue, le sable marron sale était humide sous ses pieds. Il regardait l’océan plongé dans la pénombre. Nulle brise, nul souffle d’air ne venait caresser la nuque de l’homme nu. Puis la brume, le brouillard, le rivage disparu, l’eau roula entre ses orteils. Il tournait la tête de tous côtés, ses yeux le dupaient, mais son nez respirait les algues… Quelles algues ? Un chant emplit ses oreilles, sa douceur était menaçante, et son timbre naïf empreint d’une mélancolie désabusée. Une forme émergea de la mer sans vagues, la brume l’habillait, des masses noires flottaient autours d’elle, la chose appartenait à la mer, elle était la mer… Lourds sont les fardeaux, sourds tant amers, courbe bien le dos, bois, oui bois l’eau de la mer. Vient, suit le ressac, loin de l’enfer, tes ennemis te traquent, bois l’eau de la mer. La forme se pencha et sortit un bol de bois hors de l’eau. Elle le tendit vers l’homme aux cheveux noirs et à la barbe soignée qui fixait la mer, livide. Il sentit impuissant sa mâchoire s’abaisser et ses yeux se fermer. L’odeur d’algue se fit plus intense, un courant d’air s’égara sur son front. Il sentit sa respiration s’arrêter.

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L’homme nu allait sur une immense étendue d’algues rouges et verdâtres. La brume flottait autours de lui, plus étouffante que les vapeurs des antiques thermes hongrois, plus opaque que la fumée d’une vieille locomotive. Le personnage ne voyait même plus ses mains au fur et à mesure qu’il avançait. Autour de lui il lui semblait distinguer des formes grouillantes et mouvantes qui allaient sans s’arrêter sur sa présence. L’homme ne paniquait pas, il attendait tout en marchant que le moment vienne. Il sentait le sel de la mer plaquer ses poils sur ses jambes et sa tignasse alourdie par les rares embruns. Le reste de ses sens était mis à l’épreuve dans cet océan de mystère. Peu à peu il sentit les algues l’engloutir telles de visqueux sables mouvants et il hurla.

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Où les algues étaient-elles passées ? L’homme marchait nu dans le vide, au-dessus de lui tournaient sept trous noirs, dévorant les étoiles dans le ciel. Les voix autour de lui étaient puissantes et graves. « Le secret sacré des Sargasses s’efface sous nos traces, s’amasse sous nos frasques… Es-tu perdu ? Il est perdu. Gausse-toi, sale gosse, la vasque te lasse ? Entend l’appel de la mer, entend l’écho d’un enfer qui du fond des lagunes, te suit sans rancune… » L’homme marchait vers un trou noir à l’horizon, chaque phrase était espacée d’une éternité de silence, chaque mot pesait plus lourd qu’un quasar et chaque pas était d’une lenteur effroyable. Mais l’homme continuait d’avancer, inlassablement, malgré l’absence de sensations. Il en venait presque à regretter l’air marin et la texture gluante des algues. Les algues… La mer… Il se sentit engloutir par le trou noir, et tout devint blanc.

¤¤¤


De retour sur l’étendue d’algues sans horizon autre que la brume, l’homme nu se redressa pour contempler ce désert brun et visqueux qui couvrait la mer à perte de vue. Cette fois, il lui sembla distinguer quelques bosses çà et là. Il marchait entre elles, et il comprit qu’il s’agissait de gosses où quelque chose incubait, grandissait… Il ne s’en soucia pas et poursuivi sa route pour discerner une forme plus énorme que les autres, ça grouillait à ça base. Et ça n’appréciait pas que l’homme vienne vers elle. Il vira donc sur sa gauche pour poursuivre sa marche, inépuisable, dans les méandres de cette mer des Sargasses…

¤¤¤


L’homme nu avait quitté les gosses rougeâtres et évoluait dorénavant dans une brume plus éparse. Il sentait sous ses pieds les algues qui glissaient entre ses orteils salés avant de se coller dans une ultime mais vaine succion à la plante des membres de l’homme qui avançait inexorablement. Rien ne saurait l’arrêter. Derrière lui s’étendaient de longs doigts de fée, tels les branchages d’un arbre malveillant, désireux d’happer en son sein l’explorateur égaré dans la mer des Sargasses. L’homme savait qu’il devait continuer de marcher, même s’il ignorait la destination. Mais comme un anachronisme dans cet odyssée onirique, un son lui parvint au travers de la brume. Un frisson parcouru l’échine de l’inébranlable personnage. Une musique rouillée, empreinte de dissonances, une mélodie simple, un arpège ténébreux et malveillant, battant au rythme d’une grande roue en ruine… Des rires d’enfants et le crissement de wagonnets… Des hurlements. L’homme nu s’arrêta net et ferma les yeux pour inspirer profondément. « Il est ici ! »

¤¤¤


Une tour immense dominait la mer. Ses racines s’enfonçaient sous les algues rouges. Huit étoiles brillaient au-dessus d’elle. La structure d’acier et de verre se perdait dans les ombres d’un ciel nocturne sans lune. L’homme nu contemplait l’édifice anachronique en marchant vers lui. A son sommet s’agitaient de longues formes sinueuses telles d’immenses serpents. Le danger transpirait du bâtiment, aussi l’homme s’arrêta net. Un instant passa où la tour et l’individu semblèrent se contempler l’un l’autre. L’une dans son imposante majesté, l’autre dans sa fragile stature. Soudain un grondement venant des profondeurs se fit entendre et ajouta aux odeurs d’algues son lot de sensations trop réelles. Puis un claquement métallique survint, tel le son d’un massif interrupteur et un rais de lumière partant de la structure brilla vers l’Ouest. L’homme orienta ses pas dans la direction illuminée, délaissant l’étrange phare onirique…

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Andrei Velencei
Abyssus abyssum ínvocat.



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