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Un parfum de déjà-vu

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Message posté : Mar 28 Aoû 2018 - 15:38 Message
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De Principatibus

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 8287
ϟ Nombre de Messages RP : 905
ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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Un parfum de déjà-vu




Cillian Drake, qui laissait souvent son verre plein devant lui, ne voulant pas troubler par une ivresse grossière l'ivresse poétique qui bouillonnait dans son cerveau, sentit à l'agitation de ses nerfs que le sommeil ne lui viendrait pas. Il sortit de la boîte de nuit à pas lents pour rafraîchir son front et calmer sa pensée à l'air de la nuit. Ses pieds, sans qu'il en eût conscience, le portèrent à l'entrée par laquelle on retourne à Star City, par les plus sombres ruelles. Il avisa le regard du vigile mais ne s'arrêta point. La lune illuminait de sa lueur blanche les immeubles pâles, divisant les rues en deux tranches de lumière argentée et d'ombre bleuâtre.

Ce jour nocturne, avec ses teintes ménagées, dissimulait la dégradation des édifices. L'on ne remarquait pas, comme à la clarté crue du soleil, les piliers tronqués, les façades sillonnées de lézardes, les toits partiellement effondrés, les fenêtres cassées. La reconstruction progressait, mais ces quartiers infâmes n'étaient pas la priorité des plans municipaux. La pénombre complétait les parties absentes, mais parfois un rayon brusque, comme une touche de sentiment dans un tableau, indiquait tout un ensemble écroulé. Les génies taciturnes de la nuit semblaient avoir habillé Star City pour quelque représentation d'une vie fantastique.

Quelquefois même Cillian crut voir se glisser de vagues formes humaines dans l'ombre de la rue, mais elles s'évanouissaient dès qu'elles atteignaient la portion éclairée. De sourds chuchotements, une rumeur indéfinie, voltigeaient dans le silence. Il les attribua d'abord à quelque papillonnement de ses yeux, à quelque bourdonnement de ses oreilles ? Cependant, il éprouvait une espèce d'angoisse involontaire, un léger frisson, qui pouvait être causé par l'air froid de la nuit, qui faisait frémir sa peau. Le jeune homme retourna deux ou trois fois la tête, il ne se sentait plus seul comme tout à l'heure, au milieu des danseurs et des buveurs lassés.

Était-il suivi par ceux qui seraient bientôt ses agresseurs ? Ces formes entrevues, ces bruits de pas indistincts, était-ce ses amis Max et Fabio qui marchaient et causaient, qui l'avaient suivi hors de la boîte de nuit ? Cillian comprenait à son trouble que cette explication toute naturelle n'était pas vraie, les raisonnements qu'il faisait là-dessus à part lui ne le convainquaient pas. La solitude et l'ombre s'étaient peuplées d'êtres invisibles qu'il dérangeait.

Il tombait au milieu d'un mystère et ne savait que trop bien toute la réalité de ces choses-là. Tant d'idées extravagantes lui traversaient la cervelle, il prit soudain conscience qu'il divaguait dans les rues et, loin de suivre le chemin de son appartement, se laissait guider par des intuitions enténébrées. Mille détails l'alarmaient. En passant devant une maison qu'il n'aurait pas remarquée pendant le jour et sur laquelle la lune donnait en plein, il vit, dans un état d'intégrité parfaite, un portique. La demeure dénotait dans le paysage urbain.

Quatre colonnes d'ordre dorique cannelées jusqu'à mi-hauteur, et le fût enveloppé comme d'une draperie de tuiles pourpres, soutenaient une cimaise coloriées d'ornements déchus de leur ancienne splendeur. La maison, exhaussée d'un étage, avait été belle, mais les grands immeubles tout autour l'écrasaient de leur immensité. Cillian entra. Il fut aussitôt assailli, mille spectres se pressèrent à ses oreilles pour lui murmurer leurs secrets impies. Tombé à genoux, il saisit sa tête entre ses mains. Dante apparut aussitôt et releva le garçon pour l'entraîner hors de la maison. Puis le dragon saisit son téléphone et composa le numéro d'Andrei Velencei.

Ils convinrent de se retrouver dès le lendemain. Dante sut se montrer convainquant, puisqu'il promit au jeune pharmacien « une petite aventure ». Il lui confia tous les détails autour d'une assiette bien garnie, ils honorèrent leur petit-déjeuner sans déplaisir.

«  C'était la dernière maison de Walter Winter, son ultime résidence. Le magnat des parcs d'attraction s'est éteint il y a deux ans, dans la plus complète solitude, dans l'anonymat et la pauvreté. Sais-tu qu'il a été à la tête d'une fortune considérable, que le magazine Forbes lui consacrait régulièrement sa une dans les années 1980 ?  »

Que restait-il aujourd'hui de cette renommée ? Rien de plus qu'un ramassis de souvenirs, un héritage brisé. «  En 1971, je l'ai rencontré. Il n'était qu'un entrepreneur ordinaire, promis à de faciles succès et à une retraite copieuse. Cependant il a su me plaire, d'une certaine façon, puisque je lui ai remis à l'époque un objet dont je n'avais pas l'utilité : un fragment du miroir ardent d'Archimède.  »

Dante ne ferait pas insulte à la culture d'Andrei, ce dernier connaissait bien sûr l'invention légendaire, le miroir capable d'incendier les navires depuis les remparts du port de Syracuse. «  J'entends à présent le récupérer, et je n'ai trouvé sa trace que par hasard. Si tu es prêt, nous partons dans quinze minutes.  »
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Message posté : Mar 28 Aoû 2018 - 18:00 Message
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ϟ Âge : 31
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ϟ Date de Naissance : 06/09/1987
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ϟ Crédits : Série : Marvel's The Punisher / Créateur :Steve Lightfoot
ϟ Célébrité : Ben Barnes
ϟ Âge du Personnage : 31
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : Pharmacien
ϟ Réputation : Niveau 0
L’homme nu avait quitté les gosses rougeâtres et évoluait dorénavant dans une brume plus éparse. Il sentait sous ses pieds les algues qui glissaient entre ses orteils salés avant de se coller dans une ultime mais vaine succion à la plante des membres de l’homme qui avançait inexorablement. Rien ne saurait l’arrêter. Derrière lui s’étendaient de longs doigts de fée, tels les branchages d’un arbre malveillant, désireux d’happer en son sein l’explorateur égaré dans la mer des Sargasses. L’homme savait qu’il devait continuer de marcher, même s’il ignorait la destination. Mais comme un anachronisme dans cet odyssée onirique, un son lui parvint au travers de la brume. Un frisson parcouru l’échine de l’inébranlable personnage. Une musique rouillée, empreinte de dissonances, une mélodie simple, un arpège ténébreux et malveillant, battant au rythme d’une grande roue en ruine… Des rires d’enfants et le crissement de wagonnets… Des hurlements. L’homme nu s’arrêta net et ferma les yeux pour inspirer profondément. « Il est ici ! »

Assis dans un bar tamisé, arborant les couleurs du drapeau arc-en-ciel de la communauté invisible, le jeune hongrois sirotait un cocktail qui mélangeait les saveurs sucrées de la vodka black et celles plus surprenantes du curaçao. Son sempiternel costume l’habillait, sa cravate bordeaux reposait tranquillement dans les plis de ses pectoraux qui poussaient légèrement sur le fin tissu de sa chemise en lin. Andrei se sentait observé. Accoudé au comptoir, les yeux rivés dans le fond de son verre insondable, il sentait une présence courir le long de son cou, vers ses hanches, descendre les courbes de ses biceps vers sa main nonchalamment posée sur le bar… L’alchimiste fit courir son regard sur sa droite pour distinguer un homme qui le fixait, le dévisageait, avec la désinvolture d’un réalisateur étudiant l’acteur principal de son prochain film. Si cet original croyait que c’était le type d’Andrei, il se trompait… Il ne suffisait pas d’être bien bâti, de faire ressortir ses bras musclés et tatoués, présageant un torse taillé et entretenu sous un maillot noir en coton pour attirer l’attention de l’alchimiste. Quoi que… Le visage de cet énergumène transpirait une douceur et une confiance rare en ces lieux connus pour être les antichambres des débauches les plus sordides et imprévisibles.

Andrei approcha sa main de sa paille et s’apprêtait à jouer avec, une distraction pour ses afflux sanguins, mais son observateur noterait aussi sa tentative, et comprendrait… Le pharmacien saisit sa paille coûte que coûte et pria pour que son hésitation n’ait pas trahi ses propres turpitudes, cherchant à masquer son béguin pour un beau mâle qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Il observa son anneau d’argent et le fit pivoter sur le symbole alchimique du feu, il était hors de question de se laisser tétaniser. Mais alors qu’il allait se lever pour offrir un verre au type et ainsi se ménager un ascendant confiant, il s’aperçut que le gars marchait d’un pas souple et tranquille vers lui. Il s’installa à ses côtés et commanda deux boissons semblables à celle qu’Andrei consommait déjà.

« Sympa la dégaine, tu es homme d’affaires ? » s’intéressa le nouveau venu. L’alchimiste se maudit intérieurement d’avoir été trop lent à la réflexion, il était désormais redevable à ce type aux yeux émeraudes magnifiques et aux lèvres rappelant la douceur de la soie… Il se mordit les siennes avant de reprendre, un large sourire aux lèvres : « Merci, ce sont des tissus italiens, très agréables à porter. Pour ce qui est de mes affaires d’homme, je serais ravis de vous en dire plus une fois que l’homme qui m’offre le plaisir de discuter avec lui se sera présenté…»

Andrei glissa un clin d’œil charmeur à l’intéressé avant de descendre son cocktail et de tirer vers lui le verre suivant. « Tu as la langue bien pendue et le vocabulaire recherché… En plus d’être bien fait tu serais intelligent ? C’est mon jour de chance. Moi c’est Aaron, chargé d’enseignement et chercheur en art. » Le pharmacien fit couler ses yeux sur le corps travaillé mais pas bodybuildé de son interlocuteur, il n’aurait pas su lui donner un âge précis. Ses cheveux d’un feu profond habillaient un visage à la mâchoire carrés et aux oreilles légèrement écartées. « Je ne savais pas que les étudiants en art étaient aussi bien foutus… » ironisa Andrei, d’un ton semi-provocateur. Aaron sourit et glissa à demi-mot « Je pose pour mes élèves, il faut bien leur donner de la matière à travailler… » Andrei se tourna de trois-quarts vers son interlocuteur et le mata ostensiblement avant de le fixer droit dans les yeux : « Leur travail doit être de qualité avec un enseignant tel que toi, tu me donnerais presque envie d’apprendre à manipuler le pinceau. » Comprenant qu’ils s’étaient ferrés, Aaron eut un rictus provocateur : « Je peux te montrer si tu veux, mais prend garde, je suis intraitable sur le maniement des outils de maître. »

Les deux acolytes finirent leurs verres et se levèrent, laissant les rembourrages des tabourets en cuir reprendre leur forme dans un soupir timide. Ils sortirent de l’établissement, Aaron marchant devant Andrei qui s’était gardé de divulguer toute information sur son identité. Les candélabres publics illuminaient la chaussée d’asphalte qui séparait les immeubles bas du quartier du front de mer. Quelques instants plus tard, alors qu’Andrei goutait la douceur de cette nuit sans fantômes ou terreurs cachées, un frisson parcouru son dos, un souvenir d’enfance qui aurait dû rester enfoui… Cependant, il n’eut pas à s’inquiéter plus longtemps car le beau roux se retourna brusquement et le plaqua contre le mur, pressant son corps sculpté contre son costume infroissable et ses lèvres à son cou parfumé. Andrei glissa une main sous le maillot du mâle pour caresser ses pectoraux marqués puis ses reins aguerris. Aaron remonta la tête vers celle de l’alchimiste et plongea une langue aventureuse et conquérante entre ses lèvres.

Ce divin moment où Andrei reprenait contact avec des sensations qui lui avaient été écartées depuis plusieurs mois s’interrompit brutalement, lorsque l’alchimiste sentit son téléphone vibrer dans la poche intérieure de son manteau. Aaron le sentit aussi et s’écarta l’air narquois : « Un rival ? » demanda-t-il en passant un doigt sur ses lèvres. Andrei ouvrit le téléphone qui vibrait entre ses doigts tremblants. L’écran affichait sobrement ‘’D.’’. Il regarda Aaron amusé et articula « Presque, mon mentor ! » . Il décrocha sans attendre et entendit les injonctions rapides de Dante à l’autre bout de l’appareil, il acquiesça et accepta de le retrouver le lendemain, la voix encore enrouée par l’excitation du baiser qu’il venait d’échanger. Puis il raccrocha et regarda Aaron, un peu de déception dans le regard : « Je dois te laisser, un ami souhaite me voir demain matin et je n’ai pas encore terminé mes recherches sur un projet commun… » Aaron s’empara du smartphone d’Andrei et le lui rendit quelques instants plus tard. « Je t’ai filé mon numéro, on se retrouve dès que ton mentor t’aura libéré, j’ai bien envie de faire de toi mon prochain sujet d’étude… » L’universitaire allait entrer dans un bâtiment adjacent quand Andrei l’attrapa par la manche et lui rendit son baiser avant de le relâcher. « Parole de pharmacien, on se retrouvera. »

Andrei s’éloigna rapidement pour retrouver sa pharmacie, de la musique venait de la chambre d’Alex. Il s’enfonça dans sa cave et se remit à ses recherches sur son hôte du laboratoire secret.

*

Andrei écoutait attentivement Dante, quelques cernes dissimulées derrière son fond de teint. Il faillit déchanter lorsque son ami aborda la question de Walter Winter, possesseur d’un empire construit sur la renommée de son parc d’attraction. « Entendu, nous allons retrouver ce morceau de miroir, je dois prévoir un arsenal particulier ou c’est une mission pépère entre deux recherches alchimiques ? » Le pharmacien eut un sourire crispé, ses peurs enfantines courant sous son crâne et se régalant de ses souvenirs embrumés de cette fameuse après-midi au parc…
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Andrei Velencei
Abyssus abyssum ínvocat.

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Message posté : Sam 1 Sep 2018 - 15:53 Message
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
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♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
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 « Tu as vingt minutes pour te préparer. Tu trouveras ici tout le nécessaire, fouille dans ces placards. »

Ils n'avaient pas de temps à perdre. Dante et Andrei quittèrent Star City pour gagner les environs de Stroudsburg, siège du comté de Monroe, en Pennsylvanie. Petite ville d'à peine 7000 habitants et fondée au milieu du XVIIIe siècle par la famille de Jacob Stroud et sa toute nouvelle épouse, Leonora Winter. Les deux amis ne s'y arrêtèrent pas ; ils montèrent la route jusqu'au plateau où restaient les installations abandonnées du Jolly Winter's Park, le premier parc d'attraction fondée par Walter Winter en 1975.

Moyennement étendu, destiné à un public familial, ce parc connut un âge d'or quelques trois ans après son ouverture et fut le tremplin d'où s'envola la bonne fortune du magnat. Hélas, à la fin des années 1990, en 1998, le parc dut fermer ses portes « en attendant les investissements nécessaires à sa réhabilitation ». Jamais aucun des travaux promis ne fut conduit, et l'ombre du parc plane sur la ville depuis lors, terre en friche, abri des squatteurs, objet déjà de légendes toutes plus fertiles les unes que les autres. Devant l'arche décolorée de l'ouverture, Dante resta un moment songeur.

 « Walter n'aurait pas connu le succès sans mon cadeau. Il l'a caché là, quelque part, sans tenir compte de mes avertissements. »

Le dragon venait ce jour recouvrer son dû ; si sa voix présentait toutes les couleurs du mystère, comme s'il ne révélait pas tout à son auditoire (Andrei et quelques gobelins), elle transpirait cependant les transports de l'ironie maligne. Comme si Dante se réjouissait du triste sort, de l'infortune de l'entrepreneur qui connut le succès et la ruine, comme on se réjouit du sort de la cigale que la fourmi laisse à la porte. En dépit de l'heure plutôt matinale, puisqu'il n'était pas encore tout à fait onze heures, une ambiance ténébreuse ouvrait au ciel les prémices de la nuit. D'insensibles nuages couvraient l'horizon ; ce fiel soudain dans les nues étonnait : quand ils traversèrent Stroudsburg, le soleil rayonnait.

 « De féroces énergies sont à l’œuvre ici. Je suppose que tu peux les sentir ? » Il n'y avait aucune voiture sur le parking, en dehors de la longue berline qu'ils venaient de quitter. Au-delà des grilles et des espaces truffés d'arbres morts, le parc semblait désert. Dante ne pouvait ignorer, cependant, cette impression sinistre au bout de ses doigts, comme si dans l'air tourbillonnait l'essaim furieux d'une colonie d'abeilles.  « Entrons. Une fois à l'intérieur, le temps se dilatera. Je ne sais encore quels obstacles nous attendent. Prenez garde. »

Près de la porte, au bord des guichets, un râtelier présentait quelques brochures plastifiées, de vieux plans. Dante prit l'un d'eux. Puis il avança à travers les grilles défoncées.

 « Cette brume nous empêche de bien voir autour de nous ! » Châtaigne disait vrai. Dante surprit alors sa propre impuissance à la disperser. Il comprit rapidement qu'entre autres phénomènes étranges à l’œuvre dans le parc, la brume s'échappait du sol en continu, comme si les vapeurs d'un volcan sommeillait sous la terre et se dispersaient à travers les pores invisibles de cette peau bétonnée.  « Abaissez vos visières. Andrei, ne t'éloigne pas. Nous ne voulons pas te perdre dans ce parc... » plaisanta-t-il avec douceur.

Dante lui même couvrit son visage du masque blanc de Morguse, tandis que les gobelins fermaient intégralement leur casque « Ben-Ben ». La troupe s'avança prudemment jusqu'aux abords d'un lac, une vaste étendue d'eau où la sombre figure d'un trois-mâts se détachait, menaçante et floue. L'eau du lac était noire, docile et plate comme une surface d'obsidienne. Un parfum de marécage vint chatouiller les narines de Nicodémus, qui éternua. Châtaigne se fendit d'un éclat de rire moqueur.  « Silence ! »

Un borborygme en provenance du bateau répondit à l'injonction du dragon. Quelque masse informe parut s'en détacher pour plonger dans le bassin ; la surface trembla soudain comme si toute la vie putride qui y sommeillait s'était brusquement éveillée. Les gobelins se figèrent. Sakashima, déjà invisible, s'approcha de la rive pour mieux observer l'onde noire, mais ses yeux ne surent rien distinguer dans la masse aqueuse. Nicodémus se plaça devant Andrei et brandit son bâton.  « Quelque chose arrive... »

Un zombi ? Dante aurait voulu être sûr. Il distinguait très clairement... et pourtant... cet instant d'hésitation manqua de le plonger dans la confusion. Une horde était en approche, mais ce n'était pas tout à fait des zombis. Or... qu'est-ce qui n'est pas tout à fait un zombi ?

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Message posté : Lun 3 Sep 2018 - 0:30 Message
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Andrei s’empara de son long manteau de feutre noir et couvrit son sempiternel costume italien.

« Oui je vais me débrouiller, même si je ne connais rien de ta maison ! »
Le pharmacien fronça les sourcils face à l’injonction de pillage du mobilier de son hôte. Il vérifia simplement que ces quelques tubes d’acide étaient bien fermés et en place dans la doublure de sa veste. Il caressa le couteau suisse qui reposait au fond du caban, cadeau de sa mère en souvenir d’un voyage à Zurich. Par curiosité il ouvrit le buffet et quelques tiroirs et ramassa de quoi tracer des runes rudimentaires, après tout Dante lui promettait l’aventure, et l’aventure n’est pas sans-danger. Il valait mieux se prémunir des péripéties indésirables qui tomberaient en traître telle la poutre sur le chef de Cyrano. Il emboita le pas à Dante sans attendre davantage, la curiosité pressant son pas.

L’alchimiste profita du voyage pour faire quelques recherches sur leur gars. Walter Winter, sa page Wikipédia était aussi élogieuse que la description de Dante et aussi muette que lui sur les tenants et les aboutissants de sa déchéance qui survint aussi brusquement qu’était arrivée sa gloire. Andrei vit passer quelques vidéos sur les chasseurs de ruines, amateurs d’urbex comme ils appelaient ça, les quelques-unes portant sur le Jolly Winter’s Park de Stroudsburg avaient été passées en privé et seules restaient leurs miniatures arborant des titres racoleurs tels que « Visite du lieu le plus glauque des States » ou « Une nuit au Winter’s Park, flippant ! ». Le lieu semblait intéresser quelques forums d’amateurs de chasseurs de fantômes… Andrei sourit alors que se dessinaient devant eux les structures du parc du haut du plateau. Il sortit ses lunettes de soleil et prit une photo avec son téléphone, autant se fabriquer quelques souvenirs de cette virée avec son vieil ami.

Le groupe quitta la voiture et se présenta devant l’entrée en arc de cercle, totalement défraichie et ne basculant pas sur le parking que par la grâce de Dieu. Il nota la présence de trois étranges créatures qui semblaient suivre Dante comme d’étranges ombres burlesques. Le pharmacien écouta Dante et rangea d’un geste distrait ses verres fumés, il régnait une ambiance tamisée sur les plateaux de Pennsylvanie semblait-il… Ce qui faisait peu de sens, techniquement ils s’étaient rapprochés du soleil… Andrei fit peu de cas de cette curiosité car la météo locale ne constituait pas, et de loin, le principal objet de sa chair de poule. Qu’est ce que Dante voulait dire par là ? Un bout de miroir ne pouvait pas amener d’autres ruines que quelques voiles de lin en flammes et une Syracuse dévastée malgré tout…

Cependant, la lourdeur de l’atmosphère, les murmures trop articulés d’un vent incohérent, l’éveil de la nuit aux abords de midi, ajouté à l’aspect délabré du parc… Cela empestait le traquenard ésotérique. Il sentait le cercle runique enchâssé dans son tatouage dorsal le picoter, tel un micro prit dans les interférences d’un cellulaire proche… « Je sens effectivement des trucs pas jouasses dans l’air, derrière l’air… Ton Walter aurait pas tenté quelques expériences magiques foireuses ? » s’enquit Andrei qui nota l’absence de réseau sur son appareil. Il entendit l’injonction d’entrer dans le par cet de faire attention à son postérieur, cependant l’alchimiste fut interpellé lorsque Dante parla d’une possible altération temporelle, comment savait-il cela ? Peut-être était-il déjà venu ici ?

Andrei s’empara à son tour d’une brochure du parc, jaunie et racornie par le passage du temps, mais sauvée des intempéries grâce à son glaçage et le plastique qui la couvrait.

L’alchimiste sursauta en entendant un des lutins difforme articuler quelque chose au sujet de la brume ambiante. Andrei reconnu qu’on n’y voyait pas clair et que ce brouillard surréaliste portait lui aussi les stigmates qui semblaient ronger tout le parc sans l’achever, le condamnant à une lente et éternelle déchéance. Dante sortit son masque et s’en couvrit en ordonnant à ses gnomes d’en faire autant. Andrei ricana, il n’avait pas été prévenu qu’il fallait venir costumé, et de costume il n’en avait point de toutes manières. Il se rapprocha discrètement d’un des trois drôles pour négocier son casque, mais il comprit rapidement que c’était peine perdue.

Les pitreries de Nicodémius et Châtaigne firent rouler les yeux d’Andrei dans leurs orbites. L’alchimiste se concentra sur la vase qui remplissait le bassin où trônait, prévu de son antique superbe, un vrai faux trois-mâts qui avait désormais l’allure d’un hollandais volant premier-prix. Andrei maudit les compagnons de Dante quand un bruit venu du bateau sembla leur répondre. C’était une chose que l’endroit craigne, qu’il pue, qu’il transpire les maléfices, s’en était une autre qu’il soit habité. Andrei se rappela que Dante avait parlé d’éventuels squatteurs, mais si ces derniers avaient choisi l’humidité comme refuge plutôt que la planque des restaurants et sanitaires, il voulait bien revendre sa pharmacie au premier toxico venu…

Quand Nicodémius se mit devant lui, Andrei passa une main fatiguée sur son visage : il doutait que cette peluche de film d’horreur soit d’une quelconque utilité en cas de menaces réelles et sérieuses. Mais quelque chose arrivait bel et bien, cette fois il saisit son tube d’acide et le sortit de sa doublure, il songea à regret à son glock qu’il avait laissé dans le coffre-fort de sa pharmacie, et se campa sur ses pieds, prêt à toute éventualité, combat comme fuite. Des trucs approchaient, avec la lenteur d’un groupe d’ivrognes un samedi soir, aussi vifs et brumeux eux-mêmes qu’un quidam envouté… Andrei n’y connaissait rien en sorcellerie, mais peut-être que les mages expérimentés connaissaient la formule pour faire rougir de jalousie l’Imperium imaginé dans Harry Potter. Andrei observa Dante et d’une voix posée mais plus grave qu’en temps normal, il demanda : « On se bat ou l’on se tire ? S’il y a d’autres de ces pantins dans le coin, le temps d’éliminer ceux-là on aura toute la bande sur le dos ! »

Andrei tourna la tête en tous sens, l’éventualité que ce ne soient pas les seules créatures incongrues du parc était bien réelle, et si les buissons proches étaient muets, la situation prenait rapidement une tournure alarmante.
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Andrei Velencei
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
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ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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 « J'en doute. Pas tout seul. Il n'avait ni les moyens ni les connaissances. Il se savait que le fragment de miroir servirait ses desseins... économiques. Comme n'importe qui fait confiance à la patte de lapin qu'il accroche à ses clefs de voiture, je suppose ! »

Andrei soulevait une interrogation digne d'intérêt et, plus encore, source de préoccupations nouvelles. Walter n'était ni magicien, ni sorcier, ni mystique, ni initié à aucun des arts de l'occulte ou de la magie ; Dante s'en était assuré, lorsqu'il avait confié l'artefact aux soins du futur magnat des parcs à thème. Ce dernier s'était-il entouré d'un mage, pour tirer le meilleur profit de la babiole ? Avait-il confié son âme aux gourmandises d'un démon, pour connaître les plus profonds secrets du miroir ardent ?

D'autres hypothèses apparurent plausibles, mais le dragon les conserva toutes pour lui. Il était trop tôt pour semer le doute et la crainte dans l'esprit de l'équipée fantastique. Walter n'était pas l'obligé responsable des troubles qui agitaient la trame du réel en ces lieux ; peut-être que le propriétaire n'était qu'un détail de l'histoire de son propre parc, après tout !

Les gobelins refusèrent de partager leur casque avec Andrei. Et pour cause ! L'homme n'aurait pu porter pareil couvre-chef, ni bénéficier de ses bienfaits, puisqu'il fallait pour cela appartenir à l'espèce gobeline. Ces heaumes Ben-Ben étaient spécialement conçus pour convenir à la morphologie particulière des nabots, ainsi qu'à leur psyché singulière, afin de nouer entre eux les pensées et des communications télépathiques. Par ailleurs, les ricanements du pharmacien n'incitaient guère les trois nabots à la confiance.

Quand ils l'entendirent suggérer la fuite comme une possible solution, ils s'esclaffèrent à leur tour. Châtaigne alla même jusqu'à se rouler par terre, entre deux touffes d'herbe grasse.  « On se bat, bien entendu. Pourquoi me serais-je habillé de la sorte ? » répliqua Dante, goguenard. Pour l'heure, il ne portait d'inhabituel que le masque tout juste posé sur son visage. D'un geste il saisit un pendentif sous sa chemise, qu'il serra entre ses doigts ; il secoua le bijou devant Andrei, qui vit alors Morguse revêtir l'intégralité du magicien, pour le couvrir d'une tenue à mi-chemin entre les frusques d'un archimage de jeu-vidéo et la combinaison resserrée d'un espion soviétique. Morguseétait le nom de cette tenue, de cette robe ; Dante abaissa son capuchon mais dégrafa la cape de ses épaules. Il voulut la confier à Andrei.

 « Crois-le ou non, mais c'est la cape du Petit chaperon rouge. Elle te rendra invisible, si tu as peur. »

Taquinait-il ? Assurément. Très vite, Dante se détourna d'Andrei pour contempler la masse des zombis en approche. Ceux-ci avançaient lentement, résolument, comme l'épaisse marée qui monte sur les rivages de la côte insouciante.  « Sakashima, va voir ce que nous cache le Hollandais volant. »

Le gobelin, sans un rien dire, obéit aussitôt. Il disparut à leurs yeux. Était-il devenu invisible ? S'était-il téléporté quelque part ? Un observateur ignare n'aurait su le dire : ce gobelin était passé maître dans l'art de la dissimulation, de l'infiltration, il savait se faire insignifiant, et parfois lui-même ignorait tout à fait ce qu'il faisait, par mesure de sécurité et de sûreté. Châtaigne se releva et brandit ses armes, deux longs couteaux de combat.  « Voyons si l'Hiver ne les peut retenir... » Dante ajouta à l'attention d'Andrei :  « Surtout, reste hors de l'eau ! » L'injonction était sèche mais nécessaire, le pharmacien comprendrait très vite.

Dante s'avança tout près de la rive. Nicodémus pris les devants et s'élança à l'encontre d'un zombi plus rapide que les autres et déjà trop près d'eux. La femme morte était affreuse, bleuie par le fumier qui rongeait ses chairs et couverte d'un manteau d'algues puantes. Quelques ventouses émaillaient sa peau grise, par endroits, mais rien n'effraya le gobelin. Nicodémus se trouva bientôt entouré de trois puis quatre morts-vivants, sans paraître ni faiblir ni rien céder. Châtaigne le rejoignit et tous deux frappèrent ou tranchèrent dans le lard de la horde, de cette avant-garde qu'ils empêchèrent d'approcher du dragon.

Celui-ci s'était rapproché du bassin, au plus près, et manipulait dans l'air les projections lumineuses et flamboyantes de runes étranges et répétées. Dante s'apprêtait à incanter une version approfondie et densifiée d'un sortilège, le frisson de Borée. Il fit appel aux mannes de la neige hivernale, aux trésors des glaciers éternels. On vit apparaître entre ses mains un relais dimensionnel, car Dante venait d'ouvrir un lien direct avec le plan para-élémentaire de la glace. Devant eux apparut le brouillard caractéristique du sortilège dans sa version la plus simple, qui s'étendit sur le bassin comme le nappage blanc d'un grand gâteau.

Mais aussitôt apparue, la brume parut s'absorber dans les eaux noires du lac, pour y transformer l'eau saumâtre en glace. L'effet fut progressif. L'eau devint d'abord très froide, le givre cristallisa la surface, puis l'ensemble fut tout à fait solidifié. Nicodémus et Châtaigne eurent quelques secondes pour se téléporter et échapper à ce piège : ils laissèrent derrière eux l'ensemble de la horde coincée jusqu'aux genoux dans l'eau gelée. Quelques-uns échappèrent à cette gangue de glace. Mais rien n'empêchait plus les deux gobelins d'aller cueillir un par un les zombis éveillés, pour les rejeter à la nuit du dernier sommeil.

 « Tu vois, Andrei, il n'était nul besoin de s'alarmer. Contournons le bassin, allons jusqu'au navire. Sakashima y a découvert quelque chose. »

Ce ne serait certes pas la fin des problèmes, dans ce parc, mais Dante n'était pas mécontent de ce petit tour d'esbrouffe.
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Message posté : Jeu 20 Sep 2018 - 15:01 Message
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ϟ Crédits : Série : Marvel's The Punisher / Créateur :Steve Lightfoot
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ϟ Métier : Pharmacien
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Andrei roula des yeux face à la version « Spooky », effrayante, des nains de Blanche-Neige. Les liaisons neuronales de ces créatures devaient être plus limitées que celles des humains. Ou alors elles n’avaient pas connu les guerres de gangs, les bains de sang, les guet-apens, les traquenards et autres escarmouches typiques des gens de peu de bien. Si le dealer face à toi paraissait innocent, il valait mieux se méfier de celui caché dans l’ombre, derrière toi, prêt à te trancher la gorge… Et le pharmacien avait souvent endossé ce rôle au sein des sociétés primales des malandrins : rester dans le courant d’air du manteau de son chef, l’air impassible, mais paré à liquéfier ses adversaires. Chefs, shamans, guerriers, les bratvas adoptaient ces schémas tribaux, et il pouvait se targuer d’appartenir au rang de ceux dont on fuit le regard, dont on craint les pouvoirs ésotériques. Alors ce ne serait pas trois macaques déguisés pour halloween qui se moqueraient de son sens de la prudence.

L’alchimiste observa Dante sortir son masque et se parer de sa tenue, il n’avait pas souvenir de ces excentricités par le passé, mais de l’eau avait coulé sous les ponts et son ancien mentor avait certainement enrichi sa collection d’artefacts. Il attrapa la cape que lui envoya Dante, sans chercher à comprendre ce qu’il était advenu de la gamine qui allait avec ainsi que son petit pot de beurre… « Puisque c’est le moment d’entrer en scène… Je vous préviens, mon costume n’a rien de coloré ou festif, il est formel et jalousé par Sean Connery en personne ! »

Andrei fit glisser ses mains sur l’étoffe de son costume du col aux coutures inférieures, d’un geste sensuel, quasiment amoureux, sous ses doigts la laine et le polyester de sa veste se muèrent en kevlar, textile des armures du XXIème siècle, puis il posa deux doigts sur le lin de sa chemise qui frémit à mesure qu’il prenait la consistante des fibres de carbone. Sa splendide chemise vénitienne se teinta de gris et sa veste était désormais moins confortable, mais nulle balle, nulle lame ne saurait traverser impunément l’étoffe des soldats, cela valait bien de compromettre son goût vestimentaire pour quelques heures. L’alchimiste fit subir la même transmutation à son pantalon et son boxer, bien décidé à ne pas partir nu comme un ver à la guerre. Son costard était habitué de ces resserrements de fibres et altérations, le jeune hongrois s’était entraîné durant des jours afin d’être certains de maîtriser cette transmutation sans runes. Enfin sans runes autres que celles gravées dans sa chair, l’abîme appelle l’abîme, le sang appelle le sang…

Il rangea la cape dans son sac et griffonna sur une rune quelques symboles avant d’observer la scène qui se déroulait devant ses yeux. Ils avaient chargé, Sakashima s’était volatilisé et Dante semblait manquer de glaçons dans son whisky. Le pharmacien observa le lac se transformer sous le sortilège de Dante et piéger la troupe lente et grotesque des pantins de chair. Puis les gnomes coururent expier leurs instincts brutaux sur ces pauvres hères. Le sang du hongrois ne fit qu’un tour, Dante aurait pu lui faire un doigt que cela aurait été moins vexant que de se laisser mettre sur le carreau de la sorte.

Depuis Rome, une éternité était passé, une éternité de chaos, de sang, d’acide, d’acier, de plomb. Il avait contemplé les bas-fonds de la Lagune, observé des deux yeux les ombres et les lumières, avait dû frapper chez ses éminents semblables européens qui acceptèrent de lui ouvrir la porte en dépit des circonstances, de sa caste. Ces sages qui transcrivirent dans sa chair le cercle runique qui lui permettrait, en échange de son sang, son âme, d’achever de plus grandes œuvres, satisfaire des desseins plus à la hauteur des attentes de ses anciens maîtres… Andrei passa la cape autour de son cou et laissa aller ces sensations qu’il s’était habitué à contrôler, la colère, la haine, la peur, la terreur. Les menaces de ses supérieurs, la catastrophe vénitienne, la Lagune… Bientôt il disparut de tous et franchit l’étendue de glace, faisant fi des nabots et des rumeurs menaçantes venant de tout le parc, attirées par le vacarme produit par le plan de Dante.

Andrei entendit Dante derrière lui s’exprimer, croyant qu’il était resté en retrait. Le gnome avait trouvé quelque chose dans le navire… C’était une attraction faite de vrai bois, à la manière des anciens vaisseaux. Des pantins désarticulés regardaient vers l’entrée de l’attraction formée par un ponton de bois relié à la promenade qui faisait le tour du parc. Le pharmacien n’en était pas sûr, mais il aurait juré qu’à présent, c’était lui qu’ils regardaient, au travers la cape du chaperon. Andrei laissait aller ses souvenirs tumultueux dans son esprit, les combats de chiens, leurs hurlements terribles alors qu’ils se donnaient la mort sur les crocs de l’autres…

L’alchimiste monta sur le pont et observa un des pantins inanimés. C’était de vulgaires copies de pirates, grotesques car affichant de larges sourires, tricorne sur leur tête métallique et répliques de pistolets à la main. Andrei se dirigea vers la chambre du capitaine qui figurait des machines et un bureau derrière les vitres sales donnant sur le pont. Le système d’alimentation de l’attraction sans aucun doute. Il se retourna vers le lac et distingua les silhouettes de Dante et ses gnomes. Le sortilège de la cape se renforça quand l’alchimiste se figea d’effroi. Les dix pantins présents sur le navire le regardaient, sourires jusqu’aux yeux. Il n’avait rien entendu, rien senti non plus, et pourtant toutes leurs faces étaient dirigées vers lui, quitte à tordre le cou de leur mécanique. « Des créatures quantiques… Ça pue de plus en plus la magie par ici… Et pas la magie de type lapin blanc… La magie de type poupée malsaine de creepypasta… » articula le pharmacien en crachant par terre pour conjurer le mauvais sort.

Andrei conserva sa terreur, afin de rester dissimulé sous la protection de la cape, Dieu seul sait ce qu’il se passerait s’il apparaissait à ces trucs en leur tournant le dos. Il sortit sa fiole d’acide et la descella. L’un après l’autre, il aspergea les rouages des pantins sans en perdre un de vue. Leurs visages lui donneraient certainement des cauchemars pour la semaine, puis l’alchimiste se souvint que de toute façon ses rêves avaient un côté répétitif… Il déboucha un second tube, et termina son office, reliant tous les pantins entre eux, puis il se rapprocha de la cabine du capitaine, marchant à reculons, il sortit la rune marquée et la jeta à ses pieds en articulant clairement : « Pyr thalássion ! Midikón pyr ! Que le feu purifie la terre souillée ! »

La rune crépita et un trait de feu partie vers les pantins dont le regard vira au rouge vif. L’un après l’autre, ils explosèrent dans un spectacle pyrotechnique macabre sous l’œil satisfait, emplit de terreur et de haine, d’Andrei Velencei.

Ce dernier fit un rapide tour des pantins, glissa des gants de kevlar à ses mains avant d’écarter les parois brûlées de ce qui leur servait de tête et observa à l’intérieur. Ni runes, ni cercles, rien d’autre que des engrenages. Son savoir alchimique n’était désormais plus utile, il n’y avait que de la brume, rien d’autre que cette maudite brume sur le pont. Il se dirigea alors vers la cabine du capitaine et attendit devant la porte que Dante le rejoigne, s’il s’était finalement aperçu de sa disparition.
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Andrei Velencei
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Message posté : Dim 23 Sep 2018 - 15:50 Message
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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Andrei croyait très certainement échapper à la vigilance du dragon, mais il se trompait. Il ne pouvait se soustraire à ce flair qui, depuis des temps immémoriaux, s'était aguerri à la traque et à la perception des mille nuances olfactives de la magie.

Dante percevait non seulement l'odeur caractéristique de la Cape, mais encore il distinguait le parfum d'Andrei, que la frustration et le caprice teintait de mauve et de noir. Cette réaction collait un sourire ineffable, sur son visage. Dante et les deux gobelins se réunirent pour marcher de concert en direction du navire fantomatique.

Sakashima se trouvait déjà, imperceptible, tout près d'Andrei, sans que ce dernier le sût encore – mais lorsque le pharmacien cracha au sol, geste rituel pour conjurer le mauvais sort, le gobelin fit un bond de côté et quitta le couvert de son invisibilité. Il darda sur Andrei un regard étonnant, doublé d'un sourire bien mystérieux ; il était toujours très difficile de savoir et comprendre ce qui passait par la tête du gobelin « maître des masques ».

Jouant avec la pointe de son poignard, comme s'il regardait Andrei, qu'il ne voyait pourtant pas, Sakashima se tourna vers les pantins animés, mais le jeune homme eut une initiative qui le contraignit à un prompt repli vers la cabine du capitaine.

De l'extérieur, Dante vit des flammes animer les quelques ouvertures, dans la coque du navire. Châtaigne comme Nicodémus s'occupaient progressivement d'éliminer tous les macabres marins prisonniers de la glace. Sans presser le pas, Dante demeura très attentif à ce qu'il voyait, à ce qu'il percevait dans le vaisseau, conscient que le capricieux Andrei s'exposait à des dangers peut-être trop périlleux. Cependant, quand il gagna le pont du navire, quand il retrouva son protégé, celui-ci était toujours sous la Cape, mais en bonne santé, et parfaitement sauf.

Il put d'ailleurs constater que Dante le regardait droit dans les yeux, tel un Dumbledore saisissant le regard d'un jeune Harry Potter sous la cape d'invisibilité.  « Alors, tu t'amuses bien ? » questionna-t-il avec taquinerie.  « Quel dommage, ces mannequins auraient fait un objet d'étude intéressant... mais j'admire cette réactivité. Allons retrouver Sakashima. »

Le gobelin attendait dans la cabine du capitaine. Celle-ci reproduisait à l'excès tout l'iconographie des films et des œuvres d'art consacrés à la flibuste, aux corsaires et à tout l'imaginaire de la marine ; il y a là un beau bureau, de beaux fauteuils, des coffres, des buffets, des trésors répandus, des perles, des gemmes, des pièces dorées ou argentées ; tout était couvert d'une poussière humide, de toiles d'araignées, fausses ou vraies, parfois même d'une pellicule de moisissures odorantes. Le « capitaine », un mannequin ridiculement accoutré, se tenait assis, la main posée sur un mousquet, le chapeau à plumes fiché sur sa tête borgne.

 « Et une bouteille de rhum ? » Dante entendit l'écho de sa voix ruisselait sur l'amas des objets et babioles qui, dans la grande salle, semblaient comme autant de cadavres réunis en un beau charnier.  « Alors, Sakashima, qu'as-tu trouvé ? » L'espion fut ravi de présenté sa découverte ; sous le bureau du capitaine, des lueurs bleues rayonnaient comme les tentacules d'une méduse incandescente. À l'origine de ces rais lumineux, Dante tira une sphère cristalline, de la taille d'une boule de billard.

 « Je ne m'attendais pas à trouver cela ici. » La surprise du dragon n'était pas feinte ; il était même plutôt enjoué. Sous son masque, son sourire s'élargissait.  « Il s'agit d'un charme de convergence. Quand une zone se trouve saturée de magie, celle-ci s'attache à son environnement qui finit par sécréter lui-même l'énergie magique dont la zone sera saturée, en boucle... apparaissent alors ces charmes de convergence, comme autant de clefs de compréhension des phénomènes à l’œuvre dans la zone. Fascinant, n'est-ce pas ? »

Pendant ce temps, à l'extérieur, Nicodémus et Châtaigne s'acquittait sans difficulté de leur mission. Ils ne tarderaient plus à reparaître aux côtés d'Andrei et Dante ; cependant, quelque ombre étrange, dans les profondeurs du lac, s'agitait et s'animait, comme éveillée d'un songe lointain. Les deux gobelins s'en inquiétèrent mais préférèrent transmettre l'information au dragon, qui saurait mieux qu'eux ce qu'il conviendrait de faire.

Et toujours à l'intérieur du vaisseau, Dante tendit la main pour confier la petite sphère à son jeune ami.  « Que vois-tu ? »
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Message posté : Jeu 27 Sep 2018 - 22:55 Message
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« Tranquillement, je regrette mon glock, il fallait me dire que l’ambiance serait aussi creepy, j’aurais apporté des langues de belle-mère et des cotillons pour égailler la fête ! » répliqua Andrei en quittant le mur où il était adossé. Il fit glisser la cape dans sa sacoche, ne tenant pas à ressembler au comte Dracula plus longtemps. Elle était douce, un bon tissu, il pourrait toujours tenter d’en prélever un morceau, ce n’est pas tous les jours qu’on peut se payer une telle cape, ou même l’étudier.

« Pour les pantins t’en fais pas, il doit en rester une bonne cargaison éparpillée dans tout le parc, mais méfie-toi, rien d’autre que de la putain de magie noire les anime, cligne de l’œil un peu trop fort et ils t’enverront faire coucou à la Faucheuse… » l’alchimiste était certain de n’avoir dû son salut que grâce à la cape d’invisibilité, son efficacité était toute relative, mais elle avait pu brouiller l’attention de ces trucs suffisamment longtemps pour qu’il les dézingue.

Les deux complices traversèrent le navire pour se rendre à la cabine où un des nabots de Dante les attendait. La cabine était spacieuse, quasiment anachronique pour une telle attraction, mais l’alchimiste imagina que Walter Winter était soucieux du détail de son œuvre… Un détail glaçant d’ailleurs ce maudit capitaine, mais à cinq, personne ne le perdrait de vue. Andrei le laisserait à la disposition de Dante s’il tenait vraiment à inspecter ce truc, mais l’alchimiste n’y voyait aucune utilité… Impossible de communiquer avec ce truc, il n’avait même pas de boite vocale, échanger avec un pichet en bois aurait eu le même effet…

Andrei se pencha avec Dante sur le machin lumineux qui luisait et dégoulinait indéfiniment sous le bureau de bois. Il vérifia qu’au moins un des gobelins gardait un œil sur le capitaine puis observa le détail de la découverte de son ancien mentor. Un son semblable aux pâles d’un ventilateur au ralentit émanait du bidule, c’était tout sauf rassurant. La singularité était belle c’est vrai, ce bleu mêlé de noir, d’obscurité, ça chatoyait, mais c’était aussi très révélateur sur l’état général du parc : ils étaient au beau milieu d’un micro-onde ésotérique qui n’attendait que de les faire disjoncter au moindre signe de faiblesse. C’est bien simple, si ce truc valait les ondes électromagnétiques des installations communistes, les deux compagnons seraient certains de repartir avec une dizaine de cancers en eux. Mais la magie restait un monde à part, les dégâts étaient tout aussi insidieux que les machines des hommes, cependant ils affectaient bien plus la psyché des victimes que leur métabolisme même. Le pouvoir de l’esprit sur le corps faisait le reste… Il n’y avait qu’à contempler les pauvres malheureux qui s’étaient fait balayer par les gobelins et leur bain polaire… Des gens normaux que la magie rongeait dans tous les sens du terme, ce genre de bricoles comme le charme découvert par Sakashima démontrait le danger immense que cela représentait d’être présent en ce lieu. Eux aussi finiraient-ils par se dévorer la chair ? Perdre toute raison et transpercer son frère ?

Andrei en doutait, l’Interdit avait un mental d’acier, et le cercle runique enchâssé dans son tatouage de rose des vents se délectait du pouvoir à l’œuvre. L’alchimiste se surpris même à se sentir plus puissant, plus fort, comme si ses propres pouvoirs n’avaient plus besoin de puiser dans son sang mais qu’il était comme un poisson dans l’eau, sauf qu’ici la piscine serait une cuve remplie d’une mélasse noire et bleue, une souillure indécrottable…

« Nous ne devrions pas toucher ce truc, c’est fascinant, et je ne sais pas ce que tu y comprends ni où tu as pu voir un truc pareil avant malgré tout une chose reste certaine : oui ce lieu empeste la magie noire à plein nez depuis qu’on y a pénétré, mon ami. » Après tout c’était vrai, Dante était son ami, et dans ce lieu où les ennemis se cachaient dans les fourrés ou s’affichaient sur les attractions, il valait mieux se le rappeler de vive voix. Toutefois, il n’y avait pas besoin d’appeler les ghostbusters pour s’apercevoir que le parc était rongé jusqu’à la moelle… Andrei accepta avec un sourire la lentille sphérique et regarda au travers, incertain de ce qu’il devait y voir, n’ayant jamais regardé dans des boules de ce genre.

La singularité se déforma sous la diffraction de la sphère, et durant son observation, un peu de lumière transperça la brume qui s’installait également dans le cerveau du jeune hongrois. Effectivement, ces charmes de convergence devaient apparaître à plusieurs endroits du parc, tels des échos décharnés de vagues magiques régulières, se diffusant dans tout le parc. Et si ces charmes de convergence symbolisaient les points d’interférence de cette immense toile ésotérique, alors d’une part, ils pourraient trianguler l’emplacement de la source du pouvoir, mais surtout, s’y rendre et en finir avec l’équilibre maléfique, démoniaque qui plongeait plus profondément le parc dans son cauchemar à chaque seconde. Andrei fit part de ses constatations à Dante : « Trouvons d’autre de ces charmes, nous sommes comme dans une baignoire : quand nous aurons trouvé le robinet, la bonde ne sera pas loin, et le lieu se videra de son essence chaotique. Du moins je l’espère, sinon ils auront besoin de meilleurs plombiers que nous pour contenir l’inondation de maléfices sur tout l’État. »

Andrei se redressa pour observer les gobelins qui affichaient leurs mines inquiètes, il les montra à Dante et retourna sur le pont extérieur, humant l’air, intrigué.
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Andrei Velencei
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Message posté : Ven 5 Oct 2018 - 18:33 Message
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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
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♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
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♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

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Quand Dante vit la cape glisser dans la sacoche d'Andrei, il se fit la promesse de recouvrer son bien. La cape du petit Chaperon rouge lui était un bien trop précieux ; Dante appréciait Andrei, mais un dragon ne se départit jamais des joyaux de son trésor sans raison valable, et la naissante amitié qui le liait à ce jeune homme n'en était clairement pas une. Le vieux dragon se souvenait encore du jour où cette pièce de toile vermillon s'était trouvée entre ses mains.

Le Chaperon, alors un vieillard crépitant des dernières étincelles de vie, s'éteignait dans son lit, apprêté pour le dernier sommeil, le front ceint d'une couronne de glaïeuls, les mains liées sur un missel ; Dante, debout dans un coin de la chambre, en retrait, appuyé contre une armoire, feignait d'entendre le prêtre ; enfin le Chaperon chercha le dragon du regard et désigna, d'un geste imperceptible, l'armoire. Dante y découvrit, dans un étui de cuir, la cape du Rotkäppchen, qu'il reçut en héritage et qu'il joignit à Morguse, sa délicieuse robe et compagne d'aventure.

 « Je serai vigilant. » La touchante sollicitude d'Andrei suscitait l'amusement de Dante, qui n'avait pas le temps d'expliquer à l'Interdit qu'il n'en était pas à son premier contact avec la magie noire... après tout, encore tout récemment, le dragon ne s'était-il pas frotté au prince-démon Asmodée, en compagnie de la fille de Satan ? On faisait difficilement contact plus rapproché avec la magie noire... pour protéger la naïveté sereine d'Andrei, Dante conserverait pour lui ces quelques informations et se contenterait d'un sourire vague.  « Walter Winter... dans quel pétrin t'es-tu fourré cette fois ? »

Quelques instants, Dante demeura pensif. Ce vieux godelureau s'était-il fait l'ami d'une puissance maléfique ? Cela expliquerait certainement le destin funeste de ce parc d'attraction... ainsi que la ruine progressive de l'ancien magnat qui transformait autrefois n'importe quel tas de boue en montagne d'or. Walter s'était-il adjoint les services d'un mage, d'un démon, d'un esprit dont il aurait vampirisé les pouvoirs, jusqu'à la trahison qui fut fatale à son business ?

Toutes ces possibilités expliquaient à leur façon la présence du charme de convergence. Sans dire un mot, Dante laissa Andrei observer la sphère et mener ses propres réflexions, en silence, jusqu'à aboutir une conclusion tout à fait remarquable. Il dut se retenir de le corriger, quand celui-ci mentionna l'essence « chaotique » ; cette apparente confusion était fréquente, dans la bouche des humains qui ne distinguaient qu'avec peine la magie maléfique de la magie chaotique, car celle-ci leur était trop inconnue ; mais comme l'heure n'était pas aux controverses et que peut-être le docte Andrei avait une thèse complète et précise sur la nécessaire identité des caractères maléfiques et chaotiques de toute manifestation magique...

 « Garde le charme avec toi précieusement. » Dante avait suivi Andrei sur le pont du factice navire. Dans la brume se détachait la silhouette hirsute d'un crâne géant, détaillé sur une apparence de falaise crayeuse. Quelques pâles néons distinguaient ses contours et les ombres de quelques zombies s'y mouvaient en silence.

 « Ne restons pas là. Je ne tiens pas à voir s'éveiller d'autres machineries infernales. » D'autres pièges se dissimulaient peut-être dans la cale du vaisseau. À la suite du dragon, tous regagnèrent la blanche allée bordant le bassin glacé. Ils avancèrent à l'ouest, sous l’œil du soleil que la brume obscurcissait. Ils approchèrent d'une grande roue.

Désaffectée et partiellement privée de ses cabines, l'attraction semblait appartenir à un autre temps et pourtant, dans l'air flottait les notes d'une mélodie de sinistre mémoire. Ce n'était qu'une suite d'arpèges, de quintes et de quartes ; c'était l'archétype même des rengaines de la foire. Dante s'arrêta à hauteur de la cabine du guichetier. Les gobelins suivirent l'injonction silencieuse et se rendirent invisibles.

 « Quelqu'un se cache dans la structure... je distingue une ombre fugace. Elle se joue de nous. » Dante avait à peine fini sa phrase qu'une vague fumée noire les enveloppa. Presque aussitôt dispersée, elle révéla trois, puis quatre, puis cinq clones du magicien, tous vêtus des mêmes habits, à l'exception du capuchon et du masque ; autre différence, ils portaient chacun des nuances de rouge plus vives ou plus foncées.

 « Oh ! Un tour de passe-passe inattendu... » Il y avait presque de l'excitation dans la voix de Dante. À croire qu'il attendait justement ce genre de distractions...

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Message posté : Sam 13 Oct 2018 - 11:30 Message
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L'Interdit

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Andrei conserva le charme qui révélait les détails des singularités interférentes. Ils trouveraient le reste des interférences en avançant dans le parc, et c’était également l’avis de Dante. Le duo repassa devant les mécaniques rongées, elles étaient bien moins menaçantes une fois désossées par l’acide et le feu. Les yeux de l’alchimiste parcoururent les alentours. A l’opposé du ponton se dessinait les contours d’un carrousel délabré dont les sièges animaliers ressemblaient davantage à un bestiaire invoqué tout droit des Enfers plutôt qu’à d’innocents canassons gambadant gaiement dans une plaine tranquille… Un frisson parcouru le dos d’Andrei, était-ce dû à la magie ambiante qui remplissait son cercle runique ? Ou à l’effroi de souvenirs d’enfance pendant des vacances en Transylvanie ?

« Oui allons-y, l’ambiance semble morte ici, haha… » L’humour, un bon rempart face aux névroses qui guettaient les deux aventuriers au sein du parc envoûté. L’alchimiste emboita le pas à son ancien mentor. Le pont de bois craqua sous leurs chaussures rapides. Une grande roue déchirait le ciel embrumé et répandait son ombre sur les protagonistes, Andrei se laissa penser que si l’on voulait incruster un cercle runique, magique, ou satanique, la pièce de métal était un artefact de choix. Ses nombreux rayons et ses anneaux de métal pouvaient former les vecteurs des énergies invisibles, et la probabilité pour que la structure soit au moins une parabole qui contenait, et renforçait le pouvoir du lieu n’était pas illusoire. Celle que le manège vertical soit un portail mystique l’était moins, mais en ce lieu, aucune hypothèse n’était à exclure.

Andrei resta à distance alors que l’autre alchimiste inspectait la cabine de la machine. « Tu as trouvé un autre nœud ésotérique ? » demanda-t-il de loin. La musique discordante qui roulait dans les vents rances du parc semblait plus forte prêt de la grande roue. Si quelqu’un se planquait effectivement dedans, ils feraient mieux de la fondre immédiatement. Ce serait prendre le risque de briser un pilier qui contenait l’énergie maléfique au sein du parc… Peu prudent.

Quand le nuage noir les enveloppa pour dévoiler les reflets imparfaits de Dante, Andrei passa une main perplexe sur son visage. « Il y a ici assez de Dante pour satisfaire tous les courtisans et toutes les courtisanes de Star-City en une nuit… » L’alchimiste reconnu le sien de par son masque conservé et se rapprocha de lui en murmurant : « Ils font un peu grise mine tes clones, non ? Puis ces yeux rouges… Je préfère la profondeur de tes couleurs naturelles, si tu pensais acheter des lentilles, oublie ça… »

L’alchimiste se retourna pour observer les reflets qui semblaient gouter ce monde dans lequel ils avaient été évoqués. Il tourna sa bague sur le symbole de la terre, l’ancre au réel, ce n’était pas le moment de disjoncter de terreur de voir non pas un Dante, sorcier en puissance, mais bien cinq. Ou de mouiller ses chausses en imaginant ces cinq là dans une pièce tamisée, tapis de velours, chairs révélées… Andrei secoua la tête, c’était exactement ce qu’il devait éviter de penser. La légèreté et la volupté avaient leur place dans le cœur de l’homme serein, dans celui en proie à des démons, les siens ou ceux des autres, c’était une brèche dans sa vigilance.

Il observait les cinq Dante, sortit un couteau à cran d’arrêt de sa besace et une rune. Marquer ou graver la pierre résultaient dans des effets similaires mais aux intensités différentes. « Je crains que nous n’ayons pas été introduit messieurs : à qui avons-nous l’honneur, mon ami qui vous surpasse en beauté assurément, pâles copies, et moi-même qui le dépasse en charisme, on sera tous d’accord, mais c’est un autre débat… » Andrei sourit taquin envers son mentor puis capta l’attention des reflets : « Bref, qui êtes-vous ? »

Les cinq figures ouvrirent simultanément des bouches béantes d’où sortis un langage incompréhensible aux oreilles du pharmacien dont le haut-démonique était très rouillé. Il capta tout de même l’essence de la réponse. Ils avaient face à eux une sorte de cerbère, un chien de garde, mais pas le maître des lieux. Il se tourna pour scruter les cabines de la roue en vain. Et ce truc n’était pas animé d’intentions pacifiques à leur égard. Cinq était le chiffre parfait pour les démons, de quoi invoquer une ribambelle de petits compagnons cornus, il fallait régler la situation rapidement avant qu’ils n’aient le temps d’invoquer plus dangereux que des doppelgängers. Il commenta à Dante son inquiétude : « Winter était suffisamment puissant pour négocier avec les Enfers ce genre de toutous de compagnie ? J’espère que ce truc n’est là que parce qu’il y a de quoi nourrir un régiment de démonistes en force maléfique… »

Les feintes marchaient sur les hommes comme sur les créatures intelligentes, aussi Andrei avait eu le temps de graver une rune de purge sur sa pierre durant ses élucubrations. Il fit volte-face et trancha la gorge de la copie la plus proche de lui avant d’enfoncer la rune dans la bouche de cette dernière, si la rune échouait, il pourrait toujours prier pour que le reflet meurt étouffé dans son sang.

Cela avait nécessité un peu de recul, enfin, beaucoup de recul, pour porter un coup à la réplique de son ami, mais il savait lequel était le bon, lequel ne le fixait pas avec des yeux diaboliques en récitant la litanie des anges déchus.

« Dante je te laisse négocier avec tes doubles leur reddition, je sens que ma présence à cette petite réunion de jumeaux n’est plus nécessaire. » L’alchimiste dont les tours étaient limités par son manque de matériel se replia vers la cabine, et grimpa les marches rapidement afin d’étudier ce qui s’y trouvait. Il s’était assuré que le chiffre cinq soit balayé, c’était tout ce qui lui importait.

Dante et ses nabots auraient tout le loisir de se débarrasser du reste des doppelgängers, lui était un scientifique, pas un mage de bataille, il aurait eu son glock avec lui les choses auraient été différentes, mais il était conscient du danger trop grand d’un ennemi supérieur en nombre pour mettre en danger vainement ses fesses. Son étude révéla un autre nœud ésotérique, c’était toujours ça.
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Andrei Velencei
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Message posté : Sam 20 Oct 2018 - 16:58 Message
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L'humour d'Andrei n'était pas chose facile à suivre. Dante en goûtait les nuances, délicieuses comme les cerises qui accompagnent le nappage d'un gâteau somptueux. De troublants souvenirs lui parvenaient. Longtemps la personnalité du jeune hongrois avait suscité chez lui des interrogations, comme l'aurore apparaît dans l’œil de la grenouille, au petit matin du marécage.

Qu'attendre d'un lutin matois et malin ? Dante aurait volontiers frotté les cheveux en bataille d'Andrei, sous sa grotte patte de dragon, mais il se devait à la discipline ; ils n'étaient pas là pour folâtrer, ce que le jeune homme semblait désireux de voir advenir – bien qu'il fût un reptile préhistorique, Dante n'était pas naïf, il connaissait les inflexions du comportement, il savait les écarts de l'attention, les manifestations du goût et de l'intérêt.


Il était loin le temps du plus grand bonheur que donne l'amour, cet instant du premier serrement de main de l'être qu'on aime ; aujourd'hui, ces galanteries n'inspirent plus le bonheur, mais la plaisanterie, la moquerie. Tout s'affadit du sel de la dérision. L'intimité n'est plus le dernier pas de la passion, elle est l'impénétrable sanctuaire que le rire interdit.

Nul ne louera jamais assez le naturel ; c'est bien la seule coquetterie permise, pour cette chose aussi sérieuse, chez les humains, que l'amour « à la Werther », l'amour qui déraisonne et passe au crible des sentiments la plus rigoureuse intelligence. C'est une langue que personne ne connaît, que personne ne maîtrisera jamais, qui se laisse aller aux plus sèches affectations, aux plus riches silences, tout l'art d'aimer et de séduire se réduit à dire ce que l'ivresse impose d'ouverture à l'âme. L'amour n'est que l'écho de soi dans les profondes gorges de l'altérité.


Ces réflexions, Dante le nourrissait de l'observation régulière du genre humain. Peut-être, un jour, il les partagerait avec Andrei, quand celui-ci aurait vieilli. Tous deux prirent leur distance, pour s'occuper de tâches différentes. Cependant, l'apparition des doubles de Dante obligèrent nos deux amis, et les trois gobelins invisibles, à se rassembler encore ; quelle était cette nouveauté bizarre ? Un enchantement curieux était à l’œuvre. Andrei chercha à communiquer avec ces copies inexactes ; celles-ci répondirent à l'unisson dans la langue des démons et, plus précisément, en faisant usage d'un dialecte particulièrement ancien et sombre.

Dante reconnut sans difficulté le haut-démonique et ne s'étonna guère de voir Andrei en maîtriser assez les rudiments pour comprendre le propos des doubles colorés. Ils évoquèrent en des termes fleuris et métaphoriques ce que Dante perçut comme un avertissement ; ses sourcils s'éveillèrent, amusés et railleurs. Nul ne peut faire confiance à un démon, vrai, mais qui peut prétendre commander à un dragon ?

Dante se garda de trop tôt répondre aux cinq autres, il préféra d'abord réfléchir à la question soulevée par Andrei. « Crois-moi, jamais Winter n'aurait été assez puissant pour enchanter une montre afin qu'elle siffle l'heure... c'est l’œuvre d'un complice. Ou la conséquence des vagues ésotériques de sa débâcle personnelle... » Dante ne put achever sa phrase, Andrei venait d'attaquer le double le plus proche de lui. S'il fut d'abord surpris, car il ne s'attendait pas à semblable réaction, Dante comprit l'intention derrière ce geste fulgurant.

Ces cinq doubles renvoyaient trop au diabolique pentagramme, car l'homme possède cinq sens, cinq extrémités, car le nombre cinq est la somme, en numérologie, du premier nombre pair et du premier nombre impair, et qu'il est ainsi femelle et mâle, androgyne ! Ce pentagramme, emblème du microcosme, du chaos générateur, porte d'entrée des puissances malveillantes, maléfiques, en ce monde... « Plutôt radical ! » Efficace, aussi, puisque le dragon perçut tout autour d'eux un apaisement de la tension ésotérique.

« Messieurs, si votre rôle vous impose de nous affronter, tombez le masque. S'il n'en est rien, soyez raisonnables. Faîtes un pas de côté, laissez-nous à notre tâche, et vivez dans une paix relative les quelques heures de vie matérielle que l'enchantement vous alloue... »

    Jet de dé – I :
    Réussite : Les doubles échappent à l'influence de l'enchantement et s'éloignent.
    Échec : Les doubles attaquent.


Les quatre doubles encore présents n'entendaient pas s'écarter piteusement ; soit qu'ils en décidassent librement, soit qu'ils fussent contraints par les liens maléfiques d'un enchantement, ils s'armèrent bientôt tous contre Dante et l'attaquèrent. Au contraire de leur écailleux modèle, ils ne disposaient que des pouvoirs associés à l'ombre qui constituait leur matière, leur substance. Dante les vit assez tôt tourner contre lui leur courroux, alors il sut se détacher et bondir pour esquiver les premiers coups. Les gobelins aussitôt se joignirent à la fête, quittant le couvert de l'invisibilité pour venir prêter main forte à leur maître le dragon.

« Attention, Andrei ! » Il était peu probable que les doubles s'en prissent au jeune hongrois avant d'avoir réglé la question des quatre premiers adversaires, mais Dante préférait s'assurer que son jeune ami fût tout à fait conscient de son environnement – et, surtout, de l'étonnante rixe qui s'agitait au pied de la Grande roue.

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Message posté : Sam 20 Oct 2018 - 16:58 Message
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