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« Hajimari » ft. Noélie

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Message posté : Ven 17 Aoû 2018 - 10:44 Message
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Suite directe de : Wow, fantastic baby

J’ai à peine quitté cet appartement que mon esprit efface ce qui vient de s’y dérouler, la conversation, l’acide sur le coussin qui finit de se consumer entre les bras du Kaneki, cette espèce de frivolité inacceptable vu les circonstances.
Comme un encart, un épisode de série regardé sur le temps d’un repas, vingt minute d’un manga lancé en fond sonore pour dire d’avoir un peu de bruit. Une distraction. Maintenant, retour aux choses sérieuses, celles qui méritent vraiment mon attention.

17 Juillet 2018, début de matinée.

Ishi, intrusion détectée, m’informe aimablement Sakura.
Nani ?!

J’ai déjà dit ça, non ?

Noélie Iganawa, Ishi. Contenu de l’envoi : corps de texte, fichier MP3 et document PDF. Envoyé sur votre adresse personnelle.

Et c’est une intrusion parce que cette Bakakira n’est pas supposée posséder l’adresse en question. Personne ou presque n’en dispose, juste le très haut du panier. Un pli contrarié marque ma bouche, je repose mon ordinateur portable et tant pis pour la partie de Legends en cours.
Quoi ?

Corps du texte ?
En avant-première, en attendant de me rendre utile, Akira.

J’entends d’ici la petite inclinaison ironique, je visualise parfaitement ce petit air satisfait et provocateur. Même si elle représente un danger potentiel, je la sais plus intelligente que ça. Elle ne m’enverrait pas un virus ou quoi que ce soit de dangereux, ma démonstration de la dernière fois a servi d’exemple éloquent sur ce qui lui arriverait dans ce cas de figure. J’ouvre donc sans trop de crainte le fichier MP3.

Une musique se déclenche à fond dans mes haut-parleurs, toujours réglés au maximum. Un morceau que je ne connais pas, qui commence directement sur une explosion d’accords très punch, accompagnés d’une voix que je connais par contre très bien. Elle chante en japonais avec quelques mots en anglais, c’est bourré de métaphores mais pas besoin d’être un génie pour savoir que cette chanson parle de moi.
En bien, c’est important de le préciser.
Je reste figé, incapable de savoir comment réagir. Une partie de moi hocherait bien la tête d’un air satisfait. Une autre se demande si elle ne se moque pas de moi. Une troisième, encore, se demande si elle prendra toutes mes requêtes au pied de la lettre. Lukaz dirait « intéressant » d’un air pervers. Moi, je me contente d’envisager un peu plus loin et d’une façon un peu plus utile.

Elle aurait pu en rester là, contenter mon ego et se ranger dans la catégorie des bonnes surprises, sauf que…

Ishi, lecture du fichier PDF ? me demande Sakura à la fin du morceau.
Hai. Et relance-le.

Un peu moins fort toutefois, pour que j’entende sa voix. Je m’aperçois rapidement qu’il s’agit d’une série d’adresse. Après analyse et en additionnant les évidences, j’en arrive à conclure que Noélie a compilé tous les terrains potentiellement intéressants à ventre à Star City et dans sa périphérie.
Donc qu’elle sait que mon laboratoire a été détruit.
Bon, d’accord, c’est un secret de polichinelle. La Légion a fouillé Chinatown d’une manière un peu trop appuyée pour que ça passe inaperçu, certains se sont posés des questions, surtout qu’un pan entier du quartier a été acidifié. Certes, officiellement, c’était pour contenir le Terminus mais pas que. Entre l’autodestruction et l’acide pour effacer les ultimes traces, j’ai moi-même réduit à néant des années de recherche et de production. Rien que d’y penser, j’ai un goût acide en bouche.
Posé sur l’Arcadia, je n’avais pas envisagé de reconstruire un laboratoire souterrain. Le fait est que ça va devenir indispensable dans les années à venir. Rien que de penser à la galère que ça a été pour le premier, je me sens découragé.
Heureusement, la musique est du genre à motiver.
Je termine mon thé, j’hésite. Est-ce que je réponds à ce mail ou est-ce que je lui envoie de nouveau le Kaneki pour lui expliquer ce que je pense de ses manières ?

Sakura, localise-moi cette baka !
Aéroport de Tokyo, Japon.

Kuso !
Bon.
L’Arcadia est un vaisseau capable de pointes de vitesses impressionnantes qui concurrencent certains drones de l’armée américaine. Pas tous, parce que mon vaisseau n’est pas destiné à la fuite et que son armement lourd le ralentit. Mais je peux avaler la distance en un peu plus de deux heures, ce qui va me faire arriver un peu avant le début de son concert.
Quoi ? Non, je ne retiens pas tout ce qu’elle fait, je m’en moque ! C’est par hasard, si cette information a rejailli de ma mémoire.

Cap sur Tokyo.
Hai, Ishi.

Pendant le voyage, je ressasse. Forcément. Je relis sa liste en ajustant mes lunettes sur mon nez, grince des dents. Chaque terrain est présenté par une photographie, une description complète du type de sol, de la proximité de tel ou tel bâtiment utile, ainsi que d’une liste d’arguments pour et contre. Ça m’énerve, qu’elle devine aussi bien ce qui a de l’importance dans le choix de ma localisation. Qu’elle me connaisse ou qu’elle le croit, du moins.
Je passe par plusieurs phases : agacement, déni, envie de meurtre, calcul froid de scénarii potentiels, puis je me rends finalement compte que pour la première fois en presque quinze ans, je vais remettre les pieds au Japon.
Je n’y avais même pas pensé en donnant cet ordre.

Je.
N’aime.
Pas.
Ça.
Du tout.

Il y a 13 heures de décalage horaire entre les États-Unis et le Japon, du moins la côte Est des États-Unis et le Japon. 13 heures en plus. Comme je suis parti très tôt dans la matinée, j’arrive à 20h passée sur place. Heureusement, tout se fait tard dans ce pays et le concert ne commence pas avant deux bonnes heures. Pourquoi « heureusement » d’ailleurs ? J’en sais rien. J’active l’unité de dissimulation de l’Arcadia après avoir pris soin de ralentir au-dessus de la mer, histoire que personne n’entende le gros « boum » ou ne s’en préoccupe.

Elle donne son concert à Shibuya, le quartier jeune et branché de la capitale. Une fois là-bas, forcément, j’hésite.

Ishi, si je peux me permettre une suggestion, vous n’avez pas quitté l’Arcadia depuis le 24 mai.

Date du déploiement du projet PORTAL et de la destruction de Mizuiro, je complète mentalement. Je le sais… Je le sais, mais j’ai toujours détesté sortir. Ou plutôt, j’ai pris l’habitude de ne surtout pas mettre un pied dehors, à moins d’une absolue nécessité. Il y a quelques années, je m’en préoccupais moins, je m’amusais en me déplaçant en personne, mais sans Mizuiro…

D’un autre côté, trois mois sans mettre le nez dehors n’arrange pas la pâleur de mon teint ni le reste. Puis ici, ce n’est pas Star City. C’est le Japon, c’est Tokyo. D’accord, j’y ai envoyé Kyûbi au début de ma carrière, juste pour le tester et d’accord, il a presque rasé la ville mais ça a créé de l’emploi, ça a permis aux yakuzas de faire le ménage dans leurs rangs et de retourner à un fonctionnement plus digne. J’ai même reçu des remerciements de la branche survivante du Yamaguchi-Gumi parce que l’arrivée de Kyûbi a évité une guerre entre deux factions rivales au sein du même clan et empêché une scission.
J’aime rendre service.
Bref, je sais que même si je ne suis pas exactement le bienvenu dans le pays, personne ne risque de me reconnaître, de me traquer ou même de m’arrêter. Je connais le fonctionnement de la police au Japon, rien en commun avec les États-Unis. Et évidemment, il y a aussi des héros ici, mais en arrangeant les Angel’s, elles passeront pour des jeunes japonaises modernes.
Mon regard coule vers le caisson où j’ai disposé les restes de Mizuiro. Je déglutis.
Sortir, ne pas sortir… Envoyer Eishya, Momoiro ou même encore le Kaneki…
Ou pas.
Sur les trois heures du trajet, j’ai eu le temps de réfléchir. Oui, je réfléchis vite, de manière générale. Quand j’ai créé certains liens avec le Cartel, Atia César a exigé que nous traitions nos affaires en personne. Si je vais au bout de mon idée, il faudra sans doute que j’agisse de la même manière avec cette fille, pour m’assurer son dévouement.
J’ai vraiment du mal avec le côté « social » du travail de criminel.
Même si je n’ai jamais voulu devenir criminel, je le suis par défaut, parce que cette société de teme ne conçoit pas mon génie.
Où en étais-je ?

Ah, oui.

---

Coulisses de la salle Kujira, quartier de Shibuya. Tokyo.

Eishya porte une robe noire près du corps avec un corset autour de son buste. Ses longs cheveux rouges flottent autour de son visage, un effet pas facile à obtenir, croyez-moi, j’y ai passé des heures au moment de la conception. Elle a abandonné son piano qui ne lui sert que pour le spectacle puisqu’elle peut envoyer des décharges soniques avec sa voix. Tranquille, un sourire apaisé sur les lèvres, elle pousse la porte de la loge où se trouve Noélie.
Temps avant le concert, cinquante et une minute.
Elle s’incline, comme le veut l’usage.

Inagawa-chan, permettez-moi d’achever votre préparation pendant votre rendez-vous, demande-t-elle de sa voix musicale.

Elle y met des modulations rendant la manipulation plus aisée. Cela n’empêche pas les assistantes de rester coïte, jusqu’à ce qu’Eishya s’adresse à elles directement.

Nous n’avons plus besoin de vos services.

Dans ce couloir bondé, personne ne me remarque. J’ai enfilé ma combinaison sous ma tenue, combinaison si souple et fine qu’on ne la remarque pas vraiment. Je dissimule une partie de mon visage sous un masque inspiré de Tokyo Ghoul mais ça ne choque personne ici, tout le monde est soit cosplay, soit habillé de manière excentrique, comme pour conjurer la rudesse et les lois sociales qui régissent le quotidien des japonais. Momoiro est assise à mes côtés, tous ses capteurs aux aguets. Ses longs cheveux roses sont tressés et ramenés sur son crâne en un chignon compliqué. Elle porte un kimono court sous lequel elle dissimule ses armes favorites. Elle a toujours été mon assassin et, en l’absence de Mizuiro… La plus apte à me protéger.

Je me lève. La porte de la loge est encore ouverte. Momoiro la ferme derrière moi.
À clé.
Et s’appuie dessus, au cas où.

Eishya, termine de préparer Akira-chan, j’ordonne un peu trop affable en insistant sur le « chan ». Nous ne voudrions pas qu’elle soit en retard pour son concert.

Tu parles.
Je n’ai toujours pas décidé si je lui acidifiais les tripes ou si je lui donnais une gommette.
Et gérer les vraies filles, celles en chair et en os, ça n’a jamais été mon truc.
Pourquoi je suis descendu, déjà ?
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Message posté : Ven 17 Aoû 2018 - 13:02 Message
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ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 24/07/2018
ϟ Nombre de Messages : 293
ϟ Nombre de Messages RP : 185
ϟ Doublons : Thalia Cristobal
ϟ Crédits : Kai / gif par Renan ; code Kai
ϟ Célébrité : Yuko Suzuhana
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chanteuse dans le groupe Borderland / développeuse web / wakagashira de l'Otaku-Kai
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau II (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge)
• I.A. (nommée Inori)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée)

ϟ Liens Rapides :
1 rose de Susan ♥️ 2 roses de Lukaz ♥️ 1 rose de Mikhaïl ♥️ 1 rose de Natalia ♥️ 1 rose de Zeke ♥️
Ça fait une bonne heure que j’ai le cul dans cette chaise, les yeux clos. J’ai eu le temps de me repasser mentalement l’intégralité de la liste que j’ai envoyé au Docteur Otaku, de me répéter le déroulement de notre concert de ce soir – notre mise en scène est toujours soigneusement travaillée, ça fait partie de notre signature – mais aussi de planifier mes deux prochaines semaines jour après jour. En sachant que je ne vais absolument pas respecter le dit planning, mais ça occupe.
Je passe d’un sujet à l’autre tout en discutant avec celles qui s’agitent autour de moi. Je ne porte pour l’instant que l’un de mes kimonos. Il faut encore qu’on le fixe à l’aide de mon obi préféré. Assez courte, cette tenue est inspirée de nos vêtements traditionnels sans l’être tout à fait. La longueur démesurée des manches – comment dire qu’elles frôlent le sol – contrastent étrangement avec le fait qu’il m’arrive au niveau du genou au lieu d’être plus grand.
Le tissu d’un turquoise sombre est rehaussé de motifs dorés tous droits dérivés du nuage de l’Akatsuki – oui, pour de vrai, mais il n’y a que moi qui sache que je l’ai dessiné avec ce modèle, tant ils ont été embellis entre temps – et fait écho aux mèches de la même couleur que je me suis faites la veille en prévision du concert.
J’ai choisi ces vêtements avec soin, comme un signe que je me devais d’arborer, après avoir fait ce petit tour à mon idole.

Mes cheveux ont été relevés en deux chignons assez hauts, chacun d’eux ornés de peignes délicatement ornés, en ne laissant libre qu’une mèche de cheveux apparemment rebelles à droite pour encadrer mon visage. Ma frange est évidemment parfaitement brushée. On ne plaisante pas avec ces détails qui n’en sont pas.

Franchement, je ne réagis pas plus que ça quand une nouvelle venue entre, pour la simple et bonne raison que ma coiffure tient encore de façon approximative et qu’il reste encore à me maquiller. J’imagine d’ailleurs qu’elle est ici précisément pour ça et la salue d’une voix enjouée, pas plus inquiète que cela. J’ai brièvement ouvert les yeux pour ce faire, attrapant un reflet de cheveux roux – rouges ? – du coin de l’œil, mais ne peux pas vraiment sacrifier au protocole pour m’incliner en retour, malheureusement. Elle s’adresse à la coiffeuse et ses assistantes et j’acquiesce d’un petit signe de tête en leur disant à tout à l’heure – on ajuste généralement mes cheveux à moitié du spectacle, ou entre deux changements de costume, même si, à l’instar du maquillage, ils restent sensiblement les mêmes pendant tout un concert.
Rapport au fait que ça prend deux éternités de s’apprêter quand on s’appelle Noélie et qu’on a des idées bien arrêtées sur la question.

En tout cas, la nouvelle a une voix divine. Je suis déjà en train d’envisager de la débaucher quand je percute.
Une petite seconde.
Mon rendez-vous ?
Quel rendez-vous ?
Je soulève les paupières et me retourne avec un excellent sens du timing. Comprenez au moment où la clé de la loge tourne dans la serrure – spoiler alert, ce n’est pas vraiment classique – et qu’une des Angel’s d’Otaku s’appuie joyeusement sur la porte.
Une fois n’est pas coutume, je ne sais pas quoi dire.
Je m’attendais à beaucoup de choses, j’avais envisagé un certain nombre de scénarios plus ou moins plausibles, avec une jolie échelle de probabilité – la plus haute étant une réaction par ordinateur interposé – mais celui-ci n’entrait même pas en ligne de compte. J’ouvre la bouche, la referme aussitôt, recommence mon manège.
Je dois avoir l’air d’une truite sans cervelle.
Au moins, personne ne pourra dire que je suis un thon, notez que c’est déjà positif.

Otaku-sama , je finis par balbutier en me relevant et en m’inclinant tant bien que mal, priant pour que ma coiffure ne finisse pas par terre. Je ne m’attendais pas du tout à votre visite.

Je me rends compte que c’est quelque peu malpoli et continue en japonais, comme j’ai commencé, d’ailleurs. La moitié des membres du groupe le parle couramment, autant dire que lorsqu’on est à Tokyo, on ne s’entête pas à parler anglais.

Mes excuses, soyez le bienvenue, évidemment, je rectifie aussitôt avant de me rassoir en m’excusant au passage et en désignant les autres sièges de la pièce – deux tabourets et une chaise de bureau, là où mon ordinateur portable est posé.

Je suis peut-être un peu raide quand Eishya s’approche de moi, principalement parce que je me demande à quel moment je vais me faire remonter les bretelles. Fermer les yeux lorsqu’elle me le demande est d’ailleurs une véritable épreuve. Je me retrouve à guetter des sons pour savoir ce qu’il se passe.
Pendant le temps où je l’ai salué, j’ai parcouru du regard la tenue du Docteur, remarqué une certaine raideur dans sa posture qui peut être attribuée à de l’agacement voire de l’énervement ou un manque d’assurance dans la situation actuelle, selon mes estimations. Ses traits malheureusement dissimulés sous un masque ne m’ont pas appris grand-chose. Momoiro est pour sa part dans une position de gardienne. Pas tant de la porte que de son créateur. Pour avoir observé de près des vidéos des Angel’s en action aux côtés de leur maître, je sais qu’il faut encore passer leur barrière pour espérer approcher mon génie favori.
Comme le silence s’étire – en vérité, il n’a pas dû durer plus de trente secondes, mais ça paraît très long dans ce cas précis, vraiment – je prends sur moi de demander :

Puis-je… Puis-je vous demander ce qui vous amène jusqu’ici. Je ne pensais vraiment pas avoir l’honneur de votre présence ce soir, à vrai dire je ne l’avais même pas envisagé comme une possibilité lorsque j’ai préparé… le mail.

Ma voix s’éteint sur les derniers mots pendant qu’Eishya, qui a presque fini mon teint, continue son travail.
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Message posté : Ven 17 Aoû 2018 - 15:35 Message
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Je laisse le silence s’éterniser après qu’elle m’ait répondu en japonais. Je n’ai jamais oublié ma langue natale et je code en la prenant pour base, ce qui rajoute une difficulté supplémentaire aux américains pour me comprendre. Le système linguistique est extrêmement compliqué, même les japonais de souche ne connaissent pas de mémoire tous les signes, des trois alphabets, ni tous les sens de chaque mot.
Sauf ceux qui, comme moi, disposent d’une intelligence hors norme.
C'est un avantage pour elle, indéniablement.

Elle s’incline, ce qui ne sert pas vraiment sa coiffure mais Eishya arrangera ça très bien quand elle aura terminé de la maquiller. J’ai plusieurs logiciels de maquillage et de coiffure, c’est une phase importante une fois que j’ai terminé un nouveau robot. Je prends soin de ma mise en scène.
Toujours.

Tu peux le demander, oui, je réponds tranquillement.

Seuls mes yeux sont visibles derrière ce masque noir, le même que le Kaneki. Ma bouche se cache derrière une tirette, ma voix parvient probablement un peu étouffée même si j’ai toujours parlé fort.

Non, évidemment que tu ne l’as pas envisagé. Je ne sors pas de l’Arcadia sans raison. Il me semblait que, la dernière fois, j’avais été clair sur les conséquences du piratage ? je continue sur le même ton.

Je la laisse mariner dans son jus et l’observe à loisir. Pas avec des pensées lubriques, la simple idée de toucher de la chair vivante me dégoûte. Enfin, de la chair organique, plutôt, parce que je ne suis pas non plus attiré par les cadavres… Et pourquoi je pense à ça moi ? Je chasse ces pensées parasites et je continue de la regarder, de détailler son choix vestimentaire ou la proportion plutôt réussie de son corps. Elle a peut-être une poitrine un peu trop imposante pour la largeur de ses hanches. Mais les humains sont comme ça: imparfaits. Eishya s’occupe de son maquillage, une teinte qui s’accorde bien avec le grain de sa peau, quoi que peut-être un brin trop pâle. C’est mon côté tatillon. Si je n’avais pas quelque chose contre le contact humain, je m’en occuperai moi-même.
Mais ce serait bizarre.

J’ai trouvé « Ishi » assez acceptable.

Son morceau dédié. Quand on décode, ça signifie que j’ai beaucoup aimé. D’ailleurs, il a tourné pendant tout le voyage et je connais déjà le morceau par cœur. Ce qui a posé pas mal de questions, parce qu’il recèle des éléments peu voire pas connu du grand public. Je n’ai pas eu le temps de vérifier où elle les avait obtenus.

Ce qui annule l’impertinence de la liste et te permet de conserver ton visage intact.

Je la vois se détendre alors que mon ton se durcit. J’aurai quand même attendu la fin du concert, pour la défigurer. Je ne suis pas un monstre, non plus.

Jusqu’où es-tu prête à aller ?

La question manque de précision et c’est voulu. J’attends de vérifier si nous sommes vraiment (et étrangement) sur la même longueur d’onde ou si elle a eu de la chance jusque-là. Si je dois prendre un risque, un risque calculé à cause de ma situation précaire ou si je ferai mieux de l’éliminer pour ne pas que son esprit tente de me surpasser.
Je sais déjà que je ne suis plus dans ce type de position. J’ai trop reculé à cause de l’invasion. Je dois me servir d’elle et comme dirait Lukaz, apprendre à faire confiance.
Rien que d’y penser, ça m’angoisse.
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Message posté : Ven 17 Aoû 2018 - 23:01 Message
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Cartel Rouge
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Ah.
Je peux apparemment demander, en revanche, espérer une réponse claire, nette, précise, c’est un peu abusé. Je retiens un soupir et écoute. Je vais les avoir, mes informations, qu’il le veuille ou non. A quel moment dois-je lui signaler que je suis assez douée pour lire entre les lignes ?
Oh, finalement, c’est un détail et il s’en rendra bien compte tout seul, avec son QI. Je préfère observer un silence prudent, dans l’attente de ma sentence. Je retiens une grimace quand il évoque le piratage – oui, bah, c’est un bien grand mot, j’ai juste cherché une adresse, n’en faisons pas tout un plat – et ses conséquences. J’ai la nuque qui picote, donc je suppose qu’il est en train de me regarder, mais Eishya est passé à mes paupières, alors je reste sage et les garde résolument fermées.

Même quand j’ai envie de trépigner alors qu’il qualifie le morceau d’acceptable. Certes, ça ne ressemble pas à un compliment… Sauf quand c’est dit par sa bouche et avec ce ton, savant mélange de retenue et de… ce quelque chose d’indéfinissable qui veut dire que ce petit semblant de remerciement lui écorche les lèvres.
Je souris et me détend un peu, d’autant que c’est apparemment une bonne compensation pour ma petite initiative. J’ai bien envie de lui rappeler que c’est bien lui, pas le pape, qui m’a demandée de me rendre un peu utile, et que je ne fais que répondre à ses demandes, mais bon.
Ce serait peut-être malvenu.

Je suis heureuse d’apprendre qu’il vous ait plu, au moins un peu.

Songeuse, j’entrouve un œil entre deux retouches pour le détailler du regard… Enfin, regarder ses yeux, quoi, vu que le reste a disparu sous son costume. Mon esprit s’égare en l’imaginant dans l’un des costumes de scène d’un des membres du groupe, qui mettrait son corps en valeur à merveille. Je roucoule presque de bonheur, en extrapolant à partir du peu que je vois. Je n’ai pas réussi à mettre la main sur une photo de lui où l’on voit correctement son visage, même s’il doit bien y en avoir une dans un des dossiers que je travaille à récupérer patiemment.
A mon tour de prendre le temps pour répondre. Finalement, je m’anime, avec un vague sourire en coin.

J’ai de l’argent. Je ne suis pas trop idiote, et j’ai apparemment des capacités naturelles en codage suffisantes pour que cela vaille la peine que vous me demandiez d’où elles viennen. Vous vous apercevrez aussi assez rapidement que ma façon de réfléchir à… Quelques avantages.

Sourire malicieux, cette fois. Ma maquilleuse a fini de s’occuper de moi, et a commencé à rajuster mes cheveux, alors je le regarde droit dans les yeux, sans la moindre gêne. Mon cœur bat à cent à l’heure parce que confusément, je sais que je ne suis probablement pas en sécurité, mais j’avoue que… Je m’en fous.

J’ai beaucoup réfléchi à tout ça depuis votre dernière visite. Je ne suis pas… Cette vie là, c’est bien beau, mais je m’ennuie. J’ai envie de défis, j’ai envie d’apprendre, j’ai envie d’avoir, non, d’être quelqu’un d’autre, en plus de Noélie et Akira.

Ma main gauche vient recouvrir mon poing droit fermé et j’incline légèrement la tête – à peine, mais l’idée est là.

Je suis prête à être ce que vous voudrez de moi, Otaku-sama. Je mettrais toutes mes ressources à votre disposition si vous le souhaitez. Je n’attends que l’occasion de faire mes preuves et de gagner votre confiance, autant que faire se peut.


Je cherche son regard. Je sais que mes yeux pétillent d’un enthousiasme que je maîtrise difficilement. Une partie de mon esprit ricane gaiement en songeant que s’il décide de lier un tant soit peu son futur au mien, il va devoir apprendre à composer avec mes idées qui fusent, mes rires infinis et tout le reste.
Le pauvre, je le plaindrais presque si ce n’était pas tellement agréable de côtoyer quelqu’un qui réfléchit plus vite – et mieux – que moi. Non, vraiment, ça change. Entre temps, Eishya a fini de m’apprêter, alors je me relève tranquillement et teste deux ou trois mouvements pour vérifier que tout tient. En l’occurrence, en tenant mon kimono fermé soigneusement, histoire de ne pas me retrouver à moitié nue de façon tout à fait inappropriée. Je vais chercher mon obi au fond de la loge.

Pourriez-vous … ?
J’imagine que quelque part là-dedans, Otaku avait envisagé le besoin de porter un kimono, car Eishya s’affaire aussitôt. Soit.

Je suis prête à m’impliquer personnellement. Je… j’ai pris ma décision.
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Message posté : Sam 18 Aoû 2018 - 12:21 Message
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La question que je lui pose demande une certaine réflexion. J’ignore si je préfère qu’elle prenne le temps avant de me répondre ou si je suis déçu qu’elle n’ait pas immédiatement prêté un serment d’allégeance éternelle envers moi. Probablement un peu des deux.
Je suis quelqu’un de difficilement satisfait.

Quand elle recommence à parler, pendant qu’Eishya commence à coiffer ses cheveux pour rendre cette horreur capillaire un peu moins pénible à regarder, je fais mine d’à peine l’écouter. Ma mâchoire se crispe quand elle m’avoue s’ennuyer dans sa vie. Typique : trop d’argent, une pointe minime de talent et on se croit apte à fréquenter un être supérieur comme moi. J’ai regardé ses comptes en banque, c’est vrai qu’elle dispose d’un patrimoine intéressant qui, combiné à ce qu’il me reste, pourrait permettre de relancer mon activité, du moins un début acceptable d’activité. Je n’avais pas conscience du coût réel de mes inventions, avant que la plupart de mes actions s’effondrent suite à l’invasion et que beaucoup de mes avoirs se retrouvent bloqués le temps pour le système économique de se remettre en place. Hormis ceux situés sur des comptes à l’étranger, évidemment ; Mais quand un vaisseau Terminus a eu la bonne idée de se poser – ou plutôt d’écraser – la centrale de votre établissement bancaire, forcément…

J’apprécie sa manière de se dédier à moi, ce poing frappé dans sa main tendue, ce salut respectueux. Au moins, Noélie est japonaise. Elle connait les usages, saura rester à sa place. Avec elle, je peux parler ma langue. Et elle m’admire, elle se sait inférieure à moi. Elle ne voudra jamais devenir « mon amie » comme l’est Solar. J’ai déjà assez d’un à gérer, merci bien ! Et suffisamment de mal à avouer que ce konoyarû de Ero-Hotaru est parvenu à ses fins.

Je ne doute pas que tu penses avoir réfléchi, que tu crois savoir ce que ça implique. Je ne te demande pas l’autorisation d’entrer dans ta vie, je compte bien prendre tout ce que tu as à donner et même ce que tu n’envisages pas de céder, parce que j’œuvre pour quelque chose de bien plus grand que ta petite personne. Il n’est pas question que tu te réduises à un investisseur anonyme qui restera bien au chaud dans sa petite vie de rêve. Tu peux être Akira, tu peux et tu dois même, conserver cette couverture artistique, mais ce dont j’ai besoin, c’est d’une intermédiaire.

J’ai pensé à Solar, en premier lieu. Mais il a sa propre équipe à gérer et il n’a jamais été très bon pour remplir le rôle du sous-fifre. Il aurait trop tendance à se laisser distraire, à vouloir tirer un certain profit. Pas me doubler, mais… On est trop différent pour que notre collaboration fonctionne au-delà de la sous-traitance. Il vole déjà du matériel pour moi, en suivant une liste établie, et il le fait gracieusement. J’aurai pu le payer, j’aurai peut-être même dû, mais vu tout l’équipement que je lui ai conçu sans rien demander en retour, il me devait au moins ça.

Eishya achève d’ajuster le nœud du kimono et reste très proche du dos de Noélie pendant que je parle, comme pour remplacer ma présence physique, donner un poids supplémentaire à mes mots.

Puisque tu te permets déjà d’essayer de gérer ma logistique, je relève un brin agressif, autant que tu continues et que tu le fasses intelligemment. Je fais un pari sur toi, Bakakira et je suis presque certain que je vais le regretter. Tu te sens capable de vivre une double vie ? De devenir une criminelle ? De les fréquenter ? De négocier en mon nom ? Et développer un réseau à mon entière disposition ? Probablement que non. Mais c’est au minimum ce que j’attends pour t’accorder l’adjectif « utile ». Tu as pris ta décision, cela implique deux choses. La première, c’est que tu ne reviendras pas en arrière. La seconde, c’est que tu ne me décevras pas. Tu as au moins lu une partie de mon dossier, tu sais ce qui arrivera dans ces cas-là.

Mes yeux brillent, mélange de passion et d’angoisse. Je sais que je suis en train de faire une connerie, une grosse connerie. Cette fille n’a rien d’une dure, elle ne tiendra pas la distance, au mieux je passe le temps pour me détourner des vrais problèmes.
Mais oui, je suis désespéré à ce point-là. C’est ça, ma réalité. Il me reste un vaisseau, cinq robots dont un détruit, une I.A., ma combinaison et deux BombOtakus. Comparé à l’empire que j’étais parvenu à constituer, ce n’est rien du tout.
Et je n’ai pas encore dix ans à perdre pour rattraper ce désastre.
La vérité, c’est que j’ai besoin de déléguer et de récupérer les capacités de Sakura à 100%. Même si ça implique de « faire confiance » à un autre être humain.
Que je connais depuis des années, même si elle l'ignore.
Dont je sais tout, du plus honteux secret au plus évident. Du nombre de fois où elle a consulté un site porno, combien d'heure elle passe à coder, qui l'emploie, qui la paie, quand elle reçoit ses amis, avec qui elle boit, ses goûts, ses vices, ses qualités. Elle n'était qu'un dossier, un dossier parmi une dizaine d'autres, de gens sur qui je gardais un œil.
Et c'est tombé sur elle, parce qu'elle a voulu pirater le mauvais génie criminel.
Sans ça, peut-être que je me serai contenté de continuer à l'écouter chanter.

Peut-être.
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Message posté : Sam 18 Aoû 2018 - 17:50 Message
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J’avoue, la condescendance certaine d’Otaku tendrait presque à me vexer. Je ne suis pas stupide, même si ça donne peut-être cette impression par rapport à lui. Je sais bien que de toute façon, je suis déjà cuite.
Ensuite, si, je me rends compte de ce que ça implique. Cette décision pourrait littéralement détruire ma vie, soit si mes allégeances viennent à éclater au grand jour, soit si quelqu’un de mal intentionné décide de s’en prendre à moi. Et il y en aura, forcément. La concurrence, c’est autre chose quand on parle de criminels.
Je suis en train de parier mon futur sur un coup de tête, en somme. Sauf que je veux vraiment, vraiment le faire, ce fichu pari.

Eishya dans mon dos, présence d’autant plus imposante que je suis plutôt petite, je relève le nez, incapable de museler ma fierté. Je croise les bras, dans un léger froufrou lorsque mes manches suivent le mouvement.
Le fait que le cher docteur utilise lui aussi le mot de pari me tire un rire léger que je ravale aussitôt histoire d’éviter de le vexer. Comme quoi, on a plus en commun qu’il ne se l’imagine. Quoi que.
Il doit probablement avoir la liste précise de nos points communs, s’il s’est renseigné un minimum sur moi, et je ne vois pas un génie pareil parier sans avoir peser les pour et les contre puis calculer les probabilités de succès et d’échec.

Peut-être pourriez-vous envisager le fait que j’ai effectivement réfléchi à tout cela, Otaku-sama ? Même si je me demande pourquoi vous m'interrogez si vous avez déjà décidé de prendre ce que j'ai à donner quoi qu'il en soit.

J’esquisse un mouvement pour m’approcher de lui, remarque que Momoiro s’est aussitôt décollée de la porte, et m’interrompt dans la foulée. Mauvaise idée, forcément.

En revanche, il est certain que l’ampleur de la tâche que vous souhaitez me confier est assez colossale. Et qu’à l’heure actuelle, je ne suis pas capable de faire tout ce que vous me demandez. Mais je me sens tout à fait en position de pouvoir devenir celle que vous souhaitez avoir à vos… Sous vos ordres.

A vos côtés, ça ne lui plairait certainement pas, et peu importe comment je vois les choses.
Je récupère mon téléphone et commence à lister tout ce que je vais devoir étudier de près – à commencer par la question des négociations, parce que c’est bien beau de se rendre compte qu’on me ment ou qu’on va me tromper, mais si je ne peux pas y réagir intelligemment, ça ne sert à rien.

Qui dit double vie dit alias. Trouver une solution pour que Akira ne soit pas mise en cause.

Je retiens un soupir. Il va falloir que j’étudie la question, et les milliers de choses qui se bousculent dans mon esprit me donnent déjà le tournis, tandis que je pianote à toute vitesse sur le logiciel de notes. Dans un beau mélange d’anglais et de japonais, des phrases sans queue ni tête pour quelqu’un qui s’y intéresserait mais qui ont un sens précis pour moi. Autant commencer à être parano d’avance.
Je ne suis déjà plus en train de m’interroger sur le pourquoi, mais le comment. Honnêtement, une partie de moi est plus que terrifiée. J’ai l’estomac qui s’est totalement recroquevillé sur lui-même. Mais c’est normal, ça arrive dès lors qu’on prend un risque. Peut-être que ce risque là est le plus important que j’ai jamais pris, mais il faut ce qu’il faut.
Même si je me rends aussi compte qu’il va falloir que je m’endurcisse à vitesse grand v, parce qu’il est hors de question qu’on puisse essayer d’arnaquer la respo comm’ du Docteur Otaku, au risque que cela rejaillisse sur sa réputation. Et que j’ai une assez bonne idée du genre de conséquence que la déception m’attirerait.
Je déglutis difficilement.
Je n’ai pas envie de finir comme ça. Vraiment pas.

Ah, la liste… Vous aviez choisi un des locaux proposés ? Autant commencer par le commencement.

Dit avec un aplomb que je ne ressens pas forcément, maiiiis ce serait tellement bête que tout ce travail finisse à la poubelle.
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Message posté : Dim 19 Aoû 2018 - 18:00 Message
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Elle a conscience de l’ampleur de la tâche et compte s’y mettre. Je la regarde prendre des notes sur son téléphone pendant que la caméra intégrée dans les yeux d’Eishya enregistre les images, histoire que je puisse en connaître la teneur plus tard. Probablement rien de transcendant…

J’ai déjà plusieurs idées, j’y réfléchis depuis un moment. Depuis que j’ai discuté avec Lukaz et que le Red Sun se retrouve à travailler en sous-traitance pour moi. Si même Solar monte une équipe, ça prouve bien que l’ancien modèle criminel n’est plus réellement viable. Seul contre tous.
Seul avec quelques robots, du moins. Et Sakura.

Miko, je m’entends dire tout haut.

Pour répondre à sa question sur son nouveau surnom, parce que pour le reste, il est évident que son allégeance est déjà acquise. Je n'en doute même pas une seconde.
Je n’avais pas conscience d’avoir déjà opté pour son nouveau surnom mais il me parait adapté. Une miko est l’intermédiaire entre les dieux shintos et le reste du monde. Une prêtresse. Mégalo, moi ? Sûrement un peu, même si ce titre vient plus des mangas que de la religion. Je me considère comme athée, bien que je connaisse ma culture sur le bout des doigts.
Elle aussi, elle la connait. Je guette toutefois ses traits pour décrypter sa réaction. Voir si ça lui évoque quelque chose (ou pas).
Le seul point que je regrette, avec ce nouveau surnom, c’est qu’il se prête moins à mon jeu de mot Bakakira. Bah, ça redeviendra baka tout court !

J’ai regardé les terrains, en effet. Il y a quelques bonnes idées même si la plupart manquent de discernement, je nuance quand même pour ne pas qu’elle prenne la grosse tête. Les deux tiers se situent sur le territoire du Cartel, enfin d’une organisation qui y appartient, et je n’ai pas envie de me retrouver lié à eux.

Même si j’ai des affaires purement économiques avec Atia César, qui n’a jamais cessé de me faire comprendre qu’elle apprécierait que je rejoigne l’organisation d’une manière plus officielle. Hélas, mes contacts avec le Mandarin sont un peu compliqués et la base de Chinatown avait été négociée à une époque où je ne l’avais pas encore contrarié. Sans compter qu’il savait sans savoir. Là…J’utiliserai de toute façon des intermédiaires, mais pas pour un endroit où les autorités interviennent sans arrêt.

Hamelin par contre…

Je hausse les épaules sans terminer ma phrase. Le terrain est à l’opposé du HIT que j’ai détruit déjà deux fois dans ma carrière criminelle. Personne ne me pensera suffisamment culotté (si, c'est le bon mot enfin !) pour m’installer aussi près. L’endroit trouvé par Noélie a été en partie détruit mais disposait d’une chaine de montage et d’un complexe en sous-sol qui n’a pas trop souffert. L’entreprise qui se trouvait là a tout perdu dans l’invasion, comme beaucoup, et a mis la clé sous la porte.

En parlant de porte, quelqu’un frappe dans mon dos avec un poing fermé, trois coups plutôt forts. Une voix s’élève pour informer Noélie que la première partie va entrer sur scène. Selon l’usage, ils vont jouer environs une demi-heure. Par curiosité, je me suis renseigné sur eux. Pas trop mon genre, ils ont encore trop de progrès à faire pour que ça convienne à mon oreille. Je décroche un regard peu amène au battant de la porte mais je crois que la responsable technique a déjà disparu.

J’imagine une organisation sur le modèle d’un groupe yakuza et l’une des premières choses à mettre en place sera de trouver un expert légal pour gérer ces questions financières, j’explique en claquant la langue, agacé. Même les criminels ont une compatibilité. Sakura gérait jusqu’ici mais j’ai besoin de récupérer mon I.A. au maximum de ses capacités.

C’est surtout, aussi, que les serveurs de l’Arcadia sont moins puissants que ceux de mon ancien repaire. Forcément, ça m’offre moins d’autonomie si je ne veux pas subir un crash système. Et les installations publiques ne sont pas encore revenues, pas de manière optimale. Avant, c’était simple de pomper l’énergie et de la bande passante ailleurs. Si tôt après une invasion, c’est une autre histoire.
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Message posté : Lun 20 Aoû 2018 - 19:15 Message
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Miko.
Je retiens de justesse un très gracieux « hein ? » parce que le temps de le vocaliser, j’ai déjà compris. Miko, miko, l’image d’une demoiselle portant un hakama rouge vif s’impose à mes yeux. J’imagine qu’il ne me parle pas de prêtresse gratuitement, et que ça a donc rapport avec mon nouveau surnom.

Miko, je répète doucement. Ça me plaît.

Non pas que j’ai le choix, je suppose, mais c’est sympathique à dire. Du coup, avec ce surnom, le costume qui ira avec coule de source. Hakama rouge associé à un haut de kimono blanc aux motifs écarlates. On passera pour les chaussures qui y sont traditionnellement associées, ce sera sans doute une paire de bottines confortables. De toute façon, elles seront cachées sous le tissu.
Pour le masque… Pensive, je me remémore avoir déjà vu des images où les dites prêtresses portaient un masque de kitsune, rouge et blanc également. A vérifier. Mais enfin, ce n’est pas l’urgence.

Je m’éclaire d’un sourire lorsqu’il confirme avoir regardé la fameuse liste que je lui ai envoyé. Je ne suis pas peu fière de celle-ci, principalement parce que j’ai fait en sorte de penser… plus ou moins comme lui, à partir d’un croisement des informations recueillies lors de nos brefs échanges ainsi que celles que j’ai trouvé dans les morceaux de dossier que j’ai glané.
Je n’avais pas pensé à y intégrer les données concernant le Cartel, principalement parce que quand on ne trempe pas dans le milieu, on ne connaît pas nécessairement les frontières précises de l’un ou l’autre groupe. Bien sûr, on a une idée du territoire des organisations qui ont pas mal fait parler d’elles, mais rien de précis. Si je soupçonnais certaines de mes localisations d’être mal situées, j’ai finalement décidé de les y laisser.
Je me doutais bien que le Docteur serait capable d’en refaire un second tri.

Très bien, je réponds d’un ton enjoué au technicien qui m’annonce que la première partie monte sur scène.

Je ne sais même plus qui c’est, honte sur moi. C’est Misaki qui les a choisi, après les avoir vu joué pendant un voyage au Japon qui date d’avant le Terminus. Elle les a recontacté il y a quelques semaines, quand on a eu la confirmation de la salle pour le concert.
Bref, ce n’est clairement pas le sujet du moment, de toute façon.

Hamelin ce sera, donc.

Ce qui nous ramène à la deuxième partie de ses préoccupations actuelles… Je grimace légèrement. Où est-ce qu’on trouve un expert pour gérer un groupe purement illégal ?
Je vois d’ici l’annonce en ligne, tiens.

Vous avez quelqu’un en vue, à tout hasard, ou je me débrouille pour vous dégotter une liste de propositions ?

Il va bien falloir que je mérite ma place, même si je ne sais même pas par où commencer. Pragmatiquement, je me dis que je n’aurais qu’à commencer par le début. Ne pas s’inventer des problèmes là où il n’y en a pas.

Et d’ailleurs, vous avez déjà d’autres personnes que je dois contacter ?

Je réfléchis. Organisation d’un groupe yakuza qu’il a dit. S’il veut que je sois son intermédiaire, le visage (ou pas) de sa petite sauterie, ça veut plus ou moins dire que je viens d’être catapultée tout en haut de l’échelle. Enfin, presque. Je l’observe en silence. Un peu trop longtemps.
Ouvre la bouche, la referme, et finis par secouer la tête. Il va falloir que j’apprenne plus vite que je ne l’avais prévu.

Si je résume : trouver un expert qui gèrera les affaires, aussi bien de leur trouver une couverture légale que la comptabilité et le reste, puis mettre en place l’achat du terrain sur Hamelin une fois que l’on aura assez travaillé pour qu’on ne puisse remonter jusqu’à nous. Ensuite…

Sou-pir. Ensuite le vrai jeu commence.
A toi, petit malin qui a décidé d’exaucer mes rêveries de façon un peu trop abrupte, grand merci.
Je pense qu’on peut dire que je me suis mise dans la merde.
Maintenant… Est-ce que c’est faire de moi une totale déséquilibrée de dire que je suis surexcitée devant l’ampleur du défi. Franchement, si le Docteur Otaku ne me faisait pas face dans son joli costume, je serais en train de sautiller partout dans ma loge.

Ensuite, il n’y aura jamais que tout le reste à mettre en place, je ricane.
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Message posté : Jeu 23 Aoû 2018 - 10:10 Message
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Je remarque qu’elle approuve beaucoup et ne s’offusque pas de grand-chose. Miko ? Validé. Mes remarques sur sa liste ? Encaissées sans une grimace. L’organisation ? Des questions pertinentes qui montrent qu’elle n’hésite pas, qu’elle n’essaie pas de reculer. Je prends les paris avec moi-même : quand est-ce que cette histoire va se casser la gueule ? Je suis en train d’engager une chanteuse pour me seconder dans la gestion d’une organisation criminelle. Une chanteuse qui a un an de moins que moi, qui n’a absolument aucune expérience du milieu criminel et qui va devoir tout apprendre en peu de temps. Même moi, je me trouve baka sur ce coup mais je ne veux pas de quelqu’un qui risque de me mettre en danger. Au moins, elle, je peux la modeler à ma guise.

J’ai organisé des entretiens demain matin, tôt. Comme ça, après le concert, tu pourras étudier les usages en vigueur pour les rencontres au sein de l’Inagawa-Kai, j’annonce comme si de rien n’était. Dommage que ton nom de famille ne soit qu’une pure coïncidence.

Ironie.
Parce que, vraiment, ç’aurait pu être utile d’avoir une descendante en plus. Mais bon, ne forçons pas la chance.

Je tiens à ce que ça soit un japonais, je précise d’un ton qui n’appelle aucune réplique.

Je n’ai pas la moindre confiance en les comptables américains ni en les avocats américains. Ils ne réfléchissent pas comme moi, ils ne voient pas les choses de la même manière. Le gouffre culturel est trop important. Puis il ne faudra pas jongler qu’avec des dollars.

Tout le reste, c’est vague, vaste et imprécis. Tu recevras une liste d’anciens clients qui ont perdu la vie ou l’esprit ou leur entreprise pendant l’invasion. J’ai des sous-traitants qui s’occupent de récupérer le matériel que j’ai pu leur fournir, que je vais retransformer, tu verras ça directement avec eux et tu noteras tout ce qu’ils te rapporteront. Je te fournirai également une partie des dossiers de candidats potentiels, tu en connais certains par leur pseudo. Analyse les risques, pirate leurs ordinateurs, enquête en profondeur, c’est dans tes cordes, ça.

Je prononce cette dernière phrase avec dédain, comme si c’était sa seule qualité. De toute manière, Sakura lui a considérablement mâché le travail.

Tu auras aussi une nouvelle boîte mail raccordée à mon serveur privé pour sécuriser tes échanges et les rendre intraçables.

Chose qu’elle peut très bien faire elle-même, mais d’un, je ne lui laisse pas le choix et de deux… J’ai pas à me justifier. C’est comme ça, point final.
Comme si elle obéissait à un ordre mental, Eishya s’écarte de Noélie et vient se repositionner à côté de moi.

J’espère que le spectacle vaudra la peine, je balance en sortant par la porte que vient de rouvrir Momoiro.

Une manière de lui signifier que je reste pour regarder.
Ce sera mon premier concert live. Mais ça non plus, elle n’a pas à le savoir.
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Message posté : Jeu 23 Aoû 2018 - 17:54 Message
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Franchement, j’arrête de rire très vite. Ah, donc, très bien, je suis censée rencontrer des yakuzas demain matin, comme ça, parce que Sa Seigneurie l’a ainsi décidé.
Merveilleux.
Je n’ai aucune notion de l’étiquette en cours dans ce genre de groupes, ça va forcément être une catastrophe. Ou du moins est-ce sans doute ce que s’imagine Otaku, vu le dédain avec lequel il me parle. J’ai bon dos et je suis patiente, mais je suis capable de me vexer comme tout le monde.

Navrée de ne pas être petite-fille de yakuza, je raille – à peine.

Difficile de s’en offusquer, car malgré l’ironie latente de mes propos, c’est dit avec un ton tout à fait respectueux et un charmant sourire.
Je me demande comment ça va se passer. Machinalement, je pianote quelques lignes dans l’interface qui me permet de communiquer avec mon I.A. quand je ne souhaite pas utiliser de commandes vocales. Histoire de la faire travailler, je la lance sur des recherches détaillées concernant le protocole en vigueur dans l’Inagawa-Kai, et au sein de clans de yakuzas de façon générale. Au moins, je n’aurais qu’à sortir les informations importantes de tout ça. Avec ma capacité à relier les choses entre elles très facilement, ça ne devrait pas me prendre si longtemps que ça.
Même si je sens que je vais devoir faire nuit blanche.

Je note que votre expert se doit d’être japonais.

Et que je vais sûrement devoir étendre mon séjour au Japon, du coup.
Heureusement que mes parents sont très, très détendus quand à mon train de vie – vive les Etats-Unis et leur mode de vie.

Vague, vaste et imprécis, tout ce que j’aime, je m’amuse.

Le pire, c’est que c’est vrai. Je m’amuse toujours à remettre les choses en ordre, problème étant que l’ordre selon Noélie est impossible à comprendre pour le commun des mortels. Du coup, Otaku devrait s’en sortir avec ça.

Je pourrais avoir accès à un dossier sur les dits sous-traitants ? Savoir avec qui je traite, ça peut m’être utile également.

Une pause pendant que je réfléchis.

Sato et Mine font partie des dossiers en question, d’ailleurs ?

Deux pseudos avec lesquels j’ai échangé. L’un d’eux a fait les frais de mes tentatives de hacking récentes, je sais donc qui il est et ce qu’il est capable de faire. Il est intelligent et aussi fan que moi d’Otaku – si ce n’est encore plus, de ce que j’ai compris. Il est apparemment soupçonné d’avoir trempé dans quelques choses pas très nettes, mais je n’ai pas encore réussi à découvrir quoi. Ça ne saurait tarder, évidemment.

Et ce n’est pas la seule chose qui soit dans mes cordes, je relève.

Très, très calmement.
Calme qui disparaît quand je comprends qu’il compte rester au concert. Il finit par quitter la pièce et je me rassois machinalement, un peu perplexe.
Qu’est-ce qu’il vient de se passer ?
Ah, ne sois pas conne, Noélie, tu sais très bien.

Alors, Akira-chan, on s’endort ?

Voix enjouée, Misaki s’incruste dans ma loge en regardant vers le côté du couloir où Otaku s’est exilé. Curieuse, elle se tourne vers moi. Curieuse, et bizarrement un peu inquiète, je remarque en observant ses expressions autant que sa posture. Je n’ai aucun mal à me couler dans mon rôle habituel. Enfin, mon rôle, ma vie, quoi. Je suis rarement morose, alors mon sourire s’agrandit encore et j’explose de rire. C’est nerveux.

C’était qui ? Depuis quand tu cales tes rendez-vous avant un concert ?
Tu ne me croirais même pas si je t’expliquais, je lâche entre deux hoquets. Ils ont bientôt fini ?
On est sur scène dans cinq minutes. Tu es sûre que ça va aller ?

Je me relève et replace soigneusement les manches de mon costume, vérifie que tout tient comme il le faut, et embarque mes deux autres tenues de ce soir et mon maquillage. J’ajuste tout directement en coulisse, car je n’ai pas le temps de revenir à ma loge entre deux chansons.

Inagawa-san, Miura-san, pourriez-vous rejoindre la scène ?

La responsable technique qui passe pour nous rassembler. Nous arrivons les premières. Les membres du groupe ont tous des tics avant de commencer un concert. Misaki se répète les premières notes de ses partitions à l’infini. Kuro, de façon extrêmement agaçante, se craque les doigts de façon répétée avant d’attendre en silence. Sakiyo et Shirogane se répètent toujours les mêmes encouragements – je ne plaisante pas, j’entends les mêmes phrases murmurées en japonais depuis toutes ces années, à chaque fois. Mei, avant, jouait à un jeu d’adresse avec son frère, mais Chojiro… Chojiro ne jouera plus jamais avec nous.
Sa remplaçante s’appelle Kimi. Elle s’intègre plutôt bien, mais pour l’instant, le fantôme de son prédécesseur est encore trop présent pour qu’on se sente parfaitement à l’aise.
Pour ma part, je n’ai aucun rituel. En général, lorsque je vais bientôt chanter, je suis là à regarder dans le vide, à penser à ce que je vais manger le soir, ou à un nouvel air pour un prochain album, ou à n’importe quoi, ou tout ça à la fois. Ça ne m’inquiète pas le moins du monde, parce que je fais ça pour moi avant toute chose. Je me sens bien, sur scène.

La lumière baisse, je prends une inspiration calme et vais me placer tranquillement, micro en main. Assise sur un des éléments de décor, en fond de scène, je fixe la salle en silence. L’équipe technique nous fait un signe pour nous confirmer qu’on peut y aller. Kuro laisse s’envoler les premières notes. Les instruments se mêlent les uns après les autres pendant que je compte les temps. C’est une de nos chansons les plus connues. La mélodie est paisible au début puis… Flash, la lumière tombe sur moi en même temps que la musique prend un rythme bien plus soutenu et que je commence à chanter.

Les chansons s’enchaînent sans difficulté. J’en aurais presque oublié mon public très spécial de ce soir. Je ne sais pas expliquer ça, mais quand on se produit, c’est comme si je passais dans un autre monde. Mon cœur bat à cent à l’heure et l’adrénaline inonde mes veines pendant que je m’immerge totalement dans la musique. Je me perds dans un univers que nous avons créé pas à pas avec un plaisir qui n’a pas d’égal. Les gens accrochent aussi grâce à ça : on se donne à fond, de bout en bout.

Et puis vient l’avant-dernière chanson, qui se termine sur un noir. Je file en coulisse, expédie la robe corsetée que je portais pour enfiler un kimono de nouveau, qui tombe jusqu’à mes pieds. Noir et or, avec un obi totalement blanc. La maquilleuse – la vraie, pas Eishya – passe rapidement du mascara pailleté d’or dans mes cils, et c’est reparti. Micro en main, j’observe la salle – le public est à l’écoute, avec nous… Même si en général, cela se passe plutôt bien au Japon. Il ne faut juste pas être déconcerté par le fait qu’ils ne sont pas toujours aussi expressifs qu’ailleurs, encore que ce n’est pas le cas avec notre genre de musique.

Nous avons tenu à garder pour la fin une chanson tout à fait spéciale, pour un public très spécial. C’est un honneur d’être revenus à Tokyo pour démarrer notre nouvelle tournée et c’est pourquoi nous vous dévoilons ce soir en avant-première l’une de nos toutes nouvelles chansons.

Réaction immédiate. Je souris et tous les membres du groupe s’inclinent vers le public à l’unisson. J’ajoute quelques mots de remerciements, le bla bla habituel et puis...
Puis les premières notes de Ishi retentissent. Honnêtement, je sais que la performance est parfaite – j’ai un peu joué les nazis avec le groupe, pour que tout soit niquel, et j’ai eu les mêmes exigences envers moi-même.
Je me donne encore une fois à fond, à tel point que je regrette que le concert se termine trop vite.

Même si, franchement, je suis exténuée. Je me traîne jusqu’à ma loge et renvoie vite l’équipe qui veut venir m’aider à me débarrasser de mon attirail, préférant me débrouiller seule. Au moment où j’ai remis les pieds sur terre, je me suis souvenue qu’Otaku était là, quelque part. J’espère que ça lui a plu autant que je me suis amusée. Enfin. Je commence à retirer les épingles à cheveux une à une. J’en ai mal à la nuque, comme d’habitude. Quand mes longueurs retombent dans mon dos, j’en soupire d’aise en me laissant aller dans le fauteuil. La grâce, au naturel.
Je ne me bouge même pas lorsque la porte s’ouvre dans mon dos. L’après des concerts, c’est le seul moment béni où ma petite cervelle m’offre un répit et évite de penser à trois milliards de choses en même temps, alors j’en profite. De toute façon, personne dans ce bâtiment ne me veut du mal.

Je crois que ça s’est plutôt bien passé, je dis gaiement à celui qui est rentré – ça peut s’adresser à Misaki, à n’importe lequel de mes amis, ou à Otaku. Pratique.
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Message posté : Ven 24 Aoû 2018 - 12:24 Message
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J’ai déjà assisté à pas mal de concert dans ma vie, mais toujours par l’intermédiaire d’un écran. Soit en piratant des caméras, soit en envoyant un robot sur place, ou encore en suivant tout ce qu’il y a de plus légalement le live sur les plateformes en ligne. Je n’ai jamais été à l’aise dans une foule compacte ni compris le plaisir qu’on pouvait ressentir à se faire balloter dans tous les sens par des inconnus.
Lukaz dirait que je ne sais pas vivre, il a peut-être raison.
Je ne sais pas vivre comme eux.

La salle Kujira est très vaste et permet d’accueillir environs 1000 personnes quand il n’y a que des sièges. Ici, on a débarrassé la fosse et il doit bien y en avoir 500 de plus. L’endroit est comble, ce qui s’explique par le quartier, la popularité du groupe et aussi, certainement, le besoin de s’amuser pour oublier les tragédies récentes. Ça, je peux le comprendre même si, sur un plan personnel, je préfère me perdre dans le travail.

Il y a des balcons. L’un est vide, normalement réservé au directeur de la salle. C’est là que je me glisse. La vue est bonne mais plongé dans la pénombre, on ne peut être vu que si on s’avance et on se penche vraiment sur la balustrade, ce que je ne compte pas faire. Les lumières s’éteignent, noir complet. Premières notes, retour de la clarté, le spectacle commence.

L’acoustique de l’endroit est acceptable. Ça ne vaut pas mes installations personnelles et le bruit des gens qui s’excitent en bas me dérange. Toutefois, je doute qu’il soit de bon ton de nettoyer la fosse à l’acide. En partie parce qu’avant de retrouver un semblant de calme, j’aurai droit à un concert de hurlements. Et je ne suis pas venu pour ça, vraiment ! Au début du spectacle, je reste crispé, les bras croisés, l’œil fixé sur la scène. Puis je sens Eishya qui bouge, parce qu’elle est programmée pour réagir à la musique. Elle danse et c’est contagieux. J’oublie petit à petit où je suis – à savoir loin de la sécurité de ma base – j’oublie même qui je suis. Il n’y a plus que la musique, la ferveur, les basses qui vibrent dans ma poitrine.

Ironiquement, c’est Noélie qui me ramène à la réalité en chantant pour la première fois en live la chanson « Ishi ». Mon souffle se bloque dans ma poitrine. J’ai déjà été ému dans ma vie. Ému d’avoir terminé un nouveau robot. Ému d’avoir accompli un exploit technique. Mais c’est la première fois que je suis ému pour quelque chose… comme ça. C’est encore différent, de recevoir un fichier MP3 et de l’entendre chanter au monde cet hommage. Ça me perturbe, de ressentir cette allégresse. J’ai presque, presque, envie de la toucher. Genre, lui serrer la main, quelque chose comme ça, je suppose. Mais ça passe vite, en partie parce que je secoue violemment ma tête et que je recommence à bouger avec Eishya.

Un rappel plus tard, Borderland disparait de la scène. Moi, j’attends que la salle se vide. Je sais déjà que je ne supporterai pas de me faire bousculer. Je sors mon téléphone, relié directement à Sakura. Je tape une série d’ordres, j’arrange quelques détails, programme les mails que doit recevoir Noélie et qui lui seront utiles. Je réfléchis, aussi. Est-ce que je dois y retourner ? L’émotion de tout à l’heure s’est dissipée, j’ai pu reprendre un peu de ma contenance. Mais ça me fait réfléchir : est-ce qu’il est judicieux de laisser quelqu’un d’autre que moi-même provoquer ce type de sensation ? Ce risque contrôlé, calculé, l’est-il tant que ça ? Pourquoi mes pas me ramènent-ils devant la loge de Noélie ?
Je n’entre pas, pourtant.
Eishya s’en charge et s’incline respectueusement.

Otaku-sama vous transmet son contentement, Miko-chan. Il m’a affecté à votre compagnie jusqu’à demain matin.

Simplement pour m’assurer qu’elle ne serait pas en retard !

Que puis-je faire pour vous plaire ? demande-t-elle de sa voix chantante.

Moi, j’ai déjà disparu du couloir, même si je suis toute la scène grâce aux caméras dans les yeux de mon robot. J’ai besoin de rentrer sur l’Arcadia, avant d’être…
Contaminé, est le seul mot qui me vient à l’esprit.
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Message posté : Ven 24 Aoû 2018 - 16:31 Message
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ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
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• Analyste niveau II (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge)
• I.A. (nommée Inori)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée)

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Avec tout ça, j’en avais presque oublié Eishya. Je me retourne vers elle pendant qu’elle s’incline, curieuse. Mon sourire ne veut pas s’effacer, surtout en apprenant que j’ai le droit, cette fois, à du contentement.
Pas d’à peu près, ni de « c’était passable, petit scarabée » cette fois. Ça me fait étrangement plaisir.

Vous n’imaginez pas à quel point ça me fait plaisir d’entendre ça, je réponds.

A Eishya, mais je m’adresse à son maître, qui restera avec nous par le biais de sa création, je n’en doute pas. Au moins un peu. Je repêche mon téléphone et manque de tomber de ma chaise en voyant la liste interminable de références que mon I.A. m’a dégottée, parmi lesquels des mails repêchés directement sur ma boîte de réception, dont l’auteur est un japonais aussi fascinant qu’il est agaçant. Sourire en coin, je demande poliment à Eishya d’attendre dans la loge le temps de passer dans celle d’à côté.

Misaki ?

Une voix guillerette me répond et j’entre sans plus de cérémonie. Passées les congratulations d’usage (généralement... Hm... Démonstratives), je lui explique je ne rentrerais pas avec le reste du groupe demain et commence à lui dérouler le programme pour la semaine à venir – Otaku n’a pas de soucis à se faire, malgré mon système de classement fort personnel, c’est déjà moi qui gère le groupe de A à Z, comptabilité et publicité officielles exceptées.
A chaque fois, elle acquiesce. Elle attend que j’ai fini pour me demander pourquoi je m'attarde, je lui dis que je lui expliquerais plus tard – il va falloir que je trouve une explication et que mon alibi soit vérifiable aisément. Misaki me croira sur parole, mais je suppose que j’ai tout intérêt à devenir un peu plus parano. Je retrouve Eishya à l’entrée de la loge de mon amie. Logique, ce n’est pas vraiment moi qui donne les ordres.
J’attrape du démaquillant après avoir fourré une brosse à cheveux dans les mains du robot – j’ai presque envie de lui demander de chanter, sa voix est tellement belle. D’ailleurs…

Vous… Euh, est-ce que ce serait abuser de vous demander de chanter un peu … ?

Je pose la question à tout hasard.
Ma requête doit être acceptable, parce que Eishya s’exécute pendant que je ferme les yeux avec tout l’apaisement du monde. Je profite une bonne minute de la mélodie sans rien faire, aux anges, avant de reprendre mes activités. Une dizaine de minutes plus tard, je suis démaquillée.

Merci beaucoup, Eishya. Vous êtes incroyable, je soupire avec un air béat.

Je quitte mon kimono sans pudeur excessive – au grand désarroi de mes parents, ce n’était pas vraiment livré dans le package Noélie – et fouille le bordel qui me sert à présent de loge pour retrouver ma robe « civile ». Oui, en sous-vêtements, il n’y a qu’Eishya ici. Otaku doit bien avoir autre chose à faire que de se rincer l’œil, et s’il le fait… Un, je suis flattée, deux, j’espère qu’il aime ce qu’il voit.
Une fois rhabillée, je m’emploie à ranger les costumes en les repliant avec soin et en les rangeant dans la valise appropriée. Je fourre mon ordinateur, mon casque et mon portable dans ma sacoche et attrape mes deux bagages.
L’un finit confié à Misaki, l’autre est embarqué avec moi vers l’hôtel où je loge. Mon acolyte du soir sur les talons, je m’enfuis après avoir salué le groupe ainsi que le personnel de la salle.

Franchement, me laisser tomber sur le lit de la chambre, après avoir récupéré les clés à l’accueil, c’est du pur bonheur. Je fixe le plafond cinq bonnes minutes dans un silence total, j’en oublierais presque mon ombre.
Puis je me redresse, attire mon pc portable jusqu’à moi, le pose sur le support ventilé que j’utilise et promène partout avec moi. Je ferme les yeux, fais signe à Eishya de s’asseoir où elle veut pourvu que ce ne soit pas sous mon regard – étonnamment, elle s’installe encore derrière moi, à observer, sans doute. Booooon, prenons les choses dans l’ordre.

Transfère le résultat des recherches « Inagawa-Kai » sur le pc, s’il te plaît, j’annonce après avoir activé les commandes vocales de mon téléphone et de l’ordinateur.

Une fois le dossier sous les yeux, je prends une pause, inspire profondément… et commence à trier. Chaque fichier est ouvert, parcouru – je saisis des mots clés au survol – et classé dans un sous-dossier adéquat. Je procède de même avec les fichiers que m’a envoyé Otaku. Chaque dossier reçoit un ordre de priorité, au passage, car je ne sais pas si j’aurais le temps de tout lire ce soir. Je préfère le faire à la main, mes programmes n'étant pas parfaitement au point et manquant encore un peu de finesse.

Prévenez-moi trois heures avant le départ de l’hôtel, s’il vous plaît, je lance par-dessus mon épaule entre deux fichiers.

Ça me prend une vingtaine de minutes à tout casser. L’avantage d’avoir un cerveau qui établit des connexions rapidement, j’imagine. Ensuite… Je prends le premier fichier du dossier de priorité maximale, et commence à le lire. La plupart des informations sont survolées, je ne m’attarde que sur certaines choses complexes. Ma mémoire n’est pas meilleure qu’une autre, mais je suis capable de ressortir des données intéressantes au bon moment, encore une fois grâce à mon « petit côté Sherlock », comme dit souvent Misaki.
La nuit passe très – trop – vite au rythme des questions que je transmets à Eishya pour qu’elle les relaie à Otaku, lorsqu’il sera réveillé. Parmi lesquelles, au hasard « dois-je envisager de me faire tatouer bientôt », « lequel de ces masques auraient votre préférence », « qu’en est-il du Sakazuki ? » et ainsi de suite. En somme, je veux savoir dans quelle mesure il compte respecter les usages des yakuzas. Et de faire part de son avis concernant mon costume, dont j’ai montré trois croquis différents à Eishya, masques compris.

Finalement, l’heure approche, je verrouille mon pc et file sous la douche. Je passe des sous-vêtements appropriés, relève mes cheveux en un chignon tenu par deux baguettes aux ornements rouges. Ensuite je passe au maquillage – sobre, mais qui met mon regard en valeur. Ceci fait, je récupère dans ma valise le seul costume que j’ai gardé, un kimono blanc très simple et un peu plus ample que la normale, histoire d’être plus pratique pour se mouvoir. J’ai par ailleurs pris la précaution de passer un shorty blanc en dessous.
On ne sait jamais quelle embrouille peut me tomber dessus, avec ma veine habituelle.
Je cherche la seule ceinture rouge que j’ai et l’utilise pour sécuriser le tout avant d’attraper mon sac et mon robot et de m’esquiver. Il est tôt, mais j’ai besoin de m’aérer l’esprit. J’ai déjà hésité une éternité quant à la façon de m’habiller, de peur de commettre un impair. Sauf que si je vais par la suite porter un costume, autant commencer à m’en imprégner maintenant. Même si c’est une piètre imitation.

Je me suis rassurée en me disant qu’Otaku m’aurait fourni un document avec les interdits, au besoin. Ça fera contraste avec les costumes d’hommes d’affaires de mes futurs rencontres, je suppose. Même si je n’apprécie l’idée qu’à moitié, je n’ai pas masqué mon visage. Je laisse au Docteur le soin de trancher. S’il n’estime pas cela nécessaire, je peux m’en passer. Je me demande si ce ne serait pas un manque de respect, voire une insulte de chercher à dissimuler mes traits. Je marche au hasard dans les rues en me répétant ce que j’ai appris cette nuit en boucle, jusqu’à ce qu’Eishya intervienne. Oui, j’imagine qu’il va bien falloir que je retrouve mon tout nouveau patron un jour, même si j’ai des doutes sur le bien-fondé de mes dernières décisions, à l’heure actuelle. Nous retournons à l’hôtel, enfin, en bas, et je manquerais presque de percuter un certain quelqu’un si Eishya ne m’en avait pas empêché.
Oups.

Otaku-sama, je salue en m’inclinant respectueusement.

Voix maîtrisée, je suis ravie de constater qu’elle ne tremble pas le moins du monde et que ma litanie intérieure m’aide à me calmer suffisamment pour avoir l’air maîtrisé.

Puis-je m’enquérir de l’identité de nos futurs interlocuteurs ?

S'il me répond "tu peux", je jure que je le frappe.
Je n'ai pas vraiment relevé la tête. Peut-être aussi parce que je suis toujours en train de me composer un visage tranquille. Si je dois être l’intermédiaire d’Otaku, la première chose à faire, c’est d’avoir l’air de savoir ce que je fais. Le savoir effectivement, c’est moins urgent. Triste, mais vrai, les apparences ont toujours joué.
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Message posté : Mar 28 Aoû 2018 - 11:04 Message
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J’ai passé la nuit avec un œil sur l’écran qui transmet les images de Miko et Eishya, entre somnolence et réflexion. J’ai l’habitude de ne pas dormir beaucoup, je sais que ça ne me posera pas de problème. Je la regarde se mouvoir, se déshabiller, vivre, étudier, ce n’est pas la première fois. Par moment, je laisse mes neurones vagabonder en observant les autres. Lukaz, souvent, à une époque, même si j’étais surtout obsédé vaguement intéressé par Chase. Il y en a eu d’autres, des anonymes qui n’en ont jamais eu conscience, des fans, des artistes, des clients. Une grande marge de la population pense que cette légende du net qui conseille de cacher l’œil de sa webcam quand on ne l’utilise pas est un délire de paranoïaque. Si ça les aide à se sentir mieux de s’en persuader…

J’observe souvent les gens, même si je ne sais pas précisément pourquoi. Je les regarde d’un œil critique, analytique. Je crois que c’est, en partie, pour copier correctement leur comportement sur la programmation de mes robots. Pousser le réalisme aussi loin que possible. Ne pas fournir une perfection qui finirait par mettre le doute à un observateur extérieur.
Parce que l’humain n’est pas parfait.
Et c’est vrai que je suis humain…
Je secoue la tête.
Je ferme les yeux, bercé par la discussion entre Eishya et Miko. Par leurs deux voix mélodieuses.
C’est mal.
Dangereux.
Je devrais vraiment la tuer.

Le lendemain matin, je l’attends en bas de son hôtel, devant une voiture louée pour l’occasion. Une berline blanche avec beaucoup de place à l’arrière. Une voiture de yakuzas. J’ai dû enfiler une tenue plus classique que d’habitude, à mi-chemin entre le costume réglementaire et mon style personnel. Le pantalon est en cuir noir avec des ronds en argent sur le côté. Idem pour la ceinture. La veste possède une doublure en cuir mais le dessus est en velours. Chemise blanche, cravate noire étroite, gants en cuir noir. J’ai ramené mes cheveux blonds en arrière. Dessous, je porte toujours ma combinaison et je me réjouis qu’elle ne garde pas la chaleur, parce qu’un grand soleil matinal brille dans le ciel, aveuglant mes pupilles sensibles malgré mes lunettes de soleil.
Outre ça, je ne porte pas de masque.
Il y a des situations où je ne peux pas me le permettre. Une seule, en réalité. Ici, au Japon. Parce que ça va contre les usages, que ça serait considéré comme une insulte, un grave manquement à l’honneur. Et que là où nous allons, personne ne me trahira.
De toute façon, je n’ai aucune vie civile.

Tu peux, je réponds avec un sourire satisfait.

Elle relève la tête, sûrement pour me fusiller du regard ou me balancer une remarque quelconque. Sauf qu’elle s’arrête net en constatant que je n’ai pas de masque.
Elle n’imagine pas à quel point c’est difficile, à quel point j’intériorise ma panique. Sans Momoiro à mes côtés, je n’en serai pas capable. Je suis déjà surpris de l’être sans Mizuiro. Je chasse ces pensées qui m’agacent.

Pendant qu’elle se remet de ses émotions, je regarde les vêtements qu’elle a enfilé, même si j’ai déjà vu sa tenue grâce à Eishya. Normalement, les femmes n’ont pas à se présenter à ce type d’entrevue. Du coup, je suppose qu’opter pour une tenue traditionnelle qui formera la base de son costume, c’est pas si mal.

Trop simple, je lui dis pourtant. Et pas assez cintré à la taille. Tu n’es pas armée et ils doivent le voir. Sinon, ils vont te fouiller. Ils te fouilleront quand même, mais ils insisteront. Et tu te débrouilleras.

Mes doigts me démangent, j’ai envie d’effectuer quelques arrangements mais même à travers le cuir de mes gants, ça implique de la toucher. Puis je n’ai pas ce qu’il faut avec moi. Je claque des doigts et Momoiro sort un masque de kitsune qui ne m’appartenait pas encore hier mais qui ne manquera pas au musée de Tokyo.
Quoi ?
Elle le lui tend.

D’abord Kakuji Hotsuki, je finis par consentir à répondre. Après, ça dépendra.

De comment ça se passe avec le wakagashira d’Hideki Inagawa.
Je monte dans la voiture, à l’arrière. Momoiro me suit et s’assoit à côté de moi, pour créer un barrage entre Miko et moi. Kaneki conduit. La porte reste ouverte en attendant que ma nouvelle assistante décide de bouger ses fesses.
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Message posté : Mar 28 Aoû 2018 - 16:58 Message
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Tu peux.
Je relève la tête aussitôt, une expression exaspérée peinte sur le visage, prête à m’insurger. Sauf que les mots se perdent entre mon cerveau et mes lèvres. Une fois de plus, je me retrouve bouche-bée.
Je ne m’attendais pas à voir son visage si tôt. Un jour.
J’ai beau savoir que c’est vaguement impoli, je ne peux pas m’empêcher de le dévisager.
Monde cruel, il est encore mieux foutu que je ne l’imaginais. Et incroyablement… Sûr de lui. Je ne sais pas comment le dire, le décrire, mais ce type irradie la confiance en soi. En plus, il peut. Ce n’est pas comme si l’échec frappait souvent à la porte.
Ça m’attire irrésistiblement mais je ne pense pas qu’il soit temps de le faire savoir. Son sourire satisfait n’y est peut-être pas pour rien. Bref.
Plus tard. Peut-être.

J’ai fait avec ce que j’avais dans les valises, malheureusement, je réponds à ses remarques sur mes vêtements.

Je hausse les épaules en même temps. Savoir qu’on va me fouiller ne m’angoisse pas plus que ça. Au rang de mes multiples inquiétudes, disons que ce n’est clairement pas tout en haut.
En plus, le contact humain, ça ne me dérange pas le moins du monde. Mon côté japonais n’a pas contaminé cet aspect dans ma personne. Je suis le genre de femme qui n’aurait aucune gêne à enlacer un parfait inconnu.
D’ailleurs, je l’ai déjà fait, vu que je ne suis pas étrangère aux coups d’un soir.

J’attrape le masque que son garde du corps me tend du bout des doigts et l’observe pensivement un long moment, en dessinant les contours. Puis je me force à me secouer et me glisse dans la voiture à ses côtés. Ce n’est sans doute pas l’instant le mieux choisi pour divaguer. Drôle de chauffeur, je note, vaguement amusée, en m’installant.

Quels sont vos relations avec l’Inagawa-Kai, Otaku-sama, je demande, curieuse.

Je ne sais pas comment il a pu organiser des entrevues aussi vite, mais ça implique probablement qu’il les connaisse déjà. Je crois ?
Je continue de fixer le masque, pour éviter de m’attarder sur les traits de mon petit génie de patron. Je ne suis pas sûre qu’il apprécie. Et vu qu’il se sent obligée de caler un intermédiaire entre nous pour ne pas être trop proche…

Et quel objectif a votre entrevue aujourd’hui ?

Je viens de me rendre compte que c’était assez intéressant à savoir, à vrai dire.
Je le questionne maintenant en observant les rues défiler, très occupée à garder mes mains immobiles sur mon masque plutôt que de le tripoter dans tous les sens pour ne pas faire une bourde.

Et, plus précisément, qu’attendez-vous de moi ?

Que je sache si je suis censée rester silencieuse pendant cette entrevue.
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Message posté : Mar 9 Oct 2018 - 15:12 Message
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Exposer mon visage est plutôt rare. La tête de Miko vaut de l’or. Je me sais esthétiquement avantagé, c’est presque injuste pour le reste du monde d’ailleurs. Mais j’évite de le relever, en partie parce que j’ai peur qu’elle y voit une ouverture. Les femmes sont comme ça. Les hommes aussi. Les autres humains de manière générale. Ils essaient toujours de se jeter les uns sur les autres, de coucher, ce qui implique des contacts que je ne veux pas. Heureusement, ma nouvelle affiliée se retient et monte sagement dans la voiture avant de me bombarder de questions.

C’est une longue histoire mais disons que nous avons des affaires et des intérêts communs. Je ne peux pas me limiter aux États-Unis et je ne le veux pas. Tu en apprendras plus en temps voulu, Sakura te transmettra un résumé détaillé.

Elle n’en aura pas besoin pour cette rencontre et sans mon excellente mémoire, je ne me rappellerai probablement pas de tous les détails non plus. Au Japon, tout est très hiérarchisé, très institutionnalisé.

L’entrevue d’aujourd’hui sert à rafraîchir les relations amicales et à envisager de nouveaux partenariats. L’invasion du Terminus a touché le monde entier même si Star City en a particulièrement souffert. Ici aussi, il y a à reconstruire et de nouvelles opportunités à développer. La mafia japonaise s’est assez peu développée aux États-Unis, malgré ce que montrent les films. Ils ont tendance à confondre avec les coréens et les chinois. Du coup, il y a beaucoup à exploiter mais il faut le faire de manière intelligente. Et ne pas marcher sur les plates-bandes de la Triade, aussi.

Trop de politique pour moi qui déteste ça mais il y a des alliés dont je ne peux pas me passer, surtout en cette période de crise. Miko ignore encore à quel point ma situation s’est dégradée depuis l’explosion de mon laboratoire. Elle en a probablement une vague idée, mais elle doit être loin de la vérité. J’ai bon espoir d’obtenir un soutien financier et / ou matériel, afin de réparer Mizuiro le plus rapidement possible. C’est mon objectif, mais je n’ai pas envie qu’elle soit au courant. L’idée me gêne.

Et tu devrais savoir ce que j’attends de toi, je termine d’un ton agacé.

Sauf que je l’ignore moi-même. Si je veux être honnête, en tout cas. Je la teste dans un but obscur, j’entretiens le mystère, mais il n’y a aucune raison logique pour qu’elle vive encore, pour que je la laisse entrer à ce point dans ma vie, dans mes affaires. Peut-être la conscience que le monde change et que je dois changer avec lui, peut-être d’autres raisons. Lukaz le saurait peut-être mais si je lui parle de Noélie, il risque de s’emballer et d’imaginer tout un tas de choses comme cette fois avec l’autre héroïne…

Je crois qu’elle réfléchit, parce qu’elle ne répond pas. Peut-être qu’elle boude. Franchement, je m’en moque. Qu’elle se débrouille. Elle a déjà tellement de chance d’être là !

And that’s all ?
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« Hajimari » ft. Noélie

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