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Braquer une banque ? Même pas peur. [PV le Corbeau]

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Sam 29 Déc - 14:03 Message | (#)

Les rues étaient toujours éclairées, donnant une impression étrange de se trouver en plein jour alors que la nuit était déjà bien avancée. Loin de l'agitation pressée des fêtards en plein départ, une femme avance, le pas déterminé et le regard droit. Elle tient dans sa main droite une mallette de cuir noir. Un chapeau à larges bords cache son visage, ne dévoilant aux passants qu'une bouche charnue peinte en rouge. Ses cheveux sont lissés et tombent en cascade dans son dos. Un trench noir marque sa taille et accentue la courbe délicate de ses jambes perchée sur talons. Les rires et le désordre ambiant propre aux soirées de Star City sont loin de la déranger dans sa progression au travers du quartier des Finances. Les vitrines des banques ne diffusent qu'une légère lumière alors que les points rouges des caméras en marche se reflètent contre les parois vitrés. Un fin sourire apparaît sur les lèvres de la femme alors qu'elle dépasse l'entrée principale d'une des banques de Star City.

Toujours avec la même détermination, elle tourne à l'angle dans une rue plus étroite donnant sur une entrée secondaire qu'elle sait réserver aux clients les plus influents, ne souhaitant pas se faire repérer pendant qu'ils récupèrent leurs petits secrets ou viennent en ranger d'autres à l'abri des regards indiscrets. Mais c'était sans compter une certaine voleuse qui aimait particulièrement mettre son nez dans ce qui ne la regardait pas. Loin d'être une mission du Cartel, encore moins un défi personnel, ce soir la mission de la Pie était bien différente. De l'autre du personnel. Elle s'avance jusqu'à la porte avant de poser la mallette sur le sol et d'en tirer un drôle d'engin qui ressemble bien à un revolver. Mais avant de passer à l'attaque, il est temps de jouer la carte de la provocation si elle veut mener à bien son guet-apens. Le chapeau et le trench tombent au sol, révélant sa combinaison noire habituelle, un masque sur les yeux mangeant la plus grande partie de son visage. Un sourire provocateur se dessine sur ses lèvres après qu'elle ait envoyé un baiser à la caméra surveillant l'entrée avant d'y pointer le gadget de son invention. Du côté des agents de sécurité, la caméra de l'entrée vient de se brouiller pour finalement se déconnecter, bientôt suivie de l'ensemble des caméras du bâtiment. Piratage du système électronique, quelque chose de simple mais de particulièrement efficace pour perturber tout bon réseau de sécurité. Les lumières blanches éclairant les couloirs ont laissé place à celles de secours, laissant une lueur bleutée dans le premier conduit qu'elle emprunte.

Ses talons résonnent contre les parois en béton armé mais à vrai dire, cela lui importe peu. Son but n'est pas d'être discrète au contraire. Elle veut qu'on sache qu'elle est là et que ce soir, la Pie va frapper. Qu'ils préviennent leurs super-héros qui la font bien rire et surtout, que son joli oiseau du soir montre le bout de son nez. Depuis leur première altercation, un vrai jeu du chat et de la souris s'était instauré entre elles. La Pie et le Corbeau, un duo presque pré-destiné par leur appartenance au règne des oiseaux. Bien que ce n'était pas la seule personne des forces de l'ordre avec laquelle la voleuse entretenait des rapports pour le moins complexes, elle était la seule qu'elle estimait à sa hauteur. Autrement dit ce soir, ce n'était pas le casse d'un coffre-fort le défi mais bien la confrontation que la jeune femme attendait déjà avec une certaine impatience.

Mais il fallait s'y attendre, le personnel de sécurité de la banque n'allait pas se laisser faire si facilement. Même pas le temps d'atteindre la fin du couloir qu'un premier molosse interrompt sa course prêt à lui foncer dessus. Un soupir lui échappe. Quand est-ce que les PDGs de cette ville comprendront qu'il faut parfois faire preuve d'un peu plus de finesse ? Sûrement quelque chose qui échappait à la gente masculine. Du moins, celui-ci s'en souviendrait puisqu'il vient de se prendre une décharge électrique en plein sur le haut du torse. Un taser, rien de plus simple et pourtant, terriblement efficace. L'homme au sol, elle l'enjambe et continue son chemin tranquillement jusqu'à la salle du coffre. D'autres altercations suivent, réglées à coup de talons dans les mollets et autres prises relativement douloureuses pour les pauvres employés de la banque.

Et enfin, la voilà devant le coffre, dernier obstacle à franchir avant de préparer la rencontre à venir. Un sourire apparaît à nouveau sur ses lèvres rouges alors qu'elle pose un boîtier contre l'acier froid de la porte blindée. Quelques manipulations plus tard, un bruit significatif retentit. Un jeu d'enfant, vraiment. Maintenant qu'elle est à l'intérieur, sans l'ombre d'un autre garde à l'horizon, il ne reste plus qu'à attendre patiemment. Du bout des doigts, elle caresse les petits compartiments fermés, se demandant si quelque chose de vraiment intéressant mériterait qu'elle en ouvre quelques uns. Mais finalement, la Pie laisse tomber cette idée, prenant son mal en patience jusqu'à ce qu'enfin, un bruit de pas fasse de nouveau naître un large sourire sur ses lèvres. Toujours dos à l'entrée du coffre, elle continue son inspection comme si de rien était.
« Tu cherches quelque chose mon joli corbeau ? Ou plutôt quelqu'un. »
Lentement, elle se retourne, provocatrice, plus que ravie de voir son plan se dérouler à la perfection. Ce qu'elle cherche, elle n'en sait rien. Mais la situation l'amuse et fait monter l'adrénaline et après tout, c'est bien ce qu'elle cherche.
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Dim 30 Déc - 6:26 Message | (#)



« Votre thé mademoiselle. » Perdue dans ses pensées, Sydney eut un sursaut lorsque la voix de son majordome retentit près d’elle. « Ah, merci Carl, parfait. » Rétorqua-t-elle simplement en réceptionnant sa tasse qu’elle déposa sur le rebord de la grande table accueillant le gros service informatique et de surveillance du repaire du Corbeau, situé sous le Manoir de notre très chère héritière. Tous les écrans étaient garnis de différentes données en train d’être analysées mais auxquelles Sydney n’accordait aucune importance. Seule sur son fauteuil, sous le regard observateur de son majordome et ami, notre héritière apparaissait sous un simple blue jean et un petit débardeur noir. Son regard se perdait dans le vide dans des contrées certainement trop lointaines pour en déceler la véritable destination. Un air que n’affichait que rarement Sydney, pour ne pas dire tout simplement jamais. Un air suffisamment intriguant que pour éveiller la curiosité du prénommé Carl. « Tout va bien mademoiselle ? » « Hum… ? » A nouveau absente, l’héritière cligna des yeux avant de secouer la tête et de relever son visage vers celui de Carl. « Oui, merci pour le thé d’ailleurs. » Sous la répétition de la justicière, son majordome ne put se retenir de laisser apparaître un sourire finement amusé. « Oui, Carl ? » Se fut alors à notre chère amie d’être intriguée et interpellée par la réaction de son vis-à-vis. Avalant une gorgée de sa précieuse boisson chaude, elle reposa la tasse, sourcils froncés, attendant réponse. « Non, rien mademoiselle. Vous aviez simplement cet air rêveur qui me rappelle le regard attendri de toutes ces personnes enveloppées par l’amour. » Un énorme soupir se voulant tout sauf classieux sortit des lèvres de l’héritière. « Alors là, n’importe quoi Carl ! Nous savons pertinemment que je n’ai pas le temps pour ce genre de choses. Et, de toutes façons, ma vie est déjà bien trop compliqué que pour perdre mon temps là-dedans ! » Avoua-t-elle en secouant les épaules. Reprenant sa tasse au bord des lèvres, elle profita de sa main libre afin de pianoter sur l’écran de son grand ordinateur, laissant les données affichées se succéder au profit d’autres indications en tout genre. « Je n’en disconviens pas mademoiselle mais, nier l’évidence ne vous aidera pas d’avantage. Qui plus est, j’avoue vous soutenir tout autant dans votre combat que j’espère un jour pouvoir trouver la femme qui pourra embellir votre quotidien. » « Sans doute… Mais ce n’est pas demain la veille ! Et, je n’ai de toute façon pas la tête à discuter de ça. Néanmoins, merci de votre sollicitude Carl. » Sous cette réplique douce et polie, le majordome comprit que ce remerciement résonnait telle une salutation et laissa donc l’héritière dans cette solitude qu’elle recherchait. Dans cette solitude au cœur de laquelle elle se complaisait.

Avoir toujours raison ou, en tout cas, assez souvent, était un trait de personnalité aussi appréciable qu’exaspérant. Et c’est précisément en cela que Sydney arrivait à adorer autant son majordome qu’à le refouler. Le refouler en cet instant n’était qu’une façon de se défendre. Une manière d’éviter un terrain glissant, dans lequel Sydney était loin d’être la plus grande experte et qui marquait, en toute franchise, toute sa culpabilité sur son état sentimental. Était-elle réellement amoureuse en cet instant ? Non ! Mais ses pensées et ses souvenirs restèrent toutefois tournés vers cette délicieuse, cette somptueuse et si énigmatique créature de rêve qu’était Anabel Cruz. Une simple rencontre au détour d’un opéra. Un simple échange de beaux sourires et de beaux discours qui, néanmoins, eurent raison d’une barrière très infime et profonde Sydney. Une barrière qui se rompit, qui céda sous le choc de ce premier regard échangé entre elles. Un regard qui ne cessait de la hanter, au même titre que ce sourire et cette voix si délicieuse, si onctueuse. De merveilleux souvenirs saupoudrés d’amers regrets. Ceux de ne pas s’être totalement laisser transporter par la magie de cette soirée. Par son comportement sociable, ouvert et généreux mais paradoxalement prudent et renfermé. Sydney était femme à éloigner quiconque s’approchait trop près de son jardin secret. Une belle et agréable rencontre composait plus souvent l’unique constat à retirer de ce genre de situation. Mais, on ne peut tout contrôler et si elle s’était contentée de ne pas donner de ‘signes’ de séduction particulier et entreprenant auprès de son autre ce soir-là, Anabel avait toutefois clairement marquer son esprit, en tout point ! Et que fallait-il en faire ? Elle n’en n’avait aucune idée… Diable que la vie d’une justicière pouvait être compliquée !

Portant une énième fois sa tasse de thé aux abords de ses fines lèvres, un petit bip relativement aigu commença à se répéter sous le clignotement d’un message d’alerte sur l’écran principal de son installation. Déposant aussitôt ladite tasse, elle appuya sur deux touches de son clavier pour que le message ne disparaisse et que les coordonnées d’une des banques de Star City soient lisibles. D’une rapide manipulation, elle accéda aux dernières captures d’écran des caméras de surveillance. Son coeur fit un bond. Son cœur rata un battement. Cette silhouette. Ce costume. Ce masque. Ce visage. La Pie était de nouveau de sortie et… Et… Sydney resta plantée là durant quelques secondes comme immobilisée par cette découverte. La Pie… L’oiseau chapardeur. La voleuse talentueuse et ténébreuse qui ne cessait de glisser encore et encore entre les mains du Corbeau. Le charme de l’interdit résistant à l’outil de la Justice et laissant un amère goût de défaite perpétuel chez notre chère héritière aux deux visages. A nouveau s’était-elle manifestée… A nouveau la confrontation serait inévitable ! Contrairement à ses habitudes, Sydney ne fit pas transmettre le signal d’urgence au central de la police. Elle voulait s’en occuper seule ! Quittant son siège, elle se para dès lors de sa perruque, de sa tenue et de son masque avant de glisser au cœur du Silver Crow. Son véhicule aérien fut rapidement mis en marche et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, quitta le repaire du Corbeau afin de regagner les cieux de Star City. Ville alors calme, endormie… Et d’un autre côté mue d’une seconde vie lorsque la nuit était tombée et transportait un bon ensemble de ses habitants dans des instants de plaisirs, de débauches ou encore de délinquances. De la petite délinquance susdite qu’avait préféré ignorer le Corbeau. De la délinquance délaissée et qui lui permit, en une certaine manière, d’avoir droit à ce nouveau round entre cette créature de charme ténébreuse. Car oui, le Corbeau n’avait pas une dent contre la Pie uniquement pour ses talents de voleuse. Ce qui l’animait n’en n’était que d’avantage le sentiment d’une attirance prohibée et qui n’était nullement tolérable pour la noble justicière.

Profitant du toit d’un petit immeuble situé en contre-bas de la banque cambriolée, Sydney posa son véhicule dans un coin d’obscurité parfaite. Délaissant totalement l’image de l’héritière, c’est sous son allure d’héroïne qu’elle quitta le toit proprement dit pour planer, de sa cape grande ouverte, jusqu’aux abords de l’entrée arrière de la banque. Sans courir, elle réalisa toutefois de grandes enjambées pour franchir les derniers mètres la séparant de la salle des coffres… Et de son adversaire du soir ! Elle remarqua la présence de ces pauvres gardiens, au sol, neutralisés avec efficacité sans qu’aucun d’entre eux ne se veuillent morts pour autant. Au moins la voleuse semblait-elle ne pas transgresser trop de lois en même temps ! Et, surtout, avait-elle fait attention de ne pas aller à l’encontre d’une des règles d’or de Sydney : ne jamais tuer. Mais au diable les principes et au diable les règles lorsque vous arrivez dans une salle où l’incarnation de la séduction la plus fatale vous faisait dos et vous attendait avec un plaisir non dissimulé. Une provocation tout simplement divine. Un volte-face lent et alléchant à souhait. Une plastique parfaitement mise en valeur sous la houlette d’un costume encore plus séduisant que derrière un écran de caméra ou un extrait de vidéo-surveillance. Oui, Sydney détestait de plus en plus cette étrange sensation de troubles, de frissons et de chaleurs internes qu’arrivait à lui prodiguer la Pie par sa simple présence ! « Je dirais avant tout que j’ai trouvé quelqu’un. Que j’ai trouvé ma proie et que ce soir, le moindre de tes talents ne suffiront plus pour échapper aux griffes acérées du Corbeau. » Rétorqua-t-elle en serrant fermement ses poings. Continuant de marcher pas à pas, ce n’est pas de face qu’elle avança mais bien sur le côté, comme le prédateur rôdant autour de sa proie. Un prédateur qui laissa ladite proie l’imiter dans son déplacement sans perdre une seule parcelle de ses mouvements du regard. « Mais par principe, je suis bien obligée de savoir si tu seras enfin assez raisonnable pour te rendre sans faire d’histoire ! » Rester neutre. Rester neutre et garder le contrôle, si pas de la situation, au moins de soi-même. Le ton naturellement froid et surtout particulièrement coincé qu’elle pouvait donner n’était que purement caractéristique de ses affrontements avec la Pie. Trop rigide pour ne pas laisser entrevoir les failles… Sauf qu’en la matière, la Pie se voulait relativement douée… Prions simplement pour le bien être mental de Sydney que son adversaire ne soit pas dans une forme on ne peut plus olympique sinon la nuit risquerait d’être relativement longue… Avec cette étrange sensation que cela ne déplairait pas pour autant au Corbeau d’ailleurs !

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Dim 30 Déc - 16:01 Message | (#)

La Pie rit silencieusement, un sourire éclatant trônant sur son visage. Alors comme ça, son petit Corbeau avait pris soin de venir seule, sans faire appel aux forces de l'Ordre. Erreur ou pas, elle ne savait pas encore dire mais dans tous les cas, elle provoquait un affrontement que la jeune femme avait attendu avec un plaisir non dissimulé. Parce qu'elle savait pertinemment comment déstabiliser son adversaire et en tant que seule personne capable d'atteindre son niveau, il fallait bien se confronter à son alter ego un jour ou l'autre. L'oiseau voleur se détache du mur des coffres pour s'avancer au centre de la pièce, les bras ballants de chaque côté de son corps. Elle ondule à chaque pas, nullement impressionné par son adversaire qui rompt peu à peu la distance qui les sépare. Un nouveau rire lui échappe alors qu'elle fait face au Corbeau, se moquant bien de provoquer outrageusement la justicière de la Légion des Etoiles. Après tout, c'était le but de cette sortie nocturne et elle s'y était préparée depuis bien trop longtemps à son goût pour vouloir faire marche arrière à présent.
« Mes talents ? »
Parlait-elle de sa capacité effrayante à disparaître aussi vite qu'elle n'apparaissait, de pouvoir mettre à terre un homme de quatre fois sa corpulence ou de sa grâce indéniable ? Dans tous les cas, cela lui arrache un nouveau sourire ironique alors qu'elle continue à faire quelques pas vers le Corbeau, mains posées sur les hanches. La tête penchée sur le côté, elle se pince lentement la lèvre inférieure.
« Et qui te dit que j'ai envie de m'en échapper ? »
Les mots lui échappent dans un murmure sulfureux alors qu'à présent, leurs corps ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Mais la suite fait perdre son sourire à la demoiselle, reprenant soudain son sérieux.
« On rigolerait beaucoup moins si c'était le cas non ? »
Un nouveau sourire et elle laisse tomber au sol deux boules de métal. Le mécanisme s'enclenche dès qu'ils entrent en contact du sol, tournant d'un quart de tour et se séparant en deux. Une fumée blanche et épaisse s'en échappe et il ne lui faut qu'une légère concentration pour disparaître et réapparaître à l'entrée du coffre. Non, elle n'aimait pas se servir de ce don bizarre dont elle avait hérité sans même savoir réellement comment. Peut-être le contact avec un des objets volés, peut-être autre chose, peu lui importait. De toute façon, la version changeait à chaque fois qu'on lui demandait de faire lumière sur cet étrange phénomène. Mais se déplacer par téléportation était toujours quelque chose de fascinant même si cela faisait des années qu'elle avait compris les rouages de son talent étrange. Alors maintenant qu'elle était enfin en compagnie de sa charmante rivale, elle pouvait bien sortir sa plus belle carte et lui offrir un peu de magie. Adossée contre l'entrebaillement de la lourde porte du coffre, la Pie attend que le fumigène se disperse un peu, rendant la vue à l'oiseau noir progressivement.
« Tu ferais mieux de ne pas te perdre. »
Un nouveau rire lui échappe, clairement moqueur et provocateur. Se perdre dans le bâtiment et dans bien d'autres tentations que la voleuse n'hésitera pas à mettre en travers du chemin de la justicière. Et à ce jeu-là, elle était plutôt douée, en attestait le nombre de personnes qu'elle avait fini par rendre fou. Mais déjà, la voilà disparue dans la semi-obscurité des couloirs, uniquement éclairés par la faible lueur des néons bleus. Le jeu du chat et de la souris pouvait enfin commencer. Elle prit le couloir à sa droite, laissant ses talons résonnés clairement sur le sol bétonné. A vrai dire, la Pie ne cherchait même pas à s'échapper, seulement à prolonger un plaisir aussi agréable qu'il n'était dangereux. Le but de l'escapade nocturne se précisait peu à peu. Faire tourner le Corbeau en rond, la rendre folle, jouer la carte de la provocation jusqu'au bout et la pousser dans ses derniers retranchements. Puisqu'il fallait cohabiter entre super-héros et super-vilains, autant y apporter du piquant.

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Dim 30 Déc - 20:16 Message | (#)



Le Corbeau n’arrivait tout simplement pas à relâcher son regard des lèvres parfaites de la Pie. Des lèvres charnues, appelant au besoin d’autres lèvres. Appelant au contact chaleureux et pour le moins charnel d’un baiser nullement retenu. La forme pulpeuse d’une bouche qu’on ne pouvait qu’illusionner entrain de relâcher des montagnes de soupirs plus lancinants les uns que les autres alors qu’une seule envie prédominait réellement : sentir le contact de ladite bouche sur chaque parcelle de son corps. Le rouge vif, éclatant, d’un rouge à lèvres aux couleurs de la passion et de l’envie. Sensualité recherchée et parfaitement maîtrisée par les bons soins d’une maîtresse fatale de son art. Une bouche qui bravait la convenance et brisait tous les codes de bienséance afin de s’égarer dans un jeu de scène judicieusement penser et calculer. Une bouche qui délaissait une vérité bien trop ennuyeuse pour y préférer les sentiers de la sournoiserie, de la manipulation et de la malice. Un savant mélange de la culpabilité grandissante de l’adolescente découvrant son corps et la puissance de ce dernier, avec le savoir d’une femme sans limite aucune. Cette bouche qui s’anima de nouveau pour narguer son Corbeau. Cette bouche qui laissa apparaître le son si troublant de cette voix éveillant les sens. Qu’importe le ton employé, l’expression de la Pie suffisait amplement pour que les doigts de Sydney ne se resserrent que d’avantage et plus fortement encore contre eux-mêmes. Quand est-ce que ce jeu finira réellement ? Quand est-ce que le Corbeau pourra éviter de perdre son temps à courir après une voleuse n’ayant de cesse de la faire tourner en bourrique ? Dans le paradoxe de ce qui les reliait, il n’y avait rien de plus énervant pour Sydney de se retrouver face à une criminelle désirant se jouer d’elle alors qu’elle pourrait s’occuper de cas beaucoup plus dangereux et d’autres problèmes épineux. Mais, implicitement, cela n’était qu’une autre manière de se voiler la face. Car Sydney avait attendu cette alerte sans s’en rendre compte. Elle avait entendu l’appel et savait parfaitement à quoi s’en tenir. Elle était venue en sachant ce qu’elle trouverait. L’hypocrisie serait très certainement de mise si elle osait revendiquer le contraire !

« Je ne suis pas ici pour rire, et encore moins pour perdre mon temps à jouer… » Rétorqua froidement notre justicière avant que son adversaire ne passe à l’action. Deux boules au sol, de la fumée qui s’élève alors aussitôt. Voyons, la Pie avait-elle oublier tout l’arsenal dont disposait son Maître Corbeau et qu’il fallait bien plus qu’un simple écran de fumée pour l’entraver ? Non, la Pie ne pouvait oublier ce genre de détail et Sydney le savait parfaitement ! Une autre preuve de cette volonté de jeu qui commençait sérieusement à lui taper sur le système. D’un geste rapide de la main, elle appuya du bout des doigts à hauteur de l’une de ses tempes, laissant ainsi deux lentilles de couleurs bleutés recouvrir ses yeux. La fumée ne se détachait désormais plus réellement de ce qu’elle pouvait percevoir. Ou, tout du moins, son épaisseur ne valait pas plus qu’un simple nuage de cigarette baignant au cœur de l’air ambiant. Un mouvement de tête sur la droite. Un autre sur la gauche. Le Corbeau, demeurant rapide et vivace dans ses réflexes, ne prend pas plus d’une à deux secondes pour se retrouver ainsi de nouveau face à son interlocutrice. La silhouette divinement somptueuse se marquait par une couleur orangée relativement vive à travers les lentilles. Le déplacement avait été rapide, peut-être trop humainement rapide pour être réellement possible. Un questionnement qui l’esprit de Sydney en suspens. Mais l’heure n’était pas aux interrogations mais à la traque proprement dite. Ce n’est qu’une fois attrapée que la Pie révélera éventuellement ce ‘nouveau’ talent… A moins que notre héroïne soit amenée à le découvrir d’avantage à son insu ? Allez savoir ! « Mais si tu crois que ce petit tour de passe-passe sera suffisant… » A l’instant même où la voix du Corbeau résonna, deux petits shurikens, taillés en forme de Corbeau, se plantèrent dans la porte du coffre-fort. La Pie n’avait pas été touché mais elle pouvait néanmoins constater que les deux projectiles n’étaient qu’à un ou deux centimètres à peine de sa combinaison et de son épaule. Raté ? Non ! Un simple avertissement. Que la partie commence, quoiqu’il en coûte !

« Et tu ferais mieux de profiter de ton avance… » Un sourire… Oui, c’est un sourire défiant et confiant qui apparut finement en coin chez la justicière. La fumée se dispersant, ses lentilles s’étaient rabattues au profit du regard naturel de notre héritière. Il n’en fallut pas plus pour que la Pie se mette en route et ne commence sa petite excursion au quatre coins de l’immeuble. Couloirs larges et d’une hauteur très acceptable, notre Corbeau décida de refaire son retard immédiatement. Elle sortit son grappin qu’elle envoya se hisser au sommet de l’entrebaillement de la porte de ladite salle. Se laissant tiré par ce dernier pour que, une fois le point d’ancrage dépassé, elle en déploie sa cape, elle déploie ses ailes. En hauteur, elle tire de nouveau avec son grappin vers un autre point d’ancrage afin de continuer une procession rapide sur le sentier de miettes laissées par Anabel. Le Corbeau ne courait pas. Le Corbeau ne marchait pas. Il volait et planait à travers les couloirs en portant bel et bien son nom d’oiseau de nuit. Mais, la terre ferme peut s’avérer tellement plus agréable lorsque l’on désire de prolonger le ‘plaisir du jeu’. Il ne lui fallut en réalité que deux trois coups de grappins judicieusement placé pour se retrouver à proximité de son ennemie voleuse. La coursant à pied, elle se munit d’une paire de bolas niché dans les tréfonds de sa ceinture utilitaire. Continuant le pas, elle fait tournoyer l’arme entre ses mains. « Comme tu me le disais la dernière fois, la roue tourne… » Siffla-t-elle entre ses dents tentant de réduire l’écart entre elles deux comme elle le pouvait tout en envoyant son outil d’entrave à hauteur des chevilles de la voleuse. « Et à trop jouer avec le feu… »

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Dim 30 Déc - 23:21 Message | (#)

Au son des shurikens passant à proximité de son corps, la Pie arbore un nouveau sourire taquin, faisant semblant de frissonner comme si chaque tentative de la blesser n'était rien d'autre qu'une provocation de l'ordre de l'excitation. Un jeu dangereux se jouait ici sans règle clairement définie. Si ce n'est qu'aucune des deux n'avait envie de blesser l'autre. Enfin du moins c'est ce qu'espérait la Pie puisqu'elle n'avait pas prévu d'affrontements meurtriers et sanglants durant la soirée, tout autant qu'elle comptait bien s'en sortir vivante. Et libre, cela va de soi. Mais c'est que le Corbeau était en grande forme ce soir pour ainsi ne pas se laisser faire. Il faut dire que le comportement de l'oiseau voleur pouvait avoir quelque chose de relativement agaçant. Elle n'avait rien dérobé, ne comptait pas le faire et le seul but de sa visite était de venir provoquer sa justicière favorite. Drôle d'occupation pour une soirée qu'elle aurait très bien pu passer en une compagnie bien plus reposante mais pas forcément plus agréable.

Certes, sa façon d'agir était simpliste ce soir. Facile à tracer, facile à retrouver. Mais de loin pas facile à attraper. La Pie avait cette qualité qui la différenciait des autres voleurs qui tentaient de lui faire concurrence. Ce qu'elle attrapait lui importait peu. Seul comptait la difficulté qu'elle pouvait trouver à détruire un système électrique complexe ou à passer entre les mailles d'un filet qu'on considérait infranchissable. Rien n'était impossible quand on avait une bonne préparation. Et c'est bien cela qui avait érigé la Pie au rang des criminels les plus détestés des services de police. Celle qui prenait plaisir à vous mener en bateau mais finissait toujours par vous échapper dans un nuage de fumée ou de façon inexplicable au détour d'un couloir. Et son Corbeau ne semblait pas plus ravi de devoir lui courir après dans le dédale de couloir. La façon dont elle serrait avec obstination les poings ne lui avait pas échappé. Signe d'agacement tout autant que de retenue. Peut-être avait-elle peur de perdre le contrôle face à la voleuse de talent ? Rien qu'à cette pensée, un nouveau sourire naît sur les lèvres de la Pie alors qu'elle tourne à nouveau au tournant d'un nouveau conduit. Les techniques de son alter ego sont loin de lui être inconnues puisque ce n'est pas la première fois qu'elle se retrouve à devoir échapper aux griffes alléchantes de l'oiseau noir.

D'ailleurs, celle-ci a fini par la rattraper, en attestent les bruits de pas qui se calent aux siens. Avec un sourire satisfait, elle se met à courir à travers le couloir, feignant de vouloir s'échapper de cette manière qui avouons-le est particulièrement ridicule de la part de la plus grande voleuse du siècle. Non, rien d'autre qu'une nouvelle provocation. Donner l'impression qu'elle se laisse attraper et disparaître à nouveau. Au son de la voix grave du Corbeau, elle accélère sa course, repérant quelques mètres plus loin un tuyau à nu en métal, suffisamment solide pour lui permettre une nouvelle pirouette, retardant l'altercation directe qui ne saurait cependant trop se faire attendre. Le son des bolas siffle dans l'air au moment précis où elle prend son élan et quitte le sol. Ses mains se referment autour du tuyau alors que son corps balance avec agilité. Des années de gymnastique auront eu à bien de permettre de perfectionner ce genre d'échappatoire. Le gadget de son alter ego fuse dans le couloir alors que la Pie retombe sur ses pieds, se retournant avec un sourire triomphant sur les lèvres.

Et il ne lui faut qu'une demi-seconde, le temps d'entendre le début de la phrase de l'oiseau noir résonné contre les parois métalliques du sous-sol de la banque, pour disparaître. Et se rematérialiser dans son dos, d'une façon totalement traître et injuste. Sans perdre un instant, elle la saisit par l'épaule et la plaque contre le mur, appuyant son corps contre le sien sans la moindre gêne ou retenue.
« … on s'y brûle. »
Si la Pie avait été quelqu'un de censé et non pas une accro à l'adrénaline, il y a bien longtemps qu'elle aurait compris qu'il valait mieux mettre les voiles et surtout ne pas provoquer les gens qui n'attendent qu'une ouverture pour vous faire la peau. Mais la fougue qu'elle pouvait ressentir à l'idée d'une nouvelle rencontre avec son oiseau, la tension qui régnait entre elles, tout cela était bien trop excitant et intriguant pour rester cloîtrer chez soi sans provoquer le destin. Glissant sa jambe entre ses cuisses, s'appuyant un peu plus et penchant le minois sur le côté, elle laisse la chaleur s'insinuer entre eux, approchant dangereusement ses lèvres des siennes avant de perdre son air sérieux et de laisser la commissure de sa bouche se retrousser en un sourire moqueur. A nouveau, elle disparaît, laissant le Corbeau à son trouble et réapparaître adossée contre le mur opposé quelques mètres plus loin. Un rire lui échappe à nouveau, résonnant contre l'acier des couloirs.
« Alors mon Corbeau, on a chaud aux ailes ? »
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Dim 6 Jan - 6:01 Message | (#)



Capturé pour ne pas tuer. Affronter mais ne pas blesser. Certains estimaient que le Corbeau s’imposaient trop de règles de conduite, trop de règles morales. Mais ces règles permettaient justement de la différencier pleinement des criminels qu’elle combattait jour après jour, nuit après nuit. Car, certes, la Légion des Etoiles jouissait pleinement d’une grande reconnaissance publique pour le sauvetage de la planète, il y a des années de cela en arrière. Cependant, cela ne l’empêchait pas non plus de posséder ses détracteurs et de ne voir en cette alliance qu’un simple consortium d’être sur-humains et se voulant au-dessus des lois. Dans une certaine logique, on pouvait même aller jusqu’à dire qu’ils étaient criminels à leur façon. Criminels dans la transgression de toutes les règles établies. Mais justiciers sauveurs, en tout cas pour le Corbeau, dans ce besoin constant de ne jamais infliger la mort à n’importe quel ennemi que ce soit. Telle était la règle de Sydney, telle était sa seule loi : on ne tue point ! Mais il semblerait que la Pie s’amusait à faire naître en elle une autre règle sous-jacente : on ne blesse en aucun cas… Ironique ? Plutôt oui ! Ironique de ne pas vouloir blesser alors qu’il n’était nullement rare de voir la violence de leurs poings et de leurs pieds se déchaîner dans une tornade violente. Il n’était pas rare que l’affrontement se solde par un genou au sol ou l’envol brusque et soudain de la Pie. Pourtant, jamais il n’y avait eu d’entailles, de blessures tranchants la chair et handicapant réellement l’autre. Et si vous voulez savoir réellement pourquoi ? Sydney sera tout simplement incapable de vous donner une véritable réponse un tant soit peu concrète et pertinente. C’est juste que… C’était comme ça ! C’était dans son esprit, dans son corps, dans ses gênes. Le Corbeau donnerait tout pour coincer véritablement la Pie une seule et unique fois. Alors que, paradoxalement, au plus profond d’elle-même, elle ne pourrait certainement jamais se résoudre à réellement l’enfermer, à réellement la mettre aux arrêts. Qu’importe l’expression de cette envie !

N’ayant pas accordé de véritables attentions à l’expression de ce mystère la première fois, que notre protecteur nocturne se retrouvait face à un aspect méconnu de la Pie. Comme beaucoup, elle s’était souvent interrogée sur la manière dont s’y prenait pour la voleuse pour disparaître et se volatiliser avec autant de facilité. Derrière cela ne se cachait pas spécialement quoique ce soit d’inhumain ou de magique. Après tout, de par sa simple condition d’humaine pure et dure, Sydney elle-même avait appris l’art de la furtivité. L’art du déplacement silencieux, nocturne et invisible. Ce n’était presque qu’un jeu d’enfant pour elle de s’évanouir dans un décor en l’espace d’une ou deux secondes. En demeurait toutefois la notion de déplacement physique. L’importance de la rapidité conjuguée à une certaine vivacité. En ce qui concernait la Pie, la nature était toute autre. C’est étrange mais, au plus profond d’elle-même, c’est comme si Sydney l’avait toujours ressenti, toujours su. Une évidence se déroulait sous ses yeux. Une évidence naturelle, sans surprise ni inattendu. Mais l’esprit aime se jouer de nous, au même titre que notre corps et l’ensemble de nos expressions. Poursuivant prestement sa cible, le Corbeau réduisait avec efficacité la distance les séparant toutes les deux. Le lancer des bolas avait été juste, précis tout en manquant d’une sérieuse conviction. Comme le lui avait enseigné son défunt père, la réussite d’une action dépendait avant tout de la motivation et de l’espoir que l’on y mettait dedans. De ce fait, comment réussir à capturer l’incapturable si, dans les tréfonds de nos entrailles, continuer ce jeu nous plaisait plus que tout ? Ceci dit, là n’était pas le point d’importance. Ce qui comptait était bien l’arrêt brusque de Sydney. Ses lèvres qui s’entrouvrent. Ses yeux qui s’écarquillent. Et la vérité ainsi dévoilée : les téléportations de la Pie…

Collée au mur, le Corbeau se voyait acculée par l’ennemi. Une configuration qu’elle avait déjà dû affronter à maintes reprises depuis le début de sa carrière. Porter le masque depuis ses quatorze ans alors qu’on en dépassait désormais la trentaine impliquait naturellement plusieurs positions aussi fâcheuses. Cela ne ferait nullement naître pour autant la sensation d’échec, de défaite. Mais elle ne s’attendait très certainement pas à ressentir la vague d’émotions pures que lui prodigua alors sa chère et ténébreuse ennemie. Il est d’abord question de température, de chaleur… La température corporelle de Sydney grimpe en flèche en sentant celle de ce corps se pressant contre le sien. Une boule aussi chaude que la lave parcours tout l'estomac de l’héroïne qui voudrait presque s’en laisser distraire et totalement divaguer. Cette cuisse aventureuse et ouvertement provocante la fait frissonner violemment de toute part sous sa combinaison de Kevlar. En cet instant précis, oui… Le Corbeau se laisse consumer totalement par les flammes. Le Corbeau brûle de tout son être d’un feu qu’il ne connaissait pas, d’un feu qu’il voulait renier et qu’il s’interdisait d’éprouver. Tentation… Toi qui est si forte… Toi qui se veut tellement intense… Inconsciemment, ses yeux glissent sur les lèvres de la Pie. Les paupières de la justicière se referment légèrement, peu à peu. Sa poitrine se durcit sur son corsage. Sa chair se veut réceptive du moindre effleurement. Sa bouche entrouverte n’attend qu’une chose, ne demande qu’une seule et unique action. Que son bourreau mette fin à ce jeu en pressant sa bouche contre la sienne. Elle se sent dévier. Elle se sent glisser dans l’interdit. Rien ne pourrait la sauver, rien ne pourrait l’arrêter… Si ce n’était la Pie elle-même !

« Il faudra beaucoup plus que ça si tu espères inquiéter mes ailes… » La nouvelle téléportation de la Pie libère sa proie. Le Corbeau peut souffler. Le Corbeau peut tenter de feindre le désintérêt total sous la frustration de ce comportement immature alors qu’il n’en demeure rien. « Et ce n’est pas à moi d’être inquiète ce soir ! » Elle profitait de l’amusement de sa rivale pour prendre le dessus. Sydney n’avait un éventail que d’une ou deux secondes pour intervenir à son tour et contre-attaquer. Jamais il ne fallait oublier de profiter de cette fine seconde où la lame retrouve le fourreau afin de parvenir à désarmer son adversaire le plus efficacement possible. D’un pas furtif, d’un bon minutieusement calculé, le Corbeau s’extirpe de sa paroi pour se coller à son tour contre sa vis-à-vis. Beaucoup plus brusque. Beaucoup moins douce. Son bras vint se poser solidement au niveau de son cou, juste sous son menton et, ce, au profit d’une main libre agrippant la taille fine et savoureuse de la voleuse. « Tu t’entraines sur une voie dangereuse ma ténébreuse Pie… » Conservant la pression sur ce corps, elle n’en profite pas moins, par un habile mouvement de main, pour saisir le col et la taille de la voleuse et venir la plaquer solidement au sol. Un poil de violence à la hauteur de son excitation peut-être ? « Et je doute que tu parviennes à mesurer l’ampleur de la tournure des évènements actuels… » La Pie enfin allongée, c’est toujours sous ce pseudo voile de sévérité que le Corbeau se penche vers elle. Une jambe de part et d’autres de cette taille parfaite, son bassin descends et se presse sur le bas ventre de la voleuse. Immobiliser le corps par son propre poids. Une main conservant son emprise sur le col de sa tenue, l’autre se veut poser sur le propre genoux de l’héritière. C’est ainsi à son tour de pencher son visage vers son autre et d’approcher dangereusement ses lèvres des siennes avec ce regard si intense plongé dans le sien. « La règle est simple si l’on veut jouer. En plus d’accepter la notion de défaite, il faut savoir également envisager l’importance de la victoire… » Sydney était comme possédée. Elle n’agissait plus avec sa rationalité mais de par la fougue éprouvée par ce contact si… intense ! « Et tu ne m’as pas encore prouvé que tu le méritais ! » Souligna-t-elle à l’instant même où elle se reprit. A cet instant précis où, dans sa propre provocation, le Corbeau échouait en laissant le bord de sa lèvre inférieur effleurer celui de la lèvre supérieur de la Pie.

Laissant son ennemie au sol, Sydney c’était alors redressée d’un bond, d’une traite. L’élève parfait, le premier de la classe venait d’être pris en flagrant délit de faute grave ! C’était donner le bâton au bourreau afin qu’il puisse nous battre. Dos à son oiseau, ses joues s’étaient empourprées violemment et elle ne put retenir un petit secouement de tête bien senti. « Reprends-toi… Et coffre-là ! » Se murmura-t-elle à elle-même de façon pratiquement inaudible. Mais commettant une autre erreur d’envergure : elle laissait une fenêtre d’action largement suffisante à sa Pie pour continuer les œuvres de son diabolique tourment !


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Braquer une banque ? Même pas peur. [PV le Corbeau]

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