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Evasion impossible [Gabriel Sullivan]

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Message posté : Sam 31 Mar 2018 - 1:04 Message
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Evasion impossible

C’est avec une migraine aiguë accompagnée d’une sensation de lourdeur que Gwen redresse sa tête tout en clignant plusieurs fois des yeux pour éclaircir sa vision floutée. Lentement mais surement, elle regarde autour d’elle et constate avec confusion qu’elle se réveille enfermée dans une pièce carrelée d’un blanc cassé, faiblement éclairée par une ampoule grésillant au plafond et dont l’air est imbibé d’une vieille odeur d’eau de javel, celle qu’on utilise pour récurer les toilettes qui puent la pisse et le vomie. Sans fenêtre, si l’on ne compte pas la porte métallique près d’un angle mural. Allongé contre mur, Gwen tente de se relever, mais constate très vite que ses mains comme ses pieds sont ligotées par d’épais liens métalliques tressés. Elle tente de les rompre de force avec un quart de sa force surhumaine, pour finalement user de ses dix tonnes de force musculaire, en vain.

En quoi ils étaient faits ses liens ? Mais plus importante encore, où se trouvait-elle ? Gwen fait l’effort de se remémorer les derniers moments qu’elle a vécus avant de se réveiller ici. Elle se souvient d’avoir discuté avec Annabelle, la gérante de son institut, sur un projet de campagne publicitaire afin de faire mieux connaître son institut dans tout le pays. Une conversation qui avait commençait aux alentours de seize heures et duré une heure et demie, avant de faire route pour son night-club favori qui se trouvait au quartier du théâtre en allant prendre le monorail. Ça tombait bien, l’institut Blackburn se trouvait pas loin de la gare la plus proche, lui épargnant les bouchons en voiture durant les heures de pointe. Ce n’est pas pour rien si elle a choisi d’emménager en plein centre-ville plutôt que de continuer à vivre dans le vieux manoir de feu son père. Elle passait toujours par une ruelle adjacents deux immeubles situer cent mètres plus loin de la rue en partant de la droite de son institut, qu’elle avait l’habitude de prendre depuis longtemps sans rencontrer le moindre pépin. Du moins, jusqu’à ce que quelqu’un lui plaque un torchon contre son nez, après avoir traversé la moitié de la ruelle. Puis plus rien, le noir complet.

Un kidnapping ? Quelle question, évidemment que ça l’est. Certainement le tout premier enlèvement de sa vie. Elle peut encore sentir les restes de chloroforme sur la partie basse de son visage, ce qu'il veut certainement dire que cela ne fait pas longtemps qu’elle est enfermée ici. Du moins c’est ce qu’elle pense. Elle n’a aucune idée du temps exact qu’elle est restée inconsciente, mais elle compte bien le découvrir une fois qu’elle se sera évadée d’ici et le plus tôt possible. Une fois sa vision remise d’aplomb elle aperçoit qu’elle n’est pas seule dans cette pièce : deux hommes allongés par terre, dont l’un d’eux est dans un état plus déplorable que l’autre, pour ne pas dire mort. Lorsque le costaud d’entre eux finie par se réveiller et prendre conscience de l’endroit où il se trouve, Gwen est la première à prendre parole.

- Ça va, pas trop mal à la tête mon grand ? Un oxymore pour le moins grossier, teinté d’une pointe d’humour. Si tu te demandes où l’on se trouve, tu t’adresses à la mauvaise personne. J'en sais pas plus que toi Lui-même ne doit pas savoir non plus. Est-ce que tu as souvenir de l’enfoiré qui nous a mis ici ? Car ce n’est pas le cas pour moi.

Les raisons de son enlèvement par son ravisseur peuvent être nombreuses : trafic d’organe, snuff movie, sacrifices rituel, jeux sadiques, pour ne citer que ces exemples.

- Faut qu’on trouve un moyen de s’échapper d’ici.


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Message posté : Mar 10 Avr 2018 - 18:02 Message
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ϟ Date de Naissance : 18/05/2001
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ϟ Signes particuliers : - 1m89
- Cheveux à la limite du grisonnants
-Flegmatique, nonchalant
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise du corps-à-corps
- Maîtrise des armes à feu
- Développement de griffes rétractables et de canines
- Odorat sur-développé
- Ouïe sur-développée
- Vue sur-développée
- Agilité sur-développée
- Communication avec les félins
Tout ce que j'entendais, c'était une voix, plutôt féminine, mais surtout lointaine, je comprenais rien... On aurait dit un rêve, si seulement. Le simple mouvement de me redresser me coûtait un effort beaucoup trop grand. Je voulu me masser le crâne, aussi lourd qu'une enclume, mais réalisai alors que tous mes membres étaient attachés par des liens que je voyais pas souvent. Je me raclai la gorge pour mieux m'imprégner de l'ambiance olfactive du lieu. Mauvaise idée, je fus assailli par des trucs dégueulasses. Je me rendais compte que la femme qui m'avait parlé devait attendre une réponse, mais je m'étais contenté de garder les yeux ouverts en observant les alentours, le regard vitreux.

A côté de moi, il y avait un autre gars. Je me traînais vers lui pour prendre son poul, il était bien trop faible pour qu'il finisse par se réveiller, mais il y en avait un. Ensuite, je regardais les issues possibles, une seule, sûrement sécurisée vu la qualité de nos liens. Pas de fenêtres non plus. Sûrement un sous-sol, peut-être une remise d'un bâtiment abandonné, ou des chiottes vu l'odeur. Après avoir noté tout ça dans ma tête, je porte finalement mon attention sur la rousse en face de moi, bien vivante, enfin au moins autant que moi. Au moment où je croisai son regard, j'eu un frisson. Pas de peur ou quoi que ce soit, c'était plutôt une manifestation du symbiote. Ça lui arrivait quand il cherchait à me prévenir de quelque chose. Mais vu que j'ai pas de décodeur, je pouvais pas en savoir plus.

Je fis non de la tête en guise de réponse à l'inconnu :

" J'crois que j'ai été frappé, déclarai-je finalement, en m'occupant de retourner le mourant, usant mon dos et mes jambes pour le pousser lourdement. "

Allongé sur son ventre, je tournai la tête pour savoir si sa tête me disait quelque chose. Mais son visage ne me rappelait absolument rien. Une fois redressé, je pris le temps de soupirer. On était dans un putain de merdier, mais au moins, on était deux et chacun allait sûrement se montrer utile.

" J'ai jamais vu ça avant, dis-je en montrant mes poignets enchaînés à la rousse, on dirait un alliage, avec des métaux souples, je sais pas... Vous le connaissez lui? fis-je en désignant du me ton le corps inerte. Il est attaché comme nous, mais je sais pas pourquoi, lui, d'ici une heure, il sera mort, voire moins..."

Alors que j'allai me diriger vers la porte, le type se réveilla brusquement. Enfin, il se mit surtout à s'étouffer dans son propre vomi à priori. Il y eut juste après ça un grésillement et une voix retentit dans la pièce, tandis que l'ampoule grésillait plus que jamais :

" Bien, j'attendais que nôtre troisième ami se réveille. "

" Faut le retourner, lançai-je en retournant aussi vite que possible vers le type qui semblait faire une crise, peut-être même une overdose. "

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Message posté : Mar 10 Avr 2018 - 23:55 Message
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Evasion impossible

Gwen constate qu’elle-même et le quarantenaire n’ont pas l’air d’avoir été kidnappés de la même manière. Ce dernier avoue s’être fait cogner par quelqu’un ou quelque chose avant d’examiner la troisième personne ici présente. De son côté, Gwen contemple ses liens au niveau des chevilles en se demandant toujours dans quelle matière ils ont été conçus. L’avis de l’inconnue sur l’alliage de leurs entraves tient la route, la texture lisse et métallique des liens ne fait aucun doute pour Gwen qu’ils sont faits dans un alliage de métaux non conventionnels. Cela veut donc dire que leurs ravisseurs connaissaient leurs natures de métahumains, d’une manière ou d’une autre, autrement pourquoi se casser la tête à attacher des personnes lambda avec des liens conçus dans un super acier alors que de simples liens peuvent faire l’affaire ? Ça n’a aucun sens.

À son étonnement, Gwen apprend que l’homme allongé à ses côtés n’est pas vraiment mort selon les dires du quarantenaire. Mais qu’il risque de l’être dans pas longtemps. Elle jette un œil sur le visage de l’homme inconscient en se penchant sur le côté pour avoir un meilleur angle de vu. À en juger par son costume et de son apparence, ce doit être un employé de bureau un peu plus âgé qu’elle, entre trente-cinq et quarante ans. Elle secoue la tête.

- Non, il ne me dit rien qui vaille.

Alors qu’elle cherche un moyen de se libérer de ses entraves pendant que le quarantenaire cherche à se rapprocher de la porte, voilà que l’homme inconscient brise le silence monotone de la salle en se noyant dans son vomi. En temps normal elle l’aurait laissé crever dans son coin, mais comme elle a une image d’honnête jeune femme respectueuse aux yeux des gens et de la loi il est dans son intérêt de venir en aide aux personnes en difficulté, sous peine d’avoir des ennuis judiciaires. En tout cas, si elle sort d’ici vivante avec l’homme mature.

- Je m’en occupe.

Sitôt dite qu’elle enchaine immédiatement par un joli saut carpé qui la remet debout sur une jambe, l’autre ne pouvant toucher le sol. Puis elle se rapproche du trentenaire de quelques pas à cloche-pied, puis elle s’accroupit tout en se penchant en avant pour pivoter son corps sur le côté gauche avec ses mains liées pour lui faciliter l’évacuation de son vomit par terre. Génial, comme si la pièce ne sentait pas assez mauvais. Le visage de Gwen affiche un air dégouté et ne tarde pas à s’éloigner jusqu’au milieu de la pièce pour moins sentir l’odeur de vomir assez forte.

Après avoir toussé à en cracher ses poumons, l’employé de bureau regarde Gwen et son comparse puis observe son environnement en prenant un air paniqué. Gesticulant comme un ver de terre.

- Mon dieu mais où je suis !? Quel est cet endroit !?
- Ne nous regarde pas comme ça mon chou, on se pose la même question que toi. Hé puis c’est inutile de paniquer, ce n’est pas comme ça qu’on va sortir d’ici. La première des choses à faire, c’est de pouvoir nous libérer de ses liens.
- Plus facile à dire qu’à faire ! Putain, je ne veux pas mourir ici !
- Tu vas la fermer oui ? Ne m’oblige pas à te renvoyer au pays des rêves, capiche ? Haussa-t-elle sur un ton autoritaire qui fait fermer le clapet de l’homme qui continue de stresser en silence et essayer à se libérer de son côté. J’aime mieux ça.

Ceci fait, Gwen continue de se tenir sur une jambe et de faire creuser ses méninges pour se sortir d’ici.


    Lancé de dé N°1:
    Réussite : Gwen parvient à se libérer de ses entraves par des contorsions et mouvements de ses membres.
    Échec : Ca risque de prendre plus de temps.



    Lancé de dé N°2 :
    Réussite : Gwen parvient à défoncer la porte à coup d’épaule.
    Échec : La porte n’est même pas tordue.



    Lancé de dé N°3 (si échec de jet N°2) :
    Réussite : En cherchant bien, Gwen repère un conduit d’aération au-dessus de sa tête.
    Échec : La grille du conduit d’aération est impossible à retirer.


Les avantages d’avoir une agilité surhumaine sont nombreux, mais celui d’avoir une plus grande facilité que les autres à pouvoir s’évader sont sans aucun doute l’un des meilleurs. En contorsionnant les muscles, les articulations et les tendons de ses bras, Gwen arrive lentement à faire glisser ses liens entre ses doigts pour finalement les extirper des entraves métalliques qu’elle jette dans un coin de la pièce. Maintenant qu’elle a les mains libres, se défaire des liens sur ses chevilles devient un vrai jeu d’enfant en dénouant le nœud des dernières entraves.

Ceci fait, elle se rapproche du quarantenaire et de l’employé de bureau pour les aider à dénouer les liens en super alliage, pas plus compliqué que de défaire les nœuds des chaussures. Des nœuds qu’elle n’aurait pas pu défaire sans sa force surhumaine, vu qu’ils sont assez durs à tordre entre ses doigts habiles.

Elle se relève pour ensuite reculer d’un pas pour avoir les deux hommes dans son champ de vision.

- Aller les garçons, il est temps qu’on se tire.

Gwen marche vers la porte blindée qu’elle tente d'ouvrir. Sans surprise, elle est verrouillée. Bon ben tant pis, elle opte pour la manière forte en défonçant sans difficulté en tirant sèchement la serrure vers elle, faisant péter le verrou dans un fracas métallique. Cela trahit peut-être sa nature de Super, mais dans ce cas de figure elle va faire une exception. Avec un peu de chance, les hommes penseront peut-être que c’est dû à la rouille qui ronge partiellement la porte.

- Les dames d’abord. Ajoute-t-elle en souriant, avant de quitter la pièce en première.

Gwen arrive dans un long couloir en béton dont le fond conduit vers une cage d’escalier angulaire, avec une série de portes blindées sur les côtés. Contrairement à celle qu’elle a défoncée, elles sont toutes plus ou moins entrouvertes. Curieuse, Gwen pousse l’une d’elles et regrette vite d’avoir fait ça en tombant sur une pièce où est entreposée de trois cadavres desséchés des civils affichant tous une expression d’effroi sur leurs visages à vous glacer le sang. Ce qui l’intrigue avant tout c’est l’odeur assez particulière qui planait dans cette pièce. Non pas une odeur de putréfaction qu’elle sait reconnaître, mais autre chose qu’elle a du mal à décrire. Un mélange bizarre entre l’iode et le plastique. Sans parler du teint gris foncé des corps que l’on ne retrouve pas dans le processus de putréfaction.

Elle se tourne vers les hommes, plus particulièrement le quarantenaire qu’elle lui fait signe de la main de voir ce qu’elle a vu.

- On dirait bien que nos ravisseurs n’étaient pas à leurs premiers kidnappings. Mais le plus troublant à voir, c’est l’état de leur corps. Elle pointe du doigt l’ensemble des corps. Regarde-les. Aucune trace de décomposition sur eux, pas même une mouche ne planée sur eux. A croire que les vers ne veulent pas goûter à leurs chairs mortes. pourtant des nuisances, ce n'est pas ce qui manque.

Juste après avoir fini de parler, un grondement ponctuel, mais intense produit par un bruit énergétique (les mêmes qu’on entend dans les films Transformers) retentit en haut, faisant clignoter frénétiquement les lampes industrielles et vibrer les portes métalliques du couloir. Cela ne manque pas de faire sursauter le trentenaire qui lève ses yeux aux plafonds puis de se cacher derrière le quarantenaire, sans que Gwen ne prête attention à sa réaction. Celle-ci lève également son regard vers le plafond.

- C’était quoi ça ?

Quoi que ce soit, cela ne présage rien de bon. Tout ce qui lui importe c’est de quitter cet endroit vivant pour ne pas finir comme les malheureuses victimes occupant la pièce voisine.


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Message posté : Mar 10 Avr 2018 - 23:55 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Jugement du Hasard' :


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Message posté : Mar 17 Avr 2018 - 14:50 Message
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Je me sentais bien con à me traîner par terre en voyant la rousse se relever aussi facilement. Mais bon, on a pas tous la souplesse adéquate pour un saut comme ça. Je suis déjà dans un meilleur état que l'autre type qui s'occupe de recouvrir le sol de son vomi. Elle comme moi sentions l'odeur qui s'installait durablement dans la pièce, et on en grimaçait tout les deux. Cravate serrée, chemise à manche courte bien rentrée dans le pantalon et vieilles chaussures cirées, ce gars avait tout de l'employé administratif modèle. Je profitais de ce moment pour reculer et m'asseoir dos au mur, près de la porte. Voilà que le mec reprenait ses esprits, et il ne semblait pas aussi serein que nous autres. Ce qui était plutôt normal finalement, c'était plutôt nous qui étions anormal. Attaché dans une espèce de prison dégueulasse, on devrait pas être aussi sûr de soi. Enfin, moi, je me connais. Mais la fille, elle réagissait comme moi, avec un côté un peu plus déterminé sûrement. Ça m'intriguait.

Elle s'occupa de calmer l'autre abruti. Les petits surnoms qu'elle nous donnait... Ceci dit, elle était debout en train de cogiter ou je ne sais quoi, et moi j'étais assis, en train de... Bah de rien faire. Mais il valait mieux pour l'instant que je reste à ne rien faire, pour observer la situation, jauger mes deux camarades, essayer de voir pourquoi j'étais là. Mais ce que je vis me confirma qu'on n'était pas face à une femme lambda. Lorsqu'elle se mit à plus ou moins se désarticuler pour se défaire de ses liens, le gratte-papier et moi eûmes un regard déconcerté. Je mis mes mains dans mon dos en évident pour lui faciliter la tâche quand elle vint me détacher. Je pus enfin me relever et m'étirer quelques instants avant de réaliser que la blessure à l'arrière de ma tête avait déjà disparue. Je ne pus m'empêcher de sourire intérieurement, satisfait de cette capacité qui semblait être apparue récemment dans mon organisme.

Elle avait par contre une façon de nous parler étrange, un peu trop sûre d'elle à mon goût. Mais passons. C'est elle qui semble mener le groupe donc laissons ça comme ça. La porte, qui me semblait assez solide, céda en deux secondes face à la rousse. Bon... certes, la rouille y était peut-être pour quelque chose, mais j'pense pas que n'importe qui puisse déglinguer une porte comme ça aussi facilement, rouille ou pas. De toute façon, c'est une bonne chose d'avoir une personne comme ça dans le groupe, mieux que le type à l'arrière. Quoi qu'il cache peut-être bien son jeu.

Pendant quelques instants, on avançait dans un long couloir sans qu'aucun son ne vienne nous déranger. Puis peu à peu, je réalisais que nôtre prions n'était qu'une pièce parmi d'autres. On était sûrement dans un ancien laboratoire ou quelque chose comme ça. Toujours première, l'inconnue nous fit signe de la rejoindre dans l'une des chambres froides. Enfin, des chambres froides, ou des trucs s'en rapprochant. L'odeur n'était pas celle de tout ce qu'un humain peut rejeter comme c'était le cas avant. Non, mais ce mélange d'odeur me rappelait quelque chose. Les scientifiques qui bossaient sur la Méta-X, j'avais parlé avec eux, j'avais même visité l'un de leur meilleur labo clandestin. Et un type m'avait parlé d'un gaz qui permettait de conserver des corps pendant quelques semaines sans risque de décomposition. J'en suis pas sûr, mais apparemment, l'odeur était caractéristique et il me semble qu'il avait décrit ce que je sentais actuellement.

Mais je fus interrompu par un son assourdissant, dont l'origine était sûrement énergétique au vu de la déflagration qu'il produisait : chaque ampoule grésilla pendant quelques instants, les portes vibrèrent et les murs se mirent à trembler. Je sentis l'autre abruti qui posa une main sur mon épaule gauche, tremblant. Je n'attendis pas la fin du grondement pour écarter cette main d'un mouvement d'épaule brusque, sans accorder un regard inutile au type qui devait déjà être assez apeuré comme ça.

" Je sais pas, on va peut-être devoir passer par là d'où ça vient si on veut sortir de toute façon. "


" On devrait plutôt se cacher! On va pas foncer dans la gueule du loup quand même, si?! "

Sans attendre, je commençai à monter les escaliers, me penchant pour observer si on allait devoir grimper pendant un long moment.

" J'te demande pas de nous suivre, garçon. "

Apparemment, on avait été enfermé à plusieurs mètres sous terre, vu la longueur des escaliers et l'absence de fenêtres, en plus, l'air était lourd, souvent caractéristique d'un sous-sol mal aéré. Et au bout de trois ou quatre minutes de silence, une porte s'opposa à nous. Ce silence me conforta d'ailleurs dans l'idée que la fille avait l'habitude de se retrouver dans des situations comme ça... tandis que le gars avait pas arrêté de parler tout seul, d'essayer de se rassurer. Mais je lui en voulais pas, c'était normal de paniquer. Il avait sûrement eu de la chance de se retrouver enfermé avec nous. La porte n'était pas verrouillée, et ce qu'elle abritait n'était autre qu'un autre couloir, vitré celui-ci. Les salles que les vitres nous laissaient voir servaient d'entrepôt à cadavres. En m'approchant, je remarquais que ceux en-dessous semblaient être dans un état de décomposition peu avancé, les effets du gaz avaient du se dissiper, tandis que ceux du dessus étaient encore gris.

La porte suivante étaient quant à elle entrouverte, et des sons mécaniques se faisaient entendre de l'autre côté. Juste avant que je n'ouvre la porte, un autre grondement se fit entendre et les vitres vibrèrent si fort qu'elles créèrent elles aussi un autre son... Enfin bref, j'ouvris la porte prudemment et à peine étions-nous entré que j'entendis des sons de pas. Je tirais donc le gars par son col pour le ramener de l'autre côté de la porte tandis que la rousse était déjà revenu.
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Message posté : Sam 28 Avr 2018 - 21:29 Message
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Evasion impossible

Gwen ne peut qu’approuver l’avis du quarantenaire : pour sortir d’ici, il va falloir passer par l’endroit où a eu lieu l’intonation énergétique à un moment donné. Ce n’est pas dans un sous-sol qu’elle risque de trouver une issue de secours. De toute façon elle ne peut que spéculer sur les possibilités d’évasions alternatives, vu qu’elle n’a toujours aucune idée de l’endroit où elle se trouve. Cela peut tout aussi bien être un bunker que la cave d’un hangar désaffecté perdue en Europe de l’Est. Pour le savoir, il n’y a pas trente-six solutions.

Elle ne fait pas attention aux jérémiades du col blanc qui se contente de ne pas répondre au commentaire du quarantenaire et se contente de suivre celui-ci ainsi que la rousse montant les marches de l’escalier de béton en colimaçon. Au bout d’un moment de marches, Gwen passe une porte métallique qui débouche sur un couloir vitré exposant des pièces où sont entreposées des piles de cadavres comme à l’étage d’en dessous. Observant le couloir de gauche à droite, Gwen constate que les corps sont nettement mieux conservés que les précédents. En regardant de plus près elle remarque que les macchabées ont tous une longue incision propre au niveau du ventre qui ne laisse plus aucun doute sur un possible prélèvement d’organes pour alimenter un trafic d’organe. Un classique dans le crime organisé.

L’avantage avec l’invasion du terminus c’est que les mafieux et autres groupes criminels peuvent kidnapper des gens sans être trop s’inquiéter des héros et vigilant, trop occuper à chasser les envahisseurs ayant investi les quartiers périphériques où des portails du terminus surgissent sans prévenir. Depuis des mois, difficile de savoir si les disparitions de civils sont dues aux envahisseurs ou bien aux criminels tirant leurs épingles du jeu pour se permettre des choses qu’ils ne prendraient pas le risque en temps normal. SHADOW ne fait pas exception à la règle non plus.

Mais alors pourquoi Gwen et ses compagnons n’ont pas fini comme tous ces gens pendant leur sommeil ? Elle ne tarde pas à avoir une réponse lorsqu’elle entendit un énième grondement provenant d’en haut, faisant vibrer tout le couloir vitré. Bien plus puissant que le précédent, au même moment qu'un rugissement monstrueux, le genre à provoquer des séismes en Indonésie. Elle entends également des coups de feu et hurlements qui s’ensuivent et que Gwen peine à entendre d’ici sont bien partis pour le confirmer. Mais qu'est-ce qui peut bien ce passer là haut ?

Elle ne tarde pas à entendre des bruits de pas se rapprocher de la porte entrouverte en face d’elle. Gwen a donc le réflexe de retourner dans le couloir vitré et d'entré dans une pièce au hasard pour aller se cacher dans une pile de cadavres. Ce n’est pas très glamour, mais elle va faire avec. Quelques instants après, deux hommes déboule dans le couloir pour se diriger vers l'étage en dessous, hurlant de panique en balançant des phrases dans un dialecte des pays de l’Est que Gwen reconnaît entre mille. Le russe bien évidemment, ce qui tombe bien puisqu’ elle maîtrise cette langue. D'aprés ce qu'elle a compris, une gigantesque créature monstrueuse vient de sortir d'un portail qui s'est ouvert non loin du hangar de la mafia russe où Gwen et ses comparses se trouvent. Le genre d'information qui ne met pas Gwen à l'aise, loin de la même.

Une fois partie, Gwen s’extirpe des cadavres en putréfaction puis regardés bien qu’il n’y ait aucun Terminien dans le couloir vitré ou dans l’autre en regardant vers les directions opposées. Elle soupire de soulagement avant d’avertir ses comparses que la voie est libre. Une fois que les hommes sont sortis de leurs cachettes, elle vit l'employer de bureau à deux doigts de sombrer dans la panique.

- Putain mais c'était quoi ce truc qui vient de résonner à l'instant !?
- J'en sais rien et franchement je ne veux même pas le savoir. Tous se qui importe c'est qu'on se barre d'ici en vitesse.
- Quoi !? tu veux aller dehors alors qu'il y a un monstre géant !? Mais t'es malade toi !!
- Comme le monsieur vient de le dire, t'es pas obligé de nous suivre. Et puis tu crois que c'est moins sûr que de rester avec les deux fuyards de la mafia russe ?

Sans même attendre une réponse du trentenaire, Gwen ouvre la voie en montant les escaliers deux par deux. Elle arrive dans l'angle du fond arrière d'un hangar dont le côté opposé est à moitié dévasté par une énorme créature vaguement reptilienne, en train de se faire canarder par des hommes de main de la mafia russe. Du moins ce n'est qu'une question de minutes, car ils sont en train de se faire laminer par le charognard titan. Des parties inférieures et supérieures du corps de leurs collègues sont éparpillées un peu partout, quand ce ne sont pas des bouillies dissoutes par la salive acide de la créature Terminienne. Un spectacle macabre qui ne manque pas de remuer l'estomac de Gwen qui manque de vomir son dernier repas.


    Lancé de dé :
    Réussite : Gwen aperçoit la voiture d'un mafieux qui n'a pas été détruite par le charognard titan.
    Échec : La fuite à pieds reste le seul choix possible.


Elle se précipite par la porte de sortie de secours non loin de l'escalier, débouchant sur une place où une dizaine de voitures ont été presque toutes détruites. Au moins elle est certaine qu'elle se tient dans les docks de Starcity, c'est déjà ça de bien. Par chance, elle aperçoit une voiture à peu près intacte et encore en état de marche, entre deux voitures à moitié écrasées. Ça ne pouvait pas mieux tomber !

Elle court rejoindre la place côté conducteur, mais découvre que la clé du contact n'y est pas. Elle pousse un soupir agacé et se tourne vers Gabriel.

- Hé toi. Tu sais comment démarrer une voiture sans la clé ?

Gwen sait comment s'y prendre, mais comme elle revêt sa couverture civique et qu'elle se tient aux côtés de civils dont elle ne sait rien, elle ne veut pas prendre le risque d'attirer plus de suspicion sur elle. Déjà que le coup du relever carpé et de la porte qu'elle défonce facilement était moyen...

Elle espère juste qu'il ne traîne pas trop. Car les coups de feu se sont tus brusquement, mais pas la grosse bestiole.



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Message posté : Sam 28 Avr 2018 - 21:29 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Des Ombres dans la N' :
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Message posté : Mar 1 Mai 2018 - 21:07 Message
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Cartel Rouge
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ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 18/05/2001
ϟ Arrivée à Star City : 11/01/2018
ϟ Nombre de Messages : 114
ϟ Nombre de Messages RP : 44
ϟ Crédits : Blondie
ϟ Célébrité : Jeffrey Dean Morgan
ϟ Âge du Personnage : 47 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Lieutenant du Cartel
ϟ Réputation : Niveau 4
ϟ Signes particuliers : - 1m89
- Cheveux à la limite du grisonnants
-Flegmatique, nonchalant
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise du corps-à-corps
- Maîtrise des armes à feu
- Développement de griffes rétractables et de canines
- Odorat sur-développé
- Ouïe sur-développée
- Vue sur-développée
- Agilité sur-développée
- Communication avec les félins
Lorsque les coups de feu et les cris retentirent, notre petit camarade devint aussi blanc qu'une aspirine et je suis sûr que ses jambes avaient manqué de céder. Moi, j'étais plutôt habitué à tout ça, alors en plus, entendre ça après tout ce que j'avais vécu ces dernières, c'était plutôt pas mauvais signe. Des coups de feu comme ça, c'est forcément signe que ça tourne mal pour les ravisseurs. D'ailleurs, ils arrivaient sûrement, j'attrapai alors le type par le col pour l'entraîner avec moi dans la pièce opposée à celle où se trouvait la fille. On était accroupi sous la fenêtres , les types derrière nous passèrent trop vites pour nous voir. Mais pas assez pour nous épargner l'odeur de la putréfaction. Tout ces corps semblaient avoir été vidé. On était donc finalement des potentielles victimes d'un trafic d'organe... Super... Je dus coller ma main sur la bouche béante du jeune pour l'empêcher de crier devant ce tas de macchabées. Ceci-dit, c'était plutôt compréhensible ça. C'est quand on s'en formalise plus qu'il faut commencer à s'inquiéter.

Dès que la rousse nous affirma que la voix était libre, le gratte-papier se rua hors de la salle et sembla d'abord tenter un exercice de respiration avant de se mettre à harceler l'inconnue. Après cette petite pause, on la suivit dans les escaliers puis le hangar où le monstre détruisait tout sur son passage. Cette fois-ci, il me semblait que le jeune avançait beaucoup plus vite que moi. Je fis une grimace devant les restes humains éparpillés un peu partout sur le sol. J'entendis le type retenir ce qui s'apparenter le plus à une petite remontée gastrique. Je me surprenais d'ailleurs à m'en sortir plutôt bien de ce côté là, même si mon estomac était un peu secoué à l'heure actuelle.

" Oooh, merde c'est dégueulasse, fis-je, me couvrant le nez d'une main tandis que je traversais une flaque de purée humaine. "

On se rapprochait de plus en plus de la porte. J'attrapais le gars par le bras pour l'inviter à accélérer :

" Allez, on y est, accélère! "


Enfin, on sortait du bâtiment. Je fus ébloui par la lumière brutale du soleil pendant quelques secondes. On était au beau milieu de la journée, c'était déjà ça... 'Fin, ça nous avançait pas à grand-chose. Bref, mes talents étaient apparemment requis pour démarrer une voiture. Dommage, j'aurais bien aimé passer pour le plus con des mecs, ça m'aurait arrangé. Mais il fallait bien s'éloigner de la bestiole encore à l'intérieur du hangar. D'ailleurs, en tendant l'oreille, on pouvait aisément comprendre qu'elle avait déglingué tous les types et qu'elle allait sûrement sortir.

Après m'être cogné contre le haut de cette voiture bien trop petite, je commençai à bidouiller les fils comme je l'avais appris il y a bien longtemps. Par chance, j'avais trouvé une pince dans la boîte à gant, je pus donc démarrer la voiture et invitai tout le monde à rentrer dedans. Heureusement que j'avais fait vite parce que le bestiau avait déjà défoncé la plus grande partie du hangar et respirait maintenant l'air libre des Docks. Il y avait une dizaine d'endroit vers où se diriger, mais naturellement, évidemment, il se dirigea vers nous.

Il n'y avait plus qu'à espérer que la voiture tienne le coup. J'appuyai sur l'accélérateur et commençai à distancer le plus possible le gros truc. Dans le rétro, je pouvais voir que c'était très moche ce qui nous poursuivait, très moche et très gros.

" On va quelque part en particulier? On devrait essayer de le faire tomber dans l'eau, ça le gênera sûrement un peu. Comme ça les héros prendront le relais et nous on recevra le prix du citoyen le plus courageux de l'année 2018. "

" Mais vous êtes sûr que... "

" On se tait à l'arrière, je parle à la dame. "
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Message posté : Ven 4 Mai 2018 - 19:15 Message
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Evasion impossible

Gwen laisse passer le quarantenaire monter dans la voiture pour faire démarrer la voiture en manipulant des câbles qu’il a fait sortir du cache sous le volant. De son côté, elle fixait toutes les cinq secondes la partie à moitié effondrée du hangar par la créature reptiloïde qui est en train de humer l’air à la recherche de nouvelles proies, n’ayant pas encore repéré Gwen et ses comparses. Pour le moment, en tout cas. Gwen était loin de paniquer à la vue du monstre Terminien, mais ne montrait aucun signe de peur auprès des inconnues qui trouveraient suspect chez une civile ordinaire telle que Gwen. Ou plutôt sa

Un sursaut d’enthousiasme surgit en Gwen lorsqu’elle entend le moteur de la voiture ronronner, mais dont le manque de discrétion attire l’attention du charognard qui pousse un sifflement inquiétant, comparable à celui des crocodiles lorsqu’ils gardent la gueule ouverte. Gwen ouvre une portière et s’installe à toute vitesse sur la place avant, côté passager, tandis que le deuxième larron s’installe à l’arrière. Mais alors qu’elle crie à l’homme grisonnant de mettre les gaz pour quitter, au lieu de faire ce que toute personne est censée faire par réflexe dans ce genre de situation, il trouve le moyen de demander l’endroit où Gwen souhaite aller, sans même avoir eu le réflexe de mettre le pied au plancher. Et encore, ce n’est pas ça qui dérange le plus Gwen. Non, c’est plutôt l’idée débile d’avoir un moment de gloire en percutant la bestiole avec la voiture pour la faire tomber dans la mer. Même l’employé de bureau a la même réaction que Gwen, se regardant tous les deux un court instant avant que la fausse trentenaire se tourne vers le conducteur.

- Nan mais il est malade ce type !
- Pour le coup je suis du même avis que lui. Elle pointe un doigt accusateur contre le pare-brise, en direction de l’immense créature à moitié caché par l’entrée du hangar. T’as vu la chose devant nous ? Tu penses sincèrement que cette voiture va faire reculer ne serait-ce que d’un minimètre du sol cette Chose du terminus qui doit faire dans les trente tonnes, si ce n’est plus !? Autant se jeter dans la gueule du loup tant qu’on y est, ça revient au même ! Contente-toi juste de nous éloigner le plus loin possible de cette créature, c’est tout ce qui compte ! Sermonne-t-elle sur un ton irritée.

Tout compte fait elle aurait mieux fait de s’occuper elle-même du démarrage improvisé de la voiture.


    Lancé de dé N°1 :
    Réussite : Le charognard titan est pas assez rapide pour rattraper la voiture. La fuite est un succés !
    Échec : Le charognard titan parvient à attraper de justesse la moitié arrière de la voiture. Coupant celle-ci en deux.


    Lancé de dé N°2, si échec de jet N°1 :
    Réussite : La créature est en train de dévorer l’employé de bureau, ce qui profite aux deux survivants de fuir.
    Échec : La victime est vite bouffer par le charognard et se met à poursuivre Gwen et Gabriel.


La voiture se met à crisser des pneus, s’éloignant des voitures alors que la créature surprend Gwen en défonçant un flanc entier du hangar tout en se rapprochant rapidement de la voiture par de grandes enjambées. C’est qu’il est rapide ce sac à main géant. Au grand malheur de Gwen et de ses comparses, la gueule béante du charognard parvient à happer l’arrière de la voiture, levant le véhicule de quelques centimètres du sol.

Par réflexe, Gwen sort en trombe de la voiture, roulant par terre sur le côté avant de se relever et de courir le plus vite possible. Malheureusement, le trentenaire n’a pas eu la chance de s’échapper à tant de la voiture, criant à l’aide de toutes ses forces en paniquant comme jamais alors que le charognard le dévore tout crue, en même temps qu’une partie du véhicule. Voilà ce qui arrive quand on perd du temps à poser des questions inutiles, plutôt que d’appuyer sur le plancher dans l’immédiat pour échapper à un danger de plusieurs dizaines de mètres de long. Il ne lui restait plus que la fuite à pied comme unique alternatif.

Sprintant aux côtés du quarantenaire, elle fait volteface vite fait pour apercevoir le charognard titan en train de les rattraper. L’employé de bureau n’a pas long feu bien longtemps pour permettre à Gwen et son compagnon d’avoir une grande avance sur la bête extradimensionnelle. Même pour distraire le monstre, le trentenaire aura été inutile du début jusqu’à la fin. Elle pointe du doigt un passage étroit entre deux piles de conteneurs, non loin de sa position.

- Par ici !

Elle s’enfonce dans le passage, évitant de justesse un claquement de mâchoire du charognard qui percute violemment les piles, causant un boucan métallique assourdissant par le renversement de quelques conteneurs et donnant un mal de crâne à la rousse. Son visage se crispe en même temps, tandis que la bête est bien décidée à ne pas lâcher ses proies en se tenant devant l’entrée, poussant quelques vagissements effrayants. Haletant pendant une minute, le dos recourbé et se tenant par les genoux, Gwen se tourne vers Gabriel.

- D’ici il ne devrait pas pouvoir nous avoir. Reste plus qu’à voir jusqu’où mène ce passage.



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Message posté : Ven 4 Mai 2018 - 19:15 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :


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Message posté : Mer 16 Mai 2018 - 17:03 Message
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- Communication avec les félins
J’appuyai contre l’appui-tête de mon siège en attendant que les remarques cessent. Personne ne semblait avoir réellement saisi le fait que je ne proposais pas de le pousser dans l’eau. Chacun avait fait sa petite conclusion tout seul sans m’avoir même demandé des précisions. Ma frustration me rappela que je pouvais quitter la voiture à tout moment et la jeter dans la gueule du monstre. Mais comme je suis un être civilisé et poli, je me contentais plutôt de rouler sans quitter la « route » du regard. Ceci-dit, le trajet fut court, interrompu par le sectionnement de la voiture en deux, et les adieux à notre ami à col blanc. Il fut englouti en un instant par le monstre, quoi que ces quelques cris eurent le temps de me rappeler que j’étais quand même dans une situation délicate.

Je roulai hors de la voiture après avoir manqué de me prendre une portière et me mettais rapidement à courir sans attendre de m’être totalement redressé. Je rattrapai la fille tant bien que mal, malgré son rythme effréné. Tandis qu’elle passa sans difficulté dans le passage, je dus jouer des coudes (avec des containers en effet) pour me frayer un chemin. Ce que je dis n’a aucun sens… Bref, appuyé contre un mur, je posai mon cul par terre quelques instants pour reprendre mes esprits et mon souffle. On se débrouillait plutôt pas mal… Mais surtout, on était quand même à trois-quatre mètres d’un putain de monstre gigantesque. Notre abri qui, d’après un rapide coup d’œil, était constitué d’empilement de containers sur trois voire quatre étages, n’allait sûrement pas tenir plus longtemps que le hangar d’où on s’était extirpé.

Bref, comme le disait la rousse, il fallait voir où ça nous menait. J’observai un peu au loin, appuyant sur mon genou pour me relever. On se trouvait au milieu de l’empilement. C’était plutôt bien quadrillé.

« Vous voyez les couloirs qui partent de l’allée principale, lui demandai-je l’un d’eux du menton, on va plutôt en choisir un chacun. Comme ça un de nous deux sera la graille et l’autre aura une chance. »

N’ayant pas envie de faire face à une autre montée de colère de l’inconnue, je me dirigeai vers l’un des couloirs, tandis que les piles de containers commençaient à grincer, et pour cause, le gros truc de l’autre côté arrêtait pas de donner des coups. Tout ça allait finir par céder. Je partais en tentant de me faire le plus petit possible, hésitant même à ramper sur toute la longueur qui me restait à parcourir avant de rejoindre une route, peu importe laquelle.

Finalement, après plusieurs minutes, je parvins à m'en sortir. A pied, je retournais à la maison. Le trajet dura bien trop longtemps. Mais rien ne vaut un petit enlèvement pour vivre ce plaisir d'aller se glisser sous sa couette après une bonne douche bien chaude, devant un petit netflix et du chinois. Ma foi, tout ça reste très classique mais je ne regrette pas de m'être fait défoncé, j'aurais pas pu profiter de ce moment à sa juste valeur sinon.
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Evasion impossible [Gabriel Sullivan]

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