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Lait, friandises et grattouilles #Seto

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Message posté : Sam 17 Fév 2018 - 15:57 Message
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    « Maintenant que j'ai ce qu'il me faut, rien ne m'oblige à te donner le reste de l'argent. »

    Calvine soupire, ce n'est pas la première fois qu'elle entend ce discours après avoir remis une enveloppe avec les informations demandées. Elle est même certaine qu'elle échapperait à ce genre de remarque si elle avait été plus imposante, si elle n'avait pas cette allure de gamine qui sort d'un cours. La jeune fille hausse les épaules et lève un regard blasé sur l'homme qui lui fait face et qui, elle doit bien l'avouer, n'a rien de commode.

    « Non, il n'y a rien qui t'oblige à le faire. » Elle sent un sourire fier commencer à apparaître sur les lèvres de ce type et décide d'y couper court assez rapidement. « Mais tu devrais y réfléchir. Tu peux réfléchir au moins ? »

    On ne sait jamais parce que, parfois, elle a l'impression qui plus un gars à l'air mauvais et avec des gros muscles, plus il est con. Ça doit être une sorte de formule mathématique, une cause à effet. Du haut de son un mètre soixante, elle essaye de garder toute la contenance et le sérieux dont elle peut faire preuve. D'accord, elle ne fait pas peur et n'est pas impressionnante mais ce n'est pas une raison pour se mettre en boule en tremblant au premier problème qu'elle rencontre.

    « Tu crois vraiment qu'il va te laisser faire sans réagir ? Enfin, je veux dire, s'il a été capable de t'avoir ses informations c'est qu'il pourra aussi te retrouver. Vous, les gens, vous ne savez même plus vivre sans avoir plein d'objets connectés. »
    « Parce que tu crois que je vais avoir peur d'un geek planqué quelque part et qui ne se montre même pas ? Je suis certain de pouvoir le casser en deux, juste en un claquement de doigt. »

    Ok. Donc il ne réfléchit pas. A aucun moment il n'est question d'une confrontation entre ce gars et l'imaginaire Ten le hacker. Calvine roule des yeux avant d'enfoncer les mains dans ses poches.

    « Il n'a pas besoin de se déplacer pour te pourrir la vie ou, soyons fous, pour se payer en vidant tes comptes. »

    Le ton est ironique mais, cette fois, il semble comprendre qu'il a plus à perdre en ne payant pas. Pas si bête que ça, finalement. Calvine attrape donc l'enveloppe qu'il lui tend à contre cœur et le regarde partir en marmonnant des choses que, de toute évidence, elle n'a pas envie de comprendre. Il y a des choses, on vit beaucoup mieux sans les savoir !

    C'est à son tour de quitter cette ruelle isolée, qui a servit de transaction, en regardant son téléphone portable qui semble dater d'un autre temps. Même pas internet sur ce vieux modèle qui, clairement, ne sert qu'à téléphoner. Calvine s'est toujours fait passer pour une quiche avec les nouvelles technologies, une façon comme une autre de se protéger. Nouveau soupir en voyant 3 appels en absence et 5 textos de sa mère. Soit disant qu'elle a perdu l'argent qui lui restait pour la fin de la semaine mais qu'il faut absolument qu'elle fasse des courses. L'excuse typique de la droguée qui a « perdu » son argent en faisant « ses courses » mais qui doit en faire d'autres.

    Calvine ne sait pas vraiment ce qui est le plus affligeant dans cette histoire : est-ce que c'est le fait que sa mère ne s'interroge nullement sur la provenance de l'argent que sa fille lui donne ? Ou le fait que cette fille continue de lui en filer pour qu'elle se drogue ? Elle ne va plus avoir assez d'air dans les poumons à soupirer encore et encore... Sur le chemin du retour, elle envoie un message à sa génitrice pour lui dire où trouver un peu de monnaie en attendant qu'elle rentre.

    Direction la 40th avenue où Calvine à un tout petit appartement, sans que sa mère ne le sâche, qui sert de lieu de travail. Un tout petit appartement qui possède un équipement informatique impressionnant et quelques sécurités qui vont avec. Elle arrive au moment où la nuit commence sérieusement à tomber et se retrouve devant un chat... Ce n'est pas le sien mais elle le croise souvent, probablement à un autre propriétaire qui ne prend pas le temps de s'en occuper. Elle n'a jamais compris cette capacité à s'offrir des animaux avant de se rendre compte que c'est trop d'investissement. Bon, en vrai, elle théorise beaucoup parce qu'elle ne sait de cette boule de poil mais elle l'aime bien.

    « Salut toi. »

    Calvine se retrouve accroupie, la main tendue dans sa direction. Bizarrement elle a toujours attendue que ce soit lui qui vienne et non elle qui le force à quelques grattouilles. C'est bien connu, les chats sont des animaux indépendants !

    « Tu sais, j'ai pensé à toi l'autre jour et je t'ai acheté des friandises pour chats. En vrai je ne sais pas vraiment si ce sont des friandises mais, en tout cas, c'était vendu comme ça. »

    Après quelques grattouilles entre les oreilles, si le chat en avait eu envie, elle se redresse en attrapant les clés dans sa poche et désigne, d'un mouvement de tête, la porte de l'appartement.

    « Tu veux venir ? »

    Il paraît que ces animaux sont intelligents – avec une proportion non négligeable de vous faire comprendre que ce sont eux les chefs – mais, dans ce cas-là, Calvine trouve que c'est en dessous de la vérité. Peut-être qu'elle se fait des films mais elle a toujours eu l'impression qu'il comprenait quand elle demandait quelque chose. Du coup, elle ouvre la porte pour le laisser entrer s'il veut.
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Message posté : Dim 18 Fév 2018 - 15:26 Message
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On aurait pu discerner une légère dichotomie dans le caractère de Seto.

D’un côté, le bakeneko était du genre indépendant, épris de liberté. Il aimait faire ce qu’il voulait quand il en avait envie, sans prendre la peine de demander son avis à qui que ce soit.

De l’autre, il avait des goûts de luxe. Il aimait avoir quelqu’un pour lui gratouiller le ventre, il aimait manger des croquettes et de la pâté de bonne qualité.

En gros, il lui aurait fallu un esclave entièrement dévoué à lui donner des grattouilles et à le nourrir. Sauf que ces saletés d’humains ne voulaient pas être ses esclaves. Ils avaient toujours plus importants à faire que de servir un chat, aussi illustre et fantastique eut-il été.

Un scandale quoi.

Le chat devait donc se rabattre sur des humains qu’il trouvait, par-ci par-là. Les petites vieilles se laissaient souvent avoir et lui filaient de la bouffe. Ensuite, elles avaient le mauvais goût de mourir d’une crise cardiaque pendant leur sommeil, des choses comme ça, et il devait en trouver une autre.

Par exemple, sa dernière petite vieille était morte dans son sommeil une semaine auparavant, le condamnant à écumer le quartier à la recherche d’une autre petite vieille, au moins aussi dévouée.

En fait, Seto était tellement concentré sur sa recherche de petite vieille qu’il avait oublié sa mission initiale : rencontrer quelqu’un sensé pouvoir lui fournir de faux-papiers de qualité, qu’il n’avait toujours pas. Il ne comprenait pas bien la vertu magique de ces papiers comparés à d’autres, mais enfin… des gens autour de lui insistaient, c’était important, il lui en fallait. Au cas où qu’ils disaient.

Par un hasard miraculeux, ses deux missions n’en firent plus qu’une seule quand une gamine - bon, ça ne valait en général pas les petites vieilles, niveau gagatisation - qui ressemblait vachement au contact qu’on lui avait donné se montra assez sympathique avec le félin pour qu’il daigna lui accorder son auguste attention. Oui, le chat se percevait vraiment comme ça, dans son esprit.

Il était revenu, plusieurs fois, quémander des gratouilles - oui parce que la gamine ne lui donnait même pas à manger, le scandale - et devait admettre qu’elle ne se débrouillait pas si mal. Ce soir ne dérogeait pas à la règle. Il vint frotter sa tête contre ses doigts tendus et miaule de contentement quand elle parla de nourriture.

Dans son enthousiasme, il aurait presque pu passer au travers de la porte pour aller chercher directement la bouffe, mais il se retint, au dernier moment, préférant filer entre ses jambes dès la porte entrouverte. Il se lança dans une brève exploration des lieux et décida que la meilleure place dans la maison devait être le siège en face de tous ces écrans lumineux.

Maoooow maoooow”.

Il roula sur le dos pour montrer son ventre, en même temps qu’il continuait à miauler en direction de l’humaine.
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