AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 

De mercure, de glaise et d'enchantement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Lun 12 Fév 2018 - 15:15 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Indépendant Neutre
Indépendant Neutre

avatar
Indépendant Neutre

Afficher le profil
l'Enchanteur.
ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 02/12/1992
ϟ Arrivée à Star City : 31/01/2018
ϟ Nombre de Messages : 245
ϟ Nombre de Messages RP : 68
ϟ Crédits : (myself)
ϟ Célébrité : Bernardo Velasco
ϟ Âge du Personnage : 26
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : enchanteur, artiste (peinture et sculpture)
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : hétérochromie (yeux verts, petites touches d'or dans les yeux)
Semble ne pas vieillir
ϟ Pouvoirs : Enchantement ("Charme"/"tempestus"/Hommes/bêtes/objets)
Animation d'objets
Création de portails
Création d'atouts (visualisation/discutions)
Épée de l'Âme (absorption / redirection)
Avatar du printemps (cerf / résistance aux compulsions / force)



Mercure et cie



Le nouveau-né essayait d’ouvrir les yeux et de pousser son cri. Mais nulle aide ne viendrait sur ces points, car il n’était point de chair et d’os, mais de magie et de glaise. De ses améthystes chatoyantes, il verrait la vérité, et ses paupières d’argiles et de pierre empêcheraient jamais que cette vérité ne se ternisse. Ses oreilles n’entendraient point les tourments de ce monde, et il y serait étranger. Elles ne comprendraient que la vérité et la pureté, que l’enfant magique serait amené à préserver coute que coute.

Sa mère, et son père, n’était qu’une seule personne. Il / Elle l’avait façonné de ses mains, sculpté dans la glaise, amoureusement et rigoureusement modelé par la magie, fibre par fibre, avec toute la sagacité et la science d’un homme dévoué à la magie et à la foi. Car c’était avant tout un acte de foi que de créer un golem. Le vieil homme ne souhaitait rien pour lui, même pas la gloire d’avoir créé une telle merveille. Il n’avait pas besoin de compagnie, ne ressentait pas la solitude, car il n’y avait pas de solitude dans le chemin qu’il avait choisit de poursuivre. Mais il avait un fardeau qu’il ne pouvait assumer. Ou deux fardeaux, plutôt. Ce qui était fardeau pour lui pouvait devenir quête pour un autre, et il le savait, mais il était trop vieux, bien trop vieux et las pour servir de guide à ceux qui voudraient se mettre en quête de ces fardeaux.

La créature qui n’avait pas de nom finit par ouvrir ses yeux, ressentant ce qui devait être une douleur, celle de respirer, celle de vivre, celle d’espérer et celle de la solitude. Mais comme il n’avait aucune idée ce que pouvait être la souffrance, et la douleur, il se dit avec son cerveau de pierre que ça devait être normal, bien qu’inconfortable. Ce mot n’avait pas plus de sens, mais comme son père-mère le prononçait régulièrement en parlant de « sa vieille jambe qui lui jouait des tours », il avait compris que c’était associé à un problème, mais pas forcément résoluble.

« Jason Ismaël Joshua. Par ces trois noms, je te lègue le fardeau de la vie. Désormais, tu pourras agir, réfléchir, et vivre sans avoir besoin de moi. J’ai une mission à te confier mon enfant, de la plus grande importance. »


Les cercles gravés à même le sol l’entourait, sans le contraindre, plutôt comme des bras aimants, le berçant. Le vieil homme le regardait avec beaucoup de tendresse et un sourire énigmatique. Jason Ismaël Joshua se leva, tremblotant, et éprouva sa nouvelle condition, ainsi que son premier sentiment. Non pas la joie, mais l’inquiétude. Son père-mère n’était pas loin de franchir le seuil d’où on ne revient plus et il ne se sentait pas près à vivre sa vie seul, sans réel but. Mais quand il reçu des mains de son créateur les deux objets de pouvoir, il se sentit revigoré, et d’une force à toute épreuve. Ses yeux d’améthystes brillèrent, ce qui était équivalent à un sourire, et lorsqu’il approcha les deux objets de sa poitrine, ils se fondirent en lui quelques instants. Puis il plongea sa main de pierre dans son cœur et en ressortis les deux objets à présent accordés. Il portait l’un dans une petite besace accrochée à sa taille, et qui semblait indélogeable. Quant à l’autre, il le portait en médaillon. Il s’habilla, bien qu’il n’eût nul objet de pudeur à cacher, et choisit spontanément des vêtements bruns et verts.

« Alors va, mon enfant, tu as des dons que tu découvriras en chemin, et ce dernier sera bien long. Il adviendra que des hommes, ou des dieux, peut-être, viennent te chercher pour s’emparer de ton leg. Tu seras seul juge de tes actions, et si tu dois céder à leur demande ou non. »

Le vieil homme posa sa main sur l’épaule de sa création, et lui murmura. « saches que tu es lié au monde le plus pur de l’arbre de vie, celui de zakaï. Il te sera ainsi naturel d’y aller comme bon te semble. Il est connecté à bien des époques et bien des lieux, car il existe dans toutes les époques et dans beaucoup de lieux. Là-bas, tes alliés naturels t’écouteront et répondront à ton appel, si tu devais être en difficulté. A présent, marche vers ton destin. »

(…)

Le jeune enchanteur était revenu plusieurs fois dans ce qui avait été la demeure familiale. Sa deuxième demeure. Il la connaissait par cœur, aussi il ne lui avait pas été difficile de ne pas se faire remarquer. Mais, bien qu’il restât quelques broderies de sa mère, ainsi qu’un époux curieusement sincèrement triste, nulle trace de la belle femme aux cheveux aile de corbeau qui avait présidé à sa vie. Nulle trace également dans la petite ferme qui avait été sa demeure la première partie de sa vie. Le mot qui avait été laissé par « son vrai père », ainsi que la menace qui l’accompagnait le laissait parfois transis de peur, la nuit.

Mais son pouvoir avait augmenté, sa maitrise aussi. Il n’était pas encore capable de prouesses digne de Prospéro, dont il avait lu les aventures narrées par un certain Shakespeare, mais il faisait de son mieux pour progresser… Un jour, peut-être, arriverait-il lui aussi à donner forme à des décors d’encre et de poésie.

Fouillant pour la nième fois ce qui avait été la chambre de ses parents, il prit le temps, cette fois-ci, de se poser et de réfléchir. Si sa mère devait lui avoir laissé un message, ça aurait été quelque chose de subtil, qu’il pourrait trouver uniquement parce qu’il la connaissait bien. Il évoqua son souvenir, son sourire et sa grande patience, alors qu’elle brodait inlassablement des motifs complexes qui étaient d’une surprenante modernité vu le contexte. Elle avait réussi un tour de force la nuit ou son pouvoir s’était déclenché, et les avait fait passé, tous les deux, à travers une tapisserie, vers… bon sang oui !

Il se rappelait ce lieu, pourtant si éphémère. Mais depuis il avait appris à créer des portes. Alors, sortant le morceau de papier qu’il utilisait pour ce qu’il appelait « ses atouts », il dessina le lieu, fidèle à sa mémoire. Couleurs, textures et détails se mirent en place, et, lorsqu’il claqua la carte, pour signifier la fin de son enchantement, il se concentra dessus. Immédiatement, un froid caractéristique, comme le contact sur un miroir gelé, ou la surface d’un lac en hiver, lui indiqua que l’enchantement avait fixé. La carte s’anima et il put voir le lieu qui l’intéressait, pouvant même tourner un peu autour, comme le ferait un animal timide avec un champ de vision limité.
Laissant glisser ses mains le long du seuil d’entrée de la maisonnette, il y imprégna se pouvoir particulier qu’il connaissait à présent, se concentrant sur le lieu représenté par la carte. Sans crainte, mais avec beaucoup d’espoir, il franchit le seuil et se retrouva sur les lieux, déserts à cette heure tardive.

La cabane de fortune était toujours là, bien qu’en piteux état. Il y pénétra, sans vraiment savoir ce qu’il allait pouvoir trouver ici. L’intérieur était poussiéreux, mais plutôt en bon état. La couche qui lui avait servi de réconfort le soir de sa fuite était encore présente, et Aidan promena ses mains le long des murs, et des meubles. Ce fut vite fait pour ce dernier point, car il n’y avait guère d’éléments d’agrément dans la cabane.

Et puis soudain, un petit éclat métallique attira son attention. Se baissant, sous la couche, il découvrit un ouvrage, sur un tambourin de broderie, avec l’aiguille à crochet encore accrochée. Une œuvre de sa mère, à n’en pas douter, car les entrelacs étaient caractéristiques… Il promena avec nostalgie ses mains le long des broderies, et il ressentit des fourmillements… Puis il fut assaillis d’une vision, dans laquelle se mêla pèle mêle une vision d’une pierre éblouissante, qui semblait pousser un cri, ou plusieurs cris mêlés, et une créature, petite, les yeux comme des améthystes, qui le regardait droit dans les yeux, lui. La créature tourna la tête et regarda à sa droite, ou un homme d’une incroyable beauté semblait lui aussi étonné. Mais quand les deux hommes se virent, il y eut comme un éclair, une connexion.

Aidan se retrouva groggy, au sol, mais ce n’était plus le sol de la cabane. Une sorte de temple, dont il n’arrivait pas pour l’instant à trouver à quel dieu il était dédié, avait remplacé le décors précédent et une voix péremptoire le somma de se présenter sur le champ…

Il voulait bien, mais, déjà, il lui serait agréable d’arriver à se relever.


Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 13 Fév 2018 - 18:41 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
Tout le monde pensait - à tort, bien entendu - qu’il n’y avait que la Terre Prime pour vénérer les Olympiens. Certes, c’était la version de la Terre que préférait beaucoup - les mortels y étaient particulièrement dévoués - mais ils étaient aussi très populaires sur Tellus, quoiqu’on leur préférait leur prénom romain.

Mercure, de son nom romain, que bien des siècles plus tard, il déformerait pour en faire un nom de famille, se trouvait sur le monde de Tellus, plus particulièrement dans l’un des temples qui lui était dédié. Toujours facétieux, l’Olympien aimait s’y rendre pour répondre directement aux prières des mortels ou pour donner des ordres bizarres à ses prêtres. Parfois, aussi, il s’amusait à suivre les routes, à discuter avec les voyageurs qu’il y croisait.

Pour comprendre pourquoi Hermès était présent sur Tellus, il fallait remonter un peu en arrière. Quand un petit crétin dont il tairait pour l’instant le nom avait annoncé à Hermès qu’il avait “égaré” la corne d’abondance, rien que ça, en se rendant sur Tellus. Pour faire la fête. Cet indice suffisait peut-être à déterminer l’identité de la personne en question. Cette “petite erreur d’appréciation” avait valu au dieu coupable une avoinée de la part de son aîné, condamné à remettre la main sur ce foutu bidule avant qu’un mortel ne tombe dessus.

C’était un peu ça, le problème d’être le dieu à tout faire. On se retrouvait littéralement à tout faire, à tel point que le moindre message à délivrer imposait sa présence, le moindre objet perdu était à chercher par lui, et personne d’autres.

Dans son malheur, Hermès savait au moins où commencer ses recherches, Tellus. D’où sa présence dans l’un de ses rares temples - il était du genre dieu itinérant - où il s’amusait à prendre un ton grandiloquent et une voix grave pour impressionner ses prêtres. Il aurait pu dire n’importe quoi en utilisant cette voix, ça aurait tout de même fonctionné.

Ton dieu est méconteeeeeeent”. Il était très important de laisser traîner les syllabes de ce genre. Pour une raison qui échappait au dieu de l’éloquence, cela renforçait l’impression de grandiloquence. Bien sûr, il avait un juste milieu, avec le risque de faire trop traîner. “Un objet magique a été égaré… Il a la forme d’une corne et distribue des richesses. Répands-le mot, mais ne le garde pas pour toi, si tu ne veux pas fâcher ton dieu, tu… Excusez-moi, je peux savoir ce que vous faites ici? Je suis un peu occupé

Le pauvre prêtre, face contre terre, au pied de l’imposante statue d’Hermès qui trônait dans le naos, le coeur du temple, se redressa un peu. Etait-ce à lui que son dieu posait cette question? Le pauvre homme était certes impressionné, tout autant qu’impressionnable, mais il ne trouvait pas ça très logique. Son dieu en personne lui avait demandé de l’écouter, et maintenant, il s’étonnait de le savoir là?

Euh… Seigneur Mercure?

La voix du prêtre ramena l’Olympien à la réalité.

Ah oui, pardon. Bon écoutez, pour faire court, ramener moi la corne magique. Vous serez béni entre les bénis si vous le faites, enfin les trucs habituels”.

L’Olympien, dans toute la gloire de sa tunique courte, de ses sandales et de son pétase, pivota ensuite vers son nouvel arrivant, arrivé ici avec aussi peu de grâce et d’élégance.

Et donc vous, je réitère ma question. Vous êtes?
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Dim 18 Fév 2018 - 0:20 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Indépendant Neutre
Indépendant Neutre

avatar
Indépendant Neutre

Afficher le profil
l'Enchanteur.
ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 02/12/1992
ϟ Arrivée à Star City : 31/01/2018
ϟ Nombre de Messages : 245
ϟ Nombre de Messages RP : 68
ϟ Crédits : (myself)
ϟ Célébrité : Bernardo Velasco
ϟ Âge du Personnage : 26
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : enchanteur, artiste (peinture et sculpture)
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : hétérochromie (yeux verts, petites touches d'or dans les yeux)
Semble ne pas vieillir
ϟ Pouvoirs : Enchantement ("Charme"/"tempestus"/Hommes/bêtes/objets)
Animation d'objets
Création de portails
Création d'atouts (visualisation/discutions)
Épée de l'Âme (absorption / redirection)
Avatar du printemps (cerf / résistance aux compulsions / force)



Mercure et cie



Il se rendit compte qu’il avait encore dans sa main droite le tambourin brodé. Depuis qu’il cherchait à connaitre l’histoire de sa mère, il découvrait qu’elle avait ourdit des plans le concernant depuis longtemps. La sorcière, car s’en était une, il en était sur à présent, semblait avoir des idées bien particulière sur l’avenir et la carrière de son rejeton dont l’âme avait été, en partie, emprisonnée dans une tapisserie. Peut être même, à bien y réfléchir, que cette partie aussi constituait un plan plus vaste. Seulement Aidan / Blake avait horreur de se sentir manipulé, et il commençait à ruer dans le box de son avenir, devenu soudain trop étroit.
Il se releva, des mots au goûts ancien et raffinés le percutant avec la grâce d’un papillon et la force d’un trente huit tonnes…

« Je… Je m’appelle Aidan.. Fils du seigneur Fanhailam, et je ne sais pas comment j’ai atterri ici.. Du moins... je ne sais pas pourquoi, le comment se trouve surement la dedans... »

Il montra le tambourin brodé qui avait déclenché la vision et sa venue impromptue dans ces lieux… Un piège ou un guide ?

Cependant, alors qu’il tournait sur lui-même pour tenter de comprendre, il fut soudain pris d’une crainte ancestrale. Il était dans un temple, et, à moins qu’on lui joue un mauvais tour, le bel individu qui affichait ainsi sa superbe devant lui, et lui demandait de façon péremptoire qui il était, ressemblait fortement à l’idée qu’il se faisait des divinités d’une autre culture que la sienne. Il connaissait quelques divinités vikings et celtes, même s’il n’en avait jamais vu, mais tout dans l’accoutrement de son « hôte » indiquait une appartenance grec ou romaine… Et si tout ça était vrai, et qu’il n’était pas en train de dormir dans une vieille cabane de son enfance, alors il était face à un dieu…

Soudain bien moins assuré, il se demandait pourquoi au juste il avait atterri ici, et comment il pouvait repartir.
« je vous ai vu, dans ma vision. Vous, et l’être de glaise, et moi, étions pris dans une boucle… Je connais ces choses la et je n’aime pas ça. Ça ressemble fortement à une quête, et je n’ai franchement pas le temps d’en mener une en ce moment. J’étais sur les traces de ma mère et… Oh et puis après tout, tenez… »

Il lui tendit le tambourin, retrouvant de l’assurance alors que sa raison lui dictait qu’il ne pouvait pas vraiment être un dieu, que ça devait être autre chose, et guetta les signes d’une révélation. Contrairement à lui, l’homme qui se trouvait devant lui ne bougea pas d’un poil, mais il vu à son regard qu’il avait lui aussi eut la vision de l’étrange être.

« je crois que cette chose possède un… un artefact que je recherche et me permettra de comprendre une partie de ma vie… Dès que je trouve comment repartir d’ici, je m’y attèle. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps ». Cet homme sentait le miel, l’épice, la ruse et la magie… Il avait bien du mal à résister à tout ça…

Mais ça n’avait rien de rassurant, à part pour sa santé mentale, de savoir que l’autre jeune homme avait eut lui aussi une vision. Cela rendait les choses bien trop vraies et la quête bien trop probable… Encore une fois, il eut le sentiment de ne pas maitriser son destin…

Et puis il eut soudain la sensation désagréable d’être observé… Mu par une intuition qu’il regretterai plus tard, il sortit une carte vierge de son étuis qui ne le quittait jamais, et se mit à dessiner au crayon dessus. Au fur et à mesure que son dessin prenait forme, les couleurs, les matières, les détails apparaissaient également. L’on y voyait une créature en tout point identique à sa vision. Un golem aux yeux de pierre précieuse, un drôle d’accoutrement. Quand il claqua la carte dans l’air, signifiant la fin de son enchantement, il la présenta a son hôte.

« c’est … elle.. la créature.. et je crois pouvoir l’observer.. »

Il se concentra sur l’image, et le froid caractéristique remplit bientôt son champ de vision, de légers cristaux se formants sur la carte. Alors le dessin se mit à bouger, et devint une photo en mouvement. Mais contrairement à d’habitude, la créature se sentit visiblement observée, et tourna brusquement la tête vers Blake, qui se retrouva projeté plus loin, tout en restant debout, et sa carte vola en éclat, flocons de neiges et cristaux de glace s’évaporant déjà. Il ne restait plus rien de son atout de scrutation. Cette chose, ce golem n’aimait visiblement pas qu’on l’observe.



Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Dim 18 Fév 2018 - 15:27 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
Enchanté Aidan, fils du seigneur Fanhailam, ça vous embêterait de…

Hermès ne poussa pas plus loin. Principalement parce qu’il avait été interrompu en même temps que l’autre s’arrêtait dans sa contemplation des lieux pour débiter une quantité impressionnante d’informations pour le moins… étonnantes. Lui? Dans une vision?

A ce stade, il semble important de préciser le point de vue de l’Olympien sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la divination. Prédire l’avenir, avoir des visions, tout ça? De la belle connerie. Soit c’était du n’importe quoi, dit par des gens assez forts pour être capables de bien prétendre, avec en général des prédictions assez vagues pour qu’elles finissent par être vraie, soit c’était de la belle connerie autoréalisatrice. L’exemple parfait? Son grand-père, Chronos. “Tu te feras détrôner par ton fils, donc tu bouffes tes fils, donnant une très bonne raison à tes fils de te détrôner quand rien de tout ça ne serait arrivé si tu n’avais jamais rien su”.

Ah, ça tombe bien, j’en ai déjà une sur le feu pour tout vous dire”.

Donc il n’avait pas vraiment le temps de s’occuper de sa quête à lui, surtout pour retrouver sa mère ou il ne savait trop quoi. Comment alors, se retrouva-t-il avec un tambour de couture dans les mains? Mystère. Toujours est-il qu’il daigna y jeter un oeil, sans trop comprendre ce qu’il regardait. Lui voyageait avec des portails, mais enfin… chacun son mode de transport, il imaginait.

Oh, si c’est une simple question de repartir, je peux vous arranger ça”.

Il leva le bras, prêt à clquer des doigts pour lui ouvrir un portail, mais se retint au dernier moment quand l’autre sortit… une carte, de sa poche, et qu’il commença à dessiner dessus. Plutôt curieux, l’Olympien retint son geste. Il y avait même de l’intérêt dans son regard quand il se pencha pour observer le résultat de l’enchantement. Le temps pour la divinité de reconnaître un golem, sans doute. Puis de se reculer d’un geste quand le petit sortilège du jeune homme lui revint en pleine figure.

Allons, allons, faites attention, vous allez tout casser. A commencer par un bras ou une jambe”.

D’humeur serviable, l’Olympien le remit debout et entreprit de l’épousseter et de le défroisser à grands renforts de gestes de la main. Enfin, il lui tapota l’épaule.

J’aurais adoré continuer à discuter avec vous mon petit, mais j’ai comme qui dirait du boulot. Bien du courage dans votre quête, enfin les choses habituelles, amusez-vous bien”.

Un claquement de doigts ouvrit un portail, sur la dimension d’origine de l’homme. Appelons ça l’instinct ou l’habitude.

Au plaisir?

Sous-entendu “Quelles sont les chances que nous nous recroisions un jour, hein?”
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mer 21 Fév 2018 - 18:01 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Indépendant Neutre
Indépendant Neutre

avatar
Indépendant Neutre

Afficher le profil
l'Enchanteur.
ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 02/12/1992
ϟ Arrivée à Star City : 31/01/2018
ϟ Nombre de Messages : 245
ϟ Nombre de Messages RP : 68
ϟ Crédits : (myself)
ϟ Célébrité : Bernardo Velasco
ϟ Âge du Personnage : 26
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : enchanteur, artiste (peinture et sculpture)
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : hétérochromie (yeux verts, petites touches d'or dans les yeux)
Semble ne pas vieillir
ϟ Pouvoirs : Enchantement ("Charme"/"tempestus"/Hommes/bêtes/objets)
Animation d'objets
Création de portails
Création d'atouts (visualisation/discutions)
Épée de l'Âme (absorption / redirection)
Avatar du printemps (cerf / résistance aux compulsions / force)



Mercure et cie



C’était la première fois qu’une de ses cartes lui explosait ainsi au visage. Habituellement ça marchait ou ça ne marchait pas, mais il n’y avait jamais eut ce genre de rejet. Le golem, car à présent il en était sûr, c’était un golem, avait visiblement les moyens non seulement de sentir quand on l’observait, mais aussi de mettre fin à cette observation, qu’elle qu’elle puisse être… Peut être un objet de scrutation différent pourrait réussir la ou son atout avait échoué, mais il n’était pas pressé d’essayer

Finalement le dieu qu’il avait en face de lui était bien loin du protocole habituel, et avait l’air pressé d’en finir avec une quête que lui-même semblait mener en ce moment. Alors, quand le dieu le releva, avec une proximité bien peu protocolaire, Aidan savait déjà que son passage ici ne serait que de courte durée.

Il y avait bien plus perturbant que l’aspect très plaisant de la divinité qui était en train de l’épousseter. Il n’avait jamais été projeté ou attiré dans une autre dimension. Toujours, ça avait été sa volonté de se retrouver à tel endroit, et pas à un autre. Il n’aimait pas être le jouet du destin, ou avoir l’impression de ne pas contrôler ses gestes, ses faits, sa vie…

Un claquement de doigt le remis dans les rails, et le portail qui s’ouvrit lui indiqua clairement qu’il devait déguerpir d’ici, et qu’il n’avait pas à fourrer son nez dans les affaires du dieu….
« euh.. et bien.. J’imagine, oui… » lui répondit-il, un peu dépité, avant de franchir le portail.

La sensation fut très étrange, bien différente de celle qu’il ressentait lorsqu’il franchissait ses propres portes. Pas désagréable, mais avec un sentiment d’ancrage plus important. Il avait tout simplement l’impression d’avoir glissé, en quelque sorte, alors qu’avec ses propres portes, il sentait la différence atmosphérique, la pression, le vent, la chaleur, au moment ou il ouvrait la porte, et il lui avait fallu du temps pour s’habituer à la resynchronisation qui arrivait alors chaque fois qu’il débarquait dans une nouvelle dimension.

De retour « chez lui ». Il voulu s’enquérir de se fameux golem. Ce dernier avait les moyens, visiblement, d’éviter qu’on ne l’observe, mais le jeune enchanteur avait plus d’un tour dans son sac.

Il avait eu le temps de voir, avant que sa carte ne lui explose au visage, ce que portait le golem. Il se mit donc en tête de réaliser un atout d’un de ses objets, d’autant plus qu’il y avait un « je ne sais quoi » qui lui parlait particulièrement…

Mais, d’abord, tant qu’il avait les traits du bel olympien en tête, il réalisa un atout fidèle au portrait du dieu qui l’avait chassé. Il ne se concentra pas sur la carte, ne désirant pas l’observer, mais la peinture sur le cadre de carton enchanté lui permettait de voir tous les détails plaisants. Les sourcils, les yeux, la stature. Il glissa cette carte avec la deuxième qu’il avait conservé, dans son étui. Il pouvait en garder cinq en même temps, mais s’était promis de travailler là-dessus pour arriver à constituer un jeu d’atouts complets. La deuxième carte représentait un lieu, cher à son cœur. La demeure de son enfance. Comme le temps évoluait différemment dans les dimensions, Aidan préférait observer, quand c’était possible, sa destination avant d’y aller.

Sa deuxième carte, donc, eut comme sujet l’un des deux objets enchantés, ou artefact, que portait le golem. Plissant les yeux sous la concentration, il essaya de se représenter le médaillon qu’il avait aperçu, quand la vérité lui sauta aux yeux. L’œil enchâssé dans le triangle, les entrelacs, les rayons de vie qui en émanait. Il avait déjà vu plusieurs fois ce symbole dans les ouvrages de sa mère. Ça représentait l’âme. Le corps subtil et magique qui était au cœur de l’enchantement. Avec un tel artefact, il lui serait possible d’étudier la permanence. Et rendre ses enchantements utiles, durables. Pour son grand projet, c’était indispensable.

IL fit claquer la carte et se concentra. Le froid caractéristique recouvrit la carte, et elle se mit à bouger. Aidan fut étonné de voir que le médaillon était posé, presque négligemment, sur une table de pierre, dans un lieu qu’il ne connaissait pas. Mais nulle trace du golem…
Prudemment, il se concentra sur la porte de sa chaumière, et l’ouvrit vers ce qui était un lieu étrange, perdu au milieu d’une plaine. Pas de dolmen, ni de symboles mystiques, mais juste une table de pierre, et le médaillon dessus.

Il s’en approcha, fébrile, et au moment ou il le toucha, sa main passa directement à travers, sans le toucher… et resta prise au piège de la table, emprisonnant de part le fait Aidan comme un vulgaire voleur.

Il entendit du bruit derrière lui et se contorsionna pour apercevoir, il le savait déjà, le golem dans son drôle d’accoutrement. A son cou pendait le vrai pendentif, et son regard n’était pas spécialement agressif, mais plutôt calculateur, comme si il attendait de voir ce qu’allait faire l’enchanteur pour prendre une nouvelle décision.

« te voila bien dépité, petite curiosité… Que vais-je faire de toi ? T’aider si tu le puis toi-même, ou te perdre si tu en es disposé ? »

Il était hors de question qu’Aidan resta ainsi a la merci de cette…chose, alors qu’il avait l’impression d’être un sujet d’étude, et peut être de raillerie, de la part de la chose de magie et de glaise.

De sa main libre, il fit appel à sa magie faite arme, et l’épée de l’âme apparu, flamboyante. Se sentant revigoré par le contact intime avec son arme, il la brandit comme on crache un défi, et en asséna un coup rapide et précis sur la table, à l’endroit ou était prisonnier son bras. L’épée traversa la pierre sans lui faire le moindre accroc, mais lorsqu’elle rencontra le sortilège d’emprisonnement, elle le détruisit, comme elle l’aurait fait d’un nuisible agaçant.

De nouveau libre, Aidan se retourna vers son geôlier temporaire, toujours l’épée à la main.
Le golem leva les mains en signe de paix, et une profonde impression de calme et de zenitude se dégageait de lui.

« Tout doux, l’ami… Il semblerait finalement que tu ne veuilles ni être aidé, ni être perdu. Il est bon de pouvoir choisir sa voie et d’’avoir les moyens de la suivre ».

Aidan s’était attendu à tout sauf à un professeur.
« Je crois que la personne que tu as dessinée cherche lui aussi à me dérober. Il me faut encore déterminer si vous en êtes dignes tous les deux, et enfin m’arracher à la servitude de ce fardeau, ou si je dois vous empêcher d’accéder à ces objets de pouvoirs. Je n’en sais rien. Je crois … Je crois que je dois vous observer pour comprendre…. Tu pourrais me blesser de façon assez désagréable avec ton arme. Le fera tu ? En as-tu envie. ? »

Pris au dépourvu, Aidan ne savait pas trop quoi répondre… Qu’on lui donne un adversaire à affronter, une situation simple, pas une espèce de quête étrange ou l’adversaire était aussi un guide, et les alliés des victimes ou des bourreaux… Bon sang, est-ce que pour une fois sa vie pouvait être simple ?
La créature, clairement humanoïde, l’observait avec ses yeux étranges de pierres précieuses, les mains croisées dans le dos. Il hésita, mais laissa finalement son arme rejoindre le noyau de magie qui pulsait en lui, montrant ainsi qu’il ne souhaitait pas un affrontement, du moins sans en savoir plus.
« Qui est-il, l’autre ? Celui que j’ai dessiné, et pourquoi sommes-nous tous les deux des … hmmm.. Convoiteurs de ce que vous avez ? Il me semble reconnaitre des dessins familiers » dit le jeune enchanteur en pointant le vrai médaillon…

Le golem pencha la tête comme un chat curieux...
"il suffit. Pour apprendre, il faut lutter. Pour comprendre, il faut le mériter..." il émit une sorte de bruit étrange, rocailleux, qui pouvait ressembler à un soupir de lassitude.
"je ne connais pas l'autre dont tu parles. Je sais juste qu'il a beaucoup de pouvoir et des devoirs, sans doute, qui vont avec... Je n'ai pas eut le mode d'emploi... j'ai été livré tel quel"...

Mode d'emploi ? livraison ? ... Le jeune homme n'y comprenais plus rien...


Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 21 Fév 2018 - 19:48 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
Hermès adressa à son invité éphémère un grand sourire, et même, un grand signe de la main au moment où celui-ci franchissait son portail. Cette apparente bonne humeur disparut pour une mine beaucoup plus sérieuse dès que le portail se referma. C’est qu’il avait du pain sur la planche avec tout ça…

Mais l’Olympien réalisa bien vite qu’en réalité… il n’avait pas grand chose à faire, et pour une raison très simple. Ses petits oiseaux, ses serviteurs divins ici, sur Tellus, firent choux blancs. Aucune information, d’aucune sorte. Les cornes trouvées s’obstinaient à être fixées par paire, sur la tête de chèvre. Rien à voir avec ce qu’il cherchait donc.

Etrange, pour un objet tout juste disparu, et pourtant, personne ne semblait avoir vu ou entendu quelque chose.

Ce mystère ne demeura pas longtemps entier. En fait, il fut très vite éclairci par une utile précision que son plus jeune frère avait omis de lui donner.

Il n’avait pas perdu la corne la veille ou l’avant-veille.

Mais trente ans auparavant.

Il aurait pu être argué qu’Hermès, si prompt à oublier le passage du temps pour les humains, capable de laisser s’écouler des mois quand il pensait ne partir qu’un jour, n’était pas vraiment en position de faire des reproches à Dionysos.

D’un autre côté, le dieu du vin l’avait envoyé chercher un objet, tâche ingrate en soi, en ne lui donnant que la moitié des informations. Et encore, les informations en question n’étaient pas de toute première fraicheur.

... Je vois” énonça simplement le dieu à cette annonce, les doigts pincés sur l’arête de son nez. “Dans quelles circonstances as-tu perdu la corne alors?

Dionysos s’appliqua à expliquer, d’une voix pleine d’hésitation et de “euh… peut-être” qu’il avait bien perdu la corne, sur Tellus, dix ans auparavant. Ou peut-être trente ? Il avait bu, comme souvent, trop mangé d’aliments sortis de la corne, justement. Il se souvenait vaguement d’un mortel blond, quoique peut-être brun, et d’une mortelle, brune, quoique peut-être blonde. Oh, et un golem. L’Olympien poursuivit, mais Hermès ne l’écoutait plus.

Parce qu’il ne croyait pas au hasard ou à la chance - principalement parce que c’était l’une de ses casquettes, sur Tellus notamment. Il déclenchait chance et hasard. Que son petit frère lui parle d’un golem, quand il venait - bon, ok, à un mois ou deux, peut-être plus - de croiser un magicien/voyageur à la recherche d’un golem ?

Pas du hasard. Appelons ça le destin.

Tu as vraiment de la chance que je t’aime petit frère” grommela Hermès.

L’Olympien avait cette ferme intention de retrouver le golem, et donc, de commencer par retrouver le mortel croisé dans son temple. Ah… s’il avait su, il ne l’aurait peut-être pas renvoyé si tôt. En plus… il n’était honnêtement pas moche, bien au contraire. S’il n’y avait pas eu cette quête stupide, il en aurait profité.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Dim 25 Fév 2018 - 14:54 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Indépendant Neutre
Indépendant Neutre

avatar
Indépendant Neutre

Afficher le profil
l'Enchanteur.
ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 02/12/1992
ϟ Arrivée à Star City : 31/01/2018
ϟ Nombre de Messages : 245
ϟ Nombre de Messages RP : 68
ϟ Crédits : (myself)
ϟ Célébrité : Bernardo Velasco
ϟ Âge du Personnage : 26
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : enchanteur, artiste (peinture et sculpture)
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : hétérochromie (yeux verts, petites touches d'or dans les yeux)
Semble ne pas vieillir
ϟ Pouvoirs : Enchantement ("Charme"/"tempestus"/Hommes/bêtes/objets)
Animation d'objets
Création de portails
Création d'atouts (visualisation/discutions)
Épée de l'Âme (absorption / redirection)
Avatar du printemps (cerf / résistance aux compulsions / force)



Mercure et cie



Il était sur le point de lui poser une nouvelle question, lorsque tout sembla se figer. Aidan enragea d’avoir révoqué son épée, qui lui eut peut-être permis de résister à ce curieux sortilège. Pourtant, le golem ne semblait pas spécialement agressif. Simplement il s’approchait, penchant la tête comme un collectionneur curieux. Ses yeux d’émeraudes scrutant Aidan.

« Je crois qu’il te faut apprendre bien des choses, encore, pour être digne du noyau de l’âme. Car il me semble que c’est ce qui t’attire, comme une luciole est attirée par le feu des hommes. Mais, tout comme elle, tu te brulerais, aujourd’hui. Peut-être, plus tard. Car je devine une longévité hors norme dans tes entrailles. Tu n’es point de glaise, comme moi, mais tu n’es pas tout à fait humain n’est-ce pas ? »

Il fit un drôle de signe, traçant des lignes compliquées juste devant ses yeux, et lorsqu’il tapa son front de sa main curieusement chaude, Aidan oublia tout, jusqu’à l’existence du golem.
Du moins ce fut le cas pendant un temps.

(…)

Le jeune homme avait appris depuis longtemps à voyager dans différentes strates, différentes versions de son monde. N’osant pas vraiment s’aventurer dans d’autres mondes, trop différents, il avait, à l’occasion connu des moments de joies, et de plénitudes. Mais son esprit, qui ne se satisfaisait pas des acquis et était sans cesse en quête de nouveauté, ne lui laissait pas de répit. Edward était son amant depuis 3 semaines. Il l’avait trouvé sur le champ de bataille. Mais il savait déjà qu’il le quittera. Il n’y avait pas cette étincelle qui pouvait le retenir, et Aidan ne vieillissait pas, il lui serait difficile, dans quelques années, d’expliquer le phénomène. Un jour, il tomberait sur le bon, et il n’aurait pas peur de vieillir à ses côtés, ou de ne pas vieillir, selon ce que lui réserverai la vie.

Aidan, qui s’appelait à présent Blake, n’avait pas une âme particulièrement héroïque, mais il lui était venue l’idée saugrenue que, peut-être, ses pouvoirs pouvaient changer quelque chose. Il était arrivé dans cette réalité il y a environ deux mois, sachant que d’après ses précédents « sauts », il lui fallait à peu près trois semaines pour que la réalité l’incorpore, et qu’il soit au courant de l’essentiel pour survivre et ne pas être décalé temporellement. Ce n’était pas un voyage dans le temps, mais un voyage dans une autre possibilité avec un flux temporel différent. Il lui était toujours possible de revenir à son monde, son époque. Mais à quoi bon ?

C’est au front franco-allemand, dans les Vosges, qu’il était arrivé au champ de bataille et avait connu Edward. L’on prêtait à Blake des qualités de franc-tireur hors pairs, mais en vérité, il se servait de ses pouvoirs pour visualiser la ligne ennemie au loin, et manipuler ses armes afin qu’elles tirent exactement ou il fallait. Ce n’était ni glorieux, ni honteux. Mais il risqua pourtant sa vie plusieurs fois, et le jour ou il porta secours à Edward, ce fut sous le coup d’une impulsion. Edward portait un curieux médaillon, stylisé, qui, dès que Blake l’avait vu, avait planté les couteaux des souvenirs dans son esprit, et les griffes de l’attrait dans son cœur. Il avait maintenu érigé une barrière de fortune, et avait porté sur environ Deux kilomètres l’infortuné soldat qui avait pris une balle dans la jambe. N’ayant aucun moyen sanitaire et militaire, et pressé par le temps, il s’était occupé de lui du mieux, avant de le porter par la suite au camp de fortune installé par les médecins. De la était né une amitié un peu particulière, très rapide, et, dans le secret des nuits terrifiantes, ils avaient partager la même couche, et leur mains s’étaient serrées, leur lèvres rapprochées…

C’était la première fois que ça arrivait, pour Blake, qui n’avait jamais envisagé ce genre de rapport avec un homme, mais il sut dès lors que ce ne serait pas la dernière. L’époque étant ce qu’elle était, leur liaison resta secrète. Dans la lumière des étoiles, il observait le médaillon de son amant endormis.

Il voulu le comparer avec la carte qu’il avait dessinée il y a bien longtemps. Pas de doute, ça ressemblait beaucoup, sans être la même chose. Il n’osa pas animer la carte, de peur que le.. le… il y avait un gardien ou quelque chose qui veillait sur le médaillon, il en était sûr. Faisant coulisser son jeu d’atouts, qui ne comportait que cinq cartes, il tomba de nouveau sur le portrait qu’il avait fait d’une personne, sans savoir qui elle était. Il avait tenté de l’animer, mais son pouvoir avait des limites et ne pouvait sans doute pas agir entre les mondes. Qui que puisse être cette personne, il répugnait à déchirer la carte. Elle avait du être importante, mais sa mémoire ne lui revenait pas à ce sujet.

Ce qu’il savait, pour sur, c’est qu’il devait retrouver le médaillon, quand bien même une sorte de gardien veillait sur lui. Il attendit un peu, avant de secouer gentiment son compagnon.

« edward ? Tu pourrais me dire ou tu as eut ce médaillon ? »

Le regard embrumé et la voix hésitante de ce dernier adoucis quelques instants l’expression de Blake.

« je sais plus… pourquoi ? C’est pas un truc de valeur… »

Blake fit un sourire crispé.
« tu veux bien faire un effort ? c’est important pour moi… Il y a des choses que je ne t’ai pas encore dites et ta réponse pourrait bien les conditionner. »

Il ébouriffa les cheveux de son amant, qui se redressa, et se concentra.
« c’était avant qu’on bouge ici… Il y avait ce village, avec des bergers et des pauvres femmes restées seules. Elle troquaient des babioles contre des vivres. Je n’avais pas vraiment envie ni besoin de ce médaillon, mais la femme qui me l’a troqué en avait fait au moins une dizaine… Elle me l’a donné contre des vivres… »
« c’est elle qui les créait ? Elle te l’a dit ? »
« elle m’a dit qu’elle avait été inspirée par un être de pierre ou de terre, je ne sais plus. Elle divaguait la pauvre ».

Une dague de vérité se planta dans le cœur du jeune enchanteur. Il se rappelait maintenant en partie ce que pouvait être le gardien. Il embrassa dans le cou Edward, avant de prendre de quoi dessiner.

« guide moi. Décris moi le village, la maison. Parle moi des couleurs, des détails ».
Et, petit à petit, le dessin prenait forme. Pour ne pas affoler son amant, Blake se contentait de dessiner la couche de base, sans couleurs surnaturelles, et quand il fut sur que c’était bien ce qu’avait vu Edward, a l’abri de son regard, il ajouta les couleurs dont il lui avait parlé.
Il attendit trois jours, pour que son mensonge soit plausible, avant de lui montrer la carte finalisée.

« c’est.. My god ! C’est exactement ça ! Mais ou as-tu trouver de la peinture ? en plein front de bataille ? »
Blake lui sourit, et l’embrassa une dernière fois.

« tu vas beaucoup me manquer. Prend soin de toi, et aies une longue vie. Tu mérites quelqu’un de bien, et ce ne sera pas moi. Saches que j’ai apprécié être avec toi, et dans d’autres circonstances, qui sait… »

Il ne se faisait aucune illusion, l’époque étant ce qu’elle était, Edward finirait avec femme et enfants, s’il survivait à la guerre. Il osa espérer que voir un peu d’enchantement lui donnerait la force de survivre, une foi en quelque chose. Alors il confectionna son portail devant lui, et, souriant, le franchit.

(…)

Le village était tel que l’avait décrit Edward. Mais il était désert. Les restes acres, dans l’atmosphère, de gaz de combat indiqua a Blake ce qu’il était advenu des habitants. Sans doute une attaque sur une petite garnison de soldat, comme il pouvait le constater a la vue des uniformes des morts. La maison était encore assez propre, et les babioles présentées sur une grande table. Mais ce fut la voix qui le fit se retourner promptement. Une voix de pierre, de glaise, de terre. Une voix lourde et sage.

« Alors te voilà. Ici et maintenant. Curieux. As-tu appris quelque chose ? ».

Blake eut la sensation qu’une troisième personne était arrivée. Une personne qui pouvait elle aussi se déplacer. Mais ce ne fut rien à côté de la déflagration. On se battait non loin.






hrp:
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 27 Fév 2018 - 21:37 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
La propension d’Hermès a réalisé une quête rapidement dépendait d’un équilibre fragile entre sa motivation, la qualité de ses renseignements et sa capacité de concentration fluctuante. Lui, bien sûr, aurait plutôt été du genre à expliquer que non, il n’abandonnait pas, il se contentait plutôt de… comment dire… faire autre chose pendant que les indices se décantaient. Disons que l’Olympien ne voyait pas l’intérêt de courir après des pistes qu’il ignorait où trouver pour l’instant quand il pouvait chasser d’autres lièvres avec plus de succès.

Bien sûr, cela impliquait parfois de laisser filer les millénaires, en oubliant presque complètement cette mission initiale. D’un autre côté, personne, sur l’Olympe, n’avait réclamé la corne d’abondance, preuve qu’elle n’était peut-être pas vraiment nécessaire à une bande de divinités qui avaient largement de quoi se nourrir ailleurs.

Très naturellement, il se passa donc un bon paquet de décennies, voire carrément un tas de siècles, avant que cette histoire de corne perdue ne revienne sous le nez de l’Olympien, quoique de façon très fortuite.

Au départ, sa présence dans les Vosges en plein conflit franco-allemand avait tout à voir avec les orphelins par centaine que créait la guerre et les opportunités marchandes et pas grand chose à voir avec une relique divine certes toute puissante mais à l’utilité somme toute relative. Quoiqu’il aurait pu être argué que des guerres pouvaient se gagner avec une corne capable de produire de la nourriture en illimité.

A l’origine donc, Hermès s’était infiltré sur la Terre Prime pour accomplir son devoir divin. Il avait toujours eu un faible pour les enfants perdus, l’une de ses tâches de l’antiquité. Ils étaient des voyageurs, égarés sur le chemin de la vie, et il était le guide des voyageurs. Quelle poésie dans cette justification, n’est-ce pas? Bien sûr, il y avait aussi cette histoire que la plupart finissait de toute façon par être des menteurs et des voleurs pour survivre. Argument sans doute plus proche de la réalité.

S’il détestait la guerre - il trouvait ça stupide, que de se battre pour un bout de terre, qui devenait de toute façon trop stérile après le conflit pour être encore utile à qui que ce soit - l’olympien voyait l’intérêt pour le marchand. La moindre denrée s’échangeait à prix d’or. Enfin… il n’était pas non plus un monstre. Rien ne lui faisait plus plaisir que d’échanger un cageot de pommes de terre contre une babiole quelconque si son interlocuteur - enfin en l’occurence, une interlocutrice - était polie. Tout comme il se faisait un plaisir d’extorquer son dernier sou à celui ou celle qui s’aviserait de le rouler. Personne ne roulait le dieu des marchands sans s’en mordre les doigts.

Dans ce village, personne n’avait encore osé essayer. Peut-être les quelques habitants s’étaient-ils vite rendus compte que ce n’était pas nécessaire, que l’homme en face d’eux était étrangement généreux et qu’ils feraient mieux de ne pas chercher à comprendre pourquoi. En ces temps difficiles, on ne pouvait pas se permettre de cracher sur un repas.

Ce village-là était encore animé. Celui qu’il visita ensuite l’était beaucoup moins. Oh, il y avait bien des mortels… sauf qu’ils avaient remplis leur rôle, ils étaient morts. Devait-il s’étonner? Ce village était plus proche du front après tout.
sans vie, mais que le froid avait conservé. Pas âme qui vive.. ou peut-être que si? Etait-ce le vent qui produisait ce son? Il s’immobilisa et fit aussitôt demi-tour. Non, c’était des mots qu’il entendait, des paroles intelligibles, dont il retrouva rapidement l’origine, en même temps que le fil d’une piste depuis longtemps perdu.

Face à lui se tenait une étrange créature de glaise qu’il identifia comme un golem. A côté se trouvait un visage qui ne lui était pas inconnu, quoiqu’il eut besoin d’une éternité - environ quelques secondes - pour le replacer.

Hey, je vous connais vous”. Cette phrase s’adressait autant à l’un qu’à l’autre. Une poignée de secondes supplémentaires, un moment de flottement. “Vous, vous étiez dans mon temple. Vous, je ne sais plus… Une histoire de corne d’abondance, vous ne l’auriez pas, par hasard?

La détonation d’une bombe - très impolie, au passage, d’exploser et d’interrompre une conversation ainsi - empêcha toute réponse. Hermès, justement posté près de la porte, passa la tête à l’extérieur. Il leva la tête en entendant siffler, et lâcha un simple “Oh” en reconnaissant une bombe. Qui tombait droit sur eux.

Avec un calme olympien, il claqua des doigts et ouvrit un portail. La bombe y tomba, et retomba par un portail jumeau, très loin au-dessus de leur tête. Problème réglé? Oui et non. Parce que des bombes, il y en avait d’autres dans le ciel. Accompagnés par des avions particulièrement bruyants.

Huummm…

La divinité changea de tactique. Sa dernière rencontre avec le jeune homme remontait à très longtemps, mais ses souvenirs s’étaient réactivés. Il se rappelait maintenant qu’il avait cette théorie selon laquelle c’était le golem qui détenait un artefact de valeur pour lui, en plus de la corne. Très naturellement, le dieu voyageur ouvrit donc un portail au pied du golem, vers une destination de son choix. Histoire de le garder au chaud pendant qu’il s’occupait de ces avions. Il n’aimait pas la guerre et ils volaient en direction du village qu’il venait de quitter. L’olympien n’avait pas passé des heures à ramasser les gamins errants pour les voir mourir bêtement.

Ah, pardon, je vous mets en sécurité aussi, ou vous voulez donner un coup de main?
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mar 6 Mar 2018 - 11:26 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Indépendant Neutre
Indépendant Neutre

avatar
Indépendant Neutre

Afficher le profil
l'Enchanteur.
ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 02/12/1992
ϟ Arrivée à Star City : 31/01/2018
ϟ Nombre de Messages : 245
ϟ Nombre de Messages RP : 68
ϟ Crédits : (myself)
ϟ Célébrité : Bernardo Velasco
ϟ Âge du Personnage : 26
ϟ Statut : célibataire
ϟ Métier : enchanteur, artiste (peinture et sculpture)
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : hétérochromie (yeux verts, petites touches d'or dans les yeux)
Semble ne pas vieillir
ϟ Pouvoirs : Enchantement ("Charme"/"tempestus"/Hommes/bêtes/objets)
Animation d'objets
Création de portails
Création d'atouts (visualisation/discutions)
Épée de l'Âme (absorption / redirection)
Avatar du printemps (cerf / résistance aux compulsions / force)



Mercure et cie



Depuis très longtemps, l’enchanteur avait l’impression qu’on lui triturait la mémoire, et il commençait franchement à en avoir ras le sac à malices… Ce qui fait que, d’une façon finalement assez logique, il avait tendance à se méfier des mentalistes, et des sorciers pouvant affecter la mémoire. Toujours est-il qu’en pleine guerre, dans cette réalité, sa mémoire lui revint, de nouveau et, alors que la troisième entité fit son entrée, il se rapella aussi l’avoir vu il y a bien longtemps, ailleurs, et pourquoi il avait figé ses traits d’une grande beauté sur sa carte d’atout. Et pourquoi aussi, sans doute, il n’avait jamais osé se concentrer sur cette carte avec toute son attention pour observer l’homme qui y était dépeint.

Il n’avait pas vraiment de notion sur la portée de son pouvoir. Un atout pouvait-il percevoir à travers les mondes ? Probablement pas, mais il lui faudrait sans doute travailler sur la question si il voulait s’améliorer sur ce point.
Pourquoi s’était-il impliqué dans cette guerre ? La réponse à cette question n’avait plus vraiment d’importance, maintenant que lui revenait certaines choses en mémoire. Ce médaillon était d’une importance cruciale à ses yeux, il le voyait et il le sentait au fond de ses tripes. Les symboles étaient identiques à ce qu’avait pu broder sa mère il y a fort longtemps, mais, surtout, il se sentait attiré comme un papillon vers une lumière. Il n’était pas dupe, il pouvait très bien se griller les ailes, d’autant plus que le Golem qui semblait vouloir à la fois protéger le médaillon et autre chose, et le guider ou du moins le tester, était visiblement prêt à en découdre si nécessaire.
Étrangement, il sentait aussi une grande sérénité autour de cet être artificiel.

Le regard du jeune enchanteur passait de la créature de glaise à celui du dieu vivant. Du moins si ça mémoire ne lui jouait pas encore un tour, c’était ainsi qu’il l’avait vu la première fois, dans un temple dédié à sa gloire.
Lorsque ce dernier l’apostropha, il trouva étrangement plaisante sa voix, et beaucoup moins son attitude…

“Vous, vous étiez dans mon temple. Vous, je ne sais plus… Une histoire de corne d’abondance, vous ne l’auriez pas, par hasard?”


Aidan fronça les sourcils, perplexe. Il connaissait la légende de la corne d’abondance, pour l’avoir lu dans des livres, mais il ne voyait pas le rapport avec le médaillon qu’il avait finit par appeler « médaillon de l’âme »…

« Mais… Non, c’est-à-dire.. Je cherche plutôt ce médaill… » Pas le temps de finir la phrase qu’une bombe détonna et qu’une deuxième semblait visiblement décidée à leur tomber dessus. Le dieu claqua des doigts, simplement, comme il l’avait fait il y a longtemps, et téléporta la bombe ailleurs. Pratique. Aidan plissa les yeux, car une nouvelle fois il voyait de grandes différences avec ses propres portails, la rapidité n’étant pas la moindre.

Lorsqu’un nouveau portail s’ouvrit au pied du golem, aidan vit avec stupéfaction que ce dernier semblait s’amuser, du moins c’est ce que retranscrivait le visage de la créature. Sa bouche fine, sans lèvres, semblait sourire, et ses yeux brillaient plus fortement. Il tata du pied le portail, comme le ferait un enfant ou un animal craintif, puis haussa les épaules et disparu.
Enfer ! comment le retrouver à présent ? Peut être que le dieu savait ou il était. Surement.

“Ah, pardon, je vous mets en sécurité aussi, ou vous voulez donner un coup de main?”
Cette question lui fit l’effet d’une gifle. Il avait occulté la guerre, occulté la raison même de ce qui l’avait impliqué pendant ces mois.

« il ne faut pas perdre sa trace, à ce golem. Mais je ne vais pas me cacher alors que je peux agir… Je vous suis, quoiqu’il m’en coute ! »

Une bombe atterrit juste a ce moment à quelques mètres. Son compagnon d’infortune aurait sans doute pu claquer des doigts pour la faire disparaitre, mais mu par un instinct de survie, Aidan se concentra sur la bombe, et la désamorça de l’intérieur, simplement en l’animant avec son pouvoir. Sous les yeux d’un humain effrayé, elle sembla s’affaisser, s’ouvrir, se démonter d’elle-même, pour finalement arrêter de bouger. Aidan laissa retomber sa main, qu’il avait tendu vers la bombe, pour aider à sa concentration.

Il ne pouvait pas faire léviter les choses, mais il pouvait les animer, leur donner une vie, quelques secondes, et utiliser leur mécanisme intrinsèque.
« ou allons nous ? ». Son regard vert piqué d’or restait planté dans celui du Dieu, sans faiblir. Il aurait aimé dire « qui êtes vous ? » mais ce genre de question ne se posait pas à un Dieu.






Revenir en haut Aller en bas



De mercure, de glaise et d'enchantement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Cours 1 - La Caducée de Mercure
» Mercure au chrome (feat Ares)
» Amélie Nothomb [Débat]
» La pierre philosophale
» Liste des dieux disponibles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Administration :: Archives :: Archives des Rencontres-