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A Series of Unfortunate Events — Raphaël

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Message posté : Lun 25 Déc 2017 - 19:19 Message
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Légion des Etoiles

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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 06/06/1992
ϟ Arrivée à Star City : 23/12/2017
ϟ Nombre de Messages : 209
ϟ Nombre de Messages RP : 47
ϟ Célébrité : Felicity Jones
ϟ Crédits : Domitia
ϟ Doublons : //
ϟ Âge du Personnage : Vingt-huit printemps
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Légionnaire, fleuriste et gestionnaire de sa propre entreprise
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Natalia est une petite brune aux yeux pers. Elle n’est ni très grande, ni très musclé, mais son corps est robuste et bien proportionné. Son visage aux traits doux trahit un caractère affable, mais rien ne laisse moins transparaître sa détermination que l’éclat farouche de son regard.
ϟ Pouvoirs : Natalia est une druidesse qui maîtrise les forces de la nature et qui met ses dons au service de la protection de la vie. La liste de ses pouvoirs est disponible ici.
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Une rose de Lukaz
Le Bourgeon Vert, le 25 août 2017.

Un soleil magnifique avait illuminé le ciel toute la journée, noyant les façades des boutiques du quartier du front de mer d’une lumière chaude et bienvenue. Pas un nuage n’avait obscurci le ciel d’un bleu pur et éclatant, même s’il avait été annoncé que les choses ne tarderaient pas à se gâter, laissant l’été glisser inévitablement vers l’automne rougeoyant et humide. Mais en attendant les températures étaient estivales et il fallait en profiter ! Un petit vent frais n’avait même pas manqué de rafraîchir les nuques humides des habitants de Star City qui avaient jugé bon de sortir pour profiter du beau temps. Il fallait dire que les conditions étaient parfaitement remplies pour que les rues piétonnes soient prises d’assaut par les habitants désireux de profiter de quelques instants de soleil avant la venue du mauvais temps. Et pour le plus grand plaisir des commerçants dont Natalia faisait partie !

Elle avait fait un profit des plus corrects en ce jour. Et les clients n’avaient cessé d’affluer, comme s’ils avaient tous soudainement décidé qu’il était temps de verdir leurs salons et que le Bourgeon Vert était le meilleur endroit pour cela. Ce qui – au demeurant – n’était pas faux ; Natalia était réputée pour tenir une boutique aux ouvrages floraux des plus magnifiques, d’aucun disaient sur le ton de la plaisanterie qu’elle savait parler aux plantes, qu’elle avait la main verte, et ils étaient parfaitement dans le vrai ! Si les produits de la jeune femme étaient d’une telle qualité, c’était uniquement parce qu’elle parlait avec les plantes qu’elle vendait, parce qu’elle ressentait leurs besoins et y répondait avec l’application nécessaire. Bien sûr, ils n’étaient pas au courant de ce détail et n’avaient pas besoin de le savoir tant qu’ils continuaient d’être satisfaits par son travail et de se fournir chez elle.

« Voilà pour vous Madame, passez une bonne journée ! » S’exclama-t-elle gaiement.

Un sourire éclatant ourla ses lèvres tandis qu’elle tendait le pot de terre peint à la main à la cliente qui le réceptionna dans un sourire tout aussi charmé avant de tourner les talons et de quitter la boutique dans un son de clochette apaisant. C’était la dernière de la journée, la dernière d’une longue série que Natalia voyait finir dans un soupir comblé. Dire que ç’avait été une journée médiocre aurait été un affreux mensonge, mais elle était tout de même satisfaite de pouvoir fermer boutique ; Elle n’avait pas chômé de toute la journée, avait encore du travail à faire et ne rêvait que de pouvoir trouver le repos de son petit appartement avant de recommencer dès le lendemain. En attendant, il lui restait encore à ranger toutes ses étagères, les renflouer des plantes qui étaient stockées dans la serre qui formait l’arrière de la boutique et, bien sûr, à prodiguer un soin particulier à chacune d’entre elles. Et parfois, c’était un véritable casse-tête !

Après avoir fermé sa caisse, la jeune femme rangea son comptoir où traînaient ses outils de travail, bolduc, papier kraft et papier de soie aux multiples couleurs. Elle jeta aussi les restes des coupes qu’elle avait effectuées et, après un ménage rudimentaire, s’installa finalement dans la serre. Ainsi commença le long rituel qu’elle effectuait chaque soir, parfois jusqu’à des heures impossibles, pour s’assurer du bien-être de ses protégées. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, la jeune femme fut alertée par le retentissement de la clochette d’entrée de sa boutique, réalisant qu’elle n’avait pas pris le soin de la fermer avant de quitter la pièce. Sautant au bas de son tabouret, elle se précipita dans la pièce pour tomber nez-à-nez avec un homme de haute stature, qui la laissa sans voix pendant un instant. Il dégageait quelque chose… d’indescriptible

« Excusez-moi monsieur, la boutique est fermée. Si vous pouvez repasser demain, nous ouvrons à 9 heures le matin. »

En espérant que ça lui suffise ! Elle détestait mettre un client à la porte.
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Message posté : Mar 26 Déc 2017 - 12:58 Message
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L’été avait toujours été sa saison préférée. Sans doute parce qu’il était né en Grèce, où dominait un climat méditerranéen, et une chaleur convenable une bonne partie de l’année. A Star City, évidemment, le beau temps était moins emprunt de poésie. Il fallait faire avec la pollution, la chaleur étouffante dans les bâtiments, mais enfin… Raphaël n’était pas exactement écrasé de travail non plus. En tout cas, pas de ce genre de travail.

L’Olympien avait profité de sa journée en se noyant dans une oisiveté complète. Il s’était installé sur un banc, à l’ombre d’un arbre. Lunettes de soleil sur le nez, boisson fraiche à la main, il avait regardé passer les gens devant lui, s’amusant des enfants qui couraient pieds nus dans la fontaine, reluquant des jeunes hommes autant que des jeunes femmes, tout en sirotant à la paille.

Le temps passait vite, quand on s’amusait. Bon, pour être plus exact, le temps filait à toute vitesse quand on avait déjà plusieurs millénaires. On avait déjà vécu tellement de jours qu’il filait à toute vitesse. et que sans s’en rendre compte, on avait déjà loupé trois ou quatres jours, en restant assis sur un banc.

En l’occurence, le dieu des voleurs avait passé son après-midi assis sur son banc, à ne rien faire d’autre que flâner, et il venait seulement de réaliser l’heure qu’il était. Cela aurait pu être sans conséquence, mais il se rappelait vaguement qu’il avait cette chose à faire. Impossible de se rappeler quoi ceci dit. Oups, comme aurait dit l’autre.

Bah, tant pis. Ca lui reviendrait. Possiblement dans un an ou deux, il en convenait, mais ça lui reviendrait.

En attendant, il quitta son banc, se débarrassa de son gobelet vide depuis longtemps d’un jet précis dans une poubelle, et entama son trajet du retour, à pied. Il venait tout juste de franchir le portail du parc qu’il dut s’arrêter pour laisser passer des gamins qui passaient en courant devant lui. Une petite lumière s’alluma dans son esprit.

Il se souvenait de cette chose qu’il devait faire.

Un claquement de doigts le rapprocha considérablement de sa destination. Il était tard, beaucoup trop tard pour avoir ce genre de conversation aurait pu arguer certains, mais Raphaël n’avait, encore une fois, aucune notion du temps, ou des convenances. Par exemple, il ne lui venait pas à l’esprit que la boutique qu’il s’apprêtait à visiter était probablement fermée à cette heure-ci, même en été. Cela lui vint encore moins à l’idée que la porte s’ouvrit dès qu’il la poussa, faisant tinter une cloche.

Il regarda autour de lui, huma l’air embaumé du parfum des fleurs, fit quelques pas. Au vue de la pénombre qui régnait ici, il retira presque aussitôt ses lunettes de soleil pour les poser sur le haut de sa tête. Il retira les mains des poches de son pantalon, et remonta les manches de sa marinière jusqu’aux coudes. Il avait tout juste fait quelques pas dans la boutique qu’une voix féminine l’interpella. Ah oui. Les humains, et leurs heures de fermeture.

Ah, oui. Je ne venais pas pour la boutique pour tout vous dire. Je venais pour… votre autre centre d’intérêt”.

Quand il présentait les choses comme ça, avec un sourire enjôleur sur le visage, ça pouvait prêter à confusion. Alors il précisa :

Raphaël Mercury. J’ai trop d’argent pour mon bien, et un coeur un peu trop mou pour les orphelins”.

Et encore, c’était un euphémisme. Il était plus que ça. Il était un guide pour eux. Il les menait sur le chemin de la vie, en l’absence de leurs parents. Il aidait ces petits voyageurs perdus à avancer. Et puis… La plupart finissait par devenir des voleurs et retombait dans son giron de toute façon. Alors forcément, quand il entendait parler d’orphelinat par-ci, par-là.

Et vous?
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Message posté : Mar 26 Déc 2017 - 16:48 Message
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L’homme qui se trouvait face à elle était pour le moins étrange. Il semblait présent, et en même temps pas vraiment. Il semblait savoir ce qu’il faisait là et même temps avoir atterri dans sa boutique par le plus grand des hasards. D’ailleurs il resta quelques instants à laisser traîner son regard de droite et de gauche avant de s’adresser à elle dans un sourire tout à fait charmeur. Elle ne comprit pas immédiatement ce à quoi il faisait référence lorsqu’il parlait de centre d’intérêt et se demanda l’espace d’un instant s’il n’avait pas percé le secret de son identité. Si un vilain qu’elle avait affronté devait avoir retrouvé sa trace, il fallait qu’elle en informe son entourage ; Pourtant quelque chose lui murmurait que l’inconnu qu’elle avait sous les yeux n’était rien de tout ça. Il était troublant et elle ressentait quelque chose d’étrange à se tenir à ses côtés, mais il n’avait pas l’air d’en avoir après elle ou même simplement d’être quelqu’un de mauvais. Lorsqu’il mentionna ses orphelins, la lumière se fit dans l’esprit de la jeune femme qui poussa un soupir rasséréné. Ainsi, il venait à propos de l’orphelinat ? C’était étrange, peu de gens savaient qu’elle y donnait des cours. Et la nature de ces cours était encore plus secrète encore.

« Eh bien enchantée de vous connaître Monsieur Mercury. Je m’appelle Natalia Greene, ancienne pensionnaire de l’orphelinat. J'y fais des interventions de temps à autre. » Elle lui tendit la main pour le saluer.

Elle passa derrière le comptoir de bois pour rincer ses mains pleines de terre au petit évier qu’elle avait aménagé dans ce but, observant l’individu du coin de l’œil. S’il s’agissait vraiment d’un mécène et que ses intentions n’étaient pas mauvaises, la jeune femme ne pouvait que se réjouir qu’il soit venu toquer à sa porte. Les fonds de l’orphelinat lui permettaient de subvenir aux besoins des enfants et de leur offrir un confort qu’ils n’auraient certainement pas trouvé dans un établissement public. Mais voilà, l’argent venait parfois à manquer et il fallait organiser des campagnes pour récolter des fonds et des galas de charité pour espérer obtenir un peu d’argent de la part de ceux qui en avaient trop. Elle avait participé de nombreuses fois à ces célébrations, expliquant combien l’orphelinat l’avait sauvé, et combien il apportait aux pauvres enfants qui résidaient en ces lieux.

« Je dois avouer être surprise de vous voir ici, elle essuya ses mains et fit le tour du comptoir en l'invitant à s'asseoir sur l'un des tabourets qui s'y trouvaient. En général les mécènes profitent plutôt des galas de charité ou contactent directement l’administration pour faire leurs dons. Ils ne prennent pas contact avec les petites gens comme moi. Elle marqua une pause, tandis qu’un doux sourire ourlait ses lèvres. Mais je vais faire de mon mieux pour vous aider alors… Vous voulez boire quelque chose ? »

Elle ne savait pas combien de temps la discussion allait prendre, autant qu’ils soient à l’aise !
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Message posté : Mar 26 Déc 2017 - 17:48 Message
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D’ordinaire, Raphaël ne rechignait jamais à serrer une main tendue. Mais la main en question étant couverte de terre, il préféra feinter et lui serrer le poignet. Avec un grand sourire, tout de même, histoire de montrer qu’il ne s’en formalisait pas.

Enchanté, mademoiselle Greene”.

Il s’approcha, pendant qu’elle se lavait les mains, toujours en regardant un peu partout. Il ne songeait pas à la dévaliser, l’Olympien était simplement d’une nature curieuse. Il reconnaissait quelques plantes, pas toutes, loin de là, mais savait appréciait les belles choses, même les plus simples.

Ah oui. Je déteste les galas de charité. Vous vous y rendez une fois, et tous les autres savent que vous avez de l’argent et qu’ils doivent à tout prix vous inviter, et ensuite, vous n'en finissez plus. Les orphelins, les militaires blessés en service, les arbres,... La plupart du temps, leurs petits fours sont affreux en plus”.

Ce petit commentaire avait été délivré d'un ton léger, destiné à transmettre qu'il n'en pensait pas un mot. Ou alors, pas vraiment sérieusement. Il s’installa sur le tabouret qu’elle lui désigna, appuya son coude sur le comptoir, et posa son menton dans sa paume.

Citronnade?” proposa la divinité. “Ou vraiment ce qui vous plaira, je ne suis pas difficile. Et pour répondre à votre question muette, je préfère de loin m’intéresser aux “petites gens”, comme vous le dites si bien. Ils sont généralement les mieux placés pour savoir comment fonctionne l’institution concernée, et ce qu’il lui faudrait pour s’améliorer”.

Il se redressa, pivota sur son tabouret pour embrasser une nouvelle fois la boutique du regard. Les plantes exposées exerçaient une certaine fascination sur lui. Raphaël avait cet étrange impression d’être à la fois dans un parc, en pleine nature, et dans une petite boutique à l’odeur entêtante. Il ne perdait cependant pas de vues les raisons de sa présence ici, et rejeta la tête sur le côté, pour voir son interlocutrice par-dessus son épaule.

Les galas… on vous parle toujours de tel ou tel projet formidable, au final, vous n’en voyez jamais les bienfaits”.

Il pivota légèrement sur le côté, de manière à pouvoir regarder un peu plus directement Natalia, tout en gardant un oeil sur sa boutique.

Alors vous qui y avez passée votre enfance, et qui y passez encore régulièrement, dites-moi tout. Comment était-ce? Que vous manquait-il quand vous étiez enfant? Que manque-t-il maintenant? Et, si je puis me permettre, je suis vraiment très riche. Je vous encourage donc vivement à réclamer les choses les plus chères sur la liste”.
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Message posté : Mar 26 Déc 2017 - 19:28 Message
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Natalia était du genre taciturne lorsqu’elle se trouvait en présence de personne qu’elle ne connaissait pas. Pourtant, il y avait quelque chose chez Raphaël qui mettait les gens en confiance, mais peut-être son aplomb et son assurance y étaient-ils pour beaucoup ; Bien sûr, elle n’imaginait pas un seul instant tout ce qui concernait ses autres activités, et l’homme ne lui apparaissait alors que comme un individu agréable et fortuné venu s’intéresser de près à des œuvres de charité qui lui tenait à cœur. La naïve jeune femme n’avait ainsi pas une seule raison de douter lui. D’aucuns, de plus méfiants qu’elle, se seraient certainement montrés sceptique quant à l’arrivée impromptue de l’homme et à son discours des plus policés. Mais elle n’était pas de ceux-là. Sûrement à tort.

« Ah je vous comprends tellement… Et puis tout ce champagne imbuvable ? Non, autant rester chez soi et tant pis pour les arbres, vous avez raison. » Un sourire fleurit à ses lèvres.

Intérieurement, elle s’excusa auprès des forêts et des esprits qui les gouvernaient, songeant avec amusement que Cyrnéas – auprès de qui elle avait prêté serment – n’aurait guère apprécié de l’entendre dire cela, même à titre de plaisanterie. D’un autre côté, il n’avait jamais goûté à l’humour des humains et le sien ne faisait pas exception.

« Une citronnade ce sera. Industrielle par contre, j’en suis désolée. »

La jeune femme se pencha derrière le comptoir où trônai un mini-frigo qu’elle s’était offert durant l’été. Malgré la pénombre et la fraîcheur qu’octroyaient les plantes, il faisait parfois une chaleur torride dans les rues polluées de Star City. L’arrivée du petit appareil avait été un véritable renouveau dans ses interminables journées de travail. Oh, elles étaient toujours aussi longues et épuisantes ! Mais au moins la jeune femme ne souffrait plus de la soif. Sortant deux verres, Natalia glissa sur le comptoir de bois une canette fraîche et en tendit une autre à son invité. Après quoi elle resta silencieuse pendant quelques instant, se demandant comment par où commencer pour répondre à ses innombrables questions.

« L’orphelinat Underwood est un établissement privilégié, nous recevons une meilleure éducation que dans la plupart des instituts publiques. Je le tiens pour acquis parce que j’ai fait les deux, précisa-t-elle. Le personnel est mieux formé, l’encadrement y est meilleur également et tout est fait pour que les enfants aillent au bout de leur scolarité avec un bagage solide. Elle s’arrêta quelques instants pour boire une gorgée du verre qu’elle s’était servi. Ceci étant dit, des choses sont améliorables. Par exemple, j’ai toujours déploré que jamais rien ne soit organisé pour nous sortir de notre quotidien. Aujourd’hui, je comprends que c’est par manque de moyens. Martha Welch finance presque tout avec ses propres deniers et elle ne peut pas assumer des sorties extrascolaires pour chacun de ses pensionnaires. C’est aussi pour cela que nous n’avons jamais eu d’infrastructures en dehors du minimum attendu d’un établissement comme celui-là. »

Terrains de sport, terrains de jeux pour les plus jeunes, de quoi projeter des films,… Que savait-elle encore ! Comme beaucoup d’autres enfants, Natalia avait passé son enfance entre les quatre murs de son orphelinat ne sortant que rarement lorsque ses camarades l’entraînaient dans les rues de la ville au nez et à la barde et surtout au grand dam de leurs tuteurs. C’était quelques instants de liberté. C’était un besoin. Elle se surprit à sourire en se remémorant ces images, y coupa court en dardant ses prunelles dans celles de Raphaël.

« Ce qui manque le plus à ces enfants, ce n’est malheureusement pas quelque chose que l’argent peut offrir… Mais en leur laissant comprendre que leur vie ne sera plus jamais celle d’un enfant normal, on sape beaucoup de leurs fondations. Ils ont besoin de normalité, ils ont besoin de sortir, de voir le monde ou tout du moins besoin de s’évader. Ils ont besoin de comprendre que la vie continue, et ce en-dehors des murs de leur établissement. »

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Message posté : Mer 27 Déc 2017 - 16:50 Message
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Exactement. Honnêtement, on n’a rien inventé de mieux que la citronnade industrielle pour récolter des fonds, croyez-en mon expérience”.

L’Olympien décapsula sa canette et se servit un verre, qu’il goûta presque aussitôt. Sans oublier, bien sûr, d’écouter attentivement la jeune femme. Disons qu’il n’était pas là uniquement pour donner de l’argent. S’il avait entendu parler de l’orphelinat Underwood, il y avait d’un côté l’histoire officielle, et de l’autre, des rumeurs plus ou moins plausibles que ses oreilles indiscrètes avaient pu capter. Si le guide des orphelins qu’il était voyait une occasion d’exercer ses talents divins, il voyait aussi une possibilité de satisfaire sa curiosité naturelle s’il venait à confirmer ou infirmer ses rumeurs.

Pour l’instant, cependant, il n’était qu’un riche donateur un peu excentrique qui préférait boire une citronnade dans une boutique de fleurs que du champagne dans un gala de charité. Il afficha donc sur son visage une expression destinée à montrer le plus sincèrement possible l’intérêt qu’il portait au discours de son interlocutrice.

“Je vois. En d’autres termes, ils ont besoin du dispensable”. Il but une nouvelle gorgée de sa citronnade industrielle, et croisa les bras sur le comptoir. “A défaut de pouvoir tous les adopter, j’imagine que je peux essayer de faire autre chose. Leur offrir de quoi être des enfants, par exemple”.

Lui qui avait vu passer sous son nez des milliers et des milliers de gamins, savait à quel point c’était important, que de pouvoir s’amuser, de pouvoir oublier, même une heure, qu’il fallait se battre pour survivre, pour trouver de quoi se nourrir, ou bien pour trouver un endroit où dormir. Les enfants de l’orphelinat Underwood n’en étaient sans doute pas là, mais ça ne changeait que quelques données du problème, pas le résultat. Ils avaient besoin d’être des enfants. Même des enfants sans parents.

J’imagine qu’on pourrait leur fournir des jeux. Des ballons de foot, de basket, ce genre de choses. Mais enfin, j’imagine que cela impliquerait d’avoir le terrain de sport approprié. Ah, et puis il faut penser aux jours de pluie, les jeux d’intérieur. J’ai toujours pensé que les jeux de société étaient parfaits pour ce genre de pluie, mais il faut penser plus large j’imagine. Des choses comme des poupées, des consoles de jeux peut-être ? Hum… j’imagine que le mieux serait de poser la question aux enfants, ils pourraient faire une liste. Ou alors, mieux… privatiser un magasin de jouets, qu’est-ce que vous en pensez? Disons que nous partons là-dessus… est-ce que cinq cent mille dollars suffiraient à votre avis?

Il avala une nouvelle gorgée de citronnade, et termina de vider la canette dans son verre, le tout, avec un naturel déconcertant. Un peu comme s’il venait de lui proposer la somme mirobolante de cinquante dollars, au lieu du demi-millions réellement proposé.

Si vous pensez que ce n’est pas assez, je peux en parler avec mon conseiller financier, évidemment. Il devient toujours tout blanc quand je lui parle de donner de l’argent à des oeuvres de charité plutôt que de les placer en bourse, c’est hilarant, vraiment”.
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Message posté : Ven 29 Déc 2017 - 17:02 Message
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« Vous n’auriez pas su mieux exprimer ma pensée. »

Elle but une longue gorgée de citronnade. Oui, c’était exactement ce dont avait besoin ces enfants, dans la mesure où ce qui était réellement nécessaire à leur développement leur avait été enlevé. Oh, il était possible de très bien en vivre ; Après tout Natalia avait vécu la grande majorité de sa vie sans aucun de ses parents, et elle n’avait pas mal tourné pour autant ! Elle avait été encadrée, aimée dans une certaine mesure, mais surtout on lui avait donné un but,… À bien y réfléchir, c’était presque de l’endoctrinement – sauf que la cause ne servait à rien de moins qu’à honorer la vie sous toutes ses formes. Malheureusement, ce n’était pas le cas de tous les orphelins et la plupart de ceux qui étaient sortis de l’institution par manque de métacapacités n’avaient plus jamais donné signe de vie. Ce qui n’était jamais une bonne chose lorsqu’on parlait de jeunes adultes déstabilisés et désocialisés.

Silencieusement, Natalia écouta Raphaël rebondir sur ce qu’elle venait de lui expliquer. Elle ne sut trop comment ils étaient passés de quelques ballons de foot à la privatisation d’un magasin de jouets, mais lorsqu’il aborda le sujet fatidique du financement et annonça le plus naturellement du monde la somme d’un demi-million de dollars, la jeune femme manqua de s’étouffer. Tout ça la dépassait. À dire vrai, elle n’était même pas sûre de bien voir quel montant d’argent cela représentait et ce que ça pouvait concrètement apporter à ces enfants. Mais que du bien, elle l’imaginait sans mal. Ceux qui disaient que l’argent n’achetait pas le bonheur ne savait rien du fait d’être sans argent. Dans une quinte de toux, la jeune femme glissa un regard en coin à son interlocuteur.

C’était un curieux personnage maintenant qu’elle y pensait. Quel excentrique pouvait se permettre de lâcher autant d’argent, aussi facilement ? Qui ferait confiance à une fleuriste anonyme vaguement reliée à un orphelinat tout aussi secret quand on savait les obscures rumeurs qui couraient dessus ? Oh, elle n’était pas pour s’en plaindre, loin de là ! Elle espérait simplement que la bulle de l’espoir n’allait pas lui éclater au visage, faisant plus de dégâts que de bien.

« Pour être parfaitement honnête avec vous, c’est une somme réellement conséquente et je ne suis pas certaine d’être la mieux placer pour estimer si elle sera suffisante. Dixit son compte en banque. Par contre vous avez avancé une excellente idée ; Après tout, je parle pour eux mais je ne suis plus une pensionnaire depuis belle lurette. Les individus les mieux placés pour répondre à vos questions sont encore les enfants eux-mêmes. »

Ça tombait sous le sens, puisqu’elle-même avait vécu à l’orphelinat à un temps où la technologie moderne était à ses prémisses. Les besoins avaient considérablement changé, et il y avait fort à parier qu’un environnement fermé comme celui d’Underwood n’y avait pas fait exception. Elle marqua une pause de quelques instants – c’était peut-être s’avancer que de lui faire une telle proposition, mais ça restait encore le mieux.

« Que diriez-vous d’aller à leur rencontre ? Avança-t-elle. Vous pourriez visiter les lieux, voir ce dont ils ont besoin, leur demander ce dont ils ont envie,… Et même revenir une fois les installations effectuées pour avoir un aperçu des résultats concrets. Puis, dans un sourire, Natalia ajouta : ça vous évitera de donner des cheveux blancs à ce pauvre homme avant l’heure. »
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Message posté : Lun 1 Jan 2018 - 20:57 Message
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Raphaël pouvait se vanter d’être un fin connaisseur des mortels. Il les côtoyait depuis des millénaires, de plus ou moins près. L’Olympien leur avait aussi suffisamment apportés de bénédictions et de bonnes nouvelles pour prédire leurs réactions. Par exemple, le presque jet de citronnade, suivi de la quinte de toux figurait dans son top 3 des réactions possibles à son annonce, aux côtés des yeux écarquillés, et des bafouillements incompréhensibles.

Ca va aller?

Nulle malice, dans sa voix, il ne voulait pas qu’elle le croit en train de se moquer d’elle, mais une inquiétude aussi réelle que possible, et pourtant un peu feinte. Disons qu’il ne la pensait pas sincèrement qu’elle était aux portes de la mort, mais enfin. Les humains étaient d’un susceptible dès qu’on manquait un peu de compassion… Et puis, dans les faits, il avait un peu besoin qu’elle l’aime bien, et qu’elle se sente d’humeur à des confidences. Il voulait bien donner de l’argent à des orphelins, mais était tout aussi intéressé pour confirmer une ou deux petites choses.

Heureusement pour l’Olympien, les choses se déroulaient à peu près comme il l’entendait. Les petites remarques sur “les enfants sont les mieux placés pour savoir ce qu’il leur faut”, et autre “A quoi ça ressemble maintenant?” avaient portés leurs fruits, sans doute autant que la promesse de verser un demi-million à l’institution. Hermès avait mis les pieds dans assez de galas de charité, avant de se lasser, pour savoir qu’on choyait toujours les généreux.

C’est une excellente idée!” Il vida son verre, et se leva d’un bond. “Quoique je vous avouerais être un peu déçu de ne pas pouvoir lui donner des cheveux blancs dès maintenant… mais imaginez, peut-être que tous les enfants vont demander le même ordinateur très très cher”. Quand on donnait un demi-million, un peu plus, un peu moins… Le dieu des orphelins tenait à son image humaine de play-boy généreux. Enfin, cette proposition l’arrangeait, évidemment, mais il savait aussi qu’il ne pouvait pas se montrer trop enthousiaste. Un certain nombre de détails pouvait laisser penser que son attitude était étrange. Alors il se ravisa, un peu. “Enfin, si vous pensez que c’est possible. Je n’ai pas réalisé qu’il était si tard, et peut-être aviez-vous d’autres projets pour ce soir?” Il se fendit d’un sourire, évocation d’une certaine confusion, et d’une politesse sincère. “Je ne voudrais pas vous retenir loin de votre foyer. Ni de vos plantes, d’ailleurs ! Pardonnez-moi, je suis parfois tellement enthousiaste… En plus, je m’aperçois que je ne peux vous proposer aucun moyen de locomotion, à part peut-être un taxi?” Il se permit de pouffer de rire, et d’ajouter : “Il serait peut-être plus écologique que je vous fasse voler jusque là, mais vous avez peut-être le vertige”.

Sa manoeuvre était un peu risquée, à laisser sous-entendre qu’il pouvait voler avec autre chose que des moyens mécaniques et humains. Déjà parce qu’il était tout à fait possible qu’elle le pense propriétaire d’un hélicoptère, et non de pouvoirs d’une sorte ou d’une autre. Ensuite parce qu’elle était, dans les faits, une parfaite inconnue. Disons qu’il avait fait quelques recherches sur elle, mais que les choses n’étaient pas allées très loin. L’examen avait été tellement sommaire que l’Olympien ignorait, entre autre, ses activités héroïques. Il y avait aussi la possibilité réelle que la jeune femme ait vraiment eu mieux à faire que de l’accompagner jusqu’à l’institut dans l’instant.
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Message posté : Jeu 4 Jan 2018 - 19:37 Message
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ϟ Signes particuliers : Natalia est une petite brune aux yeux pers. Elle n’est ni très grande, ni très musclé, mais son corps est robuste et bien proportionné. Son visage aux traits doux trahit un caractère affable, mais rien ne laisse moins transparaître sa détermination que l’éclat farouche de son regard.
ϟ Pouvoirs : Natalia est une druidesse qui maîtrise les forces de la nature et qui met ses dons au service de la protection de la vie. La liste de ses pouvoirs est disponible ici.
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Lorsqu’il lui demanda si ça allait, la jeune femme inclina doucement la tête d’un air approbateur. La question était plutôt de savoir comment cela ne pouvait pas aller ! Il venait de lui proposer la somme d’un demi-million de dollars pour permettre aux enfants de l’orphelinat dont elle était issue de vivre une enfance un peu plus normale. Ces enfants qu’elle protégeait, ces enfants à qui elle apprenait la valeur de la vue, l’importance d’aider son prochain. C’était une belle promesse de charité, assez pour que la jeune femme se demande si tout cela était bien réel… Pourtant elle voulait y croire, c’est pourquoi elle lui avait fait une proposition qu’il avait rapidement acceptée. Sans doute aurait-elle dû consulter la gestionnaire de l’établissement avant de promettre à son généreux donateur de lui permettre une visite des locaux et une rencontre avec les enfants, mais elle espérait que Martha comprenne à quel point il comptait pour elle de pouvoir les aider. De pouvoir les aider de la même manière qu’elle l’avait aidée lorsqu’elle était si jeune et si seule. Elle venait de perdre ses parents, son monde venait de s’effondrer, et elle avait trouvé là-bas un foyer. Un personnel aimant qui traitait chacun d’eux comme leur propre enfant. S’il était venu le moment de leur rendre la pareille, c’était maintenant, elle en était certaine.

Un sourire amusé ourla sa lippe quand Raphaël fit mention de son financier, qu’elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer – de fait – grisonnant et la mine déconfite chaque fois qu’il voyait le numéro de son client apparaître à l’écran de son téléphone. Néanmoins la promptitude de son interlocuteur à vouloir mettre en pratique sa proposition ne manqua pas de l’étonner lorsqu’on considérait l’heure tardive qu’il était. Peut-être était-il de ces personnes qui s’attendaient à ce que tout leur soit offert immédiatement ? La suite laissa entendre qu’il n’en était rien. Il fit mention de l’heure tardive, et un coup d’œil à l’horloge mural finit de faire savoir à Natalia qu’il était effectivement tard. Heureusement pour lui, pas assez tard pour qu’elle ne refuse de demander un entretien avec Martha Welch et les enfants. La grâce des beaux jours était telle qu’ils ne manquaient jamais de se permettre de veilleur un peu plus longtemps. Le couvre-feu étai repoussé généralement au crépuscule, ce qui leur laissait quelques heures.

Natalia s’apprêtait à rassurer son hôte quand l’évidence la frappa de plein fouet. Il ne pouvait pas lui proposer de moyen de locomotion mais il pouvait la faire… voler ? La jeune femme se figea tout à fait, sondant de son regard clair le visage du richissime bienfaiteur, lequel la regardait avec un flegme déconcertant, un reste de sourire encore coincé dans le creux des lèvres. Pas de pistes pour hélicoptère dans le coin, l’incertitude quant à sa proportion n’était pas de mise ; Natalia se contenta de recycler sa canette, de rincer son verre et de le ranger le plus naturellement du monde.

« Rien de prévu, non. Elle eut un sourire en coin. Je n’ai rien, ni personne, qui m’attende à la maison alors nous pouvons y aller dès maintenant si vous le souhaitez. Laissez-moi simplement passer un coup de fil à la directrice et nous serons libres de prendre la voie des airs, ou celle qui vous chante. »

Sans se faire prier, la jeune femme tourna les talons et se rendit dans la serre, où un téléphone mural antédiluvien ornait le mur. Rapidement, elle composa le numéro qu’elle connaissait encore par cœur et échangea quelques mots avec les intéressés de leur petite visite. Comme elle s’y attendait, la directrice de l’orphelinat Underwood se montra franchement sceptique quant à la vue d’un mystérieux donateur dont il ne lui semblait pas avoir un jour entendu parler. Et le fait que Natalia lui assure que l’homme semblait quelqu’un de sérieux ne changea rien. Néanmoins, elle accepta de les recevoir et ne leur refusa pas de rencontrer les enfants. Quant au reste… La brune tendait à croire que la confiance se gagnait par les actes. Ne tenait qu’à Raphaël de montrer qu’il était pétri de bonnes intentions ! Raccrochant, la jeune femme lui promit une arrivée rapide et la remercia de la confiance qu’elle plaçait en elle. Après quoi elle s’en retourna auprès de son interlocuteur.

« Bien, nous pouvons y aller quand vous voulez. » Dit-elle simplement.

Et joignant le geste à la parole, la jeune femme saisit ses affaires, les clés de sa boutique et présenta la porte de sortie à Raphaël. Elle ne se laisserait pas impressionner !
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Message posté : Jeu 4 Jan 2018 - 22:29 Message
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Mais naturellement”.

Raphaël pouvait certes se montrer spontané au point de proposer un rendez-vous de dernière minute au pied levé, mais pas impoli au point de débarquer à l’improviste. Non, il fallait savoir faire preuve de manière. Il laissa poliment la jeune femme passer son coup de fil, quoi qu’il en profita pour faire le tour de la boutique du regard. Par réflexe, disons cela, il tendit néanmoins l’oreille pour saisir quelques bribes de la conversation. L’acoustique des lieux n’est cependant pas idéal, et à part de vagues syllabes isolées, il ne capta rien de très intéressant.

Il afficha un grand sourire au retour de la jeune femme, et suivit son invitation pour sortir. La journée était certes bien entamée, mais il faisait encore jour, et on trouvait encore du monde dans les rues. Pendant qu’elle fermait derrière eux, Raphaël regarda à gauche, regarda à droite, mais ne repéra pas la silhouette distincte d’un taxi. Ah, on ne viendrait pas l’accuser d’avoir voulu se faire mousser !

Bon. J’imagine que nous allons devoir passer par la voie des airs”.

Il l’invita à le suivre d’un signe de tête, dans l’impasse la plus proche. En tout bien, tout honneur bien sûr. Toujours dans le même esprit, il lui présenta ses bras et la souleva du sol.

Accrochez-vous bien. Oh, et faites attention à vos clés. Oh, avant de partir, vous pourriez…

Il leva les yeux vers ses lunettes de soleil, posée sur son front, une invitation à les faire glisser sur son nez. Il avait beau être une divinité, on sous-estimait toujours la violence du vent qui vous rentrait dans les yeux quand on volait au-delà des 50km/h. Une fois prêt, il décolla sans coup de talon, sans a-coup. Pour un peu, sa passagère aurait pu le croire toujours debout dans la rue, les deux pieds bien à plat sur le plancher des vaches. Il prit un peu de hauteur, le temps de dépasser les premiers immeubles, prit le temps de s’orienter dans la ville - une formalité pour le dieu des voyageurs - et fila, somme toute à vitesse modérée, vers l’orphelinat.

Mon gestionnaire financier s’étonne que je n’ai pas encore acheté d’hélicoptère pour flamber” s’amusa-t-il à l’oreille de sa passère.

Cela impliquait de crier, voir plus, pour couvrir les rafales de vent. Il était tout à fait possible qu’elle ne l’ait même pas entendu. Par la voie des airs, le trajet fut très rapide, beaucoup plus que par la route, sans doute. Raphaël aurait pu se poser en plein milieu de la cour, s’il l’avait voulu, mais il préféra un discret bosquet, à une ou deux minutes à pied. Avec la pénombre ambiante, ils atterrirent presque discrètement.

Vous êtes arrivée à destination. Mercury Airlines vous remercie de votre confiance”. Il la reposa tranquillement sur le sol, comme s’il n’avait rien fait de plus que de la porter sur quelques mètres, un grand sourire aux lèvres. “Vous n’avez pas perdu vos clés j’espère? Parfait. Nous devrions y aller, avant de les faire attendre, pas vrai?

HRP:
 
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Message posté : Ven 5 Jan 2018 - 11:49 Message
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Après un rapide coup d’œil dans sa modeste boutique, Natalia estima qu’ils étaient bons pour le départ. Elle attendit que Raphaël fût sorti du Bourgeon Vert et ferma la porte à double tour, passant finalement son sac en bandoulière et y fourrant ses clés. Elle ne savait pas vraiment de quelle manière il comptait la faire voler, mais elle n’avait nulle intention d’éparpiller ses affaires dans tout Star City ! Circonspecte, la jeune femme observa son généreux donateur regarder de droite et de gauche à la recherche d’un taxi – comme si sa décision n’avait pas déjà été prise – avant qu’il ne lui indique de s’enfoncer dans la ruelle la plus proche. Pas inquiétée le moins du monde, Natalia se faufila sagement dans l’impasse qui longeait le bâtiment où se trouvait son échoppe et y attendit qu’il la rejoigne. Lorsqu’il lui tendit ses bras, elle ne se fit pas prier pour passer ses bras autour de son cou ; Il la souleva comme si elle ne pesait rien et la tint fermement contre lui. Enfin, ils décollèrent.

Natalia comprit rapidement l’intérêt des lunettes. Les bourrasques de vent commencèrent à claquer autour d’elle, si bien qu’elle n’eut d’autre choix que de fermer les yeux pour le reste du voyage. C’était ridicule quand elle y pensait ; Se faire trimballer comme un vulgaire poids mort alors qu’elle aurait tout simplement pu se changer en oiseau. Sauf qu’elle n’était pas certaine de la vitesse à laquelle ils volaient – et le fait qu’elle l’entendit à peine quand il lui glissa quelques mots au creux de l’oreille en disait long – et qu’elle n’était pas non plus certaine de vouloir lui dévoiler ses capacités dans l’immédiat. S’il devenait mécène d’Underwood, il apprendrait tôt ou tard ce que le bâtiment cachait dans ses entrailles, et pourquoi elle avait été retirée de l’orphelinat public pour être placée dans cet établissement spécialisé. En attendant elle préférait l’observer.

Pourtant, le simple fait qu’il lui dévoile ses propres pouvoirs était significatif : il se doutait de quelque chose, voulait peut-être lui montrer qu’elle pouvait en faire autant. Après tout, elle était une parfaite inconnue pour lui et s’il n’avait eu cure que le monde sache ce qu’il était, il n’aurait pas pris la peine de décoller depuis une ruelle déserte. Mais peut-être pas, après tout ? Peut-être qu’elle se posait simplement trop de questions. Ces considérations mises à part, ils ne tardèrent pas à poser pied à terre sur le domaine de l’orphelinat, et elle-même regagna le plancher des vaches avec une satisfaction certaine mais non sans vaciller. Non que le voyage ait été désagréable, loin de là ! Elle préférait simplement mener la barre lorsqu’il s’agissait de naviguer sur les courants d’air. Tapotant machinalement son sac – pourtant fermé – la jeune femme adressa un sourire à Raphaël.

« Allons-y. » Dit-elle simplement.

Ils n’étaient qu’à quelques minutes à pieds de l’orphelinat. Natalia savait le domaine protégé des intrusions et elle n’était pas certaine que son compagnon ait pu y pénétrer de façon magique – si c’était là la source de ses capacités. Finalement, lorsqu’ils se présentèrent à l’immense portail de fer forgé juché des inscriptions dorées indiquant « UNDERWOOD », celui-ci s’ouvrit comme s’il n’attendait que leur venue, dévoilant un domaine qui semblait hors du temps. Niché au beau milieu de la ville, l’orphelinat semblait caché des regards par la cime d’arbres plusieurs fois centenaires. Il n’y avait pas de chemin bétonné, seulement des allées pavées gravillons pour se rendre aux différents bâtiments qui composait l’établissement. Pour le reste, il n’y avait que des bosquets, de la pelouse, et cette immense bâtisse qui trônait en son centre. Adressant un sourire à son comparse, la jeune femme s’y dirigea d’un pied sûr et sonna à la grande porte de sapin qui s’ouvrit presque aussitôt.

« Martha ! S’exclama Natalia en se lovant dans les bras tendus de la femme grisonnante qui se tenait sur le palier de la porte. Monsieur Mercury, laissez-moi vous présenter Martha Welch, directrice de l’établissement. » Cette dernière répondit d’un hochement de tête poli.

C’était une femme d’un certain âge, forte et d’une beauté froide. Elle considéra Raphaël quelques instants avant de tourner les talons et de les inviter à la suivre. Martha « Maman Ours » Welch avait été une mère de substitution pour Natalia, n’usurpant rien du surnom qu’elle avait gagné auprès de ses protégés. Lorsqu’on savait de quoi la magicienne était capable et la hargne qu’elle mettait à protéger les pensionnaires de son établissement, il n’était pas difficile de l’imaginer sous les traits de l’immense grizzly dont elle savait prendre l’apparence – même lorsqu’elle regagnait sa forme humaine aux prunelles chaudes et au sourire doux. Ils la suivirent jusqu’à son bureau à l’étage, une petite pièce faite de bois où trônait un bureau d’un côté et un petit salon de l’autre. De manière parfaitement clichée, les murs étaient recouverts des portraits des précédents directeurs. D’un geste de la même, Martha les invita à prendre place et servit trois scotchs avant de prendre place derrière sa table de travail.

« Les enfants sont en train de prendre leur repas, vous aurez tout loisir de les visiter juste après. Un sourire carnassier ourla ses lèvres tandis qu’elle dardait Raphaël. Alors monsieur Mercury, que puis-je pour vous ? Natalia n’a été que peu explicite pendant notre conversation téléphonique. »

Beaucoup de choses à dire, peu de temps pour le faire. Mais il y avait des choses méritaient d’être dites de vive voix…


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Message posté : Ven 5 Jan 2018 - 19:39 Message
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Sans aller dire que Raphaël jouait les taxis pour beaucoup de gens, il lui était arrivé de le faire un certain nombre de fois dans sa longue existence. Natalia n’avait pas paru particulièrement grisé par l’exercice ceci dit. Certes, elle n’était pas une mortelle ignore de la Grèce Antique, chez qui il n’y avait pas de mutants ou de supers technologiques, et ils étaient à Star City. La jeune femme aurait déjà eu l’occasion de faire un tour dans les bras d’un super quelconque qu’il n’en aurait pas été surpris. Il n’était pas le seul à pouvoir voler. Bien sûr, il n’aurait pas placé “elle sait elle-même voler” tout en haut de sa liste de possibilités.

Comme s’ils étaient venus le plus naturellement du monde, Raphaël lui emboîta le pas, et regarda autour de lui d’une façon polie, mais néanmoins curieuse. Ces gamins avaient de la chance, d’apparence en tout cas, l’endroit ne rebutait pas. Etonnamment, même s’il semblait regarder partout, sauf devant lui, l’Olympien marcha droit, sans rien percuter, ce qui incluait Natalia, et sans se perdre.

Quand la porte s’ouvrit, son visage affichait déjà un grand sourire, même si le petit bout de femme qu’il avait en face de lui n’avait pas l’air du genre à se laisser avoir par ça.

Bonjour!

Ensuite, il réalisa qu’il avait toujours ses lunettes sur les yeux, ce qui ne se justifiait plus du tout, comme il n’était pus en vol, et qu’en prime, la lumière n’était plus aussi forte. Il les retira donc de son visage, avec un air confus parfaitement adorable et loin de refléter la réalité, et les accrocha au col de son t-shirt.

Oups, désolé, je me disais bien que le parc avait une drôle de couleur pour la saison”.

Il adressa une petite grimace à son accompagnatrice, dans le dos de la directrice, comme un gamin qui signifiait à son copain qu’il avait peut-être fait une bêtise, mais emboîta le pas de Martha Walsh. Le trajet jusqu’à son bureau était court, mais cela n’empêcha pas Raphaël de regarder un peu partout, avec une curiosité toute innocente.

Il s’installa poliment là où on le lui indiqua, remercia même son hôtesse pour le verre, et n’avait pas l’air particulièrement impressionné par son sourire ou son regard. Il affichait toujours un air parfaitement innocent et bienheureux.

Oh, appelez-moi Raphaël”. Nouveau grand sourire de l’homme parfaitement heureux d’être là. “Ah, c’est très simple en réalité. En résumé, j’ai beaucoup d’argent, j’ai envie de le donner à des causes qui me tiennent à coeur, mais je déteste les galas de charité. Le champagne? Pfeu, vraiment. Je préfère… me renseigner auprès des gens qui sont vraiment sur le terrain. J’ai entendu parler de cette institution, j’ai fait quelques recherches, et Natalia a gentiment accepté de répondre à quelques questions. D’ailleurs, si je puis me permettre, elle a présenté de très bons arguments, elle m’a convaincu de faire un don d’un demi-million de dollars, principalement pour un terrain de jeux en extérieur. Il a aussi été question d’aller dans un magasin de jouet… Mais enfin, elle a aussi suggéré que nous venions voir vos pensionnaires pour leur demander ce qu’ils leur feraient plaisir, comme j’ai trouvé l’idée excellente, nous voilà”.

Il avait peut-être légèrement modifié la réalité au passage. Il s’amusait de voir la réaction de Natalia qui, malgré ce qu’il en avait dit, ne l’avait pas tant convaincu que ça. Il avait presque offert le demi-million avant qu’elle n’ait dit quoi que ce soit.

Ce sont vos prédécesseurs? Vous travaillez ici depuis longtemps? Oh, vous avez combien de pensionnaires?

Cela pouvait apparaître comme une avalanche de questions, mais d’un autre côté, ce n’était que le prélude aux interrogations vraiment dignes d’intérêt.
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Message posté : Mar 9 Jan 2018 - 23:36 Message
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Natalia ne fut guère surprise par la réaction quelque peu froide de la directrice de l’établissement. Martha était une femme forte qui, en dépit de son apparence affable, était dotée d’un fort instinct de conservation. Entre autre, cela la rendait méfiante ; Méfiante envers ceux qui se montraient trop curieux, méfiante envers ceux qui cherchaient à obtenir quelque chose de sa part, méfiante envers ceux qui étaient trop gentil,… Entre autre. Pourtant, la jeune femme savait qu’en dépit de tout, c’était une femme particulièrement douce, protectrice et qui ne reculerait devant rien pour le bien-être de ses pensionnaires. Au fond, tout ça n’était qu’une mise en scène pour voir de quel bois son curieux invité était fait. Jusque-là, il s’était montré parfaitement insensible à ses tentatives d’intimidation et ce n’était pas pour lui déplaire. Même si être trop sûr de soi pouvait souvent refléter de mauvaises intentions, elle voulait lui accorder le bénéfice du doute.

Martha l’écouta sans mot dire, sirotant son scotch callée dans le fond de son siège de bureau. Ses prunelles d’acier ne semblaient pas cligner, intensément fixées sur le visage de son interlocuteur. Lorsqu’il vint à finir de parler, après avoir fait mention de sa volonté d’aider l’orphelinat d’un point de vue financier, celui de payer des infrastructures et de privatiser un magasin de jouets, elle était toujours imperturbable. D’autres directeurs se seraient certainement mis à lui lécher les bottes, à se complaire dans l’argent facilement gagné et à se plier aux quatre volontés de leur généreux donateur. Sauf que Martha n’était pas ce genre de femmes. Après quelques instants, un sourire ourla ses lèvres, tandis que le rebord du verre en quittait la jointure.

« Ce sont mes aïeules, répondit-elle avec douceur, en tournant son fauteuil vers le mur maculé de portraits. L’orphelinat appartient à ma famille depuis des générations, sa propriété se transmet d’aîné en aîné. Là c’est son fondateur, George Underwood. Elle indiqua le tableau le plus en hauteur, le plus ancien également à voir la façon dont il était décoloré. Je suis en poste depuis la mort de mon père, cela fait bientôt trente ans. » Elle se tourna de nouveau vers eux.

Il semblait évident qu’elle était d’un certain âge, mais il y avait encore chez elle cette vivacité pure. Natalia savait la voir, dans ses yeux, cette rage infinie de la nature qui s’ébattait en elle. Sans compter que Martha semblait aussi âgée que dans ses souvenirs et sans parler des rumeurs qui couraient au sujet de sa longévité, laquelle aurait été octroyées par les esprits sauvages pour ses bons et loyaux services après qu’elle eut choisi de prendre sa retraite pour laisser la place à une toute nouvelle génération de gardiens. Bien sûr, il ne s’agissait que de rumeurs…

« C’est très généreux de votre part Raphaël, j’apprécie votre proposition et l’accepte bien entendu. Natalia a dû vous dire que l’orphelinat subsistait sur mes fonds personnels, la concernée approuva d’un signe de tête, et que si nous parvenons à continuer d’offrir le meilleur à ces jeunes gens, c’est souvent grâce à des financements privés tels que les vôtres. »

Elle marqua une pause, déglutissant une nouvelle gorgée d’alcool. Natalia l’imita par réflexe, oubliant au passage sa détestation des alcools forts comme le whisky. Comme chaque fois que la directrice parlait, c’était son inconscient qui l’écoutait. C’était cette petite fille orpheline et réconfortée par la présence maternelle qui rivait ses grands yeux larmoyants sur cette femme qui lui promettait de prendre soin d’elle. Les années avaient passé mais rien n’avait changé au fond.

« À moi de vous poser quelques questions maintenant… Pourquoi n’ai-je jamais entendu parler de vous ? Pour avoir échappé à la vigilance de mon réseau personnel de commères, un si bel homme que vous doit se montrer parfaitement réservé. Natalia rougit. Comment avez-vous entendu parler de notre établissement ? Nous nous efforçons de maintenir une forme de discrétion, en-dehors de quelques cercles triés sur le volet dont il ne me semble pas que vous fassiez partie. Ce qui ne manque pas de donner corps à des rumeurs toutes plus farfelues les unes que les autres… »

Elle gloussa, sachant pertinemment que tout ce qui se disait sur l’orphelinat était vrai. Mais elle devait garder le secret pour protéger les siens.
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Message posté : Mer 10 Jan 2018 - 17:24 Message
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Raphaël aurait sans doute affirmé avec beaucoup d’assurance qu’il avait probablement inventé le mensonge. Comme quasiment plus personne ne pouvait le contredire, l’affirmation avait d’autant plus d’impact. Laissant-là ce débat, on ne pouvait pas nier que le dieu des menteurs était excellent, dans ce domaine, tout comme dans ses corollaires. Garder une expression neutre, bluffer. Les sous-genres du mensonge n’avaient pas de secrets pour lui. Il était aussi toujours un grand admirateur des humains qui faisaient preuve d’un talent certain dans ce domaine. Oh, il ne traitait pas Madame Underwood de menteuse, mais son expression neutre était travaillée au possible. Se voir offrir un demi-million de dollars, et ne pas bouger d’un cil, c’était du grand art, ça, il pouvait le reconnaître.

Il se permit de quitter son siège, son verre à la main, pour aller observer les tableaux de plus près. L’envie le démangeait depuis qu’ils étaient arrivés dans le bureau, et il s’empressa de détailler le tableau qu’elle lui désignait comme celui de son ancêtre fondateur. Si Raphaël ne répondit pas tout de suite, c’était parce qu’il était occupé à se souvenir. Il pouvait se tromper, avec l’avalanche de visage qui envahissait son esprit, mais ce visage-là ne lui était pas totalement inconnu. Quand elle parla de son père, mort depuis trente ans, il glissa un regard vers elle, mais ne fit aucun commentaire. Lui avait bien plusieurs millénaires au compteur, et l’apparence d’un trentenaire fringant.

L’Olympien passa au portrait suivant, puis à celui d’à-côté, sirotant son verre, prêtant visiblement une oreille distraite au remerciement de la directrice. Enfin, en apparence tout du moins. En réalité, il était très attentif. Quand ce fut à son tour de recevoir un flot de questions, il se retourna à demi vers les deux femmes.

Eh bien, de toute évidence, parce que c’est un faux nom que j’utilise pour éviter d’expliquer que je suis le dieu grec des orphelins et que donner de l’argent est ma façon de continuer à remplir mon rôle dans ce monde moderne. C’est pour ça que je peux voler, d’ailleurs. Si votre réseau n’a pas entendu parler de moi, c’est que je vis d’ordinaire sur l’Olympe, c’est… disons dans une autre dimension. Et j’ai entendu des rumeurs, j’adore les rumeurs”.

Il termina son verre sur la fin de cette révélation. C’était une technique qu’il aimait particulièrement utiliser : dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, avec un ton totalement sérieux, pince-sans-rire auraient dit certains, et jauger des réactions. Car la vérité de sa nature était tellement incroyable que personne ne le croyait jamais du premier coup. Douce ironie. Pour une fois qu’il disait la vérité. Par contre, quand il mentait…

Ou plus vraisemblablement, je suis plutôt discret sur mes dons. Je ne vais pas vraiment aux galas de charité en tout genre, je déteste ça. Oh, et je suis né à New York, mais j’ai grandi à l’étranger, j’ai beaucoup voyagé vous savez. J’ai donné à d’autres orphelinats, si cela peut vous rassurez. Je peux demander à mon contrôleur financier de vous faire parvenir le détail des sommes versées à chacune de ces institutions”.

Il retourna s’asseoir, non sans reposer d’abord son verre vide sur le bureau.

Et d’ailleurs, ces rumeurs, elles sont vraies ou non?

De l’art de mettre les pieds dans le plat presque subtilement…
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Message posté : Dim 14 Jan 2018 - 15:01 Message
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Légion des Etoiles

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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 06/06/1992
ϟ Arrivée à Star City : 23/12/2017
ϟ Nombre de Messages : 209
ϟ Nombre de Messages RP : 47
ϟ Célébrité : Felicity Jones
ϟ Crédits : Domitia
ϟ Doublons : //
ϟ Âge du Personnage : Vingt-huit printemps
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Légionnaire, fleuriste et gestionnaire de sa propre entreprise
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Natalia est une petite brune aux yeux pers. Elle n’est ni très grande, ni très musclé, mais son corps est robuste et bien proportionné. Son visage aux traits doux trahit un caractère affable, mais rien ne laisse moins transparaître sa détermination que l’éclat farouche de son regard.
ϟ Pouvoirs : Natalia est une druidesse qui maîtrise les forces de la nature et qui met ses dons au service de la protection de la vie. La liste de ses pouvoirs est disponible ici.
ϟ Liens Rapides :

Statut RP : fermé (2/2)

Une rose de Lukaz
Deux paires d’yeux le suivaient avec attention tandis que Raphaël faisait méticuleusement le tour de la pièce. Deux paires d’yeux, comme des prédateurs patients et avides qui attendaient le bon moment pour bondir et s’emparer de leur proie. Martha était passée maîtresse dans l’art d’appâter des mécènes, les alléchant de promesses qui n’étaient pas vaines et laissant le piège se refermer inexorablement sur eux. Natalia se souvenait de toutes ces fois où elle avait vu ces hommes hautains en costume hors de prix entrer la bâtisse en leur accordant à peine un regard, à eux les orphelins qui se pressaient pour les observer, avant de disparaître à l’étage où se trouvait le bureau de la tenancière des lieux. Rares étaient ceux qui repartaient sans avoir fait de donation, et tout aussi rares étaient ceux qui ne repartaient pas blêmi par la rencontre ! Et quoique la plupart ne repasse jamais par l’orphelinat, certains, parmi les proches de la directrice, n’hésitaient jamais à leur rendre visite. C’était des moments de célébration, puisqu’ils ne venaient jamais les mains vides et qu’un repas magistral était préparé. Juste de quoi les sortir de leur routine, un Noël avant l’heure qui ne manquait jamais d’arracher un sourire à la jeune femme chaque fois qu’elle y pensait.

Pourtant, cette fois, Natalia ne comprenait guère ce que cherchait à faire sa mère de substitution. Elle ne vantait pas les mérites de l’orphelinat, pas plus qu’elle ne cherchait à savoir ce qu’il pouvait faire de plus pour eux – au-delà du demi-million de dollars. Elle qui était du genre à tirer le vin jusqu’à la lie avait à peine parlé de la somme d’argent et de ce qu’ils pourraient en faire. Peut-être était-ce parce qu’ils avaient convenu qu’ils comptaient laisser les enfants choisir ? En tout cas c’est ce dont la jeune femme se persuadait, étant donné que Martha n’avait posé de questions que sur Raphaël. Des questions d’ailleurs pertinente maintenant qu’elle y songeait… Pourquoi n’avait-elle jamais entendu parler de lui ? Elle l’écouta attentivement répondre à la question.

Mais la réponse qu’il leur offrit... Après quelques instants d’interdiction, la jeune femme – qui d’ordinaire ne buvait que peu d’alcool – déglutit trois larges gorgées de scotch et grimaça. Le mensonge était gros, très gros, et dispensé avec un tel naturel qu’il aurait été inconcevable de le croire. Mais n’était-ce pas justement le but de la manœuvre ? Après tout, Natalia tenait pour acquis qu’il savait voler et même si cela ne signifiait rien puisqu’elle-même était douée de vol, elle savait qu’il existait des êtres exceptionnels qui arpentaient les rues de Star City. Elle-même ne se considérait pas en faire partie, mais il ne lui semblait invraisemblable que des Dieux puissent être parmi eux que parce qu’Eldoth lui avait mentionné l’existence du Pacte. Et s’il avait été possible de le contourner ? Ne devrait-elle pas en parler avec son ami ? Autant dire que la jeune femme ne riait pas, au contraire de Martha qui, face à eux, gloussa franchement.

« Ah, monsieur Mercury, vous avez un humour débordant. Pas vraiment, non, songea Natalia. Avez-vous vécu en Angleterre, quelques temps ? Quelque chose de là-bas mais… Oh, je m’égare. En tout cas, ne vous inquiétez pas… Elle marqua une pause. Je n’ai guère besoin de preuves pour savoir quel genre de personne se trouve en face de moi. Fort généreux, si je ne m'abuse. »

Elle recouvra son sérieux en quelques secondes, ôtant ses lunettes de son nez pour se frotter doucement les yeux. Lorsqu’elle les remit en place, ses prunelles avaient la dureté de l’acier, quoiqu’un sourire mutin ourle encore le creux de ses lèvres. Elle se lova au fond de son siège. Il fallait avouer que malgré son âge, Martha dégageait quelque chose d’étrangement charismatique.

« Ce qui est beau dans les rumeurs, c’est que chacun peut avoir sa propre interprétation des faits. Libre à lui de comprendre ce qu’il voulait. Elle jeta un œil à son horloge mural. Oh, je n’avais pas vu l’heure ! Nous allons sans doute pouvoir visiter les enfants maintenant, ils doivent se trouver dans la salle de repos. Nouvelle pause. Mais avant, je suis curieuse Raphaël… Alors, dites-moi, que pensez-vous des rumeurs qui courent sur l’orphelinat ? Toutes ces histoires de cercle secret, de sorciers,… C’est un peu gros vous ne trouvez pas ? »

Natalia jeta un coup d’œil en biais à Raphaël, puis un autre – interdit – à Martha. Spéculer avec les secrets de l’orphelinat ne lui ressemblait guère. À quoi jouait-elle, au final ? Il allait falloir qu’elle ait une sérieuse discussion avec elle.
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Lady of the woods
La nature, pour être commandée, doit être obéie.



A Series of Unfortunate Events — Raphaël

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