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« Chewing me up, spitting me out » ft. Raphaël

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Agent de l'UNISON
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Victoria Neutron-Grey

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Jeu 30 Nov - 12:45 Message | (#)

Fin d'après-midi, 3 décembre 2017.

Victoria ruminait cette histoire avec Raphaël depuis plusieurs jours. Elle y pensait lorsqu’elle n’intervenait pas à différents endroits de la ville, pour soutenir les forces de l’UNISON. Si, à l’origine, on l’avait engagée dans une unité secrète supposée récolter des informations sur les criminels, en temps de guerre, on se servait d’elle comme d’une héroïne confirmée et cela ne la dérangeait pas. Tout rentrerait dans l’ordre une fois l’invasion terminée.

Si, lors de ses missions, elle brillait par sa concentration et son professionnalisme, les choses se gâtaient lorsqu’elle rentrait dormir. Si elle passait la nuit au Manoir, elle pouvait compter sur la potion de sommeil-sans-rêve préparée par Adrian, mais elle y allait de moins en moins souvent, pour deux raisons. La première, parce que lui demander sans arrêt de l’aide pour un sommeil paisible finirait par éveiller ses soupçons. La seconde, parce que quand elle n’y dormait pas, elle rêvait de Raphaël.
Et elle en avait envie.
La nuit qu’elle avait passé chez Cass, après leur soirée pyjama-télé-crasses-à-manger, elle ne s’en souvenait pas très bien. Par contre, elle se rappelait sa lumière divine, gravée dans sa rétine, et ça lui avait plu. Le lendemain, par crainte de retomber dans certains mauvais travers, elle était retournée chez Adrian, mais après une nuit tout aussi reposante que décevante, elle avait dormi au Bigsby Building…
Et il était revenu. Tellement vivace que la force de sa propre imagination l’effrayait un peu.
Puis elle avait passé presque quarante-huit heures sans dormir, avant de rentrer chez Adrian.
Elle en sortait à peine.

Une bonne douche chaude, un solide petit déjeuner, un soin tout particulier (trop peut-être ?) à ses vêtements, et la voilà partie pour la 64th rue, Quartier du Parc, appartement de son amant où elle avait tellement de souvenirs. Ils y avaient eu des disputes terribles, des réconciliations tout aussi dantesques… Elle voulait lui parler, mais elle n’avait rien préparé. Elle ignorait même s’il se trouvait chez lui, si elle l’y reverrait un jour. Elle devait bien commencer par quelque part, et, de préférence, en frappant à la porte, cette fois. En tant que Casey, elle avait eu trop tendance à pénétrer chez lui sans y être invitée, à ne pas respecter son intimité.
Victoria n’agissait pas ainsi.
Désireuse de se dégourdir les jambes, elle emprunta l’escalier au lieu de l’ascenseur et arriva finalement devant chez lui. Son cœur battait la chamade, mais pas à cause de l’effort. Son excellente condition physique la préservait de ces désagréments. Le poing levé, elle hésita.
Avait-elle le droit de faire ça ?
Pour qui agissait-elle, exactement ?
N’était-ce pas encore purement égoïste ?
Non, ça ne peut pas se finir comme ça.

Elle frappa.
Une fois, deux, s’arrêta à la troisième.

Il y avait quelqu’un, derrière la porte. Elle entendait son pas, mais aussi d’autres bruits de voix. Une femme blonde lui ouvrit, superbe, beau visage, grosse poitrine…
La totale.
Victoria ouvrit la bouche, la referma. Son visage perdit quelques teintes de couleur.

Puis, sans un mot, elle tourna les talons.
Et en même temps, tu t’attendais à quoi ? Le trouver en larmes, training et survet’, saoul, malheureux, une loque sans toi ? C’est un dieu, tu n’as pas ce genre d’importance à ses yeux. Fais comme lui, passe à autre chose.
Sa poitrine lui faisait mal.
Mais ses yeux restaient secs.
Trop choquée pour descendre les escaliers, elle attendit devant l’ascenseur, sans se rendre compte qu’elle n’avait pas appuyé sur le bouton d’appel.
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Raphaël Mercury

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Jeu 30 Nov - 19:33 Message | (#)

Quand elle s’était installée à Star City, Callie ne s’était pas imaginée qu’elle passerait son vendredi après-midi à jouer les baby-sitters pour une bande plutôt hétéroclite de gamins, de 1 à 17 ans. Non, à la base, elle s’était imaginée des virées shoppings, s’acheter des chaussures et des lunettes pour aller avec ses tenues, emprunter la carte de crédit de Raphaël… D’un autre côté, l’option shopping devenait compliquée, en pleine invasion, et Raphaël n’était pas d’humeur à lui laisser une de ses cartes, même la mastercard classique avec plafond de dépense.

La jeune femme se retrouvait donc avec un bébé braillard dans les bras, deux petits de 3 et 4 ans qui pleuraient aussi, un ado paumé de 14 ans, un gosse de 8 qui n’avait pas dit un mot depuis son arrivée et un ado de 17 ans qui ne s’était jamais occupé de gosses de sa vie, de toute évidence.

Tu fais ça pour Raph” se marmonna-t-elle à elle-même. “Tu fais ça pour Raph”.

N’empêche qu’il avait intérêt à bien la rétribuer pour le coup, et pas avec un sourire à la con, sinon, elle allait lui faire avaler ses dents, dieu ou pas.

Alors quand elle entendit frapper, elle s’imagina la libération, le retour de son sauveur, qui allait calmer tout le monde d’un geste de la main ou d’une berceuse. Ensuite, Callie réalisa que Raphaël n’aurait sûrement pas frapper chez lui avant d’entrer. A la limite, s’il avait eu les mains prises, il aurait préféré sonner, ou il aurait crié à travers le battant pour qu’on vienne lui ouvrir. La jeune femme y vit malgré tout une opportunité en or de se débarrasser du bébé aux joues rouges et hurlant à la mort, de ce qu’il lui semblait, et elle le largua sans aucune hésitation dans les bras du doyen du groupe après elle. Autrement dit, le gosse de dix-sept ans, qui tenait la chose comme il pouvait.

Je vais ouvrir” annonça-t-elle comme une fleur.

Au passage, elle en profita pour essuyer la bave qui lui avait coulé dans le décolleté - ça lui apprendrait à bien s’habiller pour garder des gosses - elle habilla son visage d’un grand sourire - parce qu’on ne savait jamais - et ouvrit la porte.

Ce n’était pas Raphaël. C’était une blonde, pas moche, en tout cas, avec tout ce qu’il fallait, là où il le fallait si on demandait son opinion à la sirène, mais pas très bavarde.

Euh… bonjour?

Trop tard. Le temps qu’elle se remette de l’étrangeté du contact - bin oui, elle avait rien dit, du coup, ça l’avait destabilisé - l’autre avait déjà fait demi-tour. Plus motivée par l’envie de s’éloigner encore un peu du gamin braillard que par réelle envie, elle sortit quand même de l’appartement.

Hey, attendez, vous aviez besoin de quelque chose?

Elle allait lui faire remarquer que l’ascenseur ne risquait pas d’arriver si elle ne prenait pas la peine de l’appeler qu’il choisit cet instant pour s’ouvrir. Rien de magique là-dedans, tout au plus, un excellent timing, qui ouvrit les portes sur une cabine occupé par un seul homme, les bras chargés de sacs en papier débordant de nourritures, et un paquet de couches coincé sous le bras.

Un homme, que dis-je, une divinité, tout de grâce, d’élégance et de sexy, dans son manteau gris hivernal sur son pull sombre et ce jean qui lui faisait de très belles fesses, bien incapable de sortir de l’ascenseur, puisque Victoria lui bloquait le passage. En temps normal, il n’aurait rien dit, mais voilà. Il lui en voulait toujours, tout ça commençait à peser lourd, et les braillements qu’il entendait depuis l’appartement lui indiquait que le besoin de couches était urgentissime.

Tu permets?
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Sam 2 Déc - 9:46 Message | (#)

Victoria entendit vaguement la fille l’interpeller, mais elle n’avait aucune envie de se retourner pour l’affronter.
Fuis, fuis, dégage, ignore-la, ignore-les tous.
Elle se souvint de la promesse faite à Adrian : si leur relation dégénère, elle y mettra un terme.
Quelle relation ?

La porte de l’ascenseur s’ouvrit sur un olympien chargé de sacs, sûrement des courses pour nourrir sa nouvelle conquête et les gamins qui braillaient dans son dos. Ah, le gentil petit père de famille… Victoria en avait la nausée. Surtout que les seules paroles qu’il daigna lui adresser contenaient tellement de mépris que c’en était physiquement douloureux.
Elle releva la tête.
Le fixa.
Ouvrit la bouche pour dire quelque chose.
La referma.
Son poing se contracta, l’envie de frapper lui retournait les tripes, mais non… Non. Elle n’était plus Casey, la fille qui s’introduisait chez lui, ne respectait pas son intimité, l’agressait pour un rien. Elle était Victoria, la pauvre cruche incapable de trouver ses mots, qui quittait son immeuble le cœur en miette après avoir été remplacée par une version d’elle plus jeune et plus jolie.

Elle voulait s’écarter pour le laisser passer, elle le voulait vraiment. Partir d’ici, tirer un trait sur toutes ces conneries, sur son ancienne vie, redevenir Victoria dans sa totalité, une Victoria qui n’a pas de « petit ami » peu importe à quel point ce terme lui paraissait ridicule, qui ne s’envoie pas en l’air, qui se consacre toute entière à sa tâche.
Sincèrement, elle le voulait.
Mais ses jambes refusaient d’obéir.
Et ses phalanges continuaient de se crisper.
Finalement, elle releva la tête vers lui, dardant ses prunelles gris-vert sur lui. Elle refusait de lui montrer à quel point elle était blessée (principalement parce qu’elle se trouvait ridicule) mais elle ne parvint pas à retenir ses mots :

La prochaine fois, tes beaux discours où tu fais en sorte que je me sente comme une merde alors que tu ne vaux pas mieux que moi, tu peux te les garder et te les carrer où je pense.

Un crachat hargneux.
Elle n’attendait pas qu’il lui réponde, consciente qu’elle avait aussi ses torts dans leur dispute définitive, mais blessée qu’il ait si facilement tourner la page.
C’est un dieu, UN DIEU BON SANG et tu le sais très bien, il ne pense pas comme toi.
Et alors ?
Pourquoi toujours être raisonnable ? Pourquoi toujours lui trouver des excuses ?
Il n’avait pas essayé de lui en trouver, à elle. Il n’avait pas essayé de comprendre. Il n’avait même pas saisi qu’elle avait changé justement parce que ses mots l’avaient touchée.
Parce qu’elle évoluait enfin de la bonne manière.
Il avait juste retenu son silence et sa gêne.
Elle voulait lui dire tellement plus, lui dire que c’était un enfoiré, un salopard, lui sortir une super répartie en écho à son « bon vent » qui lui avait arraché le cœur. Elle avait envie de le frapper, aussi, même si ça n’arrangerait rien et ne l’apaiserait qu’une demi seconde avant que la culpabilité ne revienne faire son œuvre.
Elle souhaitait…
Juste un peu de considération.
Sa gorge se serra.
Ne, je ne pleurerai pas encore pour toi.

Elle s’engouffra dans les escaliers et descendit les marches un peu plus rapidement qu’elle ne le voulait, trahissant son trouble. Finalement, utiliser ses jambes lui ferait du bien et une fois dehors, elle n’aurait qu’à lancer ses bras pour se déplacer d’immeuble en immeuble, comme elle adorait le faire avant.
Avant.
Merde, vas te faire foutre, Hermès.
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Sam 2 Déc - 17:26 Message | (#)

Elle le regarda, mais ne bougea pas. En conséquence, il ne bougea pas non plus. Il n’allait tout de même pas devoir ouvrir un portail pour rentrer chez lui? Ca en aurait été ridicule. Déjà qu’il devait s’obliger à prendre l’ascenseur de temps en temps pour assurer aux gardiens qu’il était parfaitement normal…

L’Olympien soutint son regard, et lui donna encore dix secondes avant de forcer le passage. Il était dans une de ces journées où il n’était pas patient, et plusieurs choses urgentes demandaient son attention. Sans insister une nouvelle fois sur le poids des sacs. Il haussa un sourcil à son invective, et ferma les yeux juste à temps pour s’éviter de recevoir de la salive dans l’oeil. Le crachat le toucha finalement à la joue, et il rouvrit les yeux au moment où il faisait demi-tour pour s’engouffrer dans les escaliers.

Un grondement sourd s’échappa de sa gorge.

Parce qu’il n’était déjà pas d’excellente humeur ses derniers temps, la faute à un chat emmerdant, et une ancienne rousse qui semblait l’être tout autant, mais qu’en plus, il considérait ce jet de salive comme un affront supplémentaire.

Aurait-il pu laisser passer ça? Peut-être, s’il n’y avait pas eu cette brève pensée. Les prières étaient toujours étranges. En Grèce, du temps où il en recevait des milliers par minute, il fallait presque hurler pour se faire entendre. Maintenant qu’il n’en recevait presque plus, il les recevait plus finement. Une simple mention de son nom pouvait suffire, et l’insulte que lui adressa Victoria dans son esprit constitua la goutte d’eau faisant déborder le vase proverbial.

Jeff, les courses”.

Le dénommé Jeff, plus connu jusqu’ici comme l’ado de dix-sept ans, passa la tête par la porte presque aussitôt, et se téléporta presque devant Raphaël pour le débarrasser de ses courses. En réalité, le gamin courait assez vite pour que sur une faible distance, il puisse donner cette impression. Outre ce talent pour la course et la vitesse, il eut également l’intelligence de se faire tout petit, le temps de récupérer les courses. Il s’était débarrassé du bébé hurlant dans les bras du plus grand après lui, à savoir, son petit frère de quatorze ans. Dans l’appartement, ce dernier n’était d’ailleurs pas spécialement rassuré. Le retour de son aîné, les bras chargés, le rassura à peine.

Euuuuh” tenta Callie.

Change le bébé” coupa Raphaël en lui collant le paquet de couche, et le dernier sac dans les bras.

Il en profita pour essuyer la salive qui lui coulait sur le visage d’un revers de manche.

Quoi? Mais… je sais même pas le faire!

Tu sais le faire, tu n’en as juste pas envie”. Il interrompit toute protestation d’un index tendu. “Ai-je l’air d’humeur à argumenter aujourd’hui? Je te conseille de réfléchir à cette question avant de protester une nouvelle fois. Je te rappelle qu’il y a vingt ans, tu étais à leur place, je te conseillerais donc de baisser d’un ton dans l’égoïsme”. Elle rougit de cette remarque cinglante, mais il se trouvait que Raphaël n’avait pas fini. “Ce bébé a intérêt d’être calmé quand je reviendrais, et ne t'avise pas de refiler la corvée à quelqu'un d'autre, je le saurais, tu m’as compris?

Elle se contenta d’un hochement de tête, mais il ne la regardait déjà plus. Il était déjà parti via un portail d’un claquement de doigts, pour la cage d’escaliers. Il remonta une volée de marches à grandes enjambées, et se retrouva nez à nez avec elle sur un palier. Pas vraiment colérique, il faisait pourtant mieux s’écarter de son chemin lorsqu’il était d’humeur exécrable. Entre sa haute stature, et la colère palpitante qui émanait de lui, il était assez impressionnant pour couper la route de la jeune femme et même la forcer à reculer jusqu’au palier, quelques marches plus haut.

Si tu es venue jusqu’ici pour me cracher ton dédain au visage, tu aurais très bien pu t’abstenir. Maintenant dis-moi, qu’ai-je fait cette fois-ci, hum? Qu’a pu bien imaginé ton esprit prompt à la mésinterprétation et à la parano?
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Sam 2 Déc - 17:49 Message | (#)

Elle descendait les marches deux à deux, sautant plus que marchant. Son cœur battait la chamade, rien avoir avec l’effort, tout avec l’émotion. En ébullition, elle manqua de percuter Raphaël lorsqu’il ouvrit un portail juste devant elle. Il en sortit et dégageait quelque chose… De différent. Ce gouffre entre son comportement habituel et son humeur actuelle suffit à l’empêcher de le bousculer. Elle s’arrêta, sans pour autant reculer d’un pas.
Pourtant, elle en avait envie. Il l’effrayait presque.
Presque.
Mais elle était en colère. Et la colère rend con.

J’étais venue jusqu’ici pour discuter avec toi ! Parce que je m’en voulais de la façon dont ça s’est terminé entre nous. J’avais envie que les choses s’arrangent ou, au moins, qu’on se quitte sans regret.

Le dire tout haut lui paraissait encore plus ridicule, surtout avec la voix qui tremble. Ses poings se serrèrent, énervée par sa propre attitude, par sa propre faiblesse, par la douleur qui pulsait dans sa poitrine.

Alors je frappe à ta porte, en me disant que tu n’y es peut-être pas, que tu n’y retourneras peut-être jamais, et là, une fille m’ouvre, à peine majeure, tout comme moi mais en mieux, avec une bordée de gamins derrière… Alors c’est bon, j’ai compris ! Je sais que je suis parano et que je comprends tout de travers, mais là, , vraiment?! T’as trouvé quelqu’un de moins pénible que moi, de mieux sur un plan physique, qui adore les enfants et qui n’est pas mal à l’aise en leur présence, la femme parfaite ! Je parie que c’est une créature magique et qu’elle a plein de super qualités. Tu sais quoi ? Tant mieux pour vous.

Elle avait envie de le bousculer, de passer, de s’en aller. Elle n’avait pas envie d’entendre son explication, peu importe en quoi elle consistait. Elle ne voulait pas savoir si elle s’était trompé ou pire, pas du tout. Elle en avait assez, assez de ses sentiments, assez de sa douleur, assez d’avoir l’impression d’être une enfant égoïste et aveugle. Entre Lukaz qui lui avait bien fait comprendre à quel point elle était moins qu’une merde et Raphaël qui tournait la page sans même chercher à aplanir les choses…
Évidemment que c’est de ta faute, tu croyais quoi ? Qu’ils allaient, en prime, venir pleurer à tes pieds ?

Le bébé qu’elle avait entendu pleurer, était-ce celui de Raphaël et de la fille blonde ?
L’idée lui retourna l’estomac.

Laisse-moi passer, s’il te plait, articula-t-elle d’une voix tremblante. Je ne t’ennuierai plus jamais, ce sera la dernière fois que tu me verras dans ta vie. Comme tu l’as dit, l’autre jour, bon vent.

Ces deux mots qui lui avaient explosé le palpitant en mille morceaux.
Bon vent.

Elle s’avança, se demandant s’il s’écarterait ou pas. Cette question côtoyait le millier d’autre qu’elle se posait depuis tout à l’heure, dont cette histoire de paternité probable qui lui donnait envie de partir en courant et en hurlant.
Hormis avec son neveu, Victoria n’était pas douée avec les enfants. Et son neveu n’avait rien d’un gamin ordinaire… Même du temps où elle leur servait de modèle, elle se voyait comme un imposteur.
Elle n’avait jamais été faite pour ça.
Au fond d’elle, la Victoria amoureuse criait son désespoir, le suppliait de l’arrêter, de la rattraper, de lui ouvrir les yeux, lui pardonner, de la reprendre. La Neutron-Grey enrobée dans sa fierté et dans sa douleur voulait simplement que tout s’arrête.
Maintenant.
Laisse-moi passer.
Au fond, ce qu’il choisirait de faire en cet instant déterminerait leur avenir ensemble.
Ou pas, justement.
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Sam 2 Déc - 18:46 Message | (#)

Ne se serait-il pas évité des ennuis s’il lui avait accordé le don de l’éloquence? Si elle avait su s’exprimer clairement? Car pour lui, tout ce qu’elle disait n’avait ni queue ni tête. Pour quelqu’un qui voulait “discuter”, elle n’avait pourtant pas beaucoup ouvert la bouche jusqu’ici, et ce qu’elle exprimait depuis ne ressemblait pas à une discussion, mais plutôt à une crise, remplie d’invectives.

Et comme il s’y attendait, vint le coeur du problème… Et encore un merveilleux exemple de du manque de communication latent entre eux. Ou de la capacité de Victoria à se faire des long-metrages à partir de tout petit détail. S’il n’avait pas été aussi furieux, il aurait pu en rire.

, une fois n’est pas coutume, tu n’as rien compris”.

Et n’était-il pas ironique de l’entendre qualifier Callie comme quelqu’un étant “à l’aise avec les enfants”? La sirène ne les détestait pas, mais avait un mal fou à s’en occuper. Une conséquence de sa nature peut-être, qui la faisait préférer des relations avec des adultes, si possible, sexuellement attirés par elle. En parlant d’attirance sexuelle, s’il était une chose dont il était certain, c’est qu’indépendamment de sa propre attirance pour Callie - proche du néant - celle de la jeune femme à son encontre était encore plus basse.

En dépit de ce que semble imaginer ton cerveau, je ne couche pas avec elle. Tu peux en déduire que ces enfants ne sont en conséquence pas les nôtres, ni même les miens tout court. Je peux t’assurer avoir fait le nécessaire pour que ce genre de chose ne m’arrive plus”.

Car l’Olympien avait déjà mentionné, plus ou moins subtilement, cette stérilité. Sans doute n’avait-elle pas cru le dieu des menteurs, ça arrivait souvent. Il s’était lui-même occupé de ça, des siècles plus tôt, fatigué de voir mourir sa progéniture. Ces enfants, là haut, étaient autre chose, une action loin d’être aussi généreuse qu’elle ne le paraissait, poussé par un instinct divin millénaire, et un peu d’intérêt, il fallait l’avouer. bon, beaucoup d’intérêt. Disons qu’ils étaient des investissements sur le long terme, d’une certaine façon.

Ces gamins ont été rendu orphelins par l’invasion, j’imagine que cela t’es familier? Sauf qu’eux ne sont pas des Neutron-Grey. Ils n’ont pas une tour dédiée au milieu de la ville, ni une famille sur qui compter. Ils sont seuls, et certains ont peut-être vu autant d’horreur que toi au même âge. Si tu avais effectivement parlé plutôt que d’imaginer des choses, tu aurais su que les orphelins étaient, sont, et seront toujours ma responsabilité divine, mais si cela te déplait tant, j’imagine qu’il ne me reste plus qu’à les remettre là où je les ai trouvé. Les cadavres de certains parents n’ont pas dû bouger”.

Peut-être se montrait-il inutilement cruel, en remuant ainsi de vieux traumatismes. Il aurait pu s’en soucier, s’il n’avait pas été en colère. Peut-être finirait-elle enfin par apprendre… Ou pas. Elle voulait qu’il la laisse tranquille? Mais quelle connerie ! Ce n’était pas lui qui était allé la chercher, il avait beaucoup trop de fierté et d’ego pour ça, en dépit de toute l’affection qu’il avait, ou avait eu pour elle.

Il s’écarta de son chemin, mais la bouscula à moitié au moment de se diriger vers la volée de marches menant à l’étage supérieur.

Passe, ne t’avise pas de revenir si c’est pour ça”.
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Sam 2 Déc - 19:48 Message | (#)

Tu n’as rien compris.
Oui, comme d’habitude.

Elle l’écoutait lui claquer la vérité à la figure, ou ce qu’il maquillait comme telle. Comment savoir ? Comment s’en assurer ? En avait-t-elle seulement envie ? Elle était fatiguée, fatiguée d’avoir mal, fatiguée de se donner en spectacle, de passer pour une idiote, au nom d’un amour à sens unique. En le contemplant, elle sentait malheureuse, en manque, mais surtout, bête. Cette fille, apparemment, il ne couchait pas avec et elle ne comprenait pas pour quelle raison. Ces enfants ne lui appartenaient pas, il les avait seulement recueillis pour ne pas les laisser à la rue. Elle se souvint que ça faisait partie de ses attributs, mais c’était tellement incompatible avec ce qu’il lui montrait d’habitude… Elle ne s’y était pas attendue. Pouvait-on lui jeter la pierre ?
Oui, évidemment que oui, idiote.

Mais le pire, dans tout ça, c’était la gratuité de ses attaques au sujet de ses parents. Oui, elle avait eu de la chance, ses frères et sœurs avaient survécu, ainsi que Jack, qui les avait élevés comme ses propres enfants… Puis Héléna était arrivée dans leur vie, suivie par le jeune William, tout allait bien dans le meilleur des mondes. En comparaison des gamins dans l’appartement, Victoria n’avait, théoriquement, pas à se plaindre.
N’empêche, ces mots la blessèrent, inutilement cruels, et la douleur se peignit sur ses traits.
Pour qui se prenait-il, exactement ?

T’es vraiment…

Un connard ? Un enfoiré ?
Les mots restèrent bloqués dans sa gorge. Quand il s’écarta, il la bouscula et elle lui rendit la politesse, sous le coup de l’énervement.

Je ne venais pas pour me faire insulter ni pour que tu me rappelles que mes parents sont morts dans une invasion semblable il y a vingt ans. Difficile de l’oublier, ces derniers temps ! T’es vraiment… T’es vraiment tombé bas pour me dire ce genre de choses.

Désillusion, souffrance, froideur aussi dans son ton.
Victoria avait conscience d’avoir merdé dans son changement d’identité, de vie, de lui avoir manqué de respect, de l’avoir blessé, mais cela ne l’autorisait pas à lui dire des choses pareilles, à appuyer sur évènements sur lesquels elle n’avait jamais eu aucune maîtrise. Le souvenir de ses parents vivait dans sa mémoire de manière floue, mais la première invasion lui avait causé un traumatisme profond.
Et il le savait très bien.

Elle n’attendit pas sa réponse. Elle se contenta de continuer son chemin et d’essuyer rageusement la larme solitaire qui coula le long de sa joue au même moment. Quand il lui manquerait, elle n’aurait qu’à repenser à ses derniers mots, à sa froideur, à sa méchanceté gratuite.

C’était ça, le véritable Hermès ? Elle passait son tour.

Elle poussa la porte de son immeuble et sortit. Elle portait toujours les escarpins des sept lieux et le pendentif qu’il lui avait offert. Les deux cadeaux lui brûlaient la peau, elle crevait d’envie de s’en débarrasser. Ils pesaient lourds sur son corps, sonnaient faux, lui rappelaient la valeur de l'affection d'un dieu.
A savoir absolument rien, si elle avait le malheur de le contrarier.

Cass s’était trompée. Essayer de lui parler n’avait rien arrangé, au contraire.
Adrian avait raison.
Il avait toujours raison, et elle détestait ça.
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Dim 3 Déc - 15:59 Message | (#)

De toute évidence, il avait touché une corde sensible, mais n’en avait jamais douté. La vengeance était mesquine, et loin d’être à la hauteur de l’affront qu’il avait subi, dans le fond aisément pardonnable. S’il n’avait pas eu le réflexe de se mettre en colère, il aurait fini par se faire une raison, par comprendre. Mais il avait avant tout été blessé d’être écarté, et réagissait en conséquence. Cette agression, qu’il estimait gratuite, ne faisait que renforcer son sentiment. Il était injuste, inutilement cruel, et il s’en fichait royalement. Enfin, il regretta que ses mots aient dépassé sa pensée aux alentours du onzième étage, mais se souvint ensuite qu’il était de mauvaise humeur, et que tout cela était parfaitement justifié. Sans doute Victoria s’était-elle imaginée autre chose, peut-être aussi aurait-il préféré que cela se déroule autrement. Les divinités, aussi anciennes soient-elles, n’étaient pas à l’abri d’avoir des regrets.

Son humeur était toujours sombre, quand il arriva à son étage, par les escaliers. Il aurait pu se faciliter le trajet, via un portail, ou même l’ascenseur, mais savait les bienfaits de l’exercice physique sur son esprit. Et pour une fois, cet air morose était affiché sans doute détour sur son visage. Il poussa la porte sans dire un mot, et referma derrière lui sans rien ajouter de plus.

Jeff avait recruté son frère pour l’aider à ranger les courses, et Callie tentait tant bien que mal de calmer et de rassurer un bébé propre, mais toujours hurlant. Ce changement de couche avait dû être une épreuve, à en juger par ses cheveux en bataille, et la tenue plus aussi bien ajustée qu’avant de la jeune femme. La sirène paraissait au bord du désespoir, et s’était tendue en voyant revenir Raphaël. Sans doute que la menace proférait par la divinité l’avait un peu plus impressionné qu’elle ne voulait bien l’admettre.

J’essaie de la calmer, je te jure que j’essaie” bafouilla-t-elle quand il se dirigea droit sur elle.

Elle le connaissait depuis longtemps, le pensait incapable de lui faire du mal, mais doutait malgré tout, face à sa mine renfrogné. L’Olympien ne dit rien, mais la délesta du bébé hurlant pour le caler contre sa poitrine.

Elle fait ses dents. Aide-les à préparer le repas tu veux”.

Pendant une seconde, la blonde le regarda avec de grands yeux, sans trop comprendre ce qui lui arrivait. Elle avait craint une engueulade, et n’était pas vraiment soulagée de l’avoir éviter sans faire exprès. Elle eut besoin d’une poignée de secondes pour s’en remettre.

Raph?

Plus tard. Je retire ce que j’ai dit tout à l’heure”.

Pas vraiment des excuses, pas dans le texte en tout cas, mais c’était sous-entendu. L’éloquence s’arrêtait là où l’ego Olympien commençait. Et les dernières minutes avaient prouvé que cette éloquence n’était pas toujours bien employée. Il ne s’était même pas arrêté pour prononcer ce semblant d’excuses, et avait poursuivi son chemin jusqu’à sa chambre, dont il referma la porte derrière lui. Callie l’interpréta justement comme une fin de non-recevoir à toute intrusion qui ne serait pas urgente.
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Dim 3 Déc - 16:50 Message | (#)

L’esprit en ébullition, Victoria ne souhaitait pas rentrer chez Adrian, par crainte qu’il ne s’inquiète. Elle ne se sentait pas non plus de tenir le change face à sa famille, et ne souhaitait pas plomber l’ambiance si peu de temps après son retour. Avec eux, au moins, tout s’arrangeait…

Ainsi, elle alla naturellement jusque chez Cass, qui n’était pas en train de dormir, cette fois, puisqu’elle se révélait absente. Persuadée que l’héroïne ne lui en voudrait pas, Victoria s’introduisit chez elle presque par effraction (à savoir qu’elle s’aplatit pour passer sous la porte), joua avec la chienne et s’obligea à ne pas pleurer, une fois assise dans le canapé à fixer le vide.
Un échec critique.

Elle se sentait minable, en colère et blessée. Comment avait-il pu oser lui dire une chose pareille ? De quel droit ? Il se prenait pour qui, exactement ? Depuis quand être un dieu vous autorisait toutes les impolitesses ? Et si, finalement, l’épisode de la pomme de Discorde avait montré son vrai visage, qu’il s’employait à cacher pour… Pour quoi, exactement ? Victoria n’avait rien de particulier, même en tant que Casey. Elle était une fille comme n’importe quelle autre.
Qu’est-ce qu’il lui trouvait ?
Pourquoi avait-il tenu si longtemps, malgré les dramas à répétition ?
A moins que, justement, Casey ait été si extraordinaire, dans sa nature de cauchemar incarné, qu’elle avait brusquement perdu tout intérêt à ses yeux en redevenant Victoria ?
Oui, forcément…

C’était douloureux pour l’ego, mais logique.
Pauvre con.
Elle l’insulta tout haut, en discutant avec la chienne, comme si l’animal avait le pouvoir de la comprendre, d’acquiescer et même d’en rajouter. Quand elle lui léchait la main, Victoria se sentait pousser des ailes et continuait à vider son sac de plus belle.
Dans le vide.
En pleurant.
Oui, elles avaient fini par sortir, ces foutues larmes.
Et il n’y avait toujours pas d’alcool dans cette maison.

Finalement, elle s’endormit avec un mal de crâne terrible, du genre qui pulse dans tout le corps, la bouche sèche, les yeux qui piquent… Tiercé gagnant.
Dans son rêve, elle se trouvait dans le sous-sol du Red Night, là où ils s’envoyaient en l’air. Et elle lui jetait des chocolats à la figure. Il était entravé sur l’un des fauteuils, mais ça n’avait rien d’un jeu sexuel. Elle continuait simplement son interminable litanie, en regardant rebondir les morceaux de cacao sur le sol.

T’as vraiment été un con, un connard, un vrai enfoiré ! T’avais pas le droit de dire ça, tu te rends compte à quel point c’était méchant ? Pourquoi tu fais tout pour que je te déteste ? T’as l’impression que ça rend toute cette merde plus simple ?! Putain, oui, j’ai déconné, mais toi, t’avais pas le droit, pas le droit, pas le droit.

Et elle continuait à lui jeter des chocolats au visage, en scandant « pas le droit ».
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Lun 4 Déc - 18:42 Message | (#)

L’humeur de Raphaël ne s’était pas arrangée. Les larmes de la petite, toujours en plein milieu d’une poussée de dents, lui donnèrent l’excuse parfaite pour rester dans sa chambre, sous prétexte de la calmer. Quelques heures plus tard, elle s’était finalement calmée, le nez dans son cou, mais le visage encore rouge d’avoir autant pleuré. L’Olympien avait eu assez d’enfants dans les bras pour savoir qu’elle n’allait pas tarder à s’endormir. Quelques allers-retours entre le lit et la baie vitrée qui donnait sur la ville suffiraient.

Il n’entendait plus rien dans le salon, mais au vu de l’heure, il était probable que la tribu réfugiée ici s’était endormie. Il n’en restait pas moins que les garder tous ici n’était pas viable sur le long terme. Et dangereux, aussi. Seto s’était déjà attaqué à son précédent appartement, et il aurait pu recommencer ici. Il avait reçu la visite d’une collègue voleuse, et ne doutait pas qu’elle y reviendrait, sans compter les multiples tracas possibles. Un problème qu’il était bien content de remettre à demain, il n’avait pas la tête à réfléchir ce soir.

En réalité, le dieu des voleurs était quasiment certain d’avoir ce qui ressemblait à un mal de tête. Sensation assez étrange, au demeurant. Par sa nature Olympienne, il ne souffrait pas vraiment, mais ressentait tout de même des choses. Le mal qui le rongeait actuellement n’était en fait pas exactement douloureux, plutôt… gênant. A la fois sensation pesante sur sa boite crânienne, et bourdonnement désagréable dans les oreilles, qu’il n’identifiait pas tout à fait. Disons que ça ressemblait un peu à l’effet d’une prière, mais pas exactement. Pour autant, la sensation lui disait quelque chose, comme s’il avait déjà eu l’occasion de la ressentir. L’ennui, quand on était aussi vieux que lui, c’est qu’on avait parfois des difficultés à se rappeler ce genre de détails…

Hermès n’en était pas moins une divinité pragmatique, et plutôt que de chercher, il préféra continuer à vaquer à ses activités, persuadé que la réalisation viendrait plus tard. Très probablement à un moment inopportun, ou alors, beaucoup trop tard pour que ce soit utile. Il installa le bébé dans son berceau - nouveau cauchemar venu d’Ikea, au passage -, la couvrant avec soin.

Dors bien petite, fais de beaux rêves”.

Il se redressa… et resta là. Il venait de se souvenir. Cette sensation… ce n’était pas une prière dont il était le destinataire, mais presque. C’était un rêve. Un rêve, à son égard, ou dans lequel il figurait? Difficile à dire. Il n’avait pas été maître des rêves depuis si longtemps… Néanmoins, il était curieux, et si la possibilité que Victoria en soit à l’origine lui traversa l’esprit, il n’écarta pas pour autant la possibilité d’aller voir. Sa curiosité avait ce pouvoir merveilleux de prendre le pas sur tout le reste, souvent. Sa curiosité, et le fait qu’il n’avait aucune envie d’avoir cette sensation désagréable dans le crâne trop longtemps.

Son caducée était simplement posé sur le lit. Il le laissa là, et s’allongea plutôt à côté. Une visite dans le monde des rêves impliquait tout de même de s’endormir. En tout cas, pour le monde de voyage choisi ici. La main serrée sur la baguette d’olivier, il ferma les yeux, respira profondément, et commença à se sentir dérivée.

Le monde des rêves était, par définition, étrange. Hermès s’y rendait rarement, en tout cas pour lui-même, ce qui ne faisait qu’accentuer la sensation d’étrangeté. Si on ajoutait, en plus, qu’il était dans le rêve de quelqu’un d’autre… D’ailleurs, en parlant de ce quelqu’un d’autre…

Il était présentement ligoté sur une chaise, dans le sous-sol du Red Night plus habitué aux ébats qu’autre chose, où il retrouvait Casey, face à une Victoria proche de l’hystérie, qui lui balançait des chocolats en même temps qu’elle vidait son sac. Niveau rêve bizarre, ça se posait. Non pas qu’il jugeait, évidemment.

Le fait est que le lancer de chocolat était un peu ennuyeux, et qu’il ne pouvait pas vraiment les éviter. Ah, s’il avait su, il se serait retenu. Ou pas. Il se reçut encore quelques chocolats dans le visage, de plus ou moins bonne grâce - elle aurait quand même pu viser la bouche ! - avant de décider que finalement, il en avait assez.

As-tu songé que peut-être, je faisais ça pour ton bien? Tu redeviens Victoria, tu retrouves une vie stable, et tu t’ouvres à la possibilité de faire de nouvelles rencontres? D’autant plus facile à faire si tu me détestes, quand on y pense...

Il espérait que cette possibilité la prendrait assez de court pour qu’elle arrête deux secondes avec ce lancer de chocolat. Pourquoi des chocolats, en plus? Elle avait quand même de drôles d’idées de punitions.

Ou alors… peut-être qu’il faut que tu envisages que je suis un peu plus humain que j’en ai l’air, et que j’ai été réellement été blessé par ta décision de me cacher ce hum… changement de personnalité, plutôt que par la décision en elle-même. As-tu pris mon ego en compte? Il a une taille olympique, et forcément fragile. J’avoue être parfois aisément contrarié”.

Il trifouillait maintenant ses liens pour essayer de s’en libérer. L’exercice n’aurait pas été compliqué dans la vie réelle, mais dans les rêves… Disons qu’il n’était pas à l’abri de voir ses liens se reformer encore, et encore, et encore.

J’admets avoir des torts dans cette histoire, ce que je t’ai dit était à la fois cruel, et mesquin, mais tu admettras que tu as aussi tes torts. Pour commencer, tout cela aurait pu être évité si tu avais pris ton courage à demain pour t’annoncer, Vicky, mais tu as cette capacité à t’imaginer des choses… Enfin, ne le prends pas mal, ce n’est pas mon intention…” Pas du tout. Ou alors juste un peu. Enfin, maintenant qu’il était là… Il se disait qu’il pouvait autant en profiter pour comprendre tout ça. Son esprit n’aimait pas les mystères qui en restaient, et le comportement de Casey, puis de Victoria, était impénétrable à bien des égards. Cerise sur le gâteau, elle était persuadée de rêver, ce qui la rendrait sans doute plus loquace, et elle ne se souviendrait sans doute pas de tout au réveil. Manipulation? Vous avez dit Manipulation? Mais non, pas du tout enfin. “Mais tu avoueras que tu as parfois des réactions excessives, tu sautes trop vite aux conclusions, et tu t'en vas avant d'expliquer ce qui te met dans un tel état, un vrai mystère. J’admets ne pas avoir été très clair, mais j’ai laissé entendre, plus d’une fois que je n’avais pas d’enfants, et pourtant, tu étais persuadée qu’ils étaient tous à moi. Tu as remarqué qu’il y en avait un dans le tas d’afro-américain?
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Mer 6 Déc - 14:54 Message | (#)

Son rêve se muait étrangement en quelque chose de très réel. Forcément, la Victoria qui jetait des chocolats sur son amant ne s’en rendait pas compte, mais celle qui dormait en ce moment se ferait probablement la réflexion au réveil. Elle renifla, dédaigneuse, quand il insinua agir pour son bien.

Et tu te prends pour qui, exactement, pour décider de ce qui est « pour mon bien » ? J’en ai marre que les gens décident toujours pour moi ! Mais c’était pour ton bien Victoria, qu’on t’a caché que Chase n’était pas vraiment mort. C’était pour ton bien qu’on t’a renvoyée de la Légion. C’était pour ton bien que tous tes amis te mentaient !

Elle jeta la boîte entière en directement du dieu, qui se la prit en pleine tête. Ç’avait quelque chose de jouissif sur le moment, même si elle n’avait plus rien à lui jeter dessus. Elle croisa les bras sous sa poitrine et se détourna de lui, toujours en colère. C’était plus facile de ne pas le regarder, quand il l’accusait d’avoir mal agi, de l’avoir blessé. Forcément, elle l’avait pris en compte, mais elle avait du mal à l’envisager sérieusement.

Oui, au début, j’y ai pensé… Puis je me suis rappelée ce que je suis, ce que tu es, et je me suis dit que je me donnais beaucoup trop d’importance, répondit-elle en haussant les épaules.

Comme si elle s’en fichait.
Mais elle ne s’en fichait pas, pas vraiment.
Elle avait envie que Raphaël se lève, soit libre, la prenne dans ses bras. Pour cette raison, il parvint à se détacher, et elle sentit sa présence se rapprocher dans son dos. Elle avait désespérément besoin qu’il la cajole, qu’il la console, que tout s’arrange, mais ce n’était pas si simple… Même dans un rêve. Elle haussa les épaules, continuant d’éviter son regard.

Qu’est-ce que je devais penser ? Je sais qu’on ne se comprend pas, qu’on ne se comprend jamais, mais on n’est pas un couple monogame. Alors quand je sonne à ton appartement et qu’une jolie fille m’ouvre, je pense forcément que c’est une autre… Comme moi. Et je n’aime pas ça, même si on n’en parle pas, parce que c’est toi, parce que c’est nous. Tant que je peux faire semblant de l’ignorer, ça va, mais là, on était en froid et… Je sais pas, ça m’a fait mal. Je suis humaine, moi, tu vois ? Et même si tu es persuadé du contraire, je t’aime. Alors je me suis dit que cette fille-là, peut-être qu’elle aimait bien les enfants. Je me suis dit, peut-être qu’elle est douée avec eux, peut-être que tu as couché avec une black et qu’elle en a eu un, j’en sais rien ! T’as sous-entendu que tu ne pouvais plus en avoir, mais je ne sais pas pourquoi, puis ça voulait peut être dire que tu ne voulais pas en avoir avec moi.

Le décor du Red Night commença à s’effacer, à devenir flou. Victoria se retrouva à genou, en se tenant le bas-ventre d’une main.

Moi, tu vois… Je n’en veux pas, et tu m’as déjà dit que tu les adores, les enfants, c’est ton attribut de dieu. Alors peut-être que ça suffit, pour que tu ne veuilles plus de moi aussi. J’en sais rien, d’accord ? Je ne dis pas que c’est logique, je dis juste que je le vis comme ça. Et je ne changerai jamais d’avis sur la question, parce que je serai une mère horrible, et parce que…

Le rêve dériva en cauchemar, alors qu’elle se rappelait, un souvenir qui ne lui appartenait pas tout à fait. Qu’elle avait soigneusement occulté mais qui remontait à la surface chaque fois qu’il était question d’enfant, de la potentialité d’en avoir un, même sans que ça soit clairement formulé.

Elle, en train de tomber dans la mer des angoisses. L’essence cauchemardesque, prendre possession de son corps. Puis elle, en train de vomir, à cause de l’alcool qu’elle se disait, jusqu’au retard de ses règles, puis l’effroyable compréhension.
Un peu avant de rencontrer Raphaël.
Elle avait suivi Dexter. C’était trop ancien pour que Lukaz soit responsable.
Dexter qui s’agite, qui lui hurle dessus, qui pointe son pistoplasma dans sa direction.
Casey qui se volatilise, réapparaît, menace de le tuer.
Les ombres qui s’enroulent autour de sa gorge, le privent petit à petit d’oxygène.
Les pupilles démoniaques changent, retour à Victoria.
Elle le sauve.
Encore une fois, rien qu’une fois…
L’image fugitive de deux corps qui s’enlacent sur le sol crade d’un entrepôt sur les Docks.
Adieu.
Le mot murmuré, l’impression d’abandonner une partie de son âme alors qu’elle se fond dans les ombres, éloigne Casey –elle- de lui.
Cri de rage.
Les coups de poing dans son ventre, pour le faire sortir.
Jusqu’à comprendre qu’il suffit d’un tentacule d’ombre, pour l’arracher à ses entrailles, et écraser d’un coup de talon la vie qui grandissait en elle.
Et personne ne le saura jamais.

Et personne ne le saura jamais, murmura-t-elle, le corps parcouru par des tremblements violents.
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Jeu 7 Déc - 16:46 Message | (#)

Il ne dit rien, n’eut même pas un regard levé au ciel, mais il n’en pensait pas moins. Il aurait pu lui expliquer longuement qu’elle ne prenait pas forcément les décisions qui étaient bonnes sur le long terme, et que les humains, en général, étaient très mal placés pour déterminer ce qui étaient vraiment “pour leur bien”. Il en savait quelque chose; il était dieu. Il avait passé une bonne part de son existence à répondre aux demandes des humains. Sauf que très souvent, il leur apportait ce qu’ils voulaient… Mais ce n’était pas toujours ce dont ils avaient besoin.

L’Olympien refusait pour autant de se lancer dans cette explication, car il savait qu’elle tomberait dans l’oreille d’une sourde, et que même si Victoria écoutait, rien ne disait qu’elle s’en souviendrait au réveil. Autant ne pas perdre de temps.

Et alors? Tu crois que les dieux ne sont jamais blessés ou vexés? Tu as conscience que la moitié de la mythologie n’existerait pas si l’un d’entre nous ne s’était pas mis en colère ou senti vexé pour une raison ou pour une autre? Et au risque de me répéter…” Ceci dit, cette fois-ci, c’était pour une bonne cause, pour essayer de comprendre tout ça. “... réfléchissons-y calmement, veux-tu?” Exercice d’autant plus facile que maintenant qu’était passée l’étape désagréable de la boite de chocolat dans la tête, elle n’avait plus de munitions. “Quel intérêt avais-je à revenir au Red Night toutes les semaines? Certes, il y avait cet accord… commercial dirons-nous, mais toi et moi savons très bien que la plupart du temps, c’était surtout une histoire de s’envoyer en l’air. Crois-moi quand je te dis que pour l’une, comme pour l’autre de ses choses, j’aurais très bien pu les trouver ailleurs, et pourtant, c’est vers toi que je venais. Pourquoi, à ton avis?

L’Olympien la regarda poliment, pendant qu’elle essaierait, il l’espérait en tout cas, de relier les points entre eux. Là-dessus, lui-même était capable de le reconnaître, elle faisait partie de ses humaines qu’il aimait bien. De son point de vue de Victoria, ce n’était peut-être pas assez, mais c’était tout ce qu’il voulait bien lui donner, et tout ce dont il était capable de toute façon, à l’échelle humaine. Qu’il lui accorde autant d’attention, alors qu’elle serait morte dans moins d’un siècle… Elle ne s’imaginait sans doute pas ce que cela représentait, avec combien de personnes il se montrait ainsi à l’heure actuelle.

Mais la conversation prit un tour encore plus étrange quand elle remit la présence de Callie sur le tapis, et surtout celles des enfants. S’ils avaient déjà évoqué brièvement le sujet, ils n’étaient jamais allés au fond des choses, et à l’heure actuelle, il ne comprenait pas d’où venait le problème. Cette nouvelle envolée lui mit le nez sur une partie du problème. Pour le dieu de l’éloquence, il avait quand même de sacrées difficultés à se faire comprendre. Elle l’avait détaché. Plutôt que de rester bêtement assis et que de risquer de se retrouver ligoté une nouvelle fois dans cinq minutes, il préféra se lever.

Bien sûr, le changement de décor apporta une nouvelle donnée aux problèmes. Il n’avait jamais rencontré Syndrome, n’avait jamais vu sa tête non plus, ne voyait pas cette partie-là de l’histoire, mais il pouvait aisément comprendre le reste.

Il s’arrangea pour la prendre par les épaules, en douceur, en faisant en sorte qu’elle le voit faire. Dans la réalité, Raphaël l’aurait sans doute aidé à se calmer, l’aurait fait respirer, mais ici, dans le domaine des rêves, ces réactions pouvaient être aléatoires, son corps n’était pas vraiment là. Mais si elle ne se calmait pas, le cauchemar dans lequel ils étaient pouvait empirer, et il savait d’expérience qu’il ne faisait pas bon d’être enfermé dans le cauchemar d’un autre.

Très bien, écoute-moi, ne regarde pas autour de toi, écoute ma voix”.

Elle avait de la chance d’être dans un rêve. Il pouvait doublement se permettre d’être honnête. Déjà, parce qu’en temps normal, la jeune femme ne le croyait toujours qu’à moitié, mais en prime, elle penserait sans doute à un rêve. Elle se retrouva aussi contre sa poitrine, sans que le dieu ne soit certain que le geste venait de lui.

Tu as raison sur un point, j’aime les enfants, mais mon rôle n’est pas de les guider tous, mais seulement les orphelins. Les autres n’ont pas besoin d’un guide. Quant à mes propres enfants… Je pourrais te parler de chacun d’eux dans le détail, et ils ont été nombreux, mais les souvenirs qui m’ont le plus marqué? Ce sont leurs morts, et crois-moi, dans la grande majorité, elles n’ont pas été plaisantes. L’un de mes fils a été dévoré vivant par des chiens. L’une de mes filles a brûlé vive. Une autre a eu la chance de mourir dans son sommeil, à l’âge avancé de soixante-douze ans, mais elle n’a été qu’une rare exception à confirmer cette règle. Au moment de mourir, ils m’ont tous appelé, ils m’ont tous demandé de l’aide, et je n’ai rien pu faire. Je n’en ai pas le droit, une règle ancestrale sur l’Olympe. On ne peut pas sauver ses propres enfants. Pourquoi crois-tu que Zeus n’est jamais intervenu en personne pour ses fils? Tous mes enfants sont morts en pensant que je les avais abandonné. J’ai vu mourir des milliers d’entre eux, et j’en ai eu assez. Je ne désire pas d’enfants de toi, ni de toi, ni de personne. Je me suis juré de ne plus en avoir il y a longtemps, et j’ai fait le nécessaire pour cela. Je ne voulais pas voir mourir l’un de mes enfants, sans pouvoir l’aider. Les orphelins sont différents. Ils sont déjà nés, mais n’ont personne, et surtout, ils ne sont techniquement pas mes enfants. Rien ne m’interdit de leur sauver la vie”. Il avait la main dans ses cheveux, et la tenait plus fort contre lui. Il était temps d’admettre qu’il y mettait un peu de volonté. “De toutes les choses que je peux te reprocher, ne pas vouloir d’enfant n’est pas l’une d’entre elle. Maintenant, imagine-toi ailleurs”.
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Sam 9 Déc - 13:10 Message | (#)

Victoria devait admettre que son subconscient était beaucoup plus rationnel quand elle dormait que quand elle était éveillée. Raphaël, enfin le Raphaël de son imagination, n’avait pas tort. La mythologie toute entière reposait sur des histoires de ce genre et Hermès n’allait pas échapper à la règle simplement pour ses beaux yeux. Son subconscient était aussi très fort pour lui jeter de la poudre aux yeux, pour raviver les espoirs qu’elle tentait de taire, tant bien que mal. Ces petites voix pernicieuses, insidieuses, qui lui susurraient qu’il devait l’apprécier, pour venir la trouver elle au lieu d’une autre, pour remplir des fonctions franchement à la portée de beaux d’acteurs du milieu. Mais elle avait refoulé tout ça, et elle haussa les épaules quand il tenta de la confronter.

J’en sais rien. J’y ai pensé, mais je me suis dit que je me faisais forcément des idées, que c’était plus simple de ne rien attendre, de ne rien croire, de prendre au jour le jour ce qui venait. C’était moins douloureux, plus doux.

Et Victoria était très douée pour se voiler la face.
La preuve, quand son cauchemar commença. Des larmes roulaient sur ses joues, dans son cauchemar et depuis son corps physique. Recroquevillée dans le lit, elle se tenait le bas ventre en sanglotant. Raphaël la prit dans ses bras et elle ressentit la sensation comme si ça se passait vraiment, ce qui redoubla ses sanglots. Elle se laissa aller dans sa chaleur, profita de ce reliquat d’attention auquel, elle en était persuadée, elle n’aurait plus jamais droit. Elle l’écouta lui raconter son histoire, se confier, et elle se demanderait, au réveil, comment elle avait pu imaginer autant de détails. Elle avait définitivement trop lu à son sujet, ces derniers temps.

Sa voix parvint à l’apaiser, elle acquiesça doucement.

Je suis désolée.

Elle ne cessait de le répéter, au point que ça manquait probablement de sens, de profondeur. Toutefois, là, elle parlait pour sa situation, pour ce qu’il avait été forcé de faire pour ne plus souffrir. Trop facilement, elle oubliait qu’il était un dieu. Trop facilement, elle oubliait qu’il avait déjà vécu des millénaires et qu’il en vivrait bien d’autres ensuite.
Pourquoi s’embêtait-il avec elle ? Pourquoi ?

Pourquoi tu t’embêtes avec moi ?

Parce que dans un rêve, les pensées se matérialisaient forcément. Il lui avait demandé de sortir du souvenir, et son esprit obéit sagement. De toute manière, elle n’avait aucune envie d’y rester plus longtemps, aucune envie de contempler l’embryon écrasé, aucune envie de revoir le visage de Dexter, qui remuait encore quelque chose en elle, tout au fond. Plus de l’amour, non, mais… Une déception. Le sentiment d’une fin peu satisfaisante.

Qui t’a tué ?

La pensée aussi, sortit de sa bouche. Ou plutôt, résonna dans les ombres qui achevèrent d’effacer ces souvenirs, pour finalement les emmener dans sa chambre au Bigsby Building. Elle était toujours dans les bras de Raphaël et n’avait pas envie qu’il cesse de la toucher. La tête contre son cœur, elle imaginait des battements et ferma les yeux.

Je suis désolée de toujours te demander des explications pour tout, de ne pas juste prendre les choses comme elles viennent, et de les accepter sans m’en soucier. Je suis désolée d’avoir des sentiments aussi forts pour toi, aussi encombrants, j’aurai aimé pouvoir être une fille qui t’apprécie mais qui ne s’attache pas. Je sais que je dois au moins être la centième, la millième, qui te dit ce genre de choses, qui gâche tout avec ses émotions humaines. Mais je n’y peux rien. J’ai essayé, Hermès, vraiment essayé… Je crois que, au fond, si je ne suis pas venue te trouver, c’est parce que je voulais que ça s’arrête. Sur un coup de tête, je me suis dit que ça serait mieux pour tout le monde, mais je suis qui, hein, pour décider à ta place ? Je t’ai fait ce que tout le monde a toujours fait avec moi et que je déteste. Sauf que… Sauf que… Tu me manques. J’ai pas vraiment décidé d’agir comme ça consciemment, mais j’y ai réfléchi, la nuit, quand je ne dormais pas, ou quand je me battais dans les rues. Je ne pense pas à toi tout le temps, ma vie ne tourne pas autour de toi, mais tu la rends meilleure, tu l’éclaires, même si on se comprend pas, même si on s’engueule, même si on se dispute, même si on se fait du mal. Tu comptes, je me sens en vie, et tu es le premier… homme ? Mâle, disons, que j’aime et qui ne sois pas néfaste pour moi. C’est vrai, on ne se mariera jamais, t’es pas le genre qu’on présente à sa famille, qu’on exhibe aux soirées, t’es bien au-delà de la normalité. Y’aura jamais de fidélité, entre nous, ou plutôt, elle n’ira que dans un sens, et y’aura toujours une partie de moi qui aura mal, à cause de ça. Qui sera triste, que tu ne sois pas plus comme moi. Et d’un autre côté… Que tu sois en dehors du monde ne te rend que plus attirant.

Elle sourit, après avoir débité tout son discours sans le regarder, la tête toujours contre sa poitrine, les bras autour de son torse, les mains crispées en bas de son dos.

Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à te dire tout ça, simplement, quand on se voit. Tu me bouleverses, dans ma tête autant que dans mon corps. Parfois, je te hais pour ce que tu me fais ressentir. Puis je me rends compte que j’aime ça, en réalité. Je suis un peu folle, je crois… Enfin, peu importe. Tout ça, ça n’a pas lieu. Tu m’en veux toujours, tu m’en voudras toujours, et je crois que ma fierté m’empêchera de retenter une approche, parce que tu m’as blessée avec tes mots. Je crois que c’est définitivement terminé, mais j’aurai aimé qu’on ait une meilleure fin. Quelque chose d’assez marquant pour que tu te rappelles encore de moi dans un siècle ou deux.

Son sourire se crispa.

Je crois que je dois te lâcher, maintenant.
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Dim 10 Déc - 12:54 Message | (#)

Pour quelqu’un qui pouvait se montrer assez têtue et déterminée, Victoria manquait vraiment de confiance en elle. D’un autre côté, n’était-ce pas indirectement de sa faute? De la faute de sa nature divine, pour commencer, et de son identité même? Quand on était estampillé Dieu des menteurs, forcément, l’honnêteté n’était pas le qualificatif qu’on nous donnait le plus facilement. Ceux de malhonnête et de manipulateur nous collaient plus facilement à la peau.

Tu le sais, et parfois, tu devrais faire confiance à tes instincts. Je ne t’aime peut-être pas comme tu le voudrais, mais ça ne veut pas dire que je ne t’aimerais jamais”.

Dans la réalité, le corps de Raphaël ne bougeait pas. Il était toujours étendu sur son lit. Ce n’était pas son rêve, en soi, il ne ressentait pas les choses aussi intensément que Victoria, et avait surtout plus d’expériences en la matière.
Chez Cass, la canadienne s’était débrouillée pour installer sa nouvelle amie dans son lit. Pepperoni avait suivi et s’était roulée en boule au pied du lit. Cass, de son côté, essayait tant bien que mal de rassurer Victoria dans son sommeil, mais sans trop d’effet. Elle la voyait pleurer, mais n’osait pas la réveiller pour autant. Elle se sentait d’autant plus impuissante que le bouclier mental de la Neutron-Grey était beaucoup trop puissant pour elle.

De retour dans le monde des rêves, Hermès ne pouvait pas affirmer qu’il ne ressentait rien, face aux larmes de la jeune femme. Il avait beau être en colère contre elle, l’affection qu’il avait pour elle semblait se rappeler à son bon souvenir. Elle était humaine, faillible, à son échelle divine, mais n’avaient-ils pas passé ensemble de bons moments? Des moments dignes de le sortir de son ennui? Et puis, même s’il ne s’y était jamais trop attardé, elle était une orpheline. Quelque part, elle était à lui. Cet instinct-là surpassait souvent tout le reste. Il n’avait encore rien répondu à sa question, pourquoi s’acharnait-il avec elle, qu’un flot de mots sorti de sa bouche, en même temps que le décor changeait. Ce n’était plus le lieu de son cauchemar, mais le Bigsby Building, sa chambre, plus précisément.

Peut-être un cauchemar d’un autre genre, ceci dit. N’était-ce pas sa vie de Neutron-Grey qui l’avait poussée dans les bras de Casey ?

Je ne t’en ai jamais voulu, que de vouloir comprendre, même si j’admets ne pas comprendre tes sentiments. A mon échelle, c’est impossible de concevoir l’amour sur un temps aussi court. Il m’a fallu des décennies pour apprendre à aimer mon épouse. Il m’est tout aussi difficile d’envisager la fidélité. A l’échelle humaine, peut-être… mais à l’échelle divine? Le sexe n’est pas une preuve de fidélité à mes yeux, il est juste… Un moyen de s’exprimer. Je n’ai pas été exclusif avec mon épouse, elle non plus, et nous le savions tous les deux. Car ce que nous avions, en dehors de ça, l’intimité que nous partagions, je ne l’avais avec personne d’autre. N’être qu’avec une seule personne pendant toute l’éternité? Nous aurions fini par nous haïr, et nous le savions”.

Plus il y songeait, moins il trouvait de réponse satisfaisante. Son amour ne l’ennuyait pas, pas exactement. Il était flatteur, évidemment, qui n’aimait pas être aimé? Mais il était aussi la source de la plupart des disputes qu’ils avaient eu. Et encore une fois, il ne pouvait concevoir un amour si court. Entre humain, oui, mais il n’était pas humain. Sa lumière divine avait toujours eu un effet incroyable sur Casey, peut-être Victoria en sentait-elle encore les effets. Peut-être était-ce son rôle de guide, qu’elle voyait comme une lumière.

Ah, ne t’en fais pas, l’amour rend fou. Mais pour le reste… Je ne suis pas aussi borné que tu peux le croire, et je suis capable de pardon”. Sans mentionner, pour le dire autrement, qu’elle n’était pas significative pour que dans cinq siècles, il se souvienne qu’il était sensé lui en vouloir. Il eut cependant la délicatesse de ne pas le lui faire remarquer. “Pour le reste… J’admets n’avoir pas usé de mon éloquence à bon escient dans ce cas très particulier. Si un jour, tu penses pouvoir me pardonner cet affront, alors tu sais où me trouver”.

Une sorte de test. Car si elle lui faisait une nouvelle crise, il ne promettait rien. Sa patience n’était pas à toute épreuve loin de là.

Il se permit un rire, face à sa dernière remarque. Il n’aurait pas été aussi catégorique qu’elle de ce point de vue.

Je ne crois pas que tu sois obligée de faire quoi que ce soit. Il s’agit, après tout, de ton rêve. Si tu as envie que je reste…

Il n’ajouta rien d’autre, mais préféra partager avec elle une réaction physique qu’exprimait également son corps. Elle devait probablement le sentir, pressée ainsi contre lui. On ne pouvait tout de même pas lui reprocher cette excitation. Il avait été un peu occupé pour s’envoyer en l’air dans les règles de l’art, ne l’avait pas fait dans le monde des rêves depuis une éternité, et n’avait jamais sauté Victoria, et il était curieux.

Il n’avait pas non plus totalement oublié cette histoire de manipulation. L’Olympien avait toujours l’impression qu’il ne connaissait pas toute l’histoire, et que cette rencontre dans le monde des rêves était sans doute le meilleur moyen d’obtenir d’elle les réponses qu’il cherchait. Ca n’empêchait pas de se livrer à des activités plus agréables.

Il lui releva le menton du bout des doigts et se pencha à la recherche de ses lèvres, sans pour autant les embrasser franchement. Son autre bras n’était plus exactement dans son dos. Disons qu’il descendait lentement, mais sûrement, vers son fessier.

Quoi?” murmura-t-il, innocence incarnée, contre ses lèvres. “Ne me dis pas que tu n’y penses pas? Tu m’as quand même emmené dans ta chambre…” Il se saisit enfin de ses lèvres, et n’attendit même pas pour glisser sa langue à la rencontre de la sienne. Le baiser échangé fut court, à dessein, pour jauger sa réaction, mais intense. Il se sépara de ses lèvres brusquement, et plongea ses yeux bleus dans ses iris grises. “En plus… regarde ce que tu portes…

Envolée, la tenue qu’elle portait jusque là. Ce changement était de son fait, l’un des rares qu’il pouvait se permettre. Trop mineur pour être conséquent, trop insignifiant. Et pourtant… La blonde Victoria portait maintenant des dessous qui moulaient ses formes, et que n’auraient pas renié Casey. Lui avait la chance, dirons-nous, d’être encore habillé. Cela pouvait changer selon l’envie de Victoria, évidemment.
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Raphaël lui avait déjà expliqué tout ça, raison –probablement- pour laquelle Victoria l’imaginait réitérer dans son rêve. Elle savait, pour son épouse, leur arrangement, pour le fait qu’un dieu vit forcément les choses différemment d’un humain. Mais on a beau savoir quelque chose, il n’en devient pas de facto plus facile à accepter. Souvent, Victoria relativisait, mais par moment, lorsqu’elle était plus fragile psychologiquement, elle n’y parvenait pas et une partie de leurs problèmes provenaient de là.

Ce qui vaut pour un dieu ne vaut pas pour une humaine. J’essaie, pourtant, mais je n’ai envie de personne d’autre que toi. Et ce n’est pas grave, tu sais, j’ai conscience que je ne dois pas attendre ça de toi.

Elle n’y pensait pas, n’avait pas envie de savoir, du moins pour les autres femmes. Cela ne la torturait pas, ne la torturait plus, tant qu’il restait dans sa vie, ça lui convenait très bien.
Elle lui sourit toutefois, avec un brin d’amertume.

Les dieux ne se déplacent pas pour les excuses, j’imagine… Je ne sais pas si je suis prête à prendre le risque, tout de suite.

Sa tentative du jour lui avait passé l’envie de réessayer, principalement parce qu’elle avait peur. Peur d’essuyer un autre rejet, peur de ne pas trouver ses mots. Dans un rêve, c’était facile, il n’était pas vraiment là (croyait-elle) mais dans la réalité… Elle secoua la tête.

Oui, dans mon rêve, je peux te garder. Mais tu ne trouves pas ça pathétique ? Que je m’accroche à une image de toi, qui n’est même pas réelle, puisqu’elle colle à mon imagination. Tu me dis ce que j’ai envie d’entendre, tu me rappelles ce que je sais déjà, et au réveil, tu ne seras plus là.

L’amertume dans sa voix n’était pas feinte. Toutefois, elle ne l’avait pas laissé disparaître, et le songe prenait un tour plutôt inattendu. Il l’embrassa avec une telle intensité que ç’avait l’air réel, le feu dans son bas ventre s’embrasa immédiatement et elle gémit en sentant son sexe dur contre sa cuisse.

Franchement…

Elle baissa les yeux sur la tenue dont elle venait de se parer. Des sous-vêtements rouges, qui accompagnaient bien sa chevelure blonde et lui donnait un air assez garce. Un air de Casey. Oui, aucun doute, c’était un rêve, parce qu’elle n’aurait jamais choisi une telle couleur pour elle en tant que Victoria. Elle s’habillait comme son pendant cauchemardesque, parce qu’il plaisait à Raphaël, et qu’ils allaient probablement s’envoyer en l’air dans sa chambre.
Sur le lit où elle avait perdu sa virginité.
Avec Zack.
Pendant que Syndrome regardait.
D’ailleurs, en jetant un œil au-dessus de son ordinateur, elle remarqua la webcam et le voyant lumineux.
Elle sourit.

Je me demande si ça compte comme une sorte de thérapie…

Un murmure interrogatif, alors que la pièce retournait à son état d’origine, deux ans plus tôt. Dans leur dos, Zack et elle, nus sous les draps, un premier coup pudique et maladroit. Et les yeux de Vicky, fixés sur la webcam.

Plus personne ne regarde par-là, maintenant. Mais avant, il le faisait tout le temps. Je crois que c’est comme ça que je suis devenue exhibitionniste, déclara-t-elle en enlevant les boutons de la chemise d’Hermès.

Puis elle en eut assez, et ses vêtements disparurent.
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