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« Un loup volant avec une robe (et du thé) » ft. Alice

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Alice Hatter

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Lun 23 Oct - 0:29 Message | (#)

Ah. Comme si sa folie avait quoi que ce soit à voir avec moi.

Je vous rends fou, Mr Wolf ? En êtes-vous bien sûr ?

Innocente question, prononcée d’un ton amusé qui tranchait avec la sévérité, cette presque soif de sang qui avait percé dans mes remontrances précédentes. J’observais la bête s’agiter au fond de ses yeux un bref instant avant que le loup volant ne récupère tous ses esprits avec un détachement clinique. Je commençais à m’habituer à cette manifestation de la perte de contrôle qui était parfois très momentanément la sienne… et je n’avais toujours pas peur de lui, quelle qu’en soit la déception qu’il en concevait.

Nous passâmes la porte du glacier baigné par la lueur du soleil – presque obscène en ces temps de guerre, et je m’installais à la première table encore debout que je croisais, contemplant la devanture vitrée et mon hôte à tour de rôle, tandis que ce dernier alignait sur le comptoir les différents parfums de glace en s’extasiant à moitié.

Vous ne vous trompez jamais, hm. Quelle assurance, comme toujours, mon cher Mr Wolf, rétorquais-je d’un ton presque amical. Ce sera un peu de vanille et du citron pour moi, s’il vous plaît.

Le mage me servit fort obligeamment puis s’occupa de sa propre gourmandise tandis que je m’attaquais à la glace – excellente au demeurant.

Vous savez, commençais-je pour relancer notre conversation, avant d’être interrompue.

Mr Wolf m’avait en effet intimé le silence d’un geste on ne peut plus clair, et je fronçais les sourcils, perplexe devant cette grossièreté nouvelle. Puis je me souvins que Star City était en guerre – oui, j’avais réussi à l’oublier malgré les contusions et menues blessures dissimulées à la vue de mon compagnon, héritage de notre mission sauvetage à l’aéroport – et tournais la tête vers l’extérieur. Je me figeais en découvrant trois soldats, tandis que Leander s’interposait entre moi et la menace… qui, comme de bien entendu, nous repéra aussitôt.

C’était votre faute, enfin, m’exclamais-je d’un ton outré quand Mr Wolf soupira après mes idées.

Qui avait tenté de cesser ma respiration en me volant mes lèvres ? Ce n’était certainement pas arrivé à mon initiative.
Mais, déjà, l’homme avait laissé la place au loup, qui se jeta sur ses proies. L’un des soldats du Terminus prit aussitôt du recul, laissant à ses deux compagnons le corps à corps, sans doute, imaginais-je, pour prendre mon protecteur auto-proclamé à revers. Je levais les yeux au ciel, et me dématérialisais, décidée à couvrir les mouvements du loup en éliminant la troisième et dernière menace.

Je réapparus devant lui, glaive à la main, apparu de Dieu savait où comme toujours, et enfonçais la lame dans ce qui servait de cou à la créature, supposant que comme la plupart des êtres vivants, il s’agissait d’une zone sensible. Oh, cela marcha très bien. Cette chose n’eut pas le temps de riposter. En revanche, le quatrième soldat sorti de nulle part, dans mon dos, n’avait plus qu’à me surprendre. La lance, l’arme, le quelque chose qu’il portait me transperça l’épaule droite, juste sous la clavicule.
Par pur réflexe, je disparus pour réapparaître dans la boutique — sans la lance, Dieu soit loué. Puis la douleur, flamboyante, inédite, prit le pas sur le reste. Je titubais à l’intérieur, me rattrapais sur la table que j’avais quitté quelques secondes, minutes peut-être auparavant, haletante, les larmes aux bords des yeux. Les coupes de glace allèrent se briser sur le sol. La souffrance avait été une compagne fidèle, des années auparavant. Mais je m’étais habituée à être un papillon insaisissable et j’avais oublié ce que cela faisait.
Le sang qui coulait sur ma peau, chaud, si rouge, une sensation de simple tiraillement au départ qui devint une brûlure impossible à ignorer, ravivée par le plus minuscule de mes mouvements. Mon cœur qui battait si fort, gagné par l’adrénaline, compensant la perte de sang, touché par un peu de frayeur, peut-être ?
Je n’allais pas mourir - ni même perdre connaissance - de ce genre de blessures, mais les muscles déchirés de mon bras n’allaient pas me laisser m’en tirer à si bon compte. Me redressant à moitié, je tentais d’attraper une chaise et y renonçais finalement pour me laisser glisser au sol, la main crispée sur la plaie de sortie, cherchant Mr Wolf du regard.

Lean… Mr Wolf, appelais-je après une brève hésitation le loup noir de taille démesurée qui avait fini de déchiqueter le dernier soldat celui qui m’avait blessée, supposais-je.

Stupide, stupide Alice. Survivre sans trop de mal à un Serpent-Caillou capable de m’anéantir du bout de son doigt, pour verser le sang par la faute d’un sbire de bas étage que j'aurais dû pouvoir maîtriser seule.
Puis une autre pensée, ridicule au demeurant. Ma robe toute neuve…
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Lun 23 Oct - 20:48 Message | (#)

Dans sa précipitation, tout à l’envie dévorante d’apaiser ses instincts meurtriers, Leander était passé à côté d’un léger détail potentiellement problématique. En se transformant d’une manière aussi violente, il n’avait pas eu le temps d’ôter ses vêtements pour les entreposer dans sa bourse dimensionnelle. Nous parlions ici d’une bourse au sens propre du terme, l’objet en cuir de petite taille et non… Bref. Son costume déjà bien abîmé se déchira complètement alors que Big Bad Wolf, babines retroussées et dents acérées, se jetait sur le premier adversaire.

Il le déchiqueta avec voracité, avalant certains morceaux de chair qu’il savait non toxique pour son organisme. Quand le second soldat essaya de dépêtrer son collègue, il se retourna contre lui avec autour de violence et ne lui laissa pas une seconde de répit. En tout, l’échange ne dura pas très longtemps. Les membres du Terminus s’attendaient à affronter des humains, des mutants, peut-être même des magiciens, mais visiblement, pas un monstre tel que lui.

Un grand malheur se produit alors. Tandis qu’il se tournait vers Miss Hatter, le poil couvert du sang ennemi, il assista à son agression et vit rouge, littéralement. Il se jeta sans attendre sur le scélérat qui avait osé blesser sa proie et lui arracha la gorge d’un coup de dents. L’autre tenta bien de lui tirer dessus, mais son laser roussit ses poils sans causer une véritable blessure. Du menu fretin, pour un champion divin. Il le déchiqueta tantôt avec ses crocs, tantôt avec ses griffes, tout à sa hargne. Seule la voix de Miss Hatter, sa supplique, son murmure, le percuta et lui ramena un peu de sa raison. Assez pour qu’il abandonne le cadavre pour s’occuper d’elle.

Il revint à ses côtés et retrouva sa forme humaine. Notons deux éléments : le premier, Leander était totalement nu. Le second, son sexe était dressé, comme toujours lorsqu’il avait le goût du sang en bouche et l’inquiétude qu’il éprouvait pour Miss Hatter ne le décourageait pas. Sa belle robe était déjà fichue, mais peu importait, il la rapporterait, la ferait reprendre, et la lui offrirait de nouveau.

Oh, ma chère, vous enchaînez les outrages, plaisanta-t-il, bien que le sourire ne monta pas jusqu'à ses yeux.

D’un coup d’œil expert, il jugea cette plaie sans gravité, hormis celle de tordre douloureusement (et délicieusement) le visage de Miss Hatter. Opportuniste, mais surtout enivré par l’odeur de son hémoglobine, bien plus appétissante que celle du Terminus, il proposa :

J’ai une proposition, un moyen de vous… Soulager, me laisserez-vous faire ?

Mais avant toute chose, l’emporter loin d’ici. Des renforts ne tarderaient pas à arriver. Sans attendre son accord, il la souleva dans ses bras, la pressant contre son corps dénué d’habits, et décolla une fois à l’extérieur, histoire de retourner du côté des zones protégées, notamment le quartier des théâtres.

Une fois à l’abri dans une ruelle, il la déposa au sol, sans véritablement la lâcher. Il serait plus juste de dire qu’il s’assit par terre en la tenant contre lui et qu’il pencha la tête pour lécher sa plaie. Leander retint à grand peine un gémissement qu’elle n’aurait pas manqué de prendre mal, et s’appliqua consciencieusement à récolter les filets de son hémoglobine. Elle ne manquerait pas, peut-être, de sentir ce qui se dressait contre ses fesses (pur hasard !) mais il ne cessa pas pour autant. Principalement parce que l’état de choc l’empêchait visiblement de se dématérialiser.

Il adressa un remerciement silencieux au Terminus.
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Alice Hatter

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Mar 24 Oct - 0:03 Message | (#)

Je retirais ma main gauche de là où je l’avais placée, contemplant ma peau ensanglantée avec la stupeur la plus totale. Je n’étais pas au bout de mes surprises, ceci étant. Lorsque mon compagnon entendit mon appel – quelque peu pitoyable, je m’en rendais bien compte, mais j’avais tellement mal – il revint aussitôt vers moi.

Je le vis reprendre forme humaine sans grande surprise… et fermais obstinément les yeux tandis qu’il plaisantait sur mes outrages supposés, alors même que je venais d’être exposée à sa nudité dans toute sa splendeur. Non, non, attendez. Ce mauvais choix de mots ne reflétait guère le fond de ma pensée indéniablement choquée. Pas de vêtements, c’était déjà fort peu orthodoxe, absolument déplacé, un outrage de plus à ajouter à la longue liste de ceux qu’il m’avait infligé… Mais Mr Wolf manifestait un plaisir tout à fait inconséquent, corporellement parlant. Vous comprenez très bien ce que je voulais dire par là.

Autant dire que lorsqu’il me souleva dans ses bras, je rouvris les yeux bien involontairement, sous le choc, en tentant de me dématérialiser loin de cet homme terriblement nu, sachant fort bien que, n’eût été ma blessure récente, j’aurais eu les joues rougies par l’embarras le plus total. Tentant seulement, par le plus grand des malheurs. Car pour la première fois depuis que je m’étais découvert cette fantastique capacité, je n’y parvins pas. Du tout.

Reposez-moi, soufflais-je d’un ton empressée, et ce alors même que nous volions et que je n’étais pas capable de rejoindre le sol sans lui à l’heure actuelle.

Bien évidemment, Mr Wolf ne s’exécuta pas. Il préféra se poser dans une ruelle comme une autre, calme et paisible, m’arrachant un sifflement douloureux dans le mouvement, avant de s’asseoir. J’aurais dû essayer de briser son étreinte, sans doute aucun. Mais j’avais mal. Encore. J’étais obnubilée par cette souffrance, et la sensation ô combien douloureuse de sa langue sur les bords déchirés de la plaie responsable de mon état ne suffisait pas à me faire prendre mes distances.
J’exhalais un soupir tremblant.

Cessez… Cessez donc cela.

En quoi était-ce supposer m’aider ? D’autant qu’alors que je tentais de changer de position, de reprendre le dessus, j’eus tout le loisir de constater que Mr Wolf était tout à fait… satisfait de m’avoir ainsi coincée.
Je tentais d’écarter le loup volant de mon bras valide puis, devant l’échec cuisant de cet essai, je me résolus à invoquer mon lièvre préféré… Lequel me frappa et m’envoya dans l’un des murs de la ruelle en cherchant à atteindre le loup, vociférant quant à son indiscrétion, et autres joyeusetés, avant que je ne renvoie l’animal d’où il venait. Me redressant tant bien que mal passé un temps, une fois mes esprits retrouvés après le coup de mon léporidé, je dardais un regard furieux sur ce sale traître de loup.

Toujours prompt à profiter de moi, n’est-ce pas, Mr Wolf ?

Dans mon esprit, les mots auraient dû être empreints de ma juste colère, mais dans les faits, je suppose que cela sonnait plutôt comme une protestation faiblarde de la part d’une créature fatiguée, meurtrie dans sa chair, et peut-être un peu… Déçue ? Quelle stupidité, d’être déçue par l’attitude d’un homme qui ne m’avait jamais menti sur ses tendances déviantes. Ah, voilà qu’Alice au pays des merveilles s’imaginait avoir le droit à une relation basée sur autre chose que le malheur.

Vous me faisiez mal. Juste mal. Pourquoi ? Ma souffrance vous réjouit tant que cela ? S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir, sachez que je n’ai nul besoin de saigner pour souffrir. Je souffre chaque jour que Dieu fait, m’exclamais-je les larmes aux yeux.

Une vérité qui me tenaillait, mais que je ne pouvais pas décemment avouer, n’est-ce-pas ?

Si tout ce que vous voulez, c’est mon sang et ma chair, tenez, prenez donc, hurlais-je à moitié sans me soucier de qui pourrait m’entendre.

Le Glaive Vorpalin apparut dans ma main gauche et je me coupais profondément l’autre, avant de lancer l’arme, garde en avant, dans la tête de Leander. L'entreprise m'arracha un cri de douleur, tordit mes traits une fois de plus, mais ne m'empêcha pas de cracher avec hargne :

Avec mes compliments.

Je venais de tenter de me dématérialiser, mais visiblement, la fureur n’avait pas levé le choc suffisamment. Etait-ce dû au fait que cette sacro-sainte colère dissimulait le fait que j’avais ressenti un pincement au cœur devant l’absence totale d’hésitation de Mr Wolf à me sortir de là ? Au fait que, quelque part, j’aurais peut-être aimé qu’il puisse prendre le temps de me connaître, prendre le temps de m’apprivoiser ? Ou simplement que notre petit jeu m’amusait plus quand je restais l’une des mains dominantes, sûre de ne pas être vaincue… et de ne pas vaincre ?
Je pouvais disparaître demain, et parfois je me demandais si je n’aurais pas mieux profité des jours que Dieu m’avait offert si j’avais été capable de plus d’émotions, de vivre réellement, pleinement, sans penser à des convenances que plus personne ou presque ne respectait, sans me sentir coupable d’être folle à lier, torturée jusque dans l’intimité la plus profonde, celle que nulle n’aurait dû pouvoir violer : l’intimité de mon esprit.
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Mar 24 Oct - 13:02 Message | (#)

Miss Hatter ne se dématérialisa pas, mais appela au secours l’incommodant Lièvre de Mars, qui l’arracha aux bras protecteurs de Leander en la frappant avec une rudesse scandaleuse. Il se déchaina ensuite sur le champion divin, qui avait sorti les griffes et s’apprêtait à lui infliger les mêmes outrages que la dernière fois. Hélas ! L’invocation disparut aussi vite qu’elle était arrivée, laissant un Miss Hatter libre et un Big Bad Wolf nu se toiser.

Ce dernier ne s’embarrassa ni d’excuses, ni de fausse contrition. Il encaissa les reproches avec sérénité : traitre, profiteur, ces adjectifs, il les connaissait par cœur et les acceptait. Parce qu’il ne s’agissait pas d’insultes, juste des vérités énoncées à voix haute. Son cœur battit plus vite en décelant les larmes au bord de ses yeux. Ainsi, il pouvait l’atteindre psychologiquement, à défaut de physiquement… Si elle pleurait pour lui, c'est qu'elle ressentait autre chose qu'un froid mépris. Il le nota dans un coin de son esprit. Était-elle si fragile, en réalité ? Ou sa folie la rendait-elle instable à ce point ? Probablement. Elle se mutila à l’aide de son glaive, qu’elle lui envoya en plein milieu du front. Le métal s’enfonça d’un centimètre dans sa chair, heurta sa boîte crânienne et provoqua un étourdissement qu’il stoppa en retirant l’arme. Il fixa l'engin mortel.

Et vous, Miss Hatter, toujours prompte à refuser de comprendre ceux qui ne gravitent pas dans votre petite tête adorable, répondit-il d’un ton tranquille.

Ses phalanges serrèrent la lame, il mêla son hémoglobine à la sienne puis laissa tomber le glaive, portant sa main à son nez. Il inspira leurs deux fragrances unies en une seule, s’en lécha les babines. La réaction physique, puisqu’il était nu, manquait de discrétion.

Je n’ai jamais menti sur ma nature, Miss Hatter. Vous savez que je désire votre chair, votre sang, vous le constatez en cet instant, si j’en juge à la rougeur de vos joues. Je ne suis pas pudique, je peux jouer votre jeu du gentleman, mais je reste un monstre derrière les apparences. Aimerez-vous, un jour, un monstre ?

Question rhétorique.

Je sais que lécher votre blessure vous a causé de la douleur. Mais ça a aussi permis aux éventuelles toxines, maladies, sang vicié d’une espèce inconnue, d’en être enlevé. Oui, il n'hésitait pas à se donner le beau rôle en plus ! N’allez pas croire que j’ai agi par pur altruisme, il est vrai que j’ai sauté sur l’occasion. Mais vous ne comprenez pas ce que je suis, vous n’imaginez pas à quel point je brûle de vous toucher, de vous montrer toute ma monstruosité. J’avais espoir que votre esprit, aussi malade que le mien, soit en mesure de le supporter, mais je crains m’être trompé.

Il haussa les épaules, mimant le dépit.

Je suis un tueur, je suis un chasseur, mais je ne suis pas un ingrat. Je vous ferais parvenir une adresse pour repriser votre robe, si vous en voulez encore, et je vous apporterai les gâteaux que je vous ai promis tout à l’heure. Saurais-je vous laisser en paix ? Probablement pas, parce que je vous veux. Toutefois, je ne vous désire pas comme une victime d'un soir, mais comme une... compagne de folie? Quelque chose dans ce genre. Je me sens seul, parfois.

Il sourit, tendre.

Peut-être vous empêcherais-je enfin de dormir…

Il lécha avec délice leurs hémoglobines mêlées sur sa main, puis sourit.

Nous nous reverrons, Miss Hatter. Si je vous ai peiné, c’est que j’ai touché votre cœur, et cela me ravit. Lequel de nous deux cèdera en premier ? La fête continue.

Il s’inclina bien bas, pour conclure sa tirade. Lui laisserait-il le temps de répondre, avant de se transformer en loup et de s’envoler, pour coller à son nouveau surnom ?
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Alice Hatter

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Mar 24 Oct - 23:16 Message | (#)

Leander n’eut même pas le bon goût d’avoir l’air coupable. Comment un être aussi… Intense, pouvait être aussi froid par d’autres aspects ? Je refusais donc de comprendre les autres, n’est-ce-pas ? Etais-je à blâmer de me sentir trahie par celui qui n’était pas si intéressée par ma personne, finalement ? Ah, pour me taxer de fascinante, fantastique, il parlait sans gêne. Mais lorsque l’occasion se présentait de goûter mon sang, qui se précipitait pour avoir sa part ?

Si je constatais son désir ? Plus que cela, même, je l’avais sous les yeux, imposé comme tant de choses dans l’étrange relation qu’était la nôtre. Avait-il idée de ma gêne ? Avait-il seulement idée d’une des raisons pour lesquelles je m’accrochais à mes notions de pudeur, de chasteté, une parmi d’autres… Une que j’avais tenté d’oublier, une qui avait ruiné mon existence, ma famille, mon rang, tout ce que j’étais et ce que j’avais ? Une qui avait creusé le lit de ma folie, voilà des années ? Non, il ne se l’imaginait sans doute pas. Personne n’aurait pu s’y employer, puisque c’était l’un de mes secrets les mieux gardés, si bien gardé qu’il se dérobait parfois à mon esprit lui-même.

Alors, pourrais-je aimer un monstre un jour ? Un monstre prêt à infliger ces mêmes supplices qui avaient détruit ma vie, mon esprit, jusqu’à mon âme, en d’autres temps et d’autres lieux. Dans cet avant que je n’évoquais guère, pour qui que ce soit ?
A quel point étais-je monstrueuse de me rendre compte que la réponse susurrée par mon inconscient n’était pas celle que j’aurais attendu ? A quel point étais-je dévoyée, en prenant le risque de côtoyer cet homme-là, en sachant tout ce que je savais ? Je ne serais jamais du même bois que lui.
Jamais.
Pourtant, tel le papillon attiré par la flamme, j’avais soif des sensations que Mr Wolf me faisait vivre. Aujourd’hui, pour la première fois depuis notre première rencontre, ce n’était pas simplement de l’agacement que j’avais ressenti en le reconnaissant. Je m’étais demandée, quelque part, sur quels sentiers inconnus le loup allait entraîner le petit chaperon rouge.

Mais je ne pouvais pas décemment avouer cela, n’est-ce-pas ? Alors je me contentais du silence, obstiné, plus sûr pour moi, garant de ma tranquillité d’esprit, de journées solitaires, de nuits d’ennui, troublées seulement par la présence de Casey au Red Night, par l’agitation qu’elle amenait avec elle, son enthousiasme et cette vivacité, le sel de mon existence.

Nul besoin de faire preuve de charité à mon égard, Mr Wolf. Il a déjà dû tant vous coûter de me mettre en sécurité, crachais-je.

Aurais-je préféré répondre quelque chose d’autre ?Alors montrez-moi. Montrez-moi votre pire, et voyez si je parviens à y survivre. Laissez-vous aller, faites-moi vivre, oublier les convenances, aidez-moi à apprivoiser la souffrance, et qu’importe la forme qu’elle prendra.

Mais ça n’était pas moi. C’était la petite, minuscule, infinitésimale part de moi qui se languissait d’une époque lointaine, au cours de laquelle Alice Liddell n’était qu’émotions et spontanéité, l’exacte opposé de la créature à sang froid que j’étais devenue, forgée dans le sang et la douleur, dans le feu d’une demeure chérie tant d’années. Si Leander Wolf avait rencontré cette Alice, l’enthousiaste et solaire Alice, aurait-il seulement tourné le regard vers elle ?

Vous me reprochez ce que je suis, à votre tour, constatais-je plus calmement. Vous êtes un prédateur, mais je ne suis rien de cela. Je ne suis pas sans défense, mais je ne tirerais jamais mon plaisir de la souffrance des autres.

Faux, me souffla Mara. Tu ne veux simplement pas me laisser te montrer comment faire. Nous pourrions faire saigner encore et encore le louveteau, si cela lui plaît tant.

Vous m’amusez, Mr Wolf, je ne peux guère nier cela. Vous m’amusez parce que je suis à même de vous résister. Parce que je suis en sécurité tout en me mettant en danger.

Je me redressais, m’aidant du mur le plus proche, et difficilement, lentement, réapparus à deux pas de Leander. Ce fut laborieux, mais réalisable. Puis, mon bras droit serré contre moi, je m’inclinais maladroitement à mon tour, polie comme toujours.

Vous réchauffez un peu la glace que charrient mes veines. Mais c’est tout ce que vous tirerez de moi.

C’est la gorge étrangement serrée que je conclus :

Je ne peux changer, pas plus que vous. Si l’un de nous doit céder, soyez certain que cela ne sera pas moi. La solitude ne m’a jamais dérangée.

Menteuse. Visage neutre, regard serein, enfin, je reculais d’un pas, et disparus.
Mr Wolf ne fut pas là pour me voir tituber dans le Red Night, appelant Dawn, Casey, n’importe qui. Il ne fut pas là quand, sans comprendre pourquoi, je me mis à pleurer sans pouvoir m’arrêter. Pas plus qu’il ne fut là quand, lessivée et endolorie, je finis par m’endormir dans la robe tâchée de sang qu’il m’avait offert.
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