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« Un loup volant avec une robe (et du thé) » ft. Alice

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Lun 9 Oct 2017 - 21:04 Message | (#)

Matinée du 15 septembre 2017.
Devant le Red Night, un loup s’interroge.

Enfin, Leander se retrouvait relevé de ses fonctions d’observateur du quartier d’Hamelin après y avoir fichu un beau bordel en compagnie de son supérieur. Ils avaient récupéré quelques éléments intéressants et cela lui avait donné le droit de prendre une sorte de congé.

Une sorte, précisons-le. Car qui prend réellement des vacances en plein milieu d’une invasion dimensionnelle ? Disons que Big Bad Wolf se préoccupait au sujet de quelqu’un, inquiet de ne pas disposer de nouvelles suffisamment fraîches à son goût. Après avoir revu Miss Hatter au premier du mois de septembre, il avait effectué bon nombre de recherches à son sujet, sans trouver grand-chose. Ce qui avait de quoi surprendre, pour un agent de SHADOW… Il savait, certes, qu’elle fréquentait Noctis, travaillait pour elle, mais guère où elle vivait ni où elle se trouvait précisément au moment de l’invasion. Il avait eu d’autres chats à fouetter en essuyant la rancune de son supérieur et en restant plus de quarante-huit heures en faction à surveiller des envahisseurs pas très amusants. Heureusement, les détenus de la prison avaient eu le bon goût de s’évader…

Chassant ces pensées de son esprit, il se concentra sur son problème présent qui, somme toute, n’en était pas véritablement un. Le Red Night affichait porte close et le loup s’interrogeait quant à savoir s’il forçait la porte de devant ou la porte de service. Il portait ce jour-là un costume gris foncé, une chemise en soie et une cravate d’un beige clair. Un mouchoir de poche trônait même fièrement sur le devant de son costume. Des chaussures cirées complétaient sa tenue. Sur son épaule, un sac à vêtement qui contenait la robe promise à Miss Hatter. Dans sa main libre, une boîte de thé.
Parce qu’en période de crise, mieux vaut éviter de manquer de l’essentiel.

Optant finalement pour la porte de service, il contourna le bâtiment et utilisa sa force surnaturelle pour enfoncer le verrou. Il distinguait, tout autour du club, une barrière magique mais elle ne réagit pas à son contact. Peut-être son manque d’intentions hostiles ? Certes, il forçait la porte, mais il apportait une robe et du thé. Visiblement, cela compensait. Quel sortilège bien élevé !

Miss Haaaaaaatter ! s’exclama-t-il dans le club tristement vide. Miss Haaaaaaatter ?

Il inspira profondément, à la recherche de son odeur. S’accroupissant à hauteur du sol, il n’eut aucun mal à remonter sa piste jusqu’à une trappe. Il tomba, avant cela, nez à nez avec une blonde. Une humaine tout ce qu’il y a de plus banal.

En dehors du fusil qu’elle braquait sur sa poitrine.

Hey, t’as cru que c’était journée porte ouverte ?!
Excusez-moi, je cherche Miss Hatter, j’ai un présent pour elle.

La jeune femme, dont il apprendrait plus tard qu’elle s’appelait Dawn, fronça les sourcils.

Tu cherches… Ah, Alice ? Dis mon coco, t’es au courant que dehors, c’est l’apocalypse ?
Et bien techniquement ce n’est pas l’apocalypse, juste une autre invasion. Vous savez, ça arrive assez souvent dans cette ville. Je me souviens, en 1993… Bon, j’étais jeune, mais je m’en rappelle encore assez bien voyez-vous. Les mêmes, d’ailleurs ! Certains sont plus coriaces que d’autres. Toutefois, apocalypse ou pas, invasion ou pas, j’ai une promesse à tenir. Je tiens à ce que Miss Hatter… Oh, vous êtes là ma chère !

Alice venait d’apparaître de derrière une porte. Leander lui sourit largement.

Regardez ce que j’ai pour vous !
… Je l’explose Alice ou ?
Si ça vous amuse, n’hésitez pas, mais je risque de manquer de costumes avant la fin de l’invasion si tout le monde me tire dessus.

Pragmatique, comme toujours.
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Alice Hatter

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Lun 9 Oct 2017 - 22:46 Message | (#)

Depuis ma petite escapade aux côtés d’un certain Raphaël, je m’étais sagement gardée moi-même à résidence au Red Night, en compagnie notamment de Casey et de son amie Dawn – entre autres personnes fort agréables à côtoyer et fort au courant de mes petites particularités. Cheshire m’y avait accompagné « curieux de découvrir le club du petit cauchemar », et je cite, s’installant sans demander la permission à qui que ce soit. Il en avait profité pour reprendre son apparence véritable, quittant celle de « matou de salon » qu’il utilisait pour le commun des mortels.
Toujours gris, toujours aux yeux verts, mais plus osseux, lugubre voire macabre. A l’heure actuelle, il était blotti à mes côtés tandis que je parcourais un livre sur la cérémonie du thé japonaise tout à fait fascinant.

Du moins était-ce ce que je faisais jusqu’à ce que le félin ne redresse la tête, baillant paresseusement en m’annonçant que l’humaine blonde avait trouvé un intrus. Curieuse – et prête à défendre Dawn et le Red Night s’il s’avérait que l’intrus était un envoyé de cet étrange monde qui agressait la Terre Prime – je m’aventurais vers l’entrée du sous-sol où nous étions installés. J’avais Cheshire sur les talons, bien évidemment.

Malheureusement, je reconnus la voix qui conversait sereinement en face d’une blonde armée d’un fusil avant même de distinguer les traits de cet agaçant Mr Wolf. Et bien ? Même pendant l’apocalypse, les loups volants trouvaient le temps de harceler les jeunes femmes innocentes ? Je passais la dernière porte qui me séparait de l’importun, soupirant en le voyant effectivement, sans relever le fait que j’aurais très bien pu rester cachée au fin fond du salon sans venir à sa rencontre. Paradoxes, paradoxes, très chers.

Oh, fais donc, Dawn, mais je crains que cela ne serve à rien. Quoi que, l’action pourrait être assez cathartique, en fait, ajoutais-je, songeuse.

Heureusement que la blonde était relativement habituée à mes bizarreries. Elle s’abstint donc de tirer, reculant d’un pas tandis que je masquais fort efficacement ma hâte de voir la robe que l’on m’avait faite pour aller avec mon merveilleux chapeau.

Dites moi, quelle partie de l’étiquette autorise un homme à poursuivre une demoiselle jusque dans sa retraite pour lui offrir un présent ? Et ce alors que la ville de résidence de nos deux protagonistes est à feu et à sang ?

J’étais fort curieuse, voyez-vous.

Ah, chère Alice, s’étonna Cheshire. Tu ne m’avais pas avoué ton penchant pour les chiens vagabonds.

La créature feula, exprimant une nette désapprobation, puis disparut peu à peu. Sans excuser sa conduite peu correcte – pauvre animal, découvrir un vil canidé sur le pas de la porte – je m’avançais et, dépassant Dawn puis Leander, m’installais dans la salle déserte. Je ne souhaitais pas spécialement que le loup volant ne s’incruste dans notre retraite. Je saluais gracieusement Mr Wolf en passant, ma robe d’un bleu nuit accompagnant parfaitement mes mouvements.

Mr Wolf, quel… douteux plaisir de vous revoir. Du thé ? J’ai réussi à en sauvegarder un peu jusqu’ici, mais je crains qu’il ne m’en reste guère.

Je me contentais pour ma part d’un verre d’eau, conservant le thé pour les visites impromptues du Lièvre de Mars, qui était bien moins raisonnable que je ne l’étais.

L’invasion de Star City ne vous a pas guéri de votre étrange fascination à mon égard, je suppose, puisque vous voilà ici.

Je toussotais légèrement avant de continuer :

Et bien ? Montrez-moi donc la fameuse robe, l’enjoignis-je en tentant d’avoir l’air tout à fait détachée.

Puisqu’il était là à présent, autant en profiter. A aucun moment je ne fis mention du baiser qu’il avait dérobé lors de notre précédente rencontre. Je tenais à oublier cet embarrassant épisode. Non, mauvaises langues, pas parce qu’il m’avait troublée. Ce n’était aucunement le cas, de quelque manière que ce soit.
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Lun 9 Oct 2017 - 23:14 Message | (#)

Poursuivre, comme vous y allez Miss Hatter ! s’indigna faussement Leander. Je m’inquiétais pour votre bien-être, figurez-vous. Avec cette invasion, je craignais que quelqu’un d’autre que moi ne vienne vous importuner. Souffrez que je me réserve ce privilège.

Son regard tomba sur le chat. Il haussa un sourcil mais ne se vexa pas d’être qualifié de chien, pas même vagabond. Il sourit au félin, dévoilant ses dents d’une surnaturelle blancheur et, fait exprès ou non, le chat choisit ce moment pour disparaître. Probablement le légendaire Cheshire… Le petit cœur d’enfant de Leander mourrait d’envie de le toucher mais quelque chose lui disait que cette charmante monstruosité en prendrait quelque ombrage.

C’est ce que je craignais et c’est la raison pour laquelle je vous sacrifie une partie de ma réserve personnelle. Osez dire que je ne suis pas un charmant chien.

Il lui tendit gracieusement la boîte remplie de nombreux sachets estampillés Winchester, Imperial Earl Grey. Il ne sacrifiait pas précisément sa réserve puisqu’il avait dérobé la boîte dans un magasin à l’abandon d’un des quartiers envahis, en pensant justement à Miss Hatter. Toutefois, il préférait se donner le beau rôle et ne pas lui révéler ces détails. C’est l’intention qui compte, non ?

Pas même la destruction du monde ne saurait guérir l’affection que je vous porte, ma chère Miss Hatter. Je suis navré de ne pas être venu plus tôt mais j'avais- commença-t-il avant d'être interrompu.
Ah mais c’est luiiiiiii ! s’exclama Dawn. Okey, ouais, d’accord, je vois.
Oh, vous avez parlé de moi ? se réjouit Leander.

Il ignorait que Casey n’avait pas été la seule à assister au baiser volé.

Je vous laisse du coup, déclara la blonde en battant des cils.
Vous êtes un amour, miss… ?
Dawn tout seul, ça suffira bien. Amusez-vous bien !

Son fusil sur l’épaule, la barmaid favorite de Casey s’éloigna et ferma la porte derrière elle, les laissant seuls dans la salle principale et désespérément vide du Red Night. Miss Hatter semblait catastrophée et, une chance pour Leander, il possédait exactement l’objet adéquat pour chasser cette vilaine expression de son visage. Étalant le plastique qui entourait la robe sur le bar, il en descendit la tirette pour finalement révéler une robe blanche aux carreaux noirs qui reproduisaient les motifs du chapeau et se trouvait merveilleusement assortie au costume que Leander portait lors de leur première soirée.

Robe promise, robe due. J’ai veillé personnellement à ce qu’elle soit ajustée à vos proportions.

C’est qu’il avait l’œil sûr pour ce genre de choses.

Oh et figurez-vous que le sang se nettoie très bien sur ce tissu, badina-t-il. J’ai un tailleur exceptionnellement prévenant. Il a conscience de ce qui importe, dans la vie, voyez-vous ? Alors, à quel point ce présent vous ravit-il ? demanda-t-il d’un air innocent.

Il passa derrière le bar et chercha de quoi faire chauffer de l’eau pour un thé. Après tout, il apportait du ravitaillement, pourquoi ne pas en profiter ?
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Alice Hatter

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Mar 10 Oct 2017 - 23:34 Message | (#)

Je jetais un regard ouvertement dubitatif à Mr Wolf. Comme si quelqu’un d’autre pouvait m’importuner. Les autres, je pouvais les envoyer ad patres bien plus facilement que les loups volants increvables. Pardonnez ma vulgarité.

Faites donc, répondis-je avec une indifférence étudiée. Il y a de toute façon peu de créatures capables de se le réserver.

Néanmoins, l’indifférence n’avait guère d’intérêt lorsqu’on ne parvenait pas à la mimer plus de quelques secondes. En effet, Leander me tendait une boîte remplie de sachets de thé. De bons thés, qui plus est. Les yeux brillants, j’attrapais la boîte et la serrais contre moi avec un certain soulagement. Finie, la crainte que le Lièvre ne redécore le Red Night. Finies, les longues journées à boire de l’eau. A moi les boissons chaudes et réconfortantes, parfaites en ces temps d’invasion ennemie.

Si seulement vous pouviez être toujours aussi arrangeant, soupirais-je.

Un compliment et un reproche en une phrase. J’étais si délicate, je veillais à ménager sa sensibilité de loup magique. Du moins jusqu’à ce que Dawn, cette… Cette traîtresse blonde, ne lâche ces remarques sibyllines et ne disparaisse.

Je… Que… Non ! Je n’ai jamais parlé de vous. Casey vous a vu à l’extérieur du Red Night et s’est imaginée… Enfin… Elle a cru que… Elle… Je… Des choses stupides, elle s’est imaginée des choses totalement stupides et hors de propos et indécentes.

J’étais d’une rare éloquence, c’en était éminemment ridicule. Comble de l’horreur, je ne pus m’empêcher de rougir en me rappelant combien Casey m’avait cuisiné sur le baiser que ce sale cabot m’avait dérobé. Seigneur dieu. Ayez pitié de moi.
Au désespoir, voire tiraillée par un vague début de panique, je cherchais quelque chose qui aurait pu me tirer de ce mauvais pas dans la salle atrocement vide du club. Cheshire me manquait tout à coup. Quoi que, le félin se serait probablement simplement moqué copieusement de moi.
Puis Leander sortit la robe, me la présentant avec une certaine fierté. Je m’avançais précautionneusement, surveillant le loup du coin de l’œil, sur la pointe des pieds, pour caresser le tissu d’une main légère. Les yeux brillant de convoitise, je finis par attraper la robe, la serrer contre moi, et disparaître, plantant là Mr Wolf sans autre forme de procès.

Non, ne commencez pas à vous récrier, vous qui adorez ce fou furieux. J’étais simplement allée me changer. Comprenez, il fallait que je montre ma reconnaissance, voyons ! J’attrapais au passage le chapeau du Chapelier, puis m’observais dans le miroir le plus proche. Le vêtement m’allait parfaitement, tel une seconde peau, le tissu fluide et léger autour de moi. Elle était par-faite.
Je retournais dans la salle principale, tournant sur moi-même pour que mon généreux donateur puisse apprécier le résultat… Avant de me souvenir que j’étais presque en train d’éclater de rire tant j’étais amoureuse (de la robe, bien évidemment) devant Leander Wolf.

Je…, commençais-je avant de toussoter, tentant de reprendre contenance tant bien que mal. Elle est superbe. Le tissu aussi. Merci beaucoup pour ce présent, Mr Wolf.

Je lui jetais un coup d’œil hésitant. Je ne voulais pas qu’il se croit trop en confiance parce que j’appréciais ses cadeaux, mais j’aurais été bien ingrate de ne pas le remercier à tout le moins. S’il continuait comme ça, je lui pardonnerais bon nombre de ses incartades.

Comment avez-vous obtenu mes mensurations, m’étonnais-je cependant.

La robe était trop bien taillée pour que ce soit un hasard.
Remarquant que Mr Wolf avait décidé de se prépare du thé, je lui remontais ma théière et deux de mes tasses que je disposais sur le comptoir, récupérant un sachet de thé dans la boîte – après avoir retrouvé celle-ci sur une table, abandonnée lorsque j’étais partie faires mes essayages.

Et puis, comment saviez-vous que j’étais ici ?

Je venais seulement de rejoindre le Red Night, qui plus est.
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Mer 11 Oct 2017 - 20:15 Message | (#)

Ainsi donc, Miss Hatter commençait à le trouver arrangeant. Il nota ce compliment dans un coin de son esprit, y répondait par un sourire affable. Ce rictus prit place juste avant la trahison de Dawn et sa désertion, abandonnant Miss Hatter entre les griffes du Grand Méchant Loup. Toute à sa gêne, Leander l’écouta sous des dehors polis alors qu’il jubilait intérieurement.

Des choses stupides, indécentes et hors de propos ? releva-t-il d’un ton badin. Je me demande bien pour quelle obscure raison.

Il repensait à ce baiser volé, à la gifle magistrale qui avait suivi, au rouge délicieux sur les joues de Miss Hatter, une couleur qu’il retrouvait avec bonheur en cet instant précis. Gentleman comme il pouvait l’être parfois, avec un effort conséquent sur ses pulsions, Leander la sauva en lui laissant découvrir la robe… Dont elle s’empara avant de disparaître. Il ne s’en offusqua pas, continuant à chercher une bouilloire électrique et constatant avec plaisir que l’eau fonctionnait toujours dans cette partie de la ville. Il en remplit une bonne quantité, brancha la machine, lança le tout et sa compagne (un adjectif certes prématuré mais Leander était ainsi, s’appropriant les choses et les gens sans leur demander leur opinion) revint précisément à cet instant.

Elle n’est superbe que parce que vous l’êtes vous-même, Miss Hatter, complimenta-t-il. Je suis ravi qu’elle vous plaise.

Il aurait été encore plus ravi à l’idée de la lui ôter ou simplement de la suivre dans la pièce où elle s’était changée, mais il garda cette remarque déplacée pour lui, se contentant d’attendre qu’elle apporte de quoi finaliser les boissons. A savoir deux tasses et une théière qui servirait au moins à garder l’eau au chaud. Il versa le contenu dedans, trouva un plateau sur lequel disperser les éléments de leur breakfast tea vu l’heure, et amena le tout, ainsi que la boîte, jusqu’à une table ronde entourée par une fantastique banquette en cuir.

Il servit d’abord Miss Hatter, puis lui-même, en gardant le silence. Il s’installa ensuite et seulement à ce moment-là, accepta de répondre.

Je connais vos mensurations parce que vous ne quittez pas mes pensées et que j’ai toujours eu un très bon œil pour ce genre de détails. N’en prenez pas ombrage. Quant à savoir où vous trouver, voyons, dois-je vous rappeler ce que je suis ? Même la fragrance écœurante des envahisseurs ne couvre pas votre délicieux parfum.

L’envolée lyrique était quelque peu exagérée, mais enfin, c’était toujours plus poétique d’affirmer cela que de lui déclamer la vérité toute crue. Leander aimait travestir la vérité à son avantage, surtout pour parvenir à ses fins, sans toutefois mentir réellement. Il avait effectivement un œil excellent et s’était fié à ses estimations pour la robe. Quant à la retrouver, son odeur l’attirait depuis le bout de la rue. Du reste, il avait tenté sa chance et ç’avait porté ses fruits. Mais n’était-ce pas plus romantique dans sa première version ?

Je suis sincèrement ravi de vous voir en vie. Racontez-moi, êtes-vous sortie depuis l’arrivée du Terminus ? J’étais affreusement inquiet pour vous. Non pas que je vous pense incapable de vous défendre seule, ne transformez pas mes paroles. Toutefois, il me semble que c’est votre première expérience du genre et j’espérais qu’elle ne vous perturbe pas. Heureusement, votre amie Noctis vous a habilement sauvegardée et, contrairement à mes craintes, vous n’êtes pas retournée à Wonderland. Notez que la seconde possibilité m’aurait attristé, puisque je ne dispose pas encore d’un moyen pour vous y suivre.

Il sourit, le plus calmement du monde.

Mais j’y travaille.

S’emparant du fil qui reliait le sachet à l’étiquette, il remua le thé et observa les veloutes foncées colorer l’eau claire.
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Mer 11 Oct 2017 - 22:46 Message | (#)

Je fusillais Leander du regard, fâchée d’être prise en faute, consternée de rougir encore devant lui et contrariée de repenser aux délires de Casey. Cauchemar aux idées loufoques. Seigneur, pourquoi m’étais-je remis ces souvenirs en tête ? Comment disait-on, déjà ? Tendre le bâton pour se faire battre ?

Ne fanfaronnez pas trop, reniflais-je avec dédain avant de filer.

Une fois que j’eus sorti tout le nécessaire, je me glissais sur la banquette accompagnant l’une des tables de la salle, attendant que Mr Wolf finisse ce qu’il avait si bien commencé. J’hésitais quant à la réponse appropriée concernant son compliment. Je ne voulais pas être trop gentille avec lui. Il était bien capable de s’imaginer que j’étais ouverte à plus de rapprochement. Ce qui n’était pas le cas, non.

Merci du compliment, répondis-je finalement sobrement, sans intonation particulière, m’accrochant à ma neutralité comme à une bouée de sauvetage. Vous avez bon goût. Et un bon tailleur.

J’ajoutais un remerciement lorsqu’il me servit le thé après avoir ramené tout le nécessaire à mes côtés… et restais de nouveau muette de stupeur alors qu’il répondait à mon innocente question. « Vous ne quittez pas mes pensées ». Je le regardais en silence, hésitant entre me sentir flattée et quelque part… un peu secouée par une telle démonstration et me révolter qu’il soit si obsédé par ma personne.
Je n’avais pas l’habitude d’interagir de la sorte avec un homme. Un loup. Ou un mélange des deux, qu’importe. C’était simplement déconcertant. Ce fut donc avec ma froideur habituelle que je me calmais les nerfs, me remémorant de force notre première rencontre, ma course, ma fuite, plutôt. Le Lièvre à moitié éventré, toutes ces réjouissances.
Là. Ce fut donc après un silence anormalement long que je finis par répondre.

Excellent œil, je suppose, même si cela découle sans doute d’un certain… entraînement avec les dames. Et nul besoin de me rappeler ce que vous êtes, je m’en souviens très bien.

La neutralité, à nouveau, tandis que je faisais allusion à son envie de me croquer au premier abord.

Il est un peu inquiétant que vous puissiez me retrouver si facilement en me… Pistant, plus ou moins. Vous savez, les femmes n’aiment pas trop être poursuivies, ajoutais-je telle une évidence.

Ce qui était tout à fait vrai, pour le coup. Je fis une pause songeuse avant de reprendre avec hésitation.

Disons que j’ai tenté… D’apporter ma pierre à l’édifice, il y a quelques jours. Nous verrons bien si cela sera concluant ou non, j’imagine. Au pire des cas, j’aurais au moins eu la satisfaction de m’amuser.

Et de côtoyer un peu plus Raphaël, dont je tentais toujours de me faire une idée fiable. Il fallait que je détermine s’il était un parti correct pour Casey ou non, car cela était toujours sujet à caution.

Je n’ai aucunement été perturbée par l’expérience, si ce n’est par cette agaçante pénurie de thé et mon confinement à domicile forcé. Ce monde n’est pas le mien, fondamentalement parlant, son sort m’importe uniquement parce que certains de mes très chers amis s’y intéressent eux-mêmes de près.

Lukaz, Casey, et son saint éventuellement. Qu’avais-je d’autre qui soit pour moi du moindre intérêt sur la Terre Prime ? Je préférais Wonderland et ses folles promesses. De loin.

J’avoue avoir considéré l’idée de retourner chez moi le temps que la crise soit passée, mais je ne souhaitais pas quitter les dits amis, voyez-vous ?

Je me tus un instant avant de finir par comprendre sa dernière phrase et de lui retourner un regard sévère.

Cessez donc de chercher des moyens de me suivre partout où je vais, c’est indécent.

Ah, comme si ça allait décourager un canidé pervers. Quelle excellente blague.

Et puis, vous n’en trouverez pas, j’y veillerais. Ou je m’assurerais que vous ne vous en serviez pas, d’une façon ou d’une autre. De toute façon, quand bien même vous y parviendriez, encore faudrait-il trouver ma trace à Wonderland, où elle est partout, pour ensuite parvenir à me rejoindre. Je contrôle tout, là bas, il s’agit de ma maison, et si je ne veux pas que vous m’y importuniez, croyez bien que je me débrouillerais pour que vous ne le fassiez pas.

J’avais envie de conclure cette petite tirade d’une moue d’enfant contrariée, mais je me contins pour conserver le petit reste de dignité que j’avais sauvegardé dans l’affaire. Je préférais donc goûter le thé du bout des lèvres… Et me brûler au passage.

Comment diable mettriez-vous la main sur une magie capable de vous conduire là bas, quoi qu’il en soit ? Les loups magiques ont un réseau souterrain à destination des harceleurs ? Ou votre employeur est pour le bien-être moral de ses travailleurs et encourage tout moyen de l’entrenir ?
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Ven 13 Oct 2017 - 17:50 Message | (#)

Le ton neutre de Miss Hatter aurait pu lui briser le cœur, si Leander n’était pas persuadé que toute cette froideur camouflait d’autres émotions plus honteuses. Peut-être (probablement) se berçait-il d’illusions… Mais l’espoir garde en vie et maintient l’esprit vif. Il ne comptait pas laisser tomber si facilement pour une ou deux remarques frigides et, soulignons-le, vaguement ingrates. Ne venait-il pas de lui apporter une robe sublime durant une invasion extra-terrestre qui rendait ce type d’achats extravagants difficile ? En plus d’une boîte pleine de thé qui, vu les cent sachets annoncés sur le dessus, lui permettrait de tenir un bon moment. Ne méritait-il pas, au moins, un baiser ? Ou un sourire ? Ou les deux ?

Certes, on a déjà porté ce détail à mon attention, avoua-t-il. Toutefois, n’y voyez pas une poursuite. C’est plutôt un hommage. Je ne m’arrêterai pas sur la première venue, savez-vous ? Vous êtes libre de trouver cela terrifiant et gênant, tout comme je suis libre d’y voir l’expression de tous les sentiments que vous provoquez en moi. C’est, je crois, une affaire de culture ou… de point de vue ?

Il badinait au sujet de ses tendances harceleuses avec une telle légèreté que cela interloquait forcément. Ou aurait interloqué une autre qu’elle. Il s’attendait presque à une gifle suivie d’une tasse de thé brûlant sur son cuir chevelu. A moins qu’il ne vaille pas la peine de gâcher du thé ?
Le Lièvre de Mars aurait peut-être la réponse à cette énigme.

Et bien rassurez-vous, la pénurie de thé est terminée, je m’engage à veiller personnellement à votre approvisionnement. Quant au confinement à domicile, ma foi, lorsque nous aurons terminé ici, si vous souhaitez me faire l’honneur d’une promenade à l’extérieur… Vous ne risquez rien, en ma compagnie. Je serais enchanté de vous voir salie d’hémoglobine, la main dans la cage thoracique d’un cadavre, soupira-t-il d’un air amoureux.

Outre cela, elle ne risquait rien de plus qu’un abus sexuel tonitruant ou quelques morceaux de chair en moins. Sous ses apparences de dandy, Leander restait un monstre anthropophage et dépravé, mais qui l’aurait deviné, avec son sourire charmant et ses attentions romantiques ? Romantiques. L’éternel paradoxe du Big Bad Wolf. Toutefois, s’il désirait Alice avec ardeur, son intérêt se poursuivait au-delà de la consommation type kleenex mise en avant par la société moderne. Il désirait prendre son temps et, si possible, la garder plus d’une nuit.
Pourquoi pas… Une sorte d’éternité ?

Je comprends tout à fait, acquiesça-t-il. Et je suis indécent, mais je vous apporte du thé. Je ne suis pas expert, mais ça doit compenser…

Non ? Il rit, léger, quand elle affirma veiller à ce qu’il ne trouve aucun moyen de la suivre à Wonderland ou même ailleurs. Tout comme elle soutenait que jamais il ne parviendrait à la pister dans son monde d’origine. Ce pari, Leander voulait bien le tenter, avec des lots à hauteur de la tâche, mais il était encore un peu trop tôt pour qu’elle se prête au jeu. Aussi se contenta-t-il de se montrer amusé, comme si Miss Hatter venait de raconter une plaisanterie divertissante. Son rire gagna toutefois en intensité avec sa dernière pique.

Vous êtes délicieuse, Miss Hatter, vraiment. Je pense que oui, on peut dire que mon employeur a à cœur de satisfaire mes désirs et de pourvoir à mon bien être. Toutefois, on peut également soutenir que oui, les loups magiques et volants ont un réseau de ce genre. Pas tant à destination des harceleurs que pour leur jouissance personnelle, où qu’elle se trouve. Puis, dois-je vous rappeler que je dispose d’une source d’information inimitable ?

Grâce à l’anneau de Loki qui brillait à son doigt, entre autre.

Mais ne vous embrouillez pas l’esprit avec ces broutilles, continua-t-il en portant à ses lèvres la tasse, après avoir ôté le sachet. Considérez mes ardeurs et mes ambitions comme celles d’un fou, ne le sommes-nous pas tous ici ? Nous découvrirons ensemble jusqu’où cela mène.
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Ven 13 Oct 2017 - 22:59 Message | (#)

Etonnant hommage que celui-là… Ce qui était tout aussi étonnant, c’est, qu’assez innocemment, je commençais presque à croire le loup lorsqu’il s’exprimait ainsi. Après tout, j’étais folle à lier, et infréquentable en pleine crise hallucinatoire. Mais certaines personnes avaient su voir au-delà de ces apparences. Ne devrais-je pas faire preuve d’une certaine charité chrétienne et tenter de donner une véritable seconde chance à l’étrange Leander Wolf ?

Une affaire de culture… Mettons que, étant donné vos efforts considérables et vos excellents choix de présents, je décide de vous pardonner notre première rencontre. Que j’accepte votre tendance à me surveiller comme un hommage

Je soupirais, hésitant presque.

Mettons. Mais la prochaine fois que vous tentez d’abuser de vos privilèges et je parle de ce baiser, vous aurez le droit à la gifle et à un aller simple pour Wonderland, sans chapeau de Chapelier à voler pour revenir cette fois. Une affaire de culture, vous comprendrez certainement, ironisais-je avec un large sourire.

Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais détendue et en confiance, mais disons que j’allais la lui laisser, cette seconde chance. Casey, qui n’avait sans doute pas compris que Mr Wolf avait réellement voulu me manger, m’y encouragerait très certainement dans l’espoir de « me décoincer ». Honte à elle.
Comme s’il y avait la moindre chance que le loup obtienne autre chose que mes lèvres.

Votre sollicitude est toute à votre honneur, Mr Wolf. Gérer un Lièvre de Mars en manque de thé, soupirais-je avec désespoir, est une véritable plaie. Vous n’imaginez même pas.

Encore qu’il ne risquait pas de trop me déranger après notre dernière aventure. Moi-même, je ne m’en étais pas sortie totalement sans dommages. Je soupirais lourdement. Je commençais à me dire que Mr Wolf devrait s’arrêter au milieu de ses tirades pour éviter la partie dérangeante à chaque fois.

Je ne serais pas contre une promenade, mais je ne plonge pas mes mains dans la cage thoracique de qui que ce soit. J’ai un glaive pour ce genre de choses. Un peu d’élégance, enfin.

Vraiment, les mains… C’était d’un ridicule. J’étais une lady, voyons.
Loin de me douter du tour que prenaient les pensées de Leander, j’acquiesçais avec un discret sourire quand il affirma qu’apporter du thé compensait. Ça ne suffisait pas, mais disons que c’était un début… Non ? Tout à coup, je me demandais si mes résolutions de seconde chance n’étaient pas une immense erreur. Mais autant continuer dans cette optique. Peut-être parviendrais-je à en apprendre plus sur cette mystérieuse organisation de loups volants.

Rappelez donc, répondis-je calmement sans me vexer de son rire, mais notez bien que je vais m’employer à imiter cette source d’information avec beaucoup de ferveur. J’avoue m’inquiéter de ce que vous pourriez faire des mauvaises données. Je suis fragile, voyez-vous ? Tout le monde ne régénère pas comme de rien.

Je me demandais si je pourrais infiltrer son réseau. Un instinct me soufflait que non, mais qui ne tentait rien n’avait rien. Peut-être pourrais-je charger Cheshire de suivre le loup volant ? Si je tournais cela de la bonne façon, il était capable de s’amuser de ce nouveau jeu. Mais en attendant… j’étais fatiguée d’attendre. Je finis mon thé d’une traite avant de retourner ouvrir l’entrée du sous-sol et de crier :

Dawn, nous allons sortir !

Et bien ? Je ne nous voyais pas rester encore autour d’un thé et de petits gâteaux – que nous n’avions pas – alors que je m’ennuyais terriblement depuis que j’étais rentrée. J’aurais dû être immunisée contre ce genre d’idées suite à mes aventures en compagnie de sa sainteté des pervers, mais le fait était que non. C’était même tout le contraire. Voilà que je me comportais comme une droguée en manque.

Alors, monsieur le fou, dites-moi ? Quelle destination me proposeriez-vous une fois votre thé fini ? Je m’ennuie terriblement à ne rien faire de mes journées. Les lapins ne cessent de venir m’importuner lorsque je suis inactive, vous comprenez ? C’est affolant.

Affolant, c’était le mot. Toujours se retrouver face à ces foutus lagomorphes et leurs grandes dents… Brrr. Je préférais ce qu’ils appelaient le Terminus. Ils étaient bien moins stressants. Je scrutais son visage avec une expression qu’on aurait pu pour une fois qualifier d’avenante. Je m’améliorais, n’est-il pas ?
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Mer 18 Oct 2017 - 20:21 Message | (#)

Oh, vous me vexez ! Je n’ai abusé de rien, j’ai demandé la permission et vous me l’avez accordé. Qu’y puis-je ensuite si cela a provoqué quelque chose en vous. Peu importe la chose en question, d’ailleurs.

Le loup volant s’accorda une nouvelle gorgée de thé et regretta, une fois encore, qu’il n’y ait point de petits gâteaux. Oh, il aurait pu voler jusqu’à New-York pour s’en acheter mais il préférait ne pas trop attirer l’attention pour le moment. Et nul doute qu’un gentleman en costume volant vers d’autres cieux intriguerait, même en période d’invasion dimensionnelle.

Plongez ce que bon vous semble dans la cage thoracique de vos ennemis, Miss Hatter, acquiesça-t-il. Mains, glaives, talons pourquoi pas. Tout me sied, je ne suis pas un garçon si difficile voyez-vous.

Si peu… Il disposait simplement de goûts spéciaux. Il sourit en coin quand Miss Hatter prétendit être fragile, mais ne répondit pas. Son regard impénétrable effleura le sien et il se mura dans le silence énigmatique qu’elle rompit en se levant d’un coup pour avertir Dawn de sa sortie prochaine. Avait-elle besoin d’un chaperon ou la maîtresse des lieux le lui imposait-il par la force ? Sage décision, selon lui. Quant à savoir si c’était pour protéger Miss Hatter ou le monde extérieur…

Leander acheva tranquillement son thé et conseilla :

Vous devriez prendre votre manteau, il y a un petit vent.

Ce qui lui tira un gloussement à une plaisanterie bonne à faire rire un aéromancien, mais guère mieux. Ce n’était toutefois rien en comparaison des…

Lapin ? releva-t-il en arquant un sourcil.

D’accord.
Certes.
Soit.

Je comprends très bien, mentit-il.

Après tout, rien ne le surprenait vraiment.

Et bien j’ai noté quelques zones où nos amis du Terminus sont particulièrement présents. Il s’avère que l’une d’elle est Little Italy et qu’on y trouve d’excellentes glaces. Autant en profiter tant que l’électricité tient toujours les congélateurs en état… Évidemment, il est possible que nous devions affronter quelque résistance pour parvenir à nos fins… Tout comme il est possible que ces établissements disposent encore de quelques biscuits, pour le thé. Cela manquait, non ?

Leander tendit son bras à Miss Hatter et attendit qu’elle s’en saisisse, pour l’emmener galamment en promenade dans le quartier susnommé, envahit par des monstres dimensionnels peu amènes. Quant à savoir s’il valait mieux cela que les lapins…

Parlez-moi donc de ces lapins, réclama-t-il en ouvrant la porte qu’il avait préalablement défoncée pour entrer. Je suis d’un naturel curieux, qui sont-ils et de quel droit vous importunent-ils ? Et surtout, peut-on les chasser ?

Prédateur un jour, prédateur toujours. Si cela pouvait plaire à Miss Hatter, Leander était prêt à se muer en chien d’arrêt ou en lévrier.

Souhaitez-vous marcher jusqu'à notre destination ou acceptez-vous que je nous transporte par la voie des airs? proposa-t-il, innocence incarnée.
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Alice Hatter

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Mer 18 Oct 2017 - 22:59 Message | (#)

Comme si promettre un petit baiser et rester vissé à mes lèvres n’était pas abusé de moi et ma permission. Cela dit, pourquoi avais-je simplement donné mon accord, en premier lieu ? Bonne question, en effet. Ne t’avais-je pas dit de te méfier de Loki. Je secouais la tête, fronçant les sourcils. Mara était bien proche, aujourd’hui. Etonnant. Trouvait-elle Leander Wolf intéressant… Ou inquiétant ?

Je… Ça n’a rien provoqué du tout. Rien.

Je redressais le menton et détournais le regard, boudant à moitié. Quelle digne réaction de ma part. Mr Wolf, décidément, bouleversait mes réactions d’une façon étrange. J’y retrouvais, quelque part, un peu de l’intensité que Casey avait apporté dans ma vie. Si Lukaz était mon repère inébranlable, représentait un abri contre ma folie, la rouquine était au contraire l’étincelle qui entretenait le brasier de mes désordres mentaux juste ce qu’il fallait.
J’avais bien peur que le loup volant ne soit de trop dans cet équilibre ô combien fragile.

Plus le temps passe, et plus je saisis à quel point je suis loin de comprendre toute l’étendue de votre étrangeté, mon cher Mr Wolf, soupirais-je, quelque peu déboussolée. Qui y-a-t-il de si merveilleux à me voir salie par le sang d’un autre ? Je ne suis pas un monstre assoiffé de violence vous savez ?

Mara l’était, en revanche, quelque part. Mais Leander n’en avait pas décelé la présence pour le moment, et la sorcière restait l’atout dans ma manche. Elle ne serait pas dévorée par des hallucinations passagères et tout à fait apte à tenir tête au champion divin. Du moins l’imaginais-je. A vrai dire, je ne m’étais jamais posé la question de savoir quelles étaient les capacités de mon petit hôte.

Oh. Je vais le chercher.

Je me téléportais vers mes quartiers, récupérais un manteau adéquat pour accompagner ma toute nouvelle robe, hésitais, puis embarquais mon chapeau. Il faudrait que je trouve un moyen de le rendre plus discret, à l’occasion.
Puis je revins, alors que Mr Wolf s’étonnait… Avant de prétendre comprendre. Un petit rire sarcastique franchit mes lèvres sans que je ne me souvienne avoir eu envie de m’amuser de ce mensonge. Oh. Peut-etre que mon compagnon allait entendre parler de Mara plus tôt que prévu, à la réflexion… ?

Oui, les lapins, voyons.

Une évidence, tout de même.

Allons donc chercher des biscuits pour le thé, m’exclamais-je avec un enthousiasme fort déplacé, avant d’hésiter.

Je contemplais le bras tendu de Mr Wolf. Une seconde, deux, trois. Peut-être même dix. Et puis, d’un geste lent, empli d’un milliard d’incertitudes, j’y passais le mien. Laisse-lui une chance, c’est ce que tu t’es dit, non ?

Les lapins, Mr Wolf, sont des créatures absolument démoniaques, qui sous couvert d’être de mignonnes bestioles à fourrure, complotent contre moi depuis des années. A Wonderland, ces vils animaux ont une fâcheuse tendance à être carnivores et à rechercher leur met favori.

Je marquais une pause, frissonnais et conclus d’une toute petite voix :

Moi. Je… je dois bien avouer que je ne me sens guère à l’aise en présence de ces créatures, pour ne pas dire totalement paralysée. Je ne comprends tout simplement pas que l’on puisse trouver ça adorable : non mais avez-vous vu ces oreilles ? Et leurs dents ? Leurs yeux rouges ? C’est répugnant. Chassez-les tout votre soûl, Mr Wolf, croyez-bien que vous serez récompensé pour cela.

Evidemment, cette dernière phrase était prononcée avec une totale innocence. Sois bien certaine qu’il ne va pas y penser avec la moindre once d’innocence, ma pauvre Alice. Je me figeais, réfléchis à cela, et tentais de comprendre quel était le problème sans vraiment y parvenir.
Je laissais donc tomber, en toute simplicité.

Peut-être pourriez-vous nous y emmener, je suppose ? Mais seulement si vous vous tenez correctement, le sermonnais-je.

Mr Wolf n’attendit pas bien longtemps pour m’attirer contre lui par la taille – gardant fort heureusement pour lui ses mains à des hauteurs acceptables – et s’envoler aussitôt. Je passais délicatement mes bras autour de son cou, plus parce que je savais trop qu’en faire que par réelle frayeur – d’ailleurs, il devait sans doute à peine le sentir.

Le trajet fut vite passé – quoi que j’eus été plus rapide en me téléportant sur place mais je ne savais pas quelle glace souhaitait déguster le loup volant. Après un atterrissage tout à fait maîtrisé dans une petite ruelle moins habitée que ses voisines, je lissais consciencieusement les plis de ma robe. Un véritable tic.

Et bien, m’enquerrais-je d’une voix qui confinait au murmure, où est-il donc ce fameux endroit ?

Bien que Leander ait pris la précaution de s’arrêter un peu avant la zone qui grouillait littéralement de créatures du Terminus, nous n’étions certes pas loin de l’ennemi. Et peut-être d’un portail comme celui de l’aéroport, qui savait ? Je me devais donc d’être discrète.

Oh, un lapin, remarquais-je en le montrant du doigt, avec un calme tout à fait trompeur.

Dieu soit loué, la peur avait plus tendance à me paralyser qu'à me faire fuir à toutes jambes au risque de me faire bêtement tuée - non pas par ce petit concentré de Mal Absolu, mais par l'un ou l'autre des patrouilleurs.
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Sam 21 Oct 2017 - 22:41 Message | (#)

Rien provoqué, non, bien entendu… Sa réaction confirmait d’ailleurs que Miss Hatter n’avait rien ressenti. Un sourire en coin, Leander la laissa s’empêtrer dans son mensonge et dans ses interrogations. Souhaitait-elle vraiment comprendre pour quelle raison l’image d’elle couverte de sang excitait ses sens ? Il en doutait.

Une simple idée, comme une autre, prétendit-il tranquillement.

Heureusement, la perspective d’une sortie joua le rôle parfait d’une distraction. Elle s’éclipsa pour revenir avec son manteau puis entreprit de lui expliquer à quel point les lapins étaient des créatures diaboliques. Leander s’imagina Dis, peuplé par des lapins, et retint difficilement un sourire qui aurait vexé Miss Hatter. Elle se confiait à lui, avouait une peur secrète, un petit morceau de son existence, de son âme, et il ne comptait pas la ridiculiser. Elle craignait les lapins, pour une obscure raison et, visiblement, à Wonderland, ils n’avaient rien des petits animaux paisibles et craintifs. Il tendit l’oreille plus particulièrement à la mention d’une récompense en cas de meurtre de lapins.

Oh, vraiment ?

Son œil brilla, ses lèvres s’étirèrent en un sourire prédateur. Les cadavres de lapins allaient fleurir autour du Red Night, foi de Big Bad Wolf. Il irait même massacrer les habitants du manoir Play Boy, si ça aidait.

Je serais un modèle de pureté, promit-il.

Il passa son bras autour de sa taille et l’attira contre lui, avant de décoller. Il ne comptait pas voler trop haut, pour ne pas qu’elle refroidisse, par contre il volait vite, en espérant qu’elle se plaquerait contre lui, même si, objectivement, elle ne craignait pas la possibilité d’une chute.

Ils atterrirent dans une ruelle à la lisière de Little Italy. De l’autre côté de la rue se trouvait le fameux glacier « chez Franchi ». Le loup volant inspira et détecta rapidement la présence d’agents du Terminus dans le coin, bien qu’ils ne se situent pas dans leur entourage immédiat.

Juste là, répondit Leander.

Puis vint le drame.
Leander cligna des yeux en suivant le doigt d’Alice, jusqu’à apercevoir le lapin en question. Surpris par le fait qu’ils existaient dans la réalité, il s’en voulu presque d’avoir considéré sa compagne comme folle. Il observa l’animal, sorte de mutant baveux et agressif, aux yeux rouges qui roulaient dans leurs orbites, des griffes terrifiantes au bout de ses pattes duveteuses, des touffes de poil parsemant, éparses et irrégulières, son corps rose. Presque aussi grand qu’un chien, tout aussi dangereux, il attaqua sans prévenir et Leander s’interposa d’instinct entre Alice et son agresseur.

Un grognement bestial s’échappa de ses lèvres tandis qu’il attrapait, au vol, le coup de l’animal. Ses griffes poussèrent et transpercèrent sa gorge. Un sang rouge éclaboussa son costume et son visage, déformé par une expression animale. Il porta le cadavre à son nez et le renifla, essayant de déterminer la nature de son ennemi.
Magique, indubitablement.

Il se tourna ensuite vers Alice, après s’être accordé quelques secondes pour se recomposer un masque d’humanité. Il lui sourit, et montra son trophée, avec une certaine fierté, résistant à l'envie de le manger.

Et un lapin de moins dans ce monde ! Si cela peut vous ravir, Miss Hatter, je vous promets de tous les exterminer, jusqu'au dernier. N’ai-je pas mérité une récompense, au moins pour celui-ci ?

Il la réclama avec une bouille angélique. Ne manquait plus que l’auréole…


Dernière édition par Leander Edelwald le Dim 22 Oct 2017 - 15:38, édité 1 fois
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Dim 22 Oct 2017 - 0:58 Message | (#)

Ah, mais bien entendu. Une simple idée comme une autre. Qui, Dieu tout puissant, qui pouvait considérer que voir celle à qui il faisait la cour couverte de sang était « une simple idée comme une autre » ?! Arrivait-il seulement à Leander d’avoir l’air normal ? Je corrigeais cette pensée immédiatement, cela dit, en songeant qu’il ne m’arrivait guère souvent de paraître banale également. Et puis à choisir, il me semblait préférer sa conception de la morale à celle, abominablement rigide et si anthropocentrée, de l’humain lambda.

Enfin, quoi qu’il en soit, avant peu, nous étions à Little Italy, et les lapins avec nous. Le, plutôt, puisque miséricordieusement, la bête était seule, allant contre l’instinct grégaire des ces vilaines créatures. Je l’avais montrée du doigt à mon compagnon par réflexe, pour tenter de contenir la peur qui grandissait en moi alors que cette horrible chose repérait ma présence et se redressait, son nez rose au vent, humant l’air sans doute agréablement parfumé par ma personne. Je ne m’attendais pas à ce qu’il réagisse, bien évidemment, puisque j’étais la seule capable de voir ce qu’ils étaient, ce qu’ils me faisaient subir. Non, je pensais simplement que j’allais devoir sortir de mon immobilité née de la panique si je ne voulais pas mourir égorgée.

L’hideux prédateur – et je parlais bien du lapin, Mr Wolf n’ayant en toute objectivité pas grand-chose d’hideux – se jeta tout à coup sur moi. Le glaive vorpalin apparut dans ma main qui ne fit pourtant aucun mouvement… et mon compagnon s’interposa, attrapant le monstre – toujours le lapin, mauvaises langues – au vol avant de l’achever. J’exhalais un souffle tremblotant tandis que ma lame m’échappait et tombait sur le sol avec un tintement fort inapproprié en pleine rue et avec l’invasion en cours.

Je… Vous… Comment … ?

Et puis, avant que je n’aie le temps de formuler une question d’une voix un peu moins tremblotante et de façon un peu plus sensée, Mr Wolf, qui avait pourtant grimpé en flèche dans mon estime en constatant son héroïsme, eût l’excellente idée de brandir sa proie sous mon nez. Je me retrouvais donc yeux dans les yeux avec la créature qui me paniquait le plus au monde (avant le Jabberwocky, le Bourreau de la Reine, les Serpents-Caillous, les copies de Raphaël et même les Loups Magiques Volants).

Reculant d’un pas précipité, je tombais à la renverse quand je me pris les pieds dans l’ourlet de ma robe, mais continuais malgré tout de m’éloigner jusqu’à heurter le mur – grimaçant lorsque mon dos, blessé lors de mon affrontement avec la copie Raphaëlienne et le Serpent-Caillou susmentionné, subit le choc.

Par pitié, débarrassez-vous de cette horreur, par pitié, verbalisais-je précipitamment, les mots se bousculant les uns les autres dans leur hâte de quitter mon esprit.

J’avais les mains plaqués sur mes yeux étonnamment brillants, totalement déconnectée de la réalité actuelle, obnubilée par le simple fait que cette créature soit là, à deux pas de moi… Et si elle n’était pas morte. Je finis par me forcer à répondre à Mr Wolf, d’une voix rendue inégale par la panique, agitée par des tremblements indignes de moi.

Je vous donnerais une récompense si vous voulez. Je ne… Je… J’ai horriblement peur de ces… petits démons. Imaginez... qu’il ne soit pas... PAS mort, hoquetais-je, et vous l’avez mis si près, et il aurait pu mordre, et, et… S'il-vous plaît, concluais-je d'une voix minuscule.

Je finis par me taire, consciente de me rendre ridicule et pourtant incapable de rationaliser le fait que, premièrement, ce n’était jamais qu’un lapin, et deuxièmement, qu’il était tout ce qu’il y avait de plus mort.
J’entrouvris un œil, écartant prudemment mes mains pour constater si le loup volant avait accédé à ma demande.
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Dim 22 Oct 2017 - 15:53 Message | (#)

Leander cligna lentement des yeux, son regard passa de Miss Hatter au lapin mort qu’il tenait entre ses mains. Était-ce cette petite créature décédée qui lui provoquait de telles frayeurs ? Jamais, auparavant, il ne l’avait contemplée dans cet état et il en concevait une certaine jalouse. Généralement, le monstre effrayant, c’était lui et non un vulgaire lapin. Elle n’avait pas tant bronché que ça, en le contemplant… Son visage se ferma, il résista à l’envie de la taquiner. Il recula d’un pas, enfonça les griffes de sa main libre dans les entrailles du lapin et laissa les tripes fumantes se répandre sur le sol. Il tira sur les intestins, puis s’employa à ce que le cou de sa victime forme un angle impossible. Il lui brisa ensuite chaque membre, avec une froide technique. Il jeta finalement le corps plus loin.

Voyez, il ne peut plus être vivant après ceci.

La blancheur de son teint s’accordait à merveille avec celle de la robe. Le costume du loup volant était fichu, ses mains poisseuses d’hémoglobine. Il ne résista pas à porter ses doigts à ses lèvres et à lécher consciencieusement sa peau, pareil à un chat effectuant sa toilette.

Et personne ne peut vous mordre à partir moi, Miss Hatter. Je pensais avoir été très clair sur le sujet… Pensez-vous sincèrement que je vous mettrais en danger ? Mh, pardon, mauvaise tournure de phrase… Je veux dire, pensez-vous vraiment que je permettrais à quelqu’un d’autre de mettre votre existence en péril, si je suis présent ? Peu importe qui est ce quelqu’un, d’ailleurs. Lapin, envoyé du Terminus, ami, parent, magicien ou robot.

Déclaration enflammée passablement étrange, puisqu’il la déballait sur un ton trop tranquille et l’entrecoupait de coups de langue, jusqu’à ce que le goût du sang s’imprime sur sa langue et que ses mains, au moins, soient propres. Il s’approcha ensuite de Miss Hatter, envahissant son espace vital, pour lui effleurer la joue. Geste trop tendre, presque obscène, après la violence gratuite dont il venait de faire preuve.

Je prendrais presque ombrage de votre état, ma chère Miss Hatter, murmura-t-il. Je suis bien plus dangereux qu’un lapin. Je le jure, je les exterminerai tous jusqu’au dernier. Pour vous, continua-t-il en effleurant sa lèvre inférieure avec son pouce. Jusqu’à ce que vous compreniez qui est le véritable prédateur.

Un souffle à l’odeur ferreuse, un murmure aux allures de charnier. Il n’attendit pas une seconde de plus, au risque qu’elle reprenne ses esprits. Il écrasa ses lèvres sur les siennes, s’empara d’un baiser bien moins doux que la première fois, plus sauvage, saveur hémoglobine de léporidé. Elle n’avait pas encore disparu. Preuve de son état de choc, ou aveu tacite d’autre chose ?

Je manque à tous mes devoirs, souffla-t-il, d’une voix beaucoup trop rauque. Ses iris oscillaient entre l’humain et le loup. Après tout, je vous ai promis une glace et des biscuits. Allons-y, avant que d’autres invités indésirables ne gâchent la fête.

Cet intermède lui avait ouvert l’appétit. Il bandait sec, mais ses instincts de prédateur, plus que ceux de l’homme, réclamaient de la chair fraîche. Accepterait-elle de négocier une morsure, un bout de barbaque ? Il en doutait… Au lieu de cela, il glissa sa main dans la sienne et l’emmena dans la rue, pour la traverser.
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Dim 22 Oct 2017 - 21:45 Message | (#)

Je ne m’attendais pas vraiment, en rouvrant les yeux, à tomber sur un Mr Wolf perplexe, au visage fermé… Visage qui me fit ressentir un bref pincement au cœur qui me surprit. J’étais d’ores et déjà habituée aux avances permanentes du loup volant, visiblement, et le simple fait d’imaginer l’avoir fâché me faisait ressentir un étrange mélange de frayeur (et si j’avais réveillé la bête) et de… Déception ?
Toujours tapie contre le mur, je l’observais avec des prunelles agrandies par la peur tandis qu’il éventrait la bête, lui tordait le cou, et brisait ses membres griffus avant de se débarrasser du corps défiguré. Ce dernier mouvement me tira un soupir de soulagement discret tandis qu’il commençait à se nettoyer consciencieusement les mains à l’aide de sa langue.

Muette, encore quelque peu sous le choc, je l’observais faire sans réagir le moins du monde, mes yeux se posant tantôt sur mon compagnon tout à sa tâche, tantôt sur le cadavre qui me paraissait soudain si petit, au loin. Mais finalement, le loup me rappela de lui offrir l’attention qu’il méritait. Plusieurs fois au long de sa bien étrange tirade, j’entrouvrais la bouche pour répondre, chaque fois je ravalais mes propos.

Puis, comme toujours, Mr Wolf fit ce que je n’attendais pas. S’accroupissant à mes côtés, il vint caresser ma joue à la peau bien trop pâle d’un geste à la délicatesse douteuse, me soufflant des propos sur un ton qui semblait murmurer des mots doux… Quand les mots qu’ils utilisaient m’auraient sans doute, en d’autres temps, fait frissonner d’appréhension. Je déglutis difficilement quand son pouce passa avec une extrême légèreté sur mes lèvres, toujours sous le choc… Ou était-ce hypnotisée par le prédateur peu commun qui avait fait de moi sa proie, presque sa propriété ? Où étaient passés mon mordant habituel, mon assurance, mon arrogance, même ?
Loin d’ici, et visiblement mon interlocuteur l’avait remarqué puis qu’il plaqua ses lèvres sur les miennes sans me prévenir outre mesure, me dérobant un baiser au goût de sang, de mort, qui me déposséda de mon souffle et sans doute un peu de ma raison, puisque je ne me révoltais pas. Pas de suite.

Lorsqu’il s’éloigna, j’étais toujours muette, mais je sentais à la chaleur de mes joues que j’avais retrouvé un peu de couleurs. Ce fut le timbre rauque de sa voix, suggestif de choses que je n’avais pas envie d’envisager, pas envie d’imaginer, pas envie de me rappeler, qui me reconnecta à la réalité.

Il n’y a pas là matière à prendre ombrage. J’ai été attaqué trop de fois par ces créatures pour les voir venir sans appréhension, d’autant que je n’ai pas toujours été à même de me protéger d’elle.

Souvenirs macabres de temps au cours desquels j’avais saigné plus que je ne l’aurais cru possible sans mourir, pleuré jusqu’à ne plus être capable de verser la moindre larme, souffert au-delà de ce que ma raison aurait pu supporter sans dommage.

Je vous saurais gré de me protéger de ces monstres, quelle que soit la cause de votre soudaine bonté d’âme par ailleurs, Mr Wolf. Mais ne vous attendez pas à ce que je reporte sur vous la peur que je ressens envers eux, ajoutais-je tandis qu’il m’entraînait dans la rue.

Une seconde plus tard, j’avais disparu pour réapparaître face à lui, mon glaive posé sur ses lèvres et l’expression féroce, mes yeux un peu trop noirs et les pointes de mes cheveux blonds allant en s’assombrissant à chaque seconde qui passait.

Ne recommencez jamais ce que vous venez de faire.

Une pause, tandis que j’enfonçais ma lame dans son épaule, sachant pertinemment qu’il me laissait faire, maintenant la surprise passée.

Profiter ainsi d’un moment de faiblesse passager, cela vous dessert, Mr Wolf, et n’est clairement pas à l’image du parfait gentleman que vous prétendez devenir pour moi. Je n’oublie pas que vous êtes le loup et non l’agneau, le prédateur et non la proie, mais n’oubliez pas que je ne suis pas et ne serais jamais une de ces fillettes sans défense que vous avez sans doute aucun l’habitude de trousser et dévorer au clair de lune.

Un demi-tour de lame plus tard, l’abandonnant dans l’épaule gauche de mon compagnon, je me dématérialisais de l’autre côté de la rue. Peu à peu l’influence de Mara s’effaça, et la colère froide qui m’avait habitée en réponse à l’excès de confiance du loup volant me quitta, me laissant dubitative. Je finis par tendre la main au loup, attendant qu’il me rejoigne, l’invitant à le faire.

Ne m’aviez-vous pas en effet promis une glace et des biscuits, Mr Wolf ? interrogeais-je avec un sourire.
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Feuille de RP
Dim 22 Oct 2017 - 22:34 Message | (#)

Miss Hatter eut besoin de quelques secondes supplémentaires avant de réagir aux propos et aux gestes de Leander. Elle commença d’abord par passer un peu de pommade sur son ego, arguant que ces créatures et elle disposaient d’un passif trop lourd pour qu’il soit comparable avec leur relation naissante. Soit, éventuellement, il le concevait… Par contre, qu’elle affirme que jamais elle ne ressentirait pour lui une terreur semblable laissait sur sa langue une impression douce-amère.

Presque autant que ce glaive vorpalin qui s’enfonça dans la chair de son épaule, lui arrachant un gémissement dont la provenance n’était pas à 100% douloureuse. Il papillonna des paupières, se laissa envahir par la sensation de brûlure alors que la chair commençait déjà à se reconstituer. Son estomac gronda, ses iris jaunirent dangereusement.

Je ne suis pas certain de pouvoir m’en empêcher, Miss Hatter, gronda-t-il, bestial. Vous me rendez fou…

Leander ne bougea pas, alors qu’elle enfonçait sa lame plus profondément, rouvrant la plaie. Il écouta la fin de sa tirade, un sourire en coin plaqué sur ses lèvres fines, une expression brûlante au fond des yeux. Il inspira brusquement quand elle tourna la lame et posa ses doigts sur la garde du glaive quand elle lui tourna le dos. Il se força à ravaler le loup en lui, ces désirs primaires, bestiaux, cet instinct qui lui hurlait de la trousser à la pleine lune, de planter ses crocs dans sa chair, pour qu’elle chante et hurle… L’idée l’excitait, il bandait tellement fort que ça en devenait douloureux.

Mais il était un agent de SHADOW entrainé, une créature magique depuis plusieurs années, un champion divin qui savait se contrôler. Alors, il inspira et ramena l’humain aux yeux normaux, à la blessure en train de cicatriser, un sourire taquin sur le visage. Une transformation terrifiante, il passait d’un extrême à l’autre, un peu comme Miss Hatter, finalement.

En effet, bien entendu ! Je manque à mes devoirs. Venez, ma chère.

Ils se prirent la main, sans trop savoir qui portait l’initiative, et Leander l’entraîna de l’autre côté de la rue. L’odeur du Terminus dérangeait son odorat sensible, mais le parfum de Miss Hatter arrangeait pas mal de ses tourments. Sans se préoccuper de quoi que ce soit, Leander appuya contre la poignée verrouillée, qui sauta entre ses doigts redevenus normaux. Il poussa ensuite la porte et entraina Miss Hatter à travers une salle éclairée uniquement par le soleil, à l’extérieur. Il passa derrière un vaste comptoir et se baissa à la recherche des stocks. Le ronronnement de congélateur lui indiqua que l’électricité n’avait pas été coupée ici, ou du moins, qu’elle ne l’était pas en cet instant.

Il découvrit plusieurs bacs assez imposants, plein de glaces aux parfums différents et aux couleurs folkloriques. Sans la moindre difficulté, il les posa sur le comptoir et s’empara d’une coupe.

Alors, si je ne me trompe pas, et je ne me trompe jamais soyons honnêtes, nous avons pistache, vanille, violette, chewing-gum, melon, citron, ananas et je pense que ceci, c’est une glace au nutella. Excellent, tellement européen ! se réjouit-il. Lesquels désirez-vous, ma chère ?

Lui-même hésitait. Son odorat l’informa que la glace n’avait pas tournée, ils ne risquaient donc rien. Il servit Miss Hatter en respectant ses instructions et remplit une coupe en alternant vanille, violette et nutella. Pire qu’un enfant ! Il s’apprêtait à la dévorer, quand il se figea, les sens en alerte. Il posa son doigt sur ses lèvres, pour intimer à Miss Hatter de faire silence, la coupant au milieu d’une phrase.

Dehors, l’ombre menaçante de trois soldats du Terminus se profilait et il n’y avait aucun rideau pour bloquer la vue à l’intérieur. S’ils tournaient la tête dans leur direction, la glace devrait attendre. En prévision, Leander, gentleman (ahem) s’éleva sans un bruit dans les airs et se posa entre son invitée et la porte. A ce moment précis, l’un des soldats repéra les traces de sang frais. Leander soupira.

Damn, Miss Hatter, quelle idée vous avez eue…

Les soldats tournèrent la tête juste à temps pour voir un gigantesque loup noir leur sauter dessus. Si Miss Hatter n’avait pas à ce point éveillé ses pulsions, il aurait opté pour quelque chose de plus subtile. Mais là, honnêtement, il avait des désirs à assouvir et à défaut de la chair, il prenait le massacre.
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« Un loup volant avec une robe (et du thé) » ft. Alice

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