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Petite aumône, grande joie.

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Légion des Etoiles
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James H. Peverell

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Dim 1 Oct - 23:12 Message | (#)

Octobre 2017

Il s’était probablement fait arnaquer. Non, il s’était assurément fait arnaquer. Il ne pouvait pas en être autrement. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré un homme bien mystérieux. Un homme qui se prétendait voyant et qui lui avait promis des réponses. Contre une poignée conséquente de bons billets verts. Il s’avéra en réalité qu’il ne put lui en dire plus que ce qu’il ne savait déjà : la majorité des voyants sont des arnaqueurs. Ce voyant toutefois n’avait pas été totalement inutile. Il communiqua à James les coordonnées d’un lieu. Un endroit à Star City, véritable point de référence pour les mystiques de la ville, pourrait lui apporter l’aide qu’il recherchait. Cette information avait été dure à avoir, et la compensation monétaire était salée. James avait dépensé, littéralement sans compter. Sans aucun doute que son banquier tôt ou tard finirait par l’appeler, pleins de mauvaises nouvelles.

James avait gardé les précieuses coordonnées, sans savoir quoi en faire. Il hésitait à y aller. Son cœur lui disait de foncer tel un rhinocéros. Sa raison l’invitait à la prudence, il y avait trop d’inconnu. Il n’avait jamais reculé jusqu’ici, pour découvrir la vérité. Et finalement ne comptait pas s’arrêter là.

A première vue, et d’après un très connu moteur de recherche sur Internet, l’adresse communiquée menait vers une herboristerie dans le quartier du Front de mer. En apparence, la boutique semblait ordinaire, une simple herboristerie. Les lieux n’avaient pas l’air des plus violents. Tout le quartier en soi était plutôt réputé pour son calme. Il n’y avait donc aucune raison pour ne pas s’y présenter. Mais au fond, James sentait une pointe de désespoir. Une certaine fatigue, et lassitude, après tout ce temps. Toute cette histoire n’avait aucune logique, aucun sens. C’est quand il se présenta devant l’officine qu’il faillit réellement rebrousser chemin. Une envie soudaine de vivre une vie normale, de tourner la page et d’oublier.

- Que nenni, sombre idiot !

Déclara-t-il tel un fou à haute voix, sans s’en rendre compte, avant d’empoigner la porte pour entrer d’un pas victorieux. « Cette fois, c’est la bonne ». Il découvrit une pièce, qui ne le surprit pas compte tenu de l’enseigne de la boutique. Différents étals se présentaient, ou du moins présentaient des produits divers. Des livres spécialisés, des bocaux remplis de feuilles et plantes diverses… Tout une série de produits et denrées auxquels James n’accorda qu’un très second intérêt, l’esprit embrouillé par une cascade de questions. Plus le temps passait, plus la liste s’allongeait. Quant à la liste des réponses, cette dernière restait vide. Il ne capta pas tout de suite le vendeur qui le regardait, d’un air interrogateur.

- Je peux vous aider ?

Ou la formule pleine de politesse pour lui demander qui il était, et ce qu’il venait faire ici. James n’était pas un fervent client de ce genre d’établissement, il n’était pas habitué. De son manque d’assurance dans un tel décor, on pouvait deviner clairement qu’il n’avait aucun lien avec le monde de la magie. Il balbutia une légère salutation, cherchant ses mots, ne sachant par où commencer. Il s’approcha un peu plus, venant à découvert.

Je cherche quelqu’un… On m’a dit que vous pourriez peut-être m’aider.

James devina au regard du commerçant qu’il ne comprenait pas réellement en quoi il pourrait l’aider. Il décida de continuer ses explications, plein d’espoir et de vieux souvenirs. Il sortit une photo de son portefeuille, où l’on devinait une jeune femme rayonnante et souriante. La photo était pliée, et montrait des traces d’usures. Elle avait longuement voyagé, dans ce petit portefeuille en cuir noir.

La reconnaissez-vous ? Elle se nomme Ashley Peverell. C’est… Ma femme. Elle a disparue il y a plusieurs années… Je…

Le commerçant le coupa gentiment, mais visiblement embêté. Il ne pouvait rien pour lui. Il était herboriste, après tout, pas policier. Il évoqua même l’idée de contacter les autorités, qui n’eut comme retour que de faire rire nerveusement James. Il sentait que la vérité s’envolait alors qu’il l’avait à portée de mains. Ou alors était-ce parce qu’il accordait trop d’intérêts et d’espoirs à chaque piste qui se déroulait sous mes yeux. Nerveusement, son tic réapparu. Ses doigts effritaient la chaîne métallique de son pendentif, dévoilant le bijou aux différents spectateurs.

James hocha la tête, acquiesçant à la réponse du boutiquier.

Je… Vous avez raison, je suis désolé de vous avoir dérangé. Passez une bonne journée.

Il remballa ses affaires, replaçant la photo là où elle était, et replaça ses vêtements. Un air déçu se dessinait sans discrétion sur son visage.

Il s’apprêtait à quitter définitivement la boutique, et referma la porte, lorsqu’on l’arrêta…
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Dante Visconti

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Mar 3 Oct - 0:00 Message | (#)


«  Un instant !  » entendit-on à travers la boutique, comme on voit la fusée de détresse qui s'élève dans le ciel nocturne et raye d'une rouge balafre l'immensité noire. Un homme apparut, qui marchait vers James avec lenteur.

D'âge incertain, peut-être la trentaine, il se tenait sur ses deux jambes, courtaudes mais trapues, portant aisément ce tronc maigre et avaricieux qui ballottait à droite, ballottait à gauche au rythme de son pas si mou. Il avait le teint blanc, assez uni, le front élevé d'une raisonnable grandeur, les yeux verts ou noirs, petits et enfoncés.

Son nez n'était ni camus, ni gros, ni aquilin, ni pointu, il était plutôt grand que petit et descendait un peu trop bas sur une grande bouche aux lèvres assez rouges, d'ordinaire, ni bien ni mal taillées. Son sourire laissait deviner une ligne de dents blanches, bien rangées.

James, le voyant approcher, put dire de lui qu'il avait un peu trop de menton, le visage carré ou en ovale, le poil noir, naturellement frisé, épais et long sur son crâne. «  Veuillez rester. Je pense pouvoir vous aider. Entrez.  »

Était-ce sa mine affable, ses manières prévenantes ou cette voix si doucereuse qui inclina James à revenir dans la boutique, où le bonhomme lui tendit la main pour le saluer plus dignement. «  Thaddeus Radcliffe, pour vous servir. Pouvez-vous me montrer la photographie ?  »

Il se tint immobile, attentif, ses yeux fichés dans ceux de son interlocuteur, dont il percevait les fatigues intarissables et comprenait les impatiences contrariées. «  Elle était fort belle... Je suis désolé.  » Rien ne transpirait d'aucune ironie, d'aucun mépris. Thaddeus se faisait le témoin d'une compassion sincère et d'un attachement sensible à la douleur de James, dont la perte était incommensurable.

«  Veuillez pardonner mon ami au comptoir... les derniers événements pèsent sur nous tous de tout leur poids et même si nous avons su préserver le Jardin des tracas du moment, eh bien, nous avons tous parmi nos proches une ou plusieurs victimes... ce qui explique les tensions des uns et des autres.  »

L'invasion Terminus, deuxième version, qui frappa Star City au début du mois de septembre, s'imposait à tous et colorait le décor de ses ramées noires et puantes. Grâce à l'exceptionnelle réactivité de son fondateur ainsi qu'à la coordination parfaite des magisters – ce qui témoignait de l'infaillibilité du Cérébropyre – la Rose des vents avait conservé la pleine maîtrise de ses comptoirs : son siège, à Star City, offrait un refuge sûr et tranquille à qui le désirait, tout en conservant ses attributs originels, et qui n'a pas l'utilité d'une tisane de camomille en cas d'invasion extra-dimensionnelle ? Thaddeus, d'un geste doux, invita James à le suivre loin des rayonnages de la boutique, par un escalier il le conduisit jusqu'à un long bureau.

«  Pardonnez le désordre... je n'ai jamais su me discipliner.  » D'innombrables piles de livres et de registres encombraient tout l'espace ; aux murs, les étagères débordaient. Le bureau où Radcliffe prit place, étonnamment, était vide et dévoilait toute la brillance du plus bel acajou. Il y posa ses deux mains et s'enfonça dans le cuir de son fauteuil. Un sourire aux lèvres, il invita James à s'asseoir.

«  Votre visite nous a été annoncée mais pour être honnête, je ne vous attendais pas si tôt... votre désir de retrouver votre femme est infini, ça me paraît très clair. J'aimerais vous aider.  » Dans un coin de la pièce, le tiroir d'un gros meuble s'ouvrit, libérant un plateau, deux verres et une large bouteille de whisky qui volèrent jusqu'à se poser sur le bureau ; la bouteille versa dans les deux verres une bonne lampée de ce contenu à la couleur ambré et au parfum capitonné.

«  N'hésitez pas.  » Thaddeus désigna la boisson du regard. James aurait peut-être envie d'un petit remontant, mais il ne lui imposerait rien. «  Voulez-vous bien m'en dire davantage ? La disparition date de quelques années, avez-vous dit, mais que s'est-il précisément passé ?  »

Cette question, fruit de la curiosité, n'en portait pourtant pas les oripeaux maudits et méprisables. Elle avait la couleur du partage et de l'émotion qui saisit quand la sympathie se mêle des conversations les plus difficiles. Peut-être James n'aurait-il pu trouver plus sensible interlocuteur, à Star City, ces jours-ci...
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James H. Peverell

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Dim 15 Oct - 20:52 Message | (#)

On l’interrompit, et il fut approché par un nouvel intervenant. Lui pourrait l’aider, a priori. Ou du moins essayer. Avec toute cette histoire, James en avait oublié l’invasion actuellement en cours et toutes les conséquences qui s’y rapportent. La réaction du vendeur au comptoir était somme toute logique. Thaddeus semblait tout du moins réceptif à sa détresse, et compatissant. A défaut d’être humain, au moins savait-il être bon vendeur. James le suivit, sans vraiment parler, jusqu’à son bureau. A son invitation, il s’installa sur le fauteuil qu’on lui présentait. Le bureau n’était pas plus en désordre que ça. Enfin, pas plus que celui de James ces derniers temps.

Thaddeus Radcliffe. Radcliffe. Des verres et un plateau qui volent par Magie. Harry Potter. Cet homme faisant face à James ne pouvait être qu'Harry Potter.

- Volontiers.

James approuva de la tête sa réponse, quant à la proposition de partager un verre. L’alcool avait cette vertu de rapprocher les peuples, sans effort. Toutefois, il ne fallait pas oublier les priorités, et la raison de sa venue ici. Picoler plus tard, sauver Ashley ce soir.

La question de Thaddeus était légitime, bien que douloureuse. Définir le contexte et le cadre de la disparition était la question qui revenait le plus souvent. Par curiosité mais aussi par nécessité, pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé et toute l’histoire. Mais James n’aimait pas spécialement évoquer cette journée-là, qui aura été catastrophique de la matinée jusqu’à la fin de soirée. Avalant une gorgée de cette boisson ancestrale pour se donner de la contenance, James se racla la gorge et tenta de formuler de la manière la plus concise et précise possible la chronologie des évènements…

- Tout s’est produit lors de l’invasion de l’Unité Grue. Je…

James hésita alors. Devait-il mentionner son travail pour la Légion des étoiles ? Il ne connaissait pas ce lieu, ni son interlocuteur. Si accueillant puisse être ce dernier, il n’avait pas confiance.

Mieux valait taire ce passage pour le moment.

- Je suis parti travailler. Tout avait l’air normal en partant, si ce n’est le contexte international. Ma femme, Ashley, était bien là. A la maison.

Quelques souvenirs remontèrent à la surface, ou tout du moins tentèrent de remonter. Mais James les chassa aussitôt. Il ne voulait pas être distrait par quelconque émotion inutile.

- Le soir en rentrant, elle avait disparu. J’ai retrouvé la maison vide. La cuisine était en vrac, mais trahissait qu’elle était encore là moins d’une heure avant que j’arrive.

On devina alors aisément une ride se dessiner sur son front, au-dessus de ses sourcils. Il était agacé à chaque fois qu’il évoquait cet interlude de l’histoire.

- La police a rapidement lâché l’affaire, faute de preuve et d’indice. Pour elle, ma femme est morte. Ce que je ne crois pas. Formellement. Tant que je n’aurais pas son cadavre sous les yeux, pour moi, elle est vivante. Et je dois savoir où elle est.

Thaddeus pouvait le comprendre au son de sa voix. Il était déterminé dans sa mission et prêt à tout pour y parvenir jusqu’au bout.

- Mais pour ma part, je tourne quelque peu en rond maintenant.

En effet, à part creuser un gouffre dans son compte en banque, James n’avançait pas plus que ça dans sa quête de la vérité. Il avait croisé le chemin de beaucoup de gens, dont un certain nombre de rapace qui n’attendaient qu’une chose : que James lâche quelques biffetons par naïveté ou négligence. Ce qui lui fit penser ce que Thaddeus pourrait réclamer en échange d’une aide, aussi petite soit-elle. Il gérait un commerce, une boutique. Une affaire qui doit donc ramener des revenus, et être rentable. Il a donc l’habitude de marchander, négocier. Il aurait probablement de quoi réclamer une contrepartie à toutes aides. James était prêt à payer, ce n’est pas un problème de ce côté-là, mais il commençait à être prudent quant aux personnes à qui il confiait cet argent. Du moins, essayait-il d’être prudent et de ne pas avoir trop d’espoir d’un coup, ni placer sa confiance au premier venu.

- Pardonnez-moi si vous allez me trouver… Rustre. Mais… Qu’est-ce qui vous fait croire que vous pourriez m’aider plus qu’un autre ? J’ai…

Il haussa les épaules, en regardant tout autour de lui. James était totalement perdu, sans savoir exactement où il était. Tout ceci le dépassait largement. Il était si petit, dans ce monde de grand.

- Je n’ai pas la moindre fichue idée d’où nous sommes actuellement, ou de ce que vous faites ici.

James n’était pas totalement dupe. Herboristerie, d’accord. Mais ce bureau était bien riche, bien vaste, pour une simple herboristerie.
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Dante Visconti

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Jeu 19 Oct - 12:15 Message | (#)

Thaddeus entendit le récit de James en observant le plus complet des silences. Sa bouche s'était figée en un sourire sans âme ni couleur, comme s'il n'était plus qu'une statue de cette cire dont on faire des figurines.

Il l'écouta sans dire un mot et attendit quelques instants avant de répondre à sa première question. Celle-ci était légitime, il le signifia par un hochement de la tête, comme s'il convenait avec James du caractère étonnant de leur entretien.

Après tout, l'époux malheureux se trouvait dans un magasin, dans une herboristerie, pas vraiment chez Smith & Bulby – Détectives. « Rassurez-vous. Je ne compte pas vous faire perdre votre temps. Vous vous trouvez au Jardin du dragon.

La vitrine indique une herboristerie. Les initiés connaissent ce lieu comme le nœud d'un réseau plus vaste, entre les mystiques. »
Jouer cartes sur table, telles étaient les consignes que Thaddeus avait reçues – car il n'était pas là de son propre chef, mais à l'initiative d'un autre.

Il saisit son verre de whisky et reprit :  « La compassion qu'inspire votre témoignage n'est pas la seule raison à notre entrevue. Laissez-moi donc être honnête et direct : il se peut que nos intérêts et le vôtre convergent.  » La phrase demeurait énigmatique. Elle ouvrait pour James un boulevard inespéré, puisqu'il se trouvait là peut-être des alliés nouveaux dans sa quête du Graal. Espérons alors qu'il ne s'égarerait pas tel un Perceval du pays de Galles...

 « 
Avez-vous la moindre idée de la nature de cet objet qui pend à votre cou ? »
Cette question résonna dans la pièce, pluie glacée qui tombe avec lenteur sur une rue déserte. Thaddeus parut attendre une réponse ; il observait les réactions de James. Ce dernier se tairait peut-être, ou enverrait son interlocuteur sur les roses, ou se montrerait prudent. Il reprit la parole quelques instants après James, ou lui-même.

 « Ne vous méprenez pas. Je ne compte pas vous demander, pour prix d'une information sur votre épouse, de me remettre ce médaillon. La pierre, ses pouvoirs, ses origines... que savez-vous précisément ? » Une main nerveuse alla remettre un peu d'ordre dans la chevelure du jeune homme, qui ne quittait pas des yeux son invité.

De très personnelles raisons avaient poussé Thaddeus à s'occuper lui-même, dans un premier temps, de James. Plus tard, il devrait s'effacer derrière le dragon, qui prendrait les rênes d'une étrange aventure, si Peverell acceptait de placer en eux sa confiance. Tout en écoutant ce dernier, Radcliffe songeait à ce qu'il s'était entendu dire au sujet de la pierre : ses origines célestes, ses pouvoirs d'oracle, son apparition si singulière, en ce monde tourné vers les étoiles et pourtant étranger à ses réels mystères. Thaddeus ne put réprimer un sourire, en songeant à l'étonnant flegme de son maître : Star City redécouvrait avec horreur les monstruosités du Terminus, mais lui trouvait l'audace et l'énergie de mener de front plusieurs projets sans les interrompre ni les remettre à plus tard. Un exemple à suivre.

 « Avez-vous jamais considéré, monsieur Peverell, que les origines de cette pierre et la disparition d'Ashley puissent être liées ? »

Si la police avait sottement lâché l'affaire, c'était faute d'une orientation suffisante et d'une piste à suivre. Les enquêteurs songèrent-ils seulement à relever la tête, à jeter au ciel leurs yeux et leurs interrogations ? Thaddeus vida son verre d'une traite. Il n'était plus temps pour lui de questionner James et d'agir avec douceur et prévenance. Il mesura un silence qui parut bien long.

 « Cette pierre n'est pas unique. Il en apparut d'autres, en des lieux et des temps différents. Chaque fois... eh bien, disons qu'à chaque fois qu'une pierre est apparue, quelqu'un finit par disparaître. Une décennie plus tard, le plus souvent. Il faut y voir plus qu'une coïncidence. Depuis longtemps nous cherchons à comprendre ces phénomènes, à en déterminer les causes... et à coincer les responsables. »

Il y avait encore bien des choses que Thaddeus ne disaient point, bien des choses qu'il gardait secrètes ; James le percevrait certainement et se méprendrait peut-être, car ce n'était pas, de la part de Radcliffe, un gage de sa mauvaise foi ou de sa perfidie : c'était davantage l'effet d'une forte impression, car il se trouvait là, à faire le trait d'union entre l'époux malheureux, la pierre et le dragon, son maître, dont il connaissait les projets et les ambitions pour un si précieux minéral.
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