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Queens Of Noise

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Dim 18 Juin - 23:50 Message | (#)

Depuis début juin, plus rien n’allait pour Susan. Plus. Rien.
Il y avait eu la dispute, d’abord. Tout semblait avoir dirigé le couple dans cette direction : La pression, les petits non dits, beaucoup de petits non dits. Les problèmes personnels de chacune, aussi. Elles en tenaient une bonne couche, beaucoup trop grosse. Et finalement, l’abcès avait éclaté, à renforts d’invectives, d’exagérations, et de tout ce qui transformait une discussion entre adultes en une dispute où les répliques devenaient de plus en plus agressives, et où la mauvaise foi montait en flèche.
Cass n’avait pas été tendre : Susan s’était vite vue accusée d’être à l’origine de tous les problèmes du monde à peu de choses près. Mais la mutante n’avait pas été plus innocente envers la canadienne.

La porte avait claqué, et Susan n’avait plus su quoi penser. Est-ce qu’elles venaient de rompre ? Peut-être. Surement. Mais elle s’était accrochée à l’espoir que c’était une façon de reculer pour mieux sauter, ou quelque chose comme ça.
Bien vite, elle avait regretté tout ça. Elle s’était pratiquement enfermée chez elle et attendait la moindre nouvelle, le moindre signe de vie. Elles avaient besoin d’une période tampon, sans doute.
La seule chose qui faisait tampon chez Susan, c’étaient les mouchoirs qui s’accumulaient dans la poubelle. Elle n’arrivait plus à gérer le flot d’émotions. Elle était dévastée par la fin brutale de sa relation : Attristée par le manque de présence canadienne à ses côtés, mais aussi éprise d’une colère brûlante envers elle-même. Elle se rendait coupable. Tout ça, c’était sa faute, elle n’avait pas su gérer, et finalement, elle était quelqu’un de dispensable. Elle avait peur de l’avoir perdue définitivement, et se laissait fatalement ratrapper et tirer vers le bas par ses échecs et ses mauvaises expériences.

Rien n’avait su calmer ses sentiments. Pas même Pepperoni. Comme tout le monde, elle avait vu en direct ce qu’il s’était passé à Ottawa, et sa colère avait encore pris un peu plus de place dans sa vie. Elle avait bien tenté de téléphoner, beaucoup trop d’ailleurs, mais s’était heurtée à une messagerie trop froide et blessante. Elle était terrorisée à l’idée de sortir, de tomber sur elle, et de ne pas savoir quoi dire, de se mettre à pleurer, ou pire, qu’elles ne s’adressent même pas la parole.
Et dans un autre temps, elle bouillonnait d’envie de faire ravaler les boulons de ses robots au docteur Otaku. Un par un. Probablement après lui avoir cassé les dents avec. Mais ça, c’était impossible, et d’autant plus frustrant.

Finalement, tout ce qu’elle avait trouvé pour extérioriser sa colère et son ressentiment, c’était de s’exiler loin de la ville le temps de quelques heures, parfois d’une nuit ou deux, et d’y hurler sa rage et sa peine, d’y lâcher ses pouvoirs jusqu’à l’épuisement. Elle promenait la petite chienne au passage, dans la cambrousse. Mieux valait qu’elle décharge cette énergie au milieu de nulle part que de se faire virer de la légion après avoir fait exploser un criminel en plein de petits morceaux.

Ce soir là, en revanche, Susan n’avait rien prévu pour canaliser ses émotions. Elle était chez elle, dans son appartement, sa solitude partiellement colmatée par la présence de Pepperoni sur ses genoux, profitant de gratouilles et papouilles. Susan restait avachie sur son canapé, entre un tas informe de linge sale et la couverture dont elle se servait lorsqu’elle n’avait même plus la force d’aller jusqu’à son lit. L’endroit tout entier était dans un état déplorable, comme son propriétaire qui se gavait de pringles en regardant des combats de Battlebots en rediffusion. Même ça, ça la faisait pleurer, bordel !

Seulement, sa petite soirée chips, télévision et déprime fut interrompue par la sonnette. Le coeur de la mutante rata un bond. Toutes les possibilités du monde se bousculaient dans son cerveau. Est-ce que c’était elle ? Fallait ouvrir, tout de suite, là, maintenant ! Comment saurait-elle, sinon ? Qu’importe l’état de son appartement, ou sa mine bouffie aux yeux rougis.
Un tour de clé, et la porte s’ouvrit… Sur Ambre.
Et là, elle n’était pas fière, la Légionnaire.

Oh, euh… Salut.” Elle déglutit. Ne pas craquer, elle ne devait absolument pas craquer devant une voisine qu’elle ne connaissait presque pas. Genre, à part ses penchants pour les activités nocturnes bizarres et son salon de thé. “Tu… T’as besoin de quelque chose ?

Susan ne savait franchement pas quoi dire de plus. Elle n’allait pas lui raconter sa vie au pas de la porte, non plus. Et puis, ça ne l’intéressait surement pas. Et puis surtout, elle était certainement venue lui demander un truc, et la mutante n’allait pas lui tenir la jambe si elle venait juste pour un rouleau de papier toilettes. Clairement, ça aurait été une mauvaise idée. En plus, son appartement était crade, pas du tout présentable. Ça, c’était le bilan de la partie plus ou moins rationnelle de Susan. L’autre partie n’avait absolument rien à foutre de l’état de son toit, et espérait avoir un peu de compagnie et de quoi se changer les idées pour de vrai. Mais cette part là d’elle-même avait tendance à en demander beaucoup.

Pepperoni sautillait déjà devant la porte entrebaillée, prête à accueillir l’invitée surprise avec toute la joie du monde.
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Triade
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Lun 19 Juin - 10:54 Message | (#)

Qui se lançait dans la confection de lasagnes végétariennes sans même vérifier qu’on avait tous les ingrédients à portée de main ? Surtout que l’épicerie la plus proche n’était peut-être plus ouverte. Tout n’était pas ouvert H24, même dans les glorieux Etats Unis d’Amérique. Ambre avait déjà préparé tout, des épinards, au fromage qui lui donnait déjà l’eau à la bouche, en passant par un peu de crème et les fameuses pâtes, quand elle se rendit compte qu’elle n’avait pas de sauce tomate. Elle se donna un coup sur le front du plat de la main, barbouillant son visage de quelques morceaux d’épinards — sexy, oui oui. Elle qui était si bien organisée quand il était question de préparer ses gâteaux et ses encas au Quill & Tea, elle était plus que distraite quand elle cuisinait à la maison. Peut-être était-ce logique, dans un sens : elle ne voulait pas ramener chez elle la sévérité de la cuisine de sa boutique. Bref, peu importait, au final. Il lui manquait de la sauce tomate. Elle jeta vite fait un regard à l’horloge qui trainait au-dessus du plan de travail. Umph. Il n’était pas si tard et sûrement qu’elle trouverait assez facilement une épicerie d’ouverte, mais elle n’avait pas forcément envie de sortir pour simplement un pot de sauce.

Pourtant, il lui en fallait pour faire ses lasagnes. Elle aurait pu les faire « blanches », mais ça n’avait pas tout à fait la même saveur, qu’on se le dise. Comme les pizzas à base crème au lieu d’une base tomate. La comparaison lui rappela la seule voisine avec laquelle elle avait fait vraiment connaissance dans son immeuble : la propriétaire de la Pizza Box, Légionnaire, mais pas super obsédée par coffrer tous ceux qui étaient moins blancs que neige… peut-être qu’elle en avait un pot ? Ça valait le coup d’essayer. Laissant donc en plan sa préparation à peine commencée, Ambre quitta son appartement sans prendre la peine de verrouiller derrière elle, et se dirigea vers les escaliers. Ça irait plus vite de monter deux étages que d’attendre l’ascenseur. Il pouvait être d’une lenteur parfois ! Elle arriva donc dans le couloir et s’avança vers la porte de celle qui devait appartenir à Susan. D’après la position de sa boite aux lettres en bas de l’immeuble… et l’étiquette au-dessus du bouton de la sonnette. Bouton sur lequel elle appuya, un sourire avenant sur le visage.

Ambre entendit le tour de clé et la porte s’ouvrit sur… Susan, oui, mais dans un état quelque peu piteux. La Française nota tout de suite ses yeux rougis et sa mine bouffie. Il aurait fallu être débile ou complètement aveugle pour ne pas deviner que la jeune femme avait pleuré… et pas qu’un peu. Oh, euh… Salut. Ambre allait-elle cependant en faire la remarque ou juste prendre son pot de sauce tomate et repartir sans demander son reste ? Elle ne savait pas vraiment. À son arrivée à Star City, elle avait toujours eu le cœur sur la main, aidant les gens qu’elle voyait dans le besoin, sans pour autant être super altruiste et aider tout le monde et s’enquérir de leur bien-être à tous… depuis quelques temps, si elle ne faisait pas non plus l’inverse, Ambre avait d’autres choses en tête, d’autres priorités… un peu trop égoïste pour l’altruisme, il fallait bien l’avouer. Tu… T’as besoin de quelque chose ? Pourtant, quelque chose en Susan l’empêchait de juste prendre son pot de sauce tomate et de repartir s’occuper de ses lasagnes qui l’attendaient étalée sur son plan de travail.

En fait… commença-t-elle, ne sachant guère comment continuer. Son regard se posa sur le petit chien qui sautillait près de la porte. Susan avait-elle besoin qu’on lui tende la main ou l’enverrait-elle balader ? En fait, oui… mais visiblement, tu es plus dans le besoin que moi. Ce tact, je vous jure ! Au moins était-elle polie avec ses clients, c’était le principal. Le reste, on s’en accommoderait. J’avais besoin d’un pot de sauce tomate, mais tu sais quoi ? Tu vas passer un truc présentable, moi aussi — et ranger ma cuisine —, et on se retrouve en bas. Je t’emmène faire un tour en ville. Ça te va pas de rester enfermée comme ça dans ton appart. On va aller s’amuser un peu. Ambre ne savait pas ce qui avait poussé Susan à pleurer toutes les larmes de son corps et plus encore. Ce n’était pas qu’elle s’en fichait, mais la demoiselle lui ferait des confidences si elle en avait envie. Elle n’avait pas besoin de savoir pour pouvoir tenter de lui remonter le moral, ou du moins changer un peu le fil de ses pensées. Sans attendre la réponse de sa voisine, la Française fit demi-tour et repartit dans les escaliers. Si tu n’es pas en bas quand je descendrais, je reviendrais te chercher ici, alors te défile pas ! lança-t-elle du haut des marches avant de disparaître dans la pénombre de la cage d’escaliers.

De retour dans son appartement, elle mit un peu d’ordre dans sa cuisine, rangeant au frigo ce qui devait l’être et passant rapidement un coup sur le plan de travail avant de partir en direction de sa chambre. Elle exhuma une petite robe de son armoire et gagna la salle de bain pour se maquiller — et enlever le morceau d’épinard qui barrait son front — et s’occuper un peu de sa tignasse blond foncé. Elle fut prête assez rapide, chic sans trop l’être, préférant des petites chaussures plates plutôt que des talons qu’elle affectionnait pourtant. Le tout était de s’amuser, et de pousser Susan à le faire, ce n’était pas de la séduire et de la mettre dans son lit. Bref. Cette fois-ci, elle verrouilla la porte en sortant et se dirigea vers le rez-de-chaussée, espérant qu’elle n’aurait pas à remonter pour sortir Susan de chez elle par la peau des fesses.
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Lun 19 Juin - 18:45 Message | (#)

Susan se mordit la lèvre, forcément gênée par le spectacle peu glorieux qu’elle offrait à sa voisine. Effectivement, il ne fallait pas être Sherlock pour voir qu’elle avait quelques soucis d’ordre personnel qui venaient dérégler son hygiène de vie et son moral. Pire : la mutante n’arrivait pas à décrocher son regard du truc vert qui ornait le front d’Ambre. Si bien qu’elle n’eut pas vraiment le temps d’en placer une pendant que la blonde lui annonçait la raison de sa visite.
D’accord, elle avait besoin de sauce tomate, à la base. Ca, Susan avait. Seulement, elle était trop distraite par le truc vert pour se retourner et aller en chercher illico. Et puis tant mieux, parce que ses plans venaient de changer sans qu’elle n’aie son mot à dire.

Etait-elle en si piteux état qu’on préférait repousser ses expérimentations culinaires à base de tomate pour s’occuper d’elle à la place ? Probablement. Et comme d’habitude, ça laissait Susan dans un questionnement assez particulier. D’un côté, elle se sentait particulièrement naze de faire sortir Ambre de ce qu’elle était en train de faire, de lui prendre son temps juste parce qu’elle était incapable de se gérer elle même. D’un autre côté, elle était un peu émue par le geste, et songeait que c’était une occasion à saisir : celle d’avoir enfin un peu de compagnie et de distraction.

A peine eut-elle vaguement hoché la tête que la porte s’était déjà refermée. Susan échangea un regard avec Pepperoni, déçue de ne pas avoir pu laisser de traces de papattes sur les jambes de sa voisine.

Peppy… Ce soir t’es toute seule. T’as tes jouets et tes croquettes, tu m’en veux pas hein ?

Et bien sur, la petite chienne comprenait tout. Ca faisait partie des pouvoirs un peu spéciaux de Susan. Elle lui répondit par un jappement, que la mutante traduisit par quelque chose comme “T’étonne pas si j’ai bouffé un coussin quand tu seras revenue”. C’était de bonne guerre, dans le fond, non ?
Maintenant, la mission la plus ardue : Se rendre présentable. Elle devait le faire lorsqu’elle allait travailler aux bureaux de la mairie, alors elle devrait être capable de le faire pour sortir ce soir, en théorie. Dans un premier temps, elle eut tout le loisir d’admirer son air déconfit dans le miroir, alors qu’elle tentait vaillamment de se rafraîchir à coups d’eau courante. Pas le temps de se coller des concombres sous les yeux, non. Elle se contentait de se débarbouiller et, le plus important, de coiffer sa tignasse, celle là même que Cass prenait plaisir à ébouriffer avant qu’elles ne se séparent.
Quand à s’habiller… Elle avait ouvert la porte à sa voisine alors qu’elle n’avait qu’un short de pyjama et un t-shirt d’environ trois fois sa taille sur le dos. Ca n’aidait pas à avoir l’air saine et en bonne santé. Elle remplaça ses sapes douteuses par un débardeur propre et un jean coupe capri, parce qu’il fallait bien aérer ses pattes par un temps pareil. Enfin, fallait pas abuser non plus, elle mettait ses baskets habituelles et passe partout aux pieds. C’était fou ce que Susan pouvait faire pour ne pas qu’Ambre vienne l’attraper par la peau du cou elle-même ! Elle avait réussi à se rendre sortable. Et elle avait presque l’air fraiche, si on ignorait ses yeux encore rougis et son air désespérément tristoune.

A tout à l’heure, ptit diable !

Fit la mutante après un dernier câlin à l’adorable petit animal.
Son téléphone, ses clés et un peu de sous en poche, elle se faufilait déjà à l’extérieur pour arriver à temps dans le couloir, devant les boîtes aux lettres. Maintenant, elle devait inspirer profondément pour ne pas craquer, rester calme et ne pas se laisser entraîner par le flot de pensées pas forcément positives qui se bousculaient dans sa tête à toute heure du jour et de la nuit.
Heureusement, sa voisine arriva pour interrompre ce vilain train.

J’suis prête. On va où en fait ? T'es sure sure que tu veux m'embarquer quelque part ? Parce que sinon de la sauce tomate j'en avais.

Chassez le naturel, il revient au galop. Stimuler la curiosité de Susan était un excellent moyen de lui faire penser à autre chose, et de lui rendre un peu l’énergie dont elle manquait cruellement en ce moment. Tant qu’on ne l’emmenait pas dans une planque louche pour la délester d’un rein…
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Triade
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Mer 21 Juin - 11:24 Message | (#)

Quand elle arriva en bas des marches, Ambre eut la satisfaction de voir que Susan était là et qu’elle ne s’était pas défilée. Un sourire étira ses lèvres et elle la rejoignit. Durant ces quelques pas, elle en profita pour détailler la tenue de sa voisine : débardeur, jean style pantacourt, baskets. Bon, c’était mieux que le t-shirt beaucoup trop grand et le short pyjama qu’elle portait en ouvrant la porte, mais à côté, la Française faisait presque trop habillée. Tant pis. Ce n’était pas bien grave. Elles n’allaient pas non plus écumer les lieux super huppés de la ville. Bien qu’elle n’ait pas trop réfléchi à elle allait l’emmener, en vérité. Quand elle sortait, Ambre écumait bien souvent le quartier des théâtres, s’enfonçant dans les marais quand elle chassait et qu’elle ne voulait pas juste repartir s’amuser et danser. Mais elle ne pouvait pas vraiment décemment emmener Susan là-bas… même si elle avait une entrée assez privilégiée à la Petite Mort depuis sa rencontre avec Lady Death.

J’suis prête. On va où en fait ? T'es sure sure que tu veux m'embarquer quelque part ? Parce que sinon de la sauce tomate j'en avais. Ambre haussa les épaules. Dans un lieu sympa où on peut se divertir ? Et c’est hors de question que tu retournes sur ton canapé ! Tu as besoin de sortir te changer les idées. Il faudrait être complètement aveugle pour pas s’en rendre compte. Elle ne connaissait pas spécialement bien Susan, mais même sans ça, ça restait assez facile à deviner. La raison, par contre, était plus délicate. C’était forcément quelque chose de personnel, pour que la Légionnaire soit dans cet état. Une peine de cœur ? Encore une fois, Ambre ne savait presque rien de sa voisine… était-elle seulement en couple ? Ou peut-être était-ce sa grand-mère qui l’avait élevée qui était décédée ? Elle n’en savait rien.

On va bien trouver quelque chose pas trop loin. Sur ces mots, elle glissa son bras sous celui de Susan et se dirigea vers la sortie de l’immeuble. Leur quartier regorgeait d’endroits où se balader. Après tout, ce n’était pas pour rien qu’elles y avaient ouvert toutes les deux leur propre établissement. La vie nocturne y était peut-être un peu moins soutenue que la vie culturelle et gastronomique, mais elles trouveraient bien quelque chose. Il faisait encore jour dehors. L’été approchait à grands pas et les journées s’étalaient. La nuit n’était pas encore tombée et il leur restait bien une demi-heure avant que le soleil ne se couche. Ambre entraina Susan dans Kane Street vers le sud dans la direction du centre, d’un pas motivé et léger. Le tout n’était pas non plus de se tuer à la marche. Il semblait qu’elles puissent toutes les deux utiliser des moyens de locomotion peu habituels, comme en avait témoigné leur rencontre près du casino, mais c’était quand même mieux si elles n’avaient pas à marcher une heure non plus.

Elles arrivaient près du centre quand Ambre s’arrêta finalement. Elle leva les yeux vers l’enseigne qui scintillait dans la pénombre tombante : Machine. La Française haussa un sourcil. Elle connaissait de nom l’endroit, mais ne s’y était au final jamais rendue. Oh, non pas que ça ne l’intéresse pas, mais elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion de tester. Elle lança un regard à Susan. Tu connais ? Ça te dit d’essayer de voir ce qu’on trouve là ? Puis si c’est nul, on va ailleurs ? Ambre espérait au moins qu’ils passaient de la meilleure musique qu’au Red Night — c’était du bruit, pas de la musique ! —. Le club du quartier des théâtres avait néanmoins le mérite d’y proposer des clients agréables, comme Lukaz, et une propriétaire qui n’était pas sans intriguer celle du Quill & Tea. Toujours arrêtée devant le club, Ambre attendait la réponse de Susan. Encore une fois, elle ne savait rien de cette dernière, si ce n’était qu’elle était Légionnaire et possédait une pizzeria. Elle aurait très bien pu ne pas être intéressée par ce genre d’établissement.
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Mer 21 Juin - 21:53 Message | (#)

Susan hocha la tête, simplement. Un lieu sympa où elles pourraient se divertir ? C’était assez… flou. Plein d’endroits pouvaient remplir ces conditions, mais lesquels allaient accomplir leur mission efficacement et faire sortir Susan de son état déplorable ? C’était plus compliqué. Elle-même ne savait pas ce qu’elle voulait faire, ni ce qu’elle ne voulait pas faire. Pour le coup d’ailleurs, retourner sur son canapé était tout à fait envisageable. Avait-elle au moins l’énergie de se distraire et de s’amuser ?
Elle devait, parce qu’Ambre ne lui laissait pas le choix.

J’aurais bougé de mon canapé, de toute façon. Enfin, je crois. Pour aller chercher un paquet de chips par exemple.

Mouais, pas terrible la défense.
Clairement, Susan se mentait à elle-même : Sans Ambre, elle n’aurait absolument pas bougé de chez elle et serait restée prostrée dans un coin. Un appel à l’aide assez évident. Elle gardait consciencieusement la tête basse. Elle avait besoin de sortir, elle le savait, mais entre ce qu’il fallait faire et ce qu’elle arrivait à faire, il y avait un fossé. Fossé que sa voisine l’aidait à franchir en la forçant à passer à autre chose ce soir.

Elle se contenta de suivre sagement sa camarade de soirée (à moins que ça ne soit sa nounou ?) qui la traînait avec elle dans une direction mystérieuse. La mutante tâchait tellement d’éviter les regards autour d’elle aurait pu se rendre invisible et rétrécir si elle en avait les pouvoirs. Elle n’avait pas trop envie d’afficher son état dans un quartier où on la connaissait assez bien. Elle se concentrait sur sa respiration et sur le bras d’Ambre pour ne pas être reprise d’un coup de stress, d’une peur soudaine.
Susan eut même la décence de ne pas demander “Quand est-ce qu’on arrive ?” à longueur de trajet. En revanche, elle se demandait bien où elles allaient.

Mais ne lui devait-elle pas au moins quelques explication ? Elle ne savait pas trop. Elle avait surtout peur de se remettre à pleurer si elle évoquait le sujet sensible qui l’avait menée jusque là.

Avec ma copine… On s’est engueulées. Puis on a rompu. J’ai pas pu lui reparler depuis, j’l’ai même pas revue.

Si elle ne craquait pas pour le moment, Susan n’en était pas moins morte d’inquiétude.

Elle vient d’Ottawa et j’sais même pas si sa famille va bien. Ni elle.

Autant dire que côté frustration, ça se posait là. Elle ne voulait pas s’étaler à ce sujet sinon elle risquait vraiment de perdre le contrôle, se faire des films qui ne finissaient jamais bien. Elle s’imaginait malgré elle dans une situation similaire, et priait pour que Cass ne réagisse pas comme elle l’aurait fait à sa place. Entre ça et tout ce qui a pu se passer entre temps… Rien de rassurant. Il fallait forcer la main pour qu’elle se mette à positiver. Elle repoussa une montée de larmes en marquant une pause et en inspirant un bon coup.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, on va dire, hein ?

Après une réplique pareille, Susan devait au moins avoir la décence de feindre la décontraction, mais ses épaules refusaient de s'affaisser. Distraction, vite !
Elle leva le nez sur l’enseigne de la boîte gay locale, qu’elle reconnut instantanément. Elle avait fêté la pride de l’an passé là bas, et l’établissement était partenaire des associations LGBT du coin. Sans en faire partie, la mutante était bien au fait de ce qui existait en ville, pour faire partie des concernés.

Oh, ouais j’connais. Ce mois-ci ils ont des concerts de temps en temps. Pour le Pride Month et tout ça.

Globalement, et c’était pas pour se la péter, mais cette boite avait plutôt bon goût dans ce qu’ils passaient. En ce moment, ils devaient certainement passer des styles de vaporwaves, puisque c’était à la mode, facilement mixable pour les DJ, et que ça mettait généralement une bonne ambiance. Quelques lumières colorées et une machine à brouillard, et tout partait comme sur des roulettes.
Bref.
Un autre point positif : Elle n’allait croiser personne de compromettant ici. Tout au plus des clients de la Pizza Box ou des artistes avec qui elle avait travailler. Mais en tout cas, c’était certain, pas d’ex petite amie avec qui elle risquait de faire des étincelles. Ni de gens du boulot.

Moi ça m’va. J’suis pas une grande danseuse mais bon. ‘Pis toi si t’as pas peur de te faire draguer par des filles, ben c’est bon, nan ?

Encore une fois, la Pizza-Girl locale devait reprendre contenance. Le but n’était pas de se faire virer à l’entrée, n’est-ce pas ? Elle n’avait pas fourni de grands efforts vestimentaires, mais la boîte avait bien l’habitude des butch qui ne s’habillaient pas mieux qu’elle. Probablement.

Tant qu’on va pas au Red Night, ça me va. J’suis un peu persona non grata là bas.

Elle s’expliquerait… peut être à ce sujet là. Rien de certain. Peut-être qu’Ambre les connaissait et que ça lui attirerait des ennuis : mieux valait donc ne pas trop s’avancer. En tout cas, rien ne s’opposait à ce que les deux jeunes femmes n’entrent dans la Machine. L’ambiance changea du tout au tout une fois à l’intérieur. La musique allait fort, mais pas suffisamment pour causer des troubles à ceux qui voulaient parler dans leur coin. Après… Susan n’était pas une référence en la matière : Elle était immunisée à toutes les douleurs et désagréments qui pouvaient lui passer par les oreilles. Et pire, son ouïe lui permettait en ce moment même d’écouter nettement n’importe quelle discussion autour d’elles.

A cette heure-ci, il n’y avait pas grand monde dans l’établissement. C’était franchement tranquille, et il n’était pas nécessaire de jouer des coudes pour arriver jusqu’au bar. Tant mieux ? Les filles pouvaient profiter de l’air et de l’espace qui ne serait pas disponible toute la nuit.

Tu m’surveilles si j’bois de l’alcool ? Puis euh j’te paie ton truc à boire tiens.

C’était mérité, non ? Elles venaient d’atterrir au comptoir, et c’était une serveuse aux cheveux courts et blonds, avenante, qui vint à leur rencontre.

Bonsoir ! Vous voulez boire quelque chose ?

Incertaine, Susan lança un regard à Ambre. Bon, ça n’était pas à elle de prendre la décision à sa place, fallait bien qu’elle dise quelque chose, et si elle n’arrivait pas à changer le cours de ses pensées… Elle pouvait bien boire un truc pour forcer le changement.

D’habitude j’prends de la bière mais j’crois qu’il va me falloir plus fort. Des idées ?
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Dim 25 Juin - 13:31 Message | (#)

J’aurais bougé de mon canapé, de toute façon. Enfin, je crois. Pour aller chercher un paquet de chips par exemple. Ambre eut un sourire. Elle connaissait un peu cet état. Elle n’avait jamais connu de peine de cœur mais il y avait des jours où elle ne se sentait pas de faire quoi que ce soit, rien d’autre que de larver sur le canapé avec Netflix d’un côté, un paquet de chips ou autre chose de l’autre. Elle avait beau se creuser la cervelle, elle ne se souvenait pas d’avoir un jour été dans l’état de Susan. Il fallait bien avouer qu’elle n’avait jamais été très adepte des relations à long terme. Peut-être était-ce seulement parce qu’elle n’avait pas trouvé la bonne personne… ou du moins c’était ce que les mamies qui fréquentaient le Quill & Tea lui assuraient. Le jour où elle trouverait « le bon » — ou « la bonne », pour ce qui en était de ses préférences, Ambre n’en avait pas —, elle se poserait et fonderait une famille… c’était du moins ce qu’on lui racontait. Mais pour l’instant, c’était le cadet de ses soucis. Et pour ce qui était d’avoir fait le deuil de ses parents… elle avait un peu fui la France comme elle fuyait ses sentiments, à l’époque… se plongeant encore un peu plus corps et âme dans la création de son salon de thé et son installation dans ce nouveau pays. Alors non, Ambre ne s’était jamais retrouvée sur son canapé à déplorer un passé qui ne reviendrait pas. Malgré tout, elle estimait pouvoir changer un peu les idées de Susan. Elle l’espérait, du moins.

Si Ambre avançait comme ça son habitude, le regard haut — notamment pour observer les enseignes qui passaient de chaque côté de rue —, ce n’était pas le cas de Susan. C’était un quartier qu’elles connaissaient bien… et d’après ce qu’elle connaissait de la Légionnaire, elle avait sûrement toujours été du genre boute-en-train et pas avec les yeux rougis par les pleurs… Elle pouvait comprendre qu’elle ne veuille pas montrer cette facette d’elle. Personne ne le voudrait. Ambre elle-même ne montrait qu’une infime partie d’elle dans Meadow Street et les alentours. Elle était tellement plus que la « simple » gérante du Quill & Tea… mais il y avait des choses qui étaient mieux cachées… surtout aux yeux de sa clientèle un peu plus âgée. La Française était encore en train d’observer les alentours quand sa compagne de la soirée reprit la parole. Avec ma copine… On s’est engueulées. Puis on a rompu. J’ai pas pu lui reparler depuis, j’l’ai même pas revue. Que pouvait-elle bien répondre à ça ? L’habituel « une de perdue, dix de retrouvées » ne semblait pas être très judicieux… d’autant que même si les mœurs avaient bien avancé, le « stéréotype » de la population restait l’hétérosexualité. On avait beau vanter l’existence d’un gaydar, la plupart du temps, quand on voyait quelqu’un dans la rue, on avait plutôt tendance à le caser dans la section hétéro que dans autre chose. Ce qui rendait les choses plutôt compliquées.

Elle vient d’Ottawa et j’sais même pas si sa famille va bien. Ni elle. Ambre fronça légèrement les sourcils… Ottawa… Elle fouilla dans sa mémoire et se rappela bien une de ses clientes qui lui en avait parlé il y a peu. Elle-même ne se perdait généralement pas dans les fils d’informations, que ce soit sur internet, dans les journaux ou encore à la télévision. Ambre passait certainement à côté de tout un tas de choses par cette pratique, mais elle avait ses petites mémés pour la renseigner… Ainsi, elle était bien souvent au jus de beaucoup d’événements… bien que pas toujours relatés avec justesse et objectivité. Mais oui, on lui avait parlé d’Ottawa. Ses lèvres se plissèrent légèrement. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, on va dire, hein ?Oui. se contenta-t-elle de répondre. Heureusement, une enseigne attira son attention et lui permit de détourner quelque peu la conversation qui n’allait pas dans le sens de la distraction et de la décontraction.

Oh, ouais j’connais. Ce mois-ci ils ont des concerts de temps en temps. Pour le Pride Month et tout ça.Oh, cool ! Concerts, dans l’esprit d’Ambre, était synonyme de meilleure musique que celle du Red Night qui, à ses oreilles, était juste du bruit industriel pour faire vendre et non pas pour danser et faire passer un message. Si lesdits concerts privilégiaient les groupes locaux, assurément ce devait être sympa ! Moi ça m’va. J’suis pas une grande danseuse mais bon. ‘Pis toi si t’as pas peur de te faire draguer par des filles, ben c’est bon, nan ? La Française éclata de rire. Généralement, c’est plutôt moi qui les drague, mais ça pourrait être sympa pour une fois d’échanger les rôles. Ambre lui tira la langue, taquine. Il fallait bien l’avouer, généralement, elle se faisait assez entreprenante. Pas dans le genre lourdasse, bien au contraire, au moindre « non » ou « ça ne m’intéresse pas », elle passait à autre chose. Ambre était partisane du libre-arbitre et du consentement.

Tant qu’on va pas au Red Night, ça me va. J’suis un peu persona non grata là bas.M-mmh. C’est un peu à l’autre bout de la ville, et j’ai pas envie de prendre le bus. Et elle était là pour distraire Susan. Si elle devait croiser Lukaz ou Casey sur les liens, c’était elle qui serait distraite. A la place, elle se remit en mouvement et entraina Susan vers la porte du club. Une fois le seuil passé, la musique se fit reine, bien que pas suffisamment forte pour les obliger à brailler pour s’entendre. C’était agréable. Son regard passa sur l’intérieur. Il n’y avait pas encore trop de monde, mais il était tôt et les gens allaient plutôt sortir dans une demi-heure ou une heure. D’autant plus que l’été arrivait et qu’ils avaient tendance à sortir plus tard qu’en hiver. Le bar n’était pas bondé et Ambre en profita pour prendre cette direction. Ça serait bien d’avoir un verre avant que tout le monde se jette sur la pauvre barmaid. Tu m’surveilles si j’bois de l’alcool ? Puis euh j’te paie ton truc à boire tiens.T’inquiète, la seule que j’autoriserais à rentrer avec toi ce soir, c’est moi ! fit-elle avec un sourire qu’elle adressa ensuite à la barmaid qui venait à leur rencontre. Elle était plutôt mignonne. — Bonsoir ! Vous voulez boire quelque chose ? — D’habitude j’prends de la bière mais j’crois qu’il va me falloir plus fort. Des idées ?Moi je prendrais un Singapour sling… D’habitude, elle prenait plutôt un gin tonic… mais l’avantage du Singapour sling était sa liqueur de cerise qui donnait un goût acidulé et fruité en plus… et elle était d’humeur à ça. Elle jeta un coup d’œil à Susan en réfléchissant à ce qu’elle pourrait bien lui proposer. Mmh… Elle revint à la serveuse. Vous faites des Tsunamis ? Ceux à base de bière et de rhum, pas ceux à la vodka et au tabasco. — Bien sûr. — Et bien un Tsunami pour mon amie alors ! Susan avait parlé de bière, et de sa volonté de quelque chose de plus fort… Clairement, le Tsunami n’était pas pour les mauviettes avec sa bière blonde, son jus de prune, ses rhums blanc et brun, scotch, cognac et gin… mais Ambre serait là pour veiller sur elle au besoin.

La barmaid s’éloigna quelque peu pour leur préparer leurs boissons. Une fois revenue, Ambre laissa Susan payer pour la première tournée et l’attira ensuite vers le reste de la salle. La musique était plus agréable que celle du Red Night, ça, c’était certain. La Française leur dégotta néanmoins une table de libre, étroite et entourée de deux tabourets hauts. Elle aurait bien gagné la piste de danse, mais autant profiter de leurs boissons avant… le temps de faire un peu de repérage. C’était la première fois qu’elle venait ici et elle avait besoin de prendre un peu la température pour ne pas faire de bourde. Elle avala une gorgée de son cocktail et se tourna finalement vers Susan. Je sais que tu as dit ne pas être une grande danseuse, mais compte pas sur moi pour te laisser te transformer en pilier de bar ou faire tapisserie, hein ? Une fois qu’on a fini nos verres, je te traine sur la piste. Ambre, quant à elle, était danseuse. Elle avait même entrainé Casey dans une danse presque classique au Red Night, après que la propriétaire ait bien voulu demander une entorse dans la playlist du DJ. Ça avait clairement détonné dans l’ambiance du club, mais Ambre avait été assez satisfaite malgré tout. Elle désigna le verre de Susan. Comment est ton Tsunami ? lui demanda-t-elle, en espérant qu’il ne ferait pas trop de ravages… et que Susan n’avait pas l’alcool triste.
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Dim 25 Juin - 20:16 Message | (#)

Susan fut rassurée de ne voir aucun jugement d’aucune sorte de la part d’Ambre à son égard. Elle se contentait de compatir, probablement ? Il n’y avait pas grand chose à répondre à sa triste histoire, sinon des banalités pour la rassurer. D’un côté, c’était plus honnête de ne rien dire.

Enfin ! Elle comptait sur la Machine pour vaincre sa tristesse et sa morosité. Et jusque là, ça fonctionnait pas trop mal. Les lieux étaient distrayants : La déco sympa, la musique aussi, et surtout, la perspective de boire un peu et de bouger. Et puis, au cas où elle abusait, il y avait toujours sa partenaire du soir pour l’empêcher de déraper.

C’est bon à savoir. T’es mon ange gardien. - Elle hocha la tête, affirmative.- J’ai pas de chance avec les meufs dans les bars. Genre, une fois j’en ai ramené une, ben c’était une vampire.

Et elle, c’était le dîner. Les choses n’avaient pas franchement été simples ce soir là, et avait marqué dans sa mémoire une impression particulièrement négative des buveurs de sang. Depuis, elle avait évité de draguer dans les bars, et prenait soin de vérifier si son interlocuteur avait un pouls avant de le suivre où que ce soit. Sait-on jamais.
Autant dire que ne ramener personne dans son lit était tout à fait souhaitable. En plus, son appartement était crade. Et elle n’était franchement pas prête à finir avec qui que ce soit, d’ailleurs.
Boire de l’alcool et danser, voilà le plan pour le moment, et c’était déjà pas mal. Boire… Un tsunami ? Pourquoi pas, tant que ça n’était pas la version vodka-tabasco, ça devrait aller. Elle fut reconnaissante qu’Ambre aie fait ce choix à sa place.

Merci.

Régler les boissons ne posa pas de soucis. La mutante n’avait pas encore déversé tout son argent dans des plats à livrer chez elle, pizzas comme sushis confondus, ni dans des dizaines de packs de bière. Elle avait été plutôt économe et n’avait au contraire pas mangé grand chose en dehors de quelques cochonneries.
Et voilà. Quelques instants plus tard, Susan se hissait sur un tabouret haut, d’où elle pouvait jeter des regards un peu partout. Le genre de regards qui cherchait s’il y avait des gens qu’elle ne voulait pas voir ici ce soir.

Enfin. Il fallait boire, elle se poserait bien moins de soucis après tout ça. De tout façon si quelqu’un se pointait ici, elle allait faire quoi ? Elle ne pouvait décemment pas péter un scandale, ni partir la tête basse. Elle devait juste faire sa vie, ou quelque chose comme ça. Sa première gorgée la fit frissonner. Plutôt dans le bon sens du terme : c’était revigorant, c’était fort, ça la réveillait.

J’aime bien. - C’était catégorique - Ça fait un peu truc des îles.

Les gorgées suivantes étaient moins chargées en frissons, mais apportaient toujours leur lot de sensations. Elle sentait déjà qu’elle se réchauffait. Façon de parler. Il lui en faudrait encore quelques uns comme ça si elle voulait vraiment danser comme s’il n’y avait pas de lendemain, mais … ça viendrait, non ?
Elle sourit à Ambre, enfin ! Avec un air taquin, après s’être tournée vers la piste.

J’suis sure qu’tu vas avoir des prétendantes, y’en a d’ja une qui regarde par ici.

Affirma la mutante, qui espérait ne pas se méprendre et se faire draguer à la place de sa comparse. Elle n’était pas trop sure de la façon dont elle réagirait si c’était le cas. Certainement qu’elle prétendrait venir ici juste pour boire et rigoler, passerait sous silence ses drames personnels pour ne pas passer pour une éplorée pénible, et repousserait poliment les avances trop poussées. Comment repoussait-on des avances sans dire qu’on sortait tout juste d’une rupture, sans prétendre avoir une copine et sans vexer l’autre parti ? Aucune idée. Elle improviserait.

Tu m’dis quand tu veux envahir la piste. J’fais un mètre soixante, j’serais jamais une grande danseuse, mais j’vais voir c’que j’peux faire.
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Mar 27 Juin - 15:16 Message | (#)

C’est bon à savoir. T’es mon ange gardien. J’ai pas de chance avec les meufs dans les bars. Genre, une fois j’en ai ramené une, ben c’était une vampire. Ambre eut un sourire. Ça lui rappelait quand elle s’était retrouvée à la Petite Mort avec Abigaïl et avait fait la rencontre de Medianoche. La vampire l’avait fascinée un peu plus que de raison, d’autant plus que la Française avait grignoté un morceau d’âme de Lady Death juste avant… Les effets secondaires issus de l’utilisation de son pouvoir n’avaient pas aidé. Si la nécromancienne n’avait pas été là, elle aurait sûrement servi de dîner à la danseuse. Heureusement, ça ne s’était pas passé comme ça. Malgré tout, elle ne gardait pas un mauvais souvenir de la race vampire. Je comprends. répondit-elle. Même si tout s’était bien passé avec Medianoche, Ambre n’aurait pas parié sa vie sur une rencontre en tête à tête… bien qu’elle bénéficie aujourd’hui de la protection de la Moisson.

Merci. Ambre se contenta de hocher la tête et de s’emparer de son verre quand la barmaid déposa leurs boissons devant elles. Quelques instants plus tard, et elles étaient installées à une table, non loin de la piste de danse. Elle observa les alentours, étudia la clientèle déjà présente, avant de reprendre la conversation avec Susan. J’aime bien. Ça fait un peu truc des îles. Un nouveau sourire étira les lèvres de la Française. Elle n’avait personnellement jamais testé ce genre de cocktails, mais c’était surtout parce qu’elle n’était pas très fan de bière. Sa compagne pour la soirée lui rendit finalement son sourire. Était-ce déjà l’alcool qui faisait effet ? Ambre espérait que la Légionnaire le tenait un peu mieux que ça… mais c’était déjà une avancée considérable dans l’état de sa voisine. J’suis sure qu’tu vas avoir des prétendantes, y’en a d’ja une qui regarde par ici. Ambre battit des paupières un instant avant de porter à nouveau ses prunelles vers la piste, cherchant sans discrétion de qui Susan voulait parler. Tu crois que c’est moi ou toi qu’elle regarde ? La demoiselle en question, depuis son point d’observation, lui semblait plus grande qu’elle, plus musclée aussi, mais sans non plus ressembler à Madame Muscles. Elle arborait définitivement un style plus masculin que la petite robe qu’affectionnait la Française, mais elle n’entrait pas vraiment dans la catégorie des butch non plus.

Ambre haussa une épaule. Elle est pas vilaine. Restait à savoir ce que ce physique dissimulait comme personnalité. Elle pouvait très bien avoir un caractère horrible… mais d’un autre côté, Ambre n’était pas là pour trouver l’amour de sa vie non plus. Elle avait une nouvelle gorgée de Singapour sling et savoura le goût sirupeux de la cerise sur sa langue. Tu m’dis quand tu veux envahir la piste. J’fais un mètre soixante, j’serais jamais une grande danseuse, mais j’vais voir c’que j’peux faire. Un rire suivit les paroles de Susan avant que la propriétaire du Quill & Tea ne réponde. Au pire je te montrerais. lui fit-elle avec un clin d’œil. Avalons encore un peu de nos cocktails et allons-y ! Ça serait con d’y aller maintenant, pour nous retrouver sans verre au final, ou bien avec un truc pas net dedans. La Machine ne semblait pas vraiment être le genre d’endroit où on droguait les verres des filles, mais Ambre était parfois un chouya trop paranoïaque. Elle papillonnait peut-être beaucoup, mais c’était toujours avec le consentement des deux — ou plus — parties. Même si on pouvait dire que son propre pouvoir avait tendance à gommer un peu le libre-arbitre, Ambre en restait une fervente partisane et le défendait.

Après quelques minutes à prendre encore la température de la salle, à se familiariser avec le style de musique apprécié par le DJ, et à faire baisser le niveau de sa boisson, Ambre finit par descendre de son siège. Allez, zou ! Allons leur montrer ce qu’on vaut ! Sans attendre Susan, elle se dirigea vers la piste de danse. La musique était rythmée, avec un fond presque langoureux malgré tout. Le genre de mélodies sur lequel elle aimait bouger en tout cas. Elle jeta rapidement un coup d’œil à la demoiselle qui l’avait reluquée tout à l’heure, avant de se retourner pour faire face à Susan. Ça va aller avec cette musique pour commencer ?
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Jeu 29 Juin - 19:31 Message | (#)

Observer les gens dans la boîte de nuit, et voir autre chose que l’intérieur de son appartement avait des effets bénéfiques sur Susan. Elle pensait effectivement à autre chose que sa rupture et à tout ce qui pouvait aller de travers dans sa vie. Deviner si la jeune femme qui regardait dans leur direction la visait elle ou Ambre était une mission relativement amusante, mais pas difficile : La mutante s’imaginait déjà avoir une sorte d’aura de négativité qui éloignerait les gens pendant une certaine période. Est-ce que ça existait vraiment ? Une sorte de phéromone indiquant intuitivement à son entourage qu’elle n’était pas prête à vivre la moindre relation pour le moment ? Elle pourrait demander à Harvest, c’était son domaine.

J’pense que c’est toi. Ca ferait un beau cliché, non ?

La femme et la (presque) butch, une idylle des temps modernes ? En tout cas, ça collait probablement à l’image que se faisaient les personnes âgées d’un couple lesbien. Peut-être. Susan s’était toujours moquée de ses grands parents lorsqu’ils lui demandaient qui faisait l’homme et qui faisait la femme.

De toute façon, si tu veux draguer, tu dis des trucs en français. Ca donne un air mystérieux, et tout.

Bien sur, la mutante n’était pas née de la dernière pluie, entre ses talents auditifs particuliers et le nom de sa voisine, elle pensait ne pas faire de faux pas en devinant sa nationalité. Si elle se trompait… Tant pis ? C’était pas la mort non plus. Ce genre de devinettes lui gardait l’esprit occupé, et l’idée de draguer en racontant n’importe quoi en français l’amusait encore plus.
D’ailleurs, elle prit un air semi-ténébreux en poussant une mèche de cheveux à moitié devant son visage, avant de s’exprimer dans son français impeccable :

Bonsoir mademoiselle, désirez-vous partager une galette bretonne en ma compagnie ?

Enfin. En tout cas, dans les films ou les séries, ça fonctionnait. Dans la vraie vie ? Pas vraiment. Susan sirotait son verre : Ce genre de cocktails devait être assez coûteux, surtout dans une boîte. Autant ne pas le brûler trop vite. En plus, lorsqu’elles auraient fini, il faudrait aller danser. Pas que la mutante cherche à repousser ce moment, mais elle aurait bien besoin d’au moins deux autres comme ça pour être déchaînée sur la piste.
Enfin, elle pouvait toujours suivre Ambre et tenter sa chance aussi. Au pire, elle ne risquait rien. Elle sauta de son tabouret avec une adresse toute relative, pour rejoindre la piste.

Ca roule. De toute façon, même si la musique me plaisait pas, j’dois faire avec !

Choper le rythme de la musique, c’était une chose, mais faire des mouvements harmonieux qui allaient avec, c’était autre chose. Susan connaissait des tonnes de choses : Elle savait se battre, elle avait appris le jiujitsu avec un Légionnaire sans âge, elle avait appris à gérer sa posture et sa respiration avec le Dragon… Mais la danse ? Aucune idée. Elle s’essaya simplement à des gestes que lui inspiraient la musique, mais sans technique et sans objectifs, le résultat était tout simplement maladroit. Le poids de sa déprime ne s'était pas vraiment envolé de ses épaules non plus.


Lancer de dé sans raison
Réussite : Les filles se font aborder !
Echec : On les laisse tranquille

Lancer 2 (si réussite au 1)
Réussite : Une fille
Echec : Un gars (qui n'a pas forcément compris le concept de la boite

Lancer 3
Réussite x2 : Les deux
Réussite : Ambre
Echec : Susan


(This has been the worst trade deal in the history of trade deals, maybe ever)


Jusque là, Susan ne s'éloignait pas trop. Et sa danse ne semblait pas attirer grand monde. Enfin, en même temps, ça n'était clairement pas la folie, elle attendait surement d'avoir un peu plus d'alcool dans le sang pour montrer l'étendue de sa créativité au monde. Et puis, il n'y avait pas encore beaucoup de monde dans la Machine. Cette tranquilité et cette quiétude n'allaient certainement pas durer, et il serait bientôt difficile d'avoir son petit coin à soi dans cette grande pièce !


Dernière édition par Susan Suncana le Jeu 29 Juin - 19:34, édité 1 fois
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Jeu 29 Juin - 19:31 Message | (#)

Le membre 'Susan Suncana' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Jugement du Hasard' :


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#3 'Jugement du Hasard' :
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Ven 30 Juin - 13:08 Message | (#)

Même sans avoir de don particulier dans ce domaine, Ambre perçut le léger changement dans l’attitude de Susan. Il fallait dire qu’après avoir passé plusieurs années à observer ses clients pour savoir si tout se passait bien et s’ils avaient l’air de vouloir autre chose, Ambre avait développé une petite habilitée à décrypter les gens. Elle était contente si la Légionnaire en oubliait un peu son chagrin et se détendait. C’était son but, de toute façon : lui changer les idées. Elle n’avait pas la prétention de tout régler en une soirée, mais pouvoir respirer un peu entre deux sanglots, sourire et voir du monde étaient déjà un bon pas en avant. Du moins Ambre l’espérait. Encore une fois, elle ne s’était jamais vraiment trouvée dans cette situation alors elle n’était peut-être pas la meilleure personne à qui il fallait poser la question…

J’pense que c’est toi. Ca ferait un beau cliché, non ?En effet. Tout comme Susan, elle n’était pas complètement ignorante des clichés et des stéréotypes qui entouraient les relations homosexuelles. Le « standard » étant l’hétérosexualité, la société avait la vilaine tendance à représenter ces couples « différents » comme s’ils ne l’étaient pas. Il devait forcément y avoir un « homme » et une « femme » dans le couple, qu’il soit composé de deux hommes ou de deux femmes. C’était complètement débile aux yeux d’Ambre qui n’avait jamais eu de préférence autre que celle de son corps et de son cœur. Tant que la personne l’intéressait, la fascinait, l’excitait… elle pouvait bien venir d’une autre dimension ou avoir quatre anus que ça ne changeait rien. Alors s’arrêter simplement au genre de la personne. Ça lui semblait bien futile. D’autant qu’elle-même, même si elle s’habillait plutôt féminine, savait aussi se montrer particulièrement dominante quand le jeu s’y prêtait… elle n’était pas la petite fleur délicate… Susan aurait pu en témoigner suite à leur première rencontre.

De toute façon, si tu veux draguer, tu dis des trucs en français. Ca donne un air mystérieux, et tout. Ambre haussa un sourcil à l’adresse de sa compagne de la soirée et lui adressa un sourire. Bon, OK, il n’était pas bien difficile de deviner qu’elle n’était pas américaine, tant avec son nom qu’avec un léger accent qui se repointait parfois. Elle n’avait jamais réellement pris l’habitude des américains qui mâchaient la moitié de leurs mots et si son accent était clairement français, sa diction était plutôt britannique. Que voulez-vous, grande amatrice de thé qu’elle était… c’était encore étonnant qu’elle ait décidé de partir aux US plutôt qu’à Londres. Bonsoir mademoiselle, désirez-vous partager une galette bretonne en ma compagnie ? Ambre ne put s’empêcher d’éclater de rire à la petite mise en scène de Susan. Oui, il suffisait bien souvent de quelques mots et ça fonctionnait. Ce genre d’exotisme du Vieux Continent plaisait aux Américains. Mais ce qui avait soulevé son fou rire était aussi la mention de « galette bretonne » qui lui avait rappelé Lukaz… et leurs retrouvailles très pimentées au début de l’année. Elle avala une gorgée de son cocktail pour faire passer le rire et les souvenirs de cette soirée.

Puis, finalement, les boissons consommées, Ambre se dirigea vers la piste de danse, suivie de Susan. Il allait bien falloir évacuer un peu de l’ardeur qu’avait fait naître en elle l’alcool et sa propre mémoire. Bon, il fallait bien l’avouer, ce n’était pas avec un seul verre qu’elle allait commencer à avoir chaud, mais bon. Ca roule. De toute façon, même si la musique me plaisait pas, j’dois faire avec ! Ambre eut un sourire pour toute réponse et se laissa porter par les notes. Ses mouvements étaient plus gracieux que ceux de Susan, mais elle ne s’appliquait pas non plus outre mesure. Elle cherchait juste à passer un bon moment. Il n’était pas question de parade nuptiale. Et puis la Machine n’était pas encore pleine, et était plutôt calme. Même la fille qui l’avait reluquée ne semblait pas décidée à venir les rejoindre pour tenter sa chance. Pensait-elle qu’Ambre et Susan étaient en couple ? Peut-être. Néanmoins, la Française n’y accorda pas plus d’attention que nécessaire. Elle était là pour vivre l’instant présent, pas pour faire des plans et ramener quelqu’un dans son lit ce soir.

Puis, la musique changea alors qu’elles étaient toujours sur la piste. Ambre en reconnut les notes presque tout de suite. C’était étrange qu’ils passent ce titre alors qu’il datait de 2009 mais ça n’était pas pour déplaire à la Française… Néanmoins, il ne fallait pas trop s’attarder sur les paroles… surtout dans le cas de Susan. Le « Sleepwalker » d’Adam Lambert, si langoureux à souhait, restait à propos d’un chagrin d’amour. La jeune femme lança un coup d’œil à sa voisine mais ne s’arrêta pas de danser pour autant. Avec un peu de chance, seules les notes attireraient son attention. Ça et peut-être les personnes qui commençaient à envahir la piste pour les rejoindre.

    Premier lancer
    Réussite : Parmi les gens qui rejoignent la piste, un petit groupe s’approchent au plus près d’elles
    Echec : Ils gardent leurs distances, ne venant pas les emmerder

    Second lancer (si réussite au premier)
    Réussite : Des filles
    Echec : Des mecs (qui ont cru qu’ils pouvaient venir pécho pour un plan à trois ?)

    Troisième lancer (si réussite au premier)
    Réussite : Ils/elles restent néanmoins respectueux
    Echec : Ils/elles font leurs gros lourds


Un groupe de filles se rapprocha d’elles. Ambre repéra parmi elles la « presque-butch » qui lui avait fait de l’œil tout à l’heure. Elle se contenta de lui adresser un sourire, sans pour autant se montrer plus entreprenante. Elle voulait attendre de tâter un peu la température des filles qui les avaient rejointes… mais celles-ci s’avérèrent assez sympathiques. Ou, du moins, elles ne se montrèrent pas envahissantes et collantes. Si elles s’étaient rapprochées d’elles pour prendre part à leur danse, elles ne venaient pas se coller aux deux filles comme les mecs pouvaient parfois le faire dans les autres clubs. Constatant la chose, Ambre se détendit légèrement. Elle n’aurait pas aimé à avoir les chasser à coups de pied au cul ou à utiliser ses pouvoirs pour faire distraction et s’éclipser avec Susan.

En pensant à la Légionnaire, Ambre reporta son attention sur elle. Elle se rapprocha légèrement d’elle, suffisamment pour ne pas avoir à hurler pour lui parler, mais aussi pour que les autres filles ne les entendent pas. Ça va, ces nanas te dérangent pas ? Après tout, d’après ce qu’elle avait compris, Susan n’aimait pas spécialement danser, et elle venait de rompre avec sa petite amie… se retrouver sur la piste de danse avec d’autres filles — même respectueuses — la mettait peut-être mal à l’aise… Du coup, plutôt que de faire une connerie, Ambre préférait demander. On avait des réponses que si on posait les questions, non ?


Dernière édition par Ambre Debruyne le Ven 30 Juin - 13:15, édité 2 fois
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Ven 30 Juin - 13:08 Message | (#)

Le membre 'Ambre Debruyne' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


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#3 'Jugement du Hasard' :
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Dim 2 Juil - 17:21 Message | (#)

Susan laissa échapper un soupir quand aux choix musicaux de la Machine. Forcément : une chanson sur deux parlait d’amour, et sur celles-ci, une chanson sur deux parlait de rupture. Et elle exagérait à peine ! Du coup les probabilités pour que ça arrive maintenant étaient assez fortes. Elle aurait préféré entendre une chanteuse de pop parler de ses fesses, mais n’avait pas vraiment l’embarras du choix. Elle devait passer au dessus de ça, c’était que de la musique après tout.

Enfin, la mutante avait d’autres choses pour s’occuper l’esprit : Ambre et elle avaient attiré du monde dans leur danse. Elles avaient presque lancé tout un mouvement : Un groupe de filles, dont l’âge semblait bien varier entre dix-huit et une petite trentaine, s’était incrusté avec subtilité dans leur équipe. Susan ne se sentait pas menacée, et avait encore bien assez de place pour respirer : Tout allait bien. Et puis il lui avait semblé reconnaître l’une des filles : Une étudiante à la SSA, un peu plus grande qu’elle, filiforme, et les cheveux longs châtain. Elles s’étaient adressé un simple salut. Rien qui annonçait le moindre ennui pour le moment.

Mieux encore, Susan avait l’impression d’être dans un vrai petit cocon : Ambre venait aux nouvelles, et c’était adorable de sa part. Ceci dit, il y avait bien une chose pour que la soirée se bonifie, et qu’elle soit un peu moins bizarre sur la piste.

Non, elles sont cool ça va. J’veux dire, tant que personne me met de main au cul je devrais survivre. Mais j’pense qu’un autre verre serait pas de trop. Puis on revient danser après.

Elle n’envisageait pas une seule seconde ramener qui que ce soit chez elle. Elle n’était pas venue pour ça et ne se sentait absolument pas prête. Danser, rire éventuellement, c’était bien suffisant, et au moins elle ne risquait pas de finir éplorée sur l’épaule d’une inconnue.
S’amuser, boire un peu plus qu’elle devrait et avoir une petite gueule de bois était tout à fait envisageable. S’éloigner vers le comptoir lui permettait aussi d’échanger quelques mots avec Ambre.

Ça peut pas me faire de mal de rencontrer des gens ici, mais j’suis un aimant à emmerdes. Du coup si j’commence à trop coller les autres, ça risque de leur tomber dessus aussi. C’est surement c’qu’il s’est passé.

Ah, si elle avait pu saboter le moral que sa voisine avait tenté de réinstaller en une phrase, elle ne s’y serait pas mieux pris. Il fallait qu’elle reprenne la distraction si elle ne voulait pas garder une mine morose jusqu’à la fin de la soirée, et qu’elle oublie ce qu’elle venait de dire à propos de la corrélation entre elle et les drames qui s’acharnaient à lui pourrir la vie.
Probablement que les autres filles sur la piste de danse pouvaient aider à lui remonter le moral.



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Dim 23 Juil - 16:43 Message | (#)

Si la présence des filles n’importunait pas spécialement Ambre, ça aurait pu être le cas de sa compagne pour la soirée. Et, le but de cette sortie était que Susan se porte mieux et non pas qu’elle soit gênée par des filles. On disait que le meilleur moyen de combattre un chagrin d’amour était de se remettre en selle… mais la Française doutait du bien-fondé de cette pensée. En effet, ce n’était pas en fricotant avec tout ce qui bougeait qu’on oubliait un cœur brisé. Pas sur le long-terme en tout cas… enfin, c’était ce qu’elle pensait. Elle n’avait jamais vécu ce que Susan expérimentait en cette période. Ambre n’avait toujours eu que des aventures plus ou moins longues, sans jamais aucune promesse d’éternité et de monogamie. Elle n’avait même jamais réellement eu tant d’amis que ça, elle qui s’était vite toute dédiée à son salon de thé et aux étapes à accomplir pour y arriver. Il n’y avait encore eu que Julia… mais ça remontait à longtemps maintenant. Les seuls dont elle avait souffert de la perte étaient ses parents… et encore, elle avait fui à l’autre bout du monde comme pour se refaire une vie. Était-ce pour cela que la Chasse l’avait choisie ? Parce qu’elle n’avait aucune attache ? Ambre n’en savait toujours rien… et au final, elle s’en fichait un peu. Si ce n’était ce deuil qu’elle n’avait jamais réellement fait, elle aimait sa vie telle qu’elle était et ne donnerait rien pour revenir en arrière.

Non, elles sont cool ça va. J’veux dire, tant que personne me met de main au cul je devrais survivre. Mais j’pense qu’un autre verre serait pas de trop. Puis on revient danser après. la rassura Susan après qu’elle lui ait posé la question. Elle hocha la tête et la suivit alors qu’elles s’éloignaient de la piste de danse pour rejoindre le comptoir. Elle sentit quelques paires d’yeux sur elles, mais ne se retourna pas pour voir qui les suivait du regard. Peut-être les autres filles étaient-elles déçues qu’elles partent si vite alors qu’elles les avaient décidées à venir danser. Au fond, Ambre s’en fichait bien. Elle ne faisait pas grand cas des pensées et des sentiments d’autrui… sauf Susan ce soir.

Elle fit signe à la barmaid de leur remettre la même chose qu’un peu plus tôt dans la soirée. Ça peut pas me faire de mal de rencontrer des gens ici, mais j’suis un aimant à emmerdes. Du coup si j’commence à trop coller les autres, ça risque de leur tomber dessus aussi. C’est surement c’qu’il s’est passé. Ambre se dandina sur son tabouret mais offrit un sourire à Susan. T’en fais pas pour les emmerdes. Le chaos, ça m’connaît bien et ça ne me fait pas peur. Il était vrai qu’elle ne s’était pas trop attardée sur la nature de ses pouvoirs lors de leur première rencontre. Susan ne savait guère les détails de ce qu’elle était capable de faire, si ce n’était de piquer un peu d’énergie aux gens et de les pousser à accomplir des actions imprévisibles et déclenchant du chaos. À dire vrai, un peu de désordre ne serait pas pour lui déplaire… C’était de cette façon qu’elle grignotait… et, si elle n’avait pas besoin d’insuffler ce chaos, c’était tout bénéf pour elle, en fait. Tu sais, les ennuis, ça peut tomber sur la gueule de n’importe qui. Ta pizzeria est encore debout, non ? C’est que tu dois pas être tellement un aimant que ça. Moi, j’ai failli perdre le Quill & Tea à cause d’un essaim d’insectes mutants et d’un tueur à gages qui a abattu un type à l’intérieur, alors tu sais… Tentative de remonter le moral ? Peut-être bien. S’en sortait-elle bien ? Rien n’était moins sûr.

La barmaid leur servit leurs boissons, interrompant un moment leur conversation. Ambre trempa les lèvres dans le liquide rouge pétant et en savoura à nouveau le goût sucré luttant contre l’amertume du gin. Elle détourna les yeux pour observer la piste qui s’était un peu plus remplie. Il était temps. On s’aurait presque cru au collège ou au lycée : tout le monde hésitait à se lancer et il suffisait qu’un petit groupe s’y mette pour que tous suivent… Les humains parmi une foule étaient parfois saisissants de surprise. Son pied battait la mesure du rythme de la musique, distraitement. Oui, elle aimait danser. Elle aimait aussi observer les filles qui se trémoussaient sur la piste. Quelques types aussi, mais comme c’était un club gay, sûrement que la plupart ne s’intéresserait pas à elle… à moins qu’ils soient bi. Elle l’était bien, elle. Elle ne ramènerait sûrement personne chez elle ce soir, si ce n’était Susan, mais rien ne lui interdisait de s’amuser un peu sur place…


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I see hell in your eyes. Taken in by surprise. Touching you makes me feel alive. Touching you makes me die inside. Walking, Waiting. Alone without a care. Hoping and hating ©️ Candy Apple
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