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Je te couvre camarade ! [PV Barrett]

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Mar 13 Juin - 14:39 Message | (#)

Le soleil venait à peine de se lever que déjà, Isobel et son camarade et ami Barrett Anderson étaient sur le terrain. Quand on bossait à l'UNISON, les urgences pouvaient être assez fréquentes, et même de nuit ou très tôt le matin. Il n'y avait pas non plus mort d'homme, ce qui était plutôt appréciable pour le duo, mais il y avait tout de même un risque assez important que ça dégénère. La situation échappait au contrôle de la SCPD, ce qui avait forcé l'UNISON à envoyer un binôme sur place, pour calmer les choses. Les faits étaient classiques, mais l'envers du décor beaucoup moins.

Sur la Promenade, du côté de Hamelin Square, il y avait les débuts des préparatifs pour le 4 juillet ; des ouvriers, des artificiers, des ingénieurs, bref tout ce qu'il fallait pour établir la sécurité et le bon déroulement de la fête nationale, le mois suivant. Ils bossaient ici, d'après les quelques informations dont disposait le duo, depuis trois jours. Et en trois jours, il y avait déjà eu du grabuge. Dimanche, il y avait eu une altercation entre plusieurs ouvriers. La veille, lundi, une femme suspecte avait été repérée traînant sur les lieux. Et aujourd'hui, à l'aube du mardi matin... l'occupation des lieux par plusieurs personnes. La SCPD était intervenue pour déloger les gêneurs, gentiment et calmement. On leur répondit avec violence, et il apparut que les squatteurs étaient des supers (ou pour au moins deux d'entre eux). Leur nombre exact était inconnu, mais ils n'étaient sûrement pas plus de dix en tout. Nan, le problème, c'était que ces gars-là préparaient un truc avec des feux d'artifices à l'air très dangereux.

L'oreillette d'Isobel crépita, signe envoyé par Barrett pour lui indiquer qu'il était en position. L'agente leva le nez de son petit-déjeuner, pour chercher son compagnon du regard, à environ un kilomètre de là. Sa vue lui permettait de le voir sans aucune difficulté, et même de lire l'anxiété sur son visage. C'est vrai que des deux, la femme avait le plus d'expérience du terrain. Lui, c'était un parleur, un type qui allait au danger pour discuter. Elle, elle tirait si la situation dégénérait ou le méritait. Elle activa la communication pour répondre.

 « Je te vois. Sans dec', vire-moi cet air de chien battu de ton visage, on dirait que tu vas au cimetière. »

Elle s'interrompit pour lui laisser le temps de répondre, et en même temps parce qu'elle mordit à pleines dents dans son pancake. Quoi ? Il était méga tôt, elle avait faim, et elle avait le droit de manger, non ? C'est pas comme si elle avait un Remington M700 pointé dans la direction des squatteurs. Ah bah si, en fait.

 « De toute façon, ça a rien d'une situation dramatique pour le moment. Rappelle-toi : tu vas leur parler, tu essayes de comprendre ce qu'ils font, de les calmer, voir de les forcer à partir parce que tu sais parler comme un chef... et moi je te couvre. Si jamais ça dégénère, je tire. Pas sur toi, promis. »

Elle trouvait l'anxiété de son partenaire assez drôle, mais ne pouvait lui en vouloir. Elle était planquée de l'autre côté de la Wading, à un peu plus d'un kilomètre, en train de manger et de vérifier avec sa boussole et la rehausse de son arme que tout était bien de son côté. Barrett était en sécurité, beaucoup plus qu'il ne le pensait ou ne voulait l'admettre : elle tirerait et éliminerait toute menace avant qu'il ne puisse être touché. Cela dit, à sa place, elle ne se serait sans doute pas senti complètement en sécurité.

Son petit-déjeuner terminé, Isobel remit ses gants, avant de s'allonger, les mains sous le menton, pour observer la scène de là où elle était. Barrett était arrivé au niveau du barrage policier, et s'apprêtait sans doute à faire les premiers pas en direction du groupe de squatteurs. Même si la gêne du jeune homme était drôle, elle se força à lui parler calmement et d'un ton rassurant.

 « Allez, ça va bien se passer. Note tout ce que tu vois, entends et suppose. Oublie pas nos mots de passe si la situation t'échappe. Promis je t'offre un pancake si jamais tu te retrouves dans la merde. »

Maintenant, plus qu'à attendre.
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Barrett Anderson

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Jeu 15 Juin - 11:18 Message | (#)

Pour l'occasion, Barrett portait une casquette, moins pour le soleil que pour éviter de trop montrer son anxiété. Mais il en fallait plus qu'une casquette pour échapper à l’œil précis de l'agent Isobel Bishop. Enfin le stress était supportable et puis son binôme le rassurait assez efficacement, même si ça ne suffisait pas à dissiper toutes les inquiétudes du jeune homme. Ce n'était pas comme si son esprit « s'amusait » à en imaginer à l'infini. Pour tout dire, l'agent junior aurait préféré une mission encore plus simple pour aller sur le terrain. Le mieux aurait été de rester dans un bureau, l'oreillette à l'oreille et de prodiguer de sages conseils à Isobel qui elle aurait été sur le terrain. Mais sa partenaire avait une préférence pour une stratégie qui avait fait ses preuves : mettre directement les mains dans le cambouis. Une manière efficace d'apprendre... et de mourir, accessoirement. Une perspective à laquelle Isobel fit une référence piquante.

– Il se pourrait que je m'approche de mon propre enterrement alors je prends de l'avance. Après ma mort, je n'aurai pas trop le choix de mes expressions faciales. fit-il remarquer dans une tentative d'humour noir qui aurait pu être plus convaincante si on n'entendait pas cette intonation nauséeuse due au stress dans sa voix.

Mais malgré tout ça, le jeune homme avançait quand même avec un semblant d'assurance. Sa tâche était simple. Sur le papier. Peut-être que ses pouvoirs l'aidaient un peu à savoir ce qu'il devait faire au final, pour compenser toutes ses inquiétudes et ses interrogation typiquement Barrettiennes.

– Rappelle-moi pourquoi la Légion ne peut pas s'en occuper ? demanda-t-il à son équipière.

Techniquement, il le savait déjà, mais c'était plus pour faire la conversation (une conversation calme) qu'autre chose. Ce genre de tâche exigeait une certaine subtilité et un super héros en costume en manquerait sans doute. Ou du moins, cela enverrait un message un peu trop direct aux squatteurs/perturbateurs qui risqueraient de mal le prendre. C'est sûr qu'un bleu comme l'agent junior Anderson, c'était moins offensant. Mais si de leur point de vue, Barrett se doutait que la chose passerait relativement bien (en théorie), du sien, la situation était un peu moins optimiste. Cela dit, il s'inquiétait plus de générer des réactions négatives de la part de ses « clients » que de recevoir une balle perdue de la part d'Isobel. Les capacités de tir de cette dernière ne l'inquiétaient pas le moins du monde depuis qu'il les avait vues à l’œuvre, même depuis qu'il les avaient lues, d'ailleurs.

– Et si je n'ai plus de dents pour manger mon pancake ? là encore, c'était pour rire, mais il y avait quand même une pointe de sérieux dans la voix.

Après tout, le jeune Anderson avait déjà remporté un tatouage à l'acide rien qu'en se connectant sur une chatroom. Perdre ses dents semblait presque être une alternative raisonnable. Mais il ne resta pas là à imaginer le pire et s'activa pour approcher de son objectif. L'étape une passa crème. Il suffit de montrer son badge pour que l'agent de police le laisse passer. Ce dernier se demanda tout de même si ce garçon n'était pas un peu trop jeune (et inexpérimenté) pour accomplir une telle tâche. Mais ce n'était pas sa place que d'exprimer ses doutes. Ils attendraient les conversations de bistro devant des donuts avec ses collègues.

Les policiers et leurs donuts imaginaires passés, Barrett s'approcha des squatteurs qui, malgré leurs regards méfiants, affichaient un comportement assez festif, comme s'ils étaient fiers d'être ici. Quelques uns d'entre eux jetèrent un coup d’œil à Barrett en le voyant approcher avant de le quitter des yeux, évaluant la menace comme étant minime, probablement. Le muté continua tout de même sa progression. Le Terminus lui manquait presque.

– Bonjour, messieurs dames.

Car il y en avait. Mais aucun et aucune ne leva la tête vers lui. Mais ça, c'était prévisible.

– Je m'appelle Barrett Anderson et je travaille pur l'UNISON.

Là il gagna un peu plus d'attention. Quelques regards, des sourcils levés, sceptiques et/ou interrogateurs. L'un d'eux lui répondit :

– Qu'est-ce que tu veux ?
– Justement, je viens pour connaître vos intentions. A peine avait-il dit cela, le jeune homme se rappela qu'il serait plus efficace d'adapter son discours pour être plus... chaleureux. Je veux dire... qu'est-ce qui vous amène ici ? C'est sûr que c'est un endroit sympa, mais avoir tout ce monde et tous ces flics autour, ce n'est peut-être pas l'idéal, non ?

Mine de rien, sur le moment, au cœur du dialogue, les choses étaient plus faciles à gérer qu'il l'aurait cru. D'un point de vue émotionnel en tout cas. Et de son côté.

    Lancer de dés :
    Réussite : Dialogue il y a.
    Échec: Ça casse


– Parce que nous on devrait rester tranquilles dans des squats à l'écart de tout le monde histoire de ne pas faire chier ?
– Non, ce n'est pas ce que...
– Et puis de quoi je me mêle ? De quoi l'UNISON se mêle ? Vous pouvez pas nous foutre la paix ?! On est dans un pays libre, que je sache !
– Évidemment, mais...
– Mais quoi ?!

Il s'était levé, le type. Debout, Barrett constata qu'il était vraiment très grand, près des deux mètres. Il remarqua aussi ses poings se changèrent en métal et qu'il s'avança un peu vivement du jeune Anderson. Ce dernier ne put s'empêcher d'avoir un mouvement de recul. Il ne savait plus quoi faire ou dire. Dans le doute, il choisit de se taire et d'attendre de recevoir de l'aide de sa binôme... mais sans la lui demander. Quelque chose lui disait que parler dans son oreillette ne plairait pas à ses types. Et ceux qui étaient encore assis n'avaient pas l'air plus amicaux que celui qui s'était levé. En plus, le traducteur voyait bien avec ses pouvoirs que les choses risquaient de dégénérer. Il espérait qu'Isobel lui donnerait des conseils plus qu'une intervention sniper. Mais chacun faisait ce qu'il pouvait.


Dernière édition par Barrett Anderson le Jeu 15 Juin - 11:25, édité 1 fois
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Jeu 15 Juin - 11:18 Message | (#)

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Jeu 15 Juin - 12:40 Message | (#)

Poussant un soupir d'exaspération, Isobel laissa son front tomber sur ses mains. Evidemment, il avait fallu que ça parte en sucette dès le début, alors même que Barrett était à peine arrivé sur les lieux. Et comme si le super qui menaçait son compagnon ne suffisait pas, elle en nota un autre, en retrait, qui indiquait à plusieurs squatteurs de se positionner derrière des véhicules et des caisses. La situation était en train de dégénérer, déjà. Et en plus, il y avait la SCPD derrière, en train de regarder, et bien sur, de ne rien faire. Ils n'avaient sans doute pas trop apprécié que l'UNISON prenne aussi vite cette histoire de super-squatteurs. Le truc, c'était que les supers, c'était leur domaine, non plus celui de la Police. Surtout s'il y avait violence, comme là.

Bon, deux options : tirer, premièrement, pour faire peur ou pour neutraliser. Le silencieux sur le fusil de l'agente empêcherait de provoquer des mouvements de panique de son côté, d'autant qu'elle se trouvait très près d'une grande voie de circulation. Mais d'un autre côté, elle n'aurait pas attendu bien longtemps avant de faire feu, et il serait sûrement impossible de faire machine arrière si il y avait échange de tirs. Restait donc la seconde option : souffler des mots à Barrett. Merde, quoi, c'était lui le diplomate, pas elle ! Se prenant la tête dans les mains pour réfléchir, Isobel s'interrogea sur comment faire pour calmer un super-squatteur visiblement très enragé. Il semblait avoir une dent contre les forces de l'ordre.

Qui ne tente rien n'a rien, après tout, non ?

 « Dis-lui que l'UNISON a envoyé un type comme toi parce que l'organisation ne voulait pas de grabuge. Ils veulent éviter que la situation ne dégénère entre eux et la SCPD, et tirer l'histoire au clair : genre qui a déclenché les hostilités le premier etc. Que t'es pas là pour les entuber ni rien, mais uniquement pour essayer de trouver des explications, et aussi pour savoir pourquoi ils prennent possession de ces lieux, spécifiquement. »


Lancer de dés
Réussite : les squatteurs acceptent de parler avec Barrett pour le moment
Echec : les squatteurs continuent de réagir avec violence, ce qui pousse la SCPD à intervenir


A vrai dire, en entendant dans son oreillette les paroles retranscrites par son camarade, Isobel ne put s'empêcher de se dire que ça allait foirer. Elle avait l’œil dans la mire du fusil (elle n'utilisait que rarement des lunettes), le doigt sur la gâchette. Sa respiration contrôlée ne l'empêchait pas de ressentir une pointe d'anxiété pour Barrett. Le pauvre gars allait sûrement se souvenir de cette mission pendant longtemps. Et finalement, alors que l'agente s'apprêtait à voir la situation dégénérer encore plus, le « chef » des squatteurs se calma. Elle poussa un soupire de soulagement et se détendit légèrement. Pas de problèmes pour le moment.

Elle laissa son compagnon gérer la suite, tendit qu'elle observait le ménage des autres. Ceux qui s'étaient mis à couvert sortaient de leurs cachettes, et se mettaient à déplacer des caisses et à installer leur petit campement. Comme s'ils avaient l'intention de rester là un bon moment, et que personne n'avait le droit de venir les gêner. Dans un sens, la vue du « chef » suffisait à décourager beaucoup de gens ; mais l'UNISON avait parlé de deux supers, au minimum. Où et qui était le second ? La SCPD aurait au moins pu donner des infos dessus, bordel. Son regard fut attiré par une adolescente, qui ouvrait une caisse plus grande qu'elle. Elle découpait l'ouverture avec ses mains.

 « J'ai trouvé l'autre super. Fille, la quinzaine maximum, derrière le fourgon rouge. Elle a des espèces de griffes au niveau des mains, genre Wolverine. Essaye d'en savoir plus sur leur activité. » énonça-t-elle dans l'oreillette.

Elle attendit de voir ce qu'il y avait à l'intérieur de la caisse, mais sa vision fut obstruée par un autre véhicule, qui vint se placer entre elle et l'adolescente. Probablement pas intentionnellement contre elle, et pourtant... elle avait le sentiment que c'était volontaire de placer l'autre véhicule là. Par prévention, presque. Pendant ce temps, Barrett parlait encore avec l'autre. Se pouvait-il que certaines caisses ne contiennent pas, ou pas que, les feux d'artifices dangereux que la SCPD avait vus ?

 « Gaffe à la gamine, je la vois plus. »


Dernière édition par Isobel Bishop le Jeu 15 Juin - 12:51, édité 1 fois
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Jeu 15 Juin - 12:40 Message | (#)

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Ven 16 Juin - 12:11 Message | (#)

Autant Barrett pouvait mettre les formes pour enjoliver n'importe quel discours et aider la pilule à passer, autant il fallait d'abord savoir quoi dire. Là, tout de suite, spontanément, sans la moindre ligne directrice, le jeune Anderson était un peu perdu. Déjà par la situation, mais aussi par ses propres pensées. Il pouvait facilement projeter des simulations de conversation pour essayer d'en déterminer les issues possibles, sauf que les possibilités, justement, étaient infinies. On obtenait donc un Barrett qui buguait. Heureusement, Isobel lui donna des pistes. Sans perdre de temps à les analyser, le jeune traducteur les exprima avec sa propre rhétorique pour adoucir au mieux les choses.

– Justement, si je suis là, c'est pour éviter que les choses dégénèrent. Je ne cherche aucun ennui avec vous ou qui que ce soit, personne ne le veut et je suis sûr que vous non plus. Enfin, vous vous doutez bien qu'une approche violente sans la moindre raison pourrait faire des blessés de tous les côtés, aussi bien celui des forces de l'ordre que des civils et du vôtre. Vous n'avez pas l'air d'être ici pour chercher la bagarre, je me trompe ? D'après ce que je peux voir, vous avez une raison bien précise d'être ici, peut-être un message à communiquer, que sais-je. Et c'est cela dont j'aimerais prendre connaissance, rien d'autre. Je ne suis pas là pour vous empêcher de faire quoique ce soit. Ce serait stupide vu que je ne sais même pas de quoi il s'agit.

Bon, là pour le coup, ils avaient invoqué et bien présenté toute la raison possible. Si ces types ne voulaient pas l'entendre de cette oreille, c'est que leur intentions étaient clairement déterminées. Mais il semblerait que le discours de l'agent junior ait fait son effet, ou du moins un petit effet. Le grand type (baraqué, au passage) desserra les poings qui reprirent une couleur et une texture chair. Son visage aussi sembla se calmer un peu.

– T'es un gars drôlement bavard, toi. il y avait presque de l'humour dans cette remarque. Enfin ils étaient encore loin d'en être à boire des bières ensemble. On est là pour protester contre la pollution sociale.

Des écolos socialistes ? Un mélange pour le moins explosif, sur le papier. Barrett n'avait aucune idée de ce que cela voulait dire mais comme le grand type semblait décidé à parler, il le laissa faire en espérant que son discours l'éclaire un peu plus sur la situation et sur les intentions de ces squatteurs.

– Les gens se fichent les uns des autres et pourtant ils se réunissent dans ce genre d'endroit pour regarder des spectacles ensembles. Sans parler. Sans faire gaffe les une les autres. En se marchant dessus parfois. Puis je te parle même pas des ordures qu'ils laissent derrière eux. Ils polluent leur ville, leur nature, leur monde et ils se polluent eux-même en tant qu'humains. On est là pour leur montrer ce que c'est de vivre dans une vraie communauté, soudée, solidaire. C'pour ça qu'on s'impose ici là où ils sont supposés faire la fête. Pour leur montrer l'exemple...

Pendant ce temps, Bishop lui donna des infos supplémentaires sur l'autre Super présente. Barrett écouta sa collègue sans le montrer à son interlocuteur en face. Il nota évidemment les informations qu'elle lui confia dans un coin de sa tête, en espérant bien sûr qu'elles deviennent inutiles et qu'il n'y ait pas besoin de prendre en compte les griffes de la jeune fille dont il était question.

– ...on ne cherche pas les emmerdes, mais si les emmerdes nous trouvent, on saura quoi faire.

Le ton était donné. Barrett avait écouté tout cela avec attention et même avec compréhension. Techniquement, il ne pouvait pas trop décider pour les autres, notamment la SCPD et la ville, de manière générale. Tout ce qu'il pouvait faire était d'attendre les instructions de sa collègue. Là, tout de suite, il ne pouvait pas trop converser avec elle et avec les autres partis impliqués. Sûr que son présent interlocuteur n'apprécierait pas beaucoup. En attendant, le muté donna le change.

– Bon, alors si ce n'est que ça, je ne pense pas qu'il y ait de problème. A mon avis, la police est venue parce que certaines personnes se sont inquiétées... enfin je pense que vous avez l'habitude de ce genre de jugement trop rapide.
– Ouais, on peut dire ça.
– Après, je veux pas vous dire quoi faire, évidemment, mais c'est vrai que si vous avez accueilli tout le monde comme moi, ça ne doit pas les rassurer non plus.
– Mieux vaut prévenir que guérir. On est bien décidés à faire ce qu'on a à faire jusqu'au bout.

Là-dessus, Barrett ne répondit rien, jugeant que ce n'était pas utile de donner un cours de diplomatie. Mais déjà, il était bien content qu'un dialogue soit établi. C'était assez pour le rassurer de l'absence visuelle de l'autre Super. D'ailleurs, il laissa Isobel s'en inquiéter. D'autant plus qu'un autre problème lui tomba dessus.

– Je peux savoir ce que cela signifie !

Barrett et le squatteur en chef se retournèrent aussitôt en direction de ce nouveau coup d'éclat : une femme, dans la quarantaine avancée, tailleurs, cheveux bien coiffés, talons hauts, mais pas trop, avançait d'un pas pressé vers eux en scandant son indignation.

– Vous n'avez rien à faire ici, bande de hippies ! Vous allez tout gâcher alors vous allez reprendre vos caisses et vos fauteuils pliants et ficher le camp d'ici. La préparation du 4 juillet est un événement de la plus haute importance pour notre association et son déroulement doit suivre un programme précis et officiel. Il n'est pas question de...
– Madame, s'il vous plaît...
– Silence, jeune homme, je ne supporte pas d'être interrompue. Je disais donc...

Voici donc Miranda Patrick, présidente de l'association des patriotes de l'étoile. Conservatrice jusqu'aux orteils, bien déterminée à chasser ces gêneurs... même si tout ce qu'elle faisait pour le moment, c'était envenimer les choses...
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Ven 16 Juin - 15:04 Message | (#)

Ça sentait grave les emmerdes, et pas uniquement parce que les supers commençaient déjà à s'agiter. L'arrivée de cette femme – qu'Isobel ne connaissait pas du tout – chamboulait toute l'opération de négociation. Enfin, presque tout. Elle arrivait sur ses grands chevaux, prête à crier, à chouiner et à balancer tout un tas de trucs débiles juste pour pouvoir se faire entendre. Elle allait même jusqu'à insulter les squatteurs, les traitant de hippies. Bon, si on avait vu mieux comme insulte, Isobel put voir avec consternation qu'elle avait fait mouche, et atteint son but précis : faire enrager le « chef ». Ce qui n'était absolument pas la meilleure des décisions.

Néanmoins, alors qu'une fois de plus, l'agente se préparait au pire, la situation se calma d'une manière inattendue : le squatteur aux poings de métal se remit à parler, et il le fit de manière diplomate. Voilà qui était assez révélateur : il connaissait sans doute cette femme, ou en tout cas, avait déjà eu affaire à elle ou à quelqu'un du même acabit. Barrett saurait sans doute gérer ça. Isobel reporta son attention autour du campement des squatteurs, et notamment sur les flics. Car ceux-ci ne restaient plus inactifs, désormais. Des véhicules supplémentaires étaient arrivés, et ils semblait qu'un barrage était mis en place autour du périmètre. Bientôt, il y aurait sans doute un hélicoptère, ce qui ne manquerait pas d'attirer définitivement l'attention de tout le monde.

Un van se gara à vive allure derrière les bagnoles de la SCPD ; Isobel poussa un soupir d'exaspération en reconnaissant le logo dessus.

 « Les journalistes sont dans la place... et je crois que ça agite un peu les flics. J'espère que tu vas savoir gérer la chouette et le big boss, car je peux pas tout surveiller en même temps. »

Ouais, deux personnes, vu comment ça pouvait partir en couille, c'était peu, trop peu. Barrett ne savait pas spécialement se battre, si elle se souvenait bien ; c'était elle la combattante. Elle nota dans un coin de sa tête qu'il lui faudrait jouer la prof de taekwondo un de ces quatre, histoire qu'il apprenne à coller deux-trois baignes aux gens un peu con. Et à se servir d'une arme aussi, par la même occasion. Elle n'avait pas vraiment l'instinct pédagogue, mais c'était son partenaire de mission, un ami et collègue : elle pouvait faire cet effort.

Retour à la réalité : Barrett, le chef et la connasse (ça ferait un bon titre de film ça, tiens) parlaient, mais comme Isobel n'y prêtait qu'une oreille distraite, impossible de savoir si ça partait mal ou non. Elle observait tout le remue-ménage autour des lieux, et dans les lieux. Les squatteurs ouvraient plusieurs caisses, bougeaient des véhicules, se donnaient des directives. L'ado super se trouvait parmi eux, et elle eut même le droit de conduire un véhicule pour le faire reculer. Mais qu'est-ce qu'ils foutaient, ces gens ? Derrière leurs barrières, les flics tentaient d'empêcher la foule grandissante de s'approcher. L'heure tournait, la matinée commençait, et journalistes et civils allaient bientôt grouiller autour de l'attraction du jour. Ah bordel, cette fête nationale serait méritée, cette année, vu les problèmes autour.

Enfin, elle put voir ce qui se trouvait à l'intérieur d'une des caisses. Rien que du matériel de feu d'artifice, mais pas n'importe lequel. Du très haut niveau, du très gros et donc, dangereux si mal utilisé. Le genre de truc qui peut aussi servir à faire de gros dégâts, si on sait l'utiliser correctement. Heureusement, tout était encore emballé, mais... un truc clochait. L'instinct du soldat, si vous voulez, mais Isobel sentait qu'un truc n'allait clairement pas.

 « Essaye d'orienter la conversation sur leurs feux d'artifices. Pas sûre qu'ils soient tous réglementaires et réglementés. Je cherche le truc qui cloche dans tout ça. Et sans vouloir te mettre la pression, Barrett, prépare-toi à te planquer si ça chauffe. »

Comme pour lui donner raison, des squatteurs s'agitèrent soudainement à l'arrière de leur « camp », côté fleuve. Un véhicule semblait hors de contrôle.


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Echec : les squatteurs ne parviennent pas à maîtriser le véhicule incontrôlable.


Dernière édition par Isobel Bishop le Ven 16 Juin - 15:04, édité 1 fois
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Lun 19 Juin - 17:36 Message | (#)

Quoi de mieux pour énerver des squatteurs typés punks qu'une conservatrice grande-gueule comme cette femme ? Là, si les coups ne partaient pas tout de suite, les insultes et les menaces ne devraient pas tarder à jaillir de toutes parts. Cela, même un handicapé social comme Barrett pouvait le voir venir à des kilomètres. Le pauvre, s'il avait un peu plus confiance en lui, il aurait pu essayer de dire ou de faire quelque chose pour calmer les ardeurs des deux côtés mais il craignait trop de faire pis que mieux. La voie du silence fut donc son choix. Ainsi, il participa indirectement à la dégénération de la situation. Ou pas.

– Je vois qu'on a attirer l'attention des vautours... commenta le leader des squatteurs avec un calme tout à fait authentique et surprenant.

Cela fil lever un sourcil interrogatif chez Barrett qui, en observant les deux interlocuteurs, comprit qu'ils se connaissaient déjà. Cela pouvait soit compliquer soit simplifier la situation...

– Comment osez-vous ?! J'exige le respect ! s'écria la femme en tailleur, parfaitement scandalisée.

Pourtant, c'était certain à présent, ces deux là se connaissaient. Et pendant ce temps, Isobel fit son rapport à Barrett qui ne pouvait toujours pas répondre. Aussi bien pour des raisons « politiques » que pour concentrer son attention sur les deux partis concernés et éventuellement réussir à calmer les choses.

– Toujours aussi froide et guindée, faudrait voir à te détendre un bon coup, ça ira mieux après.

La gifle n'étant pas loin, l'agent junior se décida à intervenir.

– Ok, ce n'est pas la peine d'en venir là. Ça ne sert à rien et ça fait perdre du temps à tout le monde. Je suis sûr que chacun de vous préférerait être ailleurs, ou faire autre chose, là, tout de suite.
– Ailleurs, non, mais ne pas avoir à supporter cette peau de vache, oui.

La concernée ne répondit rien mais elle semblait d'accord avec Barrett... encore que, les éclairs qu'elle lançait presque avec ses yeux rendaient l'interprétation délicate.

– Très bien, dans ce cas je propose que...

Mais personne ne saura ce que Barrett voulait proposer car l'agitation provoquée par le véhicule non contrôlé vint à leurs oreilles. Les trois se tournèrent dans la direction du grabuge juste à temps pour voir une vieille camionnette foncer vers eux. C'est alors que chacun d'entre eux se lança dans un exercice des plus intenses. Le punk se changea entièrement en métal et vint se poster en face du véhicule pour le réceptionner et l'arrêter. Barrett analysa les mouvements du camion pour en comprendre la logique et la cause. Madame Patrick se mit à scander qu'il fallait à tout prix arrêter ce camion ! Et arrêter les responsables, au passage.

    Lancer de dés 1 :
    Réussite : Le squatteur de métal stoppe le camion
    Échec: Le camion passe et brise le « cercle » des squatteurs

    Lancer de dés 2 :
    Réussite : Barrett arrive à « comprendre » le camion
    Échec: Ses pouvoirs ne fonctionnent pas

    Lancer de dés 3 (si réussite en 2) :
    Réussite : Il trouve l'origine de cet incident
    Échec: Il arrive juste à éviter de se faire blesser


    Lancer de dés 4 :
    Réussite : Il n'y a aucun blessé
    Échec: Quelqu'un a été blessé pendant tout ça

    Lancer de dés 5 (si échec en 4) :
    Réussite : Ce n'est pas la chieuse en chef
    Échec: C'est elle... ça va barder...


En voyant le camion arriver sur eux, Barrett se dit qu'il pourrait calculer sa trajectoire pour l'éviter... mais non, ça ne marchait pas comme ça. Ou plutôt, son pouvoir refusa de fonctionner ici, comme si les mouvements du camion étaient complètement chaotiques, trop pour être « calculés ». Heureusement, le squatteur de métal parvint à stopper le véhicule qui ne dépassa pas d'un millimètre son niveau. L'effort ne sembla même pas fatiguer le concerné. Barrett aurait pu en être impressionné si la situation ne l'alarmait pas autant. Heureusement, personne n'avait été blessé par ce véhicule fou. Complètement fou même car il n'y avait aucun chauffeur dedans.

– Qu'est-ce qui s'est...
– Bande de déchets ! Vous avez essayé de me tuer !!
– Ouais, genre on aime bien lancer nos camions sur les gens, ça nous coûterait pas cher du tout.
– Madame, soyez raisonnable enfin, vous voyez bien qu'ils n'y sont pour rien...
– POLICE ! FAITES LES QUITTER LES LIEUX SUR-LE-CHAMP! scandait-elle en retournant vers le SCPD.

Heureusement que les agents de police avaient compris que les squatteurs n'étaient pas responsables. Mais bon, voilà que la police devait s'employer à calmer cette femme, ça n'allait pas faire évoluer la situation. A ce sujet, le chef des squatteurs reprit sa forme humaine pour retrouver les siens et s'informer de la situation. Barrett fit de même mais juste avec son oreillette.

– Bishop ? Tu as vu quelque chose ? Qu'est-ce qui est arrivé à ce camion ? On aurait dit... qu'il était devenu fou.

Ce qui n'avait bien sûr aucun sens car un camion n'avait pas de conscience... comme chacun le savait. Cette histoire commençait à sentir mauvais. Il allait falloir y mettre de l'ordre pour y voir plus clair.


Dernière édition par Barrett Anderson le Lun 19 Juin - 17:45, édité 2 fois
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Lun 19 Juin - 17:36 Message | (#)

Le membre 'Barrett Anderson' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Jugement du Hasard' :


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#3 'Jugement du Hasard' :


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#4 'Jugement du Hasard' :


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#5 'Jugement du Hasard' :
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Mer 21 Juin - 12:55 Message | (#)

 « Je cherche, je cherche ! Figure-toi que c'est pas évident de tout voir, quand ton attention est focalisée sur un camion. » répondit-elle d'un ton abrupt.

Bon, elle n'aurait peut-être pas du répondre aussi brutalement, mais la flemme de s'excuser. Combien de fois la situation avait-elle failli partir en beau bordel ? Au moins la seconde ou troisième, là, facile. Pour Isobel, ce n'était pas aussi facile que ça en avait l'air : elle était à plus d'un km de l'action, et donc ne pouvait compter que sur sa vue, et son arme, pour agir. Elle pouvait compter sur Barrett, mais c'était différent. Lui n'était pas un soldat, et il manquait de pratique. Et même si l'agente s'était mise en tête l'idée de l'entraîner à se battre, ce n'était pas pour maintenant, et il y avait donc une chance pour que personne ne puisse, pour le moment, intervenir directement, aux poings.

La SCPD fit néanmoins preuve d'un travail exemplaire, qui étonna la jeune femme : au lieu de répondre aux jérémiades de la vieille, la police se contenta de renforcer son périmètre, et de s'assurer que les civils et une partie des journalistes évacuent les lieux. Même si le mal était déjà fait : les émissions du matin, en direct, commençaient, et les gens préféraient assister à ce qu'il se passait, quitte à louper le boulot. Bande de touristes, c'était dangereux, mais pas grave, ça changeait de la monotonie du quotidien. Mais trêve d'agacement, retour aux choses sérieuses : le camion n'avait pas bougé tout seul, on l'avait fait bouger. Dans une intention clairement malveillante.

Au moins, c'était à peu près certain que ce n'était pas le leader des squatteurs qui avait fait le coup. Ce qui laissait trois possibilités. La première, un agitateur au sein du groupe, qui travaillait pour quelqu'un d'extérieur (la chouette, peut-être?) dans le but d'empêcher les squatteurs d'avoir légitimement le droit d'être là. C'était improbable, mais le doute subsistait : ce genre de magouille était tout à fait plausible. Deuxième possibilité, un traître chez les squatteurs. Classique mais tout à fait plausible. Troisième hypothèse, une personne extérieure. Et là, c'était plus compliqué de comprendre.

 « Je suis pas sûre qu'examiner le camion nous avance à grand chose mais... on sait jamais. J'ai Miss métalr en vue, elle est en train de parler avec Mister métal. Si ça se trouve, c'est sa fille, et il la gronde parce qu'elle a pas fait attention avec son jouet. Imagine la scène : Maiiiis, papa, j'ai pas fait exprès ! Ridicule... »

Elle continua d'observer un peu tout ce petit monde, cherchant les incohérences et les comportements suspects. Elle ne trouvait rien, ce qui la contrariait quelques peu. Toute cette histoire puait le complot à petite échelle, mais qui pouvait déraper facilement et causer de gros dégâts. Du genre qui faisaient quelques morts et qui valaient à l'UNISON de passer pour des débiles, car ils n'avaient pas su faire mieux que la SCPD. Et ça, c'était dur. L'attention d'Isobel fut captée par la chouette, qui revenait vers les lieux et se précipitait vers Barrett. Elle avait clairement un air hostile sur la tronche.

Tout comme Mister métal, qui revenait lui aussi. Au moins, il y avait une bonne chose dans tout ça : Barrett jouait très bien son rôle, car les deux autres se reposaient sur lui pour discuter et s'assurer qu'il n'y aurait pas plus de débordement. Elle entendit vaguement dans l'oreillette que ça parlait de calmer les choses, mais n'y prêta pas attention. Car autre chose requérait ladite attention : deux hommes en train de se disputer, violemment, à l'arrière du camp des squatteurs. Miss métal intervint, et même si elle était minuscule à côté des autres, elle leur flanquait visiblement une sacrée trouille.

 « Miss métal fait régner la terreur dans la basse-cour... elle vient de remettre à leur place deux gars en train de se disputer. Elle fait aussi peur que son père. Si c'est son père. » commenta-t-elle, autant pour elle que pour son coéquipier.

Mais malheureusement, rien de bien palpitant ne se passa pendant les quelques minutes qui suivirent. Ce qui fit qu'Isobel se retrouva rapidement le menton reposé sur ses mains, à moitié en train de rêvasser à sa trop courte nuit de sommeil, tandis que Barrett continuait de parler avec les autres. Ah ça, c'était pas toujours drôle de devoir rester à l'écart de l'action. Et elle n'avait même plus de pancake, ni pris de boisson !

Elle frotta ses yeux fatigués et essaya de se refocaliser sur ce qu'il se passait, au cas où.
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Barrett Anderson

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Ven 23 Juin - 11:54 Message | (#)

Barrett ne prit pas la mouche quand sa partenaire lui répondit d'un ton sec. Il était un peu habitué à sa manière un peu brusque de s'exprimer, c'était comme ça qu'elle s'exprimait spontanément mais ça ne voulait pas dire qu'elle le pensait vraiment, enfin... bon c'était compliqué (en fait non pas tellement sans doute mais Barrett compliquait tout), le principal était qu'elle n'était pas VRAIMENT en colère. Voilà. Du coup, le traducteur ne lui fit aucune remarque. Par contre, pour les égarement oniriques...

– Je ne suis pas sûr que laisser ton imagination vagabonder nous aide vraiment, fit-il remarquer respectueusement.

Terre à terre jusqu'aux bout des ongles de pied, c'était typiquement Anderson. Isobel y était sûrement habituée à présent.

Après ce petit rappel à l'ordre qui n'en n'était pas vraiment un (l'agent Bishop était sûrement capable de faire plusieurs choses à la fois), Barrett se mit lui aussi en quête d'indices et d'explications. Isobel avait l’œil sur les squatteurs qui représentaient les « menaces » les plus imprévisibles dans l'équation. Le jeune homme, pour sa part, décida d'observer madame Patrick histoire de voir si elle jouait la comédie et donc si elle avait un rôle dans tout ça. Mais même sans super vue, Barrett pouvait voir clairement, de là où il était, que cette femme ne jouait absolument pas la comédie et qu'elle était sincère dans sa panique et sa crise. Sa compréhension des langages corporels le lui aurait indiqué si ça n'avait pas été le cas. Là, aucun mensonge, aucun faux semblant, tout était spontané et naturel. De même que la colère qu'elle affichait ouvertement en revenant, cette fois dans sa direction à lui. Sans pouvoir s'en empêcher, le jeune homme déglutit, redoutant la suite.

Une suite qui consistait surtout à essayer d'apaiser les tensions, mais Barrett avait clairement l'impression que son rôle se limitait à reformuler des arguments qu'il avait déjà utilisés. Le principal de son rôle était d'ailleurs de modérer les propos que s'échangeaient le punk et la présidente d'association. Pendant ce temps, mine de rien, ses pouvoirs accumulaient quelques petites informations sur chacun de ces interlocuteurs. Lui disposait d'une assurance physique qui lui venait de tous les combats qu'il avait menés, car il en avait mené un certain nombre. Ses pouvoirs aussi contribuaient à sa confiance, de même que le regard de ses camarades. Par contre, là où il n'avait pas beaucoup confiance en lui, c'était pour le reste, la culture générale, la science, les lettres. Il avait conscience de ses lacunes et en tirait une sorte de complexe d'infériorité et elle en avait conscience. Mrs Patrick, pour sa part, affichait une confiance complète... en apparence. Barrett voyait bien que cette assurance s'effondrait quand elle était seule chez elle.

– Vous comptez rester planté là pendant longtemps ? lui fit-elle remarquer.

Il fallait dire que Barrett n'avait rien dit pendant au moins deux minutes et qu'il s'était contenté de les observer avec une très grande attention. Le jeune homme s'était laissé emporter par ses pouvoirs.

– Navré. J'étais en train de me dire que peut-être, il serait possible de trouver un compromis.

Tout comme il était possible de trouver une aiguille dans une botte de foin.

Tandis qu'il s'employait du mieux qu'il pouvait à ouvrir un morceau de voix vers une négociation paisible, le traducteur recevait les indications de Bishop. C'était bien ça, ça l'entraînait à faire plusieurs choses à la fois. Une qualité sans doute indispensable pour un bon agent.

– Il y a un problème là-bas ? demanda-t-il au leader en désignant le groupe où Miss Metal menait une discussion de fer.

Barrett n'écouta pas vraiment la réponse qui n'était pas spécialement importante, en fait, il profitait surtout de cette occasion pour observer la mutante en question et voir si son langage corporel laissait échapper quelques indices quant à...

– Vous détournez la conversation. Est-ce qu'il serait possible d'avoir affaire à un agent compétent. Je croyais que l'UNISON était disposé à régler ce genre de problème.

Celle-là...

– Vous avez raison mais le problème, c'est que vous ne m'aidez pas tous les deux.

Voilà qui lui valut des regards passablement outrés et menaçants mais il les ignora totalement.

– Vous voulez que je trouve une solution ? Parfait. Alors on va faire comme ça : vous, madame Patrick, vous allez retourner du côté du cordon de sécurité et je viendrai vous voir pour vous transmettre toutes les informations que j'aurai obtenues. Un peu comme un facteur. Parce que sinon, vous perdrez tous les deux du temps et de l'énergie à vous opposer et cela risquerait de dégénérer alors qu'aucun de nous ne le désire.
– Vous me prenez pour une gamine de maternelle ?!
– Franchement, vous ne voulez pas que je réponde à ça, madame.

Cela acheva de la convaincre et Mrs Patrick s'en alla pour le moment, non sans préciser que s'il prenait trop son temps, elle reviendrait et qu'elle dirigera alors toute son indignation sur lui. Une fois seul avec le chef des squatteurs, Barrett lui demanda si le camion qui avait dérapé transportait encore quelque chose et si oui, quoi. Le chef alla s'en informer tandis que le traducteur fit part de ses conclusions à Isobel :

– Tu sais, je crois qu'aucun des protagoniste n'est responsable. Ils ont tous des idées et des plans bien particuliers mais aucun ne semble comprendre un attentat. Même miss métal d'après ce que j'ai pu voir, mais je vais essayer de lui parler pour être sûr. En attendant, je pense que le problème est extérieur. Tu pourrais voir du côté des spectateurs, des journalistes et de la police voir s'il n'y en a pas qui ont l'air suspect ?
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Sam 24 Juin - 11:35 Message | (#)

 « Bien reçu, chef. »

Une légère touche d'humour qui, comme toutes les autres, n'auraient sûrement qu'un effet moyen sur son camarade. Elle intégra à sa toute nouvelle liste, dans sa tête, baptisée « l'apprentissage de Barrett » : d'abord le sport et l'auto-défense, et après l'humour et l'attitude décontractée. Il avait grand besoin de se détendre un grand coup, car là, il état tendu comme un... enfin vous voyez, quoi, pas besoin d'un dessin. Néanmoins, il fallait rester professionnelle pour le moment, aussi l'agente reprit son arme, la cala contre son épaule et se remit à observer tout ce beau petit monde autour du camp des squatteurs.

Pour faire bonne mesure, elle se mit à énumérer ce qu'elle voyait. Le but n'était pas de parler pour le plaisir, mais bien d'informer son coéquipier de ce qu'elle voyait. Au cas où un détail lui paraîtrait plus important qu'à elle.

 « Pour un peu, on pourrait croire qu'il y a eu un vrai attentat... je dénombre 25 policiers, dont au moins trois officiers. Doit y avoir au bas mot dix fois ce nombre de civils, voir encore plus. La plupart ont l'air plutôt tranquilles, dans le sens où ça leur importe davantage de prendre un selfie ou de filmer ce qu'il se passe plutôt que d'aller au boulot, mais qu'ils ne causent pas de problèmes. Il y a un périmètre de sécurité qui a été mis en place, mais je suis pas certaine qu'il soit totalement respecté. Les journalistes, bien sur, l'ont franchi pour certains et ils filment bien tout comme il faut pas. Pense à sourire aux caméras, fais un signe de la main pour ta maman, tout ça... heureusement que je suis pas filmée, moi. »

Elle aurait eu du mal à expliquer comment elle avait légitimement le droit de pointer un fusil de précision sur une foule de squatteurs. Certes, ils gênaient, mais pas au point de leur coller une balle entre les omoplates. C'était une simple précaution, nécessaire au cas où ça tourne très mal, mais elle espérait ne pas avoir à s'en servir. Ce serait avouer un échec de la diplomatie, ou du moins, que la situation avait clairement échappé à leur contrôle. Et ça s'appelait un fiasco, dans ce genre de cas, qu'importe la réussite ou non au bout du compte.

 « Bon, personne de suspect pour le moment. Enfin il y a bien ce mec qui se cure le nez, mais c'est un flic, donc je suis pas certaine que ça compte... attends. »

Le ton de sa voix avait brutalement changé, alors qu'elle pointait son arme et braquait son regard acéré vers un homme, lequel était penché sur le flanc d'un autre fourgon. Il trafiquait un truc au niveau de la roue avant gauche. C'était impossible de voir ce qu'il faisait exactement, mais il semblait visiblement très concentré sur sa tâche. Pire encore, quand il se releva, Isobel aurait juré que le moteur du véhicule tournait.

 « Définitivement suspect : homme, la trentaine bien tassée, crâne rasé, t-shirt bleu. Il s'éloigne du camion côté ville, il a trafiqué un truc au niveau de la roue gauche. Si le moteur tourne, c'est à cause de lui. Je sais pas ce qu'il a foutu, mais clairement, ça a pas l'air d'être pour rigoler. Oh merde... le fourgon fonce sur la foule ! »

Et pour cause, malgré le sable, le véhicule fonçait, sans conducteur, vers le cordon de flics et de civils. Impossible de savoir si Barrett allait pouvoir faire quelque chose, ou avertir quelqu'un qui n'aurait rien remarqué, ou aller à la rencontre de cet individu suspect, mais l'agente devait intervenir sur le véhicule. Physiquement parlant, ce n'était pas possible que le camion agisse ainsi, ni se déplace comme ça sur le sable ; mais elle pouvait crever les pneus pour empêcher des dégâts supplémentaires. Ce qu'elle fit. Tirant aussi vite que le lui permettait le mécanisme à verrou du M700, elle creva les pneus gauche, et logea une troisième balle dans le pneu arrière droit, pour faire bonne mesure. Le silencieux de l'arme étouffa le bruit des traits mortels.


Lancer de dés
Réussite : le fourgon se stoppe sur la plage, sans causer de dégâts.
Echec : le fourgon se stoppe au niveau du cordon de sécurité, provoquant un mouvement de panique et heurtant une voiture de la SCPD.


Hélas, mû par une force qui s'en balançait des lois de la physique, le fourgon poursuivi sa route. Mais il était freiné dans sa route, et s'il réussit à passer le cordon de flics, il s'arrêta en heurtant une voiture de police, non sans avoir provoqué une panique parmi les civils et les forces de l'ordre. Aucune idée de s'il y avait des victimes, mais l'attention d'Isobel se dirigeait déjà vers Barrett, pour voir ce qu'il faisait maintenant que le calme allait – normalement – retomber.

 « Fourgon neutralisé. » l'informa-t-elle, au cas où.


Dernière édition par Isobel Bishop le Sam 24 Juin - 11:37, édité 1 fois
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Sam 24 Juin - 11:35 Message | (#)

Le membre 'Isobel Bishop' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


'Jugement du Hasard' :
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Barrett Anderson

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Dim 25 Juin - 16:56 Message | (#)

Pendant que Bishop lui faisait la liste des badauds, une liste somme toute ordinaire, Barrett confirmait ce qu'il avait vu chez miss métal, c'est à dire qu'elle était dotée d'un sacré caractère, charisme et pouvoir, mais qu'elle n'avait rien à voir avec le véhicule fou. Elle était tendue, elle aussi, moins que lui, diraient les mauvaises langues, mais c'était parce qu'elle s'inquiétait de la sécurité des siens. Elle semblait également être la plus inquiète du groupe. Les autres, pour la plupart, ne se prenaient pas autant la tête, pas même leur leader, même s'il ne se détournait pas de ses responsabilités. Ce qui était déjà beaucoup plus que certains leaders « mainstream ». C'était rassurant car cela « éliminait » de l'équation deux Supers qui auraient été très embêtants à neutraliser. Mais avant que le traducteur ne puisse faire parvenir ces conclusions positives à sa partenaire, celle-ci se mit en état d'alerte. Aussitôt, le jeune homme s'immobilisa, retenant presque sa respiration en attendant la suite, chaque fibre de son corps était sur ses gardes.

Les explications finirent par venir et le jeune muté chercha le camion en question pour se préparer un minimum. La tâche fut délicate principalement à cause du monde qu'il y avait sur les lieux, mais il finit par le repérer. Le fait que le fourgon se soit mit à bouger l'aida beaucoup. Le problème, c'était que ce déplacement, Barrett ne le comprit pas. Certes, ses pouvoirs n'étaient pas faits pour comprendre la mécanique, mais il comprenait un minimum les lois de la physique et des mouvements et ceux-ci lui paraissaient totalement incompréhensibles, comme dépourvus de logique. Une chose était sûre à présent, cependant, c'était dangereux.

– Faites attention ! Tout le monde, éloignez-vous ! lança-t-il au plus fort pour amener les gens à se mettre à l'abri.

C'était risqué car cela pourrait causer un mouvement de panique prématuré, mais l'agent junior jugea qu'il serait plus prudent que les gens soient en alertes et prêts à s'enfuir, plutôt que passifs, dans une phase d'attente susceptible d'en faire des cibles faciles. Car c'était une des conclusions à laquelle parvenait Barrett, en théorie. Pour la pratique, le fourgon se planta près du cordon de sécurité, bloqué par les tirs d'Isobel... finalement. Une fois que le véhicule fut complètement immobilisé, Barrett s'y précipita pour voir si tout allait bien. Pas facile de se frayer un chemin, cependant, au milieu de ce mouvement de foule, le jeune homme se fit cogner à quelques reprises, mais cela ne l'arrêta pas. Un peu essoufflé, il finit par arriver au niveau du véhicule fou. Pas de blessé, heureusement. Des dégâts matériels. Des états de chocs. Des policiers qui commençaient à beugler dans leur radio ou entre eux. A part ça, pas trop de dégâts... mais le jeune Anderson sentait que ça n'allait pas rester comme ça longtemps... Instinct ou calculs mathématique, la conclusion était la même. En plus, il ne voyait même pas encore comment réagissaient les squatteurs et Mrs Patrick. Pour le moment, il était principalement concentré sur le véhicule qu'il examinait en attendant sa coéquipière.

– Ça... c'est pas normal... constata-t-il dans sa barbe qu'il n'avait pas.
– Mec ! Mais qu'est-ce qui se passe enfin ?!

Le squatteur commençait à s'inquiéter, ça s'entendait dans sa voix. Et dans son cas, cela risquait d'entraîner une certaine dose de violence dans son cas.

– Écoutez, je ne sais pas, mais je crois que ça risque d'empirer, il faudrait que vous interrompiez votre...
– Pas question ! On est ici pour...
– Vous êtes des cibles ! Vous amis et vous sont donc en danger.
– Je...
– Tout simplement inadmissible. L'incompétence n'a donc aucune limite ici ?
– Vous êtes encore là vous ? Vous ne vous êtes pas cachée sous les jupes des flics ?

C'était partie pour la troisième guerre mondiale des répliques acides mais Barrett n'y fit pas attention le moins du monde, il était trop occupé à observer une étrange toile d'araignée tissée sur une roue du fourgon, celle-là même que le suspect avait « bidouillée ». Sauf qu'en s'approchant un peu, Barrett réalisa que ce n'était pas une toile d'araignée mais un enchevêtrement complexe de symboles luisants qui disparaissaient petit à petit. Le traducteur n'eut pas le temps de tout lire ou même de déterminer l'origine de cette langue mais il comprit que tout le problème était de nature...

– De la magie...

Cela expliquait pourquoi il n'avait rien compris des mouvements du fourgon tout à l'heure alors qu'en temps normal il aurait pu en calculer la trajectoire sans trop de problèmes. Sans tarder, il fit part de ses découvertes et de ses recommandations à Isobel, cette fois, il dut mettre une main à son oreille pour être sûr de bien l'entendre. C'est que les deux autres parlaient très fort...

– Le suspect a utilisé de la magie pour trafiquer le fourgon mais ça se dissipe, je crois. Je pense qu'il pourrait ne pas tarder à recommencer... voire un autre s'il n'est pas seul. Est-ce que tu peux essayer de le retrouver ? Moi je vais tâcher de calmer le jeu ici et de faire partir tout le monde.

Une tâche qui s'annoncerait bien délicate car madame Patrick et le squatteur en chef commençaient à bien « aimer » se crier dessus. En plus de cela, miss métal vint auprès du Super pour lui annoncer une nouvelle qui ne laissait présager rien de bon : les feux d'artifice spéciaux des squatteurs avaient mystérieusement disparu...
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