AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Partagez|

Fame clearly isn't everything

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Indépendant Neutre
avatar

Silas O'Hara

Indépendant Neutre
Généralités

ϟ Nombre de Messages : 121
ϟ Nombre de Messages RP : 24
ϟ Crédits : Du Nord
ϟ Célébrité : Sebastian Stan
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Ex-lieutenant de l'US Army
ϟ Liens Rapides :

#ae0b0b
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Lun 5 Juin - 23:07 Message | (#)

“You are here to learn the subtle science and exact art of potion-making. […] I don't expect you will really understand the beauty of the softly simmering cauldron with its shimmering fumes, the delicate power of liquids that creep through human veins, bewitching the mind, ensnaring the senses. . . I can teach you how to bottle fame, brew glory, even stopper death — if you aren't as big a bunch of dunderheads as I usually have to teach.”
Severus Snape – HPPS - JKR


Le silence ambiant n’était troublé que par le bouillonnement d’un chaudron que les flammes d’un feu moyen venaient lécher doucement. Cela faisait plusieurs jours que la mixture mijotait et il flottait dans la pièce comme une odeur de souffre que je finissais par ne plus sentir à force de rester confiné dans mon atelier. J’étais habitué à cette odeur depuis que j’étais gosse et que j’avais commencé à jouer avec le feu. Par ailleurs, je ne me souvenais plus si elle m’avait un jour incommodé. Je devais sans doute en être imprégné de la tête aux pieds. J’avais passé la matinée à soigneusement ranger, étiqueter et classifier les derniers ingrédients que j’avais acquis, tout en gardant un œil sur la potion que je remuai à intervalles réguliers.
J’avais fini par re-sombrer dans le carnet que j’avais ramené d’Irlande, que j’avais déjà parcouru dans les grandes lignes. Je recoupais les informations avec le peu de parchemins sur lesquels j’avais réussi à mettre la main et qui constituaient les travaux alchimiques de mon père. Bien entendu, ce dernier s’était pris au jeu du cryptage, ce qui ne rendait pas ses trouvailles très faciles à déchiffrer pour un novice. Mais en plus, le tout formait un ensemble incomplet. J’avais réussi à déchiffrer quelques bribes de recettes de potions, mais je restais hermétique à ce qui semblait constituer ses recherches principales et ce bon vieux Newt était resté muet sur le sujet lorsque j’avais tenté de l’en entretenir.

Je griffonnais quelques formules sur un coin de feuille lorsque le son produit par l’éclatement d’une bulle de ma potion me fit sursauter. Ladite potion à la robe rouge et au fumet doré, s’était soudain mise à cracher des volutes blanches opaques, ce qui était tout à fait inattendu et le bouillonnement s’emballa. « Merde ! » Je bondis de ma chaise pour aller baisser le feu tandis qu’une autre bulle du diamètre du chaudron était en train de se former. Mauvaise idée ! Elle avait viré au noir goudron. Je reculai juste à temps avant qu’elle ne m’explose à la figure, déversant des vomissures noirâtre et visqueuses sur la paillasse. Je pris le contrôle de la flamme que j’attirai dans ma main pour l’étouffer avant que la mélasse ne prenne feu. La fumée opaque avait envahit toute la pièce en un rien de temps et ce, malgré l’aération et je n’y voyais désormais plus rien. Redoutant une émanation toxique, je retins ma respiration et me précipitai dehors, récupérant à tâtons mon carnet au passage.

Je pris une profonde inspiration après avoir fermé la porte derrière moi, non content d’avoir retrouvé un air respirable, mais aussi dans le but de calmer ma frustration et ma colère que je sentais monter. Quatre jours de perdus ! Où avais-je merdé ? Je pestais.

Je quittai l’atelier pour aller prendre une douche à la maison. Je rangeais soigneusement le carnet dans un coffre de mon bureau que je fermais à l’aide d’un digicode. Cette relique était peut-être sans valeur pour le commun des mortels, mais pour moi, elle était plus précieuse que n’importe quel trésor !
Puis, comme j’en avais assez de me prendre pour un ours depuis trois jours, je décidai qu’il était temps pour moi de sortir prendre l’air. En bazardant mes fringues au sale j’aperçus les trous d’érosion qui s’étaient formés aux endroit touchés par les giclures de la potion. « Pas mal pour une potion d’invisibilité ! » De toute évidence, ce n’était pas comme cela qu’elle était sensée me faire disparaître. Je me devais de ré-ajuster le dosage.

Je me débarrassai négligemment de mes fringues souillées quand je fus pris d’une étrange sensation de perte d’équilibre. Ma vue me jouait des tours et j’avais l’impression que tout tournait autour de moi. Je fus pris de nausée. J’avais la vision d’un homme ivre alors que je n’avais pas ingurgité une seule goûte d’alcool. Au vue de l’état de mon labo, je ne pouvais pas prendre le risque d’y retourner pour me fabriquer un antidote. J’optais donc pour la solution de facilité : aller en acheter une toute faite au Jardin du Dragon.

Quelques longues minutes et un pare-choc emboutit plus tard, je ne pris pas le temps de m’inquiéter de l’ampleur des dégâts sur mon véhicule, ni de répondre aux politesses d’une vieille dame sur ma façon de me garer que je poussai la porte de la boutique magique. Tout tanguait devant mes yeux et s’emplissait peu à peu d’un épais brouillard blanc. Je mis fin à cette magnifique farandole en fermant les yeux pour m’orienter aux bruits ambiants. Même si j’étais exercé, du fait de mon enseignement militaire, me prêter à l’exercice dans une boutique aux étagères remplies de fioles, de flacons et d’objets magiques du sol au plafond, aussi bien rangée soit-elle, demandait de faire preuve d’une certaine témérité.

– Bonjour.
– Monsieur bonjour.
– Excusez-moi, je cherche une potion contre les troubles de la vue.
J’entendis une autre voix s’offusquer, celle d’une femme. Le vendeur était déjà occupé avec une cliente.
– Regardez sur les rayons à l’arrière de la boutique, à côté de l’allée du dragon rouge. Je termine avec madame et je suis à vous.
Il en avait de bonnes lui !
La porte teinta derrière moi et je me fis bousculer par le montant tandis qu’un autre client entrait. Comme un con, j’ouvris les yeux et je me cognais dans une amphore que je vis traverser l’allée alors que j’étais certain de l’avoir évitée. Elle se fendit sous le choc et son contenu commença à s’égrainer sur le sol, à l’insu pour l’instant du vendeur et ce n’était pas moi dans mon état qui allais remarquer quelque chose.
– Aïe ! Je… je suis désolé. Pardon.
Je bougeai de l’entrée. Une étagère sur laquelle je laissai courir mes doigts me servit de guide pour un temps et j’avançai à pas feutrés dans ce que j’espérais être la bonne direction. Lorsque je n’eus plus de prise, je tentais une nouvelle fois d’ouvrir les yeux et tout se remit à tanguer violemment. Je me cognai contre ce que je cru être un mur et je mis ma perte d’équilibre sur le compte de ma vision défaillante, ne remarquant pas qu’une porte venait de se dérober derrière moi.

Je déboulai dans une autre pièce que je n’eus hélas pas le loisir de pouvoir contempler, auquel cas, je me serais probablement aperçu que je n’avais rien à faire ici. J’entendais toujours la voix aigrelette et exigeante de la cliente au loin et de l’autre côté, autre chose attira mon attention. Je n’étais pas surpris de me sentir entouré d’énergie magique, mais ça, c’était autre chose. Quelque chose de puissant. Quelque chose que j’avais déjà ressenti une fois, ici-même.
Les yeux fermés, je décidai d’avancer dans cette direction, longeant les murs, autant que faire se peut dans l’espoir de ne pas rencontrer trop d’obstacles. Autant dire que dans une boutique magique cet espoir était vain, et je du briser quelques fioles et renverser quelques objets en chemin avant d’atteindre la source de ce pouvoir.

J’aurais presque pu passer inaperçu et observer tranquillement le rituel si j’avais été en possession de tous mes sens. Mais ma curiosité me fit défaut. J’ouvris les yeux et encore une fois le décor tangua. Je ne m’y étais toujours pas fait. Le voile blanc était un peu plus épais si bien que même en mouvement, j’avais du mal à discerner ce qui m’entourait. Je voulu m’appuyer au mur pour m’éviter une perte d’équilibre, mais ma main rencontra un manche à balais qui alla percuter l’étagère sur laquelle se trouvait quelques objets qui tombèrent, roulèrent et se brisèrent sur le sol, déclenchant une réaction en chaîne qui m’échappa totalement. Quand à moi, si je ne m’étais pas retrouvé le cul par terre, c’était uniquement parce que mon épaule avait rencontré le mur en tombant.

– Oups !

Je commençais sérieusement à me demander si le mal dont je souffrais n’avait touché que mes yeux et si je ne m’étais pas attiré une sorte de mauvais œil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




"You can be anything you want to be
Just turn yourself into anything you think that you could ever be"
Queen - Innuendo

Indépendant Neutre
avatar

Dante Visconti

Indépendant Neutre
Généralités
De Principatibus

ϟ Nombre de Messages : 7063
ϟ Nombre de Messages RP : 657
ϟ Crédits : Lucius
ϟ Doublons : /
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:
Mar 6 Juin - 21:19 Message | (#)



Il est certainement des jours où il vaut mieux ne point quitter le lit. Dante ne dormant guère, ces derniers temps, l'option était impossible. S'il se trouvait au Jardin du Dragon, c'était pour y conduire non pas des affaires, non pas des manigances, avec ses petites mains d'écureuil en maraude, mais une sorte de présentation. Il recevait une personne de faible importance, un certain Ronald Boulard, qui venait de faire une donation très généreuse au comptoir de la Rose des vents.

Pour honorer ce geste des plus sympathiques, Dante avait donc pris l'initiative d'inviter l'homme à le rejoindre à Star City, pour une visite courtoise, pour une présentation en bonne et due forme, sorte de dernier hommage à un contributeur régulier et peu envahissant. De fil en aiguille, le vieux dragon s'était pris au jeu de la démonstration. Il avait consenti à la demande de Ronald, et s'occupait avec lui de conduire un rituel destiné à lui « faciliter la vie » ; en effet, le vieux Boulard se plaignait des nombreux maux de son âge : rhumatisme, fièvres, arthrite, sommeil léger, etc.

Contre ces quelques menus soucis, Dante aurait d'ordinaire renvoyé son homme aux rayons les moins insolites de l'herboristerie, mais pour le donateur, il ferait une exception, d'autant que ce dernier retrouvait toute la curiosité de son enfance à l'idée de participer à un rituel « conduit par un grand de notre Art ». Flatté, le dragon n'avait pu refuser.

Il avait donc bien expliqué que les funestes effets de l'âge, s'ils sont inséparables de la fin de vie, n'en ont pas moins des remèdes, remèdes qui consistent en trois espèces : en internes, externes et dans le régime de vie. Il évoqua les purgations et les saignées, sans pour autant les recommander, parla d'abord de la rue et du citron, mentionna les pilules pestilentielles, la thériaque, le mithridate.

Effrayé à l'idée que le maître lui suggérât la pratique régulière d'un remède nauséeux ou de mauvais goût, Boulard s'enquit d'en savoir davantage et, bien entendu, Dante se montra disert et explicite.  « Pour composer votre bolus purgatif, il vous faut de la casse nouvelle, de la réglisse choisie, médiocrement pilée, de la cannelle quatre-grains, et du sucre. C'est à prendre tous les matins, trois heures avant le dîner. La purgation viendra et le bolus laissera vos humeurs ouvertes aux vertus des médecines plus douces. »

Convaincu mais toujours soucieux, Ronald voulut en savoir davantage sur les pilules.  « Rien de plus simple. Prenez de l'aloès, de la bonne myrrhe, des feuilles de dictame, ou bol d'Arménie, des racines d'angélique, du safran, avec de l'huile nouvelle d'amandes douces que l'on aura faite sans feu. On en composera de petites boules que l'on enveloppera dans de la peau de coq mince. La myrrhe empêchera que les humeurs ne se corrompent, vertu qu'elle partage avec l'aloès. Le safran viendra les rétablir. Le safran et le bol oriental effaceront les venins de ces maladies de l'âge. »

Cette fois, Ronald fut enthousiaste et prit soin de tout noter sur son petit carnet. C'est là que Dante lui proposa de réaliser un talisman de Paracelse. La grande réputation que l'alchimiste s'est acquise dans le monde par sa profonde science donnait beaucoup d'autorité à ce qu'il avait laissé à la postérité. Parmi ses travaux, remarquables étaient ceux relatifs à ces talismans à créer d'après la méthode prescrite, talismans qui produiraient toujours des effets capables de surprendre ceux qui en feront l'expérience. Dante connaissait très bien, sinon par cœur, l'Archidoxe magique de Paracelse, aussi invita-t-il Boulard à le suivre dans un espace consacré aux rituels hermétiques, où ils pourraient ensemble créer pour lui un talisman de Mercure.

 « Certes, ces talismans doivent être formés sur une plaque ronde de vif-argent fixe. Par chance pour vous, j'en ai quelques-unes en stock. » L'élaboration de ces plaques nécessitait près d'un mois au moins, alors le vieux Ronald jouait de bonne chance ! Dans la pièce, tous deux s'occupèrent autour de la plaque, et ensemble ils imprimèrent, avec des ferrements sur un des côtés, le nombre « mystérieux », deux cent soixante, distribué en huit lignes. De l'autre côté de la plaque, ils imprimèrent la figure hiéroglyphique de la planète Mercure, qui représentait un ange ayant des ailes sur le dos et à ses talons, tenant dans la main droite un caducée en forme de sceptre et une étoile sur la tête avec le nom de « Mercure ».

Malheureusement, à cet instant précis, un tiers-personnage, que nul n'avait invité, pénétra dans la pièce dans un grand fracas de maladresse et de vacarme. Quelques fioles brisées, quelques étagères renversées, une petite dizaine de livres s'éparpilla au sol, tout autour de l'intrus. Des vapeurs s'élevèrent alors, quand plusieurs contenus se trouvèrent mêlés au sol, dans un gloubiboulga imprévu de potions étrangères les unes aux autres. Quelques éclats frappèrent la plaque de vif-argent, des flammes en jaillirent.

 « Ciel ! » s'écriait Ronald, qui recula de six pas en arrière, bouscula un fauteuil et tomba à son tour contre une haute armoire. Il eut à peine le temps de voir celle-ci s'ébranler et lui tomber dessus.  « Miséricorde ! » dit-il, quand il vit un grand bol de cuivre lui tomber sur la tête et l’assommer dans un tonnerre de cymbale. Dante, de son côté, vit les flammes grossir tout près de lui et lui roussir le veston. Il ne craignait ni le feu ni ses chaleurs menaçantes, mais ses vêtements n'étaient pas prémunies comme lui des colères de Fuzon.

Il recula d'un bond et s'occupa aussitôt de circonscrire les flammes aux seuls environs de la plaque. Il y réussit dans un premier temps mais celles-ci opposèrent une résistance imprévue. Pris en défaut, il fit tourbillonner l'air, dans la pièce, pour claquer et fermer toutes les portes. Les flammes prirent une coloration bleutée et s'animèrent soudain d'une vie nouvelle, autour d'une forme étonnante, celle d'un Malignus.  « C'est charmant, chez vous... Permettez que je m'installe ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Dante Visconti

In furore iustissimae irae
Tu divinitus facis potentem.
Arma, caedes, vindictae, furores,
Angustiae, timores, precedite nos.

Indépendant Neutre
avatar

Silas O'Hara

Indépendant Neutre
Généralités

ϟ Nombre de Messages : 121
ϟ Nombre de Messages RP : 24
ϟ Crédits : Du Nord
ϟ Célébrité : Sebastian Stan
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Ex-lieutenant de l'US Army
ϟ Liens Rapides :

#ae0b0b
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Ven 9 Juin - 23:40 Message | (#)

Niveau discrétion, je pouvais repasser. Au milieu du fatras d’objets tombant et titubant, j’entendis le souffle à la fois subtile et caractéristique de quelque chose qui s’embrasait. Ou plutôt, je le sentais. Je fermais les yeux pour me concentrer sur son essence. D’ordinaire, je n’avais pas besoin de la voir pour en prendre possession. Il me suffisait simplement d’appréhender l’élément feu pour l’apprivoiser. Ma concentration ne fut pas troublée par le boucan phénoménal que fit l’armoire en tombant. J’avais appris à la maintenir en terrain hostile et flancher sur un champ de bataille n’avait jamais fait partie de mes options.
J’avais supposé et à juste titre que l’un des deux protagonistes était à portée d’un retour de flammes.

– Attention ! Ecartez-vous !dis-je en me redressant.

Je fis quelques pas dans la pièce tout en claquant des doigts. Un vieux réflexe qui me permettait de canaliser ma magie. Cependant quelque chose clochait. Le contrôle était instantané d’habitude. C’était aussi simple pour moi que de respirer. Alors pourquoi ? Ce feu là n’avait rien à voir avec celui qui m’était familier et avec lequel je jouais depuis l’enfance. L’essence magique que je ressentais ici était différente et elle me résistait.
Du verre bisé crissa sous mes pieds et de drôles d’odeurs émanaient des fioles brisées tout autour de moi. Je sentis ma peau me brûler par endroit. J’avais du être touché par un mélange d’éclaboussures de potions suspectes, mais cela était pour l’instant le cadet de mes soucis.

Une tempête s’éleva soudain dans la salle tandis que des portes claquaient. Je devinais que ce devait être l’œuvre du magicien dont j’avais senti l’aura. Celui-là même qui devait être en train de réaliser ce que j’avais tout d’abord cru être un rite alchimique, mais ma vision me faisant défaut, je me demandais s’il ne s’agissait pas d’avantage d’une invocation.
Car même sans la voir, je sentais l’essence des flammes se transformer, muter même ! En quelque chose de beaucoup beaucoup plus gros et de beaucoup plus puissant. La voix caverneuse qui résonna contre les murs de la pièce me fit froid dans le dos. Une créature de feu ! Fort bien !
Je me risquais à ouvrir les yeux et je ne vis qu’un tourbillon de flammes flou danser à hauteur de mes yeux. La créature crépitait au dessus de nous.

– Qu’est-ce que c’est que ç…

Je fus pris d’un haut le cœur en levant le nez sur le grand bleu flamboyant. « Ptain ! » Cette sensation d’ivresse commençait passablement à m’agacer. Je n’avais discerné qu’un amas de flammes bleues avant que ma vision ne se trouble et que tout se remette à tanguer, me contraignant à refermer les yeux J’essayais de passer en revue mes connaissances en matière de créature de feu, mais je n’avais pas eu le loisir de pouvoir correctement observer les contours de celle-ci pour trouver quelque chose de connu et d’approchant.

– Pas sûr que le propriétaire des lieux soit d’accord… répondis-je dans ma barbe sur un ton sarcastique.

Même si dans l’absolu, ce n’était pas trop mon problème. En revanche, si elle nous pétait à la gueule, là, ça risquait de le devenir. Déjà que j’avais foutu un beau bordel en arrivant, j’espérais ne pas être tenu pour responsable des dégâts potentiels que pouvait faire cette chose là, en prime. J’espérais surtout m’être tiré de là avant d’avoir affaire au propriétaire.

Il n’y avait plus qu’à espérer que la créature soit de bonne compagnie et que le sorcier ici présent avait, comme je l’avais pressentit, plus d’un tour dans son sac.

– C’est vous qui l’avez convié ? demandai-je à ce dernier.

Oui, et en plus j’étais gonflé !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




"You can be anything you want to be
Just turn yourself into anything you think that you could ever be"
Queen - Innuendo

Indépendant Neutre
avatar

Dante Visconti

Indépendant Neutre
Généralités
De Principatibus

ϟ Nombre de Messages : 7063
ϟ Nombre de Messages RP : 657
ϟ Crédits : Lucius
ϟ Doublons : /
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:
Sam 10 Juin - 22:23 Message | (#)

En voilà deux qui ne manquaient ni de toupet, ni de culot. Le nouveau-venu, ce jeune homme à l’œil torve et au front bas, n'avait rien à faire dans la pièce. Il n'y avait pas été convié, il s'y était invité sans raison et inopinément. Par ses maladresses et par son comportement, il avait compromis la création du talisman et mit en danger la vie de Ronald Boulard.

Ce dernier rêvait sans doute à de jolis oiseaux dans un monde enchanté ; il s'en tirerait avec une énorme bosse, mais il restait étendu dans un coin et donc vulnérable à toutes les fantaisies de la créature enflammée apparue à la surface de la plaque de vif-argent.

Celle-ci captait toute l'attention du dragon, qui n'en ignorait pas pour autant Silas, mais il le reléguait au second plan. Les mains bleues se portèrent au sommet du crâne de la créature. «  Personne ne m'a convié ! Je ne suis pas du genre à obéir aux invitations.  » Le malignus s'était tourné vers Silas, mais reportait déjà son « regard » vers Dante. «  Même si je dois reconnaître que sans ton... aide... ah, je suppose que des présentations s'imposent.  »

Dante répliqua : «  Je sais ce que tu es, Malignus.  » Il connaissait ces créatures, ces élémentaires, comme on pourrait les appeler, similaires, à quelques détails près, en forme et en taille aux humains, qu'on trouve dans les régions les plus chaotiques de Fuzon, ou les tempêtes sont violentes et les nuits dangereuses ; êtres de passion et d'ivresse, tout de flammes constitués, ils sont les ennemis des salamandres, qui se nourrissent de leur énergie.

À bien le regarder, d'ailleurs, ce malignus aurait pu passer pour un être humain tout nimbé de flammes bleutées. À chacune de ses mains, ses quatre doigts portaient des griffes pointues. Sa tête, informe et générale, se coiffait de deux cornes crépitantes.

«  Si je ne m'abuse, il te manque bijoux et breloques. Tu es tout nu. Quel est donc le nom que tu te donnes ?  » Pour toute réaction, la créature se contenta de rire, d'un rire de cratère, comme si mille allumettes s'enflammaient en même temps sur le revers de la boîte. Ses bras faisaient de grands gestes autour de lui, mais il semblait comme lié à la plaque de mercure.

«  Il semble que rien ne t'échappe... Tu peux m'appeler Nekusar.  » Dante hocha lentement la tête. Ce nom ne lui disait rien. Il ne l'avait donc jamais rencontré, ce malignus. «  Et maintenant que je suis là... je compte m'éterniser un peu.  » Dante parut soudain bien plus soucieux. «  Personne ne t'a invité. Je connais les fourberies de ta race et ses machinations.  »

La créature se recroquevilla sur elle-même et, d'un bond, quitta la plaque pour trouver refuge au plafond. Il s'y accrocha comme un insecte rampant. De ses mains, il fit un geste d'impuissance. «  Qu'est-ce que j'y peux si mes pairs ont inscrit sur notre réputation des souillures indélébiles... pourtant je suis moi-même irréprochable... je n'ai fait que profiter de la brèche ouverte par l'intervention de... cet abruti maladroit.  »

Il pointa du doigt Silas. Dante jeta sur lui un regard distrait. Nekusar en profita et glissa jusqu'à la porte la plus proche, mais Dante fut plus rapide et l'empêcha de quitter la pièce. «  Pas si vite. Toi... qui es-tu ?   » Dante s'adressait cette fois directement à Silas. Tout en l'écoutant se présenter, il alla auprès de Ronald pour s'assurer qu'il n'avait rien de trop grave, sinon les bleus et quelques hématomes. Il dégagea, autour de lui, les livres et les casseroles.

«  Et que fais-tu ici ? Cet espace n'est pas ouvert au public.  » Le vieux dragon était bien embêté. Il n'était pas n'importe où et ne pouvait se débarrasser de ce civil d'un claquement de doigt ; sa disparition eût paru suspecte.

Il percevait en lui un praticien de la magie, un novice touché par la grâce de l'élément feu, mais il ne lui semblait pas l'avoir jamais connu ou fréquenté dans le magasin. Peut-être l'avait-il croisé, une fois ou deux, mais il n'aurait pas mis sa main à couper... Le malignus, au plafond, semblait s'amuser, bien qu'il cherchât toujours à quitter la pièce, par tous les moyens. Dante, pour l'instant, le gardait sous son joug.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Dante Visconti

In furore iustissimae irae
Tu divinitus facis potentem.
Arma, caedes, vindictae, furores,
Angustiae, timores, precedite nos.

Indépendant Neutre
avatar

Silas O'Hara

Indépendant Neutre
Généralités

ϟ Nombre de Messages : 121
ϟ Nombre de Messages RP : 24
ϟ Crédits : Du Nord
ϟ Célébrité : Sebastian Stan
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Ex-lieutenant de l'US Army
ϟ Liens Rapides :

#ae0b0b
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Lun 12 Juin - 23:40 Message | (#)

Quelle idée merveilleuse que je m’essayer à une potion d’invisibilité ! Au lieu de cela, j’avais fort bien réussi une potion d’ivresse aveuglante ! Magnifique !
Je n’y voyais quasiment plus rien et comme j’avais l’impression d’être en proie à l’ivresse à chaque fois que j’ouvrais les yeux, je préférais désormais les garder fermés. C’était sans doute plus sage et cela m’éviterait sans doute de provoquer d’autres catastrophes.
Voilà qui n’allait pas arranger mes affaires, compte tenu de la créature qui se tenait désormais à proximité de nous. J’osais espérer qu’elle n’était pas hostile, auquel cas, je devrais rapidement trouver un moyen de me mettre hors de sa portée.

La réponse ne se fit pas attendre et j’accusai le coup. Voilà que nous avions affaire à une forte tête. Sans vraiment réfléchir, je portai machinalement la main à la poche arrière de mon jeans ou se trouvait mon briquet que je préférais avoir bien en main. Juste au cas où. J’en avais un autre de secours dans la poche de ma veste.

La créature n’était certes pas docile, mais elle avait eu la décence de se présenter et je ne pu retenir une exclamation de surprise qui s’échappa de ma gorge sur un ton contenu et presque impassible : « Un malignus ! » répétai-je simplement. Mon grand père m’avait déjà parlé de ces créatures élémentaires tout droit issue de la dimension Fuzonique d’où nous tirions notre magie. Il fallait être un mage puissant pour arriver à invoquer une de ces créatures qui avait tendance à tout dévaster sur son passage et je n’ose imaginer le niveau de puissance qu’il faudrait pour arriver à en dompter une ! J’en frissonnais d’excitation et je me maudissais intérieurement d’avoir joué les apprentis alchimistes pour ne pouvoir la voir de mes yeux ! Je me contentais de la sentir et de l’analyser de tous mes autres sens encore disponibles.
Quel était donc ce mage capable d’invoquer pareille créature dans notre dimension ? Et de quoi il parlait ? De breloques ?

L’éclat de rire de la créature ainsi que son agitation me firent reculer d’un pas tandis que j’entendis siffler des flammes au dessus de ma tête. Mon pouce exerça une pression sur la molette du briquet, allumant une flamme qui s’éteignit aussitôt. J’étais attentif aux changements de température et au crépitement des flammes et je ne ressentais pas vraiment d’hostilité émaner de la créature pour l’instant. Elle brassait de l’air, simplement, en tapant la causette à l’autre magicien. Du moins, pour l’instant.

Un courant d’air chaud m’indiqua qu’elle s’était éloignée pour se coller au plafond pour m’accuser, moi. Mon sang de fit qu’un tour et mes lèvres s’étirèrent en un sourire moqueur.

– Je pense que tu peux rajouter impoli à ta liste irréprochable. La moindre des choses serait de dire merci à l’abruti qui a ouvert la brèche.

Bien que je ne sache pas vraiment à quoi j’avais affaire, je n’avais pu m’empêcher de répliquer sur le ton le plus neutre possible, mais l’intention y était tout de même.
Les créatures fuzoniques percevaient-elles l’ironie ?

Fermer ma gueule était quelque chose que j’avais toujours eu beaucoup de mal à faire à l’armée, surtout lorsque j’estimais que les accusations et les remontrances infondées. Ce qui m’avait valu quelques déboires avec mes supérieurs hiérarchiques. J’avais juste appris à moduler mes propos en fonction de mon interlocuteur. Et encore.

Lancé de dé I :
Réussite : La créature se fiche éperdument de ce que je peux dire et ne s’en offusque pas. Elle ne pense qu’à s’enfuir.
Échec : La créature est vexée.


Je sentis la créature se déplacer dans la pièce et je la suivis du chef sans la voir. La main toujours fermée sur mon briquet je restais sur mes gardes, mais que pouvais-je faire contre une créature fuzonique s’il lui prenait l’envie de nous attaquer ? Combattre le feu par le feu ?
La créature dévia de sa trajectoire et je devinais que cela devait être l’œuvre du magicien.

– Tu peux le contrôler ?

Je ne le vis pas se tourner vers moi, mais si je comptais son acolyte qui était dans les vapes et le Malignus qui nous avait déjà fait l’honneur de ses présentations, je supposais donc qu’il s’adressait à moi.

– Silas. Enchanté ! Tu m’excuseras, si je ne te serre pas la main. dis-je avec nonchalance.

Je préférais pour l’heure, rester concentré sur cette créature des plus surprenante.

– Et bien il faut croire que si. Je pensais déambuler dans la boutique et je ne sais comment je me suis retrouvé ici. J’étais venu à la base pour un problème de… cécité, dirons-nous. dis-je en désignant de mon index mes yeux, comme si le simple fait de les garder fermés n’était pas assez explicite.

– J’étais loin d’imaginer qu’en débarquant ici, je pourrais être à l’origine de… dis-je en désignant le malignus du chef … attends une minute… ce n’est pas ce que vous cherchiez à faire ? Je veux dire, l’invoquer ?

– Et à qui ai-je l'honneur ?
J'étais sincèrement intrigué, parce que le mec arrivait à garder la créature fuzonique sous son joug. Il était donc forcément mage de feu et ô combien plus puissant que moi. Je regrettais de ne pouvoir le voir. Je voyais déjà trop flou quand j'étais entré dans la pièce et je n'avais pas su discerner ses traits.

Spoiler:
 


Dernière édition par Silas O'Hara le Mar 13 Juin - 0:05, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




"You can be anything you want to be
Just turn yourself into anything you think that you could ever be"
Queen - Innuendo

Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3212
ϟ Nombre de Messages RP : 2872
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Lun 12 Juin - 23:40 Message | (#)

Le membre 'Silas O'Hara' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#2 'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Indépendant Neutre
avatar

Dante Visconti

Indépendant Neutre
Généralités
De Principatibus

ϟ Nombre de Messages : 7063
ϟ Nombre de Messages RP : 657
ϟ Crédits : Lucius
ϟ Doublons : /
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:
Mer 14 Juin - 13:18 Message | (#)

Dante observait, cette fois, plus attentivement l'inconnu responsable de l'apparition du malignus. Il ne lui était pas familier. Trentenaire au visage carré, à l'allure charpentée et au corps taillé dans le marbre d'activités physiques qui furent longtemps régulières, Dante devina un garçon astreint à la discipline sportive soit des grands corps constitués, comme la police, les pompiers ou l'armée, soit de l'entrepreneuriat des travaux domestiques.

Qu'il fût maçon ou agent de sécurité n'avait guère d'importance. Son air d'absolue désinvolture, grossi par ses paupières plus ou moins closes, et son sourire en coin ne plaidaient pas en sa faveur. Dante remarqua le briquet dans sa main. Il ne répondit pas à la première question, puisque Nekusar lui-même prit cette peine et cette initiative.

«  Bien sûr... hélas, sinon, je serai déjà parti.  » Si Dante n'avait pas conservé sous son joug la créature, celle-ci en aurait déjà profité pour prendre la poudre d'escampette et jouir de sa liberté à Star City. La liberté leur était chère, à ces entités si peu familières du concept, puisque sur Fuzon, trop de prédateurs naturels menaçaient leur survie, ce qui les contraignait à se cacher, à se terrer, à mener une vie de prudence constante.

Forcément, hors du plan élémentaire du feu, elles ne connaissaient pas ces problèmes, ce qui leur ouvraient de nombreuses perspectives. Ces escapades, pourvu qu'elles fussent définitives, leur facilitaient la vie. Mais en présence du dragon, une créature tout entière constituée de flammes, fussent-elles bleues, n'était rien qu'un pantin dont il contrôlait les fils. Silas – tel était donc le prénom de l'intrus – révéla en peu de mots les raisons à sa présence. Il était venu au Jardin du dragon pour un « problème de cécité ». L'aveugle s'était donc perdu dans le magasin.

«  Au propriétaire.  » Dante prit quelques instants pour rassembler ses pensées. Le malignus chercha à profiter de l'occasion pour s'enfuir, mais d'un ample geste du bras Dante s'occupa de le rappeler à son obédience naturelle. «  Nous ne cherchions pas à invoquer cette créature. Votre intervention a perturbé le déroulement de nos activités et entraîné l'apparition de Nekusar.  » Comme interpellé, le malignus s'agita et fit des mouvements étranges, comme s'il dansait, comme s'il suivait une chorégraphie de son invention. Dante l'ignora. «  Vous devriez ranger ça.  »

Il désignait le briquet. Il avait bien compris qu'il avait affaire à un jeune praticien de la magie du feu et en déduisit que le dénommé Silas pouvait commander aux flammes sans pour autant les créer ou les générer lui-même. Ces détails, cependant, le laissaient pour l'heure indifférent.

«  Je doute qu'il soit très sage, dans votre état, de susciter un départ d'incendie.  » Le ton très sérieux de sa voix se colorait des civilités qu'il réservait aux clients du magasin. Il aurait préféré pouvoir expédier les choses et renvoyer Silas aux espaces ouverts au public, mais la présence du malignus et l'instabilité crépitante de la plaque de mercure mobilisaient toute sa prudence et toute sa vigilance. Il marchait sur des œufs, par la faute de ce jeune imprudent.

«  Nekusar, je suppose qu'il est vain de ma part d'espérer que tu retournes d'où tu viens de ton plein gré ?  » L'être tout entier nimbé de flammes bleues se répandit en rires et gloussements. «  Que d'égards pour ma personne, magicien ! Non, non, je vais adorer vivre ici, surtout si ça t'oblige à me tenir compagnie indéfiniment dans cette pièce étroite. On va s'amuser comme des fous.  » Dante roula des yeux. L'attitude narquoise de la bestiole l'exaspérait. Il la fit taire et celle-ci dut bientôt lutter contre les torsions qu'il lui imposait. «  Non ! Non ! Tu n'as pas le droit !  »

Dante venait d'arracher quelques flammes de sa coiffe magnifique. Celles-ci, séparées du malignus, perdirent leur couleur azuréenne pour retrouver la teinte plus courante des feux de cheminée. À distance, le dragon manipula ce lambeau d'incendie pour tracer au sol des lignes noires. Il restait immobile, une main tendue vers Nekusar, l'autre abaissée vers ce dessin qui se révélait au fur et à mesure qu'il tournait la flammèche autour de la table et de la plaque de mercure.

«  Ne bougez pas.  » C'était à Silas qu'il s'adressait, cette fois, qu'il craignait de voir commettre une nouvelle maladresse. Dans son coin de plafond, Nekusar luttait comme un chien tenu par le bâton du gars de la fourrière, pour s'enfuir. Il avait bien compris la manœuvre du magicien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Dante Visconti

In furore iustissimae irae
Tu divinitus facis potentem.
Arma, caedes, vindictae, furores,
Angustiae, timores, precedite nos.

Indépendant Neutre
avatar

Silas O'Hara

Indépendant Neutre
Généralités

ϟ Nombre de Messages : 121
ϟ Nombre de Messages RP : 24
ϟ Crédits : Du Nord
ϟ Célébrité : Sebastian Stan
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Ex-lieutenant de l'US Army
ϟ Liens Rapides :

#ae0b0b
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Jeu 15 Juin - 23:23 Message | (#)

Fascinant ! Ce n’en était pas moins fascinant ! Le magicien était capable de tenir en respect un malignus où je n’avais même pas réussi à le faire sourciller. Cela démontrait une maîtrise certaine de la magie élémentaire du feu. Moi qui pensais être doué dans mon domaine, j’avais encore beaucoup à apprendre. Cela dit, je me considérais comme un simple pyromane, capable de manipuler les flammes à ma guise, c’était la première fois que je m’essayais à prendre le contrôle d’un élémentaire de feu, sans le savoir et sans y avoir été préparé au préalable. Il aurait été surprenant que j’y parvienne du premier coup, à moins d’être un prodige, ce que je ne pensais pas être.

L’évidence énoncée par Nekusar me tira un rictus contrit.
– Bien-sûr… admis-je.

Je m’étais laisser conter des histoires sur les élémentaires aux caractères bien trempés et à la moralité que d’aucun être humain caractériserait de douteuse ; hormis Newt, mon grand père, qui lui avait une conception des choses un peu hors norme. Les lois qui régissaient la Terre Prime n’avaient pas cours dans la dimension Fuzonique. Même si j’avais lu des choses à ce sujet il y a longtemps, tout cela avait pour moi toujours été très abstrait puisque je n’y avais pas été directement confronté. Je ne faisais que sentir les choses, l’essence de cet élément qui m’obsédait sans que j’eusse jamais fondamentalement compris pourquoi, ni comment. Newt m’avais appris à le dompter. Point. Et j’en avais fait une arme de guerre. Très glorieux n’est-ce pas ?

Ce que j’avais sous le nez, à défaut de l’avoir sous les yeux, était une branche de la magie qui m’était peu familière et qui ne manquait pas de me fasciner. De nombreuses questions assaillaient mon esprit et je mourrais d’envie de savoir comment le magicien s’y prenait et surtout si ce genre de choses était à ma portée. J’ignorais s’il accepterait de répondre à mes questions maintenant que je savais qu’il était le propriétaire des lieux dans lesquels je venais de semer un joyeux bordel.

– Ah !
C’était tout ce que je trouvais à dire pour l’instant. Je sentis le malignus se déplacer dans l’espace et même si j’étais frustré de ne pouvoir l’observer de mes yeux, l’expérience était tout aussi fascinante et intéressante via mes autres sens. Et j’essayais de me représenter mentalement les mouvements qu’il devait faire tandis que le propriétaire des lieux me résumait les faits ou méfaits de mon intervention inopinée.
– Donc en d’autres termes, tu es en train de me dire que je suis en quelques sortes responsable de lui, dis-je en désignant Nekusar du menton.
L’idée d’être responsable d’une connerie ne m’enchantait guère, mais ma curiosité me poussait à vouloir endosser la responsabilité de la créature pour laquelle j’aurais volontiers joué au babysitter pour pouvoir l’observer et l’étudier. Ce qui était absurde en soit vue que je n’avais pas réussi à prendre l’ascendant sur elle. J’aurais l’air malin s’il me la refourguait et qu’elle finissait par s’évaporer dans la nature au vue de mon incapacité actuelle à la contenir.

Je n’avais pas prêté attention à ce qu’il m’avait demandé de ranger car j’avais saisi mon briquet par réflexe, comme bien souvent. Je détournais la tête de Nekusar pour l’orienter à l’aveugle dans la direction d’où me provenait la voix.
– Quoi ?
Puis je tiltais.
– Réflexe. Désolé. On m’a toujours enseigné que prudence était mère de sûreté.
Je m’exécutai cependant en glissant de nouveau le briquet dans la poche arrière de mon jeans.
– Il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur un quelconque incendie qui pourrait être allumé avec ça. J’ai passé l’âge d’être pyromane, rassure-toi, et je n’ai pas l’intention de foutre le feu au seul comptoir de la Rose des Vents de la ville. Je n’y vois peut-être plus rien, mais ces flammes là, je les maîtrise. D’ailleurs à ce propos, les siennes sont… très différentes de celles que je suis habitué à manipuler. dis-je en désignant le malignus au plafond.

Je m’amusai de sa remarque au malignus et ce dernier trouva la demande très drôle également.
– L’espoir fait vivre…
Difficile de savoir si mon sarcasme était destiné au magicien ou à la créature.
Le magicien quand à lui, n’avait pas l’air d’être d’humeur à plaisanter à entendre les plaintes de Nekusar et je sentis bientôt l’essence d’un feu plus accessible pour le magicien novice que j’étais se détacher de la créature.
– Qu’est ce que tu fais ?
J’avais entrouvert les yeux et je me sentis vaciller lorsque la nausée me repris, bien qu’un épais voile blanc masquait tout à ma vue.

Lancé de dé :
Réussite : Rien ne se passe
Echec : Silas est pris d’une hallucination

Pris d’un haut le cœur, je m’empressai de refermer les yeux tandis que Nekusar suppliait :
– Non ! Toi ! Empêche le de faire ça ! Aide moi ! Je ne veux pas retourner là bas !
– Où ça ?
– D’où nous venons tous !
Etonnamment, j’avais l’impression de déjà connaître la réponse à cette question.
– Pourquoi ? N’y a-t-il pas mieux que Fuzon pour un élémentaire de feu ?

Mais comme je pressentais que le rituel de renvoi était en passe d'être achevé, j'intervins en claquant des doigts pour prendre possession de la flamme et stopper la progression du magicien.
– Attends ! Je veux savoir ce qu'il a à dire. puis me tournant vers le malignus Qui nous tous ? De quoi tu parles ?



Dernière édition par Silas O'Hara le Jeu 15 Juin - 23:40, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




"You can be anything you want to be
Just turn yourself into anything you think that you could ever be"
Queen - Innuendo

Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3212
ϟ Nombre de Messages RP : 2872
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Jeu 15 Juin - 23:23 Message | (#)

Le membre 'Silas O'Hara' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Indépendant Neutre
avatar

Dante Visconti

Indépendant Neutre
Généralités
De Principatibus

ϟ Nombre de Messages : 7063
ϟ Nombre de Messages RP : 657
ϟ Crédits : Lucius
ϟ Doublons : /
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:
Ven 16 Juin - 22:47 Message | (#)

Silas se trouva des excuses, bien qu'il prît soin de rendre le briquet au néant de la poche de son pantalon. Qu'espérait-il faire ? Combattre le feu par le feu n'est qu'un leurre, une expression ridicule et déviée d'une parente, combattre le mal par le mal ; qu'est-ce qu'une flamme peut bien faire contre une créature tout entière constituée de flammes ?

Bien qu'elles fussent différentes, comme il le soulignait, le feu n'était pas l'élément approprié pour inquiéter, menacer ou blesser le malignus et ne le serait jamais ; s'il avait été un Pokémon, Nekusar aurait possédé le talent « Torche ». Dante resta silencieux, préférant ne rien répondre directement à l'intrus, pour mieux se concentrer sur le rituel qu'il préparait. Peut-être aurait-il dû répondre à la question de Silas, mais Nekusar ne lui en laissa guère la possibilité.

Il sut convaincre l'apprenti magicien d'intervenir et ce dernier se permit d'interrompre le rituel, ce qui irrita le vieux dragon. L’œil noir posé sur Silas, il lui fallut moins d'un tiers de seconde pour réagir, avec une vigueur qui impressionna même le malignus. L'air dans la pièce se concentra sous les pieds de Silas, comme souffle par une force invisible ; c'était bien sûr l’œuvre de Dante, dont les doigts pointaient Silas. Une tornade le souleva jusqu'à l'écraser contre le plafond. Nul ne se dérobe au fouet d’Éole.

«  Je ne tolérerai pas d'impertinence sous mon propre toit.  »

    Jet de dé – I :
    Réussite : Dante parvient naturellement à recouvrer le contrôle de la flamme.
    Échec : Dante ne parvient pas à recouvrer le contrôle de la flamme.



La flamme qu'avait subtilisée Silas lui échappa. Sans surprise, sans difficulté, Dante en reprit le contrôle ; on n'apprend pas au vieux dragon à jouer avec le feu. Le jeune homme maîtrisait les rudiments de la magie du feu et connaissait certainement deux ou trois tours, mais il n'était jamais qu'un débutant, par comparaison. «  Ne te fatigue pas.  » Silas le comprendrait rapidement, ses efforts pour bouger étaient vains – quand on est un homme du commun, quand on est un « monsieur tout le monde », on ne peut lutter contre des vents portés à 800 km.h-1.

Désormais sûr d'avoir les coudées franches, Dante acheva la préparation du rituel d'expulsion. Il veilla aussi à ce que le Malignus ne put plus dire un seul mot. «  Les créatures de son espèce sont des menteurs, des affabulateurs et des escrocs. Ils diront n'importe quoi pour obtenir de toi ce qu'ils veulent, et ce qu'ils veulent, c'est la liberté hors de Fuzon. Discuter avec eux n'a rien d'anodin et ce perfide comploteur n'est pas là pour une conversation badine. De plus, j'ajouterai que me soustraire cette flamme est une erreur que tu ne commettras pas deux fois.  »

La préparation achevée, Dante put réciter une incantation dans une langue mystérieuse que Silas ne put comprendre. Plus il récitait, plus le malignus s'agitait, plus il se trouvait comme aspiré en direction du cercle rituel d'expulsion où il disparut sur les dernières notes de la mélopée du dragon. Cependant, la pression sur Silas s'arrêta et à peine une poignée de secondes plus tard, il vit s'ouvrir sous lui un vortex où il s'engouffra, entraîné par sa chute, quand Dante rompit le sortilège qui le maintenait au plafond. L'autre côté du vortex le fit reparaître de l'autre côté de la porte, dans le couloir qu'il avait suivi auparavant. Dante ne l'y rejoindrait qu'après avoir contrôlé l'état de Ronald, qu'il laissa dans une position la plus confortable possible. Il quitta la pièce et trouva Silas qui se relevait comme abasourdi encore par ce qu'il venait de vivre. «  J'insiste. Vos gamineries n'ont pas leur place ici. Je vais vous reconduire au magasin.  »


Dernière édition par Dante Visconti le Ven 16 Juin - 23:06, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Dante Visconti

In furore iustissimae irae
Tu divinitus facis potentem.
Arma, caedes, vindictae, furores,
Angustiae, timores, precedite nos.

Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3212
ϟ Nombre de Messages RP : 2872
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Ven 16 Juin - 22:47 Message | (#)

Le membre 'Dante Visconti' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Indépendant Neutre
avatar

Silas O'Hara

Indépendant Neutre
Généralités

ϟ Nombre de Messages : 121
ϟ Nombre de Messages RP : 24
ϟ Crédits : Du Nord
ϟ Célébrité : Sebastian Stan
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Ex-lieutenant de l'US Army
ϟ Liens Rapides :

#ae0b0b
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Jeu 22 Juin - 1:15 Message | (#)

J’avais beau connaître la perfidie de ces créatures, en théorie, mais comme le magicien avait la situation bien en main, je n’avais pu m’empêcher d’accorder à Nekusar le bénéfice du doute. Mais le magicien ne l’entendit pas de cette oreille et n’apprécia visiblement pas que je trouve l’audace de lui retirer la flamme des mains.
Je laissai juste échapper un cri de surprise avant d’entendre sa voix courroucée, tant le déplacement d’air fut fulgurant cette fois-ci. Je perdis instantanément le contact avec le sol et me retrouvai collé au plafond avant même d’avoir eu le temps de dire ouf et de claquer les doigts pour riposter, ce qui n’était pas plus mal en soit. Je devais reconnaître que mon aura protectrice ne m’aurait pas été d’un grand secours face à une tornade, même si je restais persuadé que j’aurais pu tenter quelque chose pour l’esquiver. Oui. Parce qu’en plus le bougre maîtrisait l’air également ? J’étais vraiment surpris d’avoir affaire à un mystique pluri-élémentaire et ma surprise n’avait d’égal que ma frustration grandissante à l’idée d’être impuissant face à ce type.

Je tentais de me débattre, en vain. Il avait réussi à me faire perdre le contrôle de la flammèche que sa magie de l’air m’empêchait de retrouver.
– Relax mec ! Je n’voulais pas te manquer de respect ! dis-je sur un ton plus sec que je ne l’aurais voulu. Tout de suite, les grands mots ! bougonnai-je dans ma barbe, retenant avec peine mon point de vue sur ma soit-disant impertinence et les mots doux qui me venaient avec.
L’âge et l’armée m’avaient assagit avec le temps. Je vous laisse donc imaginer ce que cela devait être lorsque j’avais vingt ans et que je me laissais encore consumer par l’instabilité de l’élément du feu. J’étais au moins aussi explosif que mon sortilège de Blast.
La réplique suivante du magicien acheva toutefois de me vexer et si je n’avais pas eu à lutter contre un vent furieux, j’aurais sans doute eu bien du mal à contenir cette colère qui s’emparait instantanément de moi. Je me contentais d’un grognement pour la réprimer. L’âge et l’expérience ne faisaient pas tout, de toute évidence. En revanche, j’avais bien conscience de ne pas être de taille à lutter contre lui. Et à quoi bon ?

Ce qui était marrant, c’était que sa pédagogie m’était familière du fait qu’elle se rapprochait étrangement d’une autre que je ne connaissais que trop bien et qui fleurait le trèfle coupé. C’était à se demander si ce type n’était pas un disciple de mon grand père ou même carrément son clone ; l’accent irlandais en moins. J’avais sans doute affaire à un vieil acariâtre : le retour de la vengeance quatre ! Et j’avais la désagréable impression de me faire sermonner comme un gosse de dix ans.
Le fait curieux en revanche, était que sa voix ne me paraissait pas si antédiluvienne pour autant.

– C’est le moins qu’on puisse dire ! répliquai-je de mauvaise grâce. Il y a des méthodes moins drastiques pour ça !
J’avais l’impression de répondre à l’Ecarlate, ce qui m’irritait passablement. Pour qui se prenait ce type ? Quel genre de vieux barbu était-il ? Et surtout, pour qui me prenait-il ?

Et voilà qu’il se mit à incanter dans une langue que je ne connaissais pas. Je devinais la disparition du malignus au moment même où les vents cessèrent. Ma cécité ne me permis pas de voir le vortex qui s’était ouvert entre le sol et moi, malgré le fait que j’eusse ouvert les yeux pendant ma chute, ce qui eut pour effet de me faire perdre tous mes repères et ne me permis pas de me réceptionner comme il se devait, bien que mon entraînement militaire m’y eut formé. Je heurtai donc douloureusement le pavé sans savoir que j’étais passé de l’autre côté de la porte. « Aow ! »
Ma tête avait cogné le sol et il me fallu quelques instants pour recouvrer mes esprits.
– Merde ! pestai-je entre mes dents serrées.

Je me redressai péniblement quand j’entendis les pas du magicien se rapprocher de moi. Et encore une fois, j’eus la désagréable impression d’être pris de haut. Autant, j’avais appris à la fermer face à un supérieur hiérarchique, autant face à un civil, j’avais toujours du mal à rester cordial. Surtout lorsque mon égo avait cette désagréable sensation de s’être pris une fessée déculottée.

Les yeux toujours clos, mon visage se fendit d’un sourire crispé et je dus me mordre la lèvre inférieure pour ne pas envoyer le magicien se faire voir sur le champ. Je détournai légèrement la tête en prenant une profonde inspiration pour contenir ma colère qui menaçait d’exploser et qui me dictait de le coller contre le mur pour lui exploser clairement ma vision des choses. Cependant, ce genre d’accès d’humeur ne m’avait jamais servi et je savais de quoi ce mec était capable, même sans l’avoir vu de mes yeux. Alors le gamin que j’étais décida de se conduire en adulte pour lui exposer le plus froidement du monde :
– Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur. Je vous prierais également de mesurer vos propos à mon égard. Je suis navré que mes gamineries, comme vous dites, se soient retrouvées je ne sais où, impliquées dans je ne sais quoi, à invoquer un malignus de manière totalement fortuite. Malignus que vous avez parfaitement maîtrisé du reste. Cela étant dit, je ne vous permets pas de me traiter comme vous l'avez fait sous prétexte que j’ai interrompu par accident votre petite incantation alchimique !

Je contenais ma colère au prix d’un effort surhumain, mais malgré le ton neutre et calme que je m’appliquai à employer, je n’avais pu retenir ma voix de moduler certaines accentuations qui trahissaient bien évidement mon irritation sous-jacente. Je devais remercier ma cécité de m’imposer les yeux fermés afin d’éviter que ceux-ci ne transforment mes dires en menace. Ce n’était pas le moment de jouer au plus malin et ce n’était pas non plus mon intention. Je prenais sur moi et j’avais encore la décence de ne pas exiger d’excuses, mais mon plaidoyer laissait aisément présager mes attentes à ce sujet.

J’avais l’impression de plaider devant Newt et à défaut d’avoir un visage à mettre sur mon interlocuteur, c’était étrangement celui du vieil acariâtre qui me venait en pareille situation. Ce qui ne jouait pas en sa faveur. J’aurais donné n’importe quoi pour y voir à nouveau et pouvoir non seulement voir les traits de son visage mais aussi, déchiffrer son expression.
– Car figurez-vous que j’étais simplement venu chercher conseil pour remédier à ma cécité. N’étant pas aveugle de nature, ma maladresse est aussi en option, vous m’en excuserez.
Je prenais soin d’arrondir les angles, mais je n’avais pas dit mon dernier mot au sujet du malignus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




"You can be anything you want to be
Just turn yourself into anything you think that you could ever be"
Queen - Innuendo

Indépendant Neutre
avatar

Dante Visconti

Indépendant Neutre
Généralités
De Principatibus

ϟ Nombre de Messages : 7063
ϟ Nombre de Messages RP : 657
ϟ Crédits : Lucius
ϟ Doublons : /
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:
Ven 23 Juin - 14:23 Message | (#)

Si le jeune O'Hara avait eu des yeux, c'est un visage flapi d'agacement qu'il aurait vu.

La patience du dragon s'était éteinte dans cette flamme que le magicien avait volée. Le larron lui parlait de respect, de politesse, de courtoisie et de savoir-vivre ; son toupet ne connaissait donc aucune limite.

Mais qu'il ne s'y trompe guère, si Dante l'avait traité comme le dernier des voleurs, c'était bien parce qu'il avait agi en voleur, et non parce qu'il s'était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

«  Il suffisait d'attendre qu'un vendeur s'occupe de vous.  » Peu de mots et pourtant, c'est un déluge de mépris qui déferla par la bouche du dragon qui, pourtant, déjà passait à autre chose, comme si la rupture du barrage de sa contenance, par cette dernière phrase si rogue, avait suffi à balayer en lui les derniers bastions de la colère.

Mille ans plus tard, il aurait oublié Silas et ses maladresses. Ce dernier d'ailleurs semblait bien plus soucieux de son amour-propre que de l'homme qu'il avait blessé par ses gaucheries.

«  Attendez ici. Je dois m'occuper de l'homme que vous avez blessé. Et ne bougez pas. Vous n'êtes plus dans la même pièce.  » Puisqu'il était temporairement aveugle, Silas n'aurait sûrement aucune idée du lieu où il se trouvait ; même si la proximité de Dante lui suggérait qu'ils n'étaient pas très loin de la salle du malignus, la petite expérience à travers les vortex l'aurait sûrement quelque peu désorienté.

Il fallut quelques minutes au dragon pour s'assurer que Ronald s'en tirerait avec quelques contusions et rien de plus. Il le confia au soin d'un gobelin qui lui prodigua les premiers soins, pour le conduire ensuite jusqu'à une salle où il se reposerait quelques heures avant de repartir.

On s'occuperait d'effacer de sa mémoire les souvenirs de l'incident et le malheureux s'en irait, littéralement, comme si de rien n'était, puisqu'à ses yeux rien n'était arrivé.

En quittant la salle où la plaque de vif-argent brillait encore, Dante eut une pensée mélancolique. Le nom de Nekusar lui était inconnu, mais pas les malignus. Secouant la tête, il revint vers Silas qu'il trouva dans le couloir, appuyé contre un mur. Il portait sur son front les traces d'un atterrissage malheureux. «  Suivez-moi, je m'occupe de vous.  »

D'aucuns verraient cela comme une faveur faite à un client difficile, mais il n'en était rien : Dante préférait tenir Silas à l’œil et veiller à ce qu'il ne causât aucun nouveau problème. Il le conduisit donc depuis ce couloir jusqu'au magasin proprement dit, sans un mot d'abord, mais quand ils furent près des rayonnages, Dante tira pour Silas un fauteuil confortable.

«  Asseyez-vous là. Là. Dîtes-moi ce qui vous est arrivé. Ne négligez aucun détail.  » Puisqu'il savait avoir face à lui un praticien de la magie et quelqu'un suffisamment éclairé pour avoir reconnu une incantation alchimique, Dante préféra ne pas s'embarrasser des précautions d'usage qui ne sont bonnes que pour les débutants.

Autant aller à l'essentiel et déterminer les causes de la cécité qui motivait la présence au Jardin de Silas. «  Si je dois vous rendre l'usage de vos yeux, il ne faut rien me cacher. Sinon, il y a d'autres charlatans qui, en ville, seront ravis de vous promettre la Lune. Vous pourriez par exemple essayer madame Otambo, du temple vaudou. La vieille chouette me doit quelques faveurs.  »

Et débarrasser Dante d'un impétueux gêneur serait un bon début. S'il avait toutefois perdu sa patience, le vieux dragon ne trouvait pas moins dans ces gestes familiers de boutiquier un remède à son irritation, comme l'eau terrible qui suit le lit de la rivière se calme et s'endort – et le fougueux torrent devint tranquille fleuve !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Dante Visconti

In furore iustissimae irae
Tu divinitus facis potentem.
Arma, caedes, vindictae, furores,
Angustiae, timores, precedite nos.

Indépendant Neutre
avatar

Silas O'Hara

Indépendant Neutre
Généralités

ϟ Nombre de Messages : 121
ϟ Nombre de Messages RP : 24
ϟ Crédits : Du Nord
ϟ Célébrité : Sebastian Stan
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Veuf
ϟ Métier : Ex-lieutenant de l'US Army
ϟ Liens Rapides :

#ae0b0b
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Ven 23 Juin - 23:09 Message | (#)

De toute évidence, la colère m’aveuglait et le magicien resta sourd à mon argumentaire. Je n’obtins pas les excuses que j’attendais et pire encore, je ne recueillis que son mépris, ce qui ne fit que m’agacer plus encore.
– Allez donc dire ça au vendeur en question ! lâchai-je sur le même ton que lui.
Certes, le vendeur aurait des circonstances atténuantes car il m’avait effectivement envoyé au fond de la boutique mais sans connaître les raisons de ma venue, ni mon état. Mais de toutes façons, n’importe qui aurait pu me dire n’importe quoi dans l’état présent que je me serais montré intraitable, allant même jusqu’à me montrer de mauvaise foi, tellement j’étais énervé.
Mon renfrognement fut cependant de courte durée.
– Quoi ? Qui ai-je blessé ?
Puis ça me revint. Quand j’étais entré dans la pièce, j’avais entendu deux voix distinctes et il m’avait semblé apercevoir un deuxième protagoniste avant que le voile blanc n’opacifie ma vue. Mon amour propre venait d’en prendre un sérieux coup et un profond malaise supplanta ma colère.
– Je …
Mais le magicien avait déjà tourné les talons.
– Merde ! Merde ! Merde ! jurai-je à voix haute. Quel imbécile je faisais !
Je ne cherchai pas cette fois-ci à jouer les forte-têtes et j’obéis bien sagement, le temps de digérer les conséquences de mes actes, je percutais ensuite les dires de mon hôte. A quel moment m’avait il fait sortir de la pièce ? Quel était ce sortilège ? Qui était ce type ? Je devais avouer qu’il m’intriguait autant qu’il m’agaçait.

Lorsqu’il revint, je n’avais pas bougé et ma colère était retombée. Je lui emboîtai le pas en silence et seuls nos pas semblaient résonner dans le couloir lorsque je me décide à rompre le silence, sur un ton plus calme et posé que quelques instants plus tôt :
– Comment va-t-il ?
Ma question était sincère et reflétait une réelle inquiétude, même si je donnais l’impression d’être un peu nombriliste par moment.
– Je suis confus. Je ne savais pas. Je ne voulais pas… le blesser.
C’était idiot et je me sentais fichtrement gauche.

Je ne vis pas la différence lorsque nous arrivâmes au magasin, seule l’atmosphère différait. Les bruits et les odeurs me rappelèrent effectivement la boutique.
Je restai planté devant le magicien qui venait de tirer un meuble avant de sentir le moelleux du fauteuil derrière mes mollets. Je me laissai choir dedans avec la sensation de l’assise plus basse qu’escomptée.
Les mots du magicien me tirèrent un sourire en coin.
– Le vaudou très peu pour moi. Je vous remercie.
J’avais dis cela d’un ton plus léger. Je me déridai peu à peu.
– Je préfère et de loin la science de l’alchimie et des potions. Même si des fois ça foire… J’en suis encore à faire des expérimentations douteuses comme vous pouvez le constater. Mais il n’est point apparu de malignus chez moi, à mon plus grand regret. J’étais simplement en train d’essayer de mettre au point une potion d’invisibilité… remarquez… c’est réussi !
Au lieu de me rendre invisible, elle aura eu l’effet contraire de rendre le monde invisible à mes yeux…
plaisantai-je.
Bref… Soeillette, Œuf de Chaurus, aile de noctuelle et poussière de vampire, le tout mijotant à feu fort les trois premières heures, puis à petit feu avant de passer à feu moyen après la première journée. Le tout a mijoté trois jours. La robe de la potion était couleur vermillon, le fumet, doré, et puis d’un coup, elle a viré. Elle s’est mise à bouillir, les bulles ont explosé, la potion est devenue comme du goudron et s’est déversée partout. Mon atelier s’est rempli d’une épaisse fumée blanche : une espèce de brouillard opaque à travers lequel je ne voyais plus rien du tout. J’ai éteint le feu et je suis vite sorti. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite mais la potion avait attaqué mes vêtements. Puis ma vue a commencé à se troubler. J’avais comme une impression d’ivresse. Le voile s’est épaissi et la sensation d’ivresse s’est accentuée. Du coup, je suis venu ici tant bien que mal pour essayer de trouver un remède à ça. Et quand j’ai débarqué là, je n’y voyais déjà plus rien, enfin… c’est comme si j’étais toujours en plein brouillard. Tout est blanc. Et si j’ai le malheur d’ouvrir les yeux c’est comme si je perdais tous mes repères. Je ne vois rien et la tête me tourne, ça me colle la nausée et j’en perds l’équilibre. Ce qui explique…le bordel… de tout à l’heure. terminai-je avec un sourire en coin qui s'évanouit presque aussitôt.

Je pensais ne rien avoir oublié et je m’attendais à ce que le magicien me prenne encore de haut pour me mettre le nez sur mon apparente bêtise, mais du moment qu’il me trouvait un remède pour me faire recouvrer la vue… J’étais prêt à encaisser ses remontrances. Après tout, j’étais un novice en alchimie et j’avais encore tout à apprendre. J'avais aussi le sentiment que ce n'était pas la seule chose que ce type aurait à m'apprendre, de ce qu'il m'avait laissé entrevoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur




"You can be anything you want to be
Just turn yourself into anything you think that you could ever be"
Queen - Innuendo

Indépendant Neutre
avatar

Dante Visconti

Indépendant Neutre
Généralités
De Principatibus

ϟ Nombre de Messages : 7063
ϟ Nombre de Messages RP : 657
ϟ Crédits : Lucius
ϟ Doublons : /
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 6
ϟ Particularités Physiques:
Sam 24 Juin - 20:07 Message | (#)

Silas parut sincèrement inquiet, dans le couloir, de savoir dans quel état se trouvait l'homme qu'il avait malencontreusement blessé. Peu de mots pour le dire, mais ses émotions transpiraient de son attitude et de son expression. Il regrettait son geste et sa maladresse. Ce n'était pas suffisant pour le racheter, pour éponger l'irritation du vieux dragon, car Silas la lui rendait bien, mais c'était au moins le signe qu'il n'était pas ce le muffin sucré de sottise et truffé des pépites de l'égoïsme qu'il aurait pu paraître aux premiers abords.  « Soyez sans crainte. Il s'en sortira sans une égratignure. » Par chance pour le pauvre Boulard, son accident avait eu lieu dans les pénates d'un dragon habitué à guérir les contusions et les blessures depuis la nuit des temps ; son expérience auprès des hommes, dès leur éveil à la sapience, lui avait enseigné l'art et la manière d'appréhender leur corps et leur métabolisme, pour y apporter les soins toujours les plus adaptés. Lui-même, en adoptant leur apparence pour mieux vivre parmi eux, s'était exercé à l'incarnation la plus appropriée de l'être « humain », une réussite vieille de plusieurs milliers d'années, désormais, quoiqu'il connût, à ses débuts, quelques erreurs, quelques ratés.

Ils arrivèrent au magasin et bientôt Silas put s'asseoir sur un fauteuil. Dante l'écouta en silence, d'abord évacuer d'un revers de la parole l'option « vaudou », ensuite expliquer son problème. Dès les premiers mots, le dragon comprit que la cécité de Silas était le fruit d'un accident alchimique, d'une expérience « foireuse », pour reprendre le propre mot de l'apprenti sorcier.

Dante se permit cette incise et ce commentaire, au passage, sans pour autant interrompre tout à fait Silas :  « Croyez-moi, vous ne voulez pas inviter un malignus chez vous. » Il n'insisterait jamais assez sur les dangers associés à la présence de ces créatures dans un environnement loin de Fuzon.

L'objet du problème était donc la potion d'invisibilité que Silas avait souhaité concocter. Dante, qui sourit à la plaisanterie, reconnut bien là les taquineries de la discipline. Il se souvint du triste exemple de Diogénor, le guerrier à la lance de bronze, qui voulut affronter une gorgone et pria Athéna de lui donner le pouvoir de tromper le regard de la parente de Méduse ; mais comme il avait autrefois offensé la déesse du Parthénon, celle-ci l'aida à créer un onguent qu'il dut passer sur ses yeux, et quand il le fit, ceux-ci disparurent, arrachés à leurs orbites... la déesse avait volontairement trahi la recette et induit le guerrier en erreur, pour un résultat des plus atroces.

 « Où avez-vous trouvé la poussière de vampire ? » Pas au Jardin du dragon, en tout cas, où les produits étaient toujours d'excellente qualité, puisqu'il en allait de la réputation du magasin et de la Ligue.

 « Très bien... je regrette, mais votre fournisseur s'est joué de vous. La poussière était sûrement coupée. Le quart provenait de vampires, le reste de stryges, ces oiseaux voraces à tête énorme, à moitié femmes, qui se nourrissent des nourrissons pour s'abreuver de leur sang. Ces bêtes sont tout aussi rares que les vampires, mais plus faciles à attraper et à tuer. »

Les résultats catastrophiques décrits par Silas correspondaient à ce que Dante avait vu se produire maintes fois, lorsqu'une semblable erreur se glissait dans la préparation, comme la poignée de sable dans l'engrenage d'une belle horloge.

 « La solution est simple. Vous pouvez attendre quelques jours et ce voile blanc sur vos yeux se dissipera de lui-même. Vous pouvez aussi, pour quatorze dollars, vous offrir un remède créé sur place dont nous pourrons évaluer en direct les résultats. »

Dante s'apprêtait à continuer mais décida, bon gré mal gré, de lui faire « cadeau » des dégradations provoquées par son errance à travers les couloirs au-delà du magasin.

Puisque Silas pratiquait l'alchimie et puisqu'il avait des besoins en ingrédients insolites, comme la poussière de vampire, Dante ne vit pas d'inconvénients à concéder ce geste commercial, pourvu que le brave homme, plus tard, s'en souvînt et revînt à la boutique – cette fois, pour se faire remarquer par de généreuses factures, non par de laborieuses maladresses.

 « Mais pour cela, il me faut plus d'informations sur vous. On ne crée pas un remède personnalisé sans s'appuyer sur un minimum de renseignements... personnels. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Dante Visconti

In furore iustissimae irae
Tu divinitus facis potentem.
Arma, caedes, vindictae, furores,
Angustiae, timores, precedite nos.



Fame clearly isn't everything

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant


Sujets similaires

-
» Football Hall of fame
» BLAKE & FAME ▷ Do you wanna be my hero ?
» Entrer au Hall of Fame [NBA2K14]
» Gade ki bèl mèvèy doktè Famè ( Paul Farmer) fè an Ayiti.
» Aëron, enfant des rues ... [Vagabond]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Centre Ville :: Le quartier du Front de Mer :: Les boutiques et commerces :: Le Jardin du Dragon-