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Margaret King ♚ I'm feeling like a vilain, got a hunger inside

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Généralités
Feuille de RP
Dim 4 Juin - 20:25 Message | (#)

Informations Personnelles
ϟ Nom : King
ϟ Prénoms : Margaret
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Âge : 22 ans
ϟ Date de Naissance : 01 avril 1995
ϟ Lieu de Naissance : Star City
ϟ Nationalité : Américaine
ϟ Orientation : Tant que ça se mange...
ϟ Métier : Co-propriétaire de la Royal Society ; Co-directrice du Kingdom Hotel&Casino ; Membre du Gang des Fables ; Tueuse en série.
Administration
ϟ Avatar : Chloë Grace Moretz
ϟ Crédits : Junkiie
ϟ Pseudo : Pandadesil
ϟ Âge réel : 24 ans
ϟ Parlez-nous de vous : C'est encore moi
ϟ Comment avez-vous connu le forum ? Je hante un peu les lieux depuis un moment.
ϟ Que pensez-vous du forum ? Il est pas mal
ϟ Quelques conseils à donner ? Soyez gentils avec moi... Comment ça c'est pas un conseil?
Historique

Journal de Victoria Queen

02 Juillet 1955 :

Enfin ! Papa a dit que le parc est terminé ! Cela fait une éternité qu'il parlait de son projet qu'il avait fait avec ce Mr King. Je crois qu'il a fait exprès de demander à papa de s'associer avec lui juste pour le nom de leur compagnie : King & Queen. Pff ! Mais bon... Papa a dit qu'il y aurait plein d'attractions, des spectacles d'acrobaties, et même un énorme carrousel ! Il dit qu'après la guerre, ça fera beaucoup de bien aux gens d'aller se détendre au « Kingdom Park & Ressort ». J'ai vraiment envie d'aller à l'inauguration en Floride ! Pile pour mon dixième anniversaire ! Mais maman a dit qu'on irait plus tard... Ma-de-moi-selle Miranda est malade. Tss ! Il faut toujours qu'elle m'embête. Mais bon. Maman à dit qu'à la place, elle m'apprendrait une recette de polymorphie. Mais chut ! Maman a dit que je ne devais rien dire à papa, et que c'était notre secret à toute les deux... Enfin, plus vraiment... Elle veut déjà commencer l'apprentissage de Miranda. C'est pas juste ! À 5 ans, elle est encore qu'un bébé qui passe son temps à pleurnicher. Moi j'ai dû attendre mes 6 ans avant de débuter l'alchimie !


25 Décembre 1961 :

Oh mon dieu ! Oh mon dieu ! J'ai pu aller au gala de Noël de l'entreprise pour la première fois hier soir ! Bien sûr, cette petite peste de Miranda a dû rester à la maison à attendre le « père noël ». Pff ! Elle croit encore à ses histoires à son âge... Mais bon, c'est pas ça l'important. Le truc hyper important, c'est que j'ai revu Robert hier soir ! Ça fait si longtemps, j'ai presque oublié qu'il était si beau... Si seulement maman m'avait laissé mettre sa jolie robe rouge, il n'aurait eu d'yeux que pour moi, mais elle a insisté sur le fait que c'était « inapproprié » pour mon âge. Inapproprié ? Pff ! Une petite gorgé de potion de vieillissement, et ça serait passé crème. Sinon... Apparement, papa a accepté que Mr. King commence à faire travailler son fils dans l'entreprise. Un petit poste j'ai cru comprendre... Un simple réceptionniste à l'hôtel-casino qu'ils ont ouvert sur la Croisette, mais c'est déjà ça. Après tout, Robert, tout comme moi, nous allons hériter de King & Queen Corporation... Hi hi ! On sera comme le roi et la reine, régnant sur notre royaume ! ...Ah, aussi Miranda. Elle peut bien être ma bonniche . J'ai demandé à papa si je pouvais aussi « commencer à apprendre sur le tas » en travaillant, comme par hasard, à l'hôtel-casino. Genre, serveuse dans l'un des restaurant. Ça doit pas être si compliqué de servir des plats. Mais papa a refusé. Du moins pas au casino, parce que « c'est pas un endroit pour une jeune fille ». Grr ! Toujours la même excuse ! Comment je vais attirer l'attention de Robert si les idiots qui me servent de parents ne font aucun effort ?


29 Décembre 1961

...Maman m'a surprise en train d'étudier son « grimoire personnel ». Normalement j'ai pas le droit, mais je sais qu'elle a une recette de philtre d'amour dedans... Elle m'a puni en disant que cela faisait partie des « potions interdites », et que je ne devrais jamais utiliser la magie pour faire du mal à quelqu'un. Pff ! En quoi l'amour est mal ? C'est pas comme si notre famille était blanche comme neige. La fortune des Queen ne s'est pas amassé uniquement grâce à du dur labeur et un peu de chance... Ni celle des King d'ailleurs. Quelle bande d'hypocrites ! Je stagne dans mon apprentissage... Maman dit que je veux apprendre trop vite ce que je ne suis pas prête à savoir. Balivernes ! Si je veux m'améliorer, je vais devoir commencer à apprendre par moi-même maintenant. Il faut que je me dégote des ingrédients... J'ai besoin d'argent pour ça. Beaucoup d'argent, vu la rareté de certains... Mais ça risquerait d'éveiller les soupçons de maman... Et si je vendais quelques potions en douce ?


10 Juin 1963

Mon revendeur de potions m'a présenté à un client « spécial » qui recherchait une alchimiste « de talent » qui ne pose pas trop de questions morales. J'étais trop flatté d'être considéré comme talentueuse (je le suis, je l'ai toujours su), que je me suis présenter au lieu de rendez-vous sans aucune méfiance. Son client si spécial m'a passé un véritable interrogatoire. Il doutait surtout de mes capacités. Il m'a demandé quel genre de potion je savais faire. Je lui ai répondu qu'il n'y avait aucune potion que je ne pouvais concocter. Prétentieux de ma part, mais de toute évidence cela lui a plu. Il m'a donné une liste d'effets qu'il recherchait, et je lui ai assuré que je trouverais la recette pour répondre à ses désirs. Puis est venu la question du paiement... La bonne blague. Je lui ai fait comprendre que tant qu'il payait pour les ingrédients dont j'ai besoin, j'étais prête à répondre à toute ses attentes. Travailler pour lui me permettra d'apprendre et m'améliorer autant que je le peux, sans toutes les restrictions de maman.


31 Juillet 1963

Je viens d'apprendre que le « client spécial » était le Roi Cole. Ce travail implique bien plus que je ne le pensais. Je pensais qu'il n'était qu'un vieux fou excentrique, mais c'est LE vieux fou excentrique ! Cela va au-delà de mes attentes. Si j'ai peur ? Oui. Si je regrette de l'avoir rencontré ? Pas le moins du monde. Le Roi Cole m'a permit de perfectionner mes talents : il est de mon devoir de l'aider à parvenir à ses fins. Comme pour bien me faire comprendre que j'appartenais dorénavant au gang, il m'a appelé sa « Queen-Witch », par allusion à mon nom de famille... Je ne lui ai jamais révélé mon identité : je ne suis pas si sotte. Il l'a découvert tout seul. Il se trouve qu'il avait la compagnie de papa en ligne de mire depuis un moment... Je lui ai filé quelque infos sur l'hôtel-casino... Les habitudes des agents de sécurité, les entrées possibles, les heures les moins surveillés... Le Gang des Fables va braquer le casino dans quelques jours, le temps qu'ils peaufine le plan. Il y a un des membres qui m'a reprocher de trahir ma propre famille... Quel rabat-joie ! C'est pas comme si on manquait d'argent. La compagnie roule comme sur des roulettes... Puis faut bien que les assurances servent à quelque chose. De toute façon, Papa est en déplacement pour l'ouverture d'une nouvelle usine de jouets, donc il ne risque rien.


03 Novembre 1963

C'est pas vrai, c'est pas vrai ! Papa est mort... Tout est la faute de Miranda ! Papa était pas censé revenir à Star City aussi tôt ! Cette idiote est allé pleurnicher parce qu'elle voulait qu'il soit là pour son anniversaire, et il a voulu passer au casino avant de rentrer lui faire la surprise. C'est sa faute, c'est sa faute ! Foutue Miranda ! Et il a fallu qu'il tente d'arrêter le braquage... Bien sûr, le Roi Cole a dû lui tirer dessus, mais tout est la faute de Miranda ! Papa est mort... Elle l'a tué. Je ne lui pardonnerais jamais ! J'ai demandé à Cole si c'était possible qu'elle soit aussi un « dommage collatérale », mais il ne semble pas d'accord. Il doit avoir des scrupules à tuer une enfant... Ça me déçoit de sa part... Je la tuerais, un jour... Pas maintenant. Maman ne comprendrait pas. Mais un jour... Je l'a tuerais.


28 Mars 1970

Mes prières ont été exaucés ! Mr. King « subtilement » suggéré à maman d'unir une bonne fois pour toute « un roi et une reine ». Je le savais ! Robert et moi sommes destinés l'un et l'autre depuis notre naissance ! Je viens de les entendre parler au téléphone. Mr. King nous a invité à venir passer l'été dans leur résidence secondaire, pour « prendre l'air », et, en autre, « tâter le terrain ». Depuis le temps que j'attends, et que j'écoute sans cesse Tante Isabelle se plaindre que je finirais vieille fille. Il n'y a qu'une seule personne qui m'intéresse. Une seule personne digne de la reine que je suis : un roi. Pas besoin de filtre d'amour : Robert sera coincé pendant un mois entier dans une maison avec moi ! Enfin... Il vaut quand même mieux prendre ses précautions... Il est quand même lui aussi toujours célibataire à son âge. J'espère qu'il s’intéresse aux filles, au moins ! Quoi que, il n'y a rien qui ne peut être changé avec la bonne potion. Attends... Et si, depuis tout ce temps, il attendait juste le bon moment pour me déclarer sa flamme ? J'ai hâte que l'été arrive.


12 Août 1970

C'était horrible ! Cette pétasse de Miranda ! Il a fallu qu'elle s'incruste entre nous deux... Qu'elle crève qu'elle crève ! Si seulement elle n'existait pas... Je ne sais pas qu'est-ce qu'elle lui a fait. À peine arrivé à la villa que Robert la suivait à la trace avec cet air niais. Et cette confession ! J'ai cru être en plein cauchemars. Pourquoi est-ce que j'ai dû assister à ça ? Une torture ! Elle a dû utiliser un filtre... Forcément... Mais comment a-t-elle pu contrecarrer le mien ? Et quand le lui a-t-elle donné ? Je n'ai rien vu du tout... Impossible. Je suis une bien meilleure alchimiste qu'elle ! Elle n'aurait jamais pu faire un filtre plus puissant que le mien... Mais alors, comment ?! Et maman ?! Complètement aveugle ! Je l'ai prévenu. Je lui ai dit que Miranda avait utilisé une potion, un sort, je ne sais pas... Mais elle n'a pas voulu me croire. « Ce n'est pas dans sa nature » qu'elle a dit. Ignorance ! Cette peste est vicieuse ! Je ne sais moi ! Mr. King et maman parlent déjà de mariage. Ô mon pauvre Robert... Prisonnier de cette harpie... Miranda le manipule. Il n'a pas les idées claires. Je dois l'aider à voir que JE suis la femme de sa vie ! Comment cette peste a pu me le prendre ? Je suis bien plus jolie ! Est-ce parce qu'elle est plus jeune ? Si ce n'est que ça... Attends-moi Robert, je te libèrerais de son emprise coûte que coûte !


03 Décembre 1972

Je ne sais pas pourquoi tout va de travers dans ma vie... Voir mon Robert enchaîné à cette vicieuse Miranda me dégoûte. Je ne sais pas comment je pourrais continuer à vivre ainsi... Maman dit que je devrais jeter mon dévolu sur un autre « gentleman », ou me jeter à cœur perdu dans la gestion de l'entreprise. Mais elle ne comprend pas. Le seul que je désire, c'est Robert, et personne d'autre. Et comment je suis censé continuer à travailler avec lui en sachant toutes les horreurs que Miranda lui fait subir ? Et le Roi Cole qui s'est « rangé » juste parce que Rapunzel est tombé enceinte. Les hommes sont des créatures si faibles qui changent tellement à l'approche d'un enfant... Mais je ne laisserais pas mon Robert succomber davantage. Miranda ne portera jamais sa progéniture en son sein... Je m'en suis assuré. C'est moi qui sera la mère de ses enfants !


18 Janvier 1973

Maman a découvert ce que je faisais. Je ne l'ai jamais vu aussi en colère. Elle a dit que ce que j'ai fait à Miranda était impardonnable... Mais elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas que j'ai fait tout cela pour protéger Robert. Miranda est horrible ! Elle m'a volé mon fiancé, sous le nez de tous ! Je ne pouvais pas la laisser porter ses enfants... MES enfants. Ils auraient dû être miens ! Si je ne peux pas les avoir, elle non plus. JAMAIS ! Je ne la laisserais pas ! Maman a dit que je devais partir... Elle « m'envoie » superviser les filiales à l'étranger et dans le pays, mais il s'agit purement et simplement d'un exil pour me tenir loin de Star City. Loin de Miranda. Pourquoi elle ne comprend pas que c'est Miranda la méchante ? Je ne peux pas la laisser avec Robert... Non... Miranda ne peut plus porter d'enfant, mais je sais que maman va profiter de mon absence pour la guérir. Elle va trouver un moyen pour m'arracher un autre enfant... Non, non, NON ! Elle m'a volé Robert, je ne la laisserais pas avoir cette satisfaction ! Je vais rester sage... Je vais attendre... Maman mourra bien un jour... Et alors, Miranda n'aura plus personne à berner ! Raaaah ! Et cette tante Isabelle qui n'arrête pas de me reprocher d'être une vieille fille ! C'est elle le vieux sac d'os ! Je suis encore jeune et belle ! Plus belle que Miranda ! Plus jeune qu'elle aussi. Ma potion de jouvence fait des merveilles, mais elle a besoin d'améliorations...


21 Mai 1975

Bien sûr ! C'était si évident ! Pourquoi je n'ai pas tout de suite trouvé ? Le sang... Voilà l'ingrédient qui me manquait. Mais pas n'importe lequel. Il vaut mieux que la personne soit encore jeune... Son sang a alors encore gardé toutes ses propriétés revitalisantes. Bien sûr, il va me falloir tester plusieurs dosage, mais je l'ai ! Ma parfaite potion de jouvence ! Attends-moi Robert... Quand je reviendrais, tu n'en croiras pas tes yeux ! Je serais si jeune... Si belle... Bien plus que cette Miranda. J'ai besoin de plus de sang... Il faut que je tue quelqu'un d'autre, mais ce n'est pas facile, toute seule. Bien qu'il soit plus aisée d'attirer les jeunes hommes, je pense que je vais plutôt cibler des jeunes filles. Elles montrent moins de résistance. Puis il faut aussi que je trouve un moyen de me débarrasser des corps. Attends... Qu'est-ce que disait toujours Tante Isabelle déjà ? Il ne faut jamais rien gaspiller... Oui... Oui... Je peux bien trouver une utilité à ces restes...


18 Septembre 1975

Il ne fait aucun doute que la potion de jouvence me permet de garder un air juvénile, tant que je continue à en consommer. Heureusement, mes voyages incessants pour « superviser » les filiales, me permet de trouver régulièrement des ingrédients sans éveiller les soupçons. Puis, je ne sais pas si ce n'est qu'une impression, mais je crois que la consommation de chair m'embellit de jour en jour. Il faut toujours que je trouve une utilité aux os, qui font d'ailleurs de délicieux bouillons, mais c'est déjà bien plus facile de s'en débarrasser.


09 Novembre 1980

Maman est morte. Enfin ! Mais c'est trop tard... Miranda a eu un enfant de Robert. Une fille. Aurora... Je n'étais même pas au courant. Maman avait bien prit soin que je ne l'apprenne jamais. Comme si... Comme si elle craignait que je lui fasse du mal. Elle a dû croire que j'étais une horrible personne jusqu'à la fin... Mais non, mais non maman... C'est Miranda la méchante. Elle m'a volé mon Robert, et maintenant mon adorable Aurora... C'est horrible. Aurora est si mignonne... Mais à chaque fois que je la vois, je ne peux m'empêcher de voir Miranda quand elle avait le même âge... Déjà une peste. Je ne peux pas... Je ne peux pas la laisser entre les griffes de Miranda. Je dois la lui reprendre... Mais comment ? Je ne peux pas la tuer... J'en ai tellement envie, mais j'en suis incapable... Ma fille... Prisonnière de cette harpie, comme ton pauvre père. Je dois trouver un moyen de l'enlever à Miranda... Mais en attendant, je dois rester sage, et ne pas éveiller ses soupçons. Je dois jouer la grande sœur aimante et désolé. Pour le bien d'Aurora. Attends ma petite fille, maman va te sauver de la méchante sorcière.


12 Décembre 1980

Les gens commencent à parler... Certains ont remarqué que j'avais l'air beaucoup plus jeune que Miranda. Bien qu'elles ignorent quels ingrédients j'utilise, elle et maman avaient déjà remarqué que j'avais commencé à en consommer régulièrement, ce qu'elles ont tenté de me dissuader de faire. Elles parlaient d'effets secondaires sur le long terme... De dépendance... Des sottises ! Miranda serait prête à inventer n'importe quoi pour m'empêcher d'être plus jolie qu'elle ! Vu que c'était devenu évident pour tout le monde, elle a dû leur faire croire que c'était moi la cadette, et demander à Robert de m'aider à falsifier mes papiers d'identité. Elle lui a dit la vérité. Elle lui a tout expliquer. Traitresse ! Maman nous avait fait promettre de garder le secret ! Même papa ignorait qu'on pratiquait de la magie. Maintenant, Robert croit que je suis une horrible personne... Ce regard qu'il avait en me voyant. Miranda me le paiera ! Elle prétend que je devrais me faire discrète... Partir à l'étranger pendant quelques années pour éviter d'éveiller les soupçons... Puis revenir en me faisant passer pour sa nièce. Pour ma propre fille. HA ! Elle prétend que c'est pour mon bien. Elle fait comme si elle se souciait de moi, mais je vois clair dans son jeu ! Elle veut juste me tenir éloigné d'Aurora !


28 Mars 1982

Les effets de ma potion commencent à s'atténuer de plus en plus rapidement... Je dois en consommer beaucoup plus souvent. J'ai besoin de plus de potion, de plus d'ingrédients... Mais Miranda commence à se douter de quelque chose. Je ne peux pas la laisser découvrir des preuves. Elle les montrerait à Robert... Je ne veux même pas imaginer son expression s'il venait à le découvrir. Il ne comprendrait pas que je fais tout cela pour lui. Par amour. Cela me brise le cœur de devoir le laisser... Et Aurora... Ma pauvre Aurora, elle est encore si jeune ! Mais je vais devoir partir... Un nouveau « déplacement professionnel ». J'en profiterais pour refaire mon stock de potion, mais je reviendrais... Et cette fois-ci, je reprendrais ce qui est mien.


13 Novembre 1992

Dix ans... Cela fait déjà plus de dix ans que j'ai quitté Star City. Le temps passe si vite, mais maintenant je suis de retour. Comme prévu, Robert a déjà fait faire mes nouveaux papiers par un de ses « contacts ». Je ne m'en étais pas rendu compte, mais il a vieillit... Quel âge il a déjà ? 52 ans... Si vieux... Et moi qui paraît toujours aussi jeune à ses côté. Je pourrais partager ma potion avec lui... Mais sûrement qu'il refusera. Il est toujours sous l'emprise de Miranda, malgré toutes mes tentatives pour le séduire. Et Aurora... Elle a tellement grandit ! C'est déjà une jeune femme. On pourrait presque nous prendre pour des sœurs... Elle ressemble de plus en plus à Miranda. Que cela soit dans son apparence ou dans sa façon d'être. Ma pauvre Aurora... Elle a encore cette innocence et cette naïveté, mais elle finira pas devenir comme sa mère. Je dois empêcher cela ! La protéger, tant qu'il est encore temps.


19 Novembre 1993
Mon pauvre bébé ! Aurora a été blessé. Une de ces créatures alien l'a attaqué. J'aurais dû être plus vigilante. J'aurais dû être auprès d'elle. Sa colonne vertébrale est gravement endommagé. Ce stupide docteur dit qu'elle est paralysé. Ma pauvre enfant... Elle peut à peine bouger le bout des doigts. Comment pourrait-elle continuer à vivre ainsi ? Elle qui rêvait de voyages et d'aventures... Sa vie est gâché. Si seulement Miranda n'avait pas tenue à rester à Star City... Si elle m'avait écouté lorsque je leurs ai dit d'évacuer la ville au début de l'invasion...


09 Mai 1994
Miranda est venu me voir aujourd'hui, pour me supplier de sauver Aurora. Elle a tenté de mettre fin à ses jours aujourd'hui. Bien sûr, ça n'a pas été facile dans son état. Elle a plongé dans la piscine avec son fauteuil lorsque personne ne regardait. Si ce domestique n'était pas passé à ce moment là... Évidemment que je dois faire quelque chose pour ma petite Aurora ! Cette idiote de Miranda est incapable de faire une potion digne de ce nom. Mais je ne vais pas me contenter de la guérir... Non. Je vais la mettre en sécurité, une bonne fois pour toute. Miranda ne mérite pas de l'avoir !


23 Juin 1994

C'est bon ! Aurora est en sécurité ! J'ai trouvé un moyen de la protéger ! Je me suis servit de « L'aiguille d'Aurora ». Pas que cela lui appartenait. C'était le nom que le Roi Cole avait donné à cet artefact magique, en allusion au conte de la Belle au Bois Dormant, et que j'ai gardé depuis tout ce temps. Aurora était désespérée... Il m'a suffit de lui donner l'aiguille, et de lui révéler son pouvoir. Une simple piqûre avec l'artefact permet de pénétrer dans le Royaume des Rêves... Cet autre monde, remplit de toutes les créatures jamais imaginés. Elle s'est piqué d'elle-même, sans que j'ai eu à insister, et fut immédiatement plongé dans un profond sommeil. Malheureusement, Miranda est arrivé tout de suite après. Elle s'est mise à hurler, comme si j'avais tué quelqu'un, m'exigeant que je réveille Aurora, mais c'est impossible. La seule personne capable de réveiller la victime de l'aiguille magique, c'est la victime elle-même. Seul le désir de se réveiller peut la sortir de ce profond sommeil magique. Mais elle ne le fera pas. Pourquoi le ferait-elle ? Pour se retrouver piégé dans ce corps inutile ? Aurora n'est pas bête. Elle sait aussi quelle genre de personne monstrueuse est Miranda. Elle sait qu'elle est à l'abri de cette harpie maintenant, dans cet autre monde. Miranda tente de trouver un moyen de la réveiller, mais elle n'y arrivera pas. Elle a toujours été une magicienne maladroite, et une piètre alchimiste. J'ai toujours été meilleure qu'elle... À défaut de pouvoir la réveiller, elle et Robert ont déclaré qu'Aurora était tombé dans le coma à cause d'une maladie. Ils ont fait aménager sa chambre et engagé une aide-soignante pour veiller sur elle, la maintenir en vie, et la nourrir. J'aimerais tant pouvoir m'occuper de ma chère Aurora, mais Miranda m'en empêche. Elle me laisse quitter la ville dans les plus bref délai, et ne plus jamais remettre les pieds ici, en mémoire de nos parents. Sinon quoi, elle ira me livrer à la police. Elle prétend avoir des preuves de mes crimes, et de mon implication dans le Gang des Fables. Pff ! Mensonges. Elle n'a rien contre moi. Je pourrais la tuer si je le voulais... Me gaver de ses entrailles... Déguster son cœur ... Mais cela ne sera pas facile de la tuer sans me faire prendre. Et je ne peux pas prendre de risque, si elle a réellement des preuves, ou si elle a tout raconté à Robert. Je dois m'assurer qu'elle n'a rien, et prendre mon temps, pour ne faire aucune erreur. Je vais partir, pour l'instant. Mais je reviendrais. Je reviens toujours.


12 Février 1995

Étrange. Une source sûre m'a révélé qu'Aurora est enceinte... Mais c'est impossible. Miranda essayait de garder la nouvelle secrète aussi longtemps que possible, mais la rumeur court déjà comme quoi Robert aurait fait des choses révulsantes à sa fille. Je n'en crois mots, évidemment. Il en serait incapable. Mais je pense savoir comment c'est arrivé... J'avais oublié l'autre pouvoir de l'aiguille d'Aurora. La magie de l'aiguille fait que tout ce qui arrive à la victime dans le Royaume des Rêves influence aussi son corps dans ce monde. Je n'avais pas prévu cela... « Quelque chose » là-bas a osé toucher à Aurora. Ma pauvre enfant... Et Robert qui est victime de toutes ces rumeurs. Tout est la faute de Miranda. Évidemment, ils prétendent maintenant qu'Aurora était déjà enceinte avant de tomber dans le coma : une amourette de jeunesse. Mais les rumeurs ont déjà bafoué l'honneur de mon Robert.


03 Avril 1995

Aurora a donné naissance à deux magnifiques jumeaux. Une fille et un garçon : Margaret et Charles. Je me demande comment le matériel génétique « imaginaire » de leur « père » influencera leurs corps. Oh, et Aurora est morte en couche : son sommeil l'a affaiblit physiquement, et elle n'a pas pu supporter l'accouchement. Mais ses enfants sont si adorables, si minuscule... Si innocents. Malheureusement, Miranda a déjà la main sur eux. Il faut que je les sauve, avant qu'elle ne cause leur perte.


19 Septembre 1998

Je n'ai pas pu m'en empêcher. Il fallait que je vois mes enfants. Ma pauvre Maggie adoré a une vilaine grippe, et Miranda a tout de même décidé de faire un voyage d'affaire. Robert était seul à veiller sur mes petits bout de chou. Mais lorsqu'il m'a vu... Il est au courant, je l'ai lu dans ses yeux. Miranda lui a bourré le crâne de mensonges depuis tant d'années. Il ne m'a même pas laissé prendre mes enfants dans les bras, et les a tout de suite éloigné de moi... Comme s'il avait peur que je leur fasse du mal. Jamais. Ce sont mes enfants adorés... Il est temps qu'ils viennent vivre avec maman. Je suis désolé, Robert. Il en sait trop...


02 Novembre 1998

Un simple « accident » de voiture. C'était du gaspillage de chair fraîche, mais de toute manière ils étaient trop vieux pour qu'ils me soit d'une quelconque utilité. Et puis je m'approvisionne bien assez souvent en sang pour avoir suffisamment d'aliment en stock pour me nourrir. Aussi, un « accident » était plus adéquat. Cela aurait été trop dérangeant que la police ouvre une enquête poussé sur la disparition, voir le meurtre, d'un riche PDG et de sa femme à la tête d'un des plus grand conglomérat de Star City. Un accident, c'est discret. Personne ne se pose trop de question. Je ne me suis pas présenté directement pour demander la garde des jumeaux... Cela aurait éveillé des soupçons. Ça m'a brisé le cœur, mais j'ai attendu qu'on me contacte pour refaire surface. Ça en valait totalement la peine. Maintenant j'ai mes enfants tout à moi ! J'ai engagé quelqu'un pour s'occuper de l'entreprise à ma place. Un vieil ami de Robert, et collaborateur de longue date. Il connait King & Queen Corporation sur le bout des doigts, et saura parfaitement la gérer. Je veux consacrer autant de temps que possible à l'éducation de mes deux bouts de chou. On va emménager dans la résidence secondaire, en dehors de la ville. Je n'ai pas envie qu'on nous dérange. Puis, ça sera plus pratique pour préparer les ingrédients pour mes potions. La cave sera parfaite, et le jardin est grand. Je pourrais y élever des chiens... En ce moment, j'ai du mal à épuiser mon stock de viande. Ca va commencer à devenir problématique. Je ne peux pas tout manger toute seule.


29 Janvier 1999

Les jumeaux m'ont surprise en train de préparer mes ingrédients. Il fallait bien que cela arrive un jour. Charles a demandé s'ils pouvaient m'aider. Il est tellement mignon ! Mais ils sont tellement petits. Ils sont incapable de découper la viande correctement pour la congeler, à cet âge là. À la place, je leur ai montré comment stocker le sang. La prochaine fois, je apprendrais comment bien égorger les filles pour récolter le maximum de sang sans aucun gaspillage. Ils m'ont demandé à quoi servait le sang. À faire le « médicament » de maman, bien sûr. Margaret veut m'aider à préparer mon « médicament ». C'est charmant ! Si jeune, et elle veut déjà faire comme les grands. Je pourrais commencer à lui apprendre quelques bases... Je ne refuserais pas un peu d'aide. Je dois préparer tellement de potion pour ma consommation quotidienne que parfois, je ne sais plus où donner de la tête. J'ai constamment besoin de reprendre de la potion pour rester jeune, au point que j'ai commencer à me trimballer une flasque pour en avoir toujours sous la main.


16 Avril 1999

Les chiens ont bien grandit, et ce sont d'excellent chiens de garde. Je leurs donne que de la viande. Celle que je ne peux pas consommer moi-même. J'ai toujours eu horreur des mollets. Je trouve cette partie trop dure sous la dent, mais les chiens en raffolent. Je les garde en liberté dans le jardin. Ils gardent ainsi les curieux à l'écart de la propriété, ce qui me permet de continuer librement mes « activités » sans avoir à me soucier qu'un passant trop curieux n'entende quelque chose qu'il n'aurait pas dû. Les jumeaux m'aident beaucoup pour capturer les proies. Ils me servent d'appâts en jouant aux enfants perdus auprès de la cible que je leur désigne, puis l'attirent à l'écart, où il ne me reste plus qu'à les cueillir pour ensuite la ramener à la maison. Je préfère les tuer dans la cave, pour garder leur fraîcheur, et aussi parce que c'est plus facile à nettoyer. Je prends toujours soin de choisir parfaitement les victimes avant de les enlever. Il ne faudrait pas tomber sur une fille malade... Ou pire : une fille dont on remarquerait la disparition. J'aimerais autant que possible éviter de trop attirer l'attention.


17 Octobre 2001

Stupide professeur... Elle ose dire que mes bébés ont un problème. Oui, Charles a tenté égorger sa camarade de classe, mais il ne pouvait pas comprendre qu'il fallait pas le faire devant tout le monde. De toute façon, à part une égratignure, cette fille va parfaitement bien ! Il est encore tout petit. Il ne comprend pas encore très bien qu'il ne doit pas tuer en public. Il faudrait que je lui réexplique les règles de notre « jeu ». L'avocat de l'entreprise va « régler » l'affaire pour que cela ne s'ébruite pas, mais cette professeur va être problématique... C'est une fouineuse. Je le sens. Elle a donné je ne sais quelles idées à Margaret. Maintenant, la pauvre petite se met à dire que c'est « mal » de tuer des gens pour les manger. Où est le mal ? Manger pour vivre est la chose la plus naturelle qui soit ! C'est décidé, je leur ferais faire l'école à la maison. Hors de question que je laisse des étrangers laver le cerveaux de mes enfants chéris. Margaret refuse de se nourrir maintenant. Elle dit que ce n'est « pas bien ». Elle va finir par mourir de faim... Tout ça à cause de cette horrible femme !


19 Novembre 2001

Je ne voulais pas. Je ne voulais pas lever la main sur elle, mais elle continuait de refuser d'obéir. Elle allait finir par mourir de faim si elle continuait à s'entêter. Elle mangeait des bonbons et des gâteaux en cachette pour ne pas succomber, mais c'est mauvais pour sa santé tout ce sucre ! Alors je l'ai frappé, encore, et encore, et encore... Charles m'a supplié d'arrêter, alors je l'ai enfermé dans la cave, pour voir combien de temps elle allait résister sans ses sucreries. J'ai dû expliquer à mon pauvre garçon que je ne l'avais pas fait parce que j'en avais envie. C'était pour son bien ! Et ça m'a fait autant de mal qu'à elle. Puis, après quelques jours, je suis descendu la voir avec un délicieux ragoût de viande et de légumes. Je lui ai laissé le choix. Elle a prit la bonne décision. J'aimerais qu'elle reste sage, mais je lis déjà dans ses yeux qu'elle me posera encore des problèmes. Elle a les mêmes yeux que Miranda.


28 Juin 2005

J'ai commencé à consommer une plus faible dose de potion, pour ne pas avoir l'air trop jeune. On ne sort pas souvent, pour ne pas s'exposer au public, mais ça serait problématique si quelqu'un se rendait compte que je ne vieillis pas alors que les jumeaux continuent de grandir. On devra peut-être partir à l'étranger un de ses jours... Pendant quelques années, le temps de me faire oublier. Je pense pouvoir me dégoter une nouvelle identité. La même ruse qu'avant, me refaire passer pour ma propre fille. Je ne pensais pas que les jumeaux grandiraient si vite. Charles ressemble tellement à Robert. Si beau. Si parfait. Par contre, Margaret ne cesse de me rappeler Miranda. Au moins, elle démontre un certain talent pour l'alchimie. Elle apprend. très vite. Quoi que... Je ne sais pas si cela devrais me rassurer, ou le contraire... Mais qu'est-ce que je raconte ? C'est qu'une gamine. Je n'ai rien à craindre. Il lui arrive encore de me désobéir parfois, mais je lui rappelle rapidement qu'est-ce qui est dans son intérêt. Pourquoi ne comprend t-elle pas mon amour ? Si seulement elle était aussi obéissante que Charles. Charles ne cause aucun problème, lui. Je lui ai promit que s'il restait sage, je ne ferais aucun mal à sa sœur. Enfin, pas trop. Je ne peux pas utiliser la même technique pour tenir Margaret... J'ai trop peur de blesser son visage si parfait si j'ose lever la main sur lui. Et puis, Charles est un bon garçon. Pourquoi devrait-il être punit pour les fautes sa jumelle ? C'est Miranda, la seule fautive. Non... Attends... Margaret, pas Miranda. Miranda est morte. C'est Margaret. Margaret est morte. Non. Quelque chose ne va pas avec ma tête...


09 Mai 2007

Charles m'aime... C'est sûr. C'est certain. Il me comprend, il me console. Il l'a dit ! J'en étais sûre depuis un bon moment déjà : nous sommes fait l'un pour l'autre. Je crois que Margaret le sait, elle aussi... Je l'ai vu à son expression, ce matin. J'y ai lu de la jalousie. Elle a dû nous surprendre hier soir. Elle ne pouvait pas s'empêcher de fourrer son nez partout. Quelle hypocrite ! Elle croit que je ne vois pas à quel jeu elle joue? Elle croit que Charles est à elle, parce qu'ils sont jumeaux, mais non ! Notre relation est bien plus spéciale que ça. C'est de l'amour. De l'amour pur. Elle ne peut pas comprendre.


16 Décembre 2010

Le jardinier est mort. C'est malheureux. Il faisait du bon travail avec les plantes, et il savait tenir sa langue, même si j'ai dû couper celle de sa femme pour m'assurer sa loyauté. De toute façon, c'est pas comme si elle en avait eu besoin. J'ai jamais réussi à comprendre ce que cette sourde pouvait marmonner ! D'ailleurs, elle n'arrête pas de pleurer depuis : c'est énervant. Sincèrement, je dois avouer qu'il va me manquer. Mais bon... C'est des choses qui arrivent. Je ne savais pas qu'il était si vieux que ça.


06 Janvier 2011

J'ai reçu une drôle de carte aujourd'hui. Enfin, pas moi, mais la « Queen-Witch ». Cela fait tellement longtemps que je n'en ai plus entendu parlé. Quelqu'un a découvert mes activités passé... Je me demande lequel de mes contacts m'a balancé. Sûrement Raph. Ce goujat mériterait que je lui rende visite. L'auteur de la carte n'a pas donné son nom, mais une invitation à redonner au Gang des Fables sa gloire passé. Pff ! Cet imbécile prétend au trône du Roi Cole. Il dit avoir besoin de mes talents alchimiques. Sa proposition est tentante, mais... Je ne sais pas. J'avais prévu de partir à l'étranger bientôt avec les jumeaux. Des gens commencent à poser des questions sur mon âge. C'est énervant ! Je souhaite juste vivre heureusement avec mon amour... Ah, et Margaret aussi. Pourquoi pas.


29 Février 2011

Au diable le Gang des Fables, on part. J'ai prévenu Mr. Goldman, il saura prendre les choses en main concernant l'entreprise. Je ne me suis pas encore décidé sur la destination, mais on part définitivement. Je ne comptais pas emmener Margaret. Je pensais pouvoir la sauver, mais cette gamine est le portrait craché de Miranda. Une vicieuse petite manipulatrice qui ne m'amènera que des ennuis. Hors de question que je partage mon Charles avec elle. J'avais prévu de la tuer... M'abreuver de son sang encore chaud... Rôtir sa viande à petit feu... Et donner ses os à ronger aux chiens... J'en rêve depuis tellement longtemps. Mais Charles m'a convaincue de l'emmener avec nous. Oui. Elle peut se montrer plus utile que je ne l'avais espéré. Plus que du sang et de la chair, elle a une identité... Une identité dont je pourrais m'emparer. Il suffit que je la garde à l'abri des regards encore quelques années, puis que je me fasse passer pour morte... Devenir elle... Margaret King.
Dossier Médical
ϟ Description Physique : Bien qu'ils soit jumeaux, Margaret et Charles ne se ressemble pas physiquement, ce qui est normal étant donné qu'ils sont logiquement de faux jumeaux. Mais leur différence physique est telle qu'on aurait du mal à deviner leur lien de parenté sans avoir connaissance au préalable de leur identité. Contrairement à son frère, Maggie arbore une chevelure blonde et des yeux vert. Malgré ses cernes disgracieuses et très marquées dû au manque de sommeil répété, son visage juvénile lui donne des airs innocents, et rappelle une enfance déjà perdue. Pas le moins du monde imposante, Maggie possède un physique qui ne ferait même pas peur à un chat errant. Sa corpulence est moyenne, avec son mètre soixante et ses cinquante kilos, agrémentés de quelques poignets d'amour. Son isolement et sa faible exposition au soleil durant son enfance fait qu'elle a gardé depuis une peau plutôt pale. Peau qui est d'ailleurs exempte de cicatrice, malgré les violences répétés et subit par la jeune fille de la part de sa tutrice. Celle-ci veillait en effet, dans ses moments de calme et de culpabilité, à guérir la moindre de ses blessures grâce à diverses potions de soin.

Aujourd'hui, cette peau blanche et immaculé donne à Margaret des airs de poupée. Une ressemblance renforcé grâce à ses habitudes vestimentaires. Faisant partie de la classe fortunée de Star City, Margaret s'habille en conséquence de manière féminine et élégante. Elle n'a que peu l'habitude des tenues simples, et vous ne la verrez en survêtement qu'à des occasions sportives. Bien qu'elle soit une jeune fille dans la fleure de l'âge, Margaret tâche de garder une certaine modestie dans son apparence en public. Même lorsqu'elle s'affiche avec son frère dans des boîtes de nuits, elle ne porte jamais de tenues aguicheuses et trop révélatrice, ce qui nourrit son image de jeune fille sage de bonne famille auprès de la presse.

ϟ Particularités : Sa peau dépourvue de la moindre cicatrice en devient presque suspecte face à un œil attentif.
ϟ Description Mentale : Margaret est ce qu'on pourrait appeler une personnalité enfantine. Espiègle et joueuse, elle semble avoir cessé de grandir à mi-chemin vers l'âge adulte, et on serait tenté de lui prêter une candeur qu'on aurait habituellement du mal à imaginé chez une criminelle, d'autant plus une membre du Gang des Fables. Malgré qu'elle ait passé une enfance isolée, Margaret est une jeune fille sociale qui tend vers l'optimisme. Elle se laisse facilement approcher en dépit de son statut, et tisse aisément des liens avec les autres. Cela étant due à son empathie.

Contrairement à son frère, Maggie est capable de faire preuve d'une grande empathie envers autrui, se mettre à leur place, et tenter d'imaginer ce qu'ils peuvent ressentir. Parce que c'est en imaginant ce que l'autre ressent, que l'on peut le mieux deviner ce qu'il désir. Or, l'une des activités préférés de cette jeune fille est de tenter d'imaginer ce que les gens veulent, et surtout craignent le plus. Maggie possède un penchant pour la manipulation et la tromperie, vestige de ce qu'elle a apprit auprès de sa tutrice lorsqu'elle devait attirer de pauvres victimes dans ses filets. Paradoxalement, le fait qu'elle puisse facilement imaginer ce que les autres ressentent ne veut pas dire qu'elle s'en soucie plus que cela. Certains pourrait dire que Margaret est doté d'une empathie froide. Autant elle peut imaginer la douleur de quelqu'un, autant elle pourrait ne pas ciller de l'oeil face à cette souffrance. Son frère se plaît même à dire qu'elle ressent une certaine jouissance malsaine dans un délire sado-masochiste où elle se complait à subir et à faire subir.

Margaret aime les gens, et ceux qui ont connaissance de ses goûts culinaires diraient qu'ils ne vont pas de paire avec sa philanthropie. À ceux-là, elle répondrait tout simplement que rien n'empêche un ami des animaux de continuer à manger de la viande, si ce n'est ses propres normes morales. Après tout, n'est-ce pas ce que sont les humains ? Des animaux. Particulièrement développés et intelligents, mais des animaux quand même, dont la chair a une saveur si particulière qu'il serait difficile de s'en passer, au delà de toute norme morales. Margaret et son frère ne sont pas pour autant des sauvages sans aucune étiquette. Il n'est pas question de sauter sur le premier venu pour lui arracher une joue à pleine dent (quoi que Margaret serait parfaitement capable de se battre bec et ongle si c'était nécessaire). Ce serait plus du gaspillage de nourriture, et une perte de temps salissante qu'autre chose. Au fil des années, Margaret et Charles ont méthodiquement apprit à choisir et capturer leur proie correctement, Maggie apprécie sa viande de qualité, et la bonne cuisine, qu'elle soit raffinée ou simplement réconfortante. Elle a un certain goût pour ce qui est sucré, en particulier les friandises et autres pâtisseries. Cette jeune fille aime passer du temps à améliorer ses talents culinaires (et alchimiques, mais n'est-ce pas pratiquement la même chose?), entretenir sa serre personnelles, et s'occuper de ses nombreux chiens qu'elle affectionne particulièrement.

Bien qu'elle aime prétendre n'avoir peur de rien, Margaret est terrifié à l'idée de perdre son frère. Les jumeaux sont si proches qu'ils sont pour ainsi dire inséparables. Ils ont toujours été ensemble, si bien que Maggie craint la solitude. Cette crainte s'étant étendue à sa nouvelle famille, elle redoute le jour où, pour une raison ou pour une autre, le Gang des Fables et Wildcard viendraient à l'abandonner, ou la trahir, d'où l'origine de sa fidélité envers l'un et l'autre.
Super Dossier
ϟ Groupe et raisons : Gang des Fables ; Cartel Rouge – Après avoir tué leur tante, les jumeaux se sont retrouvé orphelins, mais ils ont rapidement trouvé une nouvelle famille au sein du Gang des Fables. Si au début, Maggie les avait rejoins pour une question de survie, elle s'est vite sentie comme chez elle auprès de ces criminels. Margaret ne partage pas forcément les mêmes ambitions que Wildcard et des autres membres du gang, mais elle les aide volontiers à parvenir à leurs fins, par pure fidélité et générosité. Et aussi, tout comme le dit si bien Hansel, parce que c'est amusant.

ϟ Pouvoirs et capacités : Les jumeaux sont nés grâce à la magie, d'une humaine et d'une entité onirique, et de ce fait, ils sont étroitement liée au royaume des rêves. Cependant, à la différence de son frère, Margaret souffre de terreurs nocturnes depuis son plus jeune âge. Il semblerait que son pouvoir attire les entités oniriques qui désirent venir dans le Monde Prime, et qui viennent donc troubler le sommeil de la jeune fille. Cette condition fait que Maggie manque régulièrement de repos, et a fréquemment recourt à des potions, somnifères, et autres drogues pour espérer dormir. La solution la plus efficace qu'elle a trouvé à ce jour reste son frère, dont les pouvoirs lui permettent de passer des nuits calmes.

ϟ Invocation d'entités imaginaires : Margaret possède le pouvoir d'invoquer une entité onirique auprès d'elle, à condition de pouvoir l'appeler par son nom, que cela soit à voix haute ou dans un murmure. L'invocation ne peut donc se faire si la jeune fille se trouve dans l'incapacité de parler. Maggie ne peut invoquer pour l'instant qu'une seule entité à la fois, pour une durée maximale d'une trentaine de minute par jour. En tant qu'invocatrice, son corps joue un rôle de portail entre le Royaume des Rêves et elle . L'invocation ne peut donc pas s'éloigner de plus de dix mètre d'elle, sinon quoi le lien sera rompu, renvoyant immédiatement l'invocation dans le royaume des rêves. Le lien peut aussi se rompre à la volonté de Margaret, ou si celle-ci se retrouve gravement blessé ou dans un état d'inconscience. Si l'invocation subit trop de dégâts, elle retournera d'elle-même dans son monde pour se soigner, et ne pourra être rappelé avant. Si la jeune fille n'a aucun pouvoir de contrôle direct sur ses invocations, certaines auront tendance à chercher à la protéger pour maintenir le lien. Il semblerait que ces dernières cherchent un moyen durable de rester dans le monde Prime, et espèrent pour cela que Margaret développe son don.

ϟ Serviteur : Boogeyman
Le Boogeyman est une entité onirique issue de l'imagination débordante de plusieurs générations d'enfants, et Margaret en a bel et bien fait parti. Le Boogeyman se nourrit de la peur des créatures qui l'entourent. S'il s'était jusqu'alors toujours nourrit de ses semblables dans le Royaume des Rêves, il s'est découvert un appétit pour la peur des créatures qui peuple Terre Prime. C'est comme faire goûter des bonbons à quelqu'un qui n'a jamais connu le sucre. La peur des créatures de Terre Prime est une douceur à laquelle il ne peut résister, et il a bien comprit que Margaret était la clé de son garde-manger. Bien qu'il raffolerait de goûter cette jeune fille aux airs enfantins, il est évident pour lui qu'il était plus de son intérêt de se repaitre de ses ennemis, s'il voulait que son goûter dure plus longtemps. Il espère néanmoins, comme la plupart de ses semblables imaginaires, trouver un moyen de se libérer des entraves qui le lient à son invocatrice, afin de pouvoir se mouvoir librement sur Terre Prime.

Aura de terreur : Le Boogeyman est l'incarnation de la peur. Si son apparence n'est pas déjà suffisamment dérangeante, il peut aussi inciter la peur chez les personnes qui le voit, même le plus courageux d'entre-eux. Le degré de peur dépend cependant de chaque personne et de la distance qui les sépare. De plus, il est plus aisé d'inspirer une peur profonde à un seul individu qu'à plusieurs.

Baiser cauchemardesque : L'ultime délice pour le Boogeyman. Son baiser lui permet de se repaître entièrement de la peur de sa victime en seulement quelques secondes, encore faut-il que les circonstances lui permette d’apposer ses lèvres noircies sur celle de sa proie. Durant le baiser, celle-ci est prise d'une peur telle qu'elle finit par mourir d'une crise cardiaque, les cheveux blanchit, et le visage défiguré dans une expression de pure terreur. Évidemment, le baiser cauchemardesque n'aura aucun effet sur une personne qui n'est pas suffisamment terrifié par l'aura de terreur du Boogeyman, ou qui fait preuve d'un courage particulier. Les plus faibles et les plus lâches seront donc des proies de choix pour l'entité cauchemardesque.

Forme ténébreuse : Le Boogeyman peut prendre l'apparence d'un nuage informe de fumée noire et sombre. Il peut alors éviter les attaques, ou s’immiscer dans le moindre recoin pour rentrer dans des lieux habituellement impénétrable, comme par un trou de serrure, le dessous d'une porte, un trou dans un mur, une fenêtre entrouverte, etc...Cette forme lui accorde certains pouvoirs, mais il ne peut alors pas utiliser ses autres pouvoirs jusqu'à ce qu'il reprenne sa forme de base.

Peur paralysante : Sous sa forme ténébreuse, le Boogeyman peut paralyser de peur, au sens propre, une personne en l'approchant suffisamment prêt pour qu'elle se retrouve piégé au milieu du nuage de fumée. La pauvre victime se retrouve incapable de bouger son corps, mais ceux doté de pouvoirs mentaux seront toujours libre de les utiliser. La paralysie ne dure cependant qu'une minute par tentative, et la taille du nuage que forme le Boogeyman ne peut envelopper qu'une seule personne à la fois. Un tiers peut stopper la paralysie en sortant la victime du nuage, mais il prend le risque de se faire enveloppé par le nuage à son tour.

ϟ Alchimie : Descendante d'une lignée de sorcière, et élevé par l'une d'entre elle, Margaret a grandit au milieu des grimoires, alambics et diverses potions magiques. Elle a de ce fait apprit très tôt les rudiments des arts alchimiques en assistant la Queen-Witch de l'ancien Gang des Fables. Margaret connait les propriétés magiques d'un grand nombres d'ingrédients nécessaires à l'élaborations de potions dont elle a méthodiquement apprit les recettes lors de son apprentissage. Elle apprécie d'ailleurs passer du temps à l'entretien de sa serre personnelle où elle fait pousser quelques plantes aux propriétés alchimiques. Si Margaret préfère récolter et préparer ses ingrédients elle-même pour s'assurer de leur qualité, la rareté de certains l'oblige néanmoins de les acheter auprès de particuliers et autres commerciaux du cercle des alchimistes. Heureusement pour Maggie, après avoir fait disparaître sa tutrice, elle a pu récupérer les carnets d'adresses des contacts de la Queen-Witch, lui permettant de savoir chez qui se fournir, ainsi que ses nombreux grimoires de recettes. Il n'est pas à nier que la jeune fille a encore beaucoup à apprendre, mais elle est déjà assez talentueuse dans ce domaine pour pouvoir servir comme il se doit les besoins de Wildcard.

Ϟ Elixir de vie : Si la couleur de ce liquide écarlate peut mettre mal à l'aise, c'est parce que l'ingrédient principale de cette potion est du sang humain. La Queen-Witch avait depuis longtemps profité des propriétés revitalisantes du sang pour confectionner sa potion de jouvence. S'il ne s'agit pas ici du but recherché par Maggie, elle utilise néanmoins elle aussi le sang des victimes des meurtres qu'elle commet avec son frère pour élaborer certaines de ses potions. L'une d'entre elle est l’élixir de vie. Il s'agit d'une potion de soin qui permet de guérir des blessures légères en l'espaces de quelques secondes à minutes. Légèrement anesthésiante, une prise régulière sur plusieurs jours, voir semaine ou mois, permet aussi de stabiliser un état plus grave, ou un début de maladie, et facilite la guérison, mais ne permet en aucun cas de se passer des soins d'un médecin ou de tout autre guérisseur expérimenté. L’élixir de vie ne fait pas de miracle, et ne pourra en aucun cas ressouder des os, régénérer des organes ou des membres, ni même guérir une maladie d'un stade avancé.


ϟ Surnom et costume : Gretel.
Lorsque le besoin s'en fait de dissimuler son identité, Gretel revêt un costume de noir et de rouge élaboré par son frère, et qui, ironiquement, en montre plus qu'il n'en dissimule. Elle porte pour tout habit une longue veste qui lui arrive aux genoux mais qui couvre à peine les cuisses. Le vêtement est retenue à l'aide de quatre sangles de cuir au niveau de la taille et ornées de verrous qui s'ouvrent et se ferment grâce à une clé. La tenue laisse néanmoins apparent un long décolleté qui n'en finit pas, et dévoile une culotte en dentelle noir pour unique sous-vêtement. De longs bas couvrent ce qui reste de ses jambes, montant jusqu'au dessus des genoux. Des bottines et de longs gants en cuir noir viennent compléter le costume. (Costume) Pour cacher son visage, Gretel ne porte pas à proprement dit de masque. Clin d'oeil au costume de Wildcard, elle porte un maquillage multicolore de clown horrifique. (Visage) De plus, elle porte aussi une perruque mi-noir mi-rouge pour cacher sa chevelure blonde.
Informations Complémentaires
Ϟ Arbre généalogique des familles King et Queen
Ϟ La King & Queen Corporation fut fondé par Elliot King et son très proche ami Reginald Queen, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Cette compagnie résultait de la fusion de la société de production d'animation King's Studios et de la chaîne hôtelière Queen's Regent, dont les directeurs respectifs avaient pour ambition de créer des parcs d'attractions pour amuser le monde au sortit de la guerre. La King & Queen Corporation, qui fut renommé la Royal Society au début du second millénaire, est aujourd'hui un conglomérat qui regroupe plusieurs activités très diverses, mais qui tend à cibler le monde du divertissement. Elle possède principalement des hôtels, casinos, et parcs d'attractions à travers le monde, un studio de production cinématographique et télévisuel, ainsi qu'une filiale de production de jouets. Dans les années 60, leur hôtel-casino de la Croisette fut tristement célèbre pour être le théâtre réguliers de braquages commit par le Roi Cole. Suite à la disparition de l'héritière de la famille Queen, les jumeaux King sont actuellement les seuls héritiers et propriétaires de cette entreprise familiale, qui est géré par le PDG Stephen Goldman, un ami de longue date du PDG précédent et grand-père des jumeaux. Le fils du PDG, Ruppert Goldman, est aussi co-directeur de l'hôtel-casino Kingdon, dont il doit depuis peu partager la gérance avec Margaret King.
Ϟ En parallèle de leurs activités au sein du Gang des Fables, les jumeaux King sont aussi des tueurs en séries qui kidnappent et tuent régulièrement des jeunes femmes à Star City depuis plusieurs années, perpétuant ainsi les meurtres rituels de leur défunte tutrice. Si les autorités ont connaissance des disparitions mystérieuses de jeunes femmes, leurs corps n'ont jamais été retrouvés, et donc l'existence des meurtres en séries commit par les jumeaux ne sont pas encore connu. En effet, leur mode opératoire les amène à user de l'intégralité du corps des victimes. Le sang est récolté pour la préparations des potions de Margaret. La viande qu'ils ne peuvent, ou ne veulent consommer est donné à leurs nombreux chiens. Enfin, les os sont réduit en poudre pour servir d'engrais à leurs plantes. Comme on le dit si souvent, tout est bon dans le cochon...


Dernière édition par Margaret King le Mer 14 Juin - 9:30, édité 4 fois
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Dim 4 Juin - 20:26 Message | (#)

Historique

« Twinkle, twinkle, little star,
How I wonder what you are!
Up above the world so high,
Like a diamond in the sky.
Twinkle, twinkle, little star,
How I wonder what you are! »

La nuit régnait, mais une certaine jeune fille ne dormait pas, bien que l'heure du couché soit avancé depuis bien longtemps. Encore habillé de sa robe en dentelle noire, Margaret était assise par terre, adossé à son lit, fixant le vide depuis des heures déjà, sans se soucier de la pénombre qui avait envahit sa chambre. Elle avait peur, et pourtant n'osait bouger un doigt pour allumer la lumière, et se contentait de chantonner doucement pour se rassurer. Pas trop fort ! Victoria était à côté, et risquait d'être en colère si elle voyait qu'elle ne dormait pas. Il ne fallait pas faire un bruit, et attendre encore un moment, les oreilles bouchés. Encore un moment, et cela serait terminé.

La lumière du couloir fut allumé, et Margaret entendit sa tante quitter la chambre de son frère. Elle attendit que ses pas sur le parquet grinçant s'éloignent, jusqu'à ce qu'elle atteindre sa propre chambre à l'autre bout de la maison. Lorsqu'elle fut sûre que Victoria ne pouvait plus l'entendre, alors Margaret se permit de déverser ses larmes. Aujourd'hui, ils étaient allé à l'enterrement de leur jardinier. La cérémonie n'était pas grandiose, pas autant que l'avait été celui de leurs grand-parents. Après tout, le jardinier n'avait pas tant de famille, ni d'amis. Il n'avait que son travail, et son épouse, la femme de ménage, qui elle-même, tout comme lui, travaillait pour eux depuis tant d'années. Le vieux jardinier l'avait bien dit, qu'ils travailleraient pour eux jusqu'au jour de leur mort. Ainsi allait leur fidélité envers la famille qui les employait depuis si longtemps. Assez longtemps pour qu'ils aient tout deux connaissances de certains des plus sombres secrets des King et des Queen, surtout des Queen. Assez longtemps pour qu'ils emportent ces secrets dans leur tombe. Margaret ignorait s'il s'agissait réellement de fidélité, ou si le pauvre jardinier avait tout simplement eu trop peur de Victoria pour oser dire un mot. Cela importait peut à présent, puisque le jardinier était mort... Par sa faute.

Les ambulanciers, la police, le médecin légistes... Tous avaient conclu à une simple crise cardiaque, ce qui était tout à fait normal vu l'âge avancé du vieil homme. Ils ne pouvaient pas avoir autant raison, et autant tort en même temps. Mais ils ne savaient pas... Seule Margaret connaissait la vérité. Il ne faisait aucun doute que le faible cœur du jardinier avait succombé, mais il n'était pas mort de vieillesse. Le pauvre homme était mort de peur, et elle avait cru succomber avec lui. La peur, c'était le seul mot qui lui était venu en tête. La seule émotion qui l'habitait, lorsqu'elle vit cette silhouette sombre s'abattre sur le vieux jardinier, qui n'eut même pas le temps de pousser un cri avant qu'elle ne colle son horrible bouche sur sa sienne. Il s'était débattu quelques secondes, mais son corps était trop vieux, trop faible, pour résister bien longtemps. Lorsque la chose lâcha enfin sa victime, le jardinier tomba par terre, sans vie. Elle s'était alors tourné vers elle, encore affamé d'un appétit qu'elle devait combler. Il ne restait que Margaret dans le jardin, à ce moment-là. Qu'elle à se mettre sous la dent. Margaret se souvenait parfaitement de ce qu'elle ressentit lorsque la créature s'était jeter sur elle. Le sang bouillait dans sa tête, qui ne souhaitait que s'enfuir, mais ses jambes étaient comme paralysées. Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'elle cru mourir à son tour, et pourtant... La créature avait disparue, sitôt ses lèvres posé sur les siennes, sans laisser la moindre trace. Un cauchemars... C'était la seule explication que la jeune fille avait trouvé. C'était un cauchemars. Son cauchemars.

Ce soir, si Margaret ne trouvait pas le sommeil, ce n'était pas à cause de son deuil pour le vieux jardinier, ni à cause des activités nocturnes de sa tante dans la chambre de son frère. Margaret ne pouvait pas dormir, parce qu'elle avait peur. Peur des cauchemars qui la hantaient. Oh bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'elle en faisait. Elle avait toujours eu des nuits agités, et ce depuis toute petite. Mais ils étaient devenu plus nombreux, plus terrifiant, et surtout plus réaliste depuis quelques temps déjà. Assez pour que la jeune fille en perde le sommeil. Assez pour qu'ils viennent maintenant la tourmenter en plein éveil.

Margaret ferma les yeux et enfoui son visage dans ses genoux. Elle avait déjà vu cette silhouette quelque part, dans ses rêves. Elle venait régulièrement troubler son sommeil. Elle avait même un nom qu'elle avait sur le bout de la langue. Après quelques minutes de concentration, la jeune fille finit par s'en rappeler. « Boogeyman » murmura-t-elle dans le silence de sa chambre. Maintenant qu'elle y pensait, c'était exactement ce qu'elle avait répondu au jardinier, ce jour-là, lorsque celui-ci lui avait si innocemment demandé... « De quoi as-tu peur ? » demanda une voix glaciale, si proche que Margaret sursauta. La jeune fille eut le souffle coupé lorsqu'elle remarqua la présence étrangère dans sa chambre.

Juste en face d'elle, se tenait deux chaussures noires, recouverte d'un long manteau atypique composé de mains gigotantes et de visages terrifiés qui se déformaient en un hurlement muet. Margaret n'eut pas à lever les yeux pour reconnaître le visage craquelé, telle une peinture desséché, de la créature qu'elle avait rencontré quelques jours à peine. « Ne m'appelle pas s'il n'y a rien à manger. Ça serait la moindre des politesses, jeune fille.» lui reprocha-t-elle d'une voix dédaigneuse, après avoir vu qu'il n'y avait personne dans la pièce. Margaret était apeuré par cette apparition, et n'osait bouger d'un doigt, tant elle craignait que la chose ne se jette à nouveau sur elle. Pourtant, des mots trouvèrent leur chemin pour sortir de sa gorge nouée : « Qui... Qui êtes... Vous.... ? » Sa voix tremblait, comme son corps tout entier.

Elle avait peur, et 'il' le sentait. Il prit une grande inspiration, comme pour se délecter de son parfum, et poussa un long gémissement de jouissance. Ce qu'il arrivait à sentir le plaisait, plus qu'il ne l'aurait voulu, à en juger par son mordillement de lèvre et ses sourcils froncés. Aussi délicieux qu'elle lui paraissait, d'une certaine manière, tout cela l'agaçait. « Voilà une question bien inapproprié à la situation : c'est toi qui m'a appelé. Je n'ai fait que répondre. » fit-il remarquer d'une voix lasse, tout en tendant une main serviable vers la jeune adolescente. Celle-ci mit un certain temps avant de comprendre le sens de son geste, et hésita à l'accepter. « Le... Le Boogeyman n'est qu'une histoire qu'on raconte pour effrayer les enfants. Il n'est qu'une fable. » lâcha Margaret comme une évidence, alors qu'elle lui prenait finalement la main, le laissant l'aider à se relever.

« Tout comme toi. », lui répondit la créature, d'un ton tout aussi détaché que réprobateur. « Quelque chose qui ne devrait pas exister, et qui pourtant existe. » Ses mots laissèrent Margaret désemparé, tant elle ne comprenait pas leur sens. Aussi mystérieuse qu'elle le pouvait l'être, cette entité semblait savoir d'avantage sur elle que l'inverse. « Qu'est-ce... Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? » interrogea la jeune fille, la curiosité piqué à vif. Malgré l'obscurité régnante, Margaret pu clairement apercevoir un sourire se dessiner sur le visage pétrifié du Boogeyman, puisque c'était ainsi qu'il se présentait. « Doucement, chère enfant. Ne trouve-tu pas cela injuste que je sois le seul à répondre ? Alors que tu n'as même pas encore donné de réponse à ma question... » À ce moment, Maggie eut le réflexe de vouloir reculer, mais elle se retrouvait bloqué contre le mur. Le Boogeyman avait profité de son inattention pour la coincer. Il leva ses long bras, tel un rapace déployant ses ailes. Mais alors qu'elle s'attendait à sentir ses lèvres glacés s'emparer des siennes, il posa tout simplement ses mains sur ses frêles épaules, et vint murmurer à son oreille : « De quoi as-tu peur ? »

La question n'était pas difficile. Sitôt l'avait-elle entendu que Margaret avait deux mots en tête. Deux mots qu'elle n'avait osé dire à voix haute au vieux jardinier. C'est pour cela qu'elle avait répondu par un mensonge, qui au final avait coûté la vie au pauvre homme. Il existait bien des choses que la jeune fille pouvait craindre. Les aliens qui menacent d'envahir la Terre, pour donner un exemple. Mais la véritable origine de sa peur terrifiait tant Margaret qu'elle n'avait osé répondre sincèrement, comme si ce nom était porteur de mauvais œil. Dans l'obscurité de la chambre, joue contre joue avec l'effroyable Boogeyman, l'adolescente se rendait compte que si son cœur était si lourd à cet instant, ce n'était pas à cause de la peur qu'il lui inspirait. Il souhaitait simplement qu'elle se débarrasse du poids qui l'accablait, depuis sa plus jeune et innocente enfance.

Chaque parcelle de son corps tremblait, mais Margaret trouva le courage de fixer ses yeux dans les orbites béantes du Boogeyman, et lui poser la seule question pertinente qu'elle aurait dû lui demander : « Allez-vous me manger ? » La créature poussa un rire, comme si elle venait de sortir la meilleure plaisanterie du siècle. Une absurdité qui n'aurait jamais dû lui venir à l'esprit. « Mon enfant, aussi succulent que puisse me paraître ton fumet, je ne peux te dévorer. » « Pourquoi avez vous besoin de ma peur alors ? » Une nouvelle question, et le Boogeyman s'impatientait. Il se rapprocha dangereusement de la jeune fille, la collant presque au mur, et lui révéla enfin l'évidence qu'elle n'avait su deviner. « Ta peur ne m'est d'aucune utilité. Ce dont j'ai besoin, c'est que tu l'inspire... ». Les intentions du Boogeyman parurent soudainement aussi claires que de l'eau de source pour la jeune adolescente.

Alors qu'elle plongeait à nouveau ses yeux dans ceux, inexistants, de la chose, ses pupilles se dilataient face à la révélation. « Victoria Queen » lâcha-t-elle dans un souffle. Le deux mots qui avaient eu jusqu'alors tant de mal à sortir de sa bouche. Pour la toute première fois, Margaret vit le Boogeyman afficher un sourire si grand qu'il laissait voir toute une rangée de dents d'un blanc d'ivoire. « Est-elle puissante ? » demanda-t-il avec son sourire à vous glacer le sang. Une question à laquelle Maggie n'arrivait pas à répondre, tant la réponse semblait évidente. Pour elle qui avait toujours vécu sous la dictature et l'isolement que lui réservait sa tutrice, sous couvert d'amour maternel, Victoria Queen était la personne la plus puissante de son petit monde. « Tous les puissants ont une faiblesse. Tous les monstre ont une peur. À toi de la trouver. »


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Dix, neuf, huit... Maggie ouvrit les yeux, légèrement éblouit par la lumière du plafonnier. Sept, six, cinq. Elle se leva pour aller saisir deux torchons posé désordonnément sur le comptoir. Quatre, trois, deux. Puis elle tourna les talons pour se diriger vers le four à l'autre bout de la pièce. Un. Le minuteur sonna à l'instant même ou elle ouvrit le four d'une main, l'éteignant en même temps de l'autre. La jeune fille avait tendance à respecter le temps de cuisson à la lettre. Victoria n'aimait pas lorsque sa viande était trop sèche. Veillant à ne pas se brûler, Maggie sortit deux plateaux du four : l'un où trônait un magnifique rôti dont l'huile crépitait encore, et le second où était éparpillé divers légumes. Elle les posa sur le comptoir, et sortit trois assiettes pour commencer à servir. Alors qu'elle s'attelait à couper le rôti, Charles fit son entrée, sûrement attiré par l'odeur alléchante du dîner de ce soir. « Hmm ! Ça a l'air délicieux ! Soeurette, tes plats sont à en crever ! » déclara l'adolescent avant d'éclater de rire. Il se glissa derrière sa jumelle et lui saisit son couteau des mains, puis la poussa légèrement sur le côté pour prendre sa place. « Occupe-toi des légumes. Vickie sera en colère si elle voit que le repas est en retard. » lui susurra-t-il à l'oreille, ce qui eut l'effet d'une main glacé caressant l'échine de Margaret. Elle tenta de garder son calme et prit une cuillère pour servir les légumes, mais sa main tremblait, laissant des rondelles de carottes tomber sur le comptoir. « Tu sais ce qui arrive, non ? Quand elle est en colère. » Trop bien. Maggie ferma les yeux un instant, prit une grande inspiration, avant d'expirer lentement. « Ne t'inquiète pas. Je ne la laisserais pas te faire du mal. Tu peux compter sur moi.» tenta de la rassurer son frère. Elle rouvrit les yeux, et lui lança un regard en catimini. Sa chemise était froissé, il manquait un bouton, et Charles avait un suçon sur le cou. La jeune fille se concentra de nouveau sur ses légumes, et, cette fois-ci d'un geste sûr, servit les trois assiettes avant d'y ajouter les morceaux de viande coupé par son frère. « Pareil. » lui murmura-t-elle lorsqu'il lui fit face pour lui passer un plat. « Pareil. » répéta-t-elle, mais cette fois-ci pour elle-même.

« Alors ? Je vois qu'on manigance contre moi ici... » Victoria apparu soudainement dans l'encadrement de la porte de la cuisine, un énorme sourire aux lèvres avant d'avaler une gorgée de sa flasque qu'elle emportait partout. Cette entrée fit sursauter Margaret qui s'empressa de faire quelques pas en arrière. Leur tutrice avait horreur de les voir se tenir trop proche l'un de l'autre. Elle ne cessait de la traiter de tous les noms, et de l'accuser de profiter de Charles de la manière la plus écoeurante qu'il soit. Vickie ne le disait jamais en face, bien sûr, mais Margaret le savait. Elle l'entendait parfois se parler à elle-même, à cracher tout son venin. Hilarant, lorsqu'on savait que la seule personne qui profitait de quelqu'un d'autre dans cette maison, c'était elle. Uniquement elle.

La petite famille se mit à table. Il n'y avait qu'eux trois. Eux trois à manger à table, bien sûr. Il y avait bien une vieille femme de ménage, sourde-muette, quelque part, qui s'occupait d'entretenir la maison. Mais elle avait pour consigne stricte de rester discrète autant que possible, et de manger de son côté. Il y avait aussi les chiens, mais on les nourrissait toujours après le diner.

Entre deux bouchées de rôti, Victoria bu une nouvelle gorgée de sa flasque, avant de jeter un coup d'oeil à son miroir de poche. C'était la quatrième fois ce soir, et ils venaient de commencer à manger. La sorcière était obsédé par son image, son apparence. Elle avait constamment besoin de vérifier qu'elle était toujours aussi belle. Pas étonnant qu'elle ait été jadis la Queen-Witch de l'ancien Gang des Fables, en référence à la belle-mère de Blanche-Neige.

Après avoir finit de s'examiner dans son miroir, elle bu encore de sa potion. Est-ce qu'elle avait seulement conscience qu'elle en abusait ? Ou avait-elle tout simplement fini par perdre la tête ? « J'espère que vous avez fini de faire vos bagages... On part demain à la première heure. Oh, et inutile de prendre trop d'affaires... On risque de beaucoup bouger durant les prochaines années. » dit-elle en continuant à mastiquer son bout de viande. Elle ne les avait prévenu qu'il y a quelque jours. Apparement, Star City la fatiguait. Elle disait vouloir voir du monde... Voyager... Et que ça serait une bonne occasion pour aller faire le tour des filiales de l'entreprise. Qu'ils devaient commencer à s’intéresser aux affaires familiales, parce que c'était leur héritage. Foutaises. La sorcière avait quelque chose en tête, évidemment. Margaret se demandait bien comment elle comptait continuer à chasser ainsi. Victoria avait fini par prendre ses petites habitudes, ici, à Star City. Et vu la quantité de proie qu'elle devait consommer quotidiennement pour sa potion, il allait être difficile de s'organiser pour chasser en étant constamment en déplacement.

Victoria jeta un regard froid vers l'assiette de Margaret. Elle n'avait toujours pas touché à la viande. « Tu ne te sens pas bien, Maggie-chérie ? » demanda-t-elle d'une voix faussement inquiète. Lorsqu'elle comprit de quoi sa tutrice parlait, l'adolescente s'empressa de découper un morceau de rôti qu'elle s'empressa de fourrer dans sa bouche et qu'elle mastiqua nerveusement. « Non... Ça va... Je vais bien... Maman. » tenta-t-elle d'articuler. Charles essuya sa bouche pour ensuite prendre la parole à son tour. « Maggie est un peu fiévreuse ce soir... Je pense qu'il serait bien de reporter le voyage à un autre... » « NON ! » le coupa sèchement Victoria en frappant la table de son poing, serrant sa cuillère plus qu'elle ne devrait. « On part demain, si jamais vous... » Elle s'interrompit soudainement, remarquant quelque chose d'étrange. Elle leva sa cuillère qu'elle rapprocha de son visage, fixant son reflet déformé qu'elle pouvait apercevoir au dos. « Non, non, non... » se mit-elle à marmonner tout en sortant sa flasque. Elle en bu une gorgée, puis une autre, et encore une autre, jusqu'à en vider entièrement le contenu. Elle fixa de nouveau son reflet dans son miroir de poche, mais ce n'était définitivement pas une impression dû au reflet déformé de la cuillère.

De son côté, à l'autre bout de la table, Margaret finissait d'avaler sa bouché de viande et se servit une lampée d'eau. Elle reposa son verre et fixa sa tutrice d'un regard qui brillait de malice. Le moment était venu. « Qu'il y a-t-il, maman ? Êtes-vous à court de potion ? » demanda la jeune fille, une pointe de moquerie dans la voix. Malgré la distance qui les séparait, Victoria comprit tout à cet instant. Elle le lu dans les yeux de Margaret. Les mêmes yeux qu'avait feu sa sœur Miranda. Elle avait eu la naïveté de croire que sa disciple n'aurait jamais eu l'audace de tenter quoi que ce soit contre elle.

La sorcière se leva, et se jeta violemment sur la jeune adolescente... Du moins, c'était ce que tout son être voulait, mais son corps était soudainement si lourd. Ses muscles avaient perdu leur force. Ses articulations la faisaient souffrir à chaque pas qu'elle fit pour s'approcher de Margaret qui lui semblait maintenant si loin. Victoria vit avec horreur que sa main était à présent toute déformé. Une peau flasque et distendu pendait le long de son bras, laissant entrevoir la forme de ses os. Lorsqu'elle fut finalement assez proche, elle saisit sa pupille au cou, la poussant par la même occasion de sa chaise et la plaquant au sol.

Étrangement, elle ne fit aucun effort pour se débattre, mais Victoria sentait bien sa peur à travers sa peau. Elle sentait son pouls, rapide, et sa respiration saccadée. Et pourtant, la jeune fille restait docile, allongée sur le sol, comme si elle attendait tout simplement que la fin arrive. « Qu'est-ce que tu m'as fait ?! » lui hurla la sorcière. Un sourire se dessina légèrement sur les lèvres de l'adolescente, mais elle ne dit mot. Comme si elle avait oublié sa présence, Vickie fut surprise d'entendre la voix dédaigneuse de Charles pour réponse. « Ta potion est si écoeurante qu'à force, tu as finis par perdre le goût... Une semaine qu'on la dilue progressivement, et tu n'as même pas remarqué que tu ne buvais plus que de l'eau. C'est pitoyable. » La sorcière se retourna vers le jeune homme, perdue. Elle ne comprenait pas la situation. Elle refusait de comprendre. Elle avait confiance en Charles. C'était son Charles, après tout. Mais cette expression écoeuré qu'il affichait... Pourquoi était-il si cruel envers elle à présent ?

« Boogeyman... » murmura soudainement Margaret. L'incompréhension de Victoria ne fut que plus grande quand quelque chose apparu entre elle et l'adolescente. Une chose sombre, et imposante, qui l'a saisit à son tour au cou, l'étranglant sans ménagement en la plaquant contre le mur avec force. Un cauchemars. Ce fut le seul mot qui vint en tête à la sorcière lorsqu'elle découvrit, horrifié, à quoi elle avait affaire. Une silhouette noire la tenait dans la paume de sa main, serrant de plus en plus son étreinte. La chose semblait aspirer quelque chose en elle. Sa force de vie ? Non, il ne lui en restait pas suffisamment pour que cette créature s'en intéresse. Avec effroi, Victoria la vit rapprocher son visage du sien. Il lui susurra à l'oreille d'une voix aussi glacé qu'un vent d'hiver : « De quoi as-tu peur ? » Puis, il posa ses lèvres craquelé sur celles de la vieille sorcière. Elle voulu crier, mais tout son qu'elle parvenait à emmètre était tout bonnement étouffé dans ce baiser cauchemardesque.

Il fallut quelques secondes pour que la créature finisse son repas. Quelques longues secondes, qui parurent passer comme une éternité. De la fière et magnifique Victoria Queen, il ne restait plus qu'une vieille carcasse ridée et sans vie, aux cheveux d'un blanc neigeux qu'on n'aurait su dû à la vieillesse ou à ce que venait de lui faire subir la créature. Celle-ci semblait encore déguster les derniers instant de son plat. Après quoi il jeta un coup d'oeil à Charles. « Je suppose que je n'ai pas le droit de manger celui-là... » déclara-t-il. Se relevant à peine, assise par terre, Margaret massa son cou endoloris avant d'articuler : « C'est mon frère ! » Elle le déclara avec une pointe d'autorité, et un regard de défi. Elle ne pouvait pas la contrôler, mais elle était curieuse de voir si elle pouvait se faire obéir de cette chose. Dans le cas contraire, elle pouvait toujours le renvoyer prématurément d'où il venait.

De toute évidence déçu que son repas soit déjà terminé, le Boogeyman ne s’intéressa cependant pas plus que cela à Charles. Il se tourna vers Margaret et lui tendit une main glacé pour l'aider à se relever. « Tu me dois de nombreux repas pour cette faveur. » À peine Maggie s'était-elle relevé sur ses jambes tremblantes, que la créature disparu. Il ne restait à présent plus que les jumeaux dans la salle à manger... Ainsi que le cadavre de leur ancienne tutrice. Margaret l'observa un instant. Jadis, elle craignait cette sorcière de tout son être, tremblant à la seule mention de son nom. C'était cette même terreur qui avait conduit le Boogeyman à elle. Mais maintenant, elle n'était plus qu'un ramassis puant de peau, de chair et d'os. La jeune fille finit par détourner le regard en lâchant d'une voix lasse : « Je n'ai plus faim. » Bien que ce fut presque imperceptible, Margaret cru entendre son frère ricaner. Il rangea le couteau de cuisine qu'il avait prit plus tôt, et alla s'accroupir près de ce qui restait de Victoria. Comme s'il ne s'était agit que d'un simple jeu, il saisit la main sans vie de la sorcière, et l'utilisa pour faire un signe à sa sœur. Pour lui, tout cela n'était qu'une farce. « Il faut toujours nourrir les chiens. »

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« Réveille-toi. »

Margaret flottait. Elle se sentait si légère. Pour la toute première fois de leur vie, elle et son frère étaient enfin libre. Libéré du joug de leur tortionnaire. La jeune fille voulait en profiter pour admirer le ciel bleu et ses nuages cotonneux ; Victoria leur laissait passer si peu de temps à l'extérieur, de peur qu'ils tombent malades. Ils ne pouvaient sortir que pour certaines occasions, et chasser. Pourtant, malgré la disparition de Victoria, une ombre venait planer sur ce moment d'insouciance, et faire tache au milieu de ce ciel si bleu. Margaret eu besoin d'un d'instant pour reconnaître cette silhouette qui lui était à présent si familière. « Boogeyman ? Je ne t'ai pas appelé » s'étonna-t-elle de sa présence, d'une voix passablement irrité qu'on la dérange. « Où es-tu, jeune fille ? » lui demanda l'entité. C'était là une bien bonne question. Où était-elle ? L'esprit de l'adolescente était embrouillé, et elle avait du mal à se rappeler du fil des évènements. Comment était-elle arrivé là ? Déjà, qu'avait-elle fait aujourd'hui ? Les souvenirs commençaient peu à peu à lui revenir en tête. Ce matin-là, Charles avait appelé Mr. Goldman pour signaler la disparition soudaine de Victoria, qui lui même avait donc appelé la police. C'est ça. Mr. Goldman les avait conduit au poste, où on leur avait demandé de faire une déposition. Victoria avait disparu dans la nuit, sans prévenir les jumeaux, et en prenant ses affaires personnelles. Ils étaient en larmes devant l'inspecteur de police. Bien qu'elle n'était que leur tutrice, Victoria avait toujours été comme une mère pour eux... Qu'avaient-ils fait de mal pour qu'elle les abandonne ? Après plusieurs heures passé au poste, on les avaient finalement laissé partir. Mr. Goldman avait tenté de les consoler, et leur avait assuré qu'il allait s'occuper de tout. Qu'il allait prendre soin d'eux, jusqu'à ce qu'on retrouve Victoria. Après quoi il avait appelé un chauffeur pour ramener les jumeaux chez eux. Oui c'est cela. La dernière chose dont Margaret pouvait se souvenir, c'était d'être rentré dans cette voiture. Mais alors, comment était-elle arrivé ici ? Et d'ailleurs, quel était ce 'ici' ?

« Réveille-toi », répéta une nouvelle fois une voix mystérieuse.

L'adolescente ouvrit les yeux, mais ne reconnu pas sa chambre. Évidemment, elle n'avait jamais atteint son domicile. Au lieu de cela, elle se trouvait attaché à une chaise, au beau milieu de ce qui semblait être un entrepôt désaffecté. Cela ne l'étonna même pas de voir Charles, dans la même situation qu'elle, lui-même sur sa propre petite chaise personnelle en face d'elle. Malgré la distance et l'obscurité, Maggie perçu très nettement le sourire de son jumeaux. Lui, tout comme elle, avait parfaitement comprit ce qu'il avait dû arrivé, lorsqu'ils sont tous deux entré dans cette voiture qui leur était destiné. Malgré que cette situation nourrissait son imagination de mille et un scénarios sur la suite des évènements, les jumeaux gardèrent leur calme. Un calme presque dérangeant. Ils n'avaient pas peur. Ils n'avaient plus peur. Qu'est-ce qui pourrait les effrayer ?

Des projecteurs s'allumèrent brusquement, brisant les ténèbres et aveuglant la jeune adolescente qui dû fermer un instant les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit, un jeune homme se tenait entre elle et son frère, le visage barbouillé de maquillage. La première pensée de Margaret était qu'il avait l'air d'un clown, mais après réflexion, il s'agissait plutôt du Mr. Loyal de ce cirque, dont elle et son frère semblaient être le clou du spectacle. « Je ne vais pas tourner autour du pot. » déclara le jeune homme en tournant autour de ses otages. « Je n'ai qu'une question : où est Victoria Queen ? » Charles brisa le silence cérémonieux qu'avait pourtant imposé Mr. Loyal en éclatant d'un énorme rire. Où était Victoria Queen ? Voilà une question qu'on avait de cesse de leur posé aujourd'hui, et la nuit était encore longue. « Je n'ai pas bien saisit votre nom. Vous êtes ? » En guise de réponse, Charles se reçu un coup de pied colérique de la part de Mr. Loyal, ce qui eut pour effet de provoquer un autre éclat de rire de l'adolescent.

Charles n'avait pas l'habitude de recevoir des coups. Victoria n'avait jamais osé levé la main sur lui. C'est pourquoi il trouvait tout cela si amusant. Leur kidnappeur fit un signe en direction de la zone d'ombre de la salle. Un homme de main en sortit pour s'avancer sous la lumière des projecteurs, et relever Charles sur sa chaise. « Désolé, hein. C'était pas pour te vexer, mon vieux. C'est histoire qu'on ait un nom à ajouter à la liste. » La curiosité de l'homme de main semblait être titillé par les propos du jumeau. « Quelle liste ? » demanda-t-il, alors qu'il s'assurait que les liens du garçon était suffisamment serré. Charles pris soudainement une voix sérieuse et monotone pour réaliser une imitation qui ressemblait bien assez peu à l'originale : « De quoi as-tu peur ? » Après quoi il éclata d'un énième rire. L'imitation n'était probablement pas au goût de Mr. Loyal, puisqu'il fit à nouveau signe à son homme de main qui lui assena immédiatement un coup.

Charles s'attendait de toute évidence à ce que sa sœur fasse de nouveau appel à leur nouvel ami, mais celle-ci avait autre chose en tête. Bien que les jumeaux ignoraient sincèrement l'identité de leur kidnappeur, Margaret avait déjà une petite idée sur ses intentions. Peu de gens mettrait autant de moyen pour retrouver leur tutrice. Celle-ci vivait tellement isolé du monde, dans la tour d'ivoire qu'était leur maison dans les environs de Star City, qu'on aurait presque oublié leur simple existence. Et pourtant, Maggie avait découvert cette drôle de carte sur le palier de leur porte. Une invitation adressé à la Queen-Witch, pas à Victoria Queen. Elle n'eut pas le temps d'en lire plus, avant que celle-ci ne surprenne sa découverte, mais la jeune fille connaissait suffisamment son passé de criminelle pour faire le lien.

Mr. Loyal se tourna vers Margaret, voyant qu'il ne pouvait de toute évidence rien tirer du frère. Il pointa celui-ci de doigt avant de s'adresser à son deuxième otage. « Tu ferais mieux de me donner une réponse satisfaisante, si tu tiens à ce que je ne l'amoche pas trop. Où est Victoria Queen ? » « Je l'ignore. » répondit Maggie, sans la moindre hésitation. Cette fois, Mr. Loyal n'eut même pas à bouger d'un cil pour que son homme de main frappe Charles. Aussi épouvantable que la situation pouvait paraître, Margaret usait de toute sa concentration pour ne pas elle-même éclater de rire. Charles avait raison, tout cela était hilarant. Pour une fois que leurs rôles étaient inversé. Malgré tous ses efforts, la jeune adolescente laissa se dessiner un sourire amusé sur ses lèvres. « On l'a déjà dit à la police... Elle a disparue. » « Foutaises ! » rétorqua l'homme au visage de crâne. « Tout le monde sait que Victoria Queen élève et chéri ses pupilles comme sa propre chair. Quelle genre de mère quitterait la ville sans emmener ses enfants ? » Logique imparable que la police, et même Mr. Goldman, avaient pourtant omit. Après que leurs grands-parents aient trouvé la mort dans un malheureux accident de voiture, les jumeaux King étaient devenus les plus jeunes fortunes de Star City. Fortune bien évidemment confié aux soins de leur parente éloigné au grand coeur, Victoria Queen. Si leur statut auraient normalement incité les médias à se jeter sur eux, tels des vautours affamés du moindre potins, leur tutrice avait bien prit soin de les éloigner de la scène publique, sous couvert de se soucier de leur bien être. Quelle hypocrisie malsaine. La seule chose que Victoria Queen ait toujours voulu protéger, c'était sa laideur intérieure. Celle qu'elle cachait au monde à coup de potion de jouvence. À cette pensée, Margaret ne prit même plus la peine de dissimuler son amusement. « L'amour maternel échappe à tout entendement. » avoua-t-elle pleine de malice, avant de demander d'un air intéressé : « Pourquoi avez-vous besoin de Victoria ? »

Mr. Loyal semblait perdre patience. « Je pose les questions. Où est Victoria Queen ? » répéta-t-il à nouveau. « Il serait bien dommage d'avoir à abîmer un si joli visage... » ajouta-t-il plein de menace, tout en caressant le menton de l'adolescente du bout des doigts. Pas effrayé le moins du monde, Margaret continua : « La réponse, c'est que vous n'avez pas besoin d'elle. » Réponse qui ne satisfaisait pas leur kidnappeur, au vu de la claque résonnante que Margaret se reçu. Sûrement que ce fut ce geste qui fit réagir Charles. Encore sonné par le coup sur la tête qu'il venait de recevoir, il se mit pourtant à énoncer: « Cake, Candy, Cookie, Lolipop, Bubblegum, Gingerbread, Licorine... » « Qu'est-ce qu'il raconte celui-là ? » demanda l'homme de main. « Ce sont les noms de nos chiens. » lâcha innocemment Margaret, la joue endoloris. Elle les avait nommé elle-même. « Pourquoi il appelle ses clebs celui-là ? » questionna à nouveau l'homme, qui ne comprenait rien à la réaction du garçon. « Vous avez demandé où était Victoria... » Bien qu'il fallu un certain temps, Margaret pu admirer la réaction des deux hommes, à mesures qu'ils assimilaient l'information. Le sourire de la jeune fille se fit de plus en plus grand. Il y a des choses qu'on avait du mal à imaginer au premier abord. « ...Il vous a répondu. »

Mr. Loyal poussa un soupire exaspéré. Sa quête pour retrouver l'ancienne Queen-Witch l'avait mené à une impasse. « Quelle perte de temps... Conduis les au Pays des Merveille... » ordonna-t-il à son homme alors qu'il tournait les talons pour partir. « Trois mesures de sisymbre, deux doses de polygonum, quatres sangsues, deux chrysopes, trois mesures de peau de serpents d'arbres du Cap, une de corne de bicorne... » se mit à réciter Margaret, comme une leçon bien apprise. Bien que ces mots n'ait aucun sens pour le néophytes, cela suffit pour attiré l'attention de Mr. Loyal qui s'arrêta à mi-chemin de la sortie. « Qu'est-ce que c'est que ça ? » « Les ingrédients de base pour faire une potion de polymorphie. » répondit sagement Margaret. Laissant le temps à son interlocuteur de comprendre de quoi elle parlait, elle continua ensuite : « Je vous l'ai dit : vous n'avez pas besoin de Victoria Queen. »


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« Bonsoir, Mlle King. » salua poliment le gardien de nuit. Margaret s'arrêta un instant dans le hall pour se tourner vers lui, et lui répondit par un sourire bienveillant. « Bonsoir, Max. » Elle jeta ensuite un coup d'oeil vers le haut avant de continuer. « Il bosse encore ? » demanda-t-elle. Ils était inutile qu'elle précise de qui elle parlait, et la question était surtout plus rhétorique qu'une véritable interrogation. À cette heure-ci, il restait peu de gens après le travail dans les locaux de la Royal Society. « Comme toujours, mademoiselle. » La jeune fille prit un air exaspéré en levant les yeux au ciel. « Je le savais qu'il allait me laisser en plan ! » Le dénommé Max poussa un éclat de rire, accompagné du gloussement de Maggie. Celle-ci ouvra le panier qu'elle transportait, et en sortit un tupperware et un set de couvert qu'elle déposa sur le bureau du gardien. « Tenez, Max, j'en ai fait un peu trop. » « Oh, mais il ne fallait pas, mademoiselle... » voulu refuser l'employé de nuit, mais Margaret filait déjà vers les ascenseurs, sourde à toute complainte. Tout le monde dans son entourage savait que la jeune héritière était un véritable cordon bleu, et elle se faisait un plaisir d'offrir des petits plats, pour le bonheur du palais des uns et des autres. Si elle n'était pas destinée à reprendre la succession de l'entreprise familiale avec son frère, elle pouvait toujours se reconvertir dans une carrière culinaire.

FLASHBACK – Les aiguilles affichaient déjà vingt-trois heures passé sur la fine montre en or qui ornait le poignet de Margaret. À peine éclairé par la lumière agonisante d'un lampadaire solitaire, la jeune fille était adossé à sa voiture, garée sur le bas côté d'une route de campagne. Elle jeta un coup d'oeil en direction de Star City. Cette voie, qui menait vers une ville voisine, était peu emprunté durant la nuit, aussi la municipalité n'avait pas jugé nécessaire de l'éclairer comme il se doit durant les heures nocturnes. Malgré l'obscurité, Maggie pu voir au loin des phares allumés, signalant l'arrivée imminente d'une voiture. « Pile à l'heure » murmura Margaret. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres. « Bonne fille... » –FLASHBACK

L'ascenseur s'arrêta au dernier étage du bâtiment. Margaret traversa quelques couloirs désert pour se diriger vers le bureau du PDG. Comme elle s'y attendait, même sa secrétaire était rentré à cette heure tardive. Sans même prendre la peine de frapper à la porte au préalable, Maggie entra dans le bureau. Elle s'arrêta un instant devant l'encadrement, prenant une pose boudeuse, les mains sur les hanches. « Peu de gens arrivent à croire qu'une jeune célibataire fortunée comme moi puisse se faire poser un lapin par qui que ce soit, encore moins par un vieux croulant... » déclara-t-elle avec moquerie.

Stephen Goldman leva le nez de la paperasse qui tapissait son bureau, un peu désorienté. Il lui fallu quelques secondes pour comprendre le pourquoi de la présence de sa protégé. Il finit par tilté en jetant un coup d'oeil vers son agenda déjà bien noircit. « Oh, Margaret... On devait se voir aujourd'hui ? » « Il y a deux heures de cela... » fit remarquer la jeune fille en s'avançant vers le bureau où elle posa son panier. « Mais c'est bon, j'avais prévu le coup. Si le très occupé Mr. Stephen Goldman ne daigne accorder sa présence à mon dîner, le dîner viendra à lui. » se moqua-t-elle d'une voix pompeuse tout en sortant un à un les tupperwares de son panier, tandis que Stephen se pressait à dégager le bureau des nombreux dossiers qui le recouvraient.

Après avoir dresser des couverts d'appoints pour elle et l'homme d'affaire, Margaret retira les couvercles, révélant ainsi le menu du soir qu'elle commença à servir, et dont l'odeur alléchante eu tôt fait d'envahir la pièce. « Hum... Ça a l'air délicieux ! Qu'est-ce que c'est ? » demanda Stephen alors qu'il commençait déjà à découper un morceau de viande qu'il fourra dans sa bouche sans attendre. Malgré toute règles d'étiquettes et de bonnes manières à adopter en présence d'une jeune femme, le gentleman qu'il prétendait être ne pu s'empêcher de laisser s'échapper un gémissement de satisfaction lorsque les épices parfumés vinrent caresser son palais. « Du cœur d'agneau braisé à petit feu. » répondit Margaret avec un petit sourire en coin. Autant elle adorait passer du temps à cuisiner, autant elle éprouvait une joie immense à voir les gens s'en régaler.

Lorsqu'elle eu finit de servir les parts, Maggie tourna les talon pour s'avancer d'un pas léger vers le globe antique qui décorait l'un des coin de la pièce. Au fil de ses visites, elle avait découvert qu'il renfermait un mini-bar parfaitement bien garnit, et se permit de le fouiller à la recherche de l'ambroisie qui accompagnerait parfaitement son plat. « Très savoureux, et si tendre. Ça a dû te prendre des heures pour préparer cela. » complimenta l'homme d'affaire qui l'a surveillait d'un œil suspicieux. « Toute la nuit, à vrai dire... » avoua malicieusement Maggie, tout en essayant tant bien que mal de réprimer son amusement qui se dessinait sur son visage. Après beaucoup d'hésitation, elle finit par choisir une bouteille de rouge et sortit deux verres à vins, avant de retourner au bureau qui servait ce soir de table à manger. « Mais il fallait bien. Il aurait été dommage de gâcher une aussi bonne viande. » ajouta-t-elle en commençant maladroitement à déboucher la bouteille, manquant très certainement de se crever l'oeil au passage, sous les airs moqueur du vieil homme.

FLASHBACK – Accroupie de façon peu élégante sur la route goudronné, Margaret s'attelait à comprendre le fonctionnement de son cric. Les frottements répété sur le sol avaient finit par grossièrement érafler ses genoux et souiller la blancheur virginale de sa robe vaporeuse. De toute évidence, la jeune héritière n'était pas faite pour la mécanique, et pouvait y passer de longues heures en vain. Bien assez tôt, avant que Maggie ne fasse plus de mal que de bien, une voiture de passage vint s'arrêter à son tour sur le bas côté. La conductrice en descendit, et vint à la rencontre de la demoiselle en détresse. « Besoin d'aide ? » demanda-t-elle poliment. Margaret afficha une mine soulagé en voyant la venue de sa bonne samaritaine. « Oh dieu merci ! Je pensais devoir passer la nuit ici. » s'exclama la jeune fille en se levant pour aller saluer sa sauveuse, dévoilant ses genoux ensanglantés. La samaritaine ne pu cacher son étonnement et lever un sourcils à la vue de son état désastreux. « Euh... Je crois que si vous commencer à saigner en essayant de changer une roue, c'est que vous vous y prenez mal... » Margaret poussa un gloussement embarrassé, rapidement imité par la samaritaine qui ne se fit pas attendre pour prendre sa place et s'accroupir par terre. « Laissez-moi vous aidez. Je fais souvent l'allée retour sur ces saletés de routes cabossé, du coup j'ai l'habitude des pneus crevés. » expliqua-t-elle alors qu'elle glissait le cric d'une main experte sous la voiture. Alors qu'elle avait l'attention concentré sur la roue, Margaret saisit discrètement un marteau posé sur la banquette arrière de son véhicule. « Oh merci, Claire, vous êtes un ange ! » remercia-t-elle joyeusement, avant d’assener un violent coup sur le crâne de la samaritaine sans défense.–FLASHBACK

Assise sur le bord du meuble en chêne, Margaret versa le liquide alcoolisé dans un verre qu'elle tendit à son mentor, avant de se servir elle-même. « Comment ça se passe en cours ? » demanda Stephen, soucieux des activités de sa protégé. Depuis la disparition de leur précédente tutrice, l'homme d'affaire s'était fait un devoir de veiller sur les petits-enfants de son prédécesseur. Après tout, sans Robert King, l'ancien vaurien qu'il était aurait probablement fini comme son père, soûl les trois quarts du temps, à pourrir dans la misère des quartiers de Lincoln. Travailler pour la famille King avait changé sa vie, et il en était éternellement reconnaissant. Une reconnaissance qui ne pouvait pas passer inaperçue aux yeux de Margaret.

La jeune fille s'assit sur le bord du bureau et commença à siroter prudemment son verre. Elle répondit avec désinvolture tout en jetant un coup d'oeil curieux vers les dossiers sur lesquels Mr. Goldman semblait travailler. « Bof. L'année est presque terminé. Les autres étudiants se mettre en quatre pour se trouver un boulot. » La menace du chômage et le stress que pouvait ressentir la plupart des nouveaux diplômé étaient des choses que ne connaîtrait jamais la jeune héritière, ni son frère. Même du vivant de Victoria, il était chose évidente qu'une place de choix était prévue pour les jumeaux, en tant voulu. Même si techniquement, ils pouvaient aussi se permettre l’oisiveté que leur fournissait leur statut de rentiers. Après tout, Stephen avait géré l'entreprise d'une main de maître jusqu'à ce jour, même si son fils ne semblait pas décidé à suivre son exemple. « Ah oui, il faut que je prévienne Ruppert, pour qu'il prépare ton arrivé. » se rappela soudainement le PDG qui laissa tomber sa fourchette pour saisir son téléphone portable.

Margaret esquissa un sourire moqueur à la mention du mouton noir de la Royal Society. Si la jeune demoiselle devait décrire de manière succincte le fils du PDG, elle n'aurait aucune hésitation à répondre : 'un manant qui se serait prit pour un roi'. « Il va pas aimer ça... Le Kingdom a toujours été son petit royaume personnel... » se moqua-t-elle candidement. « Il faudra bien qu'il apprenne à partager, et que tu commences à apprendre la gestion de l'entreprise. De toute façon, il est plus un gamin gâté pourri qu'un véritable directeur de casino. Un peu de rivalité le réveillera. » se plaignit Stephen tout en envoyant un rapide texto à son bon à rien de fils.

« En passant, étant donné que tu vas commencer à travailler, je me disais que tu pourrais revoir ma proposition... » rajouta innocemment le PDG, en sachant pertinemment quelle était la réponse de Margaret. Ce n'était pourtant pas faute d'essayer assidument. La jeune héritière ne pu cacher son apparent mécontentement, et répondit d'une voix à la fois lasse et agacé : « Stephen, je vous ai déjà dit qu'un garde du corps était une formalité dont je me passerais bien. Hors de question qu'une armoire à glace m'attendre devant les toilettes pour dames. » Depuis que les jumeaux avaient été honteusement enlevés par le Gang des Fables devant le quartier général de la SCPD, et sous la surveillance du vieil homme il y a quelques années de cela, celui-ci s'évertuait à assurer leur sécurité de ses protégés en leur attribuant des gardes de corps. Si Margaret et Charles avaient finalement été libérés en vie par le clown fou, au bout d'une semaine de séquestration, une belle rançon, et de nombreuses séquelles aussi bien physiques que mentales, c'était Stephen qui avait le plus souffert de cet évènement dont il se sentait entièrement coupable.

Malheureusement, les jumeaux ne partageait pas son point de vu concernant les moyens utilisé pour assurer leur sécurité actuelle, et n'hésitaient pas à faire savoir leur mécontentement en tourmentant et semant tout garde du corps qui eut un jour à les surveiller. De toute manière, rien ne prouvait que le criminel répondant au nom de Wildcard se prendrait à nouveau l'envie de kidnapper les jumeaux... Et ce n'était pas comme si un simple homme armé pouvait l'arrêter. De surcroit un homme incapable de garder à l'oeil des jeunes héritiers rebelles pour quelques malheureuses heures. C'est pourquoi Stephen avait finalement abandonné l'idée de faire garder les jumeaux sans leur consentement. Ceux-ci avaient toujours démontré une forte indépendance vis-à-vis de leur mode de vie, au grand désarrois de l'homme d'affaire sur-protecteur.

« Je m'inquiète simplement pour ta sécurité. Je dois bien ça à Robert... Ses dernières volontés étaient que je veille sur toi et ton frère. » se justifia Stephen entre deux bouchés de cœur d'agneau. Margaret leva le nez de son plat pour jeter un regard vide sur le vieil homme. Si son dévouement et son côté papa-poule pouvaient être presque attendrissant, il arrivait qu'ils tapent plus sur les nerfs de la jeune fille qu'autre chose. Se reconcentrant sur son tupperware, Maggie joua distraitement avec un morceau de viande du bout de sa fourchette lorsqu'elle lâcha moqueusement : « …Si ce n'est que ça, pourquoi nous avoir laissé entre les mains de Victoria ? » Ces mots eurent l'effet d'un coup de poing sur la poitrine du vieil homme qui faillit s'étouffer en mangeant. Il dû prendre une gorgée de vin pour mieux déglutir, alors que des gouttes de transpiration se faisaient déjà voir sur son front. « Qu'est-ce que... » « Voyons, Stephen, ne jouez plus aux innocents. Vous savez très bien de quoi je veux parler. » Margaret leva de nouveau ses yeux vert vers lui. Des yeux emplis d'une rancune qui seyait mal à son visage pourtant si candide.

Il savait, et elle savait qu'il le savait. Si l'existence même de Victoria Queen était des plus mystérieuse, même au sein de la direction de la Royal Society, Stephen avait toujours su qu'elle était plus dangereuse qu'elle n'en avait l'air. Et pourtant, lorsque les services sociaux avaient confié les jumeaux à cette tante éloignée miraculeusement apparue de nulle part, il n'avait dit mot. Bien sûr, il n'avait rien fait de mal. Mais ne rien faire le rendait déjà coupable à l'époque. Être témoin par la suite le rendait complice. D'une main tremblante, Stephen dé-serra sa cravate qui semblait soudainement l'étrangler. La tête baissé dans une pose coupable, il cherchait ses mots. Le viel homme déglutit avant de finalement parler : « Robert et Miranda King sont morts dans un tragique accident de voiture, après que leur chauffeur ai succombé à un arrêt cardiaque. C'est ce que la police a conclu. Quelques jours avant l'accident, Robert m'avait prévenu que je devais me méfier de Victoria. Mais qu'est-ce que j'aurais pu faire ? L'examen toxicologique n'a rien trouvé dans le sang du conducteur. Aucune preuve, et je n'étais personne à l'époque. »

Sans s'en rendre compte, Stephen avait finit par lever la tête et affichait à présent un air misérable. Malgré le costume trois pièce, la coiffure bien soigné, le poste haut placé et le respect de ses pairs, Stephen Goldman était ce qu'il avait toujours été : un pauvre homme qui tentait d’expier ses fautes. Un moment de silence pesant s'installa avant que Margaret ne finisse par le briser : « ...jusqu'à ce que Victoria ne face de vous le PDG de l'un des plus grand conglomérat de Star City. Le pauvre petit garçon des bas quartiers est monté bien haut. » La rancune se sentait dans sa voix, comme des piques acérées lancées sans ménagement sur le vieil homme. Celui-ci secoua vivement de la tête. S'il était conscient de sa lâcheté, jamais il n'avait vendu son silence pour le poste qu'on lui avait offert. « Victoria vous adorait, comme une mère. Vous étiez ses enfants chéris, ça se voyait. Vous étiez en sécurité avec elle. Et puis, ce n'était pas comme si vous étiez les premiers enfants battus de l'histoire... »« Excusez-moi ?! » s'insurgea la jeune fille, comme si le PDG venait de dire la plus grosse des abominations. « Il n'y a rien de mal à se recevoir un coup de temps en temps... C'est une forme d'éducation. Moi-même j'avais un père violent. » continua Stephen dans sa justification.

Il fallu que Margaret le fixe intensément pendant de longues secondes avant de finalement pousser un soupire exaspéré. Elle pouvait l'observer aussi longtemps qu'elle le voulait, une sincérité presque révulsante se lisait dans les yeux de l'homme d'affaire. « Ah... Vous ne savez vraiment pas quel genre de personne était Victoria... » finit-elle par lâcher, déçue par l'ignorance du vieil homme. Difficile de réellement haïr un imbécile. « Plutôt, j'ai préféré ne pas avoir à le savoir. Sache que je suis profondément navré... Et honteux, de ma lâcheté. » Margaret détourna les yeux de la vision affligeante qu'offrait Stephen, et fixa longuement le baie vitré. Du haut de la Royal Tower, elle avait une vue imprenable sur le centre-ville. En bas, les habitants de Star City fourmillaient, et s’attelaient à finir leur journée. D'une voix lasse, Margaret continua : « Ne soyez pas navré. Il est trop tard pour les remords. Vous avez contribué à faire de moi ce que je suis... Et je vous en suis reconnaissante. Mais n'oubliez pas le moment venu, que vous êtes le responsable de toute cette tragique comédie. » sur quoi elle se leva du bureau, prit son sac et commença à se diriger vers la sortie, sans même daigner accorder un dernier regard au PDG. « De quoi... ? » questionna celui-ci, qui de toute évidence ne comprenait pas les propos de sa jeune protégé. Avant de passer la porte et de refermer derrière elle, Maggie donna pour toute réponse : « Finissez votre repas, Stephen. N'en gâchez pas une miette... Cet agneau y a mit tout son cœur. »

FLASHBACK – Claire Powell fût lentement réveillé par une sensation de flottement étrange, avant de ressentir une douleur vive à l'arrière de sa tête. Il fallu un moment à ses yeux pour s'habituer à l'obscurité. Elle se trouvait attaché et pendue la tête en bas, dans une pièce sans fenêtre, dépourvue de décorations, et dans laquelle flottait une désagréable odeur de javel. Incapable d'expliquer comment elle avait pu atterrir là, elle se rappela brusquement des évènements qui avaient précédés sa perte de conscience. Soudainement prise de panique, elle se mit à crier à plein poumons : « À l'aide ! Pitié ! Quelqu'un ! Venez m'aider ! Je vous en supplie... » Sûrement était-ce la pire idée qu'elle ait pu avoir. La lumière s'alluma brutalement, aveuglant au passage Claire qui distingua avec peine les silhouettes de ce qui ressemblaient à un congélateur et un îlot de cuisine. « Pas la peine de crier : personne ne t'entendra. » déclara une voix moqueuse. Alors que les yeux de Claire s'habituait au changement de luminosité, elle pu voir deux personne descendre par une échelle qu'elle venait tout juste de remarquer, et qui semblait mener vers une trappe. Un jeune homme vint déposer une mallette sur l'îlot de cuisine, et alors qu'il l'ouvrait, il continua en affichant un air malicieux : « Garde donc tes forces. La nuit va être longue. » Malgré sa mauvaise posture, Claire pu parfaitement voir le contenu de la mallette. Tout un attirail de couteaux de boucher, d'hachoirs et de scies scintillaient sous la lumière blanche de la pièce. Claire ne pu réprimer un déversement de larmes qui roulèrent jusqu'à son front. Elle comprenait soudainement pourquoi l'odeur ambiante était si étouffante.« Pitié... Pourquoi vous me faites ça ? » supplia-t-elle en pleurs. Mais le jeune homme était trop occupé à aiguiser ses lames pour se soucier d'elle. La deuxième personne qui était descendue de l'échelle apparue dans son champ de vision. C'était elle. Cette jeune fille aux airs innocents qu'elle avait voulu aider. « Pourquoi ? Parce qu'il faut bien se nourrir. Est-ce que le porc demande à l'Homme pourquoi il mange du bacon ? Non.» répondit ces lèvres candides d'une voix pourtant si lacérante. Les larmes de Claires coulèrent de plus belle, mais cela n'empêcha pas le jeune homme de s'avancer d'un pas expert vers elle, un couteau dans la main. –FLASHBACK


Dernière édition par Margaret King le Mer 7 Juin - 9:54, édité 2 fois
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Silas O'Hara

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Re-bienvenue, innocente jeune fille !

Le mot innocence prend soudain tout son sens du peu que je viens de lire...
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Bienvenue sur ce forum avec ce perso ! J'aime beaucoup ce que tu as posté jusque-là !
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Lun 5 Juin - 8:55 Message | (#)

Salut !
Depuis le temps tu dois bien avoir pris tes marques alors je suis sûr que ta validation se passera bien.
Bon courage pour le reste de ta fiche !
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Dante Visconti

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Lun 5 Juin - 8:58 Message | (#)

Sois à nouveau la bienvenue ! Je connais un foldingo qui sera bien content. Prends un cookie !
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Mar 6 Juin - 11:27 Message | (#)

Silas > Je ne vois pas de quoi tu parles

Scott > Bonne chance pour lire la suite donc

Barrett > Ça fait un bon bout de temps oui, mais je pense que le stress de la validation ne disparaîtra jamais

Dante > Toi et tes cookies Si Maggie devient obèse c'est ta faute! Renan *prend et va se goinfrer*


Merci pour l'accueil les gens!

J'ai donc (enfin) fini ma fiche. Désolé pour l'attente, et merci pour votre compréhension. Et désolé aussi pour la longueur J'ai toujours aussi peur de ne pas suffisamment détailler, et sûrement que j'en fait trop du coup.

Pour précision, Charles/Hansel sera proposé en scénario. J'ai vu le passage où intervient Wildcard avec Jake, et normalement ça devrait passer. Je ne lui ai cependant pas fait lire toute la fiche Mais je vais le toquer de ce pas pour le prévenir que j'ai fini ma fiche, dans le cas où vous auriez besoin de son feu vert (je le savais que j'aurais dû faire court ).
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Mar 13 Juin - 12:33 Message | (#)

Je te souhaiterais volontiers la bienvenue, mais tu es là depuis longtemps ! Alors je te souhaite plus simplement... la biencookie.

Attaquons donc la modération de cette nouvelle fiche pour ce nouveau personnage. Margaret est une demoiselle très intéressante, attachée à un imaginaire dont les oscillations sont plaisantes ; elles orientaient certainement la jeune King vers le Gang des Fables et ce gang s'honorera sûrement de sa présence. Néanmoins, de trop nombreux détails me chiffonnent. Examinons-les l'un après l'autre.

Voyons d'abord les difficultés de la biographie que tu proposes. Suite à la disparition de l'héritière de la famille Queen, les jumeaux King sont actuellement les seuls héritiers et propriétaires de cette entreprise familiale, or tu nous as décrit un conglomérat international, j'ai donc du mal à considérer une SAS de cette envergure comme une entreprise familiale que posséderait deux seuls actionnaires, les héritiers-jumeaux King. C'est un détail qui a par ailleurs son importance, car tu écris : « fortune bien évidemment confié aux soins de leur parente éloigné au grand coeur, Victoria Queen. » Si nous étions au XIXe siècle, dans le cadre d'une entreprise prospère et familiale de la Rhénanie, pourquoi pas ? Mais déjà à l'époque, les grandes entreprises françaises et anglaises du commerce maritime, les plus lucratives donc, n'étaient plus des structures familiales qu'un clan réuni sous un même patronyme se partageait ; dans le cadre du conglomérat que tu nous décris, s'il faut considérer la fortune comme éminente, alors il faut aussi prendre en compte les nécessités du capitalisme et de l'actionnariat. Je prends un exemple comparable : The Walt Disney Company, dont les actionnaires sont multiples, entre personnes physiques et personnes morales. Rien n'empêche les jumeaux King de conserver une part de cet actionnariat (comme c'est le cas par exemple de la famille Bettencourt en participation directe dans le groupe L'Oréal), mais il faudra prévoir les structures financières écran pour le justifier car typiquement, la situation de Margaret et Charles à la mort de Victoria justifierait que le directoire de l'entreprise saisît l'occasion pour évincer les jumeaux King. À toi d'expliquer comment Margaret et Charles ont vu leurs intérêts préservés et sauvegardés à ce moment-là.

Ensuite, la chronologie de la jouvence de Victoria, dans la première partie de l'histoire, me paraît très confuse, et j'ai dû plusieurs fois relire pour être bien certain de comprendre le fil des événements, parfois sans succès. Ce n'est pas faute d'avoir insisté, donc il te faudra nous éclairer en ajoutant, par exemple, des détails pour mieux expliquer la correspondance entre le temps réel et le temps mensonger de l'apparence de Victoria. Ce défaut de cohérence nuit à la bonne compréhension de cette contextualisation intéressante mais néanmoins très longue et antérieure à la biographie de ton personnage : cette longue introduction aurait été sans doute mieux inspirée si elle avait été raccourcie aux faits essentiels.

Car cela soulève d'ailleurs une difficulté qui aurait pu être évacuée : la dague qui préside à la conception des jumeaux, qu'est-ce que c'est donc ? Tu la décris et en décris les effets, mais c'est très maigre et à la lecture, on se demande ce qu'il advient d'un tel artefact, d'où il vient, et comment et pourquoi, etc. Des détails supplémentaires sont malheureusement nécessaires.


Citation :
« Ta potion est si écoeurante qu'à force, tu as finis par perdre le goût... Une semaine qu'on la dilue progressivement, et tu n'as même pas remarqué que tu ne buvais plus que de l'eau. C'est pitoyable. »
Cela me pose un problème. Margaret est accoutumée et accroc à la potion, pourtant elle ne remarque rien ? Cela me paraît très invraisemblable ; il faudra expliquer. Une semaine, ça me paraît très court. Trop court.

Par ailleurs et surtout, tu ne dis rien du recrutement de Margaret au sein du Gang des Fables. Il y a ce passage, bien sûr, où elle explique à ses ravisseurs, si je comprends bien, qu'elle pourra se faire passer pour la Queen-Witch, mais c'est très insuffisant et il faudrait expliquer comment et pourquoi elle intègre le Gang. Tu écris par ailleurs que c'est par "nécessité", mais il faut aller au-delà et expliquer mieux les choses.

Examinons à présent les pouvoirs. L'élixir de vie correspond donc à une potion de régénération basique, très bien, mais tu présentes le « pouvoir » comme capable d'agir sur les maladies, les fractures, et bien entendu d'agir comme potion de jouvence ; alors comme tu le sais, sur Star City, un pouvoir correspond à une capacité, donc si tu veux que cette potion ait des effets en plus de la régénération basique, il faudra les acheter (la jouvence, la guérison des maladies, etc). En aucun cas tu ne peux partir avec une potion qui, de base, couvrirait les effets de plusieurs à la fois.

Concernant le pouvoir d'invocation, il me pose un problème de description. On ne sait rien de ces entités que Margaret prétend pouvoir invoquer. Quelle taille, quelle forme, quelles capacités ? Il nous faut au début au moins un ordre d'idée. Par ailleurs, tu ne renseignes rien du mode d'invocation. C'est comme si Margaret pouvait simplement « appeler » les entités pour les faire apparaître. Cela me paraît absurde et trop facile, considérant toutes les difficultés rituelles qui ont conduit à la conception des jumeaux. Où sont les rituels, les incantations ? Ce pouvoir, pour être accepté, devra être mieux décrit, car il me paraît là étonnamment simpliste pour une débutante. De plus, étant donné le potentiel du pouvoir, comprends bien qu'il te faudra acheter individuellement les « serviteurs » que Margaret pourra invoquer « par leurs noms » et que ceux-ci ne seront pas toujours d'obéissants petits camarades. Mais il sera aussi possible de justifier en RP d'améliorations du pouvoir de base, pour mieux circonscrire le champ et la sûreté de l'usage du pouvoir en question.

Si je comprends bien, le Boogeyman fait partie de ces entités que Margaret peut invoquer, donc ? Il faudrait l'expliciter ainsi que mieux présenter les liens qui existent entre Margaret et cette entité particulière. Il y a aussi une légère incohérence dans la description que tu donnes de ton serviteur. Sous sa forme ténébreuse, tu dis qu'il ne peut utiliser d'autres pouvoirs. Or tu écris ensuite un pouvoir qui dépend de cette forme ténébreuse. Veille à mieux décrire l'articulation pour éviter toute confusion de notre part. De plus, ces « autres pouvoirs » disponibles sous sa forme ténébreuse devront faire l'objet d'achat à chaque fois, puisque tu ne peux, sous couvert d'un pouvoir général, comprendre des pouvoirs particuliers secrets.

Enfin, j'en finis sur quelques considérations plus générales. Une fiche si longue expose son auteur au risque de plus nombreuses fautes d'orthographe et malheureusement, les sections biographiques en sont truffées. Il faudra les corriger. De plus, le choix des couleurs pour Margaret, entre autres, m'a quelque peu attaqué l'oeil. Il n'est jamais bon signe de devoir "surligner" pour faciliter une lecture. Ce rose était malavisé. Pour les lecteurs futurs, je te suggère d'en changer.

Voilà pour ces quelques remarques et je suis sûr qu'une fois les modifications effectuées, la validation suivra sans délai ! N'hésite pas à me contacter par MP si tu as des questions et, quand tu auras fait ces modifications, signale-le à la suite !
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