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Un entretien vaut mieux que deux tu l'auras

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Jeu 18 Mai - 14:10 Message | (#)

Susan ne ressentait pas vraiment le besoin de trouver un boulot. Elle était déjà à son compte comme réalisatrice et touchait largement de quoi vivre comme créatrice pour de nombreuses causes. Artistes locaux, Artistes d’un peu plus loin aussi, qu’il s’agisse de groupes de musique réclamant de beaux clips, ou de travaux plus fins comme des promotions pour l’Opéra Beaudrie, la mutante n’avait pas trop à se plaindre. Elle était payée à hauteur des services rendus, de plus en plus avec la renommée, et disposait naturellement d’une liberté créative conséquente dans son travail.

Sans aucun doute, l’ouverture de la Pizza Box avait propulsé sa carrière. Plutôt que d’être un petit contact en bout de ligne, elle était maintenant un noeud qui faisait le lien entre créateurs, régie, artisans, artistes et techniciens. Sa carrière avait été propulsée par la création d’un lieu qui faisait office de plaque tournante et de “quartier général” pour beaucoup de créatifs.

Dans tout ça, elle n’était pourtant pas complètement accomplie. Pas autant qu’elle le voudrait. Elle avait l’art, le divertissement, mais il lui manquait l’engagement. Forte de plusieurs campagnes de communication réussies auprès de la Croix Rouge sur Star City, la réalisatrice avait décidé de mettre les pieds dans le plat de la politique. Parce qu’elle avait l’envie de faire changer les choses lorsqu’elle enfilait son costume de Pizza-Girl, mais pas seulement. Pour ça, il fallait s’investir, et pas juste à moitié.
Si elle était dans l’incapacité de voter pour l’avenir de la ville, elle mettrait le pied à l’étrier d’une autre façon. Elle n’attendit pas le miracle d’une offre d’emploi avant de venir se présenter aux bureaux de campagne de Lilian Holland, avec tout ce qu’il fallait pour marquer le coup. Un CV, une motivation sans défauts, des atouts à présenter.

Avait-elle vraiment fait bonne impression ? Certainement, puisque quelques jours et une série d’échanges téléphoniques l’avaient conduite à ce jour, où elle devait passer un entretien d’embauche dans les quartiers de campagne de la candidate, dans le Quartier du Parc.

Elle ne savait pas encore exactement qui elle allait rencontrer. Certainement un responsable ressources humaines, ou le directeur du département de communication ? Quoi qu’il en soit, elle devait être présentable. Au sens assez large du terme, fallait l’avouer. Un jean noir, des baskets passe partout, un t-shirt clair uni couvert d’une veste simple. Bon, la veste, elle l’avait “empruntée” à sa copine, mais ça ferait bien l’affaire ! Toujours fidèle à elle-même, elle avait soigné sa coiffure comme avant un rendez-vous galant. Enfin, elle n’avait pas prévu de draguer qui que ce soit, mais la bonne impression, c’était important !
Dans son sac, qu’elle portait en bandoulière, elle avait pris l’essentiel : Ses papiers, un ordinateur portable, une clé usb contenant certains de ses travaux, et de quoi écrire.

Puis enfin, alors qu’elle attendait sagement, assise à l’accueil du quartier de campagne, Susan entendit son nom. Elle se leva, réactive, pour suivre l’assistante qui la guidait vraisemblablement vers une petite pièce dédiée aux entrevues.

Stressée ? Pas vraiment. Plutôt à l’aise, même. Elle avait déjà travaillé avec des gens impressionnants, et n’avait pas grand chose à prouver. Elle n’avait pas non plus besoin de ce travail pour subvenir à ses besoins. C’était juste un bonus qui lui tenait vraiment à cœur.
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Jeu 18 Mai - 19:14 Message | (#)

Il y avait quelques individus que Lilian surveillait avec attention et ce même alors que son esprit était concentré principalement sur la campagne. Après tout, devenir maire était sa première priorité, cela permettrait à SHADOW de contrôler enfin l’hôtel de ville de Star City et de pouvoir diriger la ville en secret. Ce qui rendrait Lilian dès lors parfaitement indispensable. Un moyen comme un autre d’adresser un pied de nez monumental à Renan en quelque sorte. Elle ne s’arrêterait jamais de lui prouver à quel point elle était essentielle au bon fonctionnement de Mannheim et de ses projets.

Mais Susan Suncana requerrait aussi son attention. C’était l’une des rares personnes à l’avoir approchée en tant que Lilian Holland et en tant qu’Harvest. Enfin, elle ne l’avait pas vraiment approchée en tant que Lilian, mais elle l’avait protégée en quelque sorte. Sachant qu’une attaque en public contre sa personne aurait forcé la méta-humaine à révéler ses pouvoirs et donc potentiellement son identité. Par contre avec Harvest, Susan avait été bien plus intime, lui offrant quelques informations (qui s’étaient révélées d’assez maigre importance) mais surtout en provoquant ouvertement la femme végétale. Tout cela ne formait qu’un enchevêtrement de détails… Si Susan n’avait pas une affinité particulière pour les sons et encore aujourd’hui, Lilian se demandait si la jeune Légionnaire était capable de la reconnaître. Si c’était le cas, la potentielle future mairesse devrait se résoudre à en finir avec Pizza-Girl, de manière définitive.

Aussi, quand la jeune femme avait déposé son CV au quartier de campagne de la rousse, cette dernière avait sauté sur l’occasion. Ce qui de fil en aiguille avait amené l’assistante de Lilian (qui était en réalité l’une de ses boutures, suffisamment modifiée pour avoir une apparence bien distincte de la plante-mère) à mener la Légionnaire jusqu’à l’un des bureaux du quartier de campagne. Un homme était déjà présent et salua la jeune femme en se présentant comme le responsable de communication de Lilian Holland. Puis la candidate elle-même fit son entrée dans la pièce, un sourire bienveillant aux lèvres.

« Susan Suncana ? Lilian Holland, je suis très heureuse de vous rencontrer et je vous remercie de l’intérêt que vous portez à ce que nous essayons de faire ici. » Commença-t-elle en tendant la main en direction de la jeune femme pour lui offrir une poignée de main à la fois ferme et délicate. Produire quelques phéromones aurait été des plus amusants, mais Lilian ne comptait pas ridiculiser Susan aujourd’hui, plutôt passer à une autre phase de leur relation… Une phase qui ne serait pas nuisible. « Asseyez-vous je vous en prie, je suppose que monsieur Mulch s’est déjà présenté. »

« En effet. » commenta l’homme qui avait déjà pris place de l’autre côté du bureau qui séparait les politiques de la légionnaire. Lilian affichait toujours son sourire de politicienne, une expression qu’elle avait perfectionnée au fil des ans pour apparaître parfaitement naturelle et bienveillante et qui lui avait ouvert bien des portes. D’autres types de sourires, d’autres expressions et gestes lui en avaient ouvert beaucoup d’autres.

« Vous avez un CV impressionnant. » Lilian était en train de le regarder. « Mais j’ai cru comprendre que vous avez décidé d’arrêter vos études. C’est un pari risqué, surtout pour quelqu’un d’aussi jeune que vous. Vous pouvez m’en dire un peu plus ? » Son ton était doux et aimable, comme si elle n’exprimait pas le moindre jugement. Bien sûr, la femme végétale trouvait cela parfaitement amusant, surtout qu’elle avait été des plus intimes avec Susan et que maintenant tout un protocole silencieux et implacable se dressait entre elles. « Ah, j’oublie toutes mes manières, vous voulez peut-être boire quelque chose ? Thé, café, eau ? »
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Jeu 18 Mai - 22:43 Message | (#)

A peine menée dans un bureau par une jolie assistante, Susan eut l’occasion de rencontrer celui avec qui elle espérait travailler très bientôt. Elle-même se présenta poliment après une poignée de main assurée, et eut la surprise (bonne ?) de voir entrer la candidate Lilian Holland elle-même dans la pièce. L’enthousiasme de la mutante redoubla. D’un côté, c’était un challenge supplémentaire que de devoir prouver sa compétence à la candidate, d’un autre, ça voulait dire que sa candidature pesait suffisamment pour qu’elle vienne elle-même à cet entretien. A moins qu’elle ne soit si investie qu’elle se présentait à chaque entrevue ?
Si c’était le cas, c’était aussi une bonne chose.

A l’appel de son nom, elle répondit simplement :

C’est moi qui vous remercie. C’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de travailler pour une bonne cause.

Elle était au moins convaincue de ça. Bien sur, la politique ne faisait pas tout : Chacun devait faire sa vie avec des objectifs, changer les choses à son échelle. Mais quand un dirigeant se montrait bienveillant et ne baignait pas dans la même atmosphère de corruption et d’opulence que les autres, ça pouvait donner un bon coup de boost au progrès. A défaut de pouvoir voter, elle voulait participer.
A son tour, la réalisatrice s’était installée de son côté du bureau. Bien sur, comme n’importe qui, elle était un peu nerveuse, mais elle n’avait pas peur et se sentait plutôt en confiance. En somme, elle n’allait pas mettre les pieds sur la table comme chez mémé, mais n’allait pas non plus se murer dans un silence contreproductif. C’était l’heure de passer à table, et la candidate déclara elle-même les hostilités en posant la première question.

Merci. -Fit-elle simplement- J’suis arrivée à une étape de mon parcours où j’en apprends plus en travaillant sur le terrain qu’en suivant des cours magistraux. Faut prendre des risques si on veut évoluer, un peu comme vous en vous présentant aux élections.

Susan prenait soin de ne pas parler à toute vitesse, et de respirer un peu pour ne pas s’étrangler sur une phrase trop longue. Et puis, ce qu’elle disait avait son importance. Pas qu’elle prenait ses interlocuteurs pour des imbéciles, tout l’inverse même ! Elle voulait que ça soit agréable, et pas qu’ils aient besoin de se concentrer pour déchiffrer une boule de noeuds d’explications denses.
Elle affichait un sourire assez satisfait. Bon, elle n’était pas la mieux placée pour juger sa prestation, mais elle ne se trouvait pas si mal. Du coup, elle poursuivit.

Je gagne déjà ma vie et j’ai un réseau. Du coup, en arrêtant les études, j’gagne aussi beaucoup de temps pour des projets qui me tiennent plus à coeur. C’est pour ça que je suis ici. Puis dans ce domaine, le portfolio compte plus que les diplômes.

Citer de grands cinéastes qui n’avaient pas mené leurs études jusqu’au bout, ou qui étaient entrés dans l’industrie de la communication ou du film par la petite porte serait un peu trop prétentieux. Elle n’allait pas se comparer à de grands hommes et femmes de la culture alors qu’elle n’était qu’un bébé dans ce monde là. Un bébé avec un sacré CV, mais un bébé quand même.
Elle retomba avec un haussement de sourcils sur un sujet bien plus léger et anodin : Voulait-elle boire quelque chose ? Une partie d’elle songeait que si elle devait rester longtemps, elle finirait avec une grosse envie de faire pipi. Une autre partie avait bien envie d’un petit thé, et ne voulait pas passer pour la fille gênée qui n’osait rien demander.

Oh, euh, je veux bien un thé s’il vous plait.

Quelqu’un n’allait surement pas tarder à faire surface pour s’occuper de ça. Elle n’imaginait pas vraiment la candidate faire les photocopies et le café à huit heures du matin pour ses collègues. D’ailleurs, si elle avait su face à qui elle se trouvait, Susan aurait certainement évité soigneusement toute sorte de boisson à base de plantes. Mais elle ne soupçonnait rien.

Vous savez, j’voudrais vraiment qu’on puisse faire la différence. J’ai déjà travaillé pour des oeuvres caritatives, des ONG, et ça a bien fonctionné. J’ai fait de l’alternance à la WCOC aussi.

Elle ne voulait pas se la péter trop non plus, mais elle avait quand même bossé avec Amy Davis. En tout cas, ces quelques exemples venaient prouver qu’elle n’était pas seulement forte en fiction. Elle avait traité plus d’une fois des sujets bien concrets, et filmé ses sujets avec une méthode plus journalistique.
Susan avait déjà des idées de choses à faire pour la campagne, et c’était plus moderne qu’un bête clip de campagne. Ces vidéos scriptées jusqu’à l’os ne sonnaient plus naturelles aux yeux et aux oreilles du public, surtout pas des jeunes. Il leur fallait du réel. C’était bien comme ça qu’on finissait avec des vidéos filmées au téléphone, d’une bonne phrase sortie dans le bon contexte, avec plusieurs millions de vues sur youtube, et relayés partout sur les réseaux sociaux. Un discours honnête, un contexte réel et voilà.
Enfin, elle ne mettait pas la charrue avant les boeufs, cet entretien venait tout juste de commencer.
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Sam 20 Mai - 15:31 Message | (#)

Susan Suncana n’avait probablement aucune idée de ce que représentait réellement la conquête de l’hôtel de ville pour Lilian. Il s’agissait d’une bonne cause, la rousse en étai convaincue, mais elle savait que beaucoup de gens ne seraient pas d’accord avec sa véritable façon de penser. L’humanité avait besoin d’être contrôlée, d’être maîtrisée. Une chose que seul SHADOW pouvait réaliser et c’était pour cela qu’elle apportait sa pierre à l’édifice, qu’elle avait infiltré le monde politique de la ville et s’apprêtait à en prendre la tête. Qui plus est, il était extrêmement amusant de voir une Légionnaire se motivée à l’aider. Ah, si elle savait à qui elle avait affaire… Quoique même Pizza-Girl ignorait tout de qui était véritablement Harvest, ne voyant finalement qu’une criminelle comme une autre. Plusieurs couches de mensonges, c’était ce qui permettait à Lilian de maintenir tout ce petit univers en parfaite rotation sur son axe et dans la direction qu’il lui convenait.

« Votre motivation fait plaisir à voir. » Répondit Lilian avec un nouveau sourire.

Ses yeux allaient du CV de la jeune réalisatrice jusqu’à cette dernière. Il était clair que Susan ne savait rien pour le moment, elle avait été incapable de connecter Harvest et Lilian Holland alors qu’il s’agissait de la même personne… Et que la Légionnaire avait été plutôt intime avec la criminelle, grâce aux phéromones bien sûr, mais Lilian pensait bien qu’il y avait eu autre chose. Leur première rencontre n’avait pas vraiment dû la laisser indifférente non plus. D’ailleurs, l’argent qu’elle avait laissé à la jeune femme lors de cette première nuit pourrait avoir son importance lors de cette entrevue.

« Je ne peux qu’approuver. Vous avez pris un risque important, mais moi aussi. » Après tout, si elle perdait, cela signerait probablement la fin de sa carrière politique. Même si Everett était élu, il ne l’appuierait pas pour qu’elle conserve son rôle de conseillère municipale après qu’elle se soit présentée contre lui. Sans parler de ce grognard de Wallace et ses idées arriérées… Lilian avait véritablement un problème avec les conservateurs. Même si elle avait quelques agents parmi eux. « En effet, vous avez un portfolio très intéressant. Il est toujours plaisant de voir des gens s’élever par la seule force de leur motivation et de leur talent, sans forcément continuer dans un circuit balisé. C’est ce qui fait le rêve américain après tout. »

Bien sûr ce dernier avait pris un coup ces dernières décennies. On ne voyait plus le pays de cette façon, mais un peu de patriotisme ne faisait jamais de mal, surtout dans une nation aussi nombriliste. Cela ouvrait de nombreuses portes. Bien sûr, il n’échappait pas à Lilian que son interlocutrice n’était pas américaine.

« Puis il est vrai que vous pouvez compter sur les revenus de votre pizzeria. » Commença l’homme avec un sourire aimable, quoique plus discret et moins sincère que celui de la politicienne. « Il est rare de voir quelqu’un d’aussi jeune en tant que propriétaire d’un tel établissement. »

Apparemment, monsieur Mulch venait de lancer les hostilités. Lilian fronça brièvement les sourcils, comme si elle attendait des explications de Susan, sans pour autant se lancer dans des accusations. Mulch n’était qu’un homme de paille, tout ce qu’il disait avait été revu par la politicienne qui comptait bien se garder le beau rôle et laisser à sa créature le soin des questions qui fâchent. Mais malgré sa question, ou ses sous-entendus, l’homme se pencha tout de même pour demander un thé pour Susan dans son communicateur.

« Oui, nous avons vu ça et il faut dire que cela a appuyé votre candidature. J’ai de grands projets pour Star City, pour sortir la ville de la misère et la propulser dans le futur. Une ville ne peut pas progresser en laissant certains de ses quartiers et une partie de sa population derrière. Cela ne serait pas humain de notre part et ce n’est qu’une fois ces problèmes réglés que notre ville sera à la hauteur de ce que méritent ses habitants. »

L’assistante de Lilian, qui était une bouture bien entendu, entra discrètement dans la pièce pour déposer la tasse devant Susan ainsi qu’une bouteille d’eau devant son employeur. La politicienne avait besoin de s’hydrater de manière régulière, après tout, ses cellules étaient en partie végétales.

« Merci, Lily. » Répondit sobrement cette dernière avant de se servir un verre. Pour une fois, Lilian n’avait rien placé dans la boisson de son interlocutrice, elle ne voulait pas droguer Susan. Une première.
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Sam 20 Mai - 19:10 Message | (#)

Susan n’arrivait pas vraiment à savoir pourquoi la candidate se montrait aussi bienveillante à son égard au long de cet entretien. Est-ce qu’elle avait déjà gagné le coeur de madame Holland, ou était-ce une sorte de pièce élaboré pour faire gonfler ses chevilles jusqu’à explosion ? La mutante n’allait pas se plaindre, elle savait apprécier des compliments, mais là, c’était un véritable torrent qui se déversait sur elle ! En tout cas, c’était un peu comme ça qu’elle le ressentait.
Elle se fendit d’un simple sourire reconnaissant, pour ne pas trop en rajouter.

Effectivement, elle s’était élevée professionnellement à la force de ses petits bras et de son petit cerveau. La tricherie était à portée de main : Elle avait des pouvoirs mutants utiles, elle pouvait convaincre ses interlocuteurs de la choisir elle plutôt qu’un autre. Mais elle ne le faisait pas. Trop honnête pour ça d’une part, et d’autre part, elle ne voulait pas construire son parcours sur des mensonges. On irait certainement penser qu’elle aurait couché pour réussir, si ses œuvres n’étaient pas de qualité suffisante.

Le responsable de la communication évoquait d’autres sujets, nettement plus professionnels. Remettait-il en cause l’honnêteté de la mutante ? Susan n’était pas folle. Elle n’aurait jamais risqué l’intégrité de son projet en trichant là dessus, de quelque façon que ce soit. Personne hors de la Légion n’était au courant de sa mésaventure avec Harvest, et la mutante avait pris soin, assez ironiquement d’ailleurs, de n’utiliser cet argent que pour le sous-sol secret de la Pizza Box. L’établissement lui-même avait été construit et financé de façon irréprochable.

Tout le mérite ne me revient pas là dessus. J’ai juste eu la bonne idée au bon moment. Avec le soutien financier de la Star School for the Arts, de quelques personnalités et associations, le projet a pu prendre vie rapidement.

C’était un peu son bébé, quand même, la Pizza Box. Elle avait des accords avec des artistes pour animer des ateliers qu’elle organisait, son établissement était assez plébiscité dans les universités, et elle prenait soin de laisser les postes de serveurs à des étudiants dans le besoin. C’était une sorte de partenariat entre elle et les différentes écoles. Aussi, une part non négligeable de sa clientèle était constituée de supers et autres mutants à qui elle voulait fournir un point de détente. Elle-même ne cachait pas spécialement en être une, sans aller jusqu’à le hurler sur tous les toits.

C’est moi qui organise la plupart des ateliers et les diffusions qui se font là bas. Ça participe à remplir mon carnet d’adresses. La cuisine et tout ça, je laisse les pros s’en occuper.

Mieux valait ne pas trop la laisser toucher à ce genre de choses, effectivement. En tout cas, sans les aides des écoles et autres mécènes de son établissement, il n’aurait certainement jamais vu le jour. Susan n’aurait pas pris le risque d’investir de l’argent volé dans cette entreprise.

Ce qu’ajoutait la candidate à la mairie sonnait certainement comme un discours politique un peu préconstruit, mais elle le disait bien. Et ça sonnait juste pour Susan. Au moins, elle avait de la considération pour les quartiers qu’on avait l’habitude de laisser de côté au profit des buildings et des entreprises déjà florissantes. Le rôle de Maire consistait à soutenir tous les citoyens, pas ceux qui allaient déjà bien.

J’comprends. Et puis c’est une meilleure prévention de la criminalité aussi. Si on se contente d’arrêter tout le monde sans s’attaquer aux causes, ben ça sert à rien.

L’entrepreneuse glissa un sourire poli à l’assistante, ainsi qu’un remerciement lorsqu’elle déposa sa tasse à portée de main. Il était certainement encore brûlant, et souffler dessus était la plus sage idée pour le moment. Se brûler la langue en plein entretien était une mauvaise idée.

Vous savez autant que moi combien la communication compte pour faire passer ce genre de messages. La plupart des gens sont égoïstes, et il faut leur faire comprendre que c’est aussi dans leur intérêt et pas juste pour le bien commun.

Parce que le bien commun, Susan avait beau être optimiste, elle était consciente que ça ne parlait pas à tout le monde. La plupart des gens préféraient leur petit intérêt personnel, et refuseraient de payer quelques dollars de plus par mois, moins qu’un abonnement Netflix, si ça pouvait sauver des vies d’inconnus.

En tout cas, s’il faut, j’ai un véhicule et je suis prête à commencer dès demain. J’ai du matériel aussi, si besoin. Vous avez déjà un projet sur lequel j’aurais à me rattacher ?

L’intérêt de la mutante n’était pas feint. Elle s’était présentée spontanément à l’équipe de campagne de la candidate, et ne répondait pas forcément à un besoin existant. S’il n’y avait aucun projet en cours, alors c’était à elle de le créer.
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Sam 20 Mai - 22:29 Message | (#)

Les agents de Lilian avaient épluché convenablement le dossier de Susan. Certains l’avaient fait de manière légale, d’autres en se basant sur des informations obtenues par Harvest. Autant dire que la rousse en savait beaucoup plus qu’elle ne le laissait entendre. Si elle laissait à Mulch le soin de traiter les sujets désagréables, c’était aussi pour passer pour la politicienne qui venait voir de nouveaux visages, sans avoir forcément tout travaillé. Après tout, difficile d’imaginer la candidate s’occuper de tous ces détails et si elle apparaissait en savoir trop, cela aurait été suspect.

« Et comment les soutiens universitaires de la Pizza Box ont pris l’abandon de vos études ? Ils n’ont pas pensé que cela pourrait inspirer d’autres étudiants à faire de même ? » Commenta l’homme sur un ton détaché. Lilian elle observait Susan avec attention, à l’affut de la moindre de ses réactions.

« Monsieur Mulch se soucie de mon image. Il n’aimerait pas que certaines personnes mal intentionnées cherchent à utiliser notre collaboration pour me nuire. Sûrement qu’il s’imagine que certaines universités pourraient prêcher contre nous, mais vous êtes toujours en bon terme avec elles ? »


Lilian n’en doutait pas le moins du monde. S’il y avait des universitaires irascibles, certains voyaient sûrement d’un bon œil tout ce que faisait Susan Suncana, sa Pizza Box, ses contributions à Star City. La jeune femme aurait presque pu passer pour une sainte ! Sauf que Lilian savait que c’était loin d’être le cas. Oh, elle n’avait pas commis de crime volontairement bien sûr, mais la façon dont Harvest et Pizza Girl avaient joué au chat et à la souris… Elle devait aimer ça d’une certaine façon et Lilian elle-même pouvait admettre que cela avait été distrayant. Dommage qu’elle doive y mettre un terme pour éviter de trop attirer l’œil de la Légion sur son identité de super-criminelle.

« Cela implique des fonds de roulements assez importants pourtant. Ceux qui se lancent dans ce genre d’entreprises doivent généralement attendre plusieurs années avant de générer le moindre bénéfice mais vous ne semblez pas avoir ce genre de problèmes. » Mulch griffonna quelque chose sur un bout de papier. Lilian n’ait pas réussi à relier l’argent dérobé à la banque avec l’aide de la méta-humaine au restaurant qu’elle dirigeait maintenant. Ce qui l’avait surprise. Mais il y avait d’autres détails intéressants.

Le sourire de Lilian réapparut alors que la discussion s’aiguillait sur autre chose que des pizzas. Mais plus sur des considérations plus politiques et humanitaires. Ainsi donc, la Légionnaire était presque une véritable hippie. Plus encore que la rousse, Lilian avait une approche assez extrême de l’écologie vue qu’elle se considérait comme le pinacle de l’évolution et l’avenir de l’humanité. Un avenir qui ne viendrait qu’une fois que les humains actuels seraient sous la coupe de SHADOW, ou de Renan.

« La criminalité est un symptôme, la misère la maladie en elle-même. Je compte bien m’attaquer aux deux. Je suppose que vous êtes déjà au courant de mes projets de réhabilitation des friches industrielles et de la promotion de l’agriculture urbaine dans les quartiers défavorisés ? Je suis une grande partisante du jardinage, j’ai tendance à penser que c’est bon pour l’âme et cela pourrait permettre à certaines jeunes personnes de concentrer leur énergie sur quelque chose de positif. »

C’était son petit projet favoris celui-là. Probablement parce que c’était celui qui se rapprochait le plus de ses propres activités personnelles. Personne n’ignorait que Lilian était une pépiniériste, même si elle déléguait ce travail à d’autres en faveur de sa carrière politique. Est-ce que Susan ferait un rapprochement entre les deux rousses aux mains vertes de sa vie ? Difficile à dire.

« La communication est importante oui, mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs. » Répliqua Mulch comme pour calmer les ardeurs de la méta-humaine. Lilian porta une nouvelle fois son verre à ses lèvres.

« Pourquoi ne pas commencer par nous présenter vos idées ? Vous avez sûrement réfléchi à la question et au meilleur moyen de promouvoir nos projets pour la ville. »

Voilà qui devenait tout de suite plus professionnel. L’entretien entrait dans le vif du sujet : les capacités et compétences de Susan. Réaliser n’était pas à la portée de tout le monde et il y a avait des différences entre un court métrage et une campagne municipale. Lilian comptait bien trouver quelque chose à faire faire à son interlocutrice pour garder un œil sur elle, mais si elle était vraiment douée pour ce qu’elle faisait, ce serait encore mieux.
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Dim 21 Mai - 18:10 Message | (#)

C’est qu’il voulait sincèrement embêter Susan, ce Mulch ! Puisqu’il n’avait pas réussi à la désarçonner avec sa première question de type fouille merde ou tirage de vers du nez, il retentait le coup avec autre chose. Concrètement, les questions étaient justifiées, et la mutante aurait été étonnée de ne pas avoir ce genre d’interrogations pendant un entretien d’une telle importance. Aussi, elle s’était préparée à tout. Elle avait même simulé des entretiens avec sa copine et l’avait incitée à poser les questions les plus pourries.
Et celle-ci était loin de faire partie des plus pourries.

Je comprends vos inquiétudes. Mais non, l’université en m’en veut pas : Plusieurs professeurs viennent animer des ateliers rémunérés, j’emploie des étudiants dans le service, et on travaille pour monter des projets avec la SSA. Puis bon, je suis pas une rock star non plus, j’ai pas encore assisté à une vague de départs de l’université après le mien.

Elle n’allait pas se comparer à Bill Gates ou à d’autres grands entrepreneurs de ce monde, mais Susan était à peu près sûre que ces gens là n’avaient pas incité d’autres à quitter les plus prestigieuses universités du monde sur un coup de tête. Elle ne s’était pas non plus vantée d’arrêter les études où que ce soit, pas hors du cercle privé ou de ses professeurs.
L’insistance du patron de la communication était assez effrayante. Mais c’était bien, dans le fond : Il voulait s’assurer de ne pas faire affaire avec des gens louches, certainement. Susan ne pouvait pas vraiment lui en vouloir de tout retourner à la recherche de la moindre petite bêtise.

Sans les aides de l’université et de quelques mécènes, j’en serais pas là, c’est sur. J’ai investi moi même beaucoup dans le projet. Finalement, le lancement s’est un peu fait comme un financement participatif. On roule pas encore sur l’or non plus, mais ça fonctionne. On arrive à payer nos factures. Après, perso, j’fais du bénéfice sur mes autres projets de réalisation.

Autrement dit, son revenu tenait plus de ses créations originales que de la tenue seule de la Pizza Box. Si l’établissement s’en sortait sans difficultés grâce à ses nombreuses aides et à un excellent bouche à oreille, ils n’avaient pas encore les fonds pour investir dans de nouvelles choses. Aussi, elle n’hésitait pas à injecter une partie de ses gains personnels dans la petite entreprise lorsque le besoin se faisait ressentir.

Oui, j’ai vu vos projets !

Répondit Susan sur l’ouverture bien plus légère qui s’ouvrait à elle. Puisque la politicienne et la cinéaste étaient d’accord sur bien des choses, c’était forcément plus simple que de devoir éplucher ses factures face au responsable de la communication. Et plus agréable aussi, de fait.
Depuis quelques évènements plus ou moins récents, Susan pouvait exprimer quelques réticences face au jardinage. Elle se méfiait de ce qui pouvait l’épier entre les feuilles. Mais mieux valait ne pas s’étaler là dessus. Dans le fond, participer à une activité de groupe et voir notre travail fructifier, c’était certainement bon pour le moral et l’esprit.
En tout cas, les statistiques semblaient affirmer qu’à Star City, les roux et rousses avaient une forte propension à pratiquer le jardinage. Enfin, de son expérience personnelle.

J’ai des idées. Justement, c’est sur ces projets qu’il faut se pencher. Un peu comme un reportage où on montrerait le vrai visage des citoyens qui viennent participer à ces jardins collectifs. On peut facilement prouver que ce genre d’activités enrichissent tout le monde. Non seulement ça montre qu’on se soucie de tous les citoyens, mais en plus que ça aide à prévenir la criminalité en ville. Et puis ça vous rapproche aussi au niveau humain. En réalisation, ça reste journalistique, on peut donner une esthétique sympa sans que ça fasse faux. Quand c’est joli et inspirant, les gens auront encore plus envie de le partager.

Susan but un peu de son thé, brièvement, pour continuer en quelques détails qui prouveraient sa connaissance technique du métier, de la théorie qui animait le monde de l’audiovisuel et qui tenait à être utilisée à bon escient. En passionnée du sujet, elle s’exprimait avec quelques gestes de mains. Pas de quoi éborgner les personnes de l’autre côté du bureau, mais suffisamment pour accompagner ses mots. Le ton y était aussi, enthousiaste.

En regroupant plusieurs témoignages de plusieurs jardins urbains et avec le montage approprié, on peut montrer que c’est pas juste un ou deux trucs perdus, que c’est une vraie initiative qui se multiplie, et que ces projets citoyens peuvent être à la portée de tous, juste avec le bon vote.

Ça n’était pas à elle d’organiser toute la campagne de communication et les évènements de la candidate, bien sur, et c’était pour ça que sa propositon reposait sur ce qui avait été déjà fait par la femme politique. Ses interlocuteurs pouvaient librement apporter de l’eau à son moulin.
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Jeu 25 Mai - 22:00 Message | (#)

Susan se démenait plutôt bien des attaques de Mulch. Le contraire aurait été étonnant, après tout elles étaient plutôt grossières. Le serviteur de Lilian n’était pas là pour faire dans la dentelle et n’avait pas toute la subtilité de sa créatrice. Mais la créature végétale remplissait parfaitement son rôle en jouant la fonction du méchant pendant que Lilian se contentait de glaner des informations. Ce qui était plus que nécessaire pour savoir ce que savait véritablement son interlocutrice. Pas grand-chose, sur la véritable identité de la candidate en tout cas.

« Un financement participatif… Sauf que vous êtes officiellement propriétaire de la pizzeria non ? Vous êtes propriétaire des locaux ou vous vous contentez de les louer ? »

« Monsieur Mulch ne veut pas paraître trop inquisiteur, mais vous pouvez vous douter qu’une telle histoire peut sembler assez étrange. Vous êtes extrêmement jeune et possédez pourtant déjà un établissement qui a été financé par des donations, ce qui est particulièrement rare. Je ne doute pas de vos bonnes intentions, mais ma campagne connaît des ennemis qui n’hésiteront pas à détourner toute situation. »


« Certains candidats sont sans la moindre pitié. Vous devez savoir que certains ont une réputation douteuse et n’hésiteraient pas à nous traîner dans la boue aussi. Cela a été une campagne sanglante et maintenant que nous nous approchons de son dénouement, nous devons faire extrêmement attention à ne pas donner d’armes à nos adversaires. »

Heureusement, Lilian Holland ignorait tout de l’identité héroïque de celle qu’elle s’apprêtait à recruter. Officiellement en tout cas. Harvest savait tout ce qu’il y avait à savoir. Si jamais Pizza Girl venait à se dévoiler, certains pourraient accuser Lilian d’encourager les actes de la Légion des étoiles, ce qu’elle faisait, mais avec parcimonie. La politique était bien souvent l’art de faire bouger les choses sans froisser trop de monde. Ce qui généralement faisait que rien ne bougeait. Mais elle avait ses projets et SHADOW profiterait de son institution et le reste du monde ne soupçonnerait rien.

Susan avait toutefois la chance de prouver qu’elle ne serait pas juste une faille pour la campagne de Lilian. Cette dernière comptait l’engager, rien que pour la surveiller, mais si elle pouvait y gagner ! D’ailleurs la cinéaste commença tout de suite à enchaîner sur ses idées. Lilian croisa les mains, attentive, tendit que Mulch prenait des notes, intéressé quoique toujours suspicieux. Il fallait dire que Susan n’avait pas non plus la dégaine de l’employée modèle.

« Je vois, un genre de film positif qui fait se sentir bien et qui montre ce que nous avons déjà accompli. Cela peut être un plus en effet. » Bien sûr, ses jardins n’étaient pas des monstruosités de productivité pour le moment. Certains avaient même beaucoup de mal à décoller. Il était arrivé qu’Harvest aille augmenter quelque peu la croissance des légumes plantés là par les locaux histoire de donner bonne mesure. Sa façon du donner du pain aux habitants de Star City, il ne manquerait plus que les jeux pour que la communauté soit rassasiée et conciliante. « Oui cela peut être un plus. Même si nous nous approchons de la fin des élections, je me demande si cela aura un tel impact maintenant ou ne paraîtra pas comme une tentative de la dernière chance. »

Après tout, beaucoup des citoyens de Star City avaient déjà fait leurs choix. Heureusement, la rousse n’avait pas attendu la rencontre avec Susan pour garantir son succès. Que ce soit par ses actes en tant qu’Harvest ou en tant que simple candidate. Elle avait de bonnes chances de l’emporter même si elle apparaissait pour beaucoup comme une outsider selon bien des aspects.

« Vous avez d’autres idées ? Vous avez l’air de savoir vous occuper de la mise en scène, je m’inquiète plus du côté logistique honnêtement. Surtout que nous n’avons plus beaucoup de temps. Vous vous sentez capable de supporter le niveau de pression ? »

C’était cela l’élément important. Il ne s’agirait plus de faire quelque chose pour s’amuser ou pour le poster simplement sur youtube. Il y aurait beaucoup plus en jeu et elle ignorait si Susan avait les nerfs pour. Quoiqu’avec sa vie de Légionnaire… Le contraire serait surprenant.
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Lun 29 Mai - 22:59 Message | (#)

L’entêtement du responsable de la communication de campagne commençait à sincèrement agacer Susan. Il semblait que, non content de ses capacités de réalisatrice qui correspondaient à tout ce qu’on pouvait attendre d’une membre de l’équipe, celui-ci préférait discuter de ses autres affaires. Pourquoi ne pas lui demander un détail de sa comptabilité depuis ces trois dernières années, ses appréciations à l’école primaire et une signature de sa mère tant qu’il y était ?
Bien sur, la mutante devait juste garder son calme et répondre aux questions qui n’avaient aucun rapport avec l’offre.
Bien sur, elle voulait bien croire qu’on leur cherchait des poux en cette période électorale, mais à ce point ? Si eux n’avaient rien su trouver de louche chez elle, alors leurs concurrents ne trouveraient rien non plus, à moins d’y perdre un temps considérable, ce qui serait totalement contre-productif.

Elle soupira.

Désolée, j’savais pas qu’avoir un projet qui fonctionne pouvait attirer autant d’ennuis. On est en 2017, on a des projets de dizaines de millions d’euros qui sont financés par le public. Et l’avantage des Etats-Unis, c’est qu’on peut être endetté à la hauteur de son bien, donc oui, je suis propriétaire. Il a fallu faire énormément d’aménagements dans les locaux pour ce projet, j’aurais jamais pu faire tout ça avec une location.

Demandez à un propriétaire si vous pouvez abattre tous ses murs et installer un plancher incliné, vous verrez assez vite de la fumée sortir par ses oreilles. Susan avait essuyé bien des refus avant de trouver la perle rare où sa pizzeria pourrait prospérer.
Autant dire que sa dernière réponse avait été un peu plus incisive. Elle voulait bien être gentille et attentionnée, mais montrer à la candidate et à monsieur FBI qu’elle pouvait avoir du répondant n’était pas mal non plus. Elle savait de quoi elle parlait, puisqu’il s’agissait de son affaire à elle.

Si un adversaire s’amusait à fouiner dans mes affaires, il perdrait juste du temps. C’qui est pas plus mal pour nous.

Heureusement, expliquer l’une de ses idées avait détendu un peu l’atmosphère. Ca venait un peu sur le tard, mais il ne fallait jamais délaisser son public, sinon ils allaient voir ailleurs et ne revenaient jamais.

Même si on approche de la fin des élections, faut tenir les électeurs au courant. Genre, piqûre de rappel. Faut que ça aie une continuité avec vos précédentes apparitions, qu’on retrouve des points de repères. Comme ça on renforce les convictions et on montre que vous êtes à fond du premier au dernier jour, et même après.

C’était pas juste une affaire de campagne, c’était une affaire d’image générale. Ce qu’il y avait avant et ce qu’il y aurait après comptait tout autant voir plus que la promotion elle-même. C’était ça qui allait marquer les gens.
Un politique qui garde sa ligne et apparaît régulièrement pour se réaffirmer en tête de proue, ça marque. Un politique qui retourne sa veste tous les deux ans, ça perd sa crédibilité.

Des idées, j’en ai plein. Mais c’est mon métier, faites moi confiance et je vous raconterais tout.

Elle n’allait pas non plus leur offrir la recette de sa pizza préférée en prime, au risque de se faire recaler et qu’ils utilisent ses idées sans la payer. Susan n’était pas un lapin de six semaines. De la même façon, la pression, elle connaissait.

J’ai fait du temps partiel à la WCOC, on travaille toujours en urgence là bas. Être prêt au dernier moment, et monter le plus vite possible : c’est le monde de l’information, faut être le premier. Pas de problème pour la pression. Ni pour les délais.

Et encore. Avec du recul, la WCOC était bien moins pénible que les artistes de l’opéra Beaudrie qui pensaient mieux connaître son métier qu’elle, et cherchaient sans cesse à lui imposer leur vision des choses. Qui pouvait bien rendre sur scène, face à l’oeil du public, mais absolument pas face à l’objectif d’une caméra. Elle leur avait tenu tête et avait rendu du travail exemplaire. Rien à voir avec “quelques vidéos sur youtube”, en somme.



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Mar 30 Mai - 21:43 Message | (#)

Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres de Lilian qui lança un regard à Mulch. Ce dernier était imperturbable, probablement parce que son cerveau était plus proche d’un artichaut qu’autre chose. Il jouait parfaitement son rôle, avait su pousser Susan dans ses retranchements et la méta-humaine avait démontré tout son mordant. Ce qui était exactement ce dont Lilian avait besoin dans son équipe électorale, il fallait bien l’admettre. Les suiveurs, elle en avait des dizaines, pouvait en créer encore plus simplement en semant quelques graines. Mais les gens qui avaient suffisamment de personnalité pour ne pas avoir peur de se défendre ? C’était une très bonne chose.

« Je crois en effet que monsieur Mulch a toutes les informations qu’il lui faut désormais. Il est agréable de voir que vous n’avez pas peur de vous défendre. Mais ne vous inquiétez pas, je pense que cette entrevue cela la seule de votre vie où vous ferez cuisiner ainsi. »

Sauf si Harvest se décidait à revisiter quelque peu la jeune femme. Susan avait été très réceptive à son toucher la dernière fois. Rien de surprenant quand on prenait en compte les phéromones qui intoxiquaient complètement son cerveau à ce moment donné. Seulement il allait prendre en compte une chose : pour la femme végétale, ce n’était pas de la triche. La nature l’avait dotée de ces capacités, pourquoi rechigner à les utiliser pour séduire ?

« Vous ne seriez pas leur cible préférée je pense. Ils ont déjà de quoi s’occuper, mais monsieur Mulch aime faire du zèle. »


Surtout quand sa créatrice le lui ordonnait. Lilian avait des squelettes dans ses placards, même si ceux qui étaient accessibles à ses ennemis étaient risibles. Oh, elle avait fait quelques bêtises en étant étudiante, s’était engagée dans un mariage qui avait capoté lamentablement et duquel n’était sorti aucun enfant. Même si elle restait jeune, beaucoup la voyaient déjà comme une vieille fille, surtout chez les conservateurs. Ses détracteurs avaient donc déjà suffisamment à se mettre sous la dent. Sans se douter des énormités qui résidaient plus profond encore, là où personne ne les découvrirait jamais.

« C’est ce que j’espère bien être. »
Lilian adressa un nouveau sourire à Susan. « Mes électeurs ne demandent rien de moins que je sois à fond à chaque instant. Puis vous avez raison, même si beaucoup de choses ont déjà eut lieu, il serait dommage de se relâcher. Même dangereux. »

Son discours aseptisé de politicienne laissait tout de même transparaître un autre aspect de sa personnalité : Lilian avait parfaitement conscience de tout ce qui était en jeu et elle se complaisait dans l’adrénaline que devait lui fournir le poste qu’elle convoitait. Non pas comme une mégalomane ivre de puissance, elle ne voulait pas que Susan pense cela d’elle. Mais plus comme quelqu’un qui avait besoin d’être stimulé et avait trouvé un moyen de l’être tout en faisant les choses qui convenaient.

« Je vois que vous avez réponse à tout. Des idées, de l’expérience… Je vais être honnête, je vous aime bien mademoiselle Suncana. » Lilian s’était inclinée dans son fauteuil, offrant une vue superbe sur son chemisier, qui était boutonné de manière tout à fait décente, un miracle selon certain. Un sourire satisfait rayonnait sur ses lèvres. « Je pense que vous faites parfaitement l’affaire pour ce que nous souhaitons accomplir. Votre implication dans la vie de Star City parle d’elle-même de toute façon. »

Elle désigna le CV d’un geste de la main, même si en tant qu’Harvest elle savait que l’implication de Susan allait bien plus moins que ce qui était marqué sur le bout de papier. Elle donnait véritablement de sa personne. Même dans les toilettes de l’université auraient glissées quelques mauvaises langues.

« Si vous êtes toujours décidée, je serais ravie de travailler avec vous. Alors, qu’est-ce que vous en dites ? »
Lilian tendit la main, invitant Susan à sceller leur accord d’une des manières les plus ancestrales du monde.

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Jeu 1 Juin - 21:20 Message | (#)

Quel soulagement !
En imposant un peu son avis sur la question, et en s’affirmant, Susan avait apparemment marqué des points en plus pour son entretien. Non seulement c’était vu d’un bon oeil, mais mieux encore, ça semblait un peu attendu. Attendu genre, c’était requis.
Mieux encore : Du coup, monsieur Mulch la laissait enfin tranquille sur ses affaires de finances. Encore un peu, et la mutante aurait craint qu’il ne sache… Des choses. Comme le fait qu’elle aie un sous sol secret payé avec des fonds pas tout à fait nets. Du tout. Mais comme son nom l’indiquait, le sous sol était secret, et la mutante était sûre d’avoir bien fait son boulot en ne laissant rien filtrer sur les aménagements qu’elle y avait fait.

Effectivement, monsieur aimait faire du zèle.
Bien sur, Susan comprenait ce qu’entendait la candidate. Si elle se relâchait, les gens pouvaient le sentir, mal le prendre et l’abandonner. De fait, c’était bête de faire des conneries si près du but. Parce que le but d’une campagne électorale était avant tout de se faire élire, et bien que Lilian Holland ne soit pas favorite, hors des deux partis principaux, la mutante était convaincue qu’elle avait ses chances.
Même si ça n’était pas le cas, elle serait probablement venue au moins pour soutenir certaines convictions.

La suite s’annonçait de mieux en mieux pour elle. La candidate l’appréciait, elle semblait avoir fait une sorte de sans fautes. Bon, elle n’avait surement pas été parfaite parce que personne ne l’était, mais il y avait de quoi se réjouir. Du coup, Susan affichait un sourire, assez contente d’elle, sans aller à la béatitude non plus. Ca viendrait plus tard, quand elle serait chez elle et raconterait ça à Cass.
Pour être impliquée, ça oui, elle l’était. Pas qu’un peu. Elle hocha la tête en conséquence.

Merci ! Quitte à vivre ici, autant travailler à améliorer l’endroit.

Toujours décidée ? Elle aurait pu se vexer de son futur supérieur qui mettait son nez un peu trop dans ses affaires, mais pas au point de refuser l’offre qu’on venait de lui faire. Elle qui s’attendait à poireauter chez elle en attendant un appel, les choses se finissaient d’une façon beaucoup plus claire, et combien satisfaisante.

Parfait ! Toujours partante.

Ainsi, sur cette poignée de mains de nouvelles associées, leur entretien prit fin. Enfin, c’était en tout cas ce qui le scellait officiellement. Susan n’était pas stressée, mais son palpitant battait assez fort pour souligner l’excitation d’avoir réussi son coup.
La mutante eut le loisir de rentrer avec un contrat, qu’elle signa après en avoir vérifié les détails. Elle était toujours prudente, même après un entretien réussi.

Puis elle fit ce pourquoi elle était venue assez rapidement : Développer les projets de communication de la candidate mais aussi prendre en main ceux qui avaient déjà été entamés pour s’occuper elle-même des mises en images plutôt que de les confier à des prestataires onéreux et moins engagés.
Les premiers tournages vinrent assez vite : il fallait produire avant la fin des élections, pour marquer le coup.

Et… Le jour des élections, le coup fut marqué. Tout le monde s’était réuni à l’annonce des résultats, et à leur issue, il avait presque manqué de champagne. Susan ne s'en était pas privée, mais il fallait tout de même rester sur le coup ! Les médias traditionnels, journalistes et autres avaient couvert l'apparition de la nouvelle Mairesse après les résultats des votes, mais il fallait reprendre le flambeau pour la communication de la nouvelle mairie.
Est-ce que ça voulait dire que Susan était une employée municipale ?
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Sam 3 Juin - 17:35 Message | (#)

La poignée de main entre la légionnaire et l’agente de SHADOW avait scellé leur partenariat… Purement civil. Après tout, elle savait que Renan n’aurait pas apprécié que Lilian mette trop son nez dans les histoires de la Légion, pour éviter de trop attirer l’attention. Le piège venait toutefois de se refermer avec perfection sur Susan Suncana, qui faisait maintenant officiellement partie de l’équipe Lilian Holland. Il serait fort amusant de voir la jeune femme afficher un badge et son soutien par la même occasion pour la super-criminelle qui l’avait tant malmenée. Pouvoir se jouer de tous de cette manière était clairement ce qui amusait le plus la méta-humaine dans ses fonctions. Son objectif restait bien défini, mais elle pouvait toujours avoir un minimum de plaisir sur le chemin.

Et quel chemin ! Sa victoire fut des plus saisissantes et Lilian ne fut que plus satisfaire encore en sachant que Susan avait apposé sa pierre à l’édifice. Oh, les choses avaient déjà été bien lancées avant l’arrivée de la jeune cinéaste du quartier de campagne, mais leur partenariat n’avait pas été inutile. Lilian avait laissé Susan remplir les différents formulaires aux mains de son assistante principale, une brune au fort accent britannique qui était aussi une agente de SHADOW. Puis elles s’étaient retrouvées pour tourner quelques courtes vidéos sur les projets de la candidate et pour illustrer le succès que pouvait représenter l’architecture urbaine : pour montrer ce que pourrait être la Star City de demain une fois entre les mains verdoyantes de Lilian Holland.

L’équipe de Lilian, celle autant municipale que de SHADOW, avait gardé un œil sur Susan jusqu’à la fin de la campagne et même après le résultat des élections. D’ailleurs c’était en ce jour qu’ils se retrouvaient tous dans une large salle où Lilian avait donc rassemblé tous ses suivants et supporters. La majorité des gens ne savaient rien de sa véritable identité, certains politiques avaient une vague idée que Lilian Holland n’avait pas une réputation aussi immaculée qu’il n’y paraissait. Puis il y avait une poignée d’agents de SHADOW et de simulacres végétaux qui savaient ce qu’il en était véritablement. La nouvelle mairesse proclama un discours des plus saisissants d’optimisme pour l’avenir de sa belle ville et de ses citoyens. Elle parla d’Arturo Caruso et de sa mort malencontreuse, comme quoi son sacrifice ne serait pas oublié. Bien sûr, la famille de ce dernier avait été conviée à la réception. Lilian la surveillait aussi pour éviter que qui que ce soit ne tente de vraiment foutre son nez dans cette histoire. La rousse regardait en tout cas tous ces gens qui formaient comme une cour autour d’elle, qui mangeaient les mets et buvaient l’alcool qui leur était si gracieusement offert. Quand on contrôlait la nature, obtenir des aliments d’exception n’était pas compliqué.

« Mademoiselle Suncana, je ne crois pas avoir encore eu la chance de vous saluer ce soir. »
Glissa Lilian derrière la légionnaire qui avait apparemment bien profité du buffet. A quel point ? Lilian se serait bien tenté à une petite expérience en camouflant des graines de son élaboration parmi la nourriture présente. Mais ces gens là ne seraient pas ses cobayes. « J’espère que tout est à votre convenance, je tenais aussi à vous remercier pour votre soutien, cela a été un plaisir de travailler avec vous au cours de ces dernières semaines et je ne doute pas que nous pourrons faire encore de grandes choses. »

Lilian était vêtue de ses vêtements politiques, rien de trop classieux, il s’agissait donc d’un tailleur et d’un chemisier qui faisaient parfaitement professionnels même en ces instants de réjouissance. A ses côtés, comme son ombre, ne se trouvait pas Mulch, probablement pour le plus grand plaisir de Susan, mais l’assistante de la rousse : miss Greensleeves, l’anglaise qui avait fait signer nombre contrats à Susan et qui adressa à cette dernière un vague signe de tête distant. Parfois il semblait que miss Greensleeves n’appréciait pas beaucoup que sa patronne ne donne trop de son temps à des gens qu’elle jugeait elle-même insignifiants.
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Lun 5 Juin - 20:37 Message | (#)

Contrairement à ce qu’on pouvait penser, Susan n’était pas venue à la petite soirée pour fêter l’arrivée au bureau de la nouvelle Mairesse uniquement pour le buffet. Pas uniquement. Concrètement, elle n’appréciait pas forcément tout le monde dans l’équipe, mais les choses fonctionnaient assez bien pour que ça soit souligné. Et finalement, il y avait bien des gens agréables et pas trop pompeux dans le tas. L’assitante de Lilian Holland, par exemple, c’était non. Elle n’avait l’air de se soucier que des gros portefeuilles ou des gens avec des gros postes.

Enfin. En tout cas, elle était là, et elle s’était servie. Elle passerait son tour sur les boissons alcoolisées, qu’elle préférait éviter lorsqu’elle était en mode travail avec des gens sérieux. Si ça avait été le tournage d’un groupe de punk rock local, la bière aurait coulé à flots, mais là… Non, la mutante se contentait des petits fours et autres choses qui se proposaient à elle.

Susan entendit les pas derrière elle, et ne fut donc pas prise de court (bien qu’avec un gâteau enfourné en bouche) par l’arrivée de la nouvelle Mairesse derrière elle. La cinéaste se retourna prestement, presque au garde à vous, et se hâta de mâcher sa friandise, gardant un index en l’air comme pour indiquer que si si, elle allait répondre, dès qu’elle aurait un peu d’espace buccal disponible. Vite, déglutir !

Oh, bonsoir ! - Elle hocha simplement la tête. Elle n’était pas très difficile, alors forcément, tout était à sa convenance. D’autres auraient certainement voulu chipoter sur les boissons choisies. Pas Susan. - Merci. Et félicitations ! Encore. On a du vous le dire des tonnes de fois ce soir. Je compte bien à ce qu’on continue sur notre lancée, oui. Faudra voir quelles sont les priorités au niveau communication, maintenant."

Ils aviseraient sans doute tout ça sur plusieurs plans : Les projets qui allaient être mis en place en priorité par la Mairie, mais aussi les réactions du public à l’élection d’une candidate inattendue. Plusieurs choses étaient à prévoir : Ca allait hurler à la tricherie, et au final, Conservateurs comme progressistes chercheraient à y trouver leur compte. Susan pensait qu’ils tenaient bien plus du progressisme que du moyen-âge, heureusement. Sinon elle aurait déjà disparu quelque part dans la nature.
Sur la note vestimentaire : Moins classe que la rousse, Susan portait simplement un débardeur noir, un jean plutôt slim et sa paire de baskets passe partout habituels. Rien d’extravagant, elle s’estimait tout à fait présentable. L’assistante ne semblait pas du même avis, puisqu’elle n’avait même pas pris la peine de venir serrer la patte de la cinéaste. Elle s’était contentée d’un hochement de tête, réciproque.

J’pense qu’on va pouvoir faire pas mal de choses. Pour suivre en continu ce qu’on fait.

C’était aussi une façon de montrer à la ville que le bureau était actif, qu’il se passait des choses concrètes dans la ville : ils en montreraient les images. Les vraies. En chair et en os, et tout.
Enfin bref. C’était pas supposé être une soirée un peu festive et un peu détente ? Peut-être. Susan essaya donc de ne pas trop forcer sur la discussion boulot. Se souciait-on assez de la femme qui se cachait derrière la femme politique ? Grande question.

Ça va, vous ? Je veux dire, en dehors de la campagne et tout. Entre la charge de boulot et la pression, ça doit pas être simple.

Elle était à deux doigts de rajouter quelque chose du style “Vous avez un secret ? Vous faites du yoga ?”. Mais vu la profession de madame Holland, elle l’imaginait plutôt entretenir son jardin sur ses heures. Elle-même avait passé son tour sur ces activités là.
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