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La Mort et le Clown

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Dim 23 Avr - 20:55 Message | (#)

La nature même de la nécromancie était d’utiliser les morts pour effectuer les basses-besognes du sorcier. Seulement Abigaïl s’était rapidement rendue compte que parfois, les morts-vivants n’étaient pas les outils les plus adéquats pour arriver à ses fins. Notamment lorsqu’il était question des Impérissables. Cette branche de fanatiques de l’église chrétienne s’était formée exclusivement pour participer à la traque et la destruction de tous les morts-vivants qu’elle considérait comme des abominations. Ce qui n’était pas forcément faux, beaucoup de non-morts étaient issus de malédictions néfastes ou bien de rituels impies et les démons des enfers avaient eu leur rôle à jouer dans l’essor de cette magie. Mais certaines peuplades de morts-vivants étaient beaucoup plus vieilles que cette religion, la source des pouvoirs d’Abigaïl était beaucoup plus ancienne que le dieu unique des chrétiens. Seulement, cela n’empêchait pas les Impérissables d’avoir accumulé une grande quantité de connaissances sur la non-vie au fil des deux derniers siècles. Des protections magiques, des armes particulières, des sortilèges. Ils avaient un véritable arsenal à leur disposition, ce qui rendait leur élimination particulièrement ardue.

Plus encore quand on savait qu’ils avaient mis leurs ressources au service de leur infiltration dans toute la société. Les Impérissables étaient partout. Qu’il s’agisse de politiciens, médecins, éboueurs… N’importe quel chrétien, voir même prétendu athéiste, pouvait participer à la guerre secrète contre la Moisson. Les pouvoirs des nécromanciens n’attiraient pas la sympathie, les goules, zombies et vampires non plus. Puis il fallait admettre que la tentative d’invasion d’Hadès dans les années soixante n’avait fait que pousser les adeptes dans les bras de cette secte qui leur promettait les portes du paradis. C’était une croisade moderne, qui avait poussé Abigaïl à se moderniser, à utiliser des outils inédits. Tesla lui avait fourni une liste des Impérissables grâce à son réseau d’informateurs. Abigaïl avait juste donné les informations nécessaires pour les débusquer, quelques outils magiques aussi et elle avait été récompensée par une liste de cibles. Son alliance avec le méta-humain se révélait toujours essentielle à son activité et elle se félicitait de toujours entretenir sa relation avec le français. Ce qui ne changeait pas qu’elle avait besoin d’un outil pour la débarrasser de tous ces inopportuns.

Lancer une attaque massive sur Star City, laisser les morts envahir les rues était une option. Mais les Impérissables savaient se défendre contre ce type de menace et cela mettrait la Moisson face à la Légion des étoiles. Non, Abigaïl avait besoin d’un outil plus discret, qu’on n’associerait pas directement à Lady Death. Il lui fallait un tueur qui pourrait s’attaquer à des gens apparemment de manière purement aléatoire, juste pour le plaisir. Telsa était un assassin, mais sa mystérieuse organisation préférait la discrétion et s’attaquer aux Impérissables serait trop demander. Non, Abigaïl avait besoin d’un outil plus explosif et elle fut ravie d’en découvrir un juste sous son nez, à Star City, une célébrité locale qui avait un lien plus que savoureux avec la faucheuse. Nombreux étaient les morts à parler de Wildcard, à mentionner son nom, à décrire son visage et la façon dont il avait détruit leur vie. Bercée par les murmures des trépassés, plongeant dans leurs échos et leur rancœur, la nécromancienne se laissa porter jusqu’à ce qu’elle trouve toutes les informations qu’elle désirait. S’extirper de sa transe était toujours difficile, parfois, s’abandonner aux murmures des damnés semblait un oubli acceptable et divin. Mais elle avait une guerre à menée.

Le spectre de la nécromancienne flottait au-dessus de l’As de Pique, invisible aux yeux des vivants. Deuil, sous la forme d’un corbeau tout aussi fantomatique que sa maîtresse, tournait autour d’elle en émettant des croassements silencieux. C’était là le repaire de la bombe à retardement qu’Abigaïl souhaitait recruter, un membre du Cartel Rouge bien évidemment. Ce qui pouvait ne pas faciliter les choses. Après tout ses affaires avec Ymir n’étaient pas toujours au beau fixe.

Elle se glissa à l’intérieur de la bâtisse, posant sur celle-ci des yeux capables de déceler des détails invisibles au commun des mortels. Cet endroit était teinté par la mort, la violence et la souffrance. Elle pouvait deviner les gémissements des trépassés à l’intérieur des murs, dans le sol et le plafond. Il restait là des échos qu’on ne pouvait nettoyer, même après que la javel ait éliminé les dernières traces de sang. Un air rêveur sur le visage, elle fit glisser ses doigts le long des résidus ectoplasmiques avant de s’arracher à ces échos du passé. L’entrée en scène était toujours importante, surtout quand on pratiquait la magie. Abigaïl avait de nombreuses cartes dans sa main, mais cela ne l’empêchait pas d’apprécier de soigner son arrivée. Une fois Wildcard repéré, elle tournoya un peu autour de lui, toujours invisible, laissant le froid glacial qui accompagnait sa forme spectrale se diffuser autour d’elle. La nécromancienne détailla l’homme qu’elle avait choisi du regard. Il faisait plus jeune qu’elle ne l’avait imaginé. Mais la mort avait toujours eu une façon bien particulière de choisir ceux qui deviendraient des assassins. Elle-même avait été une petite fille innocente à une époque, alors même qu’elle pratiquait la nécromancie depuis son plus jeune âge. Sa main glissa sur la joue de l’homme qui ne put sentir qu’un contact glacé. Utilisant ses pouvoirs, Abigaïl referma portes et fenêtres éventuelles, s’assurant qu’elle serait seule avec lui.

« Wildcard… » Murmura-t-elle à son oreille, un sourire amusé sur ses lèvres éthérées.

Elle se retira quelque peu, venant se placer dans le coin le plus obscur de la salle. L’envie de faire voler tout le mobilier la traversa un instant. Mais les démonstrations de pouvoir avaient tendance à mettre les gens sur la défensive. Surtout que Wildcard le serait déjà, après tout elle venait de se glisser dans sa demeure sans le moindre problème. Mais elle était Lady Death après tout. Elle se laissa apparaître à lui, vêtue de son costume de cuir noir, le visage caché par un maquillage de crâne tout comme lui le faisait. Un linceul rabattu sur sa tête cachait ses cheveux sauf pour une tresse blonde qui descendait le long de sa poitrine. Ses jambes et le bas de sa robe noire disparaissaient dans des volutes de fumées et elle donnait l’impression de baigner dans un brouillard trouble.

« Wildcard… » Répéta-t-elle sans se départir de son sourire. Oh, elles étaient si nombreuses ses victimes. Et si proches… Il lui suffirait d’une invocation, d’une pensée pour les appeler à elle, toutes ces âmes en peine qui grattaient contre le voile, cherchant à se venger de leur trépas injuste. « J'ai besoin de vos services. » Continua-t-elle. Il y avait assez de légendes urbaines à son propos pour qu’elle n’ait pas besoin de se présenter et ce même sison existence n’était pas particulièrement avérée. Un homme comme Wildcard, avec des contacts dans le Cartel Rouge devait savoir qu’elle existait, que Lady Death n’étai pas qu’un mythe. Ce qu’il ne devait pas savoir, c’était ce qu’elle lui voulait, pourquoi elle lui rendait visite. Il devait aussi ignorer l’étendu de ses pouvoirs, mais cela, il en aurait un aperçu bien assez tôt.

Car Abigaïl ne venait jamais les mains vides. Plus loin de l’As de Pique, une tombe avait reçu la visite de la nécromancienne avant que cette dernière ne se décide d’aller contacter Wildcard. Nombreux étaient les morts à parler de cet homme, du chef du gang des fables, mais il y avait des murmures qui parlaient d’autres êtres, des murmures qui parlaient d’autres individus qui s’attachaient au souvenir du terroriste. Mais pas par vengeance, pour de toutes autres raisons. Avant d’aller à l’As de Pique, Abigaïl s’était dressée sur une tombe, le parchemin de Toth entre les mains. Tirer son pouvoir des dieux ne lui plaisait jamais, mais cela pouvait avoir son utilité. Le rituel avait fonctionné, elle le savait et pendant qu’elle se dirigeait vers les marais, quelque chose était sortie de son cercueil, avait creusé la terre meuble pour respirer l’air froid de l’hiver à pleins poumons.
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Mar 25 Avr - 7:46 Message | (#)

Le vacarme du chaos qu'il venait de semer se faisait désormais entendre au sein de ce quartier normalement assez tranquille. Les sirènes des véhicules des autorités de la ville venaient couvrir le son des cris et des larmes qui provenaient de quelques personnes ayant dramatiquement, et beaucoup trop rapidement, perdus quelques proches. Il avait un goût prononcé pour les lieux publics, sans pour autant apprécier ces endroits beaucoup trop conventionnels où tous s'attendaient à voir un criminel.

Il était débarqué, l'air de rien, brandissant son arme à feu dans les airs alors que son maquillage était reconnu de tous. Derrière lui avait bondi un loup gigantesque qui avait essuyé du revers de la patte l'abruti qui avait cru pouvoir s'interposer entre eux et les quelques clients de cette bijouterie populaire. Bon, d'accord, c'était assez commun pour un criminel de s'en prendre à une bijouterie, c'était bien vrai. Cependant, il s'était mal vu s'attaquer à une quincaillerie, pour quel genre de débile allait-il passer aux yeux de la population ? L'idée avait cependant son charme, c'était bien vrai, alors qu'il pourrait massacré une tierce personne à l'aide d'une belle toilette blanche, voir peut-être violette si elle faisait parti des choix.

Cependant, autre cela, il n'y aurait pas tant eu d'intérêt. Alors son choix s'était arrêté sur la bijouterie alors qu'il s'était lancé, en compagnie du loup, à la recherche d'un divertissement quelconque.

Il était reparti avec quelques colliers et autres accessoires, ne serais-ce que parce que Cendrillon ne cessait de lui répéter qu'elle voulait un cadeau pour il ne savait quelle raison et parce que Ariel lui avait bien fait comprendre qu'il lui fallait de nouveaux accessoires pour une raison qui lui échappait. Il n'y avait pas trop porté d'attention non plus. Voilà juste qu'il avait trouvé un terrain de jeu et trouvé de quoi faire taire les deux femmes du gang pour un petit moment.

Il n'avait cependant pas manqué d'énerver les policiers, alors qu'il avait passé par lui d'une demi-heure en négociation avec ces derniers avant d'achever froidement tous ceux se trouvant à l'intérieur pour s'enfuir en laissant derrière lui un large W de peint sur le mur, accompagné d'une couronne rapidement esquissée.

Wildcard était passé par là.

Arrivé à l'As de Pique, il avait pris la peine de retirer son habit désormais pour enfiler un jogging qui traînait par là. Il n'avait pas besoin d'être à son meilleur ni d'impressionner quiconque alors qu'il était chez lui. Il nettoya avec application son maquillage, ce visage qui s'imprimait dans l'esprit des autres et terrifiait la population de cette ville qu'il ne comptait pas quitter de si tôt. Il avait de quoi s'en amuser encore, alors que sa tête était à prix depuis quelque temps au sein de certaines organisations criminelles, que la police avait déclarer qu'il devait être arrêter le plus rapidement possible, et même tuer s'il représentait un danger pour les citoyens, ce qui était toujours le cas. Et ça, c'était sans compter ces super-héros, la Légion des Étoiles, qui en avaient aussi après lui.

Délectable, si vous vouliez son avis.

Il venait de retourner dans sa chambre, après avoir donné ses nouvelles acquisitions à Cindy, qui semblait encore une fois avoir abusée des bonnes choses en compagnie de Peter Pan, de vrais enfants ces deux-là, alors que la porte se referma derrière lui, tout comme sa fenêtre. La température semblait avoir chuté, ce qui attira son attention, le forçant à s'arrêter au centre de la pièce.

Son regard glissa autour de lui pour finalement s'arrêter sur la silhouette qui venait de se dessiner dans un coin de la pièce. Il avait senti son contact glacé, quelques secondes plus tôt, sur sa joue, tout comme il avait entendu son surnom distinctement à son oreille.

Lui qui s'était imaginé une soirée tranquille alors qu'il entendait toujours les sirènes au loin, se voyait désormais affiché un sourire amusé. Si un homme normal aurait sûrement craint cette apparition subite, le jeune homme était plutôt intéressé alors qu'il se demandait bien qui était-elle et ce qu'elle pouvait bien lui vouloir. Bêta lui aurait sûrement soufflé la réponse à l'oreille, or, il était absent.

- Je suis bien conscient d'avoir de nombreux fans, cependant, je ne fais pas dans ce genre de service. Je crois cependant que tu pourrais trouver preneur un peu plus bas dans la rue.

Son regard s'était glissé sur sa tenue en cuir, soulignant ainsi ses paroles, alors qu'un léger sourire arrogant se dessinait sur ses lèvres.

- Je dois cependant admettre être impressionner. Peu sont en mesure de me retrouver aussi aisément que toi. Après tout, autrement, je ne serais plus en liberté depuis des années déjà.

Il se tira une chaise, prenant place dessus, toujours aussi calme et décontracté, nullement anxieux quant à la possibilité que la nouvelle venue puisse vouloir lui causer du tort. S'il en était ici aujourd'hui, c'était notamment dut à sa confiance débordante et son égo démesuré. Le criminel portait peut d'intérêt aux autres et se sentait bien rarement menacer par ces derniers.

Surtout lorsque ces derniers avaient besoin de lui. Si elle était venue à lui, c'était qu'elle le connaissait, sans aucun doute, et devait donc s'avoir qu'il pouvait s'avérer dangereux de s'allier avec un fanfaron aussi imprévisible que lui.

Et elle l'avait fait en connaissant les risques.

Il se retrouvait donc à avoir l'avantage, alors qu'elle voulait de lui quelque chose que sûrement seul lui pourrait lui offrir.

- Tu as mon intérêt. Je te laisse donc l'incroyable chance de me faire part de ce que tu t'attends de moi.

C'était une chance offerte à peu.
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Mar 25 Avr - 21:17 Message | (#)

Les hommes étaient vraiment tous les mêmes. C’était un problème qu’elle oubliait parfois en côtoyant des morts-vivants. Pour beaucoup de ces derniers, la tuyauterie ne fonctionnait plus vraiment, voir le petit bout de chair s’était noirci et rapiécé pour finalement tomber. Wildcard venait de voir une femme apparaître dans son repaire, une présence sépulcrale et glaçante et la seule chose qu’il remarquait c’était la tenue de cuir dans laquelle elle avait choisi d’apparaître. Une tenue qui n’était pas si révélatrice que cela et ne se prêtait pas vraiment à l’activité que suggérait le criminel. Abigaïl leva les yeux au ciel pour l’occasion, c’était à se demander si elle avait bien choisi son meurtrier de masse… Quoiqu’elle voulait un chien fou après tout.

« Je suis loin d’être une fan mon cher Wildcard. » Commença-t-elle. « J’ai juste pensé intéressant pour moi d’investir un peu de temps en vous. » Il ne semblait pas l’avoir reconnue, ce qui alors qu’elle devenait plus présente à Star City pouvait presque se révéler vexant. « Je ne suis pas comme les autres et pour moi vous avez laissé une piste bien facile à suivre. »

Les morts lui parlaient avec une facilité déconcertante, parfois même alors qu’elle n’avait pas envie de les écouter. Heureusement elle savait faire la sourde oreille lorsque c’était nécessaire, sinon elle ne doutait pas qu’elle aurait été submergée en présence de Wildcard. Combien de fantômes le hantaient ? D’âmes innocentes qu’il avait fauchées sans même s’en rendre compte ? Abigaïl devrait les moissonner, leur apporter un semblant de repos en les éloignant du monde des vivants, en leur faisant rejoindre les tréfonds de Deuil. Sauf qu’elle n’était pas là pour cela, sinon peut-être qu’elle les aurait peut-être autorisées à prendre leur revanche sur le méta-humain.

La tenue d’Abigaïl changea, laissant place à un blanc virginal, un linceul complexe qui venait cacher son corps. Son visage se modifia lui aussi, alors que le crâne qui avait été peint devenait un véritable rictus squelettique. L’intérêt d’être un fantôme, c’était que l’apparence n’était pas aussi ancrée que chez les vivants. L’esprit était malléable pour qui avait le pouvoir de le contrôler et Abigaïl contrôlait les morts depuis sa plus tendre enfance. Qu’était un fantôme de plus, même le sien ?

« Voilà, maintenant vous allez peut-être pouvoir vous concentrer. »
Elle s’était rapprochée de lui, sachant pertinemment qu’il ne pouvait pas la toucher. Ce qui était à son avantage. Elle ne savait pas comment cet individu aurait réagi s’il avait eu la moindre chance, ou s’il avait cru avoir la chance, de la blesser. Même la chair de son corps physique était morte, ce qui ne signifiait pas qu’il se serait abstenu d’essayer. Puis pour une fois Abigaïl tentait de faire des efforts et d’accorder à un vivant le bénéfice du doute, ce qui lui arrivait rarement.

« J’aimerais que vous tuez certaines personnes. Oh, je sais que vous allez me dire tout de suite que ce n’est pas ce que vous faites, que je ferais mieux de m’en charger moi-même ou d’engager un tueur à gages. » Elle avait suffisamment d’assassins morts-vivants à son service, mais ses ennemis s’attendaient justement à une attaque d’origine impie ou mystique. « Mais j’ai besoin que mes adversaires soient surpris et ils ne s’attendront jamais à ce que votre cerveau si… Original pourrait bien concocter. J’ai une liste de gens, assez différents et nombreux pour faire penser qu’il s’agit d’attaques gratuites et aléatoires. Votre spécialité, non ? »

Les Impérissables avaient investi de nombreux pans de la société. Tout comme la Moisson d’une certaine manière. Abigaïl avançait ses pions sur l’échiquier pour y trouver à chaque fois d’autres appartenant à ses ennemis et déjà en place. Il était temps qu’elle frappe fort pour gagner l’avantage dans sa guerre contre la secte fanatique.

« Bien sûr je sais qu’un tel service ne sera pas gratuit. Aussi j’ai quelque chose pour vous, en gage de ma bonne foi, un petit avant-goût de ce que je peux vous apporter. Je ne doute pas que cela continuera de titiller votre intérêt. »

En effet, la nécromancienne n’était pas vraiment venue les mains, ou l’ectoplasme, vides. Elle avait longtemps étudié Wildcard avant de venir ici, utilisant des sentinelles fantomatiques, interrogeant les esprits des morts à son sujet. Elle avait fini par en trouver un qui l’intéressait et qui lui donnerait l’avantage. Un ami du chef des gangs des fables. Les circonstances de sa mort avaient peu intéressé Abigaïl, celles de sa résurrection entre ses mains par contre… Surtout que pour une fois, ce n’était pas un zombie que sa magie avait relevé, mais un véritable vivant, à quelques détails près. Aladin, vêtu de haillons était en train de toquer à la porte de l’As de Pique après avoir erré depuis le cimetière où il avait été enterré.

« On dirait bien que mon cadeau est arrivé. »
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Jeu 4 Mai - 15:29 Message | (#)

L’homme semblait presque déçu alors qu’il voyait la tenue de la femme qui se trouvait devant lui changer. Ou, du moins, de l’image de la femme, alors qu’il avait bien conscience que cette forme n’avait probablement aucun encrage dans le monde des vivants, la rendant somme toute assez fascinante.

Il s’agissait-là de l’une des raisons ayant poussées le criminel à prendre place bien calmement et écouter ce qu’elle pouvait bien lui vouloir.

Ça et le fait que peu de personnes pouvaient se venter mettre la main sur lui aussi aisément, ce qui avait de quoi le décontenancé et l’emmené à envisager de mettre un peu plus de temps et d’énergie concernant la sécurité de l’As de Pique. Pour peu qu’il puisse réellement faire quoique ce soit contre les intrusions fantomatique.

L’idée lui plaisait. Certes ne se considérait-il pas comme un mercenaire et n’avait pas pour habitude d’offrir des services de ce genre.

Or, semblerait-il qu’il serait trop évident de faire le lien entre les victimes si un groupe de mercenaire lambda se chargeait de la tâche. Il y avait peu de criminels aussi imprévisibles que Wildcard à Star City et la demoiselle était venue toquer à la bonne porte si elle cherchait quelqu’un pour faire son sale boulot de façon complètement aléatoire. Le criminel ne choisissait que très rarement ses victimes, se laissant bien souvent emporter par l’énergie du moment, trouvant victime chez quiconque se trouvait sur sa route alors qu’il était à la recherche de quoi faire passer le temps ou encore s’assurer que nul ne l’oubli.

Un étrange sourire s’étira sur ses lèvres alors qu’elle parlait de paiement. Il appréciait toujours lorsque quelqu’un n’arrivait pas les mains vides. Il pouvait alors réellement prendre l’autre au sérieux. Après tout, elle était celle à la recherche de ses services et Jake ne travaillait bien rarement pour autre personne que lui-même.

- Déjà ? Tu étais si confiante que j’accepterais l’offre ?

S’il oubliait Peter Pan et Cendrillon qui s’étaient sûrement rapidement endormi suite à leur forte consommation de drogues, il était seul ici présent avec la présence de cette femme dont il ignorait tout de. Il se leva donc, curieux, pour se rendre jusqu’à la porte et ouvrir cette dernière, pour que finalement une expression surprise vienne prendre place sur son sourire amusé qui avait précédemment trôner sur son visage.

...

La porte se referma aussi rapidement qu’elle s’était ouverte alors que la surprise laissa place à la colère. Aussi indifférent pouvait-il être face à la mort d’autrui, la vie des membres de son groupe lui était importante.

Il avait particulièrement mal digéré la mort d’Aladdin.

Jake n’était pas connu pour ses réactions délicates, ni même rationnelles. Il avait cette mauvaise habitude à s’enflammer et s’emporter lorsque la situation venait à dépasser sa compréhension, avec cette paranoïa qui venait se saisir de lui lorsqu’il sentait qu’il perdait le contrôle de ce qui se passait.

Car si la présence du fantôme, ou peu importe ce qu’elle était, ne l’avait pas inquiété en outre mesure, la soudaine arrivée d’Aladdin avait de quoi l’agacé tout particulièrement.

- Tu dois te trouver bien amusante, maintenant.

Il était retourné à sa chambre, les bras croisés sur son torse alors qu’il s’était appuyé contre le cadre de porte, dardant ses prunelles sur l’inconnue. Sa présence lui était désormais plus dérangeante.

- Et dire que je t’avais presque cru sérieuse alors que, de mon côté, j’avais sincèrement considéré l’offre.

Après tout, sûrement y aurait-il trouvé son compte, avec ces ennemis de cette dernière qu’il se serait fait un plaisir d’abattre. Surtout qu’il n’était pas impossible que ces personnes puissent en venir à avoir une dent contre lui, ce qui aurait rendu la chose d’autant plus excitante.

Mais voilà qu’il n’avait pas cru à l’apparition soudaine d’Aladdin et ignorait superbement les coups qu’il pouvait entendre contre la porte.

- Qui t’envoie ici ?

Jake était curieux, c’était un fait. Et il n’était pas impossible qu’il s’agisse de l’un de ses ennemis cherchant à venir le décontenancer pour une raison comme pour une autre.

- Et devrais-je commencer à faire mes boîtes ? Je dois admettre ne pas spécialement vouloir voir les autorités débarquer ici.

Sa tête valait chère au sein de la communauté criminelle, tout comme les autorités semblaient être désormais prêt à tout pour se saisir de l’insaisissable chef du Gang des Fables, celui qui leur filait entre les mains depuis bientôt sept ans déjà.

Ce n’était certainement pas pour que quelqu’un ose venir l’importuner sur son terrain de jeu.
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Jeu 4 Mai - 21:52 Message | (#)

Autant dire qu’Abigaïl ne s’était pas attendue à ce genre de réaction. Mais essayer d’anticiper la façon dont Wildcard allait réagir était en soit une erreur. Quand même, elle avait pris la peine de traquer l’un de ses proches décédé et non de mort naturelle. Les gens n’étaient pas toujours heureux de voir débarquer leur grand oncle. Elle avait découvert Aladdin, avait retracé les circonstances de sa mort en utilisant des artefacts magiques et ses pouvoirs nécromantiques. Tout cela pour offrir une chose qu’elle n’offrait quasiment jamais : une nouvelle vie. Il ne s’agissait même pas d’une existence entre le monde des vivants et celui des morts, celle qu’elle dispensait avec bien plus de légèreté. Aladdin n’était pas un vampire, un revenant ou un zombie. Il était bel et bien vivant. Un pouvoir digne des dieux.

Mais Wildcard ne la croyait pas. Non. Il pensait qu’il s’agissait d’une vaste supercherie. Qu’imaginait-il ? Qu’elle avait conjuré une image de son ami simplement pour l’impressionner ? Elle était Lady Death, la souveraine des morts, l’une des plus puissantes nécromanciennes que ce monde n’eut jamais connue. Mais non, cet homme, cet enfant, ne la croyait pas capable de ressusciter la mort, il ne croyait pas que l’individu qui toquait à sa porte était bel et bien vivant, qu’il avait été extirpé de sa tombe. Abigaïl ne savait pas si elle devait se sentir insultée pour se féliciter. Avec une telle réaction, aussi imprévisible, Wildcard était définitivement celui qu’il lui fallait pour lutter contre les Impérissables.

« Je suis parfaitement sérieuse mon cher Wildcard. » Commença-t-elle. Son ton léger avait disparu, sa voix s’était faite sépulcrale, comme si c’était un million d’âmes qui s’exprimaient depuis ses lèvres et non pas elle seule. « Je suis Lady Death, souveraine des morts. Personne ne m’envoie ici, si ce n’est moi-même. Je requiers tes services mortel, pour lutter contre des vivants, mais ne va pas croire que mes pouvoirs sont limités. C’est ton véritable ami qui se trouve derrière cette porte. Je l’ai ressuscité moi-même. »

Bien sûr, elle imaginait difficilement qu’il la croit sur parole. Il était déjà en train de parler de ranger ses affaires, de devoir quitter son repaire. Décidément, ce gangster avait la tête dure et sûrement était-il trop habitué aux jeux de pouvoirs et aux manipulations pour se rendre compte du véritable présent qu’elle lui faisait.

« Tu n’iras nulle part, ceci n’est pas un jeu, ni une illusion. Mais peut-être que tu as besoin d’un peu plus de motivation pour me croire. »

Toujours sous son apparence squelettique, la nécromancienne concentra sa volonté pour densifier son ectoplasme. Elle devint tangible et utilisa ses pouvoirs pour invoquer les forces d’outre-tombe qui lui obéissaient. Voir son ami ressusciter ne lui avait pas suffit, mais peut-être qu’une démonstration un peu plus tangible et horrifique fonctionnerait. Abigaïl conjura un poltergeist au-dessus d’elle et aussitôt le chaos commença à se diffuser dans la pièce. L’esprit en colère émit un hurlement strident, les émotions négatives qui emplissaient l’As de Pique venaient le gonfler d’énergie délétère et c’était comme si ouragan venait de se former dans la pièce. Avant qu’il ne détruise tout, Abigaïl le renvoya et posa son regard sur Wildcard.

« J’ai ressuscité ton ami, Wildcard, en signe de courtoisie. Ne m’insulte pas en me traitant comme une illusionniste, mes pouvoirs n’ont rien de factice et j’ai encore bien des moyens de te le prouver. »
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Mar 16 Mai - 20:27 Message | (#)

Lady Death... C'était un nom qu'il reconnaissait, vaguement. Il se souciait bien rarement des autres, n'avait d'attention que pour sa propre personne et sur ce qui pouvait bien se raconter sur lui. Cependant, ce nom lui était pas inconnu, ce qui le calma légèrement. Tout chez elle respirait la mort, et il n'était donc pas impossible qu'il s'agisse bel et bien d'Aladdin, en chaire et en os, se trouvant derrière cette porte qu'il avait refermé en vitesse. Il ne pouvait pas non plus se permettre que Cendrillon et Peter Pan l'aperçoive, pas avant de s'être assurer qu'il ne s'agissait pas que d'une mauvaise blague pour le décontenancer et ainsi s'en prendre à ce moment de faiblesse de sa part.

Aussi insensible et froid pouvait-il être, avec peu de regard pour autrui, le Gang des Fables était sa seule famille. La mort lui était quelque chose de familier, qu'il côtoyait fréquemment. Il tuait sans retenu, hommes, femmes et enfants, à savoir ce qui allait frapper le plus et donner la plus forte impression. Il n'était pas connu pour sa retenue et ne s'embarrassait pas de quelques sentiments comme la culpabilité ou le regret. Le plaisir, il n'y avait que ça de vrai et il ne pouvait nier apprécier l'adrénaline qui faisait son chemin dans ses veines alors que les sirènes se faisaient entendre au loin, se rapprochant indéniablement, alors que le tableau de son massacre se tenait sous ses yeux.

Un soupire s'échappa de ses lèvres alors qu'il avait assisté, silencieux, à la démonstration de pouvoir de celle qui venait presque de saccager sa chambre. Pour ce qu'il y avait à l'intérieur de cette pièce, à savoir pas grand chose. Le passé ne lui importait peu et il avait déjà peu d'attachement pour ce qui était vivant, encore moins vis-à-vis des objets inanimés.

- Bon, je veux bien croire qu'il s'agisse bien d'Aladdin. Mais dis-moi, s'agit-il d'une coquille vide ne pouvant obéir qu'à tes ordres ou possède-t-il encore sa personnalité ?

Il n'y avait pas que le talent qui assurait une place aux membres du Gang des Fables au sein de ledit Gang. Beaucoup avaient été choisi pour leur personnalité assez dérangée alors que ce n'était pas tous les criminels qui pouvaient s'associer à un être comme lui-même. Il était impulsif et réagissait au quart de tour et il n'était pas des plus fiables, pouvant sans problème abandonné des alliés au sein d'un chaos ayant lui-même créé sans qu'il n'y voit aucun inconvénient.

Voilà une des raisons pour lesquelles beaucoup ne s'incommodaient plus de l'avoir à leur côté, alors qu'il pouvait tout aussi bien être un allié remarquable, ou alors retourner sa veste au dernier moment et devenir un ennemi insoupçonné.

- Tu ne peux tout de même pas m'en vouloir de douter de ce cadeau assez... surprenant.

C'était peu dire.

- Rien ne me prouve qu'il ne s'agit pas d'une marionnette façonnée selon tes désirs cherchant à me faire baisser ma garde pour mieux m'éliminer.

Un sourire apparut sur ses lèvres à cette idée, comme si l'idée que sa tête soit mise à prix avait quelque chose de presque alléchant. Ce qui n'était pas tout à fait faux. Wildcard ne vivait que pour ce sentiment extatique qui s'emparait de lui alors qu'il se savait recherché.

- Ma mort doit sûrement rapporter gros, et je n'ai pas l'impression que les morts aient ne serais-ce que quelques pièces noires sur eux.

Autrement dit, il ne pouvait exclure qu'elle pouvait se retourner contre lui à tout moment, et ce, même si elle était celle venait lui réclamer son aide en premier lieu. Il s'était fait nombreux ennemis, dans les dernières années.

- Alors, ces vivants, que tu veux voir assassiner... Qui sont-ils ? Je me doute bien qu'il ne doit pas y avoir qu'une seule personne... Sont-ils souvent ensembles ou, au contraire, s'agit-il de cibles isolées ? Est-ce des grosses têtes de la ville ou quelques vendeurs quelconque d'une boutique minable au détour d'une rue ?

Parce que, aussi surprenant que cela pouvait paraître, cela allait lui demander un peu de préparation. Ou, du moins, un peu plus que lorsqu'il frappait quelque part, au hasard. Car ces gens bien précis allaient devoir sembler n'être qu'un dommage collatéral d'une énième attaque de Wildcard sur Star City alors qu'il y en était une toute autre histoire.

Cela promettait d'être amusant.
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Feuille de RP
Jeu 18 Mai - 18:40 Message | (#)

Un homme pouvait voir un spectre se manifester dans son repaire mais refuser d’accepter l’idée que cette entité pouvait ressusciter son meilleur ami… Mais de la même façon il suffisait d’un poltergeist suffisamment puissant pour venir faire trembler toute sa chambre pour qu’il décide d’accepter que ce soit possible ? Abigaïl ne savait pas trop quoi en penser, c’était presque trop facile. Mais elle était aussi face à quelqu’un d’imprévisible, c’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait besoin de lui. La possibilité que Wildcard soit en train de lui mentir et de lui faire croire seulement qu’il croyait en ce qu’elle disait existait aussi.

« Je ne suis pas stupide au point de réanimer un simple zombie. C’est un cadeau, pas une menace. » Répondit-elle sans sourire. « Je sais qu’une carcasse décérébrée n’aurait pas été acceptée à sa juste valeur. Les vivants ont toujours un problème avec le fait de voir leurs proches finir sous mon emprise. »

Elle pouvait comprendre cela. Bien sûr, elle ne révélait pas toute la vérité à Wildcard. Aladin avait été en effet ressuscité, mais par la magie de la nécromancienne, qui possédait toujours un certain ascendant sur lui. Quand elle ramenait quelqu’un complètement dans le monde des vivants, il lui restait la possibilité de maintenir une emprise sur leur corps. Si elle le désirait, Aladin pourrait voir son apparence se dégrader alors qu’il se décomposerait et finirait par périr de nouveau. Bien sûr elle n’avait aucune raison d’en arriver là et Wildcard n’avait pas besoin de savoir qu’elle possédait ce genre d’atout. Cela évitait juste à Lady Death de devoir faire face à des individus ingrats qui ne la remercieraient pas alors qu’elle leur aurait offert une nouvelle vie.

« C’est un cadeau surprenant parce qu’il n’est pas à la hauteur de n’importe qui mon cher Wildcard. Je suis la seule qui aurait pu accomplir une telle chose. »
La seule à sa connaissance en tout cas. Certains dieux auraient probablement pu faire de même, mais le Pacte les leur en empêchait. Abigaïl, en tant que liche, ne connaissait aucune de ces limitations. « Ce n’est pas une marionnette, il possède son propre libre arbitre et en réalité, je ne suis même pas certain que ton Aladin se souvienne véritablement de moi. Les premiers instants suivant la résurrection sont assez confus et je n’ai pas perdu mon temps à veiller au-dessus de sa tombe. Très mignonne d’ailleurs. » Railla-t-elle. Après tout il n’y avait plus aucune raison de se morfondre maintenant que l’ami de Wildcard était de nouveau en vie.

« Si je voulais vous tuer, vous seriez déjà mort. » Commenta-t-elle calmement. « Je sais où vous habitez et même si j’ai connaissance de votre chance légendaire, il y a des choses auxquelles personne ne peut vraiment échapper, la mort en fait partie. » Abigaïl elle-même était plus mort-vivante qu’immortelle et elle savait qu’un jour, elle finirait elle-même par passer de l’autre côté. Probablement dans plusieurs millénaires, mais c’était inévitable. Personne ne pouvait régner à jamais.

« Ils sont partout. Des membres d’administrations, du gouvernement, des entrepreneurs ou de simples mères au foyer. Ils ont tous quelque chose en commun bien entendu, mais vous n’avez pas besoin de le savoir et le public ne le saura pas non plus. » Les Impérissables camouflaient leur existence encore plus efficacement que la Moisson. Mais Abigaïl savait aussi qu’à trop se montrer discret, on en perdait des alliés. « Je vous fournirais la liste complète et je n’ai cure de la façon dont ils périront. L’important est qu’ils meurent et c’est tout ce qui compte de mon côté. » Elle savait que les Impérissables ne sacrifieraient pas le secret de leur existence pour quelques membres et avec de la chance, Wildcard aurait débarrassé Star City de leur présence avant qu’ils ne se rendent véritablement compte de ce qui leur arrivait.

« Alors, avons-nous un accord mon cher ? »
Abigaïl tendit une main translucide vers Wildcard, sans qu’il ne sache qu’elle la rendait tangible momentanément.
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La Mort et le Clown

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