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Nothing beats a pair of queens

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Jeu 20 Avr - 12:54 Message | (#)

Ils attendaient dans l’obscurité depuis des jours. Leurs âmes étaient parties depuis longtemps, vers des dimensions obscures, ardentes ou glacées. Mais leurs corps eux étaient restés. Ils avaient été entreposés dans la bâtisse par des créatures qui leurs étaient semblables. Certains de ces morts avaient déjà été relevés par des épidémies surnaturelles ou des nécromanciens incompétents, d’autres avaient simplement été abandonnés, des cadavres épars victimes de la cruauté de la rue. Ils avaient été ramassés, rassemblés dans une sinistre récolte pour être entreposés ici où ils avaient attendu… Certains inanimés, d’autres debout et errant. Ils avaient attendu la caresse du pouvoir et de la nécromancie, comme ils avaient pu attendre un contact humain de leurs vivants. Comme s’ils ne formaient qu’un seul être, les morts-vivants se retournèrent vers leur maîtresse, Lady Death, qui venait de faire irruption dans l’entrepôt désaffecté. Les sortilèges et enchantements les avaient protégés de la pourriture et de la décomposition, mais enfin, leur attente était terminée. Leurs chairs putréfiées allaient être mis à usage dans la vendetta de la nécromancienne.

« Toujours à la recherche d’un peu de mise en scène à ce que je vois. » Vulgrim, archidémon de son état, se tenait sur l’épaule d’Abigaïl, ou plutôt derrière elle, dans une présence éthérée et fantomatique. Il était invisible aux yeux des vivants et des mortels, mais bel et bien présent, son essence infernale diffuse et incapable de se manifester réellement sans l’accord de la sorcière blonde. « Tu pourrais te contenter d’invoquer tes hordes dans ta petite faux, mais non, il faut que tu utilises l’une de tes récoltes. »

« Il faut bien qu’ils servent, non ? Puis je ne veux pas me contenter d’effacer les russes de l’existence. Cela ne fonctionnerait pas de toute façon. »

La mafia russe était endémique à Star City, même si Abigaïl en éliminait tous les membres en cette nuit, ce qui s’avèrerait déjà compliqué, d’autres finiraient par venir, ou un autre groupe viendrait occuper le vide laissé. Non, elle voulait les effrayer, leur faire une petite démonstration pour qu’ils réfléchissent à deux fois avant de kidnapper des jeunes filles dans la rue. Car dans leur avidité, ils avaient recruté de force l’une des apprenties d’Abigaïl pour leur réseau de prostitution. La nécromancienne avait eu du mal à la localiser par ailleurs. Elle savait qu’ils l’avaient violée et surtout suffisamment droguée pour qu’elle ne puisse pas la contacter. Avaient-ils seulement la moindre idée de celle qu’ils avaient provoquée ? Probablement pas. Pour eux cela n’avait été qu’une gamine paumée à utiliser dans leurs bordels. L’une des ombres d’Abigaïl avait toutefois retrouvé sa piste et la nécromancienne avait décidé d’utiliser l’un de ses greniers à cadavre pour l’occasion. La plupart de ces morts auraient probablement fini dans les assiettes de goules de toute façon, en passant par les cuisines du Necropolitan ou de la Petite Mort.

Au lieu de cela ils allaient partir en guerre… Pour s’attaquer à l’un des bordels lourdement gardé de la mafia. Aucun être de chair n’aurait pu y entrer sans être vu, mais Abigaïl avait suffisamment de spectres à son service pour savoir que si l’endroit était utilisé pour le trafic humain, c’était aussi une des planques d’armes et d’argent sale. Autant dire qu’il y allait y avoir beaucoup de gens pour garder les lieux, beaucoup de gens qui pourront voir les hordes de morts-vivants de Lady Death et rapporter à leurs chefs qu’il en coûtait de s’en prendre à la reine des morts. Bien sûr, dans toute sa colère, Abigaïl ne pensait pas aux conséquences dans la géopolitique criminelle de sa déclaration de guerre. Il y aurait des répercutions, mais elle imaginait difficilement qu’aucune puisse être suffisamment grave pour une liche comme elle.

« Un jour tu prendras l’habitude de déléguer j’espère. Tu as tellement de sous-fifres et pourtant tu t’occupes de tout cela toi-même, c’est fatiguant rien que de te regarder. » Continua l’Archidémon.

« Je ne t’ai pas demandé ton avis. Puis si je veux leur faire passer le message ils auront besoin de me voir. De voir ce qui les attend s’ils se dressent contre moi à nouveau. » Elle montra les zombies qui étaient en train de sortir de l’entrepôt, envahissant les rues désertées par la populace. Les agents de la Moisson s’étaient assurés qu’il y ait le moins de citoyens possible dans les environs. Ce qui était assez aisé quand il s’agissait déjà d’un quartier mal famé et que la simple présence invisible des spectres avait tendance à écarter les badauds. Seulement, cela ne signifiait en rien que la petite horde menée par la nécromancienne était seule en direction de la planque russe.

« Il y a des gens. » Se contenta de pointer Vulgrim tout en offrant à Abigaïl son sourire macabre. La nécromancienne n’était pas certaine d’apprécier une telle nouvelle. Surtout que le terme gens concernait généralement les vivants et elle savait que nombre d’entre eux ne voyaient pas la pratique de la nécromancie pour un art noble. Bien au contraire. La nécromancienne leva une main et tous ses zombies, répartis autour d’elle, s’arrêtèrent comme un seul homme. « Oh, je sens que cela va être amusant. » Commenta le démon alors qu’Abigaïl scrutait la pénombre, à la recherche des inopportuns, se demandant s’il allait s’agir de dommages collatéraux, d’alliés improbables ou bien de nouveaux ennemis.
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Caesar
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Ven 21 Avr - 11:03 Message | (#)

Kasai no Burēdo se tenait fièrement plantée dans le crâne d'un type allongé sur le sol, mort, donc, pour ceux qui n'auraient pas fait médecine. Le type en question n'était pas vraiment quelqu'un d'important, juste un petit malin qui avait cru pouvoir entuber le Circus comme il fallait en se prenant une petite commission sur les ventes de méta-X. Il s'était probablement dit que la César était d'humeur tolérante, ces derniers temps, et qu'il pouvait se risquer à un petit écart. Bonne idée, en théorie, mais l'imbécile aurait mieux fait de s'organiser un peu plus effectivement et surtout d'actualiser ses infos avant de piquer dans les poches du Circus. Car en effet, depuis qu'elle était revenue du Japon et surtout depuis que son katana avait repoussé, Atia César était en forme. Très en forme, même. Assez pour observer sa victime d'un air à la fois satisfait et rancunier depuis le capot de la voiture sur lequel elle était assise tandis qu'un de ses hommes fouillait l'abruti.

– Huit cent dollars, conclut-il en se relevant avec ledit butin.
– Le con... répéta Atia d'une voix lasse.
– On envoie des hommes chez lui pour récupérer le reste ?
– S'il y a des restes à récupérer. peut-être que le voleur n'avait pas été suffisamment bête pour tout dépenser, mais il ne fallait jamais sous-estimer la stupidité humaine Envoie quand même une équipe faire le ménage chez lui.
– Et si on trouve quelqu'un ? Une copine, des mômes ?
– Le topo habituel, répliqua la criminelle en se levant pour aller déloger son sabre de la tête de la fouine.

Elle était en train de soigneusement nettoyer sa lame lorsqu'un autre de ses hommes déboula en panique, essoufflé et transpirant. Atia ne réagit pas, avec ses hommes, ça pouvait être tout ou n'importe quoi. Du simple chien aboyant un peu trop fort à la police qui pointait le bout de son nez, mieux valait attendre. Et puis elle avait déjà du monde pour réagir. En effet, ceux qui étaient présent avaient amorcé des mouvements pour recevoir l'intrus comme il se devait. Si ça n'avait pas été un des leurs, il aurait déjà été refroidi. Seul Keith n'avait pas eu de mouvement défensif, même s'il avait tourné la tête assez rapidement en direction de celui qui s'avérait disposer d'informations intrigantes.

– Patronne ! Les Russes ! Parvint-il à cracher entre deux reprises de souffle.

La concernée réagit à peine mais il y eut dans ses gestes une légère pause, signifiant son agacement. Aussi bien par rapport à ces Russes qui avaient le don de lui casser les pieds. Presque autant que l'UNISON et la Légion des étoiles, que par rapport au messager. Si jamais il venait juste pour lui dire qu'il avait vu des Russes pisser dans le Wading, elle l'enverrait garder les Bêtes de Cirque pour le punir. De fait, elle attendit qu'il développe son propos.

– Les Russes vont se faire attaquer ce soir !

Cette fois, Atia arrêta sa séance de nettoyage. Mais ce fut Keith qui prit la parole.

– Par qui ? Où ?
– Leur bordel dans le Lincoln, ce sont ces types de la Moisson qui ont une dent contre eux.
– « Lady Death »... commenta Atia d'une voix songeuse après avoir laissé un petit silence planer.

Quelques secondes plus tard, elle rangea son katana en logeant sa lame dans son coude qui absorba l'arme sans aucun dommage. Keith s'étira un peu le cou comme s'il s'apprêtait à monter sur le ring. Il était un peu nerveux, le garde du corps n'aimait pas trop ces histoires de nécro machin et de zombies. Mais il était temps pour Atia de discuter avec Lady Death. Surtout à présent que les actions de son groupe de gothiques un peu trop zélés allait faire quelque chose qui influencerait directement son business.

– Allons les encourager.

… … …

Le Lincoln n'était pas le quartier qu'Atia connaissait le mieux mais il s'y passait assez de choses pour que sa connaissance des lieux dépasse le commun des flics. Avec ses hommes, une petite dizaines, ils passèrent par les ruelles qu'ils connaissaient bien pour rejoindre le chemin qu'empruntait la Moisson. L'homme qui l'avait avertie avait été chargé de suivre de très loin leur progression, une tâche qu'il n'avait pas accepté sans déglutir au moins cinq fois et qu'il prenait soin de mener à distance et, dans la mesure du possible, de manière indirecte. Mais quand même, il allait certainement devoir avaler quelques somnifères avant de pouvoir dormir cette nuit... ou demain, car la nuit sera sans doute longue.

Loin de s'embarrasser avec ce genre de détails, Atia avançait en compagnie de ses hommes, à pied, pour finir, jusqu'à ce qu'ils arrivèrent dans une allée qui débouchait sur la route qu'empruntait Lady Death et ses hommes (si le terme s'appliquait encore). Dissimulés dans la pénombre, le groupe de criminels attendit, sous les ordres de la César qui voulait voir si cette sorcière si célèbre allait les repérer. Elle ne fut pas déçue. Lentement, prudemment, ils sortirent de l'ombre pour arriver au bout de la ruelle. Le regard d'Atia s'arrêta naturellement sur celui de celle qui dirigeait le groupe de morts-vivants mais il n'avait pas manqué de jauger le groupe en question. Franchement, d'un point de vue stratégique et pratique, mener les morts à la baguette, c'était le top. Décidément, qu'est-ce qu'on ne pouvait pas faire avec la magie !

– Lady Death, je présume ? lança Atia.

Arrêtons nous un instant pour comparer l'incomparable : Lady Death qui semblait tout droit sortie d'un film de Tim Burton et qui était à elle seule un personnage plus charismatique que tous ceux incarnés par Lady Burton. Et Atia, vêtue d'un jean troué, de rangers qui en avaient vu des dures, d'une veste en cuir relativement sobre et le tout rehaussé par un simple masque, histoire de. Allez savoir ce que penserait Yves Saint-Laurent de ce contraste. Quoi ? On s'en fout ? Oui, pas faux.

– Il paraît que vous comptez vous faire une salade russe, ce soir. Les spectateurs sont acceptés ? demanda-t-elle sur un ton qui laissait quand même un peu entendre qu'il n'était pas totalement exclu qu'Atia et ses hommes participent un peu.

Parce que bon, taper sur des gobeurs de caviar, si l'occasion se présentait, qui voudrait s'en priver ?
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Ven 21 Avr - 20:02 Message | (#)

Lady Death n’avait pas vraiment de fanclub. Oh, il y avait bien quelques comics amateurs où quelques individus s’étaient amusés à imaginer les aventures de la mystérieuse nécromancienne qui tenait plus lieue de légende urbaine. Et vue la façon dont elle était vêtue dans certains de ces ouvrages, elle pouvait imaginer qu’elle occupait parfois les pensées de quelques adolescents esseulés. Mais il restait peu probable que ce soit l’un d’entre eux qui vienne à sa rencontre ainsi, marchant au milieu des morts relevés et immobiles. Cela aurait toujours été moins surprenant que de voir Atia César se présenter à elle.

Malgré le fait qu’elle n’ait que peu de considération pour le monde des super-héros et qu’elle ne se considère même pas comme en faisant véritablement partie, Abigaïl savait à qui elle avait à faire. Puis si elle avait un doute, son savoir omniscient sur toutes choses mortes mais aussi meurtrières avait tôt fait de la renseigner sur le compte de son interlocutrice. D’ailleurs elle ne peinait pas de mine et venait un peu briser la théâtralité mise en place par la nécromancienne et si bien mentionnée par Vulgrim. Après tout, Abigaïl n’était vêtu que de son linceul noir qui mettait en valeur sa peau et ses cheveux blancs ainsi que son masque de crâne qui cachait le haut de son visage. Elle afficha toutefois un léger sourire en observant la femme qui lui faisait face.

« En effet. Et vous êtes Atia César. Je n’ai aucun problème à ce que vous m’observiez, tant que vous ne cherchez pas à m’empêcher de faire quoique ce soit. »

Abigaïl avait déjà eu affaire au Cartel Rouge, en positif comme en négatif. Mais clairement la cheffe du Circus Maximus n’était pas là pour lui faire des reproches ou proférer des menaces. Abigaïl s’abstint donc d’en faire autant, en fait elle était plutôt intriguée par la présence de la mafieuse, elle pouvait même sentir qu’elle avait tué quelqu’un plus tôt dans la soirée. Sans parler de ce qui devait être d’innombrables victimes au fil des ans. Sans qu’Abigaïl ne fisse le moindre geste, ses zombies se remirent en marche vers le bordel russe. Ce dernier n’était plus très loin. Deux gardes se tenaient dehors selon les informateurs fantomatiques de la nécromancienne, armés bien évidemment et qui s’occupaient de fouiller les clients pour qu’ils n’apportent pas d’armes à l’intérieur. La porte était ensuite en métal, blindée et serait probablement assez problématique pour les zombies.

« Je suis quand même surprise de vous voir ici. Je ne croyais pas que vous vous intéressiez aux affaires des morts. Ce sont plus les vivants votre domaine. Racket, prostitution, trafics divers et variés, non ? Oh, je ne critique pas. Je n’ai rien d’une sainte moi-même. »


Ce qui devait être évident quand on voyait les hordes de zombies se mettre subitement à courir pour déferler sur les gardes russes. Ces derniers eurent le temps de sortir leurs armes et de tirer sur les morts-vivants, mais pas de se réfugier à l’intérieur. Ils furent mis en pièce par les créatures décharnées avant de se relever eux-mêmes pour se joindre à la masse putride qui tentait de pénétrer à l’intérieur de la planque. La stratégie logique serait d’attendre simplement que des légionnaires viennent s’occuper des morts en se barricadant à l’intérieur. Plusieurs cadavres qui avaient été abattus se relevaient sous les ordres silencieux de leur maîtresse.

« Beaucoup de gens pensent qu’une balle dans la tête tue un zombie. Ce qui n’a aucun sens, pourquoi auraient-ils besoin d’un cerveau fonctionnel quand ils sont déjà morts ? »


« Tu comptes lui faire un cour sur la morte-vie, Abby ? » Murmura Vulgrim à son oreille. « Ou bien tu essayes d’impressionner la reine du crime local ? Tu perds ton temps ici et tu le sais très bien, tu aurais dû laisser cette tâche à l’une de tes acolytes ou à ton imbécile de frère. »

La nécromancienne ignora superbement le démon, même si ses déblatérations lui avaient donné une idée pour déloger les russes de leur repaire, ou au moins l’ouvrir et les forcer à combattre. Son linceul s’étendit pour former une large étendue obscure d’où émergea un golem de chair. Silence avait été détruit sur le monde d’Azgol, mais avec l’aide d’Anton, Abigaïl n’avait eu aucun mal à le recréer. La monstruosité haute de plusieurs mètres, constituée d’un patchwork de plusieurs cadavres, traînait derrière elle une masse colossale. Les zombies s’écartèrent de la porte alors que le golem levait son arme pour l’abattre avec une violence inouïe contre la porte. Les russes étaient faits comme des rats et Abigaïl pensait bien avoir plus à craindre d’interventions extérieures que de ceux prisonniers du bordel. Son regard se posa à nouveau sur Atia, s’interrogeant encore une fois sur les raisons de sa présence à ses côtés.
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Sam 22 Avr - 19:27 Message | (#)

Elle était informée la reine des morts, c'était un plus. Bon, en même temps, vu que cette Moisson était assez active et qu'Atia n'était pas la personnalité criminelle la moins connue de la ville, ce ne devait pas être très difficile. Mais tout de même, ça faisait professionnel et augurait, peut-être, quelque chose d'intéressant. Peut-être, bien sûr, car dans ce monde, rien n'était certain.

– Ce n'est pas dans mes projets immédiats. répondit Atia pour rassurer son interlocutrice.

Comme elle l'avait dit, elle n'était pas là pour mettre des bâtons dans les roues morbides de Lady Death. Ce serait grandement contre-productif sachant que le Cartel n'avait pas vraiment (encore?) de griefs contre la Moisson, mais surtout en sachant les bienfaits qu'une telle attaque sur les Russes pourraient leur apporter. Au mieux, Atia était venue en tant que cheerleader. Au pire, elle se montrerait un tout petit peu curieuse. Et peut-être gourmande, si l'occasion se présentait. D'abord pour observer de première main l’œuvre de Lady Death et évaluer ses capacités, ensuite pour faire le point sur la situation Russe. L'information était le pouvoir, dans tous les domaines, et dans le monde du crime, être aux première loges pour recevoir en premier les dernières nouvelles était capital.

Ainsi, Atia trouvait qu'elle était pile où il fallait. La seule chose qui lui manquait peut-être, c'était des popcorns parce que pour le coup, le spectacle valait mille fois un film de zombies. De toute façon, la réalité, à Star City, était mille fois plus savoureuse que la fiction. Le tout était de s'assurer que le spectacle soit à son goût, et pour l'instant, ce qu'elle avait sous les yeux ne lui déplaisait pas. Bon, certes, Atia y voyait tout plein de défauts et de rectifications stratégiques à apporter, mais elle n'était pas là pour ça. Et puis, le plaisir de rester en retrait et d'observer était trop doux pour s'embêter avec ce genre de choses.

– Rassurez-vous, je n'ai pas développé un intérêt particulier sur la question. En revanche, quand je vois que quelqu'un qui ne me doit rien s'attaquer à des personnes qui m'ennuient, je suis forcément curieuse. Pourrais-je savoir pourquoi vous les attaquez ?

Là, l'information l'intéressait doublement. Aussi bien pour savoir en quoi les Russes étaient les ennemis de la Moisson. Après tout ne disait-on pas que les ennemis de nos ennemis... Et aussi parce que savoir ce qui pouvait faire tiquer une organisation aussi puissante que celle-ci était toujours intéressant. Atia avait vu de loin ces histoires de morts-vivant gagner en ampleur dans sa ville mais comme le sujet n'avait jamais vraiment parasité ses affaires, elle ne s'en était jamais mêlée, même si certains de ses associés avaient exprimé leurs inquiétudes sur la question. Certes, un ennemi pouvant relever et manipuler les morts, ce n'était pas spécialement rassurant. Pas plus que de savoir qu'Otaku s'amusait avec ses joujoux comme il le voulait, cela dit. Il fallait faire avec.

La Caesar jeta un rapide coup d’œil vers ses hommes. Eux-mêmes n'appréciaient pas franchement le spectacle. Les plus professionnels n'en montraient rien, évidemment, mais une bonne partie avait l'air d'être sur le point de régurgiter son dîner. Même Keith, qui pourtant en avait vu des cervelles gicler, n'était pas spécialement friand du show qui se déroulait devant lui. Mais bon, il fallait bien faire des efforts. Atia elle-même n'était pas spécialement amatrice du genre, mais ça ne lui déplaisait pas outre-mesure non plus. D'ailleurs, toute cette violence la stimulait un peu. Il fallait dire que depuis qu'elle était revenue du Japon, son goût pour le combat était revenu plus puissant que jamais. Parfois, elle devait se faire violence pour se calmer. Ici, l'envie de se joindre aux zombies pour distribuer des coups de sabre la titillait joyeusement. Elle était même curieuse de voir comment elle devrait s'y prendre pour tuer les zombies.

– Vous pouvez remercier le cinéma pour cette idée. C'est un peu comme la mafia. On me demande souvent pourquoi je ne porte pas de caisse de guitare.

Souvent les néophytes, d'ailleurs. Ceux qui, généralement, ne faisaient pas long feu dans le métier, sauf rares exceptions. Mais il y en avait toujours pour faire ce genre de remarques basées sur les stéréotypes des vieux films de gangsters.

Pendant ces considérations exaspérées, un des hommes d'Atia s'avança jusqu'à elle pour lui glisser quelques mots à l'oreille. La cheffe ne dit rien mais fronça très légèrement les sourcils, venant de recevoir une nouvelle qu'il fallait prendre en compte car elle impliquait un certain changement dans son enthousiasme. En effet, il s'avérait qu'une annihilation complète de la part des zombies de Lady Death ne serait pas aussi profitable que ce que la César aurait pensé. Principalement parce qu'il y avait, dans ce bordel, un élément qui lui serait plus utile vivant que mort.

– Vous comptez tous les tuer ? demanda-t-elle sur un ton un peu plus sérieux, laissant entendre qu'elle pourrait vouloir quelque chose.

Pas bon. Amener un parti extérieur à croire qu'il était en position de force n'était pas une situation idéale. Surtout qu'Atia n'avait rien pour servir de monnaie d'échange. Ainsi, si les choses ne s'y prêtaient pas, elle ne demanderait aucune faveur, aussi bien par fierté que par professionnalisme. Mais ce même professionnalisme exigeait également d'essayer de tâter le terrain.
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Dim 23 Avr - 11:27 Message | (#)

Abigaïl s’attendait à cette réponse. Si Atia César lui en avait voulu, elle doutait que la cheffe du Circus Maximus ne soit venue discuter avec elle au milieu d’une armée de zombies. Non, le Cartel Rouge était bien trop dangereux et il aurait grandement gêné l’implantation de la Moisson dans cette partie du monde. Probablement qu’ils auraient pu sans mal détruire la Petite Mort et le Necropolitan qui formaient les deux points d’attaches du royaume mort-vivant d’Erehwon à cette ville. Abigaïl sentait qu’Atia était curieuse, qu’elle était venue observer autant pour voir ce qu’il advenait des russes que pour découvrir ce dont Lady Death était capable. Ce qui devrait probablement définir la suite de leur relation… Est-ce qu’elle la verrait comme une menace qu’elle devrait éliminer, comme une gêne négligeable ou comme une alliée potentielle ? Atia devait aussi se douter qu’Abigaïl faisait la même chose et que chaque parole échangée devait compter.

Le sourire d’Abigaïl, étonnamment innocent quand on prenait en compte son accoutrement, disparu lorsque la mafieuse mentionna la raison de son attaque. Ce n’était qu’une mimique, un vernis d’humanité que la nécromancienne s’amusait à dispenser sur son visage. Ses émotions lui étaient distantes en tant que liche et elle imitait plus les humains qu’elle réagissait comme eux ces derniers temps.

« Je règne sur les morts, mais certains vivants ont toujours des liens profonds avec la Moisson ou moi-même. » Il ne servait à rien de taire le nom de l’organisation, Atia César devait avoir suffisamment d’informateurs et de mystiques à ses côtés pour connaître l’existence de la guilde nécromantique et de sa cour pâle. « J’investis dans ces derniers en quelque sorte. Une sorte de pacte simple, la loyauté en échange du savoir et de la vie éternelle lorsque le moment sera venu pour eux d’être moissonnés. Une de mes apprenties a été capturée par les russes et traînée dans un de leurs réseaux de prostitution. Je n’en aurais que faire s’il s’agissait que d’une vivante, mais j’ai investi dans cette jeune femme et je veille sur les miens. »

Puis une fois qu’elle en aurait fini avec les russes, leur organisation réfléchirait peut-être à deux fois avant de s’attaquer à des jeunes filles au hasard dans la rue et s’en tiendraient aux trafics humains venant des pays de l’est. Les sbires d’Abigaïl faisaient parfois la même chose bien entendu, il y avait de nombreuses disparitions, mais ils ne gardaient pas les vivants pour les prostituer, ils finissaient forcément par rejoindre le royaume de la non-vie, d’une manière ou d’une autre. Ce que faisaient les russes à l’une des acolytes de Lady Death était inacceptable pour cette dernière.

« En effet. Sauf que je crois que les gens ont plus souvent croisé des criminels que des morts-vivants. Ce qui joue en ma faveur contrairement à la vôtre. » Puis elle aurait mal vue Atia César avec une sorte de fusil camembert comme dans les vieux films de gangsters. AbigaÏl n’en avait jamais vu directement, mais certains des morts avec lesquels elle avait communié oui. Si bien que leur savoir faisait maintenant partie de celui de Lady Death.

La masse de Silence s’abattait selon un rythme régulier, créant des cratères de métal tordu alors que la porte s’enfonçait un peu plus à chaque fois. Les zombies glissaient leurs doigts décharnés dans les failles et tiraient à leur tour, d’autres essayaient déjà de ramper pour se glisser à ‘l’intérieur.

« Cela m’a traversé l’esprit. Leurs corps et leurs âmes m’appartiennent dans la mort, ils seront moissonnés pour leur affront. » Commenta-t-elle distraitement. Son golem allait bientôt réussir une percée et ses hordes impies pourraient déferler sur ses ennemis. Elle avait ordonné à ses créatures de ne pas s’en prendre aux prostituées, seulement aux gangsters, pour le moment tout du moins. « J’ai envisagé de laisser un ou deux survivants pour qu’ils puissent discuter avec leurs chefs, mais les femmes qu’ils exploitent pourraient faire la même chose, si elles ont le bon sens de ne pas tenter de protéger leurs geôliers. » L’esprit humain était une chose étrange et elle savait que certaines des prostituées pouvaient être convaincues d’être là de leur plein gré, ou tout du moins avaient fini par s’en convaincre.

Citation :

Jet de dé n°1 :
Réussite : Silence parvient à défoncer la porte.
Echec : Silence ne parvient toujours pas à ouvrir la porte.

Jet de dé n°2 :
Réussite : les russes ne sont que des humains
Echec : les russes ont un méta-humain avec eux.

Jet de dé n°3 :
Réussite : il n’y a pas de renforts.
Echec : des renforts arrivent dans la rue pour tenter de les prendre à revers.

Il y eut une terrible déflagration alors que des flammes émergeaient autour de Silence, venant forcer le golem à reculer et calcinant la plupart des zombies qui étaient autour de lui. Sur le toit du bâtiment se trouvait un homme dont la tenue le qualifiait de russe aux mauvais goûts vestimentaires mais surtout de méta-humain. Un pyrokinésiste même. Sûrement qu’il avait été appelé à l’aide, en même temps que le reste des mafieux… Des voitures apparaissaient de chaque côté de la rue, avec à leur bords des gangsters lourdement armés. Apparemment ils avaient appelé à l’aide à l’intérieur et Silence avait mis trop de temps pour défoncer la porte.

« Voilà qui est fâcheux. »
Cela ne l’était pas du tout. En fait, Abigaïl y avait compté. Une frappe isolée signifiait que la Moisson pouvait être dangereuse, mais en montrant à la mafia russe qu’ils étaient incapables de l’arrêter même avec des renforts, c’était encore mieux. Les zombies se retrouvaient toujours en supériorité numérique, mais il leur faudrait marcher sous les balles ennemies. L’une d’entre elle se ficha même dans la tête d’Abigaïl qui s’écroula au sol un instant, avant de se relever. « Hum. Vous devriez vous mettre à couvert. » Lâcha-t-elle à l’intention d’Atia. Sa blessure ne saignait pas, cela faisait longtemps que le fluide vital était gelé dans les veines de la liche. Abigaïl concentra son pouvoir et ses zombies se virent animés de flammes bleutées avant de fondre avec une vigueur renouvelée sur ses ennemis. Abigaïl leva la main vers le pyrokinésiste avant que ce dernier ne puisse recommencer à incendier ses créatures et un torrent de spectres s’échappa de Deuil pour venir déferler sur le méta-humain. Cela ne le tuerait probablement pas, mais devrait l’occuper un moment. Suffisamment longtemps pour qu’Abigaïl puisse déloger la balle entre ses deux oreilles éventuellement.


Dernière édition par Abigaïl Faust le Dim 23 Avr - 11:34, édité 1 fois
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Dim 23 Avr - 11:27 Message | (#)

Le membre 'Abigaïl Faust' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#2 'Jugement du Hasard' :


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#3 'Jugement du Hasard' :
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Dim 23 Avr - 16:46 Message | (#)

Pour avoir l'habitude d'échanger avec des pontifes du crime, Atia était à peu près habituée à tous les styles. Du grand mégalomane complètement illuminé à la femme fatale politiquement engagée en passant par les grands mystificateurs adeptes du mystère et de la mise en scène. Avec Lady Death, la César s'était plutôt attendu à quelque chose s'approchant de cette dernière catégorie. Pas vraiment à recevoir une réponse développée, riche en informations, mais tout de même mesurée. Après, Atia ne fut pas non plus complètement désarçonnée, elle en avait vu d'autres, et surtout, c'était raccord avec l'évolution de la Moisson qui s'apparentait presque à une success story comme on en voit tant dans le beau pays du rêve américain. Ainsi, la César nota tous les détails qui lui paraissaient intéressants afin de constituer son dossier sur La Moisson et sa leader. Un dossier nécessaire, même si sa classification « ennemi » « allié » « a surveiller » était encore incertaine.

– Leur gourmandise vous a donc personnellement agacée. Ça, je peux le comprendre, il faut dire que les Russes n'ont pas vraiment le sens de la modération...

Et qu'en plus de ne pas s'imposer de limite, c'étaient de véritables goujats. Aucune subtilités dans leurs affaires, ils voulaient faire ce qui les intéressait et se fichaient complètement des autres. Une politique qui n'était pas sans faire du dégât et qui chagrinait un peu la César. Ce serait tellement simple s'ils daignaient faire preuve d'un minimum de respect et d'ouverture. Au moins pour négocier avec les autres factions. Mais non, ces Russes n'en faisaient qu'à leur tête. Parfois, Atia les soupçonnait de réfléchir d'avantage avec leurs tripes qu'avec leurs cerveaux, mais aussi, peut-être, d'être tout simplement complètement fermés à l'idée de collaborer avec une femme à leur niveau. Un raisonnement sans doute erroné, mais comme Atia considérait ces types comme étant des imbéciles, elle laissait parfois ses réflexions s'emporter. Bref, autant dire qu'elle ne portait pas les Russes dans son cœur. Loin de là. Et pourtant, leurs attaques personnelles à son égard étaient beaucoup moins insultante que celle que venait de conter Lady Death.

– Cela doit dépendre du quartier où les gens habitent, j'imagine. répondit la criminelle au sujet des préjugés sur les zombies et les criminels.

Se faisant, elle glissa très subtilement le sujet du territoire qui pourrait éventuellement venir sur la table lors de leurs échanges. Que Lady Death fasse joujou avec les morts et les os, très bien, mais il y avait des endroits, et même des morts qui avaient intérêt à être laissés en paix. On pensait déjà à ces personnes assassinées dans le plus grand secret et dont les corps (pour ceux qui restaient) feraient mieux de rester disparus. Mais on pensait également à certains proches qu'on n'aimerait pas voir marcher dans la rue. Atia ne savait pas trop ce qu'elle ferait si elle apprenait qu'un nécromancien s'amusait à déranger l'âme de son père, mais ça ne serait pas joli joli. Du tout.

– Je ne m'inquiète pas vraiment pour les prostituées. avoua la César avec une froide indifférence.

Le sujet ne l'intéressait pas beaucoup, tout comme ce commerce, de manière générale. Elle laissait les autres groupes s'y adonner, si le cœur leur en disait, mais n'y tenait pas particulièrement. Mais bon, ces braves femmes (et hommes, parfois) étaient souvent de bons clients pour sa drogue, alors elle n'allait pas non plus taper sur ce business. Et puis, d'une certaine manière, ce qu'elle faisait avec le Circus Maximus n'était pas si différent que ça. Mais la question quitta sa réflexion lorsqu'un de ses hommes poussa un sifflement admiratif en voyant comment les choses évoluaient. Les russes résistaient comme des lions. C'était sans doute dans leur sang. La présence d'un méta-humain aux capacités pour le moins efficaces le prouva magnifiquement. Mais aussi, la balle qui arriva à se loger dans la tête de Lady Death. En voyant cela, Atia et ses hommes ne tardèrent pas à se mettre à l'abri, en l'occurrence dans la ruelle qu'ils avaient empruntée pour arriver. Les sbires de la César sortirent leurs armes, au cas où, mais leur cheffe se concentrait sur Lady Death qui se relevait comme si de rien n'était. Impressionnant, il fallait le reconnaître.

– Ouais, faut croire que la vodka est un bon excitant. commenta la quadra, Je vois que vous n'êtes pas non plus à court de moyens, mais si vous avez besoin d'un coup de main, faut pas hésiter à demander. On vous fera un bon prix. déclara-t-elle, à mi-chemin entre l'humour et le sérieux.

Il fallait dire qu'elle avait appris qu'un Russe particulièrement important se trouvait dans ce bordel. Atia aimerait BEAUCOUP le garder en souvenir. Donc vivant, de préférence. Mais elle n'allait pas non plus imposer sa présence. Déjà parce qu'elle savait que ses hommes n'étaient pas très chauds pour se faire des zombies, mais aussi parce qu'elle ne voulait pas forcer les choses avec la Moisson.

– Après c'est comme vous voulez, mais si vous vous en occupez toute seule, les Russes seront après vous. Non pas qu'une telle perspective inquiète Atia, soit dit en passant Mais ces gars sont là depuis un moment et ils pourraient vous pourrir la vie. Croyez-moi, ils pourrissent déjà bien la mienne.

Et à travers ce discours, Atia laissait entendre un élément important : le fait que le Cartel n'avait pas réussi à absorber ou éradiquer la menace Russe, même après tout ce temps. Ce qui pourrait peut-être poser problème à la Moisson car cela voudrait dire que cette mafia était à prendre au sérieux. Les attaquer de front comme elle le faisait ce soir reviendrait à une déclaration de guerre, et qu'elle soit froide ou chaude, ces types-là répondaient toujours présents. Alors que s'ils apprenaient que le Cartel s'était mêlé à l'attaque, leur réaction serait beaucoup plus modérée. Il y avait là-dedans tout un raisonnement stratégique qui méritait la réflexion. Toutefois, c'était justement l'occasion pour Atia de voir comment réfléchissait Lady Death. Pour un peu, la César avait presque l'impression d'être une examinatrice. Mais pour beaucoup, son cœur s'accélérait à la simple perspective d'aller se battre. Donc peut-être qu'au final, son offre n'était pas si stratégique que ça... Pourtant, elle ne ferait rien qui pourrait nuire à ses affaires. Et c'était là une véritable torture. Enfin, comme le disait feu son père, c'était là un des prix de la gloire.
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Dim 23 Avr - 22:46 Message | (#)

Gourmandise ? Abigaïl n’aurait pas ainsi qualifiée la façon de se conduire des russes. Comme tous les criminels, comme elle-même, ils faisaient le commerce de la misère. S’ils n’avaient pas eu la malchance de s’en prendre à l’une de ses acolytes, s’ils avaient eu le bon sens de se renseigner sur cette dernière, de la laisser s’expliquer avant de la droguer et de la violer, ils n’en seraient pas là. Mais Abigaïl ne comptait pas laisser un tel crime impuni, il était important qu’elle montre à toute la communauté de Star City que Lady Death était bien réelle. La Moisson ? Qu’ils continuent à en ignorer l’existence, après tout elle n’était pas vraiment là ce soir, il n’y avait qu’Abigaïl et ses propres mignons. Elle n’avait pas daignée, n’avait pas voulue réellement mobiliser ses forces quand elle se suffisait à elle-même.

« Ils ont eu la malchance de s’en prendre une vivante en laquelle j’ai investi du temps et du pouvoir. Je me fiche de leur gourmandise, je tiens juste à leur apprendre à faire attention aux personnes qu’ils visent prochainement. Qu’ils se gardent bien de toucher à mes sujets. »

C’était aussi simple que cela, un œil pour un œil, une dent pour une dent. Sauf qu’avec Abigaïl, cela prenait rapidement des allures de toute la mâchoire pour une dent. La nécromancienne ne releva pas la remarque d’Atia. Pour elle, il était évident que le crime était endémique à l’humanité et qu’il y avait toujours eu des gens pour en tirer profit. Qu’il s’agisse de brigands, de voleurs, de mafieux… Seuls les noms changeaient ainsi que les modes opératoires. Mais pour le reste, Atia César gérait un réseau de criminel, était-elle vraiment si différente que les russes qui l’avaient offusqué ? Probablement plus maligne et intelligente. Plus influente ? Le Cartel Rouge n’était pas un ennemi à avoir à Star City, mais le monde était bien plus vaste que cette ville après tout. Si Abigaïl le voulait, elle pourrait bien aller porter la guerre contre la mafia russe jusqu’au Kremlin.

Ce qu’elle hésitait à faire après avoir reçu une balle dans la tête. Sûrement que les russes avaient pensé qu’en assassinant la nécromancienne les morts allaient tomber en poussière et que l’attaque serait terminée. Cela aurait fonctionné avec une sorcière classique, encore vivante. Mais cela faisait longtemps que l’enveloppe mortelle d’Abigaïl n’était plus que cela, un manteau de chair habité par une essence pérenne et qui pouvait bien animer un corps qui aurait dû ne plus être fonctionnel. Les morts-vivants étaient maintenant en train de courir sur les russes. Nombre d’entre eux avaient été lacérés et réduits en morceaux par les balles. Les petits calibres étaient toutefois ridiculement inutiles face aux zombies. Il fallait les démembrer pour tenter de les ralentir. Et encore, certains d’entre eux continuaient de ramper vers leurs ennemis. Abigaïl tourna son regard sur Atia.

« Pourquoi paierais-je pour quelque chose que je peux faire moi-même ? C’est très gentil de proposer, mais honnêtement, je n’ai pas vraiment besoin de votre aide, tout ceci n’est qu’un contretemps. »

Et elle savait parfaitement comment mettre un terme à cette résistance stupide. Ce n’était pas un pyrokinésiste et quelques gangsters qui allaient lui résister. Abigaïl ferma les yeux un instant, concentrant son pouvoir dans le sol sous ses pieds, invoquant quelque chose autant qu’elle la réanimait. Il y eut un tremblement, des fissures apparaissant dans le goudron, puis une main monstrueuse, constituée de cadavres fusionnés, de terre et de tombes en émergea. Elle fut aussitôt suivie d’un bras, d’épaules colossales et d’une tête vomissant des cadavres. L’avatar des cimetières referma ses doigts putrides sur la porte d’acier et l’arracha du mur avant de la lancer sur l’une des voitures derrière lesquelles les russes se cachaient pour canarder les zombies.

« Votre aide peut être agréable pour la guerre contre eux, pas forcément pour cette bataille. Par contre, vous bénéficierait de mon propre assaut contre eux, alors je me demande pourquoi est-ce que j’aurais besoin de payer ? »

Abigaïl se concentra une nouvelle fois, la magie nécromantique la soulevant légèrement du sol alors qu’elle lançait un appel à travers le voile qui séparait les vivants des morts. Une nécromancienne n’était jamais seule et il était temps de montrer à ces amateurs de vodkas qu’affronter Lady Death c’était faire face à une légion de spectres. Et cette légion n’affectionnait pas particulièrement les slips par-dessus les collants. La petite suite personnelle d’Abigaïl apparut autour d’elle. Deirdre flottant au-dessus de sa maîtresse, Dahud voltigeant comme si elle évoluait dans une eau invisible. Puis venaient aussi Krampus aux chaînes cliquetantes et perché sur ses épaules Samhain qui semblait fasciné par le spectacle. Ishkanah elle-même fit son apparition et la cohorte de monstruosité éclata soudainement pour se déverser sur les ennemis de la nécromancienne. Dahud fondit sur le pyrokinésiste, remplissant ses poumons d’eau spectrale. La banshee prit position de l’un des tireurs qui se retourna vers ses camarades avant de se tirer une balle dans la tête. Krampus et Samhain avançaient calmement en direction du reste des renforts russes tandis que l’araignée géante elle restait aux côtés de sa maîtresse.

« Vous voyez. Je gère. Maintenant j’aimerais beaucoup savoir pourquoi vous êtes tant intéressée à ma petite attaque. Sûrement que ce n’est pas la première fois qu’une super-criminelle s’en prend à eux pour leur apprendre une petite leçon. » Certaines avaient même dû mal finir, mais elle imaginait difficilement être la première à faire preuve d’une approche aussi brutale. « Vous semblez voir cela comme une attaque à grande échelle de la Moisson contre les russes. Hélas, mes troupes sont suffisamment occupées ailleurs, ce n’est pour le moment que moi en train de défendre mon bout de gras, si vous m’excusez une expression aussi familière. »
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Caesar
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Mar 25 Avr - 17:47 Message | (#)

– Je suppose qu'alors je pourrais prendre des notes. commenta la César avec une très légère ironie Mais bon, votre style ne correspondait pas tout à fait au mien. Et ce n'était pas du tout une critique le Cartel étant un véritable Melting Pot, les différences de genre n'étaient pas rares et on s'y faisait. Atia dirait même plus que les différences étaient parfois très intéressantes et enrichissantes. Quant à savoir si celles de Lady Death avaient un intérêt, c'était là un des buts de cette expédition nocturne Je dois cependant vous avertir, ce sont de véritables têtes de mules. Je ne sais pas s'ils peuvent apprendre quoique ce soit.

Une manière de dire que la César, et son père avant elle, avait toujours échoué à mater les Russes comme il se devait. Certes, elle était arrivé à « négocier » (plus ou moins) quelques temps morts pendant lesquels leurs concurrents leur foutaient la paix, mais c'était rare... et court. Plus généralement, elle avait compris que ces types aimaient se croire les maîtres du monde et voulaient faire ce qui leur chantait. Du coup, si Lady Death arrivait à leur faire rentrer quelque chose dans la tête au point de leur faire faire attention à respecter des règles autres que les leurs, Atia serait réellement impressionnée et devrait prendre des mesures adéquates.

Mais pour l'instant, le bilan était déjà impressionnant. Il fallait dire que tout individu pouvant survivre à une balle en pleine tête méritait des considérations particulières. A la limite, si Lady Death était un électron libre, indépendante et surtout isolée et seule, ça n'aurait pas vraiment eut d'importance. Une increvable, et alors ? Mais puisqu'il s'agissait d'une personne influente dotée d'un grand pouvoir et, d'après ce que la César avait compris, de gros moyens, la chose était différente. En imaginant que Lady Death devienne une menace, les choses seraient compliquées. Atia aimait bien savoir qu'elle pouvait tuer ses ennemis. Cela fonctionnait également avec ses alliés. Alors pour ceux qui n'étaient pas encore classés dans l'une ou l'autre de ces catégories, c'était une donnée déterminante. Être incapable de tuer quelqu'un, techniquement parlant, c'était être en position de faiblesse. Il faudra qu'Atia pense à demander à ses spécialistes. Le Mandarin aurait peut-être quelques sages paroles à distribuer sur le sujet et monsieur Visconti, quelques connaissances à apporter. Autant dire que la César prendra soin à bien réfléchir lorsqu'elle se décidera sur la position à avoir concernant la Moisson.

En tout cas, elle pourrait noter que le sens des affaires, ce n'était pas encore ça.

– Quand on est doué pour quelque chose, on n'exerce pas son talent gratuitement. déclara-t-elle avec le sourire. C'était quand même une des bases du manuel du savoir vivre au Cartel Rouge Au temps pour moi. Dans ce cas, je vais rester sagement dans mon coin. Sachez que l'offre restera valable.

N'était-elle pas diplomate ? En vrai, la réponse de Lady Death n'arrangeait pas vraiment Atia, aussi bien sur le plan « politique » que personnel, mais ce dernier ne comptait pas, de toute façon. Elle aurait préféré prendre un peu le contrôle sur ce qui se passait. Après tout, des Russes en difficulté, ça n'arrivait pas tous les jours. Pas comme ça, en tout cas. Elle pouvait se dire que l'erreur des Russes à l'égard de Lady Deaht provenait du trop plein de confiance qu'ils avaient accumulé dans leur lutte contre le cartel rouge, mais ce n'était pas une pensée très réconfortante. De fait la criminelle croisa les bras et s'adossa négligemment contre un mur pour rester en retrait et assister au spectacle. Ses hommes, étaient encore plus agacés qu'elle et le montraient plus clairement, pour ceux qui n'étaient pas occupés à se retenir de vomir en tout cas. Atia les ignora superbement, sachant qu'aucun d'entre eux n'avait à redire quoique ce soit. Et puis Lady Death commençait à décoller alors autant se concentrer sur le show.

Et à ce niveau, rien à redire. C'était sans doute une démonstration de force que la nécromancienne faisait là, pour impressionner ses spectateurs et ses ennemis, probablement. En voyant certains des serviteurs de la sorcière, deux des hommes d'Atia se mirent à vomir dans leur coin. Les autres étaient devenus assez pâles, pour la plupart. Quelques uns arrivaient tout de même à garder leurs moyens, Keith en tête. La césar resta neutre dans son expression mais sa mâchoire se crispa légèrement, elle évaluait la puissance de Lady Deaht et son estimation générait une réaction très mitigée. Pourtant, ce fut sur le ton de la conversation qu'elle répondit à la mystique.

– C'était une soirée calme, de mon côté. commença-t-elle, pour l’esbroufe En vérité, j'ai surtout vu là une occasion de vous rencontrer, enfin. et le regard d'Atia ne contredisait aucunement cette curiosité Accessoirement, je viens d'apprendre par un des mes hommes qu'un individu important figurait parmi la liste des Russes présents. Un certain Ranskahov. Un type qui est au courant de pas mal de choses. J'aurais apprécié le ramasser, mais comme je ne compte pas entraver votre opération, je suppose que je me contenterais de savoir qu'il est mort.

Atia venait de faire preuve d'une certaine sincérité dans son discours. Pas forcément l'approche qu'elle aurait préféré adopter, mais elle fera avec. Ses avantages étaient plus importants que ses inconvénients. Et puis ce n'était pas comme si elle ne pourrait rien retirer de tout cela, malgré tout. Un rapide coup d’œil vers un de ses hommes confirma cela. Sur ce, la quadragénaire recentra son attention sur son interlocutrice.

– La familiarité ne me dérange pas, assura-t-elle sur un ton qui sous-entendait vaguement que cette tolérance n'était pas non plus infinie De la même façon que le Cartel est actif ailleurs, ce soir, je suppose. Enfin, tout cela est très théorique car j'ignore complètement quels sont vos objectifs. Liés à la mort, j'ai cru comprendre. Mais comme vous êtes présentement dans le monde des vivants, je m'interroge un peu.

Cette fois elle abordait un sujet majeur. Atia savait certes que Lady Death était venue ce soir mater les Russes, mais sur le long terme, les projets de la nécromancienne lui étaient inconnus. S'en faire une idée était nécessaire pour forger un avis définitif sur la Moisson. Mais elle se doutait bien sûr qu'elle ne repartirait pas ce soir en ayant appris l'objectif ultime de son interlocutrice. Cela dit, sa réponse devrait donner le ton quant à leurs relations possibles dans le futur. Enfin, si Abigaïl voulait se concentrer sur sa tâche avant de causer business, la César attendrait docilement. Ce n'était pas comme si le spectacle n'était pas intéressant.
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Sam 29 Avr - 13:25 Message | (#)

Les humains étaient très doués pour avoir la tête dure et ne pas laisser la moindre information venir entrer dans leur caboche. Abigaïl s’était assez heurtée à des fanatiques, des patriarches convaincus du bien fondé de leur société, de sceptiques incurables pour le savoir… Elle-même ne faisait pas exception à la règle, même si en évoluant au sein du surnaturel depuis sa plus tendre enfance, elle se considérait comme ayant une ouverture d’esprit plus élevée que la moyenne. Surtout elle s’était depuis longtemps désintéressée des principes trop matériels de la société, enfin, la plupart du temps. Après tout elle aussi avait besoin d’argent pour faire fonctionner certains de ses projets et elle n’allait pas s’amuser à distribuer ses ressources inutilement. Cette Terre était une Terre parmi tant d’autres, mais c’était aussi son petit jardin en quelque sorte. Ce n’était pas parce qu’elle devait s’occuper du reste du monde qu’elle ne pouvait pas désherber de temps en temps.

« Justement. » Commença Abigaïl avec un sourire narquois sur les lèvres. « Je semble être particulièrement douée pour tuer des russes et j’aurais besoin de me cacher dans vos jupes ? Surtout que vous avez été vu avec moi ce soir. Je comptais laisser des survivants pour rapporter la bonne nouvelle du massacre aux dirigeants de la Bratva. Que pensez-vous qu’ils vont penser quand on leur racontera que vous avez été vue à mes côtés ? Que vous êtes venue juste pour discuter ou que vous avez par miracle trouvé le moyen de m’engager pour vous débarrasser de gêneurs ? »

Et pour le moment, elle s’en sortait bien. Sa cour de spectres s’occupait sans mal des renforts ennemis. Même s’il s’agissait de gangsters, ils n’avaient aucune chance contre des fantômes et surtout donc, des créatures qui ne pouvaient pas mourir. Abigaïl se faisait aussi spécialité dans le fait d’avoir des pions qui avaient eux-mêmes leurs propres pions. Chacun des spectres qui formaient sa sinistre suite était capable de faire appel à une petite variété de serviteurs, de quoi compléter son armée de zombie si c’était nécessaire. Cette dernière était d’ailleurs en train de s’engouffrer dans le bordel éventré par l’avatar des cimetières. Les coups de feu résonnaient ainsi que les jurons en russe et les hurlements des prostituées.

« Vous êtes donc une fan finalement. Enfin avec tout le sang que je peux voir sur vos mains, ce n’est pas si surprenant. Vous avez été particulièrement occupée durant votre vie humaine. » Commenta la nécromancienne sur le ton de la plaisanterie. Atia César était une tueuse, probablement une des rares personnes à avoir cette noirceur là dans son sang. A moins qu’elle ne se considère comme une sorte de bienfaitrice, qui agissait pour sa famille et que la société la forçait à faire de mauvaises choses ? Les mafieux étaient bien souvent de terribles hypocrites, ce qui n’empêchait pas Abigaïl de les trouver fascinant et de s’en inspirer quelque peu. « Mort… Mort… Je pense que vous ne devriez pas utiliser un tel terme de manière aussi… Définitive, surtout quand vous vous adressez à moi. Les corps et les âmes des individus qui sont dans ce bordel m’appartiennent désormais. Si vous voulez avoir une petite conversation avec votre chez russe, je peux arranger cela. Mais vous devez vous douter que ce n’est pas gratuit. Après tout, je ne vais pas faire gratuitement quelque chose pour lequel je suis douée, non ? Enfin, pourquoi ne pas continuer cette conversation à l’intérieur comme des gens normaux ? »

Si l’intérieur avait quoique ce soit de normal, chose qui n’était pas gagnée. Abigaïl fit un geste de la main, renvoyant l’avatar des cimetières dans la dimension obscure qui l’avait vue naître. Elle n’avait plus besoin d’un être aussi peu discret et elle se doutait bien que sa petite démonstration de pouvoir risquait bien d’attirer l’attention des légionnaires… Peut-être même de l’Archimage ? Arriverait un moment où elle devrait lui faire face, d’une manière ou d’une autre.

« Mon objectif de ce soir est un caprice : enseigner aux russes une leçon pour s’en être pris à l’une de mes acolytes. J’aurais pu laisser un tel affront sans réponse, mais vous avez raison, je suis dans le monde des vivants et je compte bien y rester. M’y faire une petite place même. J’ai visité de nombreuses dimensions, certaines dont la simple évocation pourrait rendre un homme sain d’esprit fou à lier. Cet endroit reste spécial et je compte bien étendre quelque peu ma main sur Star City. Cette ville est un cadavre mourant et les criminels en sont les charognards en quelque sorte. Sans vouloir vous offusquer, j’ai une grande affection pour les nécrophages. Puis vous savez bien que vous faites votre commerce de la misère, non ? » Comment qualifier les activités du Cartel Rouge et des autres organisations criminelles ? « Star City possède sa part de non-mort, sur laquelle je règne et en tant que bergère je compte bien prendre soin de mon cheptel. Ce qui implique les vivants qui m’ont juré fidélité comme celle kidnappée par les russes. Quand à mes objectifs sur le long terme, je ne pense pas qu’ils vous concernent. Vous serez probablement morte depuis des siècles quand mes plans fructifieront. Qui sait, vous ferez peut-être même partie de mes suivants d’ici là. » Plutôt morte que vive à voir le caractère d’Atia.

L’intérieur du bordel était un véritable charnier. Les russes s’étaient défendus avec une pugnacité qui faisait la fierté de leur race. Mais cela n’avait pas été suffisant face aux hordes de morts-vivants. Surtout alors que le moindre d’entre eux qui tombait devenait un soldat dans l’armée d’Abigaïl. La nécromancienne s’assit négligemment sur un fauteuil qui devait servir à accueillir les clients le temps qu’ils fassent leur choix. Des zombies étaient en train de faire descendre les survivants qui se défendaient à l’étage et qui avaient finalement rendu les armes. Il s’agissait principalement des prostituées, mais aussi de quelques membres de la Bratva à la fierté contrariée.
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Lun 1 Mai - 12:41 Message | (#)

– Touché. déclara Atia non sans satisfaction.

Non, ça ne voulait pas dire qu'elle admettait que sa position était infondée, juste que celle de Lady Death était pertinente. Et puis aussi, Atia était rassurée de constater que cette femme était capable de réfléchir de la sorte, comme une stratège. Les idiots au pouvoir, ça faisait toujours peur, sauf quand on pouvait les manipuler facilement. Après, restait à voir à quel point cette femme était intelligente. Un peu, c'était bien. Trop, c'était... risqué. Enfin, la César avait l'habitude de causer avec des esprits brillants et/ou tortueux. Le tout était d'adopter une stratégie personnalisée optimale. Et pour cela, il fallait connaître l'autre.

– Je dois vous avouer que je me fiche pas mal de ce que peuvent penser les Russes à mon sujet. Ils peuvent se dire qu'un collaboration avec vous me rend faible, cela leur donnera une mauvaise surprise. Ils peuvent aussi penser qu'une telle relation est dangereuse, cela rendra leurs opérations plus timides. Là-dessus, la César ne s'inquiétait pas une seconde.

Aussi, mais elle ne le dira pas à haute voix, si elle pouvait prédire les réactions des Russes, cela ferait longtemps qu'elle les aurait assimilés ou annihilés. Mais ça, Lady Death le comprendra sûrement d'elle-même. En revanche, Atia se demandait si cette conversation n'était pas de mauvais augure. D'emblée, cette nécromancienne avait rejeté l'idée d'une collaboration. Certes, la César avait présenté cette dernière sous un petit enrobage discret, mais tout de même, c'était plutôt significatif. Quand on dirigeait un empire criminel, il fallait être un minimum psychologue et ce que cette discussion laissait entendre, assez clairement, c'était que Lady Death était du genre à travailler seule. Ou du moins avec des gens/êtres/choses sous sa coupe. La perspective d'un travail d'équipe ou d'un partenariat semblait compromise. Surtout que la mystique n'avait même pas essayé de s'informer des tarifs demandés par la César. Cela donnait un peu le ton, mine de rien. Passons. D'autant plus que Lady Death fit un commentaire intéressant sur le palmarès morbide de la criminelle.

– Vous allez me faire rougir, déclara-t-elle pour sous-entendre que son interlocutrice était peut-être une fan elle aussi. A ce rythme, ça va finir en pyjama party, ajouta-t-elle pour blaguer. Une manière comme une autre d'évaluer on interlocutrice.

Cela dit, apprendre que Lady Death pouvait percevoir ce genre de chose ne resta pas dans l'oreille d'une sourde. Atia se demandait bien ce que la sorcière pouvait percevoir d'autre. La quadra n'aimait pas les mentalistes, tout le monde le savait. De manière général, elle n'aimait pas ne pas savoir ce que les autres pouvaient apprendre d'elle sans qu'elle en ait conscience. Quoi de plus normale pour une maniaque du contrôle comme elle ? D'un autre côté, la chose l'intriguait un peu. Avoir un minimum de curiosité était essentiel. C'était aussi pour cela qu'elle pouvait tolérer les mentalistes pour peu qu'ils lui étaient fidèles et obéissants. Mais ce fut sur un autre sujet que la conversation se braqua sur le thème qui définissait l'identité même de la reine des morts.

– J'ai tendance à être définitive quand il s'agit de choses sur lesquelles je n'ai aucun impact ni contrôle. Tout le monde n'a pas les mêmes talents que vous. Autant je peux être moins catégorique sur certains points que vous qualifierez de « mortels » voire d'ennuyeux, si Lady Death était du genre à adopter l'attitude blasée que les pseudo divinités aimaient tant Autant pour ce qui est de l'au-delà et de ses voies officielles et officieuses, je refuse d'y mêler mes affaires.De fait, je préfère m'entretenir avec les vivants. De la même manière que vous semblez préférer les morts. Un constat des plus évidents.

Et le discours suivant de Lady Death ne fit que le confirmer. En revanche, ça restait assez flou au niveau de ses implications en ville. Apparemment, Star City abritait son lot de « non vie » sur lequel la nécromancienne voulait mettre la main, d'après ce qu'Atia avait compris. Mes les répercussions d'un tel objectif sur son business à elle lui échappaient complètement. Son ignorance sur le sujet y jouait beaucoup. Sans doute devra-t-elle chercher à s'en informer auprès du Mandarin, ou même auprès de monsieur Visconti dont l'expertise mystique ne lui avait jamais fait défaut. Cela dit, il y avait certains points que la Caesar comprenait assez bien elle-même.

– La comparaison ne m'offusque pas du tout. charognard, c'était assez léger comme insulte comparé à ce qu'elle avait déjà encaissé Du moment que personne ne cherche à me prendre mes charognes. et si cette conversation devait encore subir des comparaisons animales, on pourrait dire que le concours de marquage de territoire avait commencé, faites macérer l'urine ! Du coup, je me dois de refuser votre offre de conversation avec un Russe mort, aussi fantasque et intéressant le processus semble-t-il. quoique, parler avec des fantômes, c'était déjà coché dans la liste des expériences folles vécues. Si vous me refusez un entretien avec un vivant, cette affaire sera close, sans que je ne vous en tienne rigueur, évidemment. Je me vois ce soir comme étant une simple spectatrice. qui espérait tout de même pouvoir monter sur scène et y récupérer un souvenir, certes.

Puis, Atia décida d'ignorer superbement le sous-entendu que son interlocutrice venait de faire quant au destin de son âme après sa mort. Le sujet ne lui plaisait pas du tout mais n'ayant aucun outil pour y répondre, elle préféra rester dans la ligne de conduite qu'elle avait entamée : rester définitive sur le sujet. Pour le moment du moins. A coup sûr, ça la travaillera plus tard. Mais elle était une femme d'affaire, il y avait des choses à prioriser.

– Mais je me demande quand même ce que vous compterez faire avec les Russes par la suite. Ils ne sont certes pas stupides mais leur rancune est tenace. Je doute qu'ils restent les bras croisés après cette attaque.

Certes, l'attaque semblait bien se passer pour Lady Death, ce soir. Mais encore une fois, on parlait d'un groupe de mafieux qui avait donné du fil à retordre au Cartel Rouge pendant des années. De son point de vue, Atia estimait que la Moisson risquait de s'être fait un nouvel ennemi et que le choix de sa leader d'avoir agi seul mettait les projecteurs sur elle et seulement sur elle. Les Russes étaient par nature des ennemis du Cartel donc pour la César, ça ne changeait rien du tout, mais pour la nécromancienne, cela alourdissait son travail. Maintenant si elle n'était pas du tout intéressée par une alliance de circonstance et qu'elle estimait être capable de gérer les Russes toute seule, comme une grande, la Caesar n'insisterait pas. Au mieux les morts-vivants se débarrasseraient de ses ennemis pour elle. Au pire le contraire arriverait. Un de ces deux scénarios était productif et l'autre laissait Atia totalement indifférente alors elle n'allait pas battre des cils et parlementer pendant des heures pour si peu. En attendant la réponse de Lady Death, le visage masqué de la quadra se tourna vers le bordel qui se faisait de moins en moins bruyant, laissant entendre qu'il n'y avait plus beaucoup de mafieux pour se battre. Enfin moins bruyant... si on ne prenait que les coups de feu en compte les cris, eux, résonnaient toujours un peu. Mais bon, ce registre sonore changerait sûrement les putes de ce à quoi elles étaient habituées.
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Lun 1 Mai - 13:50 Message | (#)

Atia n’avait pas tort non plus. Le fait d’être associée à Abigaïl en ce soir alors qu’elle attaquait l’une des bases de la Bratva ne devait pas forcément nuire à sa réputation. Au pire les russes penseraient qu’elle avait engagé Lady Death ou avait eu besoin de son aide. Est-ce que cela signifiait qu’elle était dans une position de faiblesse ? Pas vraiment. Car cela signifierait aussi que le Cartel avait les moyens d’engager Lady Death, ce qui revenait à engager un criminel indépendant dont la réputation n’était plus à faire, comme le Docteur Otaku ou le Géant Vert, mais en définitivement plus mortel.

« Je crois que nous avons donc toutes les deux gagné du simple fait que vous soyez venue voir la façon dont je m’occupais des russes. Cela pourrait presque poser les bases d’une collaboration, sans que je n’aie eu à verser la moindre obole. »
Commenta Abigaïl avec un sourire.

En fait, l’idée d’une collaboration avec le Cartel Rouge ne la gênait pas outre mesure. Certes, ils étaient des vivants, mais elle avait déjà travaillé de concert avec les Ymirs et elle savait qu’Anton avait testé certains de ses golems dans l’arène du Circus Maximus. Autant dire que la nécromancienne, sa Moisson et l’organisation criminelle avaient déjà eu leur lot d’interactions. Pourtant, aux yeux de la mort-vivante, les négociations n’avaient pas vraiment commencé. Oh, elle avait rejeté de but en blanc la première proposition d’Atia, ce qui lui semblait parfaitement normal. Elle était reine des morts-vivants ! Autoproclamée, certes, mais elle ne se voyait pas payer pour un soutien qu’elle avait déjà finalement d’une certaine manière… Ou qui serait déjà ancré dans l’esprit de ses nouveaux ennemis. Peut-être que la mafieuse avait raison aussi, peut-être que la Bratva était plus dangereuse qu’elle n’y paraissait. De là à pouvoir vaincre la Moisson ? C’était une autre question.

« Je crois que nous n’avons pas atteint ce genre de degré d’intimité malheureusement, puis les pyjama parties ont lieu dans une crypte avec moi comme vous devez vous en douter. »
Plaisanta à son tour la nécromancienne. Bien sûr elle ne dormait pas dans un cercueil et ne vivait pas dans une crypte ! Mais dans un manoir hanté, ce qui devait être la seconde chose qu’on imaginerait si Abigaïl était issue d’une série télévisée issue du siècle précédent.

« Voyons, même vous devez savoir que la mort n’est qu’un commencement. Votre science en ce siècle est suffisamment avancée pour que vous sachiez que chaque brique qui constitue votre corps pourrissant est recyclée et réutilisée. L’âme s’attarde aussi. Je me demande combien de spectres hantent encore le monde des vivants, votre nom sur leurs lèvres éthérées, cherchant désespérément à se venger mais en étant terriblement incapable. Nombreux sont les défunts qui rêveraient d’influencer le monde des vivants vous n’avez pas idée. Si vous vous avancez suffisamment dans le mysticisme vous découvrirez que la mort n’a rien de définitif. »

Abigaïl en était l’incarnation. Ses zombies, récoltés dans les rues avaient complètement ravagé le bordel. Aucun secret détenu par un trépassé n’était à l’abri de la nécromancienne pour qui chaque tombe était un livre ouvert.

« Je m’évertue à ce que les morts ne viennent pas trop perturber les vivants et que la réciproque reste vrai. Enfin, je vois une esquisse d’entente, vous régnez sur les vivants, enfin sur la partie criminelle en tout cas et vous me laissez les morts. De cette façon nous pouvons être sûres de ne pas nous marcher sur les pieds, qu’en dites-vous ? » Il restait à voir si Atia n’avait pas toute une légion de pilleurs de tombes et de trafiquants de cadavres qui risquaient de venir compliquer les choses. Abigaïl ne touchait presque pas aux vivants elle-même. Quelques clochards et fugueurs disparaissaient de temps à autre. « Je pourrais même vous faire un prix pour m’occuper de vos morts et vous assurer ainsi qu’ils ne parlent à personne d’autre. Je pourrais aussi vous débarrasser de tous les esprits sans repos qui chercheraient à vous hanter. Quelque chose me dit qu’il y en a un certain nombre. »

Ces manifestations étaient rares, mais si vous rassembliez suffisamment d’esprits sans repos, aveuglés par la haine et la colère, ils pouvaient former un poltergeist. Abigaïl traquait ces entités sans relâche, absorbant ces âmes en peine et les mettant au repos. Il était inéluctable que les vivants et les morts aient des interactions, mais elle s’était mise en tête de superviser ces dernières.

« Oh, je ne compte pas vous prendre votre charogne. » Abigaïl se contenta d’hausser les épaules lorsqu’Atia refusa son offre. « Je ne peux vous forcer à converser avec les morts. Mais je ne peux vous garantir d’entretien avec votre russe vivant j’ignore encore s’il respire encore, enfin nous le découvrirons bien assez tôt. »

Après tout le bordel était tombé, les morts avaient pris le contrôle de toutes les pièces et les survivants avaient été rassemblés dans le salon où se tenait la nécromancienne et les membres du Cartel Rouge. Abigaïl avait renvoyé ses spectres à l’extérieur, elle n’avait plus besoin d’eux maintenant, il fallait d’ailleurs qu’elle rassemble ses petits cadavres ambulants pour éviter de trop attirer l’attention. Les médias raffolaient des départs d’apocalypse zombie.

« Ils pourront chercher à m’attaquer, s’ils leur rancune dépasse leur intelligence. Mais pour cela il faudrait qu’ils soient capables de me trouver. Ce dont je doute fortement. Il faudrait aussi qu’ils trouvent un moyen de tuer ce qui est déjà mort, ce qui peut s’avérer aussi compliqué. Je suis plus tenace qu’eux, inéluctable même. Ils ne parviendront pas à se débarrasser de moi, tout au plus pourront-ils me forcer à battre en retraite quelques instants, mais personne ne peut échapper définitivement à la mort. Cela pourrait être une guerre d’attrition entre eux et moi, mais je ne doute pas de ma victoire, le temps est de mon côté. Votre aide pourrait accélérer les choses je n’en doute pas. Puis avez-vous pensé que si vous n’avez jamais réussi à vous débarrasser d’eux c’était parce que je n’étais pas encore là ? »

Elle mettait en avant son orgueil démesuré, mais elle pensait bien pouvoir se le permettre. Jamais la Moisson n’avait été aussi présente dans le monde et à Star City que depuis ces dernières années.

« Alors, est-ce que votre russe se trouve parmi les survivants ? »
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Mar 2 Mai - 11:44 Message | (#)

– Comme quoi, toutes les bonnes choses n'ont pas forcément de prix.

Pour un peu, il semblerait qu'Atia essayait de séduire Lady Death. Mais n'importe qui la connaissant un minimum savait que ce n'était pas le cas. D'abord parce que la César ne battait des cils qu'en de très rares occasions, et aussi parce que sa parade nuptiale à elle était beaucoup moins subtile que ça et impliquait plus de bleus que de mots doux. Accessoirement, mieux valait éviter de se demander ce que la parade nuptiale de Lady Death pouvait impliquer de son côté. Des goules et des poltergeists, sans doute. Enfin la César remarquait surtout que par ce commentaire, la nécromancienne sembla sous-entendre qu'elle était potentiellement prête à collaborer avec elle. Prendre cette interprétation pour argent comptant serait cependant un peu naïf, Lady Death pouvait tout à fait essayer de la faire tourner en rond, juste pour le plaisir. Oui, il y en avait qui étaient comme ça. Même si, globalement, les plus « puissants » n'en faisaient pas partie. En général, leurs excentricités ne les amenaient pas vraiment à jouer sur ce tableau. Otaku et le Géant Vert en étaient la preuve. Quoique, cela ne voulait absolument pas dire qu'ils étaient faciles à gérer, au contraire. En particulier l'autre écologiste en puissance. De toute façon, comparer tous ces phénomènes serait inutile.

– Cela pourrait ce négocier pour Halloween, plaisanta Atia au sujet de la pyjama party.

Un sujet totalement fantaisiste, elle en avait conscience, et certainement que la mystique aussi. Du moins Atia l'espérait car dans le cas contraire, la dame aux morts serait déçue. Cela dit, cette aparté laissait tout de même entendre qu'une négociation était possible. Parce que pour la Caesar, celle-ci avait commencé au moment où elles s'étaient adressées la parole. La tête dans les affaires, en permanence ou presque, c'était un des mots d'ordre de la fille d'Auguste. Un pragmatisme qui rejoignait celui concernant sa position sur la Mort.

– Oh je veux bien vous croire. J'ai vu assez de trucs dingues pour me douter que le rideau ne tombe que pour ouvrir un deuxième acte. c'en était presque poétique de sa part Je dis juste que cela ne m'intéresse pas car cela ne concerne pas mes affaires. Le jour où les morts viendront mettre le nez dans mon travail, en revanche, je leur accorderais toute l'attention nécessaire.

Et à l'entendre, cela risquerait de mal se passer pour les défunt un peu trop zélés. Cela dit, c'était là un petit mensonge car si le sujet était totalement mis de côté d'un point de vue « business », d'un point de vue personnel, Atia s'y penchera sans doute un peu. Quand l'occasion se présentera. Et peut-être que cela impliquera cette Lady Death, selon l'état de leur relation à ce moment là.

– Là-dessus, rien à redire de mon côté. affirma la Caesar presque avec enthousiasme (un peu de retenue, enfin!). Elle se retint juste de noter que son règle à elle, comme les Russes le prouvaient si bien, n'était pas complet, ce qui lui faisait se demander si c'était la même chose pour son interlocutrice. Existait-il une force pouvant remettre en question sa morbide suprématie ? Un sujet que la quadragénaire préféra mettre de côté pour le moment, le jugeant inutile. J'apprécie votre offre et je la garderai bien en mémoire. Mais pour l'instant, aucun... nécromancien, c'est ça ? Ne s'est encore amusé à jouer avec nos morts. sans doute parce que ces mystiques étaient, la plupart du temps, isolés, et que s'attirer les foudres du Cartel ne devait pas faire partie de leur priorité. Mais si cela venait à arriver, des mesures adaptées seraient prises, soyez-en sûre. Une menace qui ne s'appliquait pas uniquement à d'hypothétiques nécromanciens indépendants. Et il en sera de même au cas où je finirais par être hantée. Mais je dois vous avouer d'emblée que je dispose déjà de partenaires mystiques plus que qualifiés pour m'apporter des solutions sur ce genre de difficultés.

Ne pas faire de promesse en l'air, c'était une des bases nécessaires pour construire une relation/alliance solide. Atia ne connaissait pas encore Lady Death pour faire appel à ses services, notamment sur un sujet personnel comme une potentielle malédiction. Elle pouvait déjà compter sur les services de monsieur Visconti pour cela. La criminelle s'abstint cependant de nommer son consultant mystique au cas où une éventuelle rivalité fût en place. C'était le problème quand on traitait avec des personnalités extérieures au Cartel, on ne pouvait pas tout savoir. Mais bon, Dante avait déjà prouvé qu'il était digne de confiance. Cela dit, il était évidemment hors de question de rejeter d'emblée l'offre de Lady Death. D'abord dans l'intérêt de la négociation, ensuite parce qu'on ne savait jamais. Surtout avec la magie.

– Contente de l'entendre. affirma Atia.

Bon, elle avait beau pisser pour marquer son territoire, la mystique n'était pas fermée à la collaboration et à l'entente. Tant mieux. Atia aurait été assez ennuyée de se retrouver face à une nouvelle ennemie, surtout d'un tel calibre. Elle en avait déjà tant à gérer. Bien sur, parler d'alliance serait prématuré. Mais il y avait tout un fleuve entre l'alliance et l'inimitié et ces eaux là étaient tolérables. Pour en revenir au sujet, finalement secondaire, des Russes, la criminelle ne fit aucun commentaire, jugeant qu'elle n'avait rien à dire. Mais elle remarqua bien que Lady Death ne semblait pas avoir l'intention de faire le moindre effort pour répondre à sa demande. Sans doute encore un jet d'urine pour marquer son territoire. Métaphoriquement parlant, évidemment. En tout cas, force était de constater que le résultat était là. Ne pas craindre la mort et s'en servir à son avantage était assurément un plus dans ce genre de combat. Atia observait les restes du bordel et de ses occupants avec intérêt tandis que la majorité de ses hommes arborait un teint presque verdâtre. La César se demandait ce qu'une organisation telle que la Moisson pouvait craindre, au final. Car mis à part les biens matériels qu'ils avaient certainement acquis pour mener à bien leurs opérations, il ne devait pas y avoir grand-chose de dangereux pour eux. Cela n'empêchait pas la patronne du Circus d'y songer sérieusement sous son masque. Toutefois, la César priorisait le problème Russe.

– Je vois que vous avez l'arrogance des plus grands, constata Atia avec humour. La criminelle imaginait bien les egos de Lady Death et d'Otaku converser bruyamment et elle assister à la scène de ménage de loin en buvant son thé. Je ne peux qu'affirmer qu'une lutte commune réglerait le problème rapidement... surtout si on ne leur laisse pas le temps de méditer sur cette défaite. Comment ? Dès le premier soir ? Atia n'attendrait donc pas le troisième rendez-vous pour parler de choses aussi sérieuses ? Quelle audace ! Et j'avais déjà réfléchi aux raisons de la résistance Russe. Elle se garda bien de parler de défaite pour le Cartel Il semblerait que le noyau de leur influence se trouve chez eux, avec le gros de leurs moyens. Ma théorie est que couper la tête du monstre à Star City est inutile tant que le cœur est intact.

Seulement voilà, organiser une attaque en Russie n'était pas donné, aussi bien financièrement qu'au niveau de la main d’œuvre. Principalement parce que le noyau d'Atia résidait à Star City. Mais aussi parce qu'elle savait que faire comme les Russes : envoyer des équipes là-bas ne résoudrait pas le problème. Une attaque à grande échelle, chirurgicale et brutale serait la solution idéale mais la cheffe du Cartel doutait d'avoir les moyens. Elle pourrait sans doute demander à Tesla, mais comme elle ignorait si les Russes constituaient une menace pour lui et pour son organisation Incognito, la criminelle préférait éviter cette perspective qui pourrait lui coûter trop chère. Passer par la Moisson serait l'idéal. Mais chaque chose en son temps. D'abord, Atia fit le tour de la salle pour examiner les survivants et chercher celui qui l'intéressait.

    Lancer de dés :
    Réussite : Ranskahov fait partie des survivants
    Échec: Diffusez la Marche funèbre


– Nope... je suppose qu'il n'était pas du genre à abandonner même quand la situation est désespérée.

C'était tout à l'honneur des Russes mais c'était également une de leurs qualités les plus agaçantes. Atia préférerait largement que ses hommes à elle fassent preuve d'une telle détermination.

– Bah, au moins ils ne poseront pas de problème pendant quelques semaines. C'est déjà ça de pris. Comptez-vous leur envoyer un messager ? demanda-t-elle à Lady Death en se demandant si le facteur en question allait être mort ou vivant.


Dernière édition par Atia César le Mar 2 Mai - 11:48, édité 2 fois
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Mar 2 Mai - 11:44 Message | (#)

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Mar 2 Mai - 21:57 Message | (#)

Un doux sourire se dessina sur les lèvres d’Abigaïl alors qu’elle écoutait les réponses et remarque de la dirigeante du Cartel. Apparemment, une sorte de tolérance réciproque se dessinait peu à peu entre elles, comme si elles reconnaissaient à chacun un royaume propre et étaient bien décidées de chaque côté à ne pas franchir des frontières qui se dessinaient avec plus de précisions. Atia César régnait sur les criminels de Star City et vouloir contester cet état de fait aurait été stupide. Après tout, les Faust régnaient sur la nécromancie et Abigaïl n’aurait pas vraiment apprécié qu’on vienne remettre en cause cet état de fait. Les morts restaient toutefois son domaine, qu’ils soient à Star City ou non et tant qu’Abigaïl ne viendrait pas déranger les activités criminelles du Cartel Rouge, il n’y avait aucune raison que le Cartel ne vienne l’embêter avec ses morts…

Bien sûr, la nécromancienne savait d’expérience que des accrochages auraient lieu. Le trafic d’humains et d’organes venait parfois se heurter à celui des mages de la mort et certains chasseurs de trésors pouvaient obtenir des reliques que même Abigaïl désirait. C’était ce qui était arrivé entre la Moisson et Ymir. Lady Death avait dû se résoudre à faire un geste et à acheter le masque funéraire qu’elle désirait aux mercenaires de Jötunn, sans quoi leur affrontement aurait pu encore avoir eu lieu en ce moment même. Sa force était impressionnante, de même que son endurance, mais elle ne pouvait pas mourir, ce qui compliquait les choses.

« Je n’en doute pas une seconde. » Répondit Abigaïl d’une façon laconique, bien plus que quelques instants auparavant à propos des mystiques au service d’Atia. La nécromancienne aurait pu émettre l’idée de se mesurer aux défenses de la mafieuse, voir si ses mystiques pourraient l’empêcher d’exercer ses pouvoirs. Ce qui pouvait être le cas par ailleurs. Bien sûr elle ignorait que le mage-dragon vendait déjà ses services au Cartel Rouge. « Mais je vous dirais où me trouver si jamais vous avez soudainement besoin de mes services dans l’une de ces situations. Il y a peu de moyens de s’assurer de manière définitive qu’un mort ne parlera jamais. » L’un d’entre eux étant de détruire l’âme immortelle de ce dernier, ce qu’elle avait fait pour celle de l’oncle de Renan à la demande de ce dernier. Il avait pourri en enfer pendant si longtemps que cela avait presque dû être un soulagement pour Jack Taley de disparaître dans le néant à tout jamais.

Pour Abigaïl toutefois, Atia était déjà hantée, comme à peu près tous les vivants de ce monde et surtout ceux qui avaient fait couler du sang innocent. Ce n’étaient pas parce que les spectres en question étaient incapables de se manifester ou étaient prisonniers d’une autre dimension qu’ils ne désiraient pas se venger. Un simple sortilège, une once de pouvoir et on pouvait les appeler. Mais Abigaïl commençait tout juste à voir se profiler une entente avec la mafieuse et n’allait pas proférer des menaces inutiles. Au mieux aurait-elle apprécié d’invoquer les victimes d’Atia pour moissonner leurs âmes et les ajouter à son armée damnée.

La nécromancienne croisa ses doigts devant son visage, son sourire s’élargissant quelque peu, ce qui donnait à son masque de mort un air encore plus sinistre. Un détail qui laisserait probablement son interlocutrice de marbre, mais Abigaïl était trop attachée à toute la mise en scène qui l’accompagnait pour s’en départir. Puis après tout, cette mise en scène était l’essence même de la magie. Qu’était un magicien sans son chapeau haut de forme ?

« Ne confondez pas l’orgueil et l’arrogance. Je suis fière de ce que j’ai construit et du pouvoir que j’ai accumulé, comme vous devez être fière de votre héritage et du Cartel Rouge, non ? Peut-être que j’ai de bonnes raisons d’être aussi assurée de ma capacité à prévaloir sur la Bratva. D’ailleurs je pourrais vous proposer de vous mener directement en Russie si ce ne sont pas que des paroles en l’air. J’ai les moyens de faire traverser les kilomètres qui nous séparent de leur pays d’origine en quelques instants et d’amener la guerre à leur porte. Il faudrait bien entendu des individus capables et qui ne refuseraient pas de s’engager sur des voies normalement interdites aux vivants. »

Les pouvoirs de psychopompe d’Abigaïl lui avaient permis d’atteindre d’autres dimensions. Mais surtout, ils lui avaient permis de réaliser que tous les lieux de mort de la Terre Prime étaient connectés. Les catacombes de Paris, les grandes pyramides d’Egypte, le cimetière aux lanternes… Mais aussi une simple tombe isolée au milieu des bois ou un boot hill quelque part au fin-fond des Etats-Unis. Il y avait forcément des cimetières à Moscou, un passage pour la Moisson et d’éventuels alliés. Puis quel meilleur moyen de sceller une collaboration entre morts et vivants que dans le sang d’un ennemi commun.

La nécromancienne tourna son regard vers les vivants, entourés de zombies. Elle avait presque un instant oublié leur existence. Une collaboration avec le Cartel pourrait lui offrir une moisson bien plus intéressante que celle-ci. Mais Lady Death n’était pas du genre à gâcher.

« Bien, dans ce cas je ne vois pas de véritable raison de les conserver en vie. »

Elle leva une main en leur direction et des filaments de magie noire vinrent se ficher en eux. Leur peau se mit à pâlir alors que leurs yeux devenaient sombres et que certains devenaient fous au point de se griffer le visage de leurs ongles. Mais le résultat fut rapidement atteint et au bout de quelques minutes de ce tourment, tous les survivants du bordel étaient dans le même état que leurs collègues réanimés. Ils n’étaient juste pas passés par la case mort avant d’atteindre celle de mort-vivant.

« Probablement. Quoique vous avez vu ce qu’il s’est passé, de même que vos hommes. Je pourrais m’en abstenir. Malheureusement j’ai peur que si je ne leur mets pas les points sur les i ils ne réaliseront pas pourquoi je les attaquer exactement. »
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Nothing beats a pair of queens

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