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Petite sortie entre amis [Gabriel]

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Personnel Civil de l'UNISON
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Lou Gravet

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Mer 5 Avr - 12:35 Message | (#)

Il y a des situations, comme cela, qui vous font automatiquement penser à des personnes précises, comme par exemple, à tout hasard, l'image très claire de l'une de vos grandes sœurs soupirant d'exaspération devant l'encadrement de votre porte, vous disant pour la mille quatre cent trente septième foi de ranger votre chambre, qui vous revient en mémoire alors que vous cherchez ce satané paquet de clop parmi le bordel de votre appartement…
Je savais que j'en avais un qui trainait quelque part et avec un peu de chance, il y aurait même des cigarettes dedans ! Il était assez rare que je fume à vrai dire, si cela m'arrivait plus d'une fois tous les cinq mois c'était déjà le bout du monde. Mais quelque foi l'envie de m'intoxiquer la santé me preneur et il était alors toujours agréable de s'en griller une tranquille, à condition de retrouver son paquet bien évidemment….

Je levais le nez vers ma pendule murale et étouffais un juron avant de me remettre à chercher plus énergiquement. J'étais celui qui avait proposé cette sortit, je n'allais quand même pas être en retard à cause de satanées sucettes à cancer qui ne voulait pas se montrer ! 
Je finis éventuellement par mettre la main sur un vieux paquet complètement défoncer était à peu près sure que ce packaging n'était plus en vente depuis au moins un an - caché au fin font d'un tiroir où trainait toutes sortes d'objet hétéroclite qui avait, a priori rien à faire ensemble. Je l'ouvris et … Bingo ! Trois cigarettes et deux écrous ! Joie, bonheur, intoxication, Épiphanie, tout ça, tout ça…

Je fourrais ma trouvaille dans la poche arrière de mon jean, noir évidement, et sortis de chez moi en coup de vent, prenant à penne le temps de verrouiller derrière moi. Mon éternel blouson de cuire râper était, lui, déjà sur mes épaules, passé par-dessus, oh comble de l'originalité, un pull gris.
Dix minutes de marche et deux bus plus tard je me trouvais exactement là où je voulais être, devant un modeste cinéma du centre. C'était un petit établissement de quartier, de cinq à six sales rarement complètement pleines. J'affectionnais l'endroit pour son aspect simple et populaire ainsi que pour sa petite taille qui me permettait généralement d'éviter les bains de foule et les queues trop longues.

Je checkais l'heure sur mon portable pour me rendre compte que j'étais finalement légèrement en avance… Tends mieux, je préférais cela que de le faire attendre. Mes zygomatiques d'étirèrent et je me retrouvais comme un con à sourire tout seul. Cela fessait un bout de temps que nous ne nous étions pas retrouvé tous les deux, à profiter d'une après-midi commune et cela m'avait manqué. Il faut dire que le Major était un homme occupé, et je n'étais pas non plus disponible H24, alors il pouvait s'avérer difficile de se voir.

Mon sourire s'étira, Gabriel était la personne que je connaissais depuis le plus longtemps dans cette ville me semblait-il et un ami qui m'était cher. Cette affection venait, bien sure, en partit du fait qu'il était celui qui m'avait recruté, celui qui m'avait sorti de ma misère, pécuniaire comme intellectuelle, et qui m'avait permis se commençait une nouvelle vie, un meilleur vit… Mais pas seulement. J'avais appris à aimer l'homme pour lui-même, pour son humour et son sarcasme qui s'accordaient au mien, pour sa passion et son impatience qui me faisait rire, pour notre amour commun du septième et neuvième arts et des jeux vidéo aussi. Au final celui qui n'avait au départ été qu'une lointaine figure bienveillante était devenu un amie cher.

Je rangeais mon téléphone dans l'une de mes poches et sortis mon paquet de cigarettes d'une autre. J'en pris une du bout des lèvres, la mâchouillant distraitement, le regard levé vers les affiches des films. J'avais proposé un ciné et avais indiqué une heure de rendez-vous qui tapait un peu avant une séance qui me paressait intéressante, mais au final je n'avais pas indiqué à Gabriel de long métrage précis. On verra bien… Je ne me fessais pas trop de soucis quant au fait que nous arriverions à nous mettre d'accord sur quoi voir. Dans le pire des cas il nous faudrait juste trouver un endroit tranquille où se caler en attendant le bon horaire, il y avait un café pas trop loin si mes souvenirs étaient bons.

Perdu dans mes pensés et dans le programme je ne m'aperçus pas tout de suite que mes mains fouillaient infructueusement toutes mes poches d'elles-mêmes. C'est quand mes doigts explorèrent le tissu intérieur de ma veste pour la troisième foi que je m'en rendis compte. Mais sourcille se froncèrent, je l'avais oublié c'est ça ? Je refouillais toutes mes poches encore une fois, mes épaules s'affaissèrent et ma tête roula d'exaspération, Ouaip, j'avais complètement oublié de prendre un briquet…
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Lun 17 Avr - 16:49 Message | (#)

Le mois d’avril avait foutrement mal commencé.
On avait beau avoir la quarantaine passée et ne plus se bercer d’illusions sur la nature humaine et ses faiblesses inhérentes, il était toujours possible de se tromper, et d’être déçu. La déception était en effet le mot qui décrivait le mieux l’état d’esprit du major lorsqu’il avait appris que son poulain, Jay Lane le repris de justice, avait finalement échoué à tenir sa promesse. Sous couvert de surveillance de l’UNISON, il avait offert au texan une liberté conditionnelle, et voilà que ce dernier s’était empressé de tout foutre en l’air. Il n’était pas en colère, vexé, ni même blessé, mais las, dépité. C’était du grand gâchis, et il était certainement fautif dans l’histoire lui-aussi. Il faudrait qu’il se justifie auprès de la presse, de ses collaborateurs, de ses supérieurs et pire encore : Jennifer Ellis, la grande patronne de l’organisme international, ne manquerait pas de lui tomber sur le gras si elle entendait parler de cette histoire. À moins qu’elle n’envoie John Smith, le commandant régional d’Amérique du Nord, pour le savonner et lui signifier son suprême mépris…

L’humeur de Gabriel était ainsi quelque peu assombrie en ce début de printemps, mais une nouvelle, ou plutôt une proposition allait rapidement lui faire regagner sa bonne humeur et son habituelle jovialité. Elle prit la forme d’un sms familier, tout droit venu d’une tête blonde râleuse et butée qu’il appréciait particulièrement. Lou, ou plutôt « Loulou » comme il aimait l’appeler – l’humour douteux du major n’était plus un secret pour le jeune homme – lui proposait, non sans son élégance typique, un cinéma ce weekend. Au programme ? Un nanar dont il était friand, l’appétence de Gabriel pour le cinéma, les séries, les comics et tout cet univers n’étant un secret pour personne, il fut prompt à répondre un « Avec plaisir, mon chou » tapé d’un geste pataud sur son téléphone. Contrairement à l’agent civil, il n’était ni amateur, ni doué avec les technologies dites modernes.

Il se libéra de ses obligations du jour – il travaillait quasiment tous les jours de la semaine, c’était une mauvaise habitude qui s’était accentuée à la mort des siens – et quitta le Brett Building un peu avant l’heure de rendez-vous fixée par Lou. Son affection pour lui était profonde et sincère, elle avait grandi progressivement au fil de leurs rencontres. Qu’avait-il perçu en lui, le jour où rongé par la culpabilité, Lou avait divulgué les plans d’un braquage de banque qu’il comptait commettre avec ses complices ? Gabriel l’avait compris comme un gigantesque appel à l’aide : ce garçon-là voulait bien agir, mais était pris dans un engrenage complexe qui le poussait systématiquement à prendre de mauvaises décisions. Toutefois, Lou avait conscience qu’il s’agissait d’actions répréhensibles – seulement, il ne voyait pas comment s’en sortir autrement.

Plutôt que d’embrasser la perspective de le revoir, quelques semaines plus tard, au cœur d’une affaire sordide, Gabriel avait décidé de lui offrir une porte de sortie. Il n’avait pas les moyens de le prendre personnellement sous son aile, et ce n’était probablement pas souhaitable, mais il lui avait offert la possibilité de s’engager dans une formation honnête. Lou avait saisi sa chance, et Gabriel avait dès lors gardé un œil sur lui. L’UNISON, doté d’un service social attentif, l’avait aidé à démêler le litige que la famille Gravet avait avec leur propriétaire et peu à peu, Lou avait changé. Il était toujours la « sale bête » bordélique et débrouillarde qu’il avait connu, mais il avait gagné en stabilité. Gabriel avait confiance en lui, c’est pourquoi il l’avait présenté à son grand ami Adrian Pennington, l’Archimage, rien que ça ! Aujourd’hui il était heureux de voir que les deux hommes s’entendaient, que Lou faisait son petit bout de chemin entouré de bonnes personnes… Bref. Il aimait ce gosse et se retrouvait sans doute un peu en lui, ce qui ne l’empêchait pas, bien sûr, de le titiller à la première occasion venue.

Ainsi, lorsque le major arriva dans le dos de sa cible qui farfouillait ses poches, il abattit sa main large et forte sur son épaule et le secoua amicalement.

« Bonjour vous. » Gabriel ne ratait jamais une occasion d’employer un ton langoureux, et d’utiliser l’expression favorite de Joey de la série Friends. « Au lieu de chercher à encrasser ces jolis poumons, embrasse plutôt ton major favori. »

Tout sourire, Gabriel porta son regard sur le petit cinéma de quartier devant lequel Lou faisait le pied de grue. Quelques affiches aux coins cornés étaient prometteuses, mais pas un titre ne disait quoique ce soit à Gabriel. Boum, ça lui faisait réaliser que cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas flâné devant les affiches de film, il était complétement à la rue en termes d’actualité.

« C’est pittoresque là où tu m’emmènes. Presque romantique. » Toutes les occasions sont bonnes. Les yeux ambrés et taquins de Gabriel abandonnèrent le fronton de l’établissement et glissèrent jusqu’au minois de son ami. « Cela fait longtemps, trop longtemps que je n’ai pas vu ton adorable minois. Tu travailles trop, tu me délaisses. » L’hôpital se fout de la charité, bien sûr, en témoignait ce petit sourire en coin. « Tu comptes te rattraper avec laquelle de ces incroyables productions ? »
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Lou Gravet

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Mer 19 Avr - 18:28 Message | (#)

Je nierais à jamais le pitoyable petit cri de souris qui m'échappa quand deux grandes mains s'abattirent sur mes épaules, me faisant sursauter au passage. Mais il ne fallut pas longtemps à mon cœur malmené pour se calmer à l'entente d'une voix bien connue ainsi que de ses accents enjôleur et joueur. Gabriel bien sure, qui d'autre pouvait me foutre une frousse pareille et dans la seconde d'après me faire me sentir si en sécurité ?... Le Majors avait, depuis longtemps, cette faculté de me procurer cette sensation de sécurité quand j'étais à proximité de lui. Au côté de ce grand homme j'avais la rassurante impression que rien ne pouvait m'arriver.

Je lavais la tête, me cabrant en arrière pour essayer d'apercevoir mon amicale assaillant dans un mouvement bizarre et dépourvu de toute logique.

« Je n'essaie pas de les encrasser, je n'aime juste pas leur couleur et tu sais bien que le noir me va mieux que toutes autres teintes.» Je lui souris un instant, espiègle et fière de ma réplique, avant que mais sourcilles ne se fonces d'une fausse contrariété. « Et puis d'abord, comment suis-je supposé t'embrasser alors que tu es si grand, hein ?! »

1m90 contre 1m70, je vous laisse imaginer à quoi on ressemblait… On était plutôt ridicule, enfin, j'étais plutôt ridicule. Je n'avais pas pour habitude de me plaindre de ma taille pourtant, j'étais petit, certes, mais je n'avais pas non plus l'impression d'être un nain la plupart du temps. Il faut croire qu'être au côté de Gabriel n'était pas la plupart du temps… Ça ne m'empêcha pourtant pas de pivoter sur moi-même, me retrouvant ainsi face à l'homme, et de passer mes bras derrière sa nuque, histoire de me retrouver suspendu à son cou et de pouvoir lui claquer une bise sur la joue. Tout cela de manière beaucoup trop tactile pour ne pas en paraître bizarre bien sure, mais qui s'en préoccupa donc ?...
Ah, au vu de la façon dont il nous regarde et de la tronche qu'il tire, je dirais que le petit vieux de l'autre côté de la rue s'en préoccupe… Bah, tend pie pour lui !

Je me décollais du Major de quelques pas, un grand sourire me dévorant le visage de part en part. J'étais vraiment heureux de le revoir d'une autre façon qu'en coup de vent dans les couloirs de l'UNISON.
Mon regard suivit le sien et se perdit à son tour sur les affiches. Sans surprise le cinéma proposait les dernières sortirent à la mode et visaient plutôt le divertissement qu'autre chose. Films d'animation et blockbusters étaient mis à l'honneur au détriment d'autres productions plus modestes ou d'auteur. L'établissement ne prenait pas de risque, préférant proposer de l'action décérébré au scénario douteux tenant sur un timbre-poste et ça tombait bien parce que c'était justement ce qui nous intéresser ici.

Je ne retins pas mon rire à la remarque de Gabriel. « Seulement presque ? Il faudra que je fasse mieux la prochaine foi alors ! J'avais beaucoup hésité avec une balade en barque sur un lac, mais ils ne font pas de pop-corn au caramel maison eux… »

C'était désespérant de voir la vitesse avec laquelle je rentrais dans le jeu de l'homme à chaque foi. Juste moi qui devait probablement être le plus mauvais draguer de l'état - pour ne pas dire du monde - je me laissais emporter dans ce jeu de faux flirte qui devait en déconcerter plus d'un, mais qui me paresser tellement naturel avec le major. D'ailleurs il ne s'arrêta pas là.

« Cela fait longtemps, trop longtemps que je n'ai pas vu ton adorable minois. Tu travailles trop, tu me délaisses. »
Je tournais si vite la tête vers Gabriel que mon coup craqua dans l'action, mais cela n'empêcha nullement un glapissement outrer de s'échapper de mes lèvres. Non mais oh je rêve, c'est l'hôpital qui se fout de la charité là ! Et au vu de l'aire plus qu'amusé de l'homme, oui, c'était tout à fait cela. Je me renfrognais, affichant une moue vexer.

« C'est toi le boss, au cas où que tu l'aurais oublié, si tu veux que j'aie plus de temps, donne-moi moins de travail... » Ce qui était déjà mal barré était donné qu'il m'avait mis Adrian et son logiciel sur les bras. Mais bon, ce n'est pas comme si j'allais m'en plaindre. Surement pas ! J'appréciais le mage, oh on étais loin de pouvoir parler d'une quelconque amitié, mais j'aimer la façon dont il se montrait calme et posé et j'adorais le logiciel qu'il m'avait mis entre les pattes ! Le programme était complexe et ingénieux, j'avais passé du temps à le comprendre et j'en passerai encore plus à le traficoter dans tous les sens, je n'avais aucun doute là-dessus !
Mon expression s'adoucit et un doux sourire vint flotter aux coins de mes lèvres alors que je remettais clops et paquet dans ma poche. J'envoyais mon épaule percuter en douceur le bras de Gabriel dans un mouvement chaloupé. « Tu ma manquer aussi vieille branche. » Et c'était vrai.

Quand il me demanda de quel film je comptais pourrir la séance de notre présence - parce que l'on sera insupportable et que la moitié, pour ne pas dire la totalité, de la salle aura des envies de meurtre, je n'en doutais pas un instant - je ne pus m'empêcher de rouler des yeux, non sans l'ombre d'un sourire toujours accroché aux lèvres.

« Je dois avouer que j'avais d'abord pensé à Uderground : Blood battle, mais la séance est dans plus d'une heure et demie, alors je propose de se rabattre sur Wrong Resident. Sixième opus d'une licence déjà bien moisi, scénar qui tien sur un timbre-poste et bande-annonce se prenant beaucoup trop au sérieux… Ça a l'air d'être parfait, qu'est-ce que t'en dit ? »

Je lui fis un grand sourire de salle gosse, si le film était moitié moins moisi qu'il n'en avait l'aire, il y avait moyen que l'on rigole un bon coup.

HJ:
 
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Mer 3 Mai - 20:57 Message | (#)

Gabriel avait beau avoir un instinct paternel développé, il n’était pas du genre à faire la morale et à sermonner autrui. Il n’irait pas plus loin que sa petite remarque sur la nicotine, en revanche, il se lança à corps perdu dans le jeu badin qui s’installait si naturellement entre eux. « Aaah, tout en noir… Ma petite Gothic Lolita adorée. » Et pour lui, il se pencha bien volontiers pour se laisser enlacer et embrasser, poussant le vice jusqu’à délivrer un petit signe de main complice au vieil homme, choqué et chamboulé par la démonstration d’affection dont il était témoin. Sa réputation était déjà faite, le major n’avait jamais pris le temps et la peine de confirmer ou démentir les quelques rumeurs qui, au cours de sa carrière, n’avaient pas manqué de lui coller à la peau. La plupart l’amusait, même si elles avaient décru peu après la mort de Rachel et Violet. Le temps faisant son effet, les potins avaient repris là où ils s’étaient arrêtés, comme si de rien n’était. Aussi, il n’eut aucune difficulté à renchérir d’un ton énamouré, où affleurait sans peine un amusement sincère.

« Comme c’est charmant ! Mais de toute manière, je suis sûr que tu m’as promis de m’emmener à Venise. Si, si, souviens-toi, je te jure. »

Gabriel avait déjà mis les pieds en Italie, puisqu’il s’était offert un tour d’Europe quelques temps après sa première prise de poste de commandant à la base de l’UNISON d’Irlande, située à Galway. Cependant, il n’avait pas usé ses bottes dans la splendide, mais très touristique ville sur l’eau, et lui avait préféré quelques coins perdus et boudés par les étrangers. S’ils en avaient l’occasion, il essaierait de traîner Lou dans un voyage, quelque part, loin de Star City et de ses chamboulements quotidiens… Le jeune homme n’avait pas eu une existence facile, il ne devait pas avoir eu souvent l’occasion de profiter d’un dépaysement en toute quiétude.

« Mais tu adores le travail ! » Protesta-t-il vivement, avec une large risette barrant son visage. « Il faudra que je te force à décrocher, et on ira se balader dans un coin tranquille. Très loin de toute forme de technologie, ça te fera pas de mal de plus toucher à ces trucs de l’enfer. » Lou ne pouvait pas ignorer la technophobie du major, qui ne comprenait rien de rien à ce domaine – et ne faisait pas grand-chose pour améliorer cela – et ne manquait pas une occasion de le titiller à ce sujet. « Du coup, il faudra sûrement qu’on aille chez les Inuits… Enfin, il paraît que c’est très beau, le Groenland. Tu n’oublieras pas tes moufles et ton cache-oreilles, chou. »

S’il arrivait à être convainquant – ou bien à le prendre par surprise – ils pourraient même s’y rendre avec l’Archimage. Adrian avait, lui-aussi, bien besoin de se changer les idées et de s’arracher à ses responsabilités quotidiennes. Gentiment bousculée par Lou, la vieille branche le gratifia d’un sourire touché et ne se priva pas de lui rendre la déclaration.

« Pas autant qu’à moi, galopin. »

Ce dernier lui proposa finalement une séance, prononçant un titre qui disait vaguement quelque chose à Gabriel. Cela dit, cela n’avait absolument aucune importance : il n’était pas là pour se plonger dans un scénario mais pour se divertir en excellente compagnie. Avec Lou, la moitié du contrat était rempli, et ce Wrong Resident était certainement aussi nul que l’affiche, de très mauvais goût, le présageait : tous les ingrédients étaient ainsi réunis.

« J’ai toujours dit que tu avais bon goût. » Grinça le major dans un ricanement enjoué. L’affaire décidée, il s’avança le premier en direction du cinéma et de l’unique guichet central. L’employée, à moitié assoupie derrière sa vitre, ouvrit un œil morne en le voyant approcher. « Bonjour, une place pour mon estimée personne, et une seconde pour le petit derrière. Il va avoir douze ans cet été. » À défaut d’arracher plus qu’un coup d’œil cinglant à la jeune femme, peut-être s’attirerait-il l’ire de son compagnon ! Les places en poche contre quelques dollars, il était temps de penser à l’estomac.

« Tu as parlé de popcorn caramel maison… ? Est-ce qu’une telle merveille existe encore, vraiment ? » Le fameux stand se tenait un peu plus loin, à côté d’une machine à pinces aussi vieille que le monde. L’odeur de sucre leur flatta bientôt les narines, éveillant naturellement la gourmandise. Il fourra des pièces dans le distributeur, et reçut en échange le plus gros modèle de gobelet, débordant de maïs soufflés. Le tout fut confié aux mains expertes de Lou, qu’il tança d’un ton faussement autoritaire. « Ne va pas tout manger d’un coup, t’auras plus de place pour le souper et le sucre va t’exciter. »

La belle maman-poule que voilà ! Le duo, maintenant armé pour la séance, put rejoindre la salle obscure où des amateurs du genre nanardesque étaient déjà confortablement installés. Gabriel laissa son ami choisir leurs places et s’installa à son tour, calant sans trop de mal son imposante carcasse dans un siège mou.

« Dis-moi… Comment ça se passe avec Adrian ? Tu es déjà tombé sous le charme ? »

De ce qu’il savait, leur collaboration fonctionnait. Il n’en était pas plus étonné que ça : si Lou avait son caractère bien trempé, le mage était d’une gentillesse et d’une patience inégalées.
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Lou Gravet

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Lun 8 Mai - 16:45 Message | (#)

Vous êtes-vous déjà imaginé en jupe à froufrous ? En collant résille et en corsé serré avec des talons compensés et une ombrelle de dentelle ? Non ? Jamais ? Ben moi non plus... Jusqu'à présent... Merci Gabriel...
Je bloquais quelques secondes sur cette image mentale pour le moins perturbante avant qu'une pensée tout bonnement horrifique ne me traverse la caboche : la rencontre de l'esprit taquin du major et du talent créatif de ma sœur Liv, j'en eus d'un coup une sueur froide. Faites que ces deux l'a n'évoque jamais l'idée en présence de l'autre, cela signerait mon arrêt de mort, où tout du moins de ma honte et de mon désespoir éternel. Non je n'exagère pas !!!

Il se laissa embrasser, se penchant même pour me permettre de l'éteindre. Je ne retins pas mon rire quand, taquin, il salua de la main le vieil homme que nous semblions tend à déranger. Je ne m'étonnerais même pas du geste.
Pas plus que je ne m'étonnais qu'il essayait de me convaincre que je lui avais promis un séjour en tête à tête dans la ville des amoureux. Je souris à la formulation enfantine et revêtis mon plus bel air faussement outré.

« Bien sur que je m'en souviens ! Je m'en souviens même très bien ! Même que nous devions y aller avec l'hydravion que j'aurais construit... Quand j'aurais démonté et remonté le moteur... Voui voui, voui... »

Je secouais la tête de haut en bas avec un sourire mutin collé sur le visage et au fond des yeux.
Je n'avais jamais mis les pieds en Italie, je n'avais jamais mis les pieds nuls part à vrai dire... Les vacances les plus loin de ma ville de résidence que je n'avais jamais faite avaient consisté en un pseudo pèlerinage dans la réserve d'origine de ma grand-mère pour rencontrer de lointain cousin et même là, nous n'étions même pas sorti de l'État… J'aurais pu, peut-être, élargir mes horizons quand j'avais commencé à travailler et donc quand j'avais commencé à avoir un salaire fixe, mais il faut croire que je n'étais pas globe trotteur dans l'âme et je m'étais contenté de rentrer à Rochester pour les fêtes.
Les vacances que je ne passais pas entouré de ma chère petite famille, je les passais enseveli sous des mécanismes, le nez dans le cambouis, car comme le fit si bien remarquer Gabriel, j'adorais travailler… Mais hey, valait mieux ça que le contraire non ?

Partir se balader avec cet énergumène de major . Fort volontiers ! S'exiler dans au fin fait du monde pour échapper à toutes formes de technologies ? Euuu… Allez savoir pourquoi, mais dessuite j'étais beaucoup moins chaud… 
Je levais les yeux au ciel à la mention de "tous ces truc de l'enfer", amusé autant qu'exaspéré par le refus de la technique du major. Ne pas être doué, c'était une chose, mais là l'homme y mettait vraiment de la mauvaise volonté ! Enfin, je n'allais pas me plaindre, j'avais récemment dégoté pire que lui en la personne d'Adrian… Gabriel, lui au moins, avait un téléphone portable et parvenait à lire ses SMS.

Petit levé de sourcil septique et note à soi : si un jour Gabriel me propose un voyage, couvrir ses arrières et amener une batterie solaire ainsi qu'un rooter dans la valise…

« Je n'aime pas les caches oreilles… » Le tond s'était voulu boudeur, mais le sourire en coin que j'essayais de réprimer ne trompait personne.

La séance proposée fut jugé et approuvé, évidemment que j'avais bon gout ! Nous nous dirigeâmes donc vers le guichet et son employée qui n'était de toute évidence pas payée pour son amabilité. « Bonjour, une place pour mon estimée personne, et une seconde pour le petit derrière. Il va avoir douze ans cet été. » Mes yeux roulèrent dans leur orbite. « Dit donc papy, je sais que tu essayes désespérément de te rajeunir, mais il faudrait voir à ne pas exagérer… » Douze ans… Nan mais haut ! Et pour lui prouver mon évidente maturité je lui tirais la langue sans vergogne avant de me diriger vers les rayons gourmandise, me laissant pour cela guider par la délicieuse odeur flottant dans l'aire.

« C'est, hélas, une espèce en voix de disparition et c'est le seul cinéma qui en fait à ma connaissance. Pourquoi crois-tu que je viens dans ce truc miteux au personnel si charmant ?... »

Fort heureusement la machine qui nous sert se montra tout à fait courtoise et bientôt je me retrouvais avec un sceau de taille indécente et débordant de maïs soufflet dans les bras. L'odeur du caramel m'assaillit les narines et je ne pus résister à la tentation d'en gouter un, juste histoire de vérifier la marchandise quoi.
À la réflexion de Gabriel je roulais des yeux, oui encore; j'allais finir par me les coincer avant la fin de la journée.

« Oui Maman… »

Nous entrâmes dans la salle où quelques personnes étaient déjà installées. Je me dirigeais sans hésitation vers le centre de la pièce, sur la ranger du milieu, au milieu de cette dernière. Mouais, les milieux c'est le bien, surtout au cinoche…
Je m'assis sur un siège au confort tout relatif avant de replier mes jambes sous moi, me retrouvent en quasi-tailleur - parce que, bien sure, je n'étais pas foutu de m'assoir correctement - et de récupérer le pop corn que j'avais momentanément confiée à Gabriel pour pouvoir ôter ma veste.

« Dis-moi… Comment ça se passe avec Adrian ? Tu es déjà tombé sous le charme ? »

« Plutôt bien, j'ai remis son logiciel en marche et je l'améliore doucement, je vais bientôt essayer de le revoir d'ailleurs pour lui soumettre quelques idées et voire ce qu'il préfère… Il m'a vraiment impressionné, il a l'aire encore plus nul que toi avec la technologie, je ne pensais pas que c'était possible… »
Je souris à Gabriel, espiègle, avant de reprendre mon sérieux alors que la salle s'assombrir et que l'écran se mit en route, mais je continuai de parler, indifférant aux publicités qui défilaient. «Il est cool… Il m'a fait l'impression de quelqu'un de profondément gentil et d'honnête, quelqu'un sur lequel on peut compter. Est-il seulement capable de perdre son sang-froid ? »

Je n'avais pas beaucoup fréquenté le mage, mais il m'avait fait forte impression durant notre mésaventure avec les nécromanciennes, gardant son calme dans les moments les plus tendus et donnant l'impression de toujours savoir quoi faire.
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Dim 21 Mai - 13:43 Message | (#)

Le papy en question prit son air le plus digne, balayant d’un signe de main désinvolte l’indigente réflexion de son ami. Le malheureux major avait passé, à son grand dam, la barre des quarante ans et commençait légèrement à en sentir les effets. Lana, sa lieutenante préférée, avait beau lui dire que c’était « dans sa tête » il devait avouer ne plus se sentir aussi fringuant qu’autrefois, le tout premier jour où il avait franchi les portes de la base de l’UNISON à Star City… Et encore, ses pouvoirs le maintenaient en plutôt bonne forme ! Si bien qu’il n’eut aucun scrupule à plonger sa paluche dans les popcorns pour en retirer une copieuse poignée, dont une moitié fut engloutie dans son gosier sans avoir eu le temps de craquer ! Evidemment qu’il était bien placé, ensuite, pour gronder Lou et lui dire de faire attention au sucre.

Grand-père et petit-fils s’installèrent confortablement en salle, chacun à sa manière et dans son genre, alors que le premier s’intéressait à la relation entre son protégé et Adrian. L’Archimage étant un concentré de gentillesse et de compréhension, Gabriel était persuadé que tout avait dû se dérouler en douceur… Néanmoins, son centenaire d’ami était également d’une autre époque, et pouvait paraître vieux jeu voire incompréhensible pour un jeune homme technophile et dynamique comme Lou. Pour que la rencontre entre ces deux univers devienne un choc, il n’y avait qu’un pas à franchir. Un nouveau ricanement lui prit la gorge lorsque, comme il s’y attendait, le jeune moqua leurs incapacités respectives à s’approprier les outils modernes. Il s’en défendit toutefois, d’un ton exagérément outré.

« Je ne suis pas nul ! Mais, en réalité, je suis très en avance sur mon temps. En fait, tous tes gadgets et ton informatique sont tellement inférieurs à ce que je projette qu’il me paraît complètement barbant et inutile de m’y accoutumer. Ce serait une perte de temps, le futur, c’est bientôt ! » Il était perceptible que Gabriel était devenu, malgré lui, habitué à la politique publique : il pouvait débiter un nombre incommensurable de conneries tout en ayant l’air parfaitement sûr de lui et de son baratin. « Et puis, je prends bien trop de plaisir à admirer la jeunesse se débattre avec tous ces circuits… »

Pour être parfaitement honnête, il ne s’était plié à l’obligation de porter et utiliser un téléphone portable seulement parce que l’époque, et sa hiérarchie, l’y avaient obligé. Il ne prenait pas grand plaisir à bidouiller l’appareil, si ce n’est pour appeler très tard le soir, ou envoyer des sms douteux à ses proches. Dans cette liste, Adrian et Lou figuraient en top position – même s’il pouvait juste appeler le mage, et se retrouvait le plus souvent avec le pauvre Sallah à l’autre bout de la ligne ! Lou était un meilleur client, et Gabriel envisageait même de se mettre à ce « Snaptruc » pour ces beaux yeux.

« Mh… Maintenant que tu le dis, je n’ai jamais vu Adrian s’énerver. Rougir et bafouiller adorablement, cela, oui, mais se mettre en colère… Je ne sais pas si c’est arrivé ces dernières décennies. » Une risette maligne dessina ses traits, éclairée subtilement par les publicités qui défilaient à l’écran. « Tu devrais t’en inspirer. Mais ne le contamine pas, c’est toi qui doit te laisser infuser par sa grande sagesse. »

Pour ce genre de diffusion le nombre de publicités restait raisonnable, ainsi le film démarra sans plus tarder. Gabriel cala son échine au fond du siège et ouvrit son esprit pour se préparer au spectacle – d’une grande qualité – qui allait suivre. Il ne se souvenait pas avoir déjà vu un épisode de cette licence, à moins qu’il ne l’ait déjà oublié ? Il avait quelques difficultés à suivre ses séries et ses réalisateurs préférés, faute de temps pour apprécier ces divertissements, alors il n’était pas forcément surprenant qu’il n’ait pas consacré du temps aux nanars, aussi fameux soient-ils. Il se mit alors à chuchoter à l’adresse de son voisin :

« Note que je te fais aveuglément confiance, je ne sais même pas quel est le genre, ou le pitch général. Si c’est un film qui parle de comment les ordinateurs prennent le contrôle du monde, je vais avoir très peur. » Le cauchemar ! « Si ça se trouve, c’est un vieux porno des années 80 et je suis même pas au courant. Pff… En plus je les connais déjà tous, j’y étais. » Le pauvre Lou risquait d’avoir quelques images gravées sur ses rétines innocentes.
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Lou Gravet

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Lun 29 Mai - 12:47 Message | (#)

Au comportement de Gabriel, je sourie en secouant doucement la tête, incapable de voir dans l'aire digne à l'excès de mon ami, son inquiétude quant à son âge grandissant. Il faut dire que dans ma petite caboche, Gabriel était un monstre sacré, intouchable même pour Chronos. Le major était pour moi intemporel et l'affaire de son vieillissement ne se voyait pas outre mesure pour moi d'autant plus qu'il n'en portait pas les séquelles. Quand ma vieille branche commencerait à porter un dentier et à marcher avec une canne, là je me dirais qu'en effet, il a pris de l'âge…
Ajoutez à cela que je ne connaissais pas ces soucis liés à l'approche d'un chiffre rond. J'allais moi-même bientôt passer le cap des trente ans et à vrai dire je ne m'en inquiétais pas plus que cela, ça ne me faisait ni chaud, ni froid…L'on m'avait toujours enseigné que cela était normal et que donc il ne fallait éprouver aucune honte à vieillir, que comme les chiens perde leurs fourrures d'hiver pour avoir un nouveau pelage en été il fallait que les vieux laissent la place au jeune, c'était comme cela que la nature marchait alors pourquoi vouloir tend s'opposer à elle ? Grandir était naturel, vieillir était naturel, mourir était naturel…

Mais loin de ces pensées que d'autres trouveraient pas vraiment réjouissante, je me contentais de fortement rouler des yeux à la tirade de Gabriel sur sa soi-disant supériorité technologique. L'ombre d'un sourire logé au coin des lèvres je levais bien haut le sourcil gauche.

« Mmmm, Mmm… » Je gobais quelque pop corne caramélisée pour la forme avant d'ajouter, l'aire de rien. « Ça c'est sur, si c'est toi qui dois te débattre avec les circuits, on est mal barré… »

Et je lui claquais un sourire canaille avant de me diriger vers la salle sombre où nous allions passer quelque chose comme deux heuresenfermaient dedans.

J'aimais les messages bizarres de Gabriel, ils me faisaient rire, et je ne me gênais d'ailleurs pas pour lui renvoyer des choses tout aussi bizarres bien que j'aie personnellement plutôt tendance à privilégier des images et des vidéos plutôt que du texte alors l'idée même de retrouver ma chère major sur un réseau social dont l'image et la vidéo étaient justement les principaux modess de communication me mettait en émois et me propulsait directement au pays des licornes et des mexi-nyan Cats ! 
Le nombre de conneries a la minute où nous allions pouvoir nous échanger ! C'était tout bonnement merveilleux… Heureusement pour les serveurs de Snapchap que les postes avaient une durée d'existence limitée.

La conversation en vin à Adrian Pennington et j'écoutais attentivement le major, mue par un intérêt non feint. Adrian m'avait fait forte impression à plus d'un titre et c'était l'une de ces rares personnes qui me donnait envie de me reposer sur elles. Si j'écoutais Gabriel je pouvais en effet m'appuyer sur l'épaule de cet homme si droit, mais la vraie question était : allais-je me laisser aller à le faire malgré mon envie ? Rien de moins sure pour l'instant, je pouvais être si têtu…

« Mais je suis quelqu'un de tout à fait calme et sage ! » M'écriais-je d'un air fortement outré. « Au moins autant que toi… »

Ce qui montrait bien à quel point ce n'était pas le cas surtout pur la partit "sage"… 
Je repris un peu mon sérieux, mais juste à peine, et ma mimique passa d'espiègle à reconnaissante.

« J'ai apprécié ne pas me faire juger… »

C'était vrai et c'était sans doute là la plus grande qualité que je trouvais au mage. C'était, pour moi, une chose vraiment importante.
La salle fut plongée dans le noir et le silence se fit total, les quatre pubs pour des commerces locaux et les deux bandes-annonces pour d'autres nanars à l'air tout aussi décérébré que celui-là était passé, place un film. Je grignotais quelques pops cornes en écoutant plus Gabriel que la voix off qui avait commencé à parler et qui exposait pourtant un très court - et pas très juste d'ailleurs - résumé des opus précédents.

« Il faudra que l'on se face un marathon Terminator et Matrix alors ! T'inquiète pas va, je te laisserais la couverture pour que tu puisses te cacher dessous. »

Les images mentales du major entrain de jouer du saxophone vêtu de sa seule cravate, loin de déclencher ma gêne, déclenchèrent mon hilarité suivie d'une quinte de toux, car bien sûr je m'étais étouffé avec une friandise…

« À moins que les pornos des années 80 ne mettaient en scène des zombies, des mutantes au pouvoir psys et des flingues aux chargeurs ouvrant sur des portes dimensionnelles de stock de balles infinies… Non c'est bon, on est safe. »

Je laissais couler un peu le film en mange du pop-corn par petite poigné, film qui délaissa lui-même sa propre intrigue pour nous servir une grosse scène de baston sans queux ni tête à l'action à peine lisible. Je m'en trouvais très déçu. S'ils avaient compris que leur scénario était totalement bancale, voire merdique, et qu'ils décidaient de le noyer sous de grosses scènes de combat insipide et racoleuse tout cela aller être beaucoup moins drôle que prévu !

« Dit Gabriel, tu me laisserais de nouveau avoir l'accès au hangar beaucoup de trucs bizarre et chelou dont certains ne sont pas tout à fait de chez nous ? C'est pour faire des bêtises avec le petit nouveau plus si nouveau que cela… Barrett. »

Le "hangar beaucoup de trucs bizarre et chelou" était bien évidemment le secteur Alpha et les trucs "qui ne sont pas tout à fait de chez nous" faisaient référence à de la technique Grue que j'avais déjà eu l'occasion d'inspecter vaguement sans grand succès. Il faut dire que quand on arrive déjà pas à trouver le bouton Power on aller pas aller bien loin… Par chance j'avais fait, il y a quelques mois déjà, la rencontre d'un charme et très agréable jeune homme capable de parler et de lire toutes les langues, dont le grue...

Franchement, je devrais avoir un peu honte de ramener Gabriel sur du boulot alors que l'on était en plein milieu d'une aprèm détente, mais Hey ! Je m'en suis souvenu que maintenant !
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Petite sortie entre amis [Gabriel]

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