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Au chevet du samouraï

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Dante Visconti

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Mer 22 Mar - 15:55 Message | (#)





Au chevet du samouraï




Il est des lettres qu'on reçoit sans étonnement, et d'autres qui, pour n'être pas des surprises, font tout de même sensation. Tels étaient certainement les courriers reçus d'Atia César et Dante, dès réception, n'avait pas lambiné. Conscient de l'importance de la chose pour la fille de feu l'estimé et respectable Auguste, le dragon s'était ménagé pour accéder au plus vite à sa requête et tous deux quittèrent donc ensemble Star City pour l'Orient.

Orient, bel Orient ! Magnifié par l'image et le chant d'un jupon qui frémit, comme à la cuisse d'Artémise, comme au front du seigneur Persan, comme aux lèvres d'un grec, si loin qu'on y songe, l'Orient, le bel Orient, toujours de ses chaleurs rayonnent et de ses rêveries fleuronnent. Qu'on pense aux larmes du Moghol, sur les bords de la Yamuna, près d'Agra, qu'on pense aux soupirs d'Ha-Long, au Tonkin, qu'on pense aux cimes du Potala, où l'âme inaccessible prend vie et respire, qui n'a jamais rêvé de tiédir au baiser de la peau d'or et sombre, sous des sourcils d'ivresse et d'infini, dans ces bras qui manièrent et l'arc du parthe et le grand shamisen...

C'est plus précisément en direction de l'aéroport d'Okushiri que nos deux... amis, camarades, équipiers, partenaires... se dirigeaient, à bord du jet privé que Dante, pour l'occasion, avait mobilisé. L'appareil pouvait avoir transporté, aisément, une petite dizaine de personnes : Atia avait eu la possibilité de s'adjoindre quelques collaborateurs, en aurait-elle éprouvé le désir ou le besoin. Leur destination était donc l'île d'Oshima-Oshima, île rattachée administrativement à la région d'Hokkaido au Japon. La raison était simple : le tombeau du samouraï qu'ils devaient visiter n'était autre qu'une chapelle creusé au cœur même du mont Oshima-Oshima, stratovolcan ayant formé et trônant au cœur de l'île, qui empruntait son nom. Ce volcan s'était tenu tranquille, pendant près de trois cent ans – son éruption, en 1741, provoqua un tsunami qui entraîna la mort de plus d'un millier de personnes sûr l'île d'Hokkaido.

Dans l'avion, le dragon s'était fendu d'un commentaire : « C'est plutôt habile. À part l'objet géologique qu'il peut présenter, ce caillou perdu dans la mer du Japon n'a pas dû intéresser les chercheurs de trésor ou pilleurs de tombes. Le lieu idéal, en somme, pour cacher la dernière demeure d'un personnage soucieux de se préserver des convoitises de la postérité. En un sens, en Égypte, les pharaons ont eux-mêmes mis la croix rouge sur la carte au trésor... » Il ne manquait plus, au sommet des pyramides, qu'une énorme pancarte avec inscrit « félicitations, vous êtes arrivés au trésor ! »

Par chance, s'il avait bien compris les informations partagées par Atia, le tombeau du samouraï demeurait inviolé à ce jour. « Espérons qu'aucune mauvaise surprise ne nous attende. » C'était là certainement un vœu pieux. Ils se déplacèrent ensuite jusqu'à la petite municipalité portuaire d'Okushiri, où ils se trouvèrent, sur l'île au large de la plus grande Hokkaido. Là, ils prirent leur quartier et bientôt, comme ils n'avaient aucune raison de lanterner, ils prirent un bateau et mirent les voiles – métaphoriquement – vers le sud, vers l'île d'Oshima. Dante avait fait le nécessaire pour que les garde-côtes ne s'occupassent point d'eux, en couvrant leur progression d'une tempête somme toute inoffensive, mais suffisante pour gêner toute visibilité depuis les côtes japonaises, qu'il fit apparaître au moyen d'un thu'um. Ils abordèrent donc au sud-est, où l'esquisse d'un port, avec ses quais, était aménagée. Là, conscient qu'ils entraient dans une zone d'épaisse turbulence, Dante contempla le ciel en colère et y projeta quelques instants le déchirement de ses pensées.

Atia était-elle prête à ce qui adviendrait ? Il ferait de son mieux pour l'aider, mais elle aurait à mener ce combat seule, tôt ou tard.  « C'est là où s'arrête notre chemin, si je comprends bien. Vous avez parlé du « lit de Kojuro Katakura sous son dais de feu et de terre »... » Atia avait cité le vers d'un poème, une suite de haïkus qui comptait parmi le fonds de renseignements qu'elle avait réuni.  « Se peut-il que le tombeau que nous cherchions soit loin sous la terre ? Nous ne pouvons hélas forer l'île au peigne fin, si j'ose dire... peut-être devriez-vous... écouter, au fond de vous ? Une voix peut-être s’élèvera pour prolonger la piste. »
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Caesar
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Jeu 23 Mar - 12:02 Message | (#)

Mener une bataille sur plusieurs fronts n'avait rien d'évident. Surtout lorsqu'on n'était pas satisfait de ses résultats, en bonne perfectionniste qu'on était. Cependant, il fallait faire avec. Pas le choix. Avancer faisait partie du cycle de la vie et il n'était pas question de s'attarder sur des erreurs ou sur des issues frustrantes. Au moins, elle avait bon espoir avec ce voyage. Le fait d'être en compagnie de Dante Visconti devait sans douter aider, le mystique s'était toujours révélé être plus qu'efficace et Atia n'avait pas eu à se plaindre des résultats de ses précédentes collaborations avec lui. Si bien qu'elle était venue seule, sans aucun homme avec elle dans ce jet privé. C'était rare. Cependant, Keith, son garde du corps, avait amplement mérité un peu de repos, après tout ce qu'il avait fait ces dernières semaines. Mais aussi et surtout, la César avait besoin de régler cette histoire là en petit comité, avec le strict minimum de témoins. Moins par gêne que par pudeur. Et il y avait une différence.

– Quand on y réfléchis, ce n'est pas très étonnant. Les samouraïs ne font pas dans l’exubérance et son relativement discrets et sobres dans leurs réactions. déclara la César sur le ton de la conversation.

Cette caractéristique pourrait sans doute s'étendre aux Japonais encore aujourd'hui, mais le monde moderne avait rendu ce peuple assez complexe. Capable aussi bien d'un immense sérieux et d'une retenue quasi surhumaine mais en même temps d'un légèreté et d'un ridicule exagérés. L'humanité dans tout son paradoxe.

Exceptionnellement, Atia ne portait pas son katana à l'intérieur de son corps. Kasai no Burēdo reposait à l'intérieur d'un fourreau, ce qui était très rare. D'ailleurs, elle n'avait pas de fourreau officiel, la César en avait fait faire quelques uns, au cas où. Et aujourd'hui, elle préférait avoir son arme hors de son corps, ce qui ne l'empêchait pas de garder une main caressante sur elle, qui reposait sur le dossier à côté d'elle. Un geste un peu absent. Plus haut, la quadragénaire sourit à la remarque de Dante.

– Je ne sais pas pour vous, mais je suis malheureusement plus habituée aux mauvaises surprises qu'aux bonnes en ce moment.

La triste mais réaliste vérité.Ce qui, bien évidemment, ne retirait rien de la détermination de la criminelle, bien décidée à régler le problème de sa « malédiction » une bonne fois pour toute. De fait, et elle s'en excusera auprès de Dante lorsque cette histoire sera terminée, elle ne fut pas particulièrement bavarde lors de ce trajet, absorbée par ses pensées et concentrée sur son objectif. Mais bientôt, à mesure qu'ils approchaient de leur destination, d'autres choses vinrent occuper son esprit : des sensations tout à fait perceptibles et inédites qui lui rappelaient étrangement celles qu'elle avait ressenties lorsque la mambo l'avait mise en contact avec l'esprit du samouraï. Sous ses doigts, sont katana émettait des crépitement d'énergie, invisibles, mais tout à fait perceptibles pour la propriétaire de l'artefact qui avait l'impression de toucher une prise électrique avec des doigts mouillés. Si bien qu'aux interrogations de Dante, la César y fournit des réponses plutôt assurées.

– C'est sans doute le cas. Je vous avez un peu parlé de ces rêves étranges que j'ai faits depuis notre dernière rencontre. Je ne me souvenais jamais exactement de ce que je rêvais à mon réveil mais les souvenirs me reviennent petit à petit maintenant et j'ai la quasi-certitude que notre destination se trouve sous terre. Et aussi... elle souleva un peu son katana pour le désigner Elle me fait l'effet d'un pendule qui s'excite en présence d'un trésors.

Mais laissons la radiesthésie à ce cher professeur Tournesol et avançons en direction de cette tombe. Le chemin était praticable mais pas forcément bien indiqué, ce qui n'empêcha pas Atia de marcher d'un pas assuré, comme guidée par son arme. A aucun moment elle ne s'inquiéta de la météo, même si le vent ne se calmait pas et que l'orage ne cessait de gronder. C'était comme si elle ne les sentait et ne les entendait pas. Elle continuait donc d'avancer, presque dans un état de transe. Leur marche dura plus d'une heure et ils arrivèrent à un endroit totalement isolé, escaladant presque un chemin en pente ascendante jusqu'à arriver à une sorte de plateau où se trouvait une maison adossée au flanc du mont Oshima-Oshima. Atia resta immobile pour l'observer quelques secondes, mais aussi pour écouter...

– Il y a une entrée à l'intérieur de cette maison. C'est le passage le plus simple. déclara-t-elle.

Et à ces mots, bien qu'ils n'aient pas pu parvenir jusqu'à la maison, la porte s'ouvrit et laissa passer un très vieil homme marchant difficilement avec une canne. Il était vêtu un peu à la manière de moines tibétain, mais juste un peu, portant un mélange de robe et de kimono assez original. Enfin, Atia n'étant pas du coin, elle ne pouvait pas juger. Tout ce qu'elle pouvait voir, c'était que cette homme resta sur le pas de la porte, à attendre. Il avait l'air de sourire.
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Jeu 23 Mar - 17:49 Message | (#)

«  Je ne m'attendais pas à trouver quelqu'un ici, sur l'île...  » commenta-t-il, étonné de voir apparaître, sur le pas de la porte de la petite maison, un vieillard venu manifestement les accueillir. Ils continuèrent d'approcher et pourtant, le bonhomme demeura silencieux et souriant. Il dégageait de lui, de son attitude générale et de ses expressions, une grande sérénité, comme s'il avait attendu toute sa vie la visite dont il se voyait, ce jour, honoré.

Dante s'arrêta à une distance raisonnable, quelques mètres, guettant une réaction de la part de leur « hôte », mais ce dernier resta silencieux et impassible, vivant mais de marbre ou de cire. Derrière lui, la maison était une traditionnelle minka des campagnes et bien qu'elle fût plutôt bien conservée, on devinait qu'elle n'était plus toute jeune et qu'elle avait connu de meilleurs jours. Les matériaux utilisés pour la construction témoignait de son ancrage dans un autre temps : argile, bois, bambou et chaume pour le toit. Une large porte de bois, arrondie aux angles, ouvrait sur l'intérieur. Appuyé sur sa canne, le vieillard leur barrait la route.

En dépit de la fraîcheur et de l'humidité qui régnaient dans les environs, il semblait très à l'aise dans son kimono noir. Après avoir consulté Atia du regard, Dante salua le gardien qui ne lui répondit pas. Il s'y essaya plusieurs fois, en Anglais, en Japonais, mais rien n'y fit et l'homme se tint coi, comme s'il n'entendait rien. Dante aurait pu le croire d'ailleurs, un bref instant, et il fit ainsi remarquer : «  Il était inévitable que le seul habitant de l'île fût sourd...  »

Le dragon n'y croyait pas une seconde. Il percevait dans l'air une vague odeur de magie, nourrie de parfums multiples et d'arômes divers, comme si, sous le toit de chaume de la petite maison se trouvaient, dissimulés, plusieurs trésors aux origines distinctes. Après quelques instants encore, le gardien fit un pas dans leur direction et aussitôt Dante fût sur ses gardes. Il ne manifesta aucune intention hostile et adressa à la jeune César un sourire... ambigu. Il leur adressa à tous deux des mots de bienvenue et les invita à entrer.

Dante ne se fit pas prier. Le vieillard interrompit Atia, cependant, et engagea avec elle un brin de conversation. À l'intérieur, Dante inspecta les lieux mais ne trouva rien qu'une pièce unique : les quatre murs et le toit s'élevait au-dessus d'un sol où s'alignaient des dalles rocheuses. Il y avait une banquette, une table de bois, une paillasse et un autel shinto, de style très épuré et sans les ornements qu'on peut trouver, habituellement, dans les plus cossus domiciles japonais.

Dante profita du fait qu'au-dehors Atia et le gardien discutaient encore pour chercher dans ce décorum minimaliste un indice, le moindre signe qui pourrait les mettre sur la piste du tombeau du samouraï. Il ne trouva rien cependant, sinon une inscription, sur le bois de l'autel : 片倉 小十郎...Kojuro Katakura ! Ce ne pouvait être une coïncidence. Dante observa alors plus en détail la structure du revêtement de pierre qui couvrait le sol et remarqua plusieurs éléments qui achevèrent de le pousser vers certaines conclusions qu'il lista pour mieux les partager avec Atia.

Il nota ainsi l'absence d'installations électriques, de toute nourriture ou de toute source d'eau... ni bouteille, ni seau, ni cuve, ni rien. Pas l'ombre d'un frigidaire, évidemment, pas l'ombre d'un placard plein de bocaux ou de sachets de pâtes... ou, bien sûr, de riz. Le gardien, s'il logeait dans cette maison, ne s'y nourrissait pas. Il n'y avait pas plus l'ombre d'un livre ou de n'importe quel objet de la vie quotidienne ou de loisir. Dante ne s'attendait pas à voir traîner par là une tablette ou une Nintendo 3dS, mais il fut très étonné de ne voir ni bougie ni rien pour l'éclairage. Pas même de coin réservé à un quelconque feu domestique... Ce gardien vivait, ici, d'amour et... d'amour, rien de plus. Dante revint vers la porte pour retrouver Atia.

«  Ai-je manqué quelque chose ?  » questionna-t-il. Il écouterait avec patience et intérêt le récit d'Atia pour partager ensuite avec elle ce qu'il avait observé dans la maison, et sa conviction profonde : la maison était bâtie sur l'accès au tombeau du samouraï. Comme un tapis qu'on pose sur le plancher, là où une tache doit être dissimulée...
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Caesar
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Ven 24 Mar - 9:45 Message | (#)

Les personnes trop calmes, c'était parfois flippant. Voilà sans doute une des raisons qui faisait qu'Atia estimait beaucoup le Mandarin, par rapport à certains autres associés au sein du Cartel. Avoir affaire à des gens pouvant céder à leurs émotions était rassurant, les voir stoïques et indifférents à toute influence extérieure, beaucoup moins, surtout en termes de manipulation. Et aujourd'hui, devant ce qui devait être l'équivalent samouraï du concierge local, Atia était à peu près certaine qu'il serait superflu de songer à le manipuler. La criminelle s'avança vers ce gardien avec Dante, sans rien dire, conservant des mouvements calmes et non hostiles. Son regard ne quittait pas cet homme même si elle n'arrivait pas à lire quoique ce soit dans ses yeux vénérables. Elle qui pouvait se vanter de sonder les âmes en un coup d’œil... Un talent qui, encore une fois, ne pouvait pas fonctionner avec des personnes maîtrisant complètement leurs émotions, si bien qu'avec ce vieillard, la César ne parvint à lire quoique ce soit. Bienvenue sur l'île de la frustration.

– Peut-être teste-t-il notre patience, ou encore nos bonnes manières ? suggéra-t-elle avec une patience qui l'étonna elle-même.

La quadragénaire n'était pas capable de renifler la magie, pas même le moindre relent mystique. Mais un tel sens n'était pas nécessaire pour comprendre que l'individu en face d'elle n'était absolument pas sénile et qu'il était même important, à sa manière, pour l'affaire qui les avait menés jusqu'ici. Les tremblements de son katana, qu'elle tenait à la main, n'en démordaient pas. Leur comité d'accueil devait sans doute disposer d'une intuition ou encore d'informations similaires car il n'hésita pas à les saluer et à les inviter à entrer. Sauf que le vieil homme interpella Atia.

[Japonais] – Tous les oiseaux ne tendent pas les ailes vers le ciel. souffla-t-il de sa voix éreintée par l'âge.

La César se tourna alors complètement pour être face à lui qui restait un peu de profil, ce qui offrit une vue de choix sur un sourire décidément difficile à interpréter.

– Qu'est-ce que vous voulez dire ? demanda la cheffe du Cartel d'une voix impérieuse avant de se contenir et de renouveler sa demande en japonais et avec plus de calme.

[Japonais] – La grâce céleste ne repose pas uniquement parmi les nuages.

Une précision qui semblait aussi limpide pour son énonciateur qu'un fameux « les voies du Seigneur sont impénétrables » pour un prêtre. La Stello-citoyenne s'apprêta à dire quelque chose mais d'étranges souvenirs vinrent gratter pour arriver à la surface de son esprit, encouragés par les vibrations que son katana lui envoyait. Atia eut une petite absence de quelques secondes qui se solda par un étrange constat : le vieil homme s'était volatilisée. Elle était seule devant cette maison. Elle s'éloigna un peu de l'entrée pour inspecter les alentours mais c'était inutile, le vieil homme n'était plus là. Le fantôme de son étrange discours, en revanche, était bien présent dans son esprit. La combattante prit une longue inspiration pour se calmer et conserver ses moyens avant de rentrer rejoindre Dante qui, tout naturellement, voulu savoir de quoi il était question.

– Allez savoir, je n'ai jamais vraiment compris les trois quarts des dialogues de Gandalf. répondit-elle, un peu absente.

Sur ce, elle balaya l'intérieur de la maison de son regard. Elle avait l'étrange impression d'être déjà venue ici, ce qui était tout bonnement impossible. Encore, avoir des souvenirs titillés par quelques proverbes japonais, avérés ou non, ça n'avait rien d'étonnant, ou ça l'était moins, mais ça... C'est alors qu'elle compris que les paroles du vieillard étaient liés à cette maison et que son esprit, inspiré par son lien unique avec Kasai no Burēdo, détenait la réponse.

– Venez à côté de moi. demanda-t-elle.

Debout un peu devant la porte de la maison, Atia resta immobile quelques instants avant de lever le bras, parallèle au sol, tenant son katana à l'horizontal, perpendiculairement à son bras. Cette géométrie fut accompagnée d'un silence qui finit par laisser place à une récitation aux allures d'incantation. Pile au moment où la César sentit son arme cessait de tressaillir.

[Japonais] – Le cœur de la montagne est mon sanctuaire. Les ailes de mon âme s'y posent et le guerrier s'endort. Jusqu'à son prochain combat.

Ce récit fut suivit d'un nouveau silence. Puis, lentement, au centre de la maison, la terre qui constituait le sol commença à se désagréger, progressivement, jusqu'à former un trou béant à l'intérieur duquel un escalier en pierre s'enfonçait. Les ténèbres habitaient ce tunnel fraîchement invoqué mais Atia savait que telle était leur destination. La question ne se posait même pas.

– Je dois être destinée à opérer à l'abri de la lumière, blagua-t-elle en référence à ses activités criminelles avant de détendre son bras et de tourner la tête vers Dante Vous n'êtes pas claustrophobe, j'espère ?

Une manière pour elle de vérifier si Dante était bien déterminé à la suivre. Après tout, elle ne savait pas exactement ce qu'ils allaient trouver en bas et elle ne serait pas en mesure de le protéger. Encore que cet homme n'avait sans doute pas besoin de sa protection. Mais c'était une question de politesse.
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Dante Visconti

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Lun 27 Mar - 21:02 Message | (#)

Atia n'en avait sûrement pas conscience, mais ce qu'elle cherchait sur cette île la porterait au-delà des raisonnables frontières du réel pour la plonger sans doute dans le bain confus, dans le magma spirituel d'une transcendance nouvelle. L'impossibilité est une porte vers le surnaturel. Atia ne pourrait qu'y frapper, un autre se chargerait d'ouvrir... quel autre, cependant ?

Le spectre d'un samouraï disparu depuis longtemps ? Ou quelque esprit étrangement attaché à cette lame spéciale qu'elle tenait dans sa main ? Son dialogue avec le vieil homme de la porte – une titulature digne d'un personnage de jeu vidéo, de manga ou de roman de fantasy – ne s'était pas montré des plus intéressants ou, en tout cas, des plus révélateurs. Fallait-il s'en étonner ? Fallait-il espérer davantage ? Une aventure initiatique comme celle que la César se proposait de vivre ne pouvait que se parer des oripeaux du mystère et de l'énigme.

Dante la suivit à l'extérieur et comme elle, se tint devant la maison, mais il demeura comme en retrait. Silencieux quand Atia prononça ce qu'il comprit être une incantation, il garda son calme et sans se laisser impressionner, vit une porte s'ouvrir, en quelque sorte, sur un chemin souterrain. Par là s'ouvrirait sans doute à eux la cave, la caverne, la grotte qui abritait le tombeau qu'ils convoitaient. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'au-dessous de la cabane, ils ne feraient pas l'impromptue rencontre d'un tyran-spectateur ou d'une mère-gelée moutarde...

Un premier escalier s'enfonçait donc sous la terre, passage qu'ils empruntèrent ensemble. « Soyez sans crainte, j'ai l'habitude des espaces clos. » Il était difficile au « jeune homme » de s'en expliquer sans pour autant révéler sa nature de vieux saurien. Elle devrait hélas se contenter de ces quelques mots. Il aurait pu continuer en scandant les paroles d'une chanson bien connue, « let the sunshine in »... mais il préféra dire en prenant les devants : « Offrons-nous un peu de lumière. »

Une toute petite lune de feu s'éleva à ses côtés pour graviter autour de lui et répandre chaleur et clarté. Dante s'avança donc dans l'escalier, suivi par Atia et lui fit remarquer : « Nous entrons dans une zone que je pourrais comparer à un nexus magique. J'entends par là un lieu de convergence mystique comme on en trouve par exemple dans les hauts lieux de la spiritualité... vous le sentez peut-être, mais pas une once de ce qui nous entoure n'a été épargnée par l'empreinte magique. C'est probablement la proximité du tombeau. »

L'odorat du dragon luttait contre les agressions nombreuses qui pressaient en sa tête une éponge gonflée d'eau camphrée et s'il n'avait été aguerri et rôdé à l'exercice, nul doute qu'il aurait laissé ces fragrances l'enivrer et même l’assommer, comme on se laisse étourdir par la fumée des encensoirs ou le parfum de ces poudres qu'on brûle pour provoquer transes et délires. Il trouvait d'ailleurs fascinant qu'un tel lieu demeurât vierge de toute intrusion, de tout pillage, de toute violation, pendant toutes ces années, alors qu'il était désormais évident que n'importe quel mystique eût trouvé là son content d'objets d'étude et de recherche.

L'escalier s'enfonçait donc sous la maison de chaume, mais très vite ils arrivèrent à un couloir dont la pente faiblissait pour finir dans un cul-de-sac ? Pas vraiment, puisqu'une porte latérale s'ouvrit à leur approche, révélant une structure souterraine construite de la main de l'homme.

« Ce qui est vraiment curieux, c'est que si ce... temple... oui, appelons cela un temple... abrite donc le tombeau d'un samouraï, je connais des spécialistes de la tradition funéraire japonaise qui mangeraient leur chapeau. »

Les rites funèbres du shintoïsme n'accordaient que peu d'intérêt au « repos éternel de l'âme et du corps dans le sommeil terrestre ». Ce samouraï avait été sûrement un être exceptionnel, pour mériter traitement si original. Par la porte, Dante et Atia arrivèrent dans une première anti-chambre qui devait susciter leur surprise. Aux murs nus pendaient des râteliers d'armes, mais ils étaient vides. Au centre, un bassin bordé d'un petit muret donnait à voir une eau claire où nulle mousse, où nulle plante, où rien ne venait troubler l'onde et son sommeil. Une arche unique communiquait avec le reste du temple, mais Dante y flairait... un piège ?

 « Un champ de force bloque cet accès. Un champ de force de nature magique... dont je reconnais la signature au fond du bassin. Étrange. Percevez-vous quelque chose ? Le katana réagit-il ? » L'arme de légende serait peut-être leur boussole, dans ce temple. Autant suivre avec attention le moindre de ses frémissements.

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Mar 28 Mar - 13:57 Message | (#)

Y avait-il une chose à laquelle monsieur Visconti n'était pas habitué ? Atia se le demandait, mais elle n'était pas assez intéressée pour aller jusqu'à poser la question. Aujourd'hui, les enjeux étaient trop importants pour elle. Il faudra attendre un autre moment pour faire la conversation avec ce fascinant mystique et essayer d'en apprendre un peu plus sur son histoire et ses expériences très certainement merveilleuses. Elle n'ajouta donc rien à sa remarque et ne fit aucun commentaire en le voyant s'improviser éclairagiste. Ce qui ne l'empêcha pas, bien sûr, de l'écouter avec une grande attention. Comme d'habitude, le jargon mystique passa un peu au dessus de sa tête, n'étant pas très familière avec ce genre de discours, mais elle fit tout de même des efforts pour essayer de le comprendre. Entendre un terme qui lui semblait familier l'aida un peu dans sa tâche.

– Un nexus magique ? Je crois avoir déjà entendu cette expression... se souvenir de quelle bouche elle l'avait entendue et dans quel contexte, en revanche, serait plus compliqué pour le moment Il y en a un... ou il y en a eu un près de Star City, non ? sa mémoire avait tendance à favoriser des informations plus pragmatiques, mais le fait d'être confrontée à ce sujet à un tel moment la stimulait un peu Mon sabre semble tout excité, lui aussi. C'est peut-être à cause de ce phénomène.

Ou juste parce que ce nexus-ci était lié à son arme mystique. N'allez pas croire que Kasai no Burēdo allait devenir un pendule à nexus. Le katana était juste content d'être... chez lui ? En tout cas, l'excitation semblait avoir atteint Dante qui avait l'air assez content d'être ici. Ou au moins intrigué. Atia, pour sa part, fut un peu moins surprise d'entendre son associé dire que la situation était unique. Elle avait bien compris que toute cette histoire n'était pas ordinaire. Sans quoi, elle aurait sans doute obtenu des réponses à ses questions depuis longtemps. La combattante était venue ici en s'attendant à trouver l'extraordinaire alors ce n'était pas une entorse aux règles funéraires des samouraïs qui allait lui faire lever les sourcils. Pas plus que la présence d'une sorte de barricade magique qui leur bloquait l'accès au reste du temple, après le bassin de l'anti-chambre où ils arrivèrent.

La César vint se poster devant le murer pour regarder dans l'eau, une eau calme, presque complètement immobile telle une nappe tissée dans un matériau des plus soyeux. L'eau, le champ de force désigné par Dante et même toute cette pièce semblaient parler à son sabre qui, en quelques sortes, via un procédé qu'elle ne comprenait pas et dont elle avait difficilement conscience, traduisait ce qu'il interprétait directement dans son esprit... ou dans son cœur.

– C'est une salle d'épreuve. déclara-t-elle avec une voix révérencieuse, un peu comme si elle se trouvait dans une église On ne pourra pas accéder au reste du temple tant qu'on ne l'aura pas réussie.

Silence.

– Je crois que vous aussi, êtes concerné. ajouta-t-elle sur un ton un peu désolé.

Cette fois, c'était moins un savoir instinctif qu'une simple constatation car elle vit non pas une, mais deux formes apparaître dans bassin, tels des reflets. Les formes s'élevèrent pour finalement quitter l'eau, et leur statu liquide, pour devenir solide, quoique floutées. L'une d'elle ressemblait à s'y méprendre à Atia, même taille, même corpulence, même katana. En regardant ce Doppelgänger, la César avait l'impression d'être devant un miroir déformé qui lui renvoyait un reflet sous la forme d'une marionnette d'ombres et de lumières. Ce n'était pas un clone qui lui faisait face, mais une sorte de mannequin confectionné dans une matière à la fois solide, gazeuse et liquides aux couleurs indistinctes et changeantes. Le clone de la criminelle resta debout dans le bassin, immobile, semblant fixer son modèle. Semblant seulement car ses yeux n'étaient pas visibles. L'originale, pour sa part, resta concentrée sur cette apparition, rendant son regard avec les intérêts et sentant dans tout son être que l'épreuve qui l'attendait allait consister en un combat. Sans même y réfléchir, elle laissa son esprit se concentrer à la tâche qui l'attendait pendant que son corps se préparait, se mettant en position de garde. Sa concentration était telle qu'elle n'examina même pas le Doppelgänger de Dante, dont la forme était, peut-être, moins humaine que l'original.

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Dante Visconti

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Mer 29 Mar - 22:42 Message | (#)

« Tout à fait... » avait-il répondu à la remarque d'Atia ; il y avait à Star City un nexus magique, situé sous la maison de son vieil ami Adrian, l'Archimage, détail qu'il tairait bien sûr, conscient que ni la César, ni le Pennington ne seraient sûrement ravis des accointances du dragon, puisque ce dernier se situait au point d'équilibre de maintes forces antagonistes, en ville comme ailleurs. Une position qu'il occupait avec constance et sérénité depuis trop longtemps pour choisir de l'abandonner ; bien qu'il n'eût jamais l'intention de souscrire à une vision orientée du monde, à l'existence d'une balance instituée dont il risquerait, par ses postures, de rompre l'équilibre et pourtant, il s'était toujours attaché à ménager la chèvre et le chou, le loup et le mouton, le renard et la poule.

Sous la cabane, Atia apporta son éclairage sur la situation et désigna la pièce comme une « salle d'épreuve », où ils devraient réussir leur épreuve avant de gagner l'accès au reste du temple. Deux formes apparurent dans le bassin, deux reflets étranges qui troublèrent l'eau stagnante et s'en élevèrent. La première paraissait être un double d'Atia, la seconde en revanche... présenta, à sa façon, un double du dragon. Ce ne fut pas un dragon qui apparut à la surface du bassin, mais bel et bien la silhouette reproduite du magicien, à l'appui du « reflet » sur l'eau de ce dernier – ce qui était certainement une chance pour eux, et pour le temple, car un dragon de la taille de Süleyman aurait détruit la structure souterraine, s'il était apparu là... eh oui, que voulez-vous, on a beau dire que la taille ne compte pas...

Ce double maléfique s'arracha au bassin, précipitant sur Dante une agression que ce dernier n'eut guère le temps d'esquiver. À l'instar d'un couple de pochetrons se disputant les faveurs de la télécommande, ils se disputèrent comme deux gougnafiers pendant quelques minutes. Dante cherchait à se défaire de l'étreinte fatale, l'autre cherchait à l'étrangler ; il devint urgent d'interrompre ce pugilat quand le dragon comprit toute l'iniquité subtile de ce « reflet » de lui-même qui avait pris son apparence et se présentait comme son négatif : loin de régurgiter quelconque magie abreuvée de la puissance des éléments, ce double absorbait plutôt l'énergie mystique et menaçait donc de drainer, en quelque sorte, l'ami Dante.

Ce dernier cependant préférait être César à Pompée, aussi comprit-il rapidement à quels risques il s'exposait, d'autant plus qu'il perçut la chaleur de cette main noire et scintillante qui, posée sur son cou, le gênait la respiration. D'un geste balourd mais efficace, il se dégagea et se projeta sur le côté. Accroupi, d'un bond, il se redressa et s'enveloppa d'un manteau de flammes, espérant dissuader son adversaire. Celui-ci, malheureusement, trancha ce voile sans peine et parut comme ignifugé. La matière dont il était fait ne pouvait brûler !

Dante, d'un revers de la pensée, dissipa les flammes, qui trouvèrent refuge dans la petite lune qui gravitait toujours autour de lui. Il opta pour une approche défensive ; après avoir esquivé un large coup de poing, il usa d'un sortilège aérien, le fouet d’Éole, pour disposer de son double maléfique. Il n'y avait plus qu'à espérer serait plus sensible aux bourrasques qu'aux flammes...

    Jet de dé – I :
    Réussite : Le double est happé par la colonne.
    Echec : Le double se rit de la colonne.

    Jet de dé – II, si réussite au I :
    Réussite : Dante l'emporte sur le double.
    Échec : Le double l'emporte sur Dante.


Que tous tremblent devant la fureur d’Éole ! Le double, tout éthéré qu'il fût, n'en demeurât pas moins sensible à cette surprise, à cette tornade qui souleva l'air sous ses pieds, le porta sous le plafond pour mieux l'écraser au sol quelques mètres plus loin. Dante n'avait pas eu besoin d'appuyer le sortilège à sa meilleure puissance : l'espace limité l'inclinait à l'usage le plus modéré, puisqu'il comptait triompher de son ennemi gémellaire par d'autres moyens. Tout autre sortilège aérien aurait compris la sécurité d'Atia et Dante se trouvait quelque peu enclin à la protéger.

Il n'attendit pas cependant, pas plus qu'il ne resta à rien faire à contempler sa réussite. À peine avait-il vu s'envoler son ennemi qu'il se précipitait déjà à sa rencontre, qu'il ôtait ses gants et avant que ce dernier n'eut seulement le temps de se relever, il porta ses mains en avant pour lui tomber dessus et l'étrangler. Mais ses mains rencontrèrent celles de son adversaire et tous deux engagèrent un combat de volonté aussi terrible que silencieux. Dante perçut la magie qui fuyait par ses doigts, absorbée, sucée, aspirée comme le sang à la morsure du vampire.

Il sentit aussi sa propre puissance aux prises avec celle de son double et bientôt, après quelques instants d'équilibre fatal, il sentit en lui fondre une colère terrible, tandis que sous ses mains son double se pétrifier progressivement, à mesure qu'il abdiquait et renonçait à toute résistance, car la férocité du dragon ne connaissait aucun égal, pas même le pâle reflet de sa projection humanisée. Dante irait jusqu'au bout du processus, ce qui l'immobiliserait quelques minutes...


Dernière édition par Dante Visconti le Mer 29 Mar - 22:50, édité 1 fois
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Mer 29 Mar - 22:42 Message | (#)

Le membre 'Dante Visconti' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Jugement du Hasard' :
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Caesar
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Jeu 30 Mar - 15:10 Message | (#)

Sans piper mot, l'ombre d'Atia brandit son sabre, le pointant sur son modèle. Un soupir d'agacement franchit les lèvres de la concernée.

– J'espère que t'es moins chiante que l'originale, souffla-t-elle avant de se mettre en position.

Le combat ne tarda pas à commencer. Le reflet d'Atia asséna un coup vertical de haut en bas tout en fonçant sur sa cible qui para avant d'effectuer une roulade sur le côté. Évidemment, son corps lui envoya des messages douloureux pour protester mais, fidèle à ses habitudes, la César les ignora complètement. De toute façon, elle ne pouvait pas trop faire autrement si elle ne voulait pas finir avec un membre ou une tête en moins car son adversaire ne fit pas de pause et enchaîna les attaques. La criminelle enchaîna alors les parades, vives, précises et parfois ornées de contre-attaques lorsque l'occasion s'y prêtait bien. Son ennemi était coriace, évidemment, comme la personne qu'elle cherchait à imiter, sauf qu'il ne souffrait sans doute pas des mêmes difficultés propres à son état de santé. Donc théoriquement, Atia César était handicapée. Théoriquement seulement car elle n'en n'était pas à son premier combat délicat.

En revanche, ça faisait longtemps qu'elle ne s'était pas prise de raclée. Comme avec ce coup de pied qu'elle reçut au ventre et qui l'envoya les quatre fer en l'air pendant quelques secondes. Clairement, son adversaire n'avait pas les mêmes difficultés de mouvement qu'elle. Pas le temps de s'en apitoyer, cependant, car son ombre revint immédiatement à l'assaut. La combattante dut alors rouler sur le sol pour esquiver avant de se relever, plus exactement de se mettre à genoux. Parer à nouveau. Esquiver par une roulade. Se relever. Non, rester accroupie. Parer. Contre-attaquer et se relever, cette fois, attaquer encore, se faire parer. Attaquer, recevoir un coup sur le bras qui tenait son arme. Perdre son arme. Rouler à nouveau pour ne pas finir égorgée. Se relever.

– Bordel... ne put-elle s'empêcher de lâcher entre deux reprises de souffle.

Elle n'eut cependant pas l'occasion de lâcher autre chose car les attaques recommencèrent et il fallut s'y soustraire. Atia en profita pour se diriger vers son sabre qu'elle ramassa rapidement pendant un plongeon au sol qui avait manqué de lui faire perdre un pied, littéralement. Mais elle parvint à récupérer son arme et à la brandir à nouveau malgré la taillade qui ornait son bras et qui laissa son sang perler jusqu'à ce que les premières gouttes touchent le sol.

A ce signal discret, l'ombre d'Atia se redressa et quitta sa position de combat. Une s'en fallut d'un cheveux pour que la César n'en profite pour porter un coup décisif mais elle se retint, inspirée, encore une fois, par son katana qui lui soufflait que l'épreuve était terminée. Parce que la victoire n'était pas nécessaire ? C'est quoi cette arène ?! Aucun sens du spectacle et du business ici, heureusement qu'ils ne faisaient pas payer l'entrée. C'est donc une Atia stupéfaite qui quitta à son tour sa garde pour observer son ombre se volatiliser, arborant ce qui semblait – mais peut-être n'était-ce que son imagination – un sourire satisfait. Ou moqueur. Difficile à dire avec une ombre-reflet. Son adversaire parti, la quadragénaire tourna la tête vers Dante qui était en train de finir le sien à sa manière. Le spectacle l'intrigua tellement qu'elle ne remarqua pas que le champ de force magique qui bloquait l'accès au reste du temple avait disparu. Non pas qu'elle y soit très sensible, mais son arme lui soufflait qu'elle pouvait se rendre dans la partie suivante si le cœur lui en disait. En vérité, la César voulait d'abord s'assurer que Dante irait bien, mais à voir la vigueur qui quittait son adversaire ombreux progressivement, il devait bien s'en sortir. L'aider fut naturellement hors de question, encore une fois, son instinct le lui dictait. En attendant, Atia alla s'asseoir sur le bord du muret entourant le bassin, observant la fin de l'altercation patiemment. Son esprit repensait à son propre combat, se demandant s'il n'aurait pas été plus fructueux de remporter une victoire plus... traditionnelle. Mais elle comprenait que cette épreuve avait plus pour but d'échauffer son sang et son corps que de tester ses compétences guerrières. Là encore, ce n'était pas une certitude, juste une intuition. Et quand ses pensées n'étaient pas tournées vers cet étrange combat contre « elle-même », elles essayaient d'imaginer ce qui allait les attendre après ça.

Ces perspectives furent mises de côté lorsque l'adversaire de Dante fut totalement neutralisé. La criminelle se releva donc et s'approcha de son compagnon de voyage pour aller l'aider à se relever. Moins parce qu'il en avait besoin que pour s'excuser de l'avoir entraîné dans ce genre de situation.

– Charmant accueil, n'est-ce pas ? Dois-je comprendre qu'il y avait une leçon philosophique à retenir de cette expérience ? à ce sujet, l'instinct de son sabre ne lui soufflait rien du tout. Besoin d'une pause ? Puis, réalisant qu'elle saignait encore et qu'elle risquer de tâcher le mystique, elle éloigna son bras blessé On dirait que mon sang était requis. Pas besoin de soigner ça tout de suite, je crois que ça fait partie de la... « tradition ».

Ce n'était pas très engageant pour la suite mai la César n'afficha aucune inquiétude. Sans doute parce qu'elle n'en ressentait pas vraiment. Ou plutôt parce qu'elle avait décider de les accepter. Quelles étaient ses alternatives ? Rester maudite toute sa vie et, dans le pire des cas, perdre les pouvoirs de Kasai no Burēdo ? Voilà un scénario qui ne lui plaisait pas du tout. Cela dit, elle ne se précipita pas immédiatement vers le chemin dégagé et resta à attendre que son compagnon aille mieux et soit prêt à continuer. Physiquement, intellectuellement ou émotionnellement. Après tout, la César ne partageait pas les secrets des habitudes de monsieur Visconti. Peut-être qu'il se devait de procéder à un rituel religieux personnel après ce genre d’événement. Certains gladiateurs faisaient ce genre de chose alors pourquoi pas ? Après tout... il n'y avait pas le feu au lac.
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Jeu 30 Mar - 19:27 Message | (#)

Dante ne laissa devant lui qu'un être de pierre et de roc. Cet ennemi mimétique, à la chair défigurée par ces apparences irréelles, ne fut pas de taille et ne résista point à sa force de volonté. Aurait-il pu en être autrement ? Jamais semblable piège ne fut conçu pour mesurer l'étoffe d'un vieux dragon. Confronter le reptile à une pâle et sombre copie d'une version diminuée de lui-même... c'était comme opposer au crapaud bœuf une malheureuse rainette, ce qui, il faut le dire, dans la perspective d'un affrontement, promet des scènes d'une atroce violence, d'une genre assez proche de la parodie de porno-érotisme batracien.

Ces mêmes remarquent valent pour les comparaisons bovines (le yack et la veau), ovines (mouflon et mouton d'Ouessant), etc, mais j'en finirai là pour les évocations sordides et les images terribles. Vous êtes prévenus, votre cher narrateur a décidé de ne plus rien retenir de ses mains polissonnes.

Atia avait donc triomphé de son adversaire – ce qui était une bonne chose, puisque toute défaite aurait sonné la fin des aventures de la César et plongé le Cartel rouge dans une mélasse inextricable pour au moins quelques années. Assise sur le muret bordant le bassin, elle semblait attendre et ses nombreuses blessures témoignaient de l'ardeur qu'elle dut mettre au combat contre son double. Elle quitta sa position pour venir l'aider à se relever. Dante la remercia, hochant la tête : pour un accueil charmant... « Une leçon philosophique... ou un simple examen d'entrée. »

Un peu comme une sorte d'épreuve initiatique. « Soyez sans crainte, ça devrait aller. Vous en revanche... » Atia expliqua que, peut-être, son sang était requis ; l'idée faisait sens, puisqu'elle était liée charnellement au katana et que ce dernier, parfois, trouvait refuge en son corps lui-même... Ce dernier n'avait certainement pas révélé encore tous ses petits secrets. « Tant que vos plaies ne sont pas trop graves... êtes-vous sûre ? »

La César le rasséréna et Dante observa l'arche libérée du champ de force qui bloquait le passage. Il s'en rapprocha mais, avant de passer, tourna vers elle un regard déterminé. « Vous l'aurez deviné, je suis plus ou moins dans mon élément. Votre père et vous-même me connaissez pour être immortel et plutôt érudit, en fait de magie, vous apprenez maintenant que je sais me défendre, y compris dans des situations inattendues.

L'imprévisible ne m'effraie pas. Nous sommes là pour le katana et pour vous. Ne vous inquiétez donc pas pour moi. 
»
Il n'en avait peut-être pas l'air, mais n'était-il pas plus dangereux pour Atia que ne le serait jamais un quelconque fantôme samouraï ? Que se passerait-il si d'aventure le dragon... pétait un câble, quittait le sommeil de son palais pour exterminer la pègre installée à Star City et qu'il avait vu s'enraciner tout autour des César, du Mandarin, du Gang des Fables dont il effrayait le chef ? Mieux vaut certainement ne pas imaginer le résultat d'un tel revirement de situation...

Atia et Dante passèrent l'arche sans difficulté, laissant derrière eux le bassin dont les eaux trompeuses avaient retrouvé leur quiétude solennelle. Ils se trouvèrent dans un couloir long et pentu. « J'espère que nous n'allons pas trop descendre... il y a un volcan là-dessous. » Sauf à estimer que Kojuro Katakura reposait sur un lit de lave incandescente... Dante avait survécu à l'expérience du bain de lave en Amérique centrale, au prétexte d'une énigme métaphorique et hautement symbolique, mais il redoutait l'impossibilité d'une redite. Une partie se jouait contre le Hasard, mais ce dernier n'abattait jamais les mêmes cartes. Mais l'heure n'était pas au du-du-du-duel !

« Que sentez-vous, Atia ? L'arme est-elle avec vous... ou contre vous ? » Dante partageait là une préoccupation qu'il n'avait pas depuis longtemps, mais qu'il estimait néanmoins importante. Si le katana disputait à la demoiselle son apprivoisement, si elle n'estimait d'autre maître digne d'elle que le samouraï dont ils profanaient la sépulture, peut-être devraient-ils se montrer prudents et prêter beaucoup d'attention à tous les murmures en provenance de la lame enchantée.

« Je ne suis pas inquiet. Vous avez ce qu'il faut. » Peut-être était-il trop confiant, peut-être était-il trop serein... peut-être avait-il pressenti le futur ou vu une fraction de l'avenir ? Dante ne disposait pas à proprement parler d'un pouvoir de prédiction, mais il possédait un smartphone très utile, alors après tout...
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Sam 1 Avr - 11:42 Message | (#)

– Certaine, assura-t-elle avec détermination.

A la limite, si une artère avait été touchée, elle aurait été plus pondérée, mais ce n'était pas le cas et la César sentait jusque dans ses tripes que le sang, son sang était requis. Tel était le prix souvent exigé chez les épéistes en tout genre et aussi nobles et poétiques puissent être les samouraïs, leurs exigences n'étaient pas plus modérées qu'ailleurs. C'était sans doute là un des points communs qui pouvaient lier toutes les cultures. Autant pour certaines, l'or n'avait aucune espèce d'importance, autant il était rare d'en trouver qui ne voyait pas le sang comme étant une monnaie capitale, quel qu'en soit l'usage fait. Cette valeur presque universelle, Dante sembla la comprendre car il ne l'accabla pas d'attentions d'infirmière, comme Atia disait. Encore une raison pour se féliciter de ne pas avoir amené ses sbires avec elle, ils auraient été au petit soin et ça l'aurait gonflée. La César n'était pas venue pour cueillir des fleurs. Et puis ce n'était pas comme si son accompagnateur était totalement inutile. Il venait de prouver qu'il pouvait se débrouiller seul. Non pas que la quadragénaire en ait douté, mais c'était une chose de supposer et c'en était une autre d'y assister. Un nouveau coup d’œil sur la statue qui servait de vestige de ce qui avait été l'adversaire de Dante confirma les talents de ce dernier. Une raison de plus pour ne pas s'en faire un ennemi, non pas que la question se pose encore, certes. Ce fut donc d'un pas assuré qu'ils quittèrent la salle au bassin pour emprunter un couloir pentu. Dante s'interrogea quant à la suite et quant aux impressions/indications envoyées par le katana de la César. Celle-ci ne répondit pas tout de suite, occupée à essayer de les ressentir et de les traduire.

– Je l'ignore... Kasai no Burēdo a l'air de s'être... calmée. Je ne l'ai jamais sentie aussi... sereine.

Encore que le mot ne fût pas tout à fait exact. Le calme du sabre n'était pas spécialement positif, juste... naturel. La seule comparaison qui venait à l'esprit de la César était celle d'une flammèche qui venait enfin de se retrouver dans un brasier accueillant, vivant, digne d'elle et de son potentiel. Un retour chez soi qui n'en n'était pas vraiment un car c'était également une première visite. Pour Atia, en tout cas, ça l'était. En vérité, son sabre communiquait moins avec elle, si bien que la criminelle n'était même pas capable de dire si son arme était de son côté... ou de celui du/des propriétaire/s des lieux.

– Elle a l'air aussi neutre que la Suisse. lâcha-t-elle avec un certain agacement.

Atia aurait limite préféré que son arme se rebelle, ça l'aurait presque rassurée. Elle ne répondit rien à la remarque de monsieur Visconti, se voulant rassurant. Pourtant, c'était bon à savoir, parce qu'elle n'était pas franchement confiante pour le coup. Déterminée, certes, mais sûre de ce qui allait se passer et de l'issue de cette aventure, certainement pas. Enfin, ça n'allait pas la faire reculer. Pas plus qu'une immense salle inondée de lave. Enfin c'était peut-être plus une caverne qu'une salle à proprement parler. L'entrée menait sur une petite plate-forme de pierre soigneusement, très soigneusement, même, sculptée. Cette plate-forme donnait une vue splendide sur un véritable lac de lave en fusion, situé une dizaine de mètre plus bas. Un bassin dans lequel la César ne comptait pas vraiment mettre l'orteil, même si elle aimait bien nager.

– On dirait que le volcan n'est pas si bas que ça. constata-t-elle.

Sans être une experte, elle trouvait qu'ils n'étaient pas tant descendus que ça. De fait, elle se dit que la structure n'était peut-être pas si naturelle que ça et que la position de cette lave était peut-être le fruit d'une volonté bien précise. Le reste de l'architecture des lieux prouvait déjà que les décorateurs d'intérieur avaient des intentions bien précises car la plate-forme sur laquelle ils se trouvaient était reliée à une autre, situé à l'autre bout de la salle, par un pont d'une longueur au moins équivalente à celle d'un terrain de football. Voire peut-être à moitié plus longue. Le pont n'avait pas l'air spécialement stable mais le fait que sa matière ne soit pas carbonisée ou friable était déjà rassurant.

D'un pas prudent, Atia s'avança pour l'examiner. Effectivement, le bois dont il était fait était on ne peu plus solide. Sans doute qu'il avait été choisi ou traité spécialement pour cet effet. Tant mieux pour eux. Par contre, au rayon des mauvaises nouvelles, plusieurs formes jaillirent de la lave au moment où la quadragénaire s'était approchée du pont. Une bonne dizaine d'oiseaux gros comme des ours s'envolèrent survoler le pont d'un air menaçant et en poussant des cris monstrueux peu engageants. De là où elle était, Atia avait du mal à voir si ces choses étaient dotées de bec ou de gueule, de plumes ou d'écailles... en tout cas, leurs ailes étaient flamboyantes, comme si la lave qui les avait couvé les recouvrait encore, vivante. Et il semblait que certaines parties de leur corps soit faite de pierre. Voilà un comité d'accueil des plus sympathique.

– Ces... ces choses ne font pas partie de l'épreuve, fit-elle remarquer après une seconde de réflexion, guidée par le manque d'excitation de son katana Je crois que ce sont plus des locataires naturels. Si un tel adjectif pouvait s'appliquer à ces bêtes volantes. Bon, je crois que la meilleure défense, c'est encore l'attaque, non ? A moins que ça soit le contraire ? ajouta-t-elle pour voir ce que Dante allait recommander ou faire.

Elle-même se prépara à l'action, prête à piquer un sprint, resserrant sa prise sur la poignée de son katana, déterminée à repousser le moindre piaf empluflammé (le néologisme semblait approprié) à coups de sabre.
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Dante Visconti

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Dim 2 Avr - 17:58 Message | (#)

L'apparition des quatre bêtes de feu et de pierre évoqua au dragon le souvenir des paroles d'un seigneur de guerre kelde, qui racontait se réjouir, lorsqu'un phénix fait son nid dans un volcan, « car cela signifie cent ans de guerre. »

Il n'était pas certain d'avoir face à lui quatre phénix, il n'était même pas certain d'avoir face à lui quatre oiseaux, mais ce qu'il voyait ne définissait pas moins ces quatre volailles comme quatre dangers imminents. Il serait difficile d'envisager pire situation pour eux ! Le pont n'était guère solide, toute chute s'annonçait mortelle, et ces bestioles disposaient d'un avantage clair et net sur eux, puisqu'elles volaient ou, en tout cas, lévitaient.

Atia se déclara en faveur d'une riposte immédiate. « J'approuve ! » répondit-il d'un cri avant de prendre, littéralement, de la hauteur, en gravissant les marches invisibles d'un escalier absent, appuyé sur l'air, comme en son temps un certain Jésus sur les eaux du lac Tibériade. Dante donnait l'air d'abandonner sa camarade, tel un rat qui fuit le navire au moment du naufrage.

Pourtant, bien qu'il s'éloignât « par le haut », il n'en resta pas moins impliqué et quand il fut à belle hauteur, il cibla le plus proche oiseau Pierrafeu (Yabadabadou, quelqu'un ?) et fit s'ouvrir une faille dimensionnel à l'espace qu'il occupait. Quelques minutes suffiraient à absorber l'être dans le néant interstitiel du Multivers diminuer donc d'un quart la menace que représentait ces monstres du volcan. Du moins, il l'espérait, mais peut-être que ce dernier serait assez rapide pour esquiver la faille ou résister à son implacable attraction... sans attendre un seul instant plus, sans s'accorder un seul répit, Dante appela à lui une importante fraction de sa puissance magique, afin d'accomplir un sortilège, cette fois, moins destiné à détruire ou repousser les oiseaux de feu qu'à les surprendre et leur faire perdre l'avantage du terrain et de la surprise.

Nous invitons nos lecteurs, pour comprendre ce qui suit, à procéder au plus vite à une expérience intéressante. Il s'agit d'abord de craquer une première allumette et de la placer au-dessus d'une casserole d'eau bouillante ; elle s'éteindra. Il s'agit ensuite de craquer une allumette et d'en porter la flamme à proximité des zones froides du réfrigérateur ; elle restera allumée.

Ainsi, pour éteindre un feu, outre le moyen premier qui consiste à supprimer le combustible, le moyen deuxième, le plus connu, est l'eau, puisqu'au contact de la chaleur, l'eau se vaporise, et la vapeur ainsi créée chasse l'air et prive le feu de comburant. Outre cela, l'eau participe au refroidissement, entre autres parce que la vaporisation absorbe la chaleur.

Il ne faut donc pas s'étonner de voir notre magicien, guidé par le dynamisme tactique de son intelligence, faire appel au frisson de Borée, dont il chercha à repousser les limites afin d'en étendre l'exécution à un espace capable tout à la fois d'englober les trois autres bêtes et d'occuper l'ensemble de la caverne. Quand il lança le sortilège, d'un cœur unique, près des monstres, jaillit alors, dans toutes les directions, un brouillard dense et blanchâtre, qui occupa tout l'espace.

La froide température aussitôt en contact avec la chaleur étouffante de la caverne, il se produisit immédiatement un phénomène de vaporisation continue qui plongea l'intégralité de la zone dans un amas chaud de vapeur d'eau.

Il ne resta plus qu'à observer le résultat produit sur les oiseaux. Ou les bêtes, ou quel que fût leur nom. Dante s'était-il trompé ? Avait-il « embêté » pour rien ces monstres ?

    Jet de dé – I :
    Réussite : Monstro Ier est happé dans le Terminus.
    Échec : Monstro Ier échappe au Terminus.

    Jet de dé – II :
    Quatre réussites : Le frisson de Borée surprend et affaiblit les Monstro.
    Trois réussites : Le frisson de Borée surprend les Monstro.
    Deux réussites : Le frisson de Borée énerve les Monstro.
    Une réussite : Le frisson de Borée énerve et renforce les Monstro.
    Zéro réussite : Le frisson de Borée énerve et renforce les Monstro. Atia et Dante se perdent de vue !

    Jet de dé – III :
    Réussite : Les Monstro sont vulnérables à la géokinésie de Dante.
    Echec : Les Monstro ne sont pas faits de pierre.


Il n'y aurait donc plus que trois monstres à anéantir. Bonne nouvelle ! Le dragon s'en réjouissait. En revanche, il déchanta très rapidement quand il comprit que toute cette vapeur d'eau, loin d'avoir affaibli, comme il l'espérait, ces êtres magmatiques, les avait renforcés et passablement irrités. Tel des Gremlins nourris après minuit ou des chats rendus furieux par un bain imposé, les trois bêtes s'allièrent pour hurler, à l'unisson, leur désir d'en découdre.

Pour se consoler, Dante vit dans cette fureur nouvelle l'occasion de peut-être jouer avec la désorientation qui accompagne la colère, mais ce n'était là qu'un pis-aller. Au moins n'avait-il pas perdu Atia de vue qui, elle aussi, se battait contre ces entités mystérieuses. Il cria lui-même à son adresse, quand il vit l'un des oiseaux fondre sur elle : « Attention ! » Il se rapprocha et comprit alors que ces êtres, constitués de pierre, se révélaient sensibles, et donc vulnérables, à l'emprise qu'il savait pouvoir exercer sur l'élément minéral.

À proximité d'eux, peut-être pourrait-il alors les saisir et grossièrement les fracasser les uns contre les autres... mais c'était sans compter, peut-être, sur leur résistance et opiniâtreté. Tant que la César les occupait, cependant... disparaissant à la vue de tous en se dématérialisant, Dante se déporta sur la première plate-forme où la vapeur était si épaisse qu'elle masquait la vue du tout-venant. Il comptait surprendre leurs adversaires, et opéra un nouveau déplacement, depuis cette zone invisible, d'où il serait donc, a priori, impossible de tracer ses mouvements.

Le but était simple : approcher discrètement ; que ne pouvait-il communiquer avec Atia par la pensée pour lui faire part de ce plan ! Il n'y avait qu'à espérer qu'elle fût fidèle à sa réputation.

Dans l'hypothèse où Atia serait peu combattive, ce dragon irait au secours de la demoiselle en détresse... avec la promesse tacite de n'en rien faire savoir, à Star City, où Atia apparaissait bien plus forte que faible. Qui sauve les apparences sauve tout, dit-on !


Dernière édition par Dante Visconti le Dim 2 Avr - 18:10, édité 3 fois
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Lun 3 Avr - 17:13 Message | (#)

Atia César commençait à se demander si elle ne ferait pas mieux d'inviter Dante à entrer dans l'arène du Circus Maximus, le magicien ne semblait pas être avare de surprise en plus de ne pas reculer devant le danger. Ne voyant pas ce qu'on pourrait gagner à s'enfuir par le haut d'une caverne close, la criminelle ne pensa pas un seul instant que son compagnon de quête ne lui fasse faux bond. Elle eut bientôt confirmation lorsque, après son envol, le mystique fit disparaître, littéralement, un des monstres, et généra ce qui avait l'air d'être une attaque élémentale sur les autres. Impressionnant, certes, mais peu digne d'occuper intégralement l'attention d'une César bien pragmatique. Celle-ci n'attendit pas que la vapeur plonge la caverne dans une brume aveuglante pour foncer sur le pont et entamer une traverser la plus vive et la plus prudente possible pour mettre à profit la diversion de Dante et pour éviter de tomber dans la lave. Avec un peu de chance, l'attaque de monsieur Visconti viendrait bout de leurs ennemis. Mais ce serait sans doute trop demander. Bingo, la chance se contenta de ce succès constitué par la téléportation menée par le mystique sur sa première cible. Les trois autres, arrosées par la vapeur, n'en ressortirent que plus agacées. Génial. Enfin cela ne modéra pas le pas d'Atia qui continuait sa grande traversée. Même si, apparemment, sa course excita ces trois maudits volatiles. Des cris aigus, des coups d'ailes et d'air chaud finirent par la prévenir d'une attaque imminente par derrière et par le haut. Mais la quadragénaire n'était pas une souris qu'on pouvait faucher de la sorte. Ainsi, sentant les bêtes s'approcher, elle usa de son élan pour bondir tout en se retournant afin de préparer un coup de katana des mieux placés. Une manœuvre risquée, évidemment, car l'atterrissage était potentiellement mortel. Un faux pas et « fiou », une César cramée. Mais personne ne dira, aujourd'hui comme jamais, que la fille d'Auguste avait eu froid aux yeux.

    Lancer de dés 1 :
    Réussite : Son coup tue un monstre
    Échec: Elle ne fait que le repousser

    Lancer de dés 2 :
    Réussite : Elle retombe comme il faut
    Échec: Elle trébuche

    Lancer de dés 3 (si réussite en 2) :
    Réussite : Elle repousse les assauts des monstres
    Échec: Elle est acculée


Son demi-tour aérien la mit en face d'un bec-gueule des plus agressifs qu'elle ne manqua pas de trancher sans aucune hésitation. La tête de l'oiseau monstrueux se retrouva alors séparée de son corps et le tout sombra dans la lave le temps qu'Atia retombe avec grâce avant de pivoter pour se préparer à recevoir les deux autres, car ils étaient encore sur elle. Les monstres l'attaquèrent une fois chacun, essayant de la percuter et sans doute de l'attraper par le bec-gueule mais la criminelle esquiva les assauts et rendit les intérêts même si les blessures qu'elle parvint à leur infliger en retour ne furent que superficielles. Cela suffit en tout cas pour que ces créatures se concentrent sur elle.

– Désolée les piafs, mais c'est pas aujourd'hui que vous allez me picorer. lâcha la César.

Mais son temps de pause se termina assez rapidement car ses adversaires volants reprirent leurs assauts, qu'elle repoussa vaillamment tout en continuant à avancer vers la plate-forme suivante, mine de rien. Il n'empêche qu'elle espérait que Dante se dépêche de faire quelque chose car elle n'était pas certaine de pouvoir tenir longtemps de la sorte. Ces monstres avaient compris qu'il était dans leur intérêt de ne pas trop laisser leurs plumes-pierres-flammes traîner vers cette proie. La César ignorait tout des intentions de Dante, n'ayant pas l'habitude de se battre à ses côtés, elle osait juste espérer qu'il profitait de ce temps qu'elle lui gagnait pour concocter quelques sorts qui allaient conclure cette partie. Pourquoi pas en les faisant disparaître comme pour le premier ? Enfin, c'était peut-être impossible, après tout, la magie avec ses règles, ça elle l'avait compris... même si les règles en question échappaient à sa compréhension. Pas facile de négocier avec elles...

– Je ne dirais pas non à un petit coup de main ! lança-t-elle entre deux parades.


Dernière édition par Atia César le Lun 3 Avr - 17:23, édité 2 fois
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Lun 3 Avr - 17:13 Message | (#)

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