AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Partagez|

Sabotage sacrilège

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
Caesar
avatar

Généralités
The Empress

ϟ Nombre de Messages : 375
ϟ Nombre de Messages RP : 210
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Barrett Anderson - Crystal Somers
ϟ Célébrité : Lena Headey
ϟ Âge du Personnage : 41
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Criminelle
ϟ Liens Rapides : Dossier - Relations - Passeport - Journal - Circus Maximus
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 4
ϟ Particularités Physiques:
Mer 15 Mar - 18:08 Message | (#)

16 mars 2017

Arriver à des négociations dignes de ce nom avec le Géant Vert, c'était presque un motif de célébration. C'est sans doute pour cette raison qu'Atia se permit une soirée « plaisir ». Non, n'allez pas l'imaginer dans une salle tamisée dans une propriété d'un certain « Petit doigt », ce n'était pas le genre de plaisir auquel voulait s'adonner la César. C'était du sang qu'elle voulait voir gicler... et non du champagne.

– TUE-LEEEEEE !!! hurla-t-elle en cœur avec le public.

Le Circus faisait salle comble, quoiqu'on n'avait jamais vraiment déterminé le nombre de personnes maximum qu'il pouvait accueillir, ça dépendait de la taille de certains. Et il y avait quelques gladiateurs qui étaient vraiment imposants. Bref, il y avait du monde et de l'animation. Pour cause, la cage était refermée, et à l'intérieur, trois types étaient en train d'essayer de se friter avec un robot. Le dernier à tenir debout gagnerait. Cela faisait 3 minutes qu'ils y étaient. Le robot ? Une commande spéciale du Docteur Otaku. Le design était laissé libre au propriétaire tant que ça ne pétait pas trop aux yeux et ses fonctions, ma foi, relativement classiques pour le roboticien de génie. A coup sûr, il avait des inventions bien plus évoluée que celle-ci. Le contraire serait bien ridicule. Enfin, la machine faisait son office. C'était d'ailleurs sa troisième soirée. Pas consécutive, bien sûr, le Circus ne sortait pas ses robots tout le temps, pas question de lasser le public. Une bonne moyenne pour les machines. Sans doute parce que le Circus l'utilisait principalement pour des combats contre des sans pouvoirs pour une violence plus classique mais un peu cruelle. Les chances pour que ces adversaires l'emportent sur la machine étaient de quoi ? 3% ? Pour ce combat, en tout cas, deux types avaient été mis KO, l'un en se faisant presque fracasser (mais pas complètement) contre les barreaux. L'autre en recevant un coup de pied bien précis qu'il aurait pourtant pu facilement esquiver. Ça avait bien fait rire l'assemblée, d'ailleurs. Voir des débutants se débattre, c'était mignon. Bien sûr, la rixe aurait pu être expédiée en deux secondes si la machine avait été réglée au maximum, mais il fallait faire durer un peu le plaisir. Comme pour ce combat, l'ultime combattant devait tenir encore une minute avant d'arriver au titre de victorieux. D'où les "tue-le" hurlés moins pour l'exécution et la mort que pour exciter le combattant et les spectateurs.

C'était un mec assez balaise, la trentaine fraîche. Le genre à bosser en costard cravate la journée et à passer ses soirées en salle de sport, ou au Circus, comme ce soir. Le torse en sueur, il tournait autour de sa cible robotique, elle immobile, attendant de porter un nouveau coup, ou plutôt d'esquiver car il semblait avoir compris que c'était là la clé pour gagner son défis. Sauf que le prochain mouvement du robot signera l'arrêt de mort du mec. En effet, l'androïde se jeta sur lui et l'attrapa par le cou. Des éclats de rire résonnèrent un peu partout, quelques « oooh » de déception, plus ou moins sincères, mais la suite obtint des réactions encore plus fortes. De son autre main, le robot attrapa l'épaule de son adversaire afin de prendre appui et de lui arracher la tête. La vue du sang et d'une exécution ne manqua pas de créer des cris de joie, sauvages, propres à une partie du public. Une autre était consternée, ne s'étant pas attendue à une telle fin. Et les membres du Cartel étaient tous plus ou moins surpris, pas choqués, une décapitation, c'était presque banal, mais surpris : le robot n'était pas supposé tuer. Appuyée contre les barreaux, Atia observa la scène d'un regard dénué d'expression, réfléchissant à ce qui se passait et ce que ça impliquait. Ses hommes étaient déjà sur le coup et plusieurs d'entre eux entrèrent dans l'arène pour éteindre le robot ou le mettre en veille. Il ne se laissa pas faire et un nouvel affrontement débuta, le public en fut tout content, pas Atia qui se demandait ce qui pouvait bien se passer. Est-ce qu'Otaku avait tenté de l'entuber ? Entre deux esquives, le robot se précipita au bord de l'arène, en vitesse maximale, là où se trouvait la César. Celle-ci s'écarta juste à temps pour échapper aux mains de la machine, apparemment décidée à la mettre en charpie. Heureusement, avant qu'elle ne parvienne à entamer les barreaux de la cage, trois gladiateurs parvinrent à la désactiver. Mais il était clair qu'il y avait un problème... et que cette machine venait d'essayer de la tuer. Elle, ou plus exactement, quelqu'un à travers elle.

– Portable. demanda-t-elle simplement en tendant la main en direction du premier à sa portée.

Elle avait un coup de fil à passer.

… … …

Otaku avait eu droit au gratin du gratin en termes d'accueil. Naturellement, on lui avait demandé de venir sans son armée de robot, un seul serait toléré et sans ses armes, histoire de prouver qu'il n'avait rien à se reprocher. Pour le bien de leurs accords, Atia lui donnait le bénéfice du doute. Elle lui avait tout de même posé la question au téléphone « est-ce que c'était lui qui avait programmée la machine pour qu'elle l'attaque ? » La réponse fut négative et s'il disait la vérité, cela impliquait une tierce personne. Donc la présence de l'inventeur serait requise pour en découvrir l'identité.

Les spectateurs avaient quitté les lieux peu de temps après l'incident, habitués à ce que les soirées soient interrompues en cas d’événement exceptionnel. Pas grave, ça n'allait pas les empêcher de revenir un autre soir. Pour l'instant, seuls les membres du Circus étaient là, prêt à accueillir le roboticien. Évidemment, pas un seul d'entre eux ne fit quoique ce soit pour menacer le criminel. Il n'était pas question d'entamer un combat contre lui. Atia n'était pas naïve, même si l'asiatique ne venait "qu'avec un" robot "non armé", il devait bien avoir sur lui dix mille gadgets pour siffler un Greyzilla jusqu'à lui. On va éviter de faire venir un tel colosse. Les consignes étaient claires : le premier qui regarderait leur invité un peu trop de travers se prendrait une balle en pleine tête. De fait, lorsque le criminel mondialement connu arriva, il fut invité à monter sur l'arène, dont la cage avait été enlevée. Seule Atia était présente, non armée elle aussi, quoique son katana était toujours sur elle, ou plutôt à l'intérieur d'elle, avec le robot inanimé un peu plus loin, enchaîné minutieusement.

– Bonsoir docteur. le genre de phrase qui, lorsqu'elle ne la prononçait pas à un vrai médecin, lui donnait l'impression d'être Bugs Bunny. Merci d'être venu aussi rapidement. Les politesses, toujours utiles. Mais comme Atia n'était pas du genre à trop en faire, elle entra dans le vif du sujet Voici l'arme du crime qui attend votre examen. Si vous avez besoin de quelque chose, matériel, café, pizzas, mes hommes se chargeront de vous l'apporter. Histoire de compenser l'absence de robot de compagnie. Ils sont d'ailleurs en train de chercher tous ceux qui s'occupent de l'entretien des robots. Vous vous doutez que vos commandes sont soigneusement entreposées et gardées. Cela ne devrait pas prendre trop de temps et nous pourrons les interroger lorsqu'ils seront là. Ou juste elle, si ce genre de chose n'intéressait pas le technologue, les génies, c'était parfois excentriques Avez-vous des théories sur ce qui a pu causer cet incident ?

Elle partait du postulat qu'Otaku était innocent. Mais tout dans sa voix et son attitude indiquait qu'elle punirait très sévèrement celui ou celle qui était responsable de ce borde, qui que ce soit. Dédramatiser la situation serait assurément mal venu de la part d'un leader comme elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Ven 17 Mar - 12:39 Message | (#)

Quand mon téléphone a sonné, ce soir-là, j’ai manqué de ne pas décrocher. Il faut me comprendre, en plein travail de finition sur ma Aisu adorée, j’ai mieux à faire que de répondre à Lukaz, qui va certainement essayer de me tirer à une sortie bizarre dont il a le secret. Foi de moi, plus jamais !

Mais il est têtu ma parole ! Mizuiro, coupe moi cette sonnerie !
Hi, Ishi. Toutefois, permettez-moi de vous informer qu’il ne s’agit pas de Solar, mais d’Atia César.

Oh.
Je lève les yeux de mon écran et tend la main vers mon Angel’s, qui m’apporte le téléphone. Généralement, je communique par e-mail avec mes clients mais certains ont droit à un traitement de faveur. C’est le cas d’Atia César, l’une de mes plus grosses clientes et la cheffe du Cartel Rouge. Un bon filon à ne pas se mettre à dos, raison pour laquelle je lui ai donné un numéro où me joindre en cas d’urgence.
Je me demande de quoi il peut bien s’agir et quand elle me l’explique, de sa voix très (trop ?) calme, mes doigts se crispent sur le boîtier. Déjà pâle, je perds encore plus de couleur et je commence à trembler, de rage, en me mordant la lèvre inférieure jusqu’au sang.
Je n’ai rien fait. Je ne suis pas responsable de l’attaque qui l’a visée plus tôt dans la soirée, ce qui ne signifie qu’une seule chose : quelqu’un a piraté mon robot. Un exploit.
Oui, je vais le tuer. Evidemment que je vais l’étriper !
Et Atia César aurait suivi le même chemin, en d’autres circonstances. Sérieusement, me demander à moi de ne venir qu’avec un seul robot non armé ? Pour qui elle se prend, celle-là ?! Toutefois, la curiosité et surtout, le désir de laver ma réputation, me pousse à accepter. A priori, elle semble convaincue que je ne suis pas directement responsable. Dans le cas contraire, elle ne m’aurait pas téléphonée et surtout, elle serait morte. Oui, je suis persuadé que si j’essayais de la tuer, j’y arriverais sans problèmes. Et alors ? Après tout, elle n’est qu’une femme, mortelle, sans pouvoir particulier. Parvenir à diriger une organisation de cette envergure malgré ce handicap force le respect. Je n’ai rien contre elle, au contraire même puisque Solar appartient au Cartel et qu’il compte parmi mes collaborateurs proches. Je n’ai aucune raison de le mettre dans l’embarras. Je sais qu’elle n’apprécie pas que je refuse de rejoindre le Cartel, qu’elle me voit d’un mauvais œil à cause de mon indépendance mais, outre cela, tout s’est toujours bien passé entre elle et moi, commercialement parlant. J’évite même de causer trop d’ennuis dans les environs du Circus ! Ne suis-je pas merveilleusement prévenant ?

Bref, après avoir raccroché, je réfléchis. Quel robot emmener ? Le Kaneki serait un choix logique puisqu’il est mortellement dangereux avec son acide, mais je crains qu’elle n’y voit un outrage. De plus, Mizuiro est la plus adaptée pour lancer une analyse et contrer un éventuel piratage. Enfin, techniquement, c’est Hotaru… Mais je ne peux pas sortir, me rendre en terrain potentiellement dangereux, avec mon robot de poche. J’ai besoin de me sentir en sécurité, malgré ma combinaison du MechOtaku.

Un robot, vraiment, mais quelle baka-ona, je soupire. Mizuiro, tu viens avec moi. Midori, Momoiro, en couverture à l’extérieur. Restez invisibles, n’intervenez qu’en cas d’ordre direct.
J’peux v’nir, j’peux v’nir ? réclame Hotaru en sautant sur mon épaule.
Un robot, on a dit.
Sérieux, tu te laisses dicter ta conduite ? C’est grave décevant.
Silence ou je t’acidifie.

Pourquoi j’ai donné un caractère aussi pénible à ce robot ? Je secoue la tête et me prépare. La Caeserina ne va pas attendre toute la nuit.

***

J’arrive en volant au Circus et me pose juste devant l’entrée, Mizuiro sur mes talons. Elle porte un short noir, un gilet gris très foncé par-dessus une chemise blanche au col haut. Ses longs cheveux bleus trainent dans son dos, presque jusqu’au sol. Elle remet son sabre maudit quand on le lui demande, sans prévenir de ne surtout pas toucher la lame, ce qui provoquerait une mort quasiment instantanée. Je ne précise pas non plus, jugeant que le curieux assez crétin pour oser mérite de toute façon d’y passer.
De mon côté, j’ai enfilé ma combinaison du MechOtaku en acier Otaku, bien plus résistante qu’elle n’en a l’air. Le casque complète le tout, ce qui permet de garder mon anonymat (personne ne sait que j’ai radicalement changé de style depuis mes premiers pas dans le monde du crime, pas plus qu’ils ne savent que je suis blond décoloré et que je porte des lentilles) mais également de protéger mon esprit d’éventuelles intrusions. Sait-on jamais que la César se soit équipée d’un mentaliste…

Bonsoir.

Je ne sais jamais si elle prendrait mal un « madame César », mademoiselle allant plutôt à sa fille. De toute manière, j’ai du mal avec les formules de politesse et le vouvoiement. Pour quelques rares personnes, je fais un effort et Atia compte parmi elles. Heureusement qu’elle paie bien.

Je me déplace toujours pour laver ma réputation, de préférence dans un bain de sang – ou d’acide. Quand je mettrais la main sur celui qui a osé pirater mon robot, croyez bien qu’il va souffrir.

Je suis remonté.
Un peu.
D’accord, beaucoup. J’ai vraiment la haine.
Je jette un œil au robot et ordonne :

Mizuiro, analyse complète du spécimen Gladiator X-73. Recherche un virus, un dispositif étranger, tout ce qui pourrait justifier d’une perte de contrôle.
Hi, Ishi.

Mizuiro ressemble à un personnage de manga matérialisé dans le monde réel, comme un cosplay particulièrement réussi. Elle est trop parfaite pour être humaine, mais les gens ont tendance à s’y tromper, quand elle n’est pas avec moi. Elle s’avance à pas mesurés et s’agenouille devant le robot enchainé. Elle découvre l’avant-bras de ma création et se branche sur son port de contrôle, pour commencer l’analyse. Le temps qu’elle y parvienne, je reporte mon attention sur Atia.

Je ne sais pas qui de nous deux était la cible de cette… Grossièreté. Peut-être a-t-on voulu faire d’une pierre deux coups, après tout nous sommes le genre de personnes à compter davantage d’ennemis que d’amis, dans notre carnet d’adresse. J’ai bien une petite idée, mais ça ne lui ressemble pas.

Naturellement, je songe à ce teme de Dexter Specter, alias Docteur Syndrome. Lui et moi, c’est la guerre ouverte depuis sa sortie de prison et il commence à devenir un adversaire digne de moi. Bon prince, je lui ai laissé le temps de se refaire et il a des capacités en piratage presque aussi bonnes que les miennes. Après tout, il a même percé les défenses du Bigsby Building pour harceler sa petite Victoria. Mais ce genre de coups en douce ne lui ressemble pas, c’est trop mesquin pour être vraiment satisfaisant. Pas plus que je ne me suis amusé à pirater son propre robot, pour les mêmes raisons. Sans compter que je sais de source sure qu’il est particulièrement occupé, ces derniers temps, à cause d’une certaine Casey. Si ma future Némésis est hors de cause (quel honneur je lui fais, tout de même) ce n’est pas le cas de tous les gens qui me détestent ou me jalousent et veulent me voir discrédité. Si on rajoute à cette liste déjà particulièrement longue les ennemis d’Atia César, autant interroger tous les criminels de Star City.

Je pose la question par acquis de conscience, mais nous sommes bien d’accord que vous ne travaillez pas avec un autre roboticien que moi ? Par exemple, je ne sais pas, un concurrent qui essaierait de m’évincer ? A moins que justement, récemment, quelqu’un ait essayé et que vous l’ayez repoussé ? Judicieusement, d’ailleurs.

Ou on travaille en exclusivité avec moi, ou on ne travaille pas, point final.

Je n’ai plus reçu de menaces depuis quelques temps, dis-je en réfléchissant tout haut, une main grattant le bas de mon casque. Il y a bien cet agent de l’UNISON que j’ai mutilé mais même s’il possède des compétences acceptables en informatique et piratage, je doute qu’il s’abaisse à de telles extrémités. Ce n’est pas trop leur genre, à ces baka tare. Mizuiro, ça vient ces résultats ?
Sumimassèn, Ishi, mais votre programmation d’origine a été complètement retournée. La sécurité empêchant ce robot de vous faire du mal ou de faire du mal à Atia César a été crackée pour que ce soit désormais l’inverse. Il n’a plus qu’un seul objectif : vous détruire, l’un et l’autre. Si vous me permettez une suggestion, je pense que c’est une tentative pour brouiller les pistes. Je suis en train de passer les nouveaux protocoles de sécurité, mais c’est un travail de haut niveau.
Quel équivalent ?
Docteur Syndrome. Mais ce ne sont pas les siens, j’en suis sure.
Dommage, ç’aurait été facile, je soupire.


Dernière édition par Ando Takashi le Sam 8 Avr - 13:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Caesar
avatar

Généralités
The Empress

ϟ Nombre de Messages : 375
ϟ Nombre de Messages RP : 210
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Barrett Anderson - Crystal Somers
ϟ Célébrité : Lena Headey
ϟ Âge du Personnage : 41
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Criminelle
ϟ Liens Rapides : Dossier - Relations - Passeport - Journal - Circus Maximus
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 4
ϟ Particularités Physiques:
Ven 17 Mar - 18:17 Message | (#)

Qu'un original comme Otaku dise bonsoir, ça pouvait presque vous arracher une petite larme d'émotion et de fierté. Cependant, Atia avait les mouchoirs plus exigeants que ça (et ils préféraient se réserver pour des larmes de sang). Elle ne s'attarda donc pas sur les politesses, outre mesure, et se contenta d'entrer dans le vif du sujet. La criminelle était d'ailleurs assez contente de voir que le roboticien était au moins aussi énervé qu'elle, sans aligner leur rage et prendre un mètre pour la mesure, c'était bon signe. Le dicton « l'ennemi de mon ennemi est mon ami » marchait plutôt bien, même si ce n'était pas non plus le tout premier des commandements criminels, les tueurs et les voleurs, c'est plus complexe que ça.

– Oh je ne le crois pas. Je le sais. assura-t-elle sur un ton qui aurait de quoi dresser tous les poils de ceux qui auraient quelque chose à se reprocher.

C'est qu'Otaku ne serait pas le seul à vouloir régler ses comptes. Cependant, l'envie de faire souffrir ce ou ces imbécile passait en seconde plan comparé au reste, à savoir à la quête du pourquoi et du comment. S'il y tenait, Atia laisserait Otaku s'occuper exclusivement du sort du ou des coupables, mais elle voulait des réponses. On ne savait jamais, cette attaque pouvait cacher quelque chose de plus gros. Peut-être même pourrait-elle avoir un lien avec l'autre attaque dont elle avait été victime l'année dernière. Et qui avait déjà été plus réussie que celle-ci. Cette simple différence de résultat la poussait à croire que ce n'était pas la même chose, mais... Au risque de se répéter : on ne savait jamais. En tout cas, Otaku ramena cette affaire à lui, sans doute à cause de sa petite mégalomanie. C'était peut-être exagéré mais après tout pourquoi pas, de toute évidence, le/les responsable/s de cet attentat étai(en)t doué/s en informatique. Dans le milieu, son interlocuteur l'avait prouvé il y a des années, les personnalités extrêmes aux raisonnements exagérément tirés par les cheveux, ce n'était pas rare.

– Si quelqu'un a effectivement voulu nous atteindre tout les deux, sans y parvenir, ce doit être une personne incroyablement stupide. ou un gros sado-masochiste à tendances suicidaires. On avait vu plus bizarre en ville.

Pendant que le robot de compagnie d'Otaku procédait à ses analyses de systèmes, ou autre, le criminel semblait penser à quelqu'un en particulier sans pour autant le ou la nommer. La question brûlait les lèvres de la César car elle n'était pas certaine qu'une personne aussi décalée que ce docteur soit capable de bien juger les autres. Mais après tout, Atia avait tendance à le voir uniquement comme quelqu'un de très doué avec les robots et ses autres compétences éventuelles, s'il en avait, ne lui étaient pas connues. Pour l'instant elle ne dit rien et se contenta de garder les mains dans les poches en attendant que les réflexions et analyses préliminaires de l'expert et de son sex-toy soient terminées. Une question qui la concernait vint cependant sur la table, accompagnée de, si le nez de la César ne la trompait pas, d'une menace sous-jacente.

Un sourire amusé glissa sur ses lèvres.

– Pas que je sache. Vous vous doutez bien que j'ai dans mes rangs quelques bidouilleurs mais aucun ne produisant des robots. Ou si c'était le cas, les robots en question ne méritaient même pas la comparaison avec ceux d'Otaku, mais aussi, ils devaient se contenter de faire du café, et alors la César s'en fichait complètement Mais vous vous doutez bien que je ne cracherai jamais sur un petit génie susceptible d'intégrer le Cartel. ajouta-t-elle en étirant son sourire et ses cicatrices.

C'était à la fois un avertissement, une offre renouvelée, un compliment, et une blague. Petite merveille rhétorique comme Auguste César en avait pondues en son temps, paix à son âme. Otaku n'était pas sans ignorer qu'Atia préférerait l'avoir dans ses rangs plutôt qu'en dehors. La personnalité et les objectifs du personnage n'étant pas vraiment compatibles avec cette idée, elle s'était faite une raison. Mais s'ils collaboraient à présent assez régulièrement et dans d'assez bons termes, la César n'irait pas non plus cracher sur les travaux d'un autre technologues proposant ses services tout en adhérant aux belles valeurs du Cartel. Après, une telle situation n'était pas encore arrivée, même si elle y avait cru à un moment avec un certain Ingénieur... De toute façon, tant qu'il n'y avait pas de génie surpassant Otaku dans son domaine, le roboticien serait tranquille.

Un sourire accompagna le commentaire du criminel quant au traitement qu'il avait infligé à un agent de l'UNISON. La César avait entendu parler de cette affaire et y avait trouvé pas mal de satisfaction. Tant mieux. Qu'Otaku aille titiller l'UNISON, ça les inciterait peut-être à se concentrer d'avantage sur lui que sur le Cartel. Et puis, par procuration, c'était une histoire assez grisante. Le genre qu'elle pourrait se répéter dans la tête avant de dormir pour être sûre de faire de beaux rêves. Cependant, elle ne fit aucun commentaire car le robot avait terminé ses premiers examens.

– Docteur Syndrome, hein ?

Là encore, comme à tout ces politiques lorsqu'on leur fait remarquer que certaines pratiques son anti-démocratique, elle ne fit aucun commentaire (je sais, c'était gratuit, mais fallait que ça sorte). Qu'il y ait une rivalité entre Otaku et Syndrome, tant mieux. Ils pouvaient même se taper sur la gueule sur la place du Centenaire, Atia se poserait devant la télé avec des doritos (placement de produit forever) et regarderait le spectacle en ce demandant comment elle pourrait approcher un éventuel vainqueur pour en demander des services, ou davantage de services. Mais les guerres entres criminels indépendants ne la concernaient pas alors Atia restait neutre à cet égard. Neutre mais avec les yeux gourmands d'une araignée qui voyait deux papillons dans leur danse nuptiale à côté de sa toile. Et elle le resterait, apparemment, vu qu'Otaku et sa machine ne pensaient pas que Syndrome soit mêlé à cette histoire. Tant mieux pour lui. C'était bien beau de chercher des poux aux NG, mais mieux valait qu'il se contente de ce passe-temps plutôt que d'aller titiller la baronne du crime.

– Je vois, donc nous avons affaire à du génie suicidaire. autant appeler un chat, un chat. Est-ce qu'on a se genre de profil en boîte ?! lança Atia à son lieutenant qui était resté hors de la cage

Il lui répondit qu'à sa connaissance, il n'y avait pas de suicidaire au Circus, en tout cas, pas parmi les adeptes d'informatique. Les déprimés étaient plutôt trop alcoolisés pour arriver ne serait-ce qu'à faire un copier-coller.

– Ce n'est pas comme si ce genre de détail était gravé sur les fronts des gens... commenta-t-elle sans parler à quelqu'un en particulier.

On annonça ensuite que le personnel s'occupant de l'entretien technique des robots était en train d'arriver. Avant qu'ils ne soient introduits dans la salle, Atia se tourna vers son invité pour discuter de quelques détails.

– On va les interroger, si cela vous convient, précisa-t-elle, histoire d'être polie d'ordinaire, je voudrais commencer à poser les questions mais vu que mes connaissances sur le sujet sont beaucoup moins pointues que les vôtres, je doute que ce soit très utile. Je vous laisserai donc cet honneur. Pourriez-vous juste ne pas les tuer tant qu'on n'est sûr de rien ? Et que nous n'avons pas toutes les informations à notre disposition ?

Ce qui prouvait bien qu'elle se fichait complètement des méthodes utilisées pour mener la discussion. Elle était plutôt du genre à y aller progressivement, mais tant que le succès était au rendez-vous...

D'un geste de la main elle fit signe à ses hommes pour qu'ils amènent les deux geeks qui bossaient pour elle. Vinrent alors une femme, la vingtaine, petite génie en ordinateurs et en programmation qui avait eu le bon goût de devenir droguée et l'intelligence de proposer ses services à Atia en échange de la came qu'elle désirer. L'autre était un ancien, très maigre, avec de grosses lunettes, les cheveux courts et gris, il devait facilement avoir cinquante ans. Ce qui était un age canonique pour un membre actif du Cartel. Lui avait l'air nerveux. Elle décontractée, mâchant son chewing-gum avec une insolence naturelle qui d'ordinaire amusait Atia, mais aujourd'hui l'agaça un tantinet.

– Salut vous deux. Vous avez sûrement appris qu'on a eu un problème avec le robot de service ce soir. Il y a un invité spécial qui aurait des questions à vous poser.

Elle se décala alors et ils purent voir Otaku. Le mec sembla pisser dans son froc, la bouche en O. La meuf se contenta de hausser un sourcil surpris. Les hommes d'Atia, qui les avaient amenés, quittèrent l'arène mais se postèrent juste au bord, près du lieutenant qui observait la situation silencieux et concentré. D'un mouvement du bras, galant, la patronne invita Otaku à commencer les festivités.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Sam 8 Avr - 14:33 Message | (#)

Encore cette histoire, d’intégrer le Cartel ? Je ne relève pas mais je roule des yeux sous mon casque. Ce n’est pas la première fois que la Caeserina essaie de m’attirer dans ses rangs ou plutôt, dans son organisation. Solar y appartient mais je vois difficilement ce que ça peut apporter. Trop de règles pour mon propre bien. Je tiens à mon indépendance, à ma liberté, et j’ai des idéaux qui vont au-delà de la simple criminalité. Certes, je travaille avec plusieurs membres du Cartel, parce qu’ils paient rubis sur ongle et que, l’autre de rien, une installation comme la mienne engloutit des sommes astronomiques pour l’entretien et le perfectionnement. Si j’ai tendance à dérober ce dont j’ai besoin, il y a certaines choses qu’il vaut mieux acheter, pour se couvrir.

J’y ai déjà pensé, surtout ces derniers temps, où je travaille davantage avec Solar, au point même de l’avoir annoncé comme un associé à la Villain Con. On a une figurine ensemble ! Ce n’est pas rien. Mais c’est en dehors du Cartel, et c’est une exception qui confirme la règle. Je n’aime pas fréquenter les autres humains, je les trouve sans intérêt, je perds mon temps dans le vent. Ce qui m’intéresse, c’est développer mon génie, repousser plus loin les frontières du possible, transcender l’univers et inscrire mon nom durablement, à un si haut niveau que personne ne m’égalera ni ne me dépassera jamais. Je n’ai aucun intérêt pour les relations sociales ou même amoureuses, et pas parce que je me sers de mes robots pour me soulager. En fait, je n’ai jamais de pulsions de ce genre et ce que la plupart des gens ignorent, c’est que les Angel’s n’ont même pas de système sexuel. Je suis sensible à la perfection, mon imagination me suffit.

Mais ce n’est pas le sujet, dans l’immédiat.

Je tiens à mon indépendance et je ne me sens pas concerné par vos objectifs. Toutefois, je ne suis pas contre vous doter de ma technologie, tant que vous vous montrerez généreuse.

Parce que je le sens venir, les commandes « gratuites » sous couvert de collaboration.

Mais c’est vrai, je suis un génie, un grand génie, d’ailleurs.

Je retiens de justesse le « même si c’est vrai qu’en comparaison de vous, je suis plus frais ». Les gens et les femmes surtout, ont tendance à très mal réagir à ce genre de remarque. Etrange, non ? Enfin, mieux vaut se concentrer sur l’affaire en cours. On en revient au « génie suicidaire » puisque ce teme de Dexter n’y est pour rien. Dommage, ça me démange de lui en mettre une !
Sauf que personne ne correspond à ce profil au Circus. Les ingénieurs chargés de s’occuper de l’entretien sont sur le point d’arriver et j’ai droit au petit topo habituel du « ce serait bien d’être un peu gentil tant qu’on n’est certain de rien ». Si ça ne tenait qu’à moi… Mais bon, à Rome, faisons comme les romains. Je suis Atia jusque dans une pièce, où elle effectue les présentations. J’aime l’effet que je fais aux gens. L’homme me parait moins suspect que la fille, justement parce qu’il réagit comme tout individu normal en ma présence.

Genre, sérieux, c’est le vrai ? demande-t-elle d’ailleurs en recommençant à mâcher son chewing-gum.
Ouais, sérieux, je réponds en imitant son ton. Un petit baka ona s’est permis de toucher à mon Gladiator et de le reprogrammer pour qu’il attaque à vue la Caeserina. Tentative échouée, mais ça me contrarie énormément. Déjà, parce que ça jette une ombre sur un juteux contrat commercial mais en prime, ça remet en doute mon génie, ce qui est le plus inacceptable dans tout ça.

A mes yeux, libre à qui veut de ne pas être d’accord.

Il parait que vous êtes les seuls à vous occuper de mes bébés, donc vous êtes les suspects principaux.

Je les détaille. Aucun ne paie de mine, d’apparence, mais moi non plus, au premier abord. Surtout avec mon nouveau style, qui m’apparente davantage à un chanteur de Jpop. Même si je suis plus apte à parler technique que la César, si ces deux-là sont un peu malin, ils éviteront d’étaler leurs talents.

Et vous allez mourir tous les deux si je n’ai pas une explication dans la minute, je déclare, mortellement sérieux.

Cette annonce provoque une série d’exclamations de la part de l’homme, qui s’adresse directement à Atia, en arguant que c’est injuste, qu’il est innocent, et toute la panoplie du gentil garçon qui se fait avoir. La fille m’observe et je la regarde dans les yeux, malgré mon casque. Je crois qu’elle le sent, c’est assez étrange.
Elle tend la main, et je distingue un tremblement léger. En l’observant de plus près, les vaisseaux dans son œil trahissent soit une fatigue extrême, soit une prise de drogue régulière. Le tic de sa pommette achève de me convaincre.

J’étais douée, avant. Mais jamais à votre niveau. Peut-être que si j’avais continué, j’aurais compté parmi les meilleurs, sauf que j’ai fait une overdose, je ne sais pas me concentrer plus d’une vingtaine de minutes. Je suis juste bonne à entretenir le taff des autres.

Mon casque est relié à Sakura, qui a automatiquement lancé une analyse faciale. Grâce à sa photo, j’ai son nom, son dossier médical, les scanners, et je sais qu’elle dit vrai. Elle a des compétences, oui, mais comme celle de n’importe quel humain standard ayant un peu étudié l’informatique. Elle ne peut pas me surpasser, elle ne peut pas m’affronter, et elle n’a aucune raison d’essayer.
J’acquiesce et je me tourne vers l’homme, qui est toujours en train de s’exciter. Je lance la même analyse pour lui, les résultats défilent silencieusement devant mes yeux. Sakura est très perfectionnée, assez pour trier les résultats et attirer mon attention sur des mouvements suspects.

C’est une jolie moto, que tu as, George, je susurre. Un midual, marque française, à presque 200 000 dollars. Aucun prêt à la banque, par contre une immatriculation en cours… Combien vous payez vos hommes d’entretien, Caeserina ? je demande avec un sourire mauvais.

Personne ne le voit, mais ça s’entend dans mon ton. Et la réponse me confirme qu’il n’y a absolument aucune chance pour qu’il ait pu économiser à ce point. Je pointe mon poing dans sa direction, la lueur du laser à ytterbium brille devant ses yeux.

Je n’ose pas croire qu’un kusotare comme toi ait piraté mon robot. Par contre, tu as bien la sale tête d’onore de l’intermédiaire. J’écoute ?
Un… Un type m’a approché, après que j’ai perdu de l’argent en jouant. Il… Il m’a demandé… Pitié abaissez ça, abaissez ça, supplie-t-il en tombant à genoux. Il m’a demandé de déposer un… un genre d’insecte en métal sur un Gladiator, il a dit qu’il effacerait mes dettes et me donnerait un cadeau, il… il savait que j’ai toujours aimé… les motos et… Je suis désolé, je suis désolé madame César, je ne voulais pas, mais j’avais peur, je ne voulais pas mourir, je suis désolé !
URUSAI ! j’hurle en lui donnant un coup de pied. Il a fait quoi, l’insecte ?
Il…Il est rentré… dans le robot et… et rien après… Jusqu’à ce que le programme se réinitialise…

Et là, je comprends quelque chose.
Je les plante-là, je pousse même un peu Atia pour retourner dans la pièce à côté. Mizuiro est là, tête baissée. Je l’appelle et elle la redresse difficilement, le visage déformé par une lutte.

Ishi, j’ai été infectée par un virus qui m’ordonne de vous tuer, vous et Atia César. Je veux bien tuer Atia César, mais je ne veux pas vous tuer, même si mon programme me l’ordonne. Puis-je enclencher le protocole d’urgence, avant de vous faire du mal ?

Je suis content de porter mon masque et ma combinaison, parce que je tremble et que je suis très pâle. J’essaie de retrouver ma maîtrise sur ma voix.

J’ai envoyé les dernières données à Sakura, Ishi.
C’est parfait. Tu peux te déconnecter.

C’est comme la voir mourir sous mes yeux.
Je sais que je vais la réparer, ce n’est pas la première fois qu’une de mes Angel’s est gravement blessée même si, généralement, c’est surtout leur corps, pas leurs circuits internes. J’imagine que l’araignée mécanique dont a parlé l’autre type est en elle, et que si je m’approche avec ma combinaison, elle va l’infecter. Heureusement, le programme de mes Angel’s est bien plus perfectionné, ce qui a permis à Mizuiro de résister, mais elle seule ne peut rien y faire. Je dois agir, et pour agir, je dois quitter ma combinaison. Je dois me montrer vulnérable, et j’ai l’impression que c’est ce qu’on attend.

Je suis figé.
Je sens une crise de panique arriver.
Mais je ne dois rien montrer.
Ma réputation. Ma réputation. Ils ne doivent pas savoir.
Merde, c’est quoi, qui coule de mes yeux ?
Dire quelque chose. N’importe quoi.

Est-ce qu’il a donné un nom ?

Ma voix est bizarre.
J’ai envie de la toucher. Elle est là, désactivée, à genoux, la tête basse, et quelque chose s’agite sous ses cheveux. L’araignée mécanique me nargue.
Ne. Bouge. Pas.
Revenir en haut Aller en bas

Caesar
avatar

Généralités
The Empress

ϟ Nombre de Messages : 375
ϟ Nombre de Messages RP : 210
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Barrett Anderson - Crystal Somers
ϟ Célébrité : Lena Headey
ϟ Âge du Personnage : 41
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Criminelle
ϟ Liens Rapides : Dossier - Relations - Passeport - Journal - Circus Maximus
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 4
ϟ Particularités Physiques:
Lun 10 Avr - 9:53 Message | (#)

– Oui, c'est vrai que j'ai tendance à enchaîner mes associés dans ma cave pour m'assurer leur dépendance, ne put-elle s'empêcher de faire remarquer avec humour.

Diriger avec un gant de velours, c'était un peu son slogan officieux. Enfin, si elle pouvait serrer la pince de ses collaborateurs avec un gant tout doux, ça ne l'empêchait pas d'en garder un en cuir avec des pointes bien acérées dans l'autre main. Métaphoriquement parlant, bien sûr. Bref, Atia n'insista pas sur ce sujet car ce n'était pas le thème du jour. Et surtout parce qu'elle savait que la patience de son interlocuteur était limitée. Elle ne revint donc pas dessus et passa à la suite qui, pour tout dire, l'intéressait davantage pour le moment. Ils allèrent donc interroger ses petits ingénieurs.

Otaku se montra raisonnable et, dans son style, presque adorable pour commencer. L'absence d'acide aux premières syllabes y jouait beaucoup, sans doute. Mais bien vite, les menaces de mort arrivèrent. Non pas que cela dérange la César, au passage, car elle appuya les propos de son partenaire en hochant silencieusement la tête pour répondre au regard implorant que le mec lui lançait. La fille, elle restait plus ou moins de marbre, dans son attitude d'adolescente blasée qu'elle semblait vouloir conserver en toute circonstance. En temps normal, Atia applaudirait cette démarche, mais ce soir elle avait plus envie de lui péter les dents que de la congratuler. Enfin, la quadra avait déjà sa petite idée sur l'identité du responsable. Mais il y avait un monde entre une conviction et une preuve et la cheffe du Cartel était beaucoup trop habituée aux mauvaises surprises pour se baser sur ses seules certitudes. Même si elle connaissait bien les deux suspects et qu'en plus, son lieutenant lui avait donné quelques compléments d'information au rayon des dernières nouvelles.

Ainsi, elle ne fut pas excessivement étonné du contenu du franc parler de la geek junkie, même si toute cette sincérité pouvait presque être émouvante (presque). Mais un sourire mauvais s'afficha sur son visage balafré lorsque Otaku mit le doigt sur un des détails révélateurs au sujet de l'autre.

– Pas tant que ça. répondit-elle au sujet du salaire qu'elle attribuait à ses employés.

A part le Magnus Pugnator et son Lieutenant, il y avait peu d'hommes au Circus qui pouvaient se vanter de pouvoir faire de tels achats uniquement grâce à leurs activités criminelles. Ainsi, encore une fois, c'est le portefeuille qui permit de découvrir la vérité. Ça marchait souvent pour les gentils alors pourquoi pas pour eux ? Et alors, Otaku et la César gagnèrent l'accès à de précieuses mais inquiétantes informations. Précieuses car ils avaient enfin une piste concrète. Inquiétante car il semblerait que leur ennemi soit doté de gros moyens et qu'en plus il soit capable, par cette seule intervention, de faire perdre ceux d'Otaku. Ce dernier plongea dans un silence qui n'augurait rien de bon avant de quitter la salle, comme un ado qu'on venait d'agacer par une conversation ennuyeuse. Son attitude un peu brusque amena les hommes d'Atia à amorcer un geste vers leurs armes. La César leva la main pour les interrompre et laissa le roboticien aller faire son affaire. Sans doute un détail technique qu'il devait vérifier. En attendant...

– C'est toujours désagréable de voir qu'il y a des idiots comme toi prêt à faire n'importe quoi pour si peu... Bon, tu connais les règles...
– Non ! Pitié...
– Normalement, le prix à payer serait une torture publique et fatale... je suis d'humeur à choisir l’écartèlement, aujourd'hui. Mais si tu arrives à être utile, ce sera peut-être un sort plus rapide et moins douloureux qui t'attendra.
– Je...
– Prépare les motos. ordonna-t-elle à un de ses acolytes.
– Il, Il était jeune, en costard cravate. Le genre de type qui pourrait bosser à Wall Street ! Il... des cheveux courts, lunettes de soleil argentées... il... je crois que c'était un assistant ou... ce n'est pas lui qui a crée l'insecte qu'il m'a donné. Il avait l'air d'agir pour quelqu'un d'autre... Je... c'est tout ce que je sais...
– Et comment vous vous contactez ?
– C'est lui qui... je n'avais aucun moyen... Je devais juste poser une bouteille de lait vide devant la vitrine d'un serrurier. C'est tout ! Tenez, l'adresse, c'est...
– Il a accès aux caméras de surveillance. commenta Atia à l'intention de ses hommes qui hochèrent la tête, l'un d'eux alla à la pêche d'informations. Gardez le. Toi, lança-t-elle à la junkie Tu peux quitter la pièce, mais reste dans le coin. J'aurais peut-être besoin de toi.

La concernée ne dit rien mais s'exécuta. Atia, pour sa part, alla rejoindre Otaku qui semblait figé devant son propre robot. La criminelle leva un sourcil interrogateur en continuant de s'approcher jusqu'à ce qu'elle voit quelque chose remuer sur la tête de la petite amie en métal du génie. En s'approchant encore un peu, elle vit une araignée mécanique grimper sur la tête de l'androïde et remuer ses mandibules en direction d'Otaku qui restait immobile. Un peu en retrait derrière lui, pas encore arrivée à son niveau, Atia se montra moins passive. Ses gestes attirèrent l'attention de la créature mécanique, mais trop tard. La balle était déjà partie, pulvérisant la bestiole robotique dont les restes tombèrent au sol derrière sa victime apparemment endormie.

– Une idée de ce qui est en train de se passer, Otaku ? demanda la César en gardant son flingue à la main. Au cas où d'autres bestioles de ce genre rappliqueraient.

En espérant que cela ne ressemble pas trop à cet épisode de série B sur lequel elle était tombée, une fois, avec des sortes de crabes en métal qui se multipliaient plus vite que des lapins.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 24 Avr - 20:11 Message | (#)

Je me moque de ce qui se passe dans mon dos. Je n’ai d’yeux que pour Mizuiro, inanimée, réduite à l’état de ferraille. Même ainsi, elle reste magnifique, mais il lui manque ce petit quelque chose en plus, cette étincelle d’énergie, ce quelque chose qui différencie le vivant du cadavre.
Oui, à mes yeux, elle était vivante.
Je ne bouge pas un muscle quand Atia César tire juste à côté de mon oreille et explose l’araignée robotique. J’en ressens un vif soulagement, je suis libre de bouger, désormais. Sauf si… Sauf si… Elle n’était pas la seule ? L’homme interrogé a pu mentir, omettre un détail, et je ne peux prendre aucun risque. Je suis tiraillé entre l’envie de m’approcher pour la réparer et la peur d’être contaminé à mon tour. Je sens que l’on veut m’obliger à enlever ma combinaison. Ou que l’on va chercher à infecter un autre de mes robots. Je ne peux pas appeler Momoiro ou Midori, pas plus que le Kaneki ou ma plus récente création.
J’ai peur.
Tu parles d’un super-vilain de classe mondiale !
Ils ne doivent pas savoir.

L’araignée mécanique est porteuse d’un programme obligeant le robot infecté à attenter à nos deux vies, sans degré de priorité. Je suppose que c’est une manière de brouiller les pistes.

Ma voix est atrocement neutre, cela ne présage rien de bon. Si je ne peux pas me réfugier derrière la colère, c’est que je suis plus atteint que je ne le pense moi-même. Heureusement, Atia César ne me connait pas assez pour faire la différence. Personne ne pourrait, hormis peut-être Solar. Je songe, pendant un instant, à l’appeler… Et cette faiblesse me parait inqualifiable, innommable. Je me vomirais presque dessus.
Je n’ai besoin de personne.
Je me redresse et je fixe Mizuiro.

Elle s’est désactivée avant de nous faire du mal. Le programme pourrait parasiter n’importe quel objet technologique, en ceci inclus mon armure. J’ose croire que ce n’est pas un piège grossier de votre part, mais comme je n’ai aucun moyen de vérifier par moi-même, je vais devoir… Temporairement… Vous faire confiance.

Je crache ces trois derniers mots comme s’ils étaient un poison… Et ils le sont. Ils me brûlent les lèvres, compriment ma poitrine, empêchent ma respiration. Je sais que je suis à deux doigts de la crise de panique, mais je refuse qu’une autre Angel’s pénètre dans le périmètre. Je peux me défendre, l’armure du MechOtaku dispose d’armes, rien que le rayon à Ytterbium suffit à sauvegarder ma vie. D’ailleurs, je n’y pense que maintenant, mais j’aurais pu, moi aussi, tirer sur l’araignée. Et sans la détruire.
Reprend-toi, Otaku, reprend-toi.
Je ne supporte pas être désemparé. Encore moins devant l’une de mes plus grosses clientes, que je considère un minimum, juste assez pour ne pas l’insulter… Ce qui, pour moi, est déjà pas mal.

Qu’est-ce qu’il a dit ? j’interroge à nouveau.

Cette fois, elle me répond.
Un jeune, costard-cravate, lunettes de soleil, cheveux courts, un assistant, un baka qu’on pourrait croiser n’importe où, dans n’importe quelle société, probablement mandaté sans savoir pour quelle raison.
Nous n’avons rien, sauf une adresse, et encore… La piste est déjà froide. Peut-être qu’en retrouvant ce type, je trouverais la trace d’un paiement, mais je doute qu’un cerveau capable de concevoir une telle atrocité se laisse avoir aussi facilement.

Koro shite yaru.
Koro shite yaru.
Koro shite yaru.
Koro shite yaru.


Je le répète, comme un mantra.

Peut-être que…

Sakura apparaît dans la visière de mon casque, c’est tellement brutal que j’en sursaute. Mon I.A. me transmet des informations capitales, de sa voix douce et mélodieuse.

Ishi, les fichiers transmis par Mizuiro contenaient un message vidéo à l’attention d’Atia César.
Envoie-le sur mon téléphone.

J’interpelle la cheffe du Circus pour l’enjoindre à s’approcher. Je l’observe d’un œil méfiant, qu’elle ne distingue heureusement pas. J’utilise Sakura pour m’assurer qu’il n’y a aucune trace de technologie néfaste sur Atia et, heureusement, ce n’est pas le cas.

Il y a un message vidéo.

J’appuie deux fois sur mon écran, je le tourne à l’horizontal et je regarde avec elle. Sa proximité me gêne, elle est trop humaine, trop faite de chair mais, heureusement, l’armure me protège. Je me concentre sur cette silhouette dans l’ombre, cette voix déformée par ordinateur, et surtout, ses mots :
« Atia César, tu es finie. Tu appartiens à une génération passée, celle des criminels de l’ancien temps. Tu n’es pas digne de ton nom, tu n’as pas su évoluer avec ton temps. Tu te sers d’une technologie de pointe pour organiser des combats dans des arènes et les pseudo-génies se prostituent pour te plaire. Moi, je suis différent. Moi, je vais t’écraser. Je vais tous vous écraser, et créer mon cartel, un cartel de métal, gris comme l’acier. »

Je grince des dents. J’ai conscience qu’il m’a qualifié de pseudo-génie et de gigolo, mais ce manque de respect est tellement grossier que j’ai du mal à percuter. Je tremble et, heureusement, l’armure le cache. Je n’ai pas peur, non : je suis hors de moi !

« Je compte bien vous affronter. A la fin de cette vidéo, un plan s’affichera. Il est crypté, mais vous permettra de me rejoindre. Venez affronter la mort dignement, mon ère commencera sur vos cadavres !»

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Caesar
avatar

Généralités
The Empress

ϟ Nombre de Messages : 375
ϟ Nombre de Messages RP : 210
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Barrett Anderson - Crystal Somers
ϟ Célébrité : Lena Headey
ϟ Âge du Personnage : 41
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Criminelle
ϟ Liens Rapides : Dossier - Relations - Passeport - Journal - Circus Maximus
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 4
ϟ Particularités Physiques:
Lun 1 Mai - 10:40 Message | (#)

Les explications d'Otaku apportèrent leur lot d'informations plus ou moins utiles aux oreilles d'une profane dans ce domaine. Atia était capable de bidouiller un ordinateur, mais c'était le minimum syndical, ses compétences informatiques étaient légèrement au dessus de la moyenne, mais pas plus. Le moindre geek un peu zélé pourrait facilement la surpasser. Cependant, elle comprit que la situation telle qu'elle était présentée par le roboticien n'était pas optimale et qu'une des conclusions à en tirer était qu'il était lui-même impuissant. Un constat qui devait hautement ennuyer le concerné, en passant, d'après ce que la César avait compris de sa personnalité. Elle s'abstint toutefois de faire le moindre commentaire dessus, moins pour préserver l'ego de son associé que pour prioriser le problème du moment.

– Cachez votre enthousiasme. Ok, celle-là, elle n'avait pas pu la retenir Tant que vous gardez le contrôle de la situation, ça me va.

La César aurait bien dit quelque chose du genre : si vous ne savez pas quoi faire, dégagez et je fais venir quelqu'un d'autre, mais elle savait que ce type de remarque ne passerait pas avec quelqu'un comme Otaku. Pas folle la guêpe. Et puis cette petite confiance forcée pourrait peut-être produire des fruits intéressants par la suite alors pourquoi s'y opposer ? Atia resta donc calme, garda son flingue bien en main mais abaissé, contre sa jambe, et laissa l'artiste faire ce qu'il avait à faire, non sans l'observer de cet œil critique qui lui réussissait si bien. Certes, le spectacle se passait en interne dans l'esprit tortueux d'Otaku rempli de rouages en action, mais ça méritait quand même le coup d’œil. Même si l'armure rendait l'observation assez limitée. Atia avait toutefois côtoyé assez de cas spéciaux pour savoir quand ils agissaient bizarrement. Même avec sa personnalité excentrique, Otaku n'avait pas l'air dans son élément. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre que la situation le mettait en difficulté, voire-même qu'il n'était pas à son aise. Mais tant qu'il gardait le contrôle de ses nerfs, ça ne poserait pas de problème. Ainsi, la César répondit à ses interrogations et partagea les informations recueillies lors de son interrogatoire. Puis silence radio. Réflexion en cours, probablement. Atia ne dit rien et laissa son expert cogiter. Jusqu'à ce qu'il l'interpelle à nouveau, pour transmettre un message, apparemment. Otaku qui servait de plate-forme Youtube personnelle, c'était un concept amusant, mais Atia se garda bien d'en faire la remarque. En partie parce que, en l'occurrence, ça n'avait rien de glorieux. Tout comme le contenu de la vidéo.

– Eh bien... encore un type qui est fatigué de vivre... fit-elle remarquer.

Sur ce, elle s'éloigna un peu d'Otaku pour interpeller ses hommes et distribuer les ordres. Juste la base... qui commençait par évacuer les lieux pour passer dans un entrepôt secondaire. La César n'avait pas confiance en son Circus, elle ignorait depuis combien de temps ces virus robotiques ou informatiques étaient présents, ni même ce qu'ils pouvaient faire. Sa paranoïa pensait en premier lieu à des fonctions de surveillance et d'espionnage. On ne changeait pas une équipe qui gagnait. Le minimum syndical annoncé, elle retourna vers Otaku.

– J'imagine que vous n'avez eu aucun mal à décrypter son plan ? Ce n'était même pas pour flatter l'intellect de son associé qu'elle disait cela, c'était juste être réaliste Étant celle qui est directement visée et celle à qui s'adresse cette menace, nominativement, je vais diriger l'opération. Vous êtes évidemment le bienvenu et si ça vous intéresse, je vous laisserais même exécuter cet idiot, tant que vous n'interférez pas.

A la limite, si cet ennemi s'était contenté d'essayer de la tuer et de déclarer un discours un peu moins personnel, elle s'en ficherait. Mais son nom avait été nommé, celui de son père, jeter dans la boue et piétiné avec une vulgarité qu'Atia ne pouvait tolérer. C'était un affront qu'elle devait gérer. Elle. Une question d'honneur. Alors certes elle ne se laissait pas emporter par les émotions et sa rage ne s'affichait pas particulièrement mais son ton était catégorique et elle ne tolérerait pas le moindre écart. De la part de qui que ce soit. De fait, ce fut sans la moindre hésitation et sans même laisser de place à la négociation qu'elle demanda :

– Deal ?

Sachant que cette proposition était l'offre la plus « généreuse » qu'Atia pouvait présentement faire, trois solutions étaient possibles pour Otaku : accepter sans broncher, refuser et s'écarter ou encore ignorer ces conditions et n'en faire qu'à sa tête ce qui, de la part de la César, entraînerait des mesures radicales. Elle y tenait à son contrôle et ne comptait pas céder du terrain dans ce domaine. Otaku restait un fournisseur, voire-même un consultant, mais c'était tout. Du moins dans l'état actuel des choses.

De fait, elle attendit la réponse du technologue.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Jeu 11 Mai - 11:17 Message | (#)

Un type fatigué de vivre ? Je ne peux qu’approuver cette analyse. Je tremble toujours de colère, mais mon armure ne bouge pas. Mes émotions défilent sur mon visage et Atia ne les voit pas, c’est une bonne chose. Sans cela, impossible de se bâtir une réputation et surtout, de la conserver. Je suis trop sanguin, j’en ai conscience, mais je me moque bien des humains. Il n’y a que moi qui importe, moi, mon génie, mon cerveau et ma suprématie. Qu’on remette cela en doute… N’est pas acceptable. Ce minable va payer son affront au centuple.

Atia distribue les ordres à ses sbires et, de mon côté, j’agis de la même manière. En japonais, après avoir coupé l’hautparleur, je demande à Sakura d’analyser Mizuiro pour s’assurer qu’il n’y a plus aucune trace de technologie néfaste. Elle s’exécute et m’assure que tout danger est écarté. Mon premier élan va à la réjouissance, mon second, à la méfiance. Et si c’était un piège du mystérieux roboticien ? Non, cette simple idée signifierait que je le considère comme mon égal et je le refuse. Je lui suis supérieur, il ne m’arrive pas à la cheville et tout danger est écarté si Sakura l’affirme. Son I.A. est trop développée pour être bernée.
Midori et Momoiro font leur entrée, Hotaru perché sur l’épaule de la première. Elles s’avancent, sans aucune agressivité. J’ordonne à Midori et à mon robot assistant d’emmener Mizuiro dans une pièce à l’écart, après qu’Atia m’ait indiqué un endroit tranquille.

Hotaru, tu me fais un reboot complet de Mizuiro et tu réinstalles sa dernière sauvegarde, celle d’hier soir.

Oui, je fais des sauvegardes de mes Angel’s tous les jours. Et alors ?

Tu ne la réactives pas, je m’en occuperais à mon retour.
T’inquiète pas, Ishi ! s’exclame le cadeau de Lukaz. Ça va rouler et ta princesse va revenir comme neuve.

Je ne relève pas sa familiarité, je l’ai programmé pour qu’il soit une sorte de Lukaz-bis. J’ordonne à Midori de veiller sur le bon déroulement de l’opération et d’abattre toute personne ou toute machine qui tenterait de pénétrer dans la pièce, à l’exception de moi-même. Je suis assez aimable pour en informer Atia, histoire que ses hommes ne se fassent pas tuer par accident.

Quand je retourne auprès de la cheffe du Cartel Rouge, j’ai le nez sur le plan envoyé avec la vidéo et je le décrypte sans problème. C’est presque une insulte à mon génie et je préfère garder pour moi la phrase cachée « un casse-tête à ton niveau »… J’entends ce konoyaru ricaner dans ma tête et je manque de pulvériser mon téléphone en serrant le poing.

Koro shite yaru.

J’inspire profondément et, au même moment, Atia me propose un deal : l’accompagner, massacrer ce baka… Je n’aime pas trop l’idée qu’elle me donne des ordres ou qu’elle gère quoi que ce soit, mais je suis tellement en colère que je suis prêt à accepter ce type de désagrément. Temporairement, évidemment.

Deal. J’appelle du renfort.

Puisque j’ai deux Angel’s HS sur trois, je compte bien les remplacer.

Sakura, envoie moi Kaneki et Aisu.
Hi, Ishi !

Le premier robot est inspiré du manga Tokyo Ghoul. Il ne paie pas de mine, il paraît même humain, mais il est capable de se transformer en un monstre, avec des quatre excroissances puissantes qui jettent de l’acide sur ses victimes. La seconde est une nouveauté que je n’ai pas encore eu l’occasion d’inaugurer. Techniquement, elle a encore besoin d’un réglage ou deux, surtout sur son I.A. comportementale, mais je m’en moque. Grande, cheveux bleus, uniforme blanc type militaire, épée à la ceinture, elle est aussi belle que mortelle. Ils arrivent quelques minutes plus tard, le temps pour Atia de régler les derniers détails et, pour moi, de lui transmettre mes informations.

Selon son plan, il est sous la centrale nucléaire de la Baie. C’est un endroit étroitement surveillé, non seulement par le SCPD, par une milice privée mais également par certains héros. Leur système d’alarme est directement relié à la Tour de la Paix.

Je garde pour moi ma réflexion qui tient en : « je ne sais pas comment il peut être sur place ». Je n’ai jamais essayé d’attaquer cet endroit mais je connais toutes les installations de Star City sur le bout des doigts. La centrale compte parmi les mieux protégées et dispose d’un système de sécurité ahurissant, d’un point de vue armement mais aussi informatique.
Je peux la pirater, je n’en doute pas, mais comment peut-il être assez bon pour y arriver, lui aussi ? Sérieusement, ça m’énerve. Si je m’écoutais, j’enverrais une bombe depuis mon vaisseau, qui attend tranquillement au-dessus de Star City, et on n’en parlerait plus.
Pourquoi je ne m’écoute pas, déjà ?

On se rejoint sur place.

Je ne compte pas lui proposer de la porter pour voler et, de toute manière, mieux vaut éviter de constituer une cible trop facile. Je n’attends pas sa réponse et sort du Circus. Je n’aime pas l’idée de laisser deux Angel’s et Hotaru en terrain « neutre » (ce qui est toujours mieux qu’hostile) mais je me console en me disant qu’ils n’auront aucune difficulté à en sortir, si on essaie de mes retenir.

Comme je vole à du 400KM/H, non seulement j’y suis rapidement mais je suis également rejoint par Kaneki et Aisu. Momoiro ne me quitte pas, endossant le rôle de garde du corps habituellement tenu par Mizuiro. En attendant l’arrivée de la cavalerie, je commence déjà à être utile :

Sakura, pirate le serveur de la centrale. Je veux des images de l’intérieur, je veux savoir si notre cible y est déjà et, surtout, je veux une photo de sa tête.
Hi, Ishi.

Je n’ai pas peur pour Sakura, mon I.A. est l’extension de mon cerveau, un bijou technologique, un morceau de mon génie. Elle est capable de s’adapter à toutes les attaques, c’est ce qui constitue sa terrible puissance.

Koro shite yaru.

Jet de dés #1:
Réussite: Sakura entre rapidement dans le système et ils disposent d'informations intéressantes quand Atia arrive.
Échec: Sakura rencontre des difficultés. Ils manquent d'informations quand Atia arrive.

Jet de dés #2: (si réussite au 1)
Réussite: Ando obtient des images de l'intérieur et une photo de leur agresseur.
Échec: Les caméras sont détruites.

Jet de dés #3: (si réussite au 2)
Réussite: Ando identifie leur adversaire.
Échec: L'homme est un fantôme.


Jet de dés #4 :
Réussite: Sakura a du mal à entrer dans les serveurs de la centrale mais elle localise une base souterraine. Un tir bien placé de l'Arcadia permettra d'ouvrir un passage en force.
Échec: Il y a bien une base, mais elle semble, à première vue, inviolable.

Quand Atia arrive enfin, j'ai la bonté de lui faire un topo sur la situation:

Pirater les serveurs de la centrale va prendre du temps, plus que nous n'en avons. Il y a une base sous nos pieds, peut-être une extension secrète de la centrale, elle ne figure pas sur les plans d'origine. Selon Sakura, l'alliage est trop conçu pour résister à une attaque nucléaire, ce qui pose un problème évident.

Non pas que je ne dispose pas de ce genre de technologie, j'ai même mieux, mais je ne veux pas attirer l'attention.

Je continue le piratage des serveurs, mais si vous avez une suggestion...

C'est douloureux, de demander, mais bon... Ce n'est vraiment pas mon jour de chance !

Spoiler:
 


Dernière édition par Ando Takashi le Jeu 11 Mai - 11:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3396
ϟ Nombre de Messages RP : 3046
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Jeu 11 Mai - 11:17 Message | (#)

Le membre 'Ando Takashi' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#2 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#3 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#4 'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Caesar
avatar

Généralités
The Empress

ϟ Nombre de Messages : 375
ϟ Nombre de Messages RP : 210
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Barrett Anderson - Crystal Somers
ϟ Célébrité : Lena Headey
ϟ Âge du Personnage : 41
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Criminelle
ϟ Liens Rapides : Dossier - Relations - Passeport - Journal - Circus Maximus
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 4
ϟ Particularités Physiques:
Jeu 11 Mai - 19:49 Message | (#)

La guerre étant déclarée et Otaku de la partie, il y allait très certainement y avoir de la mécanique dans l'air. Atia donna donc ses instructions à ses hommes qui auraient un rôle de soutien plus qu'autre chose. Au pire, si leurs ennemis se laissaient abattre par leurs tirs, c'est qu'ils ne sont pas dignes de l'attention de la César et d'Otaku. Aussi, la criminelle apporta deux consignes supplémentaires : la première, dans la mesure du possible, de rester en retrait et de laisser les robots du scientifique aborder le front. Histoire de s'en servir comme bouclier offensif et de laisser l'ennemi se concentrer sur eux. Accessoirement, pour avoir le recul nécessaire afin de ne pas être entre deux feux. Et enfin, de ne pas tirer sur les créations de leur allié. Sans quoi, elle ne donnerait pas cher de leur peau. La suite des instructions qu'elle donna s'adressait surtout à ceux qui resteraient au Circus, afin d'en assurer la protection et la gestion pendant son absence. Il n'y avait pas grand-chose à en dire car le Magna Pugnator gérait bien les choses en temps normal, mais avec cette situation « robotique » des mesures appropriées devaient être entamées. Quant à ceux qui allaient partir avec elle sur le terrain, ils savaient ce qu'ils avaient à faire. Et puis il était un peu tôt pour élaborer une stratégie, cela dépendrait des lieux et de la situation le moment venu. En tout cas, l'aspect localisation fut promptement mené par Otaku qui leur donna un lieu. La César en profita alors pour remuer les puces de son réseau d'information pour voir si elle avait des hommes dans cette partie de la ville. Quelques coups de fils suffirent mais les réponses ne furent pas très riches. Apparemment, cette zone n'était pas complètement entre les mains du Cartel... mais pas non plus entre les mains d'un autre groupe criminel. Pas à sa connaissance du moins. Normal, c'était un endroit assez sécurisé. Voilà qui donnait à toute cette histoire un caractère mystérieux presque grisant. Atia était impatiente d'exterminer le responsable de tout ce bazar. Après tout, c'était si gentiment demandé.

– Alors ce type s'est trouvé un nid douillet qu'aucun coucou ne peut squatter. sur le papier, tout du moins On dirait que ça lui a monté à la tête.

Si ce cocon de sécurité lui paraissait parfait, Atia prendrait soin à le faire déchanter. Elle avertit ses hommes pour faire passer un message général au sein du Cartel, non plus seulement du Circus, afin de récupérer toutes les informations possibles sur le sujet, sur cette centrale et sur la surveillance dont cette zone était l'objet. Avec un peu de chance, un de leurs flics infiltrés, ou encore un super vilain ayant justement une vendetta avec la milice ou le héros du coin répondrait à l'appel. Il fallait peu de chose pour faire tourner une situation à son avantage. Et au pire, la manière forte devrait suffire. Otaku servant de bouée de sauvetage, bien sûr. Une bouée à épines, toutefois, à manier avec prudence et surtout respect. Pas question de le caresser à rebrousse poil ce soir. Le briefing était terminé pour le moment, restait à accomplir le trajet. Aussitôt, Atia quitta le Circus pour monter sur une moto et filer le plus rapidement possible sur les lieux. Ses hommes la rejoindraient à leu rythme. Pas question d'attirer tous les flics avec un défilé de criminels. Quant à Next, son garde du corps, sur le pied de guerre évidemment, il sera certainement arrivé avant elle et avant Otaku.

Et effectivement, lorsqu'Atia arriva sur les lieux, après avoir grillé un record de feux rouges, elle fut immédiatement rejointe par son téléporteur qui été resté à l'écart d'Otaku, par respect, pudeur et peut-être aussi par méfiance. Le roboticien fournit à la criminelle un topo sur la situation. Il ne s'était pas tourné les pouce. Bien. Mais en même temps, tout le monde savait que la paresse ne faisait pas partie des défauts de cet inventeur de génie. Le fait que ses résultats soient mauvais prouvait seulement que leur ennemi serait à la hauteur du challenge et peut-être même de la menace qu'il venait de proférer. De quoi modérer un peu les envies de meurtre de la Caesar. Au moins le temps de réfléchir. Une réflexion qui commença en enlevant son casque et en sortant son téléphone portable.

– Ça ne devrait pas tarder. Si suggestion il y a...

    Lancer de dés 1 :
    Réussite : Le Cartel a un homme infiltré chez les flics concernés
    Échec: Nope

    Lancer de dés 2 :
    Réussite : Le Cartel a un contact travaillant dans la centrale nucléaire
    Échec: Nada

    Lancer de dés 3 :
    Réussite : Le Cartel a des informations sur la milice privée
    Échec: J'arrête de croire au Père Noël


Les secondes passèrent sans que rien n'arrive, le portable d'Atia resta inerte dans sa main, l'écran noir, dépourvu de la moindre notification croustillante. Le bruit du vent et de la timide circulation routière nocturne envahit les oreilles de nos protagonistes jusqu'à ce que les premiers véhicules des hommes de la César marquent leur arrivée. Pour le coup, la cheffe du Circus n'en fut pas excessivement ravie, dégoûtée de ne pas avoir de rép...

Bip

Un message : ses hommes avaient des infos sur la milice. Atia pouvait continuer à croire au Père Noël, et Fouettard, tant qu'à faire. Sa foi renouvelée, elle passa un rapide coup de téléphone qui ne fut pas avare en informations. La quadra la conclut avec un enthousiasme presque similaire à celui d'une pucelle venant d'échanger trois mots avec le type boutonneux sur lequel elle flashait. Presque. Restons sérieux.

– On a des infos sur la milice qui se charge de la sécurité de cette base secrète. Rien d'accessible par l'informatique, apparemment. Leurs consignes semblent comprendre une certaine paranoïa dans ce domaine. Mais qui d'Atia ou d'Otaku pouvait juger cela ? En revanche... suspense, suspense. Le regard de la César se planta dans le masque d'Otaku, un sourire mauvais se dessina sur son visage. Mes hommes ont filé un de ces types. Et on a une adresse.

Et une petite ellipse le temps d'un voyage scolaire !

Driiiiiing !

Fit la sonnette d'entrée d'une maison de banlieue respectable dans un quartier calme uniquement perturbé par quelques aboiements timides de chiens (timides eux aussi). Quelques secondes plus tard. Un mec assez costaud, coupe de cheveux militaire, tatouages dépassant du col du marcel, bras musclés et pantoufles Snoopy ouvrit la porte. Il se retrouva en face de tout un attroupement : Atia César (masquée), Next, Otaku et ses joujoux et plusieurs hommes de main du Cartel Rouge. Tout ce beau monde, la César en tête, braqua son/ses armes sur le visage du propriétaire, manifestement étonné.

– Non, c'est pas pour vendre des cookies.

S'en suivit quelques scènes de violence, menaces, tortures et autres horreurs que nos purs esprits ne souhaiterons ni voir ni écrire. Le principale étant qu'il obtinrent des codes d'accès pouvant leur ouvrir les portes de la base secrète telle la Mer Rouge écartant les cuisses pour laisser passer Moïse et toute sa famille. Je vous avez prévenu que ce serait d'une rare violence.

Cet entrefaite terminé, retour près de la baie,assez loin de la centrale, finalement, au bout d'un chemin de terre quasiment intégralement dissimulé par des branches. Un chemin qui menait vers la petite cabane que leur avait indiqué celui qui aurait préféré acheter des cookies trop cher. Il semblait évident que ce n'était là que l'entrée d'un passage qui mènerait sous la fameuse base qu'ils comptaient prendre d'assaut. Le groupe venu réclamer justice se terrait à l'abri des éventuels regards et caméras. Atia, qui était à côté d'Otaku, lui susurra un petit discours d'encouragement :

– Tu crois que tu peux nous faire entrer ?

Une question rhétorique, nous sommes d'accord.

Spoiler:
 


Dernière édition par Atia César le Jeu 11 Mai - 20:12, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3396
ϟ Nombre de Messages RP : 3046
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Jeu 11 Mai - 19:49 Message | (#)

Le membre 'Atia César' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#2 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#3 'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Dim 21 Mai - 12:28 Message | (#)

Et elle a une suggestion.
D’un côté, c’est une bonne chose. De l’autre ? Cela me frustre plus que je ne peux le dire ! Ce n’est pas à Atia César, de mener la danse, de trouver les solutions, de gérer mieux que moi. N’ai-je pas de chance ce soir ou… Non, il n’existe personne de supérieur au Docteur Otaku, et je vais faire avaler à ce konoyaru tous les composants de son ordinateur, puce par puce, circuit par circuit, même les grosses pièces, et tant pis s’il s’étouffe avec !

Remonté, j’accepte de suivre la César, qui a obtenu l’adresse d’un des hommes supposés veiller sur la base. Ils utilisent un système de sécurité à l’ancienne, pour pallier aux piratages, ce qui, à mes yeux, est un signe de faiblesse. Et non, ce n’est pas de la mauvaise foi ! La preuve : la César obtient les codes d’accès en moins de quinze minutes. Bon, elle a forcément été aidée par ma terrifiante aura… N’est pas né, l’imbécile qui ne tremblera pas devant moi ! Mais j’avoue, j’avoue, elle a un certain style. Elle se débrouille bien, et elle me rappelle pourquoi je ne la considère pas comme quantité négligeable.
Même pour une organique.

Retour à la centrale, avec les codes d’accès.
Si je peux nous faire entrer ?
Oui. Forcément. Je suis le Docteur Otaku, k’so !

Je comprends pourquoi Sakura n’a pas réussi à pénétrer leur système : il tourne en vase clos, totalement hermétique à l’extérieur. C’est un serveur interne, que je ne pourrais atteindre que si j’ai accès à un point d’entrée. Heureusement, nous connaissons la localisation d’un de ces points, et je pourrais sans problème me connecter à partir de là. Nous suivons donc les indications données par la balance, sans douter une seule seconde de sa fiabilité. Vu ce à quoi j’ai assisté, si le type nous a menti, soit il est masochiste, soit il est suicidaire. La César ne manquera pas d’aller se venger et il le sait. Evidemment, il y a la possibilité qu’il soit absolument certain que nous n’en ressortirions pas vivant… Mais, franchement, qui peut être crétin à ce point-là ?

Jet de dés #1 :
Réussite : Ce n’était pas un piège, yahou !
Échec : Ah, si, c’était un piège, kisamaaaaaa !

Jet de dés #2 : (si échec au 1)
Réussite : Pendant que les sbires d’Atia achèvent les auteurs de ce piège minable, je me connecte avec succès pour ouvrir les portes.
Échec : C’est un peu plus compliqué que prévu ! Heureusement que je suis pare-balle, mais ce n'est pas le cas de tout le monde... Tant pis, qu'ils me couvrent !

Jet de dés #3 :

Réussite : Malgré ces contretemps, on parvient à entrer.
Échec : Ou pas.

Réponse: oui, il était crétin à ce point-là !
Est-ce qu'il a prévenu ses copains de notre arrivée ou est-ce qu'il était sur surveillance? Peu importe la raison, quand on s'approche de la porte, située au bout d'une canalisation qui se déverse joyeusement dans une rivière, on se fait tirer dessus. Le tuyau est assez grand pour qu'un homme se tienne debout et que deux marchent de front. Pas de chance, c'était des hommes d'Atia... Et pas de chance pour ceux d'en face, juste derrière eux, il y avait le Kaneki.

Seuls mes robots et moi pouvons avancer sous ce tir nourri. Selon Sakura, ce sont des munitions standards et, de toute manière, il n'existe rien (ou presque, mais disons rien) capable de percer de l'acier Otaku. Je laisse Momoiro me protéger de son corps blindé, même si ma combinaison l'est tout autant, pendant que le Kaneki fait le ménage. Hélas, ce sont des mitraillettes automatiques qui tirent, sans personne pour les commander. J'approche de la porte et j'entre le code que nous a donné le futur cadavre ensanglanté. Problème? Ils ont eu le temps de les changer.
Solution?
J'ai un point d'accès.
Grâce auquel je peux pirater non seulement cette porte, mais également les suivantes. Et brouiller le système de défense, tant que j'y suis. J'avoue, je jubile, de renvoyer la monnaie de sa pièce à ce petit teme, avec juste un ordinateur de poche (fabrication Otaku, certes) et la puissance pharaonique de mon cerveau. Ah, je m'aime, vraiment...

Les coups de feu cessent et Sakura réussit à obtenir un plan de l'endroit, avant que je ne sois jeté hors du système. Il m'en faut plus pour me décourager.

Le plan de l'endroit est sur votre téléphone. Kaneki vous accompagne, il ouvrira la voie à l'acide, alors ne touchez pas aux cadavres, si vous voulez vivre, je conseille, et je me trouve bien sympathique. Je reste ici, je vais essayer de prendre le contrôle de la base. On reste en contact.

Enfin, s'il n'y a rien pour brouiller le réseau et s'ils survivent !
Oui, je suis quelqu'un d'optimiste.

Spoiler:
 


Dernière édition par Ando Takashi le Dim 21 Mai - 12:37, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas

Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3396
ϟ Nombre de Messages RP : 3046
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Dim 21 Mai - 12:28 Message | (#)

Le membre 'Ando Takashi' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#2 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#3 'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Caesar
avatar

Généralités
The Empress

ϟ Nombre de Messages : 375
ϟ Nombre de Messages RP : 210
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Barrett Anderson - Crystal Somers
ϟ Célébrité : Lena Headey
ϟ Âge du Personnage : 41
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Criminelle
ϟ Liens Rapides : Dossier - Relations - Passeport - Journal - Circus Maximus
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 4
ϟ Particularités Physiques:
Lun 22 Mai - 19:00 Message | (#)

Atia ne dit rien pendant que le talent de môssieur Otaku se chargeait de leur ouvrir la voie. De toute façon, ça ne mit pas trois plombes alors elle n'avait rien à redire. Au pire, elle serait allée chercher un bazooka pour procéder à une entrée un peu plus rapide. C'est un genre comme un autre. Quoique, ça se rapprochait apparemment du style des employés de sécurité du coin car il s'avéra qu'ils les attendaient de pieds fermes, armés jusqu'aux dents. Si elle avait su, la César aurait fait péter le bazooka.

– Next, retiens le nom de cette entreprise de sécurité, ils n'ont pas l'air de tenir à leur peau, c'est une qualité rare dans le métier. lâcha-t-elle à l'entrée du tuyau en constatant que des tirs servaient de tapis rouge.

La criminelle ne déversa pas de larme sur ses hommes blessés, elle leur avait quand même précisé de profiter de la nature robotique des joujoux d'Otaku pour se couvrir. S'ils étaient trop cons pour appliquer cet ordre, alors ça ferait du ménage chez elle. Pour faire bonne mesure, elle en profita pour jouer les pédagogue en s'adressant ainsi à ceux qui étaient à portée d'oreille :

– Vous aussi vous êtes pressés de crever, ça se voit, mais si vous pouviez modérer vos pulsions suicidaires le temps qu'on finisse le boulot, ce serait très apprécié. C'est bien beau de vouloir faire ses preuves mais si vous finissez en cadavre se faisant, ça sert à que dalle !

Parfois, elle se disait qu'elle aurait plus de succès en dirigeant une classe de maternels. Une idée qui aurait quelque chose de drôle, sans doute. Quoiqu'elle n'aurait pas la patience de l'exécuter, n'y voyant que très peu d'intérêt, au final. Bref, revenons à notre vengeance qui, pour l'instant, était bien tiède... et acide, en l'occurrence. Mais après tout, aucun proverbe ne faisait mention de l'acidité nécessaire pour déguster ce plat alors c'était sans doute une bonne chose.

– Trop aimable. Amuse-toi bien, en attendant. répliqua Atia sur un ton neutre quand Otaku fit le point sur la situation assez positive à présent.

En temps normal, elle aura bien précisé que ses hommes et elle n'étaient pas assez cons pour mettre les doigts dans une flaque d'acide, mais les prestations de ses sbires n'allaient pas trop dans ce sens.

– On s'occupera des blessés sur le retour, si jamais ils n'ont pas crevé d'ici là.

Il ne faisait pas bon d'avoir une constitution fragile au sein du Circus Maximus. Cela dit, ça n'avait rien de très surprenant en soit. Pas plus que de voir Atia et les siens (et le robot qui avait un nom de cannette kaki) avancer sans s’appesantir sur le danger omniprésent. Seuls les détails architecturaux de cette base attirèrent leur attention, et encore, leur simplicité était assez flagrante. Trop, peut-être ? De la part d'un type qui avait réussi à organiser un attentat aussi sophistiqué, c'était un peu étonnant. Et puis il n'y avait plus aucun comité de sécurité à présent. Ni gardes, ni mitrailleuses, ni lasers coupants. Juste un tunnel, assez large pour que cinq hommes y avancent au pas sans se tasser. Et un mur argenté... Quoi ?

– Qu'est-ce que c'est que ce truc encore ? demanda la César, méfiante.
– On dirait que c'est liquide... fit remarquer le téléporteur...

Un des larbins voulut s'approcher pour examiner la chose de plus près mais sa cheffe l'en empêcha.

– T'es con ou quoi ? Laisse le joujou d'Otaku s'approcher. Tant qu'on sait pas c'que sait, on garde nos distances. Otaku, tu vois ce que je vois ? demanda-t-elle cette fois par radio au concerné dont l'expertise omnisciente et sacrée apporterait certainement la réponse tant attendue.

    Lancer de dés 1 :
    Réussite : Les communications sont toujours au top
    Échec: Quelque chose/Quelqu'un les perturbe

    Lancer de dés 2 :
    Réussite : Le mur d'argent s'attaque à tous les intrus
    Échec: Il met le Kaneki en difficulté (je te laisse décider à quel point)

    Lancer de dés 3 :
    Réussite : Ils arrivent à détruire ce truc
    Échec: Try again !


D'un coup, le mur se divisa en plusieurs araignées mécaniques semblables à celle qu'ils avaient croisée au Circus. Pendant une seconde, Atia craignit que le robot d'Otaku se fasse pirater et se mette à les asperger d'acide, mais apparemment, ces araignées-ci n'avaient pas les mêmes fonctionnalités que leur cousine. Celles-ci était faites pour le combat, c'était une évidence. Plus grosses, armées de pinces tranchantes et capables de se régénérer, elles opposaient une résistance solide aussi bien aux balles qu'aux jets d'acide. Mais surtout, leur nombre semblait infini car le mur continuait d'en déverser sans donner l'impression d'être à court de matière première. Heureusement que leurs communications marchaient encore. Atia put donc espérer une réponse utile d'Otaku, un conseil ou même une intervention divine. Sans quoi, une stratégie « bazooka » sera nécessaire.

– On maintient notre position pour les repousser, hurla-t-elle entre deux tirs Encore un peu et après on mène la danse !

Un discours encourageant, pour une fois. Imaginez les autres. En tout cas, la situation commençait à agacer la César. Si Otaku ne leur fournissait pas une solution au plus vite, elle n'hésitera pas à enlever ses gants de velours.

Genre Atia s'embarrassait de ce genre de chose...


Dernière édition par Atia César le Lun 22 Mai - 19:08, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Maître du Jeu
avatar

Esprit du Hasard

Maître du Jeu
Généralités
Le Hasard

ϟ Nombre de Messages : 3396
ϟ Nombre de Messages RP : 3046
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Feuille de RP
Lun 22 Mai - 19:00 Message | (#)

Le membre 'Atia César' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#2 'Jugement du Hasard' :


--------------------------------

#3 'Jugement du Hasard' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Sabotage sacrilège

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant


Sujets similaires

-
» sortilèges et sacrilège!
» Je fus fille, sorcière, sacrilège.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Administration :: Archives :: Archives des Rencontres-