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Dédale - The Maze Maker [Terminé]

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Généralités
Feuille de RP
Lun 6 Mar - 14:57 Message | (#)

Informations Personnelles
ϟ Nom : Dale (nom d'emprunt)
ϟ Prénoms : Dédale (en grec ancien Δαίδαλος/Daídalos) - Desmond (prénom d'emprunt)
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Âge : Plus de 3000 ans, 51 en apparence
ϟ Date de Naissance : 1280 avant JC
ϟ Lieu de Naissance : Athènes, Grèce
ϟ Nationalité : Américano-grecque
ϟ Orientation : Hétérosexuel
ϟ Métier : Architecte, scientifique et prof d'art à Star High
Administration
ϟ Avatar : Mads Mikkelsen
ϟ Crédits : Niva & CQ
ϟ Pseudo : Niva
ϟ Âge réel : 27 ans
ϟ Parlez-nous de vous : Pareil que pour Hunter
ϟ Comment avez-vous connu le forum ? Via mon précédent compte
ϟ Que pensez-vous du forum ? Il est cool
ϟ Quelques conseils à donner ? Make Star City Great Again
Historique Partie 1
Résumer la vie de Dédale en commençant par sa naissance jusqu'à relater ses aventures à Star City ne serait pas lui rendre justice. Son histoire est plus complexe que cela et, pour mieux appréhender l'homme qu'il est devenu, il est nécessaire de remonter quelques siècles plut tôt.


De lignée divine

Cet épilogue est l'histoire d'un inventeur de génie. Non. Ce n'est pas Dédale. Soyez patient. La scène se passe sur le Mont Olympe. Zeus a triomphé des Titans avec ses frères et ses sœurs, et se sont partagés le monde. Les Olympiens ne sont pas encore au nombre de douze, mais roi des dieux tombera rapidement sous le charme de Titanides, de déesses et de mortelles pour remédier à cela. Il n'oublia pas non plus d'avoir une progéniture avec son épouse, la déesse Héra. Elle lui donna deux filles et deux fils. Le premier garçon, Arès, est un bel enfant vigoureux mais belliqueux et violent, digne de son statut de divinité de la guerre. Le second, quant à lui, est si laid que sa mère le repousse si violemment qu'il en tombe de l'Olympe. Il s'agit d'Héphaïstos.

L'existence du dieu des forgerons ne fut pas de tout repos. Ce n'est qu'en montrant son extraordinaire talent d'artisan que les Olympiens l'invitèrent à les rejoindre. Aimé pour ses créations et non pour sa personne. L'histoire de tout sa vie. Héphaïstos est pourtant un dieu bon et généreux. Ses interactions avec les mortels furent pacifiques. En un sens, il est l'exact opposé de ses pairs, motivés uniquement par l'amour et la haine. Derrière sa laideur se cache un homme d'une grande beauté intérieure.

Il est également extrêmement ingénieux puisqu'un jour, pour se venger de l'affront fait à sa naissance, il envoya un trône d'or à Héra qui, en s'asseyant, ne parvint pas à en sortir. Les autres dieux tentèrent de l'en faire sortir. En vain. Son frère Arès tenta de le contraindre de défaire son piège en employant la manière forte, mais Héphaïstos repoussa ses assauts. Ce n'est qu'après l'intervention de Dyonisos qu'Héra fut libérée. On peut croire que l'alcool fut la seule réponse. Ce serait alors ignorer que le dieu des forgerons est un mal-aimé ayant fortement besoin d'avoir quelqu'un avec qui parler.

Un jour, le grand-pèr de Zeus, Ouranos, prévint ce dernier que son union avec l'Océanide Métis engendrerai un fils qui, comme son père Cronos et lui-même, renverserai leur père du trône. Apprenant qu'elle est enceinte, Zeus décida de l'avaler pour contrer la prophétie. Néanmoins, quelques mois plus tard, le roi des dieux fut prit de violents maux de tête ; Si violent qu'il demanda à Héphaïstos de lui fracasser le crâne. Et de son crâne ouvert jaillit Athéna, adulte et armée. Ce mythe n'est pas raconté de façon anodine, vous verrez.

Aphrodite, déesse de la beauté et de l'amour, n'avait pas d'époux. Zeus, craignant que les autres dieux ne se disputent sa main, la donna en épousailles à Héphaïstos. Ce dernier l'a couvrit de cadeaux plus beaux les uns que les autres. Mais la belle se montra parfaitement insensible et volage. Il surprit même son propre frère dans la couche de son épouse ! Le dieu des forgerons se retrouva plus seul et malheureux que jamais.

C'est alors qu'Athéna vint lui passer commande d'armes. Il s'éprit de la belle déesse. A l'instar d'Héphaïstos, la déesse de la sagesse est une divinité calme et réfléchie. Les qualités d'Aphrodite sans ses défauts. En paiement de ses services, le dieu ne lui demanda que son amour. Elle accepta. Lorsque vint le jour de leur rendez-vous galant, ils passèrent un agréable moment ensemble. Tout se passa correctement quand, tout à coup, Héphaïstos fut prit d'un désir fou pour elle et tenta d'abuser d'elle. Ce n'était pas de sa faute. En effet, Poséidon, rival bien connu d'Athéna avait eu vent de leur tête-à-tête et avait envoûté le forgeron pour lui nuire.

Athéna prit la fuite et, chose incroyable, Héphaïstos réussit à courir plus vite qu'elle malgré sa patte folle. Il la rattrapa et est fut excité par la vue de la déesse dénudée qu'il éjacula sur sa jambe. La déesse s'essuya et jeta le chiffon de laine par terre. Par terre, oui. C'est Gaïa, la Terre-mère, qui porta le fruit de leur union. Ainsi naquit Erichtonios, enfant mi-homme mi-serpent que la déesse de la sagesse éleva comme son propre fils. Devenu adulte, Erichtonios renversa le roi Amphyction et devint le souverain de l'Attique.


De lignée royale

Erichtonios fit construire un temple à la gloire d'Athéna sur l'acropole et créa les Panathénées, des festivités religieuses et sportives. Il fut également l'inventeur ayant conçu le char à quatre roues. Ce roi de l'Attique épousa la naïade Pasithée avec qui il eut un fils. A sa mort et en raison de son ascendance divine, sa dépouille fut installé dans le temple d'Athéna pour être vénéré. Zeus aurait, selon la légende, placé dans les étoiles créant ainsi la constellation du Cocher.

Son fils Pandion lui succéda. Ce roi grec se fit connaître pour avoir instauré des fêtes en l'honneur de Dyonisos à la suite de la tragédie ayant frappé Icarios à qui le dieu avait apprit à faire du vin et sa fille s'étant pendue. La fête des Anthestéries consistait à suspendre les jeunes filles par les arbres à l'aide de balançoires. Pandion et son épouse Zeuxippe eurent quatre enfants ; Deux fils et deux filles. Ces dernières, Philomèle et Procné, furent les victimes du roi de Thèbes, époux de l'une et amoureux de l'autre.

Ce fut Erechthée qui monta sur le trône. Son frère Boutès devint prêtre de Poséidon et d'Athéna. Avec son épouse Praxithée, ils eurent dix enfants. Son règne fut troublé par la guerre les opposant aux royaumes Eleusis et de Thèbes. Ce n'est qu'après le sacrifice de l'une de ses filles, provoquant le suicide de plusieurs de ses sœurs ayant jurés de vivre et mourir ensembles, qu'il gagna la guerre. Erechthée parvint à tuer le roi Eumolpos de Thèbes au combat mais, ce faisant, courrouça son père Poséidon qui le transperça de son trident.

A sa mort, son fils Crécops prit la tête de l'état et épousa Métiaduse. Après quatre décennies de règne où il contribua grandement à l'administration du royaume et à l'édification de sites religieux. Le fait le plus marquant de son règne fut la dispute opposant la déesse Athéna au dieu Poséidon. En effet, les Olympiens avaient décidés d'installer leur lieu de culte principal respectif dans une ville de leur choix. Seul problème : ces deux divinités-là avaient portés leur dévolu sur cette cité. Une compétition eut lieu dans laquelle chacun des candidats offrirait un cadeau à ses habitants et ainsi être choisi pour représenter leur cité. Poséidon frappa le sol de son trident et irrigua une plaine d'eaux chaudes salées pour en faire un bain public pour les divertir. De plus, il offrit un magnifique destrier noir au roi. Athéna, quant à elle, fit pousser un arbre très résistant et porteur de fruits nutritifs : l'olivier. La déesse fut choisie et la ville fut baptisée en son honneur : Athènes.

Néanmoins, malgré ce règne glorieux, les frères de Crécops, Métion et Pandorus, l'exilèrent. Il s'installa dans la cité de Mégara. Métion fut couronné roi et épousa Alcippe avec qui il eut deux fils, Scyon et Eupalamus. Son règne dura près de vingt-cinq ans. Il s'acheva lorsque Pandion II, devenu roi de Mégara et fils de Crécops, le renversa. Egée, son fils, succeda au trône d'Athènes et se montra magnanime envers ses oncles et ses cousins en leur permettant de rester.

Contrairement à ses proches, Eupalamus n'avait aucun attrait pour la politique. L'architecture fut sa grande passion. C'était un homme ingénieux et doué qui construisit plusieurs temples à Athènes. Avec son épouse Iphinoé, il eut deux enfants. Une fille aînée, Polycaste et un fils, Dédale.


L'enfance d'un génie

L'intelligence remarquable du jeune Dédale ne se manifesta pas de la même façon qu'un jeune prodige actuel jouant une sonate de Mozart avant d'avoir deux chiffres à son âge. Il naquit aux environs de 1280 avant Jésus-Christ à Athènes. Il montra très tôt de grandes qualités pour son éducation : une curiosité sans limite, un sens de l'observation aigu et une passion dévorante pour la connaissance. Très naturellement, Eupalamus fut ravi d'apprendre que son fils souhaitait suivre ses traces.

L'apprentissage de l'architecture, à cette époque, fut très différente de celle de notre monde moderne. Tout d'abord, parce que l'arithmétique n'existait pas encore. Dédale apprit en observant les constructions de la cité, en assistant son père dans son travail, et en s'adonnant au travail du marbre et du bois sur les sites de construction. Très vite, il se passionna pour la transformation de ces matériaux de simples pièces de construction en œuvres d'art. Le jeune athénien s'intéressa tout particulièrement pour les fresques et autres éléments décoratifs des temples et palais que son paternel et lui-même concevaient.

Avec le temps, l'architecte, devenu adolescent, améliora sans cesse son talent pour la menuiserie, la charpenterie et la sculpture jusqu'au jour où les limites de ces domaines de compétences furent insuffisantes pour lui. A cette époque, les statues étaient assez primitives ; Les bras collés le long d'un corps rigide et les yeux clos. Dédale, qui aimait expérimentait lorsque l'enseignement ne permettait plus de répondre à ses mille et une questions, étudia le corps humain et ses proportions. Chaque nouvelle sculpture sur bois ou sur marbre fut une tentative pour perfectionner son talent créatif. Et pour pallier son outillage rudimentaires, il mit au point de nouveaux outils : le fil à plomb, la tarière, la vrille et améliora la hache pour la découpe du bois.

Dans l'Antiquité, le travail artisanal était mal perçu puisqu'il était souvent associé aux esclaves et aux métèques. Mais en atteignant l'âge de 21 ans, Dédale avait tellement révolutionné la sculpture qu'il venait de lui donner ses lettres de noblesse. Ses statues arboraient un regard expressif et leurs membres donnaient l'illusion du mouvement. Elles furent si réalistes pour l'époque, qu'un jour, le héros Héraclès visitant la cité d'Athènes rentra dans son atelier et, découvrant l'une de ses créations en marbre, pensa être attaqué. D'un coup de sa puissante masse, il la brisa. Le héros s'excusa profusément pour son erreur, mais Dédale ne lui en tint pas rigueur.

Architecte accompli et sculpteur de génie, Dédale gagna rapidement une réputation dans tout le bassin méditerranéen. On disait de lui qu'il devait être béni des dieux et, très vite, ses œuvres attirèrent la convoitise des riches et des puissants. Quel meilleur moyen de communier avec les Olympiens qu'en leur dédicaçant des temples et des statues grandioses pour ainsi s'attirer leurs faveurs ? Les monarques et les notables se disputaient également les automates sortant de son atelier. Ne s'arrêtant pas au corps humain, il concevait des jouets en bois de créatures diverses d'une grande finesse et articulées. Autant dire que de tels cadeaux enchantaient les familles royales.

Sa sœur ainée Polycaste lui confia l'éducation de son fils Perdix. Son neveu démontra des capacités intellectuelles aussi développés que lui et fit sa fierté. Les années passèrent et il lui enseigna tout ce qu'il savait jusqu'au jour où l'élève finit par dépasser le maître. Perdix avait en effet inventé la scie et le compas. La renommée du jeune apprenti fut immédiate et éclipsa légèrement celle de son maître. Les athéniens s'imaginèrent alors que Perdix finirait par être le prochain maestro de la cité. Cette soudaine popularité eut, par contre, tendance à agacer Dédale et à le rendre jaloux.

Cet âge d'or de l'art ne le fut pas sur le plan politique. Le roi Égée n'avait toujours pas de successeur et le désordre politique laissé par le coup d'état de son grand-oncle Métion fragilisait son pouvoir. Les salles du palais grouillait de flagorneurs et d'arrivistes essayant de tirer leur épingle du jeu. C'est cette instabilité politique et la brusque popularité de Perdix qui signa la perte du maître et de son apprenti. En effet, Dédale était descendant de lignée royale et extrêmement populaire. Le peuple vénérait ses créations artistiques et affirmait que les dieux le soutenait. Il aurait pu être un candidat idéal au trône. Et bien qu'il ne s'intéressait nullement à la politique, son vote pour le choix d'un successeur aurait eut un poids conséquent. En bref, il devenait une gêne pour les ambitions de ces profiteurs.

Un jour qu'il montait l'acropole d'Athènes avec son neveu, un assassin se jeta sur le jeune Perdix et le poussa du haut du plateau rocheux. La légende raconte que la déesse changea le garçon en perdrix pour lui sauver la vie. Des "témoins" s'empressèrent de reporter le crime pour qu'il soit jugé à l'Aréopage. Accusé du meurtre de son neveu par jalousie, Dédale fut condamné à mort mais, en raison du prestige apporté par ses travaux à la cité, la peine fut commué en exil. A l'âge de 28 ans, Dédale quitta la ville qui l'avait vu naître.


Exil en Crète

L'inventeur ne demeura pas longtemps en exil. Sa renommée fut si grande que le roi Minos dépêcha un messager l'informant qu'il trouverait en Crète un nouveau foyer. N'ayant nul part où aller, Dédale rejoignit l'île sans tarder. Minos, devenu roi depuis peu, lui fit un accueil triomphale et, assez rapidement, les deux hommes se lièrent d'amitié. La rencontre de ces deux hommes eut un impact significatif sur le développement de la Crète. Son voyage en bateau intrigua Dédale qui s'intéressa à l’architecture navale. De ses travaux découlèrent la création du mât, de la vergue et de la voile ; Autant d'apports technologiques qui firent de la Crète la 1ère puissance navale de la Méditerranée.

Minos était fils de Zeus et d'Europe qui confia sa main au roi Astérion de Crète qui, en plus de l'épouser, fit de ses enfants ses héritiers. Pour veiller sur sa progéniture et le royaume, Zeus ordonna alors à Ephaïstos la construction d'un automate géant en bronze patrouillant sans cesse l’île et anéantissant tous ceux tentant de l'envahir. A la mort d'Astérion, Minos et ses frères se disputèrent le trône. Il leur assura avoir le soutien des dieux et, pour ce faire, pria Poséidon de faire surgir un taureau des eaux en lui promettant de le lui sacrifier en son honneur. A la surprise générale, un magnifique taureau blanc émergea des flots. Ses frères s'avouèrent vaincus et s'en allèrent.

La première tâche que Dédale accompli fut la construction d'un gigantesque palais à Cnossos, la capitale de l'île. Puis, en plus des jouets automates qu'il conçut pour les enfants du roi, il reçut la mission de construire une piste de danse pour sa fille venant à peine de naître : Ariane. Sous la bonne garde de Talos, le géant de bronze, l'île de Crète prospéra comme jamais auparavant. Avec un roi gérant son administration de manière aussi efficace et un architecte de génie comme Dédale, le royaume connu un véritable âge d'or. L'amitié unissant les deux hommes fut si fort que lorsque l'inventeur tomba amoureux de l'une de ses esclaves et maîtresses, Minos lui rendit la liberté sans broncher pour que le couple puisse être heureux. De son union avec Naupacté naquit Icare, sa plus belle création.

Mais cet idylle ne pouvait pas durer. Les dieux n'avaient pas oublié l'affront que Minos leur fit en ne tenant pas sa promesse. Car le roi, en voyant le magnifique taureau blanc, l'avait remplacé par un autre taureau lors du sacrifice pour pouvoir garder la bête. Pour se venger de son acte cupide, son épouse Pasiphaé, après plusieurs mois de gestation, mit au monde un être mi-homme mi-taureau : un minotaure. Le roi aurait sans doute pu se débarrasser d'une telle créature si, ce faisant, il n'aurait pas provoqué encore davantage la colère des dieux. Sans cesser d'être un grand monarque, Minos devint plus aigri et froid que jamais à devoir vivre avec son châtiment au jour le jour. Et chaque mois qui passait rendait cette cohabitation encore plus difficile car la bête devenait toujours plus sauvage. Pour enfermer le monstre avant qu'il devienne incontrôlable, Minos ordonna à Dédale la construction d'une prison dont personne ne pourrait s'évader. L’architecte s'attela donc à l'édification d'un labyrinthe si complexe que même lui ne parviendrait pas à en sortir. Tout cela dans le plus grand secret et n'acheva son travail qu'en atteignant ses 40 ans.

La folie animant le roi prit une nouvelle tournure lorsqu'il apprit la mort de son fils le prince Androgée, mort de façon suspecte à Athènes après avoir gagné les Panathénées. Lançant son immense flotte, Minos assiégea la cité d'origine de Dédale, réduisant à néant leur amitié. Affaiblit par les dissensions internes de son royaume et face à une telle armada, le roi Egée n'a pas d'autre choix que de capituler après plusieurs jours de blocus et accepta de verser le tribut choisit par Minos. Ayant besoin de nourrir le Minotaure, le souverain vainqueur ordonna que chaque année lui fut envoyé sept jeunes athéniens. Et pendant neuf années, les enfants d'Athènes furent envoyés dans le labyrinthe pour y trouver une funeste rencontre.


Enfermé dans une cage dorée puis dans un dédale de pierre

Neuf années durant, Dédale fut consigné dans la tour la plus haute du palais et n'ayant plus la possibilité d'en sortir. Naupacté décéda entre temps, laissant l'inventeur seul avec son fils. Dédale supporta plutôt bien cet enfermement car son esprit inventif sans limite lui offrit un échappatoire. Ce ne fut pas le cas pour Icare. Ils avaient certes un logis, de quoi manger et de quoi se divertir mais cela ne lui suffisait pas. Il ne supportait plus cette cage dorée. Leurs rares visites se limitaient aux domestiques et aux membres de la famille royale. Une fois, pour changer, ils eurent la possibilité de revoir Héraclès en visite en Crète pour réaliser son septième des douze travaux : capturer le célèbre taureau blanc ayant causé tous ces malheurs.

Le dernier arrivage d'athéniens changea la donne. En effet, le prince Thésée, fils d'Egée, s'était mêlé parmi les captifs dans le but de terrasser la bête. La princesse Ariane de Crète tomba amoureuse de lui et vice-versa. Avouant son intention, Ariane le prévint que même s'il parvenait à tuer le Minotaure, il ne parviendrait pas à s'échapper du labyrinthe. Désireuse de lui venir en aide, elle consulta la seule personne pouvant lui indiquer comme faire : son créateur. Convaincu de l'amour véritable animant la princesse et voulant lui aussi mettre un terme au calvaire vécu par ses compatriotes, Dédale lui remit une pelote de fil. Thésée n'aurait plus qu'à la dérouler pour marquer sa route et revenir sur ses pas.

Du lendemain, le Minotaure n'était plus et Thésée s'enfuit avec Ariane. Le roi Minos, qui devina le rôle de Dédale dans cette affaire, le fit enfermer dans son propre labyrinthe avec son fils. Cette situation fut encore plus insupportable pour lui. Ils tentèrent bien de trouver la sortie, mais même sa propre création lui refusa la liberté. L'inventeur, quant à lui, ne supporta pas de voir Icare perdre l'envie de vivre. Il consacra toute son énergie à trouver la sortie, sans résultat. Ils vécurent de la sorte pendant deux semaines. L'eau de pluie rassasia leur soif. Les seuls habitants du labyrinthe furent les oiseaux et les abeilles ce qui leur apporta une source de viandes et de miel.

Et c'est alors que la vérité lui sauta aux yeux ! Les seules créatures s'aventurant là-dedans disposent d'ailes ! Dédale avait conçu cette prison pour qu'aucune créature terrestre ne puisse s'en échapper à pied et non en volant. Une idée folle mais loin d'être impossible germa dans son esprit. Ils allaient s'enfuir... en prenant la voie des airs ! De plus, le roi Minos, conscient que seul l'inventeur de cette prison pourrait être capable d'en sortir plaça des gardes lourdement armés autour du labyrinthe. Et dans l'éventualité qu'il parvienne à s'évader, tous les navires de l’île furent gardés. Dédale partagea son plan d'évasion à Icare qui reprit espoir et l'aida dans sa quête. Chaque oiseau tué augmenta leur stock de plumes, les quelques nids d'abeilles leur fournirent de la cire et leurs tuniques offrit son lot de fils en lin.

Le génie commença par confectionner ses ailes et, lorsqu'il eut terminé son assemblage, essaya son invention pour apprendre à voler. Après avoir fini ses essais, Dédale conçu celles d'Icare. Et alors qu'il lui fabriquait ses ailes, le père répéta les mêmes avertissements. A savoir : ils ne devront en aucun cas se séparer et il ne faudra ni voler trop bas pour éviter que l'écume des vagues n'alourdisse les ailes ni trop haut pour que la cire ne fond pas. Toutes ces précautions prises, il lui apprit comment voler.

Commença alors la plus grande évasion de toute l'histoire humaine. Défiant les lois de la nature, les deux captifs prirent leur envol. Ils survolèrent le labyrinthe, les champs et les eaux. Tous ceux les apercevant se mirent en vénération ou s'enfuirent devant un spectacle que seuls les dieux pouvaient offrir : deux silhouettes humaines volants. Bergers, marins et soldats assistèrent à leur envol avec stupéfaction. Ils étaient libres.

Icare était libre. Cette pensée martela son esprit avec plus de puissance que tout ce qu'il avait connu jusque là. Il n'avait connu que la Crète puis la cage doré du palais royal et enfin les briques froides du labyrinthe. Et là, il volait aussi librement que les oiseaux dont il avait envié leur liberté de mouvements. Les contraintes politiques et les lois de la nature n'avaient plus emprise sur lui. Il était libre. Chaque battement d'aile fut un pas de plus qui l'éloignait de cet enfermement. Ni le temps ni les kilomètres ne l'affectèrent, car sa joie fut si grande qu'il embrassa chaque seconde passé à voler.

Les kilomètres se transformèrent en dizaine de kilomètres puis en centaines de kilomètres. Ses premiers battements d'ailes incertaines firent déjà partie du passé. Son vol se fit plus souple, plus acrobatique, plus libéré. Il effectua des figures aériennes plus osées les unes que les autres. Et sans s'en rendre compte, les cris désespérés de son père ne l’atteignirent plus. Les nuages si lointain lui semblèrent à portée de main. Icare s'en approcha et survola un océan que seuls les oiseaux avaient accès. S'éloignant toujours plus de ce monde terrestre l'ayant tant emprisonné, Icare monta toujours plus haut, toujours plus libre.

Le soleil, si aveuglant, lui apparaissait dans toutes sa majesté. Il ne remarqua même pas que la cire se mit à fondre et que des plumes se détachaient de ses ailes alors qu'il tentait d'atteindre le firmament. L'intégrité de ses ailes finit par être compromise jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le porter. Et tel un brutal retour à la réalité, Icare retomba.


Deuil et renouveau

Dédale rechercha sans cesse son fils, mais ce dernier avait depuis longtemps disparu de son champ de vision. Il survola plusieurs heures durant les parages, espérant revoir la chair de sa chair. Sans succès. La fatigue finit par le rattraper, le forçant à poser le pied sur l'île Samos près de la Turquie actuelle. Cela ne l'empêcha pas de fouiller l'île en quête de son fils, au cas où ce dernier se serait posé dessus. C'est alors qu'il vit un homme casqué et botté de plumes. Le dieu Hermès descendu sur Terre, porteur d'une mauvaise nouvelle. Son fils s'était échoué en mer et avait péri. Au moment même où ils parlaient, le héros Héraclès ayant reconnu la dépouille échoué sur l'île où il se trouvait lui donnait une sépulture décente. L'île serait baptisé Ikaria et les eaux alentours deviendraient la mer Icarienne.

Les Olympiens ne furent pas insensibles à cette tragédie. Lui qui avait bâti des temples grandioses en leur honneur et sculpté des statues resplendissantes à leur image venait de connaître une terrible. La mort d'Icare fut une tragédie de plus dont les dieux se sentirent responsables. Sa mort était écrite par les Moires. Même les dieux ne pouvaient se soustraire au Destin. En compensation pour tout ce qu'il avait fait pour eux et pour l'injustice dont il était victime, les maîtres de l'Olympe lui firent don de l'immortalité. Puisse-t-il, en ce jour sombre, continuer d'illuminer les hommes.

Dédale refusa d'emblée ce cadeau. Il le supplia de lui rendre son fils chéri. Il était prêt à tout pour le revoir. Tout ce que les dieux pouvaient lui demander, il le ferait sans hésiter. Sa place aux Enfers contre la sienne, s'il le fallait. Malgré la compassion dont il fit preuve, le dieu des messagers ne put accéder à sa demande. A son grand damne, il se contentait de transmettre un message et non d'en décider du contenu. Et peu après, il dû le laisser seul. Désespéré, Dédale se mit à prier chacune des divinités du panthéon grecque. Les uns après les autres. Deux heures durant, il les pria de toutes ses forces à genoux pour exaucer son vœu. Le silence fut leur réponse.

Devenu immortel, le père endeuillé reprit son envol en direction de l'ouest. Après plusieurs heures de voyage, Dédale posa pied en Sicile où il fut accueilli par le roi Cocalus qui lui offrit l'hospitalité. Son premier acte fut la construction d'un temple dédié au dieu Apollon et y déposa ses ailes. Pourquoi lui et pas un autre ? Il choisit ce dieu pour la lumière solaire qu'il incarne et qui avait donné de l'espoir à Icare, contrairement au soleil d'Hélios lui ayant prit son fils. Il ne fut cependant pas le seul à se souvenir d'Icare. Minos le traquait...

En refusant l'immortalité, Dédale avait provoqué la colère d'Hadès, dieu des enfers. Il n'a jamais souhaité devenir le souverain infernal de ce lieu maudit, éloigné de l'Olympe et de la lumière du jour. Les mortels le craignent et n'édifièrent aucun temple à son honneur. Hadès a pas mal de raisons de ne pas vouloir y être. Et voilà qu'un jour, un mortel refuse l'un des seuls moyens existants pour éviter de pénétrer dans son domaine ! Lui qui n'eut jamais ce choix, le refus de Dédale d'accepter ce cadeau divin sonna comme une immense insulte à son égard. Une idée fixe s'imposa dans l'esprit mécontent du maître des tréfonds : tuer Dédale pour lui montrer la réalité des enfers et ainsi l'idiotie de sa réponse.

Minos se mit très rapidement à traquer son fugitif pour assouvir sa vengeance. Hadès en profita pour en faire son tout premier agent pour assouvir la sienne en lui révélant sa cachette. Le roi de Crète se rendit en Sicile, mais n'ayant aucune preuve tangible de la présence de Dédale sur l’île, il développa un stratagème. Il proposa une forte récompense à quiconque parviendrait à accrocher le bout d'un fil au fond d'une coquille d'escargot. Le roi Cocalus, intéressé par la récompense, demanda conseil à Dédale. L'inventeur réussit en nouant le fil à une fourmi et en l’appâtant dans la coquille avec du miel. Devant cet exploit, Minos su que Dédale se trouvait dans le palais de Cocalus. Ce dernier lui promit de le lui remettre après qu'il eut prit un bain avec ses filles. Ses trois filles l'assassinèrent en l'ébouillantant, prétextant qu'il était tombé accidentellement dans une marmite d'eau chaude.

En remerciement pour son soutien, Dédale lui fit construire une tour fortifié pour y entreposer ses trésors. Par la suite, l'architecte réalisa une acropole à Camicus capable d'être imprenable avec une faible garnison. Il créa également un lac artificiel non loin de Mégara et profita d'une source chaude à Selinus pour y faire des bains chauds. Mais la présence de forces crétoises en Sicile et la création d'une colonie proche baptisée Minoa l'incita à partir. Il choisit de suivre Iolaos, neveu d'Heraclès, dans sa colonie nouvellement fondée en Sardaigne.

La légende raconte que Dédale passa le reste de ses jours sur l'île. Il n'y réalisa que peu de travaux en dehors d'un gymnase et d'une cour de justice, mobilisant sa matière grise non pas pour réaliser mais pour songer. S'il avait tant construit en Sicile, c'était pour avoir à éviter de penser à la mort d'Icare. Son travail lui évitait cette pénible pensée. Mais en Sardaigne, l'inventeur réfléchit aux conséquences de ses actes et la façon d'y remédier. Son génie créatif permit à Minos de bâtir une flotte de guerre redoutable. De nombreux jeunes athéniens avaient perdu la vie à cause de son labyrinthe. En édifiant une prison moins efficace, Minos aurait alors été contraint de trouver une autre solution que d'isoler la bête. Et en fabriquant les ailes, il avait donné à Icare quelque chose de trop puissant pour lui. Ses inventions, aussi pures soient-elles, pouvaient être mal employées.

A l'avenir, il devrait veiller à ce que ses travaux ne tombent pas entre de mauvaises mains, qu'elles soient mal intentionnées ou trop inexpérimentées. Et pour ne pas être de nouveau prisonnier d'un tyran soutirant son génie à des fins martiales, Dédale devait s'assurer d'être discret et de ne pas rester trop longtemps au même endroit. Fort de ces décisions, l'immortel mit en scène sa propre mort puis disparu. A Colchide, il rencontra Médée et lui souffla la manière de vaincre Talos, le géant de bronze de Crète, dont la faiblesse se trouvait dans son talon sous la forme d'un clou.


L'immortel nomade

Pendant près de deux cent années, Dédale parcouru tout le bassin méditerranéen pour y édifier des temples et sculpter des statues pour les Olympiens. Pour remercier Héraclès d'avoir enterré dignement son garçon, il sculpta plusieurs statues en son honneur. Une à Corinthe, une autre dans son sanctuaire en Béotie puis à Thèbes, à Memphis et une dernière à la bordure entre Mésennie et Arcadie. S'en suivit d'autres constructions et hommages pour Apollon, Artémis, Aphrodite et Hermès (bien que ce dernier n'eut aucun temple de qui que ce soit). Tout cela pour s'attirer leur faveur et qu'ils reconsidèrent la résurrection de son fils. Sans réponse de leur part, Dédale cessa de les idolâtrer et retourna à Athènes.

Il revint trois mois avant l'assaut naval des atlantes sur la flotte athénienne. La perte de navires marchands et d'excursion atlantes sur des colonies inquiéta fortement la cité. Dédale, qui se sentit encore responsable de la mort de ses compatriotes dans son labyrinthe, sortit de son silence et sa non-intervention pour protéger sa patrie. Sous un autre nom, il participa dans l'amélioration des navires. Bien qu'inférieur en nombre et grâce au sacrifice du roi Codros, les athéniens parvinrent à repousser les atlantes. Son fils lui succéda non pas en tant que monarque mais en tant qu'archonte.

Après cela, l'inventeur repartit errer en Grèce et au-delà,aussi loin que ses pieds pouvaient l'emmener. Armé d'un simple bâton, Dédale aurait fait une proie facile pour les tire-laines des environs mais il eut la sagesse d'accompagner des personnes capables de se défendre. Parfois il s'agissait d'aimables compatriotes ne réclamant aucune compensation. D'autres fois, ils se faisaient payer en pièces sonnantes et trébuchantes, ou par les conseils avisés d'un vieillard (pour l'époque). Il ne retournait sur sa terre natale que lorsque l'envie ou la nostalgie l'y poussa.

Des siècles s'écoulèrent ainsi. Son esprit focalisé sur l'étude du monde. Du vivant au minéral, de la terre au ciel, Dédale expérimentait notre réalité. Représenter les dieux, les hommes ou les animaux en statues ne lui suffisait plus ; Il voulait découvrir comment ce monde fonctionnait. Cela ne l'empêcha pourtant pas de retourner à ses premiers amours artistiques, si ce n'est qu'à partir de ce moment, il construisait pour les hommes et non les dieux.

Au VIIème siècle avant JC, il avait trouvé refuge en Égypte où il rencontra un jeune grec originaire d'Ionie en séjour dans le royaume des Pharaons. S'appelant Thalès, les deux hommes débâtèrent longuement de mathématiques, de physique et d'astronomie. Et lorsqu'ils se séparèrent, non sans tristesse, Dédale eut le pressentiment que ce petit génie irait loin. Avant de quitter lui aussi le nord de l'Afrique, il fit construire une tour au sommet enflammé guidant les navires : le premier phare.

Malgré sa mort supposée quatre siècles plus tôt, les hommes ne l'avaient pas oublié. Des artistes dans tout le bassin méditerranéen s'inspiraient de son œuvre pour bâtir et sculpter comme lui, diffusant un peu plus la culture grecque. De retour en Grèce, il eut l'idée d'inventer la grue pour éviter à l'avenir tous les désagréments que la construction de monuments pouvait susciter.

En Sicile, il expérimenta le premier escalier en spirale. Il fit également la toute première manivelle, bien qu'il ne su qu'en faire. En 430 avant JC, du fait que la ville soit frappée de plein fouet par une épidémie de typhus, il ne s'intéressa plus seulement à l'anatomie humaine mais à la médecine. Il fit d'ailleurs la rencontre d'Hippocrate dont les échanges d'idées furent bénéfiques aux deux hommes. Dédale apprit beaucoup des maux humains et leurs remèdes tandis qu'il souffla à Hippocrate le concept d'un banc orthopédique.

Les décennies passèrent et les hommes tout comme Dédale constataient la disparition des Olympiens de la surface de la Terre. Sans doute n'étaient-ils plus là depuis bien plus longtemps que cela. Difficile de déterminer cela lorsque certains charlatans propageaient de fausses rumeurs. Sans leurs guides, les hommes se sentaient perdus mais continuaient à les vénérer.

Ils ne firent pas les seuls à se poser des questions. Le vieil architecte était toujours hanté par des doutes. Les siècles lui avaient permis de cumuler plus d'expérience que n'importe qui. Mais cela faisait-il de lui un sage ? Ses décisions étaient-elles infaillibles ? Ce n'est qu'en 360 avant JC qu'il pu dissiper ses doutes l'empêchant de concevoir quoi que ce soit. Il intégra l'académie de Platon dans laquelle le philosophe lui enseignera le Bien ainsi qu'à un autre de ses disciples avec lequel Dédale se lia d'amitié : Aristote. Les deux étudiants échangèrent leurs savoirs philosophiques et scientifiques des années durant jusqu'à ce qu'ils deviennent à leur tour des enseignants.

Ce n'est qu'en 342 avant notre ère que les deux amis quittèrent Athènes pour étudier la faune marine et ainsi améliorer leurs connaissances sur la biologie. Trois années plus tard, il accompagna Aristote qui devint le tuteur du fils de Philippe II de Macédoine pendant deux années puis resta à la cour du roi les cinq années suivantes ; L'enfant qui deviendra Alexandre le Grand lui fit parvenir de nombreux animaux pour l'aider dans ses travaux. Ils ne retournèrent à Athènes que lorsque Philippe II annexa Athènes.

Il aida son ami Aristote à mettre en place son Lycée et devint même l'un des maîtres y enseignant. Mais en passant autant de temps avec la même personne sans que l'âge ne vienne l'atteindre, Dédale fut contraint de partir. Le règne d'Alexandre fut court et glorieux. L'inventeur participa quelque peu à propager sa lumière après sa mort. Il fut l'un des architectes proposant au roi Ptolémée Ier des plans de sa célèbre Bibliothèque. Dédale ne partageait pas forcément les opinions politiques des monarques, mais l'idée d'accumuler autant de savoir au même endroit l'intéressa au plus haut point.

Traducteurs et érudits au sein de la bibliothèque, il eut accès à de nombreux ouvrages et contribua à faire de la cité la capitale culturelle du monde hellénistique. Il inventa également la came dans le domaine de la mécanique et la roue à aubes pour aider un paysan l'ayant hébergé à moudre son grain.


L'aube et le crépuscule d'un nouvel empire

Nostalgique de l'hospitalité de Cocalus, Dédale retourna en Sicile où il s'installa dans la cité de Syracuse en tant qu'ingénieur. S'y établissant sous le nom d'Archimède, le savant y passa plusieurs décennies à la cour du roi Hiéron II. L'immortel s'assura de se maquiller pour simuler les affres du temps l'affectant au fil des années. S'intéressant aux mathématiques et à la mécanique, il fit de nombreuses avancées scientifiques et écrit plusieurs ouvrages.

Une république latine gagnait de plus en plus de territoires et d'influence à cette époque. Rome avait été fortement influencée par la culture grecque et son panthéon. Le conflit opposant la république au royaume de Carthage sous l'égide d'Hannibal amena leur guerre aux portes de Syracuse qui, en 212, tomba sous la domination romaine. Le général Marcus Claudius Marcellus ordonna à ses troupes d'épargner le savant dont le savoir aurait pu leur être utile. Mais Hadès, qui attendait son heure, ne l'entendit pas de cette oreille. Il manipula le soldat romain qui pénétra le premier dans sa demeure pour l'occire. Ce jour là, Archimède périt. Par chance, son immortalité lui permit de survivre in-extremis et fut emmené loin de la cité par ses amis.

Pendant près d'un siècle, Dédale observa l'émergence de cette super-puissance implacable et belliqueuse jusqu'à ce qu'Athènes ne tomba sous sa domination en 86 avant notre ère. Il s'enfuit à Alexandrie où il reprit son travail d'érudit à la bibliothèque mais les griffes de la république romaine ne se jetèrent de nouveau sur lui. Le conflit opposant Jules César et Pompée embrassa littéralement la cité et tous les ouvrages entreposés dans le célèbre bâtiment. Dédale ne parvint à sauver qu'une dizaine de rouleaux.

Pour ne plus être dérangé par cette république guerrière, Dédale retourna en Grèce occupée. Il y fit la rencontre d'un architecte militaire et civil romain, Vitruve. Renouant avec sa passion originelle, il accompagna son collègue jusqu'à Rome et influencèrent grandement l'avenir architectural de cet empire naissant. Avant de s'en aller, il eut l'occasion de rencontrer le poète Virgile.

Retournant à Alexandrie quelques années après la naissance d'un certain messie à Jérusalem, Dédale étudia les mathématiques et la mécanique sous le nom d'Héron. Il y fit de grandes avancées sur l'hydraulique, la pneumatique et la vapeur. C'est d'ailleurs là qu'il commença à s'intéresser à l'alchimie. Retournant de temps en temps en Italie, il entra en contact avec Pline l'Ancien avec qui il poursuivit ses travaux sur les sciences naturelles.

Pendant près de deux cent années, Dédale parcourut le territoire sans cesse plus important de l'Empire Romain. Pour financer ses recherches en astronomie, en alchimie, en physique ou en biologie, le savant revêtit plusieurs l'identité d'un architecte romain. Il contribua fortement au développement de la Pax Romana en édifiant des ponts des routes, des ports et des monuments. Il ne se pencha à aucun moment sur la constriction de sites festifs tels des cirques ou des colisées, jugeant son œuvre indigne d'être utilisé à des fins barbares.

La stabilité de l'empire fut compromise. Les luttes intestines, les attaques barbares et la taille trop importante eut raison de son unité. Dédale assista à sa séparation en deux empires distincts, au remplacement du culte polythéiste par celui d'un dieu unique et à la chute de la partie occidentale de l'empire. Prit au piège par toutes ces guerres secouant le continent européen, Dédale fuit vers le nord et traversa la Manche. Sur place, l'inventeur fut sauvé par l'Archimage de l'époque, Merlin, qui le plaça sous sa protection au sein de la cour du jeune roi Arthur. L'inventeur adopta alors le nom de Morgan Tud, physicien de la cour.

Finalement, après quinze années à Camelot, Dédale décida de repartir vers ses origines pour retrouver une terre en paix mais, à sa grande surprise, cette stabilité s'accompagna de changements extrêmes. L'empereur Justinien de l'empire romain d'Orient avait profité du chaos de son voisin Occidental pour s'emparer de ses territoires et avait aussi interdit l'Académie de Platon. Ayant perdu pas mal de repères, le savant repartit plus à l'est au 7ème siècle.
Dossier Médical
ϟ Description Physique : Dédale est un homme d'un mètre quatre-vingt trois de taille pour quatre-vingt deux kilogrammes de masse. C'est un indice de masse corporelle tout à fait normale. Sa carrure est tout juste athlétique. Il n'est pas très sportif, mais une longue vie de marche et une alimentation saine combiné à un organisme plus actif que la moyenne a sculpté son corps de cette manière.

Le visage de Dédale est... comment dire... celui d'un tueur au cœur glacé. De petits yeux sans éclat cernés couleurs marrons enfoncés dans ses orbites, des arcades sourcilières prononcées aux sourcils si clairs qu'ils semblent ne plus exister, un large front partiellement dissimulé par des cheveux mi-longs lisses parfois ébouriffés, des pommettes saillantes, une bouche dont les coins sont légèrement tournés vers le bas, le tout fort contrasté par les plis de sa peau marquée par le temps.

Le plus inquiétant dans son expression faciale, c'est qu'il ne semble pas en avoir. Il ne donne pas l'impression d'éprouver la moindre émotion. C'est ce qui le rend si effrayant. On se sait pas si on a affaire à un être humain ou une machine à tuer revêtue d'une couche de peau. Un tel faciès inexpressif et inquiétant aura alors tendance à accentuer ses émotions. Un léger rictus de joie aura alors autant d'effet qu'un franc sourire tandis qu'un mécontentement vous fera regretter d'être dans la pièce que lui. Pour son grand malheur, chaque fois qu'il sourit, il donne l'impression de s'amuser à l'idée de vous faire souffrir.

Son allure vestimentaire est généralement assez varié. Pour un homme ayant traversé les siècles et les modes, la tenue qu'il porte n'a pas vraiment d'importance. De ce fait, il n'est pas rare de le voir en tenue décontracté ou en smoking. Son côté artistique le poussera à se vêtir d'habits excentriques mais toujours chics et sur-mesure. En gros, il aura l'air d'un tueur tout en style.

ϟ Particularités :
ϟ Description Mentale : Ironiquement, Dédale est un homme bon souhaitant rendre le monde meilleur et projeter l'humanité vers un avenir sans maux. Tout le contraire de ce que son apparence laisse supposer. C'est justement là sa caractéristique la plus notable : il est les deux faces d'une même pièce.

On a tendance à dire que l'hémisphère gauche de notre cerveau est la partie logique et organisé de notre cortex cérébral, tandis que l'hémisphère droit est le centre de notre créativité et de nos passions. Et que nous sommes plutôt l'un ou plutôt l'autre. Du moins, ce que le grand public aime dire. Les savants n'ont jamais rien dit de tel. Mais en supposant que ce soit le cas, Dédale est les deux à la fois. Artiste et scientifique.

Il est assez bordélique avec ses affaires, mais il s'agit d'un bordel organisé dont il parvient sans mal à retrouver l'emplacement de chaque chose. Passionné, Dédale sera tenté de travailler un temps indéterminé sur un projet scientifique ou artistique sans que l'on puisse l'en extirper puis, se passionnant pour autre chose, il le mettra en suspens pour se concentrer sur sa nouvelle source d'intérêt. On pourrait croire que nombre de ses plans et de ses statues inachevées ne seront jamais terminés, mais ce n'est pas le cas ; Il les terminera un jour ou l'autre, quand il l'aura le temps et l'envie, ses idées les concernant étant encore fraîches.

C'est à peu près la même chose dans une conversation. Si une discussion l'intéresse, il y accordera toute son attention et s'en souviendra sans peine bien plus tard. Par contre, un débat sans intérêt le poussera à analyser minutieusement le vol d'un papillon de l'autre côté de la fenêtre. Dédale est généralement calme, patient et pondéré. En tant qu'enseignant, il peut être aussi agréable à vivre qu'un homme bipolaire. Attentionné et encourageant un moment puis exigeant et défaitiste l'instant d'après.

L'immortel est un homme du passé résolument tourné vers l'avenir. Pas complètement. Ses idéaux progressistes sont parfois ralentis par son côté vieux jeu et ses opinions tranchées. Il adore la sculpture et la peinture, mais seulement dans son domaine. Les sculptures qu'il réalise sont aussi anatomiquement aussi réalistes que celles du Bernin et ses tableaux sont presque semblables à des photographies. Autant dire qu'il dédaigne les formes d'art abstraites.

Des millénaires d'expériences en ont fait un homme sage plein de bons conseils. Pas tant que ça. Qui peut se targuer d'être infaillible dans ses jugements ? L'Homme ne l'est pas. Ses expériences passés ont prouvé qu'il avait souvent tendance à faire de la science sans conscience, ne réalisant ses erreurs qu'après coup. Il a fait des progrès entre temps, mais cela n’exclue pas l'éventualité d'une autre catastrophe signée de sa main. Pour illustrer ce propos, il suffit de voir le Dr Otaku. Dédale est le docteur Frankenstein réalisant avec horreur que la créature qu'il a créé est une abomination et qu'il vient de libérer cette choses dans la nature. Il a une part de responsabilité dans chacun de ses méfaits.

Après des siècles à connaître des guerres meurtrières, des épidémies horrifiques et voir ses amis mourir, Dédale donne généralement l'air d'être insensible à la souffrance des autres. Apathique, en quelque sorte. Ce n'est pas entièrement faux. Ayant été témoin de ce que l'humanité avait de plus sombre en elle, le concepteur du légendaire labyrinthe crétois ne s'étonne pas aisément à la vue du sang ou d'un crime. Cela ne s'arrange pas lorsque son discours devient sarcastique.

Mais bon, l'essentiel est de se souvenir que Dédale a un bon fond, qu'il n'est pas rancunier et qu'il souhaite sincèrement aider ses prochains.
Super Dossier
ϟ Groupe et raisons : Dédale est un membre fondateur de la Légion des Étoiles. Ce choix s'est imposé de lui-même. Ses idéaux l'incitèrent à embrasser la carrière de justicier au sein de l'Alliance Héroïque, s'en servir pour inciter l'humanité à faire de même. Son but n'a jamais été de pouvoir justifier le cassage de mâchoires de façon légale. Non non non. Et il ne dort pas non plus dans des couvertures étoilés rayées de blanc, de rouge et de bleu. Il s'agissait d'une décision mûrement réfléchie d'un esprit pragmatique et idéaliste, dont les bénéfices seraient plus important en travaillant en équipe plutôt qu'en solo.

ϟ Pouvoirs et capacités : Super-intelligence : Dédale est doté d'un intellect très largement supérieur à la moyenne. Il pourrait même être l'homme le plus intelligent de la planète Terre. Ses domaines d'expertise sont très variés allant des sciences formelles, les sciences physiques et les sciences de la vie. Il est évident qu'il est bien plus doué dans certaines sciences que dans d'autres, du fait du temps passé à les perfectionner. Il maîtrise avec raffinement la sculpture, le dessin et la peinture ce qui fait de lui, en comptant les sciences, un polymathe. Il a de nombreuses connaissances en alchimie, même si le mysticisme de cette "science" le rebute fortement. Architecte renommé, enseignant doué et artisan accompli, Dédale est incroyablement polyvalent.

Sa logique est très différente de celle de ses semblables. Étant né plusieurs siècles avant l'invention de l'arithmétique, Dédale devait concevoir ses créations sans formules mathématiques. Il opère encore maintenant de la même manière, si ce n'est qu'il utilise les calculs pour confirmer ses idées.

Immortalité : Le don de l'Olympe l'immunise de façon magique aux maladies bénignes, au vieillissement, aux toxines légères et autre poisons. Il a l'apparence qu'il eut le jour où il reçut ce présent des dieux. Cela ne le rend pas invulnérable pour autant. Les blessures légères ou graves peuvent guérir sauf si elles sont mortelles.

Armure de combat high-tech: Une tenue blindée et motorisée le couvrant des pieds à la tête. Alimentée par un réacteur de grande puissance, son armure personnelle lui octroi une force de 10 tonnes et une résistance elle-aussi de 10 tonnes, suffisante pour le prémunir de dégâts d'armes tranchantes et d'impacts de balles. Un jet-pack dorsal lui permet de voler à près de 200 km/h.

Kianós (serviteur): Kianós, ce qui veut dire bleu en grec, est une intelligence artificielle enchâssée dans un corps robotique de la taille d'une pomme. Il se déplace en volant (50 km/h maximum), est programmé pour le piratage à courte distance (un mètre de distance), dispose d'un système de protection efficace contre le piratage et peut se rendre invisible grâce à un dispositif de camouflage.

ϟ Surnom et costume : Il n'a pas de pseudonyme héroïque à proprement parler puisqu'il utilise sa véritable identité en enfilant son armure. De ce fait, Dédale n'est véritablement lui-même seulement en jouant les héros.

Quant à son costume, il s'agit ni plus ni moins que l'apparence de son armure de combat sophistiquée. Une amélioration modifiant involontairement son apparence ou un changement volontaire des formes et des couleurs sont possibles, bien que l'ensemble reste très souvent homogène.
Informations Complémentaires
L'Icarus est un vaisseau spatial de 150 mètres de long pouvant être piloté par un homme seul et y faire vivre une trentaine de personnes à son bord. De nombreux systèmes internes et automates participent à son bon fonctionnement et constituent l'essentiel de l'équipage. La culture hydroponique et l'épuration des eaux usées permet aux êtres organiques de subsister longuement au sein de l'Icarus. L'alimentation du vaisseau est assuré par un réacteur hybride technologie humaine et alien. En cas de problème, les systèmes de survie peuvent être alimentés par des panneaux solaires recouvrant la totalité de sa coque.


Dernière édition par Desmond Dale le Mar 7 Mar - 19:21, édité 9 fois
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Lun 6 Mar - 14:59 Message | (#)

Historique Partie 2
Voyage en Orient et errance en Europe

Il passa de longues années au Proche Orient alors en train de train d'être bouleversé par l'arrivée d'un prophète et qui s'apprêtait à vivre un nouvel âge d'or. Dédale fut assez bien accueilli les trois premiers siècles. Ses contemporains se montraient courtois à son égard, lui laissant alors plusieurs occasions de nouer des relations intellectuelles avec les érudits de cet époque. Hélas, la fin de la dynastie des Abbassides au profit des Seldjoukides ce qui entraîna la fin du droit de passage accordé aux pèlerins chrétiens et le début d'une nouvelle croisade. Bien évidemment, il ne fut plus le bienvenu et fut contraint à rejoindre les cités byzantines ou les villes conquises par les croisés pour demeurer le plus près de ce centre culturel important. Ce n'est qu'à l'issue de la Quatrième Croisade que Dédale prit un bateau à Malte pour rentrer en Italie du nord.

Découvrant le Saint Empire Romain Germanique, le savant remonta vers le nord jusqu'à Cologne. Il y fait la connaissance d'Albert le Grand, frère dominicain passionné des écrits d'Aristote. Dédale lui proposa alors de l'aider dans les traductions de textes grecs et arabes en échange d'un toit. Il lui communiqua sa passion pour les sciences naturelles mais, avec le temps, les divergences religieuses l'obligent à s'en aller en y abandonnant certaines de ses recherches en biologie animale.

En 1347, le savant grec eut de nouveau la visite d'Hadès qui envoya l'un de ses pions le tuer. Ce puissant nécromancien aida à propager un mal terrifiant : la peste noire. Dédale ne pouvait le laisser agir de la sorte en s'approvisionnant avec un apport toujours plus importants de cadavres pour assaillir l'immortel partout où il trouva refuge. Finalement, il défia le sorcier et le tua avec un bâton. Un simple bâton ? Non. Une arme d'un nouveau genre, propulsant un projectile à grande vitesse à l'aide de poudre noire. La science et la ruse triompha de la magie. Malheureusement, Dédale fut incapable d'enrayer l'épidémie.

Dans l'Espagne du 15ème siècle, Dédale fut inquiété par l'arrivée de l'Inquisition Espagnole dirigée par Torquemada. Il sauva de justesse sa peau des flammes et trouva refuge à Venise en 1499. Un autre prodige artistique et scientifique l'y attend : Léonard De Vinci. Ils n'eurent que des contacts épisodiques mais une forte correspondance lettrée. A quelques occasions, Dédale lui donna son opinion sur ses créations artistiques. Cela changea lorsqu'il l'accompagna en France en 1515 au Château du Clos Lucé offert par le roi François Ier à l'artiste-peintre jusqu'à sa mort en 1519.

C'est lors de ces errances dans les années qui suivirent qu'il croisa le chemin de Paracelse et décida de l'accompagner dans ses voyages. Passionnés de médecine, de chirurgie et d'alchimie, les deux hommes expérimentèrent et partagèrent leurs idées. Ils ne se séparèrent que lorsque Paracelse décida de se fixer à Salzbourg, laissant Dédale poursuivre sa route seul. Déjà à cette époque, l'immortel commença à se détacher progressivement de l'aspect mystique de l'alchimie pour s'intéresser aux effets pratiques de la chimie moderne.


D'une vie nomade à mi-stable

Les Provinces-Unies nouvellement nées en république, Dédale y vit là l'occasion de renouer avec son passé démocratique perdue. Son foyer étant, à cette époque, sous domination ottomane. Pendant près d'un siècle et demi, l'inventeur y séjourna en y adoptant plusieurs noms différents. Il y améliora le télescope pour l'observation des corps stellaires et le microscope pour l'étude des micro-organismes, notamment grâce à son intense correspondance avec les astronomes Galilée et Kepler.

Il ne fit qu'un bref séjour à l'étranger à cette époque. C'était en 1682. Les travaux de l'astronome britannique Edmond Halley l’intriguèrent particulièrement puisqu'ils semblaient conforter les avancées de Dédale en physique. Embarquant dans un navire, Dédale franchit la Manche presque sans contrainte, si ce n'est la subite folie animant le capitaine Willem Van Den Decker, possédé par Hadès, qui tenta de tuer l'inventeur. Par chance, accompagné d'un garde du corps silencieux, Dédale survécu à l'attaque. Ce que l'équipage ignora, ce fut l'absence d'être humain dans l'armure. Il s'agissait d'un automate masqué lui servant de garde du corps. Son entretien avec Halley n'eut jamais lieu. A la place, il rencontra Isaac Newton.

Ce n'est qu'en 1755 qu'il quitta définitivement les Provinces-Unies pour rejoindre le Royaume-Uni. Cette fois-ci pourtant, Dédale prit soin d'affréter un navire de sa conception, alliant vitesse et puissance dans l'éventualité d'une autre péripétie maritime : l'Icarus. Il eut bien raison de traverser la Manche dans son nouveau vaisseau car Hadès en profita pour réanimer le capitaine Van Den Decker et lui attribua un vaisseau fantôme ainsi qu'un équipage de damnés. Celui qu'on surnommerait le Flying Dutchman attaqua l'Icarus. La technologie l'emporta sur la magie. Une fois de plus.

Dédale vécut un siècle sur les îles britanniques. Il commença par l'amélioration de la machine à vapeur puis par un partenariat avec l'astronome William Herschel, l'aida dans la construction d'un grand télescope. S'en suivit des avancées sur l'électricité, l'astronomie et surtout dans l'industrialisation du royaume. Ses talents d'architecte résolurent également les problèmes sanitaires que connu la Tamise en participant à la construction du célèbre système d'égouts de Londres.

Il finit par rejoindre les États-Unis comme de nombreux européens à partir de 1880. Débarquant à New York, Dédale rejoignit la compagnie Edison Machine Works pour voir que certaines de ses idées furent volées par Thomas Edison.


Providence City, me voici

Fatigué par New York, Dédale s'installa dans la ville de Providence en 1915. S'y établissant sous le nom de Dwayne Dale, professeur de physique, Dédale enseigna à l'Institut de Technologie de Hamelin et fit des recherches en physique nucléaire. Le conflit embrassant le continent européen, bien que troublant, ne le persuada pas de sortir de son silence. Ses prises de position, qu'elles furent indirectes ou pas, avaient toujours causées plus de tort que de bien. Les guerres humaines allaient et venaient. Il ne connaissait que trop bien la nature belliqueuse de l'Homme. Dédale se persuada que la situation ne pouvait pas être plus catastrophique à la fin de la guerre. Après tout... cela fut si sanglant que les grandes nations avaient formé un conseil international, la Société des Nations.

Avec le temps et l'entre-deux-guerres, "Dwight Dale" se distingua particulièrement au sein de la communauté scientifique internationale. Il fut notamment invité à trois congrès Solvey de physique, ceux de 1924, 1927, 1930 et 1933. Le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale l'inquiéta fortement, mais il préféra s'abstenir d'intervenir. Et ce, même lorsque l'espion allemand Die Eule tenta de le kidnapper en 1942 afin de desservir les intérêts scientifiques du IIIème Reich. Par chance, l'intervention des Alliés de la Liberté lui assura sa propre liberté. Sachant ses chances de fuir limitées et voulant offrir aux Alliés une bien maigre victoire, l'espion accrocha une bombe au scientifique. N'ayant pas d'autre choix que désarmer la bombe en laissant l'espion prendre la fuite, Bomberman lui sauva la vie ce jour-là.

Mais sa neutralité changea dès le 6 août 1945 avec le largage d'une arme nucléaire sur la ville d'Hiroshima. C'en était trop. Plus de trois millénaires à observer ses semblables et à les pousser doucement dans la bonne direction pour quel résultat ? Toujours plus de sang. L'Homme venait de prouver aux Olympiens qu'il pouvait être plus dangereux envers lui-même qu'un dieu sanguin. A partir de cet instant, Dédale comprit qu'il avait commit une erreur. Pour ne pas reproduire la même tragédie ayant précipité Icare à sa mort, l'ingénieur avait cru bon ne pas donner ses armes entre de mauvaises mains. Malheureusement, l'Homme se révélait être capable de se faire ses propres armes. Il devait donc changer de stratégie. Il devait taper du poing sur la table et leur apprendre à manier ces armes avec discernement.

Mais comment ? Comment persuader une minorité se prenant pour Dieu et une majorité docilement effrayée de faire le bon choix ? La diplomatie ne les avait mené nulle part. Les anciennes rivalités et les préjugés finissaient tôt ou tard par resurgir. Qu'est-ce qu'un homme seul pourrait faire pour arranger les choses ? C'est en lisant son journal qu'il eut une révélation. Un symbole ! Un super-héros ! De tous temps, on avait adulé les héros et prit exemple sur eux. Les Alliés de la Liberté et la Ligue de la Liberté furent ces héros des temps modernes. En devenant un symbole de puissance et de justice, Dédale pourrait lui aussi inspirer ses semblables.

Son premier acte dans sa vie civile fut de participer activement dans les négociations et projets de lois visant à restreindre l'usage de l'armement nucléaire. En sa qualité de physicien atomiste, son avis eut un certain poids. Mais secrètement, Dédale se prépara à agir dans l'ombre. Pour se protéger de ses ennemis, il s'inspira de ses automates en armures l'ayant occasionnellement protégés tout au long de son existence. Cette fois-ci, devant agir personnellement, il choisit de se doter d'une armure. Une armure capable de résister aux armes à feu et disposant d'assez de puissance pour terrasser ses ennemis.

C'est à partir de 1948 qu'il arpenta les rues de Star City sous les traits d'un justicier en armure de combat. Utilisant pour une fois sa véritable identité, Dédale affronta des criminels usant de technologies ou en résolvant des problèmes d'ordre scientifique. Son premier combat l'opposa à Maestro et son sceptre sonique. A d'autres occasions, il rencontra d'autres héros solitaires et leur donna un coup de main pour terrasser des gangsters. L'attitude du public envers les super-héros se dégradant de plus en plus ne le dissuada pas de continuer. A vrai dire, il commença à apprécier de plus en plus sa deuxième vie. Combattre des bandits ne fut plus l'apanage de demi-dieux tout en muscle. Et après trois millénaires à se cacher, se révéler en public et taper sur des criminels lui fit un bien fou.


L'union fait la force

Dix années durant, Dédale perfectionna son armure de combat après chaque combat. L'avantage d'un tel appareil fut l'ajout d'améliorations constantes pour se prémunir d'un désagrément ou d'une faiblesse exploitée par un ennemi. Bien entendu, cet exaltante vie d'aventures s'accompagna de son lot de déceptions et de tragédies. Avant d'agir en tant que justicier, Dédale s'était depuis bien longtemps à voir des inconnus mourir. Ainsi va la vie, pour ainsi dire. Il se faisait une raison. Mais en endossant son armure, il fut aux premières loges pour voir des innocents périr. Des victimes qu'il aurait peut-être pu éviter.

L'année 1960 fut riche en événements. La vie héroïque que menait l'ancien concepteur du labyrinthe ne passa pas inaperçue. Du tréfonds des Enfers, Hadès attendait impatiemment l'heure de son implacable vengeance. Le souverain infernal fut agréablement surpris d'apprendre la soudaine prise de décision de son immortel ennemi de combattre le mal car, ce faisant, il se mettrait volontairement au devant du danger. Après tant de siècles passés à voir sa proie se cacher et trouver refuge auprès des puissants du monde des mortels, il tenait enfin sa chance de voir son âme rejoindre son royaume sans à lever le petit doigt. Mais les années et les combats eurent raison de ses sinistres prévisions. Au lieu de périr sur le champ de bataille, Dédale gagnait en force et en assurance aussi sûrement que la fureur d'Hadès.

Les Enfers se déchaînèrent sur Star City. Habitué à esquiver les pions du Renommé, Dédale reconnut sa signature. Ayant ouvert un accès direct au Tartare, le dieu souterrain laissa librement ses sujets envahir la métropole. Les âmes damnées rendues folles et serviles par une éternité de souffrance maraudèrent avec dévouement en échange d'un instant de répit. Rendues presque insensibles à la douleur, elles constituèrent une force redoutable. L'armure de combat du savant le protégea efficacement de leurs assauts faiblards et son armement de pointe les repoussa sans mal, mais, face à un ennemi en surnombre capable de se relever, Dédale finit par être submergé.

Et là, le miracle se produisit. Des justiciers à travers tout Star City rejoignirent le combat. Humain et alien, armés de flèches ou de leurs poings, un groupe hétéroclite de justiciers unit ses forces dans une gigantesque contre-offensive. A l'issue de l'affrontement, ils décidèrent de former un groupe de justiciers unis et solidaires, capables de résoudre des conflits de toutes natures et sur tout le globe : l'Alliance Héroïque. Du fait de sa grande expérience et de son charisme, Prétorien fut tout naturellement choisi pour les représenter. Dédale se sentit grisé par son adhésion à un tel groupe. Au milieu de tous ces êtres uniques et exceptionnels, il ne se sentait plus différent. De plus, leur organisation était le symbole vivant de ses aspirations, de ses espoirs concernant l'avenir de l'humanité.

Poursuivant deux vies différentes, l'une héroïque et l'autre scientifique, Dédale continua à combattre et à inspirer ses semblables. En tant que savant dans sa vie publique, il initia de grands bouleversements sur la conquête spatiale. Pour lui, l'humanité se devait de lever les yeux au ciel et de voir au-delà du bout de son nez. Ses talents d'architecte et d'inventeur furent mis à contribution lorsqu'il fut décidé d'utiliser le Manoir de la Paix, l'ancien quartier général de la Ligue, pour les besoins de l'Alliance. Et même en ayant grandement amélioré les lieux, la maintenance et les réparations lui incombèrent.

Le travail d'équipe fut une expérience réellement passionnante. Dédale se lia d'amitié avec Prétorien, chose facile avec un homme aussi avenant. Le Docteur Neutron devint très rapidement un collègue scientifique avec qui il n'avait pas l'impression de parler dans une autre langue. Ses aventures lui permirent de rencontrer d'autres personnes d'exception et les recruter au sein de l'Alliance Héroïque ; Ce fut le cas d'Halogen et du Lion Blanc. Néanmoins, ce qui l'intrigua le plus fut sa rencontre avec les extraterrestres Ni'ik Faxx et Sri A'Lan Koor. Ils n'étaient pas seuls dans l'univers. Le voyage spatial existait. L'astronome se sentit appelé par les astres. Cela lui donna l'idée de développer son propre vaisseau spatial.

Le rejet de l'opinion public à leur sujet entama petit à petit ses idéaux. Dédale compensa cette hostilité croissante en se consacrant encore davantage dans ses recherches. Son identité secrète de scientifique renommé finit par s'effacer elle aussi. N'ayant plus envie de se cacher et ayant été pleinement accepté par ses camarades de l'Alliance, il ressentit de moins en moins le besoin d'avoir un deuxième visage. D'année en année, le héros prit le pas sur le physicien jusqu'à ce que ce dernier ne fit plus surface. Et puis, dans son isolement, le justicier ne se retrouva pas seul. Bien plus troublé que lui sur son identité, Pseudo éprouva le besoin de se ressourcer, de se redécouvrir. Dédale lui fit alors visiter la planète bleue, les lieux ayant fait de lui l'homme qu'il est devenu.

Mais chaque pas en avant s'accompagnait d'un pas en arrière. Chacune de leur fascinante expédition finissait par s'envoler par les innombrables déceptions de leur retour à Star City. Manifestations anti-supers, scandales politiques, décès de leurs compagnons d'arme, guerre froide interminable, etc... Pseudo était à la dérive, à la manière d'un orphelin sans repères. Dédale, se sentant inconsciemment concerné dans un rôle de mentor, prit la décision de l'aider. Telle une prescription de médecin généraliste, le remède s'imposait de lui-même : prendre des vacances. Ni'ik devait prendre du recul, s'éloigner de la Terre. Dédale lui proposa donc de le suivre dans son projet d'exploration spatiale. En plus de se trouver un guide, le savant gagna un mécano disposant de suffisamment de connaissances pour l'aider à concevoir un moteur FTL et d'autres systèmes cruciaux du vaisseau.


Vers l'infini et au-delà !

Ce fut presque sans regret que les deux compères quittèrent la Terre puis le système solaire à bord de l'Icarus en 1975. Les voyages supraluminiques, bien que rapide, n'étant pas instantanés, Dédale fut ravi d'avoir un compagnon avec qui discuter oralement ou télépathiquement. Sur fond jazzy du regretté Charles White, l'inventeur lui prodigua un soutien psychologique. Ses années passées dans l'enseignement et le savoir prodigué par ses amis philosophes y contribuèrent pour beaucoup. Les deux êtres échangèrent longuement, apprenant mieux à se connaître et à découvrir à travers leurs expériences la culture de l'autre.

Leurs discussions s'entrecoupèrent à chaque fin de sauts hyperspatiaux. L'astronome eut l'occasion d'observer de près des étoiles, des ceintures d'astéroïdes, des comètes et des exoplanètes. Le rêve de toute une vie. Ses péripéties apportèrent leur lot de découvertes scientifiques passionnantes. Chaque saut leur faisait gagner plus de savoir sur l'espace que ce que l'humanité avait accumulé ces derniers siècles. Évidemment, la cerise sur le gâteau fut la découverte de plusieurs civilisations intelligentes, qu'elles aient atteint un niveau technologique avancé ou non.

Sans le savoir ou le vouloir, l'humanité venait de se trouver un ambassadeur pour représenter la Terre en la personne de Dédale. Un ambassadeur extrêmement intelligent, polyvalent et immortel. Pas vraiment l'humain lambda. Mais au moins, il avait les qualités requises pour faire une bonne impression et s’acclimater rapidement à des populations et cultures extraterrestres. L'aide de Pseudo fut, à de nombreuses reprises, indispensable. Ces premiers contacts furent enrichissants. Son ami Grue apprit à mieux se connaître tandis que l'ingénieur accumula toujours plus de savoir. Chaque découverte d'une civilisation avancée lui faisait faire un bon technologique de quelques années à plusieurs décennies.

D'autres fois, il n'y avait pas d'échange. Du tout. Ou alors des échanges de tirs. Des civilisations disparues aux empires belliqueux, leur voyage fut une succession de hauts et de bas. Parfois, la simple vue d'un membre de l'unité Grue débarquant sur leur planète ou leur station spatiale suffisait à propager la panique dans les rangs des indigènes. Les Chevaliers Stellaires se déplacèrent même en personne pour s'assurer que Pseudo ne faisait pas parti d'un plan d'invasion de la part de l'unité Grue. Cela ne dissuada pourtant pas son compagnon de voyage de continuer leur périple intergalactique.

La seule chose qui mit fin à leur exploration spatiale fut un appel de détresse en provenance de la Terre en 1993. Craignant le retour des aliens métamorphes sur la planète bleue, les deux comparses mirent le cap sur leur point de départ. L'urgence de la situation força Dédale à mettre les gaz, quitte à risquer l'intégrité de la coque et des réacteurs en jeu. Par chance, aucun accident ne survint. L'apport de nouvelles technologies et d'améliorations avait suffisamment accru la vitesse de l'Icarus pour leur permettre de rejoindre la Terre avant qu'il ne soit trop tard.

Un conquérant tout droit sorti d'une autre dimension prenait Star City d'assaut à la tête d'une grande armée. Des combats d'une rare violence s'y déroulait. N'ayant pas de temps à perdre, Dédale prit le risque de faire rentrer l'Icarus dans l'atmosphère à une vitesse folle pour rejoindre le combat. Il combattit côte à côte auprès de son ami, faisant reculer tant bien que mal les vagues incessantes de drones. Et lorsque Pseudo sombra dans l'inconscience à la suite d'une grave blessure, l'inventeur défendit avec acharnement son corps des assauts ennemis. Le cauchemar prit fin dès que Prétorien réussit à vaincre Oméga.


L'heure de la reconstruction

La victoire avait un goût amer. Une ville rasée. Des milliers de morts. Nombre de ses collègues et amis avaient péri pour repousser l'invasion. Prétorien s'était sacrifié pour la survie de l'humanité tout entière. Les justiciers de la Terre venaient d'en payer le prix fort. L'espoir reprit vie dans les débris de la cité en ruine. Un colosse de gravas en émergea et prit en charge la reconstruction de Star City. Bien que Dédale commença par soutenir les secours pour sauver les personnes piégées dans les ruines, il finit par assister le Bâtisseur et le maire McGuire Jr dans leur monumentale projet de reconstruction. Après tout, en tant qu'architecte, les idées d'innovations en matière d'urbanisme fusèrent dans son esprit.

Il insista lourdement lors de l'édification d'un nouveau quartier général pour l'équipe de super-héros. La Légion des Étoiles, dont il fit partie dès le début, s'établit dans la Tour de la Paix. Ces locaux disposaient dès sa création du nec plus ultra en matière d'équipements et de confort. Dédale y veilla. Les légionnaires pourraient y mener leurs opérations et s'y ressourcer aussi sereinement que possible. Cela impliqua bien entendu un système de défense de pointe.

Le justicier en armure se chargea personnellement des statues de ses anciens camarades tombés au champ d'honneur. Qu'elles soient en pierre, en marbre ou même coulée en bronze à partir d'un négatif en bois, rien ne fut trop beau pour immortaliser leur bravoure. Parallèlement, Dédale ouvrit sa propre société d'architecte dont il fut et est le seul membre. Sans surprise, les commandes furent nombreuses. Il dû améliorer sans cesse le système carcéral de Star City après chaque évasion ou tentative d'évasion ainsi que l'aménagement de cellules spécifiques pour des prisonniers disposant de capacités uniques. Le musée de la ville requerra son aide plusieurs fois pour améliorer sa sécurité. Ce fut aussi l'occasion pour lui d'y exposer certaines de ses créations retrouvées lors de son "pèlerinage" autour du monde avec Nick Fox.

A partir de 2001, alors qu'il dessinait les plans des véhicules que la Légion emploierait, Dédale fut convié par le directrice Elis de l'UNISON. La Terre était faible. Non. Elle était affaiblie. La mort de Prétorien leur avait ouvert les yeux sur leur vulnérabilité face à des menaces venant d'ailleurs, que ce soit d'une autre dimension ou d'une autre galaxie. Du moins, en ce qui concernait les yeux de ces agents. L'opinion publique n'était pas encore prête à accepter des "clowns" en costume comme protecteurs. Mais en attendant qu'ils changent d'avis, la Terre se devait d'être prête à se défendre. Avec le soutien financier du Dakana, l'UNISON commença la production d'une flotte de vaisseaux spatiaux conçus par Dédale. La même année, il reçut la visite d'un héros mystérieux lui annonçant l'attaque imminente de la Tour par un groupe organisé et bien armé du Cartel Rouge. Connaissant à l'avance leur mode opératoire, Dédale assisté du système de sécurité du bâtiment n'eut aucun mal à terrasser les assaillants.

En 2004, l'inventeur remarqua le potentiel intellectuel d'un petit prodige japonais en robotique. L'adolescent lui rappela Icare. Enfermé dans une cage et éprit de liberté. En emmenant Ando Takashi à Star City, l'immortel s'imaginer pouvoir libérer son plein potentiel. En ce sens, il avait bien raison. Malheureusement, le petit prodige fut aussi brillant que têtu. Dédale lui fit alors une faveur en lui permettant de l'assister sur l'un de ses projets en robotique. En fait... il lui laissa beaucoup de liberté dans son atelier. Trop sans doute. Ses progrès furent spectaculaires, faisant la fierté de son maître.

Quelque peu aveuglé par ses idéaux et les espoirs qu'il fondait sur lui, l'inventeur se montra indulgent. Même lorsque l'une des créations d'Ando fit des victimes dont sa propre mère. Ne pensant pas que son petit protégé puisse commettre un parricide volontaire, il se laissa convaincre de sa bonne foi. Dédale consacra davantage de son temps personnel à s'occuper de lui, à tenter de le faire sortir de sa carapace. Il se convainquit que le temps finirait par avoir raison de son mauvais côté, que sa passion pour la recherche scientifique et ses merveilles illuminerait sa vie. La situation lui échappa encore plus des mains des années plus tard avec l'attaque de Greyzilla. Ses dernières tentatives échouèrent et Ando s'évapora dans la nature.

En 2010, l'Unité Grue passa à l'offensive. Le monde sembla sur le point de perdre la partie jusqu'à ce que l'UNISON intervienne, renversant la vapeur à leur avantage. Le fer de lance de la contre-offensive fut l'Icarus accompagnant la cinquantaine de chasseurs lourds de sa conception. Alliant vitesse et puissance, la flotte de vaisseaux terriens procéda à des frappes chirurgicales, ciblant exclusivement les points faibles de la flotte adverse. Les Grue ne s'étaient pas préparés à se faire attaquer dans l'espace, se faisant complètement surprendre par cette initiative. A l'issue de cette bataille, l'opinion publique changea définitivement en leur faveur.

L'année suivante, Dédale démarra la construction du Phare, première ligne de défense de la Terre en cas d'attaque extraterrestre. En 2012, il eut l'autorisation d'étudier le vaisseau-prison repêché en mer. Mi-juin 2013, l'UNISON lui passa commande de cages spécifiques permettant de contenir les créatures les plus dangereuses de la zone 21. En 2016, Dédale rénova l'aile du HIT ravagé par Otaku.

Dédale fut professeur de mathématiques, de physiques et d'arts à Star City, à la Star High où il fut recruté par Sydney Stevens en personne, mais, à la suite de l'immense déception que son ancien élève issu du japon lui infligea, il se retira de l'enseignement des sciences. Par crainte de recréer un nouveau monstre. Ces dernières années, il fut très actif en tant que membre de la Légion dans le soutien logistique et moral de l'équipe. De même qu'il œuvra fortement dans sa vie professionnelle. Tout le contraire de sa vie de justicier. Les récents crimes de son ancien disciple ont cependant eu un écho chez lui. Chaque atrocité fut un appel à son retour. Et il est grand temps de corriger certaines erreurs...


Dernière édition par Desmond Dale le Mar 7 Mar - 19:02, édité 4 fois
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Lun 6 Mar - 17:05 Message | (#)

Re-bienvenue !
Avec un gentil à la belle gueule cette fois Ce personnage promet !

Bon courage pour la validation
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Ooooooh qui voilà donc
/prépare son acide/

Re-bienvenue avec ce nouveau personnage ! Et bonne chance pour ta validation.
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Mar 7 Mar - 1:17 Message | (#)

Sois donc à nouveau le bienvenu avec ce nouveau personnage !

Un premier point préalable. Je t'avais invité à prendre contact avec ceux que tu mentionnais dans ta fiche, par exemple par MP, et tu ne l'as pas fait. J'ai donc dû voir avec eux pour m'assurer que ce que tu as écrit soit assuré de correspondre à ce qu'ils ont déjà pu écrire. C'est un peu décevant : la démarche est gage de respect élémentaire et facilite le traitement et la validation des fiches, puis elle ne coûtait rien...

Allez, occupons-nous de ce DC que tu as si mûrement préparé. Dans un premier temps, je dois avouer être sceptique, à la lecture de ta biographie. Il est plutôt plaisant d'inscrire Dédale dans la continuité de son histoire et de ses origines, mais était-il vraiment nécessaire d'introduire le personnage en déroulant tous les pompeux détails d'un abrégé de mythologie grecque ? Je pense à tous ceux qui s'intéresseront à ton personnage et trouveront, en début de lecture, tant de paragraphes qui ne concernent pas directement Dédale, et leur paraîtront superflus. À titre personnel, je suis plutôt client, mais je ne peux m'empêcher cette réflexion liminaire.

Pour le reste, tu nous offres une histoire digne du personnage que tu convoites. Agréable à lire en dépit des quelques fautes de grammaire et d'accords, et les quelques confusions de préposition. Mais c'est en fin de compte dérisoire. Tu comprendras néanmoins les exigences dont nous ferons preuve et qui se traduiront par le souci du détail, car Dédale mérite bien que nous lui rendions cet hommage – et sur ce point, tu es déjà d'accord avec moi.

D'abord, tu fais de Dédale, avant son accession à l'immortalité, un sculpteur de talent, dont les créations justement brillent et rayonnent par leur réalisme. Or à l'époque, nous sommes donc à la petite vingtaine de Dédale, aux environs de -1260, ce qui correspond, dans l'histoire connue de la statuaire grecque, à la période géométrique, époque où les techniques ne permettent pas l'exécution de sculptures d'un grand réalisme, et ce réalisme que tu prêtes aux créations de Dédale ne sera possible qu'à la période classique, bien plus tard. Mais c'est un détail. ^^

On peut regretter que tu évoques les aventures de Dédale en Crète sans rien mentionner d'une invention pourtant célèbre, la « vache de bois » conçue pour Pasiphaé. =)

Ensuite, même si dans notre contexte, Dédale est à l'origine des certaines des plus grandes inventions et des plus grands progrès scientifiques de l'humanité, qui ont été donc faussement attribués à d'autres (de Vince, Newton, Paracelse, etc), je suis quand même un brin sceptique à l'égard de tous les accomplissements que tu captes pour grossir à mon sens artificiellement la gloire de Dédale. D'autant qu'à quelques occasions, cela entraîne de ta part des confusions et des erreurs. Par exemple, dans le cas des Sept (anciennes) merveilles du monde antique, il me paraît grossier d'en donner la paternité à Dédale, quand non seulement les maîtres-architectes sont connus (Théodore de Samos, Métagénès, Chersiphron, Phidias, Charès de Lindos...). Que Dédale ait participé à l'élaboration des plans et qu'il ait supervisé la construction me paraît tout à fait acceptable, mais qu'il en soit seul à porter ces lauriers me paraît abusif. =)

De même, et cette fois il s'agit d'erreurs : la poudre noire existait bien avant 725, puisqu'on en trouve des traces historiques en Chine au temps des Han, avant la naissance du Christ ; l'horlogerie mécanique en 725 ne peut qu'être anachronique, vu que les exemples dont nous disposons (je pense à l'horloge d'Hâroun ar-Rachid, du nocturlabe d'Aurillac, etc) sont tous des erreurs corrigées pour finalement admettre le XIIIe siècle comme temps de naissance de l'horlogerie mécanique ; de même le miroir aurait été conçu par Dédale, mais de quel miroir parle-t-on ? Des miroirs métalliques existent depuis au moins quelques millénaires avant l'an 1 et le miroir constitué d'une plaque de verre couvrant une feuille de métal est attribué aux verriers libanais – si j'ose l'anachronisme – au Ier siècle. De même, tu dis de Dédale qu'il inventa le chiffre zéro, or ce chiffre, en 725, existait déjà, notamment depuis dix siècles chez les Séleucides, et depuis quatre siècles en Inde dans sa forme que nous lui connaissons aujourd'hui encore. Et dernier point, le feu grégeois désigne une invention proprement byzantine, du VIIe siècle, certes inspiré de ce qui a sans doute dû se faire avant, mais quitte à être rigoureux, autant l'être jusqu'au bout : si Dédale l'a inventé bien des siècles plus tôt sans en partager la recette, comme les romains d'Orient ont-il retrouvé la formule si longtemps après ? Il faudra nommer différemment cette invention ou l'abandonner. Cette vigueur à faire de Dédale l'inventeur de génie tel que nous le connaissons dans le contexte ne justifie pas des ambitions qui, à la relecture, desservent ta fiche et ton personnage plus qu'elles ne la servent et le grandissent. ^^

Un autre détail sans trop d'importance, plus tard, Dédale s'installe aux Provinces-Unies, république nouvellement apparue sur les rives de la Mer du Nord, parce qu'il y retrouve l'esprit démocratique de son Athènes natale... je fronce un peu des sourcils, car si les Provinces-Unies sont en effet désignées comme la République des sept Provinces-Unies des Pays-Bas, il ne s'agit en rien d'une démocratie comparable à ce que Dédale a pu connaître à Athènes. La petite république de Saint-Marin est ce qui, à l'époque, correspond à ce que Dédale pourrait trouver de plus ressemblant et encore, au XVIe siècle, la démocratie athénienne, avec ses métèques et ses esclaves, n'est pas vraiment à la mode... Mais c'est un détail. =)

Ensuite, concernant le chevalier en armure qui protège Dédale de Willem van den Decker, je reconnais que j'en attendais plus de ta part ! Un chevalier en armure, sur un bateau, c'est voué à attirer la suspicion. Surtout au XVIe siècle, surtout sur un navire hollandais, surtout pour accompagner un voyageur si peu éminent – car déjà à l'époque les armures de chevalier se font rares et se réservent à l'apparat, à la parade, ou à la guerre terrestre. Mais sur les navires destinés au voyage ? Cela me paraît trop improbable, même si je comprends la beauté romantique et l'esthétisme de la scène. ^^

Citation :
Par chance, l'intervention des Alliés de la Liberté lui assura sa propre liberté ainsi que sa survie puisque l'espion, comprenant l'échec de son enlèvement, s'enfuit en laissant une ceinture d'explosif autour de la taille du physicien. Bomberman lui sauva la vie ce jour-là.

Il faudra expliciter ce passage car j'avoue ne pas comprendre aisément ce qui se passe, ni qui fait quoi.

Citation :
Immortalité : Le don de l'Olympe l'immunise de façon magique à toutes les maladies, au vieillissement, aux toxines et autre poisons. Il a l'apparence qu'il eut le jour où il reçut ce présent des dieux. Cela ne le rend pas invulnérable pour autant. Les blessures légères ou graves peuvent guérir sauf si elles sont mortelles. 

Tu as repris le pouvoir tel que nous le décrivons dans la liste des pouvoirs du forum. Mais n'oublie pas aussi que :

Citation :
     Parfois, un pouvoir présentera plusieurs aspects et du fait de nos règles, il vous faudra séparer cela en plusieurs pouvoirs uniques. Par exemple, la création du feu et le contrôle du feu sont bel et bien deux pouvoirs distincts ! Merci d'y prendre garde.

Il faudra donc bien garder à l'esprit que cette immortalité préservera Dédale d'une mauvaise grippe, d'une coupure légère et d'un poison bénin. Toutefois, si tu veux étendre cette protection aux poisons mortels les plus dangereux, aux maladies les plus graves, il te faudra acquérir les pouvoirs correspondant, à travers des achats et améliorations. D'ailleurs, tu l'écris toi-même : les blessures mortelles peuvent le tuer, donc les poisons et maladies aussi, non ?

Kianós – Glyph ? Glyph – Kianós ? J'avais juste envie.

Enfin, dernier détail, attaché au vaisseau spatial nommé selon le fils de Dédale, Icare. D'après ta biographie, Dédale et Pseudo partent ensemble et seuls à bord de l'Icarus. Un équipage n'est-il pas nécessaire pour assurer le maniement du vaisseau ou le modèle permet-il à deux individus de s'en occuper sans problème ?

Et voilà ! Comme tu le constates, il y a là beaucoup de détails à expliciter et travailler, et comme tu le devines, ces exigences sont là pour servir un personnage auquel, déjà, tu as fait honneur en produisant une fiche exemplaire en terme d'inclusion du contexte ancien et récent. Ces quelques problèmes sont regrettables, mais tu auras donc à régler :

  1. - rendre aux inventeurs et concepteurs historiques ce qui leur appartient, et ainsi équilibrer la participation de Dédale ;
  2. - corriger les quelques erreurs factuelles concernant la poudre noire, l'horlogerie mécanique, le miroir, le zéro, le feu grégeois
  3. - crédibiliser l'automate protecteur, sur le navire hollandais
  4. - donner une brève description de l'Icarus pour expliquer que deux personnes puissent le piloter sans difficultés
  5. - expliciter l'épisode Bomberman, sinon...


Spoiler:
 
Dépêche-toi donc de rectifier le tir ! Si tu as des questions, n'hésite pas à me MP.
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Mar 7 Mar - 19:23 Message | (#)

Voilà. Je viens de supprimer presque toutes les allusions aux Merveilles, de virer les inventions trop récentes en ne laissant que ses interactions avec ces savants et leurs bénéfices mutuels, de retirer le feu grégeois et le miroir, d'enlever son voyage en Asie au profit d'un séjour au Proche-Orient, de préciser ce qui s'est passé lors de la tentative d'enlèvement pendant la Seconde Guerre Mondiale, d'ajouter "pour l'époque" dans le paragraphe de son adolescence artistique pour nuancer ses progrès dans la sculpture dans son contexte historique, de changer le passage avec l'armure mécanique pour en faire un automate déguisé, de modifier le pouvoir d'immortalité pour le rendre moins puissant et de rédiger un paragraphe résumant l'Icarus dans les informations complémentaires.
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Mar 7 Mar - 22:26 Message | (#)

Ces modifications que tu as apportées conviennent tout à fait et je laisse à Matamore le soin de remarquer, en fait de gloire, que

Trop pleine des lauriers remportés sur les rois
(On) ne la charge point de ces menus exploits.

Mieux équilibrée, la participation de Dédale à ces trois mille ans d'histoire paraît désormais mieux inscrire ton personnage dans sa profondeur, sans rien perdre de son importance dans le contexte du forum, contexte que tu as bien intégré y compris dans le détail des cinquante dernières années. Tu as par ailleurs résolu les problèmes soulevés par les quelques détails des éléments de ton histoire et revu à la baisse le pouvoir d'immortalité pour le définir comme il se doit. Partant de là, hors les remarques préalables, rien à dire !

Tu commences avec un niveau 6-S, je te l'ajoute à ton profil. Tu pourras le faire augmenter en gagnant des points de réputation, alors n'hésite pas à te lancer immédiatement dans l'aventure. Tu gagnes donc 15 points de réputation en récompense pour avoir posté une fiche 24H Chrono, tu gagnes aussi 25 points d'inventaire pour avoir opté pour un PNJ du forum.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Ensuite tu pourras débuter le jeu, tu peux regarder si une des demandes de ce sujet t'intéresse, sinon tu peux toujours poster la tienne ou demander directement à un membre. Enfin, si tu en as l'utilité, n'hésite pas à aller faire certaines des demandes disponibles ici. En tous les cas si tu as des questions les administrateurs sont à ta disposition ! Je t'encourage aussi à venir flooder et à passer sur la ChatBox ! C'est comme cela que l'on trouve des liens et des sujets le plus facilement, d'autant que ça permet de faire connaissance avec les autres joueurs. Il y a toujours quelqu'un dessus alors n'hésite pas !

En souhaitant à Dédale de se montrer digne de l'héritage qu'il reçoit et transmet à Star City !
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Dédale - The Maze Maker [Terminé]

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