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Keep talking and nobody explodes... your head

 
Message posté : Dim 19 Fév 2017 - 1:39 Message
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Chinatown, une chambre d’hôtel

Jomo Kikaki. 43 ans. Originaire du Kenya. Pourvoyeur d'informations aux plus offrants. Porte un élégant costume trois-pièces couleur crème. Avec ce beau costume, Jomo était habituellement très impressionnant et son bagou lui assurait l'avantage dans une conversation. Mais là, il avait seulement l'air terrifié. Personne ne fait le malin avec une arme braqué dans sa direction. De l'autre côté du canon du revolver se trouvait Orion. Il avait été engagé pour dessouder Jomo.

« M-m-me tuez pas ! »

« Je ne vais pas te tuer. »

« Vraiment ? »

« Pas tout de suite. »

Avec un contrat standard, la sentence aurait déjà été exécutée. Ce n'était pas un contrat ordinaire. Certains de ses clients exigeaient parfois une prestation "spéciale". Hunter sortit son téléphone portable de sa poche.

« Dis que tu es désolé », expliqua-t-il à sa victime. Cette prestation demandait l'enregistrement des excuses de Jomo. Pourquoi ? Aucune idée. Peut-être pour en faire une sonnerie de téléphone ou l'envoyer à tous les vendeurs d'informations de la ville. Peu importe. Il avait commit une grave erreur en revendant une information gênante concernant la personne s'étant engagé les services d'Orion et ce, sans en vérifier la nature. S'il l'avait fait, Hunter ne serait sans doute pas là. Il y a une expression pour ça. Vendre chat en poche.

« Qu-quoi ? »

Le tueur à gages soupira. Heureusement qu'il se faisait grassement payer pour ces âneries et encore plus pour le faire sur une proie aussi inintéressante. Hunter braqua son arme plus bas.

« Dis que tu es désolé. Si tu le fais, je te tue proprement. Rapide et indolore. Si tu me fais perdre mon temps, je t'explose le genou. Décide-toi et vite. »

« Non ! Pitié ! Je ne veux pas mourir ! Ne me tuez pas ! Je vous en supplie ! Je... ! »

Clic !

Le son produit par le chien d'une arme à feu qu'on arme fait souvent son petit effet. Jomo mit ses mains tremblantes devant lui.

« Attendez ! J-je peux vous avoir des tuyaux ! Demandez-moi ce que vous voulez ! Épargnez-moi et je vous dirai tout ce que vous voudrez ! »

De la corruption. Bien tenté. Mais même pour le triple du paiement du contrat, Orion ne changerait pas d'avis. Seul son employeur fut en mesure de l'arrêter. Hunter s'impatientait. Il prit le temps de bien viser le genou de Jomo, pour l'inciter à prendre la bonne décision. S'il ne l'avait pas déjà amputé d'une jambe, c'est que la détonation risquerait de compliquer son travail. Autant ne tirer qu'une balle, celle dans la tête, pour prendre ensuite la poudre d'escampette.

« C'est Atia qui vous envoie ?! »

Pour un courtier en informations, Jomo se révéla plutôt doué. Autant ne pas démentir. Puisqu'il allait de toute façon mourir, Hunter pouvait bien se permettre de confirmer ses craintes.

« En effet. C'est Atia qui m'envoie. »

« J'ai un tuyau pour elle ! Je sais qui a organisé l'attentat contre elle ! »

Son affirmation piqua nette l'intérêt du tueur à gages. L'attaque perpétré contre la César avait fait l'effet d'une bombe au sein du crime organisé de Star City. Le plus extraordinaire dans cette affaire, c'est que le plus gros des dégâts se produisit après l'attaque c'est-à-dire quand la leader du Cartel reprit conscience. Elle avait survécu et s'était montrée plus tenace que jamais. Orion fut engagée à plusieurs reprises pour l'aider à réaffirmer sa position de chef dans cette hiérarchie pyramidale.

« T'es sûr de ce que tu dis ? »

Avec une telle affirmation, le meurtre de Jomo devenait caduque. Si Orion se montrait trop zélé en tuant malgré tout ce type et que la baronne du crime venait à apprendre qu'Hunter avait tué quelqu'un ayant connaissance de l'attaque sur sa personne, rien ne l'empêcherait de se faire un collier avec les couilles du tueur à gages.

« Sérieusement. Tu es vraiment, mais alors vraiment certain de ce que tu dis ? Parce que si tu me racontes des craques, je tiens à te rappeler que t'exploser les genoux sera un acte de miséricorde en comparaison de ce qu'Atia te réservera si tu lui mens à ce sujet », insista lourdement Hunter. L'éventualité de mettre la César de mauvaise humeur fit frissonner le courtier en secrets encore plus que la vue d'une arme de poing sur sa personne. Il hésita un instant, mais prit sa décision.

« Je le jure sur ma vie ! »

Que cette réponse dépassa sa pensée ou soit le fruit de ses convictions, cette affirmation sonna d'un air prophétique.

« Bon. Vide le contenu de tes poches et retourne-les », exigea Hunter. Autant s'assurer que Jomo ne disposa de rien sur lui pouvant l'aider à appeler des secours ou se faire la malle. Quelques pièces de monnaie, des tickets, un smartphone et un paquet de mouchoirs en papier. Orion récupéra le téléphone et escorta son prisonnier devant la porte d'entrée de la chambre d'hôtel.

« Un dernier truc avant de partir. Tu sais qui je suis ? »

« Euh... Orion ? », hasarda le condamné.

« C'est ça. Si tu essayez de fuir, je t'émascule avec ça. Compris ? »

Après un timide signe de tête affirmatif, l'escorte pu commencer. Orion n'eut aucune difficulté à le guider en dissimulant Feu de l'Enfer sous son manteau. Les rares personnes qu'ils croisèrent dans les couloirs ne firent pas attention à eux. Ils arrivèrent sans encombre jusqu'au parking où Hunter avait garé son automobile.

« Grimpe », ordonna-t-il après avoir ouvert le coffre de sa voiture. Jomo ne protesta presque pas. Sa seule forme de résistance fut le regard plaintif qu'il lui lança. Autant dire insuffisant pour le laisser s'installer sur un siège équipé d'une ceinture. L'intérieur du coffre fut, comme toujours, aussi propre qu'une salle d'opération. Il y avait même une épaisse bâche en plastique recouvrant le fond. Au cas où.

Le trajet en voiture se déroula tranquillement. Jomo se montra sage et coopératif. Pas un bruit. Orion eut la possibilité d'être seul avec ses pensées. Cette journée s'annonçait pas si mauvaise qu'il ne l'avait envisagé. Quelque soit la décision que prendrait la brune au sujet du marchand d'informations, l'agent Ténébreux serait quand même payé pour son travail. Et si ce dernier fut en mesure de leur fournir des noms pour qu'Atia puisse se venger de ceux l'ayant attaqué, il pourrait même toucher une prime supplémentaire.

A l'approche de l'entrepôt servant de base au Circus Maximus, Hunter ralentit son allure et s'arrêta à l'entrée, le temps qu'un garde s'assure de son identité. Cette vérification effectué, il poursuivit sa route jusqu'à l'aire de stationnement du site et déchargea sa précieuse cargaison. Des hommes armés accompagnés d'un officier dont le titre de gladiateurs lui échappaient les escortèrent. Malgré son partenariat auprès du Cartel, Hunter demeurait un élément étranger au groupe. Et puis, ils se contentaient de les amener auprès de leur supérieur pour qu'il en prenne la responsabilité.

« Orion ? Qu'est-ce que tu fais là ? Et qui c'est ce mec ? »

« Je dois la voir. »

Inutile de préciser l'identité de elle.

« Atia ne veut pas être dérangée. Reviens plus tard. »

Orion se demanda s'il ne se payait pas sa tête. Cet officier pourrait n'avoir aucune envie d'aller voir la César. Peut-être fut-elle de mauvaise humeur. Il pourrait avoir la flemme d'y aller. Ou alors avait-il décidé de l'emmerder ; Une façon comme une autre de faire un concours de celui ayant la plus grosse. Hunter ne se laissa ni intimider ni décourager.

« Je dois la voir. C'est très urgent. Alors magne-toi le cul et vite », maugréa-t-il en serrant fermement le col de la chemise de Jomo, toujours terrifié. L'âne lui barrant le chemin ne se laissa convaincre qu'après une longue et éreintante réflexion. D'un signe de la main dédaigneuse, il les invita à le suivre.
 
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Message posté : Dim 19 Fév 2017 - 15:21 Message
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Depuis qu'elle avait reçu ses terribles blessures, Atia n'avait pas pu se rendre sur le terrain autant qu'elle le désirait. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait, bien sûr, et elle arrivait à donner le change, mais les faits étaient là : la Caesar allait moins sur le front qu'auparavant. De fait, elle devait déléguer. Plus que par le passé. Le plus dur fut les premières délégations... quoique non, y avait pas à chier, elle ne s'y faisait pas. C'était vaguement plus facile quand elle refourguait ses tâches à des hommes compétents. Comme par exemple Orion qui ne manquait pas de talent pour buter n'importe qui. Le fait qu'il ne fasse pas directement parti du Cartel Rouge était à la fois un atout et un défaut mais la patronne s'en accommodait bien. Ce soir, elle avait été obligée de faire ce qu'elle n'aimait pas faire : déléguer une exécution au tueur. Surtout l'exécution d'un vers de terre insignifiant. Le genre de contrat sa saveur qui allait sans doute faire râler le tonton flingueur. Tant pis, il fallait le faire. Et puis avec des fouines comme Jomo, on ne savait jamais. Une mauvaise surprise pouvait toujours se terrer dans un coin. Atia aurait pu envoyer la Corneille pour le tabasser, mais il n'irait pas jusqu'à tuer sa cible, or, la César voulait du définitif et de l'efficace. Orion était le meilleur choix.

Pourtant, elle s'en serait bien chargée elle-même... si sa présence n'avait pas été requise ce soir là au Circus. Une dispute entre plusieurs Mirmillons nécessitait sa présence. Elle avait donc dû remettre quelques pendules à l'heure mais elle savait d'où venait une partie du problème : certains d'entre eux doutaient d'elle. Pour faire bonne figure, elle resta toute la soirée et assista aux combats. Une activité qui ne la dérangea absolument pas, soit dit en passant, et qui lui arracha même plusieurs sourire. Parfois, accomplir son devoir n'était pas antonyme de plaisir. Ce n'était pas le cas de tous les aspects de ses obligations... comme l'opération comptabilité qui réquisitionna sa présence dans ce qui faisait office de bureau. Mais bon, ça aussi ça faisait partie du quotidien d'une baronne du crime et il fallait bien s'y coller. Elle en était encore à calculer leurs bénéfices de revente de méta-X lorsque le chef des Thraces du soir se ramena en introduisant Orion... et Jomo. Tient donc, il y avait du changement dans le mode opératoire de Hunter ? Ou bien cela faisait partie de ses résolutions du nouvel an ? Non... il allait sans doute râler sur le peu d'intérêt que présente sa proie du jour. C'était plus probable.

Se retenant de pousser un long soupir, Atia se redressa, retourna les feuilles qui étaient devant elles sur la table pour éviter d'en présenter le contenu à des personnes qui n'avaient pas à le connaître. Enfin, elle fit un signe de tête au Thrace pour qu'il les laisse tous les trois seuls. Jomo, Orion et elle.

– On a un faible pour les yeux doux de Jomo, Orion ? demanda-t-elle avec sa moquerie habituelle en guise d'ouverture du bal.
– S'il vous plait. Madame César... j'ai des infos pour vous...
– Toi, ta gueule. répliqua-t-elle sans même le regarder, sans quoi elle aurait trop envie de lui enfoncer son katana dans la gorge. Atia venait d'assister à des combats, sa soif de sang ne demandait qu'à être étanchée. Ou bien c'est ta manière à toi de me présenter un cadeau de la Saint Valentin en retard. Combien de fois faudra-t-il te dire que toi et moi, c'est perdu d'avance.

Cette petite mascarade n'avait pas pour but premier de détendre l'atmosphère ou même de titiller Orion qu'elle aimerait bien voir énervé de temps en temps. C'était plus pour elle-même. Pour qu'elle se calme et modère ses envies de violence. Parce que là, tout de suite, elle trouvait que les stylos posés devant elle iraient très bien dans les orbites de cet enfoiré de Jomo. Ce dernier ne dit rien pour l'instant, comprenant sûrement les envies de meurtre que la César dégageait par tous les pores de sa peau. Il espérait sans doute intérieurement que celui qui avait été envoyé pour le tuer plaiderait un peu sa cause.

Avec plus de sérieux, cette fois, et toujours sans regarder celui qu'elle désirait voir mort, elle demanda :

– Tu me fais un topo ?
 
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Message posté : Lun 20 Fév 2017 - 15:14 Message
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L'officier du Circus Maximus les escorta jusque dans la salle où attendait sa patronne. Cela faisait un certain temps qu'Orion et elle ne s'était pas revu en face à face. Leurs échanges se faisaient généralement par téléphone. Un premier appel pour passer commande d'un contrat puis un second pour confirmer l'élimination et le virement bancaire sur un compte offshore. De cette manière, ils diminuaient les soupçons concernant leur partenariat. Après tant de temps sans la revoir, Orion l'observa avec le plus grand soin. Atia semblait être de bien meilleure forme que la dernière fois. En effet, lors de leur précédent entretien, la César lui était apparu en bien piteux état. Elle se promenait avec une canne et ses cicatrices furent bien plus écarlates.

D'un signe de tête, Atia expédia ses sbires hors de la salle, la laissant seule avec ses deux invités surprises. Hunter remarqua la pile de papiers sur le bureau. De la paperasse. Le plus grand ennemi du fun. Le tueur à gages se prépara mentalement à voir son hôtesse vouloir se défouler sur quelque chose. C'est du moins ce qu'il ferait après avoir passé du temps à lire et signer des trucs.

« Bonjour Atia », dit-il en la voyant. Un peu de politesse et de respect, cela ne fait jamais de mal. La César opta plutôt pour le sarcasme et le flirt. Il ne lui en tint pas rigueur et esquissa même un sourire amusé.

« Ce n'est pas vraiment un cadeau s'il est payé par celle qui le reçoit », fit-il remarquer en conservant son petit rictus amusé. Le regard que le tueur accorda à la maîtresse des lieux n'avait aucunement changé depuis la dernière fois. S'il la vue des balafres l'avait surpris la première fois, il n'en tenait plus compte. Seul comptait la flamme de détermination brûlant derrière les iris marrons de la brune. Et pour cela, Hunter continuait de la respecter et de l'admirer. Il n'éprouvait pas le moindre écœurement devant les cicatrices marquant son visage. Son seul dégoût fut celui adressé à la personne les ayant créés. C'était la preuve flagrante de son incompétence. De plus, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Pour Atia, cet adage était pertinent.

Cette dernière lui demanda de s'expliquer. Difficile de lui donner tort. Hunter s'est fait connaître pour être un homme tenant ses promesses. Qu'il fasse autre chose que ce que son contrat stipulait, c'était inhabituel. La César fut sans doute surprise devant ce spectacle des plus singuliers : Orion n'ayant pas tué la cible de son contrat.

« J'ai fait comme tu me l'avais demandé. Je suis allé le voir dans son appartement et lui ai demandé de s'excuser. Au lieu d'obéir, il a commencé à me supplier et a même tenté d'acheter ma clémence. »

Hunter ignorait la raison du conflit opposant Jomo et Atia et donc pourquoi elle souhaitait tant l'entendre se repentir de ses fautes. Néanmoins, le tueur à gages n'y accordait pas la moindre importance. Le cadeau de la Saint Valentin, conscient que ses chances de survie dépendaient de sa volubilité et de son silence aux moments voulus, resta sagement muet durant le topo. Il se fit même tout petit pour ne pas irriter la baronne du crime.

« Sauf que Jomo a des arguments de choc. Je ne l'ai donc pas tué et ne le tuerai pas tant que tu n'en donneras pas l'ordre. En échange de sa vie, Jomo est prêt à te donner des informations sur... »

Hunter se caressa lentement la partie de son visage avec son index gauche en dessinant le tracé des balafres présentes sur celui d'Atia.

« Ceux qui t'ont fait ça. Dis-lui ce que tu sais », conclut-il en repoussant sans ménagement Jomo en avant. Emporté par son élan, le Kényan buta contre le bureau de la criminelle.
 
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Message posté : Lun 20 Fév 2017 - 18:38 Message
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L'échange de formalités et de politesses dura un tout petit peu plus sans être trop long, sans quoi, même la patience d'Atia aurait été compromise. De toute façon, elle savait que Hunter n'était pas non plus du genre à perdre trop de temps. Mais leur petite joute verbale fut bien dosée et eut les effets positifs attendus. Restait maintenant à passer aux choses sérieuses. Orion introduisit donc la raison de son changement de plan inattendu.

La César fut toute ouïe. S'il y avait eu des mouches dans son bureau, on les aurait entendu voler. Que Jomo tente de baragouiner quelque chose pour sauver sa peau n'avait rien d'étonnant, mais qu'il ait des informations sur ce qui l'intéressait sans doute le plus au monde en ce moment, c'était digne d'intérêt. Cependant, Atia prenait la chose avec un peu de recul. Il ne fallait jamais sous estimer tout ce qu'un homme était capable de dire pour ne pas crever. Hunter avait l'air d'y croire en tout cas, le contraire se serait assurément soldé par une balle en pleine tête. La César écouta le tueur mentionner la nature de ses informations. Son mime pour la désigner ne fâcha pas Atia qui trouva cette manière presque plus acceptable que les mots eux-mêmes. En tout cas, à partir du moment qu'elle comprit qu'il était question de l'identité de son agresseur, la criminelle arrêta immédiatement les faux-semblants. Son visage se durcit considérablement et son regard se fit aussi perçant que celui d'un serpent. Elle ne dit rien pendant plusieurs instant et se contenta de fixer Jomo, tentant de contrôler sa respiration pour ne pas laisser paraître le chaos émotionnel qui l'habitait. Ce chaos qui menaçait de surgir à tout moment pour faire sortir son katana et l'utiliser pour trancher la main de Jomo pour l'inciter à cracher le morceau plus rapidement.

– Dépêche-toi... fut tout ce qu'elle parvint à dire après que Hunter ait poussé le rat sur le bureau.

Le Kényan était manifestement terrifié, mais il semblait encore capable de contrôler son esprit et aussi sa vessie. Si le sujet n'étais pas aussi sensible, Atia l'en féliciterait. De même pour ce qu'il décida de dire ensuite :

– Je... je refuse de parler tant que vous ne m'aurez pas assuré sécurité, protection et... et la vie sauve. Je veux... j'exige des gages de...

Il s'interrompit lorsqu'Atia leva la main pour le faire taire. Son regard se posa sur le visage de la baronne du crime pour y trouver la moindre réaction mais n'y vit qu'un calme stoïque. A ceci près qu'elle fermait les yeux, comme si elle essayait d'entendre quelque chose.

En l'occurrence, il s'agissait de la voix de la raison. Ce petit con voulait jouer, très bien. Mais il fallait respecter les règles comme s'il s'agissait d'une affaire normale. Ne pas laisser les émotions et l'impatience brider son jugement et ses capacités. Après quelques secondes à rester ainsi, la main levée pour imposer le silence, la Caesar rouvrit les yeux. Toujours en fixant Jomo, elle s'adressa à Hunter. Sa voix était étonnamment calme. Autant dire que le danger qu'elle sous-entendait apparaissait très clairement aux oreilles de chacun.

– Orion, tu es un chasseur, mais tu dois bien avoir des dons en torture, non ?
– Quoi ? Mais, non... attendez... je !
– Fais-toi plaisir... elle parlait à Orion et ignorait complètement les protestations de Jomo qui assurait qu'il « pourrait s'arranger ...qu'il comprenne que sa vie et son corps ne lui appartenaient plus au moment où il m'a entubée.

Et sans rien ajouter, elle retourna s'asseoir en laissant Hunter s'exprimer s'il le désirait. Après tout, c'était lui qui l'avait ramené et de toute évidence, le gibier n'était pas encore assez cuit pour parler. Pour cette fois, elle lui donnerait un petit bonus.
 
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Message posté : Lun 20 Fév 2017 - 23:40 Message
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Le fou. Jomo s'imagina être en position de négocier quoi que ce soit avec la César. Tel un avocat passant un marché avec un procureur pour réduire la peine de son client, Hunter avait plaidé sa cause. Tout ce qu'il avait besoin de faire était de déballer tout ce qu'il savait sur l'attaque. La totale. Avec un peu de chance, il serait reparti sain et presque sauf de là. Un petit passage à tabac et l'ordre impérieux de quitter la ville. Mais cet idiot pensait renégocier des termes dont il n'a jamais eu le contrôle.

Orion se tenait prêt. Un claquement de doigts et sa tête volerait en éclat. En y réfléchissant bien, il ferait mieux de lui briser la nuque. Atia pourrait ne pas apprécier de voir son bureau repeint avec des bouts de cervelle. Et encore plus d'en recevoir sur la figure. L'ordre qu'il reçu fut tout autre.

« Un peu. Oui », hasarda le chasseur sur ses compétences en torture. Pour être sincère, Hunter n'avait jamais torturé qui que ce soit. Son travail consistant surtout à faire taire une bonne fois pour toute les personnes ayant trop parlées. Des personnes comme Jomo. Mais dire qu'il était parfaitement étranger aux méthodes de torture serait un mensonge. Lorsqu'il faisait parti du groupe de commandos nettoyant les groupes terroristes et criminels à travers le globe pour le compte d'un ancien de la CIA, il lui a été donné d'assister à des séances de tortures. Ce fut d'ailleurs l'ancien agent secret qui se chargeait de faire parler les rares survivants de leurs raids meurtriers. Mais entre assister et pratiquer, il y a un gouffre.

Tandis qu'Atia retourna s'asseoir, Hunter se demanda ce qu'il pourrait bien faire pour forcer Jomo à cracher le morceau sans devoir se salir les mains. Car oui, on peut être un tueur à gages sans pitié mais n'éprouver aucun plaisir à faire souffrir. L'agent Ténébreux prend son pied en pourchassant ses proies, en affrontant des adversaires dangereux et/ou en leur prenant la vie. Les plaisirs de la chasse au gros gibier. Faire hurler un appât ? Sans intérêt. Il lui vint alors une idée ! Son ancien patron, l'ex de la CIA, ne se contentait pas seulement des tortures physiques. Il faisait aussi dans le psychologique.

« Viens par là, toi. »

Hunter le saisit par le col de chemise et força à s’installer sur l'une des chaises se trouvant en face du bureau de son employeuse. Bon. Première étape : le dominer. Lui faisant face, debout, Orion posa son pied droit sur la chaise occupée, entre les jambes du prisonnier. Il s'accouda ensuite sur son genou afin de rapprocher son visage au sien. Ce faisant, il faisait preuve de dominance et entravait sa fuite. Certes, Jomo pourrait tenter de se relever mais il recevrait dès lors un coup de poing dans la figure.

« Écoutez ! Je vous ai dit que je vous dirai tout ce que je sais ! Tout ce que je demande ce sont... ! »

Il ne termina pas sa phrase. De sa main libre, Hunter extirpa Apocalypse de sous sa veste. La vue de l'arme venait de couper son élan. Ses lèvres formèrent encore quelques mots mais aucun son n'en sortit. Deuxième étape : prendre son temps. L'anticipation influencera grandement son stress, son malaise. Toujours appuyé sur la chaise, le bourreau se mit à décharger lentement son arme. Balle après balle. Et à chaque fois qu'il retira l'une des balles du barillet, Orion la déposa sur le bureau de la César. Après une bonne vingtaine de secondes, les six balles furent alignées à la verticale.

« Une promesse ! C'est tout ce que je désire ! »

Sans sourciller, Hunter prit l'une des munitions et l'inséra dans le barillet ; Puis, avec une certaine théâtralité, il se mit à faire tourner le barillet dans un sens puis dans l'autre. Il recommença ce manège plusieurs fois de suite. Prendre son temps. Pour réussir un plat culinaire ou une torture, l'important est de laisser mijoter l'ingrédient principal. Lorsqu'il eut fini de s'amuser avec, Orion braqua son arme vers le visage de Jomo.

Clic!

Il sursauta ! Le déclic de la détente venait de frapper dans le vide. Plus qu'une chance sur cinq.

Clic!

« Arrêtez ! Je vous en prie ! »

Une chance sur quatre.

Clic!

« S'il vous plaît ! »

Une sur trois.

Clic!

« Je... ! »

Fifty-fifty.

Clic!

Dernière chance. Jomo suait à grosses gouttes et son regard semblait être aspiré par le sombre canon de l'arme à feu. Jusque là, il avait eu de la chance... ou pas. Orion connaissait tellement bien son arme et les quelques marques distinctives de cette dernière pour jouer à cette roulette russe à un seul joueur. Ayant mémorisé l'emplacement où il avait armé la munition, Hunter avait fait tournoyer le barillet autant de fois que nécessaire pour savoir quand ses cinq premiers tirs seraient à blancs.

    Lancer de dés #1 :
    Réussite : Jomo se met à parler
    Échec : Jomo ne croit pas qu'il mettra sa menace à exécution

    Lancer de dés #2 (si échec au #1):
    Réussite : Jomo se met à parler
    Échec : Jomo refuse de parler


« Vous... vous n'allez pas tirer, hein ? C'est du bluff ! Je parie que vous n'avez pas mis la balle dedans ! »

Jomo s'était mis en tête que la valeur de cette information était bien trop précieuse pour qu'Hunter ne risque de la perdre à la roulette russe. Ce devait donc être du bluff.

« Je bluffe ? »

Bang!

Juste avant de presser la détenter, Orion pointa son arme légèrement sur le côté. Le tir arracha un bout du lobe de l'oreille du Kényan. Il poussa un cri de douleur. L'explosion de la poudre, à une aussi courte distance, avait également provoquer une vive douleur à ses tympans. Et tandis qu'il souffrait et marmonnait quelques noms d'oiseaux, Hunter retira la balle fumante du barillet, reprit une balle, l'inséra dans son arme et refit tournoyer le barillet.

« On recommence. »

« Je vous ai dit que je voulais des gages ! Je sais que vous me tuerez si je parle ou pas, alors je ne dirai rien tant que je n'aurai pas la promesse que vous me laisserez partir vivant d'ici ! »

Pour la première fois depuis leur rencontre, Jomo exprima de la colère.
 
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Message posté : Lun 20 Fév 2017 - 23:40 Message
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Le membre 'Hunter Mitchell' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :
Keep talking and nobody explodes... your head 607338Echec

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#2 'Jugement du Hasard' :
Keep talking and nobody explodes... your head 607338Echec
 
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Message posté : Mar 21 Fév 2017 - 11:00 Message
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Si l'objectif premier de la César était d'arracher des informations à ce rat, elle en profiterait également pour voir jusqu'où pouvaient s'étendre les compétences de Hunter. Accessoirement, voir comment un homme pouvait en traiter un autre en position inférieure pouvait en dire long sur sa personnalité. Sans être du genre à faire s'allonger ses employés sur un divan pour qu'ils lui parlent du souvenir de leur môman qui leur donnait le sein, ou pas, il fallait être un minimum psychologue pour réussir dans le business. Ne serait-ce que pour éviter de faire confiance à la mauvaise personne et de se prendre une balle dans la nuque quand on ne s'y attend pas. D'abord, dans le cas de Hunter, Atia put apprécier la patience dont il fit preuve, un bon moyen de mettre à mal les nerfs de Jomo. Bon, un peu aussi ceux de la criminelle, mais elle s'en remettrait. En tout cas, le chasseur savait se mettre en scène et jouer le jeu. Si sa proie se doutait qu'il bluffait, elle avait de quoi hésiter. Quant à se demander s'il n'y avait pas une part de hasard dans l'affaire, c'était hors de propos. La baronne du crime savait personnellement qu'il était tout à fait possible de savoir exactement où se trouvait une balle chargée. Question d'habitude, mais aussi de symbiose avec son arme. Or, l'expérience d'Atia lui permettait de voir qu'Orion était en parfaite harmonie avec ses flingues.

Le petit jeu mena à une balle tirée qui fit à peine soulever un sourcil chez la César qui savait bien qu'Hunter ne le tuerait pas tant qu'ils ne lui auraient pas arraché les vers du nez. En revanche, ce qui étonna un peu la combattante, c'était de voir Jomo sortir ses couilles. Il en avait encore sous le capot, ce futur cadavre. En temps normal, ce constat aurait sans doute arraché un sourire amusé à la César. Pas aujourd'hui. Pas avec cette histoire.

– T'es tenace, mon Jomo, on ne peut pas t'enlever ça. En tout cas, tu mérite un peu plus d'attention. Venez.

Sans rien préciser de ses attentions, elle se leva et quitta son bureau, les deux hommes à sa suite. Ensemble, il progressèrent dans le Circus en prenant soin de passer à l'écart des autres, usant des voies réservées au personnel. Sur leur chemin, ils croisèrent quelques gardes, des combattants en sueur, d'autres sur le point d'aller se battre, un soigneur ou deux... et ils finirent par arriver dans ce qui ressemblait à une salle de sport avec l'équipement et tout. Notamment un ring de boxe qui avait vu de meilleurs jours.

D'un signe de la main, elle ordonna à Jomo de monter sur le ring avant de siffler pour recevoir l'attention de tout le monde. Elle n'en n'avait pas vraiment besoin, mais le bruit suffit à ramener un silence de plomb. C'était à peine si on entendait ce qui se passait sur scène.

– Les gars, je vous présente Jomo. Jomo a le cuir dur et n'est pas très bavard, ce soir. Il doit sans doute être un peu tendu. Je compte sur vous pour me le préparer. Pas besoin de vous dire d'éviter de lui péter la mâchoire. précisa-t-elle avec un sourire mauvais.

L'initiative fut accueillie par des ricanements de la part des combattants, et des cris de protestation de la part de Jomo. Mais quoiqu'il dise, Atia s'en fichait. Elle aurait ce qu'elle désirait et personne, surtout pas ce connard, ne pourrait lui mettre des conditions. En attendant qu'il se fasse cogner comme il fallait, elle invita Hunter à se joindre à elle à une table dédiée aux pauses entre les entraînements ou les combats. Elle lui proposa même de boire quelque chose. Pour sa part, elle se contenta d'un verre d'eau gazeuse.

– Tu parie qu'il tient combien de temps ?

En espérant qu'il ne tomberait pas dans les pommes avant la fin de sa préparation. Enfin, il fallait l'espérer pour lui. En brisant son corps, sa volonté serait plus facile à manipuler. Et un passage à tabac, bien que classique, pouvait accomplir des miracles. En plus, ni elle ni Hunter n'auraient à se fatiguer. Cerise sur le gâteau, ses gladiateurs pourraient se maintenir échauffés par cet exercice.

– Tu l'as trouvé où est comment ? demanda-t-elle ensuite plus sérieusement pour récupérer le plus d'infos possible sur ce type.

Pendant ce temps, les coups commençaient à pleuvoir et Jomo se retrouvait ballotté entre les combattants comme une balle que se passaient des enfants... ou une souris avec laquelle jouaient des chats cruels animés par leurs instincts.
 
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Message posté : Mar 21 Fév 2017 - 18:51 Message
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Puisque la méthode quasi-indolore d'Hunter ne fonctionna pas, Atia décida d'employer une autre méthode. Pour cela, ils durent changer de salle. Orion récupéra les munitions déposées sur le bureau et se chargea d'escorter Jomo, juste derrière la César. Le tueur ne prit même pas la peine de le mettre en joue puisque ses armes reposaient sagement dans leur holster respective. Hunter ne s'inquiétait pas de l'éventualité d'une tentative de fuite. Partout où il portait le regard se trouvait un sbires du Circus, prêt à immobiliser ou à occire leur prisonnier. Il se contenta donc de fermer la marche et, de temps à autre, à pousser Jomo pour qu'il conserve la même allure qu'eux.

Ils pénétrèrent dans une vaste salle remplie d'équipements sportif et de matériels d’entraînement. Une dizaine d'hommes de main du Cartel suait sang et eau en s’exerçant avec un réel acharnement. Cet admirable effort physique et mental sur le ring et tout autour ne laissa pas indifférent le tueur à gages qui reconnu en eux des adversaires selon son cœur. Et malgré toute cette testostérone, aucun d'eux n'osa faire le mariole lorsque leur patronne prit la parole. Jomo encore moins que les autres puisqu'il allait être "attendrit" par tous ces malabars.

Atia et Hunter s'installèrent à l'écart, histoire d'admirer le spectacle. Il aurait bien voulu partir, mais puisque la cible de son contrat respirait toujours et qu'Atia ne s'était pas encore décidé à le laisser partir en vie ou les pieds devant, Hunter n'eut pas d'autre choix que de rester et garder un œil sur sa proie se faire martyriser. Il se réhydrata avec une petite bouteille d'eau minérale.

« Six ou sept minutes. Pas plus », estima-t-il en voyant les combattants se défouler sur leur nouveau punching-ball. Ironiquement, Hunter reçut l'équivalent d'un coup de poing surprise dans le bide sous la forme d'une nouvelle question. Une question probablement anodine, mais pas pour lui. Où et comment a-t-il débusqué cet animal ? Répondre franchement serait révéler l'existence de SHADOW. En gros, une option parfaitement inconcevable. Néanmoins, Hunter n'est pas le genre d'homme à mentir. Et ne pas répondre ne ferait qu'accentuer les soupçons d'Atia sur sa méthode de renseignement.

« J'ai... un informateur très bien renseigné qui m'a dit où le trouver. Un peu comme Jomo, mais en plus fiable », expliqua-t-il après avoir avalé son eau de travers. Fiable, oui. Ils ont plutôt intérêt. Les agents du renseignement du SHADOW auraient tort de se payer la tête d'Orion, agent Ténébreux et cauchemar ambulant pour les traîtres. On pourrait croire que le fait d'utiliser les informations glanées par SHADOW pour son compte personnel serait perçu comme un abus de pouvoir. Mais non. Puisque chaque décision est transmise à leur supérieur, dans son cas vers l'officier de la Pénombre Le Guerec et ensuite vers l'Ombre, Hunter sait que son travail de tueur à gages est surveillé de près. Son boulot d'assassin permet d'accumuler d'autres informations sur le monde criminel. Tout le monde est gagnant. Le Cartel veut éliminer quelqu'un ? Hunter contacte SHADOW pour avoir leurs informations mais également leur permission. Un client extérieur veut éliminer quelqu'un ? Hunter contacte le Cartel puis SHADOW. Aucun abus de pouvoir n'est possible.

Le sang de la plaie de l'oreille de Jomo coula sur le ring. Cela n'interrompit pas ses assaillants. Que de l'hémoglobine tâcha le ring ne fut pas une nouveauté. Nul doute que ces sbires apprennent à goûter leur propre sang plus souvent que n'importe qui d'autre en ville.

« Atia. Est-ce que tes gars consomment du méta-X ? », demanda innocemment Hunter qui voulait changer de sujet. SHADOW devait forcément connaître la réponse et, en soit, cette question ne les avancerait en rien. Il ne s'agissait qu'une question personnelle qu'Orion se posait en admirant les hommes du Circus Maximus. Il serait dommageable que ses troupes consomment un produit qui, certes, donne des pouvoirs mais rend accroc et incontrôlable. A moins qu'ils aient une version sans effets secondaires négatifs en stock.
 
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Message posté : Mer 22 Fév 2017 - 11:42 Message
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Le regard d'Atia se posa sur Hunter lorsque celui-ci répondit à sa question. Un regard scrutateur assez perçant quoique neutre. La César avait bien sûr entendu l'hésitation du tueur dans sa réponse et s'interrogea sur sa signification. Est-ce que son informateur en question était quelqu'un qui lui était très proche ? On avait tous des attaches émotionnelles un peu trop handicapantes pour notre bien et peut-être était-ce là celle d'Orion. De fait, en parler pouvait le mettre mal à l'aise. Ou bien y avait-il autre chose ? Se serait-il associé avec des ennemis de la baronne ? Après tout, celle que certains surnommaient l'impératrice du crime n'était pas arrivée sur son trône sans se faire d'ennemis. Même ceux qui se disaient être ses alliés n'hésiteraient pas à lui planter un couteau dans le dos à la moindre occasion. Bref, Atia était intriguée, mais n'ayant pas de raison de douter de cet homme, elle n'approfondit pas son interrogatoire plus loin. Sauf peut-être...

– Un bon informateur, c'est un luxe inespéré dans le métier. Je serais presque jalouse. se contenta-t-elle de commenter avant de boire une nouvelle gorgée d'eau et de reporter son attention sur Jomo.

Jomo qui chouinait encore comme un homme pour le moment. Oui car quoi qu'on en dise, un homme pouvait geindre autant qu'une femme, parfois même plus. Mais les sons qu'il émettait montaient de plus en plus dans les aigus. Cependant, le regard de la criminelle retourna sur Hunter lorsqu'il lui posa une nouvelle question qui, encore une fois, l'interpella en son fort intérieur. Monsieur était curieux sur le business de la César, hein ?

– Seulement ceux qui en ont besoin pour être intéressants. fut la seule réponse qu'elle donna.

Ici, même pour les spectateurs, la méta-X n'était pas forcément un sujet tabou. Alors pour les collaborateurs d'Atia, l'information l'était encore moins. Cependant la méta était un peu le bébé de la César et elle n'aimait pas trop en parler à ceux qui n'avaient rien à voir avec cette part de son business.

– Pourquoi ? Ça t'intéresse ? Tu veux en donner à tes proies pour rendre la chasse plus intéressante ?

L'idée avait de quoi amuser. Mais tant qu'Atia trouvait son compte avec un nouveau client et que ses contrats à elle étaient menés, elle se fichait un peu d'en connaître la méthode et les rouages. Si Orion voulait prendre son pied en pimentant les choses, c'était à lui de voir. En vrai, la César doutait que ce soit à ça qu'il pensait en posant cette question, mais comme elle ne voyait pas où il voulait en venir, elle tâta le terrain comme elle put.

Cependant, toute cette conversation était très secondaire et pourrait attendre. Le principal, ce soir, c'était d'arracher des informations à Jomo. Celui-ci semblait arriver à maturité. Il avait perdu quelques dents et la manière dont il respirait ainsi que le sang qui crachait laissaient supposer quelques dommages internes. Ce qui serait certainement problématique sur le long terme, mais Atia comptait bien obtenir des réponses cette nuit. Et au pire, elle pourrait demander à un de ses « docteurs » de le maintenir en vie aussi longtemps que nécessaire. En attendant, elle jugea qu'il était prêt à être cueilli. Sans rien dire, elle se leva de sa chaise et se dirigea sur le ring pour y monter avec une souplesse féline. Évidemment, son corps la faisait souffrir mais elle savait comment ignorer la douleur et surtout ne pas la montrer. Au moment où elle s'était levée, ses combattants avaient arrêté leur petit jeu et s'étaient reculés pour la laisser passer sans rien dire. D'autant plus que la poignée qui émergeait de sa nuque inspirait une certaine prudence.

La Caesar tira dessus pour faire sortir son fameux katana avant d'en porter la larme près de ses lèvres, comme pour l'embrasser. En vérité, elle lui murmura quelque chose avant de l'éloigner à nouveau comme pour trancher l'air, dans un effet un peu dramatique. Pendant le mouvement, les inscriptions gravées sur la lame en japonais se mire à rougeoyer avant de s'enflammer littéralement lorsque la lame termina sa course, complètement entourée de flammes. Lentement, Atia dirigea la pointe de son sabre près de la gorge de Jomo.

– Ça, c'était les hors d’œuvre. Je serais toi, j'aurais plus de place pour le plat principal, mais t'as ptet un appétit de goinfre. A toi de me dire...

Elle n'avait pas besoin de parler très fort pour que tout le monde l'entende dans la salle. C'était comme si ses hommes avaient cessé de respirer pour mieux l'écouter. Jomo, de son côté, rendit les armes.

– D'a... d'accord. S'il vous plaît, arrêter. Je vais... je vais tout vous dire. J'ai... j'ai laissé une clé usb avec toutes les informations dessus. Elle est protégée par un code... je suis le seul à le connaître.
– Elle est où ta clé ?
– Dans, dans un entrepôt près de la sortie ouest de la ville. Elle est gardée par... j'ai engagé des mercenaires. Ils vous laisseront pas rentrer sans moi alors...

La César n'écouta pas la suite, sachant qu'elle consistait surtout à essayer de la convaincre de l'amener avec elle. Croyant sans doute que ses mercenaires pourraient alors lui sauver les miches. A la place, elle le fit cracher l'adresse exacte de cet entrepôt avant de laisser ses hommes le mettre au frais en attendant qu'elle revienne. Ils avaient ordre de lui exploser les deux genoux s'il essayait de s'enfuir. Et de le tuer lentement si jamais elle ne revenait pas. Sur ce, elle éloigna son katana de la tête de Jomo, laissa les flammes se résorber avant de rengainer son arme (dans son épaule, cette fois) et retourna voir Hunter.

– Je vais à cet entrepôt maintenant et j'aimerais que tu viennes. J'sais que tu préfères agir en solo et je respecte ça. Promis, je te laisserai buter tous les types qu'on y trouvera. Je veux mettre la main sur cette clé en personne. Tu pourras même être au volant, cette fois.

Trouver d'autres hommes de confiance disponibles ce soir serait trop compliqué et Orion était sans doute le plus compétent présent. Évidemment, elle comptait bien modifier sa paie en fonction de ce qui se passerait dans cet entrepôt. Il y avait peu de chances pour que les mercenaires embauchés par Jomo soient si extraordinaires que ça, mais ils devaient certainement être plus compétents que certains gangs que la César lui avait demandé d'exterminer. Elle comptait bien le laisser prendre les décisions qu'il voulait prendre à l'encontre de ses types mais le principal étant qu'ils mettent la main sur cette satanée clé. Le taux de destruction employé devra donc être limité au strict minimum. Pour ouvrir la clé, elle compterait sur Jomo qui devrait les attendre sagement. Du moins elle l'espérait, pour lui, mais surtout pour ses hommes s'il venait à crever sous leur garde. Demander de l'aide à un bidouilleur informatique serait trop risqué. Après tout, elle comptait bien continuer de garder l'affaire de son attaque la plus discrète possible. Et surtout, elle ignorait quelles informations cette clé pouvait renfermer. Encore une fois, le fait qu'Orion ne soit pas affilié au Cartel fut une bonne chose. Et tant qu'il resterait un minimum discret sur toute cette histoire, ils n'auraient pas le moindre problème.
 
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Message posté : Mer 22 Fév 2017 - 16:42 Message
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En y réfléchissant bien, justifier le succès de sa traque par l'aide d'un informateur secret fut assez ironique. Ironie qui n'avait même pas traversé l'esprit du tueur à gages et du narrateur de cette histoire. Quelle ironie ? Il y a presque cinq années de cela, Hunter rencontra Atia à l'issue d'un contrat ayant accidentellement empiété sur les plates-bandes de la baronne du crime, faute de renseignements. Et le voilà en train de manier une arme presque aussi redoutable que sa paire de colts maudits : le service d'espionnage du SHADOW. Ironique.

« Oh non. Du tout », déclina poliment Orion. Boosté temporairement ses proies pour les rendre plus coriace ? Tentant, mais contraire à l'idée qu'il se faisait de la chasse. Rien n'est aussi comparable que le naturel. Un adversaire maîtrisant ses pouvoirs et/ou s'étant entraîné dur pour participer au jeu de la sélection naturelle est un don du ciel. Booster brièvement un ennemi pour qu'il se retrouve avec des pouvoirs apocalyptiques qu'il ne maîtrise pas ? Et qui, en plus, devient enragé ? Sans façon ! Un fou furieux posant pour la première fois les mains sur une mitrailleuse n'est pas plus dangereux qu'un policier maître de ses émotions et armé d'un simple pistolet. Voilà pourquoi Hunter se sentit à l'aise dans cette salle de sport remplie de criminels s'exerçant.

Atia se releva et rejoignit le ring. Hunter, quant à lui, préféra rester dans la zone de détente mais, par déférence pour la César, se mit debout. Après tout, cette affaire fut celle du Cartel depuis le début. Orion n'était qu'un collaborateur externe attendant patiemment de pouvoir remplir son contrat. Rien ne l'obligeait à coller les basques de la leader du Circus. Et puis, depuis sa position, il pouvait admirer tout son content la très étrange symbiose unissant le katana magique et son fourreau féminin. Jomo finit par devenir raisonnable et par cracher le morceau ; Ça et quelques dents ensanglantées.

Atia s'était décidée à rejoindre l'emplacement où se trouvait, à priori, toutes les informations relatives à sa tentative d'assassinat. Elle sollicita son aide, qu'il ne pouvait refuser, et lui donna carte blanche pour se charger de l'épuration de l'entrepôt. Quelque peu mesmérisé par le sabre réincorporant le corps de la César et toutes les questions rationnelles découlant d'un tel spectacle, Hunter accepta malgré tout le nouveau travail avec le professionnalisme qui le caractérisait.

« D'accord. Dites-moi simplement où il faut aller. »

Le duo quitta le quartier général du Circus Maximus et grimpa à bord de la voiture noire d'Orion. L'habitacle de cette dernière fut immaculée. Hunter n'était pas connu pour ses talents de mécanicien, mais cela ne l'empêchait pas de nettoyer très régulièrement son véhicule. Et bien qu'elle fut acquise en 2011, sa voiture donnait l'impression d'être fraîchement sortie d'usine. Bien lustrée, bien cirée et bien aspirée. Contrairement à Jomo ayant profité du confort immaculé du coffre, Atia eut le choix de s’asseoir sur un siège en cuir.

Une chanson funky se fit entendre lorsqu'il mit le contact. De son autoradio s'échappait la chanson Living In America de James Brown. Le volume fut tout juste assez élevé pour permettre aux passagers de discuter sans être dérangé par la musique. Hunter laissa la chanson et commença la conduite.

Le son funky s'insinua lentement dans l'âme d'Orion. Cela commença par l'index droit tapotant le volant en rythme avec la batterie. Puis vint les sifflements en rythme avec les trompettes après le premier refrain. Et enfin, le moment tant attendu, le chant. Hunter se contentait de chanter avec le chœur du groupe, et non les paroles du Godfather of Funk.

« ♪ Living In America... ♫ »

Orion se remémora les films avec le boxeur fictif Rocky Balboa. Une grande source d'inspiration. Passer du statut de simple troufion au titre de champion du monde de boxe. Il ne put empêcher son corps de danser subrepticement au rythme de la chanson. Sa voix restait basse, sans désir de faire un show de ses talents de chanteur du dimanche.

« ♪ I Live In America ! ♫ »

Hunter se calma néanmoins lorsque la chanson prit fin. Le reste du trajet fut plus monotone. En arrivant à destination, le tueur à gages préféra stationner un peu à l'écart de l'entrepôt pour éviter que le bruit du moteur n'alerta les mercenaires engagés par Jomo. Silencieusement, Orion s'approcha de la porte de service, Apocalypse en main et pleinement chargée. D'un violent coup de pied, il l'enfonça.

    Lancer de dés :
    Réussite : les mercenaires ne s'attendaient pas à recevoir de la visite
    Echec : ils sont alertes et armés


La première chose qu'Orion remarqua en pénétrant dans l'entrepôt fut un adolescent en combinaison rouge et noire affublé de cicatrices. Autour de sa taille, de ses bras et de ses jambes se trouvaient tout un assortiment de couteaux de lancer. La seconde fut le petit groupe de cinq individus armés et en tenue de combat. Il y avait bien une table couverte de cartes et de billets de banque, sans doute les restes d'une partie de poker, mais aucun d'entre eux n'y était attablé. Ces hommes avaient dû être prévenu que leur employeur s'était fait choper et qu'ils ne tarderaient pas à avoir de la visite.

Le tueur à gages utilisa son effet de surprise pour flinguer en un clin d'oeil les deux mercenaires les plus proches de sa position avant qu'une grêle de balles ne s'abatte dans sa direction. Tout en trottant à pas rapide, Hunter se plaqua contre un mur et écouta. Des bruits de pas l'avertirent de l'approche d'un ennemi. D'un mouvement souple et précis, il sortit de sa cachette et lui tira une balle dans la tête. Sans cesser sa progression, Orion saisit le cadavre chaud du type protégé par un gilet pare-balles et s'en saisit. Le corps tomba à genoux, comme Hunter, qui lui servit de bouclier humain. Deux nouveaux tirs retentit depuis cette position inattendue et sanglante. Plus de mercenaires lambda.

« Crève, enfoiré ! »

Un couteau se planta dans l'épaule droite de l'agent Ténébreux qui, blessé, relâcha son arme. Mince ! Il avait presque oublié le jeune criminel lanceur de couteaux ! Celui qui se fit appeler Razor fut le partenaire d'un second couteau du Circus ayant déçu son leader. Le jeune homme avait alors quitté l'organisation au profit de gangs rivaux et/ou indépendants. Vu la manière dont il se déplaçait et lançait ses projectiles, Hunter comprit qu'il avait du potentiel. Mais le manque d'expérience et l'absence de maîtrise de soi sont des causes fréquentes de décès chez les jeunes surhumains. Croyant avoir neutralisé Orion en attaquant son bras armé, il fonça droit sur lui pour l'achever au contact. Hélas pour lui, le tueur à gages était ambidextre. D'un mouvement rapide, il dégaina Feu de l'Enfer de sa veste et lui colla deux balles dans le buffet.
 
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Message posté : Mer 22 Fév 2017 - 16:42 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :
Keep talking and nobody explodes... your head 607338Echec

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#2 'Rencontre Criminelle' :
Keep talking and nobody explodes... your head 365628acolyte
 
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Message posté : Jeu 23 Fév 2017 - 14:37 Message
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Le trajet en voiture, mené par Orion, avait le mérite de donner à Atia le temps de méditer sur la situation, faire le point, évaluer les risques, les scénarios possibles, ce qu'ils impliquer... Elle eut également le temps de s'imaginer trancher la gorge du tueur en l'entendant chanter. Putain de musique, elle n'avait pas pensé à ça en le laissant conduire. Pourtant, Hunter ne lui avait pas semblé être du genre à chanter comme ça. Ptet quand il était sur le point de buter certaines de ses cibles, à la limite, voire sans la douche, bref, là où elle s'en fichait. Mais ici, dans cette voiture, avec elle juste à côté, la César eut des envies de meurtres. A bien y réfléchir, c'était sans doute une bonne chose pour la mettre dans de bonnes dispositions dans cet entrepôt vers lequel elle les guida avec des instructions formulées de manière à bien couvrir la musique et les chants du conducteur. Ainsi, la seule chose qu'elle fit pour exprimer son agacement fut de tourner la tête vers Hunter pour lui lancer un regard assassin, sans cligner des yeux, pendant une longue minute, les narines frémissantes d'énervement. Mais elle ne dit rien. La sécurité routière exigeait... non, c'est des conneries. En vrai, elle s'en foutait et n'aurait pas hésité à lui déchirer la carotide avec les dents si elle n'avait pas été aussi blessée... Ou peut-être que ce genre d'actes impulsif n'étaient que l'apanage de sa jeunesse et donc révolus aujourd'hui. Accessoirement, elle avait besoin du tueur. Peut-être au retour. Peut-être aussi se montrera-t-elle raisonnable en se contentant d'éteindre le poste de radio. L'avenir le dira. Et surtout, l'issue de cette expédition le déterminera.

Le trajet terminé, Hunter prit l’initiative de quitter la voiture et d'aller faire le ménage lui-même. Atia quitta la voiture à son tour, mais bien après le tueur. Histoire de lui laisser le temps de faire ses petites affaires. Malgré tout, elle le suivit, en prenant tout de même ses distances. Il n'était pas question de se prendre une balle perdue. Seulement voilà, l'endroit était bien gardé. Tiens donc. Jomo avait plus misé sur la protection de ses informations que sur la sienne. Intéressant. Et assez idiot, d'après Atia. Mais bon, tout le monde n'avait pas le même pragmatisme qu'elle en affaires. A vue d'oreilles, Orion mena sa petite affaire comme il le voulait. Tant mieux. Pendant qu'il attirait l'attention sur lui, la César décida d'aller faire un détour pour se rendre là où le trésor responsable de sa venu pouvait se trouver. Pour c equi était de définir cet endroit, la chose était simple. Après tout, les entrepôts de ce genre n'offraient pas beaucoup de variétés dans leur disposition. Ainsi, elle remarqua une petite pièce au fond, bien après cette table chargée de cartes et de billet. La combattante se remit vite fait à couvert pour ne pas se faire remarquer et décida de prendre son petit détour.


    Lancer de dés 1 :
    Réussite : Personne ne vient l'embêter
    Échec: Elle croise la route d'un gêneur

    Lancer de dés 2 (si échec en 1) :
    Réussite : Elle parvient à s'en débarrasser
    Échec: Elle n'y arrive pas


Manque de bol, au détour d'un container, Atia faillit se prendre un pain dans la gueule. Ses réflexes et son expérience lui permirent d'esquiver l'attaque à l'aide d'une roulade arrière. Son corps fut moins d'accord, mais elle ignora la douleur. L'autre n'avait pas fini, cependant. La César comprit immédiatement qu'elle avait affaire à une fille qui savait se battre et qui était spécialisée au corps à corps. Son attaquante n'avait pas d'arme et était habillée assez légèrement en cuir. Elle ne s'embarrassa pas non plus d'une petite conversation d'accueil et enchaîna aussitôt ses attaques. La dirigeante du Cartela para du mieux qu'elle put mais ses performances physiques étaient amoindries par son état et elle se prit quelques coups. Pas le choix, elle devait sortir son sabre, ce qu'elle fit. Sauf qu'à peine après avoir dégainé son katana, elle reçut une attaque éclair qui la désarma, envoyant son arme glisser sur le sol. L'autre salope en profita pour effectuer une prise paralysante et essayer de l'étouffer. Atia résistait comme elle pouvait, mais à ce train là, elle ne tiendrait pas longtemps.

Putains de blessures !
 
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Message posté : Jeu 23 Fév 2017 - 14:37 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :
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#2 'Jugement du Hasard' :
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#3 'Rencontre Criminelle' :
Keep talking and nobody explodes... your head 988468combattant
 
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Message posté : Jeu 23 Fév 2017 - 19:02 Message
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Hunter regard le gamin qu'il venait d'abattre et s'était écroulé à ses pieds. Maximum seize ans. Il ne bougeait plus. Ses grands yeux sans vie exprimaient de la surprise. Par prudence, le tueur à gages poussa le corps sans vie du pied, l'arme braqué sur sa tête au cas où. Pas de réponse. Il lança un bref regard autour de lui, observant tour à tour les cinq mercenaires encore chauds qu'il venait de refroidir. Rien non plus.

« Mouais. »

Cet échange de coups de feu entre les mercenaires armés et lui fut bref, brutal et un peu intense. Oui, un peu car il s'attendait à mieux de leur part. Sa petite dose d'adrénaline et son rythme cardiaque légèrement plus élevé que la moyenne témoignèrent de sa déception. La chasse représente sa plus grande passion. Il ne vit que pour éprouver le frisson d'une traque et/ou d'un combat intense et surprenant. En un sens, Hunter ressemble à ces accrocs des sensations fortes, sauf que lui c'est avec la vie d'autrui.

« Pas mal. »

Par contre, ce petit gars aux couteaux... Ouais. Ce fut vraiment pas mal. Le fait de le surprendre puis de le désarmer avec une arme de jet, faut avouer qu'on ne voit pas ça tous les jours. Cette agréable ténacité de feu ce sidekick Razor lui arracha un léger sourire. Suivit d'un léger rictus de douleur.

« Et merde. »

Son épaule droite le démangeait. Un fin couteau de lancer s'était fiché dedans. Ce n'était qu'une blessure superficielle ne saignant presque pas, mais par mesure de prudence, Orion choisit de ne pas y toucher. Juste au cas où le fait de retirer la lame provoquerait un saignement plus abondant. Il pourra se faire un bandage plus tard. Le réel inconvénient d'une telle blessure, c'est que cela handicapait tout son bras droit. Il put certes remuer ses doigts et plier son bras, mais au prix d'une douleur lancinante. Pas franchement super dans l'art de dégainer une arme, viser sa cible et faire feu.

A ce propos... Hunter récupéra Apocalypse, tombée à terre lors de l'attaque et la remit dans son holster, non sans décrocher un léger rictus de douleur. Il s'en était servi pour tuer les cinq porte-flingues. Une balle chacun. Ce qui ne laissa qu'une seule balle utilisable. Mais avec un bras endolori, Orion préféra repousser l'heure du rechargement. Avec Feu de l'Enfer et ses cinq balles restantes, cela devrait suffire. Ces six meurtres eurent un autre effet. Hunter frissonna. Ses six-coups maudits étaient satisfaits. A compté de ce jour, Orion put ajouter un mois de sursis sur l'hypothèque de son âme.

Le son d'un combat tout proche le fit cependant sortir de transe. Pas le temps de réfléchir ! Le tueur à gages fonça tête baissée vers le réduit d'où provenait les cris étouffés. Et là, surprise, il découvrit Atia en mauvaise posture. Une autre femme en petite tenue tentait de étouffer. A en juger par la présence du katana magique au sol, hors de portée de la César, le crêpage de chignons ne fut vraiment pas à son avantage. Mais qu'importe ! Son employeuse, qu'il appréciait après tout, risquait sa peau. Hunter pointa son arme sur l’agresseuse qui venait de remarquer sa présence.

« Atia ! »

    Lancer de dés #1:
    Réussite : la combattante est trop occupée par Atia pour faire quoi que ce soit
    Échec : elle parvient à se servir d'Atia comme bouclier humain tout en l’étouffant

    Lancer de dés #2 (si échec au #1):
    Réussite : Hunter parvient à avoir un bon angle de tir
    Échec : elle est trop bien cachée derrière Atia


Cette dernière se battait avec tellement de fureur que son ennemie éprouva trop de difficultés à la maintenir prisonnière de son emprise pour tenter de s'en servir pour stopper Hunter. Dommage pour elle. Elle constitua une cible très facile.

Bang!

Sa puissante balle transperça la tête de la lutteuse et termina sa course dans la porte en aluminium d'une armoire à outil. Elle s'effondra sur Atia. Hunter s'empressa de venir en aide à la César.

« Ça va ? »
 
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Message posté : Jeu 23 Fév 2017 - 19:02 Message
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