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Ne tiens pas ta langue } Barrett

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Lun 6 Fév - 0:20 Message | (#)

Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux problèmes ?
La quatrième bouteille de champagne entamée, Gabriel aurait pu jurer qu’un autre cycle commençait – adieu les vieux dossiers, tout à la corbeille, on repart sur une feuille blanche ! Voilà qui aurait été simple, sain, et motivant pour tout un chacun. La vérité était évidemment autre : le premier jour de janvier avait beau être chômé, le temps n’en était pas moins suspendu, et le cours des affaires quotidiennes ne perdaient jamais son droit. Les dossiers complexes échoués sur son bureau n’avaient pas disparu, pas plus que les centaines de mails qui s’entassaient inlassablement dans sa boite. L’UNISON se traînait les mêmes histoires sordides, et aucun super-criminel ne semblait avoir vu passer le mot du « cette année, je change tout ! ». Des visages passaient par l’embrasure de la porte de son bureau constamment ouverte, toujours les mêmes, et blablataient comme si de rien n’était. Autant le dire, en ce début du mois de février, alors que le droit à souhaiter une « bonne année » s’était éteint, une certaine forme de lassitude s’était emparée du commandant. Il n’aimait pas spécialement les fêtes de Noël, les congés dans ses équipes qu’elles occasionnaient et lui rappelaient sa famille déchirée, pas plus qu’il n’appréciait la torpeur nauséeuse qui succédait la période des vœux, qui avait des allures de lendemain de cuite sans fin.

Aussi, quand il eut vent d’un peu de nouveauté, il se laissa volontiers distraire.
Il y avait certes du réchauffé dans le cas qu’on vint soumettre à ses oreilles : Barrett Anderson, analyste linguiste au sein de l’organisme, avait tout l’air d’un jeune homme tranquille et sans histoires. Il faisait son travail et on était content de lui, tout semblait normal quand même bien Gabriel avait rapidement été alerté par la « particularité » de l’agent… Celui-ci détenait des pouvoirs, ce qui n’était pas rare mais pas non plus classique à l’UNISON, là n’était toutefois pas le plus étrange. D’une manière ou d’une autre, l’acquisition de ces pouvoirs était liée à Terminus. Et ça, c’était autrement plus préoccupant. Concerné, Gabriel avait demandé, sur des prétextes fallacieux, à ce que les supérieurs du jeune homme redoublent de vigilance à son égard… Il n’avait pas été déçu par les retours.

Les rapports trônaient sur son bureau, dans une simple pochette bleu affublée d’un « B. Anderson » sans équivoque. Le premier petit dossier contenait les déclarations de Barrett suite à un braquage de banque avec prise d’otages, durant lequel – hasard quand tu nous tiens – l’agent avait dû s’allier avec nul autre que Jay Lane. La coïncidence troublante avait eu de quoi attiré l’attention de Gabriel, mais ce fut véritablement la seconde affaire qui le convainquit d’accélérer les choses et de demander à rencontrer Barrett dès que possible : dans celle-ci, le jeune homme avait joué l’enquêteur solo et menait ses investigations contre l’avis de son supérieur direct. De ce qu’il avait cru comprendre du portrait qu’on lui en avait fait, Gabriel n’aurait pas parié que ce garçon était du genre tout feu tout flamme… Intriguant. En tout état de cause, le major n’était pas le mieux placé pour houspiller les comportements de tête brûlée, et telle n’était pas son intention. Néanmoins, une convocation dans son bureau pouvait avoir cet effet !

Plein de questions au bord des lèvres, il referma la liasse de documents lorsque Tristan, son secrétaire siégeant dans le bureau adjacent, s’introduisit pour annoncer que Barrett était arrivé. Gabriel retrouva instantanément son sempiternel sourire. La simple idée de se frotter à un agent frais, étonnant et fougueux avait de quoi insuffler du tonus dans sa carcasse fatiguée ! Sautant sur ses pieds, il dégagea son fauteuil en arrière et rejoignit sa porte, qu’il ouvrit bien large pour accueillir le convoqué/invité.

« Bonjour Barrett ! Comment ça va ? Heureux weekend ? » Au risque de titiller les mauvaises langues de Star City, le personnel de l’UNISON s’éloignait franchement du cliché de l’administratif oisif jouissant d’un temps de travail contraint. Il n’était pas rare que les agents sacrifient chaque jour de la semaine pour mener à bien leur mission. « Entre, prends un siège. »

Gabriel avait naturellement le tutoiement facile, mais c’était d’autant plus vrai avec ceux et celles qui travaillaient ici. C’était un peu comme une famille élargie… Ce qui lui apportait bonheur et tracas à la fois. Prenant place auprès de l’agent, le commandant le gratifia d’une risette large et franche.

« Désolé pour la convocation, mais c’est encore le moyen le plus simple de concilier nos agendas. » Gabriel laissait volontiers sa gestion aux mains de Tristan – moins il gérait de tâches administratives, mieux le monde se portait. « Tu te doutes peut-être de pourquoi tu es là ? »

Il n’y avait rien de mieux que de poser ce genre de question ouverte pour déterminer si oui ou non la personne avait conscience de ses actions… Ou de toucher du doigt son degré de candeur, de fausse naïveté, voire de manipulation. Tout cela Gabriel y songeait, mais ce n’est pas derrière son air joyeux qu’on allait le voir, n’est-ce pas ?
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Barrett Anderson

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Lun 6 Fév - 12:36 Message | (#)

Lundi 6 février 2017. Convocation chez le major Colt.

Gloups.

Le jeune Barrett Anderson se rendit au bureau de Gabriel Colt d'un pas déterminé, même si, intérieurement, il redoutait un peu cet entretien. Pas besoin d'être un génie pour en comprendre la nature. Cela aurait pu être un simple rendez-vous de contrôle presque un moi après le début de son véritable travail à l'UNISON, après sa formation, mais avec tout ce qu'il avait fait en ce mois de janvier, il ne faisait aucun doute que la conversation aurait un tout autre sujet. Le traducteur n'était pas très habitué à se retrouver dans ce genre de position. Son parcours scolaire a toujours été impeccable. Respect des professeurs, bon travail, bonne motivation. Tout de bon. Pareil pour sa formation à l'UNISON, a aucun moment il n'avait songé à remettre en question ce que ses instructeurs lui apprenaient. On était loin de l'élément rebelle et perturbateur qu'il devait paraître sur son dossier aujourd'hui. En plus de ça, le jeune homme n'avait jamais eu de problème au lycée... Il n'avait pas une seule fois mis les pieds dans le bureau de son proviseur...

Tristan le salua d'un signe de tête accueillant et lui fit signe de s'asseoir en attendant. Barrett était arrivé quelques minutes à l'avance, histoire de donner une bonne impression. Ça, il savait le faire. Chaussures noires impeccables, pantalon en toile assorti, ceinture, chemise blanche bien boutonnée et bien rentrée dans son pantalon, cravate parfaitement nouée, cheveux tellement bien coiffés qu'on dirait ceux d'un playmobile, rien à redire, le jeune Anderson faisait propre sur lui.

Pourtant, il avait assisté à un braquage et n'avait pas réussi à sauver un otage. Pourtant il avait désobéit à un ordre direct. Pourtant, il avait fait le con avec le Docteur Otaku. Oui, le con, il n'y avait pas d'autres mots.

La porte s'ouvrit, Barrett se leva.

– Bonjour major, répondit l'analyste avec un sourire... un peu plus crispé que celui de Gabriel.

La peur d'être viré venait titiller son estomac mais il entra quand même et s'installa là où on lui dit de s'asseoir.

– Ne vous excusez pas pour ça, je comprends parfaitement.

Au moins, la convocation avait donné le ton. Et puis ses avantages pratiques étaient effectivement évidents. Vint alors le sujet de cet entretien et Barrett baissa brièvement les yeux avant de les relever pour regarder le major dans les yeux, histoire de souligner sa franchise.

– Je suppose que ça a un rapport avec le braquage dont j'ai été témoin et que j'ai tenté de contrecarrer avec l'aide de deux Supers. Il y a aussi l'affaire du texte inuktitut, une semaine après. Mon supérieur m'avais donné l'ordre direct de rentrer chez moi et j'ai désobéi pour poursuivre mes recherches malgré tout. ça avait mené à une petite avancée de l'affaire en question en donnant à l'UNISON une idée bien spécifique de ce que le suspect comptait faire, mais cela n'excusait en rien ce qu'il avait fait. Sans parler de ce qui s'est passé avec le Docteur Otaku à la bibliothèque universitaire.

Une rencontre qui avait laissé des traces car Barrett portait encore les blessures infligées par le criminel. Des bandages venaient tout de même dissimuler les séquelles (qui ne sont pas encore bien définies vu que le RP en question est en pause, sorry). Le jeune homme baissa les yeux, sans doute pour signifier son embarras et sa honte. Au moins, il n'était pas fier de ce qu'il avait fait et semblait réaliser ses erreurs, ou bien une partie.

– Avec quoi voulez-vous commencer, monsieur ? demanda-t-il poliment sans parvenir à exprimer de l'indifférence.

Parce qu'il était évident que chacun de ces faits le touchait encore aujourd'hui, même si, depuis, il s'était reconcentré et calmé un peu. N'empêche qu'il s'attendait quand même à se faire passer ce qu'on appelait communément un sacré savon. Mais il réalisait qu'il en avait sans doute besoin et était parfaitement prêt à assumer les conséquences de ses actes et de ses décisions idiotes. Il espérait juste de tout cœur de ne pas perdre son travail...
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Mer 15 Fév - 0:46 Message | (#)

Où que se porte son regard, le major ne voyait qu’un petit gars bien carré, épousseté dans ses moindres recoins, aux allures de bon gendre prêt à ravir le cœur des vieilles bourgeoises de Star City. Et là-dedans, il y avait de l’herbe de rebelle ? Bien enfouie et dissimulée – volontairement ou non ? – sommeillait une âme sulfureuse, prête à embrasser certaines extrémités… La pensée fit naître un sourire sur les lèvres du commandant, associé à un regard songeur tandis que Barrett s’attachait à lui répondre.

Le jeune homme avait déjà le bon goût de ne pas essayer de lui mentir de manière ouverte et insultante. Avec une exhaustivité qui ferait rougir de plaisir leur grande manitou, Jennifer Ellis, il évoqua tous les motifs qui pouvaient le conduire entre ces quatre murs. Il n’oublia rien : ni le braquage, ni ses recherches sans autorisations, il poussa même le vice jusqu’à évoquer des événements plus récents qui n’avaient pour le moment fait que caresser les oreilles de Gabriel. Les déboires avec le super-vilain lui étaient parvenus par bribes, il n’avait pas encore eu le rapport à ce sujet sous les yeux – ça ne tarderait probablement pas, puisque les affaires avec le nippon suscitaient une certaine fièvre dans les services.

Tout à son énumération, l’agent n’en oublia pourtant pas d’arborer un air contrit et fautif, gorgé d’une culpabilité qui était peut-être sincère. Il existait néanmoins un écart entre ceux qui regrettaient véritablement leurs actes, et ceux qui s’inquiétaient plutôt des conséquences une fois pris la main dans le pot de confiture… De quel côté penchait Barrett, derrière ses atours proprets ?

« J’avais même oublié cette histoire avec Otaku ! Dis donc… Tu as eu mois de janvier très chargé. » Difficile de lire quoique ce soit d’agressif dans le sourire de Gabriel, qui ne s’embarrassait pas de reproches. Pour le moment ?

« Voilà ce que je sais. » Bien que la pochette bleue tendrement épinglée du patronyme de l’agent junior se trouve à quelques centimètres de la main large et épaisse du major, il la laissa en place et fermée. Les informations, il les avait à présent dans le crâne. « J'apprécie ta franchise, je vais donc l'être moi aussi. Si tu n’es pas d’accord avec ce que je raconte, tu me le dis. »

Sur ces propos préliminaires, Gabriel se pencha légèrement en arrière pour appuyer son échine contre le haut du fauteuil et croisa ses mains devant lui. Qu’il avait l’air pro, soudainement, mh ?

« Alors… Tu as été pris au cœur d’un braquage. Je n’ai pas trouvé dans le rapport de raisons de croire que cet événement était lié d’une quelconque manière à tes affaires en cours… C’est bien le cas ? Tu ne suivais aucune piste ? » L’inverse aurait été surprenant : dans la maison on ne jetait pas les jeunes recrus dans des pièges pareils. Il fallait une expérience solide pour gérer ce type de situations de crise. « Tu le sais peut-être déjà, mais ce Jay Lane avec qui tu as collaboré est suivi de près par l’UNISON. Dans ton témoignage tu spécifies qu’il a été une aide pour toi. Tu le suivais ? »

Il préférait croire que le texan n’avait rien à voir avec ces tristes événements… Toutefois, il n’y mettrait pas sa main à couper. Il croyait sincèrement que le Lane pouvait se racheter une conduite, en revanche il n’était pas foncièrement convaincu que Jay le souhaitait réellement.

« Je peux admettre que tu te sois simplement trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment… Même si ce genre de coïncidence me questionne fortement. » Il eut à nouveau un sourire tranquille. « Par contre, je suis quasiment certain que la suite de tes aventures n’est pas le fruit du hasard. Je peux comprendre : après le braquage, toute cette adrénaline, ça monte au crâne. L’émotion à gérer est énorme, et elle ne se canalise pas en restant sagement chez soi ou en traînassant au bureau. Il faut bouger. Se frotter à encore plus gros. C’est un biais que l’on retrouve souvent chez les jeunes agents… Et les plus vieux, qui se pensent trop solides. » Il n’y avait pas besoin d’être fin psychologue, ni de connaître la biographie de Colt par cœur pour comprendre qu’il faisait directement allusion à son propre comportement. « Aussi compréhensible que ce soit, ce n’est pas toléré pour autant. Tu comprends ? »

Gabriel était curieux de voir si le jeune homme allait abonder dans son sens, ou au contraire rentrer dans des explications, voire de la contestation…
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Barrett Anderson

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Mer 15 Fév - 11:32 Message | (#)

– Oui, on peut dire que j'ai fais une entrée en matière assez riche en surprises... avoua-t-il sur un ton neutre, sans faire le fier.

Ses propres « exploits » ne l'enchantaient pas particulièrement, surtout avec ce que certains d'entre eux ont peu entraîner, notamment le braquage et la discussion avec Otaku. Un mort chacun. Le deuxième étant un policier... mort parce que Barrett avait joué avec le feu, faisant venir le criminel à la bibliothèque. Si le linguiste n'avait rien fait d'aussi stupide, s'il s'était abstenu de mener sa petite « enquête de terrain virtuel », il ne se serait pas attiré le courroux du Docteur qui ne serait pas venu lui rendre visite et qui donc n'aurait pas tué ce pauvre homme. Voilà un effet papillon qui ne pouvait pas laisser Barrett indifférent. Sans même parler des répercussions psychologiques sur lui, mais ça, le psychologue était encore en train de délibérer.

Là, tout de suite, ce qui l'intéressait et l'inquiétait le plus, c'était ce qu'allait dire le major. En toute franchise, manifestement. Le linguiste ne pouvait qu'accepter en hochant la tête... et attendre que la foudre lui tombe dessus.

La foudre commença en douceur.

– Non, bien sûr que non, je n'avais pas la moindre idée qu'il y aurait un braquage. J'étais juste là-bas pour voir mon banquier. c'était le genre de coïncidence qui pouvait, malheureusement, arriver quotidiennement dans une ville comme Star City Et je ne connaissais pas monsieur Lane avant de l'avoir rencontré. J'ignorais même que l'UNISON le surveillait jusqu'à ce que je l'apprenne après les faits.

Une nouvelle qui l'avait étonné, mais en même temps, pas tant que ça. Il avait pu observer le caractère de Jay Lane de près et dire qu'il était impossible d'y associer un passé criminel serait faire preuve d'une naïveté que même le jeune Anderson ne pouvait manifester. Cependant, la surprise n'avait pas manqué de frapper le muté en plein visage. Il s'était également senti un peu idiot de ne pas s'être informé sur ce genre de chose avant mais en même temps, il n'était qu'un agent junior, il n'avait pas forcément accès aux dossiers qui ne touchaient pas son domaine. Jay n'avait pas l'air d'être le genre d'homme à faire dans le encryptage d'informations.

Par la suite, le major Colt décrivit exactement l'évolution de l'état émotionnel de Barrett après les événements du braquage. Un état qui avait de toute évidence mené à la désobéissance du linguiste pour l'affaire du terroriste inuktitut mais aussi – et cela, le jeune homme ne l'avait pas réalisé jusqu'à maintenant – jusqu'à celle avec Otaku. Pour lui, cette grosse erreur venait surtout de sa propre rancœur vis à vis du criminel mais il était tout à fait possible que s'il avait été pleinement maître de ses émotions, il n'aurait jamais commis une telle faute... avec de telles conséquences.

– Je comprends monsieur, admit-il en baissant les yeux, à la fois touché par les propos apparemment personnels du commandant et par honte.

Il resta silencieux quelques instants. La question de savoir quelles seraient les conséquences concrètes sur sa position et son travail le tarauda brièvement avant de sombrer dans l'abîme de ces sujets sans importance. Car il y avait bien plus gros qui pesait sur la conscience de l'analyste.

– Je sais que je ne reproduirais pas les mêmes erreurs, vu ce qui s'est passé...

Et il ne parlait pas de cette balle perdue qui, au final, ne l'avait que superficiellement blessé, ni des mutilations que le robot d'Otaku lui avait fait subir, mais plutôt de la mort du policier du fait de sa bêtise... et de celle de cet otage du fait de son incompétence. C'était ça qui le hantait le plus, la nuit, et l'empêchait de profiter de toutes ses heures de sommeil. Il voulait en parler mais son incapacité à gérer convenablement de telles émotions l'empêchait de formuler les questions qu'il fallait. Barrett s'arrangea tout de même pour les communiquer du mieux qu'il pouvait, en passant par ce pragmatisme que son esprit affectionnait tant.

– Est-ce que... est-ce que vous savez ce que j'aurais pu faire pour empêcher ces hommes de mourir ? autre que, dans le cas d'Otaku, ne pas prendre des décisions stupides.

Le visage de l'agent Anderson paraissait impassible pendant qu'il attendait les éventuels conseils du major. Ses lèvres ne tremblaient pas, son regard ne se détournait pas et n'était pas humide. Pourtant, on pouvait y trouver des traces évidentes de culpabilité... mais aussi de cette volonté à s'améliorer.
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Mar 28 Fév - 23:42 Message | (#)

Il suffisait d’avoir vécu à Star City ne serait-ce que quelques semaines pour comprendre le véritable sens du mot « fatalité ». Être prudent, mener une vie ordonnée et rangée, suivre les lois, tout ça ne préservait en rien d’un brutal bouleversant, d’un cataclysme aveugle venu retourner la table et changer les règles du jeu. Ainsi, il n’était pas spécialement aberrant d’imaginer que Barrett se soit simplement trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment, à l’image de centaines d’autres citoyens qui comme lui, vivaient dans une ville dense entourés de super-héros, de super-vilains, et de malfrats de tout bois. Une ville où rencontrer son banquier pouvait conduire à des événements des plus trépidants… Sans aucun rapport avec un crédit à taux variable.

« Ça t’apprendra à côtoyer ce genre de sinistre personnage. » Souffla Gabriel avec un mince sourire en coin. Les faits n’avaient rien d’amusant en soit, mais il en fallait peu au major pour tout ramener sur un ton léger. « En tout cas, de ce que je sais, tu as géré cette crise aussi correctement que possible. Tu as su garder ton calme… Voilà qui fait honneur à notre grande maison. » Ce n’est pas parce que la ‘suite’ était moins réjouissante qu’il ne fallait pas reconnaître les mérites de ce jeune agent, après tout. Le compliment naturellement prodigué, il enchaîna sur une question de circonstance. « J’ai lu ce que tu disais, l’énumération des faits… Mais ici je m’intéresse davantage à ton ressenti. Qu’as-tu pensé de ce bon vieux texan ? »

Le commandant se doutait bien que le braquage était un malheureux fruit des circonstances – même si l’hypothèse d’une piste poursuivie en solo par un jeune agent fougueux était séduisante – en revanche il nourrissait d’autres soupçons sur les affaires suivantes, et il trouva une forme de confirmation dans le comportement de Barrett. Ce dernier, après avoir attesté qu’il comprenait, avait observé un silence absorbé. Coupable ? Cela demeurait difficile à définir. Pendant ce temps, Gabriel avait distraitement rouvert la pochette bleue et laissa courir son regard, ambré celui-ci, sur les quelques lignes de conclusions du rapport. Il attestait de blessures chez l’agent, mais aussi d’une victoire appartenant aux forces de l’ordre. Une triste histoire, qui lui avait valu un coup de fil du procureur.

Ses yeux s’arrachèrent à leur lecture lorsque le jeune homme reprit la parole, reconnaissant ses erreurs passées. Il paraissait sincère, ce qui était déjà notable et satisfaisant : peu d’hommes, aussi expérimentés soient-ils, acceptaient leur fragilité. Trop voulaient être perçus comme infaillibles… Quand la situation dégénérait, un coupable extérieur devait être trouvé. Barrett ne semblait pas de ce bois-là. Peut-être était-ce là la modestie de la jeunesse… Ou un véritable trait de caractère, précieux dans le milieu.

« De quelles erreurs parles-tu ? »

S’ils voulaient que l’échange soit profitable, il fallait rapidement et au maximum exclure toutes les zones d’ombres et d’incertitudes… Que tout soit clair comme de l’eau de roche. Quoi de mieux alors que de poser des mots sur ses impressions, ses émotions ? Barrett avait commencé de lui-même à faire cet effort, interrogeant Gabriel sur la conduite idéale qui aurait potentiellement permis d’éviter les pertes. Une question difficile, qui poussa le major à lâcher son document pour se tourner entièrement en direction de l’agent junior. Le sempiternel sourire planant sur ses traits s’estompa légèrement, laissant place à un air pensif, plus sérieux. Il observa attentivement ce jeune homme qui voulait tant bien faire. Il pouvait se tromper, mais il n’avait pas l’impression de faire face à un garçon tentant de faire du zèle, demandant l’avis de son supérieur afin de flatter son ego. À dire vrai, Barrett semblait perdu.

« C’est dur, quand ils meurent. On aimerait pouvoir tous les sauver. » Gabriel s’imaginait que Barrett n’avait pas envie d’entendre l’habituel ‘tu ne peux rien y faire’, du ‘c’est la vie’ qui en plus de ne refléter que partiellement la vérité, ne soulage même pas le cœur. « C’est un bon réflexe de vouloir tirer les leçons de ce qu’il s’est passé. »

Pouvait-il – et devait-il ? – donner des éléments concrets sur un cas précis, où il n’avait même pas été présent ? Les mots, aussi détaillé soient-ils, sont bien insuffisants pour exprimer le réel, et le danger quand il survient.

« Ce serait te manquer de respect de dire ‘tu aurais dû faire ça’, je n’y étais pas. Mais je peux t’aider à y voir plus clair… » Dispenser des conseils aux recrues n’étaient plus dans ses prérogatives depuis longtemps, mais il s’y attelait volontiers quand l’occasion se présentait. Heureusement, elle était souvent plus heureuse qu’aujourd’hui… « Tout d’abord, ça ne mange pas de pain, un petit constat : tu remarqueras que les enquêteurs et les agents d’interventions sont en extrême majorité en binômes, voire en équipes élargies, et ce n’est pas un hasard. Je serai un bel hypocrite de nier l’importance de l’instinct… Si tu es à l’UNISON, c’est que tu en as, c’est que ta cervelle décrypte des épiphénomènes et fait des déductions, c’est bien. Suis ton flair… Mais ne te jette pas seul sur une piste. On a toujours besoin de quelqu’un : pour être contesté, challengé, et soutenu. » Sur cette observation générale, Gabriel s’empara des feuillets traitant plus spécifiquement des cas connus par Barrett, et les positionna entre eux.

« Maintenant, si tu veux qu’on regarde de plus près ce qui s’est passé… Il va falloir que tu me dises ce que tu as vu, ce que tu as fait, et pourquoi. Sans filtre, sans censure. » Une démarche pas forcément évidente, aussi Gabriel ajouta. « Si cela peut te rassurer et t’aider à délier ta langue, je ne compte pas te mettre à la porte. Tu t’en sortiras au pire avec un avertissement et une tape au cul, alors sens-toi libre de m’expliquer en termes francs. »
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Barrett Anderson

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Mer 1 Mar - 15:12 Message | (#)

Au début, Barrett eut du mal à comprendre que monsieur Colt blaguait, puis il vit son sourire et tenta de sourire à son tour. J'ai bien dit « tenta ».

– Oui, je devrais me contenter des services en ligne, à l'avenir. répondit-il en tentant – encore une fois – de faire de l'humour mais sans parvenir à adopter un ton léger. Il en avait trop sur la conscience pour y parvenir.

De fait, il ne répondit rien sur les félicitations que le major lui offrit. Le traducteur ne se sentait pas assez fier pour les accepter, accablé par cette impression qu'en ayant été mieux préparé ou tout simplement en prenant de meilleurs décisions, il n'y aurait pas eu de mort du tout. Par la suite, le commandant lui demanda de partager ses impressions. Il l'observa sans rien dire, étonné dans un premier temps par cette requête qu'il jugeait comme étant étrange. Puis il comprit que c'était sans doute une manière de faire un bilan psychologique. Les spécialistes qui l'avaient vu après l'attaque d'Otaku avaient fait la même chose, plus ou moins, et ils avaient sûrement fait part de leurs conclusion à Gabriel ici présent. Peut-être que ce dernier voulait se faire sa propre impression. Peut-être aussi qu'il voulait vraiment savoir comment Jay Lane avait agi.

– Je ne sais pas, je ne suis pas très bon juge... hum... il m'avait l'air plutôt confiant. Il ne paniquait pas ou n'a pas perdu le contrôle de ses émotions. Après, ses intentions étaient claires, il voulait s'en aller avant toute chose. C'était son objectif au début. J'avoue que je n'ai pas trop compris pourquoi il n'a pas poursuivi sa tentative. Avec ses capacités, il aurait dû y arriver sans trop de problème. Sinon... je n'ai pas grand-chose à dire, ses actes parlent pour eux... Si, peut-être qu'il est un peu agressif dans sa façon de parler ça a failli causer des soucis d'ailleurs. notamment avec le vigilant qui était intervenu.

Si Barrett ne s'était pas interposé pour jouer les médiateurs, l'alliance qui avait permis de neutraliser les braqueurs pour de bon aurait eu du mal à se mettre en place. Mais pour tout dire, sur le moment, le jeune homme avait moins agi par souci stratégique que pour défendre Jay qui recevait des accusation infondées. Cependant, la culpabilité qu'il pouvait ressentir pour cette histoire et cet homme qu'il n'avait pas réussi à sauver n'était rien comparé à l'affaire Otaku.

– J'ai... j'ai eu la bêtise de croire que je pourrait obtenir des informations sur Otaku en approchant sa communauté de fans sur le net. Je pensais avoir bien couvert mes arrières mais... de toute évidence, mes compétences informatiques n'ont pas suffi... et à ce sujet, il comptait bien demander voire supplier Lou pour recevoir de nouveaux cours plus poussés en la matière. Pas question de reproduire cette erreur technique. Il m'a repéré, ou plutôt il m'a repéré quand il a appris que j'avais intégré l'UNISON. C'est pour ça qu'il est venu me trouver... pour régler les comptes et avoir des explications. J'ai improvisé sur le coup pour lui faire croire ce que je pensais qu'il voudrait entendre mais... ça n'a pas suffi. Quand le policier est intervenu j'ai... je ne savais pas quoi faire pour l'empêcher de le tuer. Je ne pouvais rien faire...

Et il savait qu'il n'aurait rien pu faire. Que les seules choses qui auraient pu modifier cet horrible événement auraient pu être accomplies bien avant. En s'abstenant de mettre son nez parmi les fans du super criminel, en n'ayant pas l'audace de se connecter sur se salon de discussion à partir d'un lieu public, trop confiant en ses capacités, en affinant ces dernières jusqu'à véritablement maîtriser la chose... Mais qu'aurait-il pu faire ou dire pour empêcher Otaku de tuer ce policier, il n'en savait rien. Cependant sa culpabilité l'empêchait d'ignorer cette question à laquelle il n'avait aucun moyen de répondre. Barrett déglutit et tourna la tête pour observer une photographie, sans vraiment la voir. Monsieur Colt le félicita pour son « bon réflexe », là encore, le jeune homme ne dit rien. Mieux valait prévenir que guérir, disait-on... Il n'avait pas su prévenir. Peut-être était-il trop tard pour guérir. En tout cas pour cette fois.

Cependant, il se ressaisit, et se redressa en entendant son interlocuteur commencer à donner des conseils pratiques. Pour le coup, Barrett abandonna son regard incertain et coupable pour afficher une détermination plus concentrée. Travailler en binôme... d'accord. C'était quelque chose qu'on lui avait souvent demandé de faire dans sa scolarité que ce soit à l'école, au lycée, à l'université ou au HIT. Si on lui avait clairement explicité les avantages et utilités que le major était en train de lui présenter, il y aurait accordé plus d'attention bien plus tôt.

– Vous voulez dire un peu comme ça était le cas quand j'ai aidé monsieur Pennington il y a quelques jours ?

Là, ils avaient formé un binôme assez particulier composer d'un expert en informatique et d'un expert en magie. C'était l'exemple qui venait à l'esprit de Barrett car cette aventure-la c'était bien passée mais comme le consultant ne faisait pas partie de l'UNISON, ce n'était peut-être pas exactement ce que Gabriel avait voulu dire. En attendant, le muté se lança dans un récit détaillé de ce qui s'était passé avec Otaku. Ouvrant avec sa connexion depuis son ordinateur portable, à la bibliothèque, sur le serveur de chat privé. La conversation avait mené à l'arrivée du Kaneki, prouvant qu'Otaku l'avait repéré. Le criminel avait alors exprimé son désappointement quant à la récente appartenance de Barrett à l'UNISON. En réponse, le jeune homme lui avait menti, prétextant être prêt à lui prouver sa valeur en lui donnant ce qu'il désirait. Ce à quoi le robot avait répondu, en gros « d'accord, mais je te punis quand même ». L'agent de police est alors arrivé, tentant de tirer sur la machine, il toucha accidentellement Barrett au bras et après avoir acidifié le visage de l'agent, le Kaneki est revenu s'occuper du jeune Anderson en le marquant à l'acide sur le torse. Et en guise de conclusion :

– J'ai essayé de lui dire ce qu'il voulait entendre mais je me retrouvais sans cesse devant une marge de manœuvre limitée. J'avais... complètement sous-estimer sa mégalomanie. A mon avis, c'est impossible de discuter avec lui de manière raisonnable. Là, il m'a dit d'attendre ses éventuelles futures instructions et surtout de garder ses... de conserver les marques à l'acide en l'attendant. Évidemment, je ne compte rien faire sans avoir l'aval de l'UNISON mais j'avoue que je crains surtout pour mes proches... et même pour mes voisins. Il pourrait facilement débarquer dans mon immeuble et...

Pas besoin de faire un dessin. Ce qu'Otaku avait fait au policier parlait de lui-même... Et il était donc évident que le jeune homme était totalement perdu. Il était aussi évident, si on osait encore en doutait, qu'il plaçait la suite entre les mains de l'UNISON et qu'il obéirait sans discuter.
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Lun 13 Mar - 23:54 Message | (#)

Gabriel ne trouva aucune raison de douter du témoignage du jeune homme, après tout, le portrait ne correspondait que trop bien à l’image qu’il avait de Jay, et s’il avait dû imaginer lui-même les réactions du texan… Et bien, il aurait probablement fait les mêmes remarques. Toutefois, il ne put s’empêcher de réagir à un léger détail.

« Un peu agressif, tu dis ? » Un sourire goguenard étira lentement le coin des lèvres du major, qui ne se figurait que trop bien le degré de bougonnerie d’un Lane au mieux de sa forme. « Je vois que tu as le sens de la formule, ça te sera utile quand tu rédigeras des rapports, ou des communications presse… La prochaine fois que je vois le zouave, je retiens la phrase. C’est plus mesuré que ce que j’avais l’intention de lui susurrer au creux de l’oreille. »

Comme souvent le commandant ne se donnait que peu de crédit en diplomatie, quand bien même avait-il de l’expérience en la matière : il était largement capable d’être précautionneux dans le choix de ses mots, politiquement correct, voire carrément hypocrite. Une leçon que l’agent junior devrait apprendre un jour ou l’autre, si tant est qu’il n’ait pas déjà des prédispositions. Il avait du flair en tout cas, et du courage à revendre. Il fallait au moins cela pour se lancer seul sur les traces du Docteur Otaku, à la triste réputation… Du courage, de l’effronterie, et même un brin de folie.

Pour l’heure Gabriel ne se concentra pas sur l’issue tragique de l’initiative de Barrett, car comme ce dernier le disait si bien lui-même : il ne pouvait rien faire, ni maintenant, ni quand le drame s’était produit. L’intérêt n’était pas tant de revenir sur la conséquence en elle-même que sur la série d’événements et de décisions – de mauvaises décisions ? – qui avaient conduit à de regrettables extrémités.

« Ok, tu as eu une idée. » Posa le major d’une voix calme, les mains croisées au-dessus de son ventre. « Utiliser le réseau de personnes soutenant plus ou moins ouvertement et librement Otaku, » Cette seule pensée lui nouait un peu la gorge… Comment des gens sains d’esprit pouvaient-ils suivre les évolutions de ce dangereux cinglé ? Il aurait été réconfortant de se dire qu’il n’y avait que des fous pour en suivre un autre… La vérité était autrement plus triste. Parmi les « fans » du Docteur, on trouvait de tout : du repris de justice de bas étage à l’intellectuel droit dans ses bottes. « …pour obtenir des informations sur lui, et ses prochains agissements. Bien. Bonne façon de procéder… Néanmoins, est-ce que je dois comprendre que tu supposais qu’une investigation de ce genre n’était pas en cours dans nos services ? » Il était difficile de suivre tous les super-vilains avec les moyens de l’UNISON, celui-ci était toutefois suffisamment actif pour être surveillé de près. Les péripéties au parc du Front de Mer, recouvert d’un dôme en septembre, avait ranimé l’intérêt autour du criminel. « Deux choses l’une… Soit tu as eu une excellente intuition inédite sans en parler à tes collègues, est-ce que cela veut dire que tu ne leur fait pas confiance ? Soit en voulant jouer cavalier seul, tu as possiblement renversé les actions d’autres agents qui travaillaient sur le sujet, en sous-marin, depuis peut-être des mois. Il y a des génies informatiques à l’UNISON, et des moyens autrement plus développés qu’une connexion publique dans un cuber peuvent être déployés pour mener à bien nos missions. Tu comprends ? »

Il n’était pas là pour enfoncer la tête du malheureux Anderson dans le sable, il portait déjà un bon nombre de tourments sur ses épaules. Gabriel était malgré tout soucieux de lui faire comprendre pourquoi il avait fait une erreur : quelqu’un était mort, un innocent, et c’était horrible, certes. Malheureusement, il était ardu de toujours éviter ce genre drame… Il lui reprochait avant tout d’avoir manqué d’esprit d’équipe et de fait, d’avoir mis en danger sa propre vie et celles de civils.

« On ne te reprochera jamais ici, sous mon commandement, de faire preuve d’initiative ou d’audace. Mais tu dois comprendre que tu fais partie d’un tout, un tout qui n’est pas là pour te freiner, ni même pour t’empêcher de faire des erreurs… Mais un tout qui mène des actions de longue haleine, dans une logique définie : si tu vas à l’encontre, il vaut mieux renoncer. Au mieux, tu finirais malheureux au travail. » L’UNISON, avec ses lourdeurs administratives et judiciaires, pouvait manquer de souplesse et faire naître des frustrations. Ses agents n’étaient pas de fringants détectives… Gabriel croyait pourtant sincèrement que sur le long terme, leurs actions avaient plus de poids et de chances de réussir. « Dans l’immédiat, j’aimerais que tu acceptes d’être relogé dans une résidence sécurisée. Nous pouvons également dépêcher des protections pour tes proches. » L’UNISON n’avait pas les moyens de protéger la Terre entière, mais pouvait rassembler de quoi mettre Barrett et les siens à l’abri du danger – si un tel endroit existe vraiment. « Et j’espère que tu ne considères pas une seconde d’obéir à Otaku… »

Il avait arqué un sourcil, défiant Barrett d’oser lui avouer qu’il comptait bien attendre sagement les instructions du fou en mettant en évidence ses brûlures. Gabriel n’avait pas pour habitude d’utiliser ses jeunes agents comme appât – il réservait ça pour les vieux de la vieille proches de la retraite, bien sûr. En parlant de fossile…

« Tu as travaillé avec Adrian ? » Un nouveau sourire, large et chaleureux, réapparut sur ses traits. « Quel veinard, je suis jaloux. Comment va le tombeur de ces dames ? » S’éloignant naturellement du sujet, il reprit d’un ton plus joyeux. « C’est une collaboration ponctuelle en tout cas, je pensais plutôt à un travail d’équipe plus… Pérenne. Un partenaire. Si tu es Watson, il te faudrait ton Sherlock, tu vois ? »
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Barrett Anderson

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Mar 14 Mar - 17:40 Message | (#)

Le major Colt avait l'air de savoir de quoi il parlait au sujet de monsieur Lane, ils avaient même l'air assez... proches ? Difficile à dire. Évaluer les relations sociales entre deux individus était déjà assez compliqué pour Barrett alors lorsque l'un d'eux était absent, cela relevait de l'impossible. Dans le doute, pour éviter de dire des bêtises plus grosses que lui, le jeune homme s'abstint de faire tout commentaire et se contenta de dire :

– Vous avez l'air de bien le connaître.

Une vague curiosité l'incita à l'interroger davantage mais il s'en abstint, conscient que ce n'était pas sa place. Et puis pour tout dire, le jeune traducteur avait d'autres préoccupations en tête. Celles-ci ne tardèrent pas à être traitée via le point de vue du major qui pouvait apporter son expérience et offrir à Barrett le recul et surtout la prudence qu'il n'avait pas réussi à déployer. Le principal reproche qu'il lui fit fut d'avoir agi seul de son coin, sous-entendu de manière irresponsable. Le jeune jeune encaissa toutes ces données sans détourner les yeux, seuls quelques mouvements de la mâchoire exprimèrent sa culpabilité. Pourquoi n'avait-il pas partagé ses informations et ses intentions avec les autres membres de l'UNISON ? Ou même avec Lou qui aurait pu l'orienter. Par orgueil ? C'était la seule réponse qui lui venait mais pourtant le jeune Anderson ne s'était jamais vraiment vu comme quelqu'un d'orgueilleux, laissant son ego dicter sa conduite... Mais c'était une chose d'avoir une opinion de soi-même, s'en était une autre de se confronter à la réalité et oser la regarder en face, et l'admettre.

– Je crois... j'ai dû garder cette idée pour moi pour diverses raisons. Parce que je pensais que j'avais un approche que personne d'autre ne pourrait avoir, bêtement. En même temps que je n'avais pas trouvé des informations assez intéressantes pour être exploitées. Qu'en parler serait une perte de temps. C'était un projet que j'avais commencé au passé donc, il insistait bien là-dessus pour indiquer que c'était clairement terminé avant même d'intégrer l'UNISON ou d'y commencer ma formation.

Rien de tout cela, à ses yeux, n'était une justification digne de ce nom. Pas après ce qui s'était passé dans la bibliothèque en tout cas. Avant ça, on pourrait sans doute mettre son audace sur le compte d'une certaine naïveté. Aussi intelligent soit-il, Barrett n'avait jamais été confronté à la violence et à des personnes aussi retorses et cruelles qu'Otaku. On pouvait donc dire qu'il avait cruellement manqué de données ce qui avait contribué à ses erreurs de jugements. Des erreurs dont les conséquences lui apparaissaient à présent. Et Gabriel se chargeait de souligner celles qui affectaient l'organisation qu'il avait rejointe. Des conséquences qu'il n'avait pas vu avant ça, ou qu'il n'avait pas voulu voir, se cachant derrière le prétexte de son statu de nouvel agent junior.

– Je comprends monsieur. J'aurais dû partager mes idées et mes découvertes avec mes collègues bien avant de poursuivre ce chemin... faire preuve d'esprit d'équipe.

Il n'en dit rien mais son ton montrait clairement qu'il n'était pas très familier avec ce concept en dehors de la théorie. Le jeune Anderson n'était pas spécialement individualiste mais il n'avait pas l'habitude de travailler en équipe. Même en sport, il préférait les activités individuelles pour leur côté pratique et ses seules opportunités à travailler en binôme se résumaient à des travaux de recherches pour des professeurs avec lesquels il s'arrangeait afin de travailler seul. Parce qu'il n'avait jamais vraiment trouvé un partenaire pouvant suivre son rythme et sa rigueur. Le seul qui s'en approchait le faisait dans un domaine qui n'était pas tellement professionnel, c'était Lou pour leurs activités informatiques ludiques, que certains considéreraient sans doute comme ennuyeuses. Cependant, on pourrait dire que d'une certaine manière, le jeune technologue avait été impliqué vu qu'il ne cessait d'aider Barrett à améliorer sa maîtrise informatique. En dehors de ça, pas de vrai esprit d'équipe pour Barrett. Pour cause d'absence de pratique véritable.

Autant dire que le discours d'unité de Gabriel fit mouche. Barrett hochait la tête régulièrement, humble mais convaincu. Les mesures de sécurité que sa situation entraînait, en revanche, amenèrent leur lot de questions.

– Je comprends mais... combien de temps cela durera-t-il ? il n'avait pas vraiment envie d'être une charge pour l'UNISON.

Aussi, il ne pensait pas que ce soit une bonne idée, stratégiquement parlant en tout cas. Mais comme il avait déjà commis de grosses erreurs, il n'osa pas prendre la parole pour énoncer sa perception de la situation. On voyait bien, cependant, que ça cogitait dur dans sa tête. Et s'ils savaient, l'un comme l'autre, que l'immeuble dans lequel Barrett vivait été habité par d'autres Supers y compris une Légionnaire, peut-être que cela pourrait changer/renforcer leurs avis respectifs sur la question de la sécurité du traducteur. En revanche, il y avait bien un suejt sur lequel l'étudiant pouvait être catégorique :

– Bien sûr que non. C'est à l'UNISON dont je réponds. Enfin à vous...

Vu sa réaction, il était évident que l'idée d’obéir à ce malade ne lui effleurait même pas l'esprit. Tout comme la réaction du major, en apprenant son travail avec monsieur Pennington, ne lui avait pas traversé l'esprit. Un peu étonné, Barrett répondit sans trop réfléchir.

– Il, heu... il allait bien, il me semble. Et il n'a fait tomber aucune dame. Peut-être Michelle et/ou Foxie à la lim... attendez... c'était une expression idiomatique ! Le rouge monta aussitôt aux joues du muté Hum... je, je ne savais pas que vous le connaissiez aussi bien.

Ce qui était normal car, A, il était nouveau. B, il n'avait pas à connaître les potins sur tout le monde. C, Adrian avait été très professionnel et n'avait pas vraiment perdu de temps en discussions stériles que certains qualifieraient de simples « discussions ordinaires ». Autrement dit, le jeune Anderson avait adoré collaborer avec le consultant... même si le domaine en question échappait totalement à sa compréhension. De même qu'échappait l'idée qu'essayait de lui inculquer le commandant.

– Je ne comprends pas votre comparaison. Sherlock est supposé être plus intelligent que Watson qui n'est « que » docteur. Cela veut-il dire que j'ai besoin de quelqu'un de plus intelligent que moi ? une question sincère et non formulée avec agacement. Même s'il se savait très intelligent, Barrett était conscient de ses lacunes et il n'avait aucun mal à accepter le fait que d'autres personnes soient plus intelligentes que lui. Il se demandait juste quel serait l'intérêt de cette... à moins que. A moins que l'intelligence de Sherlock ne soit transposable, dans notre cas, à de l'expérience. Alors vous suggéreriez que je me mette en binôme avec quelqu'un qui à plus d'expérience que moi ?

Pauvre Gabriel. Il avait pourtant fait une comparaison toute simple en prenant en exemple un des duos les plus célèbres dans le monde de l'investigation. Il avait fallut qu'il tombe sur quelqu'un comme Barrett qui analysait tout et trop.
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Lun 10 Avr - 0:30 Message | (#)

Il n’y avait pas d’âge pour faire des erreurs et les conséquences de celles-ci pouvaient être terribles, quels que soient le métier exercé et les responsabilités afférentes. Cela pouvait arriver à n’importe quel individu, de tout âge, et le plus important restait encore d’en tirer des leçons pour l’avenir. C’était loin d’être toujours évident. Ainsi, l’un des instructeurs du jeune Gabriel inexpérimenté et plein de fougue lui avait un jour dit que parfois « la seule chose que l’on a à retenir d’une défaite, c’est que l’on a été vaincu » - ces échecs-là sont les plus difficiles à assumer, et marquent à jamais. Heureusement, aujourd’hui, Barrett n’était pas confronté à ce type de situation : se lamenter sur le résultat de son action ne lui apporterait aucun crédit, en revanche il pouvait saisir cette occasion pour se remettre en question, prendre du recul et s’améliorer. C’était exactement le chemin que le major entendait lui faire emprunter, quand bien même s’égarait-il lui-même régulièrement sur d’autres pistes.

« Faire preuve d’esprit d’équipe, c’est exactement ça. Tu sais, il ne s’agit pas de rameuter tout le Brett Building dès qu’une idée lumineuse te traverse l’esprit. Surtout que je ne doute pas qu’un jeune comme toi doit avoir les neurones qui turbinent. » Tous les jeunes agents ne démontraient pas une intelligence et une motivation comparables à celle d’Anderson, mais il avait tout de même plusieurs noms en tête. Celui de Lou lui venait d’ailleurs, même si le jeune homme ne manquait pas de lui filer quelques sueurs froides lui-aussi. « Mais tu as des collègues, un supérieur, peut-être même des amis à l’UNISON ? Échanger avec eux avant de te lancer, ça te permettra de prendre du recul et de vérifier tes intuitions. De les partager, parce qu’ils sont peut-être plusieurs à avoir également des pistes, et des enquêtes peuvent être en cours et réalisées par d’autres unités. C’est important de se coordonner, et de comprendre, rapidement, que tu es un chaînon important d’un tout qui sera efficace et fluide si tu coopères. » Sur cette bonne parole, il jugea bon de clore le chapitre. Barrett n’étant ni idiot ni impulsif – a priori – il n’était pas utile ni même profitable de le sermonner des heures durant pour imprimer la bonne parole dans son occipital. « Si tu es d’accord avec tout ça, on peut considérer l’épisode comme clos. Penses-y, à l’avenir. »

Il fallait s’assurer de la sécurité du jeune homme ainsi que celle de ses proches maintenant que le radar d’Otaku était pointé dans leur direction. Gabriel pensait, sans doute naïvement, que Barrett accueillerait la nouvelle avec soulagement. Sa réaction fut différente et provoqua un haussement de sourcil intrigué chez le commandant, dont les prunelles ambrées balayèrent le visage du jeune homme avec curiosité.

« Je ne sais pas. » Répondit-il simplement, à la question sur la durée de la ‘surveillance’. Une vie ne se mesurait pas en moyens humains et matériels, néanmoins, l’UNISON devait malheureusement faire des choix motivés par les risques potentiels, et un calcul opportunité/coût particulièrement cynique. Il était impossible de lutter sur tous les fronts, ce qui imposait d’abandonner certains combats… En dépit des vies en jeu. Pour l’heure, en tout cas, Gabriel jugeait que préserver Barrett, qui venait tout juste de s’exposer, était une priorité. « Tu n’as pas l’air ravi. Les équipes de surveillance savent se faire discrètes, tu sais. Tes proches ne les remarqueront pas la plupart du temps. » Il sourit, adoptant un minois se voulant rassurant. Lui-même était rassuré en constatant avec quelle véhémence le jeune balayait l’idée de coopérer avec le fou. « Et puis… Pardonne l’optimiste invétéré devant toi, mais j’espère que sans nouveau contact avec Otaku de ta part, il passera vite à une autre occupation. »

Il était plutôt intéressant d’apprendre que Barrett avait eu l’occasion de travailler avec l’Archimage. Les deux hommes devaient « bien aller ensemble », si Gabriel se permettait une telle pensée – mais pas trop longtemps, il ne tenait pas à se rendre fou de jalousie. La prudence et la tempérance d’Adrian formaient d’excellentes leçons pour un agent junior, même si le mage avait le chic pour se fourrer dans des affaires et ennuis invraisemblables. Qui n’incluaient pas – pour une fois ? – la tombée malencontreuse de dames ! Un rire franc quitta les lèvres du major, qui ne savait pas encore si Barrett était doué d’un truculent sens de l’humour, ou s’il était très…premier degré. Toujours est-il que cela l’amusait franchement !

« Adrian est un ami qui m’est très cher, je dirais même une âme sœur. » Nul doute que le malheureux s’étranglerait s’il était présent pendant une telle déclaration. Quoique, avec le temps, il avait fini par s’habituer aux débordements du major… « C’est une très bonne chose que tu le côtoies, tu apprendras énormément à ses côtés. Si tu le peux, saisis toutes les occasions qui se présentent de travailler avec lui… Mais bas-les-pattes ! » Le ton excessivement sérieux qu’il avait soudain emprunté fut immédiatement trahi par son regard brillant, puis le sourire en coin qu’il ne put contenir. Enfin, il y avait peut-être de quoi mettre le doute dans l’esprit d’un fringuant nouveau… Surtout un esprit prompt à se faire autant de nœuds ! Gabriel écarquilla légèrement les yeux face aux questions et à la logique de Barrett, qui n’allait absolument pas dans le sens, dirons-nous, « commun ». Amusé, de plus en plus intéressé par le train de pensées de ce jeune homme, Gabriel écouta et chercha à le suivre.

« Mh… Je ne voyais pas les choses comme ça. À quoi sert Watson, selon toi ? Et pourquoi Watson suit Sherlock Holmes ? » Gabriel n’avait pas souvent l’occasion de digresser sur les héros de culture populaire qu’il affectionnait tant, il ne raterait donc pas cette opportunité qui lui permettait, en plus, de mieux cerner Barrett. « Pour ce qui est de ton binôme… Il faudrait quelqu’un qui te soit complémentaire. Peut-être. Qu’est-ce que ça t’évoque ? » Se connaître soi-même et ne pas ignorer ses besoins étaient essentiels, et permettaient de répondre à l’interrogation de tout individu en quête d’une forme de dévotion… « Et plus encore, avec qui, et où, tu penses que tu serais le plus utile ? Quelque chose me dit que tes aventures sont aussi le signe que tu as le sentiment que ton potentiel pourrait être mieux exploité ailleurs, différemment. J’ai raison ? »
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Barrett Anderson

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Mar 11 Avr - 11:18 Message | (#)

– Non, bien sûr, il faut respecter les protocoles d'usage, philosopha Barrett comme si cette constatation était profondément rassurante.

Son amour pour les règles et les structures parlait de lui-même. Le problème qu'il rencontrait le plus souvent, et l'exemple tragique responsable de leur présence dans ce bureau en était un symptôme, c'est qu'il arrivait souvent à trouver des situations dans lesquelles les règles en vigueur n'apportaient pas de solution évidente et pour lesquelles sa maladresse sociale venait compliquer les choses. Provoquant donc des résultats généralement comiques, mais ici totalement tragiques. Cette habitude à avoir un esprit qui le menait vers des idées que les autres avaient du mal à suivre avait la vie dure. Forcément le jeune homme avait crée ses propres protocoles dans des situations similaires. Au final, on pourrait dire que le gros de son problème était qu'il n'avait pas l'habitude de faire partie d'un organisme comme l'UNISON dans lequel il pouvait exprimer des idées qu'on écouterait, ne serait-ce qu'une personne. En écoutant Gabriel, Barrett fut persuadé que s'il avait décidé de discuter un peu avec Lou avant de faire quoique ce soit, tous ces malheurs avec Otaku ne seraient pas arrivés. Quoique... peut-être que les choses auraient été pires. La modération n'était pas forcément la principale qualité du technologue. Mais bon, en se basant sur son dégoût des risques, on pouvait être optimiste.

Le traducteur encaissa donc la conclusion de son supérieur avec un hochement de tête. Tout avait été dit sur le sujet, et assimilé. Là, plus d'excuse, sa super-mémoire l'empêcherait à l'avenir de ne pas prendre en compte ces possibilités d'action. Alors à moins qu'il se retrouve isolé du monde dans une grotte humide (ou sèche, pas de discrimination), il n'aurait aucune excuse. Et puis mine de rien, ça le rassurait pas mal d'avoir des éléments de solutions en tête. Un réconfort, somme tout, assez timide vu que le jeune homme était encore accablé de plusieurs graves soucis. Celui de sa sécurité et surtout de celle de son entourage, notamment.

– Ce n'est pas vraiment pour leurs réactions que je m'inquiète, assura-t-il en se demandant comment on pourrait se plaindre d'apprendre que des personnes parfaitement compétentes étaient sur son dos pour assurer sa protection Ce sont plus celles d'Otaku qui m'inquièteraient. Je ne vais pas affirmer bien le connaître, évidemment mais je ne sais pas trop comment il réagirait. Comme vous dites, il y a une chance pour qu'il m'oublie mais il y en a aussi une pour qu'il continue à me surveiller au moins en tâche de fond et s'il vient à remarquer quelque chose de trop suspect, si cette découverte venait à perturber son humeur, j'ai peur qu'il se mette en tête d'agir pour découvrir la vérité ou bien pour régler la situation comme il l'entend.

Ce qui se solderait très probablement en un bain d'acide général et autres tortures issues tout droit de l'esprit pervers du criminel. Donc un scénario à éviter. Barrett trouvait ce risque beaucoup plus grand que celui d'être laissé sans surveillance et s'il ne comptait pas, par manque d'expérience, rejeter en bloc l'initiative du major, il voulait quand même exprimer ses réserves pour qu'ils soient prudents dans leurs décisions et leurs exécutions. Après tout, le major ne venait-il pas tout juste de lui dire qu'il devait partager ses opinions ? Après la théorie, la pratique. Ainsi, le traducteur espérait que le commandant proposerait les mesures les plus discrètes car s'il ne doutait pas que les agents de l'UNISON soient capables de rester discrets aux yeux des civils, il doutait que cela soit le cas par rapport au super criminel. Dans le cas contraire, ce dernier serait très certainement déjà sous les verrous, non ?

Dans un registre un peu moins pressant, quoique toujours lié aux subtilités en œuvre à l'UNISON, Barrett en apprit un peu plus sur la relation qui unissait Gabriel Colt à monsieur Pennington. Ce dernier avait fait preuve d'une certaine discrétion à cet égard. Sans doute parce que ce n'était pas le genre de personne à partager tous les détails de sa vie aux premiers venus. Chose que le linguiste comprenait absolument. Pour ce qui était des réponses du major, par contre...

– Une « âme sœur » ? répéta le jeune homme, réellement confus.

C'est qu'on entrait là dans du vocabulaire que le traducteur ne maîtrisait pas vraiment. En l'occurrence, la signification de cette expression lui échappait complètement. Son ignorance complète en matière d'amour y était pour quelque chose. Mais enfin, il voyait (à peu près) que c'était là le domaine dont il était question et l'ordre que vint ajouter monsieur Colt le confirma.

– Oh, je... commença à bafouiller un Barrett rougissant. Pas parce qu'il condamnait les relations homosexuelles, évidemment, juste parce que le sujet le mettait mal à l'aise et qu'il ne s'était pas attendu à de telles révélations D'accord... pas de problème... à vos ordres... enfin, ne vous inquiétez pas pour moi, je ne comptais pas, heu... félicitations.

Forcément, quand on ne savait pas comment réagir à ce genre de nouvelle...

Une petite quinte de toux visant à reprendre contenance plus tard, la conversation se porta sur une analyse des personnages fictifs de Sherlock Holmes et John Watson. Ce n'était pas vraiment la tasse de thé de Barrett mais c'était toujours mieux que des histoires de cœur. Le jeune homme se prêta donc docilement à l'exercice.

– Je ne suis pas sûr... Plusieurs lectures sont possibles et la multiplicité de ses interprétations rend la chose assez difficile à... on se recentre, Anderson ! Voyons voir... il y a leur amitié, d'abord. La curiosité naturelle de Watson, l'admiration qu'il a pour le détective. Le goût de l'aventure, peut-être. Dans ce cas, le fait qu'il suive Sherlock lui permettrait de satisfaire ce besoin dans un cadre assez... régulé, je suppose. une interprétation qui pouvait facilement s'appliquer au cas de Barrett et à la suggestion du major. Les questions-conseils suivants de ce dernier semblèrent d'ailleurs aller dans ce sens. Quelqu'un qui serait plus doué que moi pour les interactions sociales, je suppose. avoua-t-il avec un sourire embarrassé. Au moins, il était conscient de ses propres lacunes Et qui serait plus porté sur... l'action. En tout cas sur le terrain. Quelqu'un avec un bon instinct l'opposé de lui, au final, mais n'était-ce pas ce que Gabriel laissait entendre par « complémentaire » ?

Le major, décidément très perspicace, aborda même un sujet que le jeune agent junior n'aurait même pas penser aborder à un supérieur si tôt après le début de son travail à l'UNISON. On comprenait bien pourquoi cet homme était à la tête de l'organisation à Star City.

– Je dois avouer que oui... ce n'était qu'une vague idée quand j'ai décidé de m'engager à l'UNISON mais ces derniers événements l'on bien confirmé. Je songe vraiment à travailler sur le terrain et... pas uniquement dans un bureau. Non pas que ce genre de travaille me déplaise, bien sûr, et je comprends totalement son importance. C'est juste que... j'aimerais bien faire plus. C'était sans doute une des raisons pour lesquelles il s'était amusé à jouer les taupes cyberfans contre le Docteur Otaku Vous pensez que ça serait possible ? demanda-t-il timidement.
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Lun 17 Avr - 23:16 Message | (#)

Comme il l’espérait, Barrett semblait avoir compris les éléments et les notions que le major avait voulu lui faire passer – s’il les respecterait, cela, seul le temps le leur soufflerait. Gabriel était toutefois confiant : il avait eu un regard attentif sur le recrutement et le parcours du jeune homme, il semblait être un bon agent avec un potentiel de développement important. S’il lui fallait un cadre pour évoluer sereinement, notamment social, et bien ainsi soit-il. Ce n’était pas le besoin le plus extravagant que l’UNISON chercherait à combler… Petite pensée, et dédicace, pour ce cher Octavius – le plus poilu des chercheurs du Brett Building. Le gorille n’hanta pas longtemps les songes du commandant, rapidement remplacé par le faciès peinturluré d’Otaku, qui avait le mauvais goût de leur échapper depuis des années.

N’ayant lui-même pas beaucoup d’éléments et de pistes sur le Docteur, Gabriel écouta les réserves que lui exposait l’agent junior avec attention. Et une certaine préoccupation. Il était totalement exclu de « laisser courir » et de subir les humeurs du criminel, c’était un fait acquis, toutefois cela n’indiquait pas quelle devait être la marche à suivre, la bonne façon de procéder pour maintenir Barrett et les siens en sécurité.

« Pour être franc, je ne connais pas bien Otaku. Il faudrait probablement que je me penche sur son cas. » Malheureusement, Otaku n’était pas le seul candidat à Star City, où les super-vilains autoproclamés pullulaient. « En tout cas, tu as raison, il faut envisager des solutions qui collent à son mode de fonctionnement, le peu qu’on connaisse en tout cas. Son suivi est entre les mains de quelques agents qui connaissent parfaitement le dossier et enquêtent sur lui depuis… Trop longtemps. Ils évalueront au mieux la situation et décideront quoi faire, avec toi. » Comme il n’avait pas les noms des agents et enquêteurs en question en tête, il repoussa le fichier de Barrett pour en saisir un autre, fraîchement balayé. Il extirpa l’une des feuilles de la pochette, sur laquelle on pouvait lire le nom des contributeurs et toutes les parties prenantes de l’investigation, puis la tendit au jeune homme. « Va les trouver dès que possible. Ils ont probablement envie de t’interroger personnellement sur ce qui s’est passé, de toute manière… »

Les agents avaient certainement d’ores et déjà pris connaissance des déclarations et du compte-rendu de Barrett, et ne devaient pas manquer de questions à lui adresser. Le pauvre allait vivre bien des sollicitations… Et à sa manière, Gabriel lui imposait d’autres images et sujets dont il se serait certainement passé ! Pourtant, quand le major comprit que Barrett le prenait aux mots quant à sa romance avec l’Archimage, il ne put s’empêcher de sourire largement et de taire toute trace de contestation dans sa physionomie. Oh non, c’était trop beau, trop précieux, d’avoir en face de soi un jeune aussi intelligent et délicieusement naïf – qui ne manquerait pas de rougir et bafouiller la prochaine fois qu’il verrait Adrian… ! Ah, le major donnerait cher pour être de la partie !

« Il n’y a pas de mal. J’espère que j’aurais la chance d’être là à votre prochaine sauterie. »

Il y a des occasions trop belles pour être ratées, et des mots trop succulents pour ne pas être employés à mauvais escient… Cependant, les mots et leur choix avaient de l’importance : ce qui avait été une simple comparaison – le cas Sherlock/Watson – devenait ainsi une véritable réflexion sur la complémentarité et le travail d’équipe. Sans difficulté apparente Barrett s’empara de l’image pour l’appliquer à son propre cas, s’attirant un signe de tête encourageant de la part du major.

« Tu es le mieux placé pour savoir avec qui tu ferais une belle paire… Et je suis plutôt convaincu par ton analyse. » En revanche, il ne savait pas qui pouvait être le Watson de l’analyste linguiste. Gabriel n’avait pas la chance d’avoir en tête tous les agents de l’organisme. C’était bien l’une des choses qu’il regrettait depuis qu’il était devenu commandant : il n’avait plus l’occasion de connaître personnellement ceux avec qui il travaillait. Les visages ne lui étaient pas inconnus, mais y associer des noms, et plus encore des personnalités et des faits d’armes, était devenu périlleux. À cet égard il avait davantage apprécié la période où il était chef d’une équipe d’intervention. « Quand ce sera le moment, il faudra te trouver un partenaire qui te corresponde. »

D’ailleurs, cette arrivée sur le terrain était peut-être moins lointaine et hypothétique que le pensait Gabriel… Il s’était figuré que Barrett était un homme de bureau, appréciant le travail posé et consciencieux. Se rendre sur les lieux de crimes et d’investigation n’était pas fait pour tout le monde, tout comme l’analyse et la recherche ne convenaient pas à tous. Rares étaient ceux qui excellaient dans les deux domaines…

« Possible, bien évidemment. » Il jugeait personnellement qu’il était important que chacun trouve une place qui lui corresponde et lui plaise, mais le commandant qu’il était devait aussi avoir en tête la notion d’utilité. « Mais qu’est-ce que tu entends par aller sur le terrain ? Si je ne me trompe pas, ta spécialité est la traduction de langues encore inconnues, mh ? » Il croisa ses mains devant lui, et laissa courir ses yeux ambrés sur les traits du jeune homme, cherchant à détecter de la frustration, de l’inquiétude, ou tout autre signe de cet acabit. « Tu te vois dans un peloton d’intervention, dans une division d’espionnage ? »

Il devait savoir si l’envie de Barrett était effectivement juste une simple ‘vague idée’ ou s’il y avait réellement réfléchi, et identifié le poste rêvé correspondant à ses attentes.

« Parle librement, après tout si tu as des souhaits de formation ou autre, c’est le moment. »

De là à dire que Gabriel avait, quant à lui, déjà une petite idée en tête pour tester tout cela… Ce serait interpréter son sourire serein et son ton intéressé.
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Barrett Anderson

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Mer 19 Avr - 15:23 Message | (#)

Le major gagna davantage de respect de la part de Barrett lorsqu'il avoua ses lacunes concernant le cas du Docteur Otaku. C'était tout à fait compréhensif vu que Star City était déjà le terrain de plusieurs menaces inquiétantes. D'un autre côté, ce constat n'était pas très rassurant car en connaissant le niveau de dangerosité d'Otaku, savoir que le major Colt concentrait son attention sur d'autres menaces au moins aussi, si ce n'était plus, redoutables, c'était carrément flippant, comme diraient certains.

– Entendu, répondit le jeune homme en prenant la feuille qui lui tendit son supérieur J'irai les consulter directement après notre entretien. affirma-t-il avec détermination.

Puis, après avoir consulté l'intégralité du document, il le rendit au major. Pas besoin de garder la feuille quand on avait une super-mémoire pour enregistrer les informations. Ça ferait des économies de papier et d'encre. Pour ce qui était de la perspective de devoir faire son rapport à nouveau, il était moins confiant et moins enthousiaste, mais il en comprenait l'intérêt alors Barrett ne reculerait pas devant cette perspective. Il n'essaierait même pas de la repousser en faisant un détour par la machine à café ou par le bureau de Lou. Pourtant, une longue discussion sur la meilleure manière de numériser des données extra-terrestres ne lui ferait pas de mal.

Enfin s'il survivait à certaine discussions.

– Je, hum... oui... Je ne pense pas que le terme soit bien adapté à... mais oui, bien sûr. bafouilla le jeune traducteur qui tentait d'afficher son enthousiasme tout en dissimulant son malaise et son incompréhension.

Un échec total, vous le devinerez aisément.

Et mine de rien, la conversation sur le potentiel et conseillé futur binôme encore inconnu de Barrett n'arrangea pas vraiment les choses. Parce que si un tel sujet provoquait bien moins de gêne d'un point de vue social, il plongeait Barrett dans des réflexions pour le moins compliquées, n'étant pas habituer à arborer un tel point de vue. C'était là presque une remise en question philosophique qui se tenait devant lui et le jeune homme n'était pas certain de pouvoir la mener à terme maintenant, tout de suite, dans le bureau du major. Ça demanderait au moins quelques jours et nuits de réflexion. Au moins. Mais d'après l'expression sur le visage de Gabriel Colt, ce devait être l'effet recherché. Cela faisait certainement partie de ces choses qui n'étaient pas supposées trouver de réponse dans la minute qui suivait, mais plutôt sur un terme un peu plus long. Là encore, on s'éloignait des prédispositions de l'agent junior dont l'esprit favorisait plutôt les décisions plus rapides. Mais pas forcément bonnes, comme sa dernière mésaventure avait pu le prouver...

– D'accord, je tâcherai de prendre en compte tous ces paramètres. assura un jeune homme qui aurait sans doute avoir pu l'air convaincu mais qui, au moins, affichait de la bonne volonté.

Celle-ci gagna d'ailleurs en fraîcheur lorsque le sujet d'une activité sur le terrain se posa et que le major interrogea le muté sur son éventuelle utilité. Dire que Barrett avait réfléchi à la question serait un euphémisme.

– Oh je n'affirme pas que je pourrais être utile tel que je suis aujourd'hui. Enfin... il y aurait beaucoup de travail et de formation à prendre en compte, évidemment, donc Mais je pense surtout, pour prendre un exemple, hum... relativement récent relativement, hein, parce que 2012... Mes capacités auraient pu être utiles lors d'une intervention telle que celle de l'exploration du vaisseau qui s'est crashé en mer, il y a quelques années. Et de manière générale, elles pourraient faciliter les échanges avec des êtres, disons... des individus usant de moyens de communication inconnus.

Ce n'étaient pas les exemples qui manquaient. Et l'UNISON avait beau disposer d'éléments Atlante et Utopien, on savait qu'il existait même sur Terre des cultures encore inconnues capables de réserver quelques surprises, bonnes comme mauvaises. En toute objectivité, les compétences omnilinguistiques du jeune Anderson ne manqueraient pas d'être utiles. Et sinon...

– Sinon, je suis une formation informatique assez poussée et je pense pouvoir développer assez rapidement des talents de hacker qui pourraient être utiles sur le terrain.

Il le pensait en toute modestie, sachant que ses pouvoirs facilitaient grandement son apprentissage dans le domaine de l'informatique. Il n'était pas difficile de l'imaginer mettre à profit de telles compétences sur le terrain dans des rôles de soutiens importants, que ce soit auprès des équipes d'intervention que d'infiltration.

– Après, je pense que mon mode de travail serait plus utile lors d'opérations préparées à l'avance, surtout si elles exigent un travail de recherches en amont. Mais je suppose que dans tous les cas, une certaines polyvalence sera requise alors ma prise de poste devrait vraiment dépendre de l'évaluation de mes performances.

On pouvait dire qu'il n'était pas particulièrement capricieux et qu'il n'était pas du genre à dire à ses supérieurs comment il devait travailler. Barrett présentait la chose de la manière la plus objective et pragmatique possible tout en ayant conscience du fait que tout ceci restait assez théorique tant qu'il n'avait pas entamé de formation pour les opérations de terrain. Le jeune homme se doutait bien que cela prendrait plusieurs mois, voire années, pour se faire. Après, pour ce qu'un était d'une identification exacte, le jeune Anderson n'avait pas d'idée figée en tête. A vrai dire, il voulait surtout aller là où il serait le plus utile. Sauf peut-être...

– Autrement... j'avoue avoir toujours rêvé de faire partie d'une équipe similaire à celle du Capitaine Kirk dans Star Trek ou encore celle du SG1 de Stargate, mais cela relève du fantasme fictif et je doute que cela corresponde exactement aux objectifs de l'UNISON. Peut-être que les projets Observatoire et Shiva s'en rapprocheraient le plus mais... je ne suis pas sûr d'être un candidat possible.

Ou comment donner une réponse sérieuse, voire très sérieuse, par certains aspects, en y mêlant des références culturelles un peu moins sérieuses.
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Mer 3 Mai - 20:55 Message | (#)

Toute organisation repose sur une maxime simple : placer les bonnes personnes au bon endroit, là où leur potentiel individuel peut s’épanouir pleinement, au service du groupe. Un commandement simple qui, comme souvent, se révélait plus complexe à appliquer dans la réalité. Nul besoin d’être un génie stratégique pour placer les agents solides et physiques sur le terrain, il était en revanche moins aisé de définir le positionnement des personnes « ressources » dont les qualités intrinsèques les destinaient plutôt à être placées en retrait. Gabriel, toutefois, n’était pas fermé aux idées nouvelles. Bien qu’il fût lui-même un soldat d’intervention, il avait conscience de la faiblesse des hommes dits d’action, dès lors qu’ils se trouvaient privés des précieux apports des travailleurs de l’ombre : ceux qui, méthodiquement, décortiquaient les caractéristiques des uns et des autres, distinguaient les alliés des ennemis, trouvaient des failles. Ainsi il vit d’un bon œil les réflexions de Barrett qui semblait, une fois encore, avoir mûri la chose de son côté.

« C’est vrai. On marche souvent dans l’ombre sur ces interventions, celle-ci ne fait pas exception. » Est-ce que la présence d’un homme comme Barrett aurait pu faire la différence ? Peut-être. Le major devait de toute manière admettre que l’UNISON avait manqué de moyens pour mener parfaitement à bien cette mission. « C’était en fin d’année 2012. » Cela faisait moins de quatre ans, et pourtant, celui lui semblait si loin. Sans doute parce qu’à l’époque, il était encore marié, et père. C’était presque…une autre dimension. « Tu devais être un bébé à l’époque. » Sourit le commandant, taquin dès qu’il pouvait l’être.

Il grimaça à l’évocation de l’informatique, domaine qui lui était étranger et lui filait de l’urticaire. Quand il avait essayé de s’y plonger – pas assez, comme diraient les mauvaises langues le connaissant bien – il n’avait absolument rien compris. Contrairement à Barrett, il était pitoyablement mauvais en langue, et le langage informatique ne faisait pas exception.

« Ça me fait mal au cerveau rien que d’y penser, mais vu le développement du monde aujourd’hui, des capacités dans le domaine s’avèrent utiles… Voire indispensables, dans un organisme comme le nôtre. Trop souvent des équipes d’intervention se retrouvent mises en difficulté à cause de techniques et gadgets contrôlés à distance. » Il n’entra pas dans les détails, ceux-ci étant souvent abscons pour lui, et non avenus pour le moment dans leur discussion. « Tout ça pour dire que je suis plutôt ouvert à ton idée. Sous réserve de formations adéquates… Mais tu t’adapteras vite, j’en suis certain. »

À vingt-deux ans, Barrett avait largement le temps et l’énergie pour absorber les apprentissages et tests qui lui seraient imposés, pour son bien et celui de l’UNISON, s’il décidait véritablement d’avoir un impact plus direct lors des missions de terrain. Gabriel se promit d’en échanger avec les supérieurs directs du jeune homme, ne serait-ce que pour recueillir leurs avis, quand Barrett fit une allusion prompt à faire scintiller ses yeux ambrés… Star Trek ? SG-1 ? Le garçon ne se doutait probablement pas qu’il faisait vibrer la corde sensible du commandant, qui s’emballa tout de go.

« Heureux de voir que malgré les années, les rêves perdurent… ! Quand j’étais enfant, je voulais devenir Jack O'Neill. » Et à attendre le frisson dans sa voix, il n’était pas difficile de comprendre que c’était toujours le cas. « L’UNISON c’est ce qui se rapproche le plus de ce rêve, même si tu n’en as peut-être pas le sentiment au quotidien… » Lui-même, rattrapé par les tâches administratives et les enjeux politiques, perdait de vue le fond et le cœur de son métier, sa vocation, ses valeurs… « Il faut que tu t’accroches, c’est important. »

Il acheva cette phrase destiné tant à Barrett qu’à lui-même avec un discret sourire, bientôt évaporé sur son visage pensif. Une poignée de secondes s’écoulèrent avant qu’il ne fasse signe au jeune homme d’attendre, et décroche le combiné de sa ligne directe avec Tristan – son secrétaire. Les deux hommes échangèrent un instant, quelques obscures paroles s’échappèrent des lèvres de Gabriel qui demandait « s’il est toujours là », « si le périmètre est bouclé » avant qu’il ne raccroche et ne se tourne vers Barrett, mains croisées sur son genou plié, et risette maligne aux lèvres.

« J’ai une affaire sur le feu… Je comptais dépêcher une petite équipe sur place mais, tout ça, ça m’a fait réfléchir, et ce serait l’occasion de voir si ça te plaît, et comment tu te débrouilles. » Gabriel était coutumier de ce genre de proposition spontanée. Il n’était pas fan des procédures de recrutement interne qui imposaient des séries de test, pour lui, rien ne valait « LE » test grandeur nature. Bien sûr, il choisissait plutôt des situations peu dangereuses, même si nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise… « On nous a signalé de petits accidents au Star Park déclenchés par, il semblerait, une forme de vie extraterrestre avec laquelle nous n’avons pas encore réussi à établir de contact. Elle ne semble pas parler notre langue. » Évidemment, Gabriel accepterait un refus, ce qui ne l’empêcha pas d’en rajouter une couche. « Tenté ? Je serais O’Neill, tu serais mon Daniel Jackson. » Presque romantique.
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Jeu 4 Mai - 16:21 Message | (#)

Ne pas laisser un sourire large et fier se dessiner sur sa bouche lorsque le major lui donna raison fut assez délicat pour Barrett. Heureusement qu'il n'était pas spécialement démonstratif comme garçon.

– Mais enfin, monsieur, je n'avais que... commença le traducteur avant que cela ne fasse « tilt » dans sa tête Oh...

Il rougit et baissa un peu la tête. Il fallait vraiment qu'il apprenne à reconnaître l'humour et notamment le second degré. C'était d'ailleurs l'une des seules faiblesses que ses capacités de traducteur pouvaient comprendre, sa propension à tout interpréter au mot près sans prendre de recul. Autant le jeune muté arrivait à s'améliorer quand il s'agissait de traduction, mais pour les conversations... L'agent junior se racla la gorge pour chasser cette gêne et passer à la suite de la discussion comme si de rien était en essayant également d'ignorer le regard/sourire ou rire potentiellement moqueur ou critique de son supérieur.

– Bien sûr, répondit-il au sujet des formations nécessaires.

Lui-même serait le premier à trouver la perspective de le mettre sur le terrain dès demain entièrement ridicule. Et puis, accessoirement, il doutait fortement de voir sa psychologue valider la chose tant que son haptophobie n'était pas mise sous contrôle. Ce qui risquerait bien de prendre quelques mois, d'après elle, en étant optimiste. Sur un sujet un peu plus léger, cependant :

– Si vous voulez je peux essayer de vous donner quelques cours. proposa-t-il timidement, pensant que c'était la chose polie à faire.

En vrai, il n'était pas certain que ce soit une très bonne idée. Ses capacités pédagogiques étant assez limitées. Présentes, certes, mais largement perfectibles. A choisir, Barrett recommanderait plutôt Lou Gravet pour ce genre de soutien personnel. Une telle association devrait tout de même réserver des moments hauts en couleurs d'après ce que le jeune Anderson savait des deux partis. D'autant plus que la culture populaire du major Colt s'avéra particulièrement riche comme il le découvrit en constatant que Gabriel connaissait bien une des séries qu'il venait de mentionner. Aaah, le pouvoir de la culture...

– Vraiment ? Je ne pensais pas que vous regardiez ce genre de chose...

Au premier abord, Gabriel Colt donnait plutôt l'impression d'être du genre à ne regarder que des films de Western. Sans doute à cause de son nom de famille. En tout cas, cette révélation amusait beaucoup Barrett qui se surprit à rire presque avec bonne humeur, ce qui ne lui était pas arrivé depuis l'épisode avec Docteur Otaku. Il fallait dire que le personnage fictif ressemblait pas mal, d'après ce que le traducteur savait, au major.

– Je ferai de mon mieux. Vous êtes bien la preuve vivante que ce genre de rêve peut se réaliser.

C'était rassurant de savoir que Barrett n'était pas le seul à avoir assimilé l'UNISON à l'une des fictions ayant bercé son enfance. Quoique, dans le cas du major, la référence ne datait peut-être pas de sa tendre enfance, si mes calculs sont bons. Le linguiste se demandait bien quelles pouvaient être les autres références ayant bercé son enfance et adolescence mais la réalité les rattrapa et un coup de téléphone mit un terme à l'imaginaire du muté.

– Comment ? Maintenant ? Vous êtes sûr ? demanda un Barrett qui avait l'impression qu'on lui demandait de montrer comment il savait nager en plongeant dans un fleuve sans enlever ses habits Ma foi... si vous pensez que je peux aider. finit-il par dire.

Après tout il s'agissait du grand manitou du Brett Building, il ne prenait certainement pas de décision à la légère, pas vrai ? Même Jack O'Neill ne ne montrait pas aussi insouciant... n'est-ce pas ? Bien qu'il ait donné son consentement, l'étudiant n'était pas très rassuré. Principalement inquiet à l'idée de ne pas se montrer utile ou pire de causer plus de problème que d'y apporter des solutions. Et évidemment, sa triste expérience récente ne l'aidait pas beaucoup à prendre confiance en lui. A ce niveau, seul son supérieur arrivait à l'inciter à ne pas trembler des genoux. Accessoirement, la mention de formes de vie extra-terrestres l'empêcha de dire non, même si ça aurait été la chose la plus raisonnable à faire. A la place, il se leva pour amorcer leur départ imminent et surtout pour affirmer sa détermination.

– De quel genre d'accident est-il question ? demanda-t-il sur un ton et avec un air des plus sérieux. Presque professionnel, mais en vérité surtout curieux.
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Dim 21 Mai - 13:41 Message | (#)

Si Barrett doutait de ses capacités à enseigner, Gabriel lui était certain d’être un élève absolument terrible. La mauvaise volonté du major à ingurgiter un discours informatique et/ou scientifique était, en plus, proportionnelle à la bonne volonté et à la passion qui animaient les détenteurs de ce savoir : autant dire qu’un certain nombre de braves agents s’étaient cassés les dents devant sa criante désinvolture. Il serait bien cruel d’infliger un tel supplice au malheureux jeune homme, qui était peut-être encore bercé par la confortable illusion que ses supérieurs ne pouvaient être que des personnes ouvertes d’esprit, douées de logique et forces de travail incomparables… ! Inutile d’apprendre si jeune cette subtilité, il y avait bien d’autres leçons dans lesquelles se plonger corps et âme, et Gabriel avait bien l’intention d’en accomplir une aujourd’hui – nul doute que Barrett allait sauter de joie !

Du moins, une fois la surprise de rigueur passée. En entrant dans ce bureau, l’agent junior ne s’était certainement pas attendu à se retrouver directement propulsé sur une affaire, aussi encadrée et mineure soit-elle – même si cela n’était pas encore avérée. Il n’y avait pas de quoi commencer à regretter d’avoir évoqué les missions de terrain… et de remettre en cause la conception de « formations indispensables » du commandant ! Celui-ci observa le jeune homme rassembler sa motivation avec un sourire en coin, sans intervenir dans un premier temps, puis n’éleva sa grosse carcasse qu’une fois la décision prise.

« Excellent choix ! » Bondissant sur ses pieds, ravi de quitter son bureau et la paperasse qui réclamait son attention, il emboita le pas à Barrett en lui faisant signe de le suivre. C’est sur le chemin menant aux garages de l’organisation qu’il s’attacha à lui donner les explications nécessaires. « Oh, trois fois rien… » Souvent, l’allusif était mauvais signe. « À dire vrai, s’il n’y avait pas eu de nombreuses itérations, nous n’aurions jamais pensé que cela pouvait nous intéresser. Ce qui nous dit qu’il y a une présence, est une série d’épiphénomènes anodins : des passants arrosés quand il passe près du cours d’eau, sans qu’ils n’aient vu personne. Des bourrasques interdisant certains accès du parc. Des balles et frisbees qui n’ont jamais été retrouvés par leurs propriétaires. On nous a aussi rapporté des jupes levées, systématiquement accrochées par des branches qui n’étaient pas là auparavant. » Ah, vivement la saison estivale… « En somme, rien de bien bouleversant, mais un duo d’agents se sont rendus sur place pour voir ce qu’il en était. Ils ont localisé la source et à ce moment, je cite, ‘entendu du charabia, prononcé d’un ton peu aimable’. C’était hier soir. »

Ils arrivèrent aux abords d’un véhicule de fonction, citadin, simple, estampillé du logo de l’UNISON sur les deux portières avant. À proximité, Gabriel précisa. « Le parc est à côté, mais je préfère avoir une voiture disponible, si jamais on doit pousser plus loin… » Parant à toute éventualité donc, il prit la place du conducteur et laissa à Barrett le temps de s’installer tandis qu’il effectuait les réglages d’usage de son côté. « Des idées sur comment on doit mener cette approche ? »

Une question ouverte qui pouvait sembler complexe, d’autant plus que l’étudiant n’avait pas le loisir de s’appuyer sur une longue expérience en la matière. Néanmoins Gabriel n’attendait pas une réponse en particulier, et lançait simplement la réflexion pour que Barrett puisse développer sa propre pensée. Se faisant ils sortirent du garage et rejoignirent les abords du parc, où une place leur était réservée : Tristan avait passé un coup de fil pour s’assurer du confort de l’opération. Sortant le premier, Gabriel réajusta la veste de son costume et remisa, à regret, son étui à lunettes de soleil dans la boite à gant de la voiture. Le temps était maussade, humide et lourd, les nuages se chargeaient et menaçaient de claquer l’orage sur Star City.

« Un expert s’est penché sur la question, et a indiqué qu’il était possible que nous allions faire face à un être capable de maîtriser les éléments. Ou en tout cas, qui soit lié à la nature, ce qui expliquerait pour partie le choix du parc. » Il tira de l’intérieur de sa veste un plan du parc, sur lequel figuraient des croix et divers cercles concentriques. « Les croix localisent les divers phénomènes reportés. En faisant des rapprochements, » De l’index, il désigna alors les différents cercles. « Il a pu retracer les déplacements de notre ami. Si les calculs sont bons, il devrait être par ici. » Son doigt tapota la zone, colorée de rouge. « Dans ces fourrées proches du lac. Par précaution, on a fait évacuer le parc, on a toute la latitude pour opérer… Mais ça veut dire aussi que notre coquin leveur de jupes sait probablement qu’il se trame quelque chose. » Encourageant, n’est-il pas ? Tout sourire, Gabriel enchaîna avec un enjoué et naturel. « Prêt ? »
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Ne tiens pas ta langue } Barrett

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