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Légion des Etoiles
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Adrian Pennington

Légion des Etoiles
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Nombre de Messages : 4154
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ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Yarochenko
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Âge du Personnage : 117 ans, la trentaine en apparence
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ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
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Lun 6 Fév - 20:49 Message | (#)

Elle avait effectivement meilleure mine et il était presque surpris de la voir vêtue de manière typiquement africaine. Oh, ce n'était pas la première fois bien entendu, mais ces souvenirs remontaient à plus d'une quarantaine d'années, alors qu'ils voyageaient encore tous les deux à travers l'Afrique. Un sourire ourla finalement ses lèvres alors qu'elle les rejoignait et s'il hésita quelques instants à lui donner quelque chose à porter, Adrian céda tout de même. Il n'avait pas envie qu'elle s'imagine qu'il la pensait faible ou incapable de subvenir seule à ses besoins, mais il la couvrit d'un regard inquisiteur au cas où un vertige – ou quelque chose de ce type – la prendrait.

Finalement, ils se débarrassèrent de tout leur chargement tout en répondant aux multiples questions que l'immortelle leur posait, puis entreprirent d'appeler un autre taxi qui les mènerait à l'hôpital. L'espace d'un instant, le centenaire craignit que son amie ne se débine et ne refuse d'y aller, mais elle se montra plus docile qu'il ne l'avait imaginé en les accompagnant jusqu'au bâtiment du genre le plus proche du manoir. Très honnêtement, vu l'état dans lequel elle était, il s'imaginait qu'elle devrait peut-être y passer la nuit ! Mais il décida tout de même d'attendre qu'un médecin le lui confirme. Ainsi donc, lorsqu'elle leur conseilla de rentrer durant les examens, Adrian décida de rester surplace tandis que Sallah rentrait au manoir pour s'assurer qu'un feu et une petite collation seraient prêts lorsque les deux amis rentreraient. C'est qu'il fallait « la remplumer » comme il le soulignait si bien !

Au terme des examens de la jeune femme, Adrian appela un nouveau taxi qui les conduisit au manoir où ils purent trouver un peu de quiétude bien mérite. L'Archimage aurait apprécié de la garder encore quelques jours au chaud avant qu'elle ne se mette à vaquer à ses affaires, mais il se doutait qu'elle risquait de refuser. Pourtant, elle lui semblait encore très frêle et affaiblie malgré le fait que les médecins l'avaient laissée rentrer chez elle. Peut-être que c'était son côté « papa-poule » qui ressortait même avec elle ? Possible.

Après qu'elle ait été invitée à s'installer dans le salon face au feu, Sallah lui demanda si elle souhaitait boire un petit thé ou quelque chose de ce genre, puis alla préparer le tout tandis qu'Adrian s'asseyait à proximité de son amie. Cette dernière semblait tout de même un peu plus apaisée que précédemment, à moins que ce ne soit l'esprit du vieux mage qui lui faisait voir ce qu'il voulait. Ses yeux se posèrent sur le visage de l'ancienne esclave lorsqu'elle se rapprocha de lui pour lui glisser une demande parfaitement légitime. Il était vrai qu'elle avait beaucoup dû parler d'elle et pourtant, Adrian la savait pudique et parfois même timide d'une certaine manière. Autant dire que cela n'avait pas dû être facile pour elle, mais c'était pour son bien ! Quant à Adrian, il ne voyait pas vraiment quoi lui raconter. Sa vie avait été d'une régularité et d'une monotonie presque effrayante au cours des deux dernières années. En vérité, la disparition d'Amaryllis avait coïncidé avec le départ d'Heather Cooper qui avait certainement été le seul véritable chamboulement dans sa vie depuis son arrivée à Star City – si l'on omettait ses sorties avec le Major. Autant dire qu'il ne voyait pas trop quoi répondre. Pourtant, après quelques secondes de réflexion, un sourire ourla ses lèvres et il prit la parole :

« Oh, pas autant que tu sembles le croire. Pour ma part, tout a été très calme depuis ton absence. Je crois pouvoir dire que peu de choses ont changé depuis. » Mis à part le départ de June. « Mais Sallah s'est pas mal dépensé. Il a eu un malaise en décembre 2014, peu de temps après ta dernière visite d'ailleurs. Il a dû être hospitalisé un bon moment, c'était une histoire de malaise cardiaque et de « trop de sucre dans le sang », donc autant dire que je le serine autant que toi pour voir le médecin de temps en temps. » Il avait pris un ton calme, mais pourtant cette période-là avait été très difficile, surtout qu'il n'avait pas eu le droit de le voir comme « n'étant pas de la famille ». Mais il passa rapidement à la suite. « Et dis-toi que depuis l'été dernier, notre cher petit a trouvé une dulcinée. Enfin, il prétend que ce n'est rien de bien sérieux, mais je crois tout de même faire la différence entre les deux. Il s'absente de temps en temps pour aller l'aider – c'est une mère célibataire – mais je pense qu'il t'en parlera seul. »

Il marqua une pause, hésitant à relancer la discussion sur elle, mais comprit qu'elle avait besoin d'un peu de tranquillité à ce niveau et décida finalement de terminer ses explications sur cette remarque.
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Dim 19 Fév - 15:46 Message | (#)

Ce retour et surtout ce passage entre les mains du corps hospitalier s’était passé vite et mieux que ce qu’elle avait pu anticiper. Certes, son état restait fragile et elle aurait besoin de repos, mais sa condition était suffisante pour qu’on la laisse en paix : Amaryllis ne désirait rien de plus. Elle se sentait même étrangement revigorée, le sang fouetté par cette bonne nouvelle et l’anticipation d’une convalescence qui se ferait en douce compagnie. Bien que la dite compagnie ne manquait pas d’œillades soucieuses et couvait le moindre de ses pas – elle ne s’en ombrageait pas le moins du monde, flattée et sans doute soulagée de ne pas avoir à affronter tout cela seule.

Un profond soupir de satisfaction et de soulagement souleva sa poitrine lorsqu’ils passèrent l’huis familier du manoir Pennington. Un doux fumet lui enveloppa immédiatement les narines, signe de la présence rassurante de Sallah qui œuvrait derrière les fourneaux. Avec des mouvements lents et prudents, elle prit place dans un fauteuil à l’aspect confortable. L’assise l’accueillit en s’affaissant légèrement, et dans sa structure protectrice elle paraissait toujours plus petite et mince. Toujours aux petits soins, l’égyptien fut accueilli par un sourire sincère et plein de gratitude.

« Un thé serait vraiment parfait, à la menthe comme tu sais si bien les faire. Merci. »

Elle croisa doucement les jambes en prenant garde à replacer le tissu correctement sur sa peau, puis porta toute son attention sur son ami. Adrian n’était pas du genre à mentir ou à faire des cachotteries, mais elle fut surprise d’entendre que l’existence de l’Archimage était relativement calme et libre de grandes aventures.

« Allons donc ? Tu n’es pas sollicité de toute part, et en proie à une flopée de phénomènes étranges et inexpliqués ? »

Elle répugnait à prétendre qu’un Légionnaire de sa stature devait être forcément la cible de l’attention des médias et des provocations des âmes les plus sombres de Star City… Ses lèvres se pincèrent à cette pensée, qui mourut sur sa langue au moment même où Adrian évoqua l’état de santé de son protégé. Les yeux de la mambo s’écarquillèrent légèrement et ses sourcils se froncèrent, l’inquiétude viscérale prenant le pas sur toute autre forme de réflexion.

« Tu le serines… Mais il le fait n’est-ce pas ? C’est très sérieux, il ne doit pas prendre sa santé à la légère. » Il n’y avait pas mieux que deux immortels pour donner des leçons d’hygiène de vie, n’est-ce pas ? « Quand tu parles de sucre dans le sang… C’est du diabète ? J’espère qu’il ne mange pas ses pâtisseries… Elles sont succulentes, mais gorgées de miel et de sucre. »

Le pauvre Sallah risquait d’en avoir rapidement plein le dos du duo ‘maman et papa poule’, dès qu’elle irait mieux Amaryllis ne manquerait pas de l’abreuver de conseils. Heureusement Adrian n’avait pas que des nouvelles déplaisantes… Contrairement à Mateso qui avait rapidement constitué une belle et grande famille, Dorian et Sallah faisaient figure d’éternel célibataire ne souhaitant pour rien au monde fonder leur propre foyer. Même si elle avait aimé devenir grand-mère, Amaryllis ne leur en avait jamais fait le reproche – cela ne l’empêchait pas d’arborer une risette immense à l’annonce, qui illuminait son visage émacié.

« Oh… As-tu rencontré l’heureuse élue ? » Cela ne semblait pas le cas, mais son ami ménageait peut-être un suspens ? « Je reconnais bien là notre Sallah… Courtiser une dame sans se formaliser de son passé. » Plus d’un homme ferait la fine bouche en apprenant l’existence d’une descendance issue d’une précédente relation. « Malin comme il est, il s’est peut-être même dit que c’était mieux comme ça. »

Après tout, une maternité n’avait rien de simple ! Devenir « père » avec un enfant déjà plus grand, cela pouvait faciliter la vie. Toute heureuse qu’elle était d’en savoir plus sur ce qui avait occupé Sallah ces deux dernières années, elle restait un peu sur sa faim quant à l’activité du mystérieux Archimage… Y avait-il réellement rien de probant à raconter, ou bien se plaisait-il à jeter un voile pudique sur sa vie ? Amaryllis n’était pas du genre à insister et à fouiner, mais elle s’interrogeait tout de même.

« Tu m’as parlé de Sallah… Mais tu es resté discret sur toi-même. Dois-je me rapprocher de lui pour en savoir davantage sur son cher père ? »

Oh, c’était peut-être encore le moyen le plus simple d’en apprendre plus ! Adrian étant pudique et naturellement modeste, il penserait probablement qu’il allait l’ennuyer avec ses récits – or, c’était tout le contraire.

« Tu es modeste et discret, cela fait ton charme. Te fendrais-tu néanmoins d’un peu de grandiloquence, pour moi ? »

Appuyant son coude contre le bras du fauteuil, elle lova son visage dans sa main pour mieux embrasser son ami du regard. Ainsi pleine d’attention et les yeux brillants, elle attendait religieusement son histoire. Il aurait été sage de ne pas en demander plus, mais les démons et les mauvaises habitudes ont la dent dure.

« Après tout, tu es toujours un super-héros, n’est-ce pas ? » Le ton n’était ni piquant, ni agressif, même si l’on lisait de l’amertume sur ses traits. « Je ne déments pas mes paroles, mais je regrette que nous nous soyons quittés fâchés. » Dire qu’elle aurait pu mourir là-dessus, quel souvenir allait-elle lui laisser ? « Je suis désolée. »
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Lun 20 Fév - 10:58 Message | (#)

La question de son amie pouvait avoir l'air innocente, mais Adrian craignait qu'elle ne dissimule quelque chose de plus sombre. Le sujet de l'héroïsme avait été épineux la dernière fois qu'ils en avaient parlé et lui qui fuyait toute forme de conflit – ironique pour un Super – avait tout de même été confronté à une dispute. Il préféra donc s'abstenir de répondre, laissant le sujet de Sallah prendre le dessus. Il ne fut pas très étonné de la voir aussi inquiète, lui-même avait frôlé l'arrêt cardiaque en apprenant les risques que son fils prenait en consommant autant de sucreries et autres pâtisseries dont il avait le secret. Il fronça légèrement les sourcils, laissant une expression soucieuse apparaître furtivement sur son visage avant de disparaître, pudeur oblige. Ses prunelles se posèrent sur le visage de son amie tandis qu'il hocha la tête.

« Oui, du diabète. Pendant son hospitalisation j'ai vidé tous les placards pour enlever ce qui aggraverait son état de santé, mais quelques jours après son retour il avait tout rempli avec la même chose. Quand je lui fais la remarque, il me dit qu'on n'a qu'une vie et qu'il ne veut pas la passer à surveiller sa « dose de plaisir ». »

Il esquissa un sourire, laissant croire que cela l'amusait alors qu'en vérité, ça le tracassait. Il n'était pas rare qu'il se réveille dans la nuit en se demandant si Sallah allait bien ou s'il avait fait une crise dans son lit. Malheureusement, il était un peu trop vieux pour que son père adoptif ne s'amuse à venir vérifier son état de santé au milieu de la nuit. Le cœur du vieux mage se serra alors qu'il songeait à la perspective que Sallah allait un jour le quitter, comme toute sa famille jusqu'à présent, mais il garda ces pensées sombres pour lui, soucieux de ne pas assombrir l'humeur déjà assez noire de son amie.

« Au final, peu importe leur âge, ils restent aussi têtus que quand ils étaient encore enfants. » Ce qui était la plus pure vérité ! « Mais non, je ne l'ai jamais rencontrée. Il est très pudique comme tu le sais et je me dis qu'il fera les présentations le jour où il le souhaitera. La seule chose qui m'importe, c'est de savoir qu'il est heureux, le reste.... » Il haussa les épaules. « Enfin, je crois qu'il est content de jouer un peu le rôle de père de substitution. Ça a l'air de bien se passer avec les enfants et je crois qu'au fond, il regrette de ne jamais avoir fondé sa propre famille, même s'il dit le contraire. »

Et Adrian se sentait forcément coupable puisque le jeune homme avait jadis décidé de se dédier à son père adoptif pour éviter qu'il ne finisse seul. Une vie de dévouement que l'Archimage ne pensait pas mériter, mais une fois de plus, il garda cette pensée pour lui. Son désir d'anonymat était toujours aussi fort, mais c'était sans compter sur Amaryllis qui était particulièrement douée pour s'interroger sur des sujets qu'il s'efforçait de garder secrets. Oh, pas par égoïsme ou manque de confiance, mais uniquement par pudeur.
Un sourire ourla ses lèvres.

« Tu sais qu'il ne me trahirait pas ! » Sauf que ce n'était pas une trahison de lui parler, bien sûr. « Mais tu sais, ce n'est pas de la modestie, juste la vérité. »

Adrian ne se sentait plus aussi méritant qu'à l'époque : il passait ses journées à travailler à Star High, au musée ou le nez dans les livres. Rien qui ne méritait d'être souligné ! Quant à sa vie sentimentale, depuis le départ d’Heather quelques semaines après l'hospitalisation de Sallah, autant dire qu'il n'y avait plus rien à aborder. Sauf que son amie avait visiblement une idée bien précise du sujet qui l'intéressait et il ne put s'empêcher d'humecter ses lèvres dans un geste de réflexion.

« Tu n'as pas à l'être, je suis aussi responsable que toi. Tu vas rire, mais c'est la première fois depuis longtemps que je me disputais avec quelqu'un. J'ai toujours pris soin de ne jamais quitter quelqu'un en étant fâché... j'ai bien cru que tu ne me pardonnerais pas et que tu étais absente à cause de ça. » Il se sentait aussi coupable de ne pas l'avoir mieux cherché. « Enfin... je crois que tu te fais trop d'idées sur mon rôle. Je ne suis plus vraiment un héros. J'appartiens à la Légion, je ne le cache pas, mais je n'agis que pour les affaires de magie. Ça me permet d'être plus efficace et plus rapide dans mes interventions, cela dit, je n'ai plus l'âge de jouer aux héros comme avant. » Il sonda son regard. « Tu es agacée parce que tu t'inquiètes, mais tu sais, même sans être une héroïne tu as été en danger. C'est quelque chose qui est difficile à éviter de nos jours.... »

Le ton de sa voix était très calme et doux, soucieux qu'il était de ne pas la brusquer.
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Sam 4 Mar - 1:48 Message | (#)

Les révélations d’Adrian ne furent pas pour satisfaire Amaryllis, dont le souci doubla lorsqu’elle perçut l’expression préoccupée de son ami. Bien qu’indubitablement papa poule dans l’âme, l’Archimage n’était pas non plus du genre à faire une montagne de problèmes insignifiants : s’il s’inquiétait, c’est qu’il y avait matière à le faire. Le mot diabète fut finalement prononcé et confirma – malheureusement – les soupçons de la centenaire qui inspira profondément, nez et bouche pincés. Sallah était trop vieux pour se voir interdire un comportement alimentaire, aussi peu indiqué soit-il, et trop têtu pour se laisser convaincre par une kyrielle d’arguments cent fois ressassés. Devaient-ils pour autant baisser les bras ? Certainement pas !

« Hors de question de le voir ruiner sa santé. Si les conseils ne suffisent pas, je pourrai peut-être mettre en place un rituel pour l’aider ? » Il n’était pas rare dans certaines cultures de faire appel aux sorciers et sorcières pratiquant le vaudou, avec l’objectif de se libérer d’une ou plusieurs addictions. Celle au sucre ne serait pas la pire qu’Amaryllis aurait traité, mais elle la préoccupait tout autant, dès lors qu’elle concernait Sallah. « Et par ‘peut-être’, j’attends ‘certainement’ et ‘très bientôt’. »

La couleur donnée, le ton se radoucit pourtant à l’évocation de la petite famille que l’égyptien avait finalement pu se constituer… Rassemblant autour de lui une jeune femme ayant déjà eu des enfants, Sallah s’était-il découvert une âme de père ? C’était ce que semblait dire et croire Adrian, pas fâché de ne pas avoir encore rencontré l’heureuse élue.

« Tu devrais exiger de rencontrer ta belle-fille et tes petits-enfants, c’est encore la moindre des choses. » Sourit Amaryllis qui, malgré l’aspect autoritaire de ses paroles, était sincèrement attendrie. « Et moi, je vais avoir de plus en plus d’informations à lui demander… » S’il ‘trahirait’ ou non son très cher père, elle en aurait bientôt le cœur net !

Toutefois l’heure de confronter Sallah devrait attendre, car c’est une autre urgence qui s’imposait à l’esprit de la Mambo… Depuis la veille elle y pensait, ressassant les derniers mots qu’ils s’étaient échangés avant qu’elle ne disparaisse de longs mois durant. Pendant son enfermement elle n’avait pas eu le loisir de se houspiller, elle avait maintenant l’occasion de prononcer son mea culpa – si la bonne intention de départ tiendrait le choc, c’était encore un autre sujet. Néanmoins Amaryllis n’avait pas attendu de retrouver sa liberté pour s’en vouloir… Cette dispute l’avait hanté, et conforté dans l’idée qu’Adrian ne s’alerterait pas si son ravisseur ne se manifestait pas… Il le confirma, avouant qu’il eut cru qu’elle s’était faite discrète par colère. Chose qui, si elle était honnête, aurait pu arriver en toute vraisemblance. Elle avait été véritablement échaudée par leurs échanges, supportant mal qu’Adrian ne se range pas à son opinion. Les années passant, la sagesse grandissant, elle devrait pourtant savoir que les croyances bougent rarement…

« Tu n’as rien fait de mal. » Soupira-t-elle, d’une voix lasse et un peu contrite. « Si ce n’est de refuser de te ranger à mon opinion, ce qui est tout de même une offense relativement grave. » Une vague risette affleura ses lèvres, bordée par ses boucles qui tombaient sur son visage. « Je suis pas certaine d’être en mesure de relancer une bataille aujourd’hui… Cependant, je n’ai pas signé d’armistice. Je sais que j’ai raison, et je ne comprends pas que tu ne le perçoives pas. »

Il était rare qu’une académiste telle quelle assure avoir raison avec un tel aplomb, preuve s’il en est qu’elle avait longuement réfléchi sur le sujet, et consolidé son opinion.

« Evidemment, je m’inquiète. Les affaires de magie peuvent être tout aussi violentes et perverses que les autres, être l’Archimage te renforce, mais fait également de toi une cible. D’autres avant toi pensaient pouvoir résister aux assauts des esprits tordus, des malveillants, ou simplement aux foudres de ceux qui ont peur… Et ils sont morts. » Elle avait bien sûr un nom en tête, et Adrian devait savoir à qui elle faisait allusion. Black Crow était un Archimage réputé, bien que son œuvre n’ait pas été reconnu à sa juste valeur. Sa triste fin marquait également les mémoires. « Tout le monde meurt, les dangers sont partout. Je veux bien l’entendre, même s’il s’agit à mon sens d’une excuse insuffisante. Je t’opposerai un autre argument : que crois-tu accomplir avec la Légion ? » Elle avait pu exprimer de telles pensées un an auparavant, mais pas aussi clairement et calmement – sa fureur avait prédominé, alors qu’elle semblait plutôt tristement résignée aujourd’hui. « Nous avons combattu côte à côte. Par le passé, tu as vu comme moi que notre rassemblement « pour le bien » n’a pas ramené la paix, mais seulement cristallisé les mauvaises intentions. Notre monde présente une dichotomie d’une affligeante tristesse, que la magie nous enseigne : l’Ombre n’existe pas sans la Lumière. L’équilibre, en tout temps, nous a régis. En choisissant un camp, toi le puissant Archimage, le gardien, n’as-tu pas insufflé le déséquilibre ? Tu brilles tellement fort que pour te contrebalancer, c’est une noirceur bien opaque qui doit être lancée sur le monde. »

Le discours pouvait sembler métaphysique, il restait construit, c’est tout du moins ce qu’elle croyait. Un air peiné traversa ses traits, et c’est d’une voix affligée, mais très douce, qu’elle chuchota finalement.

« Mais qui suis-je pour porter un jugement ? Je ne suis pas d’accord, mais je te fais confiance. Tu sais ce que tu fais… Cela peut malgré tout stimuler ton intellect de te faire contredire de temps à autre, n’est-ce pas ? »
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Adrian Pennington

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Sam 4 Mar - 13:01 Message | (#)

« Essaye de lui en parler avant, tu verras bien ce que ça donnera. »

La vérité, c'était qu'Adrian était vraiment soulagé d'avoir Amaryllis à ses côtés, notamment pour cette affaire-là. Lui-même avait toujours été trop... Légionnaire justement. Il refusait de sortir des chemins tracés par la loi et il ne pourrait jamais imposer à son fils d'obéir aux médecins. Il se sentirait coupable de ne pas lui laisser son libre arbitre alors même qu'il en mourait d'envie – après tout, il était question de sa vie ! Mais il savait que son amie était moins... regardante sur ce genre de détails et que si elle savait qu'elle pouvait sauver la vie de Sallah en agissant ainsi, elle le ferait. Au fond, elle faisait ce qu'Adrian aurait aimé faire, mais sans oser se lancer.
Ou du moins, il l'espérait.

L'ancienne esclave le connaissait assez pour savoir à qui elle avait affaire et elle se doutait certainement qu'il ne l'approuvait pas directement, mais qu'il n'irait jamais l'empêcher d'agir si elle se lançait. « Qui ne dit mot consent » comme disait l'adage, ce n'était pas si éloigné de la vérité dans ce cas de figure.

Lorsqu'elle revint sur l'histoire de la nouvelle famille de Sallah, Adrian ne put s'empêcher d'esquisser un sourire légèrement penaud – et un peu troublé. Il marqua un bref temps d'hésitation avant de répondre d'un ton faussement léger, bien que la déception était présente.

« Tu sais, le problème lorsqu'on cache son espérance de vie, c'est que les gens ont du mal à croire que les relations que vous avez avec les autres sont bien réelles. Si j'arrivais en me présentant comme le père adoptif de Sallah, tu penses que cette femme me croirait ? Pas sans que je ne doive tout dévoiler sur ma vie, mais ça voudrait dire qu'elle pourrait alors devenir une nouvelle cible pour mes ennemis. Et tu sais que j'en ai un certain nombre. » Il haussa les épaules en essayant de prendre un air neutre. « Non, je crois que c'est mieux qu'on en reste à ce stade et que je ne les rencontre pas. C'est le prix à payer pour qu'ils puissent mener une vie tranquille. »

Le problème avec Amaryllis, c'est qu'ils avaient parlé et partagé tant de choses qu'elle devait savoir lorsqu'il mentait, même par omission. La vérité c’était qu'il avait toujours été très tourné vers sa famille et qu'il avait eu du mal à accepter que son fils adoptif refuse de faire sa vie personnelle à cause de lui. Au fond, il avait toujours rêvé d'une « nouvelle famille » avec des petits enfants et ainsi de suite. Alors oui, rester à l'écart était difficile, mais il n'en démordrait pas et ça aussi Amaryllis devait le savoir.

Toujours est-il que leur discussion semblait vouée à tourner vers quelque chose de plus sombre puisqu'ils revinrent sur l'absence de réaction de la part d'Adrian lorsqu'elle avait disparu. Il ne put s'empêcher de laisser un sourire ourler ses lèvres en l'entendant parler de sa « faute grave », mais son expression redevint plus neutre lorsqu'elle déclara ne pas avoir baissé les armes à propos de leur dernière dispute. Il ne lui avait jamais vraiment tenu tête, d'une nature conciliante, mais Adrian savait qu'il ne changerait jamais d'avis. Un peu désolé, il répondit brièvement :

« Les gens changent, peut-être que notre vision du monde n'est plus la même. »

Il avait beaucoup de mal à admettre qu'ils n'étaient plus d'accord sur leurs objectifs respectifs, mais Adrian savait que les mentalités évoluaient et qu'ils finiraient forcément pas ne plus être d'accord. Il avait espéré que les paroles de son amie signifiaient qu'elle ne voudrait plus aborder le sujet, sauf qu'elle lui offrit de nouveaux arguments qu'il peinait à contrer. Ce n'était pas parce qu'il ne voyait pas comment se défendre, mais simplement parce qu'il avait l'impression de répéter des paroles déjà usées jusqu'à la corde. Une expression désolée s'afficha sur son visage lorsqu'elle termina en parlant d'une noirceur opaque.

« Mais elle existe déjà Amaryllis. Sarevok existait avant que je ne devienne Archimage et c'est de ma faute s'il est à nouveau en liberté. » Elle savait comment il avait fauté. « C'est la moindre des choses que je trouve des alliés pouvant m'aider. La Légion des Étoiles a à cœur de protéger les citoyens de cette planète et Sarevok est une menace planétaire, ils seront directement concernés le jour où il réapparaîtra. » Il soupira. « Et puis... je ne sers pas la Légion comme je le faisais à l'époque de la Ligue ou de l'Alliance. C'est une sorte de... contact pour faciliter les choses le jour où j'en aurai besoin. » Son regard se détourna d'elle. « Et je sais bien que je ne suis pas immortel. Les Archimages ne tiennent jamais très longtemps, je peux d'ores et déjà m'estimer d'être encore vivant aujourd'hui. » Ce qui était totalement vrai. « Mais je n'ai pas peur de ça, tu le sais bien. J'ai déjà fait plus que mon temps, je peux m'estimer heureux de ce que j'ai eu. »

Il se doutait qu'en parlant de sa mort comme quelque chose de « normal » Amaryllis ne serait pas ravie, mais c'était ce qu'il pensait et rien ne changerait ça. Il culpabilisait souvent d'être encore en vie quand des jeunes comme le fils du Commander décédaient au cours d'une mission. Un énième soupir lui échappa alors qu'il terminait :

« Ce n'est pas une mauvaise chose de me contredire, mais ça me désole de te décevoir, j'ai le sentiment de ne pas être à la hauteur de notre amitié et je m'en excuse sincèrement. »

Appuyant ses paroles d'un geste, il serra légèrement la main de la demoiselle.
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Mar 4 Avr - 19:10 Message | (#)

Adrian avait décidément tous les attributs du héros, et partageait notamment leur notion du sacrifice personnel pour le bien d’autrui. Un héros… Elle refusait de dire « Légionnaire », tout d’abord parce qu’elle n’associait pas ces derniers à l’héroïsme, d’autre part parce qu’il lui était encore difficile de lier son ami à cette nouvelle mouvance. Elle préférait ne pas songer à l’idée qu’Eldoth arbore les couleurs de la Légion des Etoiles, pas plus qu’elle n’avait vu d’un bon œil son rapprochement significatif de l’UNISON. L’organisme n’attirait pas davantage ses faveurs, elle avait pourtant moins houspillé son ami à ce sujet. Sans doute car il était ouvertement un « sachant » en matière de magie, qui donnait quelques coups de main à la manière d’un universitaire apportant son savoir là où il serait utile. Son implication au sein de la Légion lui semblait autrement plus officielle, et devenait donc dérangeante.

Les soucis et les bonheurs de Sallah furent toutefois suffisamment prégnants pour chasser, pour le moment, ces préoccupations-là. Elles ne manquèrent pas d’en apporter d’autres, lorsqu’Adrian emprunta un air dégagé pour avouer qu’il préférait se tenir à l’écart de la famille de son fils, afin de les préserver. Amaryllis pencha légèrement la tête sur le côté, prenant le temps d’étudier les traits du héros, son expression mais aussi les lueurs de son regard. Etait-il sincère ? Elle n’en doutait pas une seule seconde. Adrian ferait tout pour garder son fils en sécurité – au-delà de ce qu’elle considérait comme « bon » pour eux. Sa voix s’adoucit, baisse d’un ton pour n’être audible que de lui, mais ne perd rien de son assurance.

« Rationalise autant que tu veux mon ami, mais il n’est pas sain, ni heureux, ni souhaitable qu’un père ne rencontre pas les amours de son fils. Ceci est valable autant pour toi, que pour Sallah. » Ils souffriraient tous les deux de vivre comme des étrangers, si Sallah était amené à emménager avec sa belle. « Tu ne peux pas le protéger de la souffrance de ta distance. Et… Ne sois pas aussi fataliste, très cher Archimage. Un geste de ta part ne doit pas nécessairement s’achever en tragédie. » Pour un pessimiste l’histoire tendrait à lui donner tort, mais l’existence d’un Archimage n’était pas constituée que de souffrances et de drames. « Tu n’es pas le premier, ni le dernier des vieillards bien conservés de Star City qu’elle pourrait croiser. Tu pourrais lui avouer cet état de fait sans te révéler dans ta fonction. Je ne doute pas que tu puisses parfaitement bien jouer le rôle de l’historien ou du professeur plongé dans ses livres, à la vie bien rangée. Je me trompe ? » Un petit sourire aussi attendri que gentiment moqueur plissa le coin de ses lèvres pleines.

Ils pourraient sans doute parler de l’égyptien pendant des heures, mais l’un comme l’autre se voilerait la face en pensant que « le sujet » à l’origine de leur unique dispute, pouvait être éternellement occulté. Amy fut la première à l’amener, aussi diplomatiquement qu’elle le pouvait. Elle avait eu le temps de réfléchir, et la passion ténébreuse qui l’animait d’antan s’était émoussée. Adrian avait-il revu son discours depuis la dernière fois, ou avait-elle si en colère qu’elle n’avait pas entendu, ou voulu entendre, les arguments qu’il lui servait aujourd’hui ? Troublée, animée d’une contrariété sous-marine qui lui tenaillait les entrailles, elle détourna le regard pour observer avec une attention étrange le sol et ses rainures. Il avait choisi ses alliés, pouvait-elle raisonnablement lui en vouloir ? Les personnes volontaires, organisées en rangs solides, ne courraient pas les rues. S’il fallait agir vite, il n’y avait que les groupes formés qui pouvaient répondre à l’appel. La Légion, L’UNISON… Des indépendants animés de bonnes intentions, il en existait, mais ils étaient trop éparpillés pour que l’Archimage puisse compter sur eux en cas de menace soudaine. Elle soupira profondément. Elle avait beau ne pas vouloir, ni pouvoir embrasser les résolutions de son ami, elle les comprenait. Il ne lui était pas difficile de le confesser : l’ego est pour la jeunesse, les vieux savent qu’il est un poison.

« Je comprends. Tu as besoin d’alliés, de contacts disponibles et organisés, qui peuvent détecter les menaces potentielles et réagir vite si tu les alertes. » Ses yeux fatigués mais résolus quittèrent leur observation et se raccrochèrent au visage du mage. « Je n’aime toujours pas ça. » Le contraire aurait étonné Adrian, il avait eu largement le temps et l’occasion de connaître son obstination – qui n’était pas une conviction idiote, mais une détermination réfléchie. « Et si je dois te perdre à cause de l’incompétence ou de l’appétence pour le danger de tes nouveaux amis… Ce sera laid. »

Si elle hésiterait à s’attaquer à la Légion, même affaiblie et abandonnée de ses plus puissants Lwas ? Non, malheureusement. Le désir de vengeance ne souffrirait pas d’une pesée du pour et du contre, ni même de la conscience que la vie d’innocents pouvait être perdue… Sa main doucement pressée dans celle d’Adrian, elle éleva la libre et effleura de son index l’ovale du visage de son ami.

« Tu ne me déçois pas. Tout au plus, ta gentillesse et ta dévotion m’exaspèrent. Et me rendent coupable quand la colère se dissipe. » À nouveau sourire affleura ses lèvres, bien qu’il fut triste et concerné. « Mateso… Il avait l’habitude de dire que je gagnerais à te ressembler. Que tu avais la clairvoyance de sentir que le monde pouvait changer sans avoir à le blesser – à cela, je suis aveugle. »

Adrian n’ignorait pas qu’elle avait été coutumière à la violence, même s’il n’avait pas connaissance des épisodes les plus terribles, et plus globalement de sa ‘carrière’ de Vigilante. Elle savait qu’il l’aurait arrêté coûte que coûte, et traînait devant la Justice, comme son devoir et sa conscience l’exigeraient. Elle ne pouvait pas le permettre.

« J’espère seulement que cela ne nous opposera pas un jour. » Leurs convictions, mais également dans un avenir sans doute plus proche, le destin qu’elle réservait aux assassins. « Tu sais que si j’en ai l’occasion, je les tuerai. Ceux qui s’en sont pris à mes fils et à des enfants. Je ne suis pas assez forte pour les livrer à la justice. »
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Adrian Pennington

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Mer 5 Avr - 11:35 Message | (#)

Adrian aurait aimé croire aux paroles de son amie, considérer que se rapprocher de Sallah et se présenter comme son père ne leur nuirait pas, mais la vérité c'était qu'il y avait trop songé pour se laisser avoir. La vie d'Archimage n'était pas de tout repos et le fait que tous ses proches soient brutalement décédés depuis quelques temps, était la preuve de ce qu'il avançait. Ce n'était pas sans raison que le centenaire n'avait jamais envisagé de se poser et de fonder une famille. En plus de la crainte de les voir vieillir et mourir tandis qu'il resterait là, le mage avait toujours songé au fait qu'ils feraient des proies idéales pour ses adversaires.
Non, Sallah avait déjà trop donné en mettant sa vie de côté pour Adrian, ce dernier ne pouvait pas lui demander de garder une partie du secret pour lui et de potentiellement mettre en danger sa nouvelle famille. Sarevok devenait de plus en plus bravache depuis quelques années, tout comme d'autres créatures, alors autant dire qu'il n'était pas près de changer d'avis. Amaryllis le comprenait certainement, même si elle semblait voir les choses d'un point de vue différent. Après tout, l'un de ses enfants avait fondé une famille. Mais l'immortelle elle-même n'avait jamais décidé de trouver l'âme sœur, peut-être par crainte ?

Des questions qui devenaient trop compliquées et Adrian préféra hausser les épaules, répondant d'un ton faussement léger en évitant de trop étayer ses propos – pour ne pas mentir.

« Les demi-secrets sont comparables à des mensonges tu sais. Et puis, Sallah a déjà fait beaucoup de concessions pour moi jusqu'à aujourd'hui, je préfère attendre de voir comment les choses se passeront et aviser ensuite. »

Elle le connaissait assez pour savoir qu'il devait simplement esquiver la vérité et qu'il n'irait jamais rencontrer cette fameuse dulcinée s'il pouvait l'éviter. C'était un peu triste à dire, mais ses proches seraient toujours plus en sécurité en restant loin de lui et pas à cause de la confiance qu'il pouvait leur accorder. Les amis devenaient des cibles pour vos amis et s'il ne se faisait pas autant de tracas pour Amaryllis ou Gabriel, il n'en allait pas de même pour Sallah ou encore la pauvre June.

Adrian fut assez soulagé de constater qu'elle semblait changer d'avis, ou du moins se montrer moins inflexible à propos de la Légion des Étoiles. Oh, ils ne seraient jamais d'accord sur ce point, le mage en avait parfaitement conscience, mais il espérait simplement qu'elle pourrait un jour rester neutre et non plus hostile à cette situation. Cela dit, Amaryllis conservait son caractère bien entier et lorsqu'elle sous-entendu qu'elle se vengerait si quelque chose lui arrivait, il ne put s'empêcher d'essayer d'arrondir les angles.

« Ils n'y seraient pour rien. Personne ne m'a obligé à entrer dans la Légion tu sais, tu ne pourrais pas leur en vouloir pour des choix dont ils ne sont pas responsables. »

Pourtant, il savait que la colère n'était pas forcément logique et qu'elle répondait à des sentiments souvent incontrôlables. Ses paroles resteraient certainement sans effet, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. C'est d'ailleurs avec un certain soulagement qu'il l'entendit déclarer qu'il ne la décevait pas. Ils étaient effectivement très différents et parfois, il se demandait comment ils réussissaient à s'entendre aussi bien. Leur dispute avait été la seule notable au cours des dernières décennies et souvent, il songeait qu'elles auraient pu être beaucoup plus nombreuses compte tenu de leurs caractères opposés. Amaryllis le confirma une nouvelle fois en parlant de se vengeance et même si Adrian la comprenait, il ne pouvait pas l'approuver. Son visage arbora une légère expression désolée avant qu'il ne réponde d'un ton calme :

« Rien ne nous opposera si je peux l'éviter. Mais j'ignore malheureusement ce que l'avenir peut nous réserver. » Et il avait appris à ne plus se faire de films. « J'espère te faire changer d'avis, te montrer que les tuer ne te permettra pas de te sentir mieux ou de leur rendre justice. Mais je comprends ta position, sans pour autant l'approuver. Cette nouvelle est encore trop fraîche pour que tu puisses prendre du recul. » Il espérait naïvement que cela changerait quelque chose plus tard. « D'ailleurs tu dois encore être épuisée. Tu devrais aller te reposer, on pourra reparler de tout ça dans quelques jours une fois que tu seras un peu mieux remise. Enfin, si tu le voudras. »

Elle savait très bien qu'il ne l'obligerait jamais à dire quoi que ce soit et c'était certainement pour cette raison que leur duo fonctionnait aussi bien.
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Lun 17 Avr - 18:50 Message | (#)

Il est urgent d’attendre. Ils avaient tous les deux vécu suffisamment longtemps pour savoir que l’empressement n’était en rien une solution, et que la patience était une vertu douloureuse. Il était souvent plus avisé de ne pas agir et d’évaluer une situation avant de se lancer – sur le long terme, c’était la meilleure option. Pourtant elle imposait durant cette période d’attentisme, plus ou moins étendue, d’être les témoins muets d’horreurs et de souffrances immédiates, qui auraient pu être évitées. Il fallait croire qu’Amaryllis n’avait pas encore acquis la sagesse suffisante pour accepter ce « sacrifice pour le plus grand bien ». S’ils étaient deux personnes réfléchies, Adrian était le plus posé et cela n’était pas un secret entre eux.

« J’imagine qu’attendre et évaluer est effectivement ce qu’il y a de mieux… Si tant est que tu explores réellement les options qui se présentent à toi. »

Tout comme Adrian pouvait lire entre les lignes, la Mambo n’était pas dupe : Adrian n’avait certainement pas le cœur à mettre son fils et les siens en danger, même si le danger en question était infinitésimale. Il préférerait largement se mettre de côté et s’oublier plutôt que d’exposer ceux qu’il aime, conscient et persuadé que sa proximité était irrémédiablement nocive. Aujourd’hui, comme demain.

« Me demandes-tu d’observer la même prudence ? »

Puisqu’elle avait été également une cible – certes d’une menace bien moins grande et directe que ne l’était Sarevok – et ne pouvait pas davantage se présenter comme une figure maternelle, il serait sans doute sage de ne pas se montrer et entrer dans la vie heureuse de Sallah. Il n’était pourtant pas difficile de deviner qu’Amaryllis, tôt ou tard, brûlerait de rencontrer la belle de l’égyptien et ses enfants. Elle n’avait jamais choisi de compagnon de son côté, mais avait fondé foyer. Cela lui manquerait, c’était garanti.

Adrian, qu’il en soit conscient et le désire ou non, faisait partie de ce tout, de cet ensemble qui raisonnait dans l’esprit d’Amaryllis : « les miens ». Amputés de deux fils dont elle n’acceptait pas encore la perte, elle ne tolérerait pas de perdre Adrian aux mains d’une cause perdue d’avance – ainsi voyait-elle les choses. Aussi, quand son ami argua que les Légionnaires ne pouvaient être tenus responsables, elle fut prompte à répliquer. Sourcils froncés et mine soucieuse, plus préoccupée que contrariée, elle souffla d’un ton où se devinait la peine.

« Nous sommes toujours contraints. Tu endosses les responsabilités de l’Archimage, rôle et statut que tu n’as pas choisi. Encore aujourd’hui, tu agis selon ton devoir. Je souhaiterais seulement que tu suives également, de temps en temps, tes désirs propres. »

Elle n’insista pas davantage sur le sort qu’elle réserverait – ou tenterait de réserver – à ceux qui auraient laissé tomber Adrian. En mettant des mots sur ses idées, elle lui ferait plus mal qu’autre chose, il était donc plus avisé de s’abstenir. Sans doute aurait-elle dû également lui épargner ses envies de vengeance… Mais à quoi bon ? Le mage s’en doutait certainement. Il fut malgré tout délicat, puisque c’est avec tact qu’il lui signifia qu’il comprenait ses sentiments, sans pour autant cautionner le bain de sang que son cœur ardemment désirait.

« Peut-être est-ce trop frais. Mais je ne suis pas sûre de voir le jour où j’accepterais que ces meurtriers s’en sortent avec un sort différent que la mort. Cela s’est inscrit en moi, probablement. » Dès le plus jeune âge, quand elle avait enflammé la demeure de l’affreuse Madame LaLaurie. Les esclavagistes n’avaient pas connu une fin plus douce… « Si c’était arrivé à ton fils, traduirais-tu les assassins en justice ? »

La question n’était pas provocante, ni même prononcée pour être blessante. Une telle nouvelle anéantirait aussi sûrement Amaryllis que celles qu’elle avait apprises la veille. Elle était toutefois curieuse de savoir si Adrian se sentait le courage et l’abnégation d’être juste, jusqu’au bout. Un mince sourire étira finalement ses trains quand il lui conseilla le repos – elle l’interprétait comme une fin de conversation, et une manière douce de lui dire de prendre congé. Elle assimilait lentement que si ce retour était difficile pour elle, il devait être éprouvant et compliqué à gérer pour les Pennington.

« Bien sûr. Encore merci Adrian, je sais que je ne suis pas facile. Cela ne s’arrange pas avec l’âge. » Les traits saillants de la personnalité semblaient même s’aiguiser avec le temps. « Je vais me reposer. Mais si tu as une étude, laisse-moi t’aider… Je dois garder l’esprit occupé. »
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Adrian Pennington

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Est-ce qu'il pourrait lui imposer son propre choix ? Assurément non ! Adrian peinait déjà à respecter sa propre décision, alors autant dire qu'il se sentait incapable d'obliger Amaryllis à faire de même ! Qui plus est, il l'avait toujours considérée comme la mère de Sallah, non dans le sens où elle était sa compagne, mais comme une figure féminine qui manquait cruellement au manoir. Alors, si quelqu'un devait se présenter aux côtés de Sallah si un jour il décidait de leur faire rencontrer sa dulcinée, ce serait bien Amaryllis.

« Absolument pas. Sallah aura tôt ou tard besoin de la présence de quelqu'un de familier, tu sais comme il est... » Assez fermé et très timide. « Et puis je crois que ça vous ferait du bien à tous les deux de partager quelque chose. Tu lui as beaucoup manqué tu sais, que tu partages un nouveau pan de sa vie lui ferait très plaisir, j'en suis certain, même s'il ne te le demandera jamais aussi clairement. » Il eut un léger sourire. « Et puis je crois que tu as mené une vie plus prudente que la mienne ces derniers temps si j'en crois tes paroles, même avec cet épisode-là.... »

Par là, il laissait entendre qu'il avait bien compris qu'elle n’approuvait pas qu'il se mette en danger vis-à-vis de la Légion alors qu'il avait des personnes qui comptaient sur lui et qu'il en tenait compte. Elle serait présente pour Sallah si jamais, par malheur, les choses devaient mal se passer et il espérait que si une telle chose arrivait, l'égyptien saurait canaliser la colère de l'immortelle pour la pousser à ne pas se tourner vers la vengeance.

Pourtant, quelque chose lui disait qu'ils n'en étaient pas à leur dernière discussion à propos de la Légion et de ses dangers ! Il préféra rester silencieux et se contenter d'esquisser un bref sourire faussement léger lorsqu'elle lui parla de ses désirs. Ils ne les écoutaient plus depuis fort longtemps et seules les visites de Gabriel venaient casser cette routine que son rôle d'Archimage lui imposait. Encore une chose qu'elle n'approuverait pas s'ils creusaient la question, il préféra donc ne pas lui donner du grain à moudre.

Les questions sérieuses revinrent rapidement à l'ordre du jour et lorsque la mambo lui demanda comme il réagirait si jamais Sallah était un jour victime d'une vengeance, il ne sut pas quoi répondre. Tout d'abord, le centenaire songea à répondre comme son éthique lui dictait, mais il changea d'avis et répondit en toute sincérité.

« Je ne sais pas. J'ai envie de te dire que oui, mais je ne sais pas. J'ai vécu la perte d'êtres chers, mais jamais dans ces conditions-là. J'ignore si mes idéaux me feraient tenir ou si j'éprouverai le besoin de me venger. »

Ce n'était peut-être pas la réponse qu'elle attendait, mais Adrian ne pouvait pas lui mentir, pas à elle. Surtout pour une question aussi importante. Bon, peut-être que cela la pousserait justement à se venger, mais il ne baisserait pas les bras et comptait bien lui montrer tous les avantages qu'il y aurait à agir en suivant les lois et non en se contentant de tuer ces individus. Mais ils n'en étaient pas encore là et l'Archimage s'inquiétait plutôt de la voir s'épuiser inutilement. Elle était encore fragile et leurs discussions avaient de quoi la remuer, donc autant dire qu'il ne verrait pas d'un mauvais œil qu'elle prenne du repos. Ce n'était pas par lassitude ou par envie de stopper leur échange, bien au contraire. Il se rendait compte à quel point elle lui avait manqué.

« J'ai beaucoup de recherches en cours dans la salle à l'étage, tu sais que tu y es la bienvenue et si tu as envie de mettre la main à la pâte, je te fais pleinement confiance. Et je t'assure que si tu découvres quelque chose, ton nom figurera en priorité ! » Il n'était pas sérieux puisqu'il ne publiait pas réellement d'articles sur la magie. « Je suis très content de te revoir, j'espère que tu sais que tu peux rester ici aussi longtemps que tu le souhaites. »

Une manière de lui faire comprendre qu'elle n'était pas obligée d'envisager de s'en-aller si jamais l'envie lui en prenait de rester auprès des siens.
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