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Les êtres aimés } Adrian

 
Message posté : Ven 30 Déc 2016 - 18:39 Message
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« L’amour, vous voyez, est une force qui ne peut pas être expliquée. C’est le phare qui nous ramène à la maison lorsque personne n’est présent, et la lumière qui nous guide quand nous sommes perdus. Son absence nous vole tout sentiment de joie et de plaisir, rendant nos nuits plus sombres, et nos jours plus tristes. Mais quand nous trouvons l’amour, peu importe si nous nous y accrochons désespérément, tristement, il nous donne notre force, et nous tient debout. Il se nourrit de nous, et nous nous nourrissons de lui. L’amour est notre grâce. L’amour est notre perte. »

24 décembre 2016, quelques minutes avant minuit


C’est une de ces nuits glaciales qui frise chaque pore de la peau, mord les lèvres et gèle les doigts, qu’il ne reste plus qu’à enfouir contre soi pour les prémunir du vent. La neige recouvre la ville, Star City s’est faite belle pour les festivités : lumières, décorations et chants ont envahi les rues, et un doux parfum d’insouciance réchauffe les cœurs.

C’est sans voir les gens qui festoient, sans entendre les rires des enfants, qu’une silhouette frêle et ratatinée s’est glissée loin de la foule qui l’effraie. Deux années de sommeil ont passé, ses sens sont sclérosés et ses pensées se bousculent sans pour autant former de cohérence. Elle a froid, elle a faim, elle est seule et c’est Noël, Noël 2016 si elle en croit les banderoles heureuses qui cinglent la grande avenue qu’elle traverse d’une démarche étourdie. Elle a rapidement faussé compagnie à sa bienfaitrice, une certaine Lady Death qui lui a permis de survivre et qu’elle a promis de revoir. Parler, échanger, comprendre : pas maintenant. Elle a tout fait pour abréger des explications qui sonnaient creuses et fades face à un besoin impérieux, qui s’imposait à elle avec la force du désespoir : où sont-ils ?

Ils l’obnubilaient, leurs prénoms dansaient devant ses yeux noisette et l’angoisse de les avoir perdus lui plombait l’estomac et faisait trembler ses membres. Telle une sensation de manque vertigineuse qui fait perdre pied et le sens des réalités. Son état de santé ? Ce qui s’était passé depuis qu’elle s’était endormie ? Elle n’en avait cure. Pour dire, même l’absence des murmures rassurants des Lwas à son oreille ne la détournait pas de son obsession… Où sont-ils ? C’est ce qu’elle avait d’abord demandé à son éveil, et c’est cette question qui lui donnait encore la force de mouvoir ses jambes frigorifiées. Elle était amaigrie, blanchie par la privation de soleil, une connaissance l’aurait croisé qu’elle ne l’aurait sans doute pas reconnue : ses cheveux frisés et défaits encerclaient son visage aux traits creusés, fatigués, et ce n’est pas l’état de ses vêtements qui viendrait rassurer. Elle portait toujours les guenilles que lui avait concédées son ravisseur : une longue robe noire informe qui battait ses chevilles nues, seulement glissées dans des mocassins à présent gorgés par la neige, et une veste ample dans laquelle elle nageait. Elle faisait peine à voir, mais qui ferait attention à elle désormais ? C’était l’heure des dindes, des bûches de Noël, des cadeaux et du champagne, elle n’était qu’une égarée de plus qui ne parviendrait pas à ternir l’esprit de la fête.

Et eux, fêtaient-ils ce soir ?
Les êtres aimés.

Que leur était-il arrivé ? Est-ce qu’ils allaient bien ? Elle n’avait rien dit à cet immonde Wildcard, jamais avoué, il ne pouvait pas savoir qui elle fréquentait… Il n’avait pas pu se venger, se répétait-elle, dans une litanie qui prenait des airs de prières. Ses bras serrés autour de son corps maigre, elle murmurait pour elle-même alors qu’enfin, Kane Street se déroulait à ses pieds. Ses pas l’y avaient guidé naturellement, sans qu’elle n’y pense à deux fois. Elle pouvait sentir qu’ils étaient là…

Mateso, Dorian, Sallah, Adrian. Ils devaient être là.
Elle connaissait bien le Manoir Pennington, elle aurait pu s’y rendre les yeux fermés si elle n’avait pas craint de s’évanouir avant d’en atteindre les portes. Aussi, la seule vision de cette construction typique du XVIIe siècle et de ses briques rouges traditionnelles la gonfla d’un courage inattendu et d’une émotion si forte qu’elle allongea ses foulées, jusqu’à se mettre à courir sous les fenêtres de la demeure de l’Archimage. Son ami et son fils si précieux habitaient ici. Ses doigts abimés et tremblants rejoignirent le heurtoir de la porte, et elle frappa deux coups avant de laisser retomber son front contre le bois. Faîtes qu’ils soient là. Elle ne pourrait pas passer une seconde supplémentaire sans les voir, sans savoir qu’ils étaient sains et saufs. Elle espérait également au plus profond d’elle-même que ses fils avaient trouvé refuge sous le toit de celui qu’il nommait affectueusement « Oom », littéralement tonton. Dès l’enfance ils l’avaient choisi comme figure paternelle et considéraient Sallah comme leur frère. À sa disparition, il semblait logique que Mateso et Dorian se soient tournés vers Adrian… Ce qu’ils avaient fait dans un premier temps, avant de se lancer dans l’épopée perdue de retrouver leur mère. Cela leur avait coûté la vie, mais qui pouvait le savoir ?

La porte s’entrouvrit finalement, un faisceau de lumière mordit l’œil déjà brillant d’Amaryllis qui reconnut tout de suite le visage de celui qu’elle avait connu si jeune.

« Sallah… ! »

Sans qu’elle ne puisse le contrôler, son exclamation brisée par sa voix rauque fut tintée d’un sanglot. Des larmes bordèrent le coin de ses yeux tandis qu’elle approchait, et ses deux mains vinrent se glisser sous les aisselles de l’égyptien pour l’envelopper dans une étreinte toute maternelle. Aussi petite qu’elle fut, n’atteignant pas le mètre soixante, Amaryllis tenait tout entier contre elle celui qu’elle aimait comme son enfant. Elle le serrait tendrement, mais sans force, et chuchota avec fébrilité.

« Je suis tellement soulagée de te voir… Tu n’as rien n’est-ce pas ? » Ses doigts étaient encore gelés mais déjà elle les avait glissé sur ses épaules et l’inspectait, aussi inquiète que protectrice.
 
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Message posté : Ven 30 Déc 2016 - 21:41 Message
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Adrian Pennington
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Noël n'était pas une période de fêtes aux yeux d'Adrian. Sallah étant musulman, il ne participait jamais à ces réjouissances et le quinquagénaire étant désormais sa seule famille, le mage ne voyait plus l'utilité de jouer le jeu. Il avait donc décliné les éventuelles invitations qu'on avait pu lui adresser et avait décidé de profiter de la soirée pour faire avancer ses recherches et études. Autant dire que ce serait une soirée parfaitement banale, du moins de ce qu'il avait prévu. Mais il aurait dû savoir que les choses ne se passaient jamais comme prévu !

Assit dans son bureau, feuilletant un vieil ouvrage écrit dans une langue oubliée depuis longtemps, Adrian retranscrivait les passages qui l'intéressaient. Le heurtoir de la porte se fit entendre et le pas traînant de Sallah passa devant la porte entrouverte pour aller saluer le visiteur. Ils n'attendaient personne ce soir-là, mais il pouvait s'agir d'une personne perdue et qui cherchait son chemin ou quelque chose dans ce goût-là. Toujours concentré sur ce qu'il lisait, l'Archimage n'écoutait pas ce qui se passait à quelques mètres de là, pourtant son subconscient reconnut de lui-même les intonations de la voix de leur visiteuse. Délaissant son livre, il releva la tête et tendit l'oreille. Cette voix, il la connaissait bien, très bien même ! Sans perdre de temps, Adrian se redressa, enleva ses lunettes pour les laisser tomber sur le bureau qu'il contourna avant de quitter la pièce pour déboucher dans le hall. Tournant la tête en direction de l'entrée, il vit simplement des mains posées sur les hanches de Sallah, mais comme ce dernier n'était pas homme à se laisser enlacer par la première personne venue, il devait bien s'agir de la personne qu'il avait cru entendre !

Se penchant sur le côté avant de se rapprocher, Adrian lança un prénom d'un ton interrogatif :

« Amaryllis ? »

Sallah tourna la tête à demi pour jeter un coup d’œil à Adrian et ce dernier eut la confirmation qu'il ne s'était pas trompé. Son cœur rata un battement. Voilà bien deux ans qu'il ne l'avait pas revue ! Il s'était bien évidemment inquiété, surtout lorsque ses fils était venus le voir pour chercher de l'aide. À cette pensée, son cœur se pinça cette fois-ci. Adrian avait eu la désagréable surprise d'apprendre leurs décès successifs. Il avait cherché à les recontacter après quelques mois de silence et était tombé sur la police qui l'avait informé que les deux hommes avaient été tués – la famille de Vendetta aussi d'ailleurs. Une nouvelle que la nouvelle arrivante devait certainement ignorer, mais il préféra oublier ce sujet pour le moment et se concentrer sur l'instant présent.

Sallah avait refermé la porte tandis qu'Adrian s'était approché encore davantage en constatant que son amie était dans un drôle d'état. Elle était maigre, sa tenue ne devait certainement pas la protéger du froid, quant à son regard il était complètement hagard. Elle avait l'air... en pleine panique. Ou du moins soumise à une importante pression... de quoi l'inquiéter ! Glissant une main sur son bras pour le serrer dans un geste rassurant, le centenaire reprit la parole d'un ton rassurant et chaleureux – bien qu'un peu d'inquiétude perçait malgré ses efforts.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Ou est-ce que tu étais ? Tu te sens bien ? Tu as l'air épuisée, tu dois être gelée. »

Une multitude de questions qui semblait venir de nulle part, mais c'était plus fort que lui. Il dût se forcer à garder la bouche fermée quelques secondes, le temps de lui permettre de comprendre ce qu'il débitait, puis glissa finalement son bras autour des épaules de son amie avant de la pousser légèrement en avant.

« Allons dans le salon, il fait plus chaud, tu pourras te réchauffer un peu. »

Sallah avait l'air aussi inquiet que son père adoptif, même s'il avait eu le temps de glisser quelques mots pour la rassurer sur son état de santé, bien qu'il ne comprenait pas pourquoi elle s'inquiétait autant. Machinalement, il fila vers la cuisine pour aller préparer quelque chose à boire et à manger vu que la malheureuse avait l'air totalement épuisée et qu'elle ne se requinquerait pas sans rien dans le ventre ! Adrian quant à lui l'avait entraînée vers le vieux canapé posé devant la cheminée ou un feu plus que bienvenu crépitait. S'installant à ses côtés, il posa ses yeux bruns sur son visage avant de reprendre la parole d'un ton où filtrait toujours une certaine anxiété.

« D'où sors-tu ? »

Pour être dans un tel état, aussi bien physique que moral !
 
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Message posté : Dim 1 Jan 2017 - 6:35 Message
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Sa voix… Elle la reconnut aisément, pour ne pas dire tout de suite. Un sourire profondément heureux se traça sur son visage et un soupir qui filtrait avec le sanglot la secoua, tant le soulagement fut immense et intense. Amaryllis pressa encore une fois la taille de Sallah, puis ses grands yeux noisette se détournèrent pour caresser la silhouette, et enfin le visage de son ami. Inchangé bien sûr, même si elle y lisait une inquiétude qui était peu courante dans sa physionomie, d’ordinaire paisible et rassurante. Elle-même chercha à l’apaiser en souriant, mais frémit puissamment en s’écartant avec maladresse de Sallah. L’effort pour parvenir jusqu’ici l’avait profondément éprouvé, et maintenant qu’elle avait atteint son but elle en ressentait le poids : son cerveau avait accompli sa mission, il relâchait donc tous ses muscles et l’enveloppait d’une torpeur pénible, étouffante et presque douloureuse.

Le contact d’Adrian fut bienvenue, elle l’accueillit d’une risette tendre et laissa glisser les questions sur elle, déjà apaisée par le son de sa voix. Doucement elle avança ses deux mains vers le visage d’Adrian, et l’enveloppa dans ses paumes avec tendresse. Elle prononça simplement son nom, et en savoura le son avant de se rapprocher de lui pour l’étreindre. Debout dans l’entrée, elle ne se sentait pas la force de lui fournir le récit des derniers événements, en revanche, elle aurait toujours l’énergie pour lui montrer son affection. Par ce simple geste, elle espérait le rassurer, autant qu’elle se faisait du bien à elle-même.

La porte se referma dans son dos, elle se sentit à la maison. Et, pour la première fois depuis longtemps, en sécurité. Elle consentit finalement à s’écarter et à le suivre, guidée et soutenue par sa main sur son épaule. Ils rejoignirent le canapé, Amaryllis s’y laissa tomber avec délice. Bientôt elle retira ses pieds nus de ses souliers humides et les étendit en direction du feu, en fermant quelques secondes les yeux.

« Merci. » Souffla-t-elle d’abord, simplement. Elle lui devait des explications, elle ne comptait pas échapper à cela. De plus, elle en ressentait également le besoin. Ce qu’elle avait vécu, elle ne pourrait pas le partager avec tout le monde. Adrian, et Sallah, étaient des oreilles de confiance. Toutefois, elle savait qu’elle ne pourrait pas tout dire… Elle ferait en sorte de ne pas mentir, mais un voile pudique devrait être jeté sur certains événements.

« J’ai fait une mauvaise rencontre. Un homme, qui se fait appeler Wildcard, m’a capturé. » Le meneur du Gang des Fables était une personnalité suffisamment excentrique – et pathétique, aux yeux d’Amaryllis – pour qu’il soit crédible d’envisager qu’il s’en soit pris à elle sans raison valable. Elle n’avait pas à confesser avoir joué aux vigilantes, et avoir trouvé la défaite face à lui. « C’était au début du mois de décembre, 2014. » Quelques jours après qu’elle ait reproché à Adrian, plutôt violemment, son intégration à la Légion des Étoiles. Dire que cela avait failli être leur dernier échange… « Il m’a emmené quelque part, fait la seule chose qu’il sait faire, jusqu’à ce que je parvienne à m’enfuir. » Amaryllis était une femme plutôt pudique, même si elle saurait confier plus de détails à Adrian s’il les demandait. Elle ne les imposerait pas quoiqu’il arrive, par goût, mais aussi par respect pour lui. « J’étais… Trop faible. Je pense que Papa Legba m’a guidé, parce que j’ai rencontré quelqu’un qui pouvait aider. Quelqu’un qui… M’a endormi. Je viens de me réveiller, finalement guérie, et je suis directement venue ici. » Ses doigts balayèrent une mèche frisée venue se ficher devant ses yeux. « Je n’ai pas pu prévenir, ni vous, ni Mateso, ni Dorian. »

Leurs prénoms râpèrent contre sa langue. Elle n’avait pas oublié ses enfants, et leur absence sous ce toit avait noué son estomac.

« Est-ce qu’ils sont venus ici ? »

Ils étaient forcément venus, à un moment ou à un autre. Peut-être qu’ils avaient préféré garder leurs appartements respectifs, même s’ils devaient se douter qu’un danger menaçait… Après tout, Mateso avait une famille à lui, et Dorian était un artiste, un sculpteur qui se refuserait à l’anonymat et à se cacher pour vivre. Lorsque Sallah revint avec de quoi se désaltérer et manger, Amaryllis ne se fit pas prier. Elle mourrait de soif, et trempa rapidement ses lèvres abimées par le froid dans un verre. Après de longues gorgées, elle posa un regard reconnaissant sur l’égyptien.

« Merci qalbi. » Appréciant les langues et leurs sonorités, Amaryllis avait rapidement appris l’arabe, langue chantante par excellence. Très tôt elle avait affublé Sallah de ce sobriquet, signifiant littéralement mon cœur. « Erzulie devait veiller sur vous tous. Mais je n'arrive pas... Je ne peux pas les appeler, pas encore. » Adrian connaissait bien les Lwas et la relation qu'elle partageait avec eux, il les avait tous vu plus d'une fois. Erzulie était la plus douce, et protectrice en ce qui concerne la famille, il était logique qu'Amaryllis lui ait confié la défense de ses proches. Elle ignorait encore que l'esprit avait échoué, évanoui suite à l'affaiblissement de la sorcière vaudou.
 
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Message posté : Dim 1 Jan 2017 - 14:47 Message
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Adrian n'avait jamais été quelqu'un de tactile, bien au contraire. Son éducation l'avait poussé à se maintenir toujours à distance des autres, de conserver sa sphère privée parfaitement intacte, mais parfois ces habitudes changeaient l'espace de quelques secondes. Amaryllis avait disparu depuis deux ans et leur dernière discussion avait été relativement... inhabituelle dirons-nous. Il se souvenait encore de sa réaction lorsqu'elle avait appris qu'il avait décidé de rejoindre la Légion des Étoiles et avait longtemps pensé que son absence était liée à sa colère. Adrian avait cru qu'elle lui tournerait le dos quelques temps et finirait par revenir plus tard. Il avait fallu que ses fils viennent rendre visite à l'Archimage pour que ce dernier comprenne que quelque chose de grave était arrivé, mais malgré ses recherches il n'avait pas réussi à remettre la main dessus.
Et maintenant, elle était ici, devant lui.

Installé à côté d'elle, il l'observait en silence, d'un air apparemment calme, bien qu'un fond d'inquiétude brillait toujours dans ses prunelles sombres. Lorsqu'elle prit la parole, il sentit un frisson parcourir son dos. Apparemment, elle avait rencontré une célébrité locale qui semblait désireuse de jouer avec elle. Décembre 2014 ! Grand dieu ! Il avait l'impression que ça remontait à si longtemps... et pourtant. Soupirant d'un air chargé de reproche, le centenaire conserva tout de même le silence alors qu'elle reprenait la parole pour expliquer qu'il l'avait visiblement torturée. Enfin, à moins qu'elle n'ait subi encore pire ? Il n'osait y songer, mais dans tous les cas c'était quelque chose d'horrible et sa pudeur l'empêchait d'interroger la blessée. Elle devrait en parler pour se libérer l'esprit, mais avec quelqu'un de neutre de préférence. Elle se sentirait bien mieux qu'en racontant son calvaire à une connaissance aussi intime que lui.

Son silence persista au moment où Amaryllis parla de ses fils. Un trouble passa dans son regard tandis que sa mâchoire se resserrait imperceptiblement et l'arrivée de Sallah lui offrit une brève rallonge de temps, mais qui ne le sauverait pas du terrible aveu qu'il allait devoir lui faire – malheureusement. L'égyptien s'installa sur le siège en face, silencieux, le regard inquiet. Adrian reprit finalement la parole d'un ton rassurant :

« C'est sans doute normal. Si tu as été éprouvée et endormie aussi longtemps, tes sens ont dû s'atténuer. Il te faudra certainement quelques temps de repos et de concentration avant de pouvoir à nouveau entrer en contact avec elle. » Un sourire conciliant arbora ses lèvres. « Mais je doute que tu aies perdu tes pouvoirs si c'est ce qui t'inquiète. »

Quelques instants de silence passèrent. Il savait qu'il aurait dû lui dire pour ses fils, mais ce sujet était si... tendu qu'il préféra commencer par arborer ses autres aveux. Après un rapide coup d’œil à son propre fils, Adrian comprit que ce dernier avait senti son hésitation et qu'il l'encourageait à parler, mais le courage se défila devant le regard et l'état de la malheureuse à ses côtés. Déglutissant, il soupira doucement :

« Je connais Wildcard. Il a causé beaucoup de tracas à la Légion et aux autres organismes, mais j'ignorais qu'il s'en était directement pris à toi. Je vais en avertir la Légion pour qu'ils doublent les avertissements à son sujet. » Il ne précisa pas qu'il allait personnellement se mettre sur l'affaire, elle pourrait tenter de l'en dissuader. « Tu as peut-être été guérie, mais tu sembles épuisée et mal au point. Une fois que tu te sentiras un peu mieux, on va aller à l'hôpital pour qu'ils s'occupent de toi. Et pour que tu parles de ce qui s'est passé. Je ne suis certainement pas la personne la plus adaptée pour ce genre de choses, mais tu as besoin de le faire. Pour te sentir mieux ensuite. »

Elle devait savoir mieux que personne ce que ce genre de choses n'était pas facile à oublier. Ils avaient eu le temps de voir des horreurs au long de leurs longues vies, mais peut-être pas à ce point. Enfin, pas Adrian du moins, il n'avait jamais servi de défouloir personnel à un sadique, mais Amaryllis avait eu une vie bien plus compliquée et agitée que la sienne. Cependant, ce silence qui s'installait à nouveau ne lui permettrait pas d'esquiver éternellement la question des deux fils et il décida de se lancer.

« Amaryllis, il faut que je te dise quelque chose.... » Il humecta ses lèvres avant de reprendre. Dorian et Mateso sont venus quelques temps après ta disparition, ils ont décidé d'aller s'abriter ailleurs. Dans leurs « cachettes secrètes ».[/color] » Elle devait en avoir entendu parler, forcément. « Mais l'année dernière, la police m'a appelé. Des criminels s'en sont pris à eux et à la famille de Mateso. » Il la regarda d'un air perdu. « Je suis désolé. »

Inutile d'aller plus loin dans les explications, elle comprendrait qu'il lui annonçait le décès de ses enfants – et de leurs familles – une chose qui n'était pas facile à dire comme à entendre. Dans un geste inhabituel pour lui, Adrian posa sa main sur celle de son amie. Une bien maigre consolation, mais il ne savait pas quoi faire de plus.
 
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Message posté : Jeu 5 Jan 2017 - 0:30 Message
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« Tu as raison. »

Elle le savait. Maintenant que ses os se réchauffaient, que ses sens et ses pensées lui revenaient progressivement et en ordre, Amaryllis ressentait plus pesamment le manque de ces esprits chuchoteurs qui l’avaient si souvent accompagné. Une fois le lien avec un lwa créé et consolidé, elle n’avait plus besoin de mettre en œuvre des rituels pour qu’ils apparaissent, elle pouvait les invoquer librement. Il était arrivé d’ailleurs qu’ils soient aux côtés de l’Archimage et de la mambo, au cours de leurs aventures et de leurs recherches. Présences immatérielles douées d’une grande intelligence et d’un savoir qui avait pour particularité, notamment, de ne pas être documenté et rassemblé dans des manuscrits, ils étaient de précieux compagnons.

« Je devrais probablement les retrouver dans les grandes terres d’Arcadie… » Adrian et elle avaient parcouru le globe pour étudier et passer plusieurs portails menant à des plans extérieurs, et chaque expérience était plus enrichissante l’une que l’autre. Toutefois, Amaryllis avait plus d’affinités avec celui que la mystique Magic Mesa abritait. Le fait que Papa Legba, l’esprit avec lequel elle avait le plus d’affinités, puisse ouvrir à volonté un portail permettant de rejoindre ces terres participait sans doute à cet attachement privilégié. « Tu pourras m’y accompagner, si tu le souhaites. » Vieille école, gênée d’être dans la demande, Amaryllis ne saurait demander de but en blanc à son ami de s’y rendre à ses côtés. Elle avait toujours su que le mage avait des responsabilités importantes, suffisamment pour qu’elle refreine ses envies de le rendre complice de la moindre de ses expéditions. « Toi aussi, qalbi. »

Amaryllis avait toujours associé ses enfants à ses travaux, elle les voulait auprès d’elle et les avait donc naturellement initié au culte et aux arts vaudou. Contrairement à Dorian, Mateso s’y intéressa en profondeur et sans être aussi connaisseur que sa mère, se révéla particulièrement doué dans la réalisation de sortilèges. L’un comme l’autre avait suivi leur mère, jusqu’à ses œuvres les plus extrêmes… Elle l’apprendrait dans la douleur. Pour l’heure, il y eut seulement un éclair de contrariété dans le regard soucieux de l’affaiblie. La simple évocation de la Légion des Étoiles la hérissait. Elle était bien sûr trop faible pour s’engager dans un débat en la matière, et suffisamment heureuse de retrouver Adrian pour le dispenser de reproches à cet égard. Toutefois, elle nota quand même d’un ton si neutre qu’il en devenait presque inquiétant :

« Tu en fais donc toujours parti. » Ses prunelles noisette glissèrent jusqu’au visage de l’égyptien, avec un palpable souci. L’un de ses principaux reproches avait été qu’il prenait des risques, s’engageant dans des affrontements vains et violents alors qu’il était père… Qui était-elle pour le souligner, désormais… ? Elle hocha doucement la tête quand il annonça qu’ils se rendraient à l’hôpital dès que possible. Il serait probablement plus aisé d’évoquer ce qu’elle avait subi avec le corps médical, censé la traiter avec un regard neutre et dénué d’affection particulière. « Oui. Mais j’aimerais parler à mes fils avant, s’ils n’ont pas quitté la ville… »

Il aurait été sans doute plus sage de le faire, mais elle doutait sérieusement que ses enfants aient quitté Star City, même si leur vie avait été menacée. Le droit dans le canapé malgré la fatigue qui pesait sur ses épaules, ses yeux languissant, mélancoliques, caressèrent alternativement le visage de Sallah puis de son père, dont le silence faisait naître des sentiments qu’elle refoulait avec le fol espoir que seul un parent pouvait nourrir. Peu à peu la vérité se révéla juste sous ses yeux, immonde et terrifiante, impensable, insoutenable, et elle eut soudainement envie de se jeter à la gorge de son ami pour le supplier de se taire. Sa respiration se coupa dans sa gorge nouée et son regard implorant se perdit au plafond, quand la sentence tomba. La main douce qui se posa sur la sienne acheva tout fantôme d’espérance, car il n’y en avait pas sur le pavé de la réalité : ses enfants étaient morts. Ses doigts vinrent s’enrouler à ceux d’Adrian et s’y crispèrent faiblement.

« Mes enfants… » Tandis qu’elle abaissait légèrement son visage, ses cheveux glissèrent sur ses joues et dissimulèrent les larmes qui s’en écoulaient, silencieusement. « Mateso a toujours vécu humblement et dans le respect, et sa petite fille… Une perle d’innocence. Qui peut arracher la vie d’une enfant ? » Amaryllis n’était pas un modèle à bien des égards, mais elle aimait sa famille et avait chéri chacun des enfants qui avaient agrandi le foyer de son fils. « Et Dorian… Il n’était pas seul, n’est-ce pas ? Il ne peut pas avoir vu la mort le prendre en étant seul. » Cette seule image lui était insupportable, et lui arracha finalement un sanglot qu’elle tut contre la paume de sa main libre.

« Je suis désolée. » Elle essuya en des gestes légers ses joues, comme si ses larmes la brûlaient. « Qu’est-il advenu de leurs corps ? » Amaryllis n’avait pas l’intention de se recueillir devant une tombe, mais son esprit avait besoin de réalité et de concret. Sociologue, c’était une femme de concepts et d’abstraction, mais là, elle avait besoin de concret. Elle avait besoin de toucher leur mort, de la rendre réelle pour mieux la tenir loin d’elle. Au risque sinon, de se noyer dans la peine. « Et… Que sont devenus les coupables ? » Sa voix rocailleuse s’était teinte d’une gravité terrible, alors que ses yeux humides se posaient résolument sur le visage d’Adrian.
 
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Message posté : Jeu 5 Jan 2017 - 15:14 Message
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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« Bien sûr. »

Il commençait à connaître son amie après tant d'années passées à ses côtés, il savait donc qu'elle lui proposait ça parce qu'elle souhaitait qu'ils l'accompagnent. Sallah était dans le même cas de figure puisqu'il hocha la tête en signe d’approbation. Si Amaryllis souhaitait voyager là-bas, ils l'accompagneraient avec joie et cela même si Adrian devait s'amuser à justifier ça auprès de la directrice de Star High. Il préféra bien sûr ne pas avancer cet argument vu le regard que son amie posa sur lui. Malgré le ton neutre qu'elle empruntait, Adrian sentait bien qu'elle désapprouvait toujours aussi fortement son entrée dans la Légion des Étoiles, alors comment pourrait-elle approuver qu'il entraîne de jeunes gens à devenir des héros ?

Sallah aussi dût le sentir puisqu'il baissa les yeux pour éviter le regard de sa mère de substitution. Lui et Adrian avaient longuement parlé avant qu'il n'entre dans la Légion, le centenaire lui avait demandé ce qu'il en pensait et l'égyptien l'avait poussé à se lancer. Il n'agissait pas vraiment comme les autres héros vu que ses interventions étaient uniquement ciblées sur la magie, mais les craintes d'Amaryllis restaient justifiées. Il pouvait se faire tuer pendant une mission de routine. Mais Sallah était grand désormais et il avait encore la mambo pour veiller sur lui si les choses devaient se dérouler ainsi.
Sauf que ce n'était pas des arguments à lancer dans une discussion pareille.

C'était d'autant plus vrai qu'un sujet très épineux arrivait. Expliquer à une amie que ses enfants étaient morts et qu'ils avaient été assassinés, ce n'était pas chose facile. Le cœur d'Adrian se serra un point que cela en devenait presque douloureux et il déglutit avec difficulté tandis qu'elle baissait pudiquement le visage pour masquer son visage. Pleurer n'était pas dans leurs habitudes et, à bien y réfléchir, il n'avait certainement jamais dû la voir dans une telle position – ni elle avec lui. Une constatation qui ne fit que renforcer le malaise grandissant. Il attendit tout de même qu'elle termine de parler, lui pressant la main en signe de compassion lorsqu'elle sanglota. L'un comme l'autre n'était pas très doué en relations sociales, c'est pourquoi il ne fut pas franchement capable de la consoler comme il l'aurait souhaité. Un peu honteusement, il ne fut que capable de lui répondre :

« On ne sait pas. Personne n'a pu trouver de qui il s'agissait, la police enquête toujours, mais elle ne semble pas avoir de piste. » Ce qui était malheureusement plus fréquent qu'on pouvait le croire. « Ils ont été enterrés. Dorian en Louisiane près de la maison qu'il avait là-bas et Mateso à proximité de Star City, avec sa famille. » Il marqua une brève pause, hésitant à rajouter un détail. « Sauf la petite. Ils ne l'ont pas retrouvée, mais les indices qu'ils ont relevés semblent dire qu'elle a aussi été victime de ces individus. »

En vérité, les corps de la fille, du gendre et du petit-fils de Mateso avaient été retrouvés à leur domicile, quant à la petite fille, une importante quantité de sang avait été relevée près du cadavre de l'homme. Son corps n'avait pas été retrouvé et la police soupçonnait les responsables de l'avoir emportée avec eux, mais pourquoi ? Bonne question. En tous les cas, vu le volume de sang qu'elle avait perdu, il était peu probable qu'elle vive encore.
Soupirant d'un air navré, il lui offrit un regard qu'il espérait un minimum rassurant et réconfortant.

« Dorian était seul dans le bar qu'il avait en Louisiane. C'est ses habitués qui l'ont trouvé le lendemain. Je n'en sais pas plus, ils n'ont rien voulu me dire de plus précis comme je ne suis pas de leur famille. » Une phrase qu'il commençait à avoir l'habitude d'entendre. « Je suis vraiment désolé de devoir t'apprendre tout ça. J'aurais préféré avoir de bonnes nouvelles. » Forcément. « Je suis navré de ne pas avoir réussi à les retenir à Star City. »

C'était la vérité, il se sentait coupable. Amaryllis avait disparue, il aurait donc dû veiller sur eux pour s'assurer qu'ils s'en sortiraient en bonne santé. Certes, ils étaient âgés et expérimentés, mais tout de même ! Au lieu de cela, voilà qu'il devait annoncer leur décès à leur mère. Une perte qu'il ne pouvait que comprendre au vu du nombre de morts qu'il avait vu au cours de sa trop longue vie. Mais malgré cette habitude, il était toujours incapable de consoler efficacement quelqu'un dans le malheur. Décidément, à quoi bon être Archimage lorsque vous échouiez pour des tâches aussi importantes ?
 
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Message posté : Dim 8 Jan 2017 - 3:06 Message
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Aucune piste ?
Ce n’était pas quelque chose d’extraordinaire, aussi aurait-elle pu l’anticiper pour se rendre émotionnellement moins vulnérable. Pourtant elle n’en avait rien fait, et cette annonce lui fit donc l’effet d’une claque. Mateso, toute sa famille, et Dorian étaient morts et les coupables courraient toujours, inconnus de tous… Non. Amaryllis avait une idée plus qu’étayée de l’identité des coupables. Le commanditaire ne pouvait qu’être lui… Ce vil et abject personnage qui habillait son visage de noir et de blanc.

« Wildcard. C’est forcément lui… Il a dû être tellement en colère d’apprendre ma fuite… » Amaryllis ignorait bien évidemment les détails et les conséquences de sa disparition au sein du Gang, et s’en moquait d’ailleurs – si tous ces chiens pouvaient mourir, elle se ferait une joie de venir cracher sur leurs cendres. Cependant, elle craignait que le fou furieux n’ait trouvé le moyen de remonter sa piste jusqu’à Vendetta et Atlas. Comment, elle l’ignorait… Le quand pouvait en revanche être établi. « Quand est-ce arrivé ? »

Son esprit rassemblait lentement et progressivement les pièces, aussi prit-elle peu à peu conscience de toute l’horreur. Son égoïsme, sa croisade contre les supers avait coûté la vie de Mateso et Dorian, certes. Cependant, ils étaient adultes et avaient choisi de la suivre dans ce combat, se grimant tout comme elle avant de partir à l’assaut des rues de Star City… En revanche, ces malheureux enfants n’étaient que des victimes collatérales des décisions de leurs aînés. C’était un poids qu’elle devrait désormais porter, seule.

« Amelya… » Cette petite était un concentré de gentillesse, adorable jusqu’au bout de ses tresses. « Si seulement je pouvais effectuer l’un de mes rituels… Si elle est encore en vie quelque part, je pourrais le savoir et la retrouver. » Elle avait conscience que ces mots-là raisonnaient comme des espoirs déraisonnables, nourris par la peine et le chagrin. Néanmoins il quittaient ses lèvres pleines et mordues par la fatigue, tel un flot intarissable. « Je sais… Que ce n’est pas logique. Et que ce n’est pas sain d’essayer de repousser l’inéluctable. Elle est morte. » Sa voix dérailla sur ces derniers mots, il fallut qu’elle déglutisse lentement pour poursuivre. « Elle est morte, et je ne les reverrai plus. J’ai toujours su… Que je vivrai sans doute assez longtemps pour les voir partir, les uns, après les autres. Mais c’est si brutal, et injuste. Encore une fois… »

Elle n’avait pas besoin d’expliciter sa pensée. L’Archimage était béni de la malédiction de l’immortalité, il avait vu la vieillesse emporter bien des siens et tout comme elle, il avait vécu la guerre et ses vies arrachées bien trop tôt. Combien d’amis étaient tombés quand eux pouvaient continuer à vivre… ? Ses paupières balayèrent les dernières larmes qui embrumaient son regard, et l’une d’elle chuta sur le haut d’Adrian tandis qu’elle déposait doucement sa tête contre son épaule. Sa chaleur, son odeur, et sa présence étaient autant d’éléments familiers et rassurants qui aidaient à apaiser sa respiration et le tumulte dans sa poitrine.

Alors qu’elle suivait le rythme de sa respiration et calait la sienne à son image, son ami souffla une remarque amère que les parents d’enfants recueillis récoltaient bien trop souvent. Délicatement elle désemmêla ses doigts des siens et déposa sa main au-dessus de la sienne, dans une douce caresse qui remonta jusqu’à son poignet.

« Mateso et Dorian n’ont jamais eu besoin de papiers pour prouver que tu étais leur oom. » Tout comme elle n’avait pas besoin d’un document officiel pour ressentir de l’amour et un attachement maternel pour Sallah. « Et ils n’ont pas attendu d’être adultes pour ne pas écouter nos conseils… » Un sourire malheureux, mais un sourire tout de même, orna les lèvres d’Amaryllis. « Je sais que tu as fait ce que tu as pu. »

Il n’y avait pas trace de reproches dans la voix d’Amaryllis, elle réservait ces derniers pour elle et elle seule. Sans se presser elle se redressa légèrement, se dégageant de l’épaule de son ami. Ce simple mouvement lui fit tourner la tête et elle posa une main, hagarde, sur son front fiévreux. Son corps s’affaissa légèrement contre celui d’Adrian, la faiblesse la rattrapait après ces grands moments d’émotion.

« Est-ce que tu m’autoriserais à rester chez toi ce soir… ? Je ne veux pas dormir à l’hôpital cette nuit. » Le doute n’était pas permis : si elle mettait un pied dans une clinique, le corps médical la garderait certainement en observation pour la nuit. « Je sais que ce n’est pas raisonnable. Mais que pourrait-il bien m’arriver de fâcheux avec vous deux près de moi ? »

On pouvait faire difficilement plus sûr qu’une nuit sous le toit de l’Archimage. Sans compter la présence de l’égyptien, sans qui le Manoir ce serait depuis longtemps écroulé sur lui-même.
 
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Message posté : Dim 8 Jan 2017 - 14:28 Message
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Était-ce Wildcard ? Adrian n'en savait strictement rien, mais de ce qu'il connaissait de l'animal, disons qu'il avait du mal à croire que ce soit aussi simple. L'individu en question était du genre à fanfaronner dès qu'il faisait un coup d'éclat, par conséquent qu'il puisse rester discret sur une affaire qui concernait deux assassinats particulièrement impressionnants, c'était assez inhabituel... ajoutez à cela que le criminel avait fait beaucoup d'autres actions illégales et vous compreniez qu'il n'y avait aucune raison pour qu'il garde le silence. Cependant, Adrian n'osait pas trop argumenter alors que son amie venait tout juste d'apprendre qu'elle avait perdu ses deux enfants et leurs familles ! Toutefois, il ne pouvait pas vraiment esquiver sa question concernant la date :

« Mateso c'est arrivé en mars, j'ai essayé de remettre la main sur Dorian entre-temps, mais il était aux abonnés absents. Pour lui, ça s'est produit en août. » Il marqua une brève pause. « Je crois qu'il a dû se cacher en apprenant pour Mateso, mais ces personnes l'ont tout de même retrouvé. »

Il ignorait si ces dates correspondaient à ce qu'elle craignait, mais à ses yeux il semblait assez peu probable que Wildcard soit responsable de tout cela. Oh, bien sûr, il n'avait pas été à sa place et ignorait comment les choses s'étaient déroulées, mais disons simplement qu'il se basait sur ce qu'il savait de la personnalité du criminel.

« Mais je ne crois pas que Wildcard soit responsable, il n'y a eu aucune revendication, mais il l'a fait pour toutes les autres actions qu'il a menées depuis ton absence. »

Le ton de sa voix était mesuré, prudent comme s'il craignait de la vexer en lui annonçant ça. En fait, il savait ce qu'elle devait ressentir. La seule différence entre les pertes qu'ils avaient subies, c'était qu'aucun criminel ne s'en était pris à sa famille et n'avait cherché à lui nuire. Les siens étaient décédés de mort naturelle et il ignorait donc ce que cette envie de se venger et de faire payer la perte d'un être cher. Enfin, Eldoth espérait sincèrement que l'ancienne esclave n'en était pas arrivée là, qu'elle ne se transformerait pas en monstre de vengeance et suivrait plutôt les lois en apportant son aide à la police. Mais ce n’était certainement pas le genre de discours qu'elle avait envie d'entendre à cet instant présent...

Il observa donc un silence de mise tandis qu'Amaryllis essayait de se consoler en expliquant qu'elle pouvait toujours retrouver la trace de la petite dernière, mais s'abstint de répliquer. À quoi bon lui répéter qu'elle n'avait aucune chance de la retrouver ? Dans un froncement de sourcils navré, Adrian la contemplait et fut presque soulagé qu'elle comprenne seule que cette recherche était vouée à l'échec. Malheureusement, malgré son expérience de la mort et de la perte d'êtres chers, Adrian était incapable de la consoler efficacement. Comment lui faire accepter quelque chose que lui-même n'avait jamais su admettre ? Les mots étaient inutiles, pourtant il se sentait mal de ne pas trouver les paroles qui sauraient la consoler...

« Je suis vraiment navré. »

Il la laissa se rapprocher et retrouver un semblant de calme avant qu'elle ne reprenne la parole pour le consoler. Un comble, c'était elle qui souffrait et c'était lui qui avait droit aux paroles rassurantes.... Un bref sourire triste ourla ses lèvres tandis qu'il repensait au malaise que Sallah avait eu quelques mois plus tôt. Adrian n'avait pas eu droit de lui rendre visite au prétexte qu'il n'était pas de sa famille et il avait dû attendre que l'égyptien soit prêt à rentrer pour le revoir. Inutile de dire qu'il comprenait tout ce que la demoiselle à ses côtés pouvait ressentir depuis qu'elle avait choisi de devenir mère. Au fond, c'était peut-être ce qui les rapprochait autant, leurs expériences respectives et très semblables ?

Adrian fut sincèrement rassuré de l'entendre dire qu'elle ne lui reprochait rien, mais ce n'était pas pour autant qu'il ne s'en voudrait pas tout le reste de sa vie ! En attendant, il y avait plus important dans l'immédiat, comme de mettre la magicienne au lit pour qu'elle puisse se reposer avant de commencer une journée en meilleure forme. Hochant la tête, il répliqua d'un ton où se mêlaient inquiétude et affection :

« Bien évidemment. En fait, j'aimerais que tu restes ici quelques temps, tu n'es pas en état de vivre toute seule et tant que Wildcard n'est pas arrêté, je serais plus rassuré que tu sois au manoir. » Mais il ne lui forçait pas la main, encore une preuve de pudeur. « On a des chambres libres à l'étage, alors tu es la bienvenue aussi longtemps que tu voudras. » Il se redressa avant de lui tendre la main. « Viens, je vais te montrer où tu dormiras. »

Attendant qu'elle lui tende la main, il l'aida à se redresser avant de prendre la direction de l'escalier. Comme elle chancelait sur ses pieds, Adrian veilla à passer sa main derrière Amaryllis au cas où elle dérapait, puis la dirigea vers l'une des chambres – la plus confortable. Comme la précédente pensionnaire était partie peu de temps avant, elle était encore aérée et des draps chauds avaient été mis en place. Relâchant sa main, il posa les yeux sur elle.

« Repose-toi toute la nuit, je suis là demain, je ne travaille pas. Je t'accompagnerai à l'hôpital demain, pour qu'ils puissent voir comment tu vas et que tu puisses te remettre en forme. C'est le plus important pour le moment. »
 
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Message posté : Mer 11 Jan 2017 - 0:55 Message
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Cela faisait presque un an que Mateso et les siens étaient morts… Cette annonce lui glaça le sang. Si seulement le sort qui la maintenait endormie s’était rompu lorsqu’il avait été en danger… Pourquoi ne s’était-elle pas éveillée pour protéger Dorian ? L’idée d’un lien spirituel si fort qu’il transcenderait l’âme et la magie était séduisante, presque romantique, et malheureusement illusoire. Il n’y avait que les beaux films pour faire croire à la supériorité des sentiments sur toute autre réalité. De même, il aurait été confortable que Wildcard soit le coupable. Cela soutiendrait l’hypothèse qu’il existerait un tout-puissant rééquilibrant le monde et créant des ennemis naturels, scindant le monde en deux : blanc et noir, Alliés et Axe, Légion et Cartel Rouge… L’univers dans lequel ils évoluaient était autrement plus complexe. Elle n’aurait pas le loisir de maudire Wildcard et de l’accabler de tous ses malheurs, le coupable était ailleurs, bien tranquille. Amaryllis savait qu’Adrian avait raison. Si elle avait choisi pour cible le chef du Gang des Fables à l’époque, ce n’était pas pour rien. Chacun de ses gestes la répugnait, et elle haïssait sa vulgarité, son attrait malsain pour le spectacle. S’il avait éliminé ses enfants, il aurait certainement mis en scène de façon grotesque et cruelle leurs assassinats.

« Tu as raison… Je préfère ne pas imaginer ce qu’il leur aurait fait. »

Mateso était un mage vaudou puissant, et Dorian un mutant aux capacités exceptionnelles. Il fut un temps où les noms de Vendetta et Atlas étaient craints… Mais ses garçons étaient vieillissants. Leurs corps n’avaient jamais supporté le rituel d’absorption vitale qui maintenait leur mère en vie, celle-ci avait donc vu naître leurs rides et leurs douleurs avec affliction… Elle n’aurait plus à s’en soucier, désormais. Cependant elle n’en voulait pas à son ami. Il avait fait ce qui était en son pouvoir pour protéger ces deux adultes, qui savaient mieux que quiconque le danger qui les guettait.

Navrée toutefois, elle l’était également, profondément. Elle n’en fit pourtant pas l’étalage, séchant ses larmes en silence. Une fois apaisée, autant que la situation le permettait, elle murmura sa requête. Adrian lui fit en retour une généreuse proposition, qu’elle n’avait pas anticipé, et qu’elle ne songea pas à refuser une seule seconde. Amaryllis chérissait son intimité, mais elle savait Adrian aussi discret et respectueux qu’elle : même dans les tentes les plus étroites, dans une chaleur tropicale et étouffante, ils avaient harmonieusement cohabités. Elle se savait également fragilisée, et était déjà rassurée de les savoir, lui et son fils, proches d’elle. Son regard triste mais tendre enveloppa doucement Sallah, pour s’assurer qu’il acceptait tout autant.

« Merci, j’accepte avec plaisir, et soulagement. » Ses doigts se glissèrent dans la paume de l’Archimage et elle se redressa, frêle dans ses vêtements trop amples. Il fut bien avisé de la soutenir, la montée des escaliers fut éprouvante et elle dût s’interrompre deux fois dans l’ascension. Ses valeureuses jambes avaient tenu bon pour la mener jusqu’à ce lieu d’asile, et sitôt celui-ci atteint, son corps battait la retraite. Lentement ils parvinrent à la chambre, tout stratégiquement située entre celle d’Adrian et de Sallah. Ce n’est qu’une fois la porte ouverte que leurs mains se séparèrent, Amaryllis s’appuya alors contre le chambranle et posa son regard doux et mélancolique dans celui du mage. « Merci mon ami. J’espère ne pas trop te perturber dans tes devoirs, mais savoir que tu es là pour moi est déjà une grande source d’apaisement. » Elle n’avait forcé aucun mot, chuchota simplement et pour lui ce qu’elle avait en elle.

Tout en se tenant d’une main à l’encadrement de la porte, elle effleura de l’autre la joue d’Adrian et l’incita à se rapprocher et se baisser. Sur son front, elle déposa un délicat baiser. « Bonne nuit. »

Amaryllis se retira ensuite dans la pièce qui serait sa chambre. Prudemment et avec mesure elle rejoignit l’armoire et trouva du linge propre pour se changer. Les cols roulés et épais collants de laine lui laissèrent croire qu’il restait un peu de l’étonnante et charmante June dans ses lieux, même si elle pouvait se tromper… Abandonnant ses guenilles, qu’elle plia avec beaucoup de soin et laissa sur une chaise, elle se vêtit puis se glissa dans les draps chauds. Exténuée elle s’endormit très vite, quelques secondes après avoir éteint la lumière. Toutefois, le sommeil fut court et bientôt envahi par des rêves qui la tirèrent hors de son cocon. Quand elle jeta un regard par la fenêtre elle constata qu’il faisait encore nuit dehors, il devait être pas plus tard que six heures du matin. Sans faire de bruits, Amy se leva et s’enveloppa dans une robe de chambre trop longue pour elle : elle lui battait nonchalamment les talons à chaque pas. Ses cheveux, libres et fougueux, elle les attacha avec un ruban trouvé dans un tiroir avant de s’engager dans le couloir. Ses yeux vérifièrent si de la lumière filtrait dans la salle de travail mais elle n’en vit pas, elle s’engagea alors dans le couloir. Maintenant qu’elle était moins engourdie par le froid, elle se sentit souillon et décida de passer par la salle de bains pour se laver et se rafraichir. Elle n’osa pas actionner la douche pour ne pas éveiller Adrian et Sallah, qu’elles supposaient endormis dans leurs chambres respectives. Elle se contenta donc d’une toilette de chat, qui lui rappelait avec une certaine émotion les grandes années de vadrouilles en Afrique.

Ensuite, elle avisa l’escalier et entreprit de le descendre. Poli, celui-ci ne craqua pas sous son pied léger. Cramponnée à la rambarde elle progressa à son rythme, parvint au rez-de-chaussée puis investit la cuisine. Sallah et Adrian avaient beau ne pas être grands, la pièce était arrangée pour eux et ils faisaient peut-être une petite tête de plus qu’elle ! Aussi elle eut beau se hisser sur les pointes, les poignées des placards restaient désespérément hors d’atteinte. Une situation relativement commune pour elle, et qui se résolvait souvent par une montée sur chaise – impensable au vu de son état. Il n’était pas rare qu’elle sollicite Papa Legba, qui la suivait comme une ombre, et sa télékinésie des plus pratiques. Pour l’heure elle ne tenta pas de l’appeler : elle craignait le coup de fatigue, sans compter qu’elle ignorait si Adrian avait pu disposer entre ses murs des protections magiques à même de repousser des esprits tels que les Lwas. Pourtant, laconiquement, elle s’était mise à tracer un cercle d’incantation typique de son art. Un petit peu de sucre était restée sur la table – Sallah avait dû en renverser quelques grains en s’empressant de lui préparer quelque chose la veille – et la voilà qui du bout de l’index, par habitude et sans y penser, dessinait les symboles et les embranchements qu’elle connaissait par cœur. C'était machinal, et caractéristique des instants où elle réfléchissait à d'importantes problématiques.

Une fois remise, que ferait-elle ? Le plus sage serait certainement de faire profil-bas, et de profiter de la bénédiction d’Adrian pour reprendre une vie plus saine. Plutôt que d’enclencher une spirale de vengeance qui la mènerait à des extrémités qui la dégoûtaient, elle pourrait… Faire table-rase ? Pourquoi ne pas reprendre un poste à l’université ? Il y avait d’autres moyens, non violents, qui lui permettraient de faire passer ses messages… Elle avait tenté, déjà. Par le biais de ses cours, de ses interventions publiques, grâce au CODE aussi, mais… Tous ces efforts ne produisaient que des effets médiocres, ou discutables. Elle n’était pas aveugle aux violences que le CODE avait engendré. Étaient-elle inévitables… ? Elle pouvait tout aussi bien tourner et retourner ces pensées et ces questions dans son esprit pendant des heures et des jours, les mêmes blocages surgiraient toujours. Un avis extérieur, un échange serait probablement plus utile… Elle respectait beaucoup les avis d’Adrian, et sa droiture exemplaire suscitait son admiration. Il représentait toutefois un idéal duquel elle s’était tellement écartée, qu’elle craignait de ne plus pouvoir s’y conformer.
 
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Message posté : Mer 11 Jan 2017 - 15:27 Message
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
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Avoir son amie à proximité et en sécurité était une source de satisfaction et de soulagement pour Adrian, cependant il n'était pas sans ignorer que ce n'était là que le début d'autres tracas. Avec son retour, Amaryllis avait appris la mort de ses enfants et elle allait certainement vouloir se venger, vouloir découvrir qui était le ou les responsables afin de les faire payer. Sauf qu'Eldoth ne pourrait pas approuver pour la bonne et simple raison qu'il était un pacifiste dans l'âme. Bien sûr, il comprenait parfaitement ce qu'elle devait ressentir et le fait qu'elle puisse vouloir calmer et apaiser sa peine en l'essuyant avec le sang des assassins, mais ce n'était pas une solution. Pas une satisfaisante du moins.

Après l'avoir laissée se reposer, Adrian était redescendu ranger ses affaires : il n'avait plus la tête à étudier ce soir-là. Sallah quant à lui devait être dans le même état d'esprit puisqu'il était venu le saluer quelques instants plus tard avant d'aller se coucher. L'Archimage fit de même après avoir coupé toutes les lumières de la maison, mais il lui fallut un long moment avant de trouver le sommeil.

Finalement, lorsqu'il rouvrit les yeux le lendemain, la nuit était encore présente et il n'entendait pratiquement aucun bruit dans la maison. Sallah avait pour habitude de se lever aux alentours des sept heures du matin tandis que le vieux mage se réveillait fréquemment avant l'aube pour filer travailler dans son étude avant de se rendre au lycée de Star High les jours où il y enseignait. Mais ce n'était pas le cas aujourd'hui, ce qui ne l'empêcha pas de se lever et de s'habiller alors qu'il faisait encore nuit.

En quittant sa chambre, Adrian passa devant la porte de celle où Amaryllis dormait certainement, mais même en tendant l'oreille il n'entendit rien. Elle devait certainement être épuisée, d'où le silence qui pesait sur le manoir. Soucier de ne pas la réveiller, il descendit l'escalier et prit la direction de la cuisine après avoir fait un rapide crochet par la salle d'eau pour se débarbouiller, puis fut surpris de trouver une silhouette debout au milieu de la pièce. Adrian se rendit rapidement compte qu'elle était bien trop frêle pour être celle d'un Sallah en manque de thé et il s'approcha donc de son amie, un sourire amical aux lèvres.

« Tu es tombée du lit ? Le matelas manque peut-être de confort ? »

Il se posta à ses côtés. À la lueur du plafonnier, elle avait l'air encore aussi épuisée que la veille. Son état n'était pas vraiment encourageant et une fois de plus, Adrian songea qu'elle devait se rendre à l'hôpital pour qu'ils puissent faire un check-up et la remettre d'aplomb. Un pincement au cœur se fit sentir alors qu'il songeait à tout ce qu'elle avait dû éprouver et subir pendant que lui attendait tranquillement ici qu'elle daigne revenir, persuadé qu'il était que son départ était lié à leur dispute au sujet de la Légion.

« Comment est-ce que tu te sens ? Tu as mangé quelque chose ? » Son regard parcourut les étagères et meubles de rangement autour d'eux. « Sallah a cuisiné suffisamment de pâtisseries pour nourrir un régiment, tu n'auras que l'embarras du choix comme ça. Tu veux boire quelque chose ? »

Peut-être qu'elle serait irritée par la manière dont il la chaperonnait ou cherchait à l'aider à tout prix, mais c'était plus fort que lui. Adrian se sentait affreusement coupable de ce qui était arrivé et l'impression qu'il aurait pu changer ça s'il s'était montré moins égoïste, ne cessait de le submerger. Il attendit donc de savoir si elle souhaitait manger et boire quelque chose, puis se chargea de lui préparer le temps qu'elle s'installe à la table en bois située non loin des plans de travail de la cuisine. Il n'osait pas trop revenir sur le fait qu'elle devait aller à l'hôpital, craignant qu'elle se braque, mais ne pouvait pas rester silencieux pour autant. Toujours hésitant, il lâcha quelques mots d'un ton léger :

« Tu as pu utiliser la salle de bain ? Je ne me souviens plus si tu avais occupé cette chambre à tes précédents passages. » Les autres ayant leur salle de bain privative. « Un bon bain te ferait certainement du bien, je m'étonne que tu ne sois pas encore complètement gelée vu la tenue que tu portais hier. D'ailleurs, tu as trouvé des vêtements ? Sinon je peux aller jeter un coup d’œil dans l'autre chambre d'invité ou faire un saut au magasin du coin. »
 
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Message posté : Mar 17 Jan 2017 - 1:26 Message
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Interpellée par une voix familière, Amaryllis se retourna doucement. Toujours très droite en dépit de la fatigue, elle avait ce port altier qui faisait fi de sa petite taille. À Adrian elle adressa un sourire, et quand il fut à son niveau, elle lui caressa la joue avec tendresse et affection. C’était sa manière à elle de saluer, qu’elle ne réservait qu’à lui et aux enfants. Elle s’empressa ensuite de le rassurer, touchée qu’il s’inquiète aussi naturellement de son installation et de son confort.

« J’ai dormi aussi longtemps que mon esprit l’autorisait. » Elle pouvait déjà être reconnaissante d’avoir trouvé le sommeil, au vue des circonstances. La profonde fatigue avait fait son œuvre. « Tu sais, je suis une vieille dame. De l’espèce qui se lève tôt et avec quelques courbatures dans le bas du dos, malgré un matelas des plus confortables et des voisins de chambrée aux petits soins. »

L’Archimage prouva encore qu’il était un ange et se mit à son service. L’évocation des pâtisseries de Sallah fut suffisante pour agiter l’estomac de la convalescente, qui gargouilla de façon sonore. Un petit sourire gêné étira alors ses lèvres. C’était une femme indépendante et qui avait très longtemps vécu seule – contrairement à Adrian, elle n’avait pas eu le bonheur simple de vivre dans le même lieu que ses fils pendant longtemps. Ces derniers avaient quitté le nid à l’entrée dans l’âge adulte, bien qu’ils rendent visite régulièrement à leur mère. Aussi elle avait l’habitude de se débrouiller, qu’on veuille prendre soin d’elle était assez rare pour provoquer sa surprise.

« Les placards sont un peu trop en hauteur pour moi. Les jeunes générations ont poussé, j’avais pourtant souvenir d’être parmi les grandes, à une époque… » Lointaine, maintenant ! Amaryllis ne se perchait jamais sur des talons, mais elle n’avait pas eu beaucoup le loisir de connaître une vie domestique non plus… Son existence avait été rythmée par d’autres événements. « Je prendrais bien du thé, à la menthe simplement, si tu as. » Après une courte hésitation, elle ajouta par pure gourmandise. « Et quelques pâtisseries… Mais seulement si tu accompagnes la dégustation. »

Amaryllis s’installa ensuite sur la table de la salle à manger, réprimant une grimace quand elle dût se baisser pour s’asseoir. Un hématome lui courrait dans le dos, elle avait eu l’occasion de le contempler avec dégoût, dans le miroir de sa chambre. Toutefois ce genre de moue était loin d’elle, tant Adrian se montrait prévenant. Il l’était tellement qu’elle eut le sentiment que son égard sincère et naturel était parasité par un autre sentiment, injustifié celui-là. Ses yeux noisette le caressèrent avec calme et souci. Elle ne désirait rien de moins que de le voir se ronger les sangs. Plutôt que de confronter directement leurs sentiments et de s’exposer sans détours, elle préféra emprunter des chemins plus subtils et timides.

« J’occupais plus souvent la chambre en face de celle de Sallah, dans le seul but inavoué jusqu’à aujourd’hui, d’arriver la première dans la salle d’études. » Une risette amusée orna son visage fatigué. Elle avait pris quelques fois un malin plaisir à s’emparer des lieux… Bien que très ordonnée, à la limite de la maniaquerie, Amy se dispersait dans chaque recoin lorsqu’elle étudiait la magie. « Je n’ai pas osé faire de bruit dans la salle de bains, je ne voulais pas vous réveiller. En revanche, je me suis permise d’emprunter quelques vêtements trouvés dans les placards… J’ai supposé qu’ils appartiennent à June. Elle vit toujours ici ? » C’est avec prudence qu’elle avait posé la question. Avant de disparaitre, Amaryllis avait perçu, ou cru percevoir, le profond attachement que ressentait June pour son employeur – elle l’avait interprété comme de l’amour. Un amour que son ami s’interdisait à rendre depuis des années…

Se rendant compte qu’elle traçait de nouveau des signes invisibles contre le bois de la table, elle entremêla ses doigts devant elle.

« J’ai un service à te demander mon ami, encore un. » Il n’était pas forcément dans ses habitudes de crier au secours. Cela dit, ses relations avec l’Archimage n’avaient rien de commun non plus. « En l’absence de Mateso et Dorian, et moi disparue, je suppose qu’il a été considérée que j’avais abandonné mes différents postes et renoncé à mes fonctions. L’agence, » Elle parlait de la Pinkerton agency, le groupe de détectives privés dont elle était la principale actionnaire. « a dû prendre acte. Ce qui veut dire que j’ai perdu mes biens ainsi que mes comptes en banque. » Sa voix grave était posée, seulement énonciatrice de faits. Elle semblait de toute manière peu affectée par la perte de ces biens matériels. « Je tiens à reprendre ma place à l’agence, c’est une part importante de ma vie, mais cela peut attendre… Ce que j’avais de plus précieux, je l’avais entreposé ailleurs. Mes manuscrits, mes ingrédients, mes souvenirs… Sont dans un lieu protégé. Je ne me sens pas la force d’y aller seule, et je n’ai pas la patience d’attendre. » Elle n’était pas à l’aise avec l’idée de demander son aide, même si elle savait qu’il la lui offrirait volontiers. C’était sans doute le souci : Adrian n’avait pas le cœur à refuser de soutenir autrui. « Je ne veux pas abuser de ta gentillesse. »
 
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Message posté : Mar 17 Jan 2017 - 15:19 Message
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Il était vrai qu'Amaryllis était plus âgée que lui. C'était une donnée qu'Adrian avait toujours du mal à assimiler à force de ne côtoyer que des gens qui avaient une existence « normale » et ne comptaient pas plusieurs siècles au compteur. Enfin, si l'on exceptait les divinités et autres créatures mystiques qui s'invitaient parfois chez lui, bien évidemment. Cela dit, même s'il connaissait son âge, ils n'avaient jamais vraiment abordé la question de son immortalité. Adrian connaissait le procédé qu'elle utilisait, mais il ignorait les effets qu'il avait sur son corps et vu qu'elle semblait avoir des courbatures et ce genre de choses, contrairement à lui, il n'était pas impossible que son organisme s'épuise avec le temps. Le rôle d'Adrian lui permettait de conserver son corps aussi en forme qu'à ses trente ans, il avait donc parfois du mal à comprendre quels étaient les problèmes inhérents à l'âge. Ironique lorsque vous saviez qu'il avait pourtant la mentalité d'un centenaire !

« Tu as souvent mal ? »

Le ton était faussement désintéressé, un peu comme s'il se renseignait simplement, mais la vérité c'était qu'il se posait sincèrement des questions sur sa santé. Après tout ce qu'elle avait vécu, se remettrait-elle totalement ? Il n'en savait rien, mais se doutait que la multi-centenaire n'en parlerait pas aussi facilement.

Adrian commença donc à préparer le thé en faisant chauffer de l'eau dans la vieille bouilloire, puis le temps qu'elle se mette à bouillir, alla chercher de quoi nourrir son invitée. En temps normal, il mangeait rarement le matin principalement parce qu'il avait du mal à se remplir l'estomac dès le lever, mais pour la bonne cause, il décida de changer ses habitudes. Il lui posa donc une pâtisserie préparée avec application par Sallah, encore fraîche et odorante de la veille ! Comme tous les desserts égyptiens, celui-ci débordait de sucre, mais vu l'état de l'ancien esclave, cela ne lui ferait pas de mal.

Un sourire ourla ses lèvres lorsqu'elle parla de la salle d'études. Il est vrai qu'en général Adrian ne laissait personne y rentrer, hormis lorsqu'il s'agissait d'individus compétents comme Dante ou Amaryllis bien entendu. Il n'avait pas de secrets pour les gens qui le côtoyaient d'aussi près, donc autant dire qu'il ne s'inquiétait pas en les voyant travailler dans son espace privé. Cela dit, son sourire s'envola lorsqu'il fut question de June. Elle n'était pas là lorsque l'incident était arrivé, pas plus que lorsque la jeune femme avait démissionné après lui avoir avoué ses sentiments – et compris qu'ils étaient vains. Annoncer trois décès en moins de douze heures, c'était un record, décidément !

Il préféra rester silencieux quelques instants, lui laissant le temps de reprendre pour lui parler des démêlés qu'elle risquait d'avoir avec son agence. Ce n'était pas faux, les détails de ce genre étaient souvent plus compliqués à régler que les problèmes de santé ou ce type de tracas. Se demandant l'aide qu'il pourrait bien lui apporter, Adrian attendit qu'elle termine avant d'acquiescer d'un hochement de la tête. Bien sûr qu'il pouvait l'aider, d'ailleurs il songeait même à prendre plusieurs jours de congé pour pouvoir l'assister le temps qu'elle se relance.

« Bien sûr que je peux t'accompagner. Je peux même y aller seul si tu m'expliques comment il est protégé, ça te permettrait de te reposer un peu pendant ce temps. » Les problèmes de confiance n'existaient plus dans leur relation après tout. « On pourrait aussi commencer par contacter les gestionnaires de ton agence pour les informer de ton retour et leur préciser que tu viendras vers eux dans quelques temps, mais que tu dois te remettre en état avant. » Quoi de plus logique ? « Enfin, dans tous les cas tu sais que je suis là pour t'aider, ou même Sallah s'il faut être plusieurs. N'hésites pas à nous demander, ça nous fera largement plus plaisir que d'attendre que les choses s'arrangent d'elles-mêmes. » Une manière de lui dire qu'elle ne devait pas se gêner. « Tu sais déjà ce qu'il faudra faire pour récupérer tes droits sur l'agence ? »

Peut-être qu'elle y avait déjà songé ? On ne vivait pas durant des siècles sans réfléchir à la solution à utiliser si jamais on venait à s'absenter quelques années ! C'était d'ailleurs l'une des premières choses qu'Adrian avait mise en place : une identité qui ne le lie pas directement à l'Adrian Pennington né cent ans plus tôt.
Avec tout ça, il n'avait plus le courage de répondre entièrement à sa question sur June, il esquiva donc :

« Sinon, oui, c'est de vieux habits à June. Elle ne travaille plus ici. »

Ce qui était vrai, elle avait démissionné avant de se faire tuer dans cet accident de voiture.
 
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Message posté : Lun 23 Jan 2017 - 0:10 Message
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Contrairement à son ami, Amaryllis n’était pas « bénie » du don d’immortalité. Son corps vieillissait, s’abimait, souffrait et menaçait de céder dès lors qu’elle omettait de rassasier ses incessants besoins. Car si elle subsistait, c’était grâce à d’autres. Dans le vaudou, à l’image de l’alchimie, chaque rite et chaque sortilège s’accomplissait par un échange : rien ne vient du néant. Ainsi, les lwas consentaient à rajeunir son corps et insuffler de l’énergie dans ses vieux os si, et seulement si, elle dévorait la vie de quelqu’un d’autre. Cela pouvait également s’accomplir avec la nature, généreuse par essence, mais le résultat ne lui permettait pas de tenir sur la durée – ce ‘détail’, elle ne l’avait jamais révélé à l’Archimage, bien qu’il fut familier du rituel et de son principe. Toujours est-il que cela faisait longtemps, bien trop longtemps qu’Amaryllis n’avait pas asséché ni de prés fleuris, ni de victimes égarées.

« Non, heureusement. » Le rassura-t-elle dans un premier temps. « Seulement, je n’ai pas utilisé le rituel d’énergie vitale depuis longtemps. Mes années pourraient me rattraper… Toutefois, ce n’est probablement qu’une question de fatigue. »

Une jeune femme vigoureuse pouvait connaître les joies des courbatures après une session sportive, après tout. Cependant Amaryllis ne se voilait pas la face, elle savait parfaitement qu’elle ne tiendrait pas sur la durée sans utiliser son rituel. Elle souhaitait néanmoins ne pas inquiéter Adrian à ce sujet. Sans compter que la femme pudique qu’elle était, supporterait mal qu’il discerne sur son visage les signes de l’âge… C’était encore une autre affaire.

Une autre pressait dans son esprit : la question de son sanctuaire, ou plutôt de ses sanctuaires. Il y en avait un connu d’Adrian, ne serait-ce que parce qu’elle l’avait mentionné à quelques reprises. En banlieue de Star City, il contenait ce qu’elle avait énoncé – notamment des manuscrits et des ingrédients, mais il y en avait un second… Caché dans les bas-fonds de Lincoln, seulement visité par elle et ses fils, ce lieu renfermait des talismans et des énoncés de sortilèges autrement plus cruels. Celui-ci elle ne pouvait s’y rendre que seule, à présent. Le premier elle n’avait aucun problème à laisser Adrian l’arpenter de long en large, si ce n’est qu’elle était gênée de lui demander sans rien avoir à lui proposer en retour. « Merci. Je ne vous mérite pas. » Elle lui sourit puis porta son regard sur le gâteau, qu’elle sépara en deux morceaux : ils débordaient de miel et une odeur exquise de fleur d’oranger s’en échappa.

« Comme tu sais, je n’ai jamais voulu me forger une autre identité. » Il n’y avait qu’une seule Amaryllis Pinkerton dans les registres d’état-civil, et même si elle n’avait jamais paradé, ceux qui désiraient connaître ses origines pouvaient facilement y avoir accès. « Suivre ton exemple m’aurait épargné bien des soucis. »

Star City avait beau être une ville habituée aux phénomènes surnaturelles, sa longévité avait suscité des questions indiscrètes et des enquêtes qu’elle avait durement encaissé. Des laboratoires pharmaceutiques avaient même eu le toupet de l’approcher pour faire des tests sur elle, ce qui avait provoqué l’une de ses rares colères.

« Cela dit, il devrait être facile d’être reconnue comme belle et bien vivante, et toujours légitime propriétaire de l’agence… Ce qui me chagrine, c’est qu’il faudra nécessairement expliquer mon absence. Au personnel de l’agence, mais aussi, et surtout, aux enquêteurs qui ne manqueront pas le coche. » Son visage se ferma un court instant, et elle prit le temps de croquer dans la pâtisserie. Elle ferma les yeux pour en profiter, appréciant la décharge que le sucre envoyait dans son organisme privé de douceurs. Après avoir avalé lentement, elle posa un regard embarrassé et peiné sur son ami. « Je ne souhaite pas raconter ce qui s’est passé, mais j’ignore si je pourrais m’en dispenser. »

Adrian lui répondit finalement à propos de June, et s’attira un regard surpris puis rapidement affligé. Elle n’avait pas énormément côtoyé la jeune femme, discrète créature, mais en appréciait justement la tranquillité, le sérieux et l’érudition.

« Quel dommage… Une si charmante jeune femme. » Au charme désuet, qui formait un joli duo avec l’Archimage. Elle espérait seulement que son béguin pour lui n’avait pas causé de départ précipité. « Tu n’as plus d’assistant dans ton travail ? »

Son ami n’ayant pas de smartphone greffé dans la main, elle présumait qu’il ne s’était pas davantage essayé aux nouvelles technologies. La maison était toujours dans son jus d’époque, comme en témoignait la vieille bouilloire en fonte qui se mit à siffler pressement.

« Il n’est pas impossible que mon local de travail ait été visité… Il est protégé d’une serrure des plus classiques, » Une risette orna ses lèvres pleines. « Et le pas de la porte est tracé par une ligne de poudre Houdou, tu y entrerais sans difficulté. » La poudre n’étant destinée qu’à repousser les ennemis, gorgés de mauvaises intentions. « C’est une protection efficace mais qui doit être souvent renouvellée. Si quelqu’un a vraiment voulu entrer… Il a pu. » Il y avait énormément de notes sur ses voyages, une grande partie résultait d’ailleurs de ses pérégrinations aux côtés d’Adrian. « Je m’en voudrais si de mauvaises mains s’en étaient emparées… J’aurais dû installer des protections plus importantes. À vivre jusqu’à pas d’âge, on a tôt fait de se croire invincible. » Elle secoua la tête dans un soupir. « Je serais déjà rassurée que l’entrée n’ait pas été forcée… Nous pouvons y aller ensemble, mais si tu me commandes de me reposer, j’obéirai. » Plus le temps passé et plus elle voulait être active, aller à l’hôpital commençait à prendre des airs de prison. « Je n’ai pas besoin de grand-chose dans l’immédiat, seulement de quelques recueils et ingrédients pour appeler Papa Legba, et Erzulie… »

Cette dernière était la mieux placée pour savoir qui s’en était pris à ses enfants. Elle ne le dit pas à voix haute, mais Adrian pouvait largement le deviner avec les informations qu’elle lui avait déjà confiées.
 
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Message posté : Lun 23 Jan 2017 - 13:50 Message
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L'immortalité avait toujours été un sujet assez compliqué et c'est pourquoi Adrian préféra se contenter de hocher la tête suite à la réponse de son amie. Si elle savait où elle en était, elle était la mieux placée pour régler les éventuels problèmes qui se poseraient. Adrian ne pouvait malheureusement pas faire le rituel à sa place et il était donc préférable qu'il se contente de la surveiller et d'intervenir si jamais sa fatigue devenait plus intense ou présente.

Lorsqu'elle aborda le sujet de son identité et du fait qu'elle n'avait jamais dissimulé son immortalité, Adrian ne put retenir un sourire légèrement triste. La vérité ? Lui-même regrettait souvent d'avoir pris cette décision. Il devait très souvent mentir et faire croire des choses aux gens qu'il côtoyait alors qu'il détestait le simple fait de devoir mentir. Autant dire que ce n'était pas très facile à vivre ! Mais il savait aussi que la vie d'Amaryllis n'était pas forcément plus facile que la sienne : les deux choix offraient des avantages et des désavantages, il fallait simplement voir lesquels étaient les plus supportables pour soi.

« Oh, mais il t'en aurait attiré d'autres. Parfois, je me dis que c'est toi qui as fait le bon choix, tu vois. »

Une question qu'ils ne pourraient malheureusement pas régler en discutant simplement !
De toute manière, l'immortelle lui expliqua rapidement ce qui posait problème dans son retour. Forcément, elle allait devoir justifier sa disparition, surtout lorsqu'elle était aussi longue. Aux yeux d'Adrian, il était important qu'elle porte plainte contre Wildcard et qu'elle dise la vérité, mais il comprenait aussi son désir de garder ça secret. Après, rien ne l'empêchait de n'expliquer cela qu'aux hauts responsables et de se contenter d'une formule toute faite pour les autres, non ? Il hésita quelques secondes avant de reprendre la parole :

« Mais tu ne comptes pas porter plainte ? Tu sais que je ne te forcerai jamais à rien, mais tu ne peux pas faire comme si ne rien ne s'était passé, du moins avec les autres. Je crois que c'est important que tu ailles expliquer tout ça aux autorités, après quoi tu pourras donner quelques informations aux responsables de l'agence et te contenter d'une formule toute faite pour les enquêteurs ? » Il soupira légèrement. « Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais tu te compliqueras beaucoup plus la vie en inventant autre chose, surtout si tes enquêteurs décident de se mêler de l'histoire et découvrent que tu n'as pas dit la vérité, tu ne crois pas ? »

Il ne faisait qu'émettre des hypothèses et ne s'amuserait certainement pas à l'obliger à faire telle ou telle chose, tout dépendrait d'elle !
Adrian retomba dans le silence lorsqu'il fut question de June et préféra s'intéresser aux précisions restantes sur son laboratoire. Il hocha la tête alors qu'elle énonçait des faits qu'il n'avait aucune difficulté à comprendre, puis son regard s'attarda finalement sur l'immortelle lorsqu'elle parla des Lwas qu'elle comptait invoquer.

« Tu sais que tu es un peu trop faible pour le moment pour faire tout ça, n'est-ce pas ? Je comprends ce que tu as envie de faire... mais il faudra qu'on en parle encore un peu. Cela dit, avant je préfère que tu te reposes. » Signe qu'il ne comptait pas la laisser se venger si facilement. « En attendant, je vais aller me préparer, Sallah ne devrait pas tarder à se réveiller, on pourra aller à ton local pendant que tu t'occuperas un peu de toi. Sauf si tu préfères ne pas rester seule ? Sallah peut rester ici, je peux me débrouiller seul. »

Il la laissa se décider avant de s'assurer qu'elle avait tout ce dont elle avait besoin, puis quitta la cuisine pour gagner l'étage et récupérer un manteau ainsi que des chaussures plus adaptées. Entre-temps, l'égyptien s'était levé et suivant le choix de l'immortelle, il resterait au manoir avec elle ou suivrait Adrian jusqu'au local. Cela ne prit pas si longtemps, entre une à deux heures avant le retour au domicile avec les affaires dont elle avait besoin. Adrian espérait juste qu'elle avait profité de son absence pour s'occuper un peu d'elle et se vider l'esprit avant qu'ils n’appellent un taxi pour l'emmener à l'hôpital faire cette fameuse visite – et discussion vu qu'il n'avait pas oublié qu'elle devait parler de ce qu'elle avait subi.
Après avoir refermé la porte d'entrée du manoir, les bras chargés, Adrian s'intéressa aussitôt à son amie – qu'il ne voyait pas encore :

« Amaryllis, tout va bien ? »
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Dim 5 Fév 2017 - 19:30 Message
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Une moue soucieuse scinda les traits d’Amaryllis. Ses sourcils se froncèrent, s’arrondirent autour de ses yeux en écho avec les cernes violacées qui soutenaient son regard. Elle n’avait aucune envie de livrer les détails de son altercation avec Wildcard aux autorités. Cela pouvait amener à des questions et des conclusions gênantes… Pour peu qu’une quelconque caméra ait filmé leur affrontement, qu’un témoin les ait aperçu, et les risques que l’on remonte jusqu’à elle augmentaient considérablement. Toutefois, ce n’était pas tant les forces de l’ordre qui l’inquiétaient… Elle craignait davantage les raisonnements de l’Archimage, qui pouvaient rassembler des informations et tisser des liens entre elles avec bien plus de doigté. Ne serait-ce que parce qu’il la connaissait depuis longtemps.

« À quoi bon ? Wildcard a fait bien des victimes. Si un jour la justice met la main sur lui, il sera condamné pour des crimes si terribles et nombreux qu’il ne ressortira jamais de sa cellule. » L’UNISON finirait bien par l’appréhender, un jour ou l’autre… Son emprisonnement serait un doux châtiment, et une maigre consolation, mais elle saurait s’en contenter. « Je dois encore réfléchir… Mais je ne pense pas donner de nom. Vous êtes les seuls au courant avec Sallah, et c’est sans doute mieux pour ma tranquillité que cela reste ainsi. Je ne souhaite pas attirer l’attention, surtout maintenant. »

Elle commençait même à penser qu’elle aurait mieux fait de taire l’identité de son agresseur aux deux hommes. Non pas qu’elle ne leur faisait pas confiance, mais cela la mettait dans une situation délicate. En silence, Amaryllis se fustigea. Tel un fantôme elle s’était traînée jusqu’ici, avait raconté son histoire sur le coup de l’émotion et ce sans peser le pour et le contre, ni mesurer les conséquences de ses révélations. On pouvait donc être vieille comme l’était et faire encore des erreurs aussi grossières…

« Je te fais confiance. Et je sais que tu ne souhaites rien de mieux que m’aider… Je penserai à ce que tu m’as dit, mais je ne peux rien promettre de plus. »

Il méritait son honnêteté, bien qu’elle se soit enferrée dans une vie qui lui interdisait de lui dire toute la vérité. Adrian percevait déjà bien assez sa soif de vengeance sans qu’elle ne l’exprime clairement. À l’inquiétude qu’il formula, elle lui offrit un maigre sourire désolé. Elle ne voulait rien de moins que batailler avec Adrian sur le sujet, pas plus qu’elle ne tenait à créer des angoisses chez son fils.

« Tu peux l’emmener avec toi. Mes affaires sont encombrantes, vous ne serez pas trop de deux. » Après avoir terminé boisson et pâtisserie, elle se remit sur pied dans un frottement soyeux de tissu. Elle se sentait déjà mieux, et pouvait remercier le propriétaire des lieux pour ce rapide regain d’énergie. « Et il vaut mieux que je sois seule pour me refaire une beauté. À mon âge, cela prend du temps et de l’espace. »

Elle le remercia d’un signe de tête gracieux et prit congé après l’avoir assuré que tout irait bien. Pendant leur absence elle prit le temps cette fois de prendre une longue douche brûlante, dans l’espoir toujours candide que l’eau emporte avec elle ses interrogations et ses douleurs. Elle ressortit de la cabine encore angoissée, mais débarrassée des stigmates de sa captivité et de son errance de la veille. Elle apposa un baume sur ses blessures les plus superficielles, et laissa les stigmates les plus profonds aux soins du personnel médical qu’elle verrait dans la journée… Puisqu’elle avait bien compris qu’elle n’échapperait pas à l’hôpital.

Soucieuse de laisser sa peau respirer, elle chercha d’autres vêtements, plus amples et légers. Elle trouva son bonheur en mettant la main sur une robe africaine particulièrement colorée et ajourée, qui appartenait certainement à Nafasi. Amaryllis n’avait pas tellement eu l’occasion de côtoyer cette fée d’Afrique au final, mais cela changerait peut-être grâce à son séjour ici… Elle passa la robe et emprunta une veste qui lui permettrait de ménager sa pudeur. Restant toutefois pieds nus, elle se recueillit dans la salle de travail de l’Archimage et y demeura jusqu’à ce qu’il revienne. Elle n’avait pas su résister à la tentation d’essayer d’appeler Papa Legba, mais faute d’ingrédients pour exécuter le rituel, celui-ci n’avait pas fait mine de l’entendre. Le lien entre eux était également abimé, ce qui peina profondément Amaryllis. Adrian sentirait-il ses tentatives ? Elle se montra en haut des escaliers lorsque le mage l’appela, puis le rejoignit d’un pas encore lent et précautionneux, mais tout de même plus assuré.

« Oui. » Ses yeux glissèrent sur son visage, puis celui de l’égyptien. « Vous n’avez pas rencontré de difficultés ? Laissez-moi vous aider. » Elle voulut leur débarrasser les bras, même si sa condition physique la privait de trop s’encombrer. D’ailleurs, dès qu’ils eurent fini de ranger, elle eut besoin de s’asseoir pour reprendre son souffle. Elle eut beau vouloir le cacher en redoublant de sourire et de questions – la porte est restée scellée ? Est-ce que vous avez pu mettre la main sur ce grimoire, et celui-ci ? – pour détourner leur attention, sa respiration sifflante la trahissait. Elle fut bientôt contrainte de baisser les armes et d’accepter sans conditions le départ pour l’hôpital et ses pénibles examens.

Elle offrit à Adrian et Sallah de la laisser aux mains des médecins, ne sachant pas combien de temps elle devrait attendre. Son état devait être suffisamment préoccupant puisque on ne tarda pas à l’examiner, et à la recouvrir de mille questions. Heurtée, appréciant guère d’être brusquée, Amaryllis se montra avare de mots mais précise dans ses réponses. Elle donna des détails qu’elle espérait ne jamais avoir à raconter une seconde fois. Une foule d’examens et une prise de sang plus tard, on lui proposa de rester en observation pour la nuit – elle refusa. Suite à quoi, on l’abreuva de recommandations et de vœux de prudence avant de la laisser repartir. Les pans de sa veste serrés contre son corps menu, Amaryllis ne se détendit qu’une fois de retour entre les murs réconfortants et sécurisants de son ami.

« Voilà, c’est fait. Merci à vous deux. » Souffla Amaryllis d’un ton à la fois sincère et soulagé. D’une main elle repoussa la longue tresse qu’elle s’était faite et qui s’appesantissait paresseusement sur son épaule, puis se rapprocha d’Adrian avec un délicat sourire. « J’en ai plus qu’assez de parler de moi, j’aimerais… J’aimerais entendre vos histoires, si vous le voulez. J’ai beaucoup à rattraper. »
 
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