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Vincent Grenier et son fidèle Doggo

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Généralités
Feuille de RP
Mar 6 Déc - 18:18 Message | (#)

Informations Personnelles
ϟ Nom : Grenier
ϟ Prénoms : Vincent
ϟ Sexe : M
ϟ Âge : 33 ans
ϟ Date de Naissance : 5 mars 1983
ϟ Lieu de Naissance : Bordeaux, Gironde, France
ϟ Nationalité : Française & Américaine
ϟ Orientation : Hétéro
ϟ Métier : Dessinateur BD & Animateur 2D/3D
Administration
ϟ Avatar : Simon Astier
ϟ Crédits : /
ϟ Pseudo : Jerry du Whoop
ϟ Âge réel : 23 ans
ϟ Parlez-nous de vous : Mes passions consistent principalement à faire de la BD, jouer aux jeux vidéo, lire, ce genre de choses saines.
ϟ Comment avez-vous connu le forum ? L'endroit est en bonne place sur les top-site
ϟ Que pensez-vous du forum ? Beaucoup d'informations, mais on peut quand même s'en sortir sans avoir tout lu. Du coup, ça s'adapte aux ambitions de chacun, c'est pas mal. Y'a masse de boulot derrière, c'est assez impressionnant.
ϟ Quelques conseils à donner ? Euh... l'abondance de gris donne peut-être un petit côté terne et le bleu/blanc/rouge de la barre du menu rend la lecture un peu difficile avec cette police. J'ADORE LE THÈME DE NOËL ! Mais c'est vraiment pour dire un truc, parce que bon, j'me sens pas spécialement légitime de critiquer. Dans l'absolu c'est joli et très complet.
Historique
Assit sur un vieux fauteuil, à la housse de velours côtelé rappé, Vincent semble rêver. Il a le regard perdu dans le vide, l'attention dissoute à force de ne rien regarder. Ses mains tiennent, à quelques centimètres de sa bouche, une tasse de café fumante. Figé comme il est, on dirait qu'il a oublié qu'elle était là. L'odeur persistante de la fève ne suffit pas à éveiller ses sens. Il pense juste.

C'est un homme d'une trentaine d'année. Il est plutôt grand, du haut de son mètre quatre-vingt trois, mais ne dégage rien de bien imposant pour autant. Sa silhouette est celle d'un homme banal. Il n'est pas particulièrement musclé, a le ventre légèrement rebondis et ses épaules tombent un peu.
Comme beaucoup de jeunes adultes de sa génération, il s'habille encore comme un adolescent, avec un simple T-shirt, un blouson à capuche, un jean et une paire de baskets d'une marque quelconque.
Ses cheveux bruns, malgré leur coupe courte, sont en bataille. Les pointes rebiquent vers le haut, trahissant une nature à boucler.
Il porte une barbe courte, accentuant encore la rondeur d'un visage à l'air juvénile. Ses pommettes basses et peu marquées, sauf quand il sourit, portent des yeux marrons à l'éclat rieur. Vincent a l'air d'un « brave garçon », c'est incontestable.

Le téléphone se met à vibrer sur la petite table basse, encombrée de pages et de dossiers. Le jeune homme s'arrache aussitôt à ses rêveries. Il s'empare vivement de l'appareil, négligeant la tasse. Le café éclabousse, il jure en se brûlant et s'empresse d'essuyer le revers de sa main endolorie contre son jean.
« Ouaip ?
Lance-t-il au bout du fil, d'une intonation indéfinissable. Une bouillie incompréhensible de mot résonne faiblement depuis le combiné. Vincent réplique.
« J'arrive.
Il raccroche aussitôt et se lève. Au bas de l'immeuble, une jeune femme du même âge attend, les bras chargés d'un carton. Elle semble contrariée, ou mal à l'aise. Son regard furète à droite à gauche, comme pour signaler qu'elle préférerait se trouver ailleurs.
« Salut Chloé.
Dit Vincent en lui ouvrant.
« Salut.
Réplique-t-elle d'une petite voix. Ils s'échangent une bise maladroite.
« Je... je t'ai ramené deux, trois trucs qui appartenaient à Victor. Glisse-t-elle. Comme on est en train de finir le déménagement de son appart'.
-Ah, d'accord... euh... Ben, merci.

Répond Vincent, la mine à moitié déconfite, tout en s'empressant de la débarrasser de son fatras. Chloé replace une mèche de sa fine chevelure blonde derrière l'oreille. Elle pince les lèvres, hésitant à le regarder franchement.
« Y'a autre chose aussi. Euh... Comment dire...
-Dis toujours.

Elle se dandine, puis se tourne en direction de sa voiture garée non loin.
« Viens voir, ce sera plus simple.
Vincent fronce légèrement les sourcils. Il s'en va poser son carton dans le hall, puis la rejoint. Arrivé à la voiture, Chloé lance un petit coup de tête en direction de la vitre. Vincent jette un œil à l'intérieur, pour finalement se détourner aussitôt en soupirant.
« Non... non Chloé, ça non.
Dit il en passant les mains dans ses cheveux, les yeux dirigés vers le ciel. Elle ouvre la portière : un chien saute sur le trottoir en agitant la queue.
« Qu'est ce que tu veux que j'en fasse ? Reprend Vincent, tout en luttant contre l'animal qui lui saute dessus. Tu as vu mon appart' ? Tu sais combien ça coûte ?
-Je sais, je sais, d'accord ? Dit elle en levant les mains, l'air agacée. C'était ça ou la fourrière, d'accord ? Mike ne veut pas de chien à la maison. La dernière option, c'était toi, ok ?
-Vous avez une grande baraque, je comprends pas...
-J'ai essayé d'en parler à Mike, d'accord ? Écoute...
Elle soupire. Pff... j'aurais jamais dû te demander ça.
Vincent lève les yeux au ciel.
« Non, ce qui me gonfle, c'est que tu me mettes devant le fait accompli, comme ça. Tu pouvais pas... je sais pas... Me passer un coup de fil ?
-Fallait que je t'amène les affaires de Victor dans tous les cas... et puis c'était sûr que tu refuserais de toute façon... Je m'étais dit que, peut-être, tu changerais d'avis en le voyant.

Vincent ne peut s'empêcher d'adresser un regard mitigé au chien. L'animal devait avoir trois ans, tout au plus. Un bâtard avec du sang de chien d'élan norvégien très probablement, au pelage noir. Il a de grandes oreilles pointues, un museau long et de grandes pattes qui lui donnent un air vif et agile. Son regard est très expressif et attachant. Vincent soupire.
« Tu fais chier...
-Tu veux pas qu'on monte, vite fait ? J'ai roulé toute la matinée...


L'appartement de Vincent est petit. Les meubles sont réduit au minimum et chaque espace porte son lot d'objets et de rangements supplémentaires en tout genre. La majeure partie du salon est dédiée à une grande table à dessin. Les invités s’assoient sur un canapé-lit antique, entre les livres et les carnets étiquetés. Le fauteuil semble le seul meuble épargné du désordre.
« Fait comme chez toi.
Lance Vincent à Chloé, en entrant. Cette dernière hausse un sourcil, visiblement perplexe. Se faufilant entre les choses et les machins, elle trouve finalement un petit espace sur lequel poser son manteau. Une fois livres et emballages alimentaires repoussés çà et là, elle s'assied enfin sur le canapé, les jambes serrées l'une contre l'autre et les mains jointes. Le chien, quand à lui, saute joyeusement sur le fauteuil et, après avoir fait deux ou trois tours sur lui même, se couche.
« Non ! Non ! S'exclame Vincent. Descend de là ! Ouste, allé !
Le chien s'exécute à contrecœur.
« Il est assez obéissant.
Note Chloé. Vincent soupire une fois encore, tout en s'en allant faire du café dans la petite kitchenette ouverte sur le salon.
« Ouais, je vois ça...
Dit il ironiquement. Le chien profite de voir le jeune homme dos tourné pour remonter sur le fauteuil.
« Il lui faudra juste un peu de temps pour se faire à toi. Reprend-t-elle. C'est un changement pour tous les deux.
-Alors là, je t'arrête : je n'ai pas encore dit oui.

Chloé soupire.
« Mais arrête... De toute façon, je ne le reprend pas. Si tu n'en veux pas, tu t'en débarrasses toi même.
-T'es sérieuse ?

Voyant qu'elle n'en démord pas, le grand brun grimace en hochant la tête de droite à gauche. Déconfit, il sert son café à Chloé, dont l'expression trahi les remords.
« Tu sais, c'est facile pour personne toute cette histoire...
Dit-elle. Vincent s'installe sur un petit tabouret, les genoux arrivant presque au niveau du buste. Il laisse échapper un court rire de dépit.
« Non, tu crois ? T'as l'air de bien t'en remettre, toi...
-Tu dis ça à cause de Mike ?
S'enflamme soudain Chloé. Mais tu croyais quoi ? Que j'allais pleurer ton frère toute ma vie ? Enfin Vincent, j'ai pas le droit d'être heureuse, après tout ça ?
-C'est bon... C'est pas ce que je voulais dire...

Dit-il en la fuyant du regard.
« Si, précisément !
Elle a les larmes aux yeux.
« Au cas où tu l'aurais oublié, c'est avec moi que Victor vivait, quand il a commencé à faire toutes ses conneries ! C'est moi qui ait dû supporter de le voir sombrer... avec ces types, ces connards ! On avait des projets tous les deux ! Sa voix tressaille. C'est moi que les flics ont appelé, quand il s'est fait...
Les mots restent bloqués dans sa gorge. Elle a la lèvre qui tremble, les yeux brillant des larmes qui s'y accumulent. Vincent ne la regarde pas, le visage enfoui dans sa main, l'expression grave. Chloé souffle doucement à plusieurs reprises.
« Alors ne la ramène pas trop, s'il te plaît.
Conclu-t-elle d'un ton froid. Vincent ferme les yeux, comme si le fait de l'avoir dans sa vision périphérique suffisait à le blesser. Quelques secondes s'écoulent en silence.
« Ok, pardon.
Articule-t-il finalement avec peine. Chloé s'essuie le coin des yeux du revers de la manche.
« C'est bon.
A nouveau, le silence s'étire. Les deux jeunes gens sont dans leur songe.
« Y'a quoi dans le carton ?
Lance enfin Vincent.
« Des... trucs. C'est que des choses que vous aviez en commun. Dit-elle. Tu verras bien.
Il n'insiste pas. Le temps s'écoule lentement, sans un mot ni regard. Chloé boit un tiers de son café du bout des lèvres, pour la forme : le goût du soluble l’écœure, mais elle préfère s'abstenir de le signaler à son ancien beau frère. Ce dernier affiche la même mine grave qu'il avait avant qu'elle n'arrive.
« Est-ce que... Murmure-t-elle après un long moment. Non, rien.
-Si, va-y.

Dit-il en la regardant enfin.
« Non, c'est bête.
-Va-y.
Insiste-t-il. C'est pas grave.
Elle soupire, avant de poser la tasse sur la table basse.
« Je me demandais si, entre nous, ça...
-Quoi ?
-Hé bien, est-ce que ce sera à nouveau cool, un de ces jours...
Elle soupire à nouveau, d'agacement. Enfin peu importe. Oublie ça...
-Ouais...

Le jeune homme se triture les mains sans mot dire. Elle fixe la grisaille du ciel, à peine visible depuis la fenêtre de la cuisine.
« Y'a rien de personnel là dedans, Chloé... Articule alors Vincent, à voix basse. C'est juste... cassé, c'est tout. On peut pas réparer.
-Je sais...
Dit-elle. C'est pas la peine de développer. Je sais. Il nous a tous cassé.
A ces mots, elle se lève. Son regard se promène au hasard dans l'appartement, pour se river en dernier sur la table à dessin. Elle esquisse l'ombre d'un sourire, puis demande :
« Ça marche ton projet ?
-Je dirais pas ça...

Réplique Vincent, amer. Elle n'insiste pas.
« Bon, je vais pas te déranger plus longtemps... Dit-elle en reprenant son manteau. Pour le chien...
-C'est bon, te fatigue pas...

Comprenant qu'on parle de lui, l'animal se met à battre de la queue, la langue pendante et la respiration vive. Vincent force un sourire.
« Je vais le garder... enfin pour le moment.
S'empresse-t-il de rectifier. Chloé opine sèchement du chef, tout en se dirigeant vers la porte. Elle dehors, lui dedans, ils s'échangent un regard gêné, ne sachant que dire.
« Au fait... heu... Dit-Vincent, la main sur la porte. C'est quoi son nom ?
Il désigne le chien d'un signe de tête. Chloé lui adresse un dernier regard, par dessus l'épaule du jeune homme, avant de dire :
« Doggo.

Chloé partie, Vincent s'en retourne au salon. Il perd une minute à observer le chien de son frère du coin de l’œil, partagé entre l'embarras, la contrariété et une once de tendresse qu'il s'efforce au mieux de réprimer. Il n'a jamais tellement apprécié les chiens, leur préférant l'autonomie et la discrétion des chats. Celui-ci était encombrant et mal élevé, par dessus le marché. Mais, pour une raison ou une autre, Vincent n'imaginait pas une seconde s'en débarrasser... même s'il s'était efforcé de dire le contraire devant Chloé.
Il ne voulait pas qu'elle pense pouvoir obtenir de lui ce qu'elle voulait. Non pas que l'idée de lui rendre service le dérange. Non, la raison derrière cela était plus complexe. Lui-même ne savait pas très bien pourquoi il réagissait comme cela. Tout ce qu'il savait, c'est que depuis la mort de Victor, plus rien n'était pareil. La famille avait éclaté, tout simplement.

Le pas traînant, Vincent approche du fauteuil. Le regard toujours rivé sur le chien, il s'interroge sur la correcte manière de se faire obéir. L'intéressé ne semble pas s'en inquiéter beaucoup, agitant simplement la queue de contentement.
L'homme est saisi par l'intensité du regard de l'animal. Depuis ses prunelles sombres, il croit déceler une profondeur vertigineuse et terrifiante comme si, lui aussi, souffrait sans le dire de la perte de son maître. Vincent se demande comment l'on peut pleurer quelqu'un tout en ayant l'air si heureux, lui qui n'est plus que l'ombre de lui-même depuis des mois.
« Pousse toi.
Articule-t-il après un moment d'hésitation. Le chien ne semble pas comprendre. Il faut dire que l'intonation de l'homme manque cruellement de conviction. Sans doute a-t-il honte de s'imaginer donner des ordres. Vincent n'est pas ce genre d'homme.
« Victor ne pouvait pas avoir un chat... ou un poisson rouge...
Grogne le brun pour lui même. Attrapant la bête par la peau du cou, il le tire hors du fauteuil et s'y installe à sa place. Le chien émet un petit couinement plaintif, mais se laisse faire sans broncher. A terre, il s'en va chercher le regard de l'humain et entreprend de le renifler.
« Assez, ouste ! File ! Tente Vincent. Couché ! Doggo, couché !
L'ordre semble passer, puisque le chien consent à se coucher aux pieds de Vincent. Ce dernier récompense son obéissance par une caresse hésitante en haut du crâne. Il ne réprime guère, toutefois, une légère grimace lorsque Doggo lui lèche la main en retour.

Le carton de Chloé trône discrètement près de la porte d'entrée. Jusqu'ici, Vincent a pris soin de l'éviter du regard. Il sait pourtant qu'il devra se résoudre à l'ouvrir un jour ou l'autre. Même s'il n'en n'a pas vraiment envie. L'idée de fouiller dans les souvenirs de Victor lui noue les entrailles par anticipation. Il craint de voir les pires moments de son existence exhumés.
Fronçant les sourcils, Vincent se dit alors que les souvenirs ne sont pas dangereux, qu'il ne devrait pas redouter de s'y trouver confronté et, qu'après tout, il s'en fiche. Son frère n'est plus là : tout ce qui devait arriver a déjà eu lieu.
Le jeune homme se lève donc afin d'aller chercher le carton. Il le pose sur la table basse devant le fauteuil, avec une précaution excessive. Assit, il perd encore quelques secondes à hésiter. Doggo le regarde sans comprendre, reniflant de temps à autre les doigts de sa main. Tiré de ses songes par le contact la truffe humide de son nouveau compagnon, Vincent peste. Il grogne, rouspète, pour finalement se décider à ouvrir la boite.

A l'intérieur se trouve l'empilement des années, sous la forme de photos, tickets et documents variés. Vincent ne sait pas par où commencer. Il laisse donc sa main s'emparer d'une enveloppe au hasard. Papier kraft tâché de café, les coins rognés. C'est un diplôme : le BAC de Victor, obtenu avec mention en filière scientifique au Lycée à Bordeaux. Vincent avait eu le sien deux ans plus tard en littéraire. Il avait toujours été un élève discret, contrairement à son frère.
Le grand brun pose l'enveloppe sur le côté et reprend ses fouilles. Il trouve une boule à neige contenant une miniature du Golden Gate Bridge, à San Francisco. Après leurs études respectives, les deux frères s'étaient lancé dans la grande aventure américaine. La ville sur la baie fut leur première destination, avant de terminer dans les environs d'Emeryville. Victor venait d'avoir le coup de foudre pour une demoiselle prénommée « Chloé ». Le mariage fut célébré un an et demi après. Vincent n'avait jamais compris ce choix : Victor avait toujours fait preuve de beaucoup d'indépendance... mais d'un autre côté, il était aussi impulsif et ne réfléchissait pas toujours avant d'agir.
Une photo du mariage et de leur première maison étaient d'ailleurs visible dans la boite. En dessous, il y avait le visuel d'un des jeux qu'ils développèrent ensemble. Victor était responsable de tout le développement, quand Vincent s'occupait de la branche créative. « Les frères Grenier », comme on les appelait en convention, avaient leur petite réputation.
Plus personne ne s'en souciait, depuis qu'il était arrivé à Star City. A un moment de son parcours, Vincent avait voulu changer de vie. La capitale des super semblait le lieu le plus approprié pour un auteur en quête d'inspiration pour des récits fantastiques. Les événements récents ne l'avaient jamais effrayé. Invasions extra-terrestres, attentats, affaires et scandales : c'était la même chose partout. Surtout quand on est français d'origine.

Son regard se pose soudain sur un journal plié en deux. Vu la date, on suppose qu'il a été ajouté là plus tard, certainement par Chloé. Il s'agit d'une page de faits divers. Un article tiré d'un papier local sur lequel on peut lire « accident tragique au lac Merritt : un créateur de jeux-vidéos retrouvé noyé, par un touriste », avec une photo de l'endroit en noir et blanc.
A l'époque, la police évoque un tragique accident. Chloé pense qu'il s'agit d'un meurtre. Elle renoncera à porter plainte, faute de preuves. Victor savait dissimuler ses secrets et le fait de fréquenter des individus louches ne suffisait pas à démontrer quoi que ce soit. Toutefois, en dehors de toutes ces raisons rationnelles, la peur y était aussi probablement pour quelque chose.
Érodé émotionnellement, Vincent ferme les yeux. Il lui manque des clés pour comprendre ce qui s'est réellement passé. L'ignorance est une fatalité cruelle.

Dépité, il renonce à poursuivre. Mais, comme un curieux coup du sort, Doggo décide de se lever précisément au même moment et, d'un coup de queue maladroit, balaie le carton. Son contenu se répand à terre, entre les papiers et les vêtements froissés.
« Bravo, bien joué ! Peste Vincent. Fiche le camp d'ici !
Le chien obtempère, conscient d'avoir fait une bêtise. De son côté, l'humain s'agenouille dans l'idée de récupérer ce qui peut l'être : la boule à neige est fendue et commence déjà à tout détremper. Vincent replace tout ce qu'il peut au fond de la boite à grosses poignées.
« Doggo !
Attentif, il vient de remarquer que le chien est en train de mâchonner quelque chose. L'homme n'hésite pas à plonger les doigts dans la gueule de l'animal, le sauvant, probablement de justesse, de l'étouffement.
« Tsss...
Souffle Vincent, avant de constater qu'il s'agit d'une petite clé. Une clé, assortie d'une adresse fichée dans un genre d’étui plastique comparable à ceux que l'on trouve à l'aéroport, pour identifier les bagages. Le visage du jeune homme s'assombrit au moment de lire l'adresse inscrite : c'est à Star City.
« Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Murmure-t-il pour lui même.

Quelque part, dans un coin de la banlieue de Star City, se trouve le site de location de box de stockage d'un petit patron quelconque. Le genre terrain vague où s'étendent, rangés comme dans un champ d'oignon, les cubes de ferraille cadenassés. Vincent a l'impression de se trouver dans un film. Accompagné de Doggo, il se rend à l'accueil avec le sentiment que cette sortie pourrait bien être la dernière. L'endroit est si sordide qu'il ne s'étonnerait pas de voir débarquer toute la mafia locale, pour un petit meeting improvisé.
Le gérant des lieux est à l'image de son entreprise : négligé et peu avenant. Son visage buriné semble une vieille pomme toute fripée.
« Euh... bonjour.
-Ouaip ?

L'homme dégage un curieux parfum de beef jerky rance. Vincent s'empresse de sortir la clé, avide d'en finir.
« Cette clé, c'est... de chez vous ?
Le gérant prend quelques secondes pour le toiser, avant d'inspecter la petite clé noire. L'horloge murale laisse entendre son « tic tac » anxiogène pendant un moment. Alors, d'un geste excessivement lent, il fini par la reposer sur le comptoir et de dire :
« Ouaip.
-Super...
rétorque Vincent, à moitié soulagé seulement. Et euh... vous pouvez me montrer où c'est ?
-Ouaip.

Sans rien ajouter de plus, le gérant fait le tour du comptoir et sort. Le jeune homme se glisse à sa suite, regrettant un peu plus à chaque seconde de s'être lancé dans cette aventure. Et tandis que Doggo se promène dans les allées, reniflant tout ce qu'il peut, le duo s'immobilise devant l'un des box. La marche n'aura duré qu'une minute ou deux.
« C'est ici ?
Demande le grand brun.
« Ouaip.
Répond l'autre.
« Génial... merci.
Dit le premier, avec un sourire forcé. Pas de réponse : le gérant disparaît. Vincent se retrouve donc seul, face au secret présumé de son frère. Il n'a, naturellement, aucune idée de ce que renferme le box. Des meubles, des tableaux volés, un cadavre : il passe en revue les différentes possibilités sans parvenir à en distinguer la pertinence. L'histoire de Victor semble nimbée d'un voile de mystère qui s'épaissit à mesure que l'on s'y risque.
C'est donc d'une main fébrile que Vincent ouvre le cadenas. Le panneau métallique grince, résiste, pour finalement se laisser enrouler dans un bruit de métal frotté. La lumière inonde le petit espace, révélant son contenu : rien.
Rien, à l'exception d'une boite en fer blanc. Un truc antique : Vincent reconnaît le motif d'une célèbre biscuiterie Bretonne, avec des photos de menhir et de bigoudènes sur les faces. Ils avaient sans doute acheté ça en vacance, il y a des années. Il ne s'en souvient plus.
« Tout ce flan pour une boite de galettes bretonne ?
Pense-t-il tout haut. Doggo ne semble pas convaincu non plus. Qu'à cela ne tienne : il l'ouvre. Et comme on pouvait l'imaginer, nul palet ni biscuit à l'intérieur, mais une lettre manuscrite sagement rangée dans une belle enveloppe blanche.
Les mains de Vincent se mettent à trembler légèrement : cela fait des années qu'il n'avait vu l'écriture de son frère. Par anticipation, il s’assoit par terre, avant de lire...

Vincent,

Je ne sais pas si tu liras un jour cette lettre. Les choses sont un peu tendues en ce moment et je sais que ça ne va pas très fort entre toi et moi. J'ai beaucoup réfléchis avant de l'écrire. Pas facile de rassembler ses idées, surtout quand on n'a pas l'habitude de se dévoiler. Idéalement, j'aurais préféré qu'on en parle de vive voix, mais depuis que tu as déménagé à Star City, ce n'est plus trop possible.

N'y voit pas un reproche : tu as pris la bonne décision. Je sais que tu as toujours rêvé de faire de la BD. L'animation, c'était plus mon rêve à moi : tu l'as fait pour qu'on marche ensemble. Je ne dis pas ça pour parler à ta place, mais ça se sentait. Je n'ai jamais eu un sens artistique très poussé, contrairement à toi. Mon truc, comme tu le sais, ça a toujours été l'informatique, la programmation : je suis dans les chiffres, j'arrive pas tellement à comprendre autre chose.
Quelque part, je suis content que tu ais fait preuve d'une telle loyauté à mon égard. On faisait une bonne équipe tous les deux. Nos jeux sont géniaux et je regrette qu'on ait arrêté de bosser ensemble. Je sais que c'est ma faute, cet état de fait... mais ça ne m'empêche pas de regretter.

Après tout, les États-Unis c'était un rêve en commun. On a bien mené notre barque, quand on y pense. Sérieusement, le jour où tu as été reçu aux Gobelins, j'étais fou. C'est toute les portes qui s'ouvrent, un diplôme comme ça. D'ailleurs, tu n'as eu aucun mal à obtenir ton visa de travail, pour me rejoindre, une fois en poche. On s'est fait notre place vite fait.
Je sais que tu as toujours eu tendance à relativiser ton boulot, par rapport au mien. Mais je n'ai aucun mérite : je ne programme aussi vite que grâce à mon don. Toi, tu te décarcasses pour parvenir au meilleur résultat. Moi, je n'avais qu'à me concentrer un peu devant la machine pour que le code s'écrive tout seul. Forcément, ça cartonnait : on sortait des jeux à vitesse record, avec le temps de programmation en moins.

A cette époque, tu ne voyais pas tout ça : tu passais ton temps à déprécier ton propre acharnement. Ne va pas dire que c'est pas vrai : je te connais.
Je ne sais pas si c'était de la jalousie ou autre... mais de mon point de vue, un don n'a rien d'enviable. C'est quelque chose qui te tombe dessus, c'est arbitraire. Y'a que le travail qui est admirable. C'est pour ça que j'ai toujours été attristé de te voir te rabaisser tout seul.
Je sais que je suis quelqu'un d'extraverti. Dire le contraire, ce serait mentir. J'ai tendance à prendre de la place. Quand je suis quelque part, il faut toujours que je me fasse remarquer. Je le sais.
Un mec comme toi, qui est plus introverti et « dans la lune », ça s'enferme, quand c'est trop en présence d'un gars comme moi. Mais tu n'as pas à te déconsidérer, je te le dis franchement. En vérité, c'est moi qui t'admire le plus. Tu es une force tranquille, le type le plus humble que je connaisse : ne te laisse pas dire que tu es trop ceci ou pas assez cela. C'est des conneries.
Bref, je pars un peu trop en émotionnel...

Pour en revenir à ce que je veux dire : quand tu as pris la décision de tout laisser tomber pour poursuivre ton rêve, j'ai pété un câble. Mais à bien y repenser, je sais que tu as eu raison de le faire. Je m'en rend compte maintenant. Tout ce que tu m'avais dit était vrai. J'aurais dû plus t'écouter. Mais tu vois, mon assurance s'est retournée contre moi : j'en ai fais qu'à ma tête et, forcément, je trinque aujourd'hui.

Car si je t'écris, c'est surtout pour te parler d'un truc grave qui est en train de m'arriver. Je suis dans la merde, il faut que tu le saches. D'ailleurs, je ne sais pas quand je pourrais te contacter à nouveau. J'évite les mails et le téléphone, parce qu'on ne sait jamais avec ces trucs là. Une lettre, ça se planque. Crois-moi, j'ai plus confiance là dedans qu'en cette foutue technologie. Je sais de quoi je parle, comme tu le sais.

Tu t'en doutes sûrement, ça a à voir avec les types de la société chelou, qui a commencé à s'intéresser à notre boulot l'année dernière. Ces mêmes gars à cause desquels notre collaboration est partie en vrille. Toi, tu ne voulais rien avoir affaire à eux. Je ne sais pas si c'est parce que tu sentais l'embrouille ou autre, mais c'était bien joué. Ça me fait mal de le reconnaître, tu t'en doutes, mais bon.
Quand tu as décidé de claquer la porte, j'ai donc dû me démerder avec des contrats free-lance ou en tant que consultant. Pas de souci, qu'on s'entende bien... J'ai jamais eu de problèmes de fric avec ma réputation de petit génie de l'informatique. Mais bref, les types sont revenu à la charge.
Ils m'ont fait une offre que je ne pouvais pas tellement refuser, même si c'est ultra cliché de dire les choses comme ça.
Je ne sais pas d'où ils sortaient, mais dans tous les cas, ils avaient le moyen d'augmenter mes capacités naturelles. Je crois que c'était un genre de technologie ou un artefact : je n'en sais rien pour tout dire. Au premier coup d’œil, ça ressemblait à un simple anneau, mais en fait non, c'était bien plus que ça. Je ne m'y connais pas en trucs de « super ». Mais clairement, c'était le même genre d'accessoire que tu trouves dans les articles de journaux qui en parlent. Toi qui habite à Star City, maintenant, ça doit plus te parler qu'à moi.

Les gars m'ont tellement vendu le truc que j'ai fini par accepter d'essayer. Et alors là, je t'assure, c'était complètement ouf. J'étais en harmonie totale avec la machine. C'est comme si je pouvais me balader mentalement dans tout le réseau... un truc hallucinant.
Je me doute que c'est un peu difficile à concevoir pour quelqu'un qui n'a pas de don, mais bon. Dis-toi que c'était ultra puissant. Addictif, presque...
Le souci, c'est qu'après ça, je ne pouvais plus y renoncer. J'avais goûté la pomme, si tu veux. Je sais que ça peut paraître con, à posteriori. Mais, c'est pas pour te faire un reproche : t'étais plus là à ce moment. Je n'avais personne à qui en parler, personne pour me raisonner.
Chloé est gentille, mais c'est pas un sujet sur lequel j'ai envie d'avoir son avis. Elle est très frileuse quand il s'agit de surnaturel. A ce moment, j'aurais plus eu besoin de quelqu'un qui me connaît depuis toujours... Quelqu'un qui sait comment calmer mon impulsivité et qui m'oblige à réfléchir... Comme toi quoi.
Ouais, c'est vite fait un reproche, quand j'y repense. D'un autre côté, je ne t'ai pas retenu quand tu as tiré la sonnette d'alarme en foutant le camps. Disons qu'on y est tous les deux pour quelque chose...

Bref, à partir du moment où j'ai eu le truc entre les mains, les gars ne m'ont pas lâché. J'ai bien essayé de leur rendre, mais ils faisaient tout pour me retourner la tête. D'ailleurs, je ne me sentais pas tellement de le rendre. Ça me hantait, d'une certaine façon. Je n'arrivais pas à penser à autre chose.
J'ai donc accepté de le garder. Les premières semaines, j'ai passé des journées entières à me promener dans le réseau. Je pouvais aller partout, je n'avais pas de limite. C'était comme si je n'avais plus de corps.
Forcément, à chaque fois que j'arrêtais de m'en servir, c'était pour retrouver ma condition « limitée » de mec normal. Je crois vraiment que ce truc a détraqué quelque chose dans ma tête. J'étais hyper frustré quand je ne pouvais pas m'en servir. Ça me rendait vraiment irritable : Chloé ne te dira pas le contraire.
Au bout d'un moment, les types sont venu pour reprendre l'objet. Pour moi, il en était hors de question, il fallait que je le garde. Du coup, ils m'ont proposé un marché. A bien y repenser, c'est évident qu'ils avaient tout prévu depuis le début... Bref, comme tu t'en doutes probablement déjà, il s'agissait de très grosses sommes d'argent.

Vincent, si tu savais comme j'ai honte... J'aurais dû tout plaquer, foutre cette saloperie en l'air et venir m'excuser auprès de toi. On aurait tous décollé pour la France et ça aurait été la fin de l'histoire. Je ne sais pas pourquoi j'ai persisté malgré tout. J'avais déjà un pied dedans, tu comprends... C'est comme si je n'avais plus le choix, au point où j'en étais. Je me sens tellement con, tu peux pas imaginer...
J'avais de l'argent, mais pas assez. Alors une fois que mes économies ont été asséchée, les mecs ont commencé à devenir menaçant. Ils voulaient s'en prendre à Chloé. Je n'avais plus le choix, tu comprends. Alors peut-être que j'aurais pu appeler la police, mais ils auraient dit quoi au moment d'apprendre que ça faisait un mois que je me baladais n'importe où dans la toile et sans aucune restriction ? J'étais coincé, c'est ça qu'il faut que tu comprennes.

Du coup, tu t'en doutes, j'ai commencé à piquer un peu dans la caisse. Sérieusement, tu n'as pas idée du temps que ça m'a prit pour écrire ça... J'ai détourné des centaines de millier de dollars à différentes boites, pour que ça se voit pas trop. Un truc de dingue. J'étais sûr que personne ne saurait jamais que c'est moi. De toute façon, personne ne sait, objectivement, que c'est moi...
Je ne laisse aucune trace, quand je me balade sur le réseau. Personne ne pourra jamais retracer toutes les opérations que j'ai faites. En deux jours, les types ont été rincés. Je me suis dit que si je leur donnais assez de fric, ils me foutraient la paix une bonne fois pour toute. J'ai eu raison, apparemment. Ils sont prêt à me foutre la paix maintenant.

A l'heure où je t'écris, on doit se retrouver demain pour terminer le truc. Une fois que ce sera fait, je serais officiellement tranquille. Après ça, tu peux être sûr que je vais disparaître. Je ne sais pas encore où je vais aller, mais ce sera pour de bon.

Je sais que tout ce que je te raconte là va te sembler surréaliste. Peut-être même que tu vas te dire que je suis le pire des types. Honnêtement, je comprendrais. Moi-même, j'ai du mal à me regarder dans un miroir, ces temps-ci.
Ça fait des semaines que je suis sur le fil. J'ai pas le temps de penser à tout ça et à porter des jugements de valeur sur les choix que j'ai fais. J'ai juste l'impression d'avoir agit par nécessité, sur le moment. J'ai fais plusieurs mauvais choix, des erreurs et ça a enclenché une cascade d'événement. Je n'ai jamais voulu que ça arrive.

Enfin bref, j'ignore si on se reverra un jour, toi et moi. Comme je te l'ai dit un peu plus haut, dès que j'aurais réglé cette affaire, je vais faire en sorte de disparaître. Je n'ai pas envie de prendre le risque qu'ils me retrouvent. Les mecs comme ça, ça n'a pas d’éthique et ça change d'avis facilement.
Je veux quand même que tu saches combien je tiens à ce que tu vives ton rêve, frangin. La BD, je me répète, mais c'est ton vrai rêve de gosse. Un truc qui ne dépend que de toi et pour lequel personne ne t'a influencé.
Tu trouveras donc un papelard, après cette lettre, avec toutes les info d'un compte planqué. On dira ce qu'on voudra, j'ai quand même pensé à vous dans cette histoire. Il doit y avoir à peu près cent mille dollars dessus. Ne t'inquiète pas pour ceux à qui ça manque : c'est tous des comptes planqués aux îles Caïmans. Ça apprendra aux concernés à vouloir gruger le fisc...
Je sais qu'avec ta morale, tu serais foutu de ne pas accepter d'y toucher. Mais honnêtement, Vincent, les mecs comme toi méritent dix fois plus de recevoir un coup de pouce financier que ces connards enrichis à force de spéculations boursières. Au pire, si tu n'en veux pas, donne les à une œuvre caritative.

Bref, je crois que j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Prend bien soin de toi, petit frère. Je ne suis pas très fort pour les « au revoir », du coup je ne vais pas m’étaler. Je voudrais juste que tu me pardonnes. Si t'as cette vie aujourd'hui, c'est quand même pas mal à cause de moi. Sache, dans tous les cas, que je ne t'oublierais jamais.

Victor.

PS : une dernière chose : fais attention au collier de Doggo. Il a tendance à le perdre et ce serait dommage.


Vincent ne bouge plus, pourtant la lettre lui tombe des mains. Il est littéralement bouche bée, les yeux grand ouverts, l'air interdit. D'un geste lent et excessivement laborieux, il parvient à tourner la tête en direction de Doggo, et river son regard sur le collier qu'il porte.
Un anneau couvert d'insignes étrange y est accroché. Un anneau que l'on devine porteur d'un sombre pouvoir, utilisable seulement par celui qui maîtrise la technologie. Il ne l'avait pas remarqué jusque là. Personne ne l'avait remarqué. Interdit, Vincent cligne des yeux. Une fois, puis une autre, pour enfin lâcher d'une voix forte un haut et clair :
« Oh, le con !


Dernière édition par Vincent Grenier le Mar 13 Déc - 13:42, édité 7 fois
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Mar 6 Déc - 18:22 Message | (#)


Bienvenue !!
Ca fait plaisir de voir un visage pareil ici
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Mar 6 Déc - 19:20 Message | (#)

Bienvenue à toi !

Simon Astier, quel excellent choix d'avatar ! C'est bien la première fois que je le vois sur un forum, et ça me fait bien plaisir !
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Victoria Neutron-Grey

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Mar 6 Déc - 19:22 Message | (#)

Bienvenue parmi nous Vincent!

Olalala Simon Astier ♥️ Bon j'avoue, des deux frères, mon préféré reste Alexandre (Kaamelott forever, même s'il m'a conquise avec ses spectacles !), mais ça donne du punch à ton personnage, on sent d'ici les bonnes références et le bon goût
Au plaisir de voir ton personnage en jeu
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They're written down in eternity but you'll never see the price it costs – the scars collected all their lives. When everything's lost, they pick up their hearts and avenge defeat. Before it all starts, they suffer through harm just to touch a dream. (c) legends never die - against the current

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Mar 6 Déc - 20:32 Message | (#)

Merci à vous ! Cool

Oui, j'ai pas mal d'affection pour ce cher Alexandre, mais Simon correspondait mieux à mon personnage. /o
Et puis Hero Corp wesh.

Bref, vive les acteurs français !

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Lukaz Le Guen

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Mar 6 Déc - 22:00 Message | (#)

Bienvenue à toi, monsieur Grenier !

Un citoyen de plus, c'est cool !
Je suis curieux de voir ce que tu vas nous en faire. Si tu as des questions, n'hésite pas !

Tu peux aussi passer sur la CB ou flooder, si tu en as l'envie ^^
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Lumos !

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Jendayi Ndongo

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Mer 7 Déc - 18:58 Message | (#)

Bienvenue à toi!

Bonne chance pour la suite!
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Ven 9 Déc - 19:07 Message | (#)

Merci à vous !
J'm’attèle à la fin d'l'histoire, je viendrais vous embêter sur la CB quand ce sera fait 8-)
Comme disait mamie, le loisir c'est après le travail
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Lun 12 Déc - 19:30 Message | (#)

Ola !
Je me permets de doubleposter pour dire que ma fiche est finalement terminée !

Dites moi si il y a quoi que ce soit à modifier !
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La Maire

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Mar 13 Déc - 13:24 Message | (#)

Quelques mots de bienvenue sur notre forum !

Que dire. Un petit détail fort trivial : s'il est né le 5 mars 1983, il n'a pas 32 ans, mais 33 ! Outre des fautes plus rares qu'un pou sur la tête d'un chauve, outre les mentions légères, certes, mais toutefois pointues aux éléments du contexte... eh bien, tu as produit là plus qu'un historique, c'est une véritable nouvelle introductive et crois-le bien, c'est sous mes doigts un compliment parmi les plus forts que je puisse délivrer dans un message de validation. Mais plus un mot, place au jeu !

Tu commences avec un niveau 0, je te l'ajoute à ton profil. Tu pourras le faire augmenter en gagnant des points de réputation, alors n'hésite pas à te lancer immédiatement dans l'aventure.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Ensuite tu pourras débuter le jeu, tu peux regarder si une des demandes de ce sujet t'intéresse, sinon tu peux toujours poster la tienne ou demander directement à un membre. Enfin, si tu en as l'utilité, n'hésite pas à aller faire certaines des demandes disponibles ici. En tous les cas si tu as des questions les administrateurs sont à ta disposition ! Je t'encourage aussi à venir flooder et à passer sur la ChatBox ! C'est comme cela que l'on trouve des liens et des sujets le plus facilement, d'autant que ça permet de faire connaissance avec les autres joueurs. Il y a toujours quelqu'un dessus alors n'hésite pas !

Puisse la fidèle amitié de Vincent et Doggo résister au maelstrom des périls qui guettent à Star City !
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Mar 13 Déc - 13:35 Message | (#)

Merci ! Un tel compliment, ça me fait très plaisir. Sincèrement. :)
J'ai corrigé l'âge en sneaky

En route pour l'aventure !
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Vincent Grenier et son fidèle Doggo

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