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Homme surpris est à moitié pris ▬ Seth

 
Message posté : Lun 7 Nov 2016 - 11:50 Message
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Marishka n'avait pas oublié sa dernière « discussion » avec le chef de la famille Lane et elle savait bien qu'il ne lui fallait pas grand-chose pour le faire sortir de ses gongs. Par pur plaisir de le provoquer et de s'amuser un peu, il lui arrivait donc assez régulièrement de décider de redonner un coup de pied dans la fourmilière histoire de se rappeler à son bon souvenir !

Ce fut le cas cet après-midi-là lorsqu'elle repéra une silhouette vaguement familière dans un bar de la ville. L'un de ses voisins lui avait proposé de boire un verre et la slave avait accepté simplement pour ne pas finir la journée à s'ennuyer dans son canapé en attendant que l'heure vienne de se rendre au Circus Maximus ! Mais lorsqu'elle avait reconnu le Lane-obsédé – un pokémon visiblement très répandu – la trentenaire avait décidé de changer ses plans. Foncièrement, il ne l'intéressait pas. Mais elle savait qu'en l'approchant elle parviendrait à se faire inviter dans le château familial et qu'elle pourrait donc y ennuyer Seth sur son terrain ! Ni une, ni deux, la jeune femme largua son voisin qui protesta pour la forme avant de s'intéresser à une autre nana non accompagnée, puis elle se glissa aux côtés du prénommé Earl – ou un truc du genre. Il ne la reconnut absolument pas, bien évidemment, mais c'était bien mieux ainsi. À grand renfort de sourires, mains caressantes et mots doux, la slave n'eut aucun mal à se faire inviter chez lui pour finir la soirée.

Il faisait presque nuit lorsqu'ils quittèrent le bar pour marcher pendant un bon moment jusqu'à atteindre une maison complètement délabrée. Elle en était à se demander comment il réussissait à retrouver son chemin en étant aussi bourré lorsqu'elle aperçut la bicoque qui leur tenait lui de maison. Et bien, ce n'était pas étonnant qu'il soit de si mauvaise humeur avec un endroit pareil comme demeure ! Marishka avait un côté « précieux » qui lui venait de son enfance. Dix-huit années relativement rudes à vivre au fin fond d'un pays glacé avec une maison encore plus horrible que celle-ci et bien moins chauffée. Inutile de dire que cet endroit lui rappelait de mauvaise souvenirs et elle manqua de changer d'avis, mais tint finalement le coup.

Ils pénétrèrent dans le bâtiment visiblement désert. Un silence régnait sur toutes les pièces et son accompagnateur lui désigna une pièce au fond du couloir qu'elle devina sans peine être sa chambre. Sauf que non, elle n'était pas arrivée ici pour ça, mais bien pour rendre la vie impossible à son cher ami. La jeune femme secoua légèrement la tête avant de reprendre la parole d'un ton caressant :

« Et si tu me servais à boire plutôt ? »

Il sembla hésiter avant de se rendre vers une pseudo-cuisine et elle pénétra dans le salon bordélique. Entre des cartons de pizza à moitié rabougris et d'autres déchets qu'elle préférait ne pas identifier, la slave trouva finalement un canapé à peu près utilisable. Se débarrassant de sa veste pour dévoiler un décolleté assez avantageux – elle se félicitait d'avoir vêtu autre chose que ses vêtements amples pour une fois – la jeune femme se retourna pour attraper la bière qu'Earl lui tendait lorsqu'il vint la rejoindre.

« On pourrait s'asseoir un peu avant, non ? »

Il n'en avait clairement pas envie, mais accepta pour éviter de la faire filer. Elle s'installa donc dans le canapé, posant ses pieds sur la table basse en face, puis le laissa se glisser à ses côtés. Il ne lui fallut pas longtemps pour avoir les mains baladeuses, mais c'était de bonne guerre ! Vu qu'elle se servait de lui, Marishka le laissa un peu faire, veillant tout de même à ce qu'il ne dépasse pas les limites avant que Seth ne soit de retour.

Les secondes passèrent, puis les minutes et peut-être même les heures. Finalement, des bruits se firent entendre à l'extérieur et la porte d'entrée s'ouvrit, laissant entrer une voix et une silhouette bien connue. Satisfaite de voir que son plan se déroulait bien, la jeune femme retira sa main du bras du Lane-obsédé et celui-ci en profita pour glissa sa main sous son corsage. Elle-même déplaça la sienne jusqu'au dos de son comparse pour donner l'impression de l'encourager. C'est dans cette position que les nouveaux arrivants les trouvèrent lorsqu'ils entrèrent dans le salon et il fallut quelques secondes à Earl pour comprendre ce qui se passait et regarder ses frangins avec des yeux ronds. Marishka quant à elle leva ses prunelles d'ébènes vers eux avant de mimer une expression de surprise.

« Tu rentres toujours chez les gens sans être invité ? » Elle fronça finalement les sourcils avant de regarder Earl et rire légèrement. « Oh, c'est ton frère ! Je me disais bien que son visage me semblait familier, mais je n'avais pas fait le lien. »

Bien sûr, restait à voir si le Lane-grognon était en mesure de prouver qu'elle l'avait simplement provoqué. Pas sûr qu'il s'embarrasse de tels détails à dire vrai !
 
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Message posté : Mer 9 Nov 2016 - 23:51 Message
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Cette fin d’année était incroyablement merdique.
S’il n’y avait pas eu sa soudaine montée en grade dans la hiérarchie d’Ymir, Seth se serait volontiers mis à sniffer de l’essence pour encaisser le tas d’emmerdes dans lequel il s’engluait invariablement. D’abord, il y avait le retour imminent de la matrone attendue par personne, qui menaçait tous les quatre matins de payer une visite à ses rejetons – si tant est qu’elle soit capable de retrouver la baraque dans son vieux cerveau de junkie. C’était naze, mais ça lui prenait quand même le crâne. Pas autant quand même que sa rencontre fortuite avec la pimbêche blonde qui l’avait une fois foutu en taule, une Meghan à qui il avait eu rudement envie d’éclater la tête contre le caniveau. Malheureusement, le lieu de rencontres impromptu était trop public et fréquenté pour qu’il s’adonne joyeusement à la repeinte des trottoirs à l’hémoglobine.

La frustration était immense, et pourtant nettement moindre à celle qu’il avait subi un peu plus tard quand Jay lui avait annoncé qu’il avait baissé son froc devant l’UNISON. Bordel. La flicaille avait son grand œil tout droit flanqué sur eux, juste au moment où il reprenait les affaires ! Comme par hasard, ou parce que les déchets humains comme eux avaient le nez pour sentir la faiblesse, un gars prétendument vampire s’était amusé à leur piquer les nanas qu’ils devaient capturer et refourguer contre de belles liasses de billets. Mike avait empêché de justesse plusieurs crises de nerf. Toutefois, tout ça, ce n’était même pas le pire !

Le pire du pire, c’est qu’il avait perdu. C’était pas la première fois, certes, mais là, c’était différent. Déjà parce que ça concernait Marishka, et que ce nom-là résonnait depuis toujours avec une consonance particulière dans sa caboche cabossée – suavement, « slavement » ! Elle l’avait bien chauffé, le provoquant avec une aisance déconcertante, elle était indubitablement la meilleure dans cette catégorie. Et puis elle l’avait battu, révélant au passage qu’elle lui avait dévoré le bras quelques mois plus tôt. Il avait pas été foutu de la reconnaître. Dieu sait pourtant qu’il avait longuement observé Obus et Missile bondissant et jaillissant harmonieusement dans leur corsage. Et ses yeux, aussi. Si foncés et profonds qu’ils en étaient presque noirs. Pour sa défense, il avait quand même été sacrément sonné le jour de ses adieux précipités avec son bras droit.

Toujours est-il que ça faisait beaucoup à encaisser, et c’était sans compte son état avançant de délabrement physique qu’il avait pudiquement évoqué, à Jay seulement. Délabrement était sans doute un mot trop fort, mais pour un homme comme Seth qui avait toujours uniquement compté sur sa force physique, le moindre signe de « moins bien » prenait des proportions dramatiques. Il se sentait à chier, et c’était pas son bras gauche, encore bien en chair, qui allait lui donner du baume au cœur : il devait y avoir quelque chose dans la bave de minette parce que la morsure avait rapidement cicatrisé. Néanmoins, Seth ne faisait gaffe à rien et vivait une existence crade et mal équilibrée, qui avait fait son œuvre. La blessure s’était salement infectée, et Terry avait dû forcer son aîné à consulter un médecin clandestin du Cartel pour nettoyer la plaie et éviter une saloperie du type gangrène. Un jour le Lane ne s’était pas levé du canapé, fiévreux et apathique, mais avait quand même refusé de traîner son cul chez un toubib. Terry avait dû menacer d’aller chercher Jay à son taff dans le district sud pour que Seth daigne coopérer. Il avait beau savoir – ou pensait savoir – que Jay ne le contraindrait pas à faire quelque chose qu’il interdisait, s’il s’évanouissait ou commençait à délirer, le cadet de la famille était le seul capable de le porter avec son petit doigt jusqu’à des mains expertes. Bref. On avait nettoyé et recousu la plaie, et maintenant, il avait une putain de grosse balafre couturée en travers de son biceps et de son avant-bras. Il s’en foutait, mais ça lui rappelait sa défaite. Ou Marishka toute nue. Il allait plus volontiers vers ce genre de pensées !

En rentrant chez lui après une journée de boulot avec la bande des Ymir, Seth avait l’intention de se carrer une bière dans le bec et de regarder la première connerie venue à la télé. P’t’être bien qu’il irait aussi jusqu’à la douche, et sous l’eau brûlante il frotterait junior en pensant au fessier galbé qu’il avait entraperçu, sitôt la fourrure de tigresse disparue. Tout ce beau programme, il ne pensait pas le voir contrecarrer en franchissant le seuil de la masure que les frangins appelaient « maison ». Et pourtant… !

De longues secondes s’écoulèrent durant lesquelles Seth contempla les membres entremêlés de Marishka et d’Earl sans que son cerveau soit capable d’assimiler ce que ses yeux d’un bleu limpide transmettaient. Il resta hébété, la bouche légèrement entrouverte, et ne sortit de sa torpeur qu’au moment où Terry, les yeux rivés sur son vieux portable, le percuta dans l’échine en pensant qu’il était déjà rentré.

« Qu’est-ce que t’es en train de foutre ?! »

Sa voix forte, grave, gronda comme le tonnerre contre le bois rongé par les mites de la maison. Earl en avait sursauté avant de river ses yeux clairs sur ses frères, choqué et muet – évidemment ! Il l’avait déjà engueulé, à croire que ça lui avait pas suffi !

« Putain de merde ! J’t’ai déjà dit de pas t’laisser faire et toi tu m’la ramènes jusqu’ici et j’te trouve la main sur ses seins ?!
_C’est pas vrai ! »

Cet idiot de forniqueur n’avait même pas songé que pour mentir aussi impunément, il aurait été préférable de retirer sa paluche du dit-corsage. Mais il était trop absorbé par le rire enchanteur de Marishka pour faire le lien. Cette dernière disait ne pas l’avoir reconnu, mais est-ce qu’elle l’avait remis, lui ? Il semblerait… Lui l’avait instantanément reconnu. Rien qu’à son échine, et à son odeur qui flottait agréablement, complètement discordante dans cet environnement qui empestait le houblon et la… virilité, pour rester polie.

Il avait envie de lui beugler dessus, de lui demander – en hurlant, bien entendu – pourquoi elle s’obstinait à le pourchasser et à lui casser les burnes, chez lui en plus ! Mais il s’abstint. Pourquoi ? Parce qu’il n’avait pas vraiment envie de le savoir, et surtout, il craignait qu’elle en vienne à s’arrêter. Qu’elle ne le provoque plus, qu’elle ne le confronte plus, qu’elle ne cherche plus à le titiller sur son territoire. Qu’elle ne s’intéresse plus à lui, en somme. C’était foutrement pitoyable. L’idée lui traversa l’esprit, et il se sentit tellement humilié par elle qu’il la chassa rageusement, en jouant au plus fier et au plus couillu. Il donna un brutal coup de pied dans les jambes d’Earl, qui n’avait pas été assez rapide pour les relever dans le canapé. Il gémit mais ne se rebiffa pas, adoptant la technique du « je laisse passer la tempête ». Ça avait tendance à frustrer encore un peu plus notre Seth.

« Dégagez de mon canapé ! »

D’un geste rageur il retira – arracha presque, en vérité – sa veste qui découvrit ses deux bras, le droit mécanique, le gauche couturé, que du style et de la beauté ! Il la balança en travers de la gueule d’Earl, qui ne bougerait pas tant que la slave n’en faisait pas autant. Ou si Seth se décidait à l’expulser en travers de la pièce.

« T’as intérêt à t’passer au karcher, ses doigts ont traîné dans d’autres chattes aujourd’hui avant d’rejoindre la tienne. » Au summum de l’élégance, et sans doute loin de la vérité – quoique – mais Seth n’en avait rien à cirer, il était terriblement vexé et amer. « J’ai b’soin d’rhum. » La bière n’était plus suffisante pour soigner cette blessure d’ego. Parce que Seth n’imaginait pas une seule seconde que Marishka puisse avoir fait ça pour le provoquer. « Et après je te pète la gueule Earl, si tu dégages pas de ma vue. » Il aurait été plus simple de les jeter dehors tous les deux, avec pertes et fracas. Mais Seth était en proie à des sentiments discordants qu’il n’arrivait pas lui-même à identifier. Ça lui plaisait pas, ce qu’il voyait, il voulait que ça cesse. Mais il n’était pas certain de vouloir que la slave parte non plus. Ses yeux guignèrent dans sa direction, sauvages et ombreux, puis il se détourna pour sortir la bouteille d’un meuble à la porte défoncée.
 
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Message posté : Jeu 10 Nov 2016 - 20:08 Message
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Marishka s'attendait à ce qu'il râle, mais lorsque sa voix emplit la pièce, elle fut presque surprise du ton qu'il emprunta ! Son prince charmant – pervers – du moment ne manqua pas de sursauter d'ailleurs et elle eut beaucoup de mal à dissimuler le sourire qui lui vint naturellement. Toujours est-il qu'elle se gargarisait de l'engueulade que Seth offrit à son cadet, lequel avait encore ses mains glissées sous les habits de la slave qui ne fit pas le moindre geste pour le repousser. D'une part, il n'était pas si désagréable si l'on oubliait les saletés qu'il devait se traîner, d'autre part, elle savait que le colosse était énervé, ce qui signifiait que son but était atteint.

Installée sur le canapé, elle laissa Seth jouer au punching-ball avec le malheureux Earl qui ne protesta pas, preuve qu'il devait être habitué à ce traitement. Ses prunelles sombres ne dévièrent du visage du texan qu'au moment où il ôta sa veste, dévoilant le bras qu'elle avait malmené lors de leur précédente « sortie ». Bizarrement, il semblait assez amoché alors qu'elle avait copieusement salivé dessus ! Habituellement, cela suffisait amplement à atténuer les dégâts, mais peut-être qu'il avait foutu son bras dans quelque chose de louche peu de temps après ?
Lèvres scellées, son sourire ne disparut pas même lorsqu'il recommença à l'invectiver en se montrant aussi vulgaire qu'à l'accoutumée. Mais il en faudrait davantage pour l'échauder ! Ou c'était bien mal la connaître. Secouant la tête d'un air chargé d'incompréhension, la trentenaire répondit finalement :

« Allons, allons, il n'a rien fait la pauvre. » Elle offrit un sourire charmeur au concerné avant d'en revenir à Seth. « Je me moque de ses doigts, ce n'est pas ça qu'il était censé faire traîner, comme tu dis. » Inutile de lui faire un dessin. « Et ce n'est pas bien grave, tu crois que je n'ai personne qui a pu y mettre ses doigts avant lui ? On partagera nos microbes au pire. »

Marishka espérait bien lui faire comprendre qu'elle avait plus d'un amant – ce qui était faux en vérité – et ensuite qu'elle comptait bien aller plus loin avec son charmant petit frère. Ce qui était aussi faux, même si elle n'aurait pas hésité à en arriver là si c'était le seul moyen de provoquer un peu Seth. Toutefois, comme elle ne voulait pas provoquer une baston entre frères, la slave glissa sa main sur l'épaule de son voisin de canapé afin d'attirer son attention et lui désigna l'ouverture par laquelle ils étaient arrivés. Une manière de lui faire comprendre qu'il devait s'en-aller et qu'ils se reverraient un autre jour – ou soir si Seth se montrait trop compliqué à énerver. Même si elle était plutôt bien partie pour le moment.

Son attention se glissa ensuite sur Seth qui semblait désireux de se saouler, à croire que cette découverte l'avait réellement contrarié. Un sourire enchanté ourla les lèvres épaisses de la jeune femme qui s'étira comme un chat avant de glisser ses mains derrière sa tête, croisant ses longues jambes devant elle.

« Tu es contrarié de me revoir mon chou ? Tu avais pourtant l'air content la dernière fois qu'on s'est quittés. Tu as bien utilisé mon soutien-gorge, ça va ? » Ses prunelles se glissèrent sur Terry, le seul qui semblait vraiment l'ignorer dans la fratrie et cela l'énervait sérieusement. « Et toi, tu as trop peur pour t'approcher ou tu sais que tu ne te contrôleras plus si tu viens à côté de moi ? »

Oh, elle savait qu'elle aurait l'air vaniteuse ou trop sûre d'elle, mais disons que la slave avait remarqué qu'elle ne laissait pas la plupart des hommes insensibles. Cela dit, peut-être que c'était son cas ? Peut-être qu'il préférait les hommes ? Au fond, elle s'en fichait, c'était bien Seth qui l'intéressait, même si ce n'était rien de sexuel. Non, elle aimait le mettre à mal, le titiller, provoquer sa colère, …. Restait à voir si elle y arriverait autant qu'elle le voulait ! Toujours installée sur le canapé, la russe laissa ses mains retomber sur son corps qu'elle frôla négligemment tout en regardant le texan en train de se saouler.

« Tu me chasses de chez toi moi aussi ? Ou tu viens me tenir compagnie ? Peut-être même que si t'as un karcher, je te laisserai me nettoyer ? Mais vu l'état de ta maison, je doute que tu saches ce que c'est. » Elle soupira de manière exagérée. « Enfin, ne t'inquiètes pas, je me lave soigneusement avant de travailler, les clients aiment rarement que je sente le moisi et vu ton canapé, ce sera le cas. » Il ignorait où elle travaillait et elle laissait donc le doute flotter entre eux. « Si tu me laisses profiter de ton château, viens donc t'installer à côté de moi. » Elle tapota le coussin juste à ses côtés. « Sauf si je te fais peur ? Ton bras a une sale tête... ce n'est pas plutôt toi qui l'a fourré n'importe où ? »

Elle sourit avant de mordiller sa lèvre inférieure, haussant les sourcils d'un air interrogateur, donnant l'impression d'attendre une vraie réponse.
 
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Message posté : Ven 11 Nov 2016 - 13:03 Message
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« T’es qu’une grosse crade. »

L’hôpital qui se fout de la charité ! Mais dans la bouche du texan, ça ne sonnait pas vraiment comme une critique. Il avait lâché ça d’un ton qui filtrait avec de l’intérêt. Pour lui, la plupart du temps, les nanas étaient rien que des précieuses rapidement offusquées. Même sa Nancy, qui en avait vu de toutes les couleurs, fronçait toujours le nez quand il évoquait avec passion et force d’images les détails alléchants de son entrecuisse. Comme si tout ce qui se passait sous ses jupons était répugnant et ne devait pas être prononcé – alors que c’était bien la seule chose sur cette Terre qui, aux yeux de Seth, restait agréable et beau même chez les insupportables chieuses. Marishka ne possédait pas ce côté pudibond, presque puritain, qui l’avait tant de fois hérissé. Ce constat pas désagréable lui permit d’occulter l’idée qu’elle s’était, apparemment, déjà envoyée plusieurs types aujourd’hui avant d’atterrir sur son canapé. Il n’avait pas envie d’y penser, or le colosse avait la formidable aptitude d’occulter les choses qu’il ne voulait pas savoir – comme quand Charlie les avait quittés, qu’il avait passé plusieurs années de sa vie en taule, et des réjouissances de ce type.

Il mit la main sur une bouteille de rhum, qui ne contenait plus qu’un malheureux fond qu’il s’enfila en une seule lampée directement au goulot, la tête basculée en arrière pour bien s’arroser le gosier. Le feu engourdit sa langue et glissa presque suavement dans sa gorge, le réchauffant jusqu’au fin fond de son ventre. Ses doigts se refermèrent sur la seconde bouteille, intacte, elle. « Viens-là ma jolie » Susurra-t-il amoureusement en l’étrennant d’une gorgée courte et revigorante. Il guigna du côté de Marishka qui venait de jarter son frangin, et s’étirait à présent. De là où il était, il voyait ses belles jambes fuselées et, plus haut, les monts que formaient ses seins ronds et pleins. Il déglutit lentement.

« Nan, j’aime bien c’que je vois là. » Maintenant que les paluches d’Earl ne lui bouchaient plus la vue, c’était en effet nettement mieux. Même s’il avait effectivement ramené le soutif comme butin, et son odeur avec, ce qui le remplissait était plus attrayant. « Il en reste plus grand-chose, d’ton soutif. Faut que j’renouvelle mon stock. » Ah, s’il pouvait accrocher son string à son mur, ce serait un homme heureux !

Au milieu de cet échange sans être vraiment là, Terry était resté obstinément silencieux, occupé qu’il était à envoyer quelques messages d’importance – ou à faire parfaitement semblant, sinon. Il n’apprécia que moyennement d’être au centre de l’attention, tout comme il percevait la présence de la tigresse en leurs murs comme une menace. Il n’aimait pas l’idée qu’elle sache désormais où ils habitaient, ni l’attention particulière que le ‘chef de famille’ lui portait. Cela leur attirerait des ennuis, tôt ou tard. Il se contenta de hausser les épaules d’un air négligeant, accorda à peine un regard à la jeune femme et appuya plus longuement celui qu’il adressait à Seth.

« Tu as besoin de moi ?
_Nan. Appelle Varric, il avait un truc. »

L’instruction était vague mais Terry ne fit pas mine de s’éterniser, et suivit le même chemin emprunté un peu plus tôt par Earl. Seth avisa d’un œil vague sa bouteille, semblant mentalement s’interroger sur le pour et le contre de se murger là, maintenant. Ses lèvres retrouvèrent naturellement le goulot, alors que son regard attiré lorgna les mouvements de la slave. Il était intrigué de la trouver toujours là. Aussi, à sa question, il répondit à une autre qui parut presque hésitante.

« Tu suis pas Earl ? »

Il ne releva pas quant à leur maison. C’était de la merde, et aussi loin qu’il remontait dans ses souvenirs, elle avait toujours été dans cet état. C’était la seule chose qu’ils avaient pu se payer en arrivant à Star City. Aujourd’hui ils pouvaient largement se payer quelque chose de mieux, mais pas un frère ne l’avait évoqué : comme s’ils estimaient qu’ils méritaient de vivre là. C’était si ancré dans leurs gènes qu’ils ne le questionnaient même pas. Pas plus qu’il n’était venu l’idée à Seth de changer ce canapé qui refoulait l’humidité, et lui enfonçait sournoisement son ressort dans le gras des reins dès qu’il s’y affalait.

« T’es une pute, toi ? » Interrogea-t-il d’un ton égal, quoique teinté de surprise. Il ne s’était jamais demandé ce que Marishka pouvait faire dans la vie, présumant qu’elle faisait comme presque tous les combattants du Circus : rien. On allait pas dans les arènes en ayant un bon petit job de comptable à côté, non ? Il ne savait pas trop quel était son sentiment, si effectivement, elle était une prostituée. L’une des rares amies de Seth en étant une, une petite ukrainienne d’apparence frêle mais qui dissimulait toujours un cran d’arrêt dans son petit sac en perles noires. Il ne l’avait jamais touché, même si c’est pas l’envie qui lui manquait. Earl avait coutume de dire en riant grassement que c’était parce qu’il allait quand même pas ‘payer pour coucher’, mais Seth éprouvait une sensation plus étrange à son égard. Pas de la pitié, contrairement à ce que crachait Terry. Plutôt une sorte de respect. Un corps c’est tout ce qu’il avait lui aussi, et en tant que mercenaire, il le vendait également aux plus offrants.

Elle l’invita à se rapprocha, et un éclair de méfiance passa dans les yeux clairs du colosse. Bigre, il était chez lui, et il hésitait presque à prendre place dans son salon ! « Tu me fais pas peur. » Répliqua-t-il d’un ton buté. C’était vrai, cela dit. Il ne savait juste pas à quoi s’attendre. Après une vague hésitation qui perdura une ou deux secondes, il laissa choir son épaisse masse sur le coussin désigné. La bête couina et protesta, mais l’accueillit comme chaque jour malgré tout. Il souleva son bras gauche qui tenait le rhum, l’inspectant d’un œil peu intéressé. « Quoi, t’aimes pas ça les cicatrices ? » Pour le coup, la tigresse avait marqué sa chair dans ses deux bras, un exploit ! « Ça s’est juste un peu infecté. A cause de toutes les merdes que tu te traînes dans la gueule. » Il prit une nouvelle lampée d’alcool puis, naturellement, il cala la bouteille entre les deux jumeaux sensuels de Marishka. « C’est pas d’la vodka, mais ça s’boit tout pareil. »

Comme souvent avec les gens qui ont rien eu pendant longtemps, Seth partageait sans rechigner ce qu’il avait. Il n’était pas gêné par l’idée de boire seul, mais faire tourner la bibine, c’était quand même plus convivial.

« Et j’ai un karcher, dans l’jardin. Suffira de te mettre à poils et je t’aspergerai dans tous les coins. Tu r’nifleras plus rien et en plus, ça te dessaoulera aussi sec. » Un sourire un rien mauvais orna son faciès. « Sûrement que le spectacle fera même bander Terry, qui sait. » Y avait moyen que celui-ci ressente quand même un petit quelque chose à la vue d’une nana comme elle, c’est juste qu’il se l’interdisait pour des raisons qui échappaient totalement à Seth. Pour Jay, c’était différent. D’une part la cause ‘Jay fait du sexe’ lui semblait perdue, d’autre part il avait un drôle d’instinct qui le poussait à protéger le benjamin de la famille de Marishka. C’était idiot. Jay était de loin le plus solide, et c’est pas comme si Marishka avait l’intention de décimer les Lane – quoique ? Mais on ne contrôle pas ses instincts de protecteur, surtout avec le dernier de la portée. « …T’avais vraiment pas reconnu Earl ? » Il ne savait même pas pourquoi il posait la question. Enfin, si. Il se demandait un peu si elle avait eu envie de se pointer chez eux, ou si c’était un hasard. C’est le ‘pourquoi’ ça l’intéressait qui le mettait mal-à-l’aise, il n’aimait pas se sentir faible. Or, s’intéressait à Marishka, c’était se rendre vulnérable. « T’as une mémoire de merde. Tu le palochais y a pas un mois de ça. » Cracha-t-il d’un ton moqueur, comme pour se dédouaner des pensées plus noueuses qui lui trottaient.
 
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Message posté : Ven 11 Nov 2016 - 22:30 Message
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« Dommage, je ne porte rien sous mes vêtements, sinon je t'aurais proposé de le remplacer aujourd'hui. »

Elle avait parlé d'un ton sérieux, même si ses yeux et son sourire étaient suffisamment pétillants pour montrer qu'elle le provoquait volontairement. C'était tout de même assez amusant cette joute verbale ! Elle n'avait pas imaginé que Seth puisse être assez éveillé pour en être capable. Bon, avouons-le, elle l'avait toujours considéré comme un parfait crétin au cerveau aussi vide qu'un trou noir. Mais finalement, tout n'était pas à jeter. Il était suffisamment futé pour la relancer, mais pas assez pour l'empêcher de le manipuler, ce qui était tout à fait au goût de la trentenaire.

Cette dernière observa l'échange entre les deux frangins, insistant particulièrement sur le réfractaire qui la regardait comme si elle était l'ennemi public numéro un. Il s'en-alla finalement, laissa Seth la questionner sur ce qu'elle allait faire. Rejoindre Earl ? Parce qu'il la laisserait faire ? Pour le coup, Marishka se posait sérieusement la question, se demandant s'il s'en fichait réellement ou s'il s'interposerait si elle décidait de filer s'installer dans la chambre du Lane-obsédé. L'espace d'un instant, elle fut tentée d'aller vérifier en lui faussant compagnie, mais la tentation d'ennuyer Seth était trop présente et remporta les suffrages.

Elle décida donc de rester silencieux, esquissant simplement un sourire pour laisser planer le suspens. Mais son amusement s'envola rapidement lorsqu'il lui demanda de but-en-blanc si elle était une prostituée. Non, pardon, si elle était une pute. Marishka avait toujours fait son maximum pour jouir de toute la liberté possible à ce niveau, même si quelques relations lui avaient tout de même été imposées dans le cadre de son travail – comme avec son ancien patron. Alors, non, elle n'avait rien d'une prostituée. Un soupir lui échappa alors qu'elle secouait la tête.

« Non, je ne suis pas une pute comme tu le dis si subtilement. Je ne me fais pas payer pour coucher. Ça fait de moi une salope plus qu'une pute d'après ce que j'ai cru comprendre de votre langue, non ? »

Initialement froid, son ton s'était réchauffé au fil des mots pour finir par devenir presque provocateur. C'était plus fort qu'elle : la russe avait du mal à rester énervée ou froide. Elle aimait beaucoup provoquer les hommes et c'était encore plus vrai lorsqu'il s'agissait du Lane ! D'ailleurs, lorsqu'elle le vit hésiter et nier qu'elle l'effrayait, ses lèvres s'ourlèrent en un sourire encore plus amusé. Il n'avait pas peur ? Mais peut-être autre chose alors ? Elle avait bien remarqué qu'il n'aimait guère la voir « tendre », il n'était donc pas exclu qu'il déteste la proximité physique. Marishka n'avait qu'un seul moyen de le vérifier : elle devait le tester. Malgré tout, avant de se jeter sur lui, la trentenaire attendit qu'il reprenne la parole pour l'accuser d'être responsable de l'infection de son bras. Sa moue provocatrice céda le pas à une expression agacée.

« Ne dis pas de bêtises, ma salive est cicatrisante. Elle stimule la régénération des tissu, c'est l'une de mes capacités. Si tu as eu cette saleté au bras, ce n'est clairement pas de ma faute. Tu devrais peut-être moins espacer tes douches tout simplement. »

Il pouvait critiquer son hygiène, mais en attendant elle se lavait certainement plus souvent que lui ! Nature féline oblige, la slave adorait se prélasser dans un bain et y mariner des heures durant. Malheureusement, ce droit lui était souvent refusé en raison de ses multiples obligations. Prête à l'attaquer à nouveau, elle referma la bouche lorsqu'il lui cala sa bouteille dans sa poitrine, mais ne se laissa pas démonter. Saisissant le goulot, elle porta la bouteille à ses lèvres et en ingurgita quelques gorgées. Sans être une grande buveuse, la slave avait beaucoup consommé durant ses années à Moscou et elle supportait assez bien l'alcool, même si ces gorgées ne manquèrent pas de la réchauffer agréablement. Elle lui rendit la bouteille avant de lâcher un léger rire lorsqu'il parla de la dessoûler.

« Il en faudra plus que ça pour me bourrer mon mignon. »

C'est qu'il la prenait pour une débutante ! Penchant légèrement la tête sur le côté, elle laissa ses cheveux frôler le bras du texan qui lui posa une question inattendue. Est-ce qu'elle avait reconnu le fameux Earl ? Pourquoi donc ? Un énième sourire naquit sur ses lèvres alors qu'elle gloussa doucement.

« Va savoir. Pourquoi, tu voudrais que je sois venue ici juste pour toi ? Si c'était le cas, tu m'aurais trouvée dans ta chambre, pas sur ce canapé. » Ce qui n'était pas si faux. « Et si je devais me souvenir de tous les gars que je tripote ou que je drague, ma mémoire risquerait de saturer tu sais. » Une petite pique gratuite de temps en temps ! « Ton Terry, il ne m'aime pas beaucoup n'est-ce pas ? C'est parce qu'il est gay, ou parce qu'il sait que tu en pinces pour moi ? »

Oh, Marishka savait bien qu'un homme comme Seth n'était pas du genre à être amoureux, mais elle songeait à le titiller un peu sur ce point. Il avait l'air d'un homme préhistorique sortit de sa caverne, il devait bien en avoir l'instinct de possession non ? Une théorie assez bancale, mais qui avait le mérite de l'amuser ! La slave se décala pour se mettre sur le flan, relevant une jambe avec laquelle elle frôle celles du Lane. Se rapprochant tant bien que mal de lui – le canapé n'était vraiment pas confortable ! – elle s'arrêta finalement lorsque sa poitrine se colla contre le bras de son voisin. Sa main libre commença à lui frôler le bras avec plus ou moins d'insistance.

« Si tu veux me voir toute nue, il y a plus simple que me décrasser dans ton jardin tu sais. Je ne suis pas une prostituée, je suis strip-teaseuse dans un club malheureusement bien trop classe pour toi. Mais dis-toi que tu as eu l'avantage de ne pas avoir à me payer pour me voir comme ça, même si mes clients ont droit à quelque chose de plus sensuel qu'un coup de genou dans les couilles, j'en conviens. Chacun ce qu'il mérite. » Elle marqua une pause avant de sourire. « Tu serais prêt à payer combien pour ça ? »

Pas qu'elle avait l'intention de le faire, mais simplement pour voir si elle était sur la bonne piste ou si son approche était d'ores et déjà foirée !
 
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Message posté : Dim 13 Nov 2016 - 16:22 Message
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Il n’était pas prêt de recevoir un string gratuit à ce rythme-là. Il vit dans son regard flamboyant et sauvage qu’il avait fait une connerie, ou plutôt en avait dit une en demandant somme toute naturellement si elle pratiquait un métier vieux comme le monde et répandu dans tous les pays du globe. Dire que c’était même pas pour se foutre de sa gueule ou la rabrouer ! Il allait pas l’avouer pour autant, même si le ton d’abord froid qu’elle employa le rembrunit, faisant naître en lui quelque chose qui ressemblait à du remord. Le sentiment se dissipa aussi vite qu’il était apparu lorsque Marishka reprit sa verve habituelle. Une salope, donc. Un ricanement sans joie passa les lèvres du colosse. Il ne savait pas trop quoi en penser. Comme dit, il n’avait rien contre les prostitués. C’était pas un job heureux et c’était s’exposer à être considérer comme de la merde par le reste de l’humanité, mais il se mettait dans le même panier. Toutefois, sans se l’expliquer, ça l’aurait emmerdé que la slave en soit une.

« En Amérique, on dit aussi : fais pas gratuit c’que tu pourrais faire payer. » Un dicton à la con pour les cyniques accros au blé, parmi lesquels Seth se plaçait sans rougir. Est-ce qu’il préférait que Marishka soit libre, plutôt que d’être une « pute » ? Un ‘oui’ lui vint instinctivement en tête. Pourtant, ce sont des propos d’une toute autre teneur qui quittèrent sa bouche. « A moins qu’ce soit pas si génial que ça en a l’air. » Oh, pourtant, il était sûr et certain que coucher avec elle serait la meilleure expérience de sa vie en la matière. Expérience sur laquelle il avait inconsciemment fait une croix, quand bien même il paradait comme le coq le plus fameux de la basse-cour quand elle était dans le coin. Il avait sa fierté, tout en sachant pertinemment qu’il ne valait pas un kopeck.

Il remarqua qu’elle était tatillonne lorsqu’il s’agissait de ses pouvoirs, apparemment elle n’appréciait pas qu’il puisse mettre en doute la vertu de sa salive – soi-disant cicatrisante. Il haussa les épaules avec flegme, et insista avec provocation telle une belle crevure.

« Cicatrisante ? Tu t’fous d’ma gueule ? Tu dirais pas ça si t’avais eu sous le nez mon bandage purulent qui sentait la mort et l’moisi. » Il avait bien cru qu’Earl allait dégueuler quand il s’en était approché. Terry s’était tenu à distance plus raisonnable, mais Seth avait bien vu qu’il n’en menait pas large. Jay ne l’avait jamais approché, l’aîné de la famille s’en était assuré. « Enfin, j’suis prêt à t’donner une deuxième chance d’le prouver. J’ai une vilaine griffe qui se referme pas, là, près des couilles. » D’un geste de l’index et du majeur il désigna l’aine, recouverte d’un jean presque aussi vieux que son propriétaire. Usé jusqu’à la corde certes, mais plus tôt propre si on oubliait la tâche de sang noirâtre qui avait coagulé au niveau d’un genou, et n’avait jamais voulu partir.

Marishka fit tourner le rhum et Seth en reprit volontiers une profonde goulée. Il appréciait cette sensation d’être sur le fil… Il avait chaud, c’était agréable et un peu euphorisant, et il sentait en même temps qu’il était à la limite de l’engourdissant. Le tout était de rester dans cet entredeux le plus longtemps possible. Pas évident avec de l’alcool aussi fort, même si la slave avait le niveau. Elle tira un rire franc au colosse qui passa sa langue sur ses lèvres, récupérant un peu du breuvage alors qu’il soufflait d’un air lourdement chargé de sous-entendus.

« Te bourrer ? J’ai tout c’qui faut entre les jambes pour ça. »

Malgré son humeur revenue à un meilleur fixe, Seth était susceptible et changeait rapidement d’état d’esprit. Elle piqua brutalement son ego en leur perçant si vite à jour : oui, quand il demandait si elle avait reconnu Earl, il voulait savoir si elle avait ramené ses fesses de princesse jusqu’ici juste pour cette tête de con, ou aussi… Bref. Il n’aima pas être mis à nu aussi aisément, et répliqua d’un ton acerbe.

« Le seul endroit où j’ai envie d’te voir, c’est dans l’arène, pour te latter la gueule. » Ce qui n’était pas non plus entièrement faux. Sa revanche, il la voulait ! « Enfin, si t’as le temps d’y descendre entre deux coups de queue. » Ouais, c’était sale et c’était gratuit, mais il commençait à avoir du mal à ignorer toutes les allusions à sa vie sexuelle trépidante, qui avait le mauvais goût de ne pas l’inclure en tête de liste – et pour la vie, en plus. Et voilà qu’elle causait encore de Terry ! Bordel. Elle en avait pas marre, de s’intéresser à ses frères ? Manquerait plus qu’elle voit le petit, qu’elle en devienne follement éprise, et il lui resterait plus qu’à se pendre. Bougon, il haussa les épaules et mentit vertement. « T’es bonne, mais t’es pas l’type de tout l’monde, minette. » C’était un bobard à ses yeux. Quel homme laisserait passer sa chance avec Marishka ? « Et j’en pince pas pour toi ! T’es juste… Un peu différente. » Devant la faiblesse de son argument, il prit une nouvelle rasade de gnôle. Un peu beurré, son incapacité à être détaché lui paraissait davantage supportable.

Alors qu’il savourait les vapeurs qui lui montaient au cerveau, elle lui expliqua finalement quel était son vrai métier. Strip-teaseuse. Bah voilà, merci bien pour les images que son imagination prolifique allait produire dès à présent ! Un sourire béat s’étira sur son visage buriné, que même la remarque sur le standing de l’établissement ne parvint pas à effacer.

« Y a des gars qui paieraient pour que tu leur frappes les burnes ! J’ai tout eu pour pas 1$, et j’ai vraiment tout vu entre tes cuisses… J’ai qu’à fermer les yeux, prendre ton soutif, et tu fais bien plus que danser pour moi là-dedans. » Termina-t-il d’une voix étrangement grave et suave, un doigt posé sur sa tempe. Quelle femme ne rêvait pas de se voir servir un discours aussi romantique, mh ? Surtout avec ce léger mouvement de reins sans équivoque qu’il imprimait, avec le canapé qui couinait gaiement sous son poids. Il acheva son petit numéro avec un rire gras. « Si j’veux voir des nibards, j’vais dans n’importe quel squat et pour 10$ y aura tout un tas de steak prêtes à s’dandiner pour moi. » C’était pas faux, même si c’était triste. « Et si c’est de Marishka que j’ai envie, j’ai qu’à traîner au Circus… » Maintenant qu’il savait comment se terminaient ses transformations en tigresse, c’était tentant de la provoquer pour qu’elle en vienne à cette extrémité !

« Pourquoi tu te peintures la gueule quand t’y vas ? » Ça tombait un peu comme un cheveu sur la soupe, mais maintenant qu’il avait ses yeux si clairs posés sur son visage, l’interrogation devenait une évidence. Elle souriait souvent, même si c’était pour se foutre de sa gueule, et ça enjolivait encore son minois. Elle avait des traits sacrément fins, une peau sans imperfections, et une jolie couleur un peu dorée… Il détourna la tête pour contempler la vieille télé posée en face du canapé. « C’est pas les gens de ton club branché qui viendraient au Circus, tu risques pas d’te faire reconnaître, nan ? » Lui-même n’avait jamais opéré sous pseudo ou masqué. Il lui arrivait de dissimuler son visage pour quelques gros coups, par exemple quand il s’en était pris à une banque avec ses frangins, alors qu’il était le seul majeur de la bande… Heureusement, ils s’étaient pas fait choper. C’était un coup à finir en correctionnel et à être séparés, Earl, Terry, Jay et Charlie auraient fini en familles d’accueil. Et ça, il ne l’aurait jamais permis.
 
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Message posté : Dim 13 Nov 2016 - 20:53 Message
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Marishka ne se gêna guère pour lâcher un rire sincèrement amusé lorsqu'il lui lança une expression américaine. Ne pas faire gratuitement ce qu'on pouvait faire payer ? Haussant légèrement un sourcil, la demoiselle le dévisagea en silence avant de sourire d'un air amusé.

« C'est ta manière de me dire que tu fais le tapin ? Sauf si tu es un moine et que je ne suis pas au courant. »

La slave avait beau le provoquer, elle n'était pas aveugle, elle savait que beaucoup de femmes aimaient les hommes imposants et un peu « brut de décoffrage ». Seth devait avoir un certain succès auprès du sexe faible, même si la trentenaire avait du mal à penser que ses mauvaises manières puissent être totalement occultées – du moins par les femmes un minimum exigeantes, elle-même s'en fichait pas mal. Tout cela pour dire qu'elle ne l'imaginait pas en vedette du film « 40 ans, toujours puceau », mais qu'elle doutait légèrement qu'il fasse payer ses services pour autant.

Cela dit, sa bonne humeur s'envola à nouveau lorsque Seth osa soutenir que sa salive n'avait pas arrangé les choses, au contraire. Et qu'est-ce qu'il en savait ce babouin dégénéré ? Sourcils froncés, lèvres pincées dans un geste de contrariété, la slave détourna brièvement son visage, faisant voler quelques mèches de cheveux dans le mouvement. Fort heureusement pour lui, la russe avait appris à ne pas être rancunière – dans son propre intérêt – et elle retrouva rapidement son sourire lorsqu'il lui balança la pire excuse qui soit pour avoir droit à quelques avantages. Baissant les yeux vers la zone qu'il désignait, elle sembla réfléchir avant de reposer ses yeux sombres sur son visage pour répondre avec sérieux :

« Ça ne fonctionne que lorsque je suis sous ma forme animale. Tu es vraiment certain de vouloir laisser tes bijoux de famille traîner à proximité de mes dents ? J'ai tendance à être un peu maladroite avec, elles sont si grandes tu comprends... »

En fait, elle mentait effrontément : Marishka contrôlait parfaitement sa forme animale et, de surcroît, sa salive cicatrisant aussi sous forme humaine, mais c'était de bonne guerre ! D'ailleurs, lorsqu'il rebondit sur ce qu'elle dit à propos de sa résistance à l'alcool, la slave secoua la tête d'un air navré, comme si elle était désolée qu'il soit aussi primitif. En fait, ça l'amusait assez, c'était bon enfant dirons-nous et elle n'y perdait rien. Qui plus est, elle préféra s'intéresser à la réaction du texan à propos de ce qu'il ressentait pour elle. Visiblement, le colosse n'aimait pas spécialement qu'elle laisse entendre qu'il s'intéressait à elle et son sourire s'accentua encore davantage. Avait-elle touché un point sensible ?

« Pas ton type à toi tu veux dire ? Dommage, je songeais à te proposer quelque chose. Tant pis. » Ce qui était faux, mais elle ne le laisserait pas avant qu'il avoue être intéressé. « Tu es aveugle si tu crois seulement que je suis différente. Je suis plus que ça, je pensais que tu l'aurais remarqué. Peut-être que je devrais quand même aller rejoindre Earl finalement.... »

Un soupir lui échappa comme si elle était déçue de constater qu'il n'était pas à la hauteur de ses espérances. La vérité, c'était qu'elle avait vraiment envie qu'il la voit comme la meilleure, qu'il ne puisse plus regarder d'autre fille sans songer à elle. Pourquoi ? Par fierté. Seth était un homme imposant et un excellent combattant, une sorte de mâle alpha. Son instinct animal la poussait à vouloir le dominer pour raffermir sa position de tigresse alpha. Et visiblement, parler de son métier semblait lui faire plaisir, même s'il semblait penser qu'il n'avait pas besoin d'elle pour s'amuser. Grosse erreur. Elle le darda de ses prunelles sombres, le dévisageant comme pour vérifier qu'il parlait sérieusement.

« Tu préfères te faire des films et aller mater des pétasses au rabais que faire l'effort d'admettre que je vaux mieux qu'elles ? À ta guise mon chaton, mais tu ne sais pas ce que tu viens de rater. » Elle tapota le canapé. « J'espère juste que tu ne le fais pas trop couiner tout seul, à ce qu'il paraît ça rend sourd. » Ses prunelles se détournèrent pour observer les environs. « Cela dit, les nibards à 1$ c'est peut-être tout ce que tu peux te payer. Ne te fais pas trop de films, j'ai trouvé une solution pour ne plus finir les seins à l'air la prochaine fois que je me change. »

Encore une fois, c'était faux, mais elle s'en moquait. Ce genre de remarque l'agaçait sérieusement et elle n'avait aucune envie de le laisser gagner ! Toutefois, son agacement retomba d'un cran lorsqu'il lui posa une question inattendue qui lui valut un regard surprit. Pourquoi elle se maquillait le visage au Circus ? Bonne question. C'était une sorte de peinture de guerre doublée d'un masque. Elle n'avait pas envie d'être reconnue dans la rue, même si elle ne sortait pas énormément. Quelques secondes de réflexion furent nécessaires avant qu'elle ne réponde.

« Non, tu as raison. Mes clients ne regardent pas mon visage quand je danse pour eux de toute manière et même si je travaille dans un club huppé, tu crois qu'ils iront dire où ils m'ont vue ? » Être strip-teaseuse n'était pas si valorisant au final. « C'est parce que je n'ai pas envie qu'on me reconnaisse, tout simplement. Même si tu n'as pas l'air de t'en douter, j'ai une vie à côté et je n'ai pas envie que des gros lourds viennent m'aborder après m'avoir vue combattre au Circus. » Même si lui-même semblait favorisé à ce niveau. « Pourquoi ? » Le ton de sa voix se fit plus enjôleur. « Tu me trouves plus jolie comme ça ? Et bien, dis-toi que c'est la même chose pour le reste. Ce n'est pas parce que tu m'as vue les fesses à l'air dans l’arène que tu sais ce que ça fait quand je le fais moi-même. »

Elle s'était encore plus collée à lui, relevant sa main jusqu'à atteindre le haut de son torse, puis poussa la provocation jusqu'à s'autoriser une caresse sur sa joue. Il n'était pas bien rasé – étonnant n'est-ce pas ? – mais elle n'y prêta guère attention et s'amusa plutôt à continuer ses frôlements presque tendres.

« Je me demandais une chose : si je suis aussi remplaçable, pourquoi tu ne me mets pas dehors de chez toi pour aller te chercher une pétasse à 1$ ? »

Le ton était amusé et provocateur à la fois, elle le défiait presque de la renvoyer de chez lui !
 
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Message posté : Lun 14 Nov 2016 - 0:16 Message
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Il aimerait bien voir la gueule de ses frères si un jour il se mettait sur le trottoir pour faire commerce de ses « charmes ». Il osait croire qu’il gagnait mieux sa croute en tant que mercenaire qu’il ne le ferait comme garçon de joie, mais de nos jours, qui sait ?

« Je vends mon corps ouais, pas pour aller baiser ces dames, mais pour leur buter leurs maris si elles ont le fric pour. »

C’était déjà beau qu’il ne s’offusque pas à la simple comparaison avec un tapin, il n’allait pas non plus s’exprimer gracieusement. Il le prouva à nouveau en l’invitant, bien aimablement, à se pencher plus en avant vers la virilité enfermée plus bas. Si Marishka parut s’y intéresser un instant, elle déclina finalement avec une excuse pour le moins fallacieuse. En termes d’alibi à la con, ils se valaient autant l’un que l’autre ! Un soupir contrarié quitta les lèvres de Seth, qui ne manqua pas d’exprimer le fond de sa pensée d’un ton bourru, et un rien moqueur.

« Tu sais pas lécher sans mettre les dents ? Bah bordel, ça casse le mythe de la suceuse experte. » Amis de la poésie et de la grâce, vous pouvez vous tirer une balle dès à présent. Il n’y a plus rien à voir pour vous.

La vulgarité faisait partie intégrante du colosse, c’était dans son code génétique, dans son éducation – si on pouvait nommer cela ainsi – dans son quotidien, dans sa relation aux autres… C’était également un moyen de défense efficace contre ses propres émotions, et les sensations que ses interlocuteurs renvoyaient sur lui. Aussi, alors que la slave le mettait systématiquement en face de son léger énorme penchant pour elle, sa défense naturelle était de lui opposer la grossièreté, et de ramener le débat sur des préoccupations bassement sexuelles. C’était plus simple, ça lui évitait de réfléchir, de s’investir, et d’être déçu in fine. Il ne savait pas comment interpréter le sourire qui s’étirait sur son si beau visage, et il se sentait stupide de ne pas pouvoir appréhender ses objectifs. Parce qu’elle en avait, non ? Elle était pas là juste pour le tourmenter, en lui faisant miroiter un grimpage de rideaux qu’elle réservait en fait à son frère ? Ce serait sournois, même pour un félin.

« Pff. T’as que d’la gueule, mais quand il faut agir, tu fais toujours ta précieuse. » Comme s’il allait croire une seule seconde qu’elle avait l’intention de lui proposer quelque chose impliquant qu’ils soient nus et suintant de sueurs ! Si c’était le cas, c’est sa main à lui qui aurait déjà fourragé dans son corsage, et ce depuis belle lurette. Au lieu de ça, il devait se contenter de ce rhum qui lui paraissait de moins en moins agréable au palais depuis qu’il avait rêvassé de mettre plutôt sur sa langue le goût de Marishka. « Puis des seins, c’est des seins. Avec suffisamment d’bières et une lumière pas trop forte, toutes les meufs qui dansent se ressemblent. » Lui non plus, n’avait décidément pas envie de perdre la discussion ! C’était sans doute le charme de leur relation, mais aussi le problème entre eux : une fois les dents plantées, ils ne lâchaient plus prise.

« C’est l’tempérament qui fait l’reste et la différence, après. Toi… » Il posa la bouteille sérieusement entamée sur la table basse et pivota légèrement pour que son large buste soit maintenant face à la slave. Elle avait beau être une femme élancée, il la dominait largement que ce soit en masse ou en hauteur. Pendant un court instant de fébrilité, elle lui parut presque fragile. Il se souvint tout aussi vite de la tigresse et du coup dans les parties qu’il avait reçu. Ses yeux clairs épousèrent le creux de sa nuque et remontèrent lentement dans les siens, si noirs et aux expressions pourtant franches. « T’as de l’énergie à revendre. T’es sauvage, t’es fière et sûre… » Plein d’autres qualificatifs lui venaient en tête, il les garda pour lui, comme un secret. Il s’était sensiblement rapproché, mais son regard n’avait pas vrillé – sauf peut-être une fois, où l’ourlet sensuel de sa lèvre supérieure l’avait égaré. « Mais t’es aussi vachement chiante, et une bêcheuse de première. » Un sourire provoquant aux lèvres, il rabattit son échine contre les coussins déplumés du canapé et lâcha un rire grave.

C’est peut-être parce qu’il avait repris le temps de contempler son visage, sans maquillage ni sang pour le consteller que lui vint naturellement cette remarque sur sa « tenue » de combattante du Circus Maximus. Il était sincèrement intéressé, et écouta attentivement ce qu’elle voulait bien lui révéler sur le sujet. Ça lui paraissait logique qu’elle préserve son identité civile… Après tout, si elle sortait avec des copines ou des conneries du genre, ça devait être pénible de croiser la route d’un type un peu décomplexé qui lui rappellerait son déhanchée de la veille. Il l’entendait sans problème. Toutefois, une incompréhension claire passa soudain dans le regard bleu du texan. Tout ça, ce monde de la nuit, du paraître, des gens riches qui s’éclatent mais n’assument rien, des filles qui acceptent cette humiliation silencieuse parce que le fric coule à flot, c’était tellement, tellement loin de lui. « Pourquoi ils diraient pas où ils t’ont vu ? T’as pas dit que c’était huppé, ton club là ? » Qu’un richard ne veuille pas que bobonne sache qu’il traînait dans un bar miteux, à se murger la gueule avec des criminels, ça le dégoûtait mais il comprenait. Par contre, ça, ça le dépassait.

« J’vois pas pourquoi un gars qui fréquente un bazar pour riches ne se la raconte pas en disant qu’il a vu une des plus belles meufs de la ville danser pour lui. C’est complètement con. »

Et c’est qui, l’idiot qui venait de dire implicitement son appréciation d’elle… ? Il s’en rendit compte trop tard, ferma un court instant les yeux. Bordel, elle allait parader devant lui, c’est sûr ! Perdu pour perdu, il ajouta dans un haussement d’épaules.

« C’est d’abord à cause d’ton visage que je me suis fait avoir, la première fois. »

Elle n’était donc sans doute pas aussi remplaçable que ce qu’il laissait croire. C’est d’ailleurs sûrement pour cela que dans les secondes qui suivirent, il ne lui claqua pas sa main en travers de la figure. Il avait fit mine d’ignorer qu’elle s’était rapprochée : ça produisait une chaleur agréable et elle ne s’amusait pas non plus à le tripoter. Par contre, là, elle était de plus en plus proche, tellement proche qu’il perçut son souffle, et sa main, qui venait, inexorablement vers sa trombine… Il eut le réflexe stupide de fermer les yeux et de détourner le visage, comme si elle allait lui coller la baffe de sa vie. La caresse lui fit un drôle d’effet. Ce n’était pas désagréable. C’était doux, presque tendre, et complètement inattendu. Il aurait mieux su comment réagir si elle s’était mise à lui péter les dents. Il avait légèrement surélevé ses épaules, comme un chat prêt à faire le dos rond, et s’était enfoncé dans le canapé avec un regard de biais.

« Qu’est-ce que tu fais ? » Une demande lâchée précipitamment et d’un ton vif, quasi agressif. C’était peut-être le comportement où Jay et Seth se ressemblaient le plus. Earl quémandait les contacts physiques. Terry les fuyait efficacement et comme la peste. Jay et Seth ? Ils avaient l’air de deux nigauds passés sous la douche froide. « T’es pas claire comme meuf. Tu peux pas me blairer et tu me…touches, comme ça là… » Il n’arrivait pas à s’extirper de la caresse pour autant, il était comme paralysé. « Tu veux quoi ? » Parce qu’elle voulait forcément quelque chose de lui, sinon, à quoi bon ?
 
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Message posté : Lun 14 Nov 2016 - 11:46 Message
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Un mercenaire ? Elle le savait bien, Vladislas, son ancien propriétaire, lui avait donné le nom du groupe responsable de son enlèvement. Elle n'ignorait donc pas que Seth en faisait partie, même si c'était plus récent et qu'il n'avait pas pris part à l'opération en question. Est-ce qu'il savait seulement qu'elle connaissait beaucoup de choses sur lui ? La trentenaire préféra garder cette précision pour elle, se contentant d'un sourire amusé qui ne s'envola pas même lorsqu'il fit une nouvelle fois preuve de sa délicatesse verbale.

« Ça, c'est le fantasme des hommes mon cher, je n'ai jamais prétendu être une experte dans ce domaine. »

Elle n'allait tout de même pas le laisser se faire des films à propos de ses capacités présumées après tout ! Surtout qu'il ne se gênait guère pour lui dire qu'elle était loin d'être unique et qu'il ne la différencierait pas d'une autre femme. Franchement, est-ce qu'il était honnête, ou est-ce qu'il disait ça juste pour l'énerver ? Fronçant légèrement les sourcils comme pour vérifier ce qu'il pensait réellement, la slave claqua de la langue contre son palais en signe de désapprobation avant de secouer la tête.

« Et bien tant mieux pour toi vu que tu ne risques pas de voir grand-chose de plus que tes pétasses à 1$. » Elle pouvait être susceptible, oui monsieur ! « Je ne suis pas précieuse, bien au contraire, mais c'est toi qui me donnes envie de l'être. »

De le provoquer un peu pour voir ce qu'il ferait si jamais elle s'aventurait sur un chemin épineux. Comme celui de ce qu'il pouvait ressentir pour elle. Marishka était vaniteuse à sa manière et elle était persuadée qu'elle ne laissait pas Seth insensible, cependant elle comptait bien obtenir une confession pour se gargariser de cette nouvelle. Ses prunelles sombres restèrent donc posées sur lui alors qu'il se retournait dans sa direction pour l'observer. Et bien ? Il vraiment était plus grand qu'elle et c'était assez inhabituel pour être souligné. Habituellement, les hommes le dépassaient juste légèrement et c'était peut-être ce qui lui plaisait autant chez lui. Un sourire flottait toujours sur ses lèvres tandis qu'il la complimentait. Pour le coup, elle en aurait presque roucoulé de plaisir, se rapprochant inconsciemment lorsqu'il se pencha vers elle... pour finalement lâcher un profond soupir lorsqu'il lui offrit une fin décevante.

« Et après c'est moi qui joue la précieuse ? Ne fais pas comme si cette situation t'ennuyait, je sais très bien que tu aimes mon côté bêcheuse. »

Qu'elle assumait totalement par ailleurs ! À quoi bon jouer la mijaurée alors qu'elle savait parfaitement qui elle était ? Ce comportement fut d'ailleurs en partie récompensé lorsque Seth sembla ne pas comprendre pourquoi ses clients prétendraient qu'ils ne la connaissaient pas en la croisant dans la rue. Ce n'est pas cette question qui la flattait, mais bien ce qui suivit « l'une des plus belles meufs de la vielle ». Rien que ça. Aussitôt, un sourire conquérant ourla ses lèvres épaisses alors qu'elle se répétait ces quelques mots dans son esprit pour flatter un peu son ego. Alors, il la trouvait jolie ? Elle en tirait presque une fierté enfantine, celle de la gamine qui découvre qu'elle plaît aux garçons. Oh, elle le savait vu son succès au club, mais c'était différent d'être appréciée pour son minois et non son corps.
Minaudant un peu, la slave pencha la tête sur le côté, empruntant un ton mi-enjôleur, mi-ravi.

« L'une des plus belles de la ville ? Rien que ça. Oh, tu vois mon chaton, tu sais me faire plaisir lorsque tu veux. Quel dommage que je doive t'arracher ces compliments... mais je suis flattée que tu penses ça de moi tu sais. » C'était l'entière vérité. « Habituellement, les hommes ne regardent pas mon visage, mais ça me fait plaisir. Je savais que tu sortais du lot. » Ce qui était aussi un compliment de sa part. « Bien que tu sois naïf. Tu crois que les honorables hommes d'affaires vont raconter partout qu'ils vont regarder des femmes danser nues devant eux ? Aussi jolies soient-elles et aussi classe l'établissement puisse-t-il être. »

S'il ne comprenait pas pourquoi, elle ne pourrait pas grand-chose pour lui ! C'était assez évident que voir des femmes danser nues n'était pas quelque chose d'acceptable chez le commun des mortels, encore moins en sachant que la majorité de ces clients étaient mariés et souvent pères de famille – certains étaient même de fervents religieux ! Tout cela pour dire qu'elle se doutait qu'elle était « le secret honteux » et l'acceptait totalement. Enfin, avec une grosse part de résignation.

Cependant, toutes ses habitudes ne l'avaient pas préparée à voir le Lane fermer les yeux lorsqu'elle rapprocha sa main de son visage. Craignait-il qu'elle le frappe ? Il était tendu comme un arc, à croire qu'une femme ne l'avait jamais approché délicatement. Haussant les sourcils d'un air étonné, Marishka ne retira pas sa main pour autant. Au lieu de cela, elle raffermit plutôt sa caresse alors même qu'il râlait copieusement. À croire qu'il était en train de lui faire subir une séance de torture ! Franchement ! Toujours collée contre lui, elle secoua légèrement la tête, laissant ses cheveux frôler son bras tout en répondant d'un ton étrangement patient :

« Il ne faut pas t'étonner que les femmes veuillent te castrer si tu réagis comme ça aux caresses, chaton. C'est une attention délicate, pas une correction ou une torture. C'est si désagréable que ça ? Tu serais bien le premier à me râler dessus à cause de ça. » Elle le scruta. « Ose me dire que tu n'aimes pas ? Si tu le fais, je te promets d'arrêter. »

Pas forcément en fait. Et elle esquivait volontairement les questions, préférant le laisser mariner dans son jus. Pas gênée pour un sou, la slave changea de position pour pouvoir rapprocher son visage du sien, plaçant sa poitrine au-dessus du torse du texan sans pour autant le toucher. Sa main remonta jusqu'à sa joue alors qu'elle rapprocha ses lèvres de son autre joue pour y déposer une simple bise. Il ne devait certainement pas connaître ça et c'est pourquoi Marishka en rajouta une couche en glissant sa main de sa joue à son cou, y enroulant son bras avant de venir se lover contre lui. Sa poitrine s'écrasa contre son torse alors qu'elle s'installait tranquillement sur lui sans lui demander son avis, mais son approche n'avait rien d'enjôleuse ou de provocatrice. Elle voulait voir jusqu'à où il la laisserait aller avant de la virer de ses genoux.

« Tu préfères quand je te castre ou quand je suis comme ça ? »

Son sourire s'accentua alors qu'elle glissait sa tête dans le cou du quadragénaire, laissant ses cheveux lui chatouiller le menton, un sourire provocateur et ravi colle aux lèvres !
 
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Message posté : Mar 15 Nov 2016 - 11:38 Message
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S’il aimait son côté bêcheuse ? Il était bien incapable de le déterminer lui-même ! Elle le provoquait, l’énervait, jetait des frissons et des contractions dans son échine. Il avait souvent envie de plaquer ses mains autour de son cou élancé, et de serrer fort. Que ses susurres s’arrêtent, et qu’elle sorte de sa tête. D’autres fois, sans qu’il ne soit capable de s’en prémunir, la même attitude le séduisait. C’était différent de ce qu’il connaissait.

Évidemment, Marishka n’était ni la première, ni la dernière femme qui allait se foutre de sa tronche. Elles n’étaient pas légion pour autant, principalement parce que sa haute stature et sa gueule pour le moins patibulaire avaient tendance à dissuader les bravaches du dimanche. Ou les nanas qui avaient été habituées à se prendre des coups dès qu’elles l’ouvraient un peu trop fort. En général, il ne restait que les plus hargneuses pour lui chercher des poux. C’était pas forcément les plus malignes. La slave ne rentrait dans aucune des catégories « classiques » qu’il avait érigé dans son esprit. Elle était intelligente, elle était forte et elle était belle. Alors oui, il aimait bien son côté bêcheuse : curieusement, ça amenait son regard intense sur lui.

Ainsi, il avait tout aussi souvent envie de plaquer ses mains dans son cou pour la rapprocher, capturer ses lèvres et briser son souffle.

« C’est pas un compliment. » Lui, être pris dans le sac en train de chanter ses louanges ? Certainement pas ! Il avait une fierté, particulièrement mal placée. Lui dire ce qu’il pensait d’elle, c’était s’exposer, c’était lui donner des armes qu’elle retournerait un jour ou l’autre contre lui. « C’est juste la vérité, fais pas comme si t’étais pas au courant. » Marishka devait avoir l’habitude que des gars en tous genre se plient à ses genoux et lui livrent des caissons de compliments. Et puis, lui n’avait même pas de jolis mots pour les dire. Son air renfrogné dissimulait mal la mixité de ses sentiments. Il aimait qu’elle lui susurre qu’il était différent, et qu’il lui faisait plaisir. Et en même temps, il flairait le traquenard. Y en avait toujours un au bout des choses agréables.

« Bah, heureusement que tu fréquentes pas que des honorables hommes d’affaires sans couilles, alors. Passer son temps avec des hypocrites qu’assument rien, ça doit user. » Si lui mettait un pied dans ce club pour y contempler des nanas parfaites, pour sûr qu’il irait le raconter sur tous les toits ! Enfin, principalement sous le sien. Earl demanderait sûrement chaque jour pendant au moins un mois le récit détaillé de ce qu’il avait vu, dans les moindres détails et jusqu’aux odeurs ! Terry ferait mine de s’en foutre. Et Jay tenterait probablement de fuir la maison familiale, mais c’est lui que Seth traquerait le plus avec des précisions sur l’entrecuisse de ses dames – par principe. Fallait bien faire son éducation ! « Enfin, tant que tu touches bien. » Un rire gras le quitta quand il réalisa le sous-entendu dans ses paroles. « Et pas que des couilles hein, du flouze aussi. »

L’argent rendait toutes les conneries plus acceptables. Seth avait accepté des boulots qui le gonflaient, voire qui le dégoûtaient, parce qu’une juteuse récompense attendait derrière. L’argent permettait d’avoir tout ce qu’y avait manqué aux frangins. Il rendait l’existence plus supportable, même dans ces moments les plus lugubres. Il n’était pas toujours heureux, cela dit… S’ils n’avaient pas réuni les sommes nécessaires pour que Charlie fasse des études, elle ne serait certainement jamais devenue avocate. Elle serait peut-être encore en vie. C’était idiot de penser à cela maintenant, aussi il chassa l’idée. Il trouvait pas ça bizarre ni dégradant d’être à la place de Marishka – s’il était une meuf de son calibre, il aurait probablement profité de l’occasion lui-aussi.

Au fur et à mesure de la discussion, ils avaient quitté le champ de la vulgarité et de la provocation et glissaient sur un terrain que Seth maîtrisait beaucoup, mais alors beaucoup moins. Il pouvait répliquer pendant des heures, dans un échange vif de « ping pong », aux défis et aux attaques de Marishka. Il avait l’habitude, c’était sa façon d’être. En revanche, quand la slave commença à le toucher, ni pour le frapper, ni pour le mordre, ni pour se jeter sur lui avec des envies violentes de luxure, il fut perdu. Elle avait l’air surprise de le voir réagir ainsi, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était ancré profondément en lui, cette défiance face à la douceur et à la tendresse. Personne n’était gentil sans intention derrière, et aucune femme ne le caressait sans vouloir quelque chose de lui – de désagréable forcément, sinon à quoi bon le brosser dans le sens du poil ?

« C’est pas que c’est désagréable. » Ça servait à rien de le prétendre… Le choc passé, il trouvait même ça plaisant. Elle avait la main chaude, presque brûlante, à moins que ce soit lui ? Et la peau douce, sur la sienne plus épaisse et marquée. « J’veux pas que tu me manipules comme ça. » Le ‘comme ça’ avait son importance, même si Marishka ne le percevrait peut-être pas. Qu’ils baisent et il ferait ce qu’elle lui demande. Il s’en foutait, même en ayant conscience qu’elle l’utilisait. En revanche cette ‘attention délicate’, cette tendresse, c’était autre chose. Les signaux étaient différents, ça ne faisait pas que l’exciter et lui donner envie de lui arracher ses vêtements, il se retrouvait encombré par d’autres pensées, des envies de l’embrasser et de la serrer contre lui, et c’était faible, et c’était ridicule. « Arrête ça. » Il avait lâché cet ordre avec brusquerie, mais manquait d’une certaine fermeté.

La bise lui fit l’effet d’une gifle. Contre sa poitrine qui se lovait contre lui, il frémit. Ses mains se suspendirent au-dessus de sa taille, incapable qu’il était de savoir où les mettre. Il la sentait entièrement pressée contre lui, c’était bon et douloureux à la fois. Il préférait ça, bien sûr… Mais qu’est-ce qu’il devait faire, maintenant ? En profiter ? La repousser ? Se jeter sur elle et donner un autre ton à l’échange ? De sa main gauche étonnamment précautionneuse, il vint balayer et saisir sa longue chevelure brune pour dégager son visage. Elle avait ce sourire qui lui laissait penser qu’elle ne faisait que jouer. Il se sentit… Vexé. Ses yeux clairs s’arrachèrent à son visage.

« Arrête pas. »

Le Lane est plein de contradictions. Mais il sait que ce qu’il veut.
Tant pis, il le regretterait. Il accuserait le rhum, et une faiblesse passagère.

Son buste se plaqua plus fort contre elle et sa main droite agrippa sa hanche. L’autre, plus agile et personnelle, relâcha ses cheveux, saisit sa nuque et la contraignit à réduire la distance qui les séparait. Il l’embrassa avec une fureur difficilement contenue. Il était entièrement tendu et contracté, chacun de ses muscles saillants épousant les formes voluptueuses de la jeune femme. Il crevait de chaud, souffrant d’une torture qui ne se disait pas. Il s’attendait à être récompensé d’une bonne gifle, ou pire, qu’elle s’écarte en ricanant. Ça lui donnerait une bonne raison de la détester, et ce serait sans doute plus simple à gérer pour lui. Était-ce avec ce triste espoir dans les tripes qu’il décida d’aller plus loin ? Sa main dégringola sur ses fesses et trouva sa cuisse, elle était si féminine, et en même temps si puissante. Il l’attira et la pressa plus fort contre sa physionomie aux abois. Ses reins l’épousaient à la perfection. Sa bouche goûtait l’alcool et le plaisir, ses lèvres pulpeuses avaient le moelleux du rêve – il ne résista pas à l’urgence de les mordiller. Comme pour leur donner de la réalité, et se persuader que c’était Marishka qu’il avait pour lui. Pour quelques secondes, seulement, mais elles leur appartenaient.
 
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Message posté : Mar 15 Nov 2016 - 20:35 Message
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« Peut-être que je le sais, mais ça fait toujours plaisir de l'entendre, non ? » Elle le scruta d'un regard inquisiteur. « Ça ne te ferait pas plaisir d'entendre qu'une femme te trouve impressionnant, attirant et séduisant ? »

Elle ne parlait pas d'elle, mais bien « d'une femme », une manière de ne pas se mouiller et exprimer le fond de sa pensée. La trentenaire ne comptait guère se jeter dans la gueule du loup comme Seth l'avait fait avec elle, mais disons aussi qu'elle ne se voyait pas juger quelque chose qui n'avait aucune importance à ses yeux. Marishka n'était pas une femme superficielle, ni même intéressée par le physique de ses partenaires. C'était plus la puissance des gens qui l'attirait. Dans le cas de Seth, il était impressionnant et imposant, cependant elle ne savait pas ce qu'elle pensait réellement de lui. Était-il trop manipulable ? Était-ce un mâle alpha ? La slave comptait bien le sonder encore un peu avant de se décider sur ce point et forcément adapter son comportement en fonction.

Toujours est-il qu'il avait raison : elle était parfois lassée de faire face à des hypocrites qui n'hésiteraient pas à la repousser si jamais elle avait l'audace de les approcher dans la rue. Il y avait quelque chose de rafraîchissant à croiser des clients qui assumaient totalement le fait qu'il la connaissait, mais c'était l'envers de la médaille lorsque vous bossiez pour des individus très en vue. Un soupir lui échappa finalement alors qu'elle répondait à propos de l'argent qu'elle pouvait gagner dans ce domaine :

« Je ne touche pas de couilles dans mon métier, n'oublie pas que je danse, je n'approche pas les clients. » Ce qui lui faisait donc un avantage sur eux. « Mais détrompe-toi. Je gagne pas mal d'argent, oui, mais tout ne va pas dans ma poche. Je paie des impôts, qu'est-ce que tu crois ? »

Sauf que son accent traînant et le fait qu'elle ne soit pas très amie avec les autorités suffisait à faire comprendre à Seth qu'elle était illégalement sur le sol américain. Contre sa volonté d'ailleurs, même si elle s'était bien adaptée à sa vie actuelle cela dit. La vérité, c'est que le club de Damnation n'était pas forcément très commun et que la trentenaire préférait laisser une bonne partie de ses gains à sa patronne – ou ses collègues qui gagnaient moins. De toute manière, Marishka n'avait pas beaucoup de besoins. Elle aimait bien les beaux vêtements et les belles chaussures, mais pas au point de vider son compte en banque pour ça. Disons qu'elle se contentait de manger convenablement et d'avoir un endroit au-dessus de la tête.

S'en suivit le rapprochement qui avait tant stressé Seth et cette fois-ci, Marishka fut presque perturbée. En l'entendant lui demander d'arrêter, elle eut une hésitation. Était-il sérieux ? En l'observant, elle constata qu'il semblait presque contrarié, mais sans trouver ce traitement désagréable. Il avait dit ne pas vouloir être manipulé « comme ça », est-ce qu'il faisait référence à sa douceur inhabituelle ? Peut-être. Ou peut-être qu'elle se faisait des films tout simplement ? Après tout, Marishka ne le connaissait pas assez pour lire dans son esprit. Ses prunelles sombres restèrent attentives aux expressions de son comparse et elle eut du mal à retenir un sourire agréablement surpris en sentant sa main se glisser avec une certaine douceur. C'est qu'il cachait bien son jeu le texan ! Mais quelque chose sembla changer puisqu'il lui demanda de ne pas s'arrêter, tout en stoppant leur échange de regards. L'avait-elle contrarié ? Peut-être. Pour le moment, la slave progressait sur un fil tendu au-dessus du vide et ne savait vraiment pas à quoi s'attendre.

Elle retrouva ses habitudes et le Seth qu'elle connaissait, si peu au final, lorsqu'il l'attira vers lui pour l'embrasser. C'était assez brutal d'une certaine manière, mais la slave n'était pas du genre précieuse et ses rares échanges étaient généralement de cette nature. Autant dire qu'elle n'en prenait pas ombrage et se laissa faire, mettant juste un peu de résistance dans la balance pour ne pas le laisser remporter la partie aussi facilement. Après l'avoir laissé mordiller sa lèvre, la jeune femme bougea ses mains jusqu'à les glisser entre leurs corps pour les plaquer sur son torse et se repousser en arrière. Elle ne s'écarta pas trop, restant à proximité de son visage tout en répondant :

« Et bien, tu fais vite partir ta douceur. Quoique, tu peux te montrer délicat quand tu veux, tu vois. » Elle remonta sa main le long de son torse jusqu'à caresser à nouveau sa joue. « Mais tu sais où ça nous traîne ce que tu fais ? Tu vas commencer par avoir les mains baladeuses et puis tu vas vouloir ajouter une autre partie de ma tenue à ta collection, n'est-ce pas ? »

Oh, en arriver là ne la gênerait pas forcément, cependant elle préférait le tester sur un autre plan : la délicatesse. Pressant une dernière fois son corps contre le sien, la slave se recula pour de bon, se déhanchant légèrement pour retirer les mains de son comparse de son corps, puis se mit debout devant lui. Posant ses mains sur ses hanches rondes, elle le regarda avec attention avant de sourire d'un air plus affectueux puis de tendre la main pour lui faire signe de se retourner.

« Tourne-toi un peu, je vais te montrer qu'il y a moyen que je pose mes mains sur toi sans toucher d'endroit sensible et que tu apprécies tout de même. »

Elle pouvait avoir l'air attentionnée ou délicate, mais la vérité c'était surtout qu'elle cherchait à repousser les limites et voir de quelle manière elle arriverait à le manipuler – même si son commentaire à ce sujet l'avait un peu surprise. S'il refusait de bouger, elle s'approcherait pour le bousculer histoire de lui forcer la main avant de s'installer derrière lui. Glissant ses mains dans son dos, elle commença à masser ses épaules avec beaucoup d'attention et d'application, puis descendit plus bas tout en parlant.

« Alors, explique-moi un peu tout ça. Je n'ai pas compris ce que tu voulais dire avant... tu veux que je m'arrête, mais après tu as l'air vexé et tu changes d'avis. Tu n'as pas été habitué aux câlins ? Les félins apprécient beaucoup ça tu sais... si je te disais que ça te ferait gagner des chances d'apprendre un peu comment t'y prendre de ce coté-là, tu serais prêt à faire un effort pour moi ? » Elle se rapprocha, glissant ses lèvres près de son oreille. « Ou tu préfères l'amour vache ? »

Et, comme pour appuyer ses dires, elle lui mordit le lobe de l'oreille sans crier gare !
 
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Message posté : Mer 16 Nov 2016 - 17:41 Message
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Elle gagnait du fric, voilà qui était intéressant ! Pour un peu, il lui proposerait une place bien au chaud dans la famille Lane, parce qu’on avait jamais assez de contributeurs dans une maison ! Maintenant que Jay se la coulait douce à mener une vie « honnête », fallait bien que quelqu’un trime pour faire tourner la baraque. Earl accueillerait Marishka à bras ouverts dans la crèmerie – bon, il serait probablement obligé de le châtrer avant que la slave s’installe, mais ça se faisait – en revanche, pour Terry et Jay, la partie ne serait pas gagnée aussi aisément. Il serait probablement obligé de l’imposer en arguant que c’était lui, le chef de famille, et qu’ils n’avaient qu’à fermer leur gueule. Leurs différents s’achevaient souvent de cette manière, et il gagnait la guerre – sauf quand le cadet décidait de se barrer, mais il laisserait plus une chose pareille se produire, oh non !

« Ouais, ouais, moi aussi j’paie des impôts, j’déclare même tout c’que je gagne au Circus ! » Quiconque se fendrait d’un petit contrôle chez les Lane comprendrait bien vite que l’argent qu’ils obtenaient ne pouvait pas être propre. Ils étaient sans emploi la majorité du temps, et pourtant, personne n’était affamé sous leur toit… Cela supposerait, néanmoins, de faire une enquête approfondie. Or, personne n’avait vraiment envie de mettre le nez dans les sombres affaires de la ville. « Enfin, si un jour t’en as marre d’te dandiner, t’pourras toujours bosser avec nous. T’es pas trop mal dégourdie au corps-à-corps, après tout. »

S’il était sérieux ou simplement en train de piapiater pour tester sa réaction, c’était difficile à dire. Après tout, ce serait effectivement un atout de l’avoir pour alliée. Néanmoins, elle était probablement trop indépendante pour se fendre d’une coopération, et trop ambitieuse pour obéir à qui que ce soit. Enfin, en même temps, il n’était sûr de rien. Il connaissait la combattante furieuse, la tigresse terrifiante et la danseuse libérée, cela ne signifiait en rien que Marishka s’était dévoilée. La preuve, il ne savait absolument pas que les Ymir s’étaient chargés de son kidnapping, et il ne risquait pas de le deviner.

La preuve qu’elle pouvait encore le surprendre est ce qui suivit. Seth voulait bien entendre qu’il puisse être « imposant », suffisait d’avoir des yeux pour le constater. En revanche, du « attirant et séduisant », on lui en servait pas souvent et il n’y croyait pas du tout. Pourtant, à la voir maintenant se comporter avec lui, c’était comme si… Comme s’il était soudainement devenu quelqu’un d’autre. Il n’était plus le texan brut de décoffrage, vulgaire et imbécile que la slave dénigrait facilement, mais un autre homme, un capable d’être « délicat » et qu’elle ne gifla pas, malgré qu’il ait ouvertement dépassé les limites jusqu’alors imposées. Elle l’avait repoussé, mais c’est tout, elle s’était même pas barrée.

« Je suis pas doux. » Protesta-t-il quand même. Manquerait plus qu’elle le prenne pour un tendre ! Il tourna légèrement la tête pour échapper à la caresse mais la main chaude de Marishka se posa tout de même sur sa joue. « Pourquoi tu me touches si tu veux pas que mes mains traînent ? »

Le concept du câlin amical lui était complètement inconnu. Les parents des frangins ne prenaient jamais leurs rejetons sur les genoux et ne les couvraient pas de baisers, mais de coups de pied au cul. Avec ses frères, le contact se limitait à des claques dans le dos, ou des poignes autour du collier qui n’avaient rien de tendres. Charlie avait été plus gentiment tactile, mais ses relations avec elle s’étaient très rapidement dégradées. Il avait de moins en moins de souvenirs de leurs échanges et il s’est rendu compte récemment, qu’il avait du mal à visualiser son visage. Il n’y avait quasiment pas de photos chez eux, et elle s’était… Volatisée. Après avoir quitté la maison et la vie, voilà qu’elle se barrait de ses souvenirs. Ça lui avait foutu le moral à zéro, puis il avait bu, s’était énervé, la maudissant une fois encore. Du coup, pour lui quand il ne s’agissait pas de boxer un adversaire, les contacts physiques se limitaient globalement à l’exercice sexuel. Si bien que quand elle lui demanda de lui présenter son échine, il planta ses yeux clairs sur elle comme si elle lui demandait de se tourner et baisser son froc.

« Ça va pas ouais ? J’tourne pas l’dos. » Pas parce que c’était impoli, mais parce que c’était dangereux. On était jamais à l’abri d’un coup de poignard ! « J’préfère te regarder. »

Déjà qu’elle s’était retirée de ses paluches, et qu’il se sentait maintenant tout froid, elle n’allait pas en plus le priver de sa vision ! Il commençait déjà à perdre la sensation de sa poitrine pressée contre lui, et ça lui foutait suffisamment les boules pour ne pas obéir. Malgré tout, quand elle le bouscula, il s’exécuta dans un grognement sourd. « Tu fais chier. » Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour surveiller ce qu’elle faisait. Elle trifouillait pas sous ses vêtements pour sortir une lame, c’était déjà bon signe… Elle se rapprocha, il se tendit par réflexe, jusqu’à sentir ses doigts sur son dos. « Qu’est-ce que tu fais ? » Un…massage ? Il savait bien évidemment de quoi il s’agissait, mais on ne lui en avait jamais fait. Marishka pourrait d’ailleurs le deviner toute seule : outre qu’il avait l’air déboussolée, les « nœuds » dans son dos étaient nombreux et particulièrement rigides. Seth ferait le bonheur d’une école de kiné, tant il était l’exemple de quelqu’un qui aurait besoin de se faire manipuler ! Son corps entier était fait de tensions, sa peau vibrait littéralement au contact des paumes de la jeune femme. Sous le tissu, des ecchymoses, des cicatrices et des brûlures constellaient sa peau claire. Malgré tout, elle faisait ça avec tant de douceur et d’attention qu’il devait bien avouer que c’était… Agréable. Quelque part…

« Tu poses beaucoup d’questions. » Il ne s’attendait pas au croc, et après un léger sursaut, c’est un rire rauque qui le quitta. Bon sang. C’était pas évident de lui en vouloir, malgré toutes les vacheries qu’ils s’étaient balancés en travers de la gueule. « T’veux dire, des chances de coucher avec toi plutôt que de prendre des coups dans les couilles ? » C’est sûr que le changement lui ferait du bien ! Cela dit, il ne savait pas jusqu’à quel point Marishka était honnête avec lui. Sûrement pas beaucoup. Il restait intimement persuadé qu’elle attendait quelque chose de lui.

« J’suis comme j’suis. Un guerrier, pas un gratouilleur de minette. »

On pouvait lui enlever plein de choses, mais pas cela. Il s’était battu toute sa vie et défendait fièrement ce qu’il obtenait, il menait, même si ça avait seulement commencé par un groupe de gamins dans le préau de l’école. Il n’avait jamais été un suiveur, il n’avait été simple membre d’aucun groupe hormis les Ymir, parce qu’il refusait de recevoir des ordres. Quand leur mère les avait traînés à Star City, ils avaient longtemps joué des coudes pour ne pas finir écrasés. Seth avait fini par éclater la gueule du caïd du quartier pour prendre sa place. Ça avait toujours été comme ça. Marishka passa soudain les mains sur un point nettement plus sensible dans le bas de son dos, il se crispa sur le coup, mais se détendit ensuite dans un profond soupir. Il fit craquer sa nuque puissante, mais aussi nouée que le reste, et poursuivit d’une voix toujours grave, quoique un peu alanguie.

« J’sais m’y prendre quand même avec une femme. » Il en avait montré un vague aperçu qu’elle avait remarqué un peu plus tôt. « Mais pas avec toutes les femmes. »

Seth ne faisait pas de sous-entendu, il ne savait juste pas comment l’exprimer. Il pouvait être attentif et attentionné envers une femme, mais sa femme, celle qu’il avait reconnu comme son égal. Celle-là et aucune autre.

« …T’avais quand même raison. » Avoua-t-il à voix basse, en tournant un peu la tête sur le côté. « J’aime bien ce que tu fais. »
 
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Message posté : Jeu 17 Nov 2016 - 16:36 Message
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Lorsque Seth lui proposa de travailler avec eux, Marishka comprit qu'il n'était absolument pas au courant de ce qu'elle avait subi pour arriver ici. Il ignorait qu'elle avait été enlevée par les Ymir et qu'elle ne pourrait jamais travailler pour eux ou avec eux sans avoir l'impression de servir de petit chien aux responsables de sa venue en Amérique. Bon, le slave n'avait pas vraiment à s'en plaindre, elle avait une meilleure vie ici et aujourd'hui qu'à l'époque où elle était à Moscou à obéir à un homme qui la considérait comme une marchandise, mais tout de même. La Russie était sa patrie et elle n'avait pas envie de la quitter de la sorte.
Elle secoua donc la tête sans exprimer le fond de sa pensée :

« Sans façon, bosser dans un groupe et jouer les hommes de main ça ne m'intéresse pas. »

Ce qui était totalement sincère. Marishka n'était pas au sein du Cartel Rouge pour effectuer des missions, mais bel et bien pour pouvoir combattre au Circus Maximus. Elle serait même restée en dehors de ces histoires si elle n'avait pas eu la proposition des dirigeants du Circus, mais le hasard avait voulu qu'elle ait cette chance et elle ne voyait donc aucune raison de décliner. Cependant, de là à rejoindre le groupe de texan, il y avait une grosse différence.

Seth perdait visiblement patience en voyant qu'elle refusait de se laisser toucher alors qu'elle ne se gênait pas pour lui faire. Il ne comprenait pas ? Marishka était capable de tripoter n'importe qui sans avoir d'arrières-pensées et sans chercher à aller plus loin, cependant à peine avait-elle décidé de s'installer dans ses bras qu'il avait commencé à avoir les mains trop baladeuses. Pour le moment, le slave n'avait pas envie d'en arriver à ce stade, elle attendrait donc de l'avoir un peu ennuyé. Peut-être même qu'elle irait plus loin en se refusant à la dernière minute si l'idée lui semblait amusante, mais ils n'en étaient pas encore là.

« Parce que tu ne sais pas t'arrêter. Ce n'est pas un mal, loin de là, mais pas maintenant. »

Une technique très connue, celle du « plus tard, mais pas ce soir » qui permettait généralement de faire patienter n'importe qui. Malheureusement, son utilisation était assez limitée puisque la plupart des hommes finissaient par se lasser après l'avoir entendu une ou deux fois. Fort heureusement, Seth y avait droit pour la première fois et elle savait que leur prochaine discussion pourrait bien être plus animée que cela, ce qui lui laissait donc un peu de marge.

Toutefois, elle pensa sérieusement ne pas réussir à le convaincre de lui offrir son dos ! Heureusement qu'elle savait être tenace, même si elle sentait bien qu'il était plus tendu que jamais. Marishka n'était pas une spécialiste des massages, mais elle en avait dispensé un certain nombre et remarqua forcément la tension impressionnante installée dans ses épaules. Il aurait bien besoin d'un soin prolongé en la matière, une idée de cadeau d'anniversaire ?

Heureusement, Seth semblait se laisser un peu aller, grâce à sa morsure d'oreille ou simplement parce que l'alcool faisait effet ? Peu importe, elle continua son massage avec application, le sentant se tendre à certains instants, mais sans s'interrompre pour autant. Ce n'est que lorsqu'il avoua qu'il appréciait ce qu'elle faisait que la slave s'autorisa un rire amusé et en aucun cas moqueur.

« Tu vois, il faut s'ouvrir à d'autres choses. Je suis certaine que toi, t'es plutôt du genre à y aller franchement, sans chercher à expérimenter d'autres idées avant, non ? » Il pouvait peut-être cacher son jeu, allez savoir. « Moi, c'est tout le contraire en fait. Dans mon métier on me demande d'y aller très doucement, pour faire monter la température tu comprends ? »

Elle glissa ses mains plus bas, les laissant s'attarder sur des endroits qui n'avaient pas forcément besoin d'être massés, puis se rapprocha finalement pour se coller dans son dos. Posant son menton sur son épaule, elle enroula ses bras autour de lui, continuant à le caresser comme elle l'aurait fait avec n'importe qui d'autre. Il devait certainement sentir son souffle dans son cou alors que ses lèvres s'ourlaient en un sourire amusé.

« Et avec moi, tu crois que tu saurais t'y prendre ? Tu sais, je t'aime bien. Peut-être même que je ne suis pas venue ici simplement pour m'amuser avec ton frère, va savoir.... » Elle laissa le doute planer. « Mais, si je te disais que j'ai envie de quelqu'un qui soit capable de faire autre chose que de se contenter de tirer son coup ? » L'une de ses mains descendit plus bas, frôlant un endroit stratégique qu'elle avait malmené il y a peu. « J'ai beaucoup hérité du tigre je te l'avoue, mais ils aiment beaucoup être cajolés. Et je peux t'assurer que lorsque je suis satisfaite, je peux me montrer vraiment très gentille. Cela dit... je me demande si tu serais capable d'en arriver là. Après tout, tu l'as dit toi-même, tu n'es qu'un guerrier. »

Autrement dit, est-ce qu'il serait prêt à changer pour lui faire plaisir ou l'enverrait-il paître ? Toucherait-elle la limite ?
 
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Message posté : Jeu 17 Nov 2016 - 22:12 Message
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« T’en sais rien si j’peux m’arrêter ou pas. » Répliqua Seth d’un ton buté. Comme toute personne à la fierté dominant le bon sens, le texan n’appréciait pas qu’on énonce de prétendues vérités sur lui. Même si Marishka avait peut-être – probablement ? – raison, la mauvaise foi ne l’avait de toute manière jamais étouffé. Elle ne devait pas plus encombrer la gorge de la tigresse, cela dit. Du « pas maintenant », du « j’ai mal à la tête» et du « oh, je suis toute barbouillée ce soir », Seth en avait reçu des pelletés au cours de ses plus de quarante ans d’existence. La slave ne serait pas la première, ni la dernière à le chauffer pour au final l’envoyer sur les roses avec ce sourire de pimbêche qui lui donnait des envies de casser des gueules. Il savait parfaitement que ça équivalait à un va te faire foutre, du gland mais en plus poli. Certains auraient trouvé l’attention délicate, en se disant que valait mieux ça qu’une humiliation, mais évidemment, le texan n’était pas de cet avis. « Me fais pas marcher, ça m’saoule. » Et encore, il le disait plutôt gentiment et poliment, il aurait pu être nettement plus vindicatif.

Il était sans doute trop occupé à surveiller son échine pour se montrer désagréable, Marishka pouvait encore extirper au dernier moment un poignard de sa manche. Ou transformer ses mains en pattes de tigresse et lui lacérer le dos sournoisement. Le temps que Terry ou Earl se ramène, il ne resterait de lui qu’un vague tartare étalé sur le tapis à poils longs du salon – qu’il avait volé à une bourgeoise, d’ailleurs. Il avait de toute manière bien fait de ne pas trop prendre la mouche précipitamment. Il devait bien avouer – et avoua – que le traitement était agréable, et d’une surprenante intimité. Ce n’était pas sexuel ni même érotique, il avait même encore son teeshirt, mais ça produisait une chaleur irradiante qui se diffusait dans tout son corps. Il se détendit progressivement sous ses paumes, et bien que son dos demeure noué et meurtri, il se décrispa de façon visible.

« J’ai pas souvent l‘loisir d’expérimenter longuement. »

C’était une confession lâchée comme ça et qui n’avait rien de bien glorieux, mais ce n’était que l’écrasante vérité. Seth avait toujours évolué dans un quartier et un milieu pauvre et violent, où l’éducation était rare, si ce n’est optionnelle. Les filles qu’il avait côtoyées étaient aussi violentes et vulgaires que lui, ou de vraies cruches. Une partie était devenue des criminelles notoires, les autres avaient cherché à foutre un gars dans leurs lits pour être entretenues en échange de la ponte régulière de mouflets. Celles avec qui ils avaient couché étaient soit soumises et complètement inertes au lit, soit des folles furieuses qu’il fallait assommer d’alcool pour qu’elles ‘acceptent’ d’être touchées. In fine, aussi nombreuses furent les fois, elles ne constituaient pas un apprentissage serein des « autres choses » du sexe et de l’amour. Nancy était une exception, mais il n’avait pas envie de penser à elle.

« Bien sûr que j’comprends. » On était ignares dans la famille, mais pas non plus complètement cons. Il se rembrunit un peu, la mâchoire contractée. « Y a plein d’nanas qui s’en foutent. Qui veulent juste être besognées rapidement et que ça finisse vite et bien. » Il ne disait pas qu’il trouvait ça sympa non plus. La première fois qu’il s’était roulé avec une fille à laquelle il était réellement attaché, il avait trouvé ça nettement mieux que tous les coups ‘vite faits’ qu’il avait connu. « C’est comme ça. T’prends vite l’habitude. »

Et puis, les filles comme ça, les « vite et bien », ça avait l’avantage de ne pas lui demander de réfléchir, d’être tendre et attentionné. Son expérience en la matière était quasi nulle et maintenant, ça l’arrangeait de ne pas avoir à s’y mettre. Il était trop vieux pour apprendre non ? En sentant Marishka se glisser contre lui il bomba légèrement le dos, l’accueillant toute entière contre la large étendue qu’était son échine. Elle avait la place de s’étaler autant qu’elle voulait, et lui pouvait profiter de sa chaleur. Il se souvenait vaguement de Charlie qu’il avait ramené quelques fois, comme ça, perchée sur son dos. Elle disait qu’elle aimait bien être « là-haut », quand elle était gamine. Bien sûr ce n’était pas la même femme, ni la même sensation, mais du coup lorsqu’elle lui demanda s’il saurait s’y prendre… Il en savait que dalle. Est-ce qu’il en avait envie, tout simplement ? Faire des efforts pour elle, ok, il en était humainement capable mais qu’est-ce que ça lui rapporterait, au juste ? Coucher avec elle, d’accord… Bon. La perspective était foutrement tentante, mais combien d’emmerdes en retour, hein ?

« Nan, t’es pas venue que pour t’amuser avec Earl, mais aussi avec moi. » Et pour le coup, ça n’avait pas de connotation sulfureuse. Il sous-entendait plutôt qu’elle était là pour se foutre de leurs tronches à tous les deux. Peut-être qu’il se plantait, qu’il avait tort de se méfier – de toute manière, c’était naturel. Quoiqu’il en soit… Qu’importe ce qu’il pensait vraiment, au fond, ou même ce qu’entendait faire de lui Marishka. Lui aussi pouvait jouer à ce jeu-là, et mentir pour avoir ce qu’il voulait. Ou croire qu’il mentait. Oh, ça, il savait très bien faire. Ses mains larges et puissantes se posèrent sur les poignées de la slave, la retenant en plein frôlement ‘stratégique’. « Mais ouais, tigresse, je suis un guerrier. » Il tourna la tête en direction de son souffle qui lui caressait le cou depuis tout à l’heure. « J’suis pas là pour jouer, Marishka. J’apprends vite, et j’peux te le montrer. Tu vaux mieux que plein d’nanas que j’ai rencontré… Alors c’est normal que j’te traite différemment. » Il l’attira d’une main pour qu’elle soit à nouveau face à lui, et la gauche se porta à son visage, doucement, englobant sa fière mâchoire.

« On verra si j’me plante. »

Son large pouce effleura ses lèvres pulpeuses puis glissa lentement, très lentement vers la naissance de son décolleté. Bien qu’il en ait mortellement envie, ses yeux clairs ne suivirent pas cette chute et restèrent dans le regard noir de Marishka. Il résista à l’urgence de l’embrasser, et eut enfin un sourire répondant à toutes les risettes amusées dont l’avait honoré la slave. Au lieu de ça, sa paluche mécanique vint se saisir de la ceinture de la combattante et il donna une secousse pour qu’elle se rapproche. Ce n’était pas violent, mais ferme. Son front vint tout contre le sien, ils avaient tout le loisir de se jauger du regard et Seth ne se priva pas de lorgner ses prunelles où brillait souvent le défi. Maintenant qu’elle était si proche, ses doigts dégringolèrent de son visage. Il aurait pu passer sur ses seins, sur ses fesses ou sur ses hanches rondes mais il ne fit rien de tout cela. L’envie ne manquait pas, mais il avait bien l’intention de lui prouver qu’il était largement capable d’être imposant sans être une caricature de brute seulement intéressée par le cul – il l’était, aussi, mais par nature ou par confort ? Sa main s’était glissée entre ses omoplates et commença sa course le long de sa colonne vertébrale. Il s’arrêta précisément là où elle avait chuté pendant leur affrontement. Il aurait pu, mesquin, appuyer là. Qu’elle souffre un peu. Il n’en fit rien, et au contraire, effleura à peine la zone. Ses doigts se stoppèrent à la chute de ses reins, et les premières phalanges glissèrent, curieuses, sous le tissu sans pour autant s’aventurer plus loin. Agir ainsi lui demandait du contrôle et de l’abnégation, mais c’était pas… Inintéressant. Il sentait bien que ça secouait son bas-ventre, mais ce n’était pas vif, brutal et vite expédié comme d’habitude. C’était un feu plus crépitant, plus englobant, qui ne se localisait pas qu’autour de ses reins mais dégageait sa chaleur partout.

« Tu vas ronronner ? »

Il avait levé ses yeux bleus sur elle, avec un léger sourire en coin.
 
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Message posté : Ven 18 Nov 2016 - 11:58 Message
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Marishka commençait à comprendre comment Seth fonctionnait. Il était un peu comme les petits chiens, pas qu'il soit prompt à essayer de vous sauter la jambe – quoique – mais parce qu'il avait tendance à beaucoup aboyer sans en arriver à mordre pour autant. Il se détendait petit-à-petit, elle le sentait sous ses doigts et cela lui arracha un sourire. Finalement, les hommes – ou les humains – étaient tous semblables, il suffisait d'être plus patient avec certains d'entre eux, voilà tout ! Toutefois, lorsqu'il lui déclara qu'il n'avait pas souvent l'occasion de profiter longuement, la slave soupira légèrement. Elle n'en était pas franchement surprise, pas mal de filles devaient vouloir expédier rapidement l'affaire et il en faisait les frais. D'un ton pas moqueur pour un sou, la slave répondit :

« Et bien c'est dommage. »

Peut-être qu'il penserait qu'elle se moquait de lui, mais ce n'était pas bien important au final. Pourtant, il semblait voir où elle voulait en venir, même si son expérience avec les femmes ne semblait pas être aussi glorieuse qu'elle l'avait songé. Il en faudrait davantage pour la faire rire, elle-même devait être très éloignée de l'image qu'il se faisait d'elle ! Ce serait l'hôpital qui se foutait de la charité, aussi se contenta-t-elle d'opter pour le même ton que quelques secondes plus tôt lorsqu'elle lui répondit.

« Oh, je connais ça. Les hommes sont souvent les mêmes. C'est juste que tu dois attirer le même type de filles, mais je suis certaine que tu en as aussi croisé d'autres. »

Il ne lui ferait pas croire qu'il n'avait jamais réussi à accrocher une fille respectable ! Plein de gonzesses de bonne famille avait l'utérus qui s'agitait en voyant un « mauvais garçon », ne serait-ce que pour braver l'autorité familiale en fricotant avec un type qui leur donnerait des ulcères rien qu'à le regarder. Et puis comme elle l'avait déjà pensé, Seth se classait plutôt dans les sommets en ce qui concernait les mâles dominants, n'importe quelle fille censée le verrait ! Sauf qu'il pouvait courir pour entendre ça sortir de sa bouche.

Cependant, ils semblaient passer par un nouveau stade de rébellion lorsqu'il déclara qu'elle était venue pour s'amuser avec eux. Ce n'était pas faux, mais si Marishka était arrivée avec l'idée de l'emmerder, elle commençait à changer d'objectif au fil du temps. Se demandant ce qu'il pensait de tout cela, elle décida de ne pas se débattre lorsqu'il attrapa ses poignets avant de l'attirer pour réinitialiser leurs positions. Un sourire flottait sur les lèvres pleines de la russe tandis qu'elle le regardait avec attention. Il avait touché juste en la complimentant de la sorte et son ego se gargarisait de voir qu'il la considérait comme meilleure que les autres filles qu'il pouvait côtoyer. Pas une seule seconde elle ne songea qu'il pouvait retourner la manipulation contre elle : il était trop brut de décoffrage pour ça !

Elle le laissa donc montrer ce qu'il avait appris et fut sincèrement surprise de voir qu'il s'en sortait bien. Même plus que bien ! Machinalement, elle recula légèrement sa chute de reins pour lui faire épouser la forme des doigts du texan qui se montrait relativement sage en comparaison de son approche d'il y a quelques minutes. Son sourire ne la quittait pas alors qu'elle observait ses yeux clairs avec attention.

« Ronronner et peut-être même plus, va savoir. Tu me surprends, je ne pensais pas que tu apprenais aussi vite. Mais peut-être que je ne t'ai rien fait découvrir et que tu as ça au fond de toi ? Un guerrier attentionné. »

L'idée était amusante et la fit rire, mais pas d'un rire moqueur, bien au contraire. Elle ne riait pas de lui, mais avec lui. Hésitant quelques secondes, elle se redressa sur son séant avant de poser sa main sur le torse du texan pour le repousser un peu et se lever du canapé.

« On va voir autre chose alors. »

Souriante, elle s'éloigna vers la cuisine pour fouiller brièvement les environs et dénicher ce qu'elle cherchait. Revenant auprès du Lane, la slave brandit une sorte de torchon miraculeusement propre et se rapprocha de lui.

« Se priver d'un sens, généralement ça permet de sentir les choses différemment. Ça décuple ta sensibilité si tu veux. Tu as bien aimé ce que je t'ai fait avant ? Demande-toi ce que ce sera avec ça. » Elle agita le torchon. « Désolée, j'aurais préféré le foulard de soi ou le bas en dentelles, mais on fait avec les moyens du bord. »

Doucement, elle se glissa derrière lui et attendit son approbation avant de passer le torchon autour de ses yeux pour le nouer derrière sa tête. Il pourrait le retirer simplement en tirant dessus, donc autant dire qu'il ne devait pas trop s'inquiéter – mais sait-on jamais ! Se positionnant sur le canapé, dans son dos, la trentenaire commença par poser un doigt au sommet de sa colonne vertébrale, puis entreprit de le faire descendre en pressant légèrement. Un geste qui provoquait quasiment toujours des frissons chez la personne qui le subissait, à moins d'être tendu comme un arc ou parfaitement insensible bien sûr !

Son sourire toujours collé aux lèvres, la slave remonta ses deux mains jusqu'aux épaules tendues du mercenaire, prenant soin d'effleurer sa peau à plusieurs reprises, puis reprit son massage avec plus de douceur. Après quelques secondes, elle se colla à nouveau derrière lui, campée sur ses genoux, puis rapprocha son visage de son cou. Elle savait les hommes très sensibles dans cette zone-là et espérait bien qu'en le titillant de ce côté, il se montrerait plus réceptif à ce petit jeu. Son souffle glissa une nouvelle fois dans son cou alors que ses mains se promenaient tranquillement sur lui.

« Tu n'as jamais fait de jeu dans ce goût-là ? Sans que ça ne débouche forcément sur quelque chose de plus poussé, juste pour s'amuser un peu et découvrir de nouvelles choses. Tu verras, à la fin tu préféreras peut-être ça à ce que tu faisais avant. »

Elle fut tentée de par de l'acte lui-même, mais il risquait encore de croire qu'elle jouait avec lui. Ce qui n'était pas si faux, mais c'était le propre des félins, non ?
 
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