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Vous prendrez bien un peu plus de thé. - Alice Dumarais

 
Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 9:20 Message
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Voilà quelques jours que Bêta m’avait fait part d’une information somme toute assez intéressante, concernant cette personne qui semblait traîner trop souvent dans les marais, trop près même de l’As de Pique. Il en avait profité, du même coup, de me dire de faire attention, qu’il pourrait peut-être s’avérer être un ennemi qui avait une dent contre moi pour une raison ou comme une autre.

Des ennemis, ce n’était certainement pas ce que je manquais alors que je semais horreur et chaos partout où j’allais avec ce visage décoré rappelant sans difficulté la mort.

Il n’en restait pas moins qu’alors que j’étais écrasé sur mon siège, dans ma chambre, à l’As de Pique, j’en vins à penser à cette silhouette qui semblait s’intéresser d’un peu trop près au criminel que j’étais. Je ne pouvais que comprendre cette personne, de s’intéresser de la sorte au génie artistique que j’étais.

Cependant, il n’en restait pas moins que de léger doutes planaient quant à l’identité de cette personne inconnue qui semblait vouloir plonger son nez là où elle ne le devrait pas.

Soupirant d’ennuie alors que la soirée s’annonçait terriblement longue, je me redressai finalement, allant chercher mon maquillage pour prendre ensuite place face à mon miroir. Sans grande difficulté et avec une précision impressionnante, je traçai les lignes de ce visage qui faisait de moi le criminel de renom que j’étais, me préparant à une petite sortie dans la noirceur qu’offrait la nuit.

Fin prêt à ma petite sortie nocturne, j’espérais que l’inconnu se présente, une nouvelle fois.

J’ignorais s’il s’agissait réellement de moi, le principal concerné quant à sa raison dans les lieux, cela dit, j’aimais bien m’attribuer le mérite et me sentir important. L’ego s’en portait toujours mieux.

Et puis, si je n’étais pas la raison de sa visite dans le coin, je comptais tout simplement lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une territoire appartenant au Cartel Rouge, plus précisément le Gang des Fables et, depuis peu, le Hellfire Club.

M’amuser aux dépends des autres avait toujours été une distraction agréable.

- Tu pars encore ?

Cendrillon venait de sortir de sa chambre, ses cheveux blonds tombant sur ses épaules, vêtue simplement d’une légère robe de nuit. Elle semblait être partagée entre le sommeil et l’éveil.

- On aurait pu s’amuser.

Elle m’avait susurrer ces quelques beaux mots en s’approchant de moi d’une démarche qui se serait voulue sensuelle alors qu’elle titubait, ayant presque oublier comment marcher.

C’était sans compter ses yeux injecter de rouge.

- Tu as encore toucher au stock de la Chenille ?

Cette dernière éclata d’un rire amusé qui n’avait, au final, rien d’amusant. Je ne fis que soupirer pour finalement l’ignorer superbement.

C’était ainsi que j’arrivais à faire comprendre mon mécontentement à cette pauvre gamine que j’avais récupéré et que j’avais détruis, lentement mes sûrement, un jour à la fois, pour finalement prendre ces morceaux d’elle qui avaient éclatés et la reconstruire comme je le voulais. Une jolie marionnette complètement dédiée au Gang des Fables.

Il s’agissait cependant de ma marionnette. Ma poupée.

Et personne ne pouvait abîmer le joli visage de porcelaine de Cendrillon. Elle était ma chose. Ma propriété.

Je quittai quelques instants plus tard l’As de Pique, armé légèrement, me basant notamment sur ma chance si la situation venait à tourner au vinaigre.

Je ne comptais cependant pas me battre, seulement rencontrer cette mystérieuse silhouette.

Et, alors que la chance semblait encore être de mon côté (l’ironie), je finis par apercevoir, au détour d’un tournant, une personne qui ne me semblait encore avoir jamais vu dans le coin. Elle avait cependant l’apparence et la taille des quelques clichés que m’avait envoyé Bêta.

Toutefois, je ne pouvais tout simplement pas accepter qu’elle soit celle qui rôdait dans le coin ces derniers temps. Pas alors que je m’étais attendu à un ennemi féroce qui montrerait ses dents à la moindre provocation, pour finalement obtenir un chaton tout blanc et tout mignon qui levait vers mon visage maquillé de mort de grands yeux.

- Que se passe-t-il, ma petite ?

J’eus presque l’air convainquant, alors que je ne me souciais que très peu, pour ne pas dire pas du tout, du sort de cette gamine qui devait avoir tout au plus une quinzaine d’années.

- Tu t’es perdue ?

J’inclinai doucement la tête sur le côté, légèrement, posant un regard curieux sur la blonde qui se trouvait sous mes yeux.

Il y avait décidément quelque chose de captivant, chez les blondes.

- Personne ne t’a jamais dit que le coin n’était pas sécuritaire ?

Le tout dit d’un ton beaucoup trop mielleux alors que je dévoilai une rangée de dents parfaitement blanches. Un sourire qui n’avait rien de rassurant, ce dernier semblait même laisser entendre que ce n’était pas tant les lieux qui étaient dangereux mais bien les criminels qui y logeaient.

Et j’étais de ces monstres dangereux appartenant à l’endroit.
 
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Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 15:11 Message
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J'avais toujours aimé les contes de fées, bien sûre de mon temps ils étaient beaucoup plus effrayants, je veux dire la fin heureuse requérait souvent une certaine quantité de sang. Ma vie ressemblait un peu à un conte de fée quand on y pensait, tout du moins je préférais le croire, j'aime les histoires qui se finissent bien. Ma petite activité de sauvetage des opprimés se passait plutôt bien, mais je l'avouais moi-même, les prises véritablement significatives étaient inexistantes, cette ville ne serait pas sauvée en grignotant le dealer du coin. Non, les racines du mal étaient profondément ancrer en elle, puisant dans ses ressources et propageant leur vicieuse influence, je devais m'en prendre à ceux derrière tout ça. Niveau criminalité, quoi de mieux que de s'attaquer au Cartel Rouge ? J'avais fait mes petites recherches sur eux et leurs agents connus, un m'intéressait tout particulièrement dans ma juste croisade.

Wilcard, oh c’était un vicelard celui-là, le genre d’homme qui donnait des frissons à mon âme toute entière, non pas qu’il me faisait peur, mais j’aimais son style. J’aimais les contes de fées et il en était un, j’avais son œuvre, son indescriptible chaos, sa morale au monde, il n’y as pas de sens à tout cela alors autant profiter à fond. C’était une pensée que je respectais, moi-même la suivait depuis des centaines d’années, tuer, tuer avait toujours été un plaisir comme un autre, mais mon appréciation de ses méthodes ne voulait rien dire. J’allais le stopper une bonne fois pour toute, lui et son gang vraiment génial, c’était ma mission, préserver les innocentes âmes de cette ville, en vrai c’est plus amusant de tuer des criminels. Mais j’étais motivée, pour preuve j’avais mis mes lunettes de motivation, des petites lunettes rondes toute mignonne.

Je n'avais aucun problème pour la vue, mais j'aimais me déguiser, surtout lorsque le tout était accompagné de petites baskets noires ainsi que d'une robe rose claire qui n'encombrait pas trop mes jambes. Wildcard méritait bien de voir une véritable princesse de conte de fée ! Pour le coup je faisais encore plus jeune, il est vrai que naturellement je ressemblais à une gamine avec mon corps et ma bouille, mais c'était une mission d'infiltration. Il était important que je surprenne ce vil gang et que je les occis avant même qu'ils n'aient compris ce qui leur arrivait, c'était donc l'excuse parfaite pour également porter mon sac à dos koala. Il ne me restait plus qu'à mettre dans ma bouche une délicieuse sucette cassis et je pouvais y aller, mes recherches et les quelques interrogatoires que j'avais pu effectuer me menait tous vers une direction.

Le Marais était la clé, j’en étais convaincu, malheureusement le destin ne semblait pas autant convaincu que moi étant donné que ça devait faire la millième fois que je passais dans ce quartier sans le trouver. Les Fables étaient véritablement insaisissables et ce n’était pas à cause du fait que j’y allais totalement au pif, non, mais cela n’importait pas, car cette nuit-là, j’étais enfin remarquée. En effet ceci avait été depuis le début mon plan, me faire remarquer par Wildcard pour que je puisse le trouver et éliminer son gang, en tout cas je m’en convainquais très fortement. C’est donc timidement et le visage remplie d’innocence que je levais les yeux vers l’homme qui me faisait face, son maquillage était vraiment super. Je n’avais pas peur de lui, au contraire, mon sourire grandissait progressivement alors que je sautillais quelques fois à cause de l’excitation.

-Oh t’es super chouette ! J’ai toujours aimé les clowns !

J'avais éventuellement fini par m'arrêter, reprenant une bouille un peu plus timide tandis que je passais une de mes mains dans ma longue chevelure blonde, jouant avec mes mèches.

-Personne veut jouer avec moi, mais je veux juste des amis….

Un léger rire sortait de ma bouche alors que j’entendais sa dernière phrase.

-Mais j’ai peur de rien, ni personne !
 
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Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 16:57 Message
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Ce fut avec déception que je rencontrai ce qui me semblait être une jeune adolescente au détour d’un tournant, ce qui était somme toute un peu dérangeant comme j’étais sorti en cette sombre soirée à la recherche de l’individu qui rôdait trop souvent dans les marais depuis quelques temps. Et malheureusement, Bêta n’avait pas pu obtenir des clichés clairs de la personne et si cette dernière semblait avoir la même taille, je ne pouvais tout simplement pas concevoir qu’une enfant aurait pu voulu me rencontrer.

Quoique ce n’était pas impossible. Pour avoir parcouru quelques fois les trop nombreux forums ou encore sites internet dédiés à ma magnifique personne, il était aisé de voir que j’avais plusieurs fans, un peu partout dans le pays, quoique plus particulièrement au New-Jersey.

Était-il donc réellement surprenant qu’une adolescente, alors qu’elle était dans l’âge des questionnement et de la recherche d’elle-même puisse vouloir rencontrer la magnifique personne que j’étais ? J’étais après tout un criminel doté d’un génie créatif qui plongeait mes oeuvres dans la souffrance et le sang. Et, de ce que j’avais cru comprendre de cette génération, notamment depuis que j’avais récupéré Cendrillon, c’était que les jeunes demoiselles aimaient les mauvais garçons.

Cela me déplaisait-il ? Un peu. Car il m’était arrivé, quelques fois, lors de grosses casses, de me faire interrompre par une jeune adulte fraîchement sortie de l’adolescence alors qu’elle se dévoilait la poitrine pour que j’y signe mon autographe.

Ce qu’elles pouvaient être chiantes, en réalité.

Mon regard posé sur la jeune blonde me faisant face, je grimaçai alors qu’elle avoua d’un ton jovial qu’elle adorait les clowns. Un peu plus et je lui aurais enfoncé la tête dans le mur derrière elle.

Oh, non pas que je faisais dans les états d’âmes alors qu’il ne s’agissait que d’une enfant. Mais plutôt que j’avais autre chose à faire que de broyer sa petite cervelle minable. Je n’étais point soucieux de la morale et qu’il s’agisse d’une enfant, une jeune fille de surcroît, n’était pas ce qui me retenait de faire d’elle de la charpie ou encore de me saisir d’elle pour qu’elle puisse servir de repas du soir à mon gros toutou.

- Je ne crois cependant pas qu’il s’agisse du meilleur endroit pour se faire des amis.

L’air soucieux que je tentais de peindre par-dessus mon maquillage effrayant n’était certainement pas crédible alors que je retenais tant bien que mal un sourire qui se voulait mauvais.

Quelque chose me disait qu’elle ne me laisserait pas tranquille si je décidais de la laisser en plan et tourner les talons pour en revenir à ma mission principale, à savoir trouver celui ou celle qui traînait un peu trop dans le coin pour son propre bien.

Car il était tout simplement hors de question qu’il s’agisse de cette gamine.

- Et tu devrais avoir peur. Tant d’effronterie pourrait te mener à la mort.

Je m’approchai de quelques pas de la demoiselle, un sourire désormais carnassier sur les lèvres, ma main venant se glisser délicatement sur sa joue, comme un prédateur qui venait de décider de s’amuser de sa proie.

- La nuit regorge de monstres effrayants et mortels. Tu ne souhaites tout de même pas qu’ils s’en prennent à toi par ton insouciance ?

Une idée venait de se glisser dans mon esprit. Plutôt que de la laisser en plan ici et peut-être ainsi lui donner la chance d’aller raconter partout sur internet qu’il était possible de trouver Wildcard dans les Marais de Star City, j’allais m’occuper d’elle à ma manière, comme seul moi savait le faire. Car il serait effectivement bien embêtant qu’en la laissant ici, l’endroit puisse se retrouver envahie de stupides êtres en quête de frissons et de je ne savais quoi pouvaient-ils bien chercher à l’idée de venir à ma rencontre.

Il n’y avait rien à gagner pour presque personne à me rencontrer, si ce n’était qu’une mort longue et douloureuse alors que je ne me contentais pas de tuer mes victimes. La torture était un art bien plus divertissant.

- Tu as un endroit où aller ? Je peux te raccompagner si tu veux. Je connais bien le coin.

Et je ne comptais pas la ramener exactement là où elle souhaitait se rendre. J’avais d’autres idées en tête, désormais, quant à ce qui pourrait bien arriver à son joli minois.

J’attendrai que Bêta obtienne plus d’information sur l’intrus avant de m’occuper de ce dernier.

- Car je veux bien être ton ami. Il est donc normal que je t'aide.

Le sourire qui suivit n'avait rien de rassurant. Cependant, avec le maquillage qui ornait mon visage, il était difficile de faire mieux. Et puis, ce n'est pas comme si elle semblait me craindre (ce qui était un peu dérangeant, en fait) ni qu'elle comptait prendre ses jambes à son cou.

Profiter de son insolence pour mieux me jouer d'elle ? Certainement.
 
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Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 20:53 Message
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Ainsi c'était le fameux Wildcard, il dégageait une certaine prestance, j'aimais son maquillage et son style, mais je dois avouer que je le voyais plus grand, je me demandais aussi ce qu'il me réservait. Il pouvait bien penser qu'Alice était stupide, mais je ne l'étais pas, j'étais bien plus intelligente que lui car j'étais infiltrée, à moins qu'il le savait et lui aussi faisait semblant. Dans tous les cas, j'étais avec cible, à n'importe quel moment j'aurais pu essayer de l'égorger avec mes griffes ou dents, mais je voulais tous son gang dans mon estomac. Il était donc temps de faire semblant de lui faire confiance, c'était tellement grisant de le voir tomber dans mon piège si élaboré, j'en oubliais presque que tout était totalement improvisé. En tout cas monsieur Wildcard était très mauvais acteur s'il comptait me faire croire qu'il était quelqu'un de sain et non un pédophile qui voulait tuer la pauvre petite Alice.

Mais il était intéressant, sa gestuelle, la façon dont se main me touchait délicatement le visage, son sourire carnassier dont je ne pouvais pas m'empêcher d'offrir une mimique puis un petit regard. La petite Alice attendait son approbation, elle avait fort besoin d'amis, elle qui était toute seule dans sa misérable vie, elle voulait plus comme l'indiquait les petits regards qu'elle lançait à son interlocuteur. Elle s'assurait qu'il ne la fuit pas lorsqu'elle aurait le dos tourné, elle n'avait pas peur de cet endroit, car elle était innocente, insouciante, peut-être qu'au fond elle le voulait, savoir qu'au final. Peut-être sa vie n'était pas si inutile, qu'elle servait à quelque chose, même si c'était les desseins d'un fou, moi je n'avais pas peur du noir, j'étais le noir, le monstre qui hante les cauchemars. Celle que l'on invite chez sans se douter de sa fin imminente, tout le monde faisait la même erreur.

-J’ai pas peur du noir, y’a plein de choses super dans le noir, les orages ça fait peur, mais c’est vraiment impressionnant je trouve. Tu as déjà vu une chauve-souris ? J’en ai vu une fois, elle était trop mignonne, je les aime.

Oui, je n’avais pas pu m’empêcher de glisser une référence aux chauves-souris, mais je trouvais cela amusant particulièrement d’avoir des références propres qu’à moi, mais je devais un jour répondre à mon cher ami. C’est donc après avoir regardé un peu partout autour de moi, puis l’heure sur la montre à mon poignet que je relâchais un léger soupire suivi d’une petite bouille mignonne, je voulais quelque chose.

-Mon portable n’a plus de batterie et mes parents ne savent pas où je suis, ils vont bientôt s’inquiéter si je ne rentre pas…

Mais après quelques secondes de réflexions, la petite Alice trouvait enfin le courage de demander ce qu’elle voulait.

-Si tu veux m’aider, tu pourrais me montrer un endroit où je pourrais téléphoner ? Ce ne sera pas long, promis, juste le temps qu’on vienne me chercher.

Je retirais la main de ma chevelure, attrapant doucement celle de Wildcard, la gêne sur le visage de la petite Alice s’estompant progressivement, remplacé par son habituel sourire timide.

-Merci, je ne connais vraiment pas ce quartier, mais j’ai lu sur internet qu’il fallait tenter de nouveaux trucs pour réussir, et toi ? Tu fais quoi ici ?

Je commençais à avancer en rythme avec le criminel, baladant occasionnellement notre main de haut en bas, j’étais si parfaite !
 
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Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 21:44 Message
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J’étais légèrement incertain quant à qui se trouvait devant moi. Soit s’agissait-il d’une gamine terriblement idiote dont les parents n’avaient pas sut lui apprendre quelques notions de base, comme hurler et s’enfuir lorsqu’un homme pas tout à fait net s’approche d’elle pour lui glisser une main sur sa délicate joue. Ou alors s’agissait-il effectivement de cette personne qui s’intéressait un peu trop à ce qui pouvait traîner dans les marais et si tel était réellement le cas, j’allais devoir faire attention.

Car il y avait toujours la possibilité qu’elle soit une menace envoyée de je ne savais par qui, que ce soit des ennemis criminels ou encore de la Légion des Étoiles, pour me piéger face à ce visage enfantin qui n’avait rien de menaçant.

Bon, je ne croyais pas qu’il puisse s’agir d’une ruse de la Légion des Étoiles, sachant qu’ils ne mettraient pas la vie d’une innocente victime en danger, quand bien même me trouvais-je à être un gros poisson qu’ils n’attendaient que ça, pouvoir capturer. Je restai donc méfiant, légèrement sur mes gardes, n’étant pas tout à fait certain si je préférais avoir entre les pattes une gamine particulièrement stupide ou encore un doux visage qui ne cherchait qu’à m’appâter.

- J’ai quitté sans mon téléphone alors suis-moi. Je vis à quelques pâtés de maison d’ici.

Ce n’était pas tant là où je vivais qui se trouvait tout près d’ici mais un autre endroit qui valait certainement le détour et qui intéresserait très certainement la jeune fille m’accompagnant.

Quel enfant n’aimait pas les fêtes foraines ?

- Moi ? Ce que je fais ici ?

Je fis mine de réfléchir, mon regard se portant à l’horizon alors que je marchais d’un pas régulier, pas trop rapide, aux côtés de la blonde qui avait intercepter mon chemin. La nuit était tombée depuis un certain temps et plus mon regard se portait sur cette dernière, plus j’envisageais l’arnaque.

Il ne serait donc que plus divertissant de la réduire en charpie alors qu’elle ne survivrait pas à l’activité que je lui réservais, une course à obstacle dangereusement mortelle. Jusqu’ici, personne n’avait jamais sut y survivre et il s’agissait d’un spectacle particulièrement agréable et fort divertissant pour l’horrible personne que j’étais. Dommage à ce quiconque cherchant à s’en prendre à ma magnifique personne, leur petite poupée de porcelaine allait bientôt se briser.

- Je me baladais. L’automne arrive à grand pas et je profite donc des dernières nuits agréables avant qu’elles ne deviennent trop fraîches pour être confortable.

Il était toujours plus difficile d’organiser de grosses frappes alors que le froid hivernal venait me transpercer jusqu’aux os et que les flocons de neige pouvaient rendre le terrain de jeu particulièrement glissant.

Si on me reprochait souvent d’être un peu trop paranoïaque au sein du Gang, même que ce côté beaucoup trop méfiant avait failli me coûter une collaboration qui, désormais, pouvait beaucoup m’apporter, en cet instant-ci, j’en étais venu à me méfier de celle qui s’avançait avec un sourire s’étirant de l’une de ses oreilles à l’autre.

Décidément. Soit elle était complètement stupide ou alors très bien préparée.

- Je devrais pourtant te retourner la question. Que fais-tu ici ? Ce n’est pas l’heure ni l’endroit pour se chercher des amis, tu sais.

Sûrement le savait-elle.

Ce qui apportait à la situation une toute autre dimension légèrement étrange qui venait à m’amuser de plus en plus. J’en venais même à souhaiter qu’il s’agisse d’une petite poupée envoyer par je ne savais qui pour s’en prendre à moi. Une façon de plus de leur prouver ma supériorité.

Et puis, non pas que j’éprouvais ce que d’autres appelaient remords. Seulement, les gamines n’étaient pas intéressantes. Trop souvent, elles éclataient en sanglot avant même d’avoir fait quelques pas, hurlant à l’injustice et s’époumonnant dans l’espoir de recevoir un peu d’aide. Ce qui était terriblement agaçant et particulièrement lassant. Il n’y avait rien d’intéressant à ces gamines qui s’apitoyaient sur leur sort.

Alors qu’elle, elle offrirait certainement un spectacle qui en valait la peine.

- Tu t’appelles comment ? Moi, c’est Wildcard.

Ce pseudo qui faisait trembler de peur des familles et secouait d’effroi d’anciennes victimes qui avaient pu voir de très, voir même de trop près, le criminel que j’étais. Ils avaient pu lire cette cruauté dans mon regard tout comme ce sourire extasié que j’avais lorsque la scène se baignait toujours un peu plus de sang.

Le connaissait-elle ? Je ne saurais dire.

- Je dois t’avouer que je me sens seul, aussi, parfois. Les gens ont tendance à me fuir...

Un soupire suivit cette révélation alors que ma terrible vie de solitude avait quelque chose de presque dramatique, si seulement je ne prenais pas plaisir à faire fuir les autres dans un cri d’horreur.
 
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Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 23:10 Message
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Parfait, il habitait non loin et il n’avait toujours pas essayé de me planter un surin entre les côtes, cela n’aurait pas été très grave vu ma condition, mais c’est vexant. J’apprenais néanmoins une information qui même si elle ne pouvait être vérifiée, m’apprenais une chose importante sur le Gang des Fables, leur repaire n’était pas très loin, je devais rester sur mes gardes. Je me demandais bien d’ailleurs ce que cet homme comptait faire avec moi, Wildcard était connu pour sa cruauté, allais-je devenir une de ses victimes ? Rien que la pensée d’une telle chose avait failli mettre un immense sourire sur mon visage, faisant de moi quelqu’un d’étrange aux yeux de mon compagnon. Heureusement, je savais me contenir, même si l’idée d’avoir été sélectionné pour être la victime du Gang des Fables était véritablement prestigieuse, je les aurais presque laissé faire pour le respect.

Mais je devais les tuer, pas m’extasier sur quel organe leur folie allait-elle m’enlever en premier, surtout que je tenais précieusement à mes organes, on vivait depuis longtemps ensemble. J’avais tout de même écouté le discours de mon ennemi malgré mon extase intérieure, personnellement je n’aimais pas l’été, c’était plein de soleil, j’aimais aussi faire des bonhommes de neige. La phrase suivante de mon interlocuteur était également vraie, qui donc aurait l’idée de se promener ici en pleine nuit ? Qui plus est pour chercher des amis, la seule chose qu’on trouvait ici c’était un chef de gang sadique ou bien une vampirette tellement mignonne qu’il serait criminel de ne pas se laisser dévorer par elle. Bon il y avait aussi des prostituées, des SDF et des dealers, mais je n’avais pas la place pour penser à tous les insignifiants dans mon esprit, seulement des personnes utiles à l’Opération Chamelon.

-L’hiver me dérange pas, j’aime voir les arbres s’endormir puis se réveiller en même temps que la nature, c’est un cycle, comme dans mes cours de science. Je ne pensais pas rester longtemps, j’ai pas vu le temps passer, ma mère dit que je suis vraiment une tête en l’air.

Je portais une véritable fascination pour la vie, la mort et le parfois doux, parfois brusque changement d’un état à l’autre, la séparation entre création et destruction. De la mort renaissait la vie, c’était un concept réellement intéressant, mais je n’allais pas me lancer dans un débat philosophique avec mon compagnon, sauf s’il le demandait. Mais sa question n’était pas mon avis sur le climat, c’est donc avec rapidité que je reprenais mon discours.

-Je m’appelle Alice, enchantée de te connaitre Wilcard, c’est un nom original, tu es un catcheur ?

Mon petit sourire se troublait légèrement en même temps que mon regard, cella avait vite été réprimée alors que je tournais ma tête sur le côté, cherchant les points d’intérêts dans la ruelle, des gens. La petite Alice avait fini par reconnaître celui qui l’accompagnait, Wilcard, le célèbre criminel, la pauvre sotte était piégée avec un dangereux psychopathe et essayait de trouver une échappatoire. C’est après un silence assez gênant qu’elle relevait doucement les yeux vers son compagnon, essayant de cacher la crainte qui l’habitait autant qu’elle le pouvait tandis qu’ils s’enfonçaient plus profondément.

-J’ai cru voir une cabine téléphonique, je suis vraiment idiote, je peux aller y faire mon coup de fil, ma mère ne sera pas longue, je suis désolée de vous avoir déranger.

Elle savait qu’elle risquait de mourir, elle n’agissait pas naturellement, pire, elle avait utilisé le « vous », un signe de respect en temps normal, mais une anomalie après tant de « tu ». Pauvre Alice, son calvaire ne faisait que commencer, mais moi j’allais adorer chaque seconde…
 
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Message posté : Jeu 20 Oct 2016 - 0:25 Message
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Mes lèvres s’étirèrent encore plus alors qu’elle me posa l’innocente question quant à ce que je pouvais bien faire et si j’étais un catcheur. Elle n’était peut-être pas aussi stupide que je le suspectais alors qu’elle avait compris sans grande difficulté qu’il s’agissait bien d’un surnom.

J’étais d’autant plus amusé de voir qu’elle semblait soudainement menacée, comme si le visage qu’elle voyait était désormais reconnaissable, alors que le nom était parvenu à ses oreilles. J’appréciais tout particulièrement faire frémir mes victimes de peur et les voir réaliser lentement mais sûrement que la fin est certainement proche pour eux. Un prédateur qui s’amusait de ses proies jusqu’à s’en lasser et finalement les achever.

Je n’étais pas reconnu pour faire des survivants. Ou, tout du moins, lorsqu’il y en avait, c’était simplement parce que je décidais de tirer ma révérence, promettant cependant de revenir une autre fois.

Personne ne pouvait échapper à ma folie ni à mon désir de semer toujours un peu plus le chaos. Les règles, les lois et les normes étaient tous tellement ennuyant. Alors que le chaos... Le chaos ne répond de rien ni personne, s’enflamme et change comme bon lui semble.

Décidément bien plus divertissant.

- Ma chère Alice... Pourquoi me priver de ta compagnie ? Ne viens-je pas juste de t’avouer que je me sens terriblement seul ?

J’avais arrêté de marcher pour lui faire de nouveau face, mon ton de voix beaucoup trop calme pour qu’il en soit rassurant. Rien chez moi n’était rassurant, que ce soit mon regard lumineux d’un désir de faire le mal ou encore ce sourire qui promettait souffrances.

Les mains enfoncées dans les poches, je cherchais une petite poignée de poudre qui, une fois en contact avec l’air, libérait un gaz qui forcerait ma victime à me suivre, qu’elle le veuille ou non.

- Je suis seul, tellement seul... Tu ne me déranges donc pas.

Toujours trop doux et trop gentil, tellement qu’avec le visage ainsi maquillé, cela en devenait encore plus terrifiant.

M’amuser. Tel était l’objectif en jouant ainsi de ma victime.

- Je suis ton ami pourtant, non ? Ne me quitte donc pas...

Et sans m’attarder plus longtemps, une fine couche de poudre atterrit sur le visage de la jolie blonde et quelques secondes plus tard à peine, elle tombait endormie.

J’eus au moins la gentillesse de la rattraper, évitant ainsi qu’elle n’en vienne à se tuer en se fracassant la tête contre le sol. La prenant dans mes bras, je pris la direction du Pays des Merveilles, passant un coup de fil au Bossu entre temps, histoire qu’il se présente dès qu’il le pouvait. Avoir une telle armoire à glace sur place dissuadait souvent les autres de tenter de s’enfuir.

Elle se trouvait donc étendue sur le sol froid du Pays des Merveilles alors que j’étais assis sur mon trône, l’observant. Le Bossu gardait la porte tandis qu’elle avait été déposée près du début de cette course à obstacle mortelle qui était la principale attraction de l’endroit. Il y avait mares aux crocodiles, haches, stalactites et stalagmites, des flammes, des flèches et toutes sortes d’autres armes létales qui ponctuaient la course.

Cette dernière ouvrit finalement les yeux.

- Alice ! m’exclamais-je en quittant mon trône pour m’approcher d’elle.

Je fis quelques pas pour finalement m’accroupir aux côtés de sa silhouette.

- J’ai presque cru t’avoir perdu. Et il serait triste que je perdre aussi rapidement ma première amie depuis longtemps.

Je m’étais redresser pour lui tourner dos et retourner à mon trône. Je n’avais chercher qu’à lui montrer qui est-ce qui menait ici alors qu’il était évident que je faisais semblant de me soucier de sa pauvre et pathétique personne.

Personne ne faussait compagnie au grand Wildcard.

- Vois-tu, au bout de cette piste, il y a un téléphone.

Évidemment. J’adaptais toujours l’endroit à mes invités, histoire de rendre leur expérience un peu plus personnelle.

Qu’ils se sentent honorés d’être ici, alors que je faisais attention de ne pas offrir deux fois le même spectacle, moi-même en serait le principal ennuyé. Non. Je devais les faire sentir spéciaux, que je faisais des efforts pour eux. Tout autant qu’eux en feraient pour me divertir.

C’était du donnant-donnant. Je façonnais le terrain, ajoutais quelques trucs ici et là, en retirais à d’autres places et changeais la récompense au bout dépendamment à qui se trouvait devant moi.

N’étais-je pas un excellent hôte ?

- Allez ma belle, il faudrait te dépêcher un peu... Je suis sur que ta maman doit être morte d’inquiétude.
 
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Message posté : Jeu 20 Oct 2016 - 3:02 Message
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Le plan marchait, j'avais titillé son envie, je pouvais voir son étincelle de prédateur dans ses yeux, le loup était de sortie et venait se nourrir dans la bergerie. Je ne savais pas ce qu'il me réservait, mais je savais qu'il ne tuait pas grossièrement ses victimes, pas quand il avait l'occasion de les torturer, de jouer avec eux. Il était le bouffon d'une farce macabre et le tourment de la petite Alice n'aurait de fin que quand il dédaignerait la libérer de ses souffrances, non pas miséricorde, mais car elle le lassera simplement. La peur pouvait se lire sur mon visage, une peur grandissant progressivement à chaque instant, mon compagnon devenait de plus en plus inquiétant sous ses couverts d'ange gardien, les masques tombaient. Il me restait à découvrir ce qu'il y avait en dessous. J'avais essayé de me retourner pour le fuir lorsqu'il s'était mis face à moi, mais il était trop tard.

Combien de temps avais-je été inconsciente ? Cela semblait comme des siècles pour moi, je ne m'attendais pas à être endormit par un étrange tour, je peinais à ouvrir mes yeux, la torpeur n'était jamais une bonne chose. Un gémissement sortait de ma bouche tandis que j'ouvrais mes yeux, j'y étais, j'avais trouvé le repaire du Gang des Fables, mais je ne souriais pas, intérieurement je bouillais. Ma gorge semblait être si sèche, mes yeux eux avaient du mal à s'adapter à la lumière et mon corps était tout courbaturé, je voulais arracher une gorge et tout dévorer. Cela m'apprendrait à ne pas assez manger puis laisser quelqu'un m'endormir, j'avais mis du temps pour me relever et comprendre ce qui se passait dans tout son ensemble. La voix de Wildcard résonnait dans mon esprit comme un gong, j'étais son amie, j'avais une piste à suivre et ma maman m'attendais avec un téléphone, d'accord, ça semblait logique sur le moment.

Ce n’est que quelques secondes plus tard que je reprenais possession de la plupart de mes facultés et affichait donc ma plus belle bouille apeuré, celle de la fille courageuse qui ne veut pas pleurer. Mais qui va s’effondrer d’un instant à l’autre, après avoir montré une hésitation plus que palpable, je me mettais en route vers son parc d’attraction, ne pouvant qu’aligner que quelques sanglots inintelligible. Quelques mots comme « je, non, pitié, maman, etc.. » pouvaient se faire entendre, mais la petite Alice ne criait pas, elle restait forte, elle marchait timidement. Mais elle marchait car elle savait qu’elle se ferait tuer si elle n’essayait pas, elle ne reverrait jamais ses parents, bientôt le moment viendrait, celui où mon propre jeu se dévoilerait. Enfin si je ne décidais pas de courir comme une bête enragée vers mon ravisseur pour le dévorer, les effets de la faim me perturbaient en ce moment crucial.

J'étais arrivée au début du parc d'attraction, toutes mes affaires étaient toujours sur moi, je pouvais y aller, mais non sans avoir donné un dernier coup d'œil en arrière. C'était la peur, mais surtout un dernier regard à ce géant non loin, je voulais déchirer sa gorge, je le voulais tellement, mais il était temps de commencer. Son parc semblait relativement divertissant, mais je commençais à regretter d'avoir choisie cette voie-là, si je devais finir par combattre des dragons, cela deviendrait gênant. La première épreuve semblait simple, après avoir crapahuté dans ce maudit sentier, un étang était devant moi, la suite de l'autre côté, l'eau était calme, vraiment calme. Ce n'est qu'après avoir commencé à mettre mes jambes dans l'eau que je remarquais les mouvements presque imperceptibles non loin, quelque chose se rapprochait. Je reculais au dernier moment, laissant deux créatures se jeter sur mon ancienne position, commençant à batailler pour savoir qui aurait le droit de m'avoir.

Ma réaction fut rapide, prendre de l'élan, courir, puis sauter au-dessus des deux bêtes, courir plus vite que Speedy Gonzales était également dans la liste. Mais j'avais réussi, j'étais en dehors de l'étendue aquatique, certes une créature avait failli m'attraper au dernier moment, me frôlant presque, mais j'étais toujours là. Je pus très clairement voir que ces choses étaient des crocodiles alors que je fuyais rapidement, ne m'arrêtant de courir que lorsqu'une hache apparaissait devant moi, faisant un mouvement de balancier comme une sorte de guillotine étrange. Heureusement pour moi, il avait également plusieurs autres haches de ce genre sur mon parcours, ce trajet fut plus minutieux, mais moins compliquer que les crocodiles. Enfin si on ne comptait pas le moment où mes lunettes tombaient et se brisaient au sol à cause de mon pied ayant fait un mauvais mouvement.

Mais j'étais de l'autre côté, honnêtement, ce petit jeu commençait à redevenir amusant, je me concentrais un peu moins sur faim et plus sur la survie, l'action. Le troisième m'avait été relevé lorsque je manquais de tomber dedans sans faire exprès, une fosse cachée avec des piques, la route était encore longue. C'est donc en utilisant la technique développée dans le film CUBE que je prenais mes deux baskets, les enroulant avec leurs lacées à mon bras alors que je les lançais au hasard au sol. Cela permettait de détecter les fosses cachées menant vers ma mort, j'avais malheureusement perdu une basket dans cette technique, paix à son âme, je revois encore aujourd'hui son pauvre cadavre empaler. Je n'avais pas eu grande difficulté face aux fléchettes lancé depuis les murs, même si j'avais été obligé d'utiliser au dernier moment mon sac à dos koala comme bouclier.

Je le portais toujours sur le dos, mais il était clairement à l'agonie, mais rien de tout ça ne m'avait préparé à mon baptême du feu. Un gros « nooooon ! » était sorti de ma bouche tandis je voyais ces flammes se propulser un peu partout, devant moi, le feu était un de mes pires ennemis. Cela se confirmait alors que les flammes à proximité me mettaient vraiment mal à l'aise psychologiquement et avaient également brûlé ma seconde basket, je tirais une véritable grimace dépité, mais j'étais sauvée d'affaire. Heureusement mon état vampirique faisait que je ne transpirais pas, cela aurait été véritablement gênant, bien que cela puisse être difficile à expliquer ensuite, mais ces questions ne m’importaient pas .Mais la fin était là, oh mon appétit faisait un grand tour alors que je m'avançais avec prudence du téléphone encore quelque peu éloigné.

J'étais ridicule, sans mes lunettes, à pied nues, ma robe déchirée ne plusieurs endroits et avec le sac à dos ravager, mais j'étais là et j'allais réussir, peu importe ce qui m'était réserver ensuite.
 
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Message posté : Jeu 20 Oct 2016 - 4:55 Message
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Assis sur mon trône, mon regard calmement posé sur ma victime de la soirée, j’attendais simplement qu’elle me divertisse. Qu’elle m’offre un spectacle qui saurait m’arraché un sourire amusé et m’intéresser assez pour que je ne me lasse pas d’elle.

Du moins, pas maintenant.

Certes n’avais-je pas d’attente élevée pour cette silhouette frêle, m’attendant presque à ce qu’elle se fasse immédiatement dévorée par les crocodiles. Cela aurait été dommage, en effet. Et terriblement ennuyant, si vous vouliez mon avis. Cependant, je ne pouvais tout de même pas m’attendre à ce qu’un minois si fin ait la capacité physique de survivre ne serais-ce que plus de deux petites minutes au sein de cette course mortelle.

C’était ce que je pensais, alors que je regardais la jeune demoiselle au regard effrayée appréhender la course à obstacle qui se dessinait devant elle. Il y avait toujours ce petit quelque chose d’amusant dans ces regards terrifiés.

Toutefois, je fronçai les sourcils, surpris, alors qu’elle sauta par-dessus les crocodiles, s’en sortant sans une seule égratignure.

Je devais bien admettre qu’en cet instant précis, elle venait d’attirer mon attention. Car personne n’arrivait à prendre le court le fameux Wildcard. J’étais toujours préparé à l’éventualité de devoir improviser, cela faisait parti de mes nombreux talents.

Or, en ce moment même, je n’avais pas envisager ne serais-ce qu’une seule seconde que ce corps frêle de gamine puisse se montrer à la hauteur de ce piège létal.

Surprise, certes, mais aussi particulièrement intéresser par cette jeune demoiselle au visage de poupée qui avançait sous mes yeux, la crainte semblant s’être évanouie pour laisser place à un désir d’y survivre assez impressionnant. J’en vins même à me demander qui pouvait bien être cette fille et quel était la véritable raison de sa présence dans les rues mal famées du quartier des Théâtres en cette sombre nuit.

Quelque chose me disait que ce n’avait pas été que pour se faire des amis.

L’idée qu’elle puisse être au service de je ne savais trop qui me semblait de plus en plus évidente. Il s’agissait d’une jeune femme qui savait ce qu’elle faisait et, par conséquent, trop enchanté par l’idée de pouvoir m’amuser à ses dépends, j’avais baissé la garde et avait laisser l’ennemi s’infiltrer dans mon repaire.

Il était donc tout simplement hors de question qu’elle survive à cette course et sort d’ici vivante.

Et ce, quand bien même semblait-elle se débrouiller étrangement bien, évitant les pièges les uns après les autres, ne s’en sortant qu’avec quelques égratignures et une robe franchement abîmée.

Alors qu’elle s’approchait dangereusement du téléphone, une cage tomba du plafond. Elle était assez large pour y contenir un homme de taille adulte et se trouvait à être quand même assez élevée, histoire de ne pas assommer la malheureuse personne qui se retrouverait sous ces barreaux de métal.

Il ne s’agissait toutefois pas cependant que de métal alors qu’une forte dose d’argent avait été ajouté à l’alliage. Ce terrain de jeu n’était pas n’importe lequel et possédait quelques pièges dédiés à des monstres en tout genre. Que ce soit le sel ou l’eau bénite pour les entités maléfiques ou tout simplement de l’argent pour ce qui était monstres d’horreurs. Non pas que je m’attendais à ce qu’elle se retourne et révèle des crocs, cela dit, la cage avait été bien construite et façonnée selon mes désirs.

Je quittai donc mon trône pour me rapprocher des larges barreaux de métal qui cernaient désormais mon invitée du moment.

- Je dois admettre être impressionner.

Surtout que depuis quelques temps déjà, j’avais ajouté quelques obstacles alors que je réalisais que mon terrain de jeu devenait un peu désuet et beaucoup trop facile.

Je ne pouvais tout de même pas décevoir mes victimes avec un parcours ne présentant pas assez de difficulté. Il serait dommage de leur donner l’impression que j’étais négligent et que je me souciais peu de leur sort. Ce qui n’était pas le cas alors que leur mort suivant de longs et douloureux efforts, avait quelque chose de presque poétique.

- Je ne m’attendais pas à de tels exploits de ta part.

Il était bien rare que je dise ainsi des compliments vis-à-vis de mes victimes. Cela dit, je ne pouvais pas ne pas souligner un si bon travail !

- Mais que vas-tu faire maintenant que tu es prisonnière de ces barreaux de métal ? T’apitoyer sur ton sort et pleurer ?

Ce qui serait bien dommage suite à la performance magistrale qu’elle venait de m’offrir.

- Je suis bien curieux quant à savoir qui peux-tu bien être, Alice...
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 9:30 Message
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Il ne restait que quelques mètres, quelques petits mètres et le jeu passerait à l'étape supérieure, bien sûre il y avait un piège quelque part, un monstre caché dans les murs. Mais ma prudence n'avait pas pu empêcher le piège de s'abattre sur moi de toutes ses forces, une cage tombée du ciel, parfaitement dissimulé, ainsi le dernier rempart était des barreaux. Mais pas n'importe quelle cage, celle-ci était spéciale, je pouvais le sentir tout autour de moi, un petit contact du bout du doigt me l'avait confirmé, au Pays de Merveilles, j'étais une cage en argent. Ce n'était pas très original, mais je ne pouvais nier l'efficacité d'un tel procédé contre les créatures de mon genre, avait-il comprit ma nature ou était-ce une simple précaution ? Quoi qu'il en soit, je le voyais arrivé, se pavanant comme un gamin, l'insouciance et la fierté de la jeunesse étaient à l'œuvre.

Au moins il avait pris le temps de me féliciter pour mes performances, même s’il était vrai que je préférais me concentrer sur la partie où il se moquait de moi. Une telle audace lui vaudrait de récurer l’anus d’une goule avec sa langue, je connaissais des goules, elles se sentaient pas très bon, mais il voulait connaitre mon identité. L’homme avait deviné que je n’étais pas qui j’étais, que je me jouais de lui comme d’un débutant, malgré tout il n’était pas stupide, il était logique qu’il découvre la mascarade. Néanmoins je me permettais de conserver encore quelques instants le mystère de toute une vie alors que je réservais encore une fois mon expression la plus terrifiée à mon interlocuteur. Oh bien des gémissements et de la panique se dégageait de mon petit visage, quelques mots furent encore balbutier avant la conclusion, après les dernières supplications, tout changeait.

Un sourire se formait progressivement sur mon visage, effaçant l’inquiétude, mon sourire et mon regard plongé directement dans les yeux du diable des Marais, le fou de Star City. Je tournais lentement la tête sur le côté, l’observant comme un oiseau de proie préparait minutieusement son attaque fulgurante sur un rongeur.

-Je crois que je vais demander un bon repas, cela fait un bon moment que je n’ai pas eu d’orphelin, peut-être aussi un pot de glace, cela serait vraiment parfait !

Mon sourire était bien vite alimenter par un rire, cela avait été une bonne farce, j’étais satisfaite, je riais. A la face du monde, de cette cage qui pensait pouvoir m’arrêter, moi la plus grande de toutes, ce rire était la dernière chose que certaines de mes victimes entendaient. Ce visage distordue par un plaisir indécent, contre la nature elle-même, mais seulement de la morale car je suivais une morale bien plus pure, primale, celle du prédateur. Mais même les rires devaient s’arrêtés, laissant place à ma petite bouille innocente, je plaçais sur mes lèvres, les tapotant de manière régulière, presque comme si je réfléchissais. Le reste du visage avait fait de même, se muant dans cette bouille entre l’innocence et la pure introspection.

-Je ne sais pas…tu sais quoi ? Jouons à un jeu, je te pose une question et en retour, tu m’en poses une, je commence, à ton avis, combien de temps il me faudra pour sortir de cette prison ? Puis d’utiliser tes intestins comme des colliers de fleur à Hawaï, je précise que j’ai très faim.

Je faisais un clin d’œil à mon interlocuteur, regardant ensuite la montre à poignet, un air malicieux au visage.

-Tic-tac, si tu ne te dépêche pas, nous allons manquer le lapin banc…
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 10:11 Message
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La cage métallique venait de s’abattre sur ma victime de la soirée, la privant ainsi d’avancer vers son objectif, les barreaux lui barrant la route. Je venais de quitter mon trône pour m’approcher de cette dernière, un sourire désagréable aux lèvres. J’étais impressionné, c’était bien vrai, et surpris aussi. Cependant, je me trouvais légèrement embêté qu’elle se trouve là, aussi près du but. Elle avait sut se montrer particulièrement talentueuse.

Ce qui ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose. Elle n’était pas cette gamine aux traits fins qui semblait déborder d’innocence. Quelque chose se cachait sous ce visage de poupée et ce quelque chose n’était pas particulièrement rassurant.

J’avais été trop confiant, emporté par cet envie de m’amuser alors que la soirée n’avait été bercée que d’ennui. L’idée qu’elle puisse travailler pour une source ennemie m’avait effleuré l’esprit, cependant, je n’avais pas cru qu’une silhouette si frêle puisse être dotée de tels capacités physiques. Et là s’était trouvée mon erreur.

Et donc, au final, la question qui restait en suspend était donc simplement qui était-elle réellement ?

Quelques idées se bousculèrent dans ma tête, passant du monstre à l’humaine lambda en s’arrêtant sur le chemin à la mutation. Les possibilités étaient vastes et variées et quand bien même venais-je d’émettre mon désir d’en savoir plus sur elle, rien ne me disait qu’elle allait jouer le jeu et me révéler aussi facilement qui était-elle.

Cela en serait bien moins amusant et je ne pouvais que saluer cet esprit manipulateur qui cherchait à se jouer des autres pour sa propre distraction personnelle. Je connais ces techniques, elles étaient mes préférées.

Je ne relevai pas sa remarque concernant un bon repas. Pas immédiatement, du moins.

Mes pensées se tournèrent vers Leander alors qu’il se nourrissait lui aussi de chaire humaine. Ce n’était pas quelque chose qui me choquait ni qui m’embêtait, alors que je lui fournissais bien souvent quelques victimes fraîches et encore hurlantes. J’avais toujours eut une certaine fascination à la façon dont mon gros toutou se nourrissait de ses victimes, en arrachant les boyaux et déchiquetant le corps encore palpitant.

Une scène particulièrement macabre qui se voulait cependant presque poétique, si bien réalisée, alors que le cadavre, décédé depuis tout juste quelques secondes, se vidait de son sang, la tête du loup enfoncé dans sa poitrine.

J’offris à mon invité du moment un large sourire peu avenant alors qu’elle déclara qu’elle avait bien envie de jouer à un jeu.

Soit. J’adorais m’amuser.

L’image graphique qu’elle glissa dans sa question avait de quoi m’arracher une expression amusée alors qu’elle n’avait plus rien de la famine que j’avais croisé dans une ruelle sombre, qu’il s’agisse du rire qui s’était échappé de ses lèvres ou encore du sourire qui s’affichait sur ces dernières.

Ce rire. Je pourrais presque dire le reconnaître, alors que moi-même je me laissais allé à ces élans de folie où un rire dément venait s’échapper de ma gorge.

- Je t’avouerais ne pas pouvoir te donner une réponse exacte, compte tenu qu’il est évident que je ne connais pas l’étendu de toutes tes capacités.

Ma main se posa sur un des barreaux de métal, la menaçant de venir l’attraper. La question avait traversé mon esprit, à savoir si l’argent de l’alliage lui ferait du mal.

Manquerait plus que j’ais invité dans mon domaine une créature des ténèbres.

- Mais je dirais un certain temps. Beaucoup de temps, même. Trop longtemps que le lapin blanc aura déjà eut la chance de s’enfuir bien loin d’ici, sans toi.

J’appréciais son humour et ses références et le sourire qui s’étirait sur mes lèvres ne démentaient pas quant au fait que je m’amusais effectivement, en ce moment-même.

Elle portait le doux nom d’Alice et faisait référence au lapin blanc, que l’on pourrait manquer si l’on perdait encore plus de temps. De quoi nécessairement attirer mon attention alors que le Gang des Fables vivait grâce aux contes et inspirations de ces derniers.

Le Roi Cole fut un modèle, le premier leader du Gang des Fables, de nombreuses décennies plus tôt. Et, de mon côté, j’avais décidé de reprendre l’histoire et l’écrire à ma manière.

Un peu moins de féérie et beaucoup plus d’horreur, bien que toujours animé et motivé par ces contes pour enfants qui occupaient la tête et l’esprit de ces petits être si influençables. Car j’étais un monstre et il y avait toujours une petite satisfaction à briser les rêves des enfants.

- À moins que je ne le décide, cette prison pourrait devenir ton nouveau chez toi.

Je fis quelques pas devant la cage, de long en large de celle-ci.

- Après tout, tu es dans mon Pays des Merveilles, Alice.

Cependant, elle ne semblait rien avoir d’Alice, si ce n’était ces traits juvéniles et cette crinière blonde qui lui tombait sur les épaules.

Non. De par son rire, son sourire et son allure, elle avait tout de la Reine de Coeur. Une femme complètement folle dont la moralité se voulait douteuse et que tuer ses sujets semblait être la solution à tout problème.

J’en vins à me dire que j’aurais bien besoin d’une Reine de Coeur, dans les rangs du Gang.

- Qui es-tu réellement ?

Une question qui remplaça au dernier instant celle qui consistait à lui demander pour qui travaillait-elle. Une question donc la réponse m’aurait intéressé, certes, cependant, il s’agissait plus de la nature de la gamine qui venait de capter mon attention.

- Et si tu te montres sage, je t’offre le repas. Tu n’auras qu’à me dire tes préférences. Jeune, vieux, femme, homme, frais ou encore mort.

Un sourire de plus qui laissait refléter toute la cruauté dont je pouvais faire preuve tout en confirmant l’absence complète de moralité au sein de mon esprit tordu.

- Je peux même t’offrir un terrain de chasse, si tu as besoin de te sentir comme un prédateur.

Personne ne pourrait plus jamais dire que je ne prenais pas soin de mes invités !
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 20:27 Message
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Il savait qu’il avait pour le moment l’avantage, ce n’était pas très difficile à remarquer, mais c’est tout ce qu’il avait, un avantage, cela ne lui sauverait pas sa vie. Mais il souriait, j’appréciais cela, un homme qui peut sourire face au monde, peut-être n’avait-il pas peur de moi, vu ma position, je ne lui en tiendrais pas rigueur. C’était une prison, forgé en argent pour les créatures comme moi, une entrave à ma liberté qui pouvait devenir définitive selon les désirs de mon geôlier. Néanmoins les barreaux et l’isolation ne me faisaient pas peur, j’avais appris à supporter ces choses ci, il pouvait me laisser ici durant des jours, mois, années, décennies. Quel était le problème ? Le faim qui me rendrait folle et instable ? L’ennuie alors que je ne pourrais plus distinguer le temps qui passe ? Je vivais déjà cela au quotidien et j’allais continuer à le vivre pendant le restant de l’éternité.

Et tandis que les squelettes vieillissant de toutes les Fables pourriront au sol, je sortais de cette cellule intacte et victorieuse, bénie par la non-vie éternelle. Non, le lapin ne me dépasserait pas, je ne serais pas en retard pour retrouver mon existence, j'étais déjà une ombre et ce Pays des Merveilles n'était pas plus intimidant que ce que j'avais déjà affronté. Mon regard était plongé dans celui de mon interlocuteur, Wildcard savait comment être dynamique, il était un artiste, un acteur jouant son rôle à la perfection, un rôle rien qu'à lui. C'était divertissant, presque par moments hypnotisant, je me souvenais de tous ces articles que j'avais lus sur lui et son Gang, le voir en réalité était bien plus marquant. Mais même lui serait effacé par la vieillesse et le temps, sa vie, son visage, son nom, un jour ses propres actions ne signifieraient pour rien autre qu'une lointaine rumeur.

Mais ses paroles m’agaçaient quelque peu, il osait me comparer à un animal de compagnie qui recevait ses repas, cela eu le mérite de me faire arquer un sourcil par curiosité.

-Tellement d’impatience, j’aime ton audace, mais crois-tu véritablement que je serais venue ici rencontrer Wildcard si je voulais un repas facile ?

Une certaine déception pouvait se lire sur mon visage tandis qu’une bouille exagérément triste faisait son apparition, mais ma voix contrastait radicalement avec cela, prenant une teinte beaucoup plus froide, indifférente aux horreurs raconté.

-Je ne suis pas un de ces porcs attendant d’être engraisser, s’asseyant chaque jour à sa table au fast food le plus proche, attendant que l’on le directement dans la bouche. Quand je désire me nourrir, je sors et traque puis je me baigne dans le sang de ma proie…avec un sourire sur mon visage car la positivité est une chose importante.

Je finissais mon discours avec un grand sourire alors que je m’approchais lentement au plus près possible de mon interlocuteur, mes paroles devenant désormais des murmures.

-Cet endroit est peut-être ton Pays des Merveilles, mais il en faut plus pour m’émoustiller, pas pour une créature de la nuit comme moi, je préfère des jeux plus extrêmes…

Je m’humectais doucement les lèvres tandis que mon regard se baissait vers le gorge de mon compagnon, je pouvais parfaitement distinguer sa veine, sentir le sang qui en jaillirait. La gourmandise pouvait se lire sur mon visage, sur la faim, le désir, celui de la chaire, j’étais affamée et je le désirais seulement pour moi, quelle douce chose qu’est l’imagination.
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 20:56 Message
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Nourrir une bête ne m’avait jamais effrayé alors que je côtoyais Leander depuis déjà quelques années. Je l’avais sauvé, lui qui s’était présenté à l’As de Pique, encore recouvert de sang et de chaire, me faisant quelques étranges révélations qui m’avaient poussé à le croire complètement défoncé par la drogue ou l’alcool. Cependant, alors que je le meurtrissais, enfonçant une lame dans son ventre, entaillant son torse et le débarrassant de son bras, je n’eus d’autres choix que de faire face à l’évidence même.

Il était devenu un monstre. Et, ce jour-là, il était devenu encore plus fascinant à mes yeux. Il était passé du mage mauvais à la bête affamée. Il était passé de simple connaissance avec qui j’échangeais quelques fois à un allié de taille, à un monstre qui était rapidement devenu mon bras droit, m’accompagnant dans tous mes délires chaotiques.

Cette demoiselle venait donc de passer d’occupation de la soirée, un léger divertissement pour égayer cette soirée sombre à une fascinante créature.

Tout chez elle semblait dégager désormais quelque chose de mauvais, de terriblement sombre. Comme si son être en entier semblait vouloir répondre à la nuit et aux sombres monstres qui s’y cachaient, à l’attente d’une victime qui connaîtrait une mort violente, ses entrailles répandues sur le sol.

- Un prédateur donc ? Uhm...

Nous avions beaucoup plus de points en commun que je n’aurais pu l’imaginer, alors que j’éprouvais toujours cette sensation d’extase lorsque je traquais ma proie et que, finalement, je pouvais faire de cette victime tout ce que je voulais.

J’étais le metteur en scène, celui qui dirigeait ce spectacle qu’était ma vie. Mes victimes n’étaient qu’acteurs passagers qui se voyaient disparaître derrière le rideau rouge sûrement bien plus tôt qu’ils n’auraient pu l’imaginer. Le monde entier était mon terrain de jeu alors que je ne connaissais ni restriction, ni limite, quant à qui serait la star du prochain acte.

- Je dois donc considérer que j’étais celui qui t’intéressait ? C’est bien aimable à toi, je m’en sentirais presque honoré.

Il n’y avait aucun doute quant au fait que j’adorais être le centre d’attention. Si j’étais le metteur en scène, tout comme le scénariste, je ne pouvais cependant pas m’empêcher de désirer être sous le feu des projecteurs.

J’étais l’homme important, dans toute cette histoire. Ce criminel de renom que nul ne pouvait chasser de son esprit, une menace constante venant hanter leurs plus atroces cauchemars.

Ma main vint se glisser entre les barreaux alors que je comptais sur ma chance insolente pour éviter des dents tranchantes, si elle venait qu’à vouloir m’attaquer. Je savais déjouer la mort et m’éviter toutes blessures dérangeantes alors que la vie elle-même se mettait de mon côté.

Profitant du fait qu’elle s’était approché des barreaux, je me saisis du col de sa robe pour la tirer violemment vers moins, forçant son doux visage à s’écraser sur les barreaux de sa prison.

Je la relâchai quelques secondes plus tard, admirant son visage, un étrange sourire aux lèvres.

- Un monstre... Mais lequel ?

Il y avait aussi eut l’option qu’elle n’était qu’une humaine particulièrement dérangée qui prenait plaisir à se baigner dans le sang de ses victimes. Or, j’avais désormais la confirmation que ce n’était pas qu’une humaine, tout ce qu’il y avait de plus normal.

Ces traits innocents cachaient un monstre.

Je sentais donc l’excitation monter en moi alors qu’il me tardait de découvrir ce monstre. De voir tout ce qu’il semblait encore cacher. De comprendre quelle bête se trouvait sous ces grands yeux curieux et ce sourire qui devenait de plus en plus dérangeant. Non, que dis-je. De plus en plus fascinant.

- Un loup-garou ? Un vampire ? Ou encore une Lamia ? Rare, mes plus originale...

Mon regard glissait sur son corps en signe d’un quelconque indice.

- Un métamorphe ? Ce pourrait expliquer ces airs de gamine... Ou encore un wendigo, pourquoi pas...

Je faisais mine de réfléchir alors que je cherchais dans mon esprit les quelques connaissances que j’avais concernant les monstres sensibles à l’argent. Il n’en existait pas énormément, hors, tous pouvaient se montrer terriblement dangereux.

- Alors... Quel monstre ce cache sous ce joli visage ?

Voilà un sourire mauvais qui se dessinait sur mes traits, animés d’une curiosité malsaine et d’une perversité tout aussi dérangeante, mon regard tranquillement posé sur l’animal en cage.
 
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Message posté : Sam 22 Oct 2016 - 0:35 Message
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Il comprenait, son esprit faisait progressivement toutes les connexions, il était amusant de voir cela arrivé une fois à l'extérieur de la cage, lorsque mes victimes elles aussi comprenaient. Qu'elles voyaient le visage qui serait leur perte, c'était inéluctable, bientôt la marée monterait pour tous les prendre, ils avaient cette étincelle dans leur yeux, j'étais leur prédatrice. Wildcard n'avait seulement pas encore comprit la dangerosité de la situation, lui qui était bravement protégé par l'argent, il devait jubiler, un esprit aussi brillant que lui capturant une bête venue spécialement le détruire. Je pouvais en tout cas l'entendre, lui qui aimait tout particulièrement que l'on discute de lui, que ce soit directement ou indirectement en abordant des questions sur ma nature. Je l'avais vu s'approcher, mais il ne me faisait pas peur, moi aussi était proche, c'était une erreur, un léger rappel que mon interlocuteur n'était pas un bouffon, mais un roi.

J'avais le loisir de me le rappeler tandis que mon visage s'écrasait contre les barreaux d'argent, la réaction ne se fit pas attendre, un puissant grognement sortait de ma bouche. C'était la douleur, elle était vive et brûlante, le crépitement de ma peau se faisait très clairement entendre, heureusement ceci n'avait pas duré longtemps, mais cela avait été suffisant. Mon visage souffrait, tout mon corps criait alors que quelques autres grognements sortaient de ma bouche, mais tout se calmait progressivement, la douleur sur mon visage était bientôt tordue par un sourire. Oh il cherchait ce que j'étais, tant de possibilités, de créatures monstrueuses qui glaceraient les nuits des pauvres enfants, mais je n'étais pas très originale sur l'échelle des créatures. Je m'étais reculée un peu plus vers l'arrière de la petite cage, comme un animal acculé par les chasseurs, piégé dans son nid tandis que tous venaient pour lui.

-Je suis là pour toute ta bande, mais tu as toujours été l’attraction principale, mais crois moi, j’ai côtoyé des wendigo et ils sont vraiment surestimer, je crains n’être pour ton amusement qu’une classique vieille…

J'avais surgit avec violence de l'autre côté de la cage, passant le bras droit à travers les barreaux malgré la douleur que les toucher sur les côtés pouvaient me procurer. Il n'avait suffi que d'un instant et main désormais une griffe attrapait son bras, le tirant avec force vers moi, enfin c'est ce que je comptais la faire, la réalité fut plus compliquée. J'avais en effet réussi à attraper le bras, mais je n'avais pas trouvé la bonne accroche, ne le tirant pas efficacement, bien qu'avec force, Wildcard pouvait très bien voir quel était mon plan. Le faire s'écraser avec ma force surhumaine contre les barreaux, lui défoncer le crâne contre ceux-ci puis achever cette engeance alors qu'il se viderait de son sang au sol. Malheureusement je n'avais réussi qu'à l'amener vers moi puis à lâcher prise, faisant râper mes griffes contre son avant-bras, il y avait au moins eu un effet.

Les habits qui avaient été touché étaient déchirés et du sang était présent un peu partout sur mes griffes, plusieurs magnifiques traces rouges étaient présentes sur le corps de mon compagnon. J'avais observé quelques instants ma main avant de plonger dessus, léchant goulûment le sang présent sur ces griffes, il voulait voir le monstre, il pouvait le voir griffes et crocs déployés. Il pouvait le voir se repaître de son sang, grognant de satisfaction alors qu'il n'oubliait pas une seule goutte, je regardais avec une certaine frustration les barreaux, certains avaient été éclaboussé. Je ne pouvais pas les lécher sans souffrir, je relevais donc le regard vers mon interlocuteur, riant en voyant les blessures que je lui avais infligé. Je me décidais à lui parler, relâchant quelques mots avec violence, avec une véritable bestialité.

-J’en veux plus…

Les événements de la soirée me poussaient à laisser sortir sans que je ne le veuille, cette partie la plus bestiale de moi, celle qui ne parle pas, qui ne s’interroge pas. Qui n’est là que pour une chose, manger et survivre, mon interlocuteur savait vraiment comment faire ressortir le monstre en moi, celui qui ne se cache plus, qui ne pense qu’à une chose…
 
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Message posté : Jeu 27 Oct 2016 - 22:25 Message
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Indescriptible fut le sentiment de pure satisfaction que j’éprouvai alors que son doux visage venait s’écraser contre les barreaux de la cage, venant ainsi marquer son joli minois d’une large brûlure, un indice évident qu’elle était sensible à l’argent.

Et que donc, par conséquent, sous mes yeux ne se trouvait pas qu’une innocente et complètement stupide gamine.

Devant moi se trouvait quelque chose de bien pire. Quelque chose qui pourrait être qualifier de terrifiant aux yeux du commun des mortels. Seulement, j’en avais vu des choses, au cours de ma vie. Et j’avais affronté des monstres sans même éprouver ne serais-ce qu’un once de peur. J’en côtoyais même un, de façon plus que régulière, ce dernier se trouvant à être nul autre que mon bras droit. L’une des rares personnes en qui j’avais une confiance aveugle et complètement absolue.

Certes n’était-il pas un loup-garou au sens exacte du terme alors qu’il ne se changeait pas à la pleine lune et s’évitait de nombreuses contraintes reliées à une telle créature, cependant, il était indéniable que l’appétit animal l’animait lorsqu’il passait quelques jours sans manger.

Et puis, je ne pouvais pas non plus nier que je l’aimais bien, ce monstre, cette bête sauvage qui était rentré chez moi, recouvert de sang et d’entrailles, l’air un peu hagard.

Mon regard toujours posé sur elle, lui offrant mon sourire le plus insolent, je la questionnai quant à sa nature. Ce qu’elle pouvait bien être. Car l’argent s’avérait à être un ennemi coriace face à diverses créatures et il me fallait donc, plus par intérêt personnel que réel besoin, savoir lequel de ces monstres se cachait sous ces traits de poupée.

Quelques idées me vinrent à l’esprit alors qu’elle déclara n’être qu’un classique.

Vampire ou loup-garou.

Il ne fallut pas bien longtemps pour découvrir la vérité alors qu’elle bondit sur les barreaux de la cage, tendant un bras armé de griffes pour venir se saisir du mien. Heureusement, la chance était de mon côté et elle ne put que me blesser légèrement avant de devoir battre en retraite, l’argent ne lui étant pas spécialement agréable.

Si les griffes me laissaient penser à un loup-garou, l’avidité avec laquelle elle léchait le sang, mon sang, de ses griffes, me firent pencher pour le vampire.

Devant moi se tenait donc un vampire dans toute sa gloire, tapis dans le coin d’une cage en dégustant le sang de l’un des plus illustres criminels de Star City, un génie artistique comme il n’y en avait pas eut depuis longtemps déjà.

- Tu en veux plus ? Comme c’est mignon.

Le sang glissait sur ma peau pâle, sur ma main, pour tomber avec négligence sur le plancher. Un sourire amusé où se lisait une certaine cruauté vint apparaître sur mes lèvres.

Elle était intéressante. J’avais un faible pour les monstres.

- Je te croyais pourtant apte à te nourrir seule.

Peut-être bien que je me moquais aussi un peu d’elle, alors qu’elle se trouvait prisonnière d’une cage aux barreaux qui pourraient presque lui être mortels, si elle s’entêtait à se lancer dessus comme elle l’avait fait quelques instants plus tôt.

Le sang qui s’échappait de mes blessures me laissèrent indifférent. Ou presque. Je levai ma main vers mes lèvres, passant ma langue sur mes doigts.

- C’est ça que tu veux ?

Ce sang que je nettoyais avec un léger amusement, cherchant à attirer son regard sur la liquide poisseux qui souillait désormais mes vêtements et qui semblaient l’attirer comme une flamme attire un papillon.

- Tu sais Alice, je crois qu’avec toi à mes côtés, on pourrait faire de grandes choses. Même si ton prénom semble tendre vers l’évidence, je crois plutôt que tu pourrais faire une fantastique Reine de Coeur. Ne crois-tu pas ?

Un peu plus et il aurait été possible de voir un gamin à peine quelques heures avant Noël. Avoir un vampire dans mes rangs, un monstre sanguinaire à mes côtés, avait quelque chose d’excitant.

Je m’imaginais déjà tout ce que je pourrais faire avec une telle force physique. Et, surtout, avec une telle cruauté. Elle-même étant vampire, les normes sociales et morales ne devaient certainement pas s’appliquer chez elle. Raison de plus pour me plaire. Je n’étais pas le type d’homme à se laisser aller à des états d’âmes inutiles.

- Combien de temps faudra-t-il avant que tu me supplies de te laisser sortir d’ici ? Combien de jours sans nourriture pourras-tu survivre avant que la bête en toi ne s’éveille ?

J’étais curieux.

Mais surtout, j’étais prêt à la laisser enfermer derrière ces barreaux aussi longtemps qu’il le faudrait.
 
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