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Crapauds et colombes [Mission : V pour Vendetta]

 
Message posté : Jeu 27 Oct 2016 - 23:31 Message
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Sans probablement l'avoir ni voulu ni cherché, Dexter provoqua chez Dante une réaction amusé, car ce dernier n'avait aucune peine à croire que le petit Dexter fût la « cervelle » de la maison. Il imaginait volontiers ce petit être chétif et binoclard qui courait partout, de la cuisine au salon, de la chambre au cellier, en quête de réponses aux questions que nul autre que lui n'aurait songer à poser ; et devant l'ignorance des adultes, il aurait peu à peu forgé son intelligence et son instruction seul, ce qui l'aurait détourné de ce que la morale désigne comme le droit chemin, car ainsi que l'édicte la maxime, apprendre sans réfléchir est un gâchis, quand réfléchir sans apprendre est dangereux. Le sourire du dragon n'était pas feint et, après tout, cette journée avait suivi un cours si abracadabrantesque... il goûtait finalement un peu de ce ressac, puisqu'il fallait espérer désormais que la tranquillité présiderait aux prochaines heures. Il était toutefois bien placé pour savoir que le hasard réserve à ces moments de calme ses plus blagues les plus facétieuses.

Dexter consentit à patienter un peu, à reprendre des forces, à accepter un temps de répit et de repos nécessaire à son corps autant qu'à son esprit. Assis dans son fauteuil, Dante lui-même prenait le temps, littéralement, il voyait s'étirer les secondes et songeait à la réponse qu'il pourrait formuler – car il n'ignora pas la question du docteur. Bien qu'il gardât son regard fixé sur les jardins si paisibles, le vieux dragon parla comme s'il avait vu où le regard de Syndrome s'était égaré.

 « Nous sommes à Star City. La colline aux Lanternes, mais le parc couvre une surface immense, ce qui nous coupe de la ville. »
Dante n'allait pas chercher à le dissimuler : il préférait mille fois vivre ainsi détaché de la clameur urbaine, ce qui expliquait les rachats progressifs des terres environnantes pour favoriser la constitution de ce « cordon sanitaire » autour du palais originel.  « Là, nos regards sont tournés vers la forêt de Watson, qui borde le parc... mais il y a une minute, vous regardiez mon ami Khal-Mimhoon, un excellent ami à moi. Il règne sur Chahgrabah, l'un des grands empires de Vaerminella – une autre dimension. Cela répond donc à la question que vous vous posiez : courber et traverser l'espace-temps, c'est en quelque sorte ce que je fais, quand je passe d'une dimension à l'autre.

Ce que les savants nomment un trou de ver... je suppose que je n'ai pas à vous expliquer ce phénomène hypothétique et supposé ? Eh bien considérez que vous avez traversé un trou de ver, de la Promenade jusqu'à la forêt, et de la forêt jusqu'à mes jardins.
 »
Dante s'interrompit. Devait-il considérer Dexter comme instruit de ces choses-là ? Jusqu'où s'étendait ses connaissances scientifiques ? S'arrêtaient-elles à la mécanique, à la robotique, à l'électronique, ou couvrait-elle d'autres domaines de la science ? Il se tut et se rapprocha du guéridon où lui-même versa dans une verre une bonne rasade de cette boisson qu'on avait servie pour eux.

Il s'agissait de karbouk, une liqueur d'amande – spécialité gobeline alcoolisée mais d'une douceur de lupanar. Dante porta le verre à ses lèvres mais s'interrompit et le repoussa un instant.  « Je suis ce qu'on pourrait appeler un marcheur des plans. Cette dimension m'a vu naître, mais il y en a d'autres, ailleurs. J'y voyage depuis fort longtemps et je suppose que c'est ce qui pourrait expliquer que je n'ai pas choisi de te livrer à cet avorton de légionnaire. Tes crimes ne me concernent pas et l'avancement de Johnny West II ne m'intéresse pas davantage. Il est vrai que j'aurais pu te laisser avec lui dans la forêt. Disons simplement que c'est ton jour de chance. »

Hélas, Dante ne pouvait livrer les causes qui lui échappaient encore, et s'il gardait l’œil rivé sur les gobelins jardiniers, s'il refusait encore d'observer Dexter engoncé dans son plaid, s'il n'osait affronter le regard félin de Khal-Mimhoon, c'était bien parce que lui-même se trouvait confronté à la chaotique impression que la causalité de toute l'affaire lui échappait et se dérobait à sa compréhension. Il devrait faire œuvre de patience, et la liqueur, dans sa gorge, lui donna quelque réconfort. Ce ne fut pas Châtaigne mais Torgnole qui, bougon et silencieux, apporta une pile de vêtements propres pour le docteur, qu'il posa sur une console près de la porte avant de s'éclipse.

 « Je ne m'attends pas de ta part à de la gratitude. Tu peux rester ici te reposer et partir quand tu veux. Respecte mon palais, ses jardins, ses occupants... et ce bref aperçu de l'obésité sera le seul mauvais souvenir que tu garderas de ton séjour chez moi. » Le dragon arborait un sourire qu'on aurait pu dire et croire amical, et sans doute l'était-il, mais l'avertissement n'en résonna pas moins dans la pièce comme le glas d'un beffroi : Dante connaissait son invité et reconnaissait à Syndrome de mériter sa réputation.

Cet os-là, toutefois, serait pour lui trop dur et difficile à ronger. Mais pour ne pas laisser peser sur eux un silence trop pénible, Dante reprit la parole avec, cette fois, une question plus directe pour le docteur.  « Cette hospitalité te surprend-elle ? Il est vrai que recevoir chez soi un criminel de si haut vol n'est guère prudent... J'aime vivre dangereusement. Et... je suis persuadé d'être ici plus dangereux pour toi que ne le furent jamais, au pénitencier, tes compagnons de cellule pendant huit ans. Ah ! Voilà notre goûter. »

Châtaigne, l’œil rouge et le front bas, poussait une desserte garnie de plats divers. Il se rapprocha du fauteuil du dragon qui concéda une caresse sur son front tout blanc, ce qui parut redonner au gobelin toute sa joie de vivre. Avant d'inspecter le contenu de la collation, Dante retira son pendentif et celui-ci lévita jusqu'à s'immobiliser devant Dexter ; puis, il se transforma et Morguse, la robe du magicien, apparut devant le docteur, flottante et attentive.

 « Vas-y, touche, et pose tes questions. Avec précaution, toutefois, car elle est... susceptible. »
 
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Message posté : Ven 28 Oct 2016 - 23:22 Message
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L'expression de Dexter changea bien rapidement, quand Dante commença à lui expliquer tous les phénomènes étranges qui avaient pu se dérouler dans l'après-midi. Il lui parla de son ami l'empereur, de son don naturel, des trous de vers, de la chance que le génie avait. Presque brutalement, l'expression de curiosité infantile fit place à celle de la concentration intense, de celle que l'on a en maniant deux substances très instables, de celle que l'on a quand on tient une idée complexe tout en cherchant par quel bout l'aborder, de celle que l'on a quand on finit de programmer une intelligence artificielle.
Syn ne sortit de cet état que lorsque le gobelin surgit avec la collation qu'il servit en se tenant un peu éloigné de l'invité, comme honteux de toutes les erreurs qu'il avait pu commettre. La réaction amusa le jeune homme qui se fendit de nouveau d'un sourire et observa le collier s'approcher tranquillement, comme porté par un zéphyr des plus imperceptibles, avant de se transformer en robe. Commençant à s'habituer à ce genre de phénomène, il ne sursauta pas cette fois et détailla Morguse, s'apprêtant à la saisir à pleines mains quand le dragon l'avertit du danger. Il servit un regard méfiant à l'objet qui lui faisait face et se leva, se raclant la gorge.

- Oyé, oyé, délicate robe à l'étoffe soyeuse ! Il s'inclina pour la saluer. Mon nom est Dexter Specter et, si vous le permettez, je souhaiterais, de mes mains de concepteur, vous examiner pour comprendre certains de vos secrets ! Rassurez-vous, je tâcherai de rendre l'expérience rapide et le moins désagréable possible.

Syndrome resta penché ainsi quelques secondes, hésitant sur la démarche à suivre. Puis il se dit que, sauf si la robe disposait d'une personnalité un peu mégalomaniaque, elle ne souhaiterait probablement pas le voir ramper à ses pieds plus longtemps. Il décida donc de se redresser, ne sachant pas vraiment à quoi s'attendre. La robe semblait flotter, sans réaction. Il se passa la main sur l'arrière du crâne, haussant un sourcil, incertain sur comment s'atteler à la tâche. Dante avait l'air de s'amuser du spectacle, aussi comprit-il qu'il n'aurait probablement aucune aide.

- Tu n'attends peut-être pas ma gratitude, mais tu l'as quand même. Je suis peut-être le Dr. Syndrome, mais je n'oublie pas quand quelqu'un prend un tel risque pour moi. Pour cela, encore une fois, merci. Quelque peu exalté par le frisson de la découverte, il en oublia les bonnes manières et se dirigea vers la porte, là où se situait la pile de vêtements, se changeant sans gêne. Ah, ces scientifiques oubliant la décence la plus élémentaire ! A présent au chaud -l'étoffe de l'habillement qu'il portait lui rappelant affectueusement celle qu'il portait comme costume avant son emprisonnement-, il s'approcha de la robe, relevant ses manches pour débuter son examen. Depuis que je suis sorti de prison, l'hospitalité n'a pas été vraiment le point fort des gens. Et même pendant mon séjour, je n'ai pas assez de doigts pour compter mes compagnons de cellules insupportables. Entre les rustres se disant que l'hygiène était optionnelle et ceux qui pensaient devoir prouver à tous que c'était eux les mâles alpha de la cellule... J'en aurais presque regretté ma période en cellule d'isolement ! C'était, bien évidemment, du sarcasme. Oubliant le risque, il commença à ouvrir la robe, pour en inspecter l'intérieur. Un marcheur des plans, donc... Tu es probablement l'être le plus dangereux que j'ai pu croiser de toute ma vie, en effet, si je comprends bien ce que tu es. Dexter chercha le regard de Dante, en penchant la tête, un large sourire enfantin toujours aux lèvres. Mais je préfère me dire que tu es simplement diablement intéressant.

Syndrome saisit doucement un morceau de tissu entre ses deux mains, tirant dessus gentiment, puis un peu plus brutalement. Il eut l'impression que la robe se tendait, comme s'il venait de lui faire subir quelque chose de peu agréable. La frémissoie avait l'air de rester d'une souplesse impressionnante en dépit de sa solidité. Risquant une main à l'intérieur même de la robe, il constata qu'une chaleur agréable y régnait, même en l'absence de son propriétaire.

- Et donc, qu'est-ce qui t'a fait choisir notre dimension plutôt qu'une autre ? Un intérêt particulier ou une simple nostalgie de ton lieu de naissance ? Dexter aurait bien testé la résistance au feu ou au froid du vêtement qui lui faisait face, mais il n'avait pas le matériel à disposition. Il envoya un petit coup de poing dans la partie extérieure de Morguse, puis la partie intérieure, évaluant les résistances aux chocs. Vraiment fascinant... Et toute la robe est contenue dans le collier qui volait juste avant ? Et cette frémissoie... Où est-il possible d'en trouver, si ce n'est pas trop indiscret ? Il jaugea le vêtement de haut en bas, avec cette désagréable impression d'être observé. Dexter se pencha un peu et chuchota -ce qui était stupide, étant donné que Morguse restait plus proche que Dante- : Elle est vraiment susceptible ? Sans vouloir tenter un jeu de mots, j'aurais peur de la froisser.
 
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Message posté : Sam 29 Oct 2016 - 16:55 Message
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Tant de manières pour s'adresser à un bout de tissu... Dexter avait sans doute pris trop « au mot » l'avertissement de son hôte. La robe, en suspension dans les airs, demeura comme insensible à l'apostrophe de Syndrome, mais quelle genre d'expressivité fallait-il attendre de la part d'un vêtement, sans face ni trogne ? Morguse n'était pourtant pas n'importe quel vêtement, elle était la robe du dragon et celle-ci, de cuir et de frémissoie, imprégnée de nombreux enchantements, portait en elle le souvenir spirituel d'une personnalité historique considérable, dont elle tirait d'ailleurs son nom. Morguse.

Une histoire pour les soirées d'automne ! Il n'était pas certain, d'ailleurs que le récit des passions rayonnantes du vieux dragon intéressât le docteur, et lui-même n'avait pas à cœur de confier cette aventure crapuleuse au premier venu. Syndrome observa la robe avec toute l'attention qu'elle méritait mais il préféra d'abord se rhabiller, promenant donc un moment sa nudité dans le salon, ce qui n'échappa à personne – pas même aux yeux de Khal-Mimhoon, dont le sourire parut plus félin que jamais sur la toile du grand tableau. Si Dante guettait toujours la quiétude des jardins, il ne manquait rien, dans le reflet de la grande vitre, des gestes du docteur, qui passait sur lui ces vêtements que Dante occupait, quelquefois. Par chance, ils n'étaient pas trop grands pour lui – tout au plus n’étaient-ils pas ajustés, mais ce luxe ne manquerait pas à Dexter.

 « C'est un joli compliment. » Dante n'y était pas insensible. Il n'irait pas s'émouvoir : d'autres avant Dexter lui avaient tenu ce discours, et peu ou prou les mêmes propos. Dante l'étonnant, Dante le dangereux, Dante ceci, Dante cela n'en avait pas fini de soulever les cœurs et les esprits, de susciter chez l'opinion des réactions rarement proches de l'indifférence. Il ne s'étendrait pas sur la douce caresse des mots de Syndrome qui lui apparaissait à présent bien plus complexe que ne l'aurait laissé entrevoir sa carte de visite : roboticien criminel, savant fou, mais pas seulement de toute évidence. Sur le fauteuil, Dante croisa les jambes et saisit un petit feuilleté aux épinards dont l'odeur l'alléchait.

 « Je suis né sur la Terre Prime, et je suis un animal territorial. Le Multivers, avec son infinité de dimensions, présente une infinité de choses à voir... et une infinité de menaces pour ce monde. C'est d'ici que je peux le mieux protéger et préserver... ce qu'il m'appartient de préserver et protéger. » Dante n'était pas certain du caractère très opportun d'une longue explication. Ces quelques mots suffiraient donc pour le moment. Il croqua dans le feuilleté et sa langue s'alanguit dans les bras de l'arôme sucré de cette feuille qu'on appelait autrefois « l'herbe de Carême », un instant il éprouva l'ineffable plaisir de ce lent ressac de la mâchoire qu'est la mastication. Il s'arrêta après ces premières bouchées délicieuses. Amusé, il observait Morguse qui se laissait faire avec une complaisance toute silencieuse.

 « En vérité, la robe est faite majoritairement de frémissoie, mais comme vous le constatez, il y a aussi des pièces et des détails de cuir ou métalliques. » Dante appréciait d'être exact, quand il décrivait ses travaux et créations.  « Le collier intègre toute la robe, en effet. C'est un leurre et une commodité, si vous voulez. La frémissoie n'est pas une matière première, c'est un textile que j'ai imaginé et que j'ai conçu avec l'aide... d'un collaborateur. Il n'est donc pas possible d'en trouver puisque son tissage est nécessaire. » Dante ne voulait pas noyer Dexter sous le flot des informations. Le scientifique aurait certainement eu l'esprit et la formation nécessaire à la réception rapide de multiples éléments d'information, mais quelque chose en lui le poussait à la clémence pour cet homme encore éprouvé par tant d'épreuves.

 « Elle est constituée de soie d'araignée, de laine d'alpaga et d'écailles de necheshiron. Il s'agit d'une entité astrale qui se nourrit de magie, dont la silhouette ophidienne rappelle celle des vipères. La soie apporte la résistance à l'abrasion et à la déchirure, la laine apporte la souplesse, et les écailles apportent la réceptivité magique – car le tissu est enchanté, comme vous vous en doutez. Cette robe a donc une résistance naturelle que j'ai magnifiée par les enchantements dont nous l'avons gorgée. » Dante n'était pas peu fier de cette belle réussite, de ce si bel ouvrage qu'était la frémissoie.

Dexter touchait encore la robe mais peu à peu celui-ci comprit que Morguse elle-même le touchait. Les gants, pourtant vides, lui palpaient le visage, grattaient ses oreilles, ébouriffaient ses cheveux. Les doigts peu à peu glissèrent sur la nuque du docteur, jusqu'à feindre de l'étrangler, avant de revenir à ces caresses qui donnaient à la brune tignasse un air d'explosion capillaire. Un sourire coulant de malice s'afficha sur le beau visage du dragon.  « Je n'y suis pour rien... et je crois que susceptible est un peu fort. Disons plutôt joueuse... taquine. »
 
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Message posté : Sam 29 Oct 2016 - 23:05 Message
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Il était assez perturbant de voir la robe se mouvoir ainsi, le palper alors que, selon toute logique, aucune forme consistante ne l'habitait. Quand les gants vinrent serrer sa gorge, s'immobilisant un court instant, Dexter en profitant pour appuyer sur la "main" droite, curieux de savoir si elle serait vide ou non. Le doigt s'enfonça avec la frémissoie, confirmant que ce n'était pas une entité invisible qui habitait Morguse, mais bien Morguse elle-même qui agissait. Le scientifique ne parvint pas à mesurer les implications d'une telle découverte, mais, comme le reste, la garda dans un coin de son esprit, bien au chaud. Il pouffa en entendant la réponse de Dante, toujours souriant.

- Taquine, hein ? Syndrome se redressa, se décidant à fixer à fixer un point au niveau de la poitrine de la robe en décrétant que là résidaient ses yeux -ou ses récepteurs à son environnement, quel qu’ils soient-. Ma foi, ce n'est pas une qualité qui pourrait me déplaire ! Il caressa son menton, réfléchissant à comment compléter son examen, avant de secouer la tête. Il n'avait pas spécialement envie de prendre un risque en abîmant la robe ou en se la mettant à dos -et non sur le dos-. Haussant les épaules, il poursuivit : Morguse, merci pour votre patience, mon examen est à présent terminé. Difficile de vous faire d'autres tests sans d'autres instruments particuliers et des gestes véritablement rudes de ma part. Les gants voulurent attraper ses lunettes et Dexter les attrapa de justesse, posant une limite à l'exploration des plus tactiles du vêtement. Cela dit, vous pouvez poursuivre le vôtre si vous le désirez. Donnant-donnant, après tout.

Il continua à sourire, toujours incertain sur la démarche à suivre avec une robe vivante, tissée à partir de soie d'araignée, de laine d'alpage et d'écailles de... De... Il n'était même pas capable de reformuler le nom, tant il semblait aléatoire dans sa composition. Syn s'installa, attrapant un amuse-gueule au hasard et l'avalant, se rendant soudainement compte que son estomac criait famine. De fait, la nourriture sur sa langue lui paraissait somptueusement délicieuse. Peut-être l'était-elle réellement, cela dit. Il pourrait en juger si jamais le hasard l'amenait à nouveau ici -mais il en doutait-. Le magicien l'avait sauvé une fois et Dexter ne voyait pas quel intérêt aurait Dante à prolonger leur relation plus longtemps. Bien sûr, si un jour, le marcheur des plans avait besoin d'un service, de son expertise, le génie répondrait présent.
Ne pas ignorer une dette.
C'était à peu près la seule éthique que respectait Syndrome.

- Hmmmm, Châtaigne, c'est toi qui a fait ça ? Les yeux de Dexter se fermèrent un instant, puis s'ouvrirent à nouveau. Chapeau bas, c'est réellement succulent ! Il avala une gorgée de liqueur avant de se saisir d'un nouvel amuse-bouche. Donc notre dimension se nomme la Terre Prime ? Il y a beaucoup d'êtres comme toi ?

Le jeune homme croqua la nourriture, appréciant le réconfort chaud de celle-ci. Bien installé et la tête pleine de questions, il discuta longtemps avec l'hôte du palais, se rendant compte qu'il ignorait tout d'un monde pourtant riche en possibilités. Plus il en apprenait et plus il avait envie d'apprendre. La nuit était déjà tombée quand il reprit ses esprits et se rendit compte de son impolitesse. S'excusant platement, il prit rapidement la poudre d'escampette, la tête pleine d'idées, ayant plus qu'apprécier cette accalmie entre deux tempêtes.
Il pensait sincèrement ne plus embêter le magicien de sa présence.
Mais parfois, les événements nous forcent la main.
 
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