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Tel court au danger qui n'oserait l'attendre ▬ Abigaïl

 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 11:46 Message
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Officier de la Pénombre
Officier de la Pénombre

Renan Le Guerec
Officier de la Pénombre

Personnage
Tel court au danger qui n'oserait l'attendre ▬ Abigaïl RangPseudo

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5149
ϟ Nombre de Messages RP : 1753
ϟ Célébrité : Corin Nemec
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 35 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m85/90, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts à la mode militaire. Quelques tatouages qu'il ne montre pas.
ϟ Pouvoirs : Contrôle du magnétisme. Liste détaillée des pouvoirs disponible ici
ϟ Liens Rapides :
Joueur
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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En bon agent de SHADOW, Renan consultait régulièrement les articles publiés dans les divers journaux de la ville et de ses environs. Il devait se tenir au courant de toutes les nouveautés et cela même s'il avait une bonne quantité d'hommes sous ses ordres qui le renseignaient avec beaucoup de rigueur. C'est ainsi qu'il apprit quelque chose qui serait passé entre les mailles du filet pour la bonne et simple raison que la personne concernée n'était pas dans la liste prioritaire de SHADOW. Pourquoi ? Tout simplement parce que la nécromancienne était un peu « son petit secret honteux », sauf qu'il n'en avait pas honte, mais il fallait bien jouer le jeu, non ? Renan tenait simplement à assurer ses arrières et savait parfaitement que si quelqu'un de mal-intentionné commençait à entendre parler des véritables compétences de la blonde, elle pourrait bien se transformer en véritable problème. Abigaïl avait la puissance nécessaire pour battre l'Ombre, Tesla en était persuadé, cependant il ne tenait pas à en arriver là. Pas encore. Il y avait trop d'éléments instables et sa collaboration avec Lilian commençait à peine. Il tenait à la solidifier un peu avant de se lancer histoire que sa chère tante ne soit pas tentée de lui fausser compagnie à la dernière minute. Oh, il osait espérer que leur échange relativement sincère en Louisiane l'avait réellement convaincue, mais il était bien placé pour savoir que les manipulateurs étaient très doués pour mentir. Et la rousse excellait assurément dans ce domaine.

Il avait donc trouvé un article à propos d'une certaine « Lady Death » qui, jusque là, semblait être une vulgaire légende urbaine. Les témoignages rapportés faisaient malheureusement état d'une personne bien réelle et Renan savait que cela signifiait la fin de la tranquillité de sa charmante dulcinée. Le plus inquiétant ? L'un des témoins était un agent de l'UNISON qui avait visiblement eu le temps de voir l'étendue des pouvoirs de la nécromancienne – ou du moins une petite partie – ce qui signifiait que ce foutu groupe pouvait bien finir par s'en prendre à son principal soutien. Or, même si Abigaïl l'écharperait si elle l'entendait parler ainsi, Renan la considérait comme sa propriété et il ne voulait pas voir de crétins s'amuser à lui nuire. Oh, elle était capable de se défendre seule, bien évidemment, cependant le français préférait avoir un minimum de contrôle sur cette affaire.
Elle ne pourrait pas lui jeter la pierre : elle savait à quoi s'attendre avant qu'ils ne se rapprochent autant.

Il avait donc fouiné un peu, essayant de savoir ce qui s'était réellement passé, mais sans l'aide de ses contacts habituels – qu'il ne souhaitait pas mêler à cette affaire – le français se sentait un peu sur la sellette. Le mieux restait donc d'aller voir la première concernée pour savoir ce qui s'était réellement passé et ce qu'il devait craindre à l'avenir. C'était d'autant plus vrai que la blonde ignorait totalement que l'UNISON avait mailles à partir avec le groupe de son amant et que ce dernier n'avait pas l'intention de trop la renseigner là-dessus s'il pouvait l'éviter.

Renan attendit donc que la nuit tombe avant de se mettre en route. Il essayait d'éviter d'attirer l'attention et utilisa donc un moyen de locomotion on ne peut plus banal : sa voiture. Elle était toujours aussi passe-partout et dénuée de la moindre originalité, mais il s'en fichait totalement. Le trajet lui permit de réfléchir un peu à la manière dont il allait aborder ça et à se prier pour ne pas croiser la route du détestable jumeau de la nécromancienne. Une fois avait suffi, il n'avait aucune envie de se coltiner une autre séance de politesses avec lui !

Une fois arrivé sur place, il frappa à la porte comme à l'accoutumée et dès qu'une « personne » se présente, l'informa qu'il souhaitait voir la propriétaire des lieux. Docilement, il suivit son guide pour se rendre là où Abigaïl se trouvait – que ce soit dans le manoir ou dans son autre monde – tout en évitant de trop regarder autour de lui. Il n'avait aucune envie de croiser le regard d'un Anton moqueur ou d'une créature qui le regarderait comme un indésirable. Sa patience était réservée pour la blonde et il comptait bien faire une entrée en matière plus délicate qu'à l'ordinaire vu qu'elle lui reprochait régulièrement son côté trop râleur. Que personne ne vienne dire qu'il ne faisait pas d'efforts pour son couple !

Dès qu'il fut en mesure de parler avec elle, le trentenaire emprunta un ton plus patient et posé que lors de leurs derniers entretiens – à croire que la leçon de l'échange de corps l'avait réellement marqué :

« Je me disais que ça commençait à faire longtemps, je ne voulais pas que tu crois que je t'avais oubliée et remplacée, donc j'ai songé à venir te rendre visite.... » Et comme c'était peu probable, il enchaîna sur la véritable raison : « …. puis je voulais aussi parler de ça. »

Il glissa sa main vers sa poche et en tira un bout de papier soigneusement plié avant de lui apporter – ou le donner à un éventuel serviteur pour qu'il le fasse. Il s'agissait tout simplement de la coupure de journal contenant l'article qui l'avait amené ici.

« Tu sais que tu risques d'avoir des ennuis avec l'UNISON je présume ? Alors, je me demandais ce que tu comptais faire pour régler ce problème. »

Renan essayait de conserver un ton aussi posé que possible, mais une légère pointe d'autorité filtrait au travers : c'était définitivement plus fort que lui !
 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 19:18 Message
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Comme d’habitude, Renan fut accueilli non pas par un vivant, mais par un mort. Le majordome squelette veillait toujours sur Gallows End avec la même vigilance que d’habitude. Bien sûr il ne se montrait pas à tous les visiteurs, mais Renan avait été repéré dans les bois bien avant qu’il ne pose son pied sur le perron du manoir. Comme d’habitude. Il n’y avait aucune raison de cacher la nature des habitants de la bâtisse à ce dernier et Abigaïl en avait informé ses gens, c'est-à-dire tous les morts qu’elle avait relevés pour prendre soin de cette gigantesque bâtisse qu’était Gallows End. Un tel manoir ne s’entretenait pas tout seul et si la nécromancienne avait maintenant de l’argent, elle faisait beaucoup d’économie en faisant usage de ses morts en tant que main d’œuvre gratuite.

Par contre, le majordome ne conduisit pas Renan dans les souterrains jusqu’à la porte des goules qui menait elle-même à Erehwon. Il le conduisit dans une partie du manoir qu’il n’avait probablement pas eu l’habitude de visiter et qu’il n’avait probablement jamais visité finalement : la cuisine. Abigaïl s’y trouvait, ce qui en soit pouvait être un très mauvais signe, surtout que la nécromancienne semblait concentrer sur un vieux livre de recettes. Il n’y avait aucune trace d’Anton, d’Evilyn ou d’un quelconque autre mort-vivant. Mais il pouvait toujours y avoir des spectres invisibles aux yeux du méta-humain. La magie de Gallows End probablement. La nécromancienne lui lança un regard indescriptible alors qu’il entrait dans la pièce et que le squelette s’éclipsait. Apparemment elle cherchait à deviner ce qu’il venait faire au manoir… Les visites qu’il lui rendait étaient de plus en plus rares, mais elle avait peu fait d’efforts elle-même, surtout depuis que leur relation avait changé dans son fonctionnement.

« Je sais très bien que je suis irremplaçable mon chéri. Après tout, je suis la seule qui puisse te survivre. » Lâcha-t-elle avec un léger sourire moqueur, tout en se saisissant de ce qu’il lui tendait. Elle parcourut du regard l’article qu’il lui avait désigné, sur la mystérieuse apparition de Lady Death dans le centre commercial. Elle souriait d’un air satisfait, comme si elle trouvait tout cela parfaitement à son goût.

« J’ai toujours eu des ennuis avec l’UNISON. Je ne t’en avais pas parlé ? » Un bip sonore retentit et la nécromancienne tourna le dos à Renan pour se baisser et retirer quelque chose du four. Elle avait mit des gants et posa sur le comptoir une sorte de magma difforme et carbonisé. La nécromancienne eut un léger soupir en observant le plat fumant et parfaitement immangeable. Elle secoua un de ses gants au-dessus de ce dernier pour en chasser la fumée. « Encore un de ces foutus poltergeist qui s’est foutu dans le four, j’en suis sûre, j’ai suivie la recette à la perfection… » Elle parlait plus à elle-même qu’à son amant. Mais elle sembla se rappeler qu’il était présent dans la pièce et se détacha de son fiasco culinaire pour tourner son visage vers lui.

« Pendant un temps, Anton a possédé mon corps et n’a pas été des plus discrets. C’est à ce moment là que j’ai eu mes premiers démêlés avec eux. Quand Lady Death est devenue une légende urbaine, ils ont simplement dû mettre mon dossier de côté. Après tout ils ont assez de problèmes à s’occuper plutôt que de chasser les fantômes. Je suis juste un peu plus tangible pour eux maintenant. De toute façon, cela n’aurait été qu’une question de temps avant qu’ils n’apprennent que j’existe bel et bien. Après tout, n’importe quel mage connaissant l’existence de la Moisson aurait pu les renseigner. Quoique ceux qui connaissent notre existence ont tendance à éviter d’en parler. Va savoir pourquoi. »

Elle eut un nouveau sourire moqueur. Quelque chose était en train de s’agiter à l’intérieur de son plat, comme si une bestiole prisonnière dedans essayait de s’en échapper, mais Abigaïl l’ignorait superbement.

« Je ne compte rien faire si tu veux tout savoir. Ils ne peuvent pas me retrouver. Le temps que quelqu’un s’amuse à soupçonner Abigaïl Faust d’être Lady Death… Surtout qu’ils n’ont aucune idée de ce que je suis. Une sorcière, un fantôme, une déesse ? Voyons. Je vais simplement attendre que tout se calme et mon dossier finira recouvert par d’autres plus pressants. Ils n’arriveront jamais jusqu’au Necropolitan ou jusqu’ici. Même si c’était le cas, j’ai les moyens de leur faire tourner les talons et ce même sans avoir à les tuer. Quelque chose me dit que tu serais frileux à cette idée. Puis si tu veux savoir, j’ai aussi d’autres priorités, l’UNISON est vraiment le cadet de mes soucis. »
 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 21:26 Message
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Renan Le Guerec
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Il ne savait pas vraiment ce qui était le plus effrayant : voir Abigaïl en train de cuisiner – ou plutôt tenter de cuisiner – ou l'entendre l’appeler « mon chéri ». Venant d'elle, ce surnom affectueux sonnait presque comme une menace. Il l'imaginait sans mal dans un film d'horreur à appeler son amoureux avec son couteau de boucher à la main. Mais elle n'en avait pas et quand bien même serait-ce le cas, il ne craignait plus grand-chose aujourd’hui.

C'est donc avec patience qu'il attendit qu'elle lise la coupure qu'il venait de lui tendre, mais fut légèrement contrarié par la réponse qu'elle lui fournit. Elle en avait toujours eu ? Il savait vaguement qu'elle avait été recherchée par pas mal de monde après ses méfaits en tant que criminelle, mais pas que cela concernait spécifiquement cet organisme. Son silence s'éternisa tandis qu'il la contemplait en train de défourner un plat à l'apparence plus que discutable. Une chance qu'ils ne vivent pas ensemble finalement, sans quoi il aurait été bon pour jouer le cuistot tous les soirs – ce qu'il faisait déjà en vérité, mais c'était un détail. Le français retint un froncement du nez devant l'odeur dégagée par le plat, ne voulant pas spécialement la vexer dès le début de la discussion, puis il concentra son attention sur la nécromancienne qui reprenait la parole pour lui expliquer quels étaient ses ennuis passés. Anton, encore et toujours ! Ce type n'était qu'un cancer insupportable dont elle aurait définitivement dû se débarrasser voilà bien des années ! Mais Renan se fit force pour conserver le silence alors que son amante poursuivait son exposé qu'il écouta avec toute la patience possible.
Au final, il n'était pas spécialement enchanté de sa conclusion, mais fit son maximum pour ne pas s'emporter.

Ses prunelles passèrent brièvement sur le plat qui tentait de s'enfuir avant d'en revenir au minois étonnamment jeune de son amante. Il n'avait aucune difficulté à conserver son expression neutre, mais ne savait pas combien de temps il réussirait à se tenir à ce rôle de type pacifique. Avec Abigaïl, Renan ne jouait pas les manipulateurs : il était lui-même et n'avait aucune envie de devoir modifier ses habitudes pour faire passer la pilule. Après quelques instants de silence, le breton répondit enfin :

« Tu ne devrais pas être aussi désinvolte avec l'UNISON, ils sont capables de beaucoup plus de choses que tu le sembles le croire. Ne fais pas l'erreur de les sous-estimer ou tu risquerais d'être rapidement contrariée. » Il essayait de ne pas avoir l'air d'un donneur de leçons. « Mon organisme aussi pensait être en sécurité, on est censés être top secret, mais ça n'a pas empêché l'UNISON de savoir qu'on était là. Et crois-moi, s'ils ont réussi à savoir ça, c'est qu'ils ont bien fouillé. Je pense que tu sais la valeur qu'on accorde à notre anonymat. »

Après tout, cela faisait plus d'un an qu'ils étaient censés être ensemble et il ne lui avait jamais vraiment parlé de l'organisme auquel il appartenait. Même aujourd'hui, Abigaïl serait incapable de dire à qui elle avait réellement affaire et cela ne changerait jamais – sauf s'il remplaçait un jour l'Ombre. Mais le comprendrait-elle ou se contenterait-elle de le dénigrer en soulignant que ses morts valaient mieux que les vivants ? C'était une éventualité à ne pas exclure, même si un tel discours l'agacerait rapidement.
Soupirant profondément, il reprit :

« Anton est un crétin, il a risqué votre anonymat alors que tu avais un véritable atout. Mais il est inutile de revenir là-dessus je présume, tu le défendras encore. » Cette fois-ci, le ton de reproche ne fut pas totalement occulté. « L'UNISON a des experts en magie, s'ils savent que tu existes, ils pourront les charger de trouver ta trace. Tu ignores qui ils ont dans leur rang, tu peux être aussi puissante que tu veux, s'ils ont un allié très qualifié, ça pourrait vraiment te causer des problèmes. » Il donnait presque l'air de se soucier de sa sécurité. « Et s'ils remontent jusqu'à toi, qu'est-ce qui me dit qu'ils ne le feront pas jusqu'à moi ensuite ? Je n'ai aucune envie de me faire encore avoir par un Faust, même inconsciemment, puis je n'ai aucune envie de te voir finir dans une prison de l'UNISON ou que sais-je encore. » Ils devaient bien avoir un moyen pour la maintenir quelque part. « Mais je présume que tu t'en moques toujours ? »

Il essaya de garder tout le calme possible, mais c'était déjà compliqué pour lui. Renan avait une nature impulsive de base et il avait dû apprendre à se contrôler sous l'impulsion de son oncle. Avec la nécromancienne, son ancien caractère semblait refaire surface.
Agacé, il lâcha un soupir las, croisant ses bras sur son torse avant de jeter un coup d’œil à son plat qui se débattait toujours.

« Rappelle-moi de ne jamais m'inviter chez toi quand tu cuisineras. »

Finalement, c'était plus fort que lui.
 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 21:49 Message
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Abigaïl suivit le regard de Renan pour le poser sur son plat qui était effectivement en train de se faire la malle… Gallows End était l’endroit le plus hanté de toute la côte est des Etats-Unis. Le fait qu’il soit devenu la demeure des Faust n’avait rien arrangé. Et bien qu’Abigaïl soit la reine des morts, en tout cas elle se considérait comme telle et était considérée ainsi par beaucoup, cela ne changeait pas que quelques esprits frappeurs pouvaient profiter de la forte présence ectoplasmique du manoir. Surtout que pour eux, l’aura de la nécromancienne était comme un flambeau et ils étaient autant de moustiques venus s’y brûler. D’un geste rapide et élégant, elle se saisit d’un couteau pour l’enfoncer dans le plat, qui émit un léger gémissement. Rien de plus qu’un écho de l’esprit qui s’y trouvait. Il n’était pas étonnant qu’elle ait raté sa tarte au pommes, oui, car c’était effectivement une tarte au pomme qu’elle avait tenté de faire, sachant que cette dernière était hantée. D’ailleurs, le pommier où elle avait cueilli les fruits avec Evilyn devait l’être aussi. Elle se retourna vers Renan pendant que le dessert finissait d’agoniser.

« Il y a une différence fondamentale entre ton organisme et le mien. Je dirige des morts. Nous ne sommes mêmes pas vraiment présents dans ce monde. Je pourrais très bien choisir de ne pas y mettre les pieds si je le voulais maintenant, je le fais uniquement par choix. Sûrement la preuve qu’il reste un brin d’humanité en moi… »


C’était d’ailleurs son humanité qui avait causé le petit problème qu’il y avait eut dans le centre commercial… Si elle n’avait pas cédé au caprice d’Evilyn en l’emmenant faire les magasins pour Halloween, si elle n’avait pas ensuite réagi comme n’importe quelle mère, faisant tout pour récupérer sa fille, y compris utiliser ses pouvoirs… Elle ne regrettait rien de toute façon. Si jamais la même situation se manifestait encore une fois, ses choix ne changeraient pas. Sa main se referma sur une salière dont elle versa le contenu sur la tarte carbonisée, qui poussa un nouveau gémissement alors que l’esprit qui s’y trouvait en était chassé. Abigaïl récupéra son couteau de cuisine quelle commença à essuyer tout en regardant Renan. Elle avait tué son ancien époux avec un ustensile semblable.

« Mon frère s’est conduit de manière stupide. Comme tout individu qui se retrouverait dans un corps physique après deux siècles passés en tant que spectre. Je ne cherche pas à le défendre, de toute façon le mal est fait et si tu veux savoir, les pistes ont été très brouillées de ce côté-là. Après tout il était une femme lors de ses premières exactions et est redevenu un homme. De quoi créer quelques petits problèmes de cohérence pour leurs enquêteurs. Je ne doute pas d’ailleurs que l’UNISON a des experts en magie, comme tu en as d’ailleurs… Enfin, comme ton organisme en a. »
Elle se souvenait très bien de leur discussion à ce propos. « La Moisson existe depuis des millénaires, seul l’Archimage pourrait véritablement nous causer du tort… Et encore, uniquement dans ce monde. Donc non, je n’ai pas trop peur des petits agents de l’UNISON. » Même si elle savait que l’une d’entre elle était liée à une déesse de la mort. « Tu n’as toujours pas compris que j’ai juste à m’éclipser dans une autre dimension si jamais ils remontaient jusqu’à moi ? Ce qui est fort improbable. Lady Death est insaisissable, ils ne savent même pas que j’ai une entité humaine, de toute façon je n’en ai même pas forcément besoin. Le premier qui se rapprochera trop près du but finira par devenir l’un de mes agents. Peut-être que pour toi les morts-vivants sont tous décomposés, mais certains passent très bien pour des vivants, même en étant dominés par ma volonté, sans parler des esprits qui sont à mon service. Je suis surprise que tu t’amuses encore à sous-estimer mon pouvoir… »

Elle lança un nouveau regard à la tarte éventrée, carbonisée et couverte de sel, comme une sorte de champ de bataille cataclysmique à la remarque de Renan. Une pointe de fureur glacée apparut dans le regard de la nécromancienne, une lueur que Renan ne devait que connaître que trop bien finalement.

« De toute façon ce qui est fait est fait. J’avais de bonnes raisons d’apparaître et de faire usage de mes capacités au grand jour. J’ai été séparé d’Evilyn par une attaque de braqueurs. J’aurai décimé toute la ville pour la retrouver si cela avait été nécessaire, l’UNISON compris. Tu as plutôt de la chance que j’ai choisi de me contenir finalement. Puis il fut se rendre à l’évidence, rien ne reste secret pour toujours. Je le sais particulièrement bien, je dérobe leurs secrets même aux morts. L’UNISON aurait fini par apprendre que Lady Death n’était pas qu’une légende. Car des mages, des divinités et d’autres individus le savent. Ce n’était qu’une question de temps. La seule chose qu’il me reste à faire c’est de laisser les choses se tasser. Ou d’aller à l’encontre de certaines personnes pour leur faire comprendre que je n’ai que faire de leurs lois. Depuis quand la mort n’a que faire des principes des hommes ? »
 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 23:46 Message
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La voir manier le couteau de la sorte lui rappelait presque la scène qu'il imaginait quelques instants plus tôt ! Fort heureusement, Renan n'était pas du genre à s'inquiéter de ce genre de choses et il n'eut aucune peine à l'écouter répondre... même si elle avança l'argument qu'il attendait. Les morts, son indifférence vis-à-vis de la vie des habitants de ce monde... parfois le français se sentait vraiment irrité par ces rappels incessants. Était-ce sa manière de lui faire comprendre qu'il y aurait toujours un gouffre entre eux ? Peut-être. Il soupira légèrement, restant concentré pour ne pas s'énerver alors qu'elle salait son plat pour le débarrasser définitivement de son occupant.

Bras croisés sur son torse, le français l'entendit péniblement souligner qu'Anton n'était responsable de rien, ou du moins qu'il avait des circonstances atténuantes. Évidemment, elle lui trouvait toujours des excuses et elle pouvait dire ce qu'elle voulait, Renan était convaincu qu'elle parlait ainsi pour l'excuser et non parce que c'était la vérité. Mais il fit le choix de ne rien dire étant donné qu'il n'était pas venu ici pour se disputer avec elle, mais bel et bien pour savoir ce qu'elle ferait avec l'UNISON. Vu ce qu'elle commença à dire, le trentenaire comprit rapidement qu'elle songeait à laisser les choses se faire sans se soucier des conséquences qui pourraient en découler. Le regard du français se détourna de la nécromancienne alors que sa mâchoire se contractait dans un geste d'agacement qu'elle devait connaître, mais il n'ouvrit pas la bouche pour autant. Pourtant, lorsqu'elle lui lança qu'il sous-estimait ses pouvoirs, l'Officier de la Pénombre sentit son irritation croître à son tour. Qu'est-ce qu'elle croyait exactement ? Qu'il pensait que l'UNISON suffirait à la neutraliser ? Ce n'était pas ce qui l'avait amené ici, mais il sentait que la situation se compliquait et cette constatation suffisait à l'agacer.

Une lueur peu engageante brilla tout à coup dans les yeux de la nécromancienne et cela ne lui dit rien de bon. Pourtant, les explications qu'elle fournissait en échange étaient.... surprenantes ? Inattendues ? Amusantes ? Un peu tout cet ensemble en vérité. Voir Abigaïl comme une mère poule inquiète était loin de ce qu'il avait imaginé le jour où elle lui avait annoncé sa grossesse, mais c'était la preuve qu'elle n'était pas totalement dénuée d'humanité contrairement à ce qu'elle croyait. Un sourire ourla finalement ses lèvres malgré la contrariété et la fureur qui brillait dans les prunelles de son amante. Décidant de faire fi de son humeur, Renan essaya de prendre les choses sous le bon angle :

« C'est amusant, parce que je trouve que venant d'une femme qui se prétend plus morte que vivante, ton discours est étonnamment... humain. » Il la regarda quelques secondes avant d'enchaîner. « Une mère qui prend peur pour sa fille et serait prête à tout détruire pour la retrouver... disons que tu fais dans les extrêmes, mais je te comprends. Et je crois que ça nous prouve que tu n'as pas tout de tes morts si chers à ton cœur. Peut-être que tu as plus de liens avec l'humanité que tu ne le penses ? » Il haussa les sourcils d'un air interrogateur. « Je ne te reproche pas d'avoir agi comme ça, tu es assez grande pour prendre tes décisions toute seule je crois.... » Elle avait tout de même deux cents ans de plus que lui. « … mais je m'interrogeais sur la suite, c'est tout. »

Il hésita un bref instant, bien qu'il se doutait qu'elle ne devait pas apprécier la manière dont il lui parlait, mais leur relation avait récemment évoluée. Pas forcément à son avantage d'ailleurs, il gardait le souvenir de cette séance qu'il avait vécue comme une véritable humiliation, mais il ne tenait qu'à lui de donner une nouvelle dynamique à leur « vie », même s'ils ne partageaient pas la même. Il s'approcha donc de la nécromancienne, se plaçant à ses côté avant de lever la main pour frôler sa joue d'un geste certainement inhabituel pour elle. Leurs échanges n'avaient jamais été affectueux, ils étaient plutôt... rudes, mais c'était bien un renouveau, donc autant instiller de nouvelles habitudes.

« Tu peux toujours me planter avec ton couteau si tu n'apprécies pas ce changement, mais je pensais avoir été clair la dernière fois. Tu sais que je ne te sous-estime pas. Je sais parfaitement que tu es plus forte que n'importe qui et je te fais totalement confiance, mais je m'inquiète tout de même de ce que l'UNISON pourrait finir par découvrir pour toi. » Il soupira. « J'ai peut-être mal parlé en disant qu'ils pourront t'arrêter, je sais que tu pourras t'éclipser en deux temps trois mouvements, mais s'ils savent qui tu es, ta vie sera totalement modifiée. » Son regard s'attarda sur le visage de la jeune femme – pas si jeune d'ailleurs. « Tu ignores combien d'erreurs Anton a pu commettre, même si tu as l'air sûre de lui... » Il pinça les lèvres d'un air irrité avant de chasser cette expression. « Raphaël m'avait dit que l'Archimage est à Star City... il avait même menacé de te dénoncer d'ailleurs. Qu'est-ce qui nous dit qu'il n'est pas de mèche avec l'UNISON et que ce coup d'éclat pourra l'attirer vers vous ? » Il humecta ses lèvres. « Tu sais que je ne suis pas aussi qualifié que toi en magie, alors j'ignore totalement quelle est la puissance de ce type... ou de cette femme. C'est pour ça que je m'interroge. » Renan marqua une pause avant de terminer. « Dis-toi simplement que je m'inquiète pour toi. C'est si difficile à croire ? »

C'était la vérité, surtout qu'il s'inquiétait aussi pour leur accord, leur enfant – qui restait la sienne quoi qu'en pense Anton – et la puissance qu'elle lui apportait. Un tout qui le poussait à se monter effectivement inquiet pour la première fois depuis bien longtemps.
 
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Message posté : Mar 11 Oct 2016 - 20:21 Message
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Abigaïl foudroya une nouvelle fois Renan du regard lorsqu’elle entendit sa remarque à propos de ce qu’elle était, ou plutôt de ce qu’elle avait fait. Finalement il n’avait pas tort, elle était toujours vivante, en partie. Elle ressentait une profonde affection pour Evilyn, de celle qui unissait une mère à sa fille. Les liens familiaux étaient de toute façon beaucoup plus importants chez les Fausts qu’ils ne l’avaient jamais été chez Renan à ses yeux. Son frère était toujours à ses côtés malgré tout ce qu’il s’était passé entre eux. Si elle le pouvait, Abigaïl n’hésiterait pas à ramener d’entre les morts sa mère et son père. En fait elle le pouvait, mais ne s’était jamais encore résolue à franchir le cap comme elle l’avait fait avec Sally. Probablement une nouvelle preuve de son humanité une fois encore. Un moment toutefois, elle eut envie de lui montrer à quel point elle était humaine et vivante en lui enfonçant son couteau dans le ventre… Tout en sachant pertinemment que cela ne le gênerait probablement pas. Ce n’était pas ça qu’elle devait enfoncer dans son corps si elle voulait le vexer et elle le savait très bien.

« Peut-être que tu ne connais pas si bien les morts c’est tout… Certains sont plus passionnés que la plupart des vivants ne l’ont jamais été. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils n’ont jamais connu le repos. Tu n’as jamais entendu d’histoires de revenant qui se promenaient parmi les vivants à la recherche de leur bien-aimée ? La famille est importante et oui, je ne le nie pas, Evilyn a une importance toute particulière pour moi. C’est ma fille et je ne cacherais pas l’affection que je lui porte. Je brûlerais toute la ville entière si je pouvais m’assurer qu’elle soit en sécurité et heureuse. »

Abigaïl toisait Renan avec fierté. A une époque elle avait pensé que ses émotions étaient une faiblesse. Mais comme toute chose, comme la mort, c’était bien plus complexe que cela. Oh, elle savait ce qu’en pensait Renan, elle savait aussi que certaines choses que ressentaient les gens normaux leur seraient à jamais hors de portée. La nécromancienne ne savait pas vraiment si elle pouvait vraiment un jour aimer Renan, ou un autre homme, comme elle aimait désespérément sa famille, les enchaînant dans la morte-vie avec elle d’une certaine façon. Elle savait que lui ne l’aimerait jamais comme les gens normaux le faisaient. Elle n’en voulait pas, de cet amour mièvre et stupide. Il lui plaisait beaucoup plus en machine à tuer froide et implacable. Mais pas totalement dénuée de douceur d’une certaine façon.

Elle faillit presque se dérober à son toucher. Les contacts physiques étaient rares dans la Moisson finalement. Ils étaient généralement synonyme de combat, ou bien étaient liés à certaines expérimentations d’Anton. Surtout qu’Abigaïl faisait beaucoup sous sa forme spirituelle. Elle ne brisa en aucun cas son expression glaciale et la fierté qui était sur son visage. Elle n’était pas genre de femme à fondre pour une caresse et à minauder bêtement au moindre signe d’affection. En fait, cela venait presque aiguiser sa méfiance.

« Ma vie sera peut-être modifiée s’ils trouvent Abigaïl Faust, la pauvre fille qui possède une compagnie de pompes funèbres avec son frère, vit en recluse dans un manoir avec une enfant qu’elle a eut d’une alliance illégitime. Mais je suis Lady Death avant tout et cela ils ne pourront pas me l’ôter. En fait, ils ne peuvent rien m’ôter, car l’Abigaïl Faust que je suis n’est pas juste celle sur ces papiers d’identités. Ce n’est pas comme si je m’amuserais à changer d’identité, je pourrais simplement quitter ce monde pour un temps, ou alors imposer ma présence d’une façon ou d’une autre. Qui sait, je pourrais me présenter au siège des nations unies pour faire reconnaître Erehwon en tant que nation indépendante et les morts-vivants en tant que ses citoyens et soumis à la déclaration des droits de l’homme. Qu’est-ce que tu en penses ? Cela ferait définitivement de moi une célébrité… »

C’était une idée qu’elle avait eu en voyant le royaume d’Atlantide. Qu’est-ce qui l’empêchait de faire la même chose ? Après tout Erehwon se trouvait au-delà des limites de tout pays. Bien sûr, beaucoup n’allaient pas apprécier que des morts prétendent avoir les mêmes droits que les vivants ou qu’ils puissent apparaître à n’importe quel endroit de la planète.

« Il est toujours difficile de te voir t’inquiéter pour quelqu’un. Mais je suppose que si cela doit être le cas, le plus logique serait que tu t’inquiètes pour moi, ou pour Evilyn. Ce qui revient au même actuellement. » Car la gamine ne quittait que rarement la demeure de sa mère, plutôt jamais même. « Je ne craint pas l’Archimage. Oui, il est l’essence de la magie dans ce monde et il pourrait probablement me vaincre à Star City. Mais dans n’importe quelle autre dimension ? Les choses seraient plus compliquées. Puis je ne désespère pas de réussir à le convaincre que la mort est une chose nécessaire à la vie, à l’équilibre et qu’il en est de même de la Moisson. Mais je ne préfère pas miser sur son ouverture d’esprit. Par contre il y a une chose qui ne me surprendrait pas… Qu’un tel être cherche à éviter un conflit direct avec moi pour éviter les victimes collatérales. Combien d’innocents mourront si l’UNISON décidait de s’attaquer à moi ? C’est aussi un paramètre qu’ils doivent prendre en compte. Je ne pense pas avoir à m’inquiéter. Pas pour le moment. »
 
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Message posté : Mar 11 Oct 2016 - 22:08 Message
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Renan Le Guerec
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Tel court au danger qui n'oserait l'attendre ▬ Abigaïl RangPseudo

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5149
ϟ Nombre de Messages RP : 1753
ϟ Célébrité : Corin Nemec
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 35 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m85/90, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts à la mode militaire. Quelques tatouages qu'il ne montre pas.
ϟ Pouvoirs : Contrôle du magnétisme. Liste détaillée des pouvoirs disponible ici
ϟ Liens Rapides :
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« Il y a tellement d'histoires sur les revenants, ça ne veut pas dire qu'elles sont toutes vraies. Je ne crois que ce que je vois, tu devrais le savoir. »

Il haussa les épaules, indiquant qu'il se fichait pas mal de ce que les esprits, les morts et autres créatures pouvaient bien faire. Tout ce qu'il relevait, c'était qu'elle avait agi comme n'importe quelle mère l'aurait fait, sauf qu'elle avait eu un comportement à la hauteur de sa puissance ! À savoir qu'elle aurait décimé des tas de citoyens pour pouvoir remettre la main sur l'enfant. Il pouvait comprendre ce besoin cela dit, même si son instinct paternel était loin de ressembler à celui de son amante. Renan ne voudrait pas perdre son fils pour la bonne et simple raison qu'il s'agissait de son parfait petit soldat tandis que la jeune femme souhaitait avoir sa fille par amour. Ou affection, un sentiment que Renan ne connaissait pas en somme.

Cela dit, le français comprenait bien qu'elle n'approuvait pas la manière dont il la ramenait à son rôle de mère et de « femme vivante », à croire que c'était une insulte. Il fut presque tenté de le croire lorsqu'elle conserva son expression glaciale alors qu'il frôla sa joue... il se demanda même si elle allait le gifler ou se reculer pour mettre de la distance entre eux. Son expression se ferma aussitôt et il retira sa main pour s'éloigner de quelques pas, la laissant profiter de son espace vital sans l'avoir dans les pattes.

Il resta silencieux, promenant son regard sur la pièce alors qu'elle expliquait qu'elle pouvait disparaître en un claquement de doigts si jamais les autorités s'intéressaient trop à Abigaïl Faust. Une lueur de contrariété brilla dans ses prunelles tandis qu'elle semblait décidée à rester sur cette décision. Pourtant, Renan crevait d'envie de lui rappeler qu'ils s'étaient tout de même montrés en public ensemble à plusieurs reprises. Ses voisins – actuels ou les anciens – avaient déjà vu la jeune femme et ils risquaient bien de lâcher le morceau si jamais l'UNISON réussissait à remonter la piste jusqu'à ce type qu'Abigaïl Faust semblait fréquenter. Avec une patience proche de l'épuisement, il l'écouta jusqu'au bout et haussa finalement les épaules lorsqu'elle eut terminé. Ses yeux restaient toujours en vadrouille, ne se posant plus sur elle comme si une distance s'était à nouveau instaurée entre eux.

« Je n'en sais rien. Tu es mieux placée que moi pour ça comme dit. » Pourtant, le son de sa voix montrait une certaine contrariété. « Tu crois que je te mets ? Je pensais que tu avais compris qu'avec toi j'essayais d'être aussi honnête que possible, mais si tu te sens mieux comme ça, ma foi... qui suis-je pour t'en empêcher ? »

Il se retourna, croisant à nouveau ses bras sur son torse avant de reculer pour s'appuyer contre le mur derrière lui. Ses yeux mordorés se posèrent sur la blonde et son couteau tandis qu'il se demandait s'il ne valait pas mieux laisser tomber et se débrouiller pour supprimer « les traces » de sa relation avec elle ? Ce serait plus compliqué que d'essayer de la raisonner une dernière fois. Après un soupir, il reprit donc.

« Et je pense que ce serait une mauvaise idée de te faire remarquer. Dois-je te rappeler que plus d'une personne nous a vus ensemble ? Tu crois qu'il se passera quoi s'ils découvrent que Lady Death est Abigaïl Faust ? Ils pourront remonter ma trace en fouillant bien. Or, j'ai déjà le Commandant de la base de l'UNISON à Star City qui est venu frapper chez moi parce que mon nom apparaissait dans le dossier « Charlie Lane ». Je crois qu'ils finiront par se poser des questions s'ils voient que je fréquente successivement un agent de l'UNISON et une criminelle célèbre. » Au moins ça, c'était dit. « Tu te moques peut-être de devenir célèbre, mais moi c'est mon seul atout actuellement. Je ne suis pas encore prêt à remplacer mon supérieur, or s'il commence à me trouver inutile parce que je me suis accoquiné avec la mauvaise personne – selon ses critères – je risque de le payer cher. »

Son regard sonda le visage de la jeune femme, se demandant si elle l'enverrait chier en lui faisant comprendre qu'elle s'en fichait pas mal. Possible. Quelque chose semblait avoir changé entre eux... était-ce ce fameux soir qui avait changé la donne ? Arborant une légère moue, il conclut :

« Mais peut-être que ça t'es égal ? Les morts ont tellement l'air de te préoccuper... tu aurais trouvé ton futur époux et tu aurais oublié de me le dire ? »

En référence à leur discussion à ce sujet, même si elle commençait à remonter à présent.
 
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Message posté : Mer 12 Oct 2016 - 18:47 Message
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Renan n’avait pas tort, il y avait beaucoup d’histoires de fantômes. Mais dans de nombreux cas, les émotions avaient une part importante à y jouer. Beaucoup de spectres devenaient des poltergeists car ils se laissaient consumer par ces dernières. La colère notamment… Comment ne pas être en colère en se retrouvant exclu de la vie et du monde physique ? En n’ayant plus qu’une parodie d’existence ? Il y avait aussi ceux qui s’attardaient par amour, mais ils étaient bien souvent considérés comme des âmes mièvres et faibles, sauf quand leur attachement devenait une véritable obsession et qu’ils devenaient à leur tour des esprits frappeurs ou maléfiques. Mais les émotions avaient leur rôle à jouer dans la non-vie des morts-vivants. Même chez Abigaïl.

Bien sûr, la colère d’un fantôme n’était rien en comparaison de celle de la nécromancienne. Elle pouvait tuer d’un simple sortilège, d’une simple pensée, elle pouvait usurper les corps de ses victimes, créer des armées infatigables en seulement quelques instants. Chacune de ses victimes devenait un loyal soldat qui ne reculerait devant rien pour la servir. Finalement les choses avaient été considérablement calmes comparées à ce qu’elles auraient pu devenir… Car la nécromancienne n’aurait pas été aussi facile à arrêter que n’importe quel super-vilain. Elle ne s’était pas retrouvée face à la Légion encore, mais si cela devait arriver, elle ne pensait pas croiser quelqu’un capable de la vaincre. Même son tendre et doux amant aurait du mal à y arriver finalement… Même si l’arrêter serait tout aussi compliqué vu qu’elle l’avait rendu immortel.

« Essayer d’être le plus honnête possible… » Elle soupira. « Je suis habituée aux petits machinations, Renan. C’est simplement pour cela que je considère toujours les pires possibilités. Je ne suis peut-être pas aussi paranoïaque que toi… Mais j’ai connu mon lot de trahisons. » Anton ayant été au cœur de la plupart, même s’il avait fini par devenir l’un de ses plus grands atouts. « Puis tu ne peux pas dire que l’inquiétude pour une tierce personne est quelque chose que tu ressens souvent… »

Car elle savait très bien que ce n’était pas le cas. Renan était un individu parfaitement égoïste et elle le savait. S’il était si prévenant avec elle, c’était parce qu’elle lui était indispensable et qu’il avait dû devenir habitué à sa présence, peut-être à nourrir une forme d’affection. Mais il n’était pas non plus un prince charmant amouraché d’elle. Il ne ressentait pas les choses comme elle, pas de la même manière et elle en avait parfaitement conscience. Sinon ils ne passeraient pas tant de temps à s’affronter à propos de leurs différentes allégeances. Elle savait de quoi il rêvait… Le méta-humain aurait adoré qu’elle lui soit totalement dévouée, qu’elle abandonne la Moisson et qu’il ait un accès illimité à ses pouvoirs et ses capacités. Mais ce n’était pas le cas et arriveraient toujours des moments où ils finiront par s’affronter verbalement.

« Je vois que tu n’as pas besoin de moi pour te créer des ennuis avec l’UNISON finalement. » Lança-t-elle avec un sourire grinçant. « Toutes mes actions ne sont pas faites en fonction de toi, Renan. Retrouver Evilyn valait bien de risquer de rendre la légende de Lady Death bien plus tangible, c’était même bien plus important à mes yeux que ta couverture en tant que laveur de vitres. Quelle idée de t’acoquiner avec une femme qui amènerait le major de l’UNISON à ta porte ? Enfin, tu as bien dû l’amadouer. On nous a vus ensemble, mais notre vie de couple n’est pas non plus fantastique. Puis il n’est même pas venu jusqu’ici pour me poser des questions sur toi, c’est déjà ça. Qui sait, si jamais ils découvrent que je suis Lady Death tu pourras toujours dire que tu l’ignorais et que je t’ai manipulé. »

Elle savait qu’il apprécierait de passer pour un gros benêt qui tombait sous le charme de n’importe quelle blonde. Même si en effet, la liste de ses conquêtes commençait à devenir inquiétante. Quoique si jamais l’UNISON découvrait qu’il était lié à Lady Death, il pourrait toujours lui mettre la disparition de Kailee et la mort de Charlie sur le dos d’une façon ou d’une autre. Elle n’en avait pas grand-chose à faire et c’était vrai pour son ex-femme.

« Tu es si peu sûr de toi que tu as à me demander si je t’ai remplacé dès que je fais quelque chose qui ne te plaît pas ? Je suis ma propre personne et je ne m’amuserais pas à faire que des choses qui te conviendront. Surtout quand il est question d’Evilyn. Je suis prête à faire des compromis, j’en ai même déjà fait beaucoup, mais ne va pas penser me dicter ce que je peux ou ne peux pas faire en tant que Lady Death. Car il est très possible qu’elle devienne de plus en plus tangible pour les habitants de cette ville. » Parfois cela la démangeait. De faire comme tous ces super-vilains ou super-héros. De simplement faire ce qu’elle voulait, sans se soucier de discrétion et de conséquences… Mais la Corpse Squad serait bientôt prête… Bientôt. Elle aurait ses propres super-héros morts-vivants pour faire face au monde à sa place. Ou avec elle, elle n’avait pas encore décidé.
 
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Message posté : Jeu 13 Oct 2016 - 20:58 Message
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Renan Le Guerec
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
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Il ne pourrait pas spécialement lui reprocher d'être paranoïaque étant donné que lui-même l'était, cependant il n'avait aucune envie de l'entendre douter de lui. Renan était un individu vaniteux, il considérait avoir droit à tous les avantages et refusait tout bonnement d'être classé dans la catégorie des individus indignes de confiance. Pourtant... c'était ainsi qu'ils fonctionnaient depuis bien des mois, voire plus d'une année : chacun faisait ce qu'il voulait sans vraiment se soucier des problèmes de l'autre. Le français le savait parfaitement, il l'avait même accepté depuis le début, mais maintenant....

Son regard se détourna de la jeune femme pour observer les environs. C'était la première fois qu'il voyait cette cuisine malgré ses passages répétés ici. À croire qu'ils n'avaient vraiment rien d'un couple – ce qui était plus ou moins le cas, non ? Son attention se reporta finalement sur Abigaïl au moment où il haussait les épaules en signe d'indifférence. Pourtant, il n'était pas difficile de deviner qu'il n'était pas enchanté.

« Alors, dis-toi que je m'inquiète pour ce qui pourrait m'arriver si jamais les gentils remontaient jusqu'à toi. Ce sera suffisamment égoïste pour que tu estimes ça crédible ? »

Le ton était légèrement moqueur, mais plus agacé au fond. Il se contenta de reporter son regard sur le plat qui traînait toujours au milieu du plan de travail. Inlassablement, Abigaïl continua ses explications, arguant avec ironie que leur lien n'avait pas besoin d'exister pour qu'il ait des ennuis avec l'UNISON – ce qui n'était pas si faux d'ailleurs. Il humecta ses lèvres en silence, la contemplant d'un air pensif. Elle semblait repousser tous ses arguments comme s'ils ne valaient rien et l'impression d'être inutile et incapable de convaincre une simple femme le rendait un... irritable. Un « sourire » aigre lui échappa avant qu'il ne réponde encore une fois :

« Je n'ai pas d'ennui avec l'UNISON, dis-toi même que le Major a été charmé par mon accent. Il semble aimer les français tu vois.... » Il soupira légèrement. « Et j'ai bien compris que je n'étais pas ta priorité principale, ne t'en fais pas, même si tu sembles prendre un certain plaisir à me le répéter dès que tu en as l'occasion.... » Un reproche ? À peine ! « Quant à Charlie... je te signalerais que quand j'ai commencé à la fréquenter, elle n'était encore qu'une simple avocate. La célébrité et l'UNISON c'est arrivé bien après. » Ce qui était totalement vrai. « Je cherchais juste à exploiter son lien avec Kailee, pas à me rapprocher de ce groupe. C'est un simple concours de circonstance, un imprévu. Un peu comme toi. » Et l'histoire du supermarché. « Enfin, tu me vois navré de constater que notre vie de couple soit aussi peu fantastique, j'essayerai de faire des efforts. On devrait peut-être voir un conseiller conjugal, tu ne crois pas ? »

Le ton était clairement ironique, mais il s'en fichait pas mal. Elle devait bien se douter qu'il n'appréciait pas de la voir résister, cependant les choses ne changeraient pas. Abigaïl était une femme indépendante et il l'avait compris depuis belle lurette, cependant cela ne l'empêchait pas d'être contrarié à chaque fois qu'elle refusait d'écouter ses arguments – ou les rejetait en bloc, au choix. Arborant finalement un sourire faussement détendu, le breton haussa les épaules lorsqu'elle lui parla de son manque de confiance en lui avant d'enchaîner sur son besoin d'indépendance. Difficile de lui en vouloir, mais tout de même !

« Je suis sûr de moi, mais vu que mes visites ou mes absences ont l'air de te laisser indifférente, j'ai tendance à penser que de ce côté-là, tu te sers davantage de ta fibre « mort-vivant » si je puis dire. Il n'y a donc rien d'étrange à penser que tu puisses avoir trouvé un prétendant qui te pousse à t'émanciper de ce vivant si ennuyant. » Il soupira exagérément. « Je ne cherche pas à te dicter ta conduite, je pensais simplement que tu étais encore motivée par l'anonymat, voilà tout. Mais si tu veux te transformer en super-criminelle extrêmement célèbre... libre à toi. » Il était sincère pour le coup. « Je voulais simplement être fixé. Mais je ne sais pas... on dirait que tu nous fais une crise de la quarantaine, mais version centenaire. Après, je me fais peut-être des idées, tu es ma première du genre. » Un soupir lui échappa. « Dois-je comprendre que je vais devoir prendre de la distance ? J'ai du mal à te suivre. En fait, je me demande même pourquoi tu aurais encore envie de me soutenir dans mon projet si ce que je te dis t'indiffère autant, ou même que tu sembles préférer les morts aux vivants. Tu as une explication sous le coude ou je dois faire travailler mon imagination ? »

Une expression de réflexion se dessina sur son visage alors qu'il attendait patiemment – une fois n'est pas coutume !
 
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Message posté : Ven 14 Oct 2016 - 19:12 Message
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C’était plus crédible oui, beaucoup plus crédible. Renan n’avait jamais fait semblant d’avoir des sentiments pour elle. Cela aurait été pire probablement. Depuis le début leur relation n’avait jamais été empreinte que de leur attirance physique et celle qu’ils avaient pour leur puissance réciproque. Evilyn avait compliqué les choses finalement, ainsi que les moments où la nécromancienne avait pu donner l’impression d’être une femme jalouse… Comme lorsqu’elle avait récupéré le cadavre de Kailee ou avait tué cette démonologue incapable. Sauf que son courroux avait été provoqué par un manque de respect que par autre chose.

« En effet. Je suis juste surprise que tu n’aies pas déjà une solution d’avance au cas où cela arriverait. Une histoire toute prête ou un moyen d’éviter que tu sois soupçonné si jamais on me découvrait. Tu dois bien avoir ça, non ? J’ai du mal à imaginer que tu aies accepté notre relation sans la moindre assurance. »


Ils avaient tous les deux une assurance qu’ils pourraient vivre l’un sans l’autre. En fait, ils formaient le croisement entre deux univers bien distincts qui n’interagiraient pas en temps normal. La Moisson et sa mystérieuse organisation. Elle avait accepté de l’aider dans sa prise de pouvoir, tout comme il l’avait aidé à ressusciter le culte de la mort qu’elle commandait maintenant. Bien sûr, leurs premiers échanges de services avaient été bien plus simples que la situation dans laquelle ils se trouvaient maintenant. Il lui donnait de l’argent, lui fournissait des papiers falsifiés en échange elle interrogeait les morts pour lui et lui donnait des informations qu’elle seule était capable d’avoir. Ils étaient progressivement passés de partenaire d’affaire à alliés, surtout quand il lui avait demandé d’être exclusif, pour finalement remanier il y a peu de temps cet état de fait.

« Si tu n’avais pas d’ennuis avec eux, pourquoi est-ce que ce major t’a rencontré ? Enfin, je peux admettre que tu sois victime de certaines circonstances. Mais je suis surprise que tu aies laissé cette Charlie s’allier à tes ennemis alors que tu étais censé la manipuler pour te rapprocher de Kailee. » Elle eut un léger soupir. « C’est de l’histoire ancienne et finalement cela ne me concerne pas. Je connais ta tendance au contrôle Renan, je sais de quelle manière tu pourrais réagir lorsque les choses ne se passent pas comme tu le veux. » Elle eut un léger sourire. « Je ne suis pas un pantin et je ne compte pas t’obéir, sauf quand je le voudrais. Ne sois donc pas surpris que je puisse délaisser tes conseils comme aujourd’hui. Puis il faut que nous nous rendions à l’évidence sur une chose. Nous n’avons pas de vie de couple. Je suis peut-être une nécromancienne bicentenaire qui vit dans une époque qui lui est encore étrangère, mais je sais que nous ne sommes pas comme les autres toi et moi. Nous ne vivons pas ensemble, nous faisons chacun des choses de notre côté la plupart du temps et tu le sais très bien. Nous ne nous considérons comme un couple que pour satisfaire notre besoin de territorialité et notre fascination pour la puissance de l’autre, cela ne signifie pas que nous en sommes un pour autant. »

L’autre question aurait été : est-ce qu’elle voulait qu’ils en soient un ? Elle avait espionné son frère, savait de quelle façon il se rapprochait de certaines personnes dans le monde des vivants. Elle avait des sentinelles partout et même des membres de la Moisson qu’elle encourageait à avoir une vie tout à fait normale, comme Solveig, en plus de celle qu’ils avaient à ses côtés. De toute façon, ils formeraient un couple pour le moins bancal. Entre elle qui avait la réputation d’être une femme riche et recluse et lui un laveur de vitre père célibataire. Surtout que la petite bataille dans le centre commercial risquait surtout de rendre les choses plus compliquées pour Evilyn. Cela avait même réduit les chances de l’enfant de pouvoir avoir une vie normale à zéro.

« Une crise de la quarantaine ? » Encore un concept propre à cette époque. « J’ai simplement emmené ma fille dans un magasin et les circonstances ont fait que j’ai dû m’imposer en tant que Lady Death. Je n’ai que faire des gens de ce monde. Qu’ils pensent que je sois réelle ou non. Après tout je travaille à une échelle beaucoup plus importante la plupart du temps. Je suis la souveraine d’Erehon, j’ai mon lot de responsabilité et ma famille est plus morte que vive. Mais tu es surpris que je me tourne plus vers les morts-vivants que les vivants ? Tu es l’un des seuls humains que je côtoie et vue la fréquence à laquelle nous nous voyons, cela doit te donner une idée de mon quotidien. Seulement cela n'a rien de nouveau, tu sembles juste t’en rendre compte maintenant… Je ne mets même plus les pieds au Necropolitan, laissant d’autres gens gérer mes possessions terrestres. Mes actes en temps que mère sont les derniers moments où je suis encore à peu près humaine. Même nos étreintes n’ont plus rien de normales et je suis plus morte que vive avec toi, même si l’intérêt était aussi que tu me fasses ressentir des choses que seuls les vivants peuvent ressentir. Si tu t’attends à être au centre de mon univers, je peux t’assurer que cela n’arrivera jamais, à moins que tu ne me rejoignes un jour dans la mort, mais je doute que cela soit ton intention. Tu n’as pas à t’éloigner pour autant, la façon dont nous nous côtoyons est un reflet de ce que nous ressentons pour l’autre, non ? Des pulsions sexuelles et une fascination macabre de temps à autre. De l’affection, un peu sûrement. Si cela te rassure, je compte toujours t’aider dans ta prise de pouvoir, mais je n’arrêterais pas toutes mes activités en attendant que tu sois prêt. »
 
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Message posté : Ven 14 Oct 2016 - 21:24 Message
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Renan Le Guerec
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Tel court au danger qui n'oserait l'attendre ▬ Abigaïl RangPseudo

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5149
ϟ Nombre de Messages RP : 1753
ϟ Célébrité : Corin Nemec
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 35 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m85/90, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts à la mode militaire. Quelques tatouages qu'il ne montre pas.
ϟ Pouvoirs : Contrôle du magnétisme. Liste détaillée des pouvoirs disponible ici
ϟ Liens Rapides :
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Oh, Renan pourrait toujours couper les ponts et s'arranger pour se faire passer pour une victime, mais il n'en avait pas spécialement envie. Ce n'était pas une question de sentiments ou de peur du célibat bien évidemment, mais simplement le fait qu'il craignait qu'à force de se faire passer pour la victime, les choses finissent par vraiment lui échapper. Il pouvait avoir l'air débonnaire et innocent, à un moment les autorités finiraient par trouver étrange de toujours voir son nom dans des affaires louches ! Toutefois, Abigaïl semblait désireuse de lui montrer qu'il était seul responsable de tout ce qui lui était arrivé. Il lâcha un léger soupir lorsqu'elle souligna le fait qu'il aurait dû s'occuper de brider Charlie s'il ne voulait pas d'ennuis. Une expression lassée se dessina sur son visage lorsqu'elle persista dans ses reproches et eu beaucoup de mal à attendre qu'elle termine avant de lui répondre :

« Je te trouve assez amusante. Tu refuses de jouer le pantin, mais tu me reproches de ne pas avoir contrôlé Charlie. Et après tu me reproches lorsque je dis que tu es différente des autres et tu me soupçonnes de te mentir. J'ai vraiment du mal à te comprendre, je t'avoue. » Il soupira légèrement avant d'enchaîner : « Si tu avais connu Charlie, tu aurais su que ce n'était pas le genre de femme qu'on contrôlait. Encore moins en sachant qu'on était à peine ensemble et que je ne savais rien de sa vie professionnelle. » Un bref sourire, parfaitement feint, passa sur ses lèvres. « Mais tu as raison, nous n'avons rien d'un couple. »

Pour le coup, ça ne le contrariait pas. Renan n'avait jamais été intéressé par la vie de couple traditionnelle et le fait d'avoir son indépendance lui plaisait vraiment, mais il devait admettre que la manière dont elle lui parlait ce soir-là avait tendance à le rendre méfiant et soupçonneux. On avait presque l'impression qu'elle cherchait à raffermir sa position et à lui faire comprendre qui était le chef désormais. Sauf qu'il ne se laisserait pas faire. Le français était passablement lassé de toujours devoir courber l'échine pour jouer le rôle qu'on lui demandait et l'humiliation subie « ce fameux soir » lui revenait perpétuellement en tête.

Toutefois, malgré toute la contrariété qui l'habitait, il fut satisfait d'entendre la conclusion qu'elle lui offrit. Elle comptait toujours l'aider et n'allait pas lui tourner le dos, tant mieux. Cependant, si elle espérait vraiment qu'il deviendrait un jour un mort de sa cour, elle se foutait le doigt dans l’œil et jusqu'au coude ! Un sourire un peu plus sincère ourla ses lèvres avant qu'il ne réponde calmement :

« Très bien. C'est ce que je voulais savoir, que tu ne me lâcherais pas parce que tu avais tout à coup décidé de faire autre chose de tes journées. Je ne sais pas quand est-ce que je me lancerai, mais j'avais songé que ton immortalité permettrait que je prenne mon temps. J'espère que je n'ai pas un délai précis à respecter ? » Il haussa les sourcils d'un air interrogateur. « Mais ne t'inquiète pas, je ne suis pas naïf, je ne pensais pas être plus important que ta fille, ta famille, tes serviteurs ou toute ta cour. J'ai bien conscience d'être le cheveu sur la soupe aux yeux de beaucoup de monde, alors je ne prétendrais pas valoir plus que ça. » Il soupira. « Mais ne te méprends pas. Je n'ai rien de « normal », mais ce n'est pas pour autant que j'ai un jour l'intention de rejoindre tes serviteurs. Tu vois la mort comme un avantage, mais si je t'ai demandé de me rendre immortel, ce n'est pas sans raison. Je vois la mort comme une fin et je n'ai aucune envie de me lancer là-dedans. Au moins les choses sont claires comme ça. »

Bizarrement, il avait retrouvé un peu de son calme. Renan avait été contrarié parce qu'il s'imaginait que la jeune femme cherchait à mettre fin à leur collaboration, mais sans qu'il ne le comprenne. Or, d'après ses dire, elle voulait simplement jouir de sa liberté et l'aider quand il en aurait besoin. Il n'y avait qu'à espérer qu'elle tienne bien parole.
Ce sujet étant réglé, le trentenaire quitta le mur contre lequel il était appuyé avant de jeter un coup d’œil vers la porte par laquelle il était arrivé.

« J'ai compris le message, alors si tu n'as aucune autre précision à apporter, je crois que je vais te laisser terminer ta cuisine. »

Qu'il n'avait d'ailleurs aucune envie de goûter.
 
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Message posté : Sam 15 Oct 2016 - 12:28 Message
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Abigaïl eut un nouveau soupir. Elle ne comprenait pas où se dirigeait cette conversation ni ce qu’essayait de faire Renan en fait. La majorité du temps elle savait qu’il voulait avant tout raffermir son emprise sur elle, s’assurer qu’elle ne le laisserait pas tomber. Mais depuis qu’elle l’avait châtié en le mettant dans le corps d’Heather, il avait été différent… Il ne la craignait pas, non. La dynamique dans leur relation semblait surtout avoir changé. La nécromancienne s’appuya contre le plan de travail de sa cuisine, où gisait toujours la tarte éventrée et croisa ses bras sur sa poitrine, songeuse.

« Je serais naïve de faire confiance à qui que ce soit. Mais je suis toutes les choses que tu dis. Je suis différente de toutes tes autres conquêtes, car je ne suis pas un pantin justement. Tu pouvais contrôler ces dernières si cela te chantait, je n’en ai cure, mais pour moi tu sais que c’est différent, c’est tout. Tu devrais aussi savoir qu’il faut plus que des belles paroles pour me faire baisser ma garde. Tu reste mon principal, voir même unique, allié parmi les vivants, si cela te rassure. Une part de moi se méfie juste toujours. Rien de surprenant, non ? C’est uniquement pour cela que je te répète que je ne serais jamais ta chose. »


Un moyen de se rassurer elle-même ? Ou de rassurer ses détracteurs dans la Moisson. Beaucoup de morts-vivants n’appréciaient pas le fait qu’elle se soit liée à un vivant de cette façon. Même si seuls les vivants pouvaient leur offrir certaines choses… Anton n’appréciait pas non plus, même si c’était à une échelle plus personnelle et la dernière discussion entre les deux n’avait en aucun cas amélioré leur relation. Abigaïl avait décidément l’impression de se retrouver tiraillée entre deux factions quand le méta-humain lui rendait visite de cette manière. Jouer les super-vilaines aurait pu être une solution, ou compliquer encore plus les choses apparemment.

« Tu n’as pas de délai précis. N’exige juste pas que je mette mes propres projets en pause en attendant que tu sois prêt. Et cela comprend mes irruptions sur la scène héroïque de Star City lorsque cela nécessaire, pour Evilyn par exemple… Mais tu peux aussi avoir un peu de foi en moi. Même si cela prend des années, des décennies, je serais là. D’une manière ou d’une autre. Je ne compte pas laisser quoique ce soit m’empêcher d’arpenter ce monde de manière définitive, je ne prends pas non plus de risques irréfléchis pour le plaisir d’en prendre. »

Bien sûr elle n’avait pas parlé de ce qu’il s’était passé avec l’agent de l’UNISON présent lors de l’incident au centre commercial. Celle qui était la championne d’une déesse des morts et qui pourrait s’annoncer problématique. Enfin, jusqu’à ce qu’Abigaïl lui fasse comprendre que la Moisson n’avait que faire des lois des vivants et que traquer Lady Death était une mauvaise idée, qui n’amènerait que plus de morts d’innocents. N’importe quelle personne censée arrêterait de chercher la dame de mort avec de tels avertissements, mais la nécromancienne savait que certains individus pouvaient se conduire comme des chiens acharnés… Traquer leur proie sans aucune raison valable, en détruisant tout sur leur passage. Si l’agente qui avait rencontré Evilyn se révélait ainsi, Abigaïl n’aurait aucun remords à la faire disparaître.

« J’ai l’impression que tu ne seras pas satisfait avant de passer avant tout dans mon existence, Renan. Cela n’arrivera pas. Tu n’es pas au-dessous de tout, si c’est ce que tu veux entendre. Mais j’ai d’autres choses à faire que d’essayer de contenter ton égo. J’ai des devoirs en tant que Porte-Mort de la Moisson, tout comme tu en as en tant que membre de ton organisation. Seulement tu sembles toujours me le reprocher, comme si tu avais constamment peur que je t’abandonne. »

Si elle avait été un peu plus portée sur la psychologie, Abigaïl aurait pu laisser entendre que Renan devait avoir eu une relation particulièrement confuse avec sa mère. Peut-être que cette dernière l’avait abandonné quand il était petit ? Ou il s’était senti abandonné en étant envoyé à Star City et maintenant il projetait cette peur refoulée sur sa relation avec la nécromancienne ? Non, c’était probablement juste sa paranoïa. Qui devenait presque fatigante si Abigaïl n’en partageait pas certains aspects.

« J’en ai terminé avec ça. C’était un essai pour Evilyn, mais il y a trop d’esprits parasites dans cette maison pour utiliser les appareils ménagers les plus simples. Je demanderais à un de mes serviteurs de lui faire sa tarte, cela sera mieux. Tu peux aussi passer la voir si tu veux, elle est en haut dans sa chambre, en train de jouer avec Ishkanah. » La nécromancienne leva les yeux sur son amant. « C’est une famille compliquée et instable dont je suis la matriarche. C’est pour ça que je ne peux pas te faire passer en premier. »
 
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Message posté : Sam 15 Oct 2016 - 12:55 Message
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Renan Le Guerec
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ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Renan jugea inutile de répliquer une nouvelle fois à la remarque de son amante. Il savait bien qu'elle était différente puisqu'il lui avait avoué qu'il l'estimait beaucoup plus que ses anciennes compagnes – qui n'avaient toutes été que des pantins au final. Mais visiblement, Abigaïl devait considérer qu'il n'avait pas suffisamment appris sa leçon puisqu'elle prenait un malin plaisir à lui rappeler qu'elle n'était pas sa chose. Il garda donc les lèvres scellées tout le long de sa réplique, mais ne put retenir une remarque – lâchée sur un ton presque acide – lorsqu'elle eut terminé.

« Je crois que j'ai compris maintenant, merci de tes éclaircissements. »

Ce n'était pas tant le fait qu'elle souhaite conserver son indépendance qui l'ennuyait, il comprenait parfaitement ce besoin en fait. Mais c'était cette manière qu'elle avait de lui seriner comme si elle avait affaire à un gamin turbulent qui ne comprenait pas l'explication la plus élémentaire.
Mieux valait en rester là sous peine de finir par devenir réellement désagréable et ils avaient tous les deux que ce n'était vraiment pas conseillé.

Renan essaya de se concentrer sur le fait qu'elle ne s'amuserait pas à lui tourner le dos une fois qu'elle en aurait ras-le-bol de le supporter, mais qu'elle tiendrait parole. Soit. Si c'était ce qu'elle comptait faire, il n'avait aucune raison d'insister sur ce point, mais comme elle le soulignait si bien, il était difficile d'accorder toute sa confiance à une seule et même personne ! Si Abigaïl refusait de le croire sur parole lorsqu'il lui disait qu'il ne la voyait pas comme son objet ; il avait légitimement le droit de ne pas avoir le moindre doute lorsqu'elle arguait qu'elle serait là qu'il se décide aujourd'hui ou dans un siècle.
Préférant éviter d'aborder le sujet des risques qu'elle prenait, il se concentra donc sur son soutien :

« Très bien. Mais ne m'en veux pas de douter jusqu'au moment en question, on ne peut pas faire totalement confiance à quelqu'un, je pense que tu comprendras. »

Ce n'était certainement qu'un juste retour des choses ! Oh, bien sûr, Renan s'attendait à ce qu'elle soit insensible à l'ironie et au sarcasme qui transparaissait dans ses paroles, mais tant pis. Son humeur, pourtant positive en arrivant ici, s'était clairement assombrie au fil de la discussion. Les mots de la nécromancienne lui donnaient de plus en plus le sentiment de n'être qu'un gamin pourri-gâté qui avait du mal à comprendre que sa mère avait un nouveau bébé et qu'elle devait donc le délaisser un peu pour s'en sortir. Était-ce ainsi qu'elle le voyait ? Parfois, il se disait qu'elle avait obtenu ce qu'elle voulait avec Evilyn et qu'elle pouvait donc se passer de lui dorénavant. Bien sûr, c'était certainement une erreur sans quoi elle n'aurait pas hésité avant de lui accorder davantage de souplesse dans leur contrat, mais son irritation l'empêchait de voir plus clair.

Son silence en disait certainement plus long que tout ce qu'il avait pu dire jusqu'à présent et il préféra garder sa langue au repos plutôt que de lancer une nouvelle provocation. Quelque chose lui disait qu'Abigaïl pourrait finir par ne plus tolérer ses sarcasmes vu la manière dont elle agissait depuis le début de la conversation. Il lâcha donc un profond soupir avant de secouer la tête en signe de dénégation lorsqu'elle l'invita à aller voir Evilyn dans sa chambre. Renan s'éloigna simplement en direction de la porte avant de lâcher quelques mots pour clore cet échange relativement houleux, du moins pour lui :

« Non merci. Je vais éviter de monopoliser le temps de tous les Faust. Je crois avoir déjà épuisé mon temps mensuel avec cette conversation, on verra un autre jour. Comme tu l'as souligné, j'ai aussi mes propres obligations et je vais y retourner. » Il avait parlé d'un ton très calme, contrairement à ses paroles précédentes. « Bon courage avec tes obligations. »

Sans ajouter quoi que ce soit de plus, le trentenaire se détourna d'elle avant de se passer la porte pour regagner le hall d'entrée. Il préférait éviter de passer davantage de temps ici au vu de l'humeur qui l'habitait et trouvait plus productif de regagner sa demeure pour y retrouver son calme.
 
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Message posté : Sam 15 Oct 2016 - 16:43 Message
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Si la conversation semblait pénible pour Renan, elle l’était aussi pour elle. Abigaïl savait qu’elle avait une nouvelle fois vexé son amant. Elle savait qu’il n’appréciait pas qu’elle essaye de le remettre à sa place, ou plutôt de le mettre à une place qu’il ne voulait pas vraiment occuper. Elle avait beau lui répéter inlassablement quelles étaient ses obligations, pourquoi elle faisait cela, les choses ne lui donnaient pas l’impression d’aller mieux, mais bien au contraire d’empirer. Une pointe de frustration et de fureur naquit en elle au moment où il laissa entendre qu’il ne lui faisait pas confiance. Ah ! Ce n’était pas une surprise, mais le ton qu’il employait ne lui plaisait pas le moins du monde. Cette dynamique où ils ne faisaient que s’affronter inlassablement commençait à la lasser.

Rien ne sembla paraître pour les vivants, mais pour les morts c’étaient une toute autre histoire. La fureur d’Abigaïl irradiait comme un flambeau constitué de flammes glacées, une sorte de feu spectral qui attirait à lui des esprits, mais surtout les rendaient fous. Des goules dans les caveaux se mettaient à gratter frénétiquement la pierre et la poussière, comme si elles essayaient de déterrer un nouveau repas… Ou bien était-ce un ancien spasme de leur renaissance macabre ? Comme si elles se sentaient à nouveau réanimées par la nécromancienne et qu’elles devaient alors creuser, non pas vers les profondeurs, mais vers la surface pour se libérer de leur trombe. Dans les bois qui entouraient Gallows End, certains spectres se mettaient à tournoyer, des mains squelettiques émergeaient du sol pour venir saisir la terre meuble et traîner une carcasse oubliée à la surface. Abigaïl ferma les yeux un instant… La température avait dû chuter de quelques degrés.

« Je vois que nous sommes sur la même longueur d’onde. »

Chacun des mots d’Abigaïl était glacé, encore une fois. Elle se murait derrière son masque d’indifférence froide. Car c’était de toute façon la seule chose à faire. Elle n’allait pas arrêter d’être ce qu’elle était pour lui. Sa fierté ne cesserait pas d’exister juste parce qu’il le lui demandait. Ah comment une conversation aussi simple avait pu dégénérer autant… Comme toutes leurs conversations finalement. La rage revint lorsqu’il parla de ne pas aller voir Evilyn, de monopoliser le temps des Faust. Mais cette fois-ci, Abigaïl parvient à retenir sa colère et éviter qu’elle ne se déverse tout autour d’elle, qu’elle n’éveille les morts et ne prenne forme dans son pouvoir. Une lueur meurtrière passa toutefois dans le regard de la nécromancienne. Un moment, elle aurait presque regretté de l’avoir rendu immortel, de l’avoir rendu capable de lui survivre. Elle pouvait toujours l’immobiliser, drainer toute son énergie vitale. Il serait alors paralysé le temps que son corps soit réparé. Mais elle se retint, ce n’était pas elle, puis l’attaquer n’amènerait rien de bon.

« D’accord. Bonne chance pour tes obligations, je ne manquerais pas de dire à ta fille que tu es venu jusqu’ici. » Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres de la nécromancienne. « Parfois je me demande pourquoi est-ce que je voudrais faire de toi un mort, tu es encore moins vivant que moi sur bien des aspects tu sais. » Elle le laissa partir sur cette réplique cinglante, mais elle ne resta pas seule très longtemps. Elle n’était jamais seule, ne l’avait jamais vraiment été de toute façon. Pas avec tous les morts qui murmuraient à son oreille. Le Darach venait d’entrer dans la cuisine, dans son corps constitué d’ossements et de brindilles et qui émettait des craquements sinistres à chaque pas.

« Vos serviteurs sont agités ma reine. Il semblerait que vous ayez encore beaucoup de démêlés avec les vivants… »

« En effet. »

« Je me dois de vous rappeler que toute distraction serait malvenue en ces temps délicats… Les Impérissables se rassemblent, mais j’ai peur que cela ne soit pas tout ce que nous ayons à craindre. Je pense qu’ils ont infesté toute la ville, qu’ils ont placé leurs pions dans tout Star City à notre insu durant ces derniers mois. Ils savent qu’il s’agit de notre quartier général depuis l’apôtre. »

Abigaïl croisa ses bras contre sa poitrine, tournant toujours le dos à son serviteur.

« Peut-être que votre… Consort, pourrait nous aider à les éliminer discrètement sans attirer l’attention ? »

« Ou il est temps pour nous de nous révéler au monde. Pour la Corpse Squad de faire ses preuves. Va dire à mon frère de préparer ses dernières créations, je veux voir où il en est. »

La créature s’inclina dans un nouveau concert de grincements et craquements avant de se retirer. Abigaïl regarda par la fenêtre la voiture de Renan quitter la propriété de Gallows End.
 
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