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Thérapie de choc

 
Message posté : Sam 8 Oct 2016 - 22:36 Message
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Dexter bailla, essuyant une larme au coin de l'oeil. Il replaça correctement ses lunettes, observant la gamine à ses pieds, mi-alcoolisée, mi-droguée. Il se leva de son siège et, du bout du pied, la fit basculer sur le dos, détaillant son maquillage qui avait coulé. Elle avait beaucoup pleuré quand il avait réussi à crever l'abcès du meurtre sauvage de son ami. Syn devait le reconnaître : il y avait une certaine créativité dans les actions de Wildcard. Elles défiaient la logique, mais elles dénotaient d'une maîtrise digne d'un chef d'orchestre. Tuer un gamin Super, un membre de la Team Alpha sous les yeux d'une amie, d'une telle manière, il en fallait.

La soirée avait commencé dans un bar, où Catherine Graves se saoulait, entourée de nulle amie, mais seulement d'austères piliers de bars ayant pour seul sujet de discussion une vie qu'ils avaient supposément eus. Quand il s'était assis à côté d'elle au bar, elle ne l'avait même pas remarqué, le regard profondément plongé dans sa bière encore mousseuse. Il l'avait ignorée dans un premier temps, avant de décider d'un angle d'approche. A force d'efforts et de phrases soigneusement choisies, il avait fini par percer le mutisme et le peu de couches de protections psychologiques qui lui restaient. Après tout, elle restait jeune et était fragilisée. Une proie facile. Plus tard, après moult discussions et de verres, agrémentés d'un ou deux cachets, elle avait fini par tout lâcher. La mort, la douleur, la tristesse, la rage, la frustration. Tout était sorti comme un ouragan, accompagné de quelques jets de flammes, si bel et bien qu'ils avaient été sortis du bar sous la menace d'une batte de baseball. Dexter avait alors proposé de continuer cette discussion chez lui.

Et voilà où ils en étaient. Elle dormait profondément sur le sol, sans même avoir remarqué la présence de Stockholm dans un coin sombre de la pièce. Il la poussa encore un peu, pour qu'elle soit sur le côté. Il n'avait aucun intérêt à la tuer, ce n'était pas le but ce soir. Non, elle n'était qu'un appât pour sa compagne de jeu favorite.
Victoria.
Elle avait bien changé, ces dernières années. Gestionnaire d'une bibliothèque dans un pauvre lycée ? Pitié, mais quelle tristesse pour un tel potentiel. En couple avec ce vieux croûton ? Vraiment beaucoup trop de détails avaient été laissés au hasard et Syn devait corriger ça. Quand il repensait à ses deux entrevues avec la NG en prison, il avait envie de se baffer. Il y avait eu tant de signes de dégénérescence.... Maintenant qu'il y songeait avec plus d'objectivité, ça lui sautait aux yeux. Il aurait dû mieux négocier en prison, aurait dû préparer son évasion bien plus rapidement, il serait sorti plus vite et beaucoup de bêtises auraient été évitées. Il s'en voulait, vraiment. Mais maintenant, il était de retour. Il allait réunir la fratrie, même s'il manquerait pour toujours un maillon. Il allait tout réparer, du mieux qu'il pouvait, à la sueur de son front, à tout prix.
Il agrippa son fusil taser, solidement, furieusement, tentant de défouler sa rage dans sa poigne.

- Maintenant, je suis là, tout va aller mieux...

Il devait retrouver une base, des fournisseurs, des alliés, mais il y arriverait. Même si les NG l'avaient placé derrière les barreaux, il devait les aider. Ils ne comprenaient pas à quel point ils s'enfonçaient dans l'erreur en se séparant de la sorte. Il devait les sauver et vérifia l'état de Stockholm qu'il invita d'un signe de tête à se rapprocher de la petite. Dexter, lui, se plaça un peu plus à l'ombre, à un endroit où il pourrait tirer sur Vicki, en toute sécurité, pour qu'ils puissent se retrouver sans que cette stupide idée de le remettre au trou ne lui vienne à l'esprit.
Il avait injecté un petit virus dans le réseau de Star High et utilisé une backdoor qu'il avait laissé quand il avait réussi à percer les défenses du Bigsby Building. Cette backdoor devait être réduite à néant à présent, les défenses du Bigsby Building ne laissant qu'une marge de manoeuvre quasi inexistante, mais au moins avait-il pu envoyer son message.

- Bonnes bises du cinquième NG. Crimson Star est Al Dente.

S'il pouvait attirer plus d'un NG, il n'en serait que plus heureux, mais ce soir, il voulait surtout se concentrer sur Vicki. Et tout corriger. Tout soigner.
Il lui avait fait une promesse après tout, en 2009.
 
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Message posté : Sam 8 Oct 2016 - 23:12 Message
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Nuit du vendredi 21 octobre 2016.

Dehors.
Quand la nouvelle était tombée, Victoria était en chemin pour le Brett Building, pour déjeuner avec Gabriel. Une alerte s’était déclenchée sur son téléphone, une vidéo montrant l’évasion spectaculaire de Dexter Specter, alias Docteur Syndrome. Qu’est-ce qu’il fichait en dehors du pénitencier ? Pourquoi personne ne l’avait prévenue d’un transfert, pour qu’elle organise tout elle-même ? Le choc avait rapidement laissé place à une rage brûlante. Arrivée sur les lieux après la police, elle avait forcé le cordon de sécurité, s’était imposée, et le commandant du SCPD l’avait priée de se calmer, de les laisser travailler. Après tout, ce n’est qu’un homme ordinaire, vous avez démantelé son réseau, on va s’en charger. Non, pas tout son réseau, il lui restait ce robot qu’elle ne connaissait pas. D’où sortait-il ? Comment avaient-ils pu le manquer ? Bouleversée, elle ignorait les appels de Gabriel, de Maxime, de Tesla, jusqu’à aller passer un savon d’hystérique au nouveau directeur du pénitencier. Ça n’avait pas été beau à voir, sa façade de gentille fille sage et maître d’elle-même volant en éclat pour laisser place à une Victoria enragée… et terrifiée. Elle ne voulait pas le savoir dehors. Il la connaissait trop bien, ils partageaient un lien particulier, intime sur un plan psychique. L’enfermer dans une cage, l’équivalent d’une boîte dont elle avait scellé le couvercle lui évitait de devoir affronter tout ce qu’il représentait : ce passé révolu, la disparition de Chase, l’obsession qu’il nourrissait à son égard.
Et tout le reste…

Jack avait dû venir la chercher là-bas, intervenant avant qu’elle ne fasse une bêtise qu’elle allait regretter, entre douze menaces de licenciement, d’enquête interne pour complicité, de profonde stupidité, d’incompétence. A peine son père de substitution était-il apparu qu’elle s’était sentie vidée de son énergie. Il attendit qu’ils soient dans la voiture pour la prendre dans ses bras, comme l’enfant qu’elle était jadis. Et elle avait pleuré, fragilisée.
Sans Chase, elle ne pouvait pas l’affronter.

De retour au Bigsby Building, ils passèrent par le parking sous-terrain pour éviter les caméras et elle s’enferma dans sa chambre sans manger. Elle ne voulait pas voir Maxime, Tesla, ni même le visage angoissé d’Héléna. Elle ne voulait pas la voir serrer son fils, en attendant le carnage.
Il est dehors.
Sa fenêtre lui semblait dangereuse, le moindre recoin de sa chambre, comme s’il allait surgir… Mais non. Il n’avait jamais mis un pied ici, sauf à travers son ordinateur. Son regard se posa sur l’objet, elle hésita, le toisa pendant plusieurs minutes, sans oser bouger, tiraillée. Elle résista un jour, deux, trois... Sa volonté se voulant plus forte. Elle s'occupa à essayer de le retrouver, à retourner ciel et terre, avec l'aide de Maxime et Tesla. Elle subit les discussions interminables et inutiles, puis quelqu'un osa enfin prononcer la phrase qu'il manquait: il ne réapparaitra pas de si tôt, il n'a plus rien.
Devaient-ils juste attendre? Victoria en voulait à Jack d'avoir osé sous-entendre que l'inaction pouvait être une option. Et Gabriel, qui avait dû gérer une autre mission d'importance. Et Maxime, qui avait dû l'aider. Et Tesla, qui ne laissait rien paraître de ses sentiments face à tout cela... Seule Héléna se préoccupait d'elle, l'obligeait à manger, tentait de la distraire. Elle jouait le jeu, mais intérieurement, elle mourrait à petit feu.
Je dois le retrouver.

Et la réponse était là, toute proche. Son ordinateur. Ils avaient toujours communiqué de cette manière. Elle n'osait pas en parler aux autres, elle ne voulait pas se confronter à la possibilité d'un tête à tête, même virtuel. Pourtant, c'était sa seule chance de le piéger. Jack avait raison: Dexter repartait de zéro. S'ils devaient l'avoir facilement, c'était maintenant.
Elle inspira profondément, puis alluma l'ordinateur portable.
Et…
Rien.
Rien ?
Les sourcils froncés, le cœur battant la chamade, une boule dans la gorge, elle fixa l’écran, elle attendit. Il ne passerait pas par les réseaux sociaux, c’était trop gros, pas assez personnel. Elle l’attendait, cette petite fenêtre de conversation qui popait dans le coin inférieur droit de son ordinateur. Ils avaient déjà échangé par ce biais, avant, dans une autre vie… Quand le dégoût se disputait à la fascination, quand la solitude devenait trop pesante, sans jamais en parler à personne. Seul Chase savait, parce que son esprit était un livre ouvert pour lui et qu’elle n’avait accepté le bouclier mental de Tesla qu’à sa mort. Il s’était toujours tu.
Il l’avait toujours comprise.

Elle se mordilla la lèvre inférieure et sursauta en entendant une petite sonnerie caractéristique : « Bonnes bises du cinquième NG. Crimson Star est Al Dente ».
Et là, la panique.
Catherine, encore. La pauvre était déjà à deux doigts de la rupture nerveuse après sa rencontre avec Wildcard, voilà qu’elle se faisait enlever par le Docteur Syndrome. Aucun doute, il ne l’avait pas choisie par hasard. Il l’avait sélectionnée, preuve qu’il n’avait jamais cessé de la surveiller. Comme si ses lettres ne suffisaient pas pour s’en convaincre…

Victoria n’était pas une crack en informatique, mais elle s’y connaissait assez pour localiser un téléphone portable. Et celui de Catherine se trouvait dans Little Italy. Elle éteignit la machine et jeta un regard hésitant à la porte de sa chambre. Devait-elle les prévenir ? On n’est plus une équipe, maintenant. Et Gabriel ? Non, elle devait régler ça seule. Seule, sans Chase, sans Max, sans Tesla, sans Jack. Elle devait surmonter, une bonne fois pour toute.
Sortant son costume d’Elastic Girl, elle enfila la combinaison blanche et rose, remonta la capuche sur ses cheveux, mais laissa ses lunettes et son téléphone portable en évidence sur son lit.
Un choix profondément stupide, mais elle n’avait plus rien de rationnel quand il s’agissait de lui. Elle sortit par la fenêtre, lança son bras jusqu’à l’immeuble voisin et, en toute discrétion, se rendit jusqu’à l’adresse indiquée par le portable de Catherine. Un immeuble abandonné, aux portes condamnées pour insalubrité. Haut de tout juste quatre étages, assez étroit, il disposait de trois façades. L’immeuble adjacent était en ruine, un terrain vague s’étendait de l’autre côté. La rue était quasiment déserte, à l’exception de gamins défavorisés et de ce qui ressemblait à un deal de drogue dont elle ne se soucia pas. Elle pénétra dans l’endroit, sur ses gardes.

Dexter… Je suis là, annonça-t-elle d’une voix forte. Laisse Catherine en dehors de ça, s’il te plait… Elle a déjà assez souffert.

Elle arriva au premier étage, où une porte était ouverte. Elle aperçut Catherine, étendue sur le sol. Sa poitrine se soulevait, preuve qu’elle vivait encore. Abaissant sa capuche pour dévoiler sa chevelure blonde, elle n’entra pas immédiatement, s’attendant au piège.

C’est ridicule, Dexter. Tu n’as plus rien, tu aggraves juste ton cas. Tu as de la chance que la peine de mort est prohibée dans cet état.

Sa voix était ferme, mais son cœur battait si fort qu’il menaçait de sortir de sa poitrine. Elle ne voyait pas encore son visage, mais c’était toujours la même épreuve pour elle. Ses visites en prison tenait de la torture.
 
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Message posté : Dim 9 Oct 2016 - 0:21 Message
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Sa voix résonnant, plus bas. Le coeur de Dexter manqua un battement. Enfin, ce moment qu'il avait attendu durant ces interminables mois, ces années toujours plus ennuyeuses les unes les autres. Enfin, il allait la revoir. Allait-elle avoir son costume à capuche, aux couleurs blanches et roses ? Ou l'avait-elle abandonné aussi, comme tant d'autres pièces si importantes de son passé ? A cette pensée, sa gorge se serra. Et lui, quelle honte... Il n'avait même pas pris la peine de refaire son costume du bon vieux temps. Il était vêtu tout à fait normalement, ce qui était presque irrespectueux. Entre eux, c'était ce genre de petites attentions qui faisait tout. Le sel de leur relation. Non, plutôt son piment. S'il ne faisait plus l'effort de faire attention à tout cela, il ne méritait plus d'être leur adversaire, leur antagoniste. Il ne méritait plus de faire partie d'eux.
Un large sourire étira ses lèvres. La fatigue s'évanouit de ses muscles, cessa d'embrumer son esprit.
Le grand moment était enfin venu.

Les marches grinçaient, à un rythme régulier, rapide, dénotant d'une panique, d'un manque de prudence flagrant. Il frissonna. Certes, il n'était pas vêtu chaudement, mais ce réflexe n'avait rien eu à voir avec le froid. C'était l'excitation. L'adrénaline. Quelque chose dont il avait presque perdu le goût en prison. Dans quelques secondes, il la verrait. Sa chevelure blonde. Ses lèvres pulpeuses. Ses yeux où l'acier et la feuille se mêlaient. Son corps élastique. Il la verrait toute entière. Il sentirait son parfum enivrant. Un nouveau frisson courut sur sa nuque, se propageant à travers son dos, jusqu'au bout de ses membres et il se leva, une exaltation malsaine taillée sur le visage sans qu'il ne puisse la contrôler.

- La peine de mort ? Ma douce, ne sois pas ridicule. Victoria n'avait pas repéré Stockholm qui se tenait pourtant à côté de Catherine, mais qui était planqué derrière un mur du point de vue de l'héroïne. Syndrome hésita entre deux solutions. Devait-il engager le combat contre Vicki ? Non, c'était trop tôt. Ils auraient tout le temps de s'amuser, à maintes et maintes reprises, dans un futur proche. D'une voix douce, mélodieuse et posée, il intima à son serviteur : Détruis le plafond au-dessus de notre jeune amie Catherine, Stockholm.

Le robot s'exécuta rapidement et, quand le bruit typique d'une arme à feu s'activa, le plafond commença à céder, s'effondrant en un tas de gravats et de bois, recouvrant les alentours d'un lourd nuage de poussière. Un trou d'une précision chirurgicale, mais rien que cela aurait suffi à tuer l'enveloppe fragile de chair de Crimson Star, qui ne possédait aucune résistance face à ce genre d'agressions.
C'était sans compter sur l'intervention de Victoria.
Sans réfléchir, elle s'imposa à l'aide de son corps élastique, repoussant en se gonflant les lourds gravats, se jetant droit dans la gueule du loup. Alors seulement elle put voir le Dr. Syndrome, le visage déformé par un rictus de satisfaction malsaine. Son regard, seulement à moitié visible à cause de la lunette de fusil qui cachait l'un de ses yeux, semblait dire "Moi aussi, je suis si heureux de te revoir.".
Dexter visa le cou de la jeune femme, bien visible grâce à l'effort de gonflage, et tira un projectile de taser. Sans surprise, il toucha la jeune femme et l'électrocuta. Le cri qu'elle poussa lui donna presque envie de se lécher les lèvres de satisfaction. Mais ce n'était pas encore le moment. Il y avait encore tant, tant à faire.

- Stockholm, maîtrise la !

Le robot se jeta directement sur elle. La pauvre héroïne devait être diablement déboussolée par la décharge électrique et ses pouvoirs ne devaient plus fonctionner normalement. Autant dire qu'un combat contre le robot allait s'avérer très compliqué pour elle.
L'impuissance.
Voilà ce que Dexter voulait voir, là, maintenant. Voilà son cadeau, son dû, après toutes ces années d'attente. Alors que les deux s'affrontaient, Syndrome s'aventura dans le nuage de poussière, s'approchant de Catherine, s'agenouillant auprès d'elle. Il remarqua que sa cheville droite formait un angle bizarre. Probablement un rocher qui lui avait broyé la cheville. C'était sans importance. Grâce à lui, elle ne sentait rien en plus ! Vraiment, il était bien trop généreux. Lâchant son fusil taser -accroché à lui par une lanière noire-, il agrippa son pistolet plasma de sa main droite et, de la gauche, attrapa sans ménagement une poignée de cheveux de la gamine pour soulever sa tête.

- Vicki, je te recommande de te laisser faire de suite, intima-t-il d'une voix basse, qui n'essayait pas spécialement de dominer le brouhaha du combat à côté de lui. Tu sais ce que mon petit joujou peut faire à ton corps, imagine une seconde sur son petit crâne de prépubère.

Pour appuyer ses propos, il tira un coup à côté de Victoria. Le projectile siffla et frappa une machine à laver désuète, la perçant comme si elle n'était faite que de beurre fondu, le métal en fusion gouttant sur le sol. Il replaça alors l'arme sur la tempe de la petite et prit le temps de détailler, sans aucune gêne, sa Vicki.

- Tu me vois rassuré, je vois que tu restes tout de même fidèle à certaine de tes valeurs. Il était heureux, si heureux de voir ce costume sur elle. De bons souvenirs que tout ça. Quand on jouait encore. Il laissa le silence régner une dizaine de secondes dans la pièce. Huit ans. Tu m'as laissé huit ans là-bas. Et presque aucun de vous ne m'a rendu visite. Qu'est-ce que je suis pour vous, un vieux meuble qu'on met au grenier ? Nooooon, Vicki.

Sa voix était devenu grondante et il secoua la tête.

- Je suis bien plus que ça. Je te l'avais dit, que je serais de retour un jour. Et grand dieu, qu'est-ce que vous en avez besoin ! Vous... Sa voix s'étouffa l'espace d'un instant alors que sa gorge se serrait. Vous avez laissé mourir Chase ! Sans moi ! Vous vous êtes séparés ! Sans moi ! Vous avez tous votre petite vie ridicule, ennuyeuse... SANS MOI. Il l'observa, intensément, appuyant chacun des mots. Mais tout ça, c'est fini.

Constatant qu'elle était maîtrisée par Stockholm, il attrapa son fusil pour lui envoyer une seconde décharge dans son cou, histoire d'être certain que ses pouvoirs ne reviendraient pas à plein régime rapidement, avant de reprendre en main le pistolet à plasma et de le coller à nouveau contre la tempe de la jeune fille.

- Je vais tous vous soigner. Je vais vous redonner votre gloire. Et ensuite, je vous abattrai. Un par un. J'abattrai tout ce qui a de l'importance pour chacun de vous. En commençant par toi, Vicki. Un sourire mauvais déforma de nouveau son visage. Colt me léchera les bottes pendant que je le démembrerai, et tu verras tout le spectacle. Ta Team Alpha disparaîtra et deviendra ma Team Alpha. Il parait que tu as essayé de raisonner Little Syndrome et que ça n'a pas vraiment porté ses fruits ? On verra comment cela marchera dans l'autre sens... Il approcha son visage de celui de Catherine, toujours inconsciente, et déposa un baiser empli de douceur sur son front. Star High, ce ridicule lycée où tu travailles en tant que BIBLIOTHÉCAIRE ? Il brûlera. Je répandrai de l'acide sur le terrain.

Toujours ce sourire mauvais aux lèvres, il dégagea le canon de l'arme de la tempe de la gamine et visa la jambe de Victoria.

- Tout ce qui est à toi, je l'aurai. Et je le broierai.

Puis il tira en visant la jambe.
 
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Message posté : Dim 9 Oct 2016 - 10:44 Message
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Victoria le connait. Il n’hésitera pas à causer des dégâts collatéraux, à détruire la ville entière s’il le fallait. Dexter est un sociopathe obsessionnel, rien ne compte hormis son but : les Neutron-Grey. C’est malsain, terrifiant, mais c’est aussi la raison pour laquelle Victoria se jette dans la pièce au moment où il ordonne à son robot (Stockholm, vraiment ? Quelle ironie…) de détruire le plafond au-dessus de Catherine. Si elle avait été conscience, elle aurait pu changer de forme et éviter les blessures graves, voir la mort. Mais elle semble droguée, saoule, ou peut-être les deux, si bien que Victoria adopte sa forme de ballon juste au-dessus d’elle. Les gravats rebondissent sans lui infliger le moindre dégât ni la moindre douleur, ce qui n’est pas le cas de la décharge électrique. Elle l’a vu, elle l’a lu dans son regard qu’elle venait de tomber dans un piège, comme la dernière des idiotes. Elle s’y attendait, et au moment où le projectile la toucha, ce n’est pas tant de douleur que de frustration qu’elle cria. Son corps entier conduisait l’électricité mais, pendant ce laps de temps, elle ne pouvait pas utiliser ses pouvoirs ou du moins, pas aisément. Elle ne perdait pas sa capacité à se battre ni à se déplacer, raison pour laquelle elle résista quand le robot chercha à l’immobiliser. Elle le frappa à plusieurs reprises, mais sans sa mutation, elle ne pouvait donner à ses coups la puissance nécessaire pour entamer le blindage. D’autant que Syndrome détenait toujours un otage. En voyant le canon plasma contre la tempe de Catherine, Victoria pâlit et cessa toute résistance. Elle y avait déjà goûté, son bras gauche en portait toujours les traces, comme du plastique fondu.
Mais sur le corps d’un être humain, même d’une mutante comme Crimson…

Elle déglutit en voyant le sol fondre juste à côté d’elle. Sa seule véritable faiblesse, il la connaissait et il en abusait, forcément… L’équilibre des forces, qu’il appelait ça. Maintenue par Stockholm et rendue impuissante par les impulsions électriques qui parcouraient tout son corps, Victoria serra les dents, déséquilibrée. Pourtant, elle refusait de tomber à genoux et mettait toute son énergie à garder une posture digne.

Impossible de ne pas entendre son petit discours, ses reproches, le nom de Chase dans sa bouche, la série d’évidence qu’il énonçait… Victoria aimait sa vie. Depuis toujours, elle avait aspiré à quelque chose de simple, elle rêvait d’anonymat mais, à défaut, elle se contentait de prendre en charge des jeunes comme Catherine, de travailler « sous couverture » dans une bibliothèque, elle, l’amoureuse des livres, et de vivre sa relation avec l’homme dont elle était amoureuse depuis qu’elle était en âge de comprendre ce que signifiaient ces papillons dans son estomac. Tout allait bien… Trop bien. Elle se souvint avec amertume de cette surprise concoctée par Gabriel, dans le parc, et de la pensée pessimiste qui avait traversé son esprit à ce moment-là. Cette absolue certitude, que tout cela ne durerait pas. Ils avaient tenu jusqu’à la mi-octobre, c’était plutôt un bon score, surtout pour elle.
Elle imaginait sans peine le carnage promis par le Docteur Syndrome. La panique lui serrait la gorge mais elle refusait de le montrer, de se départir de son air hautain, fier. Jusqu’à ce qu’il lui tire dans la jambe.

Cette fois, le hurlement de douleur était bien présent. Sa mutation empêchait un trou de se former, mais le plasma avait attaqué son costume et rongeait sa chair, qui fondait comme une poupée Barbie au-dessus d’un bec bunsen. Elle perdit la force de rester debout et seul le robot la gardait dans une position décente. Une pulsion la poussa à vouloir se frapper l’arrière de la tête sur la carcasse métallique, histoire de se remettre les idées en place, mais cela ne fonctionnerait pas. Les larmes aux yeux, elle puisa son courage dans sa colère :

On n’a pas besoin de toi ! ON N’A JAMAIS EU BESOIN DE TOI ! Chase est mort parce qu’il s’est sacrifié pour sauver tout le monde ! On s’est séparé parce que j’ai refusé de rejoindre l’UNISON et que j’ai préféré former de jeunes héros ! Je bosse dans une bibliothèque parce que j’adore les livres et je sors avec Gabriel parce que c’est le seul homme que j’ai jamais aimé. Tu ne changeras JAMAIS ça ! Et ce qui t’énerve, c’est que ma vie est MERVEILLEUSE DEPUIS QUE TU N’EN FAIS PLUS PARTIE !

Haletante, enragée, ses nerfs la soumettaient au martyr. Victoria n’avait pas l’habitude de souffrir, sa mutation la préservait de la plupart des blessures et même si elle avait fini à l’hôpital à cause de Wildcard, courant du mois de Juillet, ce n’était rien en comparaison du rayon plasma. Elle avait oublié les sensations… Celle de sentir ses nerfs littéralement fondre, ces étoiles qui dansaient devant ses yeux, pour l’emporter vers une inconscience bienvenue… Mais elle ne devait pas se laisser aller, elle devait penser à Catherine.

Je vais te renvoyer d’où tu viens, cracha-t-elle. Je vais t’enfermer dans une cellule dont je jetterais la clé, je vais démembrer ta saloperie de robot, détruire tes armes, tu vas tomber dans l’oubli, sale lâche.

Elle gémit, les dents serrées, la mâchoire tremblante. Une larme de douleur roula sur sa joue.
Ou de frustration ?
Individuellement, il peut tous nous détruire.
Sauf Chase.
Mais son frère était mort depuis longtemps.
 
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Message posté : Dim 9 Oct 2016 - 17:02 Message
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Une odeur de chair grillée emplit la pièce, faisant froncer le nez à Dexter alors que Victoria poussait un hurlement de douleur capable de percer un tympan. S'il était assez confiant sur le cri précédent, il était presque certain que celui-ci devait être audible jusqu'à l'autre bout de la rue. Ce qui voulait dire que soit les forces de police, soit un Super allait débarquer incessamment sous peu. C'était ennuyeux, mais il ne le regrettait pas. Ce son mélodieux, jouissif, il avait fantasmé dessus pendant huit ans. Surtout durant sa période d'isolement où le moindre son, outre les siens, lui était presque interdit. Si bien qu'en sortant du trou, en reprenant contact avec les détenus, il avait été complètement déboussolé. Ce brouhaha incessant, il en avait eu la migraine pendant une semaine.
Et montrer autant de faiblesse en apparaissant au milieu de criminels enfermés non pas à cause de leur génie, mais de leur tour de bras, avait quelque chose de sauvagement dangereux.
Il cligna des yeux, chassant cette réminiscence, alors que Vicki lui hurlait dessus ce qu'elle devait penser être son point de vue. Une vie merveilleuse, et blablabla, et je t'enfermerai de nouveau blabla. Que de belles paroles. Il renifla de dédain, regrettant immédiatement ce geste vu l'odeur régnant de la pièce. Se forgeant un masque de compassion, il secoua doucement la tête.

- Vicki, Vicki... Tu peux te voiler la face, en te disant que vous n'avez pas besoin de moi. Mais je vous rends service à tous. Je donne un but, une signification à votre existence. Les NG auraient-ils été les NG sans le Dr. Syndrome ? Sans leur coup d'éclat, en l'attrapant ? Tu n'as qu'à voir le résultat. Vous n'êtes plus rien depuis que je ne suis plus là, vivant de pathétiques vies, alors que vous deviez tous avoir un destin extraordinaire. Il mordilla sa lèvre, avant de secouer une nouvelle fois la tête. Si j'avais été là, Chase serait encore vivant. Il serait avec nous. Mais non, vous avez préféré m'enfermer derrière les barreaux. Ca, je ne l'avais pas prévu, je dois l'admettre.

Un mince sourire tordit ses lèvres alors qu'un éclat nouveau semblait briller dans ses yeux, au travers de la pénombre poussiéreuse de l'appartement abandonné où ils se trouvaient. Dexter pencha la tête, semblant peser le pour et le contre. En tombant dans le sentimentalisme, il en avait presque oublié de jouer avec la jolie blonde. Il se serait presque baffé lui-même d'une telle omission. S'il était sorti de prison, ce n'était pas pour se tourner les pouces ou passer son temps à minauder. Non, c'était pour bien plus que ça.

- Devrais-je te le dire ? Hmmm, je ne sais pas... Il poussa un long soupir, laissant un lourd silence s'installer. Laisse-moi te poser une question, Vicki : est-ce que tu penses m'avoir déjà contrôlé ? Enfin, oui, Chase m'a déjà hypnotisé quelques fois, mais rien d'imprévu au final. Eeeeeeeeet je l'admets, vous m'avez bien eu en 2008, je ne m'attendais pas à ce que vous m'attrapiez de la sorte. Et même si je vous hais de m'avoir fait perdre tout ce temps, d'avoir commis autant d'erreurs en mon absence, je devrais presque vous remercier. A force de tout calculer, j'en avais presque oublié le plaisir de l'improvisation. Changer son plan à la dernière seconde, mais pas vers une solution B précalculée, plutôt vers une solution Z à élaborer en catastrophe. Il haussa les épaules. J'ai galéré au début. C'était une bonne idée de me placer en isolement, vraiment. Mais dès le moment où tout cela a cessé... Il n'a pas été bien compliqué d'arranger quelques entrevues avec le directeur. Quelqu'un de vraiment sympathique. Très à l'écoute de ses détenus. Et la psychologue ? D'une telle sympathie qu'elle m'apportait mon plat préféré à chaque fois que je la voyais. Il fronça les sourcils, comme s'il faisait mine de réfléchir. Je crois qu'elle s'est tirée une balle, depuis que nous avons commencé nos entrevues.

C'était vrai, même si cela n'avait pas grand-chose à voir avec ses entrevues à lui. Certes, il avait bien joué avec la psychologue, mais les lauriers de son suicide ne lui revenait pas. Malheureusement. Il n'avait pas eu assez de temps avec elle pour en arriver à un tel résultat.

- Cela fait des années que je prépare mon évasion, tranquillement, en vous surveillant tous. Fais-moi penser à te montrer les photos de toi, lors de ton combat contre Wildcard. J'ai des angles vraiment très sympa ! Il tapota la tête de Catherine avec affectuosité. Et puis, c'est à ce moment-là que je me suis rendu compte que j'avais de l'intérêt pour cette petite. Elle embrasse plutôt bien, d'ailleurs. Il la laissait à souhait imaginer la suite. Et comme Catherine était complètement droguée, elle ne pourrait jamais démentir cette affirmation. Voile-toi la face, Vicki. Mais le système que tu prétends défendre, je l'ai dans ma poche, depuis longtemps. Tes uniques alliés dans ce monde, ce sont ton frère et ta soeur. Et je vous chapote.

Des sirènes commencèrent à retentir non loin. Syn roula des yeux, en soupirant, avant de fixer Victoria. Déjà ? Que c'était triste. il aurait peut-être dû la bâillonner au final. Il haussa les épaules et hocha la tête, comme s'il venait de choisir.

- Je te fais une fleur : Catherine ou la bleusaille à l'extérieur ?

Syndrome frotta son index contre la gâchette de l'arme, faisant mine de trahir l'impatience.
 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 22:31 Message
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Elle ne supportait plus de l’entendre clamer haut et fort que s’il avait été présent, Chase vivrait toujours. La plaie à son cœur, à son âme, ne se refermerait jamais : son frère était mort, désintégré sous ses yeux par un pouvoir trop grand pour lui. Un sacrifice nécessaire, pour le plus grand nombre. Il n’avait même pas hésité et, à sa place, elle aurait agis identiquement de la même manière. Ils avaient été élevé de cette façon, des héros par leur éducation, mais aussi par leur héritage : leur mère, leur père, tous deux s’étaient sacrifiés. Son grand-père aussi, en quelque sorte, en devenant ALEX.
Pour Chase, personne n’y changerait quoi que ce soit, n’empêche que la douleur la tuait à petit feu. Deux ans et demi plus tard, elle vivait encore son deuil, dans une phase de regret, incapable de passer totalement à autre chose, un goût d’inachevé au fond de la bouche. Chase l’avait toujours mieux comprise que n’importe qui d’autre. Grâce à lui, elle avait rejoint la Légion des Étoiles au lieu de s’engager à l’UNISON, comme Maxime et Tesla. Grâce à lui, elle s’était sentie comprise, à un degré d’intimité que personne d’autre n’atteindrait jamais, pas même Gabriel. Chase lisait en elle comme dans un livre, et Victoria avait laissé la porte ouverte, plaçant sa confiance en sa bienveillance. Il était son grand-frère, malgré le fait qu’ils soient les deux plus jeunes de la fratrie NG. Il existait un lien indéffectible entre eux, et jamais elle ne s’était départie de cet espoir un peu fou qu’il ait survécu, sous une forme ou une autre. Impossible, il serait revenu.
Naïve.
Mais elle l’ignorait encore. Alors, elle se raccrochait à son souvenir, à ce qu’ils avaient partagé ensemble, et Dexter, le Docteur Syndrome, symbolisait le pont entre eux. Entre le passé, qu’elle voulait retrouver, et ce futur, qui lui convenait… Mais pas tout à fait.
Elle ne supportait plus de l’entendre, parce que des vérités dérangeantes sortaient de sa bouche de psychopathe. Elle ne voulait pas remettre sa vie ou ses choix en question, pas plus qu’elle ne désirait s’appesantir sur cette nostalgie qu’elle ressentait encore, en repensant à l’équipe, au quatuor, qu’ils formaient jadis. La douleur à sa jambe, magnifiée par sa colère, l’empêchait de trop réfléchir sur le sens de ses mots dans l’immédiat mais elle savait qu’une fois à l’hôpital –parce qu’elle survivrait, il n’allait pas se débarrasser d’elle comme ça- elle l’entendrait en boucle dans son esprit. Il allait la hanter, encore et toujours. Dexter le savait, raison de son monologue interminable. Il voulait qu’elle repense à chacune de ses paroles, qu’elle l’analyse, qu’elle y trouve un sens caché, qu’il soit avec elle à chaque moment de sa journée, tout en restant physiquement loin. Il allait recommencer à lui parler via son ordinateur, et elle garderait le silence, comme un secret honteux.
Chase était parti.
Mais lui, Dexter, était encore là. Et si…
NON !

Tu me donnes envie de vomir, grogna-t-elle.

Sa chair brûlée la lançait et l’odeur infâme lui soulevait l’estomac. Ses yeux se piquetaient de larmes mal contenues tandis que son cœur se serrait, que le souffle lui manquait, tandis elle prenait conscience que, depuis tout ce temps, il n’avait jamais cessé de la surveiller. L’émotion, de savoir qu’elle ne virait pas totalement paranoïaque. De sentir ce fragment du passé se raccrocher désespérément à elle, éloignant la solitude, comblant cette sorte de vide. Par quel odieux miracle, derrière ces foutus barreaux…
Ah, oui.
Little Syndrome.
Un problème de plus à régler. Une chance pour Victoria, elle connaissait son identité civile et ne tarderait pas à lui rendre une petite visite, ainsi qu’à ses parents. Cela agacerait Dexter, le forcerait à se montrer. Et si cela ne suffisait pas, elle était prête à négocier avec Otaku pour l’attirer dans un piège. Et si cela ne suffisait toujours pas, elle se jetterait en pâture, avec Maxime et Tesla en couverture, comme au bon vieux temps. Et peut-être, oui, peut-être…

T’es en plein délire, Dexter. Complètement en dehors de la réalité. Tu ne contrôles rien, tu ne chapeautes rien, et tu ne touches à rien.

C’est pas moi, qui suis en plein délire ?
L’idée qu’il ait abusé de l’état de faiblesse de Catherine la rendait dingue. Elle espérait qu’il s’était contenté du baiser… Elle ne voulait pas ajouter le « détraqué sexuel » à la liste déjà trop longue de ses pathologies. Hélas, pour le moment, Victoria avait de plus gros problèmes. Outre le plasma qui continuait de ronger ses tissus, lentement mais sûrement, et les décharges électriques qui l’immobilisaient, quelqu’un de bien intentionné avait jugé bon d’appeler la police en entendant ses hurlements. Un bon samaritain… Ou pas, vu le dilemme posé par son ennemi. Les yeux écarquillés, elle secoua péniblement la tête. Pourtant, cette question, elle la connaissait par cœur. Ce n’était pas la première fois qu’il voulait l’obliger à embrasser un choix impossible. Sauf que, cette fois, pas de Chase pour parasiter son esprit ou pour détourner son attention. Pas de Max ni de Tesla non plus. Juste elle, et une pauvre gamine traumatisée sur laquelle le sort continuait de s’acharner.

Fais pas ça, Dexter, murmura-t-elle, le regard suppliant.

Quant à choisir, elle ne pouvait le faire, pas en son âme et conscience. Elle aurait sur les mains le sang de toute personne qui mourrait ce soir, que ce soit Catherine ou les policiers à l’extérieur. Mais elle se sentait liée à Crimson Star, elle l’avait déjà déçue une fois, trahie, en échouant à sauver Obsidian. Pas une deuxième, elle ne pourrait le supporter. Le doigt crispé sur la gâchette, Dexter lui souriait, triomphant, connaissant déjà la réponse à sa question et contemplant avec un ravissement non dissimulé toute la détresse, tout le désespoir qu’il provoquait en elle.
Leur échange dura une bonne minute. Elle ne cilla pas, des bruits de portières qui claquent arrivèrent jusqu’à eux. Des ordres aussi, combien de flics, dehors ? Une patrouille, peut-être deux. Des hommes innocents, une fille innocente.
Pendant tout ce temps, elle était persuadée que, comme Chase, elle aurait choisi le bien du plus grand nombre. Le fait est que sacrifier sa vie est une chose, jouer avec celle d’une gamine de dix-sept ans en est une autre. Luttant contre l’évanouissement qui la guettait, elle eut le temps de souffler :

Laisse Catherine vivre…

La mort dans l’âme, la honte l'étouffait mais elle ne pouvait pas abandonner cette jeune. Ses parents la lui avaient confié, elle était sous sa responsabilité. Les policiers ne faisaient que leur travail, mais ils avaient une chance de se défendre, contrairement à la victime droguée qui gisait sous ses yeux. Elle espérait juste que les policiers auraient le réflexe de se mettre à couvert, ou qu’il y avait un mutant capable de les protéger parmi eux.
 
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Message posté : Mer 12 Oct 2016 - 17:53 Message
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L'échange de regards intenses qui suivit fit frisonner Syndrome. Huit ans sans cette sensation d'adversité, huit ans où il avait dû baisser les yeux pour ne pas se faire arracher la tête par la première brute venue, huit ans sans cette tension historique qu'on ne retrouvait que dans les plus fameux comics. Il était presque sûr de connaître la réponse de la super-héroïne, mais il voulait l'entendre.
L'entendre la cracher, la vomir.
Il voulait qu'elle fasse cet aveu presque honteux, que derrière ses grands discours, c'était l'égoïsme et l'égocentrisme qui prédominaient. Que ses proches passeraient avant tout. Et cette supplication qui devait lui être insupportable... Il lui avait dit, quand elle avait achevé de le broyer alors qu'il était en isolement. "Tu me supplieras." Et voilà que dans ses yeux aux touches de vert, la supplication, le désespoir s'invitaient.
Enfin, Vicki parvint à souffler sa honte.
Le sourire de Dexter s'élargit encore plus, si cela était possible. En temps normal, il aurait probablement souffert d'étirer autant ses lèvres, mais sous le coup de l'adrénaline, de cette joie triomphante, il ne sentait plus rien. Rien sinon cette fierté de l'avoir mise à genoux, après qu'elle se soit amusée à l'enfermer et à tenter de le détruire.
Une tentative qui avait résulté en un cuisant échec.
Il était plus solide que ça.

Lâchant la tête de Catherine, il remit une de ses mèches en place et se leva, laissant la jeunotte comme le déchet qu'elle était, avant de s'approcher de Victoria, toujours maintenue sous contrôle par Stockholm. Sa démarche était sautillante, presque dansante, avec cette impression de ne peser que le poids d'une plume bercée par un voluptueux zéphyr. Dexter s'arrêta à quelques centimètres de la NG et ce ne fut que grâce à un miraculeux réflexe qu'il parvint à esquiver le coup de boule qu'elle voulut sauvagement placer dans l'arête de son nez. Il eut un petit rire, puis passa tendrement sa main sur la joue de la jeune femme.

- Bien. Continue comme ça, reprends les bonnes vieilles habitudes, tu es sur la bonne voie... Sa voix sonnait tel la confidence d'un amant sur l'oreiller. Tu as pris la bonne décision.

Se penchant vers elle, il plaça un baiser sur son front, avant d'attraper violemment sa jambe encore chaude à cause du tir de plasma et d'appuyer avec une brutalité qui ne lui ressemblait pas. Il garda le même sourire, détendu, alors que Vicki s'époumonait à cause de la douleur. Syndrome acheva en arrangeant quelque peu la coupe de l'héroïne, avant de se reculer de trois pas.

- Stockholm, tu peux la lâcher. Le robot s'exécuta silencieusement. Attrape-moi, on a du travail à l'extérieur. Elimine toutes les cibles policières dans la rue, mais épargne les civils. Le génie accorda un regard à la NG, qui semblait sur le point de s'évanouir. Si ce n'était pas déjà le cas. En signe de bonne foi, cette fois-ci, je fais attention.

La poigne solide de son serviteur l'attrapa et il fut soulevé du sol. Collé contre la carcasse métallique de Stockholm, une couverture de survie couvrit son dos et un masque à oxygène se plaqua contre son visage -de manière peu agréable, soit dit en passant-. Il sentit le châssis vibrer et les moteurs s'allumer dans un vacarme sourd. Une seconde plus tard, Stockholm défonçait le mur pour accéder à la rue, se maintenant dans les airs. Malgré le grondement de la machinerie de son serviteur, Dexter parvint à percevoir clairement les forces de police au sol demander à son robot de se poser à terre.
Les idiots.
Il ferma les paupières pour ne pas être aveuglé par le déluge de flammes et de plomb qui allait suivre. Ses oreilles, elles, en revanche, ne furent pas épargnées. Il n'eut pas le loisir d'entendre les hurlements des flics -si jamais ils eurent le temps d'en pousser-, par-dessus les bruits d'explosions et de tirs. Il s'autorisa tout de même à ouvrir un oeil quand il eut l'impression que les hostilités étaient terminées, pour constater avec dépit que Stockholm avait utilisé tous ses missiles lors du nettoyage. Il poussa un soupir, provoquant l'apparition de buée sur son masque en plastique transparent.
Sa programmation basique devait vraiment être corrigée.
Ce fut sa dernière pensée avant que son serviteur ne décolle brutalement, atteignant sa vitesse de pointe en l'espace de quelques secondes, ce qui avait le don de retourner l'estomac du Dr. Syndrome.
 
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