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Le Traquenard } Jay

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Mer 28 Sep - 23:20 Message | (#)

C’était quand même un bureau vraiment bizarre.
Assise toute seule face à cet homme grand et baraqué qui la fixait tranquillement de ses yeux verts – un peu jaunes ? Enfin, des drôles d’yeux pour un drôle de type – Caitlyn se demandait bien ce qu’elle foutait là. A quel moment est-ce qu’elle avait trouvé que ce serait une bonne idée de s’amener au siège de l’UNISON pour discuter… Discuter de quoi, au juste ?

D’un geste nerveux elle croisa et décroisa les jambes. Elle portait un jean élimé et troué, qui n’avait toutefois rien de très mode : c’était le temps et l’usage qui avait eu raison de lui, en témoignait les ouvertures à l’entrecuisse causées par le frottement. Elle portait aussi un teeshirt noir orné de motifs rock, si ce n’est punk, surmonté d’une veste en cuir rouge qu’elle adorait. Des docks qui avaient connu des jours plus cléments terminaient le look d’une Cait qui avait quand même fait semblant de peigner ses cheveux avant d’entrer dans les locaux. Au final, elle se demandait si ça valait l’effort.

Son regard ourlé de khôl balaya la pièce où elle était installée et s’arrêta sur tous les petits… détails qui transformaient cet antre de l’administration en curiosité : des figurines se cachaient çà et là, il y en avait une planquée dans une plante verte et une autre était suspendue à la lampe de bureau, et se balançait doucement au rythme des pressions de la plume sur la feuille que le major noircissait. Au milieu des dossiers empilés sur les étagères, elle repéra quelques comics entassés et reconnut même un volume d’Espoirs qu’avait scénarisé Elizabeth. Le type capta son regard intéressé et lui sourit, mais elle détourna la bouille, gênée. Elle venait de remarquer la cravate Bip Bip qu’il portait autour du cou.

« Vous allez me dire ce qu’y se passe ? »

Adrian lui avait un peu expliqué, bien sûr. Parce que oui, c’était bien la faute de ce Légionnaire-là ! Alors qu’elle avait fait bien des efforts pour éviter cette population, elle n’avait pas su couper les ponts avec lui. Contrairement à Reita qu’elle évitait comme la peste, principalement par honte, elle se sentait « liée » à Adrian et n’avait pas trouvé le cœur et le courage de rompre le contact avec lui. Et voilà ! A force de fréquenter des gens qui vous veulent du bien, on se retrouve à accepter des choses sans même savoir dans quoi on s’engage ! Il lui avait dit que l’UNISON, et plus particulièrement son ami Gabriel Colt, cherchait des personnes pour superviser la réinsertion d’un criminel à qui la justice avait accordé la liberté conditionnelle. En quel honneur est-ce qu’il avait songé à elle ? Mystère !

Et elle, pourquoi elle avait dit « oui, j’irai voir ton major », hein ? Elle aurait pu directement balayer l’idée, Eldoth ne lui en aurait sûrement pas voulu et elle ne se retrouverait pas au Brett, entourée d’enquêteurs et observée par un grand gaillard qui avait une risette bien trop large pour être honnête. L’idée que quelqu’un ait eu vent de sa participation à l’attentat qui avait pris la vie de Bruce Cooper la traversa et lui glaça le sang. Elle finissait toujours par y revenir, le moindre événement la faisait penser à…

« Comme je vous disais, je n’attends pas quelque chose de particulier. Jay Lane a peu de contacts en-dehors de ses ‘amis du crime’ et de ses frères – ce qui revient un peu au même, en fait. Il n’est pas spécialement sociable et de son propre aveu, il n’a pas envie de parler aux gens. » Engageant. « Je pense néanmoins qu’il a envie de s’en sortir. J’ai échangé avec Adrian sur cette affaire et il m’a dit qu’il connaissait des personnes qui pourraient aider.
_Qu’est-ce qui vous fait penser que je pourrais aider ce gars-là ?
_À moi ? Rien. Mais j’ai une confiance aveugle dans le jugement d’Adrian. »


Elle s’agita légèrement sur son siège, sans savoir quoi en penser. Est-ce qu’Adrian lui faisait confiance, à elle ? Pour quelque chose d’aussi délicat ? Elle n’avait pas de tact, elle était extrêmement seule depuis des mois, qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire pour quelqu’un qui n’avait certainement absolument pas envie de la rencontrer ? Face à son silence hésitant, Gabriel joua finalement cartes sur table et entreprit de tout lui raconter, en commençant par le début. Le récit fut long, quelque peu alambiqué. Il y avait des zones d’ombre et des éléments qu’il cachait volontairement, par souci de préserver la vie privée de l’ex-mercenaire, et pourtant, l’histoire accrocha Cait. Elle avait écouté tout du long sans émettre de commentaires, et mordillait évasivement ses lèvres. Les petites peaux qui s’y accrochaient subir toute son ire, tandis qu’elle réfléchissait – sans vraiment savoir à quoi, au fond.

« Vous n’êtes pas intéressée ?
_Je sais pas. »


Retrouvant cet énigmatique sourire, le major tourna vers elle une pochette contenant quelques feuilles. Un dossier minimum sur ce fameux criminel, qui ne renfermait rien de confidentiel non plus. Elle le tira doucement à elle et en tourna les pages soigneusement.

« Vous croyez vraiment que c’est une bonne idée ?
_Ne pas essayer en serait une mauvaise, en tout cas.
_Mais… »
Elle avait envie de dire qu’elle n’était pas ‘en état’ pour aider qui que ce soit. Elle était dans la merde, depuis longtemps, et n’était pas certaine de sortir la tête de l’eau avant… Avant ? Gabriel parut comprendre. L’Archimage l’avait briefé ? A moins que sous ses airs de guignols se cache un homme subtil…
« Aider quelqu’un d’autre est une des meilleures thérapies que je connaisse. » Surprise, elle le regarda. « Ce ne sera pas facile. Vous aurez probablement envie de jeter l’éponge et de lui mettre des baffes. Mais c’est peut-être ce dont il a besoin, et, aussi, peut-être une occasion pour vous. » Il marqua une pause et reprit le dossier, s’arrêtant sur la photographie avec un large sourire. « Et puis, il est mignon comme un cœur pas vrai ? » Non, en fait, c’était un guignol.

Avant qu’elle n’ait eu le temps de lui dire le fond de sa pensée – elle n’avait jamais envoyé chier un gradé de l’armée, c’était l’occasion – son téléphone sonna et il mit l’interphone sur le champ, comme s’il l’attendait.

« Oui ?
_Major, Jay Lane est arrivé. Je le fais entrer ? »

Un guignol et un salop. Elle plissa les yeux en comprenant le traquenard tandis que lui, tout innocent, répondit un joyeux « oui, merci Tristan ! ». Depuis le début il avait prévu de faire venir celui sur lequel elle était censée, peut-être ! – et c’était là toute la subtilité – veiller, mais voilà qu’il les mettait sournoisement dans les pattes l’un de l’autre.

« Mais vous êtes un enfoiré ! Est-ce qu’il sait au moins que je suis là ? » Le commandant ne parut pas s’offenser, à croire qu’il avait l’habitude.
« Jay ? Non pas du tout, on ne révèle pas des surprises !
_Mais je sais pas quoi lui dire, c’est trop… Étrange, votre truc. Il n’a pas besoin d’une nounou et je suis pas assistante sociale, c’est…
_En fait, je ne voulais pas vous le dire, mais c’est Adrian qui m’a demandé de trouver quelqu’un pour vous garder et vous surveiller, vous.
_Quoi ?! »


C’est sur cette fausse révélation – quoi que ? – que le secrétaire personnel ouvrit la porte sans s’inquiéter des cris de Caitlyn. Apparemment il était plutôt commun d’entendre des gens s’exciter là-dedans, puisque c’est paisiblement qu’il fit entrer Jay. Sans attendre Gabriel avait bondi sur ses jambes et se dirigea vers lui.

« Ah, Jay ! Quel plaisir de te revoir ! Comment vas-tu ? Cela fait beaucoup trop longtemps qu’on ne s’est pas vus. Depuis le verdict, en fait ? Tu as bien fêté la décision du juge ? » Au final, tout s’était déroulé rapidement et encore mieux que ce qu’il avait escompté d’après ce qu’il avait raconté à Cait. Celle-ci se tenait devant sa chaise, puisqu’elle s’était également levée dans le mouvement, et se sentait franchement gauche plantée là, au milieu de cette scène surréaliste. « Je te présente Caitlyn, c’est l’amie d’un ami, et elle s’est portée volontaire pour ton programme. » Hallucinée, Cait entrouvrit les lèvres sous la surprise. « Tu vas voir, elle a plein d’idées. Bon, je vous laisse cinq minutes, je vais chercher des cafés ! »

Et il s’envola hors de son bureau, les plantant là comme deux nigauds.

Elle lui jeta quelques coups d’œil sans trop savoir quoi faire. Il faisait moins effrayant en vrai que sur sa photo de dossier, même s’il ne transpirait pas la sympathie. Cela dit, elle songea qu’elle aussi devait paraître peu agréable, tombée comme un cheveu sur la soupe au milieu d’un processus qui devait forcément le fatiguer, lui. Il n’avait sûrement pas envie d’un énième acteur venu lui casser les pieds.

« Et bah… Il dit toujours n’importe quoi comme ça ? » C’était maladroit, un peu sorti de nulle part, et un sourire gauche étira le coin de ses lèvres pour ponctuer cette question rhétorique.

Cela dit, le major méritait bien qu’une conversation commence en lui cassant du sucre sur le dos.


Dernière édition par Caitlyn Cunningham le Ven 30 Sep - 19:55, édité 1 fois
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Mikhaïl Yarochenko

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Jeu 29 Sep - 23:48 Message | (#)

Quand il avait reçu le coup de téléphone pour lui demander de se présenter au bureau du « Commandant Colt », Jay s'était demandé s'il avait changé d'avis ou s'il avait eu une mauvaise nouvelle de dernière minute qui signifiait qu'il allait finalement devoir passer les trente prochaines années – au moins – en taule ! Il n'avait pas osé en parler à Seth de peur que son frangin monte au créneau et décide de s'en prendre directement au responsable de ses malheurs – ou plutôt de leurs malheurs. Peut-être que ce n'était qu'une histoire de papiers à signer ou une connerie du genre après tout ? Il verrait une fois sur place et se retourner l'esprit en vain n'allait pas arranger miraculeusement la situation. Le texan parlait d'expérience puisqu'il avait passé plus d'un an à se torturer l'esprit à cause de sa frangine sans qu'il ne parvienne jamais à la comprendre ! Les femmes avaient un truc louche dans le cerveau qui les rendaient impossible à cerner et à coup sûr, ce type – malgré sa pilosité et sa carrure de boxeur – devait avoir ce « truc louche » bien ancré dans le cerveau. Le genre de mec que toutes les nanas aimaient bien en somme.

Il se pointa donc au pied du bâtiment avec un air peu motivé collé au visage. Fringué comme à l'accoutumé – un jean élimé et un t-shirt agrémenté d'une veste tout aussi élimée – il faisait vraiment tache dans l'environnement. Ignorant les regards qui s'attardèrent sur lui, le texan prit son courage à deux mains pour pénétrer à l'intérieur du bâtiment et se dirigea aussitôt vers les escaliers qui le menèrent au niveau où se trouvait le bureau du barbu. Lorsqu'il se retrouva dans le bureau du secrétaire, des éclats de voix lui arrivèrent de la pièce d'à côté, mais avant qu'il ne puisse se renseigner – pas que ça l'intéressait, mais il ne voulait pas débarquer au milieu d'une dispute – le gars l'entraînait déjà à sa suite.

Lorsqu'il déboucha à son jour dans la salle, le Major s'était déjà levé pour l'accueillir et semblait désespérément de bonne humeur. De quoi effrayer le trentenaire qui n'avait aucune envie de subir une de ses nouvelles idées foireuses.... Son regard se détourna finalement en direction de l'autre personne – vu qu'il y en avait forcément une à moins que le type s'engueule lui-même – et il ne fut pas déçu en voyant une gonzesse. Super. C'était quoi encore ce plan-là ? Renfrogné, le texan décrocha un regard méfiant au Major qui annonçait la couleur. Volontaire pour son programme ? C'était quoi au juste cette histoire ?? Entrouvrant la bouche pour protester, Jay se retrouva contraint dans suivre son bourreau des yeux alors que celui-ci fuyait lâchement de la zone de combat. Super. Refermant la bouche, le trentenaire resta immobile, tournant farouchement le dos à l'autre nana, espérant qu'elle allait disparaître s'il l'ignorait. Mais non. Au lieu de ça, elle prit la parole et l'obligea à pivoter légèrement pour lui jeter un regard.

« Y doit avoir l'système digestif inversé pour débiter autant d'merde. »

Ce n'était pas forcément ce qu'on attendait d'une discussion avec une femme, mais Jay n'était pas là pour faire copain-copain avec elle. Surtout qu'il n'appréciait pas du tout d'avoir été pris en traître de la sorte alors qu'il avait flippé bien comme il faut en se demandant s'il n'allait pas finir au trou. Arborant toujours son air renfrogné, le trentenaire laissa passer quelques instants de silence avant de reprendre la parole.

« Y va bien revenir, hein ? » La perspective qu'ils se retrouvent collés ici pendant des heures venait de lui effleurer l'esprit. « J'vais pas rester planté ici toute la journée. » son expression était toujours aussi bougonne alors qu'il évitait de croiser son regard. « Bon, puis c'est quoi c'délire ? »

Pour la première fois depuis le début de la « discussion », le trentenaire tourna la tête vers la jeune femme pour vérifier qu'elle n'allait pas lui pondre une histoire sortie de derrière les fagots. Elle n'avait vraiment pas la tronche d'une gonzesse qui bossait à l'UNISON, à croire qu'il ramassait ses « aides » dans des bars des quartiers mal-famés pour essayer de le mettre en confiance. Après un regard aux fringues de la nana, Jay détourna le regard et lâcha un soupir.

« L'a décidé d'recruter des meufs fringuées comme les délinquants pour qu'ça passe mieux, ou c'est juste l'nouveau uniforme d'l'UNISON ? »

Pas que la réponse l'intéressait vraiment en vérité.
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Ven 30 Sep - 19:57 Message | (#)

Comme elle le pensait et tout comme elle, Jay ne savait absolument pas en entrant ici qu’il se jetait tout droit dans un bas traquenard, et ce n’est qu’une fois les deux pieds dedans que le piège s’était refermé sur lui. Le major avait même poussé la porte derrière lui – pour être sûr qu’aucun des deux ne s’échappent de là ? Si ce mercenaire avait maintenant envie de la découper en petits morceaux pour la foutre dans des enveloppes estampillées « UNISON », il avait maintenant le champ libre, merci bien ! Heureusement, une telle idée ne paraissait pas traverser le type qui lui tournait le dos, semble-t-il de manière totalement délibérée. Il boudait déjà ? Elle avait tenté maladroitement d’établir un contact, et il fut assez aimable pour ne pas lui opposer un pesant silence. Alors qu’il se tournait légèrement de son côté, elle put même apercevoir un bout de nez et un éclat bleu, quand il daigna poser un coup d’œil sur elle. Elle avait souri et simplement hoché la tête, plutôt d’accord avec lui. Comment le respectable et sérieux Eldoth pouvait être « ami » avec lui ?

En plus, il ne semblait pas décidé à revenir vers eux. Peut-être qu’il guettait les éclats de voix dans le couloir, ou même qu’il les filmait ? Suspicieuse, Caitlyn s’arracha à son piquet de grève derrière la chaise et se rapprocha des coins du bureau, à la recherche d’une caméra ou d’un micro. Elle s’accroupissait, se hissait sur les pointes, fouinait sans rien trouver alors que Jay lui demandait confirmation. Il pouvait penser qu’elle était dans le coup, peut-être ?

« Je sais pas quand il reviendra. » Avoua-t-elle sincèrement, tandis qu’elle contournait le bureau pour se placer derrière l’écran d’ordinateur du Commandant. Le bougre avait fermé sa session – merde. « Mais pas tout de suite, j’espère. »

Là-dessus, elle eut une risette coupable. Elle commença à farfouiller parmi les papiers qui traînaient, sans rien trouver de bien intéressant dans un premier temps. Elle jeta une œillade appuyée à Jay et évalua sa réaction. Il n’irait pas la balancer, tout de même ? Jugeant pour le moment que c’était peu probable, elle se pencha et ouvrit les premiers tiroirs, sans grand intérêt. Jusqu’à tomber sur le dernier qui, lui, lui résista. Fermé à clé, et aucune clé à l’horizon.

« Ton major connaît un Légionnaire, et ils ont discuté tous les deux de l’affaire. » D’une main elle agrippa la poignée du tiroir et tira un coup sec, sans succès. « Apparemment, lui, il pense que tu n’aimerais pas que quelqu’un de l’UNISON, ou un juge, ou un assistant social s’occupe de ton programme de réinsertion. » Sans vergogne et tout en parlant tranquillement, elle posa son pied droit sur le bureau pour y prendre appui et cette fois, tira fort et à deux mains. Le tiroir résista courageusement. « Alleeeeez ! Pff. Bon. Du coup, ce Légionnaire me connaît depuis longtemps, et il a donné mon nom à Colt. » Après un regard en direction de la porte, toujours résolument fermée, puis à son témoin – coupable par association – elle posa ensuite un genou à terre et tâtonna de sa main gauche sous le tiroir, cherchant une ouverture, un accès, quelque chose. « Comme quoi ils pensent qu’on pourrait travailler ensemble, que ce serait bien pour toi, et que ça me ferait du bien aussi. Et j’aimerais savoir pourquoi ils pensent ça… » Sur ces mots, elle donna un plus brutal coup contre le dessous du tiroir, et un léger clic résonna alors. Le loquet venait de s’ouvrir. « Ouii ! Voyons ça… » Elle sortit plusieurs dossiers qu’elle ignora superbement, jusqu’à tomber sur une pochette papier ornée d’une étiquette mentionnant Caitlyn Cunningham. « Et voilà. Alors, qu’est-ce que vous savez, petit major… » Elle éplucha rapidement les deux feuilles qui se trouvaient là, et expira bien vite un soupir rassuré. Il n’y avait rien de compromettant, rien qui concernait les deux accidents qu’elle craignait de voir ressortir. Elle rangea le tout soigneusement, croisant les doigts pour que Gabriel ait « oublié » qu’il n’avait pas donné un tour de clé à son tiroir.

Cait retourna ensuite de l’autre côté du bureau et à la question, un rien vexante, de son criminel en reconversion, elle se rapprocha de lui et se planta du côté de son flanc droit.

« T’as l’intention de me donner des leçons de style ? » Elle croisa les bras sous sa poitrine et guigna dans sa direction. Elle s’était trouvée pas si mal en partant, ce matin. Certes ce qu’elle portait n’était pas spécialement élégant, mais quand elle s’habillait de sa veste en cuir, elle pensait toujours que ça faisait toute la tenue. « J’ai pas l’air d’une délinquante, et j’ai bien compris que ça passait pas, de toute manière. » Il n’y avait aucunement besoin d’être subtile pour capter que Jay était relativement fermé à l’échange avec elle. « Alors tu peux me regarder et arrêter de me tourner le dos sans risques, ça me vexe et j’ai déjà compris que tu boudais. »

Pour ne pas l’ennuyer plus que de raison elle s’éloigna et retrouva le confort de l’un des sièges en face du bureau du chef. Elle essaya de remonter ses jambes sous ses fesses, mais l’assise était trop étroite – ou ses cuisses trop imposantes, ça dépend de la perspective.

« Tu pourras toujours lui dire que tu veux pas quand il reviendra. » Elle haussa les épaules et plongea sa main dans la poche de sa veste, pour en sortir un paquet de tabac, des feuilles ainsi que des filtres. Méthodiquement, elle roula un fin tube tout plein de nicotine et de mauvaises choses goudronnées. « Tu en veux une ? » Elle fumait souvent et quelle que soit l’occasion, mais c’était quand même plus agréable accompagnée.
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Mikhaïl Yarochenko

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Lun 3 Oct - 13:29 Message | (#)

En la voyant se lever pour commencer à fouiller partout et à chercher quelque chose, Jay se demanda soudain s'il n'avait pas affaire à une tarée qui collectionnait les TOC. Et si l'autre guignol avait envisagé de vérifier si elle était dangereuse pour autrui en tablant sur le fait que le texan pouvait survivre à quasiment toutes les tentatives de meurtre ? Sur le coup, il songea que c'était contraire aux lois, mais la seconde d'après il se souvint à qui il avait affaire : le Major était bien capable d'un tel coup tordu. Il fronça donc les sourcils alors qu'elle lâchait qu'elle espérait qu'il ne reviendra pas sur-le-champ. Jay ne manqua pas de renifler en signe de désapprobation. Lui avait plutôt tendance à espérer qu'il reviendrait aussi rapidement que possible !

Toujours est-il qu'il se fichait pas mal qu'elle fouille dans la paperasse de ce type : ce n'était pas son pote et s'il était assez idiot – ou confiant – pour se barrer en laissant dans son bureau deux graines de délinquant – quoique, Jay tenait plus du baobab pour le coup – c'était son problème ! En tous les cas, le fait de savoir qu'un foutu Légionnaire avait mis son nez dans son affaire l'irritait sérieusement et l'expression fermée, encore plus que d'habitude du moins, qu'il arbora le montrait clairement. Toujours silencieux, il s'accorda simplement une brièvement remarque à propos de son manque de motivation à voir un agent foutre son nez dans ses affaires :

« C'bien la seule réflexion logique qu'il aura eu. »

Bon, il était méchant, voire carrément mauvaise langue, mais le fait était que Jay n'avait pas envie que ce type parle de son affaire avec le premier mec en collants venu ! D'ailleurs en voyant la gonzesse foutre son pied sur le bureau pour s'échiner à ouvrir un tiroir, le texan en vint à se demander si elle n'était pas passée par la case « redressement » elle aussi. Certainement. Ça expliquerait ses fringues. Oui madame, monsieur se permettait des jugements à l'emporte-pièce ! Bien évidemment, il ne lui vint pas à l'idée de proposer son aide à la jeune femme pour la bonne et simple raison qu'il se méfiait d'elle : rien ne lui disait qu'elle ne faisait pas tout pour vérifier s'il ne violerait pas les lois à la moindre occasion – et ce serait bien la première fois qu'on pourrait utiliser ce verbe le concernant !

Mutique au possible, Jay la laissa s'amuser avec sa paperasse, se demander encore en quoi cette meuf pouvait lui apporter quelque chose. À part des ennuis bien sûr, parce que c'était connu que les gonzesses étaient des aimants à ennuis. D'ailleurs, lorsqu'elle se rapprocha de lui, le trentenaire lui décrocha un regard mi-méfiant, mi-hostile. Le genre d’œillade que les chiens offraient avant de vous arracher un morceau de fesse, sauf qu'il ne comptait pas en arriver là bien sûr – le jour où il s'approcherait du fessier d'une nana serait à marquer d'une pierre blanche. Mais lorsqu'elle commença à lui aboyer des ordres en le raillant sur sa « bouderie », la réaction fut instantanée : son œillade se transforma en regard noir accompagné de quelques mots lancés d'un ton contrarié.

« J'boude pas. T'me connais pas, t'sais pas si j'suis pas comme ça au naturel, alors écrase. » et il restait poli. « Alors m'donnes pas d'ordres, j'ai pas envie d'voir ta gueule, j'ai l'droit. »

Et s'il n'avait pas le droit, il prendrait le gauche ! Blague à part, cette simple remarque fut suffisamment pour le braquer, comme à l'accoutumée en somme. Croisant ses bras sur son torse, il détourna d'autant plus le regard en observant les trucs ridicules qui trônaient sur les étagères autour d'eux. Le faire collaborer avec une gonzesse, non mais sérieusement ? S'en était à se demander si ce guignol avait compris quoi que ce soit dans son mode de fonctionnement ! Certainement pas, il devait être trop occupé à débiter ses conneries pour comprendre que Jay n'était pas le genre de gars qui aimait rigoler. Les nombreux flops qui suivaient ses plaisanteries auraient dû le renseigner, mais non.... Toujours aussi peu amène que depuis le début de la conversation, le texan reporta finalement ses prunelles claires sur la gonzesse au moment où elle lui en proposant une. Une quoi ? En voyant la cigarette, il secoua la tête d'un air buté. Même s'il était un fumeur occasionnel, le texan ne se laisserait pas tenter juste pour faire preuve de mauvaise volonté. Et puis, même si on ne lui avait jamais appris à ne pas accepter des bonbons d'inconnus, Jay avait compris qu'il valait mieux éviter d'accepter un truc venant d'un ami du Colt. Vu l'animal, il risquait encore de se réveiller en costard cravate prêt à passer un entretien pour devenir son secrétaire personnel à l'UNISON !

« Nan. » Simple, concis. « Ca changera quoi qu'j'lui dise, sérieusement ? » Il pivota légèrement pour la dévisager. « J'lui ai répété depuis des mois qu'les nanas c'est qu'des aimants à emmerdes et qu'j'peux pas les blairer et j'me retrouve quand même à devoir faire la causette avec toi. »

Et bim. D'un seul coup elle avait confirmation qu'il n'avait aucune envie de lui parler, mais en plus elle apprenait qu'elle avait affaire à un parfait misogyne et qu'il n'allait certainement pas lui faciliter la tâche. Autant y aller à fond pour s'assurer qu'elle lâcherait le morceau dès le début histoire qu'ils soient débarrassés de cette situation ridicule avant qu'elle n'aille trop loin.

« J'en ai rien à carrer d'ton style, mais j'ai pas besoin d'aide. Encore moins d'une meuf qui fouille dans les dossiers d'un mec haut-placé d'l'UNISON. J'vois pas en quoi t'pourras m'aider, alors quitte à me farcir un emmerdeur sur le dos pendant les années à venir, j'préfère encore l'autre guignol. » Ca avait le mérite d'être clair. « Mais vu qu't'as pas l'air plus motivée qu'moi à faire ça, t'as qu'à dire la même chose quand y reviendrait et on aura la paix ensuite. D'toute manière, c'pas parce qu'y décide d'un truc qu'ça va s'faire. »

Autrement dit, il avait accepté beaucoup de choses, mais si ni l'un, ni l'autre ne voulait s'amuser à tenir compagnie à l'autre, il n'allait pas pouvoir les attacher ensemble pour s'assurer qu'ils obéissent aux ordres.
Il ne pouvait pas, non ?
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Lun 3 Oct - 20:48 Message | (#)

Ce type-là était décidément aussi aimable qu’une porte de prison ! Même si son dossier et le récit de Colt avaient tous les deux fait état d’un dialogue quelque peu « difficile », Caitlyn venait quand même de recevoir une claque face à l’étendue du blocage. Surtout qu’il avait apparemment la fâcheuse habitude de comprendre ce qu’il avait bien envie d’entendre, et en plus, de s’en vexer. Prometteur ?

« Je t’ai pas donné d’ordre. » Répliqua-t-elle vivement. S’ils jouaient au plus entêté, le match pouvait être serré. « J’ai dit que tu peux me regarder, pas besoin d’être aussi susceptible ! » Elle retint le Monsieur je-boude-pas au fond de sa gorge, qui aurait pu faire croire qu’elle lui donnait des leçons.

Plutôt que d’échauffer un texan qui n’avait vraisemblablement pas besoin de beaucoup pour s’agacer, la jeune femme se concentra sur un roulage de cigarette en bonne et due forme. Un peu de nicotine allait bien calmer les ardeurs de celui-ci, mh ? Raté, il refusa sec et reçut un haussement d’épaules en retour, tandis qu’elle calait le filtre entre ses lèvres, en position d’attente. Elle réfléchissait en silence à la question posée mais n’avait pas de réponse à offrir, elle était loin de connaître suffisamment ce Gabriel pour prétendre savoir ce qu’il avait en tête. Elle avait même espéré l’espace d’un instant que Jay en sache davantage, puisqu’il le côtoyait depuis quelques temps déjà. Rien de tel et à la place, le sire lui servit un discours des plus salés. Elle entrouvrit les lèvres sous la surprise et sa cigarette alla rouler sous le bureau, à présent qu’elle le dévisageait avec des yeux ahuris.

« Attends, t’as dit quoi là ? Les nanas sont des « aimants à emmerdes » ? » Elle chercha dans son regard une confirmation qui n’avait même pas besoin d’être orale. Il avait vraiment dit ça ! « Genre ! Le gars il a trois frangins et pas de femme dans sa vie et il va quand même dire que c’est la faute d’une femme s’il est dans la merde jusqu’au cou. Je rêve. » Il n’y avait pas besoin d’être furieusement pour les droits des femmes pour s’offusquer de tels propos, mais en plus, Cait était une féministe engagée. Autant dire qu’une belle partie de plaisir était engagée. « C’est peut-être pour t’apprendre à plus avoir de préjugés à la con que le major m’a foutu dans tes pattes, t’as gagné le jackpot. »

Et en plus, il prétendait ne pas avoir besoin d’aide ! A entendre des bêtises pareilles, Cait avait presque l’impression de s’écouter – et ce n’était pas franchement agréable.

« Pas besoin d’aide ? Parce que tu crois que tu serais où exactement si t’avais pas reçu d’aide, hein ? » Certainement pas dans le confortable et loufoque bureau du commandant de l’UNISON, à écouter une nana paumée lui dire qu’il avait de la chance. Ca, c’est clair. « Tu me connais pas et tu penses déjà que je peux rien faire pour toi, on t’a déjà dit que t’étais pessimiste en plus d’avoir une tête de boudeur buté ? » Rien de tel qu’une petite pique quand le ton monte, ça met toujours en jambes !

« Si tu crois que tu vas avoir la paix, c’est que t’as vraiment rien compris. »

Lancée, Cait en aurait bien rajouté une couche mais c’est cet instant précis que choisit Tristan, le secrétaire personnel du maître des lieux, pour faire irruption dans la pièce. Il portait un plateau tout simple avec une cafetière et quelques mignardises appétissantes, et arborait un sourire dégagé, comme s’il n’avait absolument rien entendu de l’échange.

« Le major vous demande de l’excuser, une affaire urgente le retient. » Caitlyn profita de la diversion pour poser un genou à terre, à la recherche de la cigarette perdue. Ne la trouvant pas, elle se mit à plat ventre et rampa un peu sous le bureau pour la rattraper, sous le regard interloqué de Tristan. « Il reviendra rapidement vers vous. » La cigarette calée entre son index et son majeur, elle farfouilla dans ses poches. « On ne fume pas ici, miss Cunningham. » Bien loin les temps heureux où l’on pouvait tirer une latte à l’intérieur ! « Mettez-vous à l’aise, monsieur Colt m’a dit de vous transmettre ses vœux de bonne entente.
_Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ?
_Je suis à côté si vous avez besoin de moi, à plus tard. »

Après un regard et un sourire à l’un comme à l’autre, il se retira et referma la porte derrière lui. Cait jeta un coup d’œil mauvais dans sa direction, mais il avait au moins eu la bonne idée de leur apporter du ravitaillement. « Si ça se trouve il se tient au courant, et il reviendra pas avant d’être content de comment ça se passe. » Une pensée en passant qui ne résista pas longtemps à l’appel du ventre. Directement, elle jeta son dévolu sur un éclair au chocolat miniature, tout brillant et joli. Alors qu’elle l’avançait vers ses lèvres, elle se figea. Il n’y en avait qu’un seul de la sorte.

« » Quand on était la quatrième d’une famille de six, on prenait l’habitude de s’emparer rapidement de sa part au risque de la voir dérober puis dévorer par un concurrent. Suspendue avec son éclair dans les doigts, elle fit un effort et demanda doucement : « Tu le veux ? »
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Mikhaïl Yarochenko

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Lun 3 Oct - 23:03 Message | (#)

Susceptible ? Lui ? La remarque valut un regard noir à la jeune femme alors que le texan ne se gênait guère pour lâcher une énormité qui prouvait clairement qu'il ne se rendait même pas compte de la manière dont il se comportait :

« J'suis pas susceptible. »

Même si le ton employé montrait clairement le contraire ! Disons plutôt qu'il ne l'était pas dans de nombreux domaines, mais avec les femmes si. Ce serait plus simple à résumer, même si Jay doutai qu'une gonzesse comme ça puisse chercher à comprendre quoi que ce soit à son mode de fonctionnement ! En vérité, il la voyait plutôt comme toutes les emmerdeuses qui lui avaient pourri ses années d'adolescence et continuaient même à le faire lorsqu'il croisait – rarement – leurs routes. La seule différence étant qu'elle était fringuée comme une délinquante ou une junkie alors que les autres gonzesses avaient l'air de pouffiasses ou de princesses – ce qui revenait au même.

De toute manière, la discussion dérapa rapidement puisqu'il avait visiblement affaire à une putain de féministe qui ne comprenait pas que les nanas étaient des emmerdeuses professionnelles. D'un autre côté, lorsque vous aviez le nez dans la merde, vous finissiez par ne plus en sentir l'odeur, non ? C'était certainement ce qui arrivait à celle-là, elle ne pigeait pas à quel point elle pouvait se foutre dans les emmerdes parce qu'elle avait tellement l'habitude d'y être ! Cela dit, sans s'en rendre compte elle aborda un sujet plus qu'épineux en lui balançant à la gueule le fait qu'il n'avait que des frangins et pas de nana dans sa vie. Justement si. Il en avait eu une et c'était « à cause » d'elle qu'il était ici. Fronçant les sourcils d'un air beaucoup plus sombre que depuis le début de la conversation, le texan répliqua d'un ton clairement hostile :

« Ferme ta gueule, t'y connais rien. » Ce qui était vrai. « Si mes préjugés à la con t'vont pas, t'peux la fermer et attendre que l'autre emmerdeur revienne alors. »

Parler de Charlie était vraiment une très mauvaise idée et même si elle ne l'avait pas fait volontairement, aborder le sujet de la famille et de l'absence de nana dans sa vie, c'était pareil. Cette fois-ci, Jay ne chercha plus simplement à ne pas la regarder, il lui tourna carrément le dos et s'éloigna dans la direction opposée, mais fut contraint de s'arrêter lorsqu'il se retrouva face à une bibliothèque pleine de bibelots qui ne l'intéressaient aucunement. S'il s'écoutait, soit il lui en collerait une pour qu'elle la ferme, soit il se tirerait d'ici, malheureusement aucune des deux options n'était vraiment envisageable vu la situation....

Pourtant, il se posa sérieusement la question en constatant qu'elle persistait dans ses « conseils » à prétendre qu'il ne pigeait rien à rien et qu'il n'en serait pas là aujourd'hui sans aide. Oh, c'était vrai ! Il serait en taule ou en fuite, mais le texan avait tendance à détester être dans cette situation-là : ce n'était pas sans raison qu'il avait toujours refusé l'aide de Charlie lorsqu'elle voulait lui permettre de sortir de la merde.... Une nouvelle pensée qui le ramena à sa sœur et assombrit son humeur. Forcément, Jay interpréta mal la remarque sur son degré de compréhension et s'imagina qu'elle le dénigrait comme toutes les gonzesses.

Au lieu de s'énerver, le trentenaire se mura dans un silence obstiné et ne se dérida guère lorsque le secrétaire débarqua dans le bureau pour leur apporter un petit quatre heures. Il n'avait ni faim, ni soif et voulait simplement se barrer d'ici. Sa mauvaise humeur était certainement palpable, aussi évita-t-il de croiser le regard du gamin qui servait de bonniche au Major. Il aurait été capable de l'agresser sans raison valable juste parce qu'il était énervé. Jay ne se retourna que lorsque le jeune homme fut sorti et qu'ils se retrouvèrent à deux dans ce putain de bureau. Elle s'était déjà jetée sur la bouffe et semblait prête à l'engloutir comme si elle n'avait rien avalé depuis des lustres ! Toujours renfrogné, Jay secoua la tête en l'entendant poser sa question :

« J'ai pas faim. »

Le ton était toujours fermé, mais il faisait un effort pour éviter de se prendre la tête avec elle avant que le guignol ne soit de retour. Il risquait encore de l'accuser de ne pas faire d'efforts et de lui balancer que c'était une excuse pour revoir leur accord ou une connerie comme ça ! Même si le Major avait l'air honnête, les paroles de Seth continuaient à tourner dans son esprit : et s'ils se servaient tous de lui ? Probable, même très certainement vrai, donc autant éviter de leur donner du grain à moudre ! Croisant ses bras sur son torse dans un signe inconscient de contrariété, il reprit la parole :

« J'capte pas tout là. Y'a cinq minutes t'avais l'air ok pour dire qu'on voulait pas d'cette collaboration, pis là t'causes comme si t'étais chaude pour dire ok. » Il ne glissait aucun sous-entendu dans ses paroles. « Qu'les choses soient claires : j'ai aucune envie qu'on s'amuse à s'supporter alors qu'c'est clair qu'on s'entendra jamais. » Oui, c'était la conclusion du jour ! « Sérieux, j'ai pas envie d'me prendre la tête avec toutes les meufs qu'l'Major s'met en tête d'aider, alors on va dire à son secrétaire qu'on l'sent pas et on va s'barrer. Enfin, toi t'fais c'que tu veux, j'm'en fiche, mais moi j'vais pas m'coltiner une discussion d'merde pendant des heures. »

Et oui, il parlait bien de celle qu'ils avaient à cet instant. On savait parler aux femmes ou on ne savait pas ! Une chose était certaine : la finesse des Lane avec les femmes était génétique.
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Mar 4 Oct - 8:33 Message | (#)

Il ne fallait pas exagérer et dire qu’il s’agissait d’un désastre, mais avancer que ce n’était pas un merveilleux départ pour une collaboration fructueuse paraissait… Plutôt juste. C’est aussi pourquoi Caitlyn était prête à consentir d’abandonner cet éclair au chocolat qui la faisait pourtant saliver : quand elle se disputait avec Johanna, la bouffe avait toujours joué le rôle de désamorceur. Malheureusement Jay ne semblait pas fonctionner de la même manière, mais tout le monde avait bien une petite faiblesse prompte à faire baisser la garde, non ? Il suffisait de la trouver… Pour l’heure, Cait se contenta d’apprécier la gourmandise, pas mécontente qu’il l’ait refusée au final. La jeune femme se léchait les doigts quand il reprit la parole, tout renfrogné et tendu – c’est en tout cas comme ça qu’elle interprétait sa posture – et elle l’écouta sans moufter, ses prunelles sombres dardées sur lui.

Quand il eut terminé, elle prit le temps de tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche. Elle savait pertinemment qu’elle avait tendance à réagir au quart de tour, à s’énerver, à prendre les choses trop à cœur pour au final regretter ce qu’elle venait tout juste de dire. Comme Jay était susceptible – si – et que c’était la première fois qu’ils se retrouvaient en face l’un de l’autre, elle fit un effort et prit sur elle.

« Tu l’as rêvé le moment où j’ai dit que j’étais ok pour qu’on fasse rien. » Sans doute une petite tendance à prendre ses désirs pour des réalités ? « J’ai juste dit que si toi t’étais pas d’accord, tu pourrais lui dire. » Cela dit, du peu qu’elle avait côtoyé le major, il semblait bien cramponné à ses positions une fois qu’il avait pris une décision. Il avait beau joué aux gentils rigolos, il avait l’air tenace et in fine de vouloir que les choses se déroulent comme lui l’avait décidé. Cependant sa situation était bien différente de celle de Jay.

« T’es en train d’essayer de négocier avec moi, en fait, là ? » Elle esquissa un sourire. « Tu sais que je suis pas de l’UNISON. J’obéis pas aux ordres du major et j’ai pas signé de pacte avec lui, moi. » En définitive, absolument rien ne l’obligeait à être dans son bureau et à s’investir dans ce programme si elle n’en avait pas envie. « Du coup, tu veux que je me barre pour être tranquille et faire capoter le truc. » Elle pouvait entendre la stratégie, cela dit. Le commandant pouvait contraindre Jay, mais si ce dernier décourageait les candidats potentiels, Gabriel serait impuissant. « Sauf que ça ne dépend pas de moi. Ce n’est pas moi qu’il veut aider, il me connaît pas et s’en fout. »

La preuve étant l’enquête de surface menée sur elle, qu’elle avait parcouru dans le bureau. Le major s’était contenté de demander à son service de regarder son casier, il devait avoir confiance dans le jugement d’Adrian. « Si c’est pas moi, ce sera quelqu’un d’autre que tu devras supporter. » Elle ne se considérait pas comme un trésor en la matière, autant être clair. « Si t’as envie de voir débarquer tous les bons samaritains de Star City jusqu’à ce qu’il y en ait un de suffisamment cramponné pour croire que sa mission divine c’est de faire de toi un honnête citoyen, bah, vas-y, dégage-moi. » Bon, elle espérait quand même qu’il n’allait pas la jeter par la fenêtre manu militari.

« Je suis pas du tout parfaite. Déjà, je suis une femme. » Évidemment que c’était mordant et doucement ironique, toutefois elle prenait vraiment en compte que c’était un problème pour Jay. « Mais je vais pas te traquer, fouiner dans ta vie et te forcer à aller à la messe. » Pour le moment ? Naaan. C’était pas son genre. « Je me dis juste que ça peut valoir le coup d’essayer ce qu’il propose. Au pire, ça capote et puis c’est tout. »

Elle avisa d’un œil gourmand une tartelette au citron meringuée innocemment déposée sur le plateau, et après une fausse hésitation qui dura l’espace de quelques secondes, elle s’en empara et la fit tourner entre ses doigts. C’est peut-être parce qu’elle ne le regardait plus qu’elle réussit à souffler, d’un ton qu’elle essaya de rendre détaché, sans réellement y parvenir.

« Et désolée pour tout à l’heure. Je voulais pas être méchante, en parlant de ta famille et des femmes… C’est juste que tu m’as énervé. »

Elle croqua dans la pâtisserie et chassa le ‘ferme ta gueule’ terriblement hostile qui avait résonné dans sa tête. Elle avait instantanément su qu’elle avait dépassé les bornes, sans savoir comment et pourquoi. Des excuses ne coûtaient pas grand chose, même si elle craignait qu’il les balaie avec plus ou moins de vigueur.
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Mar 4 Oct - 14:48 Message | (#)

Jay le dévisagea lorsqu'elle lui laissa comprendre qu'elle n'avait jamais dit qu'elle ne voulait pas de leur collaboration. Elle hallucinait ou quoi ? Elle avait clairement dit qu'elle n'était pas au courant de cette histoire et qu'elle ne connaissait pas franchement le Major ce qui, dans l'esprit du trentenaire, équivalait à un refus de coopérer. Bien sûr, les choses étaient légèrement plus compliquées que ça, mais le texan n'aimait guère s'emmerder avec des probabilités : il comprenait d'une manière et restait dirigé là-dessus, voilà tout.

Il conserva donc son air buté, persuadé que c'était encore un coup perfide de la race « femelle » qui cherchait à lui faire comprendre qu'il divaguait et/ou qu'il perdait la tête. Lèvres scellées, il garda ses bras croisés alors qu'elle continuait en lui expliquant que ce n'était pas elle qui déciderait si leur collaboration s'arrêtait ou non et Jay comprit que c'était vraiment mal parti. Là, elle était en train de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas l'intention de revenir en arrière et qu'ils allaient devoir se supporter qu'il le veuille ou non. Ou non, plutôt qu'ils allaient devoir se supporter s'il ne faisait pas tout arrêter de son côté. Super. Comme ça on l'accuserait de nuire à l'accord, c'est ça ? Mouais. La perspective de se coltiner quelqu'un pour le chaperonner l'emmerdait profondément, mais il ne savait pas encore quel était cet accord. Qu'est-ce qu'elle allait devoir faire exactement ? Débarquer chez lui était exclu, mais se la farcir au boulot ou dans la vie de tous les jours l'était tout autant. Soupirant d'un air lassé, il se détourna à nouveau vers la bibliothèque qui ne l'intéressait toujours pas et fut surpris de l'entendre s'excuser. Ah bon, parce que les chieuses s'excusaient maintenant ? Aussi buté qu'à l’accoutumée, il ne la regarda pas et se contenta de hausser les épaules.

« S'tu comptes t'énerver à chaque fois qu'j'te dis un truc qui t'va pas, t'peux arrêter dès maintenant, parce qu'j'vais certainement pas m'mettre à jouer l'hypocrite pour t'dire des trucs qu't'as envie d'entendre. » Au moins ça avait le mérite d'être clair. « Mais j'en ai rien à branler d'ton avis d'toute manière, t'peux dire c'que tu veux. »

Ce qui était totalement faux. Oh, Jay s'en fichait effectivement de son avis, mais ça ne l'empêchait pas de se sentir contrarié ou blessé lorsque quelqu'un jugeait utile de lui parler de sa sœur ou de sa famille – et de lui rappeler l'existence, ou plutôt la non existence, de Charlie. Cela dit, chez les Lane on n'exprimait pas ses sentiments et ce n'était pas face à une parfaite inconnue qu'il allait le faire ! Si elle avait l’œil, peut-être qu'elle capterait un léger changement dans sa manière de parler puisqu'il se montrait un peu moins hostile, mais ce n'était pas facile à voir sous sa couche de mauvaise humeur.

Au lieu de reprendre à ce sujet, Jay préféra s'intéresser à l'autre partie de la discussion, celle qui avait déclenché tout ce remue-ménage au final. Il regrettait déjà d'avoir accepté de faire ces conneries, estimant que ça aurait été bien plus facile de se barrer au Texas et changer de vie pour éviter de se coltiner des emmerdeurs de l'UNISON dans les pattes. Mais il avait fait un autre choix, il devait donc assumer.

« D'toute manière, c'pas la peine d't'imaginer qu'on va s'entendre ou devenir potes. Autant qu'tu sois fixée, c'pas parce qu'j'ai accepté d'collaborer avec l'autre qu'j'vais dire amen à tout c'qui m'dit d'faire. Alors, tu finiras pas en avoir marre toute seule. S'tu t'énerves déjà dès la première discussion, c'est clair qu'ça marchera pas. » Et il avait l'air sûr de lui en disant ça. « T'vas devoir faire quoi alors ? Si c'est mas m'chaperonner ou t'charger d'me transformer en honnête citoyen ? Parce qu'j'ai pas l'impression qu'tu sois plus au fait que moi en c'qui concerne les lois.... » Surtout celle de na pas fumer, même si c'était secondaire bien sûr. « Alors, j'vois pas trop l'but d'la manœuvre. J'vais juste devoir supporter tes remarques de merde pour prouver qu'j'suis motivé en fait ? Un test d'résistance ou un truc du genre ? »

Parce que c'était vraiment comme ça qu'il avait interprété cette prise de contact, autant être honnête. De toute manière, elle aurait tôt fait de comprendre qu'il se fichait éperdument de ce qu'elle pouvait penser ou vouloir, tout comme il ne chercherait guère à enrober ses remarques pour les faire mieux passer. Non, il dirait les choses qui lui traversaient l'esprit et comme elles venaient. Autant dire que si la gonzesse s'accrochait, les mois à venir allaient devenir animés pour l'un comme pour l'autre.
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Mar 4 Oct - 20:11 Message | (#)

Caitlyn n’était pas du genre à se décourager rapidement, bien au contraire, c’était une tenace et une hargneuse terrible. Néanmoins la situation jouait contre elle : elle ne savait pas exactement à quoi se raccrocher. Pourquoi se lancer dans un programme pareil ? Pour lui, qui n’en avait visiblement pas envie ? Pour elle, mais qu’est-ce que ça lui apporterait, au juste ? Et puis, dans quoi est-ce qu’elle s’engageait exactement ? Heureusement, les remarques franches et blessantes de son acolyte du jour la tirèrent de son marasme de réflexion et lui fouettèrent le sang !

« C’est bon, j’ai compris. » Conclut sèchement la jeune femme en lui jetant un regard par en-dessous. A force, il allait même lui gâcher le plaisir de manger. « Tu t’en fous de moi, tu t’en fous de ce qu’on pense de toi, t’en as rien à foutre de tout hormis de ton nombril – le message est passé ! »

Qu’est-ce qu’il était passé par la tête de ce major, hein ? On ne peut pas aider quelqu’un contre son gré, et ce type-là était aussi piquant qu’un oursin et aussi chiant et à nerf qu’une femme enceinte en phase terminale. La preuve, il arrivait même à lui reprocher de façon sous-jacente de s’être emportée, alors qu’elle s’était excusée, et qu’il l’avait de surcroit bien cherché.

« Discussion ? On a eu absolument aucune discussion ! » Il avait du toupet, quand même. Fallait le reconnaître. « Tu m’as repoussé dès la seconde où tu m’as vu et tu m’as jugé au premier regard, t’as rien cherché à savoir, à te faire une idée sur des fringues, tu m’as direct mise dans une case. » Elle croisa les bras sous sa poitrine, marquant elle-aussi inconsciemment son repli sur elle et délaissant les autres gâteaux pourtant fort appétissants. « C’est injuste, je t’ai rien fait. » C’était facile de prétendre que ça ne marcherait pas, par sa faute à elle, alors même qu’il avait décidé de prime abord qu’elle ne lui convenait pas.

Elle était aussi vexée que contrariée car, contrairement à son interlocuteur renfermé, elle n’aimait pas être rejetée et ostracisée, même si pour la peine, elle ne le connaissait pas. Elle savait pertinemment qu’elle devrait se foutre totalement de son avis, mais elle ne parvenait pas à faire abstraction. Ainsi, quand il sous-entendit, même pas subtilement, qu’elle pouvait être du genre à enfreindre les lois sans vergogne, elle planta ses yeux dans les siens.

« Tu te les gardes tes impressions, merde à la fin ! »

Elle serra ses bras et appuya ses mains contre sa taille, tout en se laissant un peu glisser à l’intérieur de son siège. Elle ne voulait pas avoir de geste déplacé dans le feu de l’action et sous le coup de la colère. Elle tapait son talon droit contre le sol, résistant à l’envie de se lever et de faire les cent pas dans cet espace clos et beaucoup trop petit.

« C’est pas pour toi le test de résistance, ça c’est clair. »

C’était l’hôpital qui se fout de la charité ! Lui s’était contenté de bouder dans son coin et après tout, elle ne lui avait rien dit d’insultant ! Bon, il avait mal pris cette allusion aux femmes, mais elle n’avait pas proféré d’attaque personnelle et n’avait pas non plus essayé de le provoquer.

« Et il n’y a pas de « commande » pour toi, ou en tout cas, le major m’en a pas parlé. Ce sera au feeling, il a dit. » La bonne blague. « Il avait sûrement pas anticipé que tu ferais absolument rien sans qu’on te donne un ordre. » Sans le savoir et encore une fois, elle touchait peut-être un point sensible. Aveugle à tout ça, elle continua sur le même ton vif. « Je comprends même pas pourquoi t’as accepté cette histoire, en fait. »

Caitlyn hésita à le regarder à nouveau, il ne lui faisait pas peur mais il essayait visiblement de couper tout contact visuel, comme quand il s’était retourné pour lui présenter son dos. Elle ne savait pas si c’était sa façon à lui de s’empêcher de lui mettre son poing dans la tronche. Finalement et après un court temps de silence, elle se força à s’arracher de la contemplation du sol pour chercher à capter ces éclats bleutés.

« Moi, j’ai répondu à la demande d’un ami. Mais toi ? J’ai vu, pour tes capacités. » C’était foutrement impressionnant et effrayant, elle n’aurait pas aimé l’affronter dans son seyant costume de Légionnaire. Le fichier du major ne contenait pas de traces de ses propres pouvoirs, tant mieux, même s’il faudrait certainement qu’elle les révèle si elle entrait dans le programme… Ce qui paraissait quand même peu probable, au vu de la situation. « T’aurais pu tout exploser et partir, qui t’aurait arrêté ? Mais tu es resté. C’est quoi, que tu veux ? Faire ton temps pour retrouver ta liberté, et continuer comme avant ? Essayer de changer ta vie ? C’est le but de ta manœuvre qui est floue. » Elle haussa doucement les épaules. « Alors que c’est ça qui détermine ma présence ici. J’aimerais savoir, du coup. Au moins comprendre pourquoi je me suis déplacée jusqu’ici. »
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Mer 5 Oct - 11:08 Message | (#)

L'intonation sèche de la jeune femme lui échappa totalement, il ne capta pas une seule seconde qu'il venait de la vexer. Pourquoi se sentirait-elle contrariée qu'un type qu'elle ne connaissait pas se fiche éperdument d'elle et de sa vie ? Contrairement à la majorité des êtres humains de cette planète, le texan assumait totalement son égoïsme. Il ne souhaitait pas être hypocrite et ne voyait pas pour quelle raison il aurait dû s'amuser à lui faire croire qu'il allait faire des efforts pour elle alors qu'il n'en avait aucune envie.
Les codes sociaux l'emmerdaient, tout simplement.

Il se contenta donc de ne pas répondre, considérant cette discussion comme close, même si la brune semblait plus compliquée à convaincre. Bien sûr que si, ils avaient eu une discussion ! À la manière Lane du moins, quoique, elle avait été beaucoup plus paisible que celles que Jay connaissait habituellement. Le texan lui décrocha un regard lassé – il l'était presque toujours, oui – lorsqu'elle reprit la parole pour râler sur le fait qu'il l'avait repoussée dès le premier instant. Forcément ! Il débarquait ici pour parler au Major et se retrouvait collé avec une gonzesse qu'il ne connaissait pas et qui allait devoir le chaperonner ! À quoi est-ce qu'ils s'attendaient, franchement ? Peut-être que ce n'était pas de sa faute, mais c'était la seule nana ici présente et il n'avait donc aucune raison de compatir à sa situation et d'attendre que l'autre emmerdeur revienne pour lui gueuler dessus. Enfin si, il en avait plein, mais son sang chaud et son côté impulsif le poussaient à réagir sur-le-champ et à la remballer sans se soucier de ce qu'elle ressentirait. Il était égoïste, rappelez-vous !

« Et alors ? C'pas juste contre toi, tout le monde y a droit, c'comme ça. » Au moins pouvait-elle se consoler en se disant qu'elle n'était pas une exception. « La vie est injuste, t'devrais l'savoir. »

Ce n'était pas une quelconque philosophie de comptoir qui le poussait à parler ainsi, mais simplement son expérience professionnelle. La vie n'avait pas été facile avec les Lane et Jay avait toujours considéré qu'elle était injuste, c'était d'ailleurs ce qui avait forgé son caractère actuel. Peut-être que s'ils avaient été dans une famille aimante et aisé, il serait devenu un excellent homme d'affaires, voire un acteur ? Les possibilités étaient nombreuses, mais la vie avait été injuste comme la gonzesse le disait et il avait fait avec. Alors, se plaindre des injustices n'étaient pas le meilleur moyen de le rendre plus conciliant ou amical, elle le comprendrait tôt ou tard. Sauf si elle se barrait.

Mais Jay en doutait légèrement, elle avait l'air drôlement butée, installée sur son siège à tapoter le sol comme si elle perdait patience. Et lui donc ? Elle croyait peut-être que ça lui faisait plaisir d'être ici ? Il haussa les épaules pour toute réponse lorsqu'elle souligna que le test de résistance ne lui était certainement pas destiné. Allez savoir, avec ce type tordu, tout était possible ! Ça l'étonnait d'ailleurs qu'il ne lui ait pas lancé d’œillade encourageante pour qu'il tente sa chance avec celle-là. Mais non, il semblait encore avoir un peu de matière grise dans le crâne, même si le coup du « feeling » laissait un peu à désirer. Bon, c'était certainement la meilleure chose à faire avec quelqu'un d'aussi versatile que le texan, mais ce dernier trouvait tout de même ça spécial comme instructions.

Alors qu'il réfléchissait à la question de la santé mentale de ce type, l'autre trouva utile de remettre les pieds dans le plat en soulignant qu'il ne savait rien faire sans ordre préalable. Une nouvelle fois, le regard clair du texan s'assombrit alors qu'il la dévisageait d'un air contrarié. Qu'est-ce qu'elle en savait cette chieuse déjà ? ! Serrant les dents pour éviter de lui aboyer dessus et d'attirer la moitié du bâtiment ici, Jay se renfrogna et garda ses bras fermement croisés devant lui, le regard fuyant. Elle l'emmerdait avec ses questions et ses remarques déplacées, à le juger comme ça sans raison ! Bien sûr, il ne remarquait pas une seule seconde qu'il faisait exactement ce qu'il était en train de lui reprocher et même si elle l'avait souligné, il aurait refusé de la croire.
Tout d'abord fermement décidé à ne plus parler, il comprit que ce n'était pas la meilleure solution avec une nana comme ça et ouvrit finalement la bouche pour répondre :

« J'croyais qu'c'était pour répondre à la demande d'un ami ? » Il pouvait être sarcastique parfois, si, si. « J'ai pas envie d'coller à l'image qu'les gens ont du type parfait si c'est la question. J'ai pas envie d'changer d'vie, on m'l'impose, c'est différent. Moi ça m'convenait parfaitement avant. » Ce qui était faux. « Tout c'que j'veux, c'est qu'on m'dise qu'j'suis plus recherché et qu'j'peux faire ma vie pour être tranquille sans m'taper l'UNISON sur le dos en permanence. » Même s'il ne donna pas les raisons qui le poussaient à désirer ça. « Même si j'dois m'coltiner des gonzesses chiantes et des Majors craignos, c'est toujours mieux qu'la taule. » Même s'il n'avait jamais testé cela dit. « C'est tout c'que t'as à savoir, l'reste ça t'regarde pas. » Au moins c'était clair. « Mais vu qu't'sais tout sur moi, t'dois savoir qu'j'vais suivre les ordres du juge comme un gentil chien, donc t'as pas d'bile à t'faire, j'vais pas t'taper dessus si c'est c'qui t'fait flipper. »

Après tout, elle n'avait aucune autre raison de se poser cette question. Peut-être qu’elle remarquerait que la fin de sa phrase avait été lancée sur un ton contrarié... ou peut-être pas !
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Mer 5 Oct - 19:35 Message | (#)

Si elle s’attendait à recevoir la diatribe habituelle sur la difficulté de la vie avec ce gars-là ? Pas du tout, et pourtant, il ne l’épargna pas. Elle avait conscience pour sa part d’avoir été quelque peu privilégiée : elle était née dans une famille aimante et nombreuse, et si les finances de la famille s’étaient contractées au vu du nombre d’enfants, ils avaient toujours eu à manger, des vêtements neufs – enfin, on pouvait se demander à voir Cait – et de quoi s’occuper, et ils avaient même eu un toit qui ne fuit pas au-dessus de la tête ! Le grand luxe en comparaison des Lane, mais cela, elle l’ignorait complètement.

« Accuse pas la vie, elle a rien fait. » Répliqua sèchement la jeune femme. « C’est toi qui est injuste avec moi. » Il n’allait pas se dédouaner si facilement de son comportement à son égard, oh que non ! Jay ne savait pas encore à quel point elle pouvait faire figure de petit roquet, à ne jamais lâcher prise.

Ce genre d’attitude provoquait souvent, volontairement ou non, des turbulences dans ses relations. Comme quand elle se jetait à pieds joints dans le plat, à tirer des conclusions franches tout droit sorties de son esprit prolifique. Et apparemment, elle avait touché un sujet sensible : elle le vit dans ses yeux. C’était terrible, les billes bleues… Si limpides et claires, on lisait à travers elles une foule d’émotions que les prunelles plus sombres cachaient. Il détourna le regard et elle se demanda ce qu’elle avait bien pu dire, dans le flot, qui l’avait fait réagir. Il eut alors une question rhétorique, à propos de la demande d’Adrian, qui la surprit : de l’humour ? Certes, c’était pour se foutre de sa gueule, mais c’était quand même bien vu.

« Ah, parce que tu m’écoutais ? J’en suis touchée. »

Il allait peut-être l’envoyer chier, mais se gargariser d’une micro victoire ne faisait pas de mal !

Elle n’eut pas à entendre longtemps pour comprendre ce qui l’avait dérangé, puisque Jay reprit le mot « ordres » et l’agrémenta d’un « petit chien », qui indiquèrent assez clairement qu’il avait mal vécu la remarque sur sa capacité à prendre des initiatives.

Est-ce que ça voulait dire qu’il subissait complètement tout ce qui arrivait ?
Il échappait à la prison, et voulait simplement cadrer aux demandes du juge pour ensuite avoir la paix, ce qu’elle pouvait comprendre – même si ça voulait tout et rien dire. Jusqu’où était-il capable d’aller ? Est-ce qu’il adhérait à la démarche ? Est-ce qu’il se soumettait seulement pour être tranquille, temporairement, et espérait reprendre sa vie d’avant sitôt l’attention de l’UNISON et de la justice relâchée ?

« C’est pas parce que tu fais profil bas un temps, que tu seras peinard ensuite. Si tu redéconnes après, ils te tomberont dessus… C’est pas transitoire, un programme de réinsertion. » Elle haussa les épaules, énonçant les choses le plus calmement possible. « Tu t’es fait passer la bague au doigt sans le savoir, mh ? » Elle sourit, un rien taquine, même si c’était risqué avec ce garçon. Elle trouvait quand même la situation plutôt cocasse… Passer un pacte avec la justice, c’était presque aussi dévorant qu’un mariage.

« Et puis, personne te demande d’être parfait. » Encore heureux. Personne ne l’était dans ce building, après tout. « Mais être plus poli et moins méprisant, ce serait pas mal. » Ah, ils allaient passer d’excellents moments ensemble ! Elle lui dispensant des leçons de vie, et lui, lui répondant de la fermer… Ils allaient s’adorer très vite, s’ils étaient amenés à se côtoyer sur le long terme.

« Je t’ai pas traité de chien, d’ailleurs, hein. Ce que je voulais dire, c’est que t’as pas l’air d’être quelqu’un qui choisit dans la vie. » Cait ne s’adressait pas à lui d’un ton dédaigneux ou mauvais, ni même compatissant. Elle énonçait ce qu’elle ressentait comme ça venait, en espérant pour le mieux. « Et j’ai pas peur que tu me tapes dessus, je sais me défendre. »

Bon, ça, c’était pas complètement vrai. Elle savait effectivement se battre et même plutôt bien, mais savoir qu’il pouvait lui dégoupiller la tête avec une simple pichenette était quand même une perspective… Déconcertante.

« Et je pense pas que t’ais envie de me taper, ça t’obligerait à mettre la patte sur une femelle dégoûtante. » Elle avait ricané, parce qu’elle avait appris avec l’expérience qu’il n’y avait rien de mieux que d’utiliser les remarques les plus machistes à son compte pour les décrédibiliser. En plus, ça l’amusait assez d’imaginer ce type tout bougon jeter un regard de pure répulsion s’il venait à l’effleurer.

« Sinon je sais rien sur toi. Enfin, sauf que tu t’appelles Jay Lane… Quand j’ai vu ça, je me suis demandée si tu avais un lien de parenté avec… Enfin. » Subitement mal-à-l’aise, elle se redressa un peu dans son siège. « J’ai juste demandé ça, et on m’a répondu que c’était ta sœur et que c’était pour ça que… » On pouvait dire que la vie n’avait vraiment pas été juste, ce coup-ci. Cait ne finissait pas ses phrases pour une fois, preuve qu’elle était plus touchée qu’elle ne voulait le dire. Elle ne savait pas comment elle réagirait si quelqu’un s’en prenait à l’une de ses sœurs… Mal. Mal, définitivement. Elle ne s’attarda pas sur le sujet et se contenta d’ajouter précipitamment. « Je sais que ça me regarde pas. » Avant qu’il le lui dise, autant prendre les devants. « Juste, désolée pour ce qui s’est passé, et mes condoléances. » Elle ignorait si ça pouvait représenter quelque chose pour lui… Mais elle avait au moins sa conscience pour elle.

Elle demeura silencieuse quelques instants, contemplant cet intérieur toujours vide de major. Oh, à quoi bon attendre hein ? Il avait qu’à venir plus tôt : elle attaqua la religieuse garnie d’une épaisse crème fouettée.

« …Tu crois que moi il me laisserait te taper si tu étais désagréable ? » Un petit air narquois accroché au minois, du blanc sur le sommet des lèvres, Cait guigna dans la direction de sa peut-être-future-victime. « Ça changerait tout. »
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Mikhaïl Yarochenko

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Jeu 6 Oct - 13:25 Message | (#)

Jay était fermement convaincu de ce qu'il avait dit, aussi la remarque de la jeune femme lui passa au-dessus sans le frôler. Si, c'était la vie qui était injuste, il n'avait donc aucune raison de ne pas l'être de son côté. Une logique très discutable, c'est un fait, mais il s'en fichait : c'était la sienne, voilà tout.

Cela dit, toute cette positivité retomba à plat quand elle reprit la parole pour souligner le fait qu'il avait là aussi pris pour perpet' en ce qui concernait la réinsertion. Bien sûr qu'il avait conscience qu'il pouvait se tamponner s'il espérait reprendre ses activités de criminel, mais il n'avait pas encore décidé de la suite. Peut-être qu'il finirait par tout plaquer pour se barrer dans une autre ville, voire un autre pays, avec le reste de la fratrie une fois qu'ils en auraient marre de moisir ici ? Ou peut-être qu'il laisserait tomber le Cartel Rouge finalement : sa vocation n'avait jamais été de devenir un grand criminel connu et réputé à travers tout Star City, loin de là même. Il n'avait commencé à combattre que pour faire plaisir à son frangin et rapporter du fric, mais ce n'était absolument plus valable aujourd'hui puisqu'ils avaient les Ymir.

Cela dit, sa mauvaise foi l’obligeait à refuser d'être contrôlé par qui que ce soit et il n'aimait pas la comparaison du mariage et de cette situation. Avec le taré de Major et ses sous-entendus foireux, c'était même carrément tordu, il serait capable de prendre ça au pied de la lettre.

« Nan. J'm'en débarrasse quand j'veux, tu l'as souligné toi-même. » Qu'il pouvait se débarrasser des emmerdeurs d'un simple coup bien placé. « J'suis pas débile, j'connais l'sens du mot. On l'a déjà expérimenté. »

Ce « on » ne le désignait pas ainsi que les voix dans sa tête – il n'en avait aucune de toute manière – mais ciblait bien les autres Lane. Seth avait fait de la taule et il avait eu droit à sa période de réinsertion avec l'autre gonzesse craignos et ses mioches. Jay avait d'ailleurs été à deux doigts de s'imaginer que son frangin avait trouvé le mode d'emploi pour mener une vie honnête puisqu'il avait été très près de la vie « maison de banlieue avec clébard et mioches dans les pattes » mais s'en était tiré à la dernière minute. Et ça, Jay ne comptait pas se le coltiner, c'était clair ! De toute manière, elle avait beau dire, il savait qu'ils essayeraient de le changer et le simple fait qu'elle lui souligne qu'il pouvait être plus poli et moins méprisant en était la preuve. Il lâcha un profond soupir.

« J'suis pas malpoli ni méprisant. J'mens pas, c'tout. S'tu préfères les faux-cul qui font style de t'apprécier alors qu'c'est pas l'cas, va trouver quelqu'un d'autre à chaperonner alors parce qu't'es à la mauvaise adresse. »

C'était du moins sa manière de voir les choses, même si elle ne semblait pas forcément d'accord sur le fait qu'il était simplement franc et honnête et non malpoli. Chacun sa manière de voir les choses au final. La suite de ses paroles en fut la preuve : ce qu'elle disait était exactement le synonyme de « petit chien » dans l'esprit du texan, sauf qu'elle enrobait tout ça dans des justifications débiles. Au fond, Jay s'en fichait pas mal : elle ne représentait rien pour lui et il n'avait donc strictement rien à faire de ce qu'elle pouvait penser de lui. Les seules remarques qui l'avaient touchées étaient orientées vers un sujet bien précis qui était trop sensible pour être ignoré, voilà tout. Au fond, la situation semblait s'apaiser, même s'il resta parfaitement neutre et stoïque devant les plaisanteries qu'elle balançait. Ce n'est que lorsqu'elle commença à s'aventurer sur un nouveau terrain dangereux qu'il lui décrocha un autre regard inquisiteur.

S'il y avait bien une chose dont il n'avait aucune envie de parler, c'était de Charlie. Encore moins avec une gonzesse qui allait devoir le chaperonner, parce que c'était ainsi qu'il interprétait son rôle. Son visage se ferma plus que jamais – si, si, c'était possible de faire pire – alors qu'il détournait une énième fois le regard. Si elle avait insisté, il y avait fort à parier que sa patience aurait été épuisée et que leur rencontre se serait soldée par une baston bien comme il faut, mais elle fut assez futée pour s'arrêter à temps et changer de sujet. Toujours relativement tendu, le texan haussa les épaules d'un air indifférent. Rien dans son expression ne témoignait d'un quelconque amusement ou agacement. Il était juste neutre.

« T'peux toujours essayer, c'pas comme si une gonzesse dans ton genre pouvait faire quoi qu'ce soit. » Et il en avait l'air convaincu. « T'frapperas pas assez fort pour qu'je sente quoi qu'ce soit. Mais j'te préviens qu'si j'frappe pas sans raison, j'considère qu'si on s'en prend à moi, c'est qu'on peut encaisser en retour. » Il lui décrocha un coup d’œil toujours aussi neutre. « Alors, s't'as pas peur d'assumer c'que tu fais, t'peux toujours essayer. »

La loi de la rue « œil pour œil, dent pour dent » ! Le jour où elle lèverait la main sur lui, elle s'en ramasserait une bonne en retour comme ça les choses resteraient équitables. Bon, ça ne l'était pas forcément compte tenu de ses pouvoirs, mais rien ne lui disait qu'il n'avait pas affaire à une méta-humaine après tout. Après quelques instants de réfléxion, il lança finalement une nouvelle question :

« Et si t'es pas d'l'UNISON, comment ça s'fait qu'tu puisses consulter mon dossier ? Déjà j'crois pas qu'ton pote qui t'a envoyé chez l'Major avait l'droit d'être au courant d'cet accord, j'ai pas l'impression qu'tout l'monde respecte vraiment les règles dans c't'affaire. J'me fais juste prendre pour un crétin en fait ? »

Mais le ton n'était pas hostile, c'était une question sincère et non rhétorique.
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Ven 7 Oct - 21:15 Message | (#)

Aucune de ses tentatives d’apaisement ne parvenaient à apaiser ne serait-ce qu’un peu les zygomatiques du sale boudeur. En tout cas, Caitlyn ne parvenait pas à discerner la détente de son expression : il lui paraissait toujours aussi renfrogné et contrarié, prêt à mordre si elle approchait un peu trop près. Au mieux son regard renvoyait de l’indifférence, ce qui n’était pas forcément plus agréable pour l’ancienne Légionnaire en manque de confiance. Toutefois, s’il y avait bien un domaine où elle n’aimait pas être chatouillée, c’était sa prétendue faible – et c’était encore pire quand c’était lié à son sexe.

« Si tu n’avais pas tes pouvoirs, je t’éclaterai, même avec une main attachée dans le dos ! » Fut sa réplique, crachée là en même temps que sa mâchoire se contractait. « Je suis sûre qu’en plus, t’es fort et résistant, mais que tu ne sais pascomment combattre. » C’était souvent le cas avec les combattants de rue, où c’était au final le plus costaud ou le sournois qui s’en sortait bien – aucun n’avait sûrement eu la chance de prendre des cours pour l’aspect technique.

Elle arqua ensuite un sourcil quand il parut s’interroger sur la légalité de toute cette affaire. Cait avait beau avoir frotté ses fesses sur les bancs d’une université de droit, elle était loin d’être une experte en procédure pénale. Ça lui aurait été pourtant utile d’écouter et, parfois, elle regrettait de ne pas avoir été plus attentive.

« J’en sais rien, si c’est légal ou pas. » Elle haussa les épaules. « Enfin, si j’étais à ta place, je chercherais pas trop de ce côté… Ton truc, c’est déjà un arrangement à l’amiable, alors si tu cherches à coller aux lois tu risques d’être déçu et de finir derrière les barreaux. » Il n’y avait rien de menaçant dans son ton, cela dit. « Donc bon, profite d’être le chouchou. »

De qui ? Mais du major bien entendu !
D’ailleurs celui-ci devait probablement avoir eu les oreilles qui sifflent car, comme une fleur fraîchement cueillie et bourgeonnante, il apparut derrière la porte ouverte à la volée. Tout sourire et l’œil pétillant, il eut l’air étrangement soulagé. Sûrement qu’il s’attendait à les trouver en train de détruire son bureau en essayant de se crever les yeux à coups de stylo. Ou bien qu’il les imaginait nus au milieu de ses dossiers, et que cette seule vision brisait son cœur jaloux. Toujours est-il qu’il parut satisfait de les trouver en entier, habillés, et même pas hurlants comme des cochons qu’on égorge.

« Mais tout va pour le mieux ici, c’est formidable ! »

Caitlyn lui décocha un regard mauvais puis glissa une œillade vers Jay, qui devait probablement avoir l’air aussi peu convaincu qu’elle. S’il n’était pas en colère, même. Gabriel ne s’en formalisa pas le moins du monde, passa entre eux tranquillement pour venir s’installer à son bureau.

« Asseyez-vous, on a beaucoup de choses à voir ensemble ! »

Il frotta ses mains entre elles puis il chercha des yeux quelque chose, qu’il ne trouva pas à découvert. Après un froncement de sourcils, il haussa les épaules et envoya la main vers les casiers. Non sans avoir, avant, récupérer une clé dans sa poche. Un « merde » passa dans les yeux de Cait mais elle resta impassible tandis que le major tournait sa clé dans la serrure, dans le vide. Le tiroir n’était pas fermé à double tour, évidemment. Il ne dit absolument rien pour autant, et leur sourit simplement. La jeune femme se réhaussa légèrement dans son siège et évita son regard scrutateur.

« Bon, où est-ce qu’on en est ?
_Jay ne veut pas de moi. »
Répondit-elle simplement, d’un ton laconique.
« Ah oui ? Mh, je comprends. Il faut dire que c’était censé être moi… Malheureusement, je ne peux pas. Il y a trop d’affaires qui me retiennent, à moins que tu ne veuilles reconsidérer le poste de secrétaire ? » Ses prunelles claires caressèrent le visage de Jay, dans lequel il lut aisément toute sa joie à l’idée de travailler avec lui.

« On a eu l’accord avec le juge et c’est bien, certes, mais il a exclu l’idée que tu sois en liberté conditionnelle sans surveillance. Au moins dans un premier temps. » Il fallait s’y attendre. « Je voulais, en fait, confier cette mission à Lana si ça m’était impossible de le faire moi-même. Malheureusement elle ne peut pas non plus. » Il n’allait pas le dire maintenant bien sûr, mais Lana était encore trop secouée par ce qui s’était passée deux semaines plus tôt, avec Adrian. Elle qui était pourtant exceptionnellement solide lui avait demandé, à demi-mot, de prendre quelques jours de congés pour ‘faire le point’. Il n’avait pas su le lui refuser. « Tous mes agents sont trop occupés, du coup, il fallait une autre solution. Je me disais que tu préférerais que ce soit une surveillance « civile »… Mais, si ce n’est pas le cas, le commissaire me doit une faveur. Je peux lui demander de me prêter un officier pour prendre soin de toi. » Ça avait l’air presque agréable dis comme ça, pas vrai ? Néanmoins Gabriel avait exclu l’idée depuis longtemps, plutôt certain que Jay ne voudrait pas d’un flic à ses côtés. Sans compter qu’avec les frères Lane, ce serait probablement explosif. Cait ignorait tout cela, comme beaucoup de choses de l’affaire. Elle demeura donc silencieuse, persuadée que de toute manière, Jay n’était pas prêt de changer d’avis.

« Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »
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Mikhaïl Yarochenko

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Sam 8 Oct - 12:42 Message | (#)

« On s'en fout, suffit d'taper assez fort et ça règle tout. »

Ce qui n'était pas valable pour une personne sans pouvoirs évidemment, mais avec une force comme la sienne, Jay savait parfaitement qu'il taperait largement plus fort que n'importe quel humain, aussi des talents aux arts martiaux ne lui serviraient à rien. Cela dit, elle avait raison : il ne savait pas se battre à proprement parler et n'avait jamais éprouvé le désir d'apprendre. C'était « le combat de rue » comme l’appelait Terry et dans les arènes du Circus Maximus, c'était largement suffisant ! Il ne jugea donc pas utile d'encourager la gonzesse, parce qu'avec des « si » on mettrait Paris en bouteille et on transformerait les Majors en Super-Criminel. Ce qui serait assez amusant à voir vu le sens de l'humour discutable qu'il avait, il pourrait presque faire concurrence à Wildcard !

Mais comme ce n'était pas à l'ordre du jour, le trentenaire ne s'en soucia pas vraiment. Surtout qu'elle lui faisait comprendre qu'il devait plutôt fermer sa gueule et éviter d'attirer l'attention sur lui. Ce n'était pas faux, même si le faire que ça vienne d'une gonzesse avait de quoi l'agacer. Il lui décrocha un regard contrarié pour lui faire comprendre, mais ne releva pas, sachant parfaitement qu'elle avait raison.

C'est à ce moment que le Major revint dans la pièce avec l'expression d'un type satisfait. Il devait bien être le seul dans ce cas-là pour le coup ! Jay aussi lui offrit une œillade contrariée lorsqu'il osa prétendre que tout allait bien ici. Est-ce qu'il avait de la merde dans les yeux ? Ça transpirait l'hostilité ! Cela dit, il réussissait déjà à ignorer les expressions agacées du texan lorsqu'il faisait ses sous-entendus de tapette, alors comment espérer qu'il comprendrait un truc aussi basique ? Silencieux, les bras toujours croisés sur son torse, le trentenaire hésita une fraction de secondes avant de finalement s'asseoir lorsqu'ils y furent invités et ne put s'empêcher de rire intérieurement en voyant l'autre fouiller dans le tiroir que la gonzesse avait forcé quelques minutes plus tôt. Mais elle n'eut droit à aucune remarque, monde injuste. Et après c'était lui qui l'était avec elle ? Foutage de gueule !

Toujours aussi fermé, il les laissa tirer les choses au clair avant que l'autre emmerdeur n'aggrave encore l'humeur déjà passable de l'ancien combattant en expliquant qu'en gros, c'était elle ou un flic. Super. Choisir entre la peste et le choléra en gros ? Jay n'avait aucune envie de se coltiner une casse-burnes comme elle sur le dos, cependant c'était toujours préférable à un policier. Peut-être qu'avec de la chance il parviendrait même à la dégoûter de son « boulot » et à la faire démissionner ? Après un soupir clairement agacé, Jay reprit finalement la parole :

« Donc en gros, si j'pige bien, j’ai l'choix entre ça ou un flic ? C'est Noël, la vache. » Oui, le « ça » la désignait bien elle. « J'ai aucune envie d'me coltiner un flic sur le dos, elle non plus, mais au moins y'a pas écrit sur sa gueule qu'elle prend son pied en arrêtant des gens. » Ce qui était le cas de tous les agents, c'était de notoriété publique. « Mais j'vois pas trop l'rapport avec l'UNISON. C'est avec ça qu'j'ai passé l'accord, qu'est-ce qui m'dit qu'c'est pas juste un coup foireux pour qu'le juge m'sorte qu'finalement j'dois aller au trou parce qu'vous avez mal fait l'boulot ? Parce qu'on est bien clairs : si y'a des emmerdes, c'moi qui va trinquer, pas un gros bonnet d'l'UNISON. »

Lui, donc. Même si Jay avait toujours autant de mal à comprendre comment un gars pareil avait réussi à se hisser aussi haut dans la hiérarchie. Oh, bien sûr, le texan le soupçonnait de bien cacher son jeu, il avait souvent rencontré des personnes comme ça qui se faisaient passer pour des gentils gars bien naïfs et qui étaient en vérité des vraies enflures. Mais il n'allait pas trinquer pour une affaire d'accord mal appliqué, ça non !

« D'toute manière, on sait tous comment ça va s'finir. Déjà qu'on peut pas s'blairer alors qu'on vient juste d'parler cinq minutes, dans même pas deux semaines elle reviendra ici en chialant parce qu'j'suis injuste ou qu'j'ai pas été assez galant en lui tenant pas la porte. » Il aimait beaucoup les clichés, oui, oui. « Et j'préviens qu'si elle lâche, j'ai aucune envie d'me coltiner un flic en remplacement. J'ai pas besoin d'préciser pourquoi... pis si vous décidez ça avec l'juge, ça sera la preuve qu'vous voulez qu'ça capote. » Ou pas, mais dans son esprit si. « Alors t'ferais bien d'prévoir la suite, histoire d'pouvoir lui trouver un remplacement quand elle reviendra ici en pleurant. »

Il ne lui avait pas accordé le moindre regard durant tout son discours, mais assumait ce qu'il disait. De toute manière, c'était Gabriel lui-même qui l'avait dit lors de leur discussion dans le parc : aucun agent n'avait voulu assurer la surveillance des Lane bien longtemps, donc pourquoi est-ce que ça changerai avec elle ?
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Dim 9 Oct - 18:16 Message | (#)

« Ça ? » Pointa Caitlyn d’un ton qui fleurait bon l’indignation. Il n’y avait pas besoin d’être extrêmement susceptible – ce qu’elle était malgré tout – pour se sentir offusquée d’une telle désignation. En plus, le goujat doublé d’un gros lâche, oui, oui, ne la regardait même pas pendant qu’il balançait ses vacheries. Elle allait hurler mais le major leva tranquillement sa main dans sa direction pour la faire taire. Super. Maintenant elle avait envie de les cogner tous les deux et de se barrer, vite fait, bien fait. Au lieu de ça elle croisa les bras sous sa poitrine et s’enfonça dans son siège, le regard assassin.

« Ce n’est ni l’intérêt de l’UNISON, ni l’intérêt du juge que ça finisse comme ça, tu le sais n’est-ce pas ? » Il y allait avoir de la publicité dans les tribunaux, et sans doute même à l’extérieur sur cette liberté conditionnelle accordée à un méta-humain, sous surveillance de l’organisme international. Le juge mettait son nom dans la balance, tout comme l’UNISON, un fiasco écornerait au mieux leur image, au pire les jetterait dans un gros bordel d’embarras. « Je fais ça par amour, mais notre ami juge le fait pour sa réputation. Si ça foire, ça lui causera du tort. Cela devrait te donner l’assurance raisonnable que chacun a envie que ça se passe bien… Ne serait-ce que dans son propre intérêt. »

Tout comme Jay, Cait ne voyait pas vraiment en quoi tout ça pouvait bien la concerner. Si le commandant, le mercenaire et le juge – un vrai « le bon, la brute et le truand » ! – avaient mis des billes dans l’accord, elle n’avait rien à y gagner et rien à y perdre.

« Pour ce qui est de Caitlyn, si elle accepte de participer, il lui faudra signer une convention avec l’UNISON. » Elle fronça les sourcils. « Une convention ?
_Ouep ! De la paperasse rappelant droits, devoirs, la mission, les sanctions encourues… Histoire que tout ça soit cadré et inclue dans le dossier. J’ai déjà fait viser ton profil par le juge. »
Sa main se posa en douceur sur le tiroir qu’elle avait forcé, quelques minutes plus tôt.
« Je te l’aurais montré, mais la curiosité a apparemment été trop forte… » Elle détourna brusquement la tête sous le sourire difficile à qualifier de Gabriel. « Mais comme tu le sais, donc, il n’y a rien là-dedans qui lui a fait dire que ce serait une mauvaise idée. »

Ce point-là réglé, il reporta son attention sur un Jay convaincu que la collaboration ne durerait pas et que Caitlyn finirait par craquer rapidement. Et à dire vrai, Gabriel était complètement d’accord avec lui. Si son expression demeura enjouée et paisible, il avait partagé ses doutes : la jeune femme lui paraissait trop frontale et émotive pour la mission. Elle allait nécessairement énerver Jay – ce qui n’était pas non plus d’une difficulté incroyable – mais elle n’assumerait pas derrière, prenant trop les choses à cœur pour se détacher des critiques. Ça fleurait l’amer parfum de l’échec, mais une chose lui avait quand même soufflé que ça valait la peine d’essayer…

Il avait décidé de la rencontrer parce qu’elle malgré tout était conseillée par Adrian, et comme il estimait son avis, il donna sa chance au produit. Durant le court entretien qu’il avait eu avec elle, il perçut déjà un trait de caractère prédominant. Elle était terriblement têtue et fière. Aussi, il était convaincu qu’il suffisait de prétendre qu’elle n’y arriverait pas pour qu’elle s’accroche de toutes ses forces et ne lâche plus. Il avait l’intention de la titiller sur ce point, mais, comble de joie, le principal intéressé le fit de lui-même, sans qu’il n’ait à l’inciter sournoisement à le faire ! C’était le coup rêvé : que Jay dise directement qu’elle allait se mettre à pleurer et lâcher prise, c’était le meilleur moyen pour qu’elle décide du contraire. Avec un sourire en coin, Gabriel vit le plan machiavélique fonctionner sous ses mirettes…

« Oh ferme ta gueule un peu ! Je suis pas une gamine qui chiale quand ça se passe pas facilement. Et moi je suis pas une boudeuse butée et persuadée de tout savoir sur la vie et les gens, je vais faire le job, et je vais le faire bien. » Elle s’était tournée vers Jay et avait planté son index dans son biceps pour appuyer son propos, ce qui ne manquerait certainement pas de ravir le Lane. Gabriel coupa court aux éventuelles velléités de bagarre en s’exclamant joyeusement :
« À la bonne heure !
_Je remonterai pour signer les papiers, là, je vais m’en fumer une. »


Là-dessus elle repoussa brutalement sa chaise et sortit de la pièce sans attendre qu’on lui foute de la paperasse dans les mains. Le major espéra qu’effectivement, elle remonterait, et n’allait pas profiter d’une brutale réalisation en tirant une latte pour prendre la poudre d’escampette… Gabriel profita qu’ils soient maintenant seul pour expliquer d’un ton posé, mais également plus sérieux.

« Je sais que ce n’est pas ce que tu veux. Mais tu as de la ressource… Ça ira. Je te demande juste d’essayer. S’il faut revenir en arrière et faire différemment, on le fera. » Il lui sourit, puis enchaîna. « Demain elle t’accompagnera pour aller chercher du travail, mais pas aux docks. » Le crime organisé y prospérait trop massivement, la justice l’avait fermement exclu. « À moins que tu veuilles discuter de ça ou d’autre chose, tu peux partir. Tu passeras le bonjour à ta petite famille. Et dis-moi juste où Caitlyn doit te retrouver demain. À neuf heures. » Il n’envisageait pas de l’envoyer directement chez les Lane pour commencer… Peut-être qu’elle n’y mettrait même jamais les pieds selon comment ça se passait. Quoi qu’il en soit, il imaginait bien que Jay n’avait pas envie de la voir débarquer sur ses plates-bandes.
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