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Dieter Feuerbach

 
Message posté : Sam 3 Nov 2012 - 11:00 Message
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Informations Personnelles

ϟ Nom  : Feuerbach.
ϟ Prénoms : Dieter.
ϟ Sexe : Masculin.
ϟ Âge : 101 ans selon le calendrier, mais seulement 30 pour l’âge biologique.
ϟ Date de Naissance : 26 mai 1911.
ϟ Lieu de Naissance : Stuttgart, Allemagne.
ϟ Nationalité : Allemande.
ϟ Orientation : Hétérosexuelle.
ϟ Métier : Anciennement menuisier puis membre de l’Ordre de Thulé. Actuellement il n’est cependant plus qu’un fugitif déboussolé.

Administration

ϟ Avatar : August Diehl.
ϟ Crédits : Méropée.
ϟ Pseudo  : Shad.
ϟ Âge réel : 22 ans.
ϟ Parlez-nous de vous : Je suis étudiante romaniste à Bruxelles, grosse passionnée de RP depuis pas mal d'années maintenant et heu... pour le reste vous découvrirez bien en temps voulu ^^ particularité tout de même : s'est prise de passion pour la langue et la culture roumaine, au point de faire cette année un erasmus à Bucarest.
ϟ Comment avez-vous connu le forum ? Par le biais d’un scénario qui n’existe plus, à la base :Ppuis je m’en suis rappelé quand une amie et moi cherchions un nouveau forum où nous installer.
ϟ Que pensez-vous du forum ? Assez complexe, pas toujours facile de s'y retrouver, mais en farfouillant un peu on s'y fait.
ϟ Quelques conseils à donner ? Peut-être, mais je vais d’abord voir à l’usage Wink
Historique

À l’attention de Klaus Feuerbach
de la part de Dieter Feuerbach, son frère mal aimé
28 août 1941


Klaus,

Je me suis toujours promis de te raconter un jour tout ce que j’avais sur le cœur. Je me le suis toujours promis mais je ne l’ai jamais fait, c’est que c’est pas toujours facile de te parler. Je ne vais pas te mentir : c’est pas la première fois que je t’écris cette lettre. Je m’y mets à chaque fois qu’ils m’appellent pour un rituel et à chaque fois, je sais trop comment, je suis toujours entier quand je reprends le chemin de mon dortoir et que je l’y jette au feu en me félicitant d’être encore là, pour avoir peut-être un jour le courage de te dire tout cela en face. Tu sais bien que j’en ai jamais eu beaucoup.

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours vécu dans ton ombre. Je suppose que je ne peux pas t’en vouloir, ce genre de chose se commande pas, mais c’était le cas et tu ne peux pas savoir comme ça fait mal. J’ai sans doute appris à parler et à marcher avant toi, mais c’est tout : quand Mère a voulu m’apprendre à rouler en bicyclette, pour que je l’aide à faire les courses, tu lui as fait une scène pour essayer toi aussi. J’avais deux ans d’avance sur toi pour découvrir ce putain de monde, et j’étais jamais foutu que de courir après toi pour pas passer pour un incapable. J’ai fini par renoncer, à te laisser la place d’honneur. C’est quand on a cessé de faire la même taille, quand j’ai stagné au mètre septante-quatre alors que tu ne faisais que commencer à grandir. J’ai surpris une voisine demander à Mère si nous étions bien du même père. Maintenant encore, je ne sais pas trop comment interpréter son rire.

J’étais pas si mauvais que ça à l’école, tu sais, mais toi t’étais carrément doué. Je crois que si le père était pas mort à la Grande Guerre il se serait tué à la tâche pour que t’en fasses, des études, mais comme il y avait plus de père c’était à moi de le faire. J’aimais bien, note. L’atelier de menuiserie de l’oncle Hans c’était mon domaine, un truc que tu pourrais jamais me prendre. Le pire c’est que t’as essayé. Je me sens pas bien, tu sais, de t’avoir autant gueulé dessus comme ça, mais voilà : c’était peut-être qu’un jeu pour toi mais ça l’était pas du tout pour moi. J’avais sincèrement la trouille que ça aussi tu le fasses mieux que moi.

En attendant c’est grâce à moi que t’as pu faire la grande école, parce que c’est pas la pension de veuve de guerre de notre mère ou son travail de lavandière qui te l’aurait permis. T’as fait la grande école, tu t’es fait les bons amis, avec qui tu parlais de latin, de littérature ou de philosophie. T’étais un autre homme, plus le temps passait moins on te comprenait. Tu commençais même à perdre l’accent souabe, à tout prononcer à la berlinoise. Je te raconte même pas quand le bourgmestre t’a laissé une bourse pour étudier là-bas. Tu revenais chaque année un peu plus comme un étranger, avec tes gros bouquins et tes drôles d’idées. Au moins moi, je me disais, je suis doué de mes mains, je fais des choses concrètes, des choses utiles. Puis toi tu me parlais des racines méconnues de notre race, de la Kultur, de la civilisation barbare, et là j’écoutais. Je comprenais pas tout, mais ça avait l’air tellement intéressant. T’as toujours eu le truc pour passionner ton public, moi le premier. J’ai même fini par essayer de lire un de tes livres, un que t’avais oublié à la maison : Origines Ariacae de Karl Penka. T’as même fini par en acheter un double, parce que tu pensais que tu l’avais perdu. Je l’ai encore, tu sais, et je le relis régulièrement, juste pour me convaincre que je suis pas aussi bête que tu le crois. Moi aussi je peux comprendre et apprécier les idées de ce Penka, et peut-être même de tous les autres si je le voulais vraiment. Tu le trouveras dans le tiroir de ma table de chevet.

Puis un jour t’as voulu me remercier, à ta manière. T’as ramené à Stuttgart deux de tes nouveaux amis, de ceux que t’as rencontrés à l’université. Des gens bien sous tout rapport qui fleuraient bon l’aristocratie, des gens de l’élite. Ç’aurait dû m’impressionner, j’imagine, mais franchement ils me faisaient surtout froid dans le dos. J’aimais pas la manière dont il nous regardait, et toi qui n’arrêtais pas de répéter qu’il t’arrivait quelque chose d’extraordinaire, au-delà de toute espérance, que tu pouvais rien me dire pour l’instant mais que peut-être bien que ça me concernait aussi. T’étais rayonnant, ça il y a pas à dire, alors je t’ai fait confiance et je les ai passés, leurs tests. Très bizarres, d’ailleurs. J’ai tout de suite compris à leur tête que le résultat n’était pas à la hauteur de leurs attentes, mais bon je commençais à avoir l’habitude. J’aurais quand même dû me méfier quand ils ont sorti, après une longue discussion entre eux, que je ferais quand même l’affaire.

T’as enfin pu déballer ton « cadeau », pour l’Ordre de Thulé et tout le tralala. T’étais déjà en train de nous imaginer des ancêtres sorciers de la Forêt Noire, dont les rituels sont tombés dans l’oubli. Tes yeux brillaient tellement, j’ai pas osé te rappeler que le père était maréchal ferrant avant d’être appelé au front. Donc on était sorciers. Enfin, tu l’étais. Moi ils comprenaient pas trop ce que j’étais (même s’ils ont jamais osé l’avouer), mais je pouvais toujours leur être utile. J’avais certaines « propriétés », comme ils disaient. Le genre dont je me serais bien passé, honnêtement : j’étais quand même mieux chez moi à sculpter mes bouts de bois.

Dans quoi tu nous as embarqué avec ta bande d’illuminés, je me le demande encore. Ou plutôt je me le demande seulement, parce qu’au début je me disais quand même que travailler à la grandeur de l’Allemagne, ça pouvait pas nous faire de mal, et que peut-être même qu’on serait joliment récompensés au final, quand nous aurions enfin notre espace vital injustement confisqué. Évidemment j’ai vite compris que la récompense elle serait pour toi, pour pas changer : c’est que t’étais leur nouveau petit chouchou, avec ta demi tonne de livres ésotériques à dévorer. J’ai de nouveau voulu en prendre un, en cachette, mais j’ai vite fait de le remettre en place : j’ai bien vu dans leurs yeux qu’ils supporteraient pas que j’en sache trop. J’avais pas le don, de toute façon, ou du moins pas le bon. J’ai fini par croire qu’ils cherchaient juste une bonne poire pour faire le ménage et déboucher les sanitaires, mais en fait c’était pire que ça.

Je sais pas si t’as jamais bien su quel était mon rôle, quand ils m’appelaient. Les rituels collectifs ça a l’air pépère, préparé, minuté, sécurisé, mais ils auraient pas besoin de moi si c’était si facile. À la base ils m’avaient expliqué que je servirais de « conducteur » à la magie, qu’elle me traverserait mais que j’aurais rien d’autre à faire que de l’accepter, c’était eux qui feraient tout le travail. Quand je leur ai demandé quel était l’intérêt, du coup, ils ont royalement ignoré la question. J’étais pas à même de comprendre, ignare ou simple d’esprit que j’étais. Ce que je sais, c’est par mes propres sens que je l’ai découvert.

Je ne suis pas si inactif qu’ils pensent, quand ils me mettent dans cette position. Je le serais peut-être avec des mages sages, altruistes et respectueux de leurs confrères, mais ils le sont pas. Ce sont des brutes, des brutes égocentriques et vicieuses, et leur flux mystique est à leur image. Ils m’appellent un « canal » et c’est ce que je suis : un entonnoir où leurs forces se déversent, s’unifient, se stabilisent en un courant moins chaotique. J’ai l’air que d’un accessoire, mais je suis pas loin de penser que certaines de leurs expériences seraient juste trop dangereuses sans moi. Ils n’ont jamais été foutu de me le dire, ça, mais je l’ai senti : je les ai sentis à deux doigts de perdre le contrôle, je me suis senti tiraillé de toute part. J’ai tenu bon, à chaque fois, j’ai bandé des muscles que je m’ignorais pour rester droit, subir sans broncher la morsure de leur orgueil et ne pas céder. Et ça, c’était encore que des petits essais de pacotille.

Ils m’épuisaient. Je voulais pas leur donner le plaisir de me plaindre mais c’était vraiment terrible, à croire qu’ils voulaient vérifier jusqu’où je pouvais aller. Alors ouais, quand tu m’as annoncé la bouche en cœur qu’on t’avait choisi pour faire partie d’une expédition pour trouver la mythique Hyperborée, je l’ai franchement eu mauvaise. T’étais mon dernier allié dans la place (le seul que j’ai jamais eu en fait) et voilà toi aussi tu me lâchais. Je voyais bien que ta présence les calmait, alors j’osais pas imaginer comment ils me traiteraient s’ils te savaient à des milliers de kilomètre. Quand j’ai poussé mon coup de gueule je pensais vraiment pas que ça te ferait vraiment réagir, et encore moins qu’ils céderaient à ton caprice. N’empêche que je me suis jamais senti aussi heureux.

Bon, je te l’accorde, l’expédition a été un échec et on en est tous revenus déçus et passablement déshydratés, moi le premier. En attendant, pour moi, c’était pas loin d’être des vacances : je te retrouvais, Klaus, vaillant, aventurier, curieux, presque héroïque à côté des autres guignols ésotériques. L’effort physique te faisait du bien, me faisait du bien, nous redonnait vie. On est redevenus frères, l’espace de quelques mois, on est redevenus frères en s’arrêtant pour admirer la majesté des aurores boréales. Ça, c’était vraiment magique.

À notre retour j’ai eu un moment de répit. À croire qu’ils avaient pris l’habitude de se passer de moi… j’ai repris avec un certain soulagement mon rôle d’homme à tout faire, te laissant à tes livres. Je m’étais jamais fait d’illusion là-dessus, de toute manière : tu finirais toujours à y retourner. Tant que tu restais à portée de main, si jamais les choses tournaient mal, je pourrais le supporter. Enfin, c’est ce que je croyais.

Puis les choses se sont accélérées, pour toi comme pour moi, avec l’arrivée de Der Übermensch et surtout le retour de Kant de sa propre expédition égyptienne. En apparence rien n’a vraiment changé, mais pour les avoir vécus de l’intérieur je peux t’assurer que ces rituels n’ont plus rien à voir avec ce qu’on me demandait avant. J’ai aperçu des choses, j’ai entendu des échos de langues imprononçables par une voix humaine. Les mystiques ne sont déjà pas sains d’esprit par nature, mais je vois leurs regards devenir plus fous de séance en séance, comme si une part de leur humanité était rongée à chaque fois. Même toi, pas de beaucoup parce que tu es moins vicié qu’eux à la base, mais même toi tu es en train de changer ! et les monstres qu’ils façonnent… j’ai revu Meinhoff ce matin, pour la préparation. Il a ton âge, et ses yeux sont ceux d’un démon. Il n’était pas comme ça avant, c’était pas un ange, ça non, mais il avait encore visage humain. C’est moi qui ai fait ça, moi, eux, nous, nous tous. Tous les rituels sont pénibles, mais il a été l’un des pires : les puissances qu’ils manipulent les dépassent de très loin, et le pire c’est qu’ils veulent recommencer. Comme s’il n’était pas assez dangereux comme ça. Ils sont fous, fous, et on est encore plus fous de les suivre dans leur folie.

J’aime Hitler, j’aime le Reich, j’aime la race aryenne. Je serais prêt à faire beaucoup pour eux, ne me prends pas pour un traître ou un lâche, cela n’a rien à voir. Ces gens-là, ces amis que tu admires tant, ils n’en ont rien à cirer du national-socialisme. Ils ne roulent que pour eux, et même entre eux ils se mordent sans gêne. Je ne sais pas s’ils s’en rendent compte, mais ils ne sont pas seuls lors des rituels. Des choses se glissent en eux, les effleurent, les manipulent. Je ne sais pas où ça va mener, mais je n’aime pas ce que je sens. Je n’aime pas ce que notre monde devient. Nacht-Krieger n’est pas qu’un super-espion efficace, il y a autre chose mais quoi ?

S’il te reste une conscience, éloigne-toi d’eux tant qu’il en est encore temps. Tu es jeune, intelligent, plein de ressource, il y a mille opportunités qui te tendent les bras. Quoi qu’ils aient pu te faire miroiter, ça en vaut pas le sacrifice, crois-moi, je sais de quoi je parle, je le sais peut-être même mieux qu’eux. Ils te tueront, d’âme ou de corps ils finiront par te tuer, et je t’aime trop pour les laisser faire sans rien dire. Si tu lis ces mots, de toute manière, c’est que j’aurais déjà été sacrifié à leur quête aveugle de puissance.

Adieu, Klaus. Une fois dans ta vie écoute ton grand frère : même fou de jalousie, je n’ai jamais voulu que ton bien.

Dieter.

Extraits du dossier de Johann Dietrich Meinhoff, dit Nacht-Krieger
Archives secrètes de l’Ordre de Thulé
28 août 1941


[…] Le deuxième rituel est une réussite incontestable. Meinhoff a immédiatement pu tester certaines des nouvelles propriétés de son anneau, avec des résultats déjà plus que satisfaisants (or ce n’est sans doute là que les balbutiements d’une osmose parfaite avec les ombres). Nous ne déplorons la perte que d’un jeune apprenti, sans doute trop faible pour gérer les décharges magiques d’un acte ésotérique de cette envergure. Il a néanmoins rempli son office en préservant nos vrais mages de ce genre de désagréments. Il reste regrettable que son corps ait été lui aussi annihilé au cours de l’opération, nous aurions pu en apprendre beaucoup de son étude post-mortem.

Meinhoff a manifesté les caractéristiques d’une […]

Rapport ZN-5293-12B
Opération Wotan, cellule de Star City
2 novembre 2012


L’étude des arcanes est souvent pleine de surprise, comme vous le savez. Nous travaillions aujourd’hui le protocole dont nous vous entretenions dans notre dernier message quand le sort a rencontré une interférence inattendue, mais peut-être pas aussi fâcheuse que nous l’avons craint dans un premier temps. Un être anthropomorphique est apparu dans le cercle d’invocation, un individu qui portait selon toute vraisemblance un uniforme allemand des années 40. Au vu de son comportement nous estimons qu’il était aussi surpris que nous de se trouver là, mais il pourrait aussi bien s’agir d’une ruse. Le fait qu’il ait réussi à quitter le cercle d’invocation reste un mystère pour nous, tout comme le charabia germain qu’il a débité quand nous avons tenté d’entrer en communication. La bande sonore est en cours de traduction par une de nos équipes. Pris d’un mouvement de panique quand nous avons cherché à l’approcher, l’individu a tenté de s’échapper pour finalement disparaître derrière une armoire. Une analyse plus fine des enregistrements vidéo de l’évènement nous fait penser qu’il s’est en fait fondu dans l’ombre du meuble, avant de se servir de celle d’un membre de l’équipe de récupération pour sortir du laboratoire, puis du bâtiment.

Vous trouverez en annexe les enregistrements des évènements susmentionnés ainsi que le relevé de la position du sujet au cours du temps d’après les témoignages civils. Nous mettons tous les moyens en œuvre pour récupérer l’invocation et déterminer sa nature.

Réponse au rapport ZN-5293-12B
Ordre de Thulé
3 novembre 2012


Vous trouverez en annexe une fiche descriptive de l’Übersoldat Nacht-Krieger. Son dossier suivra par la voie habituelle. Il est primordial de déterminer le lien entre votre inconnu et Johann Meinhoff. S’il s’agit du même homme, l’Ombre tient à le rencontrer en personne.
Super Dossier

ϟ Groupe et raisons : Indépendant. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, où il était, ce qu’on voulait de lui. Tout ce qu’il savait c’était qu’il n’entendait autour de lui que la langue de l’ennemi et que son uniforme semblait lui attirer une certaine hostilité. Il avait peur, très peur, et ne savait trop à qui se fier.

Protégé par Luka, il a d’abord tenté de vivre comme une personne ordinaire mais son passé a fini par le rattraper et il sait que ce n’est plus possible. Autant pour y trouver une certaine sécurité que pour prendre sa revanche sur ceux qui l’ont privé de cette vie tranquille à laquelle il aspirait il a fini par rejoindre le Pacte de Felice Médicis.

ϟ Pouvoirs et capacités : Bien qu’incapable de lancer des sorts au sens traditionnel du terme, l’aîné des Feuerbach possède une sensibilité ésotérique qui le rend poreux à la magie ambiante, pour peu qu’il y soit exposé de la manière appropriée. Cette propriété latente s’est manifestée jusqu’à présent de plusieurs manières.

Canalisation : Seule application pratique qui ait intéressé l’Ordre de Thulé (à moins que ce soit juste la seule dont ils aient jamais eu conscience ?), elle consiste à utiliser l’individu comme un intermédiaire entre un ou plusieurs lanceurs de sort et leur cible. Cela permet tout d’abord de ne pas exposer directement les incantateurs aux fluctuations magiques, limitant ainsi les pertes potentielles en cas d’accident, mais ce n’est pas le seul avantage. Le creuset que représente le canal favorise une certaine harmonisation entre des sources mystiques pas toujours aussi compatibles qu’il le faudrait, dotant le sort d’une plus grande stabilité. En contact direct avec le sort, il est aussi un témoin privilégié de son bon (ou mauvais) déroulement et un indicateur sûr des perturbations qui peuvent le troubler et du moment où il devient urgent de les rectifier.
ϟ Amélioration 1 : Grâce à un peu d’entraînement, Dieter peut désormais utiliser sa nature de « canal » pour détourner un sort dont il est la cible. Le flux magique est ainsi temporairement absorbé pour être renvoyée là où il le décide, y compris vers le lanceur de sort lui-même. L’acte est volontaire et ne peut s’accomplir sans cible de substitution (qui peut toutefois être un objet inanimé). Le laps de temps dont il dispose pour verrouiller cette nouvelle cible dépend de la puissance des flux en présence et de sa propre résistance.

Résilience : À force de subir les assauts plus ou moins violents des sorciers de l’Ordre, Dieter a développé une résistance naturelle à la magie. Elle se traduit par une plus grande stabilité de forme et d’esprit : si les courants mystiques ne rencontrent aucune barrière pour se déverser en lui, il leur devient difficile d’altérer sa nature (en particulier sur le long terme). La protection s’avère par contre inutile contre les sorts de lecture simple.

Sixième sens : Déjà présent à l’état embryonnaire chez le jeune menuisier de Stuttgart, ce don n’a cessé de s’affiner tout au long de son parcours ésotérique. Il sent la magie, ou plus exactement les traces qu’elle laisse sur ceux qui la subissent ou l’utilisent, comme un tatouage invisible qui s’imprime sur leur aura. Il croit lire dans les yeux, miroir privilégié de l’âme, mais c’est d’un autre sens qu’il use quand il juge ses confrères de l’Ordre – le même qui s’ouvre grand quand il sert de canal et lui fait percevoir des choses que personne ne devrait même imaginer.

Marches d’ombre : Lors du second rituel de Nacht-Krieger, censé le rendre plus puissant que jamais, l’Ordre de Thulé a ouvert une brèche vers un monde oublié où Dieter a été aspiré. Fortement lié au monde connu (il en est de fait le reflet fidèle), il n’est cependant composé que d’ombre. Le monde physique n’y a aucune prise et la lumière s’y présente comme un vide, un danger plus ou moins vif selon son intensité. Celle du soleil lui est tout simplement inaccessible, les artificielles plus ou moins irritantes mais supportables pour peu qu’il puisse se frayer un chemin d’ombre entre elles. Longtemps prisonnier de cette seule dimension dont il semblait l’unique habitant, il lui est maintenant possible d’y aller et d’y revenir à sa guise, pour autant qu’il trouve une ombre suffisamment opaque pour y trouver refuge. La séparation entre les univers jumeaux n’est pas très claire, cependant, et il reste possible à un œil averti de suivre à la trace l’anomalie. Rien ne peut l’atteindre dans les Marches, mais pour peu qu’il tente d’en sortir…
ϟ Amélioration 1 : Dieter est désormais capable d’emmener avec lui dans les Marches l’équivalent d’une fois et demi son propre poids. Les deux silhouettes se confondent en une seule, plus imposante, pour toute la durée du voyage, il n’est donc pas possible pour lui d’abandonner son chargement tant qu’il reste dans le plan immatériel. S’il s’agit d’un être vivant ce dernier reste conscient mais n’a aucun pouvoir d’interaction.

Intelligence mathématique : Quand Dieter a arrêté l’école à treize ans pour entrer en apprentissage, il se considérait comme un élève convenable, sans plus. Il avait passé autant de temps que n’importe qui à apprendre ses tables de multiplication et s’emmêlait régulièrement les pinceaux entre dialecte et langue standard. Il a d’ailleurs très vite mis sur le compte de l’expérience pratique plutôt que d’un quelconque don sa capacité à estimer à l’œil les mesures d’un futur contrat et n’a jamais cherché plus loin. Le XXIe siècle le place cependant face à de nouveaux défis, qui mettent peu à peu en valeur chez lui une grande affinité avec les mathématiques (surtout depuis qu’il a décidé de reprendre les études en cours du soir). Il applique avec justesse les concepts qu’on lui enseigne, pour peu qu’on les lui ait bien expliqués, et anticipe même parfois intuitivement sur une matière encore non-vue, ce qui ne manque pas de surprendre son professeur. Ce dernier s’est même laissé dire que, s’il continuait ainsi, il pourrait tenter dès cette année les examens d’entrée d’écoles supérieures dans le domaine.

Arme à feu : Suite à son enlèvement, Luka a convaincu Dieter qu’il était temps qu’il apprenne à se défendre par lui-même. Ils ont donc été dans une armurerie lui acheter une arme de petit calibre pour se faire la main, optant sur les conseils du vendeur pour un semi-automatique facile d’entretien et de très bonne qualité, le Sig-Sauer SP 2022. Ils se sont inscrits à un stand de tir pour familiariser Die avec sa nouvelle acquisition.

Hôte de Zarich : La Drug Zarich faisait partie des six daevas (démons) primordiaux du panthéon zoroastre de la Perse antique, mais si son nom comme celui de ses frères sont tombés dans l’oubli depuis des siècles et des siècles elle est elle parvenue à garder un contact avec le Plan Matériel Primaire à travers une lignée de semi-daeva qu’elle a engendré avec un hérétique. Elle n’en a à vrai dire que peu usé (sinon à titre d’observateur), laissant même ses fils accomplir de génération en génération divers rituels pour sceller leurs pouvoirs et vivre une vie normale. Devenir simple mortel était en effet une décision plus que respectable à ses yeux de patronne du vieillissement et de l’usure du temps, quand bien même elle leur avait offert une autre alternative. Cette position pacifique a cependant brusquement pris fin au réveillon du nouvel an 2013 du calendrier chrétien, quand son descendant, l’Américain Marc Barney Jr, s’est trouvé face à un ennemi dont elle croyait s’être débarrassée il y a fort longtemps avec l’aide de ses frères : Tala, la dernière Gardienne de l’Empire perse. Rendue folle de rage par cette résurrection proprement inacceptable, elle a fait sauter une à une les protections pour rendre sa pleine puissance à son héritier et le pousser à la confrontation. Avec l’aide de quatre autres mortels cette puissance a eu raison de la Gardienne, mais le jeune Marc lui n’y a pas survécu. Cela aurait pu marquer la fin de la présence de la Drug sur la Terre Prime, seulement un des quatre combattants a offert son corps pour maîtriser le flux mystique, liant ainsi sa vie à la sienne. C’est ainsi que Dieter Feuerbach est devenu le nouvel hôte de Zarich, bien qu’elle ait bien moins d’influence sur lui étant donné qu’ils ne partagent aucun lien de sang. Elle reste satisfaite de garder un point d’ancrage pour s’assurer qu’aucun de ses ennemis millénaires n’ait la fâcheuse idée de défier la mort et est prête à apporter son soutien, à lui et à ses alliés, en récompense pour cette aide précieuse.
ϟ Activation : Grâce à une invocation simple et à un peu de sable (ou de toute autre matière granuleuse), Dieter peut entrer en communication directe avec la Drug. Cette entité millénaire a gardé en mémoire un grand nombre de connaissances aujourd’hui considérées comme perdues (principalement dans le domaine mystique), mais a aussi été témoin d’un certain nombre d’évènements au travers de ses divers hôtes. Cette immense source de savoir (parfois même accompagné d’une certaine forme de sagesse) peut devenir sienne, pour peu que l’Allemand sache poser les bonnes questions… de la bonne façon.

Forteresse de l’esprit : Si Zarich est prête à partager ses connaissances avec quiconque sait les lui demander avec tact, elle tient à garder un certain contrôle sur ces dernières. C’est pourquoi avant toute discussion sérieuse (sinon des présentations sommaires) elle impose comme condition à sa collaboration l’accomplissement d’un rituel particulier qui préservera l’esprit de son protégé de toute forme d’intrusion. Seules les entités issues comme la Drug des plans extérieurs ont le pouvoir d’outrepasser cette protection.

Transfert de vie : La vieillesse et l’usure sont des maux attribués à Zarich dans les légendes zoroastres, ce qui a le don de l’amuser car le temps accomplit très bien son œuvre sans aucune aide. Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’elle a le pouvoir de donner à l’un ce qu’elle reprend à d’autres. Son hôte a ainsi hérité, à sa propre demande, du troublant privilège de voler à un autre mortel les années qui pourraient lui rester à vivre pour les attribuer à qui bon lui semble, y compris lui-même. Bien qu’indolore en soi, l’acte (qui nécessite un contact physique) crée un état de fatigue plus ou moins important chez sa victime, de même qu’un regain d’énergie chez le receveur. L’un et l'autre sont des effets provisoires, qui masquent le résultat final de la manœuvre : si l’âge ne change pas en soi, l’espérance de vie est transférée d’une personne à l’autre, changeant la vitesse de vieillissement de manière parfois spectaculaire. Le processus reste cependant réversible jusqu’à vingt-quatre heures après transfert, pour peu que la personne ne soit pas déjà morte de vieillesse elle peut donc récupérer sa jeunesse « empruntée » si telle est la volonté de Dieter.

Clé électronique : Cadeau de l’extraterrestre Dioni Kâ (qui lui a formellement défendu de révéler d’où il la tenait), cette clé électronique multi-usage est capable de craquer les codes de sécurité en tous genres. Elle peut être utilisée pour ouvrir les portes à serrure électronique ou pour neutraliser des systèmes de codage informatique.

Fée du foyer : Aglaé est une fée du foyer, rien ne la rend plus heureuse que de gérer une maison et de s’occuper d’enfants. A la maison elle s’occupe surtout du ménage et de la lessive, elle fait les courses quand Luka a fait une liste. Les repas sont préparés avec Luka qui ne veut absolument pas y renoncer. Elle ne peut pas s’occuper du jardin, car la magie est rare sur ce plan et sa présence serait suspecte. Elle voudrait s’occuper d’Ead-Gar, mais son maître ne lui fait pas encore assez confiance. La fée possède quelques pouvoir, elle peut changer son âge apparent ce qui lui permet de s’intégrer dans tous les décors (elle affectionne particulièrement être une petite fille entre 10 et 12 ans), elle peut se téléporter dans des endroits qu’elle a déjà vu et dans un périmètre d’une douzaine de km maximum et ne peut rien amener d’animé avec elle (à part des êtres pesant moins de 6 kg, comme une poule, un chat ou Ead-Gar), elle peut se servir de télékinésie mais elle ne peut pas soulever plus de 120 kilos et enfin elle est vénéneuse, son venin n'entraîne pas la mort, mais une paralysie pendant un temps limité variant de 6 à 12 heures selon la corpulence de son adversaire. C’est une créature asexuée. Un être extrêmement affectueux et loyale jusqu’à la mort envers la famille qu’elle sert. Ce n’est pas une créature immortelle, une fée du foyer vit en moyenne un millénaire.

ϟ Surnom et costume : Il porte un uniforme nazi, ou du moins la variante qui le désignait comme appartenant à l’Ordre de Thulé. Allié au don obscur dont il use de manière chaotique, il n’est pas sans faire penser, à ceux qui s’en souviennent encore, à une terrible figure du IIIème Reich : Nacht-Krieger. Cela en fait-il pour autant le successeur de Meinhoff ? aux journalistes de trancher…

Longtemps il a essayé de rejeter cet encombrant héritage, mais en rejoignant le Pacte il a bien été forcé de l’assumer en partie. Il se fait maintenant ainsi appeler Nacht, porte en mission des vêtements sombres pour mieux se fondre dans les ombres ainsi qu’un masque qui protège ses traits. Seul reliquat de son ancienne vie, le ceinturon de son uniforme qu’il n’a jamais pu se résoudre à vendre. Elle représente pour lui le symbole que même un passé honteux peut servir l’avenir.

 
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Message posté : Sam 3 Nov 2012 - 16:42 Message
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Bienvenue à toi sur le forum !

Il n'y a pas à dire, Dieter n'a vraiment pas eu de chance dans la vie ! Lui qui ne semblait déjà pas vraiment à sa place dans les années 30, le voilà maintenant dans un monde inconnu, ennemi et sans trop comprendre ce qui a bien pu se produire... Autant dire que ça risque réellement d'être très problématique pour lui à l'avenir ! Surtout s'il a l'Ordre qui le traque...

Tu commences avec un niveau 1, je te l'ajoute à ton profil. Tu pourras le faire augmenter en gagnant des points de réputation, alors n'hésite pas à te lancer immédiatement dans l'aventure. Tu gagnes par ailleurs 15 points bonus pour avoir posté une fiche 24h chrono.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Ensuite tu pourras débuter le jeu, tu peux regarder si une des demandes de ce sujet t'intéresse, sinon tu peux toujours poster la tienne ou demander directement à un membre. Enfin, si tu en as l'utilité, n'hésite pas à aller faire certaines des demandes disponibles ici. En tous les cas si tu as des questions les administrateurs sont à ta disposition !

Bon courage pour réussir à t'en sortir dans ce monde inconnu !
 
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Dieter Feuerbach
 
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