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Tant que ça reste dans la famille !

 
Message posté : Mar 20 Sep 2016 - 14:41 Message
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Anton Faust avait eu des mois à Londres pour s’habituer à avoir une vie sociale exemplaire, mais il trouvait toujours ça particulièrement ennuyeux. Créer sa propre entreprise de pompes funèbres avec l’argent d’une fausse tante décédée avait été un challenge et il en avait apprécié de nombreux instants. Bien sûr, il n’avait jamais eu en tant qu’entrepreneur autant de renommée qu’il aurait pu en avoir en tant que chirurgien de renom. Malheureusement, il était plus difficile de faire apparaître de faux diplômes dans ce domaine et surtout de se mettre au jour des pratiques de ce siècle que d’inventer des histoires d’héritage étrange. Cela avait d’ailleurs était assez amusant de créer toute l’histoire d’Abigaïl et Anton Faust pour la rendre crédible et de demander au compagnon exécrable de sa sœur de fournir plusieurs papiers. Quoique la Moisson n’avait plus trop besoin de lui, bien heureusement. Il avait largement outrepassé son utilité et Anton ne désespérait pas de voir Abigaïl se décidé à s’en débarrasser une bonne fois pour toute.

Le Anton Faust qu’il était ce siècle n’était plus un médecin. Oh, il avait commencé ses études de médecine, mais avait dû arrêter pour prendre soin de sa tante et de sa sœur après que la première soit tombée malade. C’était cette tante, purement imaginaire, qui avait élevée les jumeaux à la mort de leurs parents, dans un coin de campagne reculé de l’Angleterre et elle leur avait légué de quoi continuer tranquillement leurs vies. Anton avait alors relancé l’entreprise familial de pompes funèbres et tout aurait été pour le mieux sans quelques petits accrocs. Sa sœur qui avait une crise de démence et finissait dans un asile pendant quelques années. On ne pouvait pas tout réécrire et puis de toute façon, Abigaïl continuait de se conduire comme une excentrique à vivre à Gallows End sans beaucoup en sortir. Enfin, elle en sortait, mais plus pour hanter des gens ou voyager dans d’autres dimensions que pour participer à la vie mondaine d’Anton. Car il avait de l’argent et surtout une réputation à créer, une clientèle à construire. Autant dire que quand une vieille dame richissime l’avait invité à une réception après que son entreprise se soit occupée à la perfection de la mise en terre de son époux, Anton n’avait pas pu refuser. Il se rappelait encore de cette veuve qui aurait fait un beau cadavre quelques vingt ans plus tôt mais maintenant n’était plus bonne à rien. Anton n’avait d’ailleurs presque rien pu récupérer sur son défunt mari !

Et voilà qu’il se trouvait en costume, d’une élégance rare, quoique moins maintenant qu’il avait un véritable travail, au lieu de continuer ses recherches dans son hôpital. Il n’avait même pas pu emmener Irina, il aurait été considéré comme trop vulgaire qu’il se ramène ici avec l’une de ses employées, cette dernière jouant souvent le rôle de son assistante, surtout que cela aurait fait jaser. Il était donc terriblement seul en cet instant… Il n’avait aucun de ses jouets. Pas de canon à poltergeist, pas de bâton nécro-galvanique ou de sérum de nécro-régénération. Il n’avait rien si ce n’était son intellect toujours supérieur à la moyenne grâce à ses nouvelles innovations. Et quel intellect ! D’un regard il pouvait évaluer la forme physique de bien des individus présents. Il n’avait aucun mal à calculer de nombreuses variables dans son esprit et à savoir qui pourrait faire un cobaye intéressant et qui au contraire, ne servirait tout au plus que de pâté à Skratch. Puis ils étaient si insouciants ces gens… Ignorants du génie qui se trouvait avec eux. Ignorants de cet homme qui avait pour objectif de libérer l’humanité des affres de la m… Oh une jolie femme.

Le regard du nécromancien avait aussitôt été attiré par une jeune femme bien plus agréable à l’œil que la plupart des mégères de la haute. Malheureusement, elle n’était pas seule. D’ailleurs il avait déjà vu le visage de ce type quelque part. Mais où ? Il n’était pas aussi étranger que sa sœur à tout ce qui se passait en ville, mais il avait passé tellement de soirées à se maintenir éveillé à l’arsenic ces derniers temps qu’il en avait oublié beaucoup de choses. Il était dur de devoir être vivant le jour et mort la nuit. L’esprit déraillé bien souvent… Et voilà que reprenant ses mauvaises habitudes, il s’était avancé auprès de l’homme et de la jeune femme. Décidément attirante. Il pourrait trouver bien des utilités à son corps, que ce soit entier ou en pièces détachées.

« Enchanté de vous rencontrer, je me nomme Anton Faust. Mon apparition va vous sembler bien cavalière, mais j’ai déjà vu votre visage quelque part et je suis dans l’incapacité de me rappeler où. » Il avait tendit sa main à Jonas pour la lui serrer. « Je sais que cela va me tarauder pendant toute la soirée aussi j’ai préféré venir tout de suite vous le demander. Votre compagne est d’ailleurs sublime. Madame. » Il s’était tourné vers elle, lui offrant un sourire dont il avait le secret et lui serrant la main à son tour. Pas de baisemain, non. La coutume était un peu désuète avait-il appris et surtout il en savait pas encore de quelle manière les deux individus étaient liés. Mieux valait ne pas paraître trop intéressé, pas tout de suite. Surtout qu’Anton ne mentait pas vraiment. Il avait vraiment envie de se rappeler qui était cet individu. Son cerveau ne le laisserait pas tranquille d’ici là. Les joies du génie. Ou de la folie. Question de point de vue.
 
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Message posté : Mar 20 Sep 2016 - 20:52 Message
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Les dîners mondains et les soirées de gala étaient devenues particulièrement nombreuses avec les élections qui approchaient. La plupart étaient orientées vers tel ou tel politiciens, mais il y en avait encore des « neutres » qui visaient seulement à réunir du beau monde au même endroit. Une manière de montrer qu'on avait beaucoup d'argent et de relations en somme ! Jonas préférait éviter de participer aux réunions de ce genre, mais parfois, c'était plus compliqué que prévu ! Ce soir-là par exemple, il s'agissait d'une soirée organisée par l'épouse d'un homme d'affaires anciennement ami avec Bruce Cooper. Jonas le connaissait depuis son enfance et il n'avait donc pas réussi à lui dire qu'il préférait amplement passer sa soirée tranquillement chez lui qu'à se pavaner à cette fête ! Qui plus est, Casey semblait retrouver un peu de sa bonne humeur d'antan et il savait bien que le meilleur moyen de l'aider, c'était de la convier à des soirées animées où elle pourrait faire connaissance avec d'autres personnes.

C'était donc pour cette raison qu'il se trouvait là ce soir. Vêtu d'un costume plus que présentable, il était aux côtés de sa sœur qui avait enfilé l'une de ses plus belles robes pour l'occasion. Elle n'avait pas besoin de tabler sur la discrétion étant donné que la soirée avait uniquement pour but d'en mettre plein la vue à tout le monde ! Toutefois, comme à l'accoutumée elle me portait pratiquement aucun bijou. Juste un simple collier offert par Heather pour ses vingt et un an qui était pratiquement masqué par le sourire qu'elle arborait en permanence.

Casey était en train de lui raconter sa journée lorsqu'un homme s'avança vers eux. Elle le remarqua assez rapidement vu que le silence précéda sa présentation et Jonas nota que sa sœur – une grande bavarde – ne se taisait que rarement. Elle devait certainement avoir remarqué le nouvel arrivant avant qu'il ne vienne taper la discute, ce qui n'était pas très surprenant vu qu'elle avait tendance à être fleur bleue depuis sa naissance.

Le Cooper posa ses yeux sur l'homme qui se présenta comme Anton Faust. Un nom de famille assez connu, mais pas forcément à Star City. Jonas songeait plutôt au bouquin qu'il avait lu durant sa jeunesse, mais le lien semblait peu probable. Casey quant à elle semblait plus intéressée par le minois de leur nouvel interlocuteur que par le reste et elle lui offrit un sourire encore plus sincère lorsqu'il lui tendit la main. Pour peu, Jonas se serait éloigné histoire de ne pas tenir la chandelle, mais il savait qu'en agissant ainsi il s'exposerait à la colère de sa cadette. Elle détestait être abandonnée en pleine discussion avec un garçon qui devait lui avoir tapé dans l’œil vu la manière dont elle se tenait devant lui – légèrement penchée en avant et gorge découverte.

« Enchanté, Jonas Cooper et ma sœur Casey. »
« Sœur cadette. Et mademoiselle. » Comme si la précision avait son importance. « Vous êtes bien aimable de me complimenter de la sorte, surtout que ce n'est pas les femmes sublimes qui manquent ce soir. »

Elle n'était pas faussement humble, c'était dans sa nature. Heather était la même : elles étaient incapables de se considérer comme plus belles que la moyenne alors qu'il semblait évident aux yeux de Jonas que ses deux sœurs étaient largement au-dessus des autres – et il ne disait pas ça parce qu'Heather était sa jumelle.
Son regard se reposa sur le nouvel arrivant au moment où il reprenait la parole d'un ton calme et poli :

« Pour ma part, je suis désolé, mais à part votre homonyme célèbre, je crains de ne jamais avoir entendu votre nom. » Ce qui arrivait souvent cela dit. « Cependant, si vous êtes ici je présume que vous devez être dans les affaires ? Vous êtes récemment arrivé à Star City ? »

Casey contempla son frère quelques instants avant de poser les yeux sur le fameux Anton pour le scruter avec attention. Elle esquissa finalement un sourire puis ajouta son grain de sel :

« Jonas est l'éditeur du Daily Herald, vous avez certainement dû le voir lors des manifestations sur les Supers ou peut-être en photo dans l'un des concurrents. Les gens ont un avis assez arrêté ici, voyez-vous. »

C'était assez rare que sa sœur se donne la peine de discuter de ce qu'il faisait ou même de chercher à faire la conversation avec les gens qui venaient lui parler, mais Jonas imaginait sans mal que cet intérêt soudain s'envolerait si elle découvrait qu'il y avait une madame Faust quelque part.
 
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Message posté : Mer 21 Sep 2016 - 14:30 Message
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Mademoiselle, voilà qui était des plus appréciables. Anton n’aurait pas pu deviner qu’il se trouvait face au frère et la sœur et non pas à un couple marié, enfin, l’absence d’alliances était révélatrice. Même s’ils se trouvaient à un siècle où les couples n’étaient pas tous officiels devant les yeux de l’église, ils étaient toutefois dans un milieu assez conservateur. Anton faisait d’ailleurs son possible pour ne pas avoir d’opinion trop tranchée sur de nombreux sujets. Partir dans des envolées lyriques sur la légalisation de la nécrophilie, sur le don d’organe ou bien sur d’autres paramètres un peu particuliers de son existence était bien moins pardonnable quand on était un entrepreneur qui s’occupait des défunts que quand on était un super-vilain costumé. Aussi il devait rester un parfait gentleman. Ce qu’il savait faire. Il avait eu la mauvaise idée une fois, lorsqu’il était jeune, de montrer à une servante qu’il voulait trousser l’une de ses créatures. Il avait dû lui fracasser le crâne pour qu’elle arrête de hurler et avait fini par jouer la mariée de son monstre. Ah, triste histoire. Il espérait vraiment ne pas en arriver là avec les Coopers, mais il n’avait pas prévu de leur montrer ce qu’il faisait en tant que Dread Maker de toute façon.

« Et pourtant, je n’en ai remarqué nulle autre que vous. » Il eut un léger sourire, comme s’il se rendait compte du caractère un peu osé voir franchement ringard de son compliment. Surtout qu’il était venu pour en savoir plus sur son frère, dont on lui révélerait sous peu l’identité. Frère qui avait un minimum de culture, mais rien de bien surprenant dans ce milieu. Anton était bien plus à sa place ici que dans les bouges infâmes où il avait croisé certaines personnes. Surtout depuis qu’il n’avait plus de problème avec l’alcool ni d’autres substances illicites. Peut-être qu’il devrait chercher à dépoussiérer un peu sa sœur et essayer de la faire vivre un peu. Faire vivre Lady Death, quel délicieuse entreprise. Considérablement casse-gueule aussi, même pour lui.

« Ah, Yohann Faust. Oui, malheureusement j’ignore s’il s’agit d’un ancêtre illustre de ma famille ou non. Je suis arrivé il y a quelques mois déjà, je viens de Londres, comme vous l’avez probablement deviné à mon accent. » Il sortit de son veston une carte qu’il tendit à Jonas. « Et oui, je suis dans les affaires, mais pas de celles dont on espère que les gens ont besoin. Je dirige une entreprise de pompes funèbres familiale. Enfin, plus internationale maintenant. Nous nous sommes récemment installés à Star City et j’ai décidé d’y venir avec ma sœur pour superviser tout cela. »

Difficile d’expliquer qu’une ville comme celle-ci était parfaite du fait de sa forte présence de méta-humain et par conséquent, d’un taux de mortalité assez élevé. Rien de bien surprenant avec tous les super-vilains et super-héros. Enfin, il resta très discret de ce côté, les gens n’aimaient pas trop qu’on parle des endeuillés comme d’une clientèle et s’il ne partageait pas leurs réserves, il comprenait pourquoi elles existaient.

« Le Daily Herald, c’est cela. Et bien je suis enchanté de vous rencontre monsieur Cooper, comme vous aussi mademoiselle. » Il avait levé son verre en leur direction. Est-ce que la jeune femme remarquerait qu’il n’avait pas d’alliance ? A voir. « J’ai vu votre photo dans un journal sur les élections bien entendu. Vous êtes une figure politique d’importance à ce que j’ai cru comprendre, j’en serais presque surpris que vous ne vous présentiez pas vous-même. Enfin, veuillez m’excuser pour cette assomption un peu cavalière. Je dois dire que j’ai encore du mal à me faire à toutes les subtilités de la politique locale, vous comprendrez. Les choses se faisaient différemment d’où je viens et je ne suis pas encore très au fait de tout ce qui se joue ici à Star City avec ces élections municipales. Je ne suis même pas naturalisé, donc je ne peux pas voter, autant dire que peu de gens se bousculent à mon portillon pour tenter de me rallier à leur cause. Mais j’ai cru entendre que vous aviez des idées assez impopulaires sur la gestion de notre… Patrimoine super-héroïque dirais-je. »

Il avait conservé son sourire avenant, glissant de temps à autre des regards en direction de Casey Cooper. Oui, il pourrait décidément faire des choses avec ce corps, même avec son frère d’ailleurs, mais pas sur le même plan. Peut-être qu’en échangeant certains morceaux de leurs visages il serait capable de reconstruire la physionomie de leurs parents ? Peut-être, peut-être… Mais ce serait un travail sans véritable intérêt pour sa recherche. Mieux valait qu’il se concentre sur le coté mondain de cette rencontre, qu’il s’entraîne à jouer l’être humain normal.
 
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Message posté : Mer 21 Sep 2016 - 20:07 Message
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Le compliment était grossier et assez attendu, mais Casey sembla l'apprécier et Jonas se contenta de lever légèrement les yeux au ciel – suffisamment discrètement pour que les deux presque-tourtereaux ne le remarquent pas. La jeune femme esquissa un sourire ravi après ces quelques mots et la discussion s'enchaîna. Le Cooper n'avait pas vraiment songé au fait que cet homme puisse avoir un lien familial avec Yohann Faust, aussi la remarque le fit sourire. Il saisit la carte que l'anglais lui tenait et acquiesça d'un hochement de la tête à la remarque sur son accent. Difficile de ne pas le remarquer lorsque vous baigniez dans la culture américaine depuis votre enfance !

Lorsque l'homme lui parla de l'entreprise de pompes funèbres, il récolta un simple regard neutre du trentenaire. Jonas ne voyait pas la mort comme une chose négative, à ses yeux c'était un commerce comme n'importe lequel qui avait au moins le mérite de ne jamais perdre de clients. Il y aurait toujours des morts et il faudrait toujours des personnes pour s'en occuper. C'était donc un bon filon aux yeux du trentenaire qui ne put s'empêcher de relever le fait que le fameux Faust avait une sœur.

« Vraiment, une sœur ? Elle travaille donc avec vous ? Ce n'est pas commun, en général les membres d'une fratrie ont toujours des tensions. » Casey en profita pour rigoler légèrement.
« Tu dis ça à cause de moi, avoue ? » Elle posa les yeux sur Anton. « Il trouve que je parle un peu trop. »

Jonas ne releva pas la remarque, si jamais leur interlocuteur passait un peu de temps avec eux, il aurait tôt fait de remarquer que la jolie Casey avait la langue bien pendue et qu'elle pouvait parfois devenir lassante !

Fort heureusement, Anton semblait aussi s'intéresser à l'actualité et pas seulement aux affaires concernant son domaine. C'était souvent l'erreur que les gens faisaient : se fermer au reste et se contenter de rester centrés sur leur petit univers. Cependant, Jonas ne le jugeait pas trop rapidement, il attendrait de voir comment les choses se passaient, surtout que le trentenaire le soupçonnait vaguement d'être venu leur parler pour profiter de la vue plus que de la discussion. Plusieurs hommes avaient déjà utilisé cette technique au cours des années, même si c'était plus souvent Heather qui en faisait les frais vu qu'elle l'accompagnait alors.

Lorsque l'homme reprit la parole pour expliquer qu'il ne pourrait pas voter, Jonas n'en fut pas spécialement étonné. Beaucoup « d'étrangers » bien placés étaient dans ce cas-là à Star City, mais le trentenaire n'y voyait pas de problème. Il serait dans le même cas s'il décidait de déménager en Angleterre ! Un bref sourire ourla les lèvres du Cooper avant qu'il ne réponde d'un ton calme :

« Et fait je n'ai rien à voir avec la politique locale, sauf si vous parlez du fait que le journal que je dirige en fasse état. Mais là, j'ai des journalistes spécialisés bien plus calés que moi qui s'en chargent. En fait, je suis simplement membre d'un groupe de citoyens qui soulignent le manque de professionnalisme des Super de manière générale, mais ça n'a rien de politique. » Il haussa les épaules. « C'est juste que ce regroupement soutient un candidat, donc je lui apporte ma sympathie de manière logique. »

Même sans être familier avec la politique, l'homme saurait qu'il était toujours bon de soutenir un candidat qui avait les mêmes idéaux que vous. Sait-on jamais, s'il gagnait les élections et devenait le nouveau maire, il saurait au moins récompenser le mouvement comme il se doit !

« Mais il est vrai que les élections sont importantes, elles permettront de définir si le prochain maire s'orientera pour ou contre les Supers si je puis dire. C'est plus compliqué en vérité, mais c'est ainsi que la plupart des citoyens de la ville voient les choses. » Surtout ceux qui ne connaissaient pas trop le système politique ? « Certains prévoient de mettre en place une sorte de permis pour les Supers de manière à ce qu'ils soient formés comme les policiers ou militaires, mais l'idée ne plaît pas à tout le monde. Je suis certain que ce sera intéressant dans les moins qui suivront. »

Un discours plus ou moins rodé depuis le temps étant donné que le Cooper avait déjà dû le servir un bon paquet de fois, mais c'était l'approche habituelle avec les inconnus qui s'intéressaient à la politique ou à ce qu'il en pensait. Casey quant à elle semblait bien loin de ces tracas et dès que son frère lui en laissa l'occasion – entre deux répliques en gros – elle reprit la parole :

« Et vous avez donc tout laissé en Angleterre pour venir ici ? Vous vous faites à la vie américaine ? J'imagine que votre femme ou vos enfants doivent en être déstabilisés, non ? »

Une approche presque aussi grossière que le compliment qui avait introduit la discussion, mais Jonas n'en dit rien bien évidemment.
 
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Message posté : Jeu 22 Sep 2016 - 13:59 Message
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Ah, comment expliquer la douce relation qu’il entretenait avec Abigaïl ? Oh, ils en avaient inventé une factice, où d’ailleurs la nécromancienne n’avait pas vraiment le beau rôle. Mais plus elle se détachait des affaires des vivants, moins ce genre de choses la gênait. Quand même, s’il s’était imaginé un jour qu’elle l’utiliserait lui pour être la façade de la famille Faust auprès des vivants… Un an plus tôt il n’aurait jamais pu imaginer cela possible ! Heureusement que les choses évoluaient et qu’il avait réussi à se débarrasser de l’essence délétère du Dévoreur. Maintenant il était capable de conter fleurette à une jolie jeune femme sans s’imaginer en train de proférer des actes de cannibalisme nécrophile sur sa dépouille. C’était tout plus sa passion pour la chair morte qui continuait de l’animer.

« Il s’agit de ma sœur jumelle en fait. Nous sommes très proches, mais si elle est comme moi propriétaire de notre entreprise familiale, elle me laisse la gérer. C’est une femme légèrement excentrique, elle a traversé des épisodes assez compliqués dans sa vie et sort maintenant assez peu de chez nous. C’est pour cela que je me présente seul à ce genre d’évènements, je ne tiens pas à l’ennuyer avec ce genre de mondanités, elle a une santé fragile. »


Si on pouvait appeler ça comme cela… Abigaïl était exceptionnellement robuste si on considérait qu’elle ne pouvait pas mourir. Mais elle n’avait en effet jamais véritablement brillé par sa vivacité et sa forte constitution. Les épisodes traumatisants qu’elle avait vécus étaient quant à eux difficiles à expliquer à des vivants. Après tout, elle avait assassiné son mari, avait été torturée par un prêtre zélé, enfermée pendant deux siècles dans un cercueil. Ce n’était que la partie ancienne… Bien qu’officiellement elle avait surtout eut une crise de démence et avait finie par passer quelques années dans un asile avant qu’ils ne déménagent aux Etats-Unis pour qu’elle aille mieux.

« Et ne vous inquiétez pas mademoiselle Cooper, vous avez une voix ravissante à ce que j’ai pu en entendre, je doute qu’on puisse s’en lasser. »

Un peu de flatterie ne lui coûtait pas grand-chose, même si Anton se trouvait dans une situation un peu délicate. Il devait s’assurer de réussir à maintenir la belle dans ses filets, sans non plus devenir trop gênant pour son frère. Quelque chose disait au nécromancien que Jonas Cooper devait avoir son mot à dire dans qui fréquentait sa sœur. Ou tout du moins imaginait-il que c’était ainsi que cela se passait dans les hautes sphères de la société. Si seulement cela pouvait aussi être le cas dans la Moisson ! Il pourrait se débarrasser de l’énergumène qui couchait avec Abigaïl en appliquant son autorité paternelle et fraternelle. Mais non…

« Je vois. Le CODE si je ne m’abuse ? J’en ai entendu parler. Enfin, il est agréable de voir que vous n’êtes pas ce genre d’individu qui utilise sa position pour matraquer son opinion et que vous laissiez cela à des professionnels de la politique. Je dois dire qu’un tel professionnalisme m’impressionne. »
Il détestait quand les gens se permettaient de trop parler de ce dont ils ne connaissaient pas. Son côté scientifique probablement. « Je vois, il est vrai que certaines histoires à propos des bavures de certains de nos héros auto-proclamés sont à vous faire trembler. Au moins quand un agent de police commet une erreur, nous pouvons avoir confiance dans sa chaîne de commandement, ce qui n’est pas forcément le cas avec ces individus. »

Anton ne s’intéressait pas vraiment aux super-héros en fait. Il avait sa propre équipe qu’il était en train de créer, la Corpse Squad, mais son seul but était d’occuper la Légion si la Moisson entreprenait des actions de grande envergure. Il était plus fasciné par certains des pouvoirs des méta-humains et s’occupait de créer une liste d’individus sur lesquels il aimerait expérimenter. Qu’ils aient un permis ou non ne changerait pas grand-chose… Quoique si la Moisson pouvait avoir un agent ayant accès à une liste des personnes possédant un tel permis, il aurait moins de mal à traquer certains individus.

« En effet, il est vrai que si tout individu est capable d’un point de vue physique de conduire une voiture, nous leur demandons tout de même de passer un permis pour voir s’ils en sont capable sans mettre les autres ou eux-mêmes en danger. Et il faut savoir s’habituer à conduire du bon côté de la route quand on vient d’Angleterre ! » Ajouta-t-il avec un léger sourire.

D’ailleurs, Casey Cooper était en train de lui poser des questions sur sa vie à Londres. Ah si elle savait ! En fait il était à Star City depuis plus longtemps qu’il ne l’avait avoué et surtout, ce qu’il avait fait à Londres n’avait rien de charmant. Créer une filière Européenne de la Moisson avait impliqué de nombreux conflits avec certains héros et il avait marqué la capitale anglaise de ses abominations. Plusieurs héros avaient succombé face à ses monstruosités et il n’en était pas peu fier. Son score était moins élevé à Star City, mais il n’attendait que de pouvoir s’améliorer.

« C’est plus facile que je ne l’imaginais. Oh, il faut conduire à droite, le thé et la bière ont un goût différent, sans parler de la nourriture, mais je n’ai pas à me plaindre. Surtout que ce déménagement était nécessaire pour ma sœur, elle avait besoin de changer de décor, de quitter Londres et Star City semblait tout adaptée. Je ne suis pas marié d’ailleurs, tout comme je n’ai pas d’enfant, ce qui a facilité les choses. J’ai bien peur d’être l’un de ces individus qui s’est bien trop investi dans son travail au point d’en oublier un peu de vivre. Mais que voulez-vous, tous les hommes ne peuvent pas prendre le temps de fonder une nouvelle famille. Surtout quand ils ont déjà des gens pour lesquels ils doivent pourvoir. Je ne doute pas que votre frère comprend mon point de vue. Même si j’ai plus de temps maintenant. »
 
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Message posté : Jeu 22 Sep 2016 - 21:18 Message
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Jonas fut assez surpris de l'entendre parler d'une sœur jumelle. Pas que ce soit excessivement rare d'en avoir une, mais c'était l'une des premières fois où il rencontrait quelqu'un dans ce cas-là. Quoi qu'il en soit, elle semblait un peu différente de leur interlocuteur et Jonas imaginait sans mal que les deux devaient bien se compléter. Un peu comme Heather et lui-même en fait, sauf que les deux étaient absentes ce soir. En tous les cas, le trentenaire ne pouvait que comprendre le désir d'Anton de ne pas aggraver la santé de sa sœur jumelle.

« Je peux comprendre. » Casey attrapa alors le bras de Jonas, manquant de lui renverser une partie de son verre dessus.
« Oh, quel drôle de hasard ! Jonas aussi a une sœur jumelle, Heather. Elle n'est pas là ce soir, mais habituellement ils sont toujours collés ensemble. J'étais un peu la cinquième roue du carrosse quand nous étions plus jeunes, mais j'imagine que je ne vous apprends rien sur la relation des jumeaux. »
« Elles ne sont pas toutes pareilles tu sais, c'est comme de comparer deux sœurs à deux autres sœurs, ça n'a rien de commun. »

Elle leva les yeux au ciel, sachant très bien que Jonas ne pensait pas vraiment ce qu'il disait. Il était vrai que les rares jumeaux qu'il avait pu rencontrer partageaient la même relation qu'Heather et lui, mais le trentenaire n'avait pas spécialement envie d'aborder ce sujet. L'exil de sa sœur à Bâton-Rouge avait tendance à le rendre plus sombre et renfrogné, aussi en discuter n'était pas à l'ordre du jour.

Fort heureusement, le Faust offrit un nouveau compliment à la jeune femme qui esquissa un sourire conquit. Il semblait clair qu'elle n'était pas insensible au charme anglais.

« Vous êtes adorable, j'espère que vous aurez l'occasion de le vérifier. »

Et donc qu'ils soient amenés à se revoir. Une nouvelle fois, Jonas retint un profond soupir devant la parade nuptiale qui s'offrait à lui et préféra se concentrer sur le reste de la discussion. Le CODE l'intéressait plus que le potentiel futur visiteur de la literie de sa sœur, aussi hocha-t-il la tête en l'entendant parler des risques que les héros pouvaient faire courir aux habitants et à la justice.

« Vous avez compris l'idée. Le problème n'est pas le fait qu'il y a des personnes méta-humaines qui utilisent leurs pouvoirs, mais plutôt que cela ne soit pas réglementé. Même les détectives privés doivent avoir un permis pour interroger des témoins ou faire des filatures, alors pourquoi pas eux ? Malheureusement c'est bien souvent vu comme une entrave à la liberté alors que c'est une simple question de logique. » Il haussa les épaules. « Quant au reste, j'estime qu'un professionnel ne l'est pas pour rien. Je préfère déléguer aux personnes compétentes pour que les choses soient bien faites. Encore une question de logique. »

Même si certains voyaient cela comme de la vantardise ou un manque de compétence ! Peu lui chalait de savoir ce que les autres pensaient en vérité et même si cet homme lui avait annoncé qu'il trouvait cela ridicule de déléguer au lieu de prendre les choses en charge, Jonas n'aurait pas changé d'avis sur la question.

Lorsque le Faust répondit à propos de sa venue en Amérique et de son absence de famille – autre que sa sœur – Casey sourit légèrement plus. Leur interlocuteur ne le verrait certainement pas, mais Jonas qui connaissait bien sa sœur ne manqua pas de relever ce détail. Elle devait avoir les pupilles qui se dilataient sous le coup de l'intérêt ! Elle soupira d'un air dépité à la fin de sa réponse.

« Je vais finir par croire que tous les trentenaires de cette ville sont plus intéressés par leur travail que par la perspective de fonder une famille. Mais j'imagine que oui, Jonas et ma sœur doivent certainement vous comprendre étant donné que je n'ai toujours pas le plaisir d'être tante. » Elle reporta son regard sur Anton après avoir fixé son frère. « Mais il serait dommage de passer à côté de cette chance, surtout si vous venez dans des soirées comme celle-ci. Vous seriez étonné du nombre de jeunes femmes célibataires qui viennent ici en espérant trouver l'élu de leur cœur. »
« Comme toi ? » Elle rougit brusquement.
« Ne sois pas ridicule, je t'accompagne. Les gens doivent nous penser mariés en plus, je dirais que je ruine plus mes chances qu'autre chose ! » Elle secoua la tête. « Non, mais je dois avouer que certaines sont très intéressées. Si votre entreprise prospère, vous devriez vous montrer prudent à l'avenir, ou vous risquez de vous faire attraper dans les filets d'une profiteuse. »

Et ses conseils étaient parfaitement désintéressés, bien entendu !
 
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Message posté : Ven 23 Sep 2016 - 14:08 Message
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C’était effectivement un hasard plutôt surprenant. Anton ne s’était pas vraiment attendu à croiser un autre individu qui pourrait se targuer d’avoir une sœur jumelle. Bien sûr, il doutait vraiment que son lien soit aussi poussé que celui qu’il avait avec Abigaïl. Le nécromancien avait un peu tendance à mettre sa sœur sur un piédestal, probablement parce qu’elle avait réussie par sa simple puissance brute à se jouer de toutes ses machinations et de celles de Méphistophélès. Plus encore, elle avait réussi à le ressusciter. Un acte peu anodin même chez les Faust, il était plus vivant que jamais, plus encore, il était quasiment immortel ! Bon, il était clair dans son esprit que s’il devait se retrouver face à Jonas Cooper et sa sœur dans un affrontement de jumeaux, lui et Abigaïl gagneraient. Mais bon, de tels jeux n’existaient pas et c’était là une réflexion bien puérile de sa part.

« C’est un curieux hasard en effet. Mais votre frère a raison, toutes les paires de jumeaux ne fonctionnent pas de la même façon. Ma sœur et moi avons eu nos hauts et nos bas comme tout le monde. Enfin, il est amusant de voir que vous avez-vous aussi une fausse jumelle, tout comme moi. » Il utilisait le terme de fausse jumelle dans le sens où il y avait eu une double fécondation mais où les deux enfants n’étaient pas identiques. A moins que Jonas Cooper ait changé de sexe au cours de sa vie. Ce qui serait encore plus surprenant ! « J’imagine bien que cela n’a pas dû être facile pour vous mademoiselle Cooper, surtout si votre frère est aussi proche de sa jumelle que je le suis de la mienne. Nous n’avons jamais eu d’autre frère ou sœur Abigaïl et moi, mais la torture n’a pas due être si terrible vu que vous semblez vous en êtes sortie superbement. » Commenta-t-il avec un sourire.

Il se demandait encore où allait le mener ce petit jeu finalement. Il appréciait le fait de pouvoir flirter gentiment avec une jeune femme ravissante et de pouvoir avoir une conversation mondaine. Cela le changeait considérablement de ses recherches et pourrait stimuler sa créativité par la même occasion. Puis cela changeait aussi des discussions qu’il avait eues en tant que Dévoreur ou avec ses fidèles. « Est-ce que je peux manger cet homme là ? » « Quand est-ce que nous lançons la fin du monde ? » « Est-ce que cela se mange l’Archimage ? » Ce genre de petites subtilités.

« J’en serais ravi et je ne peux que vous retourner le compliment. » Il avait l’impression de s’exprimer avec des bonbons qui lui sortaient de la bouche. Ah, il était un expert dans ces commentaires mielleux et ces compliments. Tous n’étaient pas usurpés. Après tout, il fallait bien avoir les moyens de satisfaire ses pulsions à une époque où créer un golem aussi élaboré qu’Irina n’avait pas été une option. Les chairs des morts deux siècles avant se conservaient moins bien, surtout parce qu’il n’avait quasiment jamais de victimes fraîches et que ses procédés étaient encore embryonnaires. Peut-être qu’il pourrait faire de cette Casey Cooper une de ses créations ? Il lui lança un regard discret, l’imaginant dans un costume d’infirmière aux côtés d’Irina. Une brune pour une blonde… Pourquoi pas. Même si cela mettrait définitivement fin à son petit jeu mondain avec les Coopers. Sauf si la modification se faisait discrètement.

« Je vois ce qui pourrait penser les gens à penser cela. Après tout, il s’agit d’une mutation génétique, de leur nature. Peut-on empêcher quelqu’un de respirer ou bien de marcher ? Seulement les gens oublient bien souvent que naître d’une certaine façon ne nous donne aucun droit. Ce n’est pas parce qu’un individu est plus musclé qu’un autre qu’il peut se permettre de faire la loi. Les mutations ne sont finalement que des différences biologiques que la loi doit maintenant prendre en compte. Malheureusement bien souvent la législation mets beaucoup plus de temps à changer et à s’adapter que les nouvelles générations… » Il fit tournoyer un instant le liquide dans son verre. « Puis le talent, ou plutôt les mutations, ne remplacent pas une formation en bonne et due forme en effet. Il faut savoir travailler, de la discipline et de la rigueur sont nécessaires. J’en sais quelque chose. J’ai suivi une formation de thanatopracteur moi-même. Je n’allais pas m’amuser à travailler sur les chers disparus de familles sans la formation adéquate et juste parce que j’avais l’argent nécessaire pour gérer une entreprise de pompes funèbres. »

Bien sûr, Anton avait à ses yeux un intellect bien supérieur à la norme, ce qui lui donnait des droits que les autres n’avaient pas. Son diplôme de médecin datait de plusieurs siècles, mais il avait développé un sérum de super-intelligence pour pallier à ce manque. En fait, il avait travaillé, s’était échiné à combler ses propres défauts pour pouvoir faire avancer son entreprise macabre. Oui, voir des méta-humains faire les choses juste parce qu’ils en avaient le talent… Contrairement à Abigaïl, Anton n’avait pas la même affinité qu’elle aux pouvoirs de la nécromancie, il avait dû s’adapter. Mais un jour il créerait une nouvelle race d’hommes pour cette planète. Et ce genre d’inégalités et d’inepties seraient impitoyablement gommées.

« C’est très aimable à vous d’accompagner ainsi votre frère. Je ne doute pas que vous saurez attirer le regard de bien des jeunes gens dans cette soirée. Je suis même considérablement surpris que vous n’ayez pas plus de prétendants par ailleurs. Une jeune femme telle que vous doit avoir son lot d’admirateurs, non ? » Qui devaient au moins être fascinés par son joli minois si ce n’était par l’argent qui pourrait venir avec son nom de famille. « Je me méfierais. Mais ne vous inquiétez pas, ma famille veille au grain. Ma sœur fera attention à ce que je ne me perde pas auprès d’une simple profiteuse. Ah, cela peut sembler idiot que je compte sur ma sœur pour me maintenir dans le droit chemin, mais c’est à cela que sert la famille, non ? Enfin, je ne doute pas une seule seconde qu’elle vous apprécierait grandement. Puis même si mon commerce est assez fleurissant, beaucoup de jeunes femmes ne me voient que comme un croque-mort avec de l’argent. »
 
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Message posté : Ven 23 Sep 2016 - 21:17 Message
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Jonas ne releva pas le commentaire sur la fausse jumelle, sachant très bien que s'il se lançait là-dedans, ils risquaient d'approfondir le sujet. Or, il n'avait aucune envie de parler d'Heather avec un inconnu et cela même si Casey semblait particulièrement l'apprécier. Il était bien placé pour savoir que les apparences ne faisaient pas tout : que cet individu ait l'air fréquentable et agréable ne signifiait donc pas qu'il l'était. D'ailleurs au vu de ce qui était arrivé à sa sœur cadette au cours des derniers mois, si jamais elle se mettait en tête de revoir l'anglais, Jonas procéderait à des vérifications de routine et à une enquête plus poussée grâce à ses contacts. C'était le bon côté d'avoir un réseau d'informateurs plutôt développé : il pouvait obtenir des pistes très sérieuses et parfois, très détaillées.
Mais ils n'en étaient pas encore là !

Quoi qu'il en soit, même s’il n'était pas encore fixé sur cet homme, Jonas le trouvait plutôt agréable. Il avait des idéaux qui collaient aux siens et même s'il semblait plutôt... chaleureux, il adhérait à la manière de penser du Cooper. C'était agréable et presque inattendu ! Les gens s'amusaient rarement à étayer ses dires en sachant qu'il avait une réputation qui ne plaisait pas à tout le monde et Jonas savait parfaitement que l'anglais risquait d'avoir des « ennuis » s'il cherchait à rester neutre. Oh, bien sûr, le trentenaire n'était pas en permanence suivit par des journalistes qui le mitraillaient pour dénigrer ses interlocuteurs, mais disons qu'être ami ou amical avec lui n'aidait pas forcément à se faire bien voir des détracteurs des anti-supers.

« C'est un fait. Même si je ne suis pas forcément le meilleur exemple qui soit pour plaider ce genre de choses : je n'ai aucune formation officielle en journalisme ou en gestion d'entreprise, j'ai tout appris sur le tas avec mon père. Mais ce n'est pas vraiment la même chose que s'occuper d'autrui, j'imagine que même si vous vous chargez des corps des défunts, vous devez avoir des gestes bien précis. Comme un médecin, sans le tracas de voir son patient décéder cela dit. » Un discours qui aurait peut-être l'air froid, mais qui était surtout professionnel. « Cependant, vous avez tout à fait raison en ce qui concerne l'évolution des lois. Cela dit, j'ai tendance à considérer que si les gens ne s'étaient pas battus pour que les femmes aient le droit de voter, elles ne le pourraient pas encore aujourd'hui. Alors, il faut militer, encore et toujours et c'est pour cette raison qu'il y a besoin d'appuis et de financements, c'est pour ça que j'apporte mon soutien même sans être politicien. » Il marqua une courte pause. « Mais j'imagine que je ne vous apprends rien. »

Jonas ne connaissait pas vraiment le système législatif de l'Angleterre et le fait qu'ils aient une Reine au lieu d'un président changeait les choses, mais l'idée générale devait certainement être la même dans toutes les cultures du monde. Sinon l'anarchie aurait tôt fait de faire disparaître ces peuplades ! Il n'y avait que dans les films post-apocalyptiques que l'on pouvait survivre en appliquant la loi du plus fort.

Le trentenaire parla d'un ton calme et posé, scrutant le visage de l'homme face à lui. Il avait l'air étrangement à l'aise dans cette discussion avec que Jonas ne l'aurait pas classé dans la catégorie des amateurs de débats publics ! Cependant, il est vrai que leur discussion n'était pas bercée par des prises de bec, ce qui était relativement rafraîchissant. Les conversations paisibles étaient si rares que Jonas en oubliait presque le principe ! Mais il n'allait pas s'en plaindre étant donné qu'il y avait de fortes chances pour que sa prochaine rencontre avec un inconnu soit bien moins conciliante.

Casey eut à nouveau droit à quelques compliments et offrit un sourire sincèrement ravi à son charmant interlocuteur – même si Jonas restait sceptique sur ce point.

« C'est idiot. Un emploi ne fait pas une personne, même si vous vous y dédiez entièrement. Cela dit, j'ai la chance d'avoir grandi dans une famille où les hommes étaient souvent pointés du doigt à cause de leur métier, alors je pense que ça me donne un autre point de vue. » Elle haussa légèrement les épaules. « Malheureusement, même si vos paroles sont bien agréables à entendre, je dois avouer que les prétendants sont très rares. Mon père n'était pas très ouvert aux inconnus et Jonas se montre assez méfiant de nature. Je suis d'ailleurs surprise qu'il ne vous ait pas envoyé paître après vos premiers compliments. » Il la regarda.
« Je renvois uniquement ceux qui sont irrespectueux ou intéressés et ça n'as pas l'air d'être le cas de monsieur Faust. »
« En effet. Cela dit, j'espère que nous aurons la chance de voir votre sœur à une prochaine soirée. Il y en aura beaucoup de données en raison des élections qui approchent, mais j'ignore s'il s'agit là d'un sujet qui vous passionne réellement ? Après tout, en parler ne signifie pas qu'on s'y intéresse vraiment. »

Elle en était l'exemple parfait.
 
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Message posté : Sam 24 Sep 2016 - 16:27 Message
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« Tout n’est pas qu’une question de formation. Puis il y a une différence entre perpétuer la tradition familiale et s’arroger des droits à cause de cette dernière. Pour ma part je désirais devenir médecin. Malheureusement comme je devais pouvoir aux besoins de ma tante et de ma sœur, il fut plus logique que je m’occupe d’abord de l’entreprise familiale. Mais la diriger, gérer une entreprise qui nous appartient par tradition familiale c’est autre chose que de simplement nous impliquer dans des activités qui ne nous concernent pas. » Il eut un léger sourire, posant avec des gestes précis son verre sur le plateau d’un serveur qui passait par là. Anton avait tendance à beaucoup utiliser ses mains et toute sa gestuelle était d’une précision remarquable. Il avait des mains de chirurgiens. C’était ce que lui avaient dit de nombreux clients. Ils ignoraient tous à quel point ils étaient proches de la réalité.

« Seulement, vous avez des employés qualifiés à vos côtés qui s’occupent de la rédaction des articles de votre journal. Tout comme je ne touchais pas aux décédés avant d’avoir ma propre licence de thanatopracteur, je laissais cela à mes employés qui eux savaient ce qu’ils faisaient. La différence, c’est qu’il n’y a pas d’école officielle d’héroïsme, il n’y a personne pour dire à ces gens qu’ils ne font pas leur travail correctement. Ils sont tellement convaincus d’agir pour la bonne cause, de faire leur devoir civique qu’ils ne se posent même pas la question de savoir s’ils devraient s’en abstenir. Cela me fait penser à certains ahuris de l’informatique, qui s’attaquent tout seuls à des sites terroristes car ils le peuvent… Sans se douter que par la même occasion ils viennent de mettre en péril des mois de recherche et d’infiltration du FBI. C’est la même chose avec les super-héros, ils sont erratiques, non-coordonnés, simplement du chaos. »

Anton eut un léger sourire à nouveau. En fait il se découvrait une certaine véhémence à l’encontre des super-héros. Oh, il aimait voir ces derniers faire usage de leurs pouvoirs. Car c’étaient là des démonstrations intéressantes pour ses recherches. Mais quel scientifique appréciait de voir une partie des rats de laboratoire se dresser pour le mordre pour défendre les autres ? Il était le maître de sa boîte de pétri et tous n’étaient que des cobayes dans ses recherches sur la mort. Y compris Jonas Cooper et sa charmante sœur par ailleurs.

« Probablement en effet… Je n’ai pas une âme de grand militant politique je dois l’admettre. Peut-être parce qu’au fond de moi, je reste un scientifique cynique qui ne croit pas véritablement en la démocratie. » Il lança un coup d’œil aux deux Coopers, tour à tour, pour voir leurs réactions. « Je suis malheureusement convaincu qu’il vaut mieux la tyrannie d’un individu intelligent qu’un gouvernement d’ahuris malhonnêtes élus par des esprits candides et simplets. Si militer est le meilleur moyen de renverser tout cela, oui, pourquoi pas. »

Même s’il pensait bien que les lois des hommes seraient toujours imparfaites. Car les hommes étaient des créatures imparfaites. Il les avait étudiés dans tous leurs aspects, avait écarté leur peau et leurs muscles, les avait démonté et reconstruits. L’homme était un animal qui était toujours effrayé de la mort. Et tant que cette peur subsisterait, la civilisation ne pourrait pas avancer. C’était à lui, en tant que scientifique et nécromancien, maître des arcanes de la vie et de la mort de la faire avancer. Il avait du temps devant lui, mais ses recherches seraient longues. Peut-être devrait-il se faire des alliés des Coopers ? Non, ils étaient encore bien loin de ses projets. S’il arrivait à faire le don d’immortalité à Casey peut-être, son frère se rendrait compte du génie de la personne à qui il faisait face… Ce serait une piste à creuser. Anton s’amusait déjà à placer des golems un peu partout en ville, des automates de chair qui conservaient presque toutes leurs facultés mentales.

« Ah ! Je suis heureux de voir que votre frère ne me prête pas de viles intentions en général ou à votre égard. Je ne peux que le conforter dans cette direction, je n’en ai pas après la fortune de votre famille, à vraie dire, je suis déjà bien occupé avec le patrimoine de ma famille. » Sous entendu qu’il n’en avait pas après l’argent. Même si avec leur entreprise de pompes funèbres, Anton n’était pas certain d’être plus riche que les Coopers… Heureusement qu’il avait la Moisson pour le seconder, même s’il rendait des comptes à sa chère et tendre sœur. « Et je ne doute pas que ce n’est qu’une question de temps avant que vous ne trouviez la bonne personne. Je dois dire que j’ignore par contre si ma sœur participera à l’une de ces réceptions. Elle a la santé fragile comme je l’ai dit et aime sa tranquillité. Les conversations mondaines ne sont pas vraiment son fort j’en ai bien peur. C’est une érudite en quelque sorte, toujours plongée dans les écrits et les légendes, si bien qu’il est un peu difficile de l’intéresser à la réalité parfois. » A cette réalité en tout cas. Car le regard de Lady Death se portait dans l’Abysse aux ténèbres insondables, il couvait les terres désolées d’Azgol, s’enfonçait dans les tombeaux d’Egypte et les catacombes de Paris. Star City n’était qu’une destination comme un autre pour son esprit finalement et son corps, de plus en plus, ne servait que le rôle de véhiculte. « Je m’intéresse à la politique car c’est mon devoir. Je vis ici, donc je dois être un minimum au courant de ce qu’il s’y passe, même sans être un citoyen américain. Bien sûr, je ne suis pas aussi passionné que je pourrais le paraître. C’est plus une question de devoir que de passion à mon sens. »
 
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Message posté : Sam 24 Sep 2016 - 18:14 Message
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Jonas était d'accord sur le fait qu'il y avait une différence entre reprendre l'entreprise familiale par devoir et dire qu'on avait des compétences naturelles pour certaines activités. Malheureusement, dans la majorité des esprits il était impossible de différencier ces deux points de vue et Jonas avait suffisamment de choses à faire pour ne pas s'ennuyer à se lancer dans une nouvelle quête perdue d'avance. Il avait compris depuis bien longtemps que certaines personnes étaient tellement entêtées qu'elles refusaient de changer d'avis. Il pourrait leur apporter des preuves sur un plateau d'argent sans que ces individus daignent admettre qu'il avait raison.
Le trentenaire hocha donc la tête en signe d'approbation.

Quoi qu'il en soit, le Faust semblait relativement en accord avec ce que Jonas pensait et il fallait avouer qu'il en était le premier surpris. Habituellement, les gens ne parlaient pas de la sorte sans avoir quelque chose à gagner, sauf s'ils étaient dévoués à cette cause bien évidemment ! Mais le Cooper n'avait jamais entendu parler de l'homme avant aujourd'hui, ce qui signifiait qu'il n'appartenait pas au CODE ou à un organisme anti-super. Est-ce qu'il agissait de la sorte simplement pour s'attirer les bonnes faveurs de Casey ? Ce serait une technique de drague plutôt surprenant, mais Jonas ne s'étonnait plus de rien... Cela dit, il perdrait son temps puisque la jeune femme ne s'intéressait pas franchement à ces histoires-là, même si elle appuyait son frère bien évidemment.
Un bref sourire factice ourla les lèvres du trentenaire.

« Je suis d'accord avec vous. Le problème vient uniquement de là de notre point de vue, si les Supers qui combattaient le mal suivaient une formation, ce serait amplement suffisant. Le CODE souligne notamment les nombreux dégâts collatéraux que ces personnes font. Il y a notamment une mère de famille qui a une fille en fauteuil roulant parce qu'un Légionnaire a fait se briser une statue qui l'a percutée dans sa chute. Moelle épinière abîmée, elle sera en chaise roulante à vie. Mais au lieu d'être vengée par la justice, elle a tout simplement été ignorée. Le Légionnaire a obtenu les remerciements du maire pour avoir sauvé des innocents, mais il n'a pas songé une seule seconde à cette pauvre fille dont la vie – et celle de sa famille – a été détruite. » Il lâcha un soupir. « C'est ce genre de choses qui finissent par contrarier les gens comme nous, ceux qui ne se laissent pas aveugler par la superbe de ces personnes. » Jonas le scruta quelques instants. « Est-ce votre cas ? Votre discours me laisser croire que je vois juste, mais je ne vous ai jamais vu aux réunions ou cité dans des papiers. »

Une question lancée sur un ton parfaitement normal, mais il était réellement intéressé. Il fallait avouer qu'il se méfiait toujours des gens trop « aimables » tant il était habitué à voir l'hostilité des détracteurs du Daily Herald. Bien sûr, l'anglais venait d'avancer qu'il était prêt à s'impliquer dans la vie politique de la ville, mais cela ne signifiait rien. Devant une jolie Casey en robe valorisante, certains seraient prêts à devenir des paladins chastes et prônant la justice pour tous.

Lorsqu'il commença à parler du fait qu'il ne convoitait pas l'argent, Jonas ne remit pas sa parole en doute. Certes, les Cooper étaient dans le top vingt des citoyens les plus riches de Star City, cependant ils n'étaient pas les meilleurs partis de la ville. Si cet homme convoitait des richesses, il aurait plus gagné à s'intéresser aux Crowley par exemple, qui étaient liés à l'histoire de la mégalopole depuis fort longtemps. En tous les cas, Casey semblait enchantée par ce qu'elle entendait et esquissa un sourire amusé.

« Votre sœur est une sorte de bohème c'est ça ? Je dois avouer qu'elle a de la chance, c'est bien de pouvoir entièrement se dédier à sa passion. Sans vous, elle ne le pourrait pas, c'est donc tout à votre honneur. Elle doit être très contente de vous avoir dans sa vie. » Son sourire se mua en une expression attendrie. « Je vais peut-être vous sembler bravache ou malpolie, mais si elle n'aime pas les soirées comme celle-ci, vous pourriez toujours venir dîner un soir chez nous. Vous semblez partager les mêmes idées que Jonas et j'apprécierais beaucoup de faire la connaissance de votre sœur. Enfin, vous n'avez pas besoin de répondre maintenant, vous n'aurez qu'à lui en parler et ne pas nous recontacter si l'idée ne vous intéresse pas. »

Elle haussa légèrement les épaules, signe qu'elle n'en serait pas contrariée si une telle chose devait se produire. Oh, bien sûr, Jonas la connaissait et savait qu'elle était en train de le tester pour savoir s'il voulait juste lui conter fleurette ou la revoir.

« Quoi que vous décidiez, je pense que ce serait une bonne chose que vous continuez à en parler avec Jonas, il pourrait vous donner des noms à contacter. »
« Merci de jouer les portes-parole, je suis si timide. »
 
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Message posté : Sam 24 Sep 2016 - 22:07 Message
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Anton était plutôt d’accord avec ce que disait Jonas, mais pas vraiment pour les mêmes raisons. Honnêtement, la vie de cette pauvre petite fille, dont la moelle épinière avait été brisée par un héros l’indifférait au plus haut point. En fait, il pensait que toutes les personnes qui se battaient contre les héros comme Jonas Cooper n’en avaient que faire. Il ne voyait pas une tripotée de petits éclopés dans le sillage du directeur du Herald parce qu’il aurait décidé de payer leurs soins ou de les adopter. Non, ce qui comptait c’était que les héros soient suffisamment contrôlés. En cela, Anton était parfaitement d’accord. Les super-héros causaient le chaos et il avait besoin d’ordre pour travailler. Surtout qu’il devait admettre qu’une base de données sur ces héros serait des plus appréciables pour ses travaux.

« Il est difficile de s’en prendre aux idoles de la population n’est-ce pas ? La majorité des gens vous accusera toujours de ne vous en prendre à eux que par jalousie et jamais parce que vous vous préoccupez vraiment du bien commun. Comme si le monde se résumait à deux réactions. Vouloir être avec les super-héros, ou contre eux. Ah, quand les gens apprendront-ils la demi-mesure ? » Il eut un nouveau sourire. « Un contrôle des super-héros me semble quelque chose d’utile à la société, mais ce n’est pas cela qui me poussera à entrer dans des meetings et à militer j’en ai bien peur. J’ai toujours considéré que j’étais une entité apolitique, capable de forger sa propre opinion par raisonnement scientifique. C’est ce qui m’amène à penser comme vous, mais je n’en reste pas moins un homme discret. Un trait de famille sûrement. »

Ou plutôt une conséquence directe de sa nature. Lorsqu’ils avaient décidé avec Abigaïl de conserver leur nom de famille et leurs prénoms, une chose était devenue certaine : jamais ils n’accéderaient à la gloire par là. Publiquement, Anton ne pouvait se permettre de trop s’impliquer dans la politique, de pousser des gens à se renseigner sur son passé. Les gens ne savaient rien de l’existence passée des jumeaux Faust, car elle n’était pas rentrée dans les livres d’histoire, mais il était toujours possible de creuser… Le procès pour sorcellerie d’Abigaïl avait été tenu secret pour éviter de raviver les flammes de la chasse aux sorcières. Sa mort lui-même avait été gardée grandement secrète, l’existence de ses créatures surtout. Scoltand Yard n’avait pas voulue s’étaler sur les abominations qu’elle avait trouvées. Finalement, Anton et Abigaïl Faust, les jumeaux nécromanciens, avaient disparus en dix-neuvième siècle pour réapparaître au vingt et unième siècle. Autant dire qu’il était dans leur intérêt que personne ne fasse la connexion entre les jumeaux de cette époque et ceux de celle-ci.

« Vous allez sûrement trouver cela lâche de ma part. Mais finalement je considère que d’autres, avec plus d’éducation et de moyens s’en sortiront bien mieux que quelqu’un comme moi, qui finalement ne se forge son opinion que par lui-même, sans en connaître tous les tenants et aboutissants. Il est important que je sois un minimum renseigné. Mais j’ai bien peur que je ferais un piètre soutien et je n’ai jamais apprécié que la politique ait trop d’influence dans ma vie. J’aime être capable de côtoyer des gens qui ont des visions du monde drastiquement différentes des miennes. »

Voilà qui risquait grandement d’échauder Jonas Cooper. Mais Anton n’avait nullement envie d’être traîné dans des luttes politiques à Star City. Il appréciait le sujet de conversation, car il menait finalement à la notion de nature humaine, sur laquelle il travaillait, mais il ne comptait pas en faire sa vie. Surtout que sa vie civile devait rester discrète. Il se demandait d’ailleurs si la conversation n’allait pas tourner à l’aigre. Peut-être que Jonas Cooper ne voudrait pas laisser un individu qui refusait de vraiment s’impliquer tout en reconnaissant qu’il y avait un problème comme indigne de sa sœur. Ah, mais mieux valait être pris pour un lâche démagogue que de se faire tirer les oreilles par Lady Death !

« Haha, bohème, non, pas tout a fait. Ma sœur ne vit pas dans l’insouciance ni dans la pauvreté. Disons que dans son cas, il s’agirait plus d’une malédiction romantique, comme celles que l’on trouve dans les vieux romans victoriens j’en ai bien peur. Abigaïl est une nostalgique dans l’âme, qui ne trouve son bonheur que dans la solitude et les domaines de la pensée. Un état qui est lié à sa frêle constitution. Notre naissance fut un évènement tragique pour ma famille, notre mère mourant en couches et nous faillîmes connaître le même sort. C’est pour cela je pense qu’elle a toujours été si fragile, le monde est trop agressif pour elle. » Le monde des vivants en tout cas, Abigaïl avait toujours préféré le calme de la mort. Ses lieux préférés étaient les cimetières et les catacombes, là où le silence régnait en maître et où elle pouvait profiter pleinement des murmures des morts. « Mais un dîner me semble une bonne occasion pour vous de la rencontrer. Je pense que ce sera une situation qui lui conviendrait bien mieux qu’une de ces réceptions. Les rares fois où ma sœur s’est frottée au beau-monde de Londres, cela ne s’est pas très bien terminé. » Ni à celui de Star City d’ailleurs. Elle en avait délesté certains de leur argent aux côtés de Jötunn. Devenant par la même occasion une mort anonyme au corps disparu. « Il serait impoli de ma part de refuser une telle offre voyons. J’en ferais part à ma sœur et je suis convaincu que l’amener à rencontrer de nouvelles personnes lui fera le plus grand bien. » Il mourrait aussi d’envie de voir la terrible Lady Death face aux Coopers. « Elle est un peu excentrique, j’espère que vous ne lui en tiendrez pas rigueur. »

Son sourire s’accentua quand il vit Casey d’une certaine manière materner son frère. Décidément la jeune femme avait envie de se rapprocher de lui. Il venait presque à en regretter que leurs familles distinctes soient mêlées à leurs affaires. Mais peut-être pourrait-il inviter Casey Cooper à un dîner en tête à tête une fois qu’ils auraient rencontré Abigaïl.
 
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Message posté : Dim 25 Sep 2016 - 13:39 Message
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La jalousie, ah ! Combien de fois avait-il entendu ce genre de discours ? Les gens étaient loin de se douter que Jonas avait peut-être des gènes mutants en sommeil étant donné que sa propre jumelle avait découvert des pouvoirs mentaux à l'aube de sa trentaine. Une précision qui pourrait lui donner beaucoup de crédibilité s'il décidait de la dévoiler, sauf qu'il refusait de le faire. Au fond de lui, Jonas détestait vraiment tous les méta-humains et pas seulement les Supers qui jouaient aux héros en crachant sur les lois, mais c'était un détail qu'il ne rendait pas public.
Quoi qu'il en soit, même si la réponse du Faust le décevait légèrement, le Cooper comprenait son choix. Il n'aurait peut-être pas choisi de se mettre sur le devant de la scène médiatique – ou plutôt journalistique – s'il en avait eu le choix. Dans ce monde-ci, l'anonymat était une chance inespérée. Presque un luxe. Il esquissa donc un très léger sourire avant de répondre.

« Je peux comprendre ce que vous voulez dire par là. L'anonymat, ou du moins la discrétion est une chose inestimable. J'espère que vous y arriverez, c'est assez difficile à Star City. »

Jonas n'était pas du genre hostile, pas réellement du moins. Il pouvait donner l'air d'être facilement irritable et peu amical, mais la vérité c'était que le trentenaire n'appréciait pas d'être pris pour un crétin ou d'être dénigré – comme la conseillère Holland l'avait fait lors de leur première rencontre professionnelle. Mais avec cet homme-là, le Cooper était assez neutre. Il était légèrement déçu de voir qu'il n'allait pas recruter un nouveau militant apparemment motivé, mais cela ne l'empêcherait pas de dormir sur ses deux oreilles.

Quoi qu'il en soit, le trentenaire comprenait ce que son interlocuteur voulait dire et cela même s'il n'envisageait pas de pouvoir réellement côtoyer des gens qui ne partageaient pas son point de vue. Oh, bien sûr, il en avait dans son entourage ne serait-ce que pour montrer qu'il n'était pas totalement fermé aux autres avis ! Mais compte tenu du fait qu'il avait envoyé sa sœur jumelle à l'autre bout du continent parce qu'elle sympathisait avec des Légionnaires, il était inutile de préciser qu'il ne se laisserait pas avoir par des des inconnus.

« C'est tout à votre honneur, les esprits ouverts sont suffisamment rares pour être appréciés. »

Ce qui était apparemment l'avis de Casey étant donné que cette dernière contemplait toujours le Faust d'un air très intéressé. Son sourire n'était pas factice, il le voyait bien pour l'avoir souvent vue jouer avec les faux-semblants lors de soirées comme celle-ci. Ce qui le poussait d'ailleurs à se montrer particulièrement méfiant : sa sœur avait subi suffisamment de choses négatives pour qu'il ne laisse pas un type apparemment bien sous tous rapports, lui briser le cœur juste pour l'inviter dans son lit.

Toujours est-il qu'elle semblait particulièrement enchantée par la réponse de l'anglais. Son sourire s'élargit davantage et Jonas était convaincu qu'elle imaginait déjà la fameuse soirée. Peut-être même qu'elle avait proposé cette rencontre simplement pour pouvoir bavarder en privé avec le frère ? C'était possible, mais Casey était tellement naïve et romantique que Jonas la croyait sincère. Elle devait réellement vouloir rencontrer cette sœur pour voir si elles pourraient s'entendre ou pas.

« Bien sûr que non ! Il nous en faudrait beaucoup, enfin surtout moi. Vous savez, mon père me citait toujours comme l'excentrique de la famille, alors ce serait ironique de le reprocher à d'autres. » Elle gloussa légèrement. « Quoi qu'il en soit, je suis ravie de savoir que vous êtes intéressé. Vous n'aurez qu'à nous recontacter une fois que vous en aurez parlé avec votre sœur. » Elle tourna la tête vers Jonas. « Tu as une carte de visite ? »

Il glissa sa main dans sa poche intérieure après avoir hoché la tête, puis en tira une carte de visite parfaitement banale avant de la tendre à se sœur qui s'en saisit et la donna au Faust.

« Désolée, mais j'habite encore avec ma mère, elle risquerait de mal prendre le fait qu'un homme récemment rencontré appelle chez nous. Elle est de la vieille école. » C'était peu de le dire. « Mais j'espère que votre sœur sera partante, j'ai hâte de la rencontrer. »

Jonas imaginait sans mal que sa sœur devait visualiser celle de l'anglais comme une indécrottable romantique qui rêvait de voir le prince charmant arriver et lui conter fleurette au bas de son balcon. Un peu comme elle en gros ! Même si ce serait difficile pour le balcon étant donné qu'ils vivaient au dernier étage d'un immense immeuble. Ce détail réglé, Jonas détourna le regard des deux tourtereaux et remarqua un ami de son père qui lui adressa un signe non loin de là.

« Par contre, veuillez m'excuser, mais je vais devoir vous laisser. Au plaisir de vous revoir monsieur Faust. » Main tendue par politesse.
« Oh, je vais faire de même, si je l'abandonnais pour vous, les gens iraient jaser. À bientôt j'espère. »
 
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Message posté : Dim 25 Sep 2016 - 16:53 Message
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Apparemment la volonté d’Anton de rester discret ne l’avait pas fait sombrer dans l’estime de Jonas Cooper. Assez paradoxalement, la réaction tout à fait normale et clame du directeur du Herald l’avait fait monter celle d’Anton. Le nécromancien appréciait de voir que son interlocuteur, bien que fort impliqué politiquement parlant, ne réduisait pas chaque individu à ses opinions politiques et surtout à la façon dont il les mettait en pratique. C’était quelque chose qu’Anton détestait au plus haut point, ces gens qui se croyaient supérieurs parce qu’ils se battaient pour des lois, ou contre des lois, car ils s’impliquaient dans leur gouvernement. Surtout que tout cela n’était qu’une vaste mascarade. Les vers n’auraient rien à faire de savoir si vous étiez un républicain ou un démocrate. La seule chose qui compte pour eux, ce serait votre chair et son goût n’aura pas changé avec les manifestations. Oh, il ne pouvait pas dire une telle chose à Jonas Cooper, cela serait mal avisé. Surtout que bon, comme Anton le pensait, l’homme voulait mettre de l’ordre dans la boîte de pétri avant de lui-même mordre la poussière, pourquoi l’en décourager.

« Je suis heureux de voir que vous ne me tenez pas rigueur de mon absence d’activité politique. J’en connais certains qui auraient été beaucoup moins ouverts que vous à ce genre de situation, comme si le fait que je ne m’impliquer pas soit un insulte à votre pays, ce qui je vous rassure n’est pas du tout le cas. »

Puis il s’impliquait à sa manière, en observant. En s’assurant qu’une guerre civile entre candidats ne vienne pas trop perturber ses expériences ou menacer l’intégrité de la Moisson. Après tout, un bon nombre d’individus présents à Star City avec des identités civiles classiques étaient des agents du royaume mort-vivant. Il en était un lui-même et il y avait aussi la lieutenante de sang par exemple, qui s’amusait à jouer les journalistes. Le Cooper la connaissait peut-être même. Enfin, l’important était qu’Anton n’ait pas éveillé les suspicions de ses interlocuteurs non plus. Mais Casey Cooper était trop obnubilée par une romance potentielle, quelle douce enfant, pour imaginer quoique ce soit de sinistre à propos du personnage que jouait Anton. Pourtant la mort était omniprésente dans son histoire, celle de ses parents, de sa tante. La faible constitution de sa sœur ou encore le fait qu’elle vivait recluse et que lui aimait la discrétion. Il y avait de quoi éveiller les soupçons. Soit ils étaient une famille ayant beaucoup souffert, ce qui n’était pas faux, soit ils cachaient quelque chose, ce qui était loin d’être un mensonge non plus. Un dîner pourrait permettre à Anton de montrer patte blanche, de détermine s’il ferait quelque chose de Casey Cooper ou non.

Car il se voyait mal risquer les foudres d’un tel homme en brisant le cœur de la jeune femme. Non, le mieux serait de la guérir de sa recherche puérile du romantisme en même temps que de sa mortalité. Lui offrir le doux baiser de la morte-vie. Avec ses nouvelles techniques, elle deviendrait aussi belle et éternelle qu’Irina. Ce serait parfait… Mais c’était encore trop tôt pour savoir si ce serait possible, l’avis d’Abigaïl serait nécessaire. Même s’il serait surtout amusant de voir la terrible nécromancienne devoir jouer l’humaine normale pendant rien qu’un dîner. En espérant qu’ils ne lui demandent pas d’amener le dessert. Les talents culinaires d’Abigaïl étaient déplorables, même Anton s’en sortait mieux qu’elle. C’était d’ailleurs étrange qu’elle ait eu besoin d’un couteau de cuisine pour tuer son ancien époux plutôt que de juste sa cuisine.

« Oh, je comprends bien. Je m’en voudrais de toute façon de déranger votre mère de cette façon et de paraître cavalier. » Il s’était saisit de la carte de visite de Jonas pour l’observer un instant avant de la glisser dans sa poche de veston. « Puis je ne doute pas que votre frère a un emploi du temps chargé et mieux vaut que je vois directement avec lui ou son secrétaire pour trouver une date qui nous conviendrait le mieux à tous. Je vous tiendrais au courant quoiqu’il arrive. Il se peut que cela prenne un peu de temps, ma sœur a des hauts et des bas et je pense qu’elle souhaitera vous rencontrer au meilleur de sa forme. » Comprendre quand elle serait dans une enveloppe physique non décomposée et non pas en train d’hanter une autre dimension.

« Ce fut un plaisir de vous rencontrer tous les deux. Passez une bonne soirée, je ne doute pas que nous nous reverrons sous peu. » Il adressa un léger sourire, spécialement dédié à Casey Cooper. Décidément il restait parfaitement irrécupérable. Son esprit était déjà empli de plans de dissection et de réanimations. Finalement, cette soirée lui avait fournie un peu d’inspiration et l’avait détournée quelques instants de ses recherches. Restait à voir si Casey Cooper ne serait qu’une passage, ou deviendrait l’une des nouvelles obsessions morbides et délétères du Dread Maker.
 
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