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L'amour frappe toujours deux fois } Jay

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Ven 19 Aoû - 3:44 Message | (#)

Une occasion manquée, trop belle pour être oubliée, trop inaccessible pour encore espérer, voilà ce qu’était Jay Lane.

Il y a maintenant des semaines, le major et son équipe étaient parvenus à l’appréhender suite à l’arrestation des assassins de sa sœur, Charlie. Gabriel avait maintenant bon espoir d’honorer la mémoire de la jeune avocate et de voir ce type-là se sortir de son univers constitué de violences en tout genre. Cela demanderait des efforts de la part du mercenaire, et le commandait aurait sûrement un bon paquet de mains à serrer et un juge à convaincre, mais il avait l’intime conviction que cela valait le coup. Le fait que Jay ait coopéré lors de leur dernière rencontre, et qu’il n’avait blessé personne en prenant la fuite de l’hôpital, le laissaient croire à une rédemption possible.

Malheureusement, Jay lui avait filé entre les doigts. Vif, il s’échappait alors qu’on lui tendait la main, comme un animal qui aurait pris trop de coups. Trop méfiant, trop effrayé pour saisir une chance qui le mènerait vers un avenir incertain. Gabriel ne pouvait que supputer, et cela lui avait souvent trotté en tête depuis qu’il avait appris sa disparition. L’UNISON l’avait cherché, évidemment, sans succès. Les membres de son groupe, Ymir, avaient été disculpés les uns après les autres, faute de preuves tangibles – tous avaient néanmoins reçu la promesse qu’au moindre écart, on leur tomberait dessus. Les frères Lane étaient sortis de leur garde-à-vue sans dommage et malgré la surveillance qu’ils subissaient, on ne les avait pas vu rencontrer leur cadet. Evanoui dans la nature.

Toutefois, c’était mal connaître Gabriel que de penser qu’il abandonnerait si facilement.
Il avait certes poussé le cas de sa conscience directe, préoccupée par les affaires courantes, mais il restait sur le qui-vive… Aussi, sitôt eût-il l’information que le procès de Carmen Reed allait commencer, il repensa à son texan préféré. Carmen n’avait pas eu de chance : contrairement à ses collègues, les services de l’UNISON étaient parvenus à la relier à quelques trafics louches et ce fut suffisant pour que le procureur se saisisse du dossier. Elle serait forcément condamnée, mais les charges qui pesaient sur elles s’accumulaient et à ce rythme, il était probable qu’elle finisse à l’ombre le restant de ses jours… Sauf si ?

Gabriel avait pris sur lui de rendre une visite de courtoisie à la charmante famille Lane, qui sut l’accueillir avec les honneurs. L’aîné de la famille, la porte à peine ouverte, l’avait honoré d’un magistral coup de tête qui l’envoya au tapis. Des amours. Lana, venue avec lui jusqu’à la masure, avait directement immobilisé et menotté Seth, puis pointé son arme sur les deux autres qui se précipitaient en renfort. Il s’en fallut de peu avant que la situation dégénère. Terry, apparemment le plus raisonnable de la fratrie, avait finalement consenti à tendre la main pour recueillir le message qu’ils venaient transmettre et les deux agents s’en allèrent – inutile d’abuser de l’hospitalité de leurs hôtes.





Hello, amour,

Tu m’as brisé le cœur, mais seconde chance : le procès de la charmante Carmen va s’ouvrir, et sans ton aide, elle va plonger pour tout le monde.
Juste pour que tu saches, on peut en discuter.

xxx
Ton chou

Gabriel tentait quelque chose, mais il était loin d’être certain que son initiative soit concluante. La suite lui prouva qu’il avait eu tort de douter… Rapidement, Jay lui fit parvenir une réponse. Il acceptait de le rencontrer pour en discuter, à condition que l’entrevue ait lieu sur un terrain neutre. Légitime. Risqué, malgré tout, pourquoi ? Le major se souvenait parfaitement de l’aplomb avec lequel Jay lui avait assuré que personne n’était impliqué et ne tomberait pour lui… Charlie, c’était personnel. Pourtant, son « amie » – faites que ce ne soit pas sa chérie – se retrouvait en difficultés. Il devait vouloir… arranger la situation, faire les choses correctement.

« Vous n’allez pas accepter ? Cela pourrait être un piège.
_Ou l’occasion de classer cette affaire correctement.
_Quoi, vous voulez le piéger lui ?
_On verra.
_Nous perdons notre temps, il y a d’autres…
_Allons, Lana, je trouverai toujours du temps pour ceux qui sont dans mon cœur. »


La jeune femme avait levé les yeux au plafond et sonné la retraite tandis que Gabriel renvoyait sa réponse : « Entendu. Le parc du Front de Mer, le 19, à 16h, sous la statue de la Sentinelle. Tu prends quel parfum de glace ? »

Pas sûr, cette fois, qu’il obtienne une réponse.

Le jour et à l’heure dite, le commandant pénétra le parc fort animé. L’été était chaud, de nombreuses familles profitaient des espaces verts et de ses fontaines pour se rafraichir et occuper leur marmaille. Il avait fait exprès de choisir un lieu de rendez-vous avec autant de monde, cela minimisait les risques pour lui comme pour Jay. Pour l’occasion, il était habillé en civil et ne revêtait pas l’un de ses habituels costumes. Il portait à la place un jean et teeshirt, classique et efficace. Ses lunettes de soleil sur le nez, il jeta un coup d’œil à sa montre pour constater que pour une fois, il était parfaitement dans les temps. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour son désiré…
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Mikhaïl Yarochenko

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Ven 19 Aoû - 15:37 Message | (#)

Depuis sa fuite de l'hôpital après son arrestation, Jay faisait profil bas. Il continuait à gérer le groupe qu'il avait fondé avec Carmen, mais cette dernière ayant été arrêtée, inutile de préciser que la tâche était légèrement plus ardue ! Le retour de Seth dans sa vie avait toutefois beaucoup aidé puisqu'il avait l'impression d'être revenu à la « bonne époque », hormis le fait que sa frangine n'était plus là pour le seriner lorsqu'il dépassait trop les limites. Charlie, il y repensait très souvent, surtout compte tenu du fait qu'il n'avait finalement pas obtenu ce qu'il cherchait depuis des mois, la chose qui l'avait poussé à fonder les Ymir : une vengeance. Les agents de l'UNISON avaient arrêté les responsables qui avaient été emprisonnés et jugés, mais ils vivraient, contrairement à leur victime. Un sentiment d'impuissance et de mécontentement grandissant avait donc fini par envahir le mercenaire qui ne savait plus à quel saint se vouer. Pourquoi continuer à faire tout ce cinéma s'il avait pensé que tout s'arrêterait avec la mort des tueurs de Charlie ? Bonne question. À laquelle il n'avait pas encore trouvé de réponse.

Se confier à ses frères n'avait même pas été envisagé, cependant Jay continuait à les voir et eux-mêmes lui rendaient souvent visite. Il n'y avait qu'Earl qui était un peu mis de côté étant donné qu'il serait capable de se faire pister sans le remarquer et donc, de guider d'éventuels flics jusqu'à la cachette de son cadet. Ce dernier doutait avoir encore l'attention du Major. Après tout, il n'était qu'un type lambda et même s'il avait blessé sa copine, il ne devait pas vraiment se souvenir de lui. Toutefois, mieux valait rester un minimum prudent plutôt que de sous-estimer la colère d'un homme pareil.

C'est donc avec surprise qu'il apprit de la bouche de ses frères, que « le chieur » était revenu leur rendre visite et qu'il avait été accueilli bien comme il faut ! Jay craint un instant que ce ne soit une raison pour que l'UNISON puissent tous les arrêter, mais fort heureusement il se trompa. Tout ce que le Major voulait, c'était lui refiler un mot qui ne changeait pas des précédents. Dire qu'il avait songé que ce type l'avait rayé de ses souvenirs... il n'y avait qu'à espérer que ce ne soit pas pour lui coller tous les échecs de l'UNISON sur le dos ! Bien évidemment, Carmen étant citée dans le message, Jay ne pouvait tout simplement pas rester passif et il avait donc entrepris de répondre rapidement en demandant à le voir en terrain neutre pour discuter de cette histoire.

Lorsqu'il obtint une réponse, le texan se contenta d'attendre le jour et l'heure du rendez-vous pour échanger à nouveau avec le Major, puis il prit le temps de convaincre le reste du groupe de lui foutre la paix. Visiblement, ni ses frangins, ni les Ymir ne jugeaient normal qu'il aille en terrain découvert pour parler avec un mec qui allait certainement le rouler dans la farine en rameutant tous ses hommes pour le colleter dès qu'ils le verraient. Le seul argument qui les poussa à le laisser agir fut celui de Carmen : personne n'acceptait de la voir payer à leur place.

C'est donc pour cette raison que le trentenaire se trouvait sous la statue de la Sentinelle dans ce parc où il n'aurait jamais mis les pieds en temps normal. Il était arrivé en avance de manière à ce qu'il puisse repérer les lieux, même s'il n'avait pas l'intention de fuir si les choses tournaient mal. De toute manière, il pourrait tuer n'importe qui d'une simple pichenette s'ils décidaient de le coller au trou, la fuite était donc très secondaire.

Le type se présenta finalement à l'heure exacte du rendez-vous, en tenue civile et normalement passe-partout. Pourtant, Jay avait du mal à croire qu'il puisse passer inaperçu : c'était le commandant de l'UNISON à Star City et il avait une carrure suffisamment tape-à-l’œil pour attirer l'attention même dans cette tenue. Mais il n'allait pas chipoter et attendit simplement que le Major le rejoigne. Mains dans les poches pour montrer qu'il n'allait pas lui en coller une – contrairement à son frère – il ne prit la parole que lorsque l'autre fut assez près pour l'entendre.

« C'bizarre, j'm'attendais vraiment à c'qu'tu débarques avec ta tenue d'agent et ta copine pour m'passer les menottes. » Enfin, manière de parler. « Autant y'aller franchement : j'présume qu't'es juste là pour m'dire mes droits ? Si c'est ça, t'emmerdes pas, j'en ai rien à battre, autant expédier ça vite. »

Au moins, ça avait le mérite d'être clair et concis.
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Sam 20 Aoû - 2:05 Message | (#)

Il faisait vraiment beau et le ciel était dégagé, un temps idéal pour s’aérer, rêvasser un cornet de glace à la main, sortir entre amis, se balader en amoureux… D’ailleurs, comme par enchantement, ses yeux tombèrent justement sur son âme-sœur. Ah, beau comme le soleil, et toujours aussi souriant ! Jay était aussi sublime que dans ses souvenirs, et visiblement ravi de retrouver son agent de l’UNISON préféré.

« Aaah, Jay ! Moi aussi, je suis heureux de te revoir. Tu m’as tellement manqué ! Tu as habité toutes mes nuits… » Si Gabriel avait un Jiminy Cricket, il serait sûrement en train de pleurer et de le supplier de se taire. Malheureusement, pas de petite voix, et le major poursuivit gaiment : « …Et les draps s’en souviennent. »

Avec un peu de chance et une telle déclaration, les oreilles indiscrètes avaient maintenant envie de capter n’importe quelle conversation sauf la leur. Tout comme son interlocuteur, Gabriel plongea les mains dans les poches de son jean – le sien, pas celui du mercenaire, allons – et le lorgna, l’étudiant en silence. Bien sûr, Jay se méfiait. Il avait envisagé la possibilité d’un guet-apens, sûrement un nombre incalculable de fois, tout comme avait pu le faire Lana. Le major se torturait moins sur le sujet : il savait pertinemment que le Lane ne risquerait pas de mettre en danger Carmen, sa famille et son groupe simplement pour le passer à tabac. Il n’avait rien à y gagner, même si le commandant concevait, dans un coin de sa tête, qu’il devait être fâché pour l’emprisonnement des assassins de Charlie. Au moins, ces derniers n’étaient pas ressortis blanchis… Ils croupiraient un moment en cellules.

« Tu penses que je suis là pour t’embarquer ? Allons, tu me brises le cœur, à penser une chose pareille, que je puisse te trahir… J’ai envie que tu viennes avec moi, évidemment, mais de ton plein gré. Et si tu insistes pour être menotté… On peut s’arranger. »

Sourire en coin, Gabriel invita son comparse de la journée à marcher avec lui. Les pas peuvent délier la langue, et leur entrevue paraîtrait plus naturelle s’ils se baladaient comme tout un chacun. En plus, c’était charmant et bucolique. Une belle respiration après plusieurs journées enfermées dans les bureaux du Brett Building…

« Alors, allons droit au but. Tu me distrais toujours, Jay, tu es impossible comme garçon. » Ils arrivèrent aux abords d’un lac et le longèrent, à distance raisonnable de la rive. Au cas où Jötunn ait une envie subite de les noyer tous les deux, c’était plus sûr. « Carmen est aux prises avec plusieurs chefs d’accusation gênants mais avérés : escroquerie, vol, fraude fiscale… Un peu tout ce qui est lié à Ymir, en surface. Mais plus l’enquête creuse, plus la peine va s’alourdir. Elle a été obligée d’avouer pas mal de trucs pour éviter de vous balancer… » Tout était vrai, bien qu’il n’entrât pas dans les détails. Jay était le maître de la concision, Gabriel de la digression, mais il faisait des efforts. « Voilà la chose : je n’ai rien contre toi, si ce n’est que tu as fui ton arrestation. Et je sais que je ne trouverai rien. » Derrière ses airs de bande de malfrats, Ymir était un groupe bien organisé et fortifié. « Je peux laisser votre copine couler, mais rien ne changera : tu prendras sa place, ou un autre gus. Mon objectif est de faire arrêter votre trafic, et sortir tes fesses de ce merdier. » Pourquoi lui ? Il avait beaucoup hésité à en parler, il doutait vraiment de la force de cet argument aux oreilles de Jay. « J’aurais la sensation d’avoir cette fois vraiment honoré et rendu justice à Charlie. »

Il n’était pas flic, ni juge. Néanmoins, s’il pouvait essayer de faire quelque chose de bien pour un type qui n’avait pas eu de chance… Et bien, ce serait salaud de ne pas essayer. S'il avait d'autres motivations, elles étaient siennes et il n'était pas prêt à les partager.

« Du coup, j’aimerais que tu témoignes. Que tu assumes ta part de responsabilité. Sauf miracle Carmen ira au trou, mais avec une bonne conduite, elle en sortira dans une poignée d’années. Quant à toi… Et bien, il n’est pas vraiment envisageable de t’envoyer dans une prison normale. » Avec sa force surhumaine ? Aucun dispositif, à sa connaissance, serait suffisant. « Tu as trop mauvais caractère, tu ennuierais tes copains de cellule. » Cela ne voulait pas pour autant dire que Jay pouvait opérer en toute impunité. « Le procureur proposera certainement de t’injecter le sérum qu’on a concocté, et de te plonger dans un coma artificiel le temps de purger ta peine. » Le major s’arrêta au commencement d’un ponton qui surplombait l’eau calme et plate du lac. « Débile. Ça servirait à rien et à personne. L’UNISON… Est habilitée à gérer des personnes avec des capacités comme les tiennes. » Jay avait maintenant l’occasion d’en tirer les conclusions qu’il souhaitait, Gabriel se posait – enfin – en position d’écoute et d’observateur.
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Mikhaïl Yarochenko

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Dim 21 Aoû - 12:51 Message | (#)

Le regard du texan se fit profondément agacé – et encor,e c'était un euphémisme – lorsqu'il entendit ce que l'autre idiot lui balança. S'ils n'avaient pas été dans un lieu public et que la police n'aurait pas été capable de rappliquer en un temps record, Jay se serait certainement défoulé un peu sur le Major pour s'assurer qu'il ne sourirait plus jamais comme il le faisait à ce moment !

Il resta finalement immobile et silencieux et notant dans un coin de son esprit que l'autre guignol n'était pas ici pour l'arrêter, mais qu'il espérait visiblement le voir le suivre comme un bon et honnête citoyen – tout ce qu'il n'était pas ! Mais il fit de gros efforts pour rester silencieux et écouter les explications du Major jusqu'au bout.

Une fois qu'il eut terminé, un long silence s'installa tandis que le texan réfléchissait. Il n'allait pas laisser Carmen finir sa vie en prison, c'était tout simplement hors de question ! Elle ne devait même pas être mêlée à cette histoire vu que la fondation des Ymir était de son fait. Ce qui signifiait qu'il avait devoir se dénoncer et assumer toutes les responsabilités pour s'assurer que la mexicaine s'en tire sans le moindre problème. Malheureusement, c'était plus facile à dire qu'à faire ! S'il agissait comme ça, Jay était certain que Seth péterait les plombs et qu'il essayerait de causer des ennuis aux autorités. Enfin, sauf s'il lui confiait les rênes des Ymir avec Mike et Ace qui s'assureraient de calmer les ardeurs du colosse. Quelque chose d'envisageable, même si Jay ne savait pas trop ce qui l'attendrait de son côté.

Après quelques instants de silence, il hocha finalement la tête pour signifier qu'il comprenait bien la situation, mais son expression n'était pas conciliante ou amicale pour autant.

« On m'gère pas, encore moins tes petits copains d'l'UNISON. T'crois franchement qu'y voudront être sympa avec l'type qu'a essayé d'leur causer des emmerdes ? J'suis pas totalement débile, tes mecs c'est des humains, y vont pas être réglos juste parce qu'c'est leur boulot. » Ou put-être qu'il avait côtoyé trop de personnes rancunières ? « Mais vous pouvez rêver pour espérer qu'j'me laisserais faire avec votre sérum d'merde. J'préfère encore crever direct. »

En y repensant, Jay ignorait si le Major était humain ou méta-humain, peut-être qu'il ignorait ce que c'était de ne plus sentir ses pouvoirs et de ne plus être capable de se servir de ce que la nature vous avait donné. Le passage de son arrestation et de son séjour à l'hôpital avait été suffisamment désagréable et perturbant pour qu'il préfère se faire tuer lors de son arrestation plutôt que de passer sa vie en prison sans le moindre pouvoir – et cela même s'il ne pouvait pas s'en rendre compte.

Son regard s'était détourné de son interlocuteur pour observer les environs – principalement pour vérifier qu'il n'y avait effectivement pas de piège tendu quelque part.

« J'vais pas laisser Carmen en prison. J'savais même pas qu'elle allait être accusée, on m'disait qu'y'avait aucune preuve contre elle. » Ce « on » étant Terry qui avait certainement menti pour éviter que Jay ne se dénonce. « Alors, si c'est l'seul moyen, j'vais simplement m'dénoncer à sa place et assumer toutes les accusations. J'en ai rien à carrer d'devoir finir au trou l'reste d'ma vie, d'toute manière j'avais prévu qu'ça arrive, alors... » Sauf qu'il n'avait pas vraiment réussi à venger sa sœur malheureusement. « Puis contrairement à toi, j'pense pas qu'Charlie a eu droit à la justice, nan. T'pourrais p't'être t'arranger pour m'foutre dans la même prison qu'tes petits copains histoire qu'moi aussi j'considère avoir fait mon devoir. »

Oui, il était sérieusement en train de lui demander de le mettre en prison avec les types arrêtés pour le meurtre de Charlie histoire de pouvoir leur faire leur affaire ! De toute manière, il y avait fort à parier qu'il finirait au trou pour très longtemps vu le tableau que le Major venait de lui peindre, il n'avait donc aucune raison de se soucier de quelques années de plus pour avoir tué des connards qui le méritaient !
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Dim 21 Aoû - 18:42 Message | (#)

« Ne me regarde pas comme ça, tu m’émoustilles. »

Il fallait avoir des goûts étonnants pour se sentir stimulé face à une œillade aussi assassine, mais Gabriel prenait un plaisir infini à taquiner Jay, et chatouiller ses limites. Le mercenaire faisait preuve d’un calme olympien et était d’ailleurs l’une des rares personnes à ne pas réagir face à ses remarques. Ce serait sans doute vexant si cela n’agitait pas autant ses petites cellules grises farceuses, en quête de la phrase qui ferait mouche et tirerait un sourire au Lane. Ou lui vaudrait un coup de poing dans la trogne – le métier avait un côté roulette russe.

Toutes ses boutades ne privaient pas Gabriel d’un certain sens des réalités. Il savait en effet très bien à qui il avait à faire : un mercenaire puissant et retors, un trafiquant aux activités peu reluisantes, qui de surcroît avait tenté de liquider Lana. Contrebalançaient sa propension à coopérer, et son étrange réticence à réellement en finir avec eux car, soyons honnêtes, il aurait pu les tuer. Il en avait les capacités. Toutes ces considérations dressaient un portrait ambivalent, agrémenté par les réponses de Jay qui l’étaient tout autant. Il avait manifestement l’intention d’aider Carmen comme l’escomptait le major. Il se dénoncerait, mais sa « participation collaborative » s’arrêterait là, visiblement, d’après ses dires.

« Elle sera soulagée, j’imagine. »

Quoique, il était difficile de prévoir la réaction d’une femme dans son genre. Du peu qu’il l’avait côtoyé, le commandant l’avait trouvé… Volcanique. Dangereusement volcanique. En revanche, elle était nettement plus intelligente que les criminels qui avaient abattu Charlie. Des idiots armés de flingues, voilà ce qu’il avait fallu pour abattre l’avocate. Heureusement, ils ne pourraient plus faire de mal…

« Les assassins de Charlie ont reçu la punition à laquelle elle croyait : une sentence prononcée par la justice fédérale. Tout autre justice, c’est pour ton confort, pas le sien. »

C’est en tout cas ce qu’il s’était dit, peut-être pour son propre salut, lorsqu’il avait arrêté l’assassin de sa femme et sa fille. Il avait eu l’occasion et largement le temps de le tuer, et la tentation avait été terrible… Il le méritait, clairement. Cependant…

« Si on s’écarte de la loi pour se faire justice… En se comportant comme ça, on devient des sauvages. Des sauvages lâchés dans les rues. » Et il n’y avait rien de plus dangereux. « Il faut placer la loi au-dessus, et si elle tombe, la relever et la tenir encore plus haut. Si la loi disparaît, tous les peuples civilisés n’auront plus rien pour les protéger. »

Il esquissa un vague sourire, puis ramassa une pierre plate à ses pieds. Après l’avoir tourné un instant entre ses doigts, en silence, il la lança à la surface de l’eau. Elle fila à toute vitesse, en plusieurs longs ricochets, tirant un sifflement vantard au major.

« Oh, et, si tu crois que je vais te laisser entre les mains d’autres agents… Tu te trompes. Tu aurais l’infini honneur d’être en ma compagnie. » Ah, il le voyait déjà s’évanouir de plaisir face à cette perspective. « Si tu n’es pas emprisonné en étant maîtrisé, et donc sédaté, le juge n’aura pas beaucoup d’alternative. Peut-être que je lui en offre une, il écoutera. »

Il ne pouvait pas faire de promesse, elle aurait été creuse. Et Jay s’en serait probablement aperçu.

« Ma proposition est simple, à vrai dire.
Tu vas confesser ce que tu as à confesser, ce qui évitera certainement à ton amie de finir sa vie en prison. Mais ça, tu aurais pu le faire sans moi. Ce que je t’apporte, c’est une possibilité : une liberté conditionnelle. Tu n’irais pas en prison, mais tu serais sous la supervision de l’UNISON – ma supervision, plus spécifiquement. Tu pourras peut-être montrer que tu n’es pas qu’un mercenaire trafiquant avec la vie humaine, mais davantage le frère que Charlie a vu en toi.
»


C'était un argument qui lui semblait honnête, mais il ne savait pas comment Jay le percevrait.

« Si tu merdes, et bien, tu finiras ta vie « au trou », comme prévu. » En gros, pourquoi ne pas tenter sa chance ? « C’est tout. Je dois admettre que je me sentirai plus paisible si tu n’étais plus contre la loi, je dors mal après nos affrontements. » Il croisa les mains dans son dos, faisant face au vilain petit canard. « Et ne t’inquiète pas pour mes « petits copains », je te protégerai, mon lapin. »
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Mikhaïl Yarochenko

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Lun 22 Aoû - 14:58 Message | (#)

Jay n'apprécia pas franchement d'entendre le Major lui balancer que s'il voulait tuer ces types, c'était juste pour son plaisir personnel et non celui de sa sœur. Le pire ? Il avait totalement raison. Charlie s'était toujours battue pour défendre la loi, la venger en lui crachant dessus ne serait donc pas une bonne idée. Surtout s'il finissait sa vie en prison alors même que la jeune femme était devenue avocate justement pour éviter que ses frangins n'aient à subir un sort aussi peu enviable ! Il préféra donc rester silencieux de manière à ne pas lui donner raison – et il ne se voyait pas mentir vu que ce n'était pas dans ses habitudes.

Par contre, le discours sur la sauvagerie soit-disant née d'une justice personnelle, il ne passait pas du tout ! Les Lane avaient toujours agi ainsi et ils n'avaient causé de tort à personne, à part eux-mêmes ! La justice n'aidait que ceux qui la respectaient toute leur vie, si vous aviez fait une erreur une fois au cours de votre existence, vous en subissiez toujours les conséquences. Un soupir lui échappa alors que l'autre se lançait dans une démonstration de sa maîtrise des ricochets.

« La loi, elle sert juste ceux qu'en ont besoin. Faut arrêter d'dire qu'elle est équitable, parce qu'c'est d'la merde. J'parle en connaissance de cause. La justice c'est une excuse pour s'donner bonne conscience quand on tire du fric à des pauvres gens « pour le bien d'l'état ». Alors, soit t'es aveugle, soit tu crois c'que tu dis et c'est encore pire. » Il renifla. « Les règles ça existe par tout, y'a juste une manière d'les appliquer qui change entre les flics et les criminels. »

Il avait dû en respecter un certain nombre à l'époque où il faisait partie du Circus Maximus et maintenant qu'il avait son propre groupe, c'était la même chose. Les lois existaient partout et Jay les respectaient la plupart du temps, mais celle de l'état était souvent une excuse ridicule pour imposer des désirs sans queue ni tête, ou encore pour assommer les gens sous des impôts et d'autres idioties de ce genre.

Cela dit, il n'était pas venu ici pour discuter politique. De toute manière, même avec Charlie il n'avait jamais réussi à s'entendre sur ce point, pourquoi est-ce que la situation changerait tout à coup ? Le texan se contenta de dévisager le Major qui l'informait du privilège qui l'attendait. Très franchement, il n'était pas convaincu de ne pas préférer être aux mains d'un autre agent. Le patron de l'UNISON à Star City, c'était beaucoup plus emmerdant quand vous aviez un caractère aussi merdique que le sien !

Par contre, la proposition qui suivit fut encore plus... inattendue ? C'était le terme adapté, oui. Très franchement, Jay ne voyait aucune raison valable pour que l'UNISON – et plus particulièrement le Major – veuille l'aider à sortir du crime. Les flics, ce qui était le cas de ce groupe, du moins aux yeux du texan, n'étaient là que pour coller les criminels au trou et non pour leur offrir une réinsertion. Ou alors, ils ne vivaient vraiment pas dans le même monde ! La preuve avec Seth : il était devenu presque pire après sa sortie de prison. Son regard resta posé sur le visage du Major alors qu'il continuait en lui expliquant ce qui lui arriverait s'il n'obéissait pas aux règles. Pas de gros risques en somme, mais le sérieux de la proposition fut éclipsé par le surnom ridicule dont il le gratifia. Jay lui lança un nouveau regard assassin.

« Arrête avec ces surnoms. Sérieux. Sinon j'irai au trou pour t'avoir arrangé l'portrait. » Et ce n'était pas une menace en l'air. « Y'a un problème dans ton raisonnement, t'vois, c'est qu'tu crois qu'j'suis vraiment autre chose qu'un trafiquant, comme tu dis. Charlie est morte, j'vais pas rester son frangin toute ma vie. Surtout si j'corresponds pas à c'qu'les gars dans ton genre attendent. » Autrement dit, un gentil frère qui obéissait aux lois. « Elle a jamais essayé d'nous changer, j'vais pas l'faire maintenant juste parce qu'tu l'demandes. » Un soupir lui échappa. « C'que t'as pas l'air d'capter, c'est qu'j'ai encore d'la famille et qu'elle, elle est encore en vie contrairement à Charlie. » Ça lui faisait mal au cœur de dire ça, mais bon. « Alors, dis-moi franchement : t'crois qu'j'vais me trouver un bon petit travail légal et faire vivre toute ma famille comme ça, avec leur bénédiction alors qu'y z'en ont rien à foutre des lois ? » Il secoua la tête. « C'sera limite pire qu'si j'étais au trou. » Et il le pensait. « Pis franchement, si c'est toi qui gère c'bordel, ça voudra dire qu'j't'aurais dans les pattes et mes frangins aussi. Pis sans vouloir t'vexer, y t'aiment pas du tout. »

Et encore, c'était un euphémisme. Mais peut-être qu'il avait trop imaginé et s'était éloigné de ce que le Major avait en tête pour sa vie future ? Il ne manquerait plus qu'il espère le voir fonder une gentille petite famille en prime !
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Jeu 25 Aoû - 6:53 Message | (#)

Gabriel n’avait aucune envie d’entrer dans un débat philosophique ou un long discours moralisateur, toutefois, il ne répugnait pas à l’idée de faire passer quelques idées. Pas forcément pour convaincre le mercenaire – celui-ci était sûrement braqué contre lui et/ou trop méfiant pour lui accorder du crédit – mais pour l’interroger, et au moins approcher son état d’esprit, ses réflexions, et peut-être le comprendre. Finalement, et même s’il n’était pas d’accord avec lui, le major commençait à saisir certains tournants et choix de Jay – n’était-ce pas là le principal ?

« Il y a de la corruption, de l’iniquité, c’est certain. » Le nier n’aurait aucune utilité. « Je prends le parti de me battre pour l’arranger, plutôt que l’achever. C’est mon côté sauveur de chatons. » De là à sous-entendre que le Lane était une sorte de pauvre chat râpé par la rue et aux coussinets tout blessés, il n’y avait qu’un pas. « Mais tu penses que tes règles ont protégé les gens que ton groupe a vendu, et qui étaient trop faibles pour se défendre ? » La justice non plus, n’avait pas réussi à la protéger.

Ils en vinrent finalement à l’aspect plus concret et matériel de cette entrevue, qui se passait… Légèrement mieux que ce que le major avait prédit. Jay émettait un certain nombre d’objections, certes, mais il n’était pas non plus virulent et foncièrement opposé à ce que le commandant mettait sur la table. Encourageant, et encouragé Gabriel l’était.

« Désolé, désolé, c’est encore trop tôt pour les petits surnoms, je serai patient. »

Il en avait plus à revendre qu’il ne le laissait croire, de patience. Même si au final, tout cela ne serait rapidement plus entre ses seules mains. Toujours est-il qu’il avait patiemment écouté Jay sans l’interrompre, relevant mentalement les points d’intérêt et de blocage, pour enfin se permettre un sourire à l’évocation de la tripotée de grands-frères qui désiraient ardemment lui faire la peau.

« Ah, oui, j’ai…senti qu’il y avait un peu d’animosité. Je peux pas leur en vouloir, j’ai commencé. » En les faisant arrêter par des relations dans la police, qui avaient placé les Lane en garde-à-vue pendant que lui et Lana s’attaquaient aux assassins de Charlie. « Et j’entends que même si tu voulais changer ton mode de vie, tu ne veux pas abandonner tes frères. » Ou ces derniers ne le laisseraient pas faire, Gabriel ne savait pas bien dans quel sens les choses se présenteraient.

« Si j’ai bien compris, tu avais déjà essayé. » Il y avait des traces de l’activité légale de Jay… Quelques mois avant la disparition de l’avocate, il avait travaillé auprès d’employeurs classiques. Un début de rédemption ? C’est ce qu’il en avait conclu. « Pour faire plaisir à Charlie ? » Le terrain était accidenté, mais il se permit d’essayer.

« Honnêtement… » Il étendit ses mains en signe d’ouverture – qui sait, Jay viendrait peut-être se nicher contre lui – et chercha ses mots, puis, tranquillement, décida de jouer la carte de la sincérité. « Je ne peux pas te convaincre. J’en ai ni le pouvoir ni la légitimité. Je ne peux pas te persuader de changer si tu n’en as pas envie. Je ne peux pas non plus te dire que cet avenir sera simple et plus heureux, parce qu’il sera sûrement merdique à bien des égards : les gens sont souvent durs avec ceux qui ont un casier, c’est pas facile de trouver du taf, encore moins du payé convenablement. Tes frères feront probablement la gueule. Mais… Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas qu’un seul chemin. Il y a plein de manières de vivre qui n’impliquent pas de faire du mal, et qui pourraient te convenir. »

Jay allait certainement être dubitatif, aussi, Gabriel enchaîna.

« Tu peux trouver un boulot dans le bâtiment, la restauration, la vente, te trouver un appart dans un quartier plus sympa… J’ai un accès à la Marine, tu pourrais embarquer sur un bateau, y bosser, voyager, ça te ferait voir un peu de pays… Tu pourrais monter ta boite avec tes frères, y a moyen de vous faire aider pour ça, et puis, vous êtes suffisamment débrouillards je me fais pas de mouron. »

Les possibilités étaient nombreuses, même si le major avait conscience qu’il pouvait y en avoir aucune qui convienne à Jay. Cela dit, ça valait plus le coup que la prison, non ? …Non ?

« Si tu en as pas envie, je comprendrai. Je t’ai donné les alternatives, le reste, c’est ton choix. Quant à tes frères… Il faut quand même que tu saches qu’ils sont dans notre collimateur. Chacun prend ses décisions, mais, je me dis que si tu parvenais à… « Impulser » une bonne dynamique dans ta famille, et bien, ça ferait peut-être quatre personnes de sauvées. » Il ne voulait pas emprunter le ton de la menace, il ajouta donc : « Je compte pas débarquer chez eux dans la minute. Je dis seulement que la pente sur laquelle vous êtes engagés ne mène qu’à une seule direction… Votre aîné a atterri deux fois en prison, si je me trompe pas. S’il y a une prochaine fois, ce sera plus long. » Pour ne pas dire autre chose.
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Mikhaïl Yarochenko

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Jeu 25 Aoû - 15:02 Message | (#)

« C'la loi du plus fort. »

Et pour lui, c'était la seule valable. De toute manière, ce que le Major ne comprenait pas, c'était qu'en étant né dans une famille où la véritable loi était celle de la rue, vous ne pouviez pas vous adapter à celle des autres. Il était bien plus facile de devenir un criminel après des années passées à jouer les héros, mais le contraire n'était pas aussi aisé. Le crime était la voie de la facilité et Jay l'admettait volontiers. Ses frères n'aimaient pas se fatiguer à obéir aux ordres ou à devoir attendre pour avoir ce qu'ils convoitaient, alors ils allaient vers la solution qui leur permettrait de passer à côté de ces désagréments. Jay n'avait jamais vraiment décidé d'emprunter ce chemin de son propre chef, il avait agi ainsi simplement parce qu'il avait obéi à ses aînés et il continuait pour les mêmes raisons.
Mais un type comme le Major ne pourrait pas comprendre. Il ignorait le genre de lien qui unissait les frangins Lane.

Ce n'est qu'au moment où il fut question de Charlie que Jay décrocha un nouveau regard à son interlocuteur. Il était à la fois contrarié, hostile, mais aussi lassé. Au fond, ça n'avait aucune importance qu'il ait cherché à faire des efforts pour sa sœur vu qu'elle n'était plus ici et que ça avait lamentablement échoué.

« On s'en fout. Ça a pas marché, c'tout. Seth aussi a essayé, pis on a pigé qu'c'était pas pour nous. »

Au moins personne ne pourrait leur dire qu'ils n'avaient pas fait d'efforts ! La vérité, c'était qu'ils avaient sincèrement essayé. Lui pour Charlie, mais ça n'avait pas été probant, puis Seth pour sa connasse de copine qui n'avait même pas mérité ses efforts. Les deux autres ma foi, ils suivaient l'aîné alors si Seth s'était racheté une conduite, ils auraient fait de même tout simplement. Non, franchement, il ne s'imaginait pas recommencer. Ces quelques mois « honnêtes » avaient été un véritable calvaire et cela même s'il avait un casier judiciaire vierge. Les gens jugeaient les autres sans les connaître et il n'avait aucune raison de vouloir se plier à leurs exigences.

Mais c'est à ce moment que l'autre décida de lui servir le couplet de l'étalage de sentiments. Bien sûr qu'il ne pouvait pas le convaincre, tout comme il ne pourrait pas l'obliger à faire ce qu'il ne voulait pas, mais Jay ne refusait pas en bloc, sans quoi il aurait pris ses affaires pour s'en-aller, purement et simplement. Au lieu de cela, il se contenta de regarder le Major d'un air indifférent alors que celui-ci glissait doucement vers le risque encouru par la famille Lane. Oh, le texan n'était pas stupide, il savait tout cela et c'était pour cette raison qu'il était retourné vivre avec eux plutôt que de continuer à vivre dans son petit monde – enfin avant de devoir se cacher. Les autres frangins Lane avaient tendance à être moins suicidaires lorsqu'il était ici pour apporter l'argent du ménage.
Son silence se brisa finalement :

« Ouais, j'en ai pas envie, mais c'pas ça l'souci. On s'en tamponne d'c'que j'veux ou pas, sinon autant arrêter d'causer tout d'suite parce que mon seul objectif, j'te rappelle qu'c'était d'flinguer les responsables. » Il soupira. « J'ai pas envie qu'mes frangins en pâtissent à cause d'ces histoires. J'étais parti pour éviter qu'on en arrive là justement. » Que les Lane ne soient pas mêlés à ses affaires en somme. « Et j'veux pas foutre les autres dans la merde. » Ace et le groupe. « T'parles bien, mais t'sais pas qu'j'ai pas besoin d'avoir un casier judiciaire pour être traité comme d'la merde. J'avais un boulot avant d'lâcher par ras-le-bol, je sais c'que c'est. » Il avait travaillé près de deux ans comme cariste aux docks. « mais en imaginant qu'ça s'fasse.... » Quelques secondes de pause avant qu'il n'enchaîne : « J'vais être obligé d'suivre toutes tes instructions ? J'peux parfaitement rester avec mes frangins, j'ai pas besoin d'un appart ailleurs. Puis j'ai pas envie qu'ça rameute tous les flics du coin chez moi. J'veux pas avoir une tonne d'agents collés au cul juste parce qu'j'ai accepté d'te faire confiance. »

Parce que c'était ce qu'il faisait, même si rien n'était joué pour le moment. Après tout, Gabriel n'avait rien décidé et il n'avait pas eu l'accord du juge, rien ne disait que tout ça ne serait pas refusé et qu'ils ne parlaient pas dans le vent depuis plusieurs minutes !
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Sam 27 Aoû - 17:32 Message | (#)

La loi du plus fort… N’était-ce pas cette logique qui avait permis la mort le Charlie ? La question, rhétorique, lui brûla les lèvres mais il s’abstint de la poser à voix haute. L’équilibre était fragile et il ne servait strictement à rien de provoquer Jay. Du moins, pour le moment. Il comptait bien à l’avenir donner des coups de pied dans la fourmilière, prêt à s’échiner, longuement, sur le cas du Lane afin de lui ouvrir de nouvelles perspectives. Parmi ces dernières, la possibilité d’un job que la loi observe d’un meilleur œil se trouvait en tête de liste, cependant et à nouveau, le major garda cela pour plus tard. Si plus tard il y avait, car il était difficile de lire le mercenaire.

Celui-ci n’était manifestement pas enchanté par sa proposition et ne manifestait qu’un intérêt limité pour les promesses que Gabriel lui faisait miroiter. Toutefois, il ne partait pas. Il pouvait. Même si le commandant voulait l’en empêcher, il ne lancerait jamais une course poursuite dans un parc bourré de monde, où gambadaient joyeusement des enfants. Il était aussi libre de partir qu’il l’avait été de venir, alors, pourquoi rester ? Jay ne tarda pas à s’expliquer : Ses frères, les membres d’Ymir. La même rengaine, qui forçait malgré tout le respect. Il ne se priva pas pour le dire.

« On t’a déjà dit que tu étais d’une loyauté à toute épreuve ? »

Honnêtement, sa vie serait apparemment plus simple sans toutes ces personnes… Néanmoins, perdrait-elle aussi tout son sens ?

« Enfin, on dirait bien qu’il est temps de te trouver un ‘nouvel objectif’. » Puisque trucider les assassins de l’avocate était désormais exclu.

Ces mots-là, Gabriel les avait soufflés sans mesquinerie, ni même malice. Il était, à dire vrai, plutôt enthousiaste, aussi étrange que cela puisse paraître. Il connaissait parfaitement les difficultés qui se dresseraient sur le chemin du texan, mais il avait bon espoir de le voir bourgeonner dans le sens de la… Droiture. La pensée le fit sourire, il se garda quand même de la partager dans l’immédiat, au risque de vraiment prendre une droite dont il aurait du mal à se relever.

« Tous mes ordres, tu veux dire ? Bien sûr ! J’envisage de te menotter à mon poignet, on fera tout ensemble. Je manque de compagnie à la maison, et tu verras, tu y seras comme un coq en pâte. » Malgré le ton d’un parfait sérieux, la risette et les yeux pétillant d’espièglerie le trahissaient. « On commencera d’abord par t’habiller comme un gentleman, avec un costume trois pièces bien comme il faut. Mais tu auras le droit de choisir ta cravate tout seul. J’ai hâte ! »

Le vrai programme n’était pas défini dans l’esprit de Gabriel, qui savait pertinemment qu’il serait de toute manière le fruit d’une longue négociation avec la justice. Cependant il avait quand même quelques idées, qu’il décida de partager avec Jay. Il savait bien que ça risquait de ne pas lui plaire, mais il jugea qu’il était plus honnête et moins risqué de lui donner les cartes en mains.

« Bien sûr, ce que je voudrais n’est qu’une hypothèse, qui sera soumise à ton accord et in fine au regard scrutateur du juge. Mais, si tu veux rester dans votre maison avec tes frères, il y aura forcément des mesures comme un bracelet GPS. Tu n’auras pas le droit d’être n’importe où, à n’importe quelle heure. Tu auras obligation de trouver un emploi, qui aura sûrement un rapport avec des travaux d’intérêt général pour commencer. En revanche, pas de policiers. Je n’accepterai un deal que si l’UNISON a la main. » Autant lui annoncer directement la couleur. « Certains juges ont toujours été friands des programmes de réinsertion. Il y a de vrais succès. Malheureusement, quand il est question de méta-humain, c’est plus complexe et les plus motivés deviennent frileux. »

Gabriel était-il différent, sur ce point-là ? S’il était franc avec lui-même, la réponse était évidente. Il hésita à la confier à Jay, ainsi qu’en témoignait son regard projeté au loin. Après un silence, il reprit doucement.

« Pour être honnête, je suis plutôt inquiet. Cette chose, ce programme, si on se lance, peut avoir des conséquences. Et pas que pour toi ou pour moi. Si demain je n’arrive pas à tenir mes promesses envers toi, ou si tu disparais subitement dans la nature, ce sera un échec, le grand public aura peur et les criminels croiront à l’impunité. Ou pire, j’ai toujours tendance à enjoliver même les pires scenarii. » Il posa finalement ses yeux clairs sur Jay, puis poursuivit. « Mais j’ai envie de te faire confiance. J’espère que l’on arrivera à quelque chose ensemble, et que la situation de ta famille ira en s’améliorant. »

Il plongea sa main dans la poche arrière de son jean et en extirpa une petite liasse de papiers pliés en quatre. Il les défroissa consciencieusement, puis les confia à Jay.

« Tu as le temps de réfléchir. La première séance du procès de Carmen commence dans dix jours, je t’ai mis les dates des séances là-dessus, et mon numéro. Le perso, tu tomberas pas sur le bureau. » Il tapota sur le coin gauche de la feuille, où la suite de chiffres était entourée par un cœur ‘bleu UNISON’. « Si tu veux feuilleter les autres pages, ce sont les éléments actuels de l’accusation, dans les grandes lignes. Je t’ai aussi mis une liste des programmes de réinsertion, avec des jobs, cours du soir, etc. Et j’ai glissé une super recette de pancakes, tu m’en diras des nouvelles. »
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Mikhaïl Yarochenko

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Sam 27 Aoû - 21:01 Message | (#)

« Faut bien avoir au moins une qualité. »

Parce qu'il était clair qu'il n'en avait aucune autre. Et encore, certains ne voyaient pas la loyauté comme une qualité, mais plutôt comme une tare. Au fond, Jay s'en fichait, seul l'avis de sa famille comptait et Seth l'avait suffisamment seriné à ce sujet pour qu'il n'oublie jamais que la famille était la chose la plus importante qu'il avait. Le texan avait fait la bêtise de leur tourner le dos une fois dans sa vie, mais il ne recommencerait plus ! Quant à ce « nouvel objectif », autant dire que la perspective n'enchantait pas spécialement Jay, surtout lorsqu'il voyait la manière dont l'autre était enthousiaste. Forcément, un truc qui lui plairait à lui ne plairait jamais à un Lane. C'était scientifiquement prouvé !

D'ailleurs, lorsque le Major commença à s'emballer dans son délire plaisantin, Jay en vint à se demander si on faisait réellement passer un test psychologique aux gars qui intégraient l'UNISON. Certainement pas, ou alors lui avait dû envoyer quelqu'un d'autre à sa place ! Toujours aussi stoïque, le trentenaire répliqua d'un ton placide :

« Achète-toi un caniche s't'as besoin d'materner ou d'déguiser quelqu'un.... »

Jay ne savait pas s'il avait une famille ou non, puis au fond, disons qu'il s'en fichait. C'était égoïste, mais surtout désintéressé. Il ne vivait que pour les siens, à quoi bon s'amuser à apprendre à connaître d'autres personnes ?? Son regard se détourna du Major alors qu'ils s'éloignaient de l'eau et qu'il l'écoutait parler. C'était assez surprenant en soi qu'il émette l'idée de le laisser valider ses suggestions ! Habituellement les gens avaient plutôt tendance à lui imposer leurs décisions et lui s'y pliait, c'était même devenu une seconde nature d'obéir. Autant dire que des soupçons commençaient à naître dans son esprit : tant de conciliation, s'en était forcément louche ! Sourcils légèrement froncés, il ne parvint pas à se sentir rassuré même lorsque le Major prétendit qu'il était inquiet. Il y aurait forcément une couille quelque part, quelque chose qui ferait tout capoter et l'obligerait à finir ses jours au trou.

Un soupir lui échappa lorsqu'il s'arrêta pour regarder ce que l'autre lui tendait, y jetant un coup d’œil sur-le-champ. Il n'était pas très doué pour lire malgré la puce installée dans son cerveau, donc autant dire qu'il ne se lancerait pas dans la lecture intégrale des papiers dès maintenant. Mais c'était un bon début. Très franchement, en arrivant ici le trentenaire avait décidé de ne faire aucun effort, s'étant considéré déjà assez conciliant en acceptant l'entrevue, mais maintenant... il n’en était plus aussi sûr.
D'un ton stoïque, il répliqua à la plaisanterie – ce qui était pratiquement une première :

« J'cuisine pas. » Il n'avait jamais été vraiment attiré par la nourriture de toute manière. « On verra les détails une fois qu't'auras eu l'accord du juge, c'pas la peine d'se faire chier à parler réinsertion si j'finis en taule. » On vous avait déjà dit que c'était le positif de la famille ? « J'vais pas réfléchir longtemps d'toute manière, j'm'en fiche un peu d'savoir c'qui s'dit sur Carmen, les faits c'est qu'elle a fait quedal et qu'j'suis responsable d'tout. » Ce qui était totalement vrai. « Puis, qu'j'sache, t'as pas eu tort d'me faire confiance la dernière fois, j'vois pas pourquoi ça changerait maintenant. »

Après tout, il n'avait pas truffé l'autre type de plomb alors qu'il aurait parfaitement pu lui vider son chargeur en pleine poire pour venger la mort de sa sœur.

« J'ai des tas d'défauts, mais j'me barre pas si j'ai dit qu'j'ferai un truc. Alors, t'bile pas s't'as peur d'risquer ta carrière pour faire ta BA. » Bon, ce n'était pas très aimable vu tous les efforts que le Major faisait, mais Jay avait du mal à croire que ce n'était pas désintéressé. « D'toute manière, l'bracelet GPS ça changera pas franchement des types qu't'envoyais nous surveiller, nan ? » Il les avait remarqués depuis le temps. « Mais j'préfère être clair avec toi, j'obligerai pas mes frangins à changer si ça les branche pas. Y vont déjà penser qu'j'les trahis en aidant Carmen alors qu'c'est pas ma frangine, c'pas pour en rajouter une couche ensuite. » Il soupira. « Si Charlie vivait plus chez nous, c'pas à cause d'la déco. Et elle, c'était notre frangine, alors laisse-moi t'dire qu'si un étranger essaye de faire la même chose qu'elle, j'suis pas sûr qu'ça s'passe aussi bien. »

C'était presque la première fois qu'il aprlait aussi franchement et longtemps avec quelqu'un ! D'ailleurs, puisqu'il était lancé, Jay scruta le visage du Major durant quelques secondes avant de lâcher une dernière phrase – une question voilée.

« T'dois avoir une vie sacrément merdique pour passer ton temps à vouloir aider des criminels. »

Et Jay n'était pas sûr de l'envier !
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Lun 29 Aoû - 2:58 Message | (#)

Gabriel n’était pas souvent angoissé ni nerveux mais étrangement, il sentit une forme d’appréhension lui tenir le ventre tandis que Jay feuilletait les documents qu’il lui confiait. Il ne savait pas vraiment ce qu’il espérait et pourtant il sentait bien qu’au fond de lui, il attendait quelque chose. La réaction de Jay avait beau être neutre en apparence, le major en pesa l’impact : ça faisait beaucoup de mots. Vraiment beaucoup de mots. Tous prononcés d’un coup, sans qu’il ne vienne le harceler de questions. Et en plus, il y avait quand même divulgation de quelques informations personnelles – sans qu’il ne soit venu les réclamer au préalable. Un sourire étira les traits du commandant et il se fit attentif. Le visage concentré, il hocha posément la tête.

Carmen responsable de rien, noté.
Jay fiable, enregistré.
Frères en roue libre, déjà constaté.
Gabriel dans le rétroviseur des Lane ? Presque excitant.

Tout se passait mieux que ce qu’il avait pu craindre. Il pourrait ricaner et se vanter auprès de Lana pendant des jours après un tel succès, même si la jeune femme ne manquerait pas de dire, comme le mercenaire d’ailleurs, que la partie était loin d’être gagnée.

« C’est gentil de t’inquiéter pour ma carrière, ça me touche. » Bon, pas sûr que ce soit ce que Jay ait voulu dire, mais Gabriel ne raterait pas une telle occasion. « Tu sais, au début, j’envoyais effectivement des types. Toutes sortes de types qui sont revenus avec des histoires… Au bout de quelques jours, il n’y avait plus que des agentes qui se portaient volontaires pour garder un œil sur vous. Et sur toi, surtout. Tu as beaucoup de succès. » Il ne mentait même pas. « Ton frère Seth marche pas si mal aussi. Surtout chez les toute petites agentes. Amusant, non ? » Gabriel se régalait des ragots, au grand dam d’un certain Archimage qu’il abreuvait régulièrement de tous les potins.

« Mais très bien, je n’essaierai pas de m’immiscer dans votre vie familiale si c’est ce que tu veux. Toutefois, sache que mon offre est aussi valable pour tes frères. Si tu juges bon de leur en parler… » A la vérité Gabriel n’avait pas envisagé en amont d’inclure Seth, Earl et Terry. Les trois loustics lui paraissaient plus profondément ensevelis dans le crime, mais il n’excluait pas s’être trompé.

Soudain et sortie de nulle part, Jay lui lança une petite remarque. Pour un peu, Gabriel aurait cru qu’il s’intéressait à lui ! Tout sourire, il sortit son portable de la poche avant de son jean et entra dans le répertoire. Il était temps d’être solennel.

« Si tu me donnais ton 06, très cher ? Il faut que je puisse te prévenir de l’heure de ta déposition, et quand le juge acceptera de nous recevoir. » Il marqua un temps, et ne résista pas. « Et pour t’envoyer quelques messages..nocturnes. » Il enregistra le numéro avec l’espoir que ce ne soit pas un faux, rangea son téléphone puis tendit finalement sa main en direction de Jay, afin de pouvoir serrer la sienne.

« Et tu auras tout le temps de te faire une opinion sur ma vie quand tu en feras partie, Jay. »

Sur ces belles paroles qui ne manqueraient certainement pas d’hanter ses rêves les plus érotiques de Jay – ou ses cauchemars les plus terrifiants ? – Gabriel prit congé de son interlocuteur, non sans une gentille risette et un geste de la main.


29 août 2016
Cour de justice de Star City

Dix jours étaient passés depuis sa dernière entrevue avec Jay Lane. Dans ce laps de temps ils avaient échangé par téléphone par deux fois : la première, Gabriel s’était fait dicter la déposition du criminel qui confessait les différentes exactions qui pesaient, pour le moment, sur Carmen. Le précieux papier il l’avait aujourd’hui avec lui, il ne manquait plus que la signature de Jay apposée dessus. La seconde Gabriel l’avait convié à la Cour de justice en lui expliquant que le juge était favorable à entendre leur requête. Ils avaient rendez-vous à onze heures, mais c’est deux heures plus tôt que Gabriel lui avait demandé de se pointer. Pour une bonne raison : ils devaient être prêts.

Il connaissait bien le juge responsable de l’affaire. C’était un homme conciliant mais peureux, il se laisserait attendrir par le rêve de réinsérer un homme, mais craindrait sa puissance farouchement. Ils devaient trouver les bons arguments, et définir ce qui était possible de ce qui ne l’était pas.

Dans l’un de ses plus beaux costumes bleu nuit, Gabriel patientait dans le couloir guindé de la Cour. Il était assis avec une pile conséquente de feuilles sur les genoux et saluait chaleureusement les différentes personnes qui lui passaient à côté. Tout en drague et volupté. A quelques pas se tenaient Lana, bras croisés, le visage plus fermé. Contrairement à son supérieur, elle fixait la porte et guettait l’arrivée du mercenaire.

« Il ne viendra pas.
_Mais si. On s’aime maintenant.
_Tout ça ne va que lui attirer des ennuis. Vous auriez dû lui donner rendez-vous ailleurs, dans un lieu neutre…
_Détends-toi allons. Il va s’en sortir. »


Le « je m’en fiche ! » manqua de franchir les lèvres de la jeune femme, mais elle se retint. Toute protestation trop vive finissait par conforter Gabriel dans ses taquineries, et elle avait déjà bien assez de peine à lui faire démordre qu’elle était sous le charme d’Adrian… Même si c’était vrai.
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Mikhaïl Yarochenko

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Lun 29 Aoû - 15:20 Message | (#)

Jay ne répondit pas au sujet de ses inquiétudes pour la carrière du Major. Autant dire qu'il s'en fichait et estimait même qu'il lui rendrait un beau service en le tirant des griffes de l'UNISON, mais bon... Quant à la moquerie à propos des agentes prétendument volontaires pour les surveiller, elle valut un beau regard assassin au quadragénaire ! Il n'y croyait pas une seule seconde bien entendu, mais ne comptait pas débattre bien longtemps sur la question : Jay avait toujours été très chatouilleux sur ce sujet. Il fallait croire que des années passées à se faire traiter comme un parasite par la gent féminine avait eu raison du peu d'intérêt qu'il avait pour la chose.
Il n'ouvrit la bouche qu'au moment où le Major parla d'en discuter avec ses frères.

« On verra.... »

Inutile de dire qu'il avait plus de chances de voir Seth se lancer dans une carrière de mannequin pour sous-vêtements que de le voir accepter une chose pareille ! Pour tout dire, même Jay se demandait s'il avait bien fait d'accepter son aide. Ne devait-il pas changer d'avis ? Il verrait à tête reposée, sans se laisser influencer par les autres. En attendant, il communiqua son numéro de téléphone – qu'il oubliait malheureusement très souvent chez lui – pour pouvoir le prévenir des dates. Il resta obstinément silencieux jusqu'à ce que l'autre s'éloigne avec un geste de la main, presque comme s'ils avaient discuté de la pluie et du beau temps.


Plusieurs jours passèrent avant que Gabriel ne le contact pour la déposition, puis ensuite pour lui donner l'heure du rendez-vous où il devrait se rendre pour régler l'affaire. Ou commencer une vie d'emmerdes, à voir.... Jay avait pris soin de ne rien dire aux autres au cas où la situation était pire qu'il ne le pensait. Il avait juste laissé un mot à l'attention de Terry pour le cas où quelqu'un déciderait soudain de l'emprisonner plutôt que de jouer le jeu de l'accord, mais il n'était pas franchement certain que cela suffirait.

Ce jour-là, il était fringué comme à l'accoutumée et n'avait fait aucun effort de présentation. Ce n'était pas par hostilité à l'égard du système judiciaire, mais tout simplement parce qu'il n'avait aucune envie de jouer avec les faux-semblants et de faire croire qu'il valait mieux que ce qu'il était. Autant dire qu'il attira assez l'attention en débarquant à la Cour de justice pour finalement pousser une porte qui le fit déboucher dans un couloir où le Major était installé comme un premier de la classe sur son banc. Plus loin, la gonzesse qu'il avait empalée comme une brochette lors de l'intervention de l'UNISON se tenait débout avec un air contrarié collé au visage. Super. Une meuf qui avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir et qui semblait en pétard. Le texan se renfrogna par automatisme hésitant même sur le pas de la porte, puis il avança finalement dans le couloir pour passer devant la grognon en l'ignorant superbement avant de s'arrêter devant le Major. Jetant un coup d’œil sceptique au tas de feuilles qu'il avait sur les genoux, Jay s'adressa à lui sans même le saluer.

« S'tu m'dis qu'j'dois lire toute cette paperasse, j'fais juste demi-tour pour m'barrer, j'te jure. » Inutile d'être un génie pour comprendre qu'il n'aimait pas la lecture. « Bon, c'quoi l'histoire alors ? »

Il ignorait toujours la gonzesse qui devait certainement être là pour lui mettre du plomb dans l'aile. Après tout, elle avait manqué de se retrouver au cimetière à cause de lui, elle aurait donc été sacrément idiote de venir ici pour le défendre. Ou peut-être bien entichée de son guignol de patron, ce que Jay préférait éviter d'imaginer. Il n'avait aucune envie de se retrouver au milieu d'un couple niais à souhait !
Bras croisés sur son torse, le trentenaire attendit la réponse.
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Mar 30 Aoû - 19:57 Message | (#)

Telle un suricate prêt à sonner l’alarme, Lana repéra la première l’entrée de leur mercenaire en sursis et se percha sur ses jambes, droites et raides. Elle guigna du côté de son patron qui feuilletait tranquillement des papiers en sifflotant, loin de surveiller les alentours dans son cas, et lui fila un petit coup de pied dans le mollet pour qu’il relève la tête.

« Mh ?
_Il est là. »


Le major tourna la tête sur le côté et à son tour il aperçut Jay, qui ne semblait pas franchement partant pour la journée qui s’annonçait. A l’inverse tout sourire, Gabriel déposa la liasse sur le siège tout près de lui puis se leva d’un bond souple. Il avait bon espoir de voir les choses s’améliorer, et ce bien plus rapidement qu’escompté. C’est d’une démarche énergique et d’une voix chaleureuse qu’il accueillit le Lane, recouvrant de son enthousiasme le scepticisme ambiant.

« Bonjour, bonjour Jay ! Tu vas bien ? Ces papiers sont pour le juge, il adore les papiers. Nous on va plutôt s’expliquer dans une salle à côté, avant d’aller rencontrer le gars en robe. Lana ?
_Oui… ?
_Je ne t’ai pas entendu dire bonjour. Tu boudes ?
_...
_Bon, allons-y ! »


Gabriel posa naturellement sa main sur le sommet de l’omoplate de Jay pour le conduire dans le couloir jusqu’à la bonne porte. Il l’ouvrit et laissa d’abord passer ses deux acolytes du crime, il s’y engouffra ensuite en refermant derrière lui. A l’intérieur, on n’entendait absolument rien des mouvements du couloir : l’isolation et la confidentialité étaient des maîtres mots en ces lieux. Le commandant posa une fesse sur le bord du bureau et se saisit de la feuille griffonnée de notes, trônant au-dessus de la pile.

« Le juge a reçu ta déposition ainsi que la requête de l’UNISON, et a décidé d’accepter mon invitation à te rencontrer. C’est loin d’être suffisant, mais c’est d’ores et déjà un signal positif. » Le plus dur, où il était nécessaire de la jouer serré, venait dès maintenant. « Viens maintenant l’heure des négociations, propositions et contre-propositions… Il sait que nous proposons d’être garant de ta liberté conditionnelle, mais ça veut tout et rien dire. » D’un geste rapide et habitué il déboutonna sa veste de costume et l’ouvrit, s’offrant un peu d’air et de latitude dans ses mouvements. « Il faut que tu dises ce que tu veux. »

C’était simple, au final, non ?

« Là, comme ça, sans se poser de barrières. Vraiment ce que tu veux. Ensuite, on triera ce qui est possible et acceptable de ce qui ne l’est pas.
_Le juge n’entendra pas tout. Nous le connaissons bien, il sévit depuis longtemps à Star City. Il est connu pour ses largesses envers les délinquants, il est amoureux du rêve de réinsertion.
_Il s’est bâti une certaine réputation de « sauveur » de dossiers considérés comme perdus par ses pairs. En revanche, il ne porte pas spécialement les méta-humains dans son cœur.
_Il en a peur. »
Lana darda ses prunelles mordorées sur Jay et détailla son visage durant de longues secondes. « Ce ne sera pas facile de le convaincre.
_Toutefois je pense qu’en lui proposant quelque chose de cohérent, et donc qui te ressemble, ça aura de bonnes chances de marcher. Il faut que ce soit sincère pour que ça fonctionne.
_Pas trop sincère, il faut témoigner d’efforts personnels et d’abnégation.
_Oui, oui, une sincérité saupoudrée d’un soupçon de flatterie. On verra ça plus tard. »


La jeune femme hocha simplement la tête et s’installa, non pas à côté de son patron mais au niveau de Jay, à un bon pas de lui d’écart. Quant à Gabriel il attrapa un stylo plume dans son sac, le débouchonna et en posa la pointe dans l'encart de la feuille annotée, prêt à écrire.

« Alors ? Est-ce que tu veux toujours rester dans la maison familiale ? Tu as réfléchi à des perspectives de formation, d’emploi, ou autre ? A participer à des clubs, des assos… Tout ce qui peut te venir à l’esprit. »
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Mikhaïl Yarochenko

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Mer 31 Aoû - 0:39 Message | (#)

Une meuf qui boudait, c'était un pléonasme, non ? Jay lui décrocha un regard peu amène, sachant très bien qu'elle devait crever d'envie de le voir au trou. C'était pour ça qu'elle faisait la gueule : parce que son patron voulait le libérer et qu'elle le détestait, alors elle suivait les ordres, mais de mauvaise grâce. Ses prunelles se reportèrent sur Gabriel alors que celui-ci l'entraînait vers un autre endroit. Une œillade méfiante informa le Major qu'il était prié de retirer sa main et s'en tenir aux paroles – c'est qu'il n'aimait pas se faire tripoter ! – mais il resta silencieux et docile.

Arrivé dans la salle, le texan s'installa sur une chaise pour écouter toute la masse d'informations qui lui fut alors communiquée. Dire ce qu'il voulait ? Faire un tri ? Le juge a peur des méta-humains ? Super... Jay se sentait déjà lassé d'être ici et le comportement de la gonzesse n'arrangeait pas la situation. Chaque fois qu'il sentait son regard sur lui, l'ancien combattant avait l'impression d'être jugé par toutes les nanas qui lui avaient pourri la vie. Le mieux à faire, c'était de l'ignorer, mais vu qu'elle semblait bien décidée à rester plantée ici et à le scruter avec ses yeux de poisson mort, la suite s'avérait difficile.
Un soupir échappa à Jay lorsqu'il entendit le Major lui poser de nouvelles questions.

« Des clubs ? J'ai une tronche à participer à des clubs ? » Il secoua la tête. « Sérieux... j'm'en fiche. L'seul truc qu'je veux, c'est qu'on m'demande pas d'aller vivre ailleurs, l'reste j'm'en tamponne. Après, faut pas être con, j'ai rien du mec qui peut vendre des trucs ou même causer à d'autres personnes. » Pourtant, sa verve démontrait le contraire, n'est-ce pas ? « J'étais cariste aux docks avant, un truc comme ça, ça va bien. Quoi, j'm'en fiche, je compte pas trouver mon bonheur là-dedans.... »

Il pouvait avoir l'air défaitiste, mais la vérité c'était qu'il ne pouvait pas imaginer aimer bosser. Tout simplement. Au fond, Jay n'avait jamais vraiment aimé grand-chose. Combattre au Circus ne lui plaisait pas, il le faisait pour Seth et les autres frangins. Jouer les criminels non plus ne l'enchantait pas pour la bonne et simple raison qu'il devait faire des choses qui ne le branchait pas vraiment – comme parler avec d'autres personnes en gros. Et pour finir, se lever le matin et fuir l'UNISON parce qu'il avait raté sa vengeance alors qu'il n'avait strictement plus rien à perdre, ça aussi ça le lassait. Alors, non, le texan ne s'intéressait pas spécialement à ce qu'il allait faire pour racheter sa liberté.
Son regard se posa sur Gabriel.

« J'sais pas c'qu'on demande. Honnêtement, j'm'en fiche. C'que j'veux c'est juste un max de chance qu'ça soit accepté, alors j'reste j'm'en branle. Si j'dois m'amuser à ramasser la merde des bestioles du zoo pour ça, bah j'le ferai. »

Inutile d'être un génie pour comprendre que Jay n'avait jamais été capable de choisir quoi que ce soit pour son avenir. Il n'était que le cadet d'une importante fratrie et obéissait aux ordres que les autres lui donnaient. Même s'il le souhaitait, le trentenaire serait tout simplement incapable de décider de ce qu'il voulait faire de sa vie. Oh, il avait déjà eu une chance de reprendre sa vie en main, juste après sa dispute avec Charlie, puis ensuite après sa disparition. Mais il était seul à ce moment, paumé et incapable de sortir du carcan entretenu Seth durant près de trente ans. Mais maintenant.... il y avait ce type qui s'obstinait à vouloir l'aider, peut-être qu'il pourrait lui faire comprendre comment s'y prendre pour se détacher d'une famille trop envahissante ?
Mais en avait-il envie ? Bonne question.

Ses yeux bleus se détournèrent finalement du Major pour se poser sur la nana. Elle ne l'aimait pas et c'était réciproque. Pourquoi est-ce que l'autre avait eu l'idée stupide de lui demander de venir ici ? Franchement ?? Un profond soupir lui échappa : il n'était pas du genre à garder sa langue dans sa pocher et exprima donc ses doutes de vive voix.

« Mais j'crois qu'c'est clair qu'y'a pas qu'le juge qu'a peur des méta-humains, ou au moins d'moi. Puis si c'est pas d'la peur, j'crois quand même pas qu'c'est l'genre d'truc qui va aider à c'que ça s'passe bien. » Il la désigna d'un geste du menton, sans la regarder, fixant Gabriel. « J'l'ai embrochée comme un poulet, j'vois pas pourquoi elle voudrait m'aider. J'sais pas, j'pensais au moins qu'j'aurais pas à m'sentir jugé avant même d'commencer avec l'juge. » Et, pour la première fois, il regarda la gonzesse pour lui lâcher quelques mots. « S't'as pas envie d'm'aider, j'ai pas besoin d'ton aide. T'peux t'barrer. »

Il ne lui donnait pas d'ordre bien entendu, c'était juste une manière de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas besoin de jouer les faux-semblants en faisant croire qu'elle souhaitait réellement l'assister alors qu'il était évident qu'elle ne pouvait pas le blairer.
Ou du moins à ses yeux.
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Sam 3 Sep - 0:40 Message | (#)

En s’abstenant pour le moment de commenter ce qu’il entendait, Gabriel se mit à écrire et prendre des notes sur ce que Jay confiait. Il hésitait sur un point d’importance dans sa formulation et qui pouvait tout changer : le Lane avait-il des goûts – ou plutôt des dégoûts – marqués ou bien était-il incapable de se projeter dans une nouvelle activité ? Et si oui, pourquoi ? Etait-ce par simple méconnaissance, ou par censure ? Il n’y avait pas besoin de l’observer longtemps pour toucher du doigt une évidence : Jay ne semblait pas se porter lui-même dans son cœur. Dans cette veine, le major songeait que le mercenaire en venait à se punir, peut-être même sans s’en rendre compte. Les coupables prenaient également, dans son esprit, les contours de ses frères pétris par la haine et prompts à humilier. Le schéma gagnait en complexité, mais Gabriel arborait toujours un sourire paisible.

« D’accord. Quoiqu’il arrive, on fera notre maximum pour que la demande soit acceptée. Mais ce serait encore mieux si elle venait de toi, et de ce que tu désires réellement. »

Il ne voulait pas trop insister, mais il lui sembla opportun de souligner à nouveau cette volonté – même si Jay en venait à ne pas y croire, au moins les mots furent prononcés.

« Pour ce qui est de ton chez toi, tant que tes frères ne sont pas sous le coup d’une accusation cela ne posera pas de soucis particuliers. » Intimement Gabriel aurait préféré couper le cordon, mais il n’avait ni la prétention ni le droit de l’imposer. « On va reprendre, on finira par trouver. Franchement je ne te visualise pas dans un zoo comme homme d'entretien, ou bien plutôt en tant que soigneur peut-être ? Cela nécessiterait une formation. C’est possible. En revanche, j’aimerais t’éviter le retour aux docks. »

Le métier n’était pas un problème en soi, mais il était préférable de tenir Jay éloigné des quartiers sensibles et de leurs tentations. Le juge verrait le contraire d’un mauvais œil, en plus.

Il était prêt à poursuivre lorsque Jay enquilla sur le déroulement de leur entrevue et la présence surprise de Lana. C’était visiblement source de malaise… Est-ce qu’il se sentait coupable d’une manière ou d’une autre ? Est-ce qu’il craignait qu’elle se venge ? Aucune explication ne lui apparaissait satisfaisante. Les regards se croisèrent, se jaugèrent et quand Jay la convia à prendre la sortie, Lana se leva d’un bond. Le commandant la suivit des yeux tandis qu’elle s’écartait et venait près de lui, pour mieux soutirer de la pile sur laquelle il écrivait quelques feuilles soigneusement sélectionnées. Son butin en mains elle se rassit, mais cette fois-ci sur la chaise juste à côté de celle de Jay.

« Bien reçu. Je reste. »

Là-dessus elle déposa entre eux une longue liste de métiers et de formations s’y rattachant, puis elle récupéra un stylo dans la poche de poitrine de son chemisier.

« Vous avez dit que vous ne voulez pas un métier de contacts, comme la vente ? »

Avec application, telle la bonne élève qu’elle avait toujours été, elle barra soigneusement les professions correspondant à ce profil. Une partie non négligeable de la sélection venait de s’évanouir, il en restait toutefois une bonne quantité.

« Vous avez évoqué le zoo. C’est un hasard ou bien vous aimez les animaux ? » Elle entoura quelques mots et les désigna l’un après l’autre. « Parce que nous avons quelques petites choses dans le domaine, assistant vétérinaire par exemple. Un moniteur de centre équestre s’est porté volontaire pour recruter quelqu’un comme palefrenier aussi. »

Ses prunelles se relevèrent de la feuille pour étudier le visage de Jay – d’aussi près que le jour où il l’avait effectivement embroché. Elle en portait encore les stigmates, et c’est pourtant poliment qu’elle poursuivit.

« Il y a également plusieurs possibilités dans les travaux plus manuels. Un des derniers ébénistes de la ville cherche un apprenti. Il y a des opportunités en maroquinerie… » En même temps qu’elle parlait elle parcourait la liste, particulièrement concentrée. « Sinon, il y a aussi le travail de bureau. » Elle marqua une pause et ramena une mèche de cheveux derrière son oreille, réfléchissant à sa formulation avant de souffler. « J’ignore si cela vous plairait. »

Pendant ce temps Gabriel avait passé ses mains derrière sa tête et écoutait la conversation avec un sourire en coin. Il avait guetté le moment opportun et maintenant que celui-ci s’offrait à lui, il s’exclama, tout guilleret :

« Tu seras ravi d’apprendre qu’il y a de la place à l’UNISON – on pourrait passer encore plus de temps ensemble !
_C’est une discussion sérieuse ! »
S’offusqua la jeune femme, dardant sur lui son œillade la plus sombre. « On parle de son avenir, ne faîtes pas le pitre.
_Mais c’est une proposition très sérieuse ! Qu'en dis-tu Jay ? C'est pas la plus sexy de toutes ces propositions ? »
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L'amour frappe toujours deux fois } Jay

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