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Souvenirs : les Evadés d'Apocalypto

 
Message posté : Jeu 18 Oct 2012 - 7:03 Message
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Pour tous les anciens et nostalgiques de ce grand forum que fut Apocalypto, avant la naissance même de Star City... Pour les non-initiés, sachez qu'Apocalypto prenait naissance dans un contexte se déroulant quelques années dans l'avenir et où les mutants tentaient de coexister sur la menace d'une organisation nommée Apocalypto. Un début de fanfic, écrit par votre humble serviteur, avait vu le jour, voici quelle était son introduction (n"hésitez pas pour les commentaires Souvenirs : les Evadés d'Apocalypto 364988687) :


Introduction
« Les évadés d’Apocalypto »


- Deux évasions Lester, vous m’entendez ?! Deux évasions, c’est tout simplement inacceptable !!! Qui plus est, deux de vos cobayes, comment pouvez expliquer cela ?

Le fameux Lester en question était un médecin d’une cinquantaine d’années travaillant depuis près de vingt ans pour l’agence Apocalypto. Une solide carrière durant laquelle il gravit les échelons un à un pour devenir l’un des meilleurs médecins du complexe militaire. La plupart de ses tests et autres recherches étaient réalisées avec audace et créativité. Toutefois, même si ses résultats se voyaient gratifier de la mention ‘indiscutable’, deux noms entachaient sévèrement son curriculum vitae : Piotr Zakharine et David Green.

Le premier était un jeune mutant de dix neuf ans au pouvoir élémentaire. En effet, grâce à sa mutation, le prénommé Pïotr pouvait manipuler la glace et résister à des températures extrêmes. Un sujet qui se montrait docile et qui était le nouveau joujou de Lester depuis la disparition du nommé David Green. Le cas de ce dernier était on ne peut plus compliquer. Dans le cadre de ses différents tests et autres manipulations génétiques, le docteur Lester avait exigé que l’on recueille des orphelins, qu’importe la manière. Ainsi donc, de véritables orphelins lui furent amenés alors que d’autres, comme David, vit leur famille assassinée avant d’être emmené dans ce centre.

Mais quel que soit leur histoire ou leur passé à tous deux, Piotr et David avaient un point commun qui nuisait gravement au docteur. Et pour cause, ces deux patients avaient réussi à s’échapper de la base, vivant, contrairement à tous les autres fuyards de ces dernières années !

- J’en ai conscience Général Cromwell mais…
- Mais quoi Lester ? rétorqua le général en cognant ses poings sur la surface de son bureau. Zakharine aussi présentait un risque, c’est ça ?

Le général Cromwell… Un nom des plus redoutés au sein de la base militaire. Ce simple nom suffisait à provoquer silence, respect et effroi tant chez les militaires que la plupart des prisonniers.

C’était un sexagénaire qui avait participé à plus d’un conflit dans ce vaste monde qui est le nôtre. Lors des débuts de l’opération Apocalypto, il n’était guère qu’un simple soldat mais, bien rapidement, ses aptitudes au combat ainsi que ses décisions tranchées quand au problème ‘Mutant’ firent de lui la nouvelle étoile montante destinée à prendre la direction des opérations de cette organisation secrète. Un homme aussi redoutable qu’imprévisible et dangereux. Dans un premier temps, il aimait faire jouer de son autorité pour obtenir ce qu’il désirait. Si cela ne fonctionnait pas, il n’hésitait guère à ruser et à tourner les situations à son avantage pour qu’on lui dise ‘Amen’. Par la suite, c’était fini pour les discussions, seuls les poings se devaient de s’exprimer.

Des poings maculés par le sang de tous les mutants qu’il s’est amusé à battre à mort durant des années entières. Mais, malgré cette soif de sang impur bien étanchée, savoir que deux de ses prisonniers étaient toujours en fuite ne lui convenait pas.

- Ce ne sont que des mutants, des saletés de créatures pourries jusqu’au plus profond de leurs gênes et je n’autorise aucun d’entre eux à s’évader de ma base, vous m’entendez ? AUCUN !

Reprit-il sans laisser à Lester le temps de pouvoir lui répondre. Le docteur profita de cela pour venir frotter les verres de ses lunettes avant de replacer celles-ci sur son nez.

- Général, je suis conscient de la gêne que cela peut occasionner et je suis on ne peut plus navrer pour ses deux fugitifs, sincèrement…
- Désolé ? Vraiment ? Si c’était le cas, vous nous auriez filé des données de recherches ou autre pour coincer plus facilement votre patient zéro il me semble ?!

David Green… Le patient zéro… Le seul et unique cobaye encore en vie du projet ‘Mutation X’. Un projet qui avait pour but de contrôler le gêne mutant et de le rendre assez docile pour pouvoir utiliser les patients comme des armes mortelles. L’unique preuve de ce projet, le patient zéro, qui se promenait librement, dans la nature, tout en portant en lui une instabilité qui le condamnait à n’être qu’une malédiction aux yeux de l’humanité.

- Général, tout est dans mes différents rapports. Nous n’avons toujours aucun antidote. Nos différentes recherches avec Watkins ne nous ont menés à rien. Quand au problème de Green, je vous ai mis en garde. Nous n’avons jamais trouvé d’antidote et la réaction de son organisme qui provoque cette mutation reste incompréhensible. Nous ne pouvons le guérir…

Le général se renfonça quelque peu dans son siège et ouvrit le premier tiroir de son bureau pour venir y chercher un cigare cubain qu’il alluma de manière machinale. Par provocation ou simple inadvertance, il envoya la fumée de sa première bouffée dans le visage de Lester avant de lui répondre.

- Qu’importe le vaccin, je ne veux pas le guérir : je veux que l’on trouve un moyen de le tuer ! proclama d’un air dangereusement calme le chef des opérations.

Le visage du scientifique changea quelque peu. Il n’avait beau qu’être un vil chercheur attaché à ses expériences, David avait été son premier patient et les années passées à le traiter avait rapproché le médecin du jeune homme. Il ne se considérait pas comme son père, non, bien au contraire même. Toutefois, il y avait cette parcelle de lui qui se brusquait lorsqu’il entendait les projets de mort qui étaient destinés à monsieur Green.

- Vous êtes un élément excellent Lester, un des meilleurs que nous avons eu jusqu’ici.

Le général se releva et alla vers la fenêtre de son bureau qui donnait pleinement vue sur l’intérieur du complexe militaire où s’affairaient tant de soldats que de scientifiques.

- Néanmoins, votre période est révolue. Nous avons besoin de plus de hargnes et d’avantage de résultats.
- Comment ça général ? Je ne comprends pas… balbutia le docteur, se demandant ce que lui réservait Cromwell.
- Et bien, vous êtes relevé de vos fonctions Lester. Votre service sera dirigé par le docteur Banner et…
- Non, pas lui, interrompit Lester.
- Si, Banner, l’homme qui vous a affronté directement pour rendre les tests sur Green possible mon cher Lester, reprit le général en souriant. Il prendra la tête de votre unité de recherches et, sous ma volonté, fusionnera avec le service du docteur Watkins. A eux deux, je suis sûr qu’ils nous apporteront des résultats on ne peut plus probants. Qui plus est, aucun de leurs mutants ne se sont échappés. Et, contrairement à vous, termina le général en se retournant vers le médecin, ils n’ont pas peur de se salir les mains pour les biens de notre cause !
- Je pensais pourtant avoir prouvé ma valeur et ma foi au sein de cette cause que nous défendons tous, fit-il, tête baissée.

Cela, pourtant, laissa bien indifférent le général qui n’était pas un homme reconnu pour sa pitié, bien loin de là même.

- On ne vend pas de mouchoirs dans notre centre pour les pleurnichards Lester ! On fait des expériences, on traque les mutants et on tente de les anéantir. Nous ne pouvons plus nous encombrer d’un brillant scientifique qui se voit affublé de problèmes de conscience avec ses patents. Car, qu’importe le moyen par lequel Green et Zakharine se sont évadés. Vous êtes responsables, à mes yeux et ceux de vos confrères.

Lester posa ses mains sur sa taille et tourna sa tête vers le sol. Avait-il fait preuve de trop de sentiments avec les mutants ? S’étaient-ils trop attaché à la détresse de son patient zéro et à l’innocence et la pureté de Zakharine malgré sa difformité génétique ?

Que répondre au général ? Que répondre face à de telles paroles ? Il savait d’ores et déjà que son sort était jeté et que son avenir ne se déroulerait pas au sein d’Apocalypto. Il ne pu empêcher un soupir d’égarement qui attira l’attention du général.

Cromwell secoua négativement la tête tout en se dirigeant vers le scientifique. D’un geste qui se voulait amical, il posa sa main sur l’épaule de l’homme en blouse en blanche et le regarda directement dans les yeux, sans sourciller.

- Lester, je me félicite de vous avoir eu mais, dans la vie de tout homme, il faut raccrocher les gants un moment où l’autre. Partez maintenant et éviter de rendre les choses plus difficiles docteur.

Lester regarda Cromwell. Les deux hommes se sourirent poliment, presque amicalement et, au bout de quelques secondes, le docteur hocha de la tête avant de quitter le bureau sans dire au revoir.

Le général retourna à son bureau, soupirant de manière exaspéré. Cromwell n’aimait pas les personnes comme le docteur Lester qui feignaient de ne pas comprendre les raisons pour lesquelles on les suspendait. Surtout lorsque la vie de la personne suspendue était déjà scellée. La devise du général était : « Personne ne quitte Apocalypto, sauf les deux pieds devant ! ». Et, une fois de plus, il se ferait un point d’honneur à appliquer sa devise.

- Banner ? appela le général par l’intermédiaire de son cellulaire
- Oui général ?
- Apportez moi tous les effets de Lester ainsi que tous ses rapports, qu’ils soient connus ou pas.
- Mais avec grand plaisir mon général, rétorqua une voix sournoise et maligne on ne peut plus satisfaite.
- Encore une chose Banner…
- Ce sera fait mon général !


*
**


Une petite mélodie au cœur de la nuit, une douce et fine musicalité s’échappant des ténèbres, des petites notes aigües et innocentes… Tel était le bruit ambiant noyant la pièce dans laquelle se trouvait la jeune Annabella Watkins. Annabella était une mutante de 18ans, séjournant à Apocalypto depuis une bonne dizaine d’années maintenant. Elle n’était autre que la fille de Charles Watkins, un éminent médecin travaillant au sein d’Apocalypto dans l’élaboration d’un antidote pouvant annihilé les gênes mutagènes présents dans l’organisme de tous les êtres paranormaux que se trouvaient être les mutants.
Médecin très dévoué à sa cause, il fut responsable de l’internement de sa fille lorsqu’il constata, avec effroi, qu’elle faisait partie de ces personnes indignes de vivre parmi les êtres humains.

Telle était l’histoire de cette petite fille qui, depuis ses 8ans, vivait dans un vase clos, celui d’une cellule de 9mètres carrés dont les murs n’étaient que des vitres sans teints, réfléchissant éternellement son visage de petite fille perdue et désemparée. Son seul échappatoire, le petit pendentif de sa mère qui jouait cette musique cristalline en cette pièce sombre et glaciale.

Soudain, la mélodie s’arrêta et deux scientifiques entrèrent dans la pièce. Il s’agissait des docteurs Foster et Williams. Ces derniers étaient devenus, en moins de dix ans, l’escorte personnelle de la jeune demoiselle. Ils avaient pour mission de venir la chercher pour les différents traitements qu’on lui faisait subir. Des traitements ayant pour but de la maintenir dans un état constamment végétatif, un état de légume grâce auquel elle ne pouvait se débattre ou faire fonctionner sa matière grise pour réfléchir à une quelconque évasion.

Par la nature de son pouvoir, les deux médecins se devaient de venir bander les yeux de la mutante. Et pour cause, douée de téléportation, il suffisait à Annabella qu’elle remarque un endroit en une fraction seconde et, dés lors, elle pouvait s’y téléporter. Si cette précaution n’avait pas été prise, il ne fait aucun doute que la jeune Watkins ne serait pas restée une seconde de plus dans sa prison de verre et d’acier.

- Bonjour Annabella.
- Comment vas-tu aujourd’hui ? reprit Williams juste après son collègue.

Machinalement, la demoiselle, assise dans un coin de la pièce en train de contempler le médaillon de sa mère, referma ce dernier et se releva. Elle ne répondit pas, gardant un regard tourné vers le sol et une moue qui traduisait sans aucune difficulté son mal être et sa tristesse de ne pouvoir être libre, de ne pouvoir remonter le temps pour changer les choses et, surtout, de ne pas avoir le droit d’exister comme tout un chacun.

- Tiens, tu ne te débats pas aujourd’hui ? sourit, presque amusé, le dénommé Foster.

Elle haussa les épaules alors que Williams vint derrière elle pour lui saisir fermement les bras et les maintenir dans son dos. Il lui arrivait de se débattre, d’où la précaution du médecin mais, aujourd’hui, non. Elle était trop faible pour se montrer farouche et commencer à jouer les bêtes récalcitrantes.

- Attention tes yeux, l’informa Williams tout en venant lui mettre cet éternel bandeau. Voilà. Ne t’inquiètes pas, c’est le traitement léger aujourd’hui.

Les traitements que recevaient Annabella étaient régulièrement différents. En fonction de son état et des jours, on lui donnait soit un traitement lourd. Ce dernier avait pour but de la plonger durant plusieurs jours dans un état proche de celui du coma artificiel. A côté de cela, il y avait le traitement dit normal. Pour celui-là, il ne s’agissait en réalité que de simples calmants destinés à tous les dépressifs pour les maintenir dans un état de relaxation tel qu’ils ne pensaient plus à rien et se noyaient dans un monde imaginaire. Enfin, pour le traitement léger, celui qu’elle recevrait aujourd’hui, ce n’était que de simples piqures destinées à vérifier ses constantes. Rythme cardiaque, électroencéphalogramme, capacités cérébrales, système nerveux, etc.

Bref, ce ne serait pas aujourd’hui qu’on la droguerait au point de lui en faire gerber ses tripes. Une nouvelle qui, même s’il ne provoqua pas de sourire de soulagement à Anna, réconforta la petite dans sa tête. Sa comédie avait marché alors. Depuis son dernier traitement ‘lourd’, la mutante avait décidé de jouer la fille continuellement affaiblie afin de ne plus être droguée à ce point. Grâce à cela, elle pouvait rester consciente et réfléchir à une manière de quitter les lieux. Chose bien difficile vue toutes les précautions qui étaient prises à son égard. A défaut de facilités, seule la ruse peut se montrer être la meilleure des armes. Après tout, c’est dans le comportement de tout homme : face à la brebis égarée et affaiblie, nous n’aurons jamais autant de crainte que devant un loup affamé et violent. Bien que la violence mène sur le chemin d’une bêtise et d’une stupidité permettant de rapidement prendre le contrôle de la bête à bout de force. Tandis qu’une créature affaiblie, elle, et perdue, gardera toujours assez de courage en elle pour surmonter toutes les épreuves se dressant sur son chemin pour pouvoir regagner enfin son chez soi.

Sortant tous les trois de la pièce, Annabella avança à travers les couloirs de la base, lui étant encore et toujours inconnus, en compagnie des deux médecins se chargeant de la maintenir droite et de la guider puisqu’elle n’y voyait rien. Des bruits et des odeurs habituelles gagnèrent les narines de la patiente. Cette odeur de médicaments soporifiques et autres traitements médicaux plus ou moins douloureux s’évaporant au gré des couloirs pour se mélanger avec des cris de douleurs et de désespoirs perçus par ci et là. Un mixage qui, dans le cerveau d’Anna, se manifesta sous la forme de sensation de désespoir et de chagrin intense. Elle n’était pas idiote, elle savait qu’elle était privilégiée par rapport aux traitements que l’on faisait subir aux autres mutants. Elle, elle ne servait pas de cobayes et, ce, uniquement grâce à son père. Mais, au final, elle n’était jamais qu’un être utilisé pour des expériences, tous comme les autres prisonniers d’Apocalypto alors, qu’elle soit épargnée d’une manière ou d’une autre ne changeait pas grand-chose à ses yeux.

Ses yeux… Si seulement ils n’étaient pas dissimulés sous ce bandeau qu’elle considérait comme on ne peut plus gênant. Il fallait qu’elle trouve un moyen de l’enlever, de percevoir l’ensemble des couloirs et, de ce fait, trouver une solution pour pouvoir s’échapper de ce centre mortellement dangereux pour tous ceux de son espèce.

Soudain, le tintement de son pendentif à musique lui revint en tête. Cette douce et légère mélodie l’amena à sourire très légèrement alors qu’elle s’enfermait secrètement dans le monde qu’elle s’était créé des années plutôt. Un monde fait de liberté et d’innocences où personne ne se faisait la guerre. Où personne ne tentait de vous enfermer et d’utiliser votre corps comme cobaye ou comme réceptacle de médicaments aussi divers que variés. Un monde qu’elle idéalisait comme la vie en dehors de la base d’Apocalypto, bien qu’elle en ignorait toute la vérité sur cette dite vie qui pouvait se dérouler en dehors de sa prison de verre et de bêton.

Plongée dans son univers, la jeune demoiselle décida alors de se laisser tomber sur le sol, échappant ainsi aux bras de ses escorteurs. Elle tomba assise sur le sol, ses genoux se recroquevillant instinctivement contre sa poitrine, ses bras, eux, ne trainant pas pour venir s’enrouler autour des genoux en question. Stupéfaits, les deux médecins se retournèrent pour constater le spectacle on ne peut plus étrange qu’était en train de leur offrir leur patiente.

- Euh… Foster ? demanda Williams à son collègue qui ne savait que dire ni que faire face à cette situation.
- C’est rien, elle nous fait certainement une crise, rétorqua son collègue tout en venant se pencher vers la jeune fille, sortant une petite lampe pour venir examiner ses yeux.

Annabella agissait comme une autiste, se balançant lentement d’avant en arrière tout en laissant échapper des petits soupirs étouffés. Prudemment, Foster vint saisir le bord du bandeau cachant les yeux d’Anna pour venir examiner son regard. Néanmoins, à peine avait-il levé légèrement le bandeau que la jeune fille s’allongea sur le sol tout en entrant dans un état fébrile. Elle poussait des cris de douleurs, gémissante, alors que ses yeux se révulsaient lui laissant toutefois l’opportunité de voir les couloirs de la base.

- Williams, une seringue d’épinéphrine, elle fait une crise d’épilepsie !
- Merde… Elles sont à l’unité médicale, rétorqua le dénommé Williams tout en cherchant sur lui en vain après la seringue demandée par son collègue
- Bordel ! Aide-moi !

Les deux médecins vinrent saisir le corps d’Anna sans prendre la peine de replacer le bandeau sur ses yeux. Leurs instructions étaient claires depuis l’arrivée d’Annabella. Ils devaient se charger de la maintenir sous calmants et de lui éviter un quelconque malaise. Jamais, ô grand jamais, ils n’avaient envisagé une crise d’épilepsie de la part de leur protégée. Et, connaissant tous deux les risques d’une telle crise, ils ne prirent pas le temps de replacer ce fameux bandeau, pensant avant tout à la stabiliser à l’unité médicale. Mais, bien que leur panique fût à son comble, Anna, elle, s’amusait intérieurement. Elle avait simulé cette crise pour pouvoir avoir les yeux dégagés et, c’est toute satisfaite dans son fort intérieur qu’elle vit les couloirs défilés pour la première fois devant ses yeux.

- Stevens, préparez tous vos calmants, on a une crise !

Foster et Williams arrivèrent dans l’unité médicale en transportant le corps de la petite Watkins. Stevens, le responsable de l’unité médicale en question, se tourna vers eux dés leur entrée dans le local de soin pour constater le corps de la jeune fille en pleine folie.

- Mettez-là ici ! fit-il sans attendre tout en venant dégager une table d’opération.

Les escorteurs s’exécutèrent de manière très professionnelle alors que le docteur Stevens chercha après ses bouteilles de médicaments.

- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Et qui est-ce ?
- C’est la petite Watkins, répondit Williams dans un petit soupir.
- Watkins ? La fille de Charles ?
- Précisément. On l’emmenait pour sa dose de calmants réguliers et elle est tombée sur le sol, entrant dans une sorte d’état de transe avant de nous faire une crise d’épilepsie lorsqu’on a tenté de l’examiner.

Foster avait pris la parole pour expliquer la situation mais Stevens ne semblait pas l’écouter. Ce dernier avait déposé ses bouteilles en entendant le nom de famille de la mutante et s’était aussitôt rué vers le téléphone de son bureau pour contacter le père d’Annabella.

- Charles ? Ici Stevens, ta fille vient d’arriver dans mon unité. Elle fait une grave crise d’épilepsie apparemment.

Un petit silence de deux trois secondes s’installa alors que Williams et Foster se regardèrent tout en haussant les sourcils en reportant leur attention vers Stevens. A vrai dire, ils n’étaient guères soulagés que le médecin face venir le père Watkins. Quelque chose leur disait que cela allait leur retomber sur le coin de la figure.

- D’accord Charles, à tout de suite ! raccrocha Stevens avant de se tourner vers les deux autres médecins. Bon, occupons nous de la stabiliser, pour le reste, on verra ça avec son père.

Toutefois, lorsque les trois médecins se retournèrent vers la table d’opération, le corps d’Annabella n’était plus là. A la place, il séjournait un petit nuage grisâtre, flottant, noyant toute la table de l’opération. Le visage éberlué, c’est alors que Williams et Foster prirent conscience de leur grande erreur et que Stevens poussa un puissant cri de rage et de colère…


*
**


- Ca… Ca y est… j’ai réussi ! soupira Annabella avec soulagement.

Après dix années de séquestration dans cette base, après dix années à être mise sous calmants, après dix années à avoir les yeux bandés, la mutante avait enfin trouvé son salut en l’erreur médical de ses deux escorteurs. Oui, elle devrait d’ailleurs certainement un jour les remercier pour leur panique et, de ce fait, pour leur honteuse erreur. Mais, avant les remerciements, autant se concentrer sur l’instant présent. Après tout, même si il lui arrivait de n’être qu’une petite fille insouciante et perturbée, Anna savait pertinemment qu’elle n’était pas encore sortie d’affaire. Elle avait simplement réussi à se téléporter et trouver refuge dans un petit local inconnu.

Les alarmes du centre s’étaient déclenchées. Une voix rauque se fit entendre dans tous les recoins de l’infrastructure militaire.

« Attention à tous les membres du personnel ! Annabella Watkins, une mutante et fille du docteur Charles Watkins est actuellement en fuite. Il faut l’empêcher de s’évader à tout prix et, ce, quelque soit les moyens utilisés ! »

Le message se répéta à intervalles réguliers alors que la petite Anna pouvait entendre les bottes des soldats s’entrechoquer fortement et à une cadence soutenue sur le revêtement métallique du sol.
Aussitôt, son air enthousiaste fit place à celui d’une jeune fille quelque peu apeurée et ne sachant pas encore ce qu’elle allait réellement faire.

- Merde, comment je vais m’en tirer maintenant ?

Instinctivement, elle se roula en boule contre la porte du local, serrant ses jambes contre sa poitrine telle une petite fille et, dans un silence lourd et religieux, des petites larmes naquirent au fond de ses yeux pour mourir sur ses joues.

- J’y arriverai pas… Je voudrais tellement que maman et papa soient là…

Ses petites plaintes laissèrent s’envoler la jeune femme de dix huit ans pour laisser transparaitre l’enfant de huit ans qu’elle avait toujours été au fond d’elle-même. Cette enfant de huit ans qui a gardé cet âge durant dix longues années passées à Apocalypto, coupée du monde, coupée de toute réalité et de toute existence que l’on pourrait considérer normal. Comment pouvait-elle savoir alors ce que c’était que de mûrir ? D’agir en tant qu’adulte ? Comment pouvait-elle faire disparaître la petite fille qui était en elle alors qu’elle n’avait aucune conscience de ce qu’était un adulte, un individu alpha semblable aux autres ? L’image des adultes qu’elle avait au fond d’elle-même n’était que celle de ces scientifiques sans scrupules s’amusant à l’endormir et à torturer d’autres enfants comme elle. Elle n’était pas cela donc, selon sa logique, elle ne pouvait être une adulte malgré que son esprit et son corps aient tous deux évolués de manière inévitable.

- Pourquoi ? Pourquoi tu m’as emmené ici papa ? déclara-t-elle dans le vide de la pièce.

Elle se releva, joignant ses mains sur son visage pour venir les poser sur ses yeux. Elle pleurait à chaudes larmes, la petite fille qu’elle était souffrait de la trahison de son père, tandis que l’adulte, elle, tentait d’échapper à cela pour se concentrer sur son évasion mais n’avait pas assez de forces pour terrasser la personnalité infantile qui séjournait dans sa tête.

- Sergent, cette porte est verrouillée, la salle a-t-elle été vérifiée ? hurla un soldat se trouvant derrière la porte.

Aussi subitement qu’ils étaient apparus, les pleurs d’Annabella s’interrompirent pour laisser l’adulte reprendre le dessus.

Un silence de plusieurs secondes, Anna regardant ce qu’elle pouvait utiliser pour se défendre. Malheureusement, rien. Rien ne semblait avoir une quelconque utilité pour venir à bout d’une poignée incalculable de soldats. Fort heureusement, en plus de savoir manier partiellement son don, elle savait faire preuve de malice et d’un certain sens de la stratégie.

- ON L’A ! beugla le soldat en défonçant la porte du local.
- Pas aujourd’hui, rétorqua Anna de manière provocante tout en disparaissant dans un nuage de fumée.
- Unité 7, on vient de la perdre, je répète, on vient de la perdre !
- Bon sang Collins !!!! cria une voix dans l’appareil d’écoute du soldat.

De son côté, Anna apparut à l’opposé de son ancienne position. En effet, lorsque le dénommé Collins ouvrit la porte, elle pu voir le fond du couloir et s’y téléporter, atterrissant dés lors près d’une autre porte sur laquelle on pouvait lire l’inscription suivante :
« No entry service members only »

Sans attendre, la jeune femme plaça une main sur la poignée de cette porte et tapa dedans avec son épaule pour réussir à l’ouvrir. Ce fut à la troisième reprise et prise au dépourvue qu’Anna se retrouva dans le local de maintenance réservé aux membres du personnel. D’un simple geste de la main, la mutante referma la porte avant de s’adosser contre celle-ci pour observer tout ce qui pouvait se trouver dans la fameuse pièce en question. Cette dernière comportait plusieurs casiers renfermant des tenues de recherches et plusieurs effets personnels. Fronçant les sourcils, Annabella se redressa et se mit à déambuler entre les différents casiers. Instinctivement, elle passa sa main sur la surface de ces derniers pour sentir leur contact métallique et quelque peu glacial, chose qui ne la dérangeait absolument pas en réalité.

- Anna ! Anna, c’est moi, Charles, ton père ! résonna la voix du docteur Watkins dans les hauts parleurs du centre.
- P… Papa ? murmura-t-elle aussitôt, piquée à vif par cette voix tonitruante. Que lui voulait-il cette fois ? Qu’allait-il lui dire et faire ?
- Anna, je t’en prie, rends toi. Tu risques de t’attirer de graves ennuis.

Boum, alors que l’éminent médecin commençait le début d’un petit discours qui aurait pour but de convaincre sa fille de se rendre, les lumières de la pièce où se trouvait Annabella s’éteignirent. Toute l’alimentation des éclairages du secteur concerné par l’évasion se retrouva priver de lumière. Le but du jeu ? Tout simplement de ne pas permettre à la mutante d’observer de nouveaux lieux pour elle, de nouvelles structures et ainsi limiter ses téléportations.

- Ecoute Anna, je suis sincèrement désolé pour tout ça. Mais reviens ma chérie, je te promets d’en discuter avec toi et nous trouverons une solution, je te le promets.

Sa tête allant de droite à gauche, cette obscurité soudaine refit de nouveau basculer la personnalité mature d’Anna à celle de la petite fille. Oui, redevenue une nouvelle fois une petite fille de huit effrayée par le noir, par la nuit. Un enfant obnubilé par l’existence de monstres ou de grands méchants pouvant surgir, la, maintenant, pour lui faire du mal.

- Nous sommes sur la voie d’un antidote. Bientôt, nous pourrons rentrer à la maison tous les deux, ensemble.

Les paroles de son père s’entrechoquèrent dans l’esprit de la jeune fille qui repensa alors à son chez elle d’autrefois. Elle posa ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre Charles, pour ne plus écouter son père. Elle ferma les yeux tout en poussant des cris de négation tout en laissant son esprit retrouver cette époque infantile. Elle, dans le jardin, en train de courir après un papillon sous le regard bienveillant de sa mère, une mère souriante qui l’appela. Anna se revoyait encore courir sur ses petites jambes pour venir sauter dans les bras de celle à qui elle devait la vie et sourire de manière toute heureuse et innocente. L’instant d’après, elle était toujours dans ce jardin, en train de jouer avec des poupées tandis que ses parents discutaient tranquillement assis dans les bras l’un de l’autre.

- Je veux rentrer… Je veux rentrer… Je veux rentrer…

Répéta-t-elle à petite voix. Pour la première fois en dix ans, les images de son passé se matérialisèrent de manière concrète dans son esprit à un tel point qu’elle pouvait deviner l’odeur des fleurs poussant encore dans son jardin, retrouver l’illusion de la délicieuse chaleur des rayons du soleil ruisselant sur son corps. Elle voyait et ressentait chaque chose qui avait pu l’entourer, la bercer, la protéger et la voir grandir.

- ELLE EST LA !

Résonna fortement la voix d’un soldat qui venait de défoncer la porte d’entrée. Anna rouvrit ses yeux et replongea dans la réalité des évènements actuels. Prise de cours, elle sentit son souffle se couper et son corps se paralyser alors que plusieurs soldats arrivèrent pour venir l’attraper par les jambes ainsi que les bras.

- Non, lâchez-moi ! Je veux rentrer ! Je veux partir !

Bien que cela ne pouvait pas servir à grand-chose, elle se mit à pousser des cris apeurés et colériques. Des cris on ne peut plus stridents qui mirent les nerfs de nos soldats à rudes épreuves. Mais qu’ils se réjouissent car ce calvaire ne dura guère longtemps. Se débattant inefficacement des mains des forces militaires du centre, Anna avait refermé ses yeux pour continuer de revoir son passé. Ce dernier devenait omniprésent et sembla l’envelopper dans une bulle protectrice de tout ce mal qu’on pouvait lui infliger ici, à elle et aux autres mutants.

- Maman… murmura-t-elle en revoyant l’image de sa mère l’attendant sur la porte d’entrée.

Et là, boum, ce fut un grand flash dans l’esprit d’Annabella. La mutante fut aveuglée durant plusieurs secondes en se sentant tombé sur un sol étrangement chaud et relativement doux comparé à la dureté du métal. Quelque chose d’humide semblait bercer sa joue droite qui fut mue de frissons et de petits chatouillements.

Elle poussa un petit gémissement tout en fronçant les sourcils avant de redresser son visage. Ses yeux s’ouvrirent doucement et l’image de sa mère l’attendant sur le pas de la porte s’effaça pour laisser place à une même maison, à une même entrée, à un même jardin… A l’exception près que le jardin était quelque peu défraîchi et que les murs de la maison semblèrent prêt à s’écrouler. L’entrée n’avait plus cet aspect chaleureux et bienveillant qu’elle avait dans son souvenir. Plus de maman protectrice prête à accueillir sa filler dans ses bras, plus de parfum vous chatouillant les narines en laissant transparaître l’odeur d’un merveilleux gouter préparé avec amour. Plus d’images d’un père encore innocent et bienveillant prêt à entrer dans la cour avec les bras chargés de petits cadeaux pour sa petite chérie.

- Où suis-je ?... Je… balbutia-t-elle en se relevant alors doucement.

Un sourire profond naissant pour la première fois sur son visage depuis bien des années, un regard emprunt d’une étincelle grandissante et pétillant de plus en plus avant que la réalité ne refrappe violemment le corps de notre mutante. La jeune fille fut prise de spasmes violents et de maux de tête agressifs. Elle sentait un poids s’abattre sur tout son corps, comme si on la passait sous un rouleau compresseur. Des nausées de plus en plus forte, rendant Anna malade, celle-ci ne pouvant s’empêcher de remettre sur la terre de son jardin d’enfance. Sa téléportation avait réussi, elle était maintenant libre mais cela avait été trop difficile à supporter pour l’organisme de notre nouvelle évadée.


*
**


Au même moment, dans une ville nommée Achea…

- Il se dirige vers l’Achea Museum en passant par Santa Street.

Deux hommes en uniforme coursèrent un jeune garçon d’une vingtaine d’années qui courrait de rue en rue.

- Confirmez-vous la cible unité d’intervention ? résonna une voix grésillante dans l’oreillette de ces deux soldats.
- Oui, il s’agit bien de Piotr Zakharine, l’un des deux évadés.
- D’accord unité mobile, on vous envoi le soutien aérien.

Le jeune garçon courrait à toute jambe, chaudement vêtu, en tentant de trouver le moyen d’échapper d’une manière ou d’une autre à ses satanés soldats. Quatre mois, voilà maintenant quatre mois qu’il n’avait pas été découvert et, ici, par un malheureux concours de circonstances, on l’avait repéré.

Dire que tout cela avait commencé par une casquette… Quelle chance, n’est-ce pas ?
De nature discrète, le mutant des glaces connu sous le nom de Piotr Zakharine était un jeune homme aux allures asociales qui vivait seul, caché. Son mode de vie ? Se nourrir, survivre et rester seul. Non par dépit mais par choix, tout simplement. Il ne s’était jamais senti le besoin de se mêler à ce monde qui le rejetait, lui et ses ‘frères de sang’. Jamais il n’avait fait de rencontre pouvant remettre en cause son mode de vie ou bien le poussant à changer ce trait de caractère pour le moins spécifique. Et cela était tant mieux car, rencontrer des gens, se faire des amis et autres n’aurait été qu’une source de problèmes et d’ennuis à ses yeux. Et, malgré cela, malgré toute cette prudence, il avait été reconnu alors qu’il piquait discrètement une casquette à un clochard endormi. La raison ? Tout simplement masqué son visage. Mauvaise pioche puisque cela avait attiré l’attention d’un des agents en civil qui le reconnut immédiatement. S’était donc enchainé cette course poursuite depuis une bonne demi heure maintenant.

- Bordel, ils ont fait des progrès ces cons !

Maugréa le mutant après s’être engouffré dans un cheminement de ruelle afin de tromper la vigilance de ses poursuivants mais, et surtout, venir se poser quelques minutes pour reprendre son souffle.

- Contrôle, ici unité mobile. Le suspect nous a échappé, je répète, le suspect nous a échappé. Dernière position connue, Santa Street.
- Unité mobile ici contrôle, on nous signale la présence de plusieurs ruelles donnant accès sur Santa Street. Effectuons un vol de reconnaissance en passant en mode silence, terminé.

Les deux soldats s’arrêtèrent de courir, leurs armes de service toujours en main, reprenant leur souffle.

- Des ruelles, parfait ! soupira l’un des deux tandis que l’autre refit chemin inverse pour détecter un quelconque passage.

De son côté, Piotr avait ôté sa casquette, frottant son front ampli de transpiration du revers de sa main. Il avait maintenant repris son souffle et devait se remettre en route. Il n’était pas bon pour lui de rester trop longtemps ici et il le savait très bien. Replaçant alors son couvre-chef, il continua son chemin tout en se frayant un chemin dans des ruelles relativement familières. Il les avait déjà exploré de long en large et les connaissait, comme la plupart des autres coins similaires d’Achea, sur le bout des doigts. Après tout, la connaissance du terrain n’avait-elle pas son importance dans ce genre de situation.

- Mouvement détecté sur nos scanners à onze heures de votre position unité mobile, informa le commandement aérien survolant la zone des ruelles.

A cette nouvelle, les deux soldats se regardèrent en hochant de la tête avant de se remettre en chasse en se référant aux indications fournies par leurs collègues en hélico.

De son côté, si Piotr n’avait pas prêté attention de manière suffisante à un quelconque bruit venant du ciel, il sentait que quelque chose n’allait pas et que sa fuite n’était pas encore terminée. C’est donc en courant doucement, restant en alerte, qu’il finit par refaire surface sur la grand rue.

- Hey p’tit gars, t’as pas une pièce ?

Piotr fut accosté par un clochard trainant de manière négligée sur les bords de la ruelle. Un sans abri d’une trentaine d’années à l’haleine pestilentielle et se mariant parfaitement avec l’humidité de la dernière bière qu’il avait bu et se retrouvant présente sur sa barbe de six mois. Piotr le dévisagea de haut avant de laisser transparaître un petit sourire espiègle.

- Non, mais je te donne cinq billets si tu acceptes d’échanger ton vieux chapeau et ta veste avec les miens.
- D’accord !!! sourit le clochard de manière enthousiaste.

En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, Piotr fut changé et pu reprendre son chemin de manière méconnaissable. Il avait troqué son dernier pardessus de training contre un vieux manteau à moitié troué et sa casquette de toute à l’heure contre un chapeau sentant encore la cigarette froide et l’odeur éventée de l’alcool. Ce n’était pas des plus rutilent mais, au moins, il pourrait passer inaperçu maintenant.

- Contrôle, on le tient ! lâcha l’un des deux poursuivants de Piotr en voyant cette silhouette aux attraits familiers assise au coin de la ruelle.

Sans poser de questions, les deux militaires se ruèrent sur le pauvre homme qui, pris de cours, se retrouva bien vite allongé au sol, les mains attachées dans le dos.

- Hey, mais j’ai rien fait !
- Merde !!!!

A peine le clochard avait-il ouvert la bouche que les soldats comprirent leur erreur, se redressant aussitôt pour se fondre sur le trottoir rempli de divers passants allant à gauche et à droite.

- Bordel de m**** ! jura l’un des deux
- Unité mobile, rendez-vous au point d’extraction, nous avons un autre cas d’évasion prioritaire. On laisse tomber la poursuite, je répète, on laisse tomber la poursuite !

Cette nouvelle fut accueillie par une réaction pour le moins colérique et relativement très expressive d’un des soldats de ce binôme d’intervention. Et, à quelques mètres de là, un jeune garçon aux allures de sans abri observait la scène d’un coin de rue. Un sourire malicieux et de soulagement illumina son visage avant qu’il ne vienne rabattre d’avantage son chapeau sur son visage pour tourner les talons et se fondre dans la populace d’Achea…

La bataille avait été gagné pour Piotr et Annabella mais, pour eux comme pour tous les autres mutants, les humains et les forces d’Apocalypto, la guerre semblait seulement s’annoncer au loin…


Bienvenue dans cette cité pleine de mystères et de rebondissements…
Bienvenue dans notre histoire…
Bienvenue à Achea…
 
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