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Elle Fait Son Jogging, Ce Qu'il Se Passe En Suite Va Vous Étonner ! [Elodie] Cadre_cat_1Elle Fait Son Jogging, Ce Qu'il Se Passe En Suite Va Vous Étonner ! [Elodie] Cadre_cat_2bisElle Fait Son Jogging, Ce Qu'il Se Passe En Suite Va Vous Étonner ! [Elodie] Cadre_cat_3
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Elle Fait Son Jogging, Ce Qu'il Se Passe En Suite Va Vous Étonner ! [Elodie]

 
Message posté : Dim 22 Mai 2016 - 19:14 Message
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Deux semaines étaient passées depuis l’acte héroïque de Susan dans une pizzeria avant-gardiste au Front de Mer. La première journée, elle l’avait passée à l’hôpital. Elle avait perdu beaucoup de sang et il était nécessaire de recoudre la plaie. Boum, une balle lui avait traversé la peau au niveau de la taille, du côté droit, ne touchant aucun organe mais laissant une vilaine plaie. Le tout avait été refermé et bien couvert : Pas de sport pendant une dizaine de jours pour une jeune femme qui ne savait pas tenir en place ! Dès le lendemain, elle retournait en cours sous les applaudissements de quelques camarades qui l’avaient reconnue dans les quotidiens locaux. Malgré tout elle avait fait profil bas et ne s’était pas trop exprimée à ce sujet. Fanfaronner, ça aurait été beaucoup trop. Elle songeait à se faire plus discrète pour une prochaine fois : le but n’était pas de se faire connaître sous son vrai nom et de devenir une cible, mais juste de faire la différence à son échelle ! D’ailleurs, elle n’avait toujours pas recroisé l’étrange fille qui l’avait aidée. Bonne ou mauvaise chose ? Pas moyen de le dire, elle ne savait rien d’elle… Star City était une grande ville, elle n’allait peut-être jamais la revoir.
Au moins, l’effervescence était passée, et la convalescence aussi. Fallait donc reprendre le sport : lentement, mais sûrement. C’est ainsi qu’elle se retrouva à trottiner dans un coin de Star Park, en plein milieu d’après-midi. Elle s’était équipée d’un pantalon de sport pour homme retroussé aux mollets et d’un débardeur, tous deux noirs : simple mais efficace. Il faisait chaud, mais un peu gris : Au moins il n’y avait pas trop de monde là dehors. Seuls quelques habitués qui passaient tout leur temps ici, ceux qui venaient faire leur jogging, ceux qui étaient déjà complètement défoncés et rêvassaient, allongés dans l’herbe… Et puis Susan, qui s’arrêtait vers le terrain d’athlétisme pour passer à quelques exercices légers pour se remettre d’aplomb. Bien entendu, il était hors de question de forcer sur ses abdominaux ou d’étirer ses flancs pour le moment. On lui avait dit de masser régulièrement la cicatrice et de l’hydrater pour qu’elle se résorbe et laisse un impact moindre. Malgré tout, il était un peu tôt pour se contorsionner dans tous les sens.

Pour le moment, elle se contenterait de quelques acrobaties. Elle avait regardé plein de tutos sur le parkour sur youtube, et c’était un moment parfait pour s’y essayer. Elle sautait de poutre en poutre, et s’essayait à faire des allers retours au dessus d’obstacles de hauteurs diverses. Une demi-heure d’entraînement avant qu’elle ne fasse une petite pause pour s’asseoir sur un banc, à côté de son sac à dos, pour boire un coup et mordre dans un wrap qu’elle avait récupéré un peu plus tôt. De son sac à dos s’échappait un peu de musique : elle était seule et ne dérangeait personne pour le moment. Puis la cinéaste se mit à tiquer, regardant fréquemment à sa droite et à sa gauche. L’impression d’être observée la titillait depuis une dizaine de minutes, et ça l’agaçait. Elle avait toujours la petite angoisse que l’un des malfrats associés tente de la retrouver pour se venger. L’étudiante fit mine de s’étirer pour regarder aux alentours, méfiante. Il lui semblait que quelqu’un venait en sa direction.
 
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Message posté : Dim 22 Mai 2016 - 21:58 Message
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Le temps avait passé depuis ma rencontre avec Susan de la SSA, j’avais brièvement vu dans les quotidiens locaux le fait divers de cette nouvelle héroïne, celle qui avait arrêté quatre criminels avec sa poêle. Pourtant la jeune femme n’avait pas profité de la notoriété, retournant encore une fois dans l’ombre de sa petite vie tranquille, c’était habituel pour elle, j’avais en effet fait quelques recherches sur elle. Susan Suncana, quelqu’un sans grande importance à Star City, pourtant quelque chose la distinguait des autres dans cette ville, elle était une survivante, elle était une victime de l’affaire Petula Bonbon. Là aussi elle avait préféré retourner dans l’ombre au lieu d’exploiter sa notoriété, elle avait quitté la ville avant d’y revenir, mais pourquoi ? Pour ses pouvoirs ? Voulait-elle devenir une héroïne ? Cela expliquait pourquoi elle avait arrêté le braquage au lieu de rester en arrière, elle possédait un don, un pouvoir.

La méta humaine était inexpérimentée, cela pouvait se voir, mais elle avait un potentiel pour de grandes choses, j’étais curieuse de voir l’étendue de ses capacités, peut être pouvait-elle nous être utile ? Même si je l’avoue, je voulais aussi la revoir car j’éprouvais une certaine forme d’affection pour cet être humain, j’avais aimé passer du temps en sa compagnie, c’est donc naturellement que je voulais retenter l’expérience. Elle n’était pas un danger pour nous ou pour l’organisation, ce qui me donnait le droit de la revoir, j’avais néanmoins attendu avant de revenir vers elle, me contentant de me renseigner sur elle. Je l’avais aussi de temps en temps observé dans son habitat naturel, pour savoir à quoi je devais m’attendre en cas de contact. Après deux semaines, le jour où je la contacterais était enfin venu, j’avais pour cela décidé de la suivre lors de son jogging au Star Park.

C'était un lieu magnifique, Susan aimait visiblement la nature autant que moi, c'est avec un léger sourire que je l'observais s'entraîner, sautant un peu partout sur le terrain d'athlétisme. Elle ressemblait à un petit singe, un petit singe aimant les wrap et écoutant sa musique beaucoup trop fort, mais il était temps pour moi d'intervenir et de la saluer. Il était fort probable qu'elle ne me reconnaisse pas immédiatement, mon style avait un peu changé depuis la dernière fois, j'avais conservé celui que j'avais utilisé lors de mon moment avec Ignite. Bienvenue donc aux bottines noirs, au jean bleu partiellement déchiré, à la chemise bleue en partie déchirée sans manche, à la veste de cuir, au haut en résille et au collier de cuir. J'avais aussi gardé le bonnet noir, l'eye liner prononcer, le fard à paupière violet, les seules différences étant que mes cheveux teints en noir étaient de nouveaux courts et que j'avais mis du rouge à lèvre noir.

Je me surprenais étrangement à apprécier cet accoutrement qui était effectivement efficace pour chasser dans l’Eclipse, la boite de nuit gothique de Chinatown. Je m’approchais donc de Susan qui avait commencé ses étirements, le vent portait à moi sa délicieuse odeur, il n’avait pas fallu longtemps pour que je me trouve juste devant elle.

-Tu as commencé à suer sans moi.

J’avais plongé mon regard dans le sien alors que je lui tendais un gros gobelet avec une paille planté dedans.

-Un présent pour toi, un milkshake au chocolat, si tu n’aimes pas tu peux prendre le mien, il est à la banane.

Mon sourire s’était progressivement agrandit.

-Je suis heureuse de te revoir Susan de la SSA.
 
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Message posté : Dim 22 Mai 2016 - 22:34 Message
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Les doutes se confirmaient à mesure que la silhouette s’approchant à grands pas de Susan se définissait. L’étudiante coupa la musique qui s’échappait de son sac. Elle n’avait vraiment vraiment pas envie de déranger qui que ce soit. Toujours en faisant mine de s’étirer et de regarder juste par coups d’oeil ce qu’il se passait, elle distingua une rockeuse armée de deux gobelets de milkshake. Attendait-elle quelqu’un ? Elle avait l’air bien décidée à venir ici et pas ailleurs… Lorsqu’elle entra dans un cercle de trois mètres autour de Susan, cette dernière comprit que c’était pour elle qu’on venait. Alors elle se redressa du haut de son (pas du tout) impressionnant mètre soixante. Son wrap avait disparu, englouti ! Le temps d’une gorgée d’eau, et cette mystérieuse personne se planta face à elle. Une fraction de seconde à entendre sa voix lui suffit pour mettre un visage sur la personne. Pas de nom, mais un souvenir fort ! C’était celle qui l’avait assistée au braquage, et avait souhaité disparaître dès la fin de l’évènement. Quand on parle du loup.
Fixer les gens dans les yeux semblait être une habitude chez elle. Susan trouvait ça étrange, mais pas en mal, même s’il lui arrivait régulièrement de détourner les yeux lorsqu’elle parlait ou réfléchissait. Mais pas pour le moment. Elle se contenta de hausser un sourcil amusé.

Désolée, j’avais ni de nom ni de numéro à rappeler !

Elle glissa un clin d’oeil, sur le ton de l’humour. Pourtant, il s’agissait bien d’une invitation à partager quelques bribes d’information avec la cinéaste. Après tout, c’était agréable de pouvoir appeler quelqu’un par son prénom. Ou au moins par un surnom, un faux nom, ou quelque chose. Susan s’attarda sur l’accoutrement de sa compagne de pizzeria. Punkette ? Elle avait eu beaucoup de mal à la reconnaître. Était-ce voulu ? Elle ne voulait pas qu’on parle d’elle à qui que ce soit, pas de police ni quoi que ce soit. Sa vie devait être bien secrète !
Puis elle s’arrêta sur les milkshakes, au nombre de deux. Vraiment ?

Chocolat, ça me va. J’suis pas trop trop sucreries, mais ça, ça passe. C’est gentil, merci !

Acheter Suzie avec de la nourriture, c’était vraiment tricher. Mais ça fonctionnait. Elle même se rendait compte de sa faiblesse évidente lorsqu’elle prenait le gobelet tendu, et se mit à rire.


Je crois que je sais pas résister à la nourriture ! Je devrais avoir honte. Faudra que j’te paie un verre pour compenser. Et t’as pas le droit de refuser.

Elle jeta un oeil aux alentours, souriante. Une voiture noire aux vitres teintées passait par là pour la troisième fois. Sûrement un trader perdu ayant oublié son GPS dans sa suite de luxe. Puis revint à Elodie.

Tu f’sais une balade ? Ou bien t’es en mission top secrète ? Je rigole, hein, me dis pas si t’es en mission. Y’a de la place sur le banc, s’tu veux.

Elle plissa les yeux, d’un faux air suspicieux, tout en invitant sa comparse à venir s’asseoir d’un geste de la main. Blaguer, c’était sa façon d’aborder les choses sans paraître trop brutale ! En espérait que cet humour n’était pas trop étranger à son interlocutrice, sinon elle paraîtrait au moins aussi bizarre qu’elle et ses “Susan de la SSA” !

D’ailleurs, tu peux m’appeler juste Susan. Ou Suzie. Ou comme tu veux, mais Susan de la SSA, ça fait un peu tribu arborigène et c’est long. Du neuf ?

Elle était vraiment bavarde et sautait du coq à l’âne, quand elle s’y mettait. Sirotant le milkshake nouvellement acquis, elle jeta un coup d’oeil distrait à la voiture noire qui passait pour la cinquième fois avant d’enfin s’arrêter aux abords du parc.
 
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Message posté : Lun 23 Mai 2016 - 1:03 Message
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Susan de la SSA semblait satisfaite de nos retrouvailles, j'étais heureuse de cela, même si le point qu'elle soulevait était vrai, elle ne connaissait ni mon numéro de téléphone, ni mon prénom. Les noms et prénoms avaient bien peu d'importance pour nous, nous les utilisions plus pour ne pas paraître étrange que par véritable envie. Cela ne m'empêchait pas de ne pas dire mon prénom jusqu'à qu'on me le demande, me demandait-elle mon prénom ? Un de mes sourcils s'était levé de manière interrogative tandis que je sortais mon portable, enfin un de mes deux portables. Celui qui servait pour appeler les civils hors de l'organisation et non celui servant uniquement à l'Ombre, tous les deux empêchaient la localisation sauf venant du complexe lui-même. Mon portable venait donc remplacer le milk shakeshake que je donnais à ma compagne alors que je plaçais la paille de mon dessert glacé dans la bouche.

Ma partenaire avait pris la glace au chocolat, c’était parfait, je préférais largement la banane, elle voulait aussi me payer un verre, ce qui contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne veut pas dire payer un verre. J’avais déjà fait cette erreur par le passé, le verre est en fait plein et non vide comme le laisse suggérer l’expression, je ne me faisais donc pas avoir cette fois. Je m’étais par contre assise sur le banc suite à la demande de la méta humaine, continuant à boire en silence mon milk shake, laissant parler ma compagne qui conversait beaucoup. Elle voulait savoir la raison de ma présence et me dire de ne pas utiliser SSA lorsque je l’appelais, elle avait même insinué que nous faisions partie d’une agence secrète. Je l’aurais immédiatement dévoré si je n’avais pas compris qu’elle blaguait, j’avais appris à plus ou moins distinguer les traits d’humour qu’effectuaient les humains.

-Comme tu le souhaite, Suzie, c’est mignon comme dénomination, je vais désormais l’utiliser.

J’avais enfin posé ma glace sur le banc, regardant avec attention mon portable, je ne me souvenais jamais du numéro, je devais donc regarder le petit mémo que je m’étais enregistrée.

- 848-1935, c’est mon numéro de téléphone, je m’appelle Elodie.

J’avais remis mon téléphone dans ma poche, plaçant à nouveau la paille dans ma bouche avant de me tourner vers mon interlocutrice haussant les épaules.

-Je suis venue car je t’ai suivis, je passais du temps dans le parc et je t’ai aperçu, j’ai profité de cette opportunité pour te revoir.

Je devais désormais répondre à la question la plus importante, ce que j’avais fait durant tout ce temps, il n’était pas raisonnable de lui dire que je l’avais observé. Mais aussi que j’étais membre d’une organisation terroriste secrète mondiale ou que je mangeais des gens car j’étais extraterrestre, à vrai dire excepter ces choses ci, j’avais une vie plutôt banal, plutôt ennuyante. Je n’avais pas l’occasion d’utiliser mes pouvoirs car nous n’étions pas encore assez forte, ceci était frustrant, un léger soupire était sortie de ma bouche alors que je finissais d’une traite mon milk shake.

-Ma vie n’est pas intéressante, je ne suis pas l’héroïne ici.

J’avais fait un clin d’œil à ma compagne avant de me mettre à rire, m’approchant un peu plus d’elle, posant mon gobelet sur ma gauche. Ma main droite s’était portée sur le corps de la méta humaine, parcourant lentement le flanc où celle-ci avait été blessé, je pouvais sentir la cicatrice qu’arborait Suzie. C’est avec douceur que je la caressais, ne cherchant pas à faire mal à mon interlocutrice, plus à saisir l’ampleur de sa blessure, le sang ne coulait plus hors de son corps. Je pouvais donc sentir ses effluves avec la pureté qu’elles méritaient, pourtant ce n’était pas ses effluves qui m’attiraient pour le moment, d’autres odeurs venaient de se mêler à la sienne. Je n’y aurais pas fait attention en temps normal étant donné leur caractère quelconque, mais ma partenaire regardait en direction de l’odeur, son regard semblait être préoccupé par celle-ci.

C’est donc naturellement que je me tournais un peu vers ces fameuses odeurs, deux hommes approchaient au loin, derrière eux une voiture noire était garée. Qui étaient t’ils ? Nous voulaient-ils quelque chose ? Bien vite mon esprit avait fait la connexion, ils avaient peut-être un lien avec les criminels que nous avions arrêté, ils avaient dû croire l’histoire de deux femmes que leur avait raconté leurs compagnons. Ils avaient ensuite attendu que nous nous réunissions avant de frapper, ces hommes avaient été patients, je n’avais toujours pas retiré ma main du flanc de mon amie. C’est immédiatement que j’agissais, collant mon corps contre la méta humaine, la prenant dans mes mains, lui faisant un câlin, j’avais ensuite approché mes lèvres des oreilles de mon interlocutrice.

-Je pense qu’ils sont les amis de ceux qu’on a arrêtés, je te laisse le choix, nous continuons cette étreinte puis les prenons par surprise. Ou tu prends ma main et nous courons, quelle option préfères tu chaton ?

Ma main droite s’était posée sur sa main la plus proche, il lui restait à faire son choix, je pouvais en attendant profiter de cette proximité pour renifler discrètement ma compagne. Je m’imprégnais ainsi véritablement de son odeur, cela pouvait être utile plus tard.

-Dans tous les cas je vais te faire suer.

Ces dernières paroles avaient été murmurées, elles étaient vraies, peu importe la situation il y aurait de l’activité physique, mais j’aimais aussi jouer, surtout avec Suzie.
 
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Message posté : Lun 23 Mai 2016 - 21:27 Message
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Elodie ! C’était donc son nom. Susan profitait de la révélation pour l’ajouter en contacts sur son téléphone, et lui envoyer un court message pour qu’elle puisse avoir son numéro. Elle fut un instant inquiète lorsque son interlocutrice avouait l’avoir… suivie. Mais la suite de la phrase était rassurante. Elle ne voulait pas dire suivie dans le sens flippant du terme.
L’étudiante s’amusa à la réplique d’Elodie, qui niait être l’héroïne en ces lieux.

Eh, tu l’es autant que moi. Les gens savent juste pas.

Elle haussa les épaules. Suzie aurait eu bien du mal sans l’intervention salutaire de sa collègue. Elle n’avait même pas voulu imaginer ce qu’il aurait pu advenir d’elle. Se vider de son sang après avoir été blessée par balle, peut être ? Mieux valait ne pas y penser, et se réjouir de leur réussite. Cette voiture commençait à lui paraître louche, et le comportement d’Elodie venait s’y accorder. Susan la laissait toucher l’endroit où se trouvait sa cicatrice. Le contact était apaisant, doux, elle n’avait rien contre ça. Mais d’où venait donc ce câlin soudain ? Un peu surprise, l’étudiante rendit une étreinte hésitante. Tout ne tarda pas à s’expliquer, sous la forme de mots à l’oreille.
Ses craintes se confirmaient. Ces types étaient sûrement dangereux, et elle n’était pas la seule à le penser. Maintenant, il fallait décider de la marche à suivre : Avaient-elles la moindre chance de lutter contre deux gars très certainement armés ? Ne valait il pas mieux s’enfuir à toutes jambes avant que ces derniers ne soient assez près pour ouvrir le feu, si armes il y avait ? Peut-être qu’ils n’allaient pas engager les hostilités de façon aussi visible, aussi, puisqu’il faisait plein jour. Ne relevant pas pour le moment la dernière réplique d’Elodie, Susan jugea plus sur d’aller se planquer quelque part dans les parties boisées pour tendre une embuscade. Tel était son plan, alors qu’elle saisissait la main de sa comparse et lui signalait son intention de façon aussi brève que précise :

On court vers le bosquet.

Ne pas attendre plus longtemps ! Bondissant sur ses pieds, elle envoyait valdinguer toute notion de prudence vis à vis de sa blessure récente. La survie, c’était plus important. Alors elle courait à toutes jambes, son échauffement portant ses fruits, et entraînant bien sur Elodie avec elle. Des cris et des invectives arrivaient derrière elles. On leur ordonnait de s’arrêter, mais elles ne s'exécutèrent pas. Suzie ne daigna même pas se retourner ! Elles avaient de l’avance et il leur suffit de quelques secondes de plus pour s’engouffrer dans un bosquet de feuillus et de buissons. La mutante attira son amie rockeuse avec elle derrière un tronc massif, une vingtaine de mètres après être entrée dans le bois. Aussi, elle profita du calme ambiant pour respirer un bon coup et tendre l’oreille. Son pouvoir étant porté sur la création de sons, elle avait longtemps travaillé à perfectionner son ouïe et à essayer de distinguer au mieux les différents bruits qui l’entouraient. Elle pouvait déterminer plus ou moins aisément lorsque les pas de course de leurs poursuivants s’approchaient, et lorsqu’ils se mirent à faire craquer des branches sous leurs pas. Dans un silence presque religieux, elle s’empara d’une massive branche qui traînait au sol… Crac. Les pas s’approchaient de plus en plus vite de leur position. Dans le stress et l’urgence, Susan n’avait toujours pas lâché la main d’Elodie, qu’elle serrait vivement.
 
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Message posté : Lun 23 Mai 2016 - 23:49 Message
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Je pouvais sentir notre organisme frémir, les vers s'exciter au contact si proche d'une méta humaine, ils grouillaient partout dans notre corps, ils avaient faim, l'odeur des deux dangers potentiels non loin ne représentait rien. Celle de ma compagne couvrait le tout, m'inspirant un appétit sans faim, nous avions envie de la prendre sur ce banc et la dévorer à même les lattes de bois. Nous pourrions également prendre les deux hommes, tous ces humains n'étaient que faiblesse, il serait tellement facile de consumer leur chair, nos sens étaient enivrés par toutes ces odeurs. Pourtant je n'avais pas dévoré ma compagne ou les deux hommes qui se rapprochaient de plus en plus, je m'étais contenue, encore une fois nous n'avions pas à prouver notre retenue en la matière. Le fait que mes pensées avaient été interrompues par une course effrénée avait aussi aidé, Suzie avait donc décidé de fuir le danger.

J'avais été quelque peu surprise par la force que cette femme possédait, une potentielle mort éveillait en chacun des capacités jusqu'à lors inconnue. C'est donc telle une poupée de chiffon que je me faisais traîner à travers le parc, il n'avait pas fallu longtemps pour que nous pénétrions au plus profond de cet endroit. C'est au milieu des arbres que je me sentais le mieux, ce bosquet était magnifique, ainsi bien que désormais à l'arrêt, je passais plus de temps à admirer la nature qu'à m'inquiéter d'une mort potentielle. Mon sourire s'était agrandi alors que je levais les yeux vers le ciel désormais couvert de branches et de feuilles, je pouvais sentir toute la vie de la planète en cet idyllique endroit. Que ce soit les fourmis déplaçant leurs récoltes vers leur colonie ou les écureuils se déplaçant d'arbres en arbres, je pouvais sentir tout ce délicat écosystème, ce parfait organisme.

Mais la contemplation n'avait duré, déjà le vacarme de l'extérieur perturbait ce petit paradis terrestre, déjà le bruit des pas se faisait entendre, ma compagne s'était préparée, prenant une arme improvisée. Je n'en avais pas besoin, notre corps était une arme redoutable, ils approchaient, brisant une à une les brindilles de cet havre de calme, faisant monter une tension de plus en plus palpable chez ma partenaire. Je pouvais sentir sa poigne devenir de plus en plus forte, c'était mignon en un sens, je m'étais tournée toujours aussi souriante vers la méta humaine, baladant doucement mon pouce sur sa main.

-Il ne faut pas avoir peur, ton jolie sourire ne devrait pas être souillé par cela, je suis là pour toi.

J’avais lentement extirpé mes doigts de son emprise, commençant à marcher un peu plus en avant vers les bruits, mon pas était assuré, je m’étais tournée une fois encore vers mon interlocutrice.

-Met toi à l’abri, je te retrouverais rapidement Suzie.

J’avais continué à marcher, disparaissant derrière la végétation, me rapprochant des pas, je ne savais pas si ma compagne avait décidé de suivre mes recommandations, je n’y faisais plus attention. La structure de ma main droite changeait un peu plus à chacun de mes pas, remplaçant la fragile peau par une rugueuse chitine noirâtre, des vers tombaient un peu partout à terre autour de moi. Tombant de cette main pas encore totalement reconstituer, mais lorsque mon adversaire était enfin arrivé à mon niveau, j’étais prête, l’homme devant moi me jaugeait, un sourire narquois au visage. Il avait sorti une matraque, croisant ses bras avant de commencer à converser.

-Tu vas venir sans faire d’histoire, tu vas aussi amener ta petite copine, ne cherche pas à faire l’héroïne, ce n’est pas une petite gothique comme toi qui pourra faire quelque chose.

J’avais tourné la tête sur le côté, observant quelques instants sa matraque, il ne pouvait pas voir ma main droite, sinon il aurait été intimidé, l’avantage de la cacher dans un style privilégiant les habits noirs.

-Je ne suis pas une héroïne, j’aime ta matraque, je la garderais en souvenir lorsque je t’aurais brisé les os.

Je n’avais pas attendu plus longtemps, fonçant tel un animal sauvage vers mon adversaire dans un grognement inhumain, sa réaction ne s’était pas faite attendre tandis qu’il m’assénait un violent coup sur le bras. Cela ne m’avait pas empêché de me jeter sur lui, le projetant à terre, moi au-dessus de son corps, de nombreux autres coups avaient suivi. J’en avais paré la plupart en les redirigeant vers ma main noirâtre plus que solide, ma contre-attaque était immédiate tandis que des coups d’une brutalité inouïe frappait le corps de mon adversaire. Le craquement de ses os accompagnait ses cris de douleurs, il avait arrêté de hurler après que son deuxième fémur ait été rompu en deux. La satisfaction pouvait se lire sur mon visage alors que je récupérais ce qui m’appartenait désormais, une belle matraque, j’avais donc laissé au sol l’homme, il était toujours vivant.

Il ne marcherait pas pour un certain nombre de temps par contre, je m’étais enfin relevée, commençant à renifler les environs, c’était étrange, l’autre homme n’était pas présent. Un deuxième grognement sortait de ma bouche tandis que je comprenais où était le deuxième homme. Je me mettais immédiatement à courir en direction du bosquet, l’inquiétude commençant étonnamment à ronger mon esprit.

-SUZIE ! IL ARRIVE !
 
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Message posté : Mar 24 Mai 2016 - 20:19 Message
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Susan n’était pas tout à fait rassurée par le fait de se retrouver seule tandis qu’Elodie allait à la rencontre de leurs agresseurs. Étaient-ils des agresseurs, d’ailleurs ? Ils les avaient poursuivies, donc il était très probable que oui. Étaient-ils aussi dangereux que ce que la mutante imaginait ? Aucune idée. Le type de la pizzeria était sérieusement armé, mais attaquer à l’arme à feu en plein centre du parc était une folie. Comment avaient-ils pu s’équiper pour aujourd’hui ? Trop de question qui assaillaient Susan, alors qu’elle tentait de se concentrer pour guetter les sons ambiants. Les bruits de lutte la firent frissonner. Elle tentait de reconstituer la scène dans sa tête, et la violence était inouïe… Craquements et hurlements, ça n’était clairement pas la voix de sa collègue. Brrr. Mais il semblait que l’un des vilains aie été oublié dans l’affaire… La lutte l’empêchait de distinguer correctement les sons, alors elle prit à deux mains son bâton et glissa sa tête sur le côté de l’arbre. Oups. Elle se trouva nez à nez avec son poursuivant et fit un grand arc avec son morceau de bois pour le frapper dans les jambes !
Pas de chance, le bois mouillé se contenta de craquer sur la cuisse du vilain, qui ne fit que grogner. Il y eut un instant de flottement, pendant lequel les deux adversaires firent un bref échange de regards avant de se jeter l’un sur l’autre. Suzie décida qu’il serait malin de jouer de son environnement, et bouscula l’homme pour le faire glisser dans les feuilles. Elle était malmenée aussi de son côté, son faible poids ne lui garantissait pas la réussite de ses actions, et elle prit un coup de matraque sur la tempe. Le type glissait dans les feuilles et tombait, Susan aussi. Le coup avait été rude, et quelques instants de black out la laissèrent inerte au sol. Elle se sentit ballottée, soulevée, et ne parvint à revenir à la surface que lorsqu’elle fut mise debout, un objet froid appuyé sur sa gorge. Le malfrat la tenait comme en otage, et après ces instants de silence, le flux de pensées arriva comme un raz-de-marée dans la tête de la jeune fille. Du sang avait coulé à l’endroit où elle avait été frappée, le long de son visage. C’était désagréable, ça cognait. Elle tenta de forcer le passage, mais sa carrure ne faisait pas le poids, la mutante se trouva juste avec la matraque encore plus appuyée sur sa gorge, rendant sa situation encore un peu plus pénible.
Qu’est ce qu’on faisait, dans les films, quand on était dans cette posture ? Elodie arrivait au pas de course en face d’eux. Il fallait lui faire une ouverture, quelque chose, mettre le braqueur en état de faiblesse, le distraire. Le distraire ? C’était faisable ! Celui-ci s’était mis à crier, Susan ne comprenait pas très bien, elle était encore sonnée. Il voulait sûrement que sa compagne se rende, il avait bon espoir. S’inspirant de nombreuses séries policières, Susan tenta de marcher sur le pied de son ravisseur pour occuper son attention. Sans succès, ses bottes étaient coquées, et il ne fit que raffermir sa prise sur elle. Il fallait une autre solution. Sous se déroulait vite, très vite… Elle croisa brièvement le regard d’Elodie, puis mit une autre idée en pratique…

Tu t’attaques à la mauvaise cible… Go !

Puis elle se mit à imiter le bruit sourd d’un hélicoptère en approche. Il n’en fallut pas plus pour que, surpris, le type lève la tête, et Susan lui morde avec force le bras. Ainsi elle s’extirpait de son emprise pour tituber un peu plus loin. Sa tête tournait beaucoup trop, elle tomba à plat le nez dans les feuilles.
 
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Message posté : Mar 24 Mai 2016 - 22:56 Message
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Mes pas semblaient résonner dans tout le bosquet alors que je m'élançais pour sauver une femme que je connaissais à peine, je n'avais pas réfléchi, criant à tous les dangers potentiels ma position. L'inquiétude me rendait stupide, la méta humaine était ma responsabilité, je l'avais laissé seule et elle était désormais en danger par ma faute, mes pensées s'embrouillaient à chaque pas que je faisais. Ne laissant qu'une anarchie dans mon esprit, bien vite ma course m'avait mené au bosquet ainsi qu'à Susie, mon visage s'était crispé alors que je la voyais prisonnière d'une vermine. Mon regard fixait celui du criminel avec une colère noire, une haine indescriptible animait chacun de mes traits, il avait blessé ma compagne, un liquide carmin coulait le long de son visage. Je pouvais sentir chaque fibre de mon corps bouillir sous cette rage qui m'animait, il n'y aurait pas d'absolution pour ces hommes.

-Allez, jette la matraque ou je la serre !

J’avais lâché la matraque, observant en silence mon interlocuteur, à n’importe quel moment cet homme pourrait trépasser sous mes coups, mais je devais garantir la sécurité de ma partenaire.

-Voilà, maintenant tu vas mettre tes mains derrière la tête et te rendre bien ge…

J'avais foncé sur mon adversaire, profitant de la distraction passagère provoquée par les capacités de Susie, la méta humaine était un vrai animal au fond, mordant la chaire pour survivre. Cette pensée m'avait légèrement fait sourire, mais fut bien vite remplacé par une seule obsession, faire payer cet homme au centuple de ce qu'il avait infligé à mon amie. Il se tenait le bras, réprimant un gémissement comme s'il cherchait toujours à préserver sa fierté, cela ne le sauvait pas alors que mon poing s'abattait contre son épaule. Lui aussi titubait en arrière dans un gémissement cette fois bien plus perceptible, une contre-attaque avait été effectué, sa matraque s'abattant à plusieurs reprises sur mon torse, me repoussant plus en arrière. Nous nous jaugions chacun de notre côté, restant immobile dans un silence seulement perturber par nos respirations irrégulières, mon regard s'était brièvement tourner sur ma compagne, inconsciente au sol.

-Tu vas être bien sage désormais, compris ? !

Je m'étais avancée vers lui, un froid sourire se formant sur mon visage, il avait à nouveau attaqué en ma direction, mais sa matraque avait définitivement été écarté d'un coup violent de ma main droite. Je m'étais ensuite jetée sur l'homme un animal sauvage, le faisant tomber au sol il avait bien essayé de me repousser avec son bras, c'était clairement une erreur alors que je l'attrapais. J'avais plongé mes dents exactement au même endroit où Susie l'avait fait, oh elle n'était pas allée profondément, seulement en surface, j'étais allée bien plus loin. Ma victime se tortillait, essayant de me dégager comme on repousserait un loup, cela avait duré de nombreuses secondes, lorsque j'avais retiré mon visage de son bras, l'homme se le tenait dans un gémissement plaintif. Du sang coulait un peu partout autour de ma bouche tandis qu'un bout du bras du criminel avait disparu de son membre.

-Blesser mon chaton était une erreur.

J’avais mis fin à ses pitoyables gémissements d’un violent coup de pied sur son visage, il était désormais inconscient, j’avais immédiatement accourut auprès de ma compagne, m’accroupissant à ses côtés, elle était sonnée. Je l’avais tourné sur le côté, ma main se portant sur son front ensanglanter, le caressant du bout des doigts avec douceur, elle était de nouveau à son état normal, ma compagne ne devait pas savoir pour mes pouvoirs.

-Je vais te sortir d’ici, appuie toi sur moi.

J'avais passé mon bras sous le sien, la soulevant de toutes mes forces, servant d'appuis pour son corps affaibli, nous nous étions extirpées hors du bosquet, marchant vers la sortie du parc. Susie était blesser, elle devait se reposer, il lui fallait un endroit pour cela, j'avais tourné ma tête vers elle.

-Tu n’es pas bien, tu devrais te reposer, tu as un endroit pour cela ? Je t’y emmène.

Un sourire s’était formé sur mon visage tandis que je pensais à ce qu’il venait de se passer.

-Tu t’es bien battu Susie, tu es une guerrière.
 
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Message posté : Mer 25 Mai 2016 - 22:28 Message
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Sonnée, prise dans un chaos indistinct, quelque part entre son imagination, une semi-conscience et la réalité des évènements autour d’elle, Susan était perdue. Sa tête tournait, elle ne se sentait pas encore la force de se lever. Violence tout près d’elle, tournis, elle ferma les yeux quelques instants : elle devait discerner le réel de ce qu’il se passait dans son imaginaire. Les inventions de son cerveau n’avaient pas lieu d’être ici. Elle devait reprendre le contrôle. Elodie était-elle dans une bonne situation ? Avait-elle l’avantage ? La mutante avait encore usé de son don pour lui mettre quelques cartes en main, mais elle n’avait aucune garantie du succès de son opération. Elle n’avait que l’espoir de son côté.
Concentrée, elle s’essayait de nouveau à l’exercice d’imaginer ce qu’il se passait dans son dos, juste à l’aide des informations auditives qu’elle regroupait au fur et à mesure. Le pronostic était positif : Elodie semblait victorieuse. Ça n’empêchait cependant pas l’esprit de la cinéaste de vaciller et de manquer de perdre conscience alors qu’elle peinait à respirer, reposant toujours à plat dans les feuilles et l’humidité ambiante. Son corps avait encore du mal à lui obéir. Elle poussa sur ses bras, vainement : l’impression de tourner l’emportait, et elle déviait à sa tâche, finissant immanquablement de retour à zéro.
Mais le silence était de retour, seulement troublé par quelques pas et le bruit du vent dans les feuillages. Susan apprécia le déplacement dont elle fut le sujet : Elle pouvait enfin rouvrir les yeux sans avoir un gros plan du sol. Le mouvement soudain lui donna la nausée l’espace d’un instant, mais profiter d’une grande inspiration et de l’air pur lui permit de remettre un coup de frais dans son esprit. Elodie était là, veillant au grain et s’assurant de son état de santé. Suzie esquissait un sourire, heureuse qu’elles soient sorties victorieuses de leur altercation surprise.
Elodie portait des marques ensanglantées sur son visage, mais elle ne semblait pas blessée. De toute évidence, elle avait lutté bec et ongles : ça n’avait pas été très propre. Mais elle n’avait pas tué leur agresseur, rien d’impardonnable ne semblait avoir été commis… Et de toute façon, la mutante n’était clairement pas en état de juger de tout ça. Elle était juste reconnaissante.

Toujours là au bon moment !

Ponctuait-elle, l’esprit fatigué, mais toujours au point.
L’aide de sa compagne pour se relever fut bien appréciée. Elle avait du mal. Son cerveau tentant d’analyser toutes les informations correctement, de la faire tenir debout tant bien que mal. Elodie était un support non négligeable sur lequel Susan s’appuyait pour tenir et avancer. Elle avait besoin d’elle et finirait probablement au sol si on venait à la lâcher.

Merci…” Murmurait-elle tout naturellement, alors qu’elles faisaient leurs premiers pas ensembles.

On peut aller à mon appart’, c’est au Front de mer, pas loin de Meadow Street… Au moins on aura pas de souci là bas, t’en penses quoi ?

Elle avait repris ses esprits et n’avait pas trop de mal à parler. La priorité à ses yeux était de s’éloigner des lieux avant qu’elles y soient associées, ou que d’autres acolytes ne prennent connaissance des évènements -si autres il y avait. Son nid douillet flottait comme un rêve dans la tête de Susan. Pouvoir se jeter sur son lit et dormir pendant des heures… Être en sécurité, dans un endroit qu’elle connaissait bien… Le bonheur. Et être accompagnée par Elodie jusque là était une bonne valeur. Elle n’avait pas à s’inquiéter du trajet.

Faut prendre le tram. Ça te va ?

Elles avaient fait un léger écart pour pouvoir récupérer les affaires que l’étudiante avait laissée sur le banc au terrain d’athlétisme, et ne tardaient pas à rejoindre le réseau de transports en commun qui passait juste à côté. Suzie tentait de frotter distraitement le sang qui avait zébré son visage, lui attirant quelques regards curieux. Elle était tout aussi prête à guider son amie jusqu’à son modeste logement. Malgré ses côtés étranges, la mutante avait confiance en sa comparse et son angoisse semblait s’être envolée : elle n’était pas toute seule.
 
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Message posté : Jeu 26 Mai 2016 - 0:44 Message
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Meadow Street, c’était l’adresse de ma compagne, bien évidemment je savais déjà cela, je savais où habitait celle sur qui je m’étais renseignée, mais il était important de garder les apparences. Maintenant que ma partenaire avait décidé de partager son foyer avec moi, je pouvais l’y amener sans aucun problème, nous étions retournées chercher les affaires de la méta humaine. Heureusement personne ne semblait encore vouloir se frotter à nous, la voiture noire restant tout aussi immobile depuis qu’elle s’était garée avant la course poursuite, ils n’étaient certainement que deux. Susie était reconnaissance de mon aide, je lui avais sauvé la vie, mais cela ne m’empêchait pas de me sentir mal par rapport à mon erreur de jugement, mon orgueil l’avait blessé. Je pouvais sentir chaque goutte de sang perler le long de son visage, chacune était un péché de plus à absoudre, car il n’y a pas plus grand péché que l’orgueil.

Nous allions devoir prendre les transports en commun, cela serait facile, il faudrait seulement que je continue à la soutenir.

-Ils t'ont suivi, ils savent où tu habites, s'ils ne t'ont pas attaqué chez toi c'est car ils voulaient m'avoir en même temps, pour éviter que je ne disparaisse car ils ne savent pas qui je suis.

Je m'étais à nouveau tournée vers elle, ma voix s'adoucissant tandis que j'essayais de rassurer ma partenaire suite à mes propos qui pouvaient paraître inquiétants.

-Ils ne nous attaquerons plus, soit c’était les deux derniers, soit ils ont compris que la vengeance leur coûtait trop cher, soit ils vont arrêter, ils savent que nous savons qu’ils sont à nos trousses, ce qui veut dire que nous pourrions impliquer la police , c'est dangereux pour leurs opérations.

Nous nous étions assises sur un banc, nous reposant en attendant le tramway, un sourire se formait sur mon visage alors que je tendais à ma compagne son milk shake au chocolat. Je l’avais récupéré en même temps que ses affaires près du terrain d’athlétisme.

-Il n’est pas vide, le transport arrivera bientôt.

Ma main s’était posée sur celle de Susie, la serrant doucement, j’avais repris la parole après quelques secondes de silence.

-Je suis là pour toi dans tous les cas Susie, personne ne te fera du mal, jamais.

Mon regard se perdait au loin, observant la rue plus loin, le monde qui grouillait, les piétons, les véhicules, les quelques oiseaux passant dans ce si grand ciel. Tout était si différent du calme du bosquet, un bosquet qui avait lui aussi été finalement corrompu par l'être humain, par sa cupidité, sa violence, tout ceci n'était qu'un éternel recommencement. Le tramway était enfin arrivé, je m'étais levée, continuant à soutenir ma compagne dans sa marche, elle allait un peu mieux, mais je refusais de la lâcher. Je pouvais également remarquer qu'une partie de son sang n'était plus là, méta humaine s'était débarrassée d'une partie du sang sur son visage, je devais faire de même, j'étais bien plus inquiétante qu'elle. Nous étions enfin dans le transport, il ne nous avait pas fallu longtemps pour trouver une place, je suppose que la combinaison de toute l'hémoglobine disséminer sur nos deux corps intimidaient.

Nous avions donc eu le droit à un coin relativement tranquille malgré quelques persévérants assis un peu partout autour de nous, ce n’était pas dérangeant, ils avaient le droit d’être ici. Ce qui devait être plus dérangeant était le sang sur le front de mon amie et sur ma propre bouche, néanmoins je n’avais que faire de moi-même pour le moment. C’est tout en douceur que je prenais un mouchoir dans ma poche et essuyait le sang de ma compagne, je lui avais ensuite tendue le mouchoir.

-Tu es propre, tu peux plier ce mouchoir et l’appliquer sur ta blessure si tu le désires, tu n’as pas env…

-Elodie ?

Je m'étais immédiatement arrêtée de parler alors que j'entendais cette voix, mon corps semblait s'être figé sur place alors que j'étais complètement silencieuse.

-Elodie ? C’est toi ?

J’avais lentement relevé la tête, regardant la femme en face de moi, elle avait environ ma taille, de longs cheveux blonds et des lunettes, ses yeux eux étaient de couleur bleue. Elle portait encore la même chemise que lors de notre première rencontre, devant moi s’agitait sa croix dorée qu’elle portait toujours autour du cou.

-Abigaïl.

Ma voix se faisait toute petite, le malaise pouvait se lire clairement sur chaque trait de mon corps, la honte également, je ne savais pas quoi faire devant cette apparition de mon ancienne vie.

-Tu es si…différente, mais que s’est-il passé ? Où étais tu passée ?

-Ne t’inquiète pas pour cela, je vais bien, inutile de parler du passé.

La voix de mon interlocutrice se faisait un peu plus forte, je pouvais sentir exactement ce qu’elle faisait, elle me jugeait.

-Inutile ? Elodie, tu es partie sans prévenir du jour au lendemain ! Tu n’as rien dit à tes collègues, à la congrégation, à tes parents !

Un léger soupire sortait de ma bouche tandis que j’évitais toujours le regard de celle qui il fut un temps était de ce qui ressemblait le plus à une amie pour moi.

-J’ai laissé une note.

Abigail avait ri, très certainement un rire nerveux.

-Oui, puis tu es partie trois sans un seul contact, nous ne savions pas où tu étais, si tu étais même vivante ! Et maintenant tu réapparais par hasard dans un tramway, ressemblant à une…c’est du sang qu’il y a sur ta bouche ?

J’avais haussé les épaules, rebaissant la tête, comme si mon bonnet pouvait me cacher, me murant dans un silence protecteur, chaleureux.

-Lorsque Charlène m’a dit que son frère t’avait vu dans cette boite de nuit de dégénérés sur Chinatown, je n’y croyais pas, c’était impossible, tu étais partie. Mais maintenant je sais que c’est vrai, tu as quitté les tiens pour t’habiller comme une catin et t’amuser dans ce lieu de perdition. Je sais ce qu’on l’on dit sur ce lieu, ce qu’il se passe dans ses sous-sols, ce n’est pas un endroit pour une âme pure, pourquoi tu as ce sang ?

J’avais relevé la tête, un triste sourire se formant sur mon visage, je ne supportais plus toutes ces attaques contre ma personne, j’avais l’impression de pouvoir m’effondrer à tout moment. C’est avec lenteur et détermination que je prononçais quelques mots.

-Car il vaut mieux régner en enfer que servir au paradis, c'est du sang animal, celui de mon dernier sacrifice, j'ai disparu car j'en avais assez d'être constamment jugé sur qui j'étais. Je suis partie car j'en avais assez de vous entendre parler dans mon dos car j'étais proche des filles, car je n'avais toujours pas trouvé un mari idéal, car je restais toujours la passive Elodie. Je suis donc allée chez la seule personne qui m'acceptait comme je suis, qui m'aimait pour ce que je suis, ton avis n'a pas d'importance, celui de l'église encore moins et que mes parents soient damnés. Ton Dieu n'a jamais rien fait pour moi, excepter m'infliger de la souffrance par son hypocrisie, je ne le servirais plus jamais, que Lucifer m'en soit témoin.

Mon ancienne amie d’église avait mis la main devant sa bouche, elle était choquée de mes paroles, son regard montrait à quel point elle me jugeait, je faisais de mon possible pour ne pas m’effondrer. C’était si dur, rencontrer ainsi quelqu’un de mon ancienne vie, lui parler, me confronter, mentir ainsi sur mes parents, les faisant passer comme des monstres alors qu’ils n’étaient qu’amour. Mais Abigaïl devait me croire, elle devait me haïr pour que tous me haïssent, qu’ils restent loin de moi pour le reste de cette vie.

-J’ai prié pour toi, nous avons priés pour toi, nous n’avons jamais perdus espoir, que tu apprécies les filles n’a jamais été un problème, surtout pas pour tes parents, Elodie ne t’entraîne pas sur cette voie. S’il te plait, vient pas avec moi, nous ne voulons que ton retour parmi nous, ta famille.

J’avais plongé mon regard dans celui de la femme en face de moi, attendant quelques secondes avant de lui répondre.

-Cela n’a plus d’importance désormais, vos prières étaient des erreurs, n’essaye pas de me ramener Abigaïl, je ne te préviendrais pas une deuxième fois, adieu.

Mon interlocutrice n'avait rien répondu, se contentant de m'observer en silence avant de partir, quittant le tramway au prochain arrêt, je m'étais moi-même plongé dans un silence complet. J'avais tout de même desserré l'emprise que j'avais sur la main de Susie sans la lâcher pour autant, tout au long de ma rencontre avec Abigaïl, celle-ci n'avait pas cessé de s'accroître, la serrant un peu plus progressivement. Ma prise n'avait pas été particulièrement violente, mais elle avait été déterminée, la présence de la méta humaine avait été comme une bouée pour moi, elle m'avait empêché de m'effondrer. Nous arrivions bientôt à la station proche de Meadow Street, ce n'était qu'une question de temps avant que nous puissions nous reposer dans l'appartement de mon amie.
 
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Message posté : Jeu 26 Mai 2016 - 14:17 Message
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Suzie fut bien heureuse de retrouver ses affaires, ainsi que les restes de son bien aimé milkshake, boisson aux bien connues vertus revigorante ! Elle écoutait attentivement ce que lui disait Elodie, et cette dernière avait très probablement raison : La cinéaste manquait probablement de discrétion lorsqu’elle sortait, rentrait chez elle ou se promenait. Il lui fallait trouver une solution, ou être plus alerte sur son environnement pour détecter lorsqu’on la suivait… Pour autant, elle voulait éviter de céder à la paranoïa. Dans ce sens, sa compagne essayait de la rassurer. Elle prenait des dispositions protectrices, des promesses ? Était-ce prudent ? Aucune idée, mais Susan appréciait l’attention, souhaitant tout de même relativiser.

C’est gentil… Enfin, tu sais, il peut toujours arriver des trucs, ça sera pas ta faute, et puis faut que tu gardes un peu de ton temps pour prendre soin de toi aussi.

Fit-elle, souriante. Elle était émue par la volonté et l’attachement dont faisait preuve Elodie, mais sa nature prenait le dessus : Susan souhaitait le bien des autres, quitte à négliger le sien. Alors il ne fallait pas que son amie perde son temps à l’aider, il y avait des choses probablement plus importantes.
L’allure des deux jeunes femmes faisait office de puissant répulsif face à la population locale. Elles avaient même réussi à trouver une place dans le tramway, en pleine après-midi. Et quelle libération ce fut ! Elle pouvait enfin s’asseoir dans un fauteuil au confort relatif, et relâcher la tension qui s’était tant accumulée, après un bref débarbouillage. Mais ça n’était qu’un passage de relais à Elodie, qui faisait de son côté une rencontre troublante. Désagréable ? Sa nervosité était perceptible, et au fur et à mesure que la discussion s’engageait, sa poigne sur la main de Susan se renforçait. C’était à son tour d’encourager son amie, posant sa main libre par dessus leurs mains jointes. Elle ne pouvait rien dire, elle ne connaissait pas la situation, ni le contexte, et ne voulait pas jeter d’huile sur le feu. Elle se contentait donc de signaler son positionnement par langage corporel.
Cette Abigaïl l’agaçait. Comment pouvait-elle se premettre de juger aussi vite Elodie ? Avait-elle la moindre idée de ce qu’elle avait pu traverser ? Des raisons qui avaient pu la pousser à disparaître ? Susan n’en savait pas plus qu’elle, mais elle avait très vite remarqué que sa compagne était une survivante, un combattante, et cette manière d’être n’était généralement pas innée : on y était forcé par les évènements. L’échange se musclait, la tension était montée d’un cran, Elodie avait visiblement craqué et cherchait à se débarasser d’Abigaïl à renforts de mensonges. La fausse histoire était bien choisie, la mutante faillit rire, mais elle fit un grand effort pour conserver son sérieux. En tout cas, ça avait fonctionné, et le moment gênant toucha à sa fin lorsque la blonde fut sortie du tramway.
Nouvelle mission : détendre l’ambiance.

Rassure-moi, je suis pas ton prochain sacrifice ? Viens par là une seconde, faut pas que les gens sachent pour les rituels.

Questionna Susan, d’un ton amusé et faussement inquiet, avant d’échanger les rôles : C’était à elle de nettoyer le sang qu’il restait autour de la bouche d’Elodie. La cinéaste n’était pas très adroite, mais elle était sincère. Pour la fin du trajet, elle s’installait confortablement, se laissant aller à poser sa tête sur l’épaule de sa mystérieuse amie. Si ça la dérangeait, elle s’arrêterait aussitôt bien entendu.

Moi aussi j’suis partie de Star City sans prévenir personne, et on est pas venu m’emmerder avec ça… C’est ta vie, t’as pas de comptes à rendre. M’enfin bon. On est presque arrivées !

Elles se mettaient toutes les deux debout et sortirent du tram. Le temps s’était éclairci, le ciel bleu commençait à refaire son apparition, et il faisait bon. Que demander de plus ? Ne lâchant pas la main d’Elodie, Suzie la guida à pas légers d’une rue à l’autre. Les environs étaient propres, elles repassaient non-loin de la pizzeria où elles s’étaient rencontrées… Puis quelques minutes de marche les menèrent à l’entrée de l’immeuble de Susan. Celle-ci avait meublé un petit moment du trajet en parlant brièvement du voisinage, de ses études, et de son appartement qui était probablement dans un état de bordel avancé. Eh oui, classique ! En tout cas, elle se sentait parfaitement à l’aise, ses inquiétudes balayées pour un temps. Elle n’avait pas du tout évoqué sa mutation, mais se doutait bien que le sujet viendrait à un moment, et ça ne l’angoissait pas le moins du monde. Il fallait avouer que le côté louche d’Elodie s’était en partie évanoui lorsqu’une facette naturelle et cachée de sa personnalité avait été mise à découvert un peu plus tôt.

Puis j’ai des boissons et de quoi manger, aussi, je t’invite !
 
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Message posté : Jeu 26 Mai 2016 - 17:24 Message
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L'ambiance était lourde, pesante je me sentais mal, j'avais l'impression que mon corps m'avait été arraché hors de ma poitrine puis briser en des milliers de morceaux devant mes propres yeux. Je m'efforçais de rester aussi impassible que je le pouvais, de retenir les flots qui voulaient sortir de mes yeux, je réussissais tant bien que mal cette tâche. Heureusement je pouvais sentir ma compagne me confortait comme elle le pouvait, ma main était captive de ses deux mains, pourtant jamais une captivité n'avait été aussi douce à mes yeux. J'avais enfin légèrement tourné ma tête vers elle, évitant son regard sans doute rempli de compassion, sa voix l'était en tout cas, derrière ses paroles, elle blaguait pour moi. Un petit sourire s'était formé sur mon visage alors qu'elle me parlait de sacrifice, mon excuse avait au moins été originale, même s'il était vrai que j'avais effectivement fait un pacte avec une puissance supérieure.

J’avais néanmoins pris le temps de lui répondre avant qu’elle ne m’essuie la bouche, ma voix et mon expression ressemblant à celle d’un enfant triste.

-Tu ferais un bon sacrifice, mais je vais te garder seulement pour moi.

J’étais désormais propre et aussi présentable que le permettait mon style, je ne savais plus à ce stade qui veillait véritablement sur l’autre, je me montrais particulièrement émotive lorsque j’étais à côté de Susie. Ma compagne avait décidé de se caler un peu plus contre moi, posant sa tête sur mon épaule, je l’avais laissé faire, j’aimais son contact, je l’avais même facilité, la permettant de mieux s’installer. Nos mains étaient toujours entrelacer tandis qu’elle me parlait un peu plus d’elle, de son départ, elle parlait de l’affaire Petula Bonbon, je le savais, cette fameuse expérience qui l’avait fait fuir cette ville. Nos vies étaient plus que différentes, pourtant je ne pouvais m’empêcher de remarquer des points communs entre nous, était-ce pour cela que je me sentais si bien à ses côtés ? Car elle était comme moi ? Les humains me surprenaient de plus en plus chaque jour.

J'avais fermé mes yeux, me reposant jusqu'à notre destination, cela n'avait pas duré longtemps, nous sortions bien vite du tramway, quittant cette prison de métal particulièrement désagréable. Nous n'étions plus très loin de Meadow Street, mon amie quant à elle avait décidé de livrer plus d'informations sur elle, son orientation était intéressante, le cinéma était une chose passionnante. Une illusion servant à procurer aux humains du bien-être, un sentiment de communauté, d'appartenance à un genre, en apparence si futile, pourtant indispensable pour cette espèce, même si parfois les histoires raconter méritaient le visionnage. Une autre chose poussait des interrogations dans mon esprit, quelle était la sensation de vivre dans un appartement ? J'avais moi-même des souvenirs, mais ils semblaient si lointain, d'une autre vie, désormais tout n'était que caméras et simulacre de lieu de vie dans un complexe souterrain. Nous voulions cette liberté dont jouissait la méta humaine.

Nous étions enfin arrivés devant l'immeuble de ma compagne, celle-ci m'invitait à entrer, j'avais accepté, ils nous invitaient toujours à entrer, tous avaient un mal être à combler, une solitude. Que ce soit un contact amical, un moyen de passer le temps dans cet univers ou bien un désir irrépressible de sentir le corps de son prochain contre le sien. Tous étaient en souffrance, c'est pour cela qu'ils nous laissaient entrer, qu'ils déballaient le tapis rouge, nous montraient leur histoire, leur vie, une existence résumée par des anecdotes et quelques photographies accrocher un peu partout. J'avais pour eux, il est donc naturel que je leur montrais de la compassion, que je les absoudrais de leurs péchés, les libérait de leur douleur, à défaut de pouvoir me débarrasser de la mienne. Susie était mon amie, une notion étrange pour moi qui n'avait jamais eu l'habitude de tels qualificatifs.

Elle méritait d'être libérée de ses souffrances, pourtant je ne pouvais m'y résoudre, je la voulais auprès de moi dans un désir égoïste, je la voulais pour moi. Nous étions arrivées devant la porte de son appartement, la porte avait été ouverte par compagne, effectivement son lieu de vie n'était pas très ordonné, nous aimions les choses ordonner. Mais je me contentais de cela pour le moment, ce n'était pas tellement le bordel comme le disait ma partenaire, j'avais retiré mon bonnet et ma veste de cuir, les posant sur une chaise non loin. J'avais lâché la main de Susie, la laissant vaquer à ses occupations, très certainement chercher à boire et à manger tandis que je m'asseyais sur son canapé, m'installant confortablement. Je fixais le point devant moi, pensive, ma voix prenant une certaine lenteure.

-Tu es gentille avec moi, c’est une sensation étrange que de se sentir accepter.

Des larmes avaient commencé à couler le long de mes joues, désormais que nous étions loin de tout, je craquais enfin, bien vite les larmes furent remplacer par des sanglots. Des sanglots que j’échouais à contenir en mettant mes mains contre mon visage, déjà mon eye liner commençait à couler, se mêlant à ma tristesse.

-Je suis désolée, je suis tellement désolée...

J’avais encore au fond de moi la pensée ridicule que mes parents pourraient sentir ces excuses, pourraient un jour me pardonner pour mes actes, mais cela n’arriverait jamais.
 
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Message posté : Jeu 26 Mai 2016 - 23:15 Message
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Susan découvrait à chaque instant un peu plus la personnalité d’Elodie. Sa réaction dans le tramway l’avait amusée, elle ne semblait pas avoir eu beaucoup de proches au cours de sa vie, mais elle était tout à fait capable de s’attacher. Elle en était la preuve vivante. Bien qu’elle ignorait tout de la vie de sa nouvelle amie, la cinéaste voyait en elle quelqu’un de fort et volontaire, qui affichait une façade sans peur et intimidante, mais qui cachait aussi beaucoup de sentiments bien enfouis. Elle était un peu comme ça, dans le fond : elle aussi cherchait à dissimuler ses faiblesses et à montrer une vitrine sans failles. Bien plus maladroitement que sa comparse, mais elle s’y essayait. Elle ne s’ouvrait que peu aux inconnus, mais la confiance de Suzie n’était pas difficile à acquérir : elle se souciait bien trop des individus et était bien trop bienveillante pour réaliser sa naïveté. Parfois, des éclairs de lucidité la frappaient et elle réalisait son erreur, mais malgré tous ses efforts, sa nature reprenait régulièrement le dessus.
L’étudiante accueillait enfin Elodie dans son antre, au troisième étage. L’appartement faisait 25 mètres carrés, composé d’une pièce principale où trônait un canapé lit -plié sous forme canapé pour le moment-, et à l’autre bout de la même pièce, un coin cuisine. Une porte vitrée permettait d’accéder à un petit balcon, et le bureau encombré de Suzie trônait non loin de là. La salle de bains n’était pas grandiose non plus, mais c’était un environnement stable pour une élève de son âge. Fait remarquable, des vêtements reposaient un peu partout. Des sous-vêtements aussi, d’ailleurs, accompagnés parfois de feuilles volantes posées en vrac à même le sol.

Installe-toi, tu peux poser tes affaires ! Tu veux boire un truc ? Chocolat, thé, soda… alcool ?

Finit-elle en haussant un sourcil.
D’un geste, elle vérifiait ses messages et déposait son téléphone dans un coin de bureau qui n’était pas encore occupé, puis elle se dirigeait vers le coin cuisine, ouvrant un petit frigo conventionnel, rempli de façon très étudiante : bières, pizzas, desserts, fromage, pas grand chose d’autre. Pas grand chose tout court, si on y prêtait réellement attention. Alors qu’elle s’emparait de quelques glaçons dans le freezer pour poser un peu sur sa tête, son esprit fut occupé par l’innattendu. Elle se retourna, la boisson qu’Elodie avait choisie en main, ainsi qu’un verre de jus de fruits tout bête pour elle.

Tu… Ca va ?

La mutante accourut -la distance n’était pas immense, vu la taille des lieux- pour s’asseoir aux côtés d’Elodie, lui mettant sa boisson en main, et l’entourant de ses bras pour lui faire un bon gros câlin. Elle la serrait contre elle, veillant à ne pas y aller trop fort ou qu’elle ne renverse pas son verre, et tenta maladroitement de la rassurer.

Bien sur que je t’accepte, c’est normal… Si tu veux en parler, je suis là pour toi. C’est normal aussi de craquer de temps en temps, on a tous nos propres soucis... L’important, c’est de savoir quand il faut décompresser, de pouvoir se lâcher un peu de temps en temps, sinon on accumule, et boum.

Elle relâcha son étreinte pour regarder Elodie quelques instants. Son maquillage avait coulé, elle n’avait pas bonne mine. Suzie se faisait du souci. Elle voulait la voir sourire ! Alors elle s’emparait d’un bout de couverture qui traînait par là pour la passer autour des épaules de sa camarade : ça aussi, elle l’avait pêché dans les films. C’était un tissu doux et chaud, agréable au toucher. Elle prit sa main, avec les plus grandes des précautions.

Si tu as besoin de quoi que ce soit, hésite pas. J’suis là. Tu peux même rester jusque quand tu veux, j’ai tout mon temps !

Elle se voulait la plus encourageante possible : La mutante voulait que son invitée se sente bien, qu’elle se sente comme chez elle et supportée. C’était un peu ce cocktail qui avait mené à la situation actuelle, mais il fallait qu’Elodie s’y habitue, parce qu’avec Susan, c’était comme ça ! D'ailleurs, c'est avec peu d'adresse qu'elle brandit un petit paquet de mouchoirs -le paquet à motif châton tout mignon- pour en proposer à son amie.
 
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Message posté : Ven 27 Mai 2016 - 2:00 Message
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J'avais mal, tellement de souffrance, je voulais tout couper, tout arrêter. Etre humaine n'était pas un cadeau, mais une malédiction, toute cette souffrance accumuler depuis ma première peine, toute cette souffrance stocker depuis cette nuit du nouvel an. Tout ressortait, se déchaînait à travers chaque fibre de mon corps, c'était de ma faute, j'avais accédé aux souhaits de l'Ombre et de ses laquais, ils me voulaient plus humaine. Désormais je l'étais, fragile, faible, accepter les sentiments étaient une erreur, je voulais arrêter de souffrir, je ne voulais qu'une chose, que je reçoive l'autorisation d'aller dormir, pour toujours. Je ne voulais pas être Elodie, je ne voulais pas revivre encore et encore mes souvenirs, mais rien ne se passait, je ne sentais pas le paisible bourdonnement, je ne sentais pas le néant. Je voulais crier, hurler, briser chaque objet de cet appartement et de tous les autres, pourquoi m'avaient t'ils abandonnés ?

Pourquoi regardaient t'ils passifs ? J'étais toute seule dans ce bien vaste univers, pourtant malgré tout cette solitude, Susie était présente pour moi, elle était gentille, bienveillante, un cœur pur au milieu des nombreuses immondices que comportait ce monde. J'arrivais presque à croire que ses paroles, je ne doutais pas qu'elle m'acceptait, je lui avais sauvé la vie deux fois, ni même que je pouvais me confier à elle. Mais je ne pouvais pas rester, ce n'était pas ma place, j'étais enchaînée par l'Ombre, à son service, je n'en serais libérée que le jour où lui et les siens deviendraient des nutriments pour l'organisme. Malgré ces doutes, l'étreinte chaleureuse de mon amie m'aidait, je n'avais pas arrêté de pleurer, me contentant d'hocher la tête entre deux sanglots, son câlin avait bien vite été remplacé. Remplacé par une couverture et la main de ma partenaire prenant la mienne.

Un petit sourire s’était formé sur mon visage tandis que je voyais le paquet de mouchoir tendu en ma direction, un chat mignon l’ornait, il était censé me réconforter.

-Je suis désolée Susie.

J'avais articulé ces quelques mots avant de prendre un mouchoir, épongeant mes yeux dont coulaient toujours des larmes, mon maquillage était mort, les traces de noirs s'étaient éparpiller un peu partout sur mon visage. J'avais fini par fermer les yeux, inspirant et expirant calmement, essayant de me calmer, certaines personnes se concentraient sur propre respiration, moi je me concentrais sur l'odeur de ma compagne. Chaque petit détail de son odeur était pour moi une caresse sur ma peau, je serais à mon tour ma main captive de celle de mon amie, continuant ma manœuvre. Les secondes défilaient, je devenais de plus en plus silencieuse à mesure que mon esprit se calmait, que mes larmes se tarissaient, ne laissant que les vestiges d'un tel ravage sur mon visage. J'avais fait de mon mieux pour me débarbouiller avec un deuxième mouchoir, enlevant le reste des gouttelettes présentes, mais le maquillage était coriace, cela attendrait.

-Je te remercie, tu as beaucoup fait pour moi.

J'avais redonné le paquet de mouchoir à ma partenaire, portant la boisson apportée précédemment à mes lèvres, ce chocolat chaud était un véritable délice, il semblait réchauffer mon cœur crescendo. J'avais plongé mon regard dans celui de la méta humaine, la gratitude pouvait se lire sur chaque trait de mon visage, ainsi que la honte d'imposer une telle chose à une personne comme elle. J'avais bu le reste de mon chocolat chaud d'une traite, cela était chaud, mais je m'en fichais, bien pire m'étais déjà arrivé, je m'étais ensuite levée, mettant la tasse sur la première surface pouvant l'accueillir. J'avais rapidement été à nouveau sur le canapé, toujours affublé de cette couverture, mes yeux à encore une fois droit dans ceux de mon interlocutrice. J'avais observé quelques instants ma compagne, ne disant pas un mot, me contentant de mordre ma lèvre inférieure avec une certaine tension, je m'étais approchée de Susie, la prenant dans mes bras.

-Tu es douce, j’aime ça, est-ce que je peux rester contre toi quelques minutes ?

Je n’avais pas attendu la réponse de mon amie, j’avais couché ma tête près de Susan sur la surface du canapé, roulant mon corps de manière à ce qu’il y ait de la place. J’avais ensuite doucement tirer ma compagne contre mon corps, j’étais désormais couchée, coller contre ma partenaire, toujours enrouler dans ma couverture, le spectacle devait être bien étrange à voir.
 
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Message posté : Ven 27 Mai 2016 - 19:18 Message
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Susan suivait avec grande attention chacun des gestes d’Elodie. Elle semblait se calmer, reprendre ses esprits, se détendre. La méta-humaine était là pour la soutenir et n’évitait pas son regard lorsque son amie la fixait sans détour. Elle était dans un état de bienveillance, et elle fut heureuse de voir Elodie sourire à nouveau. Le chocolat chaud semblait avoir fait son petit effet ! La cinéaste n’était pas une professionnelle de la cuisine et des recettes, mais elle avait ses atouts et ses spécialités concernant les boissons chaudes. Un chocolat qui ne rend pas les gens contents, c’était le pire scénario envisageable. Pour le coup, elle fut avare en paroles puisqu’il était tout naturel pour elle d’aider son prochain et de faire attention à son amie, elle n’avait pas à se justifier ni à préciser qu’elle le ferait à nouveau et autant de fois que nécessaire. C’était une évidence.
Elodie avait cette façon étonnante de la regarder dans les yeux, c’était direct, brut. Inhabituel, mais dans le bon sens : Susan n’avait pas envie de décrocher son regard. Cette étrange franchise qui caractérisait Elodie plaisait beaucoup à la mutante, elle lui semblait tout droit sortie d’un autre univers, comme écrite par un autre scénariste, menant parfois à des discours maladroits mais malgré tout teintés d’honnêteté. Pour le coup, elle avait un petit peu de mal à savoir si l’échange était totalement innocent. Il y avait le langage corporel et certains signes qui créaient une ambiguïté dans l’esprit de l’étudiante. Elle aurait aimé pouvoir clarifier ça, mais c’était pas forcément le sujet le plus tranquille à aborder dans l’immédiat. D’ailleurs, s’il y avait un doute sur la situation, était-ce parce qu’elle même était émue ? Son amie était super mignonne, il ne fallait pas se le cacher.
Aujourd’hui, journée internationale du câlin : la mutante à son tour était dans les bras de sa comparse. Et sans qu’elle aie vraiment le temps de dire quoi que ce soit -de toute façon, elle n’était pas contre l’idée d’Elodie-, elles se retrouvaient toutes les deux allongées et enlacées sur un même étroit canapé. Ça aussi, c’était quand même extrêmement ambigu.
Susan s’était blottie confortablement et fermait à demi les yeux. Cette situation était tellement différente de ce à quoi elles avaient eu droit plus tôt, relaxant, toutes les angoisses et les mauvaises idées, pouf, évanouies. Ça faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu droit à un vrai repos, pouvoir poser son cerveau et ne rien faire, juste profiter de la proximité avec une autre. Elle prenait toujours beaucoup trop de temps à réfléchir, à trouver des activités, à essayer de devenir meilleure en tout : la SSA, son pouvoir, ses connaissances… Elle se rendait compte qu’elle avait bardé sa vie d’activités de plus en plus intenses, mais qu’il n’y avait que peu de vrai lien avec les personnes qui l’entouraient. Elle n’avait plus de vrais proches depuis de longs mois.

J’suis heureuse de t’avoir rencontrée. Ca fait longtemps que j’me suis pas sentie proche de quelqu’un. J’veux dire, dans l’esprit.

Elle avait parlé à voix basse, les deux filles étaient bien assez proches pour s’entendre sans briser le calme ambiant. Et Susan n’avait pas vraiment envie de mettre fin à ce moment. Elle se tourna doucement pour pouvoir voir Elodie et son fameux regard direct.

J’te préfère sans maquillage, t’es adorable.

Osa-t-elle, toujours aussi bas, et accompagnant la remarque d’un sourire mi-amusé mi-sincère. A vrai dire, il était surtout totalement les deux.
 
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