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Petite aide fait grand bien ▬ Andrea

 
Message posté : Jeu 5 Mai 2016 - 20:44 Message
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Il avait enfilé une tenue très passe-partout notamment parce que les promeneurs lambda ne se baladaient pas en costume-cravate, mais aussi parce qu'il se doutait qu'ils allaient devoir patienter un bon moment. Autant être à l'aise dans ce cas, non ? Qui plus est, il était là en simple observateur et non pour jouer les gros bras, donc autant dire que ce serait une journée assez reposante comparée à celles qu'il vivait habituellement. Quoique... il aurait dû se douter que les choses ne se passaient jamais comme il l'espérait, c'était presque devenu un leitmotiv pour lui !

Ils prirent donc la direction du bâtiment et Jonas laissa Andrea passer devant. C'était elle la véritable responsable de l'affaire et il ne tenait pas à ce que l'enquête capote parce qu'il s'était trouvé à un endroit où il n'aurait pas dû ! D'ailleurs il espérait que sa présence ne braquerait pas la jeune femme qu'ils devaient interroger étant donné qu'il était directement concerné par cette fausse identité. Après tout, si elle avait menti à son père, elle devrait forcément s'inquiéter de voir Jonas débarquer pour avoir des explications, non ? Avant qu'il n'ait pu demander à Andrea si elle était vraiment certaine de le vouloir avec lui, l'agent avait déjà toqué à la porte et visiblement, leur cible était chez elle. Ou du moins, il y avait quelqu'un.

Après quelques instants de silence alors que le Cooper se demandait s'il allait y avoir une réponse à l'annonce d'Andrea, il eut la surprise d'entendre les verrous tourner avant que la porte ne s'ouvre sur une jeune femme dont le visage était familier : la prétendue Debra. Lorsque le regard de Jonas croisa celui de la demoiselle, cette dernière claqua aussitôt l'huis avant de s'enfuir vu le bruit de course qui leur parvint. Et bien. Au moins on pouvait dire qu'ils avaient leur réponse ! Sans perdre davantage de temps, le trentenaire tira son téléphone de sa poche après qu'Andrea lui eut ordonné d'appeler les renforts et il expliqua que la cible s'était enfermée dans l'appartement et qu'elle allait certainement s'enfuir par les escaliers de secours. Après tout, c'était toujours ce qu'ils faisaient dans les films, non ?

Lorsqu'il se retourna vers la porte, cette dernière avait été défoncée et Andrea était entrée dans l'appartement certainement dans l'espoir de trouver leur suspecte, mais celle-ci s'était déjà enfuie. Jonas pénétra à son tour dans ce qui se trouvait être une pièce relativement vaste qui servait non seulement d'entrée, mais aussi de cuisine, de salle à manger et de salon. L'endroit était plutôt pauvre et on voyait que les meubles étaient éliminés et vieux, mais cela n'empêchait pas que l'appartement restait confortable. Cherchant Andrea, Jonas la rejoignit assez rapidement et la vit en train de fixer quelque chose dans une bibliothèque.

« Tu as trouvé un indice ? »

Il s'approcha dans son dos et jeta un coup d’œil à l'objet pour constater qu'il s'agissait d'une photographie représentant Lori et.... Bruce Cooper. Visiblement, les deux étaient très proches et Jonas ne put dissimuler l'expression de surprise qui s'afficha sur son visage lorsqu'il reconnut son géniteur.

« C'est mon père avec elle. » Le ton était étonné. « Tu crois que ça peut être un faux ? »

Après tout, le cliché n'avait pas été fait à l'appareil argentique, les modifications étaient donc plus aisées avec du numérique ! Cela dit, il n'y croyait pas vraiment. Après avoir pris soin de ne pas mettre ses empreintes dessus, au cas où, Jonas retourna la photo et la tira de son cadre pour jeter un coup d’œil à l'arrière. Il y avait simplement une date « 21.04.2012 » ce qui signifiait qu'ils se connaissaient depuis longtemps. Pourtant, Bruce n'en avait jamais parlé. Montrant l'inscription à Andrea, il reprit.

« Il n'était pas censé la connaître avant qu'elle ne vienne travailler au Herald. Mais vu leur comportement, ça me semble logique qu'ils étaient proches. » Il hésita. « Tu crois que... c'était quel genre de relation ? »

Une petite amie secrète ? Une fille cachée ? Jonas avait du mal à imaginer son père dans les deux situations, mais plus les choses avançaient, plus il se disait qu'il ne connaissait pas réellement son géniteur. Mais avant que la jeune femme ne puisse répondre, les agents appelés en renfort arrivèrent dans l'appartement. Est-ce qu'ils avaient réussi à trouver leur cible, ou s'était-elle définitivement enfuie ?

      Lancer de dé #1 :
      RÉUSSITE : ils l'ont trouvée.
      ÉCHEC : ils ne l'ont pas trouvée.


Un agent débarqua dans la pièce où ils se trouvaient.

« On l'a attrapée un peu plus loin, elle est là. »

Il désigna le salon avant d'y retourner. Jonas reposa les yeux sur l'agent. C'était elle la patronne dans l'histoire, c'était donc à elle de mener l'interrogatoire !

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Message posté : Jeu 5 Mai 2016 - 20:44 Message
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Message posté : Dim 8 Mai 2016 - 18:05 Message
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La photographie lui renvoyait son regard froidement, statiquement mais avec une intensité troublante. Sous ses sourcils froncés, Andrea analysait le visage de l’inconnu, lequel n’était pas sans lui rappeler quelqu’un qu’elle connaissait déjà, bien qu’elle soit incapable de le remettre exactement. Lorsque Jonas fit irruption à ses côtés, après avoir appelé les secours, et que le regard de la jeune femme se posa sur le visage de son interlocuteur, la lumière se fit aussitôt. Ils avaient le même regard, la même courbe de visage, le même air ; Comment n’avait-elle pas pu reconnaître Bruce Cooper avant ? Il avait certes quelques années de moins, mais pas assez pour le rendre méconnaissable. Même s’il fallait avouer que c’était un homme qui savait se faire discret, et ne laissait guère son visage s’étaler en une des magazines. Maintenant qu’elle y réfléchissait, elle ne l’avait pas revu depuis de nombreuses années. La jeune femme n’eut guère besoin de répondre à la question de Jonas pour qu’il comprenne qu’elle avait mis la main sur un indice essentiel. Sa voix se teinta d’étonnement.

« C’est possible, on va le faire analyser pour en être certains. Mais à première vue ça n’en a pas l’air. » Répondit-elle, en tendant le cadre au jeune homme qui s’en saisit avec précaution. Il démonta le cadre de bois et en sortit la photographie qu’il retourna, pendant qu’Andrea continuait de regarder autour d’elle dans l’espoir de dénicher d’autres photographies du même acabit. Elle penserait ultérieurement à demander une fouille complète de l’appartement. Au dos, les inscriptions mentionnaient une date très antérieure à leur présumée rencontre, ce qui les surprit tous deux. Ne lui avait-il pas dit qu’ils ne se connaissaient pas avant son embauche ? De deux choses, l’une, elle mentait sur toute la ligne en prétextant connaître Bruce Cooper pour cacher sa complicité, ou alors ils mentaient tous les deux au sujet de leur relation. Dans un cas comme dans l’autre, l’enquête prenait un tournant. Mais Andrea espérait vraiment pour Jonas que toutes ces découvertes ne soient qu’une mise en scène.

Elle pinça les lèvres lorsque Jonas lui demanda quel genre de relation pouvait cacher une telle photographie, et elle fut bien incapable de lui répondre. En l’état, absolument toutes les pistes étaient envisageables, y compris les plus douloureuses, les plus problématiques. Même si le jeune homme ne semblait pas outre-mesure être attaché à son géniteur, elle imaginait le coup dur que ce serait pour les Cooper d’apprendre que le chef de famille, qui portait haut des valeurs telles que le conservatisme et l’intégrité, pouvait avoir eu une relation extra-conjugale à un moment donné de sa vie. Le scandale que ça occasionnerait si ça venait à se savoir. Pourtant, alors que le regard de la jeune femme se tournait une nouvelle fois vers l’image, quelque chose lui murmurait que ce n’était rien de tout cela. Leur attitude était proche, mais pas trop. Pas assez, en tout cas, pour être un père ou un amant. Et Bruce Cooper était un homme assez intelligent et assez prudent pour ne pas se laisser prendre en photo dans une situation qui risquait de lui porter préjudice – c’était d’autant plus vrai qu’il regardait l’objectif, donc qu’il savait être pris en photo.

Non, définitivement, ça ne collait pas. Elle s’apprêtait à exposer son point de vue à Jonas quand un agent fit irruption dans la salle où ils se trouvaient, les prévenant que leur suspecte avait été attrapée et se trouvait dans la pièce d’à-côté. Inspirant profondément, et non sans avoir jeté un dernier regard dans la direction de l’éditeur, la jeune femme pénétra dans la pièce et s’installa face au canapé, dans une chaise placée à son intention en face de Lori. Cette dernière leva les yeux vers eux lorsqu’ils s’avancèrent, s’attardant sur le visage de Jonas avant de détourner le regard.

« Lori Greene, commença Andrea d’une voix douce, je m’appelle Andrea Parker, je travaille pour l’UNISON. Et voici Jonas Copper, mais vous devez sûrement l’avoir reconnu. Savez-vous pourquoi nous sommes là ? » La jeune femme darda ses prunelles chocolat dans celles de l’agente et acquiesça froidement d’un signe de tête, mais ses lèvres demeuraient closes. Andrea sortit de son sac le dossier d’embauche de Debra Jenkins, le jetant ouvert sur la table basse du salon. Les images du visage de la vieille femme s’étalèrent sur le verre, aux côtés de celles de Lori qui grimaça en les voyant. « Je ne vous ai pas menti, vous savez, enchaîna-t-elle. Nous venions véritablement pour discuter avec vous de ça. Elle désigna le dossier. Mais votre attitude laisse plus que jamais présager de votre culpabilité, et étant donné les circonstances, de votre implication dans le meurtre de Bruce Cooper. Vous devenez notre principale suspecte, comprenez-le bien. » Lori tressaillit soudain, écarquillant des yeux ronds comme si l’agente venait de l’insulter. Pourtant la jeune femme avait tout du long gardé cette intonation douce – sans jamais se départir de sa froideur.

Sentant qu’elle avait ferré l’attention de la suspecte, la jeune femme tendit une main vers Jonas, dans laquelle il glissa la photographie qui représentait son père en sa compagnie et la fit quelques instants tourner entre ses doigts. Comme elle s’en était douté, Lori reconnut l’objet en un instant et se tortilla, visiblement mal à l’aise. « Vous avez deux possibilités : coopérer et prier pour que les faits ne vous désignent pas comme coupable, ou refuser de coopérer et assumer les conséquence de vos actes ou, tout du moins, de votre non-action. Vos droits vous ont été lus et vous savez les charges qui pèsent contre vous. Vous devez aussi savoir que rien ne justifie que vous gardiez le silence si vous être innocente des crimes que l’on vous attribue. Elle marqua une pause puis ajouta : votre décision ? » La jeune femme approuva silencieusement les dires d’Andrea, ce qu’elle prit comme une preuve de bonne volonté. Après avoir ramassé le dossier et l’avoir replacé dans la chemise de carton, la métisse Ultime déposa face à Lori l’image qu’ils avaient trouvé dans la bibliothèque. Elle la laissa l’observer quelques instants. « Quelle était votre relation avec Bruce Cooper, madame Greene ? Face à son silence, elle tourna brièvement son regard vers Jonas et ajouta : Si vous être trop gênée d’en parler ici, je peux demander à ce qu’on nous laisse toutes les deux. »

La proposition sembla faire déclic puisqu’elle releva brusquement la tête et bredouilla : « N… Non, ça va aller. Elle tourna son regard vers le fils de Bruce Cooper, qu’elle darda intensément. Je suis désolée pour votre père, j’aurais dû pouvoir empêcher ça. J’ai tout fait pour, mais ça n’a pas été suffisant. Elle prit une profonde inspiration. Je sais que tout me désigne comme la coupable, mais je vous prie de me croire, les choses sont loin d’être aussi simples. Mon… Elle hésita. Mon changement d’identité a été approuvé par le gouvernement, c’est eux qui se sont chargés de me fournir les papiers. Lori Greene est portée disparue… Vous pourrez vérifier, ajouta-t-elle précipitamment. J’ai été engagée par Bruce comme secrétaire, mais je devais en fait assurer sa protection au Daily Herald et ailleurs. Suite à des menaces de mort répétées, il craignait pour sa vie et m’a engagée pour s’assurer une discrétion qu’une entreprise professionnelle ne lui aurait pas permis. Il ne voulait pas que ça se sache, et techniquement je n’existe pas. »

Andrea fronça quelques instants les sourcils. Lori disait vrai, il était quasiment impossible de retrouver quelqu’un dont l’identité avait été changée et si elle l’avait pu, c’était grâce à ses contacts. La jeune femme avait pris grand soin de noter tout ce que lui disait la suspecte, se faisant un point d’honneur de vérifier ses dires sitôt que cette journée de folie prendrait fin. Alors qu’elle s’apprêtait à demander l’avis de Jonas sur ses dires, Lori reprit la parole. « Il y a d’autres… Choses qui font qu’il n’a pas voulu en parler. Elle se mordit la lèvre inférieure, visiblement gênée. Je suis une métahumaine, et vous connaissiez sa politique sur… Nous. Le regard de la jeune femme s’assombrit. Avant j’étais flic, et plutôt douée, mais suite à un accident grave lors d’une confrontation avec un super j’ai été mortellement blessée. Pendant de longues semaines, mon état a été critique, expliqua-t-elle, mais comme je répondais à certains critères, j’ai été autorisée à rejoindre un programme de soins ultraspécialisé prenant en charge les victimes de supers. Sa voix s’éteignit. La fondation privée qui s’occupe de ce programme est financée par l’une des actions caritatives de Bruce Cooper. La photographie date du jour de ma sortie de l’hôpital. Elle marqua une pause. Votre père n’en savait rien à ce moment-là, mais cette fondation ne se contentait pas de soigner les victimes, elle pratiquait des recherches et menait des expériences sur eux. Lorsque le gouvernement l’a appris, le complexe a été fermé et les patients comme moi – qui ont été modifiés – ont été cachés aux yeux du monde. Bruce a eu vent de ça et s’est toujours assuré que son action caritative serve aussi aux gens comme nous, les dommages collatéraux. Aussi, lorsqu’il est venu me demander mon aide, je n’ai pas pu refuser. Après tout il m’avait sauvé la vie, vous comprenez. Ses yeux s’auréolèrent de larmes. J’étais avec lui ce jour-là, dans la voiture vous savez. Je n’ai pas pu le sauver, ma mutation a choisi de me protéger moi et pas lui. Je savais que j’allais être accusée de meurtre, alors j’ai fui et je me suis cachée jusqu’à présent. C'était idiot. Elle tourna une nouvelle fois son regard vers Jonas : Je suis désolée, tellement désolée. Un sanglot secoua sa voix. Je sais que ça semble fou et vous n’êtes pas obligé de me croire, mais je vous jure que je n’ai rien fait. »

Là c’était trop. Andrea mit un point final à ses notes, et se tourna vers Jonas qu’elle jaugea d’un air interrogateur. Et vraisemblablement circonspect. Est-ce que tout ça était probable, à son avis ? Après tout il connaissait son père, connaissait ses fondations. Ses dires étaient-ils probables ? Oh, l’agente pourrait tout aussi bien vérifier – mais elle voulait avoir l’avis du jeune homme sur la question. Et voulait savoir si lui avait des questions à lui poser.


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Message posté : Lun 9 Mai 2016 - 13:59 Message
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Le regard fuyant de la jeune femme ne présageait rien de bon et Jonas se doutait qu'il n'apprécierait pas ce qu'il allait entendre, mais bon. Ce n'était pas si rare au final, au contraire ! Il pouvait compter sur les doigts d'une main les périodes de sa vie ou il avait pu obtenir satisfaction. Bien sûr, certains prétendraient qu'il n'était rien de plus qu'un gosse de riche et qu'il devait toujours avoir joui de tout ce qu'un gamin pouvait rêver – ce qui n'était pas faux – mais ce n'était pas parce que les biens matériels étaient comblés que le reste allait avec.

Quoi qu'il en soit, il resta silencieux alors qu'Andrea parlait d'une voix douce, mais assez ferme et froide. Une manière de pousser la femme à se confier sans aucun doute, même si ce n'était pas très probant étant donné que la prétendue Debra resta muette, même face aux photographies de la véritable madame Jenkins. Le seul point positif étant qu'elle avait l'air de se sentir coupable étant donné qu'elle esquivait leurs regards, peut-être que cela la pousserait à lâcher le morceau au final ? Pour le moment, Jonas préférait surveiller les réactions de la femme et ne la quittait pas du regard, il ne manqua donc pas de remarquer sa réaction face à l'accusation d'Andrea. Elle n'avait pas l'air coupable, mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne l'était pas. La culpabilité n'était pas une preuve d'innocence, surtout si elle l'avait tué pour se venger d'être rejetée ou quelque chose dans ce goût-là.

Il fut content d'avoir demandé l'assistance d'Andrea et s'en rendit réellement compte lorsque cette dernière parvint à l'amener là où elle désirait en montrant la photographie qu'il lui tendit. Visiblement, Lori était ennuyée et elle était à deux doigts de lâcher le morceau. Il eut beaucoup de mal à ne pas la secouer pour l'obliger à ouvrir la bouche, mais se contint et fut récompensé lorsqu'un mot traversa enfin les lèvres de la suspecte. Jonas soutint le regard qu'elle lui offrit en se déclarant désolée pour Bruce avant d'enchaîner sur des explications assez... bizarres. Il fallait avouer que le trentenaire ne savait pas trop s'il devait y croire ou non. Bien sûr, il savait que son père était suffisamment paranoïaque pour demander une aide extérieure, mais pourquoi l'avoir tenu hors de la confidence ? Même s'il savait que sa relation avec son géniteur n'était pas au beau fixe, Jonas sentit son cœur se serrer en comprenant qu'en vérité, il n'en avait strictement rien à faire de lui. Ou de son avis. Il ne valait pas mieux qu'une plante dans le décor. Fort heureusement, le Cooper était passé maître dans l'art de dissimuler ses émotions et il resta parfaitement neutre face à ces déclarations.

Quand elle eut terminé ses déclarations, le regard qu'il échangea avec Andrea fut aussi sceptique que le sien. Devaient-ils croire à toute cette histoire ? Elle semblait juste.... incroyable justement ! Cela dit, Jonas savait que son géniteur soutenait de nombreuses associations caritatives – c'était bon pour l'image – et qu'il n'avait jamais été très hostile à l'égard des méta-humains. C'était les Supers qui l'ennuyaient, il n'y avait que Jonas qui les détestait réellement. Alors, ce n'était pas si improbable que ça.

Après une pause qui lui sembla durer des heures, il répondit enfin.

« Je n'ai jamais entendu parler de ça, pourtant mon père n'avait rien à craindre de moi. Je n'allais pas le trahir pour le faire assassiner, il m'en aurait parlé si c'était vrai. » Lori sembla surprise.
« Je suis aussi étonnée que vous qu'il ne l'ait pas fait, mais il a dû vouloir minimiser les risques en évitant d'en parler autour de lui. »
« Je ne suis pas n'importe qui. J'étais aussi concerné, ces menaces de mort auraient pu s'appliquer à sa famille et personne de nous n'était au courant. » La jeune femme semblait embarrassée.
« Je comprends votre position, mais je n'en sais pas plus. Il m'avait demandé de n'en parler à personne, mais il ne se confiait pas à moi. Il ne m'a jamais dit ce qu'il comptait faire pour vous, vos sœurs ou votre mère. »

Jonas croisa ses bras devant lui. Il connaissait son père et savait bien que sa famille n'avait pas été désirée. Il voulait fonder une société plus qu'une famille et ses enfants étaient des outils, pas des êtres qu'il chérissait. Bruce devait l'avoir considéré comme inutile dans cette manœuvre et n'avait donc pas jugé nécessaire de le prévenir. Le Cooper était habitué à ce genre de traitement, c'était pourquoi il n'avait jamais été proche de son père, cependant, cela ne lui évitait pas certaines déceptions. Notamment celle de comprendre que ses soupçons sur l'amour que Bruce portait à ses enfants, étaient justifiés.

Il haussa finalement les épaules comme si c'était sans importance, puis tourna la tête vers Andrea.

« Tu crois que vous pouvez vérifier ces informations ? Je n'ai rien trouvé qui atteste cette histoire dans les documents de mon père, mais s’il ne m'a pas prévenu, j'imagine qu'il n'a laissé de traces nulle part. Cela dit, un changement d'identité ou des manipulations génétiques sur des humains, ça ne disparaît pas comme ça, non ? » Après, il n'y connaissait pas grand-chose. Ce n'était pas lui l'expert. Il regarda Lori. « Vous n'avez aucune idée de ce qui peut être à la source de cet attentat ? À quand remontent les menaces ? »
« Plusieurs années. Mais elles étaient devenues plus fréquentes depuis environ un an. » Nouveau regard à Andrea.
« Tu penses qu'on a cherché trop récemment ? »

Concernant les articles pouvant avoir déclenché toute cette histoire.
 
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Message posté : Sam 21 Mai 2016 - 19:36 Message
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Le regard d’Andrea n’avait pas quitté la femme, pas une seule fois de tout le temps où elle parla. Et lorsqu’elle eut fini, son regard persista encore quelques instants avant de se tourner vers Jonas, aussi interdit qu’elle. Il fallait le comprendre ; Ce qu’elle disait était tout bonnement invraisemblable, et pourtant empreint d’une sincérité, décrit avec une telle véracité, que si c’était un mensonge, il était particulièrement bien ficelé. Un peu trop bien ficelé à son goût. Ses sourcils froncés au-dessus de ses yeux opalins, la jeune femme observa Lori répondre aux interrogations de son accompagnateur, visiblement décidé à creuser l’histoire un peu plus en profondeur. Une initiative qui ne l’étonnait guère, venant de lui. Encore une fois, la suspecte s’exprima d’une voix intelligible et assurée même plongée dans le trouble de se sentir acculée par les propos de Jonas, ce qui ne manqua pas de désemparer un peu plus l’agente. Cette femme, qui qu’elle soit, peu importe que son histoire soit vraie ou non, transpirait la franchise.

Une légère pointe au cœur, Andrea observa le visage impassible de Jonas, lequel faisait pourtant face à une déconvenue sévère. Apprendre que son père n’avait pas envisagé un seul instant à la sécurité de sa famille, ce n’était pas spécialement plaisant à entendre. Mais Bruce n’avait jamais semblé un père aimant. Plein de convictions, certainement, mais pas aimant. Pas aimant mais pas inconscient non plus, et c’était ce qui la dérangeait dans cette version de l’histoire. Aurait-il réellement risqué sciemment la vie de ses enfants et de sa femme en maintenant le secret alors qu’il aurait semblé plus logique de le leur partager ? Au moins pour qu’ils puissent prendre eux-mêmes des précautions ! Même pour quelqu’un qui se détachait, émotionnellement parlant, c’était ce qu’il y avait de plus rationnel. De plus pragmatique, ce que Bruce Cooper était, à n’en pas douter. Alors pourquoi ?

Peut-être que les menaces lui étaient spécifiquement adressées ? Et encore, il n’y avait aucun moyen qu’il soit certain que ses bourreaux ne s’en prendraient qu’à lui. Sauf… Sauf s’il connaissait son agresseur. Une moue ourlait la lippe d’Andrea lorsque l’éditeur l’interpella. Papillonnant quelques instants des paupières, elle plongea ses prunelles dans celles de Jonas. Si elle pouvait vérifier les informations ? En tirant quelques ficelles, probablement.

« Je peux essayer, oui, affirma-t-elle. Si ça implique le gouvernement, ce n’est pas impossible qu’on ait fait pression sur ton père pour que ça ne s’ébruite pas. Il doit encore exister des traces, mais sois certain qu’ils auront essayé d’en faire disparaître le maximum alors ce n’est pas certain qu’on puisse mettre la main sur quelque chose. » Malheureusement, c’était souvent le cas quand Big Brother s’en mêlait. Peut-être Lori pourrait-elle les conduire dans les locaux des laboratoires où elle était maintenue tandis qu’on expérimentait sur elle ? Comme preuve, ce serait suffisant si tant est que de tels locaux avaient un jour existé et existaient encore mais ça, Andrea en doutait très sérieusement. Si, par chance, c’était le cas, ils auraient peut-être la chance de mettre quelque chose d’encore plus gros à jour. Oh, elle n’était pas assez naïve pour croire que c’était le genre de pratiques auxquelles on mettait fin aussi simplement. Si ça avait existé, ça existait encore quelque part.

Son regard glissa sur le visage de Lori, creusé de larges sillons larmoyants. « Elles sont devenus plus fréquentes donc il a décidé de faire appel à vous ? Elle acquiesça. Il les a conservées ces menaces ? Où ? C’était par téléphone ? »
Lori leva le regard vers la métisse Ultime avant de secouer la tête. « Pas par téléphone, il craignait visiblement que Bruce soit mis sur écoute. Ce sont des lettres, ajouta-t-elle. Je ne suis pas sûre mais je crois qu’il a parlé de les avoir brûlées. »

Une impasse. Andrea secoua la tête et soupira, avant de s’adresser à Jonas : « Tu devrais appeler le journal, leur demander de chercher dans des articles antérieurs. Je dirais sur les cinq dernières années. Dis leur de te contacter s’ils trouvent quoique que ce soit de pertinent. » Le temps de le laisser passer son appel, la jeune femme s’éloigna de lui, s’approchant des agents de la police scientifique qui venaient de faire irruption dans l’appartement pour leur indiquer les pistes qu’ils devaient avant tout creuser : l’authenticité de la photo, et l’ADN de la dénommée Lori Greene. Après quoi, bras croisés, elle attendit qu’il revienne auprès d’elle pour décider de la suite. Ils avaient trois possibilités : essayer de creuser la piste des laboratoires par eux-mêmes, attendre qu’Andrea ait pu obtenir les informations concernant le changement d’identité et l’implication du gouvernement dans la fermeture d’une structure d’expérimentations humaines, attendre que les stagiaires ait déniché une piste sérieuse concernant l’identité du meurtrier. Dans deux cas sur trois, ils étaient dans un cul-de-sac en attendant d’avoir de nouvelles informations. Sauf si Jonas avait une idée d’où pouvait se trouver ces lettres, ce dont elle doutait.

Lorsqu’il revint auprès d’elle, elle lui présenta les options dont ils disposaient. « Tu penses que son histoire vaut le coup qu’on se mette à la recherche de ce complexe ? Le questionna-t-elle. Oui, c’était elle l’enquêtrice, mais son avis lui importait – d’autant que la tournure des événements l’avait quelque peu décontenancée. Je sais pas du tout quoi en penser… J’ai l’impression que je peux la croire, mais d’un autre côté c’est tellement gros. D’autant qu’à côté de ça, on peut avoir des informations fiables. Mais ça implique de devoir attendre, d’attendre de devoir dépendre des découvertes d’autres personnes… »

Que ne pouvait-elle se dédoubler ! Elle décroisa ses bras et porta ses mains à son visage, qu’elle frotta comme pour essayer d’évacuer les idées qui lui tournaient et lui tournaient en tête. Par ailleurs, sa migraine avait recommencé à lui vriller les tympans, et quoique décide Jonas, il allait falloir qu’elle fasse un saut à la pharmacie.


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Message posté : Mer 25 Mai 2016 - 11:29 Message
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Même s'ils n'étaient pas certains de trouver quelque chose, mieux valait s'en assurer. Parfois, le hasard ou la malchance voulait que quelques traces subsistent et qu'ils puissent dénicher ne serait-ce qu'un début de piste. Jonas était un peu largué, il avait du mal à croire tout ce qu'il venait d'entendre, mais ne pouvait pas s'empêcher de songer qu'il y avait un fond de vrai. Au final, Bruce avait toujours été un mystère pour son fils aîné. Jonas n'avait jamais été capable de savoir ce que son géniteur pensait réellement et il avait toujours été convaincu que l'homme aurait été prêt à sacrifier sa famille si cela avait servi ses intérêts. Il n'aimait ni sa femme, ni sa progéniture. Les trois enfants avaient vu le jour parce qu'ils serviraient pour la suite – comme en reprenant le journal ou en faisant de « bons mariages » pour les filles – donc autant dire que la possibilité que Bruce ait caché quelque chose d'aussi grave n'était pas si improbable.

Mais même s'il avait promis à Andrea de ne rien dissimuler, il ne se voyait pas avouer quelque chose de ce genre. Jonas avait un fond de fierté et apparaître comme un vulgaire objet pour son propre père n'était jamais agréable. Surtout lorsque vous étiez loin d'être quelqu'un d'agréable et que personne ne devait vraiment tenir à vous.
En bref, il ne voulait pas de l'éventuelle pitié de la brune.

En tous les cas, ils étaient dans une impasse : visiblement il n'y avait aucune preuve de l'existence de ces lettres vu que Bruce prétendait les avoir brûlées – enfin d'après la jeune femme – et il n'y avait aucun appel qui pouvait être retracé. Autant dire qu'il y avait de quoi s'interroger. Toujours silencieux, le trentenaire tourna la tête vers Andrea lorsque cette dernière reprit la parole pour lui conseiller d’appeler le journal et de modifier les critères de recherche. Le jeune homme acquiesça d'un hochement de la tête avant de se détourner pour s'éloigner un peu. Il tira son téléphone de sa poche et composa le numéro de sa secrétaire qui gérait les stagiaires sur cette affaire. Sans entrer dans les détails, ni même l'informer de l'avancée de l'enquête, Jonas lui expliqua qu'elle allait devoir agrandir la zone de recherche et lui somma de le prévenir à la moindre trouvaille digne de ce nom. Bien qu'un peu surprise, la jeune femme confirma qu'elle s'en chargeait et Jonas raccrocha avant de revenir vers l'agent.

Cette dernière proposa une recherche du complexe tout en précisant que c'était assez gros comme histoire. Jonas avait aussi du mal à y croire en vérité, mais c'était presque leur seule piste, donc autant l’exploiter et voir ce que ça donnerait, non ? Hochant la tête, il répondit d'un ton calme.

« Je t'avoue que j'ai aussi du mal à y croire, mais c'est la seule piste digne de ce nom qu'on a trouvé jusqu'à présent. Autant voir ce qu'on peut en tirer. Au pire des cas, ce sera du temps perdu, au mieux... on aura quelque chose de plus sérieux. » Même s'il n'y croyait pas trop. « Je ne sais pas si les stagiaires trouveront quelque chose, ces personnes ont l'air d'avoir été vraiment prudentes, alors j'aurais tendance à dire que toutes les idées sont bonnes à prendre. »

Il songeait surtout au fait que la disparition de Bruce pouvait avoir poussé les criminels à s'en prendre au reste de sa famille. Pas lui vu qu'il n'avait eu aucune menace, mais pourquoi pas ses sœurs ou sa mère ? Certes, ces dernières n'étaient pas mêlées au Herald, mais peut-être que ce n'était pas ça qui les énervait réellement ? En tous les cas, même s'il n'était pas un frère et un fils aimant, Jonas ne voulait pas laisser sa famille prendre des risques. C'est pourquoi il enchaîna assez rapidement :

« Je n'ai eu aucune menace depuis sa mort, alors j'en déduis qu'ils ont dû atteindre leur but. Autant dire qu'ils risquent de disparaître dans la nature, surtout que ça remonte à quelques temps maintenant. »

Il s'en voulait presque d'avoir patienté aussi longtemps, mais c'était fait. Jonas laissa donc Andrea régler les derniers détails avant de quitter l'appartement pour préparer la suite. Il était assez surpris qu'elle tolère sa présence aussi longtemps : habituellement, les gens avaient tendance à vouloir l'éloigner du centre des débats étant donné qu'il était considéré comme un journaliste, mais pour une fois, ça changeait. Cela dit, c'était aussi une histoire qui le concernait directement, contrairement aux autres.
Lorsqu'ils furent à l'extérieur, le téléphone du trentenaire sonna et il décrocha avant d'écouter quelques secondes, puis raccrocha et porta son regard sur la brune.

« Apparemment, ils viennent de tomber sur un article qui parle d'un homme d'affaire qui essayait d'acheter des vieux bâtiments dans le quartier industriel et qui aurait été soupçonné de tricher pour obtenir les permis de reconstruction. Il y a des notes ajoutées à l'article où Bruce parle d'une pression et d'un chantage qu'il aurait pu subir. Elle m'envoie l'article. »

Au moment où il disait ces quelques mots, son téléphone vibra et il put afficher l'article et les notes en question. Son regard se posa sur Andrea, se demandant si le nom de l'homme lui rappelait quelque chose.
 
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Message posté : Jeu 26 Mai 2016 - 20:54 Message
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La jeune femme envisageait sans mal ce que l’histoire pouvait avoir de perturbant pour Jonas, et c’était d’autant plus vrai qu’il était directement impliqué. Alors qu’ils progressaient dans leur enquête, les choses n’avaient fait que devenir plus et plus compliquées, et de surcroît, de plus en plus tiré par les cheveux. Cerise sur le gâteau, ils venaient de mettre la main sur une affaire totalement improbable de tests illégaux sur des sujets humains. C’était trop. Même elle, pourtant habituée de ce genre d’enquêtes, commençait à ressentir une espère de lassitude à cette impression d’avancer mais de piétiner, de dénouer des intrigues qui ne faisaient qu’ajouter plus de nœuds en amont de leurs recherches. Ce n’était plus seulement ennuyant, c’était carrément frustrant. Et elle n’imaginait pas ce qu’il devait en être pour le jeune homme, qui devait attendre plus que quiconque le dénouement de l’investigation. Et c’était bien pour ça qu’Andrea s’acharnait à remuer ciel et terre pour obtenir des réponses. Pas spécialement parce qu’il s’agissait de lui, leurs rapports n’ayant jamais été cordiales, mais justement parce qu’il aurait pu être n’importe qui en quête de vérité. Et tout le monde méritait de connaître la vérité.

Elle acquiesça d’un signe de tête les propos de Jonas. Ils ne perdaient rien à aller y jeter un coup d’œil, comme le lui avait si justement fait remarquer le jeune homme, sinon du temps. Et ils avaient peut-être l’occasion de confirmer au moins un des pans de l’histoire de la jeune femme. Deux, s’ils découvraient que la photographie est authentique. Trois, s’il s’avérait bien que Lori était sous le coup d’un changement d’identité à la demande du gouvernement. Et quelqu’un qui était prêt à avouer autant de faits ne pouvaient pas décemment mentir sur d’autres : mais ça, c’était de la pure statistique, et Andrea ne prendrait de toute façon jamais de telles informations pour acquises.

« Je vais demander à ce qu’on y soit conduits par le SCPD, glissa la métisse Ultime à l’éditeur, Lori nous accompagnera vu qu’elle est la seule à savoir où se trouve ce complexe sans avoir de plus amples informations. J’espère qu’on va enfin trouver quelque chose de concret. » Elle l’écouta ajouter qu’il n’avait reçu aucune menace depuis la mort de son père, ce qui laissait sous-entendre qu’il devait avoir atteint leur but en éliminant Bruce. C’était effectivement la piste la plus probable ; Qu’il s’agisse d’un règlement de compte ou d’une tentative de le faire taire, ils avaient rempli leur objectif et ne semblaient pas s’intéresser au reste de la famille Cooper. Peut-être cela n’avait-il rien à voir avec le journal au final ? Ou peut-être que le Cooper disposait d’informations sensibles dont Jonas était ignorant, ce qui le mettait à l’abri ? Elle supposait qu’ils le découvriraient bien assez tôt. « C’est possible oui. Mais reste tout de même prudent, et n’hésite pas à sonder les membres de ta famille pour savoir s’ils n’ont vraiment rien reçu. Peut-être qu’elles n’oseraient pas en parler. Elle haussa les épaules. Mais tu es mieux placé que moi pour le savoir. »

Alors que son téléphone s’était mis à vibrer, la jeune femme s’excusa un instant auprès de Jonas pour s’éloigner et pouvoir répondre. Il s’agissait de son contact du FBI, lequel détenait les réponses qu’ils attendaient : oui, Lori Greene avait bien été déclarée disparue il y avait quatre ans de ça, l’année où la photo avait été prise. Oui, son identité avait bien été attribuée à une autre femme mais il leur était impossible de remonter au-delà de l’attribution, ce qui était étonnant vu que les fichiers du genre gardaient une traçabilité de ce genre de procédures. D’ailleurs cette fois-ci n’avait pas fait exception, sauf qu’il leur était impossible de le consulter : le dossier disposait d’un accès restreint, et eux n’avaient pas les droits nécessaires pour pouvoir le parcourir. Sans oublier de remercier son contact, dont l’aide lui était inestimable, la jeune femme raccrocha et s’apprêta à communiquer les nouvelles qu’elle avait apprises auprès de Jonas. Mais visiblement elle n’était pas la seule à avoir fait des découvertes. Des menaces, et du chantage pour obtenir des permis de construire ? C’était exactement le genre d’articles qu’ils recherchaient.

Elle prit le téléphone entre ses mains, parcourut l’article du regard, les sourcils froncés. « Oui, ça pourrait coller… C’est vraiment étrange, ça ne me dit rien du tout. »

« Moi ça me parle, fit une voix bourrue. Andrea se tourna pour planter son regard dans celui de l’officier de police qui se trouvait derrière elle. Vot’ type là, il désigna la photographie de son doigt grassouillet, il a fait déloger par la police des centaines de familles dans le quartier industriel pour pouvoir construire des bâtiments de luxe, y’a quelques mois de ça.
» Vous voulez dire qu’il a obtenu son permis de construire ? L’interrogea la jeune femme, visiblement surprise.
» J’en sais pas plus madame, conclut l’agent.

« Si c’est le cas, c’est que ton père n’aura pas fourni les informations nécessaires pour pouvoir mettre un terme aux projets de cet homme. Ou qu’il n’en a pas eu le temps, ajouta-t-elle d’un air sombre en se tournant vers Jonas. Peut-être même qu’il s’apprêtait à le faire le jour où il a été tué. Lori sait peut-être ça. D’ailleurs ça me semble vraiment étrange… Elle réfléchit quelques instants. Si c’est bien cet homme d’affaire la cause de tout ça, il n’aura pas agi seul et aura forcément fait appel à quelqu’un d’autre, donc ça veut dire qu’il manque un pion. Mais qui ? Pas un professionnel non, on est d’accord là-dessus, le mode opératoire est trop grossier. Quelqu’un avec des connaissances, mais pas habitué à faire ça donc pas un mercenaire. Mais quelqu’un avec un passé militaire et qui agit par vengeance. La jeune femme s’arrêta quelques instants, les yeux écarquillés et se tourna vers Jonas : Attend, attend… ça me dit quelque chose ça. Un article que j’ai lu quand on cherchait, un mec qui a été viré à cause d’une faute professionnel. Si c’est le Daily qui l’a annoncé dans la presse, ça peut être un motif suffisant ! »

Et si c’était vrai, c’était la dernière pièce qu’il manquait à leur puzzle. Restait à savoir si Andrea n’avait pas rêvé cet article, et si Jonas voyait ce à quoi elle faisait référence.
 
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Message posté : Mar 31 Mai 2016 - 11:51 Message
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La prudence ne faisait pas vraiment partie des habitudes du trentenaire et il savait que si jamais sa sœur ou sa mère avaient eu le moindre problème, elles l'auraient informé. Pourquoi ? Parce que sa génitrice était une femme soumise qui avait toujours obéi au doigt et à l’œil à Bruce. Elle avait donc reproduit le même comportement avec son fils à la mort de son époux et ne serait tout bonnement pas capable de lui dissimuler quoi que ce soit. Quant à Casey, après ce qu'il avait fait pour elle lorsqu'elle avait été « prise en otage » par le propriétaire du Cirque des Damnés, il savait qu'elle ne pourrait rien lui cacher non plus. Non, il était convaincu que les deux femmes ne savaient rien, sinon elles lui en auraient parlé sur-le-champ.
Mais ce n'était pas le genre de commentaire qu'on faisait à une représentante de la loi, il se contenta donc de hocher la tête.

Alors qu'ils se demandaient ce que valaient les informations récoltées, un policier se mêla de la discussion en montrant la photographie pour les informer de ce qu'il avait fait quelques mois plus tôt. Jonas fronça légèrement les sourcils : il savait que son père n'était pas un ange et qu'il se fichait bien des problèmes des pauvres ou des citoyens lambda, cependant il avait toujours détesté que les riches profitent d'avantages. Il aurait sans aucun doute mis à jour une magouille s'il y en avait eu une à ce sujet et ne se serait pas laissé acheter. Bruce avait de gros défauts, mais la corruption n'en faisait pas partie. Il était intègre. Peut-être un peu trop pour une ville comme Star City.

Les hypothèses émises par Andrea étaient particulièrement crédibles, mais Jonas avait du mal à faire le lien entre tous les éléments. Il manquait quelque chose et lorsqu'elle fit référence à un homme viré pour faute professionnelle, il eut besoin de quelques instants pour retrouver l'article en question dans ses souvenirs. Finalement, il acquiesça.

« Je m'en souviens. Nos détracteurs ont même prétendu que si ça avait été un policier, le Herald aurait passé l'éponge. Il appartenait à un organisme privé, mais le nom m'échappe. Je me souviens des liens faits entre lui et les héros qui agissent en free-lance. » Donc sans droits particuliers comme les policiers par exemple. « Ce n'est pas impossible qu'il soit mêlé à cette affaire, ça avait fait pas mal de bruit durant quelques semaines. Un homme bien renseigné y aurait vu une possibilité intéressante si l'affaire des permis était déjà engagée. »

Il expédia un rapide message à sa secrétaire pour lui demander de trouver des documents le concernant, puis ils se rendirent auprès de Lori histoire de lui demander quelques éclaircissements. La jeune femme avait toujours l'air assez stressée, mais beaucoup plus calme depuis qu'elle avait compris qu'elle était démasquée. Comme quoi, elle ne devait pas vivre avec une conscience vraiment apaisée !
Jonas prit la parole en premier.

« Est-ce que vous avez entendu parler d'une affaire sur l'achat de terrain et la construction de bâtiments de luxe dans la zone industrielle ? » Elle sembla surprise et fronça légèrement les sourcils.
« Qu'est-ce qui vous fait croire ça ? »
« Nous avons plusieurs raisons de penses que mon père avait découvert quelque chose à ce propos. Qu'il soupçonnait cet homme de tricher pour obtenir ses permis aux dépends des citoyens de la ville et que le concerné n'aurait pas apprécié de voir l'éditeur du Daily Herald mettre son nez dans ses affaires. C'était une question de gros sous. » Elle réfléchit quelques instants.
« Honnêtement, je ne sais pas précisément ce qu'il craignait. Il ne me disait pas les choses aussi clairement, vous savez comment il fonctionnait. Mais je sais que c'était une affaire d'argent, oui. Il m'avait simplement dit que son article allait faire chuter une grande fortune et risquait de changer la face du monde des affaires de la ville. »

Jonas posa les yeux sur Andrea comme pour savoir ce qu'elle pensait de cette histoire, puis il détourna brièvement le regard pour réfléchir un peu. Cette affaire lui semblait juste énorme et c'était donc plus que crédible d'imaginer Bruce garder toute cette histoire totalement secrète. Il était tellement paranoïaque....

« Attendez. » Il reporta ses yeux sur Lori. « Vous avez parlé d'un article ? Il l'avait déjà écrit ? »
« Euh, je ne sais pas. Il m'avait juste dit ça. Il s'en occupait personnellement je crois. » Bredouilla-t-elle.
« Je vois. » Lori porta les yeux sur Andrea.
« Vous ne croyez pas qu'on devrait interroger l'homme en question ? Enfin vous, j'ai conscience que je ne participe pas à votre affaire, mais je pourrais être utile je pense. Même s'il ne me disait rien de précis, je pourrais faire le lien entre certaines informations ? » Elle regarda Jonas. « Enfin, si vous n'y voyez pas d'inconvénients. »
« L'affaire appartient à l'agent Parker, la décision lui revient. »

Et lui, seul le résultat comptait.
 
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Message posté : Mar 31 Mai 2016 - 14:59 Message
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La jeune femme poussa un soupir. Ils commençaient à voir le bout du tunnel, comme si un voile venait de s’ôter de sa vision obscurcie par les questionnements et elle était confiance – sinon ravie – de la suite de leur entreprise. Les hypothèses qu’elle avait avancées au sujet du chaînon manquant avaient semblé trouver grâce aux oreilles de Jonas, qui les avait silencieusement approuvées. Et maintenant qu’elle regardait la globalité de l’affaire, il lui semblait que les pièces éparses commençaient à assembler un puzzle des plus convaincants. Ses idées ne semblaient pas incohérentes, loin de là. Plus encore, il y avait quelque chose qui lui disait qu’ils étaient sur la bonne voie, et cela même si Andrea n’avait pas pour habitude de suivre son instinct. Encore que, depuis quelques temps, il lui arrivait d’y prêter attention plus qu’à l’accoutumée, comme si une entité lui murmurait directement à l’oreille le chemin à emprunter.

« Oui c’est exactement de cette affaire que je veux parler ! S’exclama-t-elle. C’était une entreprise de… De… Elle claqua des doigts avec impatience, fermant les yeux pour mieux se concentrer sur le contenu de l’article qu’elle parvenait enfin à mieux situer. Non, argua-t-elle ouvrant les yeux, tournant son regard vers Jonas. C’était une société militaire privée, vous aviez comparé les actions de certains de leurs membres à du mercenariat. La société avait récusé toutes les accusations mais avait licencié des membres pour l’exemple, ça avait fait un tollé auprès des associations. »

Et avait donc eu des échos retentissants dans la presse. Autant dire que n’importe quelle personne mal intentionnée aurait pu largement tirer profit de la colère d’une (ou de plusieurs) personne(s) pour l’obliger à accomplir des crimes qui la dépassaient, comme celui de commettre un meurtre. Il suffisait que la personne soit instable psychologiquement, moralement limitée ou ait des soucis financiers pour qu’elle se laisse embrigader dans des histoires comme celle-là, c’était un cas de figure qui se présentait très régulièrement. Force était de constater que dans ce genre de milieux, ce profil psychologique était plus que courant – restait donc à savoir s’ils allaient réussir à mettre la main sur la main armée de l’assassinat de Bruce. Si tant est qu’ils cherchent dans la bonne direction.

Silencieusement, Andrea observa Jonas s’approcher de la suspecte pour lui poser quelques questions au sujet des nouvelles informations qu’ils étaient parvenus à dénicher. Si Lori n’était maintenant plus totalement prostrée dans la culpabilité, elle ne semblait pas toujours totalement relaxée et son regard voilé laissait toujours planer une ombre sur laquelle l’agente ne parvenait pas encore à mettre le doigt. Pourtant, quelque chose lui disait qu’elle ne leur cachait rien d’autre qu’une honte cuisante. L’éditeur lui demanda si elle était au courant de quoi que ce soit qui ait rapport avec l’implication d’un richissime entrepreneur immobilier, mais elle répondit par la négative, arguant qu’elle n’était au courant de rien à ce propos sauf que c’était un affaire qui allait avoir des répercussions conséquentes sur le monde des affaires. La jeune femme eut une moue perplexe : en soi, n’était-ce pas une information d’importance capitale ?

Lorsque Lori émit l’hypothèse de les aider dans l’affaire, Andrea éprouva aussitôt de la méfiance ; Pourquoi voulait-elle se joindre à leur investigation ? Pour s’épancher de la culpabilité qu’elle ressentait à ne pas avoir pu protéger Bruce Cooper ? Ou avait-elle un autre objectif ? La jeune sembla réfléchir quelques instants, puis avisa que c’était peut-être la meilleure chose à faire pour le moment, et qu’elle n’aurait qu’à redoubler de prudence si elle craignait que Lori ne les trahisse.

« C’est toujours très compliqué de s’en prendre à des gros bonnets. Si ce qu’on suppose est vrai, il n’aura pas hésité à éliminer un homme influent parce qu’il s’était mis en travers de sa route. Alors, imaginez ce qu’il pourrait faire de nous. Non, on ne peut pas aller à la confrontation d’homme comme ça il faut le piéger. Et la clé, c’est l’homme qui a placé la bombe sous la voiture de Bruce Cooper. Sitôt qu’on aura identifié de qui il s’agit, on aura un levier contre le véritable instigateur. Qu’en dis-tu Jonas ? Elle marqua une pause, se tournant vers Lori. Si on vous montrait des photos, vous seriez capable de reconnaître quelqu’un que vous avez déjà croisé ? Ou de vous souvenir d’un nom que Bruce aurait évoqué devant vous ? » Ce n’était pas impossible, après tout certaines personnes étaient dotées d’une excellente mémoire photographie et physionomique. Elle-même en faisait partie, ayant appris à la travailler lorsqu’elle était au FBI. Et c’était une capacité qui lui avait été utile plus d’une fois au cours de sa carrière, lui permettant d’établir facilement des liens entre des affaires par le simple fait d’un visage qui lui était familier. Si Lori s’en montrait capable, il faudrait compter sur le fait qu’elle ait déjà croisé l’homme en question, ou qu’elle ait déjà entendu parler de lui. Après quoi il leur faudrait encore retrouver ses coordonnée, s’y rendre, espérer qu’il y soit toujours, espérer qu’il coopère. Et ça, il ne fallait pas y compter malheureusement… Autant dire qu’il leur restait de la route à faire !

Et qu’ils avaient encore à attendre que l’article soit parvenu à Jonas.
 
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Message posté : Ven 3 Juin 2016 - 12:04 Message
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La perspective que Bruce se soit mis en danger – ainsi que sa famille – pour faire tomber un gros bonnet n'étonnerait guère Jonas. Ce dernier connaissait bien son géniteur et il savait que le travail passait avant tout le reste. Le Cooper n'aurait jamais fermé les yeux sur une affaire aussi importante et cela même s'il avait reçu des menaces de mort. La présence de Lori en était la preuve : il avait préféré s'entourer de protecteurs plutôt que de faire machine arrière. Au fond, le trentenaire ne pouvait pas lui en vouloir : lui-même ferait pareil. Depuis le départ de sa sœur jumelle, plus personne ne comptait réellement pour lui et Jonas n'hésiterait donc pas à agir de la même manière.

Quoi qu'il en soit, Andrea avait raison : ils ne pouvaient pas aller au devant des problèmes. C'était trop risqué et Jonas n'avait aucune envie que l'homme puisse s'en tirer. Oh, se mettre en danger ne l'effrayait pas vraiment, mais il valait mieux éviter de passer pour un suicidaire aux yeux d'un agent de l'UNISON ! Même s'ils faisaient une trêve, le trentenaire n'oubliait pas que les choses pouvaient rapidement s'aggraver.

Rester en retrait allait tout de même se révéler pénible et compliqué. Jonas était un homme d'action, malgré le fait qu'il n'était qu'un citoyen, donc autant dire qu'il allait éprouver de grosses difficultés à attendre que l'UNISON déniche des informations. Bien sûr, en les contactant il s'était douté que ce serait le cas, mais il y avait une différence entre l'imaginer et le vivre. Son visage se referma un peu, mais il hocha finalement la tête avant de poser ses yeux clairs sur le visage de la jeune femme.

« Ça me semble une bonne idée. »

Elle ne le connaissait certainement pas assez pour se douter qu'il disait cela du bout des lèvres. Le Cooper détourna le regard pour observer Lori qui n'avait pas encore répondu à la question de l'agent. Les contemplant tour-à-tour, elle finit par acquiescer avant de répondre oralement.

« Je pense. J'ai toujours été une bonne physionomiste, mais je ne saurai pas forcément qui est qui. Monsieur Cooper voyait vraiment beaucoup de monde et il me mettait rarement au courant des détails. »

Jonas ne pouvait qu'approuver ! Il savait parfaitement que son géniteur avait tendance à garder ses secrets, quitte à pouvoir se mettre en danger.
Alors que les deux femmes échangeaient, le téléphone du trentenaire sonna et il y jeta un coup d’œil, constatant que son assistante lui avait envoyé l'article en question. Décidément, elle méritait son salaire et elle ne posait aucune question en retour ! Il consulta rapidement ce qu'elle lui avait expédié avant de tendre l'appareil à Andrea, laquelle saurait aussitôt s'il s'agissait de l'article auquel elle pensait.

« Ça correspond à ce que tu as dit. Visiblement c'était une très grosse société, il y a donc plusieurs responsables. Rien ne nous dit que c'est le président qui a fomenté tout ça, parfois les seconds sont tout aussi dangereux parce qu'ils espèrent pouvoir hériter de tout ça. » Il marqua une brève pause. « Je sais que le président est assez âgé, à peu près le même âge que mon père. » Dans les soixante-dix ans. « On peut envisager que c'est un second. Ou lui qui espère prouver qu'il tient encore la route. »

Trop de possibilités et trop peu de temps ! Le Cooper soupira légèrement. Il donnait l'air de prendre les choses avec distance, mais la vérité était bien différente : il avait du mal à accepter de jouer l'assistant. Ce n'était pas sa fierté qui parlait, mais juste son caractère. Andrea n'y pouvait rien, Lori non plus, c'était pour cette raison qu'il faisait son maximum pour gommer son sale caractère – ce qui n'était pas chose aisée.
Son regard se posa à nouveau sur l'agent.

« Et comment comptes-tu procéder pour identifier le responsable de la bombe ? Logiquement, il n'aura jamais rencontré mon père, non ? Ce n'est qu'une seconde main, il ne savait peut-être pas qui il visait. » Après tout, ignorer quelque chose évitait qu'on veuille trahir. « Je ne m'y connais pas trop dans ce domaine. » Contrairement à elles deux. « Est-ce que je peux faire quelque chose ? »

Que ce soit via les articles ou autre chose. Rester en spectateur risquait d'être difficile pour lui, même s'il s'y plierait si c'était le seul moyen.

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Message posté : Mer 8 Juin 2016 - 20:11 Message
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La jeune femme fut ravie de constater que Jonas abondait dans son sens sur la démarche à suivre pour la suite de l’enquête, ce qui la confortait dans les décisions qu’elle avait pris. D’une certaine manière, même si elle était seule en charge de l’enquête, Andrea avait besoin de son approbation à chaque nouvelle étape. Après tout, c’était lui qui avait fait appel à elle et à l’UNISON pour tirer au clair le meurtre de son père et c’était aussi entre ses mains que reposait le choix de continuer ou d’arrêter de chercher des réponses. S’il décidait qu’il en savait assez, ou que la démarche devenait trop risquée pour continuer, la jeune femme n’insisterait pas pour qu’il creuse encore dans une affaire qui semblait de plus en plus complexe. Ou, tout du moins, n’insisterait pas trop. Mais force était de constater que le jeune homme était doté de sacrées tripes et d’une volonté de fer, deux des rares traits de caractère qu’ils partageaient et qu’elle savait lui reconnaître. Ça et une franchise piquante qui les avait de trop nombreuses fois mis en porte-à-faux.

Le regard d’Andrea s’était tourné sur la prévenue, laquelle se portait volontaire pour aider à identifier le meurtrier, ce qu’elle acquiesça d’un signe de tête. Toutes les aides étaient bonnes à prendre, d’autant que l’agente commençait à sentir qu’ils se trouvaient dans une nouvelle impasse tant qu’ils ne décideraient pas de s’attaquer frontalement à l’instigateur de l’assassinat. De toute son expérience, et même si elle se doutait que l’atermoiement devait être insupportable pour l’éditeur, le mieux à faire était encore d’attendre que l’un des mercenaires soit mis à découvert par le travail des autres investigateurs qui s’occupaient du dossier. Il fallait voir l’affaire comme une succession de leviers ; Bruce avait fait pression sur une société d’immobilier dont le patron – ou un de ses seconds – avait fomenté le projet de l’éliminer avant que l’affaire ne prenne trop d’importance. Après la publication de l’article, ils n’auraient eu d’autre choix que d’abandonner leur projet de construction de lotissement luxueux dans les quartiers industriels.

Mais Bruce avait également fait pression sur une entreprise paramilitaire, ce qui avait entraîné le licenciement de quelques-uns de leurs employés, parmi lesquels se trouvait le coupable. Et ça, la métisse Ultime n’en doutait pas. Il avait alors suffi d’appuyer sur le bon pion – ou de faire basculer le bon levier – pour le pousser à commettre l’irréparable ; Quoi de plus simple quand on possédait justement le meilleur moyen de faire pression sur quelqu’un ? L’argent, toujours l’argent. Ou peut-être quelque chose de plus sentimental. Peu importait la raison finalement, puisqu’ils étaient parvenus à leur fin. La jeune femme était toujours plongée dans ses pensées lorsque Jonas l’interpella, lui montrant les articles qu’ils avaient demandés à la secrétaire de l’éditeur.

« C’est effectivement de ça que je parlais. Elle cueillit le portable des mains, parcourant rapidement les articles. Je mettrais ma main à couper que le coupable fait partie des licenciés, argua-t-elle, ils sont moins d’une dizaine ce qui est une bonne chose, ça va grandement nous faciliter les recherches. Et tu as parfaitement raison, ce n’est pas forcément le président qui est à l’origine de l’attentat. Si le projet était porté par un de ses successeurs, il aura voulu s’assurer de sa réussite pour espérer prendre la tête de l’entreprise. C’est tout à fait cohérent. »

Une hypothèse – une de plus – qu’ils ne devraient pas négliger. Si le président était aussi âgé que le prétendait Jonas, il n’était étonnant qu’on pense déjà à l’après. Les successions étaient souvent le cadre de luttes fratricides, et certaines personnes ne reculaient devant rien pour asseoir leur supériorité sur leurs pairs. Même à connaître des crimes ; Après tout, n’était-ce pas là le propre problème de la corruption des élites ?

« Malheureusement, il va falloir faire preuve de patience, soupira-t-elle. Il va falloir fouiller un peu dans leur passé, chercher ce qu’ils ont fait au cours des dernières semaines, qui ils ont vu, vérifier leurs communications téléphoniques et surtout les transferts d’argent qui ont précédé ou suivi l’attentat. Bien sûr, il va falloir attendre que les interrogatoires donnent quelque chose, et ça peut prendre très longtemps. Mais sois certain qu’il savait parfaitement à qui il s’en prenait ; on n’oublie pas si facilement le visage de l’homme à qui on doit son licenciement. »

La jeune femme tourna son regard vers les forces de la police scientifique qui s’agitaient autour d’eux pour faire des relevés d’empreintes. Elle savait d’ores et déjà qu’ils ne trouveraient rien d’intéressant ici, tout devait avoir été détruit ou était conservé ailleurs. Il n’y avait eu que la photo, et quelque chose la poussait à croire qu’elle était authentique.

« Je crois qu’il n’y a trop rien que nous puissions faire sinon attendre, pour le moment, et éventuellement accélérer les démarches. Je suis désolée Jonas. »

Et elle l’était sincèrement.


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Message posté : Lun 13 Juin 2016 - 16:06 Message
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Jonas n'était pas naïf, il avait compris depuis belle lurette que la bonne entente n'existait pas dans ce monde. Peut-être qu'il était d'une nature trop pessimiste ou qu'il avait simplement la mentalité digne des protagonistes de films post-apocalyptiques, en tous les cas il avait du mal à croire que les humains étaient capables d'être honnêtes. Vraiment honnêtes. Il ne songeait pas aux pseudos-amitiés qui ne manqueraient pas d’éclater à la première rivalité ! L'idée qu'un successeur soi-disant amical et bienveillant puisse trahir son supérieur en essayant de lui faire porter le chapeau pour ses propres erreurs n'avait donc rien d'improbable ou de surprenant. Mais c'était un discours qu'il valait mieux garder pour soi sous peine d'être classé dans la catégorie des cyniques par la jeune agent. Si ce n'était pas déjà le cas bien sûr ! Andrea le connaissait depuis un moment à présent et Jonas n'aurait guère été étonné d'apprendre qu'elle avait une piètre opinion de lui – et à dire vrai, il s'en fichait pas mal.

« Peut-être que c'est quelqu'un qui convoite la place de successeur, pas forcément celui actuellement en place. Les gens sont prêts à tout en matière d'affaires. »

Il côtoyait suffisamment d'individus de cet acabit pour savoir à quoi s'attendre, mais certains réussissaient encore à le surprendre. Tuer quelqu'un pour réussir à atteindre ses objectifs serait relativement surprenant, voire inattendu, mais tout de même envisageable. Lorsque vous étiez sûrs de ne pas vous faire prendre – ce qui pouvait arriver lorsque vous étiez vraiment vaniteux – il n'y avait aucune raison de ne pas tenter le coup.

Toujours est-il qu'ils allaient devoir faire attention s'ils commençaient à fouiller de ce côté. Oh, Jonas n'avait pas peur, il n'avait aucune raison de craindre qu'on s'en prenne à lui, mais il ne tenait pas à ce que sa sœur ou sa mère soient en danger. Pas qu'il soit du genre sentimental en fait, mais simplement parce qu'il ne souhaitait pas causer plus d'ennuis à des personnes qui en avaient déjà beaucoup subi. Et il ne tenait pas à être considéré comme un homme capable de mettre sa famille en danger sans sourciller. Il avait une certaine image à conserver.

En tous les cas, Jonas comprenait parfaitement ce que l'agent voulait dire et il se doutait que cela allait prendre beaucoup de temps. Bien sûr, il n'en était pas enchanté et aurait aimé que les choses soient réglées en un claquement de doigt, mais il savait que souvent, la patience était la meilleure de ses armes. En attendant, il se débrouillerait pour obtenir d'autres informations de son réseaux de contacts et verrait même pour suivre cette piste – discrètement – en essayant d'apprendre d'autres détails sur leurs cibles actuelles. En tant que patron de journal, il avait des cartes en réserve prêtes à être utilisées.

La compassion d'Andrea lui semblait sincère, mais il n'avait pas envie qu'elle s'imagine qu'il méritait de la pitié ou quelque chose de similaire. Il n'y avait rien de plus avilissant à ses yeux, aussi s'empressa-t-il de la rassurer sur ce point.

« Je m'en doutais et j'ai assez tardé à vous contacter pour ne pas perdre espoir au premier contre-temps. Je préfère largement que les choses soient faites correctement, même si ça prendra du temps. » Il haussa les épaules. « Ça nous laissera le temps de découvrir d'autres pistes à la rigueur, il faut voir les choses du bon côté. »

Il semblait peut-être un peu plus positif qu'il ne l'était réellement, mais ce n'était pas bien grave. Jonas se contentait de jouer son rôle. Après cette conclusion un peu amère, il s'assura que la jeune femme n'avait plus besoin de « ses services » avant de la remercier de son attention et de son implication, puis lui rappela qu'elle pouvait le contacter personnellement en cas de besoin. Après tout, il lui avait confié son numéro direct pour être certain qu'elle ne soit pas perdue dans les labyrinthes administratifs du journal.
Une fois que la question fut réglée, le trentenaire quitta les lieux pour regagner le bâtiment du quotidien et envisager la suite des événements.
 
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