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L'influence d'un livre ne dure guère plus longtemps que sa lecture ▬ Jessica

 
Message posté : Lun 28 Mar 2016 - 22:03 Message
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28 mars 2016

Depuis la mort de Bruce Cooper, son père, Jonas avait fait son possible pour améliorer la communication entre les lecteurs et les responsables du journal. Depuis de nombreuses années, les Cooper cherchaient à approcher un nouveau public, à faire comprendre aux citoyens de cette ville que le Daily Herald n'était pas un simple quotidien anti-Super ou destiné aux hommes d'affaires qui s'intéressaient à l'économie. Les jeunes devaient aussi le lire, non pour faire grimper les chiffres de vente du journal – les Cooper étaient relativement aisés et l'argent ne manquait pas – mais pour comprendre que Star City n'appartenait pas aux Super.

C'était pour cette raison que le trentenaire avait pris l'habitude de jeter un coup d’œil aux journaux que les promeneurs de la ville pouvaient lire. Il n'était pas rare de voir des inconnus attablés dans un café en train de consulter les dernières nouvelles. Malheureusement, il était assez rare de voir le Daily Herald à l'honneur, le Daily Star avait tendance à lui voler la vedette. Le problème ? Michael Malcolm était connu comme étant proche de la Légion des Étoiles, ou au moins des Supers, il était donc aisé de comprendre que ses articles seraient largement plus orientés vers l'apologie des héros. De quoi agacer un membre du CODE comme le Cooper, même s'il refusait de se laisser gagner par la contrariété.

Ce jour-là, Jonas avait quitté l'enceinte du Daily Herald pour se rendre à une entrevue avec un potentiel journaliste qui l'intéressait. La rencontre s'était plutôt bien déroulée et il espérait pouvoir le recruter sous peu, mais il devrait patienter quelques temps : l'initiative viendrait du journaliste et non de lui. Après avoir jeté un coup d’œil à l'heure, il constata qu'il était un peu plus de dix heures, ce qui le persuada de s'offrir une petite pause. Son emploi du temps était perpétuellement en mouvement et il était rare qu'il bénéficie d'un peu de temps pour se changer les idées. Aller prendre un café dans un bâtiment du coin serait donc un agréable changement et surtout une improvisation plus que bienvenue ! Certes, depuis le récent débat télévisé qu'il avait fait avec le fils du Commander, son visage était légèrement plus connu du public, mais il était convaincu que si le nom des Cooper était relativement connu en ville, ses traits l'étaient largement moins. Et il ne s'en plaindrait pas d'ailleurs. Jonas n'avait pas que des fans, ne pas devenir une cible mouvante était une bonne chose.

Lorsqu'il poussa la porte d'un petit café, attiré par sa charmante devanture, le trentenaire se rendit compte qu'il n'y avait pas grand monde. Un groupe d'étudiants au fond de la salle, du moins s'il se basait sur le tas de bouquins qui occupaient la table, une jeune femme blonde visiblement seule à sa table, puis trois hommes dans la quarantaine qui bavardaient plus loin, attablés à l'écart. Il se dirigea vers une table non loin de celle de la blonde, puis s'y installa. Il n'eut à attendre que quelques secondes avant qu'une serveuse, sourire collé aux lèvres, ne vienne prendre sa commande. Habitué à faire « dans le social », Jonas n'hésita pas à échanger quelques banalités avec la demoiselle avant qu'elle ne s'éloigne pour chercher le café commandé. Il en profita pour jeter un coup d’œil vers les autres personnes qui continuaient tranquillement leurs occupations, puis son regard fut attiré par la lecture de la blonde. Apparemment, le Herald n'était pas banni par tous les citoyens de cette ville ! Un bref sourire ourla ses lèvres avant qu'il ne décide de faire une entorse à ses habitudes – celle de ne jamais aborder une fille seule pour éviter les fausses rumeurs.

« Vous lisez souvent ce journal, ou c'est une exception ? »

Leurs tables étaient assez proches pour qu'il n'ait pas à hausser le ton afin qu'elle l'entende et le fait qu'il se trouvait sur le côté et non en face d'elle lui permettait aussi de simplement tourner la tête pour la regarder. Histoire de ne pas avoir l'air de lui faire un vieux numéro de drague – et avant qu'elle ne sorte une bombe lacrymogène – Jonas leva son propre exemplaire du Daily Herald. Ne jamais perdre l'occasion de faire de la publicité gratuite !

« Je pensais être l'un des seuls à le feuilleter. » Même s'il savait que ce n'était pas le cas, sans quoi le journal aurait fait faillite depuis belle lurette. « Vous travaillez dans la finance, ou c'est plutôt les articles sur les Supers qui vous intéressent ? Ou autre chose ? »

Il n'était pas exclu qu'elle l'envoie balader en pensant qu'il était en train de la baratiner, mais Jonas n'avait définitivement pas le profil du dragueur type. Il ne le faisait jamais, ce n'était pas l'imagine qu'il souhaitait donner ! Ainsi, même si la demoiselle était charmante et qu'elle devait certainement avoir son lot de prétendants, le trentenaire s'intéressait largement plus à ce qu'elle avait entre les mains que sous ses vêtements.
 
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Message posté : Mar 29 Mar 2016 - 21:09 Message
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Arriver quelque part n'est pas évident, à Star City, il faut savoir conserver les apparences et pour ça, il faut connaître les réputations des uns et des autres. Inutile de dire que je m'étais intéressée aux journaux locaux, portant à la fois sur les héros mais également sur les super en général, qu'ils soient mauvais ou bons, amicaux ou vindicatifs. J'apprenais beaucoup de choses en lisant mais il ne fallait jamais oublier une chose quand on lisait un journal, une gazette ou que sais-je encore, c'est que la personne qui écrit a fatalement un parti pris contre lequel il faut toujours se renseigner et pour cela, une seule et unique solution : lire autre chose. Depuis mon arrivée, j'avais pourtant évité soigneusement le Herald, pour une bonne raison : sa réputation. Si les autres journaux s'affichaient neutres ou pro-Super, le Herald avait la réputation d'être anti-super et, alors que je venais rencontrer une héroïne de la Légion des Etoiles, je n'avais aucune envie de lire de mauvaises choses, de la médisance sur ma demi-soeur. Seulement voilà, pour se faire un avis il faut ouvrir ses horizons, accepter de lire autre chose que ce qu'on aime lire. J'avais lu des Stephen King malgré mon manque de passion pour les frissons. Bon, je ne lirai plus jamais Cujo mais je l'avais lu et c'était un excellent roman. De la même façon je n'aime plus le brouillard depuis que j'ai lu la nouvelle de King intitulée Brume. Pourtant j'avais fait l'effort de le lire et je ne regrettais pas, magnifiquement écris, très agréable à lire mais horrible dans le contenu. Un peu comme de lire du Edgar Allan Poe seule chez soi devant un feu de cheminée pendant un orage. De là à voir le corbeau toquer à la fenêtre voir même s'engouffrer dans une petite ouverture, on n'est pas loin !

Mon Daily Herald sous le bras, deux ou trois regards noirs plus loin quand des gens virent ce qu'était réellement ma lecture à venir, j'entrais dans un café. Assez simple comme café, pas trop occupé, une table de libre près d'une fenêtre, il y a du soleil, autant en profiter un minimum. Je m'assois et commande un thé noir au serveur qui vient prendre ma commande. Je me lance alors dans la lecture du journal, tranquillement, recevant mon thé que je commence doucement à siroter. Bon, ce n'est pas prodigieux comme thé mais pour trouver un bon thé dans un café c'est difficile. Je n'aime pas le café, enfin j'en bois s'il n'y a que ça mais je n'en fais pas vraiment mon bonheur, loin de là. Le thé était très ordinaire, en sachet, bref ça ne vaut pas les feuilles de thé qui attendent gentiment chez moi. Oublions ça, souhaitons que la lecture soit agréable. Je saute rapidement les pages financières, j'ai déjà parfois la tête en vrac sur mes propres finances alors pour réussir à suivre les finances et la bourse, je n'en suis pas capable. En plus ça ne m'intéresse absolument pas. Je me laisse surprendre par la question de l'homme qui s'est installé à la table voisine il y a quelques minutes. Loin de me douter qu'il s'agit du rédacteur de l'article que je suis en train de lire sur le danger lié à la présence des super à des places importantes dans des entreprises ou dans la société. Je tourne la tête vers lui, un petit sourire sur les lèvres.


« C'est une exception … enfin pas tant que ça … Je viens d'emménager à Star City et pour se faire une idée du lieu où on habite le mieux est de lire plusieurs journaux différents. Aujourd'hui c'est le Herald. »

Curieux de voir quelqu'un entamer la discussion de la sorte, pas désagréable mais surprenant quand même. Il me désigne son propre journal, un exemplaire du Herald également, apparemment il en est un lecteur habitué d'après ce que je crois comprendre dans ses mots.

« Je ne suis pas dans les finances, c'est un milieu bien trop compliqué et vicieux pour moi. Je le lis principalement pour avoir un autre avis sur la ville et ce qui s'y passe que dans les autres journaux. Et … je l'avoue, aussi pour les articles sur les Super. Pas facile de se faire un avis clair sur des gens avec des pouvoirs, pouvant faire autant le bien que le mal. »

Je n'avais pas encore trouvé ma propre place vis-à-vis de mes pouvoirs, allais-je en faire quelque chose, ne pas les montrer, les utiliser, à quelles fins … tellement de questions que je n'arrive pas à me décider pour l'heure. J'avais espéré que ma rencontre avec Sarah simplifie les choses. Grosse erreur. Observant un instant l'homme à la table d'à côté, je replie le journal pour libérer la table, je désigne alors la place en face de moi pour l'y inviter, tendant ma main vers lui.

« Jessica. Enchantée. »

Et j'enchaine de suite avec curiosité.

« Et vous alors ? Sont-ce les pages financières qui vous intéressent ? Ou plutôt tout ce qui se rapporte aux Super ? »
 
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Message posté : Mar 29 Mar 2016 - 22:01 Message
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Ainsi donc, il avait affaire à une nouvelle venue ? Sa manière de s'informer était intéressante, ou du moins elle plaisait au Cooper puisqu'il aurait agi de la même manière. Cela dit, il avait été élevé par un homme qui devait sa vie aux médias, sa vision avait donc été quelque peu orientée dans cette direction depuis son enfance. Ce qui était le plus intéressant au final, c'est qu'elle ne semblait pas avoir rejeté le Herald malgré sa réputation. Bon, tout le monde ne le détestait pas, sinon ils auraient fait faillite depuis belle lurette et beaucoup étaient prêts à admettre que ses pages économiques étaient les meilleures de Star City – voire de plus loin – mais tout de même !

Lorsqu'elle l'invita finalement à sa table, Jonas hésita quelques secondes. Il s'était effectivement autorisé une pause, mais de là à s'installer pour discuter... ? Au final, il considéra que c'était la meilleure idée pour se renseigner un peu sur la réputation du Herald ou même sur ce qu'elle pensait de Star City en général. Une nouvelle arrivante aurait forcément un regard neuf, autant en profiter non ? Ramassant son exemplaire du journal, Jonas se leva pour s'installer sur la chaise face à l'inconnue qui se présentait. Naturellement, il serra la main tendue avant de répondre aux questions d'un ton calme.

« Pour la généralité en vérité. J'aime bien me renseigner sur différents sujets, mais je ne suis pas dans les finances non plus, même si j'ai quelques notions. » Il n'était pas prêt de devenir le loup de Wall Street ! « Enfin moi c'est Jonas, enchanté de même. »

Même si son prénom était le même que celui noté à la case « éditeur » du journal, il doutait qu'elle fasse le lien. Il y avait des d'individus portant le même prénom, comme le quaterback vedette de l'équipe de Star City et quelques autres sportifs qui figuraient aussi parmi les plus grandes fortunes de la ville. Enfin, il n'y avait logiquement aucune raison pour qu'elle en vienne à soupçonner une arnaque étant donné qu'elle était nouvelle arrivante et qu'elle ne connaissait certainement pas les visages de toutes les « célébrités locales » dirons-nous !

« C'est une bonne chose de se renseigner sur une ville via les journaux, habituellement les gens ont plutôt tendance à se rendre dans l'agence de tourisme du coin. » Enfin, il ne rencontrait pas quotidiennement des nouveaux arrivants cela dit. « Même si je dois avouer qu'à Star City, vous n'apprendrez pas grand-chose de plus que ce que les gens racontent. Et c'est votre toute première venue en ville, ou vous avez déjà été dans le coin ? »

Après tout, ce n'était pas parce qu'elle venait fraîchement de s'installer en ville qu'elle n'y avait jamais mis les pieds ! Qui plus est, Star City était vaste et elle pouvait bien avoir fait un séjour dans un quartier, mais sans jamais avoir eu l'idée de visiter le reste. Au fond, ce qui l'intéressait le plus ce n'était pas de savoir d'où elle venait, ni même si elle comptait acheter un appartement pour vivre avec ses trois chats et son poisson rouge, mais c'était bel et bien d'avoir son avis sur le journal qu'elle venait de lire. La serveuse arriva à ce moment pour lui donner le café commandé avant de repartir vers le comptoir, les laissant tranquille. Posant la tasse sur la table, il glissa son regard sur la jeune femme.

« Et vous en pensez quoi alors ? Des journaux en général et de celui-là en particulier ? Je suis assez étonné que vous l'ayez acheté, en général les gens ne le lisent pas trop comme il ne fait pas l'apologie des Supers. » De manière générale et non juste des « méchants ». « Mais vous êtes peut-être du même avis ? » Il esquissa un bref sourire. « Rassurez-vous, je ne suis pas en train de faire un sondage, c'est de la simple curiosité. L'avis d'une nouvelle arrivante est souvent intéressant : vous n'êtes pas encore contaminée par les débats qui existent en ville. »

Mais il était certain que ce n'était qu'une affaire de semaines, voire de jour. Tout dépendrait de ses relations à venir et de leurs idéaux, ce qui, à Star City, signifiait le plus souvent « devenir fan des Super ».
 
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Message posté : Mer 30 Mar 2016 - 20:36 Message
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J'étais un peu surprise que quelqu'un entame la conversation avec moi. Enfin plutôt que cette personne le fasse à partir d'un journal que je suis en train de lire. Comme petite phrase d'introduction pour draguer c'est compliqué et risqué parce qu'il est facile de savoir si la personne lit le journal en question ou pas avec quelques questions. Du coup si ça n'était pas le cas, que c'était juste une phrase envoyée au hasard, le charme tombait rapidement. Pourtant quand il me montre son propre exemplaire du journal, je ne peux qu'abdiquer, ce n'est pas de la drague. Ou pas que. Peut-être pas du tout en fait. Qu'importe, depuis que je suis ici mes rares échanges ont été désagréables, tout notamment celui avec Sarah, donc je préférais rebondir sur autre chose et un échange agréable, simple, sans intérêt apparemment me convenait parfaitement. Je décide donc de sauter l'étape où on continue de discuter à une table d'écart, tous les deux la tête tournée à se faire un torticolis pour finalement se retrouver tous les deux à une seule table en l'invitant. S'inviter à la table de quelqu'un est la meilleure façon de dire qu'on veut la draguer, d'où peut-être le fait qu'il ne s'y soit pas risqué mais puisqu'il était invité, que risquait-il ? En plus je venais de débarrasser la table pour qu'il puisse s'installer avec sa boisson qu'il avait sûrement commandé et même son journal. J'aime bien être en face de mes interlocuteurs, avoir une vraie discussion, pas un échange entre deux tables de deux personnes qui ne se connaissent même pas. Quitte à discuter avec lui, je comptais au moins que nous soyons présentés et c'est moi qui entame la danse, avec raison apparemment puisqu'il s'introduit à son tour.

Il est plus à l'aise que moi avec les notions de finance, pas bien difficile et sûrement très pratique, je devrai peut-être m'y mettre un jour ou un autre. Enfin peu importe, je suis d'avantage intriguée par cette approche qu'il a lancé avec moi. Pour quelle raison ? Bonne question, juste une discussion peut-être. Lire les journaux m'étaient spontanément venu, après tout j'étais là pour m'installer, pas pour faire du tourisme. Et en bonne fille que je suis, j'avais fait mes devoirs avant de mettre un pied ici, j'avais déjà localisé les bâtiments qui pouvaient m'intéresser, les musées, les lieux culturels, les bâtiments qui dont la beauté de la ville, les parcs. Je n'étais pas venue sans un minimum de travail accompli donc aucun besoin de se rendre à l'agence du tourisme. Quoi qu'un plan de la ville ne serait pas de refus pour tout dire, je suis encore assez perdue mais par chance je suis une citadine, c'est juste le temps de prendre mes repères et je serai comme un poisson dans l'eau rapidement.


« Je ne prévois pas vraiment de faire du tourisme pour l'instant, la priorité va être de trouver un emploi, j'espérais trouver des offres intéressantes dans le Herald mais c'est comme dans les autres journaux, rien qui ne corresponde à ma recherche. »

Je hausse les épaules, ce n'est pas bien grave, je finirai par trouve, quelqu'un qui parle cinq langues dont le chinois et le russe, lecture en cyrillique incluse, ça ne court par les rues, même ici, j'en suis certaine.

« C'est ma première dois, je me sens encore un peu perdue mais ça va rentrer. Le temps de repérer des lieux et les mémoriser, je ne m'inquiète pas trop pour ça. Jusque là j'ai eu de la chance, je suis tombée sur des gens qui m'ont aidée à retrouver le chemin jusqu'à chez moi. »

Et puis je n'étais plus totalement si perdue que ça puisque je courrais la ville pour déposer des CV et des lettres de motivation. Donc forcément je commençais à me repérer et connaître les axes principaux de circulation. Je souris à ses mots, reprenant d'un ton amusé.

« Contaminée ? Je suis sûre que c'est trois fois rien à côté de voir qu'on est en compétition avec deux autres filles pour être la reine du lycée. J'ai survécu à ça, je survivrai sans doute à quelques débats sur les Super. »

Cela dit, je n'étais pas forcément certaine que je survirai à un Super.

« Je n'ai pas encore d'avis tranché sur les Super, avoir des pouvoirs c'est devoir faire un choix, les user pour soi ou pour les autres mais quel que soit le choix qu'on fait, comment peut-on être sûr que c'est vraiment le bon ? Le bien et le mal c'est tellement … subjectif. »

Je soupire doucement, c'est l'éternel débat, le bien des uns est le mal des autres et inversement.

« Je trouve le Herald intéressant pour tout vous dire. Les autres journaux sont souvent neutres, ou essayent de l'être, vis-à-vis des Super et des missions qu'ils s'affectent. Beaucoup disent beaucoup trop de bien des Supers-Héros pour être honnêtes, surtout quand ils disent beaucoup trop de mal des Super-Vilains pour que ça soit encore crédible. Je dirai que ce journal assume sa position, on n'aime pas les Super et on le dit. C'est culotté, plutôt courageux, peut-être une bonne façon aussi de s'attirer des lecteurs déçus de toujours voir les Super portés en haute estime dans la presse. Cela dit, il y a ce … euh … »

Je cherche rapidement dans les pages du journal pour retrouver l'article sur les Super et leurs places dans la société, lui montrant du doigt.

« … J. Cooper, je pense que lui a vraiment un dent contre les Super. Pourtant je préfère le lire à beaucoup d'autres que j'ai lu. Il apporte les choses intelligemment, il suit un développement alors que les autres journaux préfèrent des conclusions hâtives. Cela dit … il est assez extrême dans ses propos, enfin pas directement mais c'est comme ça que je le ressens, comme si … je sais pas … il trouvait que les Super sont un mal qui n'est même pas nécessaire. Qu'on pourrait s'en passer. Après c'est mon avis, ça vaut ce que ça vaut. »
 
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Message posté : Jeu 31 Mar 2016 - 16:52 Message
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Trouver un emploi n'était certainement pas une chose très facile, mais Jonas n'avait jamais eu à l'expérimenter. Il était issu d'une famille aisée et même si feu son père était détesté par beaucoup de monde, il avait aussi de nombreux contacts. S'il s'était lancé dans le métier d'avocat comme son père lui avait conseillé au départ, il aurait trouvé un cabinet sans se fouler. Puis ensuite, il n'aurait eu qu'à prendre la suite une fois que son géniteur aurait décidé de se retirer pour profiter de sa retraite. Autant dire que les inquiétudes du commun des mortels n'étaient pas vraiment les siennes, mais cela ne signifiait pas qu'il n'en avait pas d'autres.

Il l'écouta donc répondre à ses questions et arbora un léger sourire amusé lorsqu'elle fit référence à la lutte des pauvres lycéennes pour devenir la reine du bal. Décidément... il avait raté beaucoup de choses en étant scolarisé dans le privé, mais il était certain que son interlocutrice devait s'en être tirée sans trop de problèmes : elle était loin d'être repoussante, même pour un regard désintéressé. Quoi qu'il en soit, ce qu'elle pensait des Supers et de ce débat était assez intéressant et quelque peu rafraîchissant. Il était parfois lassé de toujours tomber sur des individus qui faisaient l'apologie des Supers et méprisaient ceux d'un avis différent, un peu de changement était agréable. Cela dit, il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit intéressée par la ligne de conduite du Herald, même si c'était une bonne surprise qui se poursuivit alors que, sans le savoir, elle lui donnait clairement son avis sur lui. Au moins pourrait-elle se targuer de lui avoir parlé avec plus de franchise que bien des gens ! Mais il ne comptait pas se dévoiler, autant avoir son avis anonyme jusqu'au bout, non ? Surtout qu'elle l'avait plutôt bien cernée.

« Le Herald se présente pourtant comme assez neutre, même si j'en conviens : ils ont tendance à souvent souligner les erreurs que d'autres journaux peuvent laisser passer. » Ou à désapprouver les comportements qui n'étaient pas dignes des conservateurs, comme l'homosexualité publique de certains Supers. « Qu'est-ce qui vous fait penser qu'il n'apprécie pas les Supers ? Enfin, plus qu'il ne le prétend je veux dire. C'est par rapport aux articles que vous dites ça, ou par rapport à un comportement général ? » Le ton était désintéressé, il n'avait pas beaucoup de mal à jouer la comédie pour une fois. « C'est assez rare d'entendre quelqu'un vanter les atouts de ce journal. D'habitude, les gens ont plutôt tendance à dire qu'ils se contentent de souligner les erreurs des Supers et utilisent les statistiques pour se donner bonne conscience. »

Cela dit, personne ne pourrait nier que le quotidien s'appuyait effectivement sur des faits et n'affabulait pas. Bien sûr, certaines mauvaises langues prétendaient que ces fameux faits ou statistiques étaient inventées par le Herald, mais ces accusations ne tenaient pas après quelques vérifications sur leur véracité. Cependant, être honnête et s'en tenir aux faits n'était pas forcément l'assurance de satisfaire tout le monde, certains resteraient convaincus de l'innocence d'un héros même avec une vidéo prouvant le contraire sous les yeux ! La nature humaine était parfois bien étrange.

« Je ne crois pas que le but du journal soit d'attirer les nouveaux lecteurs, enfin pas avec ses articles du moins. Mais s'il existe encore, j'imagine que pas mal de gens doivent le lire, sinon ils auraient coulé depuis longtemps. » Et il parlait en connaissance de cause : les ventes avaient progressé depuis l'année passée. « C'est parce que vous n'avez pas d'avis arrêté que vous cherchez plusieurs avis au final ? C'est une bonne chose. Et puis, des fois c'est préférable de ne pas prendre part à ces débats, vous vous éviterez beaucoup de tracas. Surtout si vous arrivez juste en ville. »

Bon, les entretiens d'embauche ne contenaient généralement pas de questions orientées vers les préférences en matière de Supers, mais être reconnu comme un partisan du CODE ou même un amateur des débats anti-Supers pouvait fermer pas mal de portes. Bien que c'était de la discrimination à l'état pur, sauf qu'elle n'était pas aussi reconnue que celle sur l'homosexualité ou sur la couleur de peau. Cette phrase l'amena d'ailleurs à une nouvelle question qu'il posa après une gorgée de café.

« Et vous cherchez quel genre d'emplois ? Je connais un peu la ville, alors si je peux vous donner quelques noms de sociétés qui pourraient vous intéresser.... »

Ce n'était pas parce qu'il ne portait pas de collants moulants et n'arborait pas un surnom classe qu'il n'avait pas le droit d'aider les gens à sa manière.
 
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Message posté : Jeu 31 Mar 2016 - 20:01 Message
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Je n'étais pas totalement honnête avec lui mais ce qu'il ne sait pas ne peut pas lui faire de mal. Ce n'est pas tant sur les Super que je cherchais à me faire une idée, sur moi-même, sur la place que je voulais prendre dans la société. Etre une héroïne je crois que je le sentais en moi, depuis la mort de mon amie quand j'avais seize ans j'avais eu cette envie de changer les choses, même rien qu'un peu, même si ce n'est que pour éviter que deux amies soient séparées par un junkie tellement défoncé qu'il ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Seulement s'il y avait cette partie de moi qui pensait bien, il y avait une autre partie de moi, bien plus sombre, qui avait très sérieusement considérer l'idée de tuer le junkie à sa sortie de prison. La justice avait été "tolérante" avec lui, il était défoncé, il était en manque, son avocat l'avait presque présenté comme une victime, il a dit que cet homme avait déjà perdu sa femme et ses enfants à cause de ses problèmes de drogues. Qu'ils étaient survenus après la perte de son emploi. Alors la justice avait été plus douce avec lui qu'elle l'aurait été avec un autre, mon amie en revanche ne reviendrait pas. Elle ne serait pas épargnée par la mort qui l'avait fauchée mais lui il vivrait, il ressortirait, frais comme un gardon, débarrassé de la drogue dans son système, paré pour repartir de l'avant. Ca me faisait mal, même encore aujourd'hui, mon oreille gauche portait encore cet anneau que portait si fièrement mon amie. Alors j'avais pensé à un plan pour l'éliminer, simple et efficace, attendre un peu que sa vie ne s'améliore pas et un soir lui rendre une visite nocturne pour lui injecter une dose massive de son poison. Je savais donc qu'il y avait une part de noirceur en moi, je ne lui avais jamais laissée une grande part, juste assez pour m'assurer d'être reine du lycée en éliminant ma principale concurrente. Rien de méchant. Une histoire de secrets. Je suis donc en train de mentir à l'homme devant moi, ce n'est pas aux Super que je cherche une réponse. C'est à moi.

« Un comportement général ? Pour ça il faudrait déjà que j'en sache un peu plus sur lui, que je le connaisse. Je parle uniquement de ses articles, quand je le lis j'ai l'impression de voir un vrai mépris pour les Super. Ce n'est pas quelqu'un qui écrit ces articles pour de l'argent. Enfin si, il est sûrement payé mais … ce n'est pas quelqu'un qui n'écrit pas ce qu'il ne pense pas. Par exemple euh l'article sur l'équipe de foot de Star High, et bien je suis prête à parier qu'il n'aime même pas le foot américain. Quelqu'un qui confond un tight end avec un offensive tackle et rédige des articles sur ce sport ne peut pas vraiment s'y intéresser. Cooper en revanche, on sent qu'il a fait des recherches, que le sujet l'intéresse vraiment et il a une intensité dans son écriture qui est surprenante. Passionnée. »

Je suis un peu surprise quand même quand il dit que le but du journal n'est pas d'attirer des nouveaux lecteurs. Là, j'ai un gros doute, avoir des lecteurs c'est le principe de base de la survie d'un journal, non ? Donc il en faut forcément et le mieux est toujours d'en avoir plus que nécessaire que pas assez. Un peu comme ce que je faisais pour avoir un avis clair sur ce que je voulais faire de mes pouvoirs, sauf que je ne progressais toujours pas dans ma quête, je peinais à trouver une direction pour l'usage de mes pouvoirs mais je ne désespérais pas, ça viendrait, j'en suis certaine. Il me manquait peut-être l'aide de Sarah pour me décider mais elle avait été claire, elle ne voulait rien avoir à faire avec moi, sans conditions d'aucune sorte, et bien soit je ferai ce qu'elle m'a demandée. Je la laisse en paix et elle continue dans son coin et moi dans le mien.

« Les débats finissent par vous rattraper même quand vous cherchez à les éviter. Je préférerai avoir un avis le moment venu. »

Il propose même de m'aider à trouver du travail ce qui provoque un sourire. Une proposition spontanée qui fait plutôt plaisir.

« Je suis diplômée en langue, je parle cinq langues, alors j'espère trouver dans ce domaine. »

D'un signe de tête, je désigne les deux hommes qui se trouvaient au bar et qui, depuis quelques minutes, discutaient en regardant Jonas. Ils venaient de se lever pour approcher de nous.

« Je crois que ces deux hommes ont envie de vous parler. »

Je les désigne d'un signe de tête.
 
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Message posté : Jeu 31 Mar 2016 - 23:35 Message
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C'était assez étrange d'entendre quelqu'un parler de vous sans savoir qui vous étiez réellement. Peut-être aurait-il dû ouvrir la bouche et lui dire qu'il valait mieux qu'elle évite ce sujet parce qu'elle avait ce type-là en face d'elle, mais c'était une curiosité assez naturelle. Qui aurait refusé de profiter d'une telle occasion ? Pas grand monde. Surtout que Jonas agissait de la sorte parce qu'il s'était toujours demandé si c'était sa personnalité qui était souvent décriée, ou simplement le fait qu'il soit né dans une famille déjà suffisamment... sujette aux critiques dirons-nous. Il avait parfaitement conscience d'avoir un caractère exécrable et de ne compter ses « amis » que sur les doigts d'une main – et encore ! Ces gens-là n'étaient pas franchement qualifiables d'amis, mais plutôt de relations professionnelles et elles n'auraient certainement pas l'idée de l'inviter à une sortie au cinéma ou au restaurant, à moins d'avoir quelque chose à lui demander. Alors, oui, il était intrigué par le regard de la jeune femme et préféra passer son identité sous silence.

Cette jeune Jessica l'avait finalement assez bien cerné. Il était vrai que les sujets publiés le passionnaient réellement, mais ce n'était pas le journalisme qui le poussait à agir ainsi, c'était juste ses sentiments négatifs à l'égard des méta-humains et des Super en général. Bien évidemment, cette haine avait été exacerbée par l'aveu de sa jumelle qui lui avait révélé l'existence de capacités « anormales » et il restait persuadé que c'était ce changement qui les avait éloignés et l'obligeait désormais à vivre sans elle. Un souvenir trop amer et blessant pour qu'il s'y attarde, il se contenta donc de hocher la tête pour toute réponse.

Le sujet de la recherche de métier était bien plus reposant, mais il n'eut guère le temps d'y répondre puisque la jolie blonde attira son attention sur des personnes qui cherchaient apparemment à lui parler. Il tourna machinalement la tête dans leur direction en se demandant si ces gars-là avaient décidé de lui faire la tête au carré parce qu'il avait adressé la parole à la fille qu'ils comptaient draguer, mais il comprit vite que ce n'était pas ça. Ils eurent à peine un regard pour Jessica avant de se concentrer à nouveau sur le Cooper qui les regarda d'un air neutre.
Ça sentait les détracteurs du Herald à plein nez.

« Je peux faire quelque chose pour vous. »
« Te barrer d'ici, connard. On veut pas de type comme toi dans notre café. »
« Votre café ? Je n'ai pas vu votre nom sur l'enseigne. Et qu'entendez-vous précisément par « de type comme toi » ? » Il s'en doutait, mais sait-on jamais.
« Les fans de ce torchon. » Il désigna son journal d'un geste du menton.
« On est deux à le lire. Mais il me manque certainement un joli minois pour être dispensé de vos critiques j'imagine ? »
« Nan. Je crois qu'il lui manque juste ton nom de merde. »

C'était donc le problème. Jonas comprit aussitôt que ces deux hommes devaient savoir qui il était, contrairement à sa voisine de table, puis qu'ils avaient décidé de jouer les gros bras en s'en prenant à un anti-Supers pour faire passer leur message. Jonas n'avait jamais été un combattant, il n'était certainement pas capable d'encaisser les coups et de se relever comme dans les films d'action, si la discussion virait à la baston, il ne ferait jamais le poids. Le Cooper se redressa donc avant d'esquisser un pas vers les deux hommes.

« J'ignorais que c'était un crime de venir de ma famille. Par contre les menaces et l'agression d'une personne, s'en est un aux dernières nouvelles. Vous croyez vraiment que ça en vaut la peine ? »
« T'essayes de nous raisonner ou t'as juste la frousse ? »
« J'essaye juste de discuter normalement. Je n'ai aucune envie de me faire agresser juste à cause de personnes qui ne sont pas capables de supporter que quelqu'un ne soit pas de leur avis. C'est la liberté d'expression, vous devriez vous renseigner sur la définition. »

Bon, il abusait peut-être un peu, mais montrer à quelqu'un que vous ne le craigniez pas vous offrait parfois une chance de vous en sortir indemne. Parfois seulement et là ce n'était assurément pas le cas ! Le type le plus proche de Jonas le repoussa brutalement en arrière et il heurta la table en renversant en même temps le café qui imbiba le journal posé juste à côté. Le deuxième type posa alors ses yeux sur la blonde toujours attablée.

« Tu lis aussi ce torchon ? T'es sa pote, tu bosses aussi là-bas ? Tires-toi avant qu'on s'occupe aussi de ton compte. »

Finalement, il ne s'amuserait plus à s'offrir des pauses café quand il voyait le résultat.
 
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Message posté : Sam 2 Avr 2016 - 9:33 Message
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J'aimais bien cette conversation. Elle me permettait d'exprimer ce que je pensais ce qui me permettait de mieux réfléchir à toutes ces questions que je me posais sur moi. Qu'allais-je faire de mes pouvoirs ? Les utiliser pour faire le bien ? Ne rien en faire ? Le mal ? Non, le mal c'est hors de question, si je dois utiliser ces pouvoirs ça sera pour le bien et rien de plus ou rien de moins que le bien. Pourtant j'avais vu ce qui était arrivé, j'avais été aux premières loges pour me voir envoyer une moto sur un humain, sans mon sursaut de bienséance pour dévier la moto … J'avais besoin de les apprendre, de les contrôler correctement, d'éviter les sautes d'humeur mais cela semblait plus facile à dire qu'à faire finalement. D'autant que je comptais vraiment sur l'aide de mon ainée qui, de son côté, ne semblait rien vouloir avoir à faire avec moi. Je n'entendais pas la forcer et la contraindre à m'accepter dans sa vie, elle avait été claire, elle ne veut pas de moi dans sa vie. Persuadée que je suis intéressée par l'argent, par son nom ou par que sais-je encore quand tout ce que je voulais en réalité était une sœur à mes côtés. Alors ces pouvoirs demeuraient en suspens pour l'heure, pas question de les utiliser sans un bon contrôle dessus ou alors en dernier recours et comme j'essaye de jouer les petites héroïnes sans pouvoirs, je sens que ça arrivera inévitablement un jour ou l'autre. Tellement de questions, si j'avais su que c'était si difficile d'avoir des pouvoirs et d'être une héroïne, je n'aurai peut-être jamais essayé d'emprunter cette voie. J'aurai dit à Sarah que j'étais là pendant l'attaque, qu'un symbiote squatte mon corps, aucune allusion à un lien de famille, elle aurait sans doute retiré le symbiote et fin des problèmes. Je serai rentrée sagement à Los Angeles, j'aurai repris ma petite vie ordinaire, mon travail à l'aéroport de L.A. et tout aurait été … plus simple. Mais est-ce que c'est vraiment ce que je veux, la simplicité ?

Apparemment non puisque la situation est en train d'échapper au contrôle de l'homme face à moi mais aussi au mien quand deux hommes viennent nous rejoindre. Apparemment ils n'avaient rien de gens pouvant être agressifs, ils n'ont pas l'air franchement méchants. La quarantaine passée tous les deux, l'un dans un beau costume avec chaussures noires brillantes, impeccablement rasé, pas vraiment l'archétype de l'homme qu'on voit devenir physiquement agressif. L'autre dans un style plus simple, jean et polo, hors de prix le polo cela dit, croyez-moi j'en sais quelque chose. Des gens ayant les moyens donc, qui pourtant viennent aborder Jonas avec des mots qui semblent très décalés dans leurs bouches. Polo est le premier à prendre la parole, se montrant de suite très agressif envers Jonas qui tente pourtant d'apaiser un peu la situation. Quoi que je doute que son trait d'humour sur la propriété du bar ne soit une idée prodigieuse. Bon, au moins je sais de quoi il retourne, ceux sont des pros-super, ou des supers eux-même ? Non j'en doute, ils auraient préféré faire étalage de leurs pouvoirs pour en rajouter à leur discours. Je hausse un sourcil quand j'entends "joli minois", j'espère sérieusement que ce n'est pas sa façon de me draguer indirectement parce que ça risque d'être un petit peu plus compliqué qu'il ne se l'imagine de me séduire. Cela dit, intéressée par les échanges verbaux qui se font entre Jonas et Polo. De toute évidence tout ne m'avait pas été dit de la part de Jonas et je commençais à me demander ce que j'ignorais encore sur lui. La discussion s'envenime soudainement quand Polo pousse brutalement Jonas alors que Costard décide de s'adresser directement à moi. Vous savez le petit bruit de verre brisé qu'on entend dans les films quand le héros réalise soudainement combien il a été stupide de ne pas voir quelque chose ? Et bien voilà ce qui vient de se passer dans ma tête quand j'ai attrapé le journal qui se trempait de café. Le nom de l'éditeur. Jonas Cooper … J. Cooper l'auteur de l'article. Jonas qui se remettait droit après sa rencontre avec la table.


« Sa pote ? Non, non, c'est la première fois que je le rencontre, il m'a abordée il y a quelques minutes parce que je lisais le Herald. Et non, je ne bosse pas là-bas. »

Je sentais les hommes de plus en plus nerveux. Comme mon partenaire de table ne semblait pas franchement à l'aise à l'idée de se battre, je me lève pour me mettre entre les trois hommes, me retrouvant au milieu de ce triangle où régnait une tension désagréable.

« Pour le bien de tous, je crois qu'il vaut mieux qu'on en reste là. Je pense que le barman n'a pas pris son téléphone pour passer une commande. Alors on pourrait peut-être en rester là, partir chacun de son côté et oublier ce qui vient d'arriver. »

Mon regard se durcit dans celui des deux hommes, mes poings se serrant doucement.

« Ou alors on en vient aux mains mais là il me faut vous prévenir, ça fait uns mois que je n'ai plus eu à me battre et le dernier qui s'en est pris à moi vient juste d'arrêter de manger avec une paille. »

Il y a du bluff. Il y a de la vérité. Ca ne fait pas un mois que je me suis battue pour la dernière fois, j'ai joué à l'héroïne il n'y a pas longtemps. Mais le dernier que j'ai vraiment amoché a mangé avec une paille pendant quelques jours. Mon regard est toujours aussi agressif quand je regarde Polo puis Costard, levant lentement mes poings dans une belle garde de boxe.

« Alors on danse ou vous valsez ? »
 
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Message posté : Sam 2 Avr 2016 - 22:53 Message
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Il n'était pas nécessaire d'être un génie pour comprendre que son prénom collait parfaitement à celui de l'éditeur du Herald, surtout que les deux autres idiots avaient clairement attiré l'attention sur ses idéaux et ce qu'il pouvait provoquer comme réaction du côté des « gentils ». Autant dire qu'il se doutait que Jessica devait avoir compris à qui elle avait affaire : elle était loin d'être sotte du peu qu'il avait entendu de sa part !

C'est à ce moment qu'il se demanda si elle n'allait pas tout simplement imiter les rats qui quittent le navire. Ils ne se connaissaient pas, il venait de la question comme si ne rien n'était alors qu'elle lui donnait son avis sur sa personne sans le savoir, il semblait donc assez logique qu'elle puisse le prendre pour un menteur ou un manipulateur – ce qui était le cas en vérité. Le trentenaire n'osa pas franchement détourner son attention des deux types pour regarder la jeune femme et essayer de deviner comment elle allait réagir, mais la réponse à la dernière phrase de l'homme lui en donna une idée. Elle restait neutre. Elle attendrait certainement de voir comment la suite allait se dérouler, quitte à fuir le café si les deux gars décidaient d'en venir aux mains. Jonas ne pourrait pas lui en vouloir et en vérité, il aurait certainement fait de même si les rôles avaient été inversés et qu'il n'avait pas d'image à sauvegarder.

Il fut donc sincèrement étonné de la voir contourner la table pour se poster au milieu de la « discussion ». Le regard du trentenaire se posa sur la chevelure de la blonde – seule chose qu'il voyait de là où il était – alors qu'elle répondait en essayant d'employer la diplomatie. Très franchement, Jonas connaissait assez ces types pour savoir qu'ils ne laisseraient pas tomber aussi facilement, mais qui sait ? Peut-être qu'un joli minois changerait la donne ? Une chose était certaine : si Heather avait été à sa place, ces gros bras n'auraient pas décidé de s'en prendre à elle. Comme quoi, être un homme n'était pas toujours un avantage lorsque vous ne saviez – et vouliez – pas vous battre.

Comme elle prenait une position qui semblait inviter à la confrontation – à moins que les deux gars ne soient raisonnables ? – Jonas s'avança légèrement vers elle avant de leur effleurer l'épaule de la main.

« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée mademoiselle, vous n'avez pas à vous en mêler vous savez. »

Il ne disait pas ça sur le ton de la critique, mais plutôt de l'avertissement : elle risquait de s'attirer des ennuis en décidant de prendre parti pour quelqu'un comme lui – puisque c'était ce qui était en train de se passer – et Jonas ne lui en voudrait pas d'aller voir ailleurs. Après tout, il n'avait de cesse de dire que les citoyens de cette ville, ainsi que du monde entier, n'avaient pas besoin des héros pour se débrouiller, c'était aussi valables pour les citoyens trop altruistes non ? Pas forcément, mais des têtes de nœud comme ces gars-là ne verraient pas la différence.

« Je cogne pas sur une fille. En plus t'as dit que t'avais rien à voir avec ça, pourquoi tu t'en mêles ? »
« Vous avez conscience que vous vous en prenez à moi juste parce que j'ai un avis différent ? Vous croyez que la police va vous laisser faire sans rien dire ? »
« On s'en fiche de la police, on est en train de te causer du manque de respect que t'as pour les héros ! T'ose publier des articles de merde pour les descendre, j'espère qu'un jour quelqu'un essayera de te buter avec ta famille et qu'ils bougeront pas leur cul ! »
« Qu'ils fassent. La police est là pour ça. »
« Putain ! »

Visiblement, le gars n'avait pas apprécié de l'entendre répéter ses critiques sur les héros, ou du moins c'était ainsi qu'il comprenait cette apologie des policiers. En vérité, le trentenaire préférait éviter de déclencher une rixe, surtout si une jeune femme se tenait entre ces gars et lui, mais c'était plus fort que lui : il ne pouvait pas se laisser marcher dessus. Peut-être que Jonas n'était pas un combattant, mais c'était un discoureur et il parlerait même si quelqu'un menaçait de lui casser la gueule.

D'un pas, l'homme se rapprocha de Jessica et leva le bras pour tenter de la pousser sur le côté et se rapprocher du Cooper. Il avait dit qu'il ne s'en prendrait pas à une fille, cependant si elle se défendait et essayait de le coller par terre, il n'hésiterait pas à revoir sa position. Comme quoi, les idéaux ne tenaient pas à grand-chose pour certains, au moins Jonas se montrait digne des siens.
 
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Message posté : Mar 5 Avr 2016 - 16:16 Message
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Il m'avait prise pour une idiote et je le comprenais à présent. Maintenant que les deux hommes s'étaient mis à parler, j'avais finalement compris qui était cet homme face à moi et surtout j'avais compris son intérêt à avoir mon avis sur le Herald et sur lui. Il y a là-dedans une forme d'égocentrisme particulièrement perverse qui me dégoûte mais la franchise est tellement dure à obtenir que je pourrai éventuellement accepter son comportement. Enfin je l'accepterai si la confession était venue de lui et je doutais sérieusement qu'il ne m'ait jamais dévoilé vraiment son identité sinon en étant contraint et forcé. Sa chance pour l'heure était de me voir prendre sa défense. Je n'étais pas une grande combattante comme on en voit dans les films mais huit années de combat complet suffisaient en général pour deux hommes agressifs dans un bar. Ils tournaient au café, dommage avec de l'alcool ça aurait été plus simple encore de les battre mais je m'arrangerai avec leur état actuel. Prendre la défense de Jonas, malgré sa petite manipulation, me vient naturellement, peut-être que j'aurais dû parler de mon côté héroïque avec Sarah avant de parler de ma mère, peut-être qu'elle aurait vu que nous partagions une chose en commun. J'aurais aussi pu revêtir mon exosquelette au milieu de son salon mais ça aurait paru particulièrement agressif comme attitude ce que je ne voulais surtout pas. Je ne comptais pas me battre avec Hive, je ne suis pas folle ! Je chercherai un autre jour un moyen de parvenir à discuter avec Sarah, pour l'heure notre rencontre m'a quelque peu dégoûtée de sa personne, son attitude si froide et mauvaise à mon égard pour des choses que je n'ai même pas faites, cela me fait particulièrement mal. Les enfants sont souvent ce que sont les parents, directement ou pas, mais je n'ai rien fait des choses qu'elle dit que ma mère lui a faite, je ne l'ai pas abandonnée, je n'ai pas abandonné tout contact avec elle, j'ai tenté d'en nouer un. Elle, en revanche, agissait exactement comme ma mère avec elle, abandonnant quelqu'un qui avait besoin d'elle. J'écoute Jonas qui essaye de me dissuader de le protéger, je chasse sa main d'un haussement d'épaule assez sec.

« Je doute que quelqu'un d'autre ne vienne s'en mêler … en votre faveur. Cela dit, ça fait une bonne idée pour un nouvel article, pas vrai ? J'ai déjà le titre : Protégé par une humaine, où étaient les Supers ? »

En fin de compte, il se pourrait bien que j'ai plus mal pris sa petite manipulation que je ne voulais bien l'admettre. Ma voix n'est plus la même qu'avant pendant notre discussion, je marque une froideur entre lui et moi, quel que fut le lien que nous tissions un peu à cette table il est mort et enterré désormais. Polo me parle, me posant une question qui trouve réponse dans un haussement d'épaules d'abord.

« J'aime les endives, est-ce que je dois pour autant laisser un journaliste rédigeant un article pour faire cesser la culture des endives se faire agresser par la secte des adorateurs de l'endive ? »

Question con … réponse conne. Ca reflétait mon esprit. Je suis pour les Super, les super-héros bien entendus, même si fatalement pour avoir un super-héros, il faut un super-vilain mais qu'importe. Ici c'est la même chose, Jonas maudit les Supers, il les casse, est-ce pour autant, parce que j'aime les héros, que je dois le laisser passer un sale quart d'heure ? Je réponds seule à cette question quand je réagis en voyant le bras de Polo qui veut m'écarter du passage. J'attrape son bras fermement, je tire sèchement dessus, m'écartant d'un pas de côté en laissant mon pied trainer à hauteur de sa cheville l'entrainant dans une chute qui fait heurter sa tête contre la banquette sur laquelle j'étais assise quelques instants plus tôt. La banquette est couverte de mousse, finition cuir, cela aura bien amorti l'impact sur son front même si il semble sonné. Je relève le regard vers Jonas puis en direction de Costard.

« J'ai posé une question je crois. On danse ou vous valsez ? »

Ma tête se penche légèrement sur mon épaule gauche, me donnant un air quelque peu peste, un fin sourire sur mon visage. Le pouvoir des apparences, de transmettre une émotion par sa pose, j'ai grandis à Los Angeles, j'ai suivis quelques cours de théâtre à l'université, j'ai rêvé du monde du cinéma jusqu'à mes dix-huit ans, il y a quelques restes.
 
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Message posté : Mar 5 Avr 2016 - 22:00 Message
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Le changement d'attitude de la jeune femme fut clairement visible et Jonas ne s'en offusqua pas. Il se doutait qu'elle n'allait pas le porter aux nues parce qu'il l'avait questionnée sur son avis à propos du Daily Herald, à moins que ce ne soit simplement de l'avoir identifié comme « l'emmerdeur des Supers » ? Vu ce qu'elle avait dit de lui quelques instants plus tôt, il doutait que ce soit ça le réel problème. Non, elle avait dû être contrariée de comprendre qu'il lui avait caché son identité et qu'il en avait profité pour obtenir un avis impartial. Tant pis. Si elle ne comprenait pas que c'était sa seule chance d'entendre l'avis d'une personne qui ne le connaissait pas, il n'en pleurerait pas. Elle avait eu l'air aimable et agréable, mais Jonas avait depuis longtemps tiré un trait sur la perspective de se faire des amis et il n'avait donc abordé cette femme que par pure curiosité. Rien qui ne mérite de regretter son approche en somme.

Il avait donc récupéré sa main avant de rester silencieux tandis que la jeune femme répondait aux autres hommes. Jonas ne comptait pas faire le moindre article là-dessus et elle le saurait certainement vu qu'elle avait lu le journal et – il le pensait du moins – compris la manière dont il fonctionnait, mais la pique était assez claire. Se faire remballer proprement n'était plus si dérangeant lorsque vous le vivez quasi-quotidiennement, il se contenterait donc d'attendre la résolution de l'affaire – avec l'arrivée prochaine de la police qui avait certainement été prévenue – avant de la remercier et s'en-aller. Encore fallait-il que les deux imbéciles ne se décident pas à jouer les gros bras avant qu'ils n'en soient là et vu le geste du type au polo, c'était certainement ce qu'ils avaient prévu.

Jonas devait admettre qu'elle savait se débrouiller en matière de combat et la manière dont elle le fit chuter pour l'assommer contre la banquette démontrait une certaine maîtrise. Le regard du Cooper se posa sur l'homme allongé par terre. Il avait les yeux ouverts, mais son regard était un peu trouble. Certainement sonné, il ne serait plus en état de se battre, car contrairement aux films d'action, un bon coup sur la tête ne vous donnait que rarement la possibilité de remettre le couvert.

Sourcils légèrement froncés, il dévisagea la jeune femme qui semblait plutôt tranquille à l'idée de devoir se battre. Qu'on le traite de pleutre ou de crétin, il s'en fichait, mais le trentenaire préférait éviter d'en arriver à un affrontement. Ce n'était pas le fait de se faire « sauver » par une femme qui l'ennuyait, mais bien celui de voir qu'il allait encore être mêlé à une histoire pareille sans rien avoir demandé.

« Arrête de raconter des conneries greluche ! T'as attaqué la première, c'est toi qui va avoir des emmerdes si les flics débarquent ! » Il n'avait pas totalement tort.
« Sauf si le geste de votre ami est interprété comme dangereux et vu vos paroles, c'est clairement le cas. » L'homme leva le bras pour menacer le Cooper d'un doigt tendu.
« Ferme-là bordel, si t'étais vraiment un mec, tu laisserais pas une gonzesse te défendre, tu viendrais toi-même réglé le problème. »
« Le problème, c'est vous qui le faites, il n'y en a pas. Je ne vais certainement pas m'amuser à me battre chaque fois qu'un type dans votre genre décide de jouer les justiciers, sinon je passerais mon temps à le faire. »

Le ton de sa voix était légèrement lassé. Il regrettait vraiment d'être entré dans ce café. Si, de prime abord, il avait songé que cette rencontre inopinée était agréable, Jonas revenait rapidement sur ce point en voyant la manière dont la prénommée Jessica lui parlait désormais. Au fond, il devrait s'en tenir à sa décision et se couper de tous les individus qui n'étaient pas mêlés à son métier, il éviterait beaucoup de déconvenues et de temps perdu.
Mais il n'en était pas encore là.

« On va voir ça ! » Son regard se posa sur la blonde. « Te la joues pas super-héroïne, c'est pas parce que t'as appris à faire trébucher quelqu'un que tu vas pouvoir tout régler. T'es pas la seule à avoir pris des cours blondasse ! »

Ça en devenait presque risible, mais très franchement, Jonas ne voyait pas quoi dire pour éviter que la situation ne dérape, mais il était certain que c'était le but de cet homme depuis le début de la « discussion ». Sans perdre de temps, le Cooper attrapa l'exemplaire du Herald survivant avant de le lancer en direction de l'homme qui le repoussa de la main, le faisant tomber par terre.

« Si vous avez un problème avec ce qui est écrit dans ce journal monsieur, il y a une adresse où vous pouvez adresser vos doléances, alors ne vous gênez pas. »

Au lieu de cela, le type en question jugea préférable d'en venir aux mains en avançant vers le Cooper, quitte à passer sur la blondinette si elle avait la sotte idée de s'interposer. Pour le coup, il serait presque amusé de le voir y arriver et être embarqué par la police pour coups et blessures sur une innocente.

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Message posté : Mer 6 Avr 2016 - 19:57 Message
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Je n'avais même pas vraiment envie de l'aider pour l'homme qu'il est. Même s'il ne m'a pas techniquement menti, il a fait ce qu'il fallait pour me laisser penser et cela s'appelait de la manipulation. Chose que je n'appréciais pas vraiment pour être honnête. Peut-être que j'aurais dû plus me méfier de lui, trouver suspecte son attitude visant à se rapprocher de moi et me parler d'un illustre inconnu que j'avais lu dans un journal. Peut-être même qu'il mérite la raclée que les deux hommes veulent lui donner et que je ne devrai pas lever le petit doigt pour l'aider mais de toute façon il était trop tard pour jouer l'innocente et dire que nous n'avions pas discuté. Il était aussi trop tard pour dire que je n'avais pas vu que ces deux hommes son vindicatifs ou pour m'excuser en expliquant que je n'avais pas compris que Jonas ne savait pas se défendre. J'ai toutes les cartes en mains pour comprendre parfaitement la situation, ce que je fais, ce qui vient justifier de ma présence entre les deux agresseurs potentiels, et plus que probables, et le journaliste. S'en prendre à quelqu'un à deux contre un, ce n'est pas vraiment de la justice ou même une façon de faire comprendre un point à une autre personne. Ce n'est pas ainsi que les gens civilisés agissent mais dès lors qu'il s'agit d'une rixe entre plusieurs personnes, il apparaît que les civilités ne sont plus de mises. J'avais même espéré pendant quelques instants qu'il n'y aurait aucun engagement physique mais hélas ce ne fut pas le cas. Le geste de l'homme pourrait largement être considéré comme mal intentionné sur les images de la caméra filmant la salle, après quatre braquages en deux mois on pouvait comprendre la paranoïa du patron et sa volonté de s'assurer de ce qui se passe dans son établissement. Aussi mon action tient-elle plus de la légitime défense que de l'agression. En plus de ça, deux hommes contre une seule femme, c'était déjà mal parti comme ça pour les deux hommes.

Le premier neutralisé, je me surprends à espérer que le seconde daigne se montrer plus raisonnable mais ce n'est pas le cas, au contraire il semble y trouver un certain courage, stupide, supplémentaire. Je lève les yeux au ciel en soufflant bruyamment par le nez en entendant les propos de l'éditeur, est-ce qu'il essaye d'arranger la situation ou de l'envenimer ? Ca semblait bien parti au début dans sa première, certes ses propos étaient un rien menaçant mais ils auraient pu décourager Costard. En vain. Costard réplique et là il semble que Jonas décide de faire empirer la situation par ses propos mais surtout par sa façon de dire ces mots. Un bref instant je me dis que je pourrai tout simplement m'écarter et laisser faire Costard parce que je commence à avoir le sentiment que le journaliste n'a pas encore pris assez de coups pour comprendre que parfois il faut savoir se taire ou, faute d'y arriver c'est un journaliste et les journalistes c'est fou ce que ça cause, il faut au moins parvenir à choisir ses mots avec plus de tact que de faire mal tourner une situation déjà mal embarquée. J’établirai plus tard, en regrettant ces rencontres malheureuses, les parts de responsabilités de chacun. Cela dit si, jusque là, les accusations fusaient bon train sur Jonas, j'avais été plutôt épargnée, jusqu'à entendre le terme de "blondasse". Je dois dire que celui-là je l'encaisse toujours très mal, je peux accepter "Blondie" ou "blondinette" mais ce terme-là fait tourner le sang dans mon corps, il me fait bouillir et cela s'entend à mes doigts qui viennent de craquer quand j'ai fermé mon poing.


« Blondasse ? Carrément ? »

Je le fusille du regard, je ne suis pas particulièrement sanguine mais m'entendre reléguée au rang de blondasse, j'ai dans la tête une actrice porno lambda très occupée à une situation particulièrement pénétrante, et je n'accepte pas ça. Je n'ai pas étudié pendant cinq années, appris cinq langues pour entendre ça. Il approche, je m'interpose, il m'écarte d'un geste du bras, me projetant vers la table que mon bras balaie en renversant au passage les deux tasses qui s'y trouvaient.

« Whaou, tu sais pousser des obstacles de ton chemin. »

Je pose une main ferme sur son épaule, le forçant à se retourner avant qu'il n'essaye d'imprimer mon poing sur le visage de Jonas.

« Et là, tu vas faire quoi gros dur ? Me donner une pichenette ? »

Tiens, non, pas une pichenette mais une tentative de crochet du droit, un magnifique crochet de boxer. Le problème c'est que c'est un boxe amateur, son crochet est large, beaucoup trop large. Avant-bras gauche en opposition, frappe du poing droit en plein plexus solaire, tressautement de l'adversaire au souffle subitement coupé, il se rattrape tant bien que mal à la table derrière lui en cherchant de l'air.

« Respire doucement, ça va aller. »

Non, il préfère revenir aux affaires avec un assaut direct et pressé. Droit sur moi comme une brute, tout son corps qui entraine le mien et me fait heurter la table à laquelle Jonas et moi étions assis il y a quelques minutes. Je grommelle de mécontentement quand mon dos heurte la plante, sa tranche surtout, ma main gauche cherche une tasse que j'éclate sur le crane de Costard quelques instants après avoir entendu un :

« Monsieur, lâchez-là ! »

Apparemment la police avait été rapide à intervenir. Sans doute en raison de la présence d'un marchand de doughnuts à quatre ou cinq boutiques de là.
 
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Message posté : Jeu 7 Avr 2016 - 11:24 Message
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Visiblement, c'était davantage le surnom lancé par l'homme que la situation qui énerva la jeune femme. Le trentenaire l'observa tandis qu'elle fusillait l'assaillant du regard avant de se faire écarter avec force. C'était stupide. Jonas avait toujours considéré que les mots étaient plus puissants que les gestes, même s'il savait que ce n'était pas toute sa verve qui allait l'empêcher de se prendre un coup en pleine tronche ! Au fond, ce n'était pas si grave. Le Cooper aurait subi en essayant de limiter les dégâts, mais sans riposter. Même si c'était navrant à dire, les hématomes sur son visage seraient plus parlants que tous ses mots. Dire qu'il avait été agressé ou arborer les traces qui le montraient étaient deux choses bien différentes. En vérité, les gestes servaient aussi, mais uniquement lorsqu'ils étaient employés par les autres personnes.

La provocation de la blonde ne s'arrêtait pas là, elle lui lança une phrase qui ne sembla guère lui plaire et commença la véritable bagarre. Elle maîtrisait clairement l'art du combat et même si Jonas était incapable de dire quelle était sa spécialisation, il constata juste qu'elle parvint à assommer l'homme en lui cassant une tasse à café sur le sommet du crâne. Le genre de coup qui calmait pendant un sacré moment, peut-être même qu'elle allait se couper avec les débris de céramique ? Une question à repousser étant donné que les policiers débarquèrent au même moment. L'interpellé ne fut pas réellement en mesure de répondre puisque la tasse l'avait bien sonné et il tituba un moment avant qu'un policier ne s'approche pour lui saisir le bras et l'entraîner jusqu'à une chaise où il l'installa.

Comme le propriétaire des lieux avait parlé de deux hommes et que les policiers connaissaient bien Jonas, ils se dirigèrent naturellement vers l'autre individu encore sonné au sol et le soulevèrent pour l'installer à son tour sur une chaise le temps qu'il se réveille suffisamment pour être entraîné au poste. Les yeux clairs du trentenaire restèrent posés sur les nouveaux arrivants durant quelques secondes avant de se glisser jusqu'à Jessica. Elle avait eu l'air contrariée et le Cooper la comprenait, cependant, il ne s'estimait pas coupable du pire. Il n'avait fait que se renseigner sur ce qu'elle pensait du Herald et lui proposer son aide pour trouver du travail. Pas de quoi le détester, mais le mystère des humains était parfois impossible à comprendre.
Bien que sur ses gardes, Jonas s'approcha d'elle avant de lui adresser la parole d'un ton calme.

« Est-ce que vous avez été blessée ? Les tasses brisées peuvent être coupantes. »

Et si l'autre homme avait été coupé lui aussi, elle risquait encore d'attraper une saleté et devrait passer une batterie de tests. Bon, Jonas ne se sentait guère coupable, après tout, il lui avait dit de laisser tomber et de s'occuper d'autre chose, mais c'était elle qui avait décidé d'agir ainsi. Cela dit, il n'était pas dispensé de la remercier, même si elle l'enverrait certainement sur les roses en lui faisant comprendre qu'elle ne voulait plus rien savoir de lui et de son journal. Une nouvelle détractrice du Herald ? Possible. Il le verrait bien.

« Merci pour votre aide, j'aurais compris que vous vous absteniez de le faire au vu de ce qui s'est passé. » Le fait qu'ils aient discuté du journal sans qu'il n'avoue qui il était. « Mais je voulais que les choses soient claires : je n'ai pas cherché à vous manipuler en vous interrogeant sur le journal, je voulais juste un avis neutre et c'est relativement rare étant donné que pratiquement tout le monde en a un très influencé en ville. » Elle le comprendrait certainement. « Et comme vous ne me connaissiez pas, vous ne jugiez pas utile de dire ce que je voulais entendre, c'est tout. »

Il eut un léger haussement d'épaules, signe qu'il n'allait certainement pas lui en tenir rigueur si elle décidait de l'admonester au milieu de ce café. De toute manière, les policiers allaient terminer de s'occuper des deux hommes et viendraient certainement les interroger, elle pourrait donc s'éclipser sans problème une fois ce détail réglé. Au fond, il l'avait senti dès le début : il n'était pas capable de discuter avec quelqu'un sans que ça ne tourne au vinaigre !
 
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Message posté : Jeu 7 Avr 2016 - 18:44 Message
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Oui, j'avais tiqué assez promptement sur le mot "blondasse" parce que je le trouve particulièrement rabaissant et blessant. C'était sans doute profondément stupide de ma part car ça allait rapidement m'attirer des ennuis dans le contexte actuel. Je n'ai pas aimé sa façon non plus de me pousser sur le côté en pensant que ça suffirait à se débarrasser de moi. Je sais bien qu'on ne va pas parier sur moi dans un combat de bar ou une bagarre tout simplement mais voilà huit années que j'apprenais à me défendre. Le style était un mélange de plusieurs arts martiaux et visaient à une seule et unique chose, neutraliser rapidement un adversaire en un minimum d'efforts et de risques pris. Une technique basée en très grande partie sur la défense et la contre-offensive. Parer et attaquer directement, parfois avec le même bras, là j'avais choisis un style plus semblable à ce que deux boxers feraient dans un ring. Enfin du moins pour la parade et direct parce qu'ensuite avec la tasse, on est beaucoup plus dans un simple style de défense personnelle. L'avantage étant que j'avais entendu les policiers lui dire de me lâcher avant que je ne casse la tasse sur sa tête, faisant de mon geste un acte de défense. Dans l'absolu je n'avais porté le premier coup à aucun moment, Polo avait essayé de me bousculer, Costard de me donner un coup de poing, puis m'avait écrasée sur la tranche de la table. Je ne retire aucun sentiment de fierté de ce combat, de ce qui vient d'arriver, ça aurait pu être évité, enfin me concernant moi parce que Jonas avait eu raison, ça ne me concernait pas, j'aurais pu partir. Seulement si je l'avais fait, c'est lui qui serai en piteux état et pas des détracteurs du journal devenant agressifs envers sa personne. Une autre façon de voir les choses était de se dire qu'il cherchait seul à s'attirer des ennuis.

« Non, ça va, mon dos a connu pire et je ne me suis pas coupée. »

Je contrôlais pourtant rapidement mes mains après avoir dit ça mais non, il n'y avait aucune marque, je ne m'étais pas entaillée sur les éclats provoqués par mon attaque. J'ignore quel est ensuite son but, s'il cherche à s'excuser de ne pas m'avoir clairement dit ce qu'il était ou s'il essaye de s'expliquer. Dans les deux cas ça ressemble beaucoup à une quête de justifications que je n'appréciais que moyennement. Quand il termine en me disant qu'il voulait un avis neutre et pas ayant un parti pris contre lui, je ne peux pas m'empêcher de rire deux petites secondes.

« Comme quoi vous n'avez pas un problème qu'avec les héros si votre paranoïa vous pousse à croire qu'un humain ne peut pas être honnête avec un autre. Vous savez si vous avez les humains et les Super à dos, c'est que le problème n'est peut-être pas eux. »

J'aurai presque pitié de lui, il devait vivre dans un monde plein de paranoïa et de doutes envers tout le monde, tout le temps, sans discontinuer si il s'imaginait qu'une personne ne puisse pas être honnête avec lui sans venir d'ailleurs et tout ignorer de lui.

« J'habitais L.A. j'ai envoyé balader Channing Tatum alors qu'il m'abordait dans un Starbuck, ne vous en faites pas pour ma franchise. »

Un policier nous rejoint, commençant par me regarder moi, me demandant si je vais bien, si ce qu'a dit le barman est ce qui est arrivé, savoir que les deux hommes ont voulu s'en prendre à Jonas et que je l'ai défendu.

« Oui, je vais bien et le barman a dit vrai, ces deux hommes voulaient s'en prendre à cet homme qui m'avait abordée pour discuter un peu des dernières nouvelles du Herald. Ils étaient de suite vindicatifs et rapidement agressifs. »

Le policier note, ça colle avec le témoignage du barman et des autres clients, je n'aurai pas de problèmes mais il souhaite s'entretenir avec Jonas parce que ce n'est pas la première fois qu'il se retrouve au milieu de ce genre de situation. Je prends mes affaires, ma veste que j'enfile, mon sac en bandoulière, laissant mon journal imbibé de café et de thé sur la table.

« En ce qui me concerne, vous êtes un con. Vous êtes intelligent, malin, vous avez l'esprit vif et une plume très agréable dans vos articles, un journaliste hors paire mais comme humain vous êtes nul. Si vous étiez un Super vous feriez un article pour vous descendre. Voilà, vous avez eu mon avis objectif. Bonne journée. »

Ces deux derniers mots étaient tranchants, ils laissaient clairement entendre que tenter de me retenir serait vain. Avec le temps je m'apaiserai et si nous nous croisions à nouveau il se pourrait que je le salue poliment, que je discute avec lui s'il lance un sujet mais pour aujourd'hui, j'avais ma dose de sa paranoïa sur les humains et les héros.
 
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