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Tel père, telle fille ? ▬ Vladislas

 
Message posté : Ven 4 Mar 2016 - 13:52 Message
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04 mars 2016 — Dans l'après-midi.

Le fait d'être devenu éditeur du Daily Herald n'enlevait pas pour autant les occupations que Jonas avait auparavant. Si du vivant de son géniteur, il s'occupait d'assurer une présence lors des soirées de gala ou des collectes de dons, il savait parfaitement qu'en se retrouvant seul, il devrait non seulement poursuivre ça, mais aussi assumer le reste à côté. Autant dire qu'organiser son emploi du temps n'était pas vraiment une partie de plaisir et qu'il s'appuyait beaucoup sur la secrétaire expérimentée qui avait été embauchée pour l'aider. Mais c'était tout seul qu'il devait se rendre aux soirées puisque Casey n'avait pas toujours l'envie de l'y accompagner – ces sorties-là l'ennuyaient beaucoup – et qu'il n'avait plus sa jumelle pour le soutenir. Bien sûr, sa mère aurait éventuellement pu faire l'affaire, mais depuis la mort de son époux, elle n'était plus vraiment au mieux de sa forme. En vérité, sa seule véritable occupation depuis le décès de Bruce était d'essayer de trouver deux maris pour ses filles et une bru digne de ce nom à conseiller à son fils. Elle cherchait à remplir son rôle de mère d'une famille conservatrice en somme, mais ses efforts étaient plutôt vains étant donné qu'aucun de ses trois enfants ne semblait avoir l'intention de se marier dans l'immédiat. Ni plus tard en vérité.

Jonas était toutefois bien loin de ces préoccupations lorsqu'il se rendit à la collecte de dons organisée par l'épouse de l'un de ses « amis ». En vérité, il s'agissait d'un important homme d'affaires dont la société était souvent placée en très bonne place dans les pages économiques du Daily Herald et il avait fini par devenir une connaissance régulière des Cooper. Bien évidemment, même si le trentenaire n'avait pas spécialement envie de se coltiner une soirée de ce genre, il savait qu'il était primordial d'apparaître quelques instants. Malheureusement ce serait bien plus que quelques heures étant donné que l'épouse de son contact lui avait signifié qu'elle comptait sur lui pour la soirée de gala qui suivrait la collecte de dons. La journée promettait de se terminer très tard et pourtant, Jonas n'avait pas spécialement envie de rentrer chez lui à des heures interminables. Et pour une fois, cela n'avait rien à voir avec les visites d'Harvest qui ponctuaient parfois ses soirées : il était simplement las et apprécierait un peu de solitude et de tranquillité.
Mais ces mots ne semblaient pas destinés à faire partie de sa vie.

C'était donc en journée que Jonas avait dû interrompre ses affaires au Daily Herald et se rendre dans un autre quartier légèrement plus huppé. Il avait toujours trouvé ironique de collecter des dons pour des personnes dans le besoin en organisant ces séances dans des endroits extrêmement luxueux. Pour le coup, il s'agissait d'un hôtel de grand standing qui proposait la location d'une salle de réception relativement coûteuse. De nombreuses personnes aisées étaient attendues et tout le monde allait signer un petit chèque pour se donner bonne conscience. Bien sûr, Jonas aussi s'y plierait, mais il se souciait davantage de faire bonne figure et de rencontrer d'éventuelles connaissances que de verser une partie de son argent à une association caritative. Il n'avait besoin de personne s'il décidait de faire une bonne action après tout.

Le soleil était haut, mais l'air froid. Une veste était très bien supportée et cela semblait être l'avis des autres personnes présentes ici puisque la plupart des femmes arboraient de coûteuses vestes ou fourrures. Jonas se débarrassa finalement de la sienne avant d'aller saluer l'organisatrice qui lui présenta quelques connaissances que le trentenaire fit mine d'apprécier le temps de leur parler, puis il s'éloigna. Il avait plusieurs heures à tenir avant de pouvoir partir sans titiller la fierté de l'hôtesse. Le Cooper s'occupa une bonne heure en conversant avec quelques personnes de sa connaissance, abordant divers sujets dont l'inévitable concernant le CODE, puis il se retrouva à nouveau à chercher quoi faire. Parler de tout ça l'ennuyait sérieusement et les discussions tournaient toujours de la même manière dès qu'il changeait d'interlocuteur. Son regard bleuté se promenait sur la salle lorsqu'il repéra une silhouette qui lui semblait vaguement familière, mais qu'il mit quelques instants à situer. Finalement, le Cooper se rendit compte qu'il s'agissait d'une Russe dont l'un de ses « amis » lui avait parlé une dizaine de minutes plus tôt. Apparemment, elle était la fille d'un homme qui avait la réputation de toucher à un domaine plutôt discutable. Mais était-ce le cas de la fille aussi ? Le mieux était de vérifier directement à la source.

C'est pour cette raison qu'il se dirigea vers la blonde qui semblait provisoirement esseulée, puis s'arrêta en arrivant à ses côtés.

« Mademoiselle Markov si je ne me trompe pas ? » Il attendit qu'elle confirme – ce serait stupide de se tromper de personne – avant de reprendre. « Je suis surpris de ne pas voir votre père dans les environs, j'avais pensé que tous les hommes d'affaires influents feraient une apparition ici aujourd'hui. »

Tous les deux savaient très bien que les regroupements de ce genre étaient chargés d'hypocrisie et il ne doutait pas que malgré sa blondeur, la jeune femme s'en doutait. Elle n'était pas repoussante comme femme par ailleurs, mais Jonas était plutôt insensible à son éventuel charme. Peut-être parce qu'il avait l'esprit occupé par une autre – malgré lui – ou peut-être parce qu'elle ne ressemblait pas suffisamment à sa jumelle pour retenir son attention. Au fond, c'était sans importance, il n'avait pas besoin d'être sous le charme de quelqu'un pour lui parler. Fort heureusement cela dit, sinon ses affaires se porteraient plutôt mal !
 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 13:06 Message
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Elena se saisissait de toutes les occasions qu’elle pouvait avoir de quitter les machinations de son père, juste pour un instant. Son arrivée à Star City avait été des plus mouvementées en novembre. Face à la colère de son père elle avait dû passer tout son temps cloîtrée dans la maison d’Elise Schade, son avocate, à s’occuper de certains de ses jouets, surtout celle qui avait été ensorcelée par l’archidémon Raphaël. Mais quand le Cirque des Damnés avait explosé, ah ! Quelle libération, elle avait enfin pu sortir et tenter de regagner une vie digne de ce nom...

Tout ça pour finir à passer ses nuits au Bite Night, entre des prostituées et des strip-teaseuses pendant sur que son père tentait de lui enseigner comme diriger. Cela la changeait du temps qu’elle passait avec sa mère adoptive à Paris. Sveltana était la première épouse de Vlad, presque aussi âgée que lui, mais elle avait un goût prononcé pour le luxe qu’elle avait transmis à la fille de son créateur. Les soirées mondaines, les galas, l’opéra, le théâtre... C’était une tout autre chose que de passer son temps avec des femmes devenues esclaves de la nuit et de son père. Même la rencontre avec Mélusine avait été un échec monumental, sans parler de celle avec ce texan rustre qui semblait issu de générations d’accouplements consanguins. Non, l’Europe lui manquait terriblement, la haute société lui manquait. Même lorsque son père avait voyagé avec elle en Europe de l’Est, ils avaient toujours été des gens respectueux. Ce qui ne signifiait pas qu’Elena allait s’amuser à se morfondre... Non, si elle voulait retrouver une vie comme elle l’appréciait à Star City, il suffisait de la construire.

Et elle avait convaincu son père de le faire. Diriger un empire souterrain du sexe était une chose. Mais être un riche d’homme d’affaire russe, avec une réputation certes douteuse, mais aussi une grande fortune et qui allait devenir un géant de l’industrie pornographique, c’était autre chose. Et elle serait la fille de cet homme bien entendu. Elle avait passé les derniers mois à brosser ce portrait de son père et cela payait enfin, elle se trouvait à un gala de charité. Enfin, il s’agissait là de la partie charité, mais elle en appréciait chaque instant. Même si c’était de jour et que le soleil diminuait ses capacités. Elena fut toutefois tirée de sa rêverie par l’arrivée d’un homme, plus âgé qu’elle. Un éventuel prétendant ? Cela faisait si longtemps... Son père avait arraché la colonne vertébrale de son dernier véritable compagnon.

« C’est bien cela, et vous êtes Jonas Cooper, j’ai grandement entendu parler de vous. » Répondit-elle en lui serrant la main. Sans sourire pour autant. Eduquée à l’Européenne, elle n’avait pas tendance à montrer ses émotions aussi facilement que les européens et elle passait pour beaucoup comme une poupée de glace. « Oh ne vous inquiétez pas, mon père nous rejoindra dans la soirée. Construire un empire financier demande du temps apparemment et il n’a pas pu se libérer plus tôt. »

La vérité était tout autre étant donné que Vladislas ne pouvait pas sortir à la lumière du jour, contrairement à elle. L’avantage d’être une dhampire et sa fille, elle pouvait être son émissaire quand le soleil était levé. C’était d’ailleurs ce pourquoi elle avait été créée et élevée. Même si elle devait faire avec les esclaves humaines de son père, certaines étaient trop proches de lui à son goût et même si elles étaient ensorcelées il leur faisait trop confiance.

Jonas Cooper en tout cas était une rencontre grandement appréciée. Notamment parce qu’indirectement, il avait été le sauveur d’Elena. C’était lui qui avait publié un article sur le Cirque des Damnés qui avait probablement donné lieu à la destruction de l’archidémon. Elle lui devait sa liberté en quelque sorte.

« Je n’avais encore jamais assisté à ces évènements de ce côté là de l’Atlantique, ce n’est pas si différent. Je suppose que pour vous cela doit être une journée comme les autres ? Je crois savoir que votre famille est très liée à l’histoire de cette ville. »

Elle n’en savait rien en fait, mais elle voulait maintenir la conversation avec cet homme, pour se distraire un instant. Il n’était pas laid après tout et pouvoir avoir des échanges plus poussés qu’avec les sbires de son père était très appréciable.
 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 18:03 Message
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L'absence de sourire de la part de son interlocutrice ne le perturba absolument pas. Jonas n'était pas le genre d'homme à sourire, ou alors par ironie ou pour provoquer quelqu'un, mais il n'y avait qu'avec sa jumelle qu'il le faisait sincèrement – et ce n'était pas vraiment possible pour le moment. Qu'elle reste parfaitement neutre ne le dérangerait absolument pas, au contraire : il ne supportait pas les gens qui souriaient en permanence. Quant au fait qu'elle connaissait son nom, ce n'était guère impressionnant. Les Cooper n'étaient pas des nouveaux arrivants à Star City et Bruce avait bien préparé le terrain. Qui plus est, le débat télévisé qu'il avait eu l'année passée avec Thunder lui avait permis de se faire davantage connaître du grand public. Bien sûr, il était encore un inconnu pour de nombreuses personnes, mais disons que dans le milieu des affaires, ce n'était que rarement le cas.

Il acquiesça d'un hochement de la tête lorsqu'elle lui parla de l'empire de son père, même s'il ne se gêna guère pour penser qu'il aurait pu opter pour un autre genre de « commerce ». C'était la facilité, les amateurs de lieux peu recommandables étaient légion tout comme ceux qui se passionnaient pour ces films aux scénarios plus que douteux, même si l'intéressé ne s'était pas – encore ? – lancé là-dedans. Son silence permit à la demoiselle de reprendre la parole pour lui parler de son expérience en matière d'événement caritatif avant de s'interroger sur sa présence à lui. Un léger haussement d'épaules et il répondit d'un ton posé.

« Très liée, je ne sais pas. Disons que nous nous efforçons d'y participer, mais elle ne remonte pas beaucoup plus loin que mon père, même s'il en est originaire. » Bruce n'était devenu « quelqu'un » qu'en parvenant au poste d'éditeur du quotidien. « Cela dit, je crois qu'on peut effectivement dire que la famille Cooper tente d'atteindre cet objectif. » Il la regarda dans les yeux avant d'enchaîner. « Vous êtes européenne ? D'un pays de l'est peut-être ? Russie ou un pays voisin ? Navré, mais je ne suis pas extrêmement qualifié en matière d'accents de l'est. »

Même s'il parlait parfaitement le français, Jonas n'avait jamais traversé l'atlantique pour mettre les pieds sur l'autre continent. Sa maîtrise de la langue découlait uniquement des origines de sa mère née en Louisiane française, mais il ne saurait pas vraiment parler de l'Europe ou de ses voisins sans faire de grossières fautes. De toute manière, il y avait déjà bien assez à faire sur ce continent, inutile de s'attarder sur le reste.

Son regard clair se détourna du visage de la blonde afin de se promener sur les environs. Il donnait l'air de simplement occuper ses yeux, mais en vérité il cherchait surtout à repérer des visages familiers. Pour le moment, la jeune Markov était une interlocutrice intéressante, mais face à un gros poisson de l'industrie, il n'hésiterait pas à lui fausser compagnie pour aller voir ailleurs. Et elle s'en doutait certainement vu qu'elle se présentait comme quelqu'un d'habitué aux événements de ce genre.

Mais aucune connaissance en vue, aussi le trentenaire reporta-t-il son attention sur la demoiselle avant d'enchaîner avec naturel – le tout était de ne pas passer pour un butor et il savait comment s'y prendre ! Enfin, la plupart du temps, tout dépendait des points de vue.

« Ce n'est pas si naturel comme journée, non. Plus depuis que j'ai remplacé mon père du moins, mais j'avoue qu'avant j'étais abonné à ce genre d'événement. » Ce n'était un secret pour personne. « Le vôtre semble extrêmement occupé si j'en crois vos paroles. La dernière fois que j'ai entendu parler de lui, il semblait en bonne voie pour se hisser au sommet de son domaine. Mais je dois admettre que ce n'est pas un milieu très exploité à Star City. » Aucun reproche dans sa voix, mais il était aisé de voir ce qu'il en pensait. « Il faut croire qu'il a le nez pour flairer le bon filon, à moins que ce ne soit d'autres raisons qui le motivent ? » Une passion pour ce domaine éventuellement ? « Et vous ne vous trouvez pas avec lui ? J'aurais pensé qu'il vous formerait à prendre la suite. Mais c'est peut-être déjà le cas ? »

Autant se renseigner sur elle, son père ne serait pas éternel et elle prendrait tôt ou tard sa suite. Ou du moins, c'était ce qu'un humain parfaitement banal pouvait penser.
 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 19:29 Message
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La famille Cooper ne cherchait donc pas à raffermir son patrimoine dans la ville, intéressant. Enfin, c’était ce que disait Jonas, mais cela pouvait être très différent de la vérité. Maintenant que Vladislas était décidé à lui donner une véritable éducation et à la faire régner à ses côtés dans son petit empire vampirique, elle devait faire attention à ce genre de détails. Les humains pouvaient se révéler dangereux et savoir les manipuler était ce qui faisait la force des buveurs de sang. Même si Elena ne l’était qu’à moitié. Elle aurait toutefois imaginée que les Coopers auraient été l’une des familles fondatrices de la ville, ou bien qu’ils essayent d’y laisser leur marque pour tous les siècles à venir. Le genre de folies dont raffolaient les mortels.

« Je ne suis de nulle part en particulier j’en ai bien peur. J’ai beaucoup voyagée, mon père m’a eut alors qu’il était très jeune et j’ai vécu à bien des endroits en Europe. J’ai passé un certain temps en Russie étant jeune, oui, c’est d’où je tiens mon accent ainsi que de ma mère. Mais j’ai passé mes dernières années principalement à Paris avant de venir jusqu’ici. »

La dhampire et son père avaient rodé leur petite histoire. Elena avait vingt cinq ans et Vlad pouvait difficilement en avoir plus de cinquante et avait plus l’air d’en avoir quarante-cinq. De ce fait il avait eut Elena très jeune avant de partir à la conquête du monde et de faire sa fortune. Sa mère était russe, mais était morte et elle avait été élevée par l’épouse de son père à l’époque : Sveltana Markov. Même si maintenant elle allait par le nom de Basarab. La vérité était différente bien entendu, parce que Sveltana était toujours l’épouse de Vladislas, elle était sa création. Mais la société moderne ne s’accordait que difficilement avec les aspirations maritales du vampire. Aussi il n’était officiellement pas marié alors même qu’il avait trois épouses. Sveltana à Paris donc, Emily Crowley à la Nouvelle Orléans, une anglaise qui avait tenté de le tuer peu après la Renaissance et enfin Nuala O’Reilly, une irlandaise, ancien jouet de Raphaël, qu’il avait transformé. Cette dernière était introuvable et Elena ignorait bien où elle pouvait se trouver en ce moment.

« Mon père a toujours été extrêmement occupé. C’est un homme qui en veut toujours plus, le genre d’individus qui a construit sa fortune uniquement par la force de sa volonté. Nous avons quitté la Russie avec peu de choses pendant la Guerre Froide et il a beaucoup voyagé. Maintenant notre situation est un peu plus stable, mais je ne suis pas certain que Star City soit pour autant sa destination finale. »

Le vampire choisissait une ville, la mettait à feu et à sang, puis repartait dans les étendues sauvages jusqu’à retrouver une destination qui l’intéressait. Enfin, la médiatisation avait quelque peu compliquer les choses, mais avec les moyens de ses épouses, créer de nouvelles identités n’était pas trop compliqué.

« Mon père vous répondrait tout simplement qu’il y a trois choses qui vendent toujours : la nourriture, la mort et le sexe. » Elle adressa un regard à Jonas en énonçant le troisième mot avec son accent russe, presque comme si c’était une invitation, mais son visage restait de marbre. « Il a déjà eu quelques restaurants en Europe par le passé, mais cela ne lui a jamais plu et il n’a jamais été vraiment intéressé par le second, le troisième était le plus logique. Pourquoi Star City ? Je ne sais pas. Mais votre pays est le plus grand producteur de pornographie au monde, il a dû vouloir se tailler la part du lion. Je ne touche pas véritablement à ce genre d’activités personnellement. »

Bien entendu elle n’était pas frigide et insensible aux plaisirs de la chair. Mais son cher père ne tenait pas à faire d’elle une star de film pour adulte ou bien une maquerelle. Pas pour le moment en tout cas. Il avait après tout décidé de la faire participer activement au trafic de femmes mis en place avec Ymir.

« Il m’apprend certaines choses. Mais mon père est encore jeune, il ne compte pas prendre sa retraite avant de longues années. Je ne m’occupe que des questions logistiques et financières et encore... Je crois qu’il préfère faire de moi l’égérie de sa famille en m’exhibant à de tels évènements quand il travaille. Je ne m’en plains pas. J’apprécie ce genre d’activité mondaine. Peut-être qu’un jour il me laissera toutefois le contrôle de ce qu’il a créé à Star City quand il aura un nouveau projet mégalomane en tête. S’il ne m’a pas trouvé un mari d’ici là. Mais je crois qu’il veut que j’aie une situation vraiment confortable avant. Vous ne portez pas d’alliance, j’en déduis qu’il n’y a pas de madame Cooper d’ailleurs ? »
 
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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 13:01 Message
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Jonas n'avait jamais vraiment rencontré le père de la jeune femme, au mieux il l'avait aperçu de loin, mais la plupart du temps il en entendant simplement parler. Il aurait donc été bien incapable de dire si l'homme faisait jeune ou avoir une fille de cet âge-là, mais il imaginait sans peine qu'ils n'avaient pas la même différence d'âge que lui avec le sien – avant son décès bien entendu. Il hocha donc la tête après ses réponses.

« Oh, vous parlez donc bien français je présume. »

Cela dit, il ne comptait pas se lancer dans une conversation dans la langue de Molière, il restait plus à l'aise avec l'anglais. D'ailleurs la demoiselle ne semblait pas avoir de mal à s'exprimer ainsi vu qu'elle répondait plus qu'efficacement à ses questions. Jonas constata que son géniteur semblait avoir quelques points communs avec celui de la demoiselle comme leur grande ambition et le fait qu'ils avaient construit leur fortune à force de travail. Bruce était originaire d'une famille plus que modeste et il avait commencé comme simple pigiste au Daily Herald avant d'entrer dans le top vingt des fortunes de Star City, le tout à force de travail. Bien sûr, Jonas était né au sein d'une famille plus qu'aisée, mais son géniteur l'avait toujours poussé à se surpasser et il espérait bien pouvoir gagner de nombreux échelons dans le classement su-cité. Uniquement par fierté et non par appât du gain cela dit.

Son regard se détourna de temps en temps du visage de porcelaine de la demoiselle avant d'y revenir en arborant un air particulièrement attentif. Il l'écoutait et enregistrait les informations dont elle lui faisait part, peut-être que cela pourrait lui servir un jour.

« Un homme qui a la bougeotte comme on dit. J'imagine que cela ne doit pas être très facile à vivre, difficile de se faire des amis en changeant fréquemment de lieu de vie. »

Très franchement, il ne croyait pas un seul mot de cette phrase. La jeune femme lui faisait l'impression d'une femme distante et froide, il était donc peu probable qu'elle soit du genre à se faire des amis. Au mieux, elle trouvait des filles pour la suivre dans ses journées lèche-vitrine, mais ça n'allait certainement pas plus loin. Toutefois, il aurait été bien mal placé pour la critiquer puisqu'il faisait de même.

Au lieu de cela, il se concentra sur la conversation et ne releva guère le regard qu'elle lui décrocha. Elle avait beau être charmante et avoir un accent agréable – à ses oreilles du moins – le fait qu'elle se comportait comme une poupée de glace suffisant à refroidir le Cooper avant qu'il ne se sente émoustillé. Pour apparaître comme séduisante, à ses yeux il fallait un comportement et pas seulement une plastique – et cette fille était loin de l'avoir. Il resta donc silencieux jusqu'à ce qu'elle lui pose une question sur sa situation maritale.

« La seule madame Cooper est ma mère. » Et vu qu'il n'avait pas de frère, le calcul était vite fait. « Je n'ai pas vraiment le temps pour les détails de ce genre et dans ma famille c'est plutôt une tradition de se marier relativement tard. » Il avait encore une dizaine d'années devant lui avant d'avoir l'âge de son père au moment de son mariage. « C'est donc votre père qui se charge de vous trouver un mari ? Je suis plutôt étonné, je pensais que les mariages arrangés avaient cessé d'exister au siècle dernier, mais j'imagine que les traditions sont peut-être différentes de l'autre côté de l'atlantique. »

Ce n'était pas une critique et il mentait effrontément. Son propre père avait essayé de marier sa jumelle avec un crétin que Jonas ne pouvait pas sentir, alors il savait parfaitement que ce genre de choses existait encore ! Il s’estimait même heureux d'y avoir échappé vu l'empressement que ses parents avaient à le voir perpétrer la lignée des Cooper – ce qui n'arriverait jamais cela dit. L'air détendu, il enchaîna.

« Seul l'avenir nous le dira, mais je pense qu'il aurait été plus gagnant en optant pour la deuxième option. » La mort donc. « C'est la seule chose à laquelle aucun humain ne peut échapper et c'est aussi un commerce où les gens hésitent à faire des scandales. Pour l'autre... disons qu'il risque d'avoir beaucoup plus de détracteurs. Mais j'imagine que vous allez le dire qu'il n'a que faire des mécontents ? » Il aurait encore un point commun avec Bruce. « En tous les cas, je lui souhaite toute la réussite qu'il escompte, même si je ne vais pas vous mentir en disant que j'aurais préféré qu'il opte pour New York plutôt que Star City. »

Ce n'était pas nouveau que les Cooper étaient conservateurs et portés sur la religion – même si ce dernier point n'existait pas dans la vie privée de Jonas. Il serait donc assez logique qu'il désapprouve une fortune basée sur l'industrie du sexe. Après tout, personne ne pouvait remettre en question son comportement digne du genre parfait – sauf une certaine rouquine, mais il se plaisait à penser qu'elle n'irait jamais parler de ça à personne.
 
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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 17:28 Message
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« En effet, vous le parlez aussi ? »

Le français faisait bien entendu partie des multiples langages qu’Elena se devait de parler en tant que fille de Vladislas. A cela s’ajoutait bien entendu l’anglais, mais aussi le russe et le roumain. Ce qui était impressionnant pour une jeune femme de son âge. Mais elle avait eu la chance de profiter des meilleurs professeurs que la fortune de sa mère adoptive avait pu acheter, ainsi que de l’immersion dans différents pays et bien entendu de la présence de son père.

Elle adressa un très léger sourire à son interlocuteur. A moitié vampire, la Soif n’était pas aussi importante chez elle que chez son père et en restant au Bite Night elle n’avait jamais eue aucun mal à se nourrir jusqu’à présent. Mais le sang de Jonas ne devait pas êtres très désagréable au palais non plus. Elle n’était juste pas certaine que son père apprécie qu’elle commence à festoyer sur les corps de la haute société. Généralement les gens se souciaient bien plus de leurs sorts à eux qu’aux prostituées et aux jeunes filles dont le Blood Father s’était saisi.

« Ce n’est pas facile en effet. Mais c’est aussi très intéressant. J’ai pu voir de très nombreux endroits et je n’ai pas suivie mon père dans toutes ses entreprises de toute façon. J’ai passé beaucoup de temps à Paris et j’y avais construit ma vie. Mais je me suis dit qu’apprendre les rênes du métier aux côté de mon père à Star City valait bien le dépaysement. Je ne doute pas d’y faire des rencontres très intéressantes. »

De toute façon, en tant que dhampire et fille de Vladislas, Elena n’avait jamais eu de véritables amis. Elle avait eu des amants, des amantes, des serviteurs et des esclaves principalement. Mais la loyauté et l’amitié chez les vampires, c’était une toute autre histoire. La seule fois où elle avait laissé sa partie humaine prendre le dessus, où elle avait nourrie des sentiments, des moroïs en avaient profité pour la manipuler. Vladislas les avaient tous massacrés, dont son petit-ami. Et il lui avait appris à sa manière à ne pas faire confiance aux vivants comme aux morts. Même l’amour tordu que son père lui portait pouvait se révéler un danger parfois. Elena s’était donc évertuée à développer son côté vampire et à abandonner toute émotion humaine.

« Je vois, pourtant il est important de pouvoir perpétuer son nom, non ? D’avoir un héritier qui puisse marcher dans ses pas. C’est la raison de mon existence je pense, mon père a dû apprécier l’idée d’avoir une héritière. » Bien sûr le cas de Vlad était particulier, parce qu’il était immortel et qu’avoir un enfant n’avait pas été facile. Il avait dû violer des dizaines de femmes au fil des siècles pour obtenir Elena.

« Ce n’est pas qu’il s’en charge, c’est plutôt qu’il aimerait s’en charger je pense. Je suis encore jeune, mais mon père est extrêmement vieux jeu. Je pense que pour lui le mariage doit surtout servir à consolider des alliances. C’est probablement à cela qu’il me réserve en plus de me former à prendre sa place éventuellement. Mais ne vous inquiétez pas, je conserve toujours mon libre arbitre et je n’épouserais pas non plus le premier homme qu’on me présentera. J’ai d’autres aspirations que d’être simplement une poule de luxe. »

Être un grand nom de la pornographie n’en faisait pas partie non plus. En fait Elena ne s’était presque jamais intéressée à ce qu’elle désirait faire de sa vie. Elle s’était contentée d’obéir à son père et de profiter du luxe comme une sorte de petite princesse. Mais Star City était pleine de possibilité. Elle pouvait bien tenter de charmer Jonas Cooper, de l’épouser et de jouer à la mère de famille si elle le désirait. Sauf que cela ne l’intéressait pas plus que cela en fait.

« Vous ne connaissez vraiment pas mon père pour dire ça. Notre société a un rapport particulièrement édulcoré et distant avec la mort. Deux termes qui s’accordent très peu avec son caractère. Croyez-moi, il aurait été incapable de maintenir le degré de solennité nécessaire pour faire fonctionner une entreprise de pompes funèbres. Aussi triste que cela puisse paraître, l’industrie du sexe lui convient mieux. Mais je vous comprends. Même si on sait que ce genre de choses existe, il est toujours préférable qu’elles n’aient pas lieues juste sous sa fenêtre. »

D’où la préférence pour New York du Cooper probablement. De toute façon, si Vladislas ne s’était pas amusé à reprendre les rênes de la prostitution et de la pornographie dans la ville, quelqu’un d’autre l’aurait fait.

« Mais de toute façon, quelqu’un l’aurait fait. Vous n’êtes peut-être pas tombés si mal que cela avec mon père. Enfin, je ne doute pas que ce genre d’industrie ne vous intéresse pas du tout. Vous êtes plus dans l’information et les médias. »
Il faudrait peut-être qu’elle évite de lui donner envie de charger un de ses journalistes de pondre un article sur le Bite Night.

Ou sur les studios de pornographie que Vlad était en train d’acheter.
 
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Message posté : Lun 7 Mar 2016 - 11:42 Message
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« Ma mère est originaire de Louisiane française, alors nous avons tous appris à parler la langue, ne serait-ce que pour communiquer avec sa famille. »

Puisque sa grand-mère maternelle, qu'il ne voyait que très peu, parlait presque exclusivement cette langue. C'était d'ailleurs chez elle qu’Heather avait été envoyée et à cette pensée, Jonas sentit son cœur se contracter. Il préféra opter pour un changement de sujet, celui de sa famille n'était pas son préféré.

Ce qu'elle expliqua à propos de ses voyages était assez compréhensible. Lui aussi aurait préféré suivre son père pour apprendre les ficelles du métier plutôt que de rester à jouer le planton à Star City ! Au final, c'était un peu ce qu'il avait fait en décidant d'abandonner ses études de droit pour demander à Bruce de le laisser l'épauler au sein du Herald et de la lutte contre les Supers. Décision bien inspirée si l'on tenait compte du fait que l'intéressé était désormais décédé et qu'il aurait un peu de mal à transmettre tout à savoir à son fils. Personne n'était éternel, les Cooper en première ligne. Visiblement, provoquer des criminels possédant des pouvoirs uniques et spéciaux n'était pas une excellente idée lorsque vous n'étiez qu'un simple humain. Mais il en faudrait davantage pour effrayer Jonas : il n'avait plus grand-chose à perdre.

« Plus qu'en restant toujours dans la même ville, c'est certain. Bien que je n'ai jamais mis les pieds à Paris, mais j'imagine que ce n'est pas aussi actif qu'à Star City ? La France n'est pas vraiment réputée pour ses villes actives.... » Après tout, leurs magasins fermaient la nuit ! « En tous les cas, je vous souhaite de faire ces rencontres intéressantes. »

Ce n'était que de la pure politesse : Jonas se fichait bien de ce qui arriverait à cette fille, il était même fort probable qu'ils ne se rencontrent plus après aujourd'hui et qu'ils finissent par oublier cette discussion. Du côté du trentenaire – et il était convaincu qu'il était de même de celui de la blonde – cette conversation était une simple forme de politesse et ils se sépareraient dès qu'ils auraient repéré une cible plus intéressante. L'éditeur du Daily Herald ne tenait pas vraiment à ce qu'on le voit trop longtemps aux côtés de la fille d'un homme qui exploitait l'industrie du sexe. Question de sauvegarde.

Toutefois, cela ne l'empêcha guère de se renseigner sur sa motivation à perpétrer la lignée des Cooper. Un sourire factice ourla brièvement les lèvres de Jonas avant de disparaître presque aussitôt, prouvant bien que ce n'était pas de l'amusement sincère.

« C'est une obsession très commune en effet, mais ce n'est pas la mienne. La situation actuelle ne me donne guère envie de perpétuer mon nom comme vous dites. Qui plus est, ma famille est très conservatrice et les femmes n'y ont qu'une place très... secondaire. Je doute qu'une héritière conviendrait autant qu'un héritier. »

Et il n'avait aucune envie de se retrouver à la tête d'une véritable tribu parce qu'il n'avait pas réussi à avoir ce fameux garçon dès le début. Non, de toute manière la crainte de se retrouver avec un enfant méta-humain était beaucoup trop forte, il savait que sa jumelle – qui partageait de l'ADN en commun avec lui – possédait des capacités anormales et il ne voulait pas découvrir que lui aussi en était porteur, mais sans qu'ils ne se soient déclenchés. Alors non, perpétuer la lignée n'était pas à l'ordre du jour, ni du siècle. D'ailleurs, la situation de la jeune Elena n'était pas forcément mieux lotie, même si Jonas avait l'avantage de ne plus avoir de père pour lui forcer la main. Il jeta un coup d’œil à la blonde après avoir promené son regard sur les environs.

« Oh, je ne doute pas une seule seconde du fait que vous sachiez vous défendre, mais j'ai comme l'impression que votre père aurait été comme un poisson dans l'eau à l'époque du moyen-âge français... »

Avec les alliances maritales et toutes ces histoires ! Cependant, Jonas ne croyait pas vraiment ce qu'elle disait : Heather aussi était une femme intelligente et débrouillarde et pourtant, elle avait été à deux doigts d'épouser ce crétin de Noah pour arranger les affaires de leur père. Au final, l'attaque qui avait provoqué sa mort avait sauvé l'avenir de la demoiselle, mais à moins que monsieur Markov père ne se fasse étrangler par le string d'une strip-teaseuse, Jonas doutait qu'Elena connaisse le même avenir.
Cela dit, sa vie n'en serait pas modifiée.

Quant à la question de la vision que le père Markov avait de la mort... Jonas voyait assez facilement ce qu'elle voulait dire. Mais il y avait bien d'autres moyens de gagner de l'argent via ce commerce, bien que le Cooper n'était pas forcément certain de les approuver plus vivement que l'actuel. Il garda donc le silence à ce propos, s'attendant presque à une remarque moqueuse sur sa vision du sexe, mais au lieu de cela elle se rangea plutôt de son côté. Jonas la dévisagea quelques secondes avant de reprendre son inspection des lieux.

« L'information, les médias, l'économie, la politique... les avis sont assez partagés. Apparemment, certains pensent que le fait de ne pas penser comme tous les habitants de cette ville n'est pas de mon ressort. Mais dans l'idée, vous avez raison : je suis loin du commerce de votre père. » Après tout, ils dénonçaient les mœurs légères des Supers. « Je suis d'ailleurs assez étonné que votre père ne se soit pas lancé dans une histoire à propos des Supers. Je me demande même si les habitants de cette ville ne les aiment pas davantage que le sexe. Il a peut-être perdu son don pour flairer les bons filons, à moins que ce ne soit un sujet trop épineux pour lui ? »

Quoi qu'en disent les gens, il fallait un certain courage pour se confronter à l'opinion publique et clamer haut et fort ses convictions. Surtout lorsqu'elles étaient opposées à celle de la majorité.
 
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Message posté : Lun 7 Mar 2016 - 19:30 Message
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Louisiane française. Cela ne devait pas être beau à entendre. Elena possédait toujours son accent russe, certes, mais elle savait parler une français impeccable et elle n’était pas certaine qu’il s’agisse du même que celui que le Cooper parlait. Probablement une forme barbare du langage de Molière qui avait due être massacrée au fil des générations pas les échanges avec les populations consanguines des marais. Bon, heureusement elle n’avait pas véritablement envie de confronter sa maîtrise de la langue à celle de son interlocuteur. Même si comme pour toute chose la concernant, la dhampire tirait une grande fierté de sa maîtrise des langues.

Enfin, il ne servait à rien de s’attarder à discuter de langages qu’ils ne parleraient pas pendant cette soirée. L’anglais restait clairement de mise. Surtout quand Vladislas arriverait. Ce dernier le parlait à la perfection, bien mieux qu’elle alors qu’elle excellait. Le vampire n’utilisait son accent russe que pour le personnage qu’il s’était bâti lors de son retour ici. Et dire qu’il avait pensé ne l’utiliser que pendant quelques semaines, juste le temps d’infliger des tortures à l’archidémon puis pour repartir. Voilà qu’il s’était lancé dans la création d’un empire sexuel et qu’elle se trouvait à ses côtés. Décidément le destin savait jouer de sacrés tours mêmes aux immortels.

« Oh vous seriez surpris. Comme toute capitale, Paris est aussi bien active de nuit que de jour, la question est surtout de savoir où aller pour pouvoir véritablement se saisir de cette vie nocturne. » Autant dire qu’en étant à moitié vampire, Elena savait parfaitement où profiter de tout ce qu’une ville comme Paris avait à offrir. Et il en était de même pour les autres capitales Européennes, même si celles des pays du nord, moins peuplées n’étaient pas aussi vivantes que Star City bien évidemment. « Pour le reste de la France, je dois admettre ne m’y être que peu intéressée, la vie parisienne me convenait parfaitement. Merci, je ne doute pas que Star City pourra m’offrir mon lot d’individus intéressants à croiser. »

Voir même déguster. Elle ne savait toujours pas si elle devait essayer d’aller plus loin avec Jonas Cooper. L’idée de s’attirer les foudres de son père en s’en prenant à la haute société de la ville la refroidissait quelque peu. Le maître vampire ne partageait pas vraiment ses plans pour la ville ou pour son empire criminel. Ce qui ne l’empêchait pas de réprimander avec violence ceux qui s’en prenaient à ses projets sans même le savoir. Il n’y avait qu’à se renseigner sur tous les proxénètes qui avaient mystérieusement disparus, pour beaucoup leurs corps avaient été vidés de leur sang avant d’être abandonnés à pourrir dans les égouts ou ramassés par les goules de la Moisson.

La discussion avec le Cooper manquait de sincérité et était empreinte d’un verni de politesse. C’est peut-être ce qui avait le plus manqué à Elena. Ils étaient deux serpents feignant de se respecter et se faisant quelque peu la cour. Alors qu’au Bite Night, les filles de Vladislas avaient été ramassées dans la rue et certaines avaient une façon de se conduire particulièrement crue. Il n’y avait pas cette même civilité et les demi-mensonges qui cachaient l’exaspération des questions trop pointues.

« Je vois. J’ai probablement de la chance que je convienne à mon père même en étant une femme. Quoiqu’il les a toujours estimées à sa manière. » Vladislas aimait les femmes, aimait coucher avec elles et pas toujours avec leur consentement. Mais assez étrangement, il leur avait aussi confié sa fortune, son empire et sa progéniture. Ce qui en disait long sur sa confiance en leurs capacités. « Mais vous avez toujours une chance sur deux à peu près d’avoir un garçon du premier coup. Enfin, vous êtes un homme, vous n’avez pas de date de péremption. Même à soixante ans il sera toujours possible d’obtenir votre héritier. »

Si on était prêt à avoir quatre vingt ans quand l’enfant en question en aurait vingt. Une question qui ne se posait pas dans le cas d’Elena et de Vladislas. Elle avait vingt cinq ans alors que son père avait vécu plus d’un millénaire. Douze siècles la dernière fois qu’il avait tenté de lui faire un résumé de sa vie. Ce qui rendait encore plus incroyable le fait qu’elle soit la seule dhampire qu’il gardait sous son aile et qu’il tentait de former. D’autres avaient dû voir le jour d’une manière ou d’une autre, mais il n’avait pas dû avoir conscience de leur naissance ou bien ils n’avaient pas été aussi parfaits qu’elle.

« Vous n’avez pas idée. Mon père sait se montrer conservateur à sa façon, même si bien entendu son domaine d’activité ne le laisse pas forcément deviner. Il ne me fera pas l’affront de me forcer à épouser quelqu’un sans mon consentement, mais il m’a éduquée de manière à ce que je sache que parfois des sacrifices sont nécessaires. »

Surtout que Vlad n’avait jamais hésité à sacrifier des vampires et des humains au cours de toute son histoire. Certaines de ses vladinettes étaient mortes entre ses propres mains, ou bien il les avait abandonnées aux mains des humains pour les voir être réduites en cendres au levé du soleil. Ses trois épouses n’étaient pas seulement anciennes, elles avaient réussies à lui survivre pendant le plus longtemps. C’était cela la véritable marque des vampires engendrées par le Blood Father, leur capacité à se faire à leur nature et aux pulsions destructrices de leur créateur. Elena était un peu plus précieuse car il avait eu du mal à la créer, mais cela ne signifiait pas qu’elle ne pouvait pas être sacrifiée à son tour.

« Qu’est-ce qui vous dit qu’il ne l’a pas fait ? » Lança-t-elle avec un sourire plutôt provocateur. Après tout, les parodies pornographiques de certains héros de la Légion ne pouvaient avoir que du succès auprès de leurs fans. « Mais d’une manière générale, les héros en collant l’indiffèrent totalement. Il n’est pas du genre à leur vouer un culte et aurait même plutôt tendance à vouloir les voir loin de son business. C’est un homme qui n’aime pas les interférences, surtout par des individus qui se pensent au-dessus de leur condition. »

Et par là elle pensait au-dessus de leur humanité. Le bétail devait rester du bétail aurait dit Vladislas. Mais Jonas pouvait interpréter cette phrase de la manière qu’il désirait.
 
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Message posté : Lun 7 Mar 2016 - 21:27 Message
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Jonas ne répliqua pas à la réponse de la jeune femme. Il ne serait pas contre le fait d'avoir une fille comme héritière puisque, contrairement à son géniteur, il ne pensait pas que le sexe déterminait les compétences d'une personne. Dans son cas, Bruce avait toujours prétendu qu'il était le premier né des jumeaux et qu'Heather était arrivée après, mais Jonas était convaincu que son père avait toujours été un homme misogyne sur les bords. Il voyait les femmes comme des objets et non des humains. Mais la question de ne se posait guère vu que le trentenaire n'avait aucunement l'intention de prendre le risque d'être le père d'un méta-humain, cela n'arriverait donc ni aujourd'hui, ni à l'aube de sa centième année – bien qu'il espérait ne pas vivre aussi vieux !

Son regard glissa sur un groupe de quelques personnes qui venaient d'apparaître dans la pièce, il s'agissait d'assez gros investisseurs qui étaient aussi des amis de feu Bruce Cooper. Jonas avait eu droit à leur appel peu de temps après le décès de son père. Visiblement, ces personnes tenaient à conserver leurs liens avec le Herald et les Cooper au beau fixe. Bien sûr, le citoyen n'avait pas craché dessus : il était toujours bon d'avoir des contacts importants dans ce monde ! C'est donc avec une certaine hésitation qu'il reporta ses prunelles claires sur le visage de la poupée de glace à ses côtés. Un bref sourire – plus poli qu'intéressé – ourla ses lèvres lorsqu'elle parla de sacrifice et de choix à faire.

« Ce sont des choses qui arrivent malheureusement plus souvent qu'on peut le penser. »

Pour le coup, il parlait en connaissance de cause : Jonas avait dû choisir entre garder sa jumelle – celle qu'il considérait comme sa moitié et qu'il chérissait de tout son cœur – à ses côtés après qu'elle ait manqué de le trahir, ou l'envoyer à l'autre bout du pays afin de se concentrer sur le Herald. Il vivait désormais seul et son existence était devenue particulièrement morne, mais il ne regrettait pas sa décision. Il avait sacrifié tout ce qui comptait pour lui afin de refuser que ces stupides Supers puissent remporter la partie – ce qui aurait certainement été le cas si les la famille Cooper avait été détruite par un scandale.

Ces pensées avaient assombri son humeur, mais il dissimula cela sans trop de problèmes et se contenta de la regarder d'un air parfaitement neutre. Malgré ce qu'elle prétendait, Jonas avait du mal à croire qu'il puisse exister une industrie du sexe exploitant les héros de Star City. Certains journalistes du Herald l'auraient forcément su et lui aurait rapporté les faits, mais ce n'était pas le cas. Pourtant, il était vrai que certains Supers jouissaient d'une forte réputation auprès de la gent féminine, il n'était donc pas impossible que cela puisse rapporter gros, même si Jonas ne manquerait pas de s'étouffer en apprenant une telle chose !

Au lieu de cela, il se contenta d'observer la demoiselle en silence avant de détourner le regard lorsqu'elle termina, le laissant répondre.

« Inutile d'être un Super pour se comporter comme ça, même si je conviens qu'ils sont particulièrement doués pour agir ainsi. » Il n'avait aucune raison de comprendre le double sens des paroles de la blonde. « Cela dit, j'ai d'autant plus de mal à comprendre les raisons de la présence de votre père à Star City. Elle est connue comme la ville des Supers et ne pas les aimer ou s'en moquer revient à aller vivre dans la forêt amazonienne sans aimer la végétation. » Et comme il voyait venir la remarque : « Ma famille était là bien avant ces histoires de héros. » Et cette ville était la sienne, pas la leur. « Mais je persiste à penser que dans la situation de votre père, New York aurait été plus avisée. Enfin, je ne suis qu'un homme de médias, je ne dois pas comprendre grand-chose aux affaires. »

Un nouveau sourire parfaitement factice ourla ses lippes. Ses prunelles se portèrent à nouveau sur le groupe aperçut avant, sauf que cette fois-ci son regard croisa celui de l'homme qui l'avait appelé le jour du décès de Bruce. Celui-ci lui adressa un signe de la main pour l'inviter à les rejoindre et Jonas hocha la tête avant de poser les yeux sur la blonde à ses côtés.

« Je vais devoir vous fausser compagnie, j'ai été ravi de discuter avec vous. » Pourtant, son ton était parfaitement neutre. « Nous nous reverrons certainement un de ces jours. »

Mais il ne le pensait pas une seule seconde. En vérité, il ignorait totalement que la jeune femme prévoyait d'être présente, accompagnée cette fois-ci, à la deuxième partie de cette collecte de dons. Ce serait la surprise de la soirée ! En attendant, après un signe de la tête, le Cooper s'éloigna de la slave afin de rejoindre le groupe en face, persuadé d'avoir eu son compte de discussion originale pour la journée !
 
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Message posté : Mar 8 Mar 2016 - 14:05 Message
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Le sacrifice était ce qui différenciait les faibles des forts. Même si Vladislas et Elena avaient une vision assez différente du sacrifice de soi et de l’acharnement au travail par exemple. L’échiquier du maître vampire ne laissait que peu de place à ces questionnements pour ses fidèles. Même s’il apparaissait n’avoir aucun instinct de survie, du fait de sa prétendue immortalité, cela ne signifiait pas qu’il ne planifiait pas chacun de ses mouvements sur l’échiquier qu’était Star City. Et que chaque individu qui croisait son chemin, même sa fille, pouvait être sacrifié.

« C’est inévitable. Mais certaines personnes sont faibles et incapables de comprendre la nécessite d’un sacrifice. »

C’était ce que lui avait enseigné son père. Il avait vécu à de nombreuses époques, dont certaines où l’honneur prenait largement le pas sur des considérations personnelles. Probablement que s’il avait appris pour ce qu’avait fait Jonas envers sa soeur, l’exiler plutôt que de perdre son empire journalistique, il aurait nourri une certaine estime pour lui. Comme s’il était face à un noble d’un ancien temps probablement. Après tout, ce n’était pas donné à tous de savoir faire de véritables choix, de répondre correctement à des dilemmes.

De la même façon, si Vladislas demandait à Elena d’épouser un homme qui ne lui plaisait pas, elle pourrait s’y résoudre. Probablement pour les mêmes raisons que Jonas : les émotions personnelles ne devaient pas entrer en conflit avec la logique froide qui faisait avancer les choses. Mais surtout, la jeune femme savait qu’elle pouvait tirer avantage de n’importe quelle situation. Entre ses talents de dhampire ainsi que sa magie du sang, elle n’avait pas grand chose à craindre d’un mariage peu heureux. Surtout quand son père pouvait très bien la rendre veuve particulièrement rapidement.

« Pourquoi s’en priver ? Star City est un terrain fertile. Ce n’est pas parce qu’un marais est infecté de moustiques qu’on doit se priver d’en exploiter les ressources. Il suffit juste d’amener avec soi suffisamment d’insecticide pour ne pas être gêné. Et si la situation est trop complexe, asséchez le tout, les nuisibles n’auront plus leur élément pour se reproduire mais vous il vous restera toujours à exploiter. »


Si Vladislas était vraiment gêné par la Légion, Elena ne doutait pas qu’il puisse se décider à mettre la ville à feu et à sang pour le plaisir et à régner sur ses ruines. Ou plutôt à s’en aller paisiblement en écoutant au loin les sanglots et hurlements de la populace prise au piège. Quoiqu’il en soit, le vampire n’avait eut aucun problème à maintenir un profil bas sur ses activités criminelles. Même la police pouvait gentiment détourner les yeux avec un peu de magie, d’argent et de sexe. Vlad était trop discret pour attirer la Légion, et il comptait bien le rester. L’UNISON était une autre paire de manches, plus difficile à corrompre, plus difficile à tromper. Mais pour le moment, tout se passait pour le mieux pour l’essaim de vampires du Blood Father.

« Probablement. Bonne journée. » Lâcha-t-elle avec un léger sourire au jeune homme. Oh ils allaient se rencontrer à nouveau, elle en était certaine. Après tout, cela faisait un moment que Vladislas se posait des questions sur le directeur du Herald, et le fait qu’il ait approché sa chère fille ne le laisserait pas indifférent.

Tel père, telle fille ? ▬ Vladislas Vampire_

Mais il fallait attendre que le soleil ne se couche pour que le seigneur de la nuit, le prince des ténèbres, le père sanglant des non-morts ne s’éveille de son sommeil. Les gens conteront maintes histoires à propos de cette nuit où le vampire sortit de l’ombre de son repaire pour s’avancer au milieu des bonnes gens de Star City, où le barbare intemporel rejoignait la noblesse monétaire de la cité des héros. Certains poètes diront que quand le prince noir entra dans le bâtiment, auréolé de tout son charisme surnaturel, le temps sembla s’arrêter et tous les regards se tournèrent vers lui. Chaque femme présente sentit un léger orgasme glisser le long de son corps. Tandis que les hommes, conscients de se trouver face à un être supérieur, un prédateur en puissance, virent leur virilité se rétracter, comme si elle cherchait à fuir cette concurrence déloyale. Le sourire du non-mort tranchait par sa blancheur et il se dépassait avec la grâce d’un félin en chasse. Sauf que chaque individu présent avait envie de devenir sa proie, d’offrir sa gorge à cet être formidable, à ce génie du mal, à celui qui faisait même pâlir de jalousie le Diable. Et tous n’auraient eu que son nom suspendu sur leurs lèvres : Vladislas...

Tout du moins, la véracité de ses propos serait difficilement vérifiable d’ici un ou deux siècles car seul le dit Vladislas serait encore en vie. Donc qui se soucie de ce que provoqua réellement son arrivée au gala, une fois le soleil couché ? La poésie du moment ne se doit pas d’être perdue pour juste une pointe de réalisme. Quoiqu’il en soit, le vampire prétendant être russe était vêtu d’un costume sombre, parfaitement taillé et mettant en valeur son élégance et sa haute stature. Un sourire carnassier était étalé sur ses lèvres et bien entendu il attira des regards. Certains de désirs, mais aussi de dédain. Après tout cet homme avait un passé presque inconnu de tous, peuplé d’ombres et d’histoires presque légendaires elles aussi. Mais surtout, il était le patron du sexe et certains le voyaient comme le parrain d’une nouvelle mafia pornographique. Qui vous vidait la bourse en même temps que les bourses.

Loin de s’attarder en mondanité, le vampire avançait comme s’il possédait les lieux, plus encore, comme s’il possédait chacun des individus qui se trouvaient présents. Une serveuse passa à côté de lui, lui offrant une coupe de champagne devant son visage rougissant. Le sourire du vampire s’élargit.

« Ah, ma chérie. Pourquoi ne pas aller me chercher quelque chose d’un peu plus fort voulez-vous ? Et tenez. » Il sortit une carte de visite qu’il plaça dans la moindre gêne entre les lèvres de la jeune femme. « Si ce que vous cachez sous votre tenue est aussi saisissant que votre visage, je peux vous offrir un travail qui paiera bien plus que celui-ci. » Il lui offrit un clin d’oeil avant de continuer son avancée, laissant derrière lui une jeune femme quelque peu confuse.

Sa main passa dans le dos de sa fille alors qu’il se penchait pour l’embrasser sur la joue. « Alors, Elena, est-ce que tu as su profiter de ces individus quand le soleil était levé ? » La jeune femme s’était changée depuis l’après-midi, arborant une luxueuse robe de soirée qui mettait en valeur sa plastique parfaite. Elle chuchota quelques choses à l’oreille de son père, le mettant au jus de ce qui s’était passé quand il dormait encore dans son cercueil. Le vampire leva les yeux, les posant sur l’homme qui avait abordé sa douce tête blonde. Il déposa un baiser paternel sur le front d’Elena. « Allons dire bonjour, princesse. »

Les deux Markov fendirent la foule, brillant par leur grâce presque surhumaine, mais surtout par leur stature. Vladislas était un homme de grande taille et sa fille aurait presque pu paraître pour sa compagne à son bras. Son large sourire aux lèvres, un accent russe à couper au couteau dans la voix, le vampire se planta devant l’objet de son intérêt.

« Ah, Jonas Cooper ! C’est un plaisir de vous rencontrer. » Il tendit la main au directeur du Herald, pour la serrer fermement bien entendu. « Ma fille m’a beaucoup parlé de vous, apparemment votre discussion ne l’a pas laissée indifférente. J’espère toutefois que cela ne vous a pas donné envie de publier un article... Explosif sur l’un de mes établissements. »

Son sourire s’élargit. Le vampire n’était pas stupide. Un article sur Nagato était paru dans le Herald quelques temps avant que le Cirque des Damnés ne soit réduit en cendres. Autant dire que le vampire n’en tenait aucunement rigueur à l’homme qui lui faisait face. En fait bien au contraire, si cet homme avait effectivement eut un rôle à jouer dans cette histoire, il en serait grandement impressionné. Il avait même envie d’utiliser ses pouvoirs hypnotiques pour pouvoir en avoir le coeur net. Si cet homme avait en lui la force de volonté pour accomplir une telle chose, pour condamner tant d’âmes aux enfers... Alors Vladislas avait devant lui une nouvelle graine de Mal qui ne demandait qu’à être arrosée.

Et le vampire n’adorait rien de plus que de se trouver face à un semblable.
 
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Message posté : Mar 8 Mar 2016 - 17:05 Message
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Après avoir faussé compagnie à la jeune Markov, Jonas avait imaginé que la journée se poursuivrait relativement normalement, ce qui avait été le cas durant quelques temps, mais il comprendrait rapidement que le hasard était parfois facétieux.

Les échanges avec les anciens contacts de Bruce furent plutôt intéressants, Jonas put apprendre quelques nouvelles encore secrètes à propos de projets de la société de l'un de ces hommes et bien évidemment, il jura de garder cette confession pour lui. Ce n'était pas parce que le trentenaire était à la tête d'un journal qu'il s'empressait de mettre chaque information glanée en première page ! En vérité, en y réfléchissant bien, le Cooper devait certainement être l'une des personnes avec le plus de secrets à Star City. Enfin, si l'on exceptait les mystères totalement inutiles que les Supers pouvaient faire. La plupart des pseudos-héros de cette ville n'avaient pas d'autre secret que leur identité de Super, leur vie publique était généralement relativement rangée. Mais il n'allait pas clamer cette particularité sur tous les toits, bien entendu.

La plupart des interlocuteurs du Cooper s'étaient envolés avec la soirée qui approchait. L'organisatrice était venue harponner Jonas peu de temps avant le début de la deuxième partie histoire de s'assurer qu'il n'allait pas lui faire faux bond – ce qu'il avait été tenté de faire en vérité. Comme pour l'appâter, la quinquagénaire lui avait assuré qu'elle avait trouvé des interlocuteurs de choix pour qu'il ne s'ennuie pas et au vu du côté un peu excentrique de l'intéressée, Jonas ne savait pas s'il devait se réjouir ou s'inquiéter. Sur le coup, il se désola de ne pas avoir l'une de ses sœurs à ses côtés, mais Heather était bien loin et Casey n'était pas franchement en état de sortir. Depuis qu'elle avait été utilisée comme un objet par cet asiatique trop vaniteux, la demoiselle avait perdu de sa superbe et Jonas ne savait pas trop comment s'y prendre pour lui redonner la joie de vivre. Déjà qu'il n'avait plus la sienne depuis le départ de sa jumelle....
C'était donc pour cette raison qu'il se retrouvait seul à cette soirée, sa génitrice n'ayant plus vraiment l'envie de sortir de l'appartement depuis la mort de Bruce.

L'idée de s'en-aller lui effleurait une fois de plus l'esprit lorsqu'il aperçut une silhouette entrer dans son champ de vision et se planter devant lui. Machinalement, ses yeux clairs se posèrent sur le visage de l'homme qui s'adressait à lui comme s'ils se connaissaient et il lui fallut quelques secondes – ainsi qu'un coup d’œil vers la blonde pendue à son bras – pour comprendre qu'il s'agissait du paternel Markov. Il tendit à son tour la main pour saisir celle de son interlocuteur et la serra avec fermeté. Une poignée de main solide était synonyme d'honnêteté d'après la rumeur populaire, Jonas se donnait donc beaucoup de mal à remplir cette condition. Il laissa ensuite son bras retomber le long de son corps tandis qu'il observait Vladislas Markov d'un air parfaitement neutre et poli, mais intérieurement, c'était très différent. Le mot sélectionné pour qualifier l'éventuel article ne manqua pas d'interpeller Jonas qui savait parfaitement que certains le soupçonnaient d'être responsable de l'explosion du Cirque des Damnés. Était-ce le cas de son interlocuteur ? Possible. En tous les cas, le Cooper n'allait pas se laisser impressionner par cet homme, il esquissa donc un très bref – et feint – sourire avant de retrouver son expression neutre.

« Pourquoi, le Herald aurait-il une raison de s'intéresser à vos affaires monsieur Markov ? Cacheriez-vous des secrets honteux dans vos établissements ? » Le ton se voulait badin, mais la vérité était un peu différente, il y avait une réelle question dissimulée sous ces paroles. « Mais ne vous inquiétez pas, le Herald s'intéresse davantage aux Supers ou à l'économie en général plutôt qu'aux prénoms des danseuses de vos clubs. » Un sourire faussement plaisantant ourla ses lèvres avant qu'il ne reprenne son expression neutre. « Quoi qu'il en soit, je suis assez étonné du fait que mademoiselle Markov vous ait mentionné notre conversation, elle n'avait pas eu l'air spécialement emballée. » Son regard se posa sur l'intéressée. « Il faut croire que vous êtes plus familière des événements de ce type en Amérique que vous ne me le disiez tantôt. »

Jonas n'était pas vraiment certain d'apprécier que la jeune femme puisse avoir parlé de leur échange, non parce qu'ils avaient abordé des sujets gênants ou secrets, mais tout simplement parce qu'il ne voyait pas de raison de parler de lui. Il s'était contenté d'être très poli, mais n'avait mis aucun investissement dans leur échange. Soit elle avait vraiment besoin de rencontrer du monde et mentionnait chaque personne venue lui parler, soit elle avait une autre raison d'agir ainsi. La paranoïa du trentenaire était exacerbée depuis la mort de son père et la tentative de manipulation de l'asiatique, donc autant dire que chaque chose « anormale » le poussait à se poser des questions.

Mais il n'allait pas fausser compagnie aux Markov dans l'immédiat : il savait que leur hôte allait bientôt leur demander de se diriger vers les tables pour commencer la soirée et il aurait donc une excuse totalement justifiée pour leur fausser compagnie. En attendant, il ferait comme toujours : il se montrerait poli et ne leur donnerait aucune raison de baver dans son dos – ni face à lui.

« J'ignorais que vous veniez ce soir, j'avais imaginé que votre emploi du temps ne vous permettrait que de nous rendre une rapide visite. Mais j'imagine que vous avez du temps à consacrer à votre fille comme tout père qui se doit. »

Une manière plus ou moins subtile de savoir si la jeune femme avait déformé la vérité ou si le Markov avait simplement décidé de prendre un peu de temps pour s'occuper de sa fille. Fille qui était d'ailleurs ravissante dans sa robe, mais l'expression de poupée de glace gâchait toujours autant le spectacle. Du moins au goût du Cooper.
 
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Message posté : Mar 8 Mar 2016 - 19:16 Message
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Mais cet homme avait du mordant ! Vladislas était convaincu qu’il aurait pu faire un parfait petit vampire. Peut-être pas à n’importe quelle époque toutefois, mais il semblait avoir la ténacité et la répartie nécessaire pour amuser suffisamment l’immortel et peut-être même pour faire sa place dans le royaume de la nuit. Qui plus est il était probablement entièrement humain, à voir sa position contre la Légion, ce qui laissait supposer qu’il n’y aurait pas d’interférence possible. Vlad lança un coup d’oeil à sa fille qui souriait de manière un peu plus sereine maintenant que son père était à ses côtés. Il y avait moins de risque d’aller à l’encontre du grand dessein mystérieux du Blood Father quand ce dernier était là pour mener la dance ! Est-ce que le Cooper avait tapé dans l’oeil d’Elena et qu’elle voulait qu’il le transforme ? Et bien, cela serait un mariage prématuré, il allait peut-être devoir dire non.

« Non, Elena, tu ne peux pas épouser un homme que tu viens juste de rencontrer, on n’est pas dans un Disney. Tu ne peux pas non plus le transformer en vampire pour autant. » Pensa-t-il avant de dédier toute son attention à son interlocuteur beaucoup plus jeune.

« Tout dépend de ce que vous considérez comme honteux ! Si le corps d’une femme mis à nu pendant qu’elle danse est pour vous honteux et bien... Je me dois alors de payer coupable. » Il n’allait pas non plus lui parler des prostituées qui travaillaient pour lui, des individus saignés à blanc dans sa cave, des sortilèges et des esclaves livrés par un texan. Pas au premier rendez-vous en tout cas. « Croyez-moi, l’un n’empêche pas l’autre. Imaginez cela, une vaillante défenseuse de la justice le jour et une danseuse érotique la nuit. Ne serait-ce pas une fantastique histoire pour votre journal ? Quand à l’économie, vous pourriez bien décider de vous intéresser au cours de l’immobilier dans le quartier où j’installe mon studio de tournage. »

Bon, Vlad n’essayait pas vraiment de donner des idées au Cooper. Surtout qu’un article dans le Herald ne serait pas forcément de la bonne publicité. Mais y avait-il seulement de la mauvaise publicité ? Quoiqu’il en soit, il tenait à faire remarquer à Jonas Cooper que même en fermant les yeux et en imaginant qu’on était loin de tout ce qui ne nous plaisait, cela ne signifiait pas que cela n’avait aucun impact sur nos vies.

« Pas spécialement emballée ? Ma douce Elena, est-ce que tu as oublié toutes tes bonnes manières en traversant l’Atlantique ? »

« Je suis désolée si j’ai pu vous paraître distante, monsieur Cooper. Disons que j’adapte encore mes habitudes d’européenne à votre société américaine. Cela peut être déstabilisant. » Répondit-elle avec un léger sourire, ignorant bien entendu la remarque de son père. « Mais notre conversation ne m’a pas déplu pour autant. Nous avons discuté de mon père, c’est pour cela que j’ai jugé bon de la mentionner. Mais je n’imaginais pas qu’il insisterait pour vous rencontrer pour autant. »

Bien sûr il y avait d’autres raisons. Suggérées notamment par la première phrase de Vlad à propos de l’article explosif. Il était revenu à Star City en partie pour Nagato. Mais d’une certaine manière, la destruction du Cirque lui avait permis de s’implanter comme il le désirait. Un concurrent de moins pour les divertissements les plus osés disponibles dans le quartier des théâtres. Bien sûr, Vlad ne s’attaquait pas vraiment à la même clientèle. Mais il était heureux de ne plus voir l’archidémon jouer avec les vampires locaux. Les faire disparaître pour laisser de la place à ceux engendrés par le Blood Father avait été bien plus facile.

« C’est exactement ça. » Il déposa un nouveau baiser sur le front d’Elena qui ne fit rien pour s’en défaire. Après tout, les russes étaient réputés pour être particulièrement affectifs, non ? C’était déjà un miracle que Vlad n’ait pas salué Jonas en l’embrassant sur les lèvres ! « Être un homme d’affaire ne nourrit pas l’âme d’un homme. Il a besoin de sa famille pour cela. C’est pour cela que je suis ici, ma douce Elena apprécie ce genre de soirées et je dois dire que cela ne me fait pas de mal non plus de m’éloigner un peu de mon travail. Vous devez connaître cela, non ? En dirigeant un journal comme le Herald à votre âge, vous devez crouler sous les responsabilités. D’ailleurs je suppose que l’un d’entre elle est de faire une apparition à ce genre d’évènements. Je le devais aussi pour d’autres raison. Je pense qu’il était temps que les bonnes gens de Star City puissent coller un visage à mon nom. De cette manière ils sauront qui blâmer la prochaine fois qu’ils trouveront de la pornographie sur les ordinateurs de leurs enfants. »

Une serveuse rougissante s’approcha d’eux, tendant un verre à Vladislas qu’il accepta avec un clin d’oeil. A l’odeur il ne s’agissait pas d’eau qui se trouvait là dedans, mais probablement de vodka.

« Grand merci, n’oubliez pas d’appeler. »
 
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Message posté : Mar 8 Mar 2016 - 23:13 Message
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Que considérait-il comme honteux ? Ce n'était pas l'acte d'une femme se dénudant qui le contrariait, mais le fait que ce soit en public et contre de l'argent. Cependant, il ne s'attendait pas à ce qu'un homme comme son interlocuteur puisse le comprendre. Ils n'avaient absolument pas le même mode de vie et il semblait clair qu'ils ne seraient jamais sur la même longueur d'ondes ! Mais il en faudrait beaucoup pour qu'il ne réplique pas :

« Ce n'est pas le fait qu'elles puissent se déshabiller qui est regrettable monsieur Markov, mais le fait qu'elles le fassent en public et qu'elles soient payées. Les choses les plus agréables peuvent devenir avilissantes dès qu'il est question d'argent. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n'est pas toujours une bonne chose d'en avoir beaucoup. » C'était un discours assez surprenant venant d'un homme qui dirigeait un quotidien économique, mais tant pis. « Mais je n'étais pas au courant que vous aviez un studio de tournage à venir. Même si j'imagine assez aisément le style de l'endroit. Je doute que cela intéresse beaucoup nos lecteurs malheureusement. »

Pourtant, il n'était absolument pas navré de cette situation ! Le commerce exploité par le slave n'avait pas sa place dans le Herald et rien ne changerait cela. Cela dit, le Cooper tenait à ce que la discussion soit aussi polie et posée que possible afin que personne ne puisse lui reprocher de ne pas avoir été agréable avec ses interlocuteurs. D'ailleurs en parlant d'amabilité, il semblait que la Markov fille changeait radicalement de comportement lorsque son géniteur était là. La manière dont elle s'exprimait semblait bien plus chaleureuse qu'auparavant – tout comme le baiser filial dont ils lui firent les honneurs – mais au fond, ce n'était pas si important. Jonas l'avait abordée par curiosité en voyant qu'elle était seule, il ne comptait pas en faire sa nouvelle meilleure amie. Heather était déjà là pour occuper ce rôle et toutes les femmes du monde ne seraient jamais à la hauteur.

Un simple sourire fut sa réponse à ces explications : les histoires de famille avaient tendance à le rendre nerveux depuis que la sienne volait en éclat, mais il devait faire bonne figure. Il fallait avouer que Jonas était sincèrement étonné de découvrir une telle entente entre les deux slaves : il avait imaginé une famille plus... comme la sienne en vérité. Le père dominateur qui imposait sa volonté aux enfants et ces derniers qui faisaient bonne figure en public, mais maudissaient leurs parents en privé. Visiblement, il n'y avait que chez les Cooper que les liens familiaux étaient aussi peu sincères, sauf si ces deux-là étaient bons comédiens – ce qui n'était pas improbable.

L'arrivée d'une serveuse brisa finalement le silence qui s'était glissé entre eux durant quelques secondes et Jonas ne manqua pas de remarquer le petit manège du slave. Est-ce qu'il avait essayé de la recruter ? La serveuse n'était pas vilaine donc ce n'était pas improbable, mais ce serait plutôt malvenu... Après l'avoir regardée s'éloigner, le Cooper posa finalement les yeux sur son interlocuteur.

« Cela dit, si madame Carmichael sait que vous essayez de débaucher ses serveuses, il y a de grandes chances pour qu'elle ne vous invite plus la prochaine fois. » Le ton était plaisantant, mais il parlait sérieusement. « Elle est très conservatrice, en fait je suis même étonné qu'elle ait été capable de passer outre son éducation religieuse. »

Leur hôte, madame Carmichael, était une connaissance de son père et Jonas savait qu'elle avait grandi dans une école privée dirigée par des bonnes sœurs. Bruce aimait dire qu'elle était si pieuse qu'elle devait certainement se laver en étant habillée pour éviter d'avoir à se voir nue. Comme quoi, les gens étaient vraiment prêts à tout pour de l'argent, mais Jonas doutait légèrement que le Markov cherche à recruter la ventripotente quinquagénaire. Enfin... il l’espérait surtout.

« Mais, pour vous répondre, je n'ai pas l'obligation de venir ici, c'est simplement que notre hôte est une vieille connaissance de ma famille. Je le fais plutôt comme ami que comme éditeur. » Même si cela l'ennuyait sérieusement. « Toutefois, je crois que vous présumez des occupations que ce métier impose. C'est les journalistes qui font le plus gros du travail, moi je n'ai qu'à récolter les lauriers en restant installé derrière mon bureau, ce n'est pas bien compliqué. » Pourtant, un homme comme son interlocuteur comprendrait rapidement qu'il plaisantait : on ne pouvait pas atteindre des sommets en restant passif. « Je n'ai donc pas autant besoin de distraction que vous semble-t-il. » Un sourire faussement amusé ourla ses lèvres. « Je suis sûr que travailler dans votre milieu doit être très stressant et éprouvant. »

Bien sûr, Jonas savait très bien que ce n'était pas une partie de plaisir : il ne suffisait pas de travailler entouré de jolies filles pour que tout se passe comme sur des roulettes ! En fait, le Cooper avait même tendance à penser que le milieu du Markov était plus difficile à gérer que le sien, mais il voulait d'ores et déjà voir la manière dont l'intéressé répliquerait. Jonas n'était pas le genre d'homme à dire ce qu'il avait en tête.

« Et cela ne vous dérange pas d'être considéré comme l'ennemi public numéro un pour faire quelque chose que les autres n'aiment pas. »

Encore un point commun entre leurs familles, décidément !
 
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Message posté : Mer 9 Mar 2016 - 22:07 Message
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Oh voilà que ce cher Jonas Cooper était plus bigot que ne l’avait pensé Vladislas ! Voilà qu’il était en train de chuter dans son estime. Quoique ce genre d’attitude pouvait parfois être la racine d’un mal bien plus profond et ancré dans l’âme de cet homme. Le vampire se demanda si petit Jonas n’avait pas été torturé par sa soeur, ou par une grand-mère chrétienne et fanatique. Ou alors peut-être qu’il n’aimait pas sentir le désir s’immiscer en lui alors qu’il contemplait le corps d’une femme et se dire qu’il devait payer pour l’avoir, qu’il en voulait plus et que tout devait lui appartenir, tout, sans qu’il n’ait jamais besoin de céder son précieux argent. Peut-être, peut-être... Ou bien il était juste un peu snobinard sur les bords à se bercer de principes plus imposés par la société que parce qu’il pensait vraiment. Ah les hommes.

« Pourquoi ne pourraient-elle pas en profiter ? Je ne vois pas la différence entre une femme qui danse nue pour de l’argent et un homme qui utilise sa grande taille pour jouer au basketball, ou bien sa force physique pour effectuer des travaux difficiles pour les autres. Même si je suis d’accord avec vous, il n’y a rien de plus agréable que de voir une femme se déshabiller pour vos beaux yeux, sans que vous n’ayez eu à payer pour que cela ait lieu. » Il posa une main amicale sur l’épaule du Cooper. « Mais comme moi vous êtes un bel homme, pensez à toutes ces pauvres âmes infortunées qui seraient incapables de faire se dénuder une beauté nubile par leur simple charisme ? De la même façon que le revolver a rendu les hommes de toutes tailles égaux entre eux, le Bite Night se contente de faire la même chose pour les hommes de tout charisme. »

Il retira sa main, souriant toujours de toutes ses dents, comme une sorte de prédateur qui observait tranquillement sa proie. Un chat qui était en train de s’amuser face à une souris qu’il faisait jongler entre ses griffes. Une petite entaille ici, une petite entaille là. Sauf que les seules entailles de Vladislas étaient ses mots et ils devaient glisser sans mal sur Jonas Cooper. Le vampire n’était pas face à un débutant des joutes verbales il n’en doutait pas.

« Maintenant vous savez. Mais si vous considérez que ce n’est pas une information utile, que dire ? J’espère que vos lecteurs dans le quartier où je tournerais mes films ne vous en tiendront pas rigueur s’ils voient la valeur foncière de leur terrain s’écrouler sans avoir pu anticiper. »


Vladislas porta le verre que la jolie serveuse lui avait apporté à ses lèvres. De la vodka bien entendu. Qu’apporter d’autre à un grand russe qui vous proposez une carrière dans la prostitution ? Enfin, la serveuse en question ne savait probablement pas ce qui l’attendait si jamais elle passait les portes du Bite Night. Quoiqu’il en soit, l’alcool n’était pas mauvais. Mais le vampire aurait préféré quelque chose d’un peu plus rouge, d’un peu plus épais et avec une légère saveur cuivrée. Malheureusement saigner une serveuse n’était pas une option, pas devant tous ces gens. Si la soif se faisait trop prenante il se nourrirait discrètement sur sa fille. Elle était à moitié humaine, son sang était à moitié satisfaisant et elle avait l’habitude.

« Voyons, les talents de cette jeune femme sont gâchés à servir des flûtes de champagne à des gens comme nous. Et puis la seule personne qui pourrait m’en vouloir serait probablement le traiteur que notre chère hôtesse a engagé. Apparemment le repas sera succulent. » Même si pour lui toute nourriture humaine était fade, à moins d’être particulièrement sanglante. Demander un gigot de bambin n’était pas une option hélas.

« Je suis certaine que le charme de mon père a su convaincre madame Carmichael de nous inviter. »


« Parfaitement ! » Commença le vampire en finissant son verre d’une traite. « Je sais que cela ne se voit pas, mais je suis un parfait gentleman. De même je suis un véritable croyant. L’existence de Dieu ne fait aucun doute à mes yeux. » De même que celle du Diable. Sinon le vampire ne serait pas encore là après plus de mille ans à arpenter cette terre. « Vous verrez avec le temps vous pourriez commencer à m’apprécier aussi, et pas seulement pour impressionner ma chère Elena. »

Cette dernière leva les yeux au ciel au commentaire de son père. Vladislas se conduisait d’une façon un peu cavalière pour ce genre d’évènement, mais il en avait bien conscience. De toute façon, madame Carmichael n’avait pas forcément eu le choix. Comment dire non à un vampire possédant des pouvoirs hypnotiques et pouvant plier les humains à sa volonté ? Heureusement, Jonas avec son passé de poseur de bombes journalistiques était pour le moment à l’abri de toute tentative d’influence de la part du Blood Father.

« Ah, ce n’est pas parce que ce n’est pas une obligation professionnelle que ce n’est pas une obligation ! Cela peut être familial, ou alors simplement amicale, sociale... Mais c’est très généreux de votre part de faire ainsi plaisir à notre merveilleuse hôtesse. » Vladislas eut un léger rire à la mention de ce qu’il faisait de son travail. « Eprouvant en effet, vous n’avez pas idée. Parfois j’aimerais pouvoir simplement me déhancher sur scène dans une tenue affriolante pour gagner mon salaire. Mais à chacun le poste qui lui convient, je suppose. »

« Nous devrions commencer à nous diriger vers notre table. » Commenta Elena avec un léger sourire aux lèvres, qui n’était pas sans évoquer celui de son père, quoiqu’en moins carnassier. « Je crois que vous êtes à la même que nous monsieur Cooper. »

Vladislas posa son verre vide sur un plateau qui passait, porté par un serveur particulièrement inintéressant pour le vampire.

« Je n’ai pas peur d’être l’ennemi de l’opinion publique. Les gens ont besoin d’un Diable et s’ils veulent que cela soit moi, grand bien leur fasse ! Si je ne faisais pas ce que je fais, quelqu’un d’autre serait en train de le faire à ma place. Quelqu’un de meilleur ou de pire, je n’en ai aucune idée. Mais quitte à choisir, autant que cela soit le Diable que l’on connaît, non ? Ces gens ont mon visage, mon nom, ils sauront qui blâmer. Leur vie en sera plus simple et la mienne exactement la même. »
 
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Message posté : Jeu 10 Mar 2016 - 10:24 Message
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Jonas avait bien compris qu'il était inutile, pour ne pas dire vain, de chercher à argumenter avec son interlocuteur. Ce dernier était capable de comparer un sportif professionnel avec une danseuse qui se déshabillait, il semblait clair qu'il ne comprendrait jamais le point de vue d'une personne moins.... sulfureuse ? Le terme était peut-être mal adapté, mais l'idée générale était la bonne. Le Cooper ne considérait pas qu'utiliser le sexe ou la séduction pour gagner de l'argent soit une bonne chose, mais il existait sûrement des tas de personnes qui pourraient dire la même chose des Supers et le pointer du doigt avec son journal. Sauf que Jonas s'en fichait pas mal il était donc assez logique de penser qu'il en serait de même pour le Markov. Ce dernier était d'ailleurs un peu trop amical au goût du trentenaire qui n'appréciait que moyennement de se faire toucher l'épaule par un parfait inconnu. Qui plus est, un éventuel compliment sonnait presque comme une insulte dans sa bouche. Jonas n'était pas vraiment certain d'avoir envie de s'entendre dire qu'avec son physique il pouvait obtenir d'une fille qu'elle se déshabille gratuitement pour lui.
C'est donc d'un ton parfaitement neutre – mais dont les paroles étaient sarcastiques – qu'il répliqua.

« Quelle bonté d'âme, vous devriez être considéré comme un véritable bienfaiteur. Peut-être même que vous devriez songer à organiser une collecte de dons pour mener à bien votre combat contre les inégalités. »

Le pire ? Jonas pensait que de nombreuses personnes présentes ce soir-là pourraient être capable d'adhérer à cette idée. Il était certain que nombre des hommes soi-disant respectables qui les entouraient seraient heureux – ou avaient déjà été – de visiter les locaux du Markov. Et pas pour les affaires. D'ailleurs, lorsque l'homme lui fit une remarque à propos de la valeur des terrains qui pourrait baisser, Jonas ne se priva pas pour lui dire le fond de sa pensée.

« Je pense plutôt qu'ils en voudront au responsable. Qui plus est, vous surestimez le nombre de mes lecteurs. »

Même si le Herald avait gagné en nombre de ventes depuis le débat télévisé avec Thunder, il était derrière le Daily Star et Jonas savait que nombre des habitants de cette ville ne l'aimait pas. Mais ce n'était pas bien important, de toute manière le Cooper soupçonnait son interlocuteur de vouloir tout simplement le provoquer. C'est d'ailleurs pourquoi il s'abstint de répondre à propos de la jeune serveuse trop influençable. Il n'allait pas jouer les sauveurs, elle était assez grande pour prendre sa vie en main toute seule. D'ailleurs, lorsqu'il fut question de vouloir impressionner Elena, Jonas esquissa un très bref sourire – encore une fois factice.

« Rassurez-vous, je n'ai jamais approché le père pour impressionner la fille et ce n'est pas près d'arriver. Mais je suis sûr qu'un parfait gentleman comme vous doit savoir que ça ne se fait pas. »

Une manière de dire qu'il ne comptait pas se rapprocher de la jeune Markov, mais aussi de préciser qu'il ne croyait pas une seule seconde à son histoire d'homme galant. Oh, la demoiselle était très élégante et particulièrement séduisante dans sa robe qui mettait ce qui fallait en valeur, mais il y avait belle lurette qu'il ne regardait plus les femmes que comme des créatures vénales et intéressées. La jolie rousse qui lui rendait parfois visite étant la seule exception bien évidemment.

Quoi qu'il en soit, plus la discussion progressait, plus Jonas songeait que l'échange allait être compliqué avec cet homme. Il semblait ne parler que pour tester ou provoquer son interlocuteur et le Cooper n'était pas spécialement certain de vouloir continuer pendant la soirée. Fort heureusement, il allait bientôt pouvoir leur fausser compagnie et trouver quelqu'un de moins provocateur pour terminer la soirée. Quoique... ? Le trentenaire déchanta rapidement lorsqu'il entendit la jeune Elena l'informer qu'ils allaient finalement avoir la joie de pouvoir encore échanger ! Jonas conserva une expression parfaitement neutre en fixant la blonde.

« Vraiment ? »

Il espéra un instant que c'était une plaisanterie, mais comprit rapidement que ce n'était pas le cas. Ô joie. Sans trop savoir pourquoi, le trentenaire se sentait mal à l'aise au milieu de ce père et de cette fille. Pourtant, dieu savait qu'il avait côtoyé des individus peu recommandables au fil des années, mais avec eux ça coinçait. Non, définitivement, Jonas n'avait pas envie d'apprendre à connaître plus personnellement la demoiselle.

Le regard du Cooper glissa de la fille au paternel qui semblait prendre la perspective d'être détesté de tous, avec une certaine philosophie. Forcément, un homme comme le trentenaire ne pouvait qu'admirer cette vision des choses puisqu'il était lui-même confronté à l'hostilité de nombreuses personnes, mais il en faudrait plus pour qu'il se sente à l'aise avec cet homme.

« Vous semblez tout prendre avec philosophie. Vous devriez peut-être écrire un livre là-dessus, les gens raffolent de conseils de ce genre... »

Sa mère la première ! Quoi qu'il en soit, ils se dirigèrent donc vers les tables tandis que d'autres personnes les imitaient. Lorsque Jonas arriva sur place, il constata qu'il était effectivement en compagnie de Markov, mais aussi d'un autre couple ainsi que d'une femme dans la quarantaine que le trentenaire connaissait de vue comme étant une avocate célèbre de la ville. Les tables étaient rondes et Jonas se trouvait installé entre l'avocate – elle-même assise à côté de Vladislas – et la femme du couple – elle-même installée à côté de son époux. Un placement de table visant à alterner les sexes et qui plaçait donc les Markov assez loin de lui – enfin surtout la jeune Elena. Avec une certaine surprise, le Cooper remarqua que cette constatation le soulageait plus qu'il ne l'aurait imaginé. Quoi qu'il en soit, sa voisine de table, l'avocate, semblait bien partie pour converser avec le slave.

« Monsieur Markov, quelle surprise de vous voir ici. »

Décidément.
 
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