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« Plan diabolique, phase 2 : une visite impromptue » ft. Gabriel

 
Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 1:31 Message
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L’attention soudainement captivée par la déclinaison colorée de sushis et autres poissons crus que le maître cuisinier préparait méticuleusement, Gabriel n’avait pas l’esprit qui turbinait autant que celui de sa voisine. Ou en tout cas, probablement pas sur les mêmes sujets. Il ne s’interrogeait pas sur sa recherche du partenaire idéal – étant entendu qu’il ne pouvait pas décemment correspondre à une telle description, malgré son tour de biceps et ses dents alignées ! – pas même sur sa définition de l’amour et du coup de foudre, qu’il n’avait pas personnellement défini non plus. D’un naturel plutôt spontané, il ne s’embarrassait guère des cahiers des charges mentaux qui l’amèneraient à exclure une personne de son champ en fonction de critères préétablis. D’une part, c’était chronophage, d’autre part, cela interdisait d’être surpris. Et il aimait bien les surprises. Même les mauvaises ! Il risquait de ne pas être déçu, un jour, avec la mystique blonde près de lui… En entendant, la voilà qui lui fixait des objectifs ambitieux et s’attirait un large sourire amusé. Toujours aussi décomplexé, il grimaça en s’exclamant :

« Oh non ! Des efforts ? Quel malheur, tout est compromis. Je suis allergique aux efforts ! Ils me donnent la migraine. »

Fort heureusement l’UNISON n’était pas en mesure d’attester cette déclaration. Nul doute qu’autrement, il aurait dégagé fissa des rangs de l’organisme : mieux valait ne pas rechigner sur les heures extensibles et s’investir pleinement dans son poste. Le commandant n’avait, de toute manière, jamais envisagé ces choses-là différemment. D’où sa carrière qui s’établissait dans le milieu ? Remplissant à nouveau leurs verres respectifs il assécha la valeureuse bouteille de champagne, incapable de tenir leur fière cadence. Il fallait bien boire et bien manger pour avoir de l’allure en attablée d’officiels, qu’on se le dise.

« Vive l’oubli de culotte ! Je ferai pareil, de temps en temps, pour alimenter le désir. Peut-être même avant demain à ce rythme ! »

Et le sens de l’autodérision ne faisait pas de mal dans un univers goudronné par la multiplicité des ego. Se faisant il fit signe à leur serveuse dédiée qui remplaça la bouteille vide par une nouvelle, de même étiquette. Bien sûr et c’était peut-être regrettable, aucune bouteille ce soir ne serait capable d’intoxiquer suffisamment le major pour qu’il en perde toute notion de ce qui l’entoure et de lui-même, cependant, et c’était cette fois heureux, il ne lui en fallait pas tant pour avoir l’envie et l’élan de mettre son boxer sur la tête et un string entre ses fesses.

« Prends garde quand même à ne pas t’enrhumer, en bas. »

Le sourire taquin qui étira ses traits malicieux aurait pu perdurer des heures si le sujet ne s’était pas révélé subitement plus sérieux et évocateur de moments douloureux. Gabriel n’était pas homme à masquer ses problèmes, non. Il était plutôt du genre à les écraser de la talonnette et les fourrer sous le tapis comme un sagouin, en espérant que rien ne finisse par dépasser. Aussi l’évocation, bien que respectueuse et délicate, était une décharge dont il se serait bien passée. Elle connaissait l’histoire… Si seulement ça n’était plus qu’une « histoire » à ses yeux, une tranche de vie que l’on peut compter comme étape, avec un avant, et un après. Rachel et Violet, et leurs morts, représentaient bien plus que cela. Elles n’étaient pas un pan que l’on peut border et isoler, mais un tout qui infusait, en filigrane, l’entièreté de son existence. Elles étaient là. Et qu’on ne lui parle pas de « faire son deuil » !

« Oui… Je me souviens aussi. » Répéta-t-il en écho, laconique. Il n’avait pas perdu sa risette, même si elle était plus discrète et tirait seulement le coin de ses lèvres. Elle ne le quitta pas davantage tandis qu’Orianna déroulait le fil de son argumentation, et décrétait être prête à donner une chance à leur relation. Plus cartésien qu’il n’en avait l’air, le major analysait en silence ses dires. Soit elle récitait des mots attendus, lui sortait ce qu’elle pensait qu’il désirait entendre afin de le rassurer. Possible. Cela sous-tendait qu’elle n’avait pas réellement conscience du danger. Soit elle avait parfaitement établi une certaine « cartographie des risques » et jugeait, à partir de là, qu’elle pouvait être en sécurité ou bien que le jeu en valait la chandelle… Il n’avait pas la moindre certitude, toutefois, Gabriel avait l’intime conviction qu’Orianna n’avait rien d’une écervelée. Elle n’avait pas le profil de quelqu’un qui n’a pas de plan. En partant de cette hypothèse… Se croyait-elle à l’abri ? Si oui, pourquoi ? Elle était déjà exposée par son rang d’héritière, un peu plus ou un peu moins de projecteurs sur son existence pouvaient ne rien changer à son goût. Peut-être… Pourtant, il était dérangé. La formulation le titillait. Elle était forcément consciente, et elle n’avait pas peur. Soit. De là à fronder la peur même de mourir… Un sentiment aussi incontestable qu’inexplicable lui étreignait l’estomac, une gêne, comme quelque chose qui ne passe pas, qui n’est pas complètement normal. Il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. C’était souvent le cas quand ses sens reprenaient le dessus, en particulier le sixième, qu’il avait aiguisé. Néanmoins il n’était pas en mesure de tirer des conclusions, qui seraient forcément hâtives.

« Tu le prends vraiment bien. » Susurra-t-il simplement, avec un sourire doux. « Ta philosophie a de quoi impressionner les plus « carpe diem » que je connaisse ! Quel est ton secret ? » Il avait été plus subtil par le passé dans l’exposition de ses doutes, et de sa méfiance naturelle, mais il était certainement influencé et engourdi par sa relation avec la jeune femme. Et le fait qu’elle lui tendait un sushi – c’est qu’elle le tenait par le ventre ! Il ne se fit pas prier pour approcher et capturer poisson, riz et phalanges entre ses lèvres. « Ne t’en fais pas, avec ce sushi, tu fais une Belle très moderne. » Et plus mystérieuse qu’il aurait pu le croire aux premiers abords, malgré son état d’alerte latent. « Et tu es d’une rare subtilité, sous tes histoires de culottes et fesses nues qui m’égarent. » Ah, qui lui jetterait la pierre ? « D’ailleurs, tu vas me faire m’inquiéter de leur bonne santé. Ce n’est pas en regardant du poisson que tu vas les garder bien galbées, tu veux manger autre chose ? Je dois avoir une boite de raviolis à la maison. » Sa maman serait fière. « J’aime te vendre du rêve. »
 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 21:35 Message
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Que veux-tu, je n’ai pas qu’une belle garde-robe, rétorqua-t-elle avec un sourire, en lui adressant un clin d’œil.

Orianna réalisait trop tard qu’elle paraissait peut-être trop arrangeante. Cela dit, si les haut-gradés d’organisation pour la paix étaient condamnés au célibat… Quelle tristesse. Sa famille n’était pas morte par accident, mais était-ce pour autant sa faute ? Un camion aurait pu les faucher, ou la maladie, ou n’importe quel accident. Orianna pensait sincèrement ses mots mais pour une humaine normale, à savoir le rôle qu’elle endossait avec lui, n’était-ce pas étonnant ? La démoniste savait se défendre, capable de nécroser la chair d’un ennemi simplement en le touchant, d’arracher un cœur dans une poitrine, d’invoquer des créatures infernales et les asservir, comme Requiem mais pas que. Des êtres bien plus puissants, à l’instar d’Archidémon, bien qu’elle recherchait plutôt le partenariat avec les créatures distiques. En tant que Mélusine, la praticienne entretenait une réputation notable au sein du Cartel, une référence en matière de magie noire. D’autres sorciers vivaient à Star City, officiant dans d’autres domaines, souvent en tant qu’indépendants, et elle n’était donc pas la seule spécialiste mais peut-être la plus fiable et, pour tout ce qui touchait à la démonologie, la meilleure. Et dans le cas où elle se retrouverait sans défense, son familier possédait des griffes acérées, porteuses d’un poison, des dents tranchantes comme des rasoirs et une bonne connaissance en magie. Orianna ne se sentait pas en danger. A moins de croiser l’Archimage, puisqu’elle entretenait de bonnes relations avec la communauté magique. Mais aucune raison que cet homme passe dans sa vie.
Enfin… Théoriquement.

La plaisanterie de Gabriel l’arracha à ses réflexions. Elle gloussa.

Des raviolis, vraiment ? J’ai l’air d’une italienne ? Réessaie avec des cuisses de grenouille, des escargots et une baguette, répondit-elle en éclatant de rire. Non, plus sérieusement, j’adore les raviolis micro-ondes.

Mais la d’Harcourt n’était pas née de la dernière pluie. Gabriel venait de l’inviter chez lui, un pas de géant dans leur relation, même si, de son côté, il n’avait vu que son habitat officiel et qu’il ne mettrait probablement jamais les pieds au Manoir. Pas s’il comptait en ressortir entier, et Orianna n’aurait pas voulu abîmer un si beau corps.
Quoi que.
Mais pas définitivement.

Cela dit, reprit-elle en chuchotant d’un air conspirateur, je crois qu’on va vexer notre hôte.

Le cuisinier les observait du coin de l’œil. Orianna enfourna un nouveau sushi dans sa bouche, suçotant son doigt d’un air innocemment suggestif tandis qu’on leur servait une nouvelle coupe de champagne.

Je me demande… Ne serait-ce pas un plan diabolique astucieusement monté pour emmener une jeune femme naïve et innocente dans ton antre, en lui proposant de délicieux raviolis ? Elle papillonna exagérément des paupières. Esprit Criminel ne m’aura donc rien appris.

Elle se leva, avec l’air résigné d’une grande tragédienne, puis souffla :

C’est le moment pour la musique inquiétante, je crois. Et le regard psychotique, surtout ne pas sous-estimer la force d'un bon gros plan. Mais je te vois venir, pas sur mes fesses... Quoi que.
 
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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 2:44 Message
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Evidemment, Orianna se garda bien de lui fournir une réponse claire. C’était le jeu et le risque lorsque, comme lui, on posait des questions sérieuses de façon détournée et rieuse. Il était facile pour son interlocutrice d’esquiver l’instant fatidique, sous couvert d’une plaisanterie bien placée. Et il serait bien malvenue de sa part d’insister. Contraint de ronger son frein, il garda dans un coin de sa tête l’information. Elle était pour l’heure inexploitable, pas plus concrète qu’un vague soupçon, un doute aux contours flous qu’il garderait en tête. Avec un peu de chance, ce n’était rien qu’une appréhension sans fondement, une déformation professionnelle… Autrement, cela lui servirait éventuellement d’avertissement s’il se trompait au sujet de la jeune femme. Elle était peut-être bien davantage qu’une gentille française cheffe d’entreprise.

« Tu aimes vraiment ? Tes ancêtres en béret doivent préférer s’entretuer à coups de baguettes plutôt que de voir ça ! »

Ah, les français… Sans doute le peuple préféré de Gabriel ! Ce n’était probablement pas un complet hasard s’il côtoyait intimement une représentante de ce beau pays, même si elle n’était pas attachée mordicus aux arts culinaires contrairement à ce qu’indiquaient les clichés du genre. Le major n’éprouvait pas plus d’attachement sacro-saint, bien qu’il engloutisse les sushis à bon rythme, c’est qu’il en fallait pour nourrir la grosse bête – l’homme, en l’occurrence, pas ses attributs ! Et sa partenaire, a priori moins fan de poissons crus, vint saisir sa proposition de volée. Il n’était plus question de se débiner, maintenant.

« Mes techniques de chasse sont infaillibles, tu ne peux pas les contrecarrer aussi facilement ! Je suis un commandant aguerri, mes plans sont calculés au millimètre près. » Ah, ça, ses missions le prouvaient bien. Il n’y en avait pas une qui se déroulait sans catastrophes – et les statistiques empiraient terriblement quand un certain Archimage était de la partie. « Tu ne peux pas savoir que je compte t’emmener chez moi et te séquestrer au moins deux heures… trois… Toute la nuit ? »

L’invitation était lancée, Orianna debout, qu’est-ce qu’ils attendaient au juste ? Gabriel se redressa également, non sans poser sa main sur sa bouche et chantonnait derrière elle la musique des Dents de la mer, première musique inquiétante qui lui venait à l’esprit. Mais qui était le prédateur de qui, au juste ?

Il indiqua au chef de mettre le repas sur sa note – on a déjà dit qu’il mangeait beaucoup et souvent des sushis – et conduisit la jeune femme jusqu’à la voiture pour un nouveau trajet. Il fut cette fois-ci un peu plus long, toujours ponctué de discussions et de rires, mais il laissa le temps au major de se poser des questions. Il avait même songé, l’espace d’un instant, à trouver une excuse pour ramener Orianna chez elle. Il s’était tenu. De justesse. Ils arrivèrent à Roma Street, dans le quartier de Little Italy, dans un coin incontestablement mignon et animé d’une vie sociale agréable. Ici vivait Gabriel, dans une maisonnette qui en avait le nom simplement parce qu’elle n’avait pas de voisins directs. Derrière une porte en bois s’ouvrait un appartement loft moderne, bien conçu, mais…

Plusieurs tornades semblaient s’être abattues sur le lieu qui ressemblait bien à une antre de célibataire. Pourtant, du temps où il vivait avec son épouse, les choses n’avaient guère été mieux. Toute scientifique qu’elle était Rachel accumulait joyeusement du foutoir par-dessus celui de son homme, et l’arrivée de leur fille avait rajouté une bonne dose de désordre supplémentaire, faisant de leur logis un beau et rassurant bordel. Aujourd’hui qu’il vivait seul, Gabriel semblait s’être appliqué à produire à lui tout seul presque autant de chahut, dans le désir probablement inconscient de recréer ce cocon rassurant – qu’il avait fait détruire à la mort des Colt pour venir ensuite ici. Attention, c’était propre : pas grâce à ses soins mais à ceux de l’homme de ménage qu’il avait engagé, mais qui avait défense de « ranger ». Aussi y avait-il partout des bibelots, des livres, des comics, des manuels de stratégie et de pâtisserie, des boites de jeux, des galettes de jeux… Partout. Chaque coin de pièce était enseveli, la cuisine ouverte débordait de choses qui n’avaient rien à voir avec la nourriture, et le salon servait plus de lieu d’exposition/entassement. Même le plafonnier n’avait pas été épargné : une figurine du Corbeau II, athlétique, y était accrochée. Et là-dedans, il comptait bien faire entrer Orianna. Il faudrait qu’elle enjambe quelques monticules, mais il avait déjà pu constater sa souplesse… Elle s’en sortirait très bien.

« Bienvenue ! Essaie de ne pas provoquer une avalanche en butant dans quelque chose, je suis pas sûr que les secours nous retrouveraient là-dedans. » Lui-même se fraya un chemin jusqu’à l’ilot central de la cuisine américaine, où on ne pouvait pas faire à manger décemment, et proposa d’un ton le plus dégagé possible. « Je te sers quelque chose à boire, avec tes succulents raviolis en boite ? »
 
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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 10:49 Message
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Orianna (et Requiem qui ne la quittait toujours pas, rappelons-le) observa la devanture de cette petite maison qui n’avait rien à envier à son somptueux manoir de la Marina. Un peu bourgeoise sur les bords, son premier réflexe fut de s’interroger : pourquoi une demeure si petite ? Puis elle comprit, stupide. Il n’y passait certainement que peu de temps, n’avait pas d’enfant et donc moins de besoin. Pourtant, la taille ne fait pas tout, c’est bien connu ! Le plus important, c’est la manière de s’en servir et cela vaut autant pour ce qu’on dissimule sous un caleçon que pour une maison. Aussi pénétra-t-elle dans l’antre du Major Colt en s’imaginant mille styles de décoration possibles… Avant de comprendre à quel point elle était à côté de la plaque.
Un joyeux bordel, voilà le terme adéquat. Pourtant, elle percevait une sorte d’ordre dans le chaos. Le sol n’était pas sale, non, pas plus que les meubles poussiéreux ou la cuisine envahie d’une vaisselle superflue. L’endroit était propre, simplement… Rempli, autant par des livres que des magazines en tous genres, des figurines, des jeux, bref comme toute garçonnière digne de ce nom. Gabriel, ce grand ado. Elle sourit, presque attendrie, et suivit sa recommandation de prendre garde où elle mettait les pieds. Requiem l’imita et partit faire un tour pour fouiller tout ce qu’il trouverait et récolter des informations utiles. Arrivant jusqu’à la cuisine sans avoir provoqué d’effondrement, elle posa son petit sac sur le plan de travail et rattrapa de justesse trois périodiques. Tous des comics, mais la couverture de l'un d'eux était quelque peu suggestive. Elle le tint entre ses mains, avant de dévisager le Major d’un air faussement inquisiteur.

Et bien et bien, qu’avons-nous là ?

Et tout naturellement, elle commença à le feuilleter en hochant la tête d’un air appréciateur. Bisexuelle dans l’âme, ou plutôt pansexuelle, Orianna était, par conséquent, large d’esprit. Mais cela, évidemment, son compagnon du soir l’ignorait.

Un peu de vin, pour aller avec cette palpitante histoire. La pauvre, n’empêche, releva-t-elle en lui montrant une femme en train de courir nue hors d'un entrepôt. Une bonne excuse pour se faire dorloter par un médecin sexy, tu penses?

Elle gloussa et s’empara du verre que lui servit Gabriel. Pour sauver les apparences, il semblait décidé à lui préparer ses fameux raviolis et Orianna n’allait pas s’en plaindre. Les sushis, c’est bien bon mais elle se sentait encore affamée. Un tel appétit, une telle capacité à engloutir de la nourriture, avec un corps comme le sien, tenait de l’injustice profonde. Mais le sang de succube quotidien l’aidait à garder une silhouette parfaite. Refermant le périodique, elle se perdit dans la contemplation de tout ce qu’il y avait autour d’elle, et autant dire qu’elle ne savait où donner de la tête. Pourtant, tous ces éléments l’aideraient à cerner la personnalité de Gabriel, ses goûts personnels surtout. Si bien qu’elle pencha la tête pour lire la tranche des différents ouvrages. Pas mal de comics parsemaient la cuisine, peut-être pour accompagner son petit déjeuner ? Une question lui vint alors.

Pourquoi agent au lieu de super-héros ? Je veux dire, tu en as les pouvoirs, je te vois bien en collant moulant.

Elle gloussa, mais sa question était sérieuse. Au fond, les super-héros pouvaient cacher leurs identités… N’était-ce pas plus simple, pour ceux qui aspiraient aussi à une vie calme et tranquille ? Orianna ne mentirait pas, la question lui traversait souvent l’esprit. Elle ne s’imaginait pas, comme Atia César, accepter son statut de criminelle sous son nom civil. Elle avait désespérément besoin de l’identité de Mélusine, pas tant par lâcheté, mais plutôt pour compartimenter son existence, avoir une porte de sortie éventuelle. Elle n’était pas criminelle pour le plaisir du mal, mais simplement parce que ses convictions, sa culture et ses pouvoirs la classaient d’office comme une hors la loi.
 
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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 18:48 Message
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Le futé Requiem risquait malheureusement d’être déçu : le foutoir ambiant laissait présager des trésors enfouis, des reliques et des informations juteuses, mais il n’en était rien. L’avantage d’être à l’UNISON et sous l’égide d’une forte hiérarchie était qu’il y avait des règles, et que celles-ci étaient strictes. Parmi les nombreuses que Gabriel avait ingurgité, la plus importante était peut-être qu’en tant qu’agent, il était tenu de ne pas avoir en son possession dans son domicile personnel – et donc forcément plus exposé – d’objets et documents susceptibles de nuire à la sécurité de l’organisme. Il n’y avait pas de devoirs possibles, s’il voulait travailler, il devait être au bureau ou dans des locaux quelconques tenus par l’UNISON. D’où sa sempiternelle présence au Brett Building, d’ailleurs (ça, et le café gratuit).

« Mh ? » Fut sa première réaction à la question tandis qu’il farfouillait dans ses placards à la recherche de la fameuse boite de raviolis tant promise. Cette dernière ne se fit pas trop désirée et apparut bientôt sous ses yeux, courtes retrouvailles avant que le major ne la décapite sauvagement. Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et reconnut immédiatement la trouvaille, ce qui dessina un large sourire sur son visage. « Aaaah ! Un fanmade sur le Corbeau II, une de mes plus belles acquisitions ! Fais attention, on ne se remet pas facilement d’une lecture pareille. » Forcément en feuilletant l’ouvrage, Orianna tomba directement sur une planche particulièrement intéressante… « Tu vois ? » Amusé, il sortit un ballon pour servir du vin à la jeune femme, le lui tendit, puis se décapsula une bière pour l’accompagner. « Un médecin sexy, ou par l’Archer qui passait par là… Aaah, si ça pouvait arriver en vrai, je me blesserai plus souvent. »

Après avoir mis de l’eau à bouillir, le commandant s’installa sur l’un des tabourets autour de l’ilot central, pile en face d’Orianna qu’il avait ainsi tout le loisir de contempler. Il était particulièrement étrange de la voir dans son environnement, son cocon, à l’intérieur duquel elle détonnait bien moins que ce qu’il aurait pu imaginer. Cependant, il avait bien du mal à mettre le doigt sur ce qu’il ressentait, et essayait pour l’heure de ne pas trop s’y attarder.

A ce titre la question de sa partenaire fut providentielle, lui permettant de focaliser son attention sur un tout autre sujet. D’autant plus que cela lui demandait quand même de réfléchir en amont pour ne pas en dire trop, ni se cacher derrière des palabres. Equilibre difficile.

« L’éternelle question ! Et bien, figure-toi que le costard me va nettement mieux que les collants. J’ai des jambes de canne, c’est terrible. » Il était particulièrement difficile d’obtenir une réponse sérieuse de la part de Gabriel, ses amis pourraient tous en témoigner. Cela dit, la propension à la légèreté d’Orianna facilitait encore plus, si possible, cette tendance naturelle. « Et puis je suis pas assez bon pour être un héros. Il n’y a que la sphère administrative qui pouvait vouloir de moi. » Quand Julian était entrée dans la Légion après leur passage à l’armée, cela lui avait bien sûr posé question. Jamais longtemps, cependant. « Et c’est nettement plus rigolo de négocier avec le Commander, plutôt que de lui obéir. Je pourrais jamais écouter un homme dont le crâne me renvoie mon propre reflet. » Il préférait largement avoir la belle Jennifer Ellis comme chef – malgré ses mignonnes tendances castratrices.

« Sinon… » L’heure de la réponse sérieuse ? « À mon avis, la Légion et l’UNISON sont des groupes bien différents. Leurs causes se rejoignent souvent, certes, mais les objectifs peuvent différer. Ma tendance à l’ordre me pousse vers les agents, comme tu peux le voir. » Son intérieur le prouvait, non ? Toujours est-il qu’il avait conscience de servir un discours assez éclusé, aussi fit-il un ajout, plus personnel, et plus vague. « Après l’invasion Terminus, trop de choses se sont passées, je pouvais pas rester à l’armée. Et les héros, et bien… Ils s’étaient fait botter le cul. Je croyais qu’ils avaient solution à tout, mais j’avais tort. Quand l’UNISON s’est formée, j’avais vingt-trois ans, et ça m’a fait rêver. Je me suis engagé, et… Woah, je dois être quelqu’un d’incroyablement fidèle, c’est la seule explication. »

Une risette en coin étira son visage avant qu’il ne prenne une longue gorgée de bière. Il se retourna un instant le temps de s’occuper du diner round 2, offrant la contemplation de son échine à la jeune femme.

« Et Rachel était là, elle aussi. »
 
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Message posté : Lun 7 Mar 2016 - 11:34 Message
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Gabriel se sous-estimait, selon l’opinion d’Orianna. Évidemment, elle ne l’avait encore jamais affronté et ce que l’on voit par l’intermédiaire d’une caméra peut-être trompeur, mais elle doutait qu’il soit arrivé si haut dans la hiérarchie en étant incapable d’enfiler, potentiellement, un costume de super-héros. Néanmoins, son passif dans l’armée lui donnait très certainement le besoin presque vital d’avoir une hiérarchie à laquelle se raccrocher. Orianna pouvait comprendre cela, elle-même se montrait intransigeante au sein de la Géhenne. Elle l’écouta plaisanter sur le Commander, rit même légèrement en reposant le comics puis se montra d’autant plus attentive lors de ses révélations sur son engagement, sa fidélité et le nom de son ex-femme fut prononcé.
La d’Harcourt ignorait comment réagir. Elle-même avait été confrontée au deuil, et de multiples façons : sa mère, puis son père assassiné par son propre frère, le deuil d’un jour porter son propre enfant… Et elle n’en parlait pas. Jamais. Elle y songeait même très peu. Sa mère avait été enterrée dans les affres du passé, quant à son géniteur, elle ne citait jamais son prénom, juste son pseudonyme en tant que Cardinal, comme s’il devenait ainsi une entité distincte. Devait-elle rebondir, éviter de s’appesantir sur le sujet, ou au contraire, poser des questions, le laisser lui parler de cette femme qui avait beaucoup compté ? Orianna, d’un naturel jaloux, ne ressentait pourtant rien de semblable en cet instinct. Rachel appartenait, elle aussi, au passé et elle ne risquait pas de revenir d’entre les morts pour lui mettre des bâtons dans les roues. A moins que Lady-Death ne s’en mêle, mais mieux valait ne pas imaginer le pire.

Orianna regrettait l’absence de Requiem, toujours occupé à fouiller, en vain. Il ne cherchait pas tant des informations confidentielles que des informations tout court, des éléments que la démoniste pourrait réutiliser plus tard, un point commun potentiel, une sorte de profiling maléfique. Derrière ses airs bourrus et un peu vulgaire, le familier se révélait d’une intelligence redoutable, parfois plus doué qu’elle dans les relations humaines. Il aurait pu lui glisser un conseil, mais il n’était pas là, alors elle agit à l’instinct. Elle se leva pour poser la main dans le dos de Gabriel et jeter un œil à ce qu’il cuisinait.

Et Rachel cuisinait, je parie ? releva-t-elle avec un sourire.

Pourtant, elle n’esquissa pas un geste pour l’aider. Orianna n’avait rien de la fille bonne à mariée, incapable de cuisiner, de faire tourner une machine de linges, à peine savait-elle se servir d’un aspirateur. L’apanage des riches, c’est d’avoir une multitude de serviteurs pour cela. Ou, dans son cas un seul : le vieux Norbert, son majordome. Chassant ces pensées, elle embraya :

Tu l’as rencontrée en mission ? l’encouragea-t-elle d’une voix douce.

Sa question mettait en péril l’ambiance légère qui régnait jusqu’alors, mais la blonde ne se sentait pas menacée par le fantôme de l’épouse et s’il avait envie d’en parler, comme pour exorciser quelque chose, elle n’y voyait aucun inconvénient. Elle avait beau appartenir au Cartel et traiter quotidiennement avec des créatures distiques, Orianna n’en était pour autant pas dépourvue d’empathie. Sans compter que cela pourrait servir ses plans dans le futur, toute information est bonne à prendre, ne jamais en négliger l’importance.

Son estomac grogna, manifestant son intense désir d'être à nouveau nourri, avant qu’il n’ait pu lui répondre, lui offrant une porte de sortie. Elle baissa la tête vers son ventre, l’air exagérément atterré. Décidément, le poisson cru, ce n’était définitivement pas pour elle. Parlerait-il ou choisirait-il la fuite? L'un dans l'autre, elle était prête, la main droite caressant son dos et la gauche tenant son verre de vin, dont elle prit une nouvelle gorgée.
 
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Message posté : Mer 9 Mar 2016 - 0:07 Message
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En dépit de son apparente spontanéité, Gabriel n’était pas du genre à laisser ses mots dépasser sa pensée. Bien qu’elle habite souvent ses songes, il n’aimait pas parler de Rachel et le faisait de manière très exceptionnelle – pour ne pas dire rarissime. Il évoquait encore moins Violet. Si cette référence anodine avait malgré tout quitté ses lèvres, ce n’était pas un hasard. En revanche, il n’était pas certain de savoir le type de réaction qu’il voulait recueillir, et tâtonnait plutôt le terrain dans l’espoir de saisir un point d’intérêt.

Par réflexe, son échine se contracta au contact de la main de la jeune femme. Il n’était plus habitué à cette gestuelle qui n’avait rien d’exceptionnel, mais relevait d’un registre intime. Tout à cette observation, il en rata presque la question qu’elle lui posait. Il l’étudia pensivement en remuant ses raviolis – rien de cochon – s’interrogeant plus sur le but de l’interrogation que son fond. Pouvait-elle être ingénument intéressée ? Il aurait plutôt tendance à croire qu’elle voulait être aimable, et peut-être le soulager. Peut-être. Ça ne faisait de toute manière, aucun mal de répondre.

« Na, pari raté. Mes petits recoins graisseux n’ont rien à voir avec ses capacités, elle était un désastre culinaire. Tu excelles, toi ? »

Elle avait eu beau se mettre en tête de devenir bonne cuisinière et pâtissière à la naissance de leur fille, elle n’avait pas plus la fibre que lui. Violet avait mangé beaucoup de coquillettes jambon et de steak purée, la malheureuse ! Elle n’avait pas eu la chance non plus d’avoir des parents très présents, même s’ils avaient fait de leur mieux. Gabriel ne le préciserait pas, mais Orianna comprendrait sans doute d’elle-même.

« On aurait pu croire qu’elle avait l’esprit rigoureux des pâtissières pourtant… Elle était scientifique, sur un projet de l’UNISON. Jamais compris un traitre mot de ses recherches. » Il exagérait bien sûr, mais son côté réfractaire aux sciences et à l’informatique n’était pas un secret. « Elle était bien placée pour comprendre mes horaires : Elle était pire. » Il n’y avait pas une once de reproche sa voix, d’ailleurs, il avait même une risette douce aux lèvres. Un sourire auquel succéda un rire clair quand il entendit le ventre de l’héritière crier famine, après des sushis décidément trop peu copieux.

« Du calme, j’y travaille. » Il vérifia la cuisson par acquis de conscience, plantant un couteau dans le pauvre italien ébouillanté. Doucement il s’était reposé sur ses appuis en arrière, suivant par instinct les mouvements des doigts d’Orianna, prolongeant ses caresses. Il lui choisit une belle assiette – merci IKEA – et y versa l’intégralité de son œuvre. « Prêt ! » S’exclama-t-il, l’assiette dans sa paume, l’autre voguant jusqu’au bas du dos de sa partenaire. Il la conduisit tranquillement dans son désordre jusqu’au canapé, creusé là où Gabriel laissait habituellement tomber sa grosse ossature. Il s’y installa tout en invitant sa conviée à s’installer près de lui – ou sur ? Ah, elle pouvait bien poser son royal fessier où elle le voulait. « Bon appétit ! » et en français dans le texte, s’il vous plaît !

« Alors, tu as été exceptionnellement polie, mais j’imagine que les remarques fusent sous cette belle chevelure. Tu envisages de remettre les pieds ici, ou… Je vais devoir continuer à prouver ma valeur avec tous tes étages à gravir ? »

Cela valait toujours la peine de faire un remixe de la princesse enfermée dans sa tour avec Orianna, il jouait volontiers les preux chevaliers dès lors qu’elle l’accueillait toujours mieux que personne – ce n’est pas l’Archimage qui était disposé à lui ouvrir sa porte tout nu, par exemple – cependant… Ce n’était aussi difficile et terrible que ça, de la faire venir ici. Et elle n’était pas tombée en apoplexie face à son intérieur, c’était déjà bon signe.

« Même si c’est trop facile. » Vantard. « Mais quand même, ça m’éviterait d’encore me tromper de porte et surprendre ta voisine, la chemise ouverte et l’œil trop brillant. » La pauvre dame devait regretter d’habiter juste à l’étage d’en-dessous depuis quelques temps.
 
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Message posté : Mer 9 Mar 2016 - 11:07 Message
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Mon dieu non, répondit-elle avec un petit rire en se félicitant de ne pas s’être trompée de juron. Je commande presque tout ce que je mange.

L’avantage d’être riche. Elle ne précisa pas qu’au Manoir, son majordome Norbert cuisinait excellemment bien, autant pour elle que pour Maxwell et Virgile. Gabriel n’avait même pas connaissance de cette propriété, qui n’appartenait techniquement pas à Orianna d’Harcourt. Une autre vie, qui n’avait pas sa place dans ce cocon intime où les caresses se mélangeaient aux effluves de raviolis, avec en musique de fond un magnifique concerto stomacal en la mineur. Orianna écouta avec patience et attention quelques détails au sujet de Rachel, une scientifique aux horaires pires que ceux de son mari. La démoniste imaginait mal que cela soit possible et se demandait sincèrement comme un enfant avait pu être casé au milieu de tout cela. Sans doute une babysitter grassement payée, mais elle doutait que le Major ait négligé sa progéniture. Le silence complet au sujet de cette dernière était d’ailleurs très éloquent. Perdre une femme, peut-être l’amour de sa vie, c’est déjà quelque chose.
Mais perdre son enfant ?
Un frisson discret parcourut le corps de l’héritière à cette seule pensée. Elle avait beau posséder des pouvoirs démoniaques, être techniquement parlant une criminelle, Orianna possédait un cœur en état de marche et un instinct maternel peut-être accentué par la perte irréparable de son utérus. Maxwell était la chose la plus importante à ses yeux et cela ne changerait jamais. Si quelqu’un le lui enlevait, ou ne posait ne fut-ce qu’un doigt mal intentionné sur lui…
Mieux valait ne pas y penser. Mélusine se montrait parfois d’une imagination confondant au génie.

Elle aurait aimé avoir quelque chose d’intelligent à répondre, mais sa confession n’engendrait ni question ni même réaction spécifique et avant qu’elle ait pu ne fut-ce que réfléchir un peu, son plat était prêt. Elle se laissa emmener jusqu’au canapé et choisit de s’installer à côté de lui mais de passer ses jambes sur ses cuisses. Armée de sa fourchette, elle attaqua la nourriture industrielle certes moins raffinée que les sushis mais beaucoup plus bourrative pour son estomac. Prenant soin de ne pas se mettre de la sauce partout ou de manger trop vite, comme elle en avait l’habitude (pas pour la sauce, on s’entend), elle fut ravie de parler entre deux bouchées.

Ah oui, le genre d’erreur totalement innocente, gloussa Orianna. Je ne sais pas… J’aime assez l’idée de savoir que tu fournis un gros effort physique pour moi mais sur le long terme, ça me désavantage. Tu arrives épuisé, moins apte à accomplir ton devoir d’amant.

Elle papillonna exagérément des paupières. Ils savaient tout deux qu’elle plaisantait, celui qui parviendrait à épuiser Gabriel n’était pas encore né ou du moins, la jeune femme ne l’avait pas encore rencontré. En tous cas, une volée de marches lui demanderait maximum vingt secondes avant d’être opérationnel, même en habitant au 30e étage. La fourchette posée contre sa lèvre inférieure, elle mimait une intense réflexion.

D’un autre côté…

Sa réflexion s’interrompit par un bruit de chutes. Orianna tourna la tête dans la direction du son et vit apparaître son familier, l’air un peu sonné. Sous elle, Gabriel s’était raidit. Probablement un réflexe conditionné, mais au moins n’avait-il pas bondit en dégainant son arme et en l’envoyant valser sur le sol, avec son assiette creuse encore à moitié pleine de raviolis. Le cauchemar, pour sa robe.
Et pour le tapis.
Mais surtout pour sa robe.

J’ai glissé et je me suis pris un gros bouquin sur la tête, geignit-il. Il connaît pas les bibliothèques, ce type ?
D’un autre côté, ton intérieur semble s’écrouler tout seul. Enfin, j’espère que ce n’est pas un cambrioleur, releva-t-elle, inquiète, en ôtant ses jambes au cas où il voudrait aller voir. Il faudra juste éviter de se laisser aller dans les pièces trop encombrées, soupira-t-elle avec un intense désespoir totalement feint. Je n’aimerais pas entrer dans le top 10 des morts les plus what the fuck comme on dit. Je crois. Imagine si on prend nos cadavres en photo ? Tout nus sous une avalanche de livres, quelle angoisse.

Elle exagérait exprès, elle souriait toujours et n’avait pas cessé de manger ses raviolis. D’ailleurs, elle avait terminé.
Autant pour le repas lent et mesuré.
 
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