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Sans les cadeaux, Noël ne serait pas Noël

 
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Message posté : Sam 26 Déc 2015 - 13:12 Message
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Cartel Rouge
Cartel Rouge

Lukaz Le Guen
Cartel Rouge

Personnage
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
24 décembre 2015


Lukaz se souvenait que lorsqu’il était plus jeune, ils fêtaient souvent Noël tous ensemble, à la Grande Foire du Futur. C’était une période de l’année où les gens ne venaient pas vraiment dans les fêtes foraines et c’était encore plus vrai pour cette fête foraine-là. De ce fait, à cette occasion, les employés qui constituaient une véritable famille unie se rassemblaient tous sous le chapiteau où l’on donnait généralement des spectacles dignes d’un cirque populaire dans le but de profiter d’un somptueux banquet. Chacun apportait sa pierre à l’ouvrage, en fonction de ses capacités et de ses compétences. Certains préparaient des desserts tandis que d’autres se chargeaient de la dinde de Noël. D’autres encore dressaient les tables ou allumaient de grands feux pour réchauffer l’atmosphère. En bref, c’était une ambiance chaleureuse et plaisante dans laquelle on s’échangeait des cadeaux et où tout le monde semblait heureux.

Cette époque était cependant révolue, même si Lukaz supposait qu’il aurait pu partir pour la France afin de passer les fêtes avec ce qui se rapprochait le plus de sa famille. Il ne l’avait jamais tenté et ne le ferait sans doute jamais. Après tout, depuis qu’il était parti, il n’avait plus fêté Noël une seule fois… D’abord, parce que les fêtes du Cartel Rouge ou du Circus Maximus ne se faisaient pas forcément de manière traditionnelle et qu’on ne pouvait donc pas voir cela comme une véritable fête de Noël. Ensuite, parce que les gens avec qui Lukaz avait passé ces dernières années n’étaient pas non plus du genre à faire dans les traditions. Le Breton n’avait pas de famille à Star City et comme son petit ami était mort plusieurs fois, il était évident qu’ils n’allaient pas passer les fêtes avec les Neutron-Grey… Comme la personne la plus proche de Lukaz était un Japonais issu d’un clan traditionnaliste, ce n’était pas non plus avec lui qu’il aurait pu fêter ça. On voyait mal Daichi Miura décorer un sapin de Noël et préparer les cadeaux ou le repas de fête…

Malgré tout, Lukaz profitait toujours de cette période de l’année pour faire des cadeaux aux rares individus qui comptaient pour lui. Il n’allait peut-être pas décorer Fallaenn, il n’allait certainement pas cuisiner une dinde de Noël, il n’écrirait absolument pas la moindre carte, mais des cadeaux, il allait en offrir, parce que c’était très important. C’était tellement important que cela faisait d’ailleurs près de six mois qu’il avait acquis le cadeau qu’il allait offrir à Suzaku et ça avait parfois été dur de ne pas céder à l’envie de lui offrir avant la date fatidique ou de ne rien dévoiler. Heureusement, la vie de Lukaz avait ensuite été quelque peu bousculée et il avait donc eu d’autres choses à penser ! Mais aujourd’hui, c’était la veille de Noël et il était donc temps de passer à l’action.

L’après-midi était à peine entamée mais Lukaz s’était déjà rendu au Ji-In, le sanctuaire des Neuf Fils du Dragon situé au cœur de Chinatown. Il avait emprunté l’entrée des véhicules, située dans un proche entrepôt et il avait garé la Scorpio dans le garage avant de se rendre dans le salon central. Là, il avait déposé un paquet sobre, en papier brun, sur le bar et il s’était vautré dans le canapé, attendant que Suzaku arrive à son tour. S’abandonnant quelque peu dans ses pensées, Lukaz perdit la notion du temps et il ne fut tiré de ses rêveries que par le bruit d’un véhicule qui arrivait dans le garage. Il ne pouvait que s’agir de son ami, puisque personne d’autre ne devait venir au sanctuaire aujourd’hui ! Même si aucun des membres des Neuf Fils du Dragon ne devait fêter Noël, le Breton s’était malgré tout arrangé pour être seul avec Suzaku. Il avait effectivement envie de passer un peu de temps avec lui, ce qu’il ne lui avait pas réellement accordé durant les deux années qui venaient de s’écouler, la faute à une légère incompatibilité entre le Japonais et Noctis… Lorsque la porte s’ouvrit, Lukaz se releva de son canapé, un sourire sur les lèvres.

« Enfin ! J’ai failli attendre ! » Bien entendu, il s’agissait d’une blague. Lukaz avait toujours été très blagueur, même si son humour n’était pas toujours très subtil, malheureusement. « J’ai eu peur que tu m’abandonnes pour aller donner un concert ! J’suis sûr que même le soir de Noël, tes groupies viendraient se déchainer pour toi ! »

Non, Lukaz n’était pas jaloux, loin de là. Bon, parfois, peut-être un peu, mais c’était normal. Le Breton se dirigea vers le bar et ouvrit le frigo qui se trouvait juste derrière.

« Tu veux boire un truc ? J’me prendrais bien un coca, moi. A moins que tu préfères autre chose ? »

De manière globale, ils avaient des réserves très variées puisque tout le monde gardait ses boissons préférées. On y trouvait aussi bien les sodas de Park que la bière irlandaise de Pearce et les boissons bien plus étranges de leur mystique. A ça, Lukaz ne toucherait jamais… Attendant que Suzaku se décide sur ce qu’il voulait consommer, le voleur sortit deux verres qu’il posa sur le bar, juste à côté du paquet qu’il avait apporté.

« Alors, t’as prévu quelque chose pour ce soir ou c’est un jour comme un autre, pour vous ? »

Même s’il fréquentait Suzaku depuis longtemps, Lukaz ne savait pas encore beaucoup de choses sur la culture japonaise, la faute à Chase, dans un sens. Enfin, le mentaliste l’avait aidé pour tout ce qui concernait la culture d’otaku, mais pour le reste… Le Breton avait des bases, mais il devrait vraiment faire des efforts par la suite !
 
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Message posté : Dim 27 Déc 2015 - 3:58 Message
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Agiles et vifs, ses doigts glissaient et effleuraient les cordes d’un instrument bien familier qui sonnait un air nouveau. Les guitares de Suzaku avaient vécu des guerres nombreuses et en portaient les stigmates, ancrés dans le bois comme dans la chair du chanteur qui susurrait les paroles à voix basse. « You say "what did you do with him today?" » Il avait beau être né en Amérique et vivre à Star City, son timbre grave et légèrement brisé emportait avec lui un subtile accent exotique hérité des plus anciens de son clan. Ce trait s’accentuait lorsqu’il chantait, chaloupant les mots banals qui devenaient soudain plus chauds, et plus mystérieux. Assise en face de lui, il sentait le regard interrogatif de sa cousine le parcourir mais fit mine de l’ignorer – ils auraient pu se complaire là-dedans des heures durant si la jeune femme ne l’avait pas interrompu.

« Qu’est-ce que c’est ?
_Du jazz. »


Un style largement inconnu du répertoire musical de Suzaku, qui avait exploré des genres multiples : visual kei, pop, et aujourd’hui il s’intéressait davantage au rock. Et aujourd’hui au jazz, manifestement. Une nouveauté. Sourcils froncés, les yeux de Miyako criaient des « pourquoi ? » qui ne trouveraient pas d’écho, elle le savait. Il brillait par sa discrétion, aussi elle ne pouvait qu’élaborer des hypothèses et deviner ce qui se tramait sous la tignasse noire du voleur. C’était un jeu auquel Raijin, lui, était particulièrement doué.

On se sent mélancolique, mon garçon ? A quoi, à qui, songe-t-il ?
Daichi n’a pas prévu de cadeaux pour son fils chéri ? Qu’on célèbre cette fête chrétienne dans la famille m’a toujours profondément écœuré…

Le kami avait l’art d’exagérer. Pas un Miura ne célébrait la Nativité de Jésus-Christ, mais la famille avait été rattrapée par les lubies occidentales à la fin du siècle dernier : les petits enfants ne comprenaient pas pourquoi ils ne seraient pas, eux aussi, couverts de présents comme leurs amis aux maisons décorées de boules et guirlandes lumineuses. Aussi Noël était devenu synonyme de cadeaux pour les jeunes, mais la fête revêtait une signification différente pour ceux et celles du même âge que Suzaku. Plus précisément, le 24 décembre était au Japon une célébration pour les amoureux. Daichi et Satsuka, ses parents, avaient d’ailleurs l’habitude d’aller au restaurant en couple ce soir-là – c’était l’une des rares folies qu’ils s’accordaient.

« Amy Winehouse ? » Susurra doucement Miyako, le sortant de ses rêveries. Il remarqua qu’elle était penchée sur son portable, Shazam ouvert pour découvrir le titre qui captivait son attention. Elle n’avait pas besoin de parler pour qu’il comprenne tout ce qu’elle pensait : ‘cette fille est vulgaire, ce n’est pas du tout ton genre, tu n’écoutes pas ça, pourquoi tu écoutes cette chose, tu te drogues pas vrai ?’ ; et elle se torturait l’esprit sans transition. Miyako veillait sur lui avec une attention touchante, depuis si longtemps.

Apaise donc les tourments de cette pauvre fille…
C’est plutôt toi, qui est trop curieux. Tu veux savoir autant qu’elle.

« Oui. Lukaz me l’a faite écouter, il y a quelques… Semaines. Je ne connaissais pas, mais cela m’a touché. Elle a une voix si grave, languissante, et tendre à la fois. Et les accords sont assez simples, alors j’essaie de me les approprier. »

Il pouvait dire tout ce qu’il voulait, la physionomie de Miyako n’exprimait qu’une seule et unique réflexion : Toujours Lukaz. Suzaku haussa négligemment les épaules et se leva dans un mouvement souple, abandonnant à regret le confort de la table chauffante du séjour familial. « Où vas-tu ? » Elle s’était redressée comme pour l’accompagner mais d’un sourire, doux, calme, mais empli d’une fermeté qui ne laissait guère de place au doute, le japonais interrompit son mouvement. « Ne t'inquiète pas. J’ai rendez-vous. Passe un bon réveillon, Miyako. »

Sur ces péripéties il rangea sa guitare dans son étui et la transporta jusqu’à Raijū, son fidèle bolide qui avait supplanté quasiment tous ses autres moyens de locomotion. Il l’avait déjà chargé de quelques affaires en prévision de son départ pour le Ji-In, où il devait retrouver l’un des Neuf Fils du Dragon.

On se demande bien lequel.
Dommage que la jalousie ne t’étouffe pas.
Oh, Suzaku, tu m’as tout appris sur le sujet.

Il enfila son casque avec l’espoir secret que cela le fermerait aux remarques perpétuelles de Raijin, mais aucun moyen physique ne pouvait faire taire le dieu bavard et agitateur. Il était pressé d’arriver, et amoureux de vitesse, roula à vive allure dans la Chinatown qui l’avait vu naître jusqu’à arriver aux portes du Sanctuaire. Bien qu’il adorait les siens d’un amour qui ne connaissait pas de limites, ce lieu était devenu son véritable chez lui et le foyer d’une seconde famille. Il en franchit les portes avec un plein sentiment de bien-être qui fit naître un sourire distrait sur ses lèvres pleines. Guitare dans le dos et sac dans la main gauche, il fredonnait à nouveau quand il pénétra le salon.

« I cheated myself,
Like I knew I would,
I told you I was trouble,
You know that I'm no good
»


Il fut directement accueilli par son ami le plus cher, dont la bonne humeur communicative lui tira un sourire plus large. Il lui sembla que cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus – c’était faux, bien sûr, car ils se croisaient souvent. Toutefois se croiser ne permettait pas de détailler comme il le faisait. Ses yeux bruns frôlèrent, tels ses doigts l’avaient fait sur les cordes, les contours du breton et s’attardèrent dans le bleu captivant de son regard. L’espace de quelques secondes il lui sembla qu’il chutait dans ses profondeurs, et c’est par réflexe qu’il resserra sa chemise contre lui, comme pour se rhabiller après le trajet en moto. Pour s’offrir une contenance. Le col, bien qu’un peu ouvert, cachait le récent tatouage qu’il arborait au milieu du torse : 不退転, soit la détermination, la conviction.

C’est bien beau de l’écrire sur ta peau, il serait temps d’ouvrir la bouche et d’en faire preuve.

« Une diva arrive toujours en retard. J’ai remarqué que les groupies sont plus en folie si on les fait attendre… » Il passa la bandoulière de sa guitare par-dessus sa tête et appuya l’étui debout contre le bar, l’entreposant là ainsi que son sac en attendant de les ranger. « Alors elles attendront. Et puis, par rapport à un concert, c’est plus important de te voir. Cela fait trop longtemps. » Alors qu’il aimait vraiment ça, la scène.

Si la pudeur ne l’étranglait pas, Suzaku se serait certainement glissé contre Lukaz pour l’enlacer. Au lieu de cela, il s’appuya le plus naturellement possible contre le bar pendant que son vis-à-vis farfouillait dans le réfrigérateur. « Va pour le coca, merci. » Qu’il prenait avec presque autant de glaçons que de liquide, ce qui lui avait valu plus d’une fois le regard réprobateur de Pearce – surtout quand il infligeait cela à un bon whisky. Les verres posés son regard chuta naturellement sur le paquet qu’il étudia en silence, l’œil curieux. La question qui suivit le prit de court, et il songea soudain que Lukaz pouvait avoir des projets pour la soirée – d’où l’emballage, qui ressemblait quand même curieusement à un cadeau. Lui croyait qu’ils la passeraient ensemble, cette soirée, et rattraperaient le temps perdu jusqu’au bout de la nuit. Il ne tut pas son envie car si Suzaku était gorgé de retenue, il était aussi d’une grande honnêteté et spontanéité.

« Je voulais être avec toi ce soir. » Répondit-il donc, avec une moue qui laissait apercevoir une déception qui menaçait de poindre si Lukaz contrecarrait son projet. Il s’attacha ensuite à décrire, avec un certain engouement caractéristique, les habitudes des Miura. « Cela fait plusieurs années que nous fêtons Noël, côté commercial : en offrant des cadeaux aux enfants et en allant voir les illuminations en ville. Quand j’étais petit, c’était l’occasion pour mes oncles de rivaliser pour obtenir les bonnes grâces de mon père en m’offrant des présents plus cossus les uns que les autres. A moi les haori avec des dorures, l’artisanat luxueux… Cela manquait, franchement, de petites guitares et petites voitures à mon goût. » On gâtait l’héritier, certes, mais c’était le père qu’il fallait impressionner. « Il n’y a pas d’aspect religieux, de crèche et de petit Jésus, comme tu t’en doutes… » Cette pensée lui tira un rire doux. Daichi préférerait sûrement faire seppuku plutôt que de voir une célébration chrétienne sous son toit. « Au Japon, parfois, les gens font comme pour la Saint-Valentin, c’est l’occasion de montrer à sa moitié qu’on l’aime, ou d’avouer ses sentiments… » Suzaku s’était soudain montré plus frileux dans le choix de ses termes, un peu gêné et donc précautionneux. « C’est la sortie ‘en couple’ de l’année pour mes parents, depuis toujours. »

Il bascula légèrement la tête sur le côté, l’œil happé un court instant par l’éclat de la perle à la langue du français. Il détourna vivement les yeux et se pencha en avant pour plonger une main dans son sac, dont il tira un copieux sachet de framboises. Un fruit dont raffolait Lukaz à sa connaissance – particulièrement difficile à trouver en cette saison. Il le poussa doucement vers ce dernier, tout en demandant à son tour : « Est-ce que tu vas fêter Noël ? » Il ne se souvenait pas que Lukaz l’ait déjà fait depuis qu’ils se connaissaient, ou en tout cas ce dernier ne lui en avait pas parlé. Toutefois, cela n’avait pas empêché le jeune homme de lui faire un somptueux cadeau qui dormait paisiblement dans le garage en ce moment même… « Tu sais que si tu veux t’absenter en France, je l’accepterai, sans trop ronchonner. Si tu ne pars pas trop longtemps. » Il n’osa pas dire qu’il l’accompagnerait volontiers. Et même s’il s’y risquait, ses responsabilités l’en empêcheraient certainement.
 
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Message posté : Dim 27 Déc 2015 - 15:57 Message
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Lukaz Le Guen
Cartel Rouge

Personnage
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
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- Sabre-laser

- Immunité solaire
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- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

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- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
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- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
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- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
En compagnie de Suzaku, Lukaz arborait très souvent – pour ne pas dire tout le temps – un sourire sur les lèvres. Il ne savait pas vraiment à quoi c’était dû, mais il était évident que la simple présence du Japonais lui suffisait pour être de bonne humeur. Il avait ressenti la même chose quand il avait vécu avec Chase, à une différence près. En effet, contrairement à Suzaku, avec Chase, Lukaz avait vécu de nombreuses prises de tête et même s’ils s’étaient toujours pardonnés et retrouvés, ça n’en avait pas moins laissé des traces. Avec le Japonais, ça avait toujours été différent et même s’il arrivait qu’ils ne soient pas en accord sur tous les sujets, ils n’avaient jamais rencontré de difficultés de ce genre. De fait, avec Suzaku, Lukaz était toujours aussi calme et détendu que pouvait l’être un maître zen.

Le Japonais choisissant lui-aussi de boire un coca, le Breton remplit un grand verre à moitié de glaçons avant d’y verser le liquide pétillant, faisant glisser la boisson sur le bar pour se servir à son tour. Au fil des années, il avait appris à connaître les goûts et les habitudes de son ami et il n’avait donc plus à lui demander ce qu’il préférait ou comment il voulait tel aliment ou telle boisson. Lorsqu’il avait rendez-vous avec Suzaku, les choses se faisaient le plus naturellement du monde et il était amusant de constater que c’était tout aussi vrai dans l’autre sens. Sinon, comment expliquer que l’Asiatique ait pensé à apporter un sachet de framboises, au beau milieu de l’hiver ?

Lorsque Suzaku mentionna une nouvelle fois vouloir passer du temps avec lui, Lukaz ne put s’empêcher de sourire un peu plus encore. Cela faisait très longtemps qu’ils n’avaient plus vraiment pris du temps pour eux, même s’ils se voyaient souvent, la faute aux circonstances actuelles et au fait qu’ils prenaient de l’âge. C’était idiot à dire, mais en quelques années, ils avaient gagné des responsabilités et construit des choses qui demandaient de l’implication de leur part, ce qui les obligeait parfois à se tenir éloignés l’un de l’autre. Heureusement, il restait les Neuf Fils du Dragon et surtout, un lien à nul autre pareil qui les unissait. S’ils avaient vécu comme deux citoyens parfaitement normaux, il est possible qu’ils aient fini par s’éloigner définitivement, mais au vu des vies qu’ils menaient, cela n’avait que peu de risque d’arriver.

Suzaku évoqua ensuite les traditions de Noël du clan Miura, à la demande de Lukaz, qui découvrit alors quelque chose qu’il n’avait pas imaginé. Ainsi donc, ils fêtaient eux aussi Noël, ayant succombés à l’aspect commercial de cette fête, notamment en offrant des cadeaux aux plus jeunes ou en admirant les illuminations. Il ne semblait toutefois pas être question de décorer un sapin ou de préparer un banquet familial, puisqu’à en crois Suzaku, Noël revêtait aussi un aspect plus… romantique ? Voilà qui était surprenant ! Un bref instant, Lukaz ne put s’empêcher d’imaginer que sa soirée avec Suzaku trouvait alors un éclairage nouveau et très troublant, mais cela passa bien vite alors qu’il s’imaginait l’enfant qu’avait été son ami déballer des cadeaux qu’il ne désirait pas vraiment. Aujourd’hui, c’était assez amusant à imaginer mais évidemment, à l’époque, Lil’Suzaku n’avait pas dû rire beaucoup. Quand vint la question de savoir si Lukaz allait fêter Noël, le Français ne sut pas trop quoi répondre.

« Je ne sais pas… Est-ce que tu penses que passer la soirée avec toi, c’est fêter Noël ? Bon, je dois avouer que j’ai pas préparé de festin, mais ça vaut peut-être mieux pour toi. Au pire, on pourra toujours commander un truc à manger. J’crois qu’il y a un KFC, pas très loin. » Un sourire étira ses lèvres avant qu’il ne reprenne. « De toute façon, c’est un peu tard pour partir en France, à l’improviste. C’est sûr que ça pourrait être sympa et tout, puis je suis sûr que ça leur ferait plaisir, mais… C’est tout aussi bien d’être ici. »

Depuis qu’il avait quitté sa famille, des années plus tôt, Lukaz n’y était retourné qu’une seule fois. C’était en compagnie de Chase et ils n’y étaient restés que le temps d’un week-end, mais cela avait rassuré Lukaz sur ce que ses proches pensaient de lui. Ils avaient ensuite maintenu le contact, grâce à la magie d’Internet, mais les choses avaient tellement changé que Lukaz n’avait jamais trop su quoi leur dire. Bien entendu, il avait été obligé de leur évoquer le décès de Chase, le mentaliste étant trop connu pour que cela passe inaperçu, même en France. Lorsqu’il avait ensuite été temps d’évoquer Alex ou Lee, Lukaz avait cependant été beaucoup plus frileux, ne voyant guère comment leur expliquer la vérité tout en n’ayant pas forcément envie de leur mentir… Aujourd’hui, tout cela était bien terminé. Et pourtant, il y avait une personne que Lukaz n’avait pas présentée à sa famille, une personne qui avait tout changé dans sa vie. En y repensant, c’était particulièrement injuste, comme comportement…

« Et puis, si je dois aller en France, un de ces jours, je ne te laisserais pas trop le choix. Faudra que tu viennes avec moi. » Saisissant une framboise, Lukaz la glissa entre ses lèvres. « Je suis sûr qu’on doit pouvoir trouver une mission à faire là-bas pour que ton père accepte. Le truc, ça serait de savoir si tu es prêt à rencontrer ma famille, toi. Parce que je te jure, malgré tout ce que tu as vécu et tout ce que tu connais, y a vraiment rien qui peut te préparer à ça. »

Le Breton éclata de rire en s’imaginant la scène. Chase avait vécu cela et il aurait pu le confirmer, s’il avait encore été là. A défaut, Suzaku devrait simplement s’imaginer le pire, ce qui ne suffirait clairement pas à se préparer à ce qui l’attendrait, le jour fatidique venu. Heureusement, avec son look spécial, il s’intégrait peut-être davantage dans la faune propre à la Grande Foire du Futur que ne l’avait jadis fait le mentaliste, mais ça n’en rendrait pas la situation moins drôle pour autant.

« Cela étant dit, je suis désolé, mais j’ai pas prévu de voiture pour toi, cette année. Faudra peut-être attendre un peu, je pense. » Lukaz lui avait bien offert une moto, deux ans plus tôt, mais pour la voiture, il allait effectivement falloir se montrer un peu patient. Elle viendrait, cela dit, il ne fallait pas en avoir peur ! « Il est pas encore minuit et c’est vachement tôt, mais tu m’excuseras, ça fait des mois que j’attends alors on va oublier un peu les traditions. » Le voleur tira vers lui le paquet qui était posé sur le bar et alors qu’il le présentait à Suzaku, il afficha un grand sourire. « Joyeux Noël, Su’. J’espère que ça va te plaire. »

En ouvrant le paquet, le Japonais découvrirait un étrange objet. Il ne s’agissait ni plus ni moins que d’un bâton de bois et aux yeux du profane, ça aurait donc fait un cadeau des plus décevants. Si Lukaz n’avait pas su ce dont il s’agissait, il aurait certainement été déçu, mais il espérait que son ami – ou qu’au moins l’esprit qu’il accueillait en lui – saurait percer les mystères de ce trésor. Après tout, il s’agissait quand même du légendaire Nyoibō ! Enfin, si l’on croyait qu’un tel objet pouvait exister… Dragon Ball n’était qu’un manga, après tout.
 
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Message posté : Dim 27 Déc 2015 - 22:03 Message
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Suzaku connaissait les attentes habituelles des américains sur la fête de Noël. S’il ne l’avait jamais vécu personnellement, il savait qu’il s’agissait d’une fête familiale où toutes les générations se retrouvent pour partager un repas convivial et s’offrir des présents. Il avait, bien sûr, vu les sempiternelles rediffusions de Noël à la télévision et connaissait par cœur les grands classiques : une bonne partie de la filmographie de l’actrice Whoopi Goldberg, Maman j’ai raté l’Avion, Le Grinch, Super Noël, Elf, et toute la gamme s’y rapportant. Ainsi était-il bercé d’images aussi typiques que clichées sur le sujet, qui lui donnait une idée assez précise de ce qu’on entendait par « fêter Noël ». Qu’il puisse faire partie de cet ensemble aux yeux du français le flatta et chatouilla son estomac, lui attirant un sourire au coin des lèvres charmant de pudibonderie. Une risette bientôt rompue par un rire doux et chantant.

« Un Noël dans un sanctuaire japonais à manger du KFC… Si on fait comme ça, Whoopi Goldberg risque de faire un infarctus. » Il s’interrompit pour prendre une gorgée de sa boisson glaciale – parfaite à son goût – et savourer l’aveu de Lukaz. Oui, c’était bon d’être ici. « Tu sais, au Japon, on n’a pas de dinde et de bûche de Noël… Mais on mange beaucoup de poulet frit. Les ventes de KFC triplent facilement, alors on serait dans le thème de chez moi. » Sans doute sans le savoir, le breton venait donc de proposer de respecter les habitudes nippones ! « On est de grands romantiques, tu remarqueras. » Une boutade qui dissimulait mal son idéalisme en amour que Lukaz connaissait bien, car il l’avait souvent consolé après ses multiples déboires.

En écho à ses précédentes pensées, son ami l’invita clairement à venir avec lui en France la prochaine fois qu’il s’y rendrait. Cette proposition l’emballa autant qu’elle le foudroya : en pleine gorgée, un fin filet de coca échappa au maladroit et souilla son menton. Il avait souvent questionné Lukaz sur son propre clan, La Grande Foire du Futur, il en connaissait les membres principaux et plusieurs histoires s’y rapportant mais il n’avait jamais été mis sur la table l’idée de les rencontrer. C’était peut-être anodin et innocent pour le blond, mais pour Suzaku, c’était particulièrement intense et symbolique. Pour lui qui attachait tant de valeurs à la famille, au groupe, être présenté à l’entourage le plus intime de son ami revêtait un aspect inédit, presque emblématique.

« Les rencontrer… » D’un revers de la main il balaya son menton et plongea ses prunelles dans les siennes. « J’en serai honoré. » Et il n’y avait pas meilleur mot pour décrire dans son esprit l’importance que cela avait. « J’aimerais beaucoup connaître Lena, elle a l’air si douce. » Des pensées vives le traversaient, il devait faire des efforts pour saisir les plus importantes et ne pas s’emballer. Lukaz était son ami, son ami occidental qui avait grandi dans l’esprit de Noël, un Noël familial. Pas romantique.

Tu te compliques trop l’existence. Tu vas encore me provoquer une migraine.

« Erwan aussi. Même Erwan. » Un sourire taquin passa sur les lèvres rougies du japonais. Il les avait croquées sans s’en rendre compte de prime abord. « Je lui dirai que tu es devenu un fils vraiment exemplaire, un ange, absolument parfait. » Heureusement les retrouvailles s’étaient bien déroulées, c’est pourquoi Suzaku s’était permis la plaisanterie sur l’homme qui avait jadis chassé son ami. Ces mots-là, il les pensait, pour être honnête. Il savait bien que lui-même comme Lukaz étaient bardés de défauts et menaient des existences peu honorables pour les citoyens honnêtes, cela n’empêchait toutefois pas la perfection. Si ?

Si.
Shh… Ne sois pas pénible.
Je consentirai à produire un effort en ce sens quand tu seras plus honnête avec toi-même.
Qu’est-ce que…
Regarde.

Le paquet qu’il avait précédemment observé se retrouva soudain sous son nez, poussé par Lukaz qui avait décidé de le gâter une fois de plus. Suzaku n’était pas du genre à se fendre de banalités, à susurrer des ‘il ne fallait pas’ mais apparemment, il était plutôt du style à avoir les yeux brusquement très brillants et humides. Il avait bien du mal à contenir le flux d’émotions qui le secouaient. Il y a deux ans il lui avait offert une moto somptueuse, devenue sa compagne quotidienne. Il y a deux ans, Lukaz s’était progressivement effacé de sa vie. Des doigts frémissants s’attachèrent à défaire lentement le papier brun et découvrirent un objet singulier : un long bâton, vermeil et en bois de chêne. Il promena ses phalanges sur la surface lisse et, à sa grande surprise, tiède, puis l’empoigna d’une main précautionneuse mais ferme. Il le souleva avec aisance tant l’arme était bien équilibrée, et il constata directement sa robustesse et sa souplesse : il ne se briserait pas aisément.

Est-ce possible ? Voilà un cadeau pour un Roi…
Que veux-tu dire ?

Indéniablement c’était un objet japonais, il en revêtait l’aspect typique. Toutefois Suzaku n’était pas en mesure de le reconnaître directement, aussi Raijin fut-il assez aimable – et positivement impressionné – pour le mettre sur la piste.

Il aurait appartenu à Sun Wukong, mon garçon… C’est une arme légendaire et magique, dont l’envergure se plie à la volonté de son porteur.

« Nyoibō… » Susurra Suzaku à voix basse, le cœur affolé. Il ignorait comment Lukaz avait pu mettre la main sur un artefact aussi précieux et en quel honneur il pouvait le brandir. « Je ne sais pas si je le mérite… »

Sottises. Nous le méritons.

« Merci Lukaz. Merci. » Il serra un peu plus fort le manche entre ses doigts. « C’est un cadeau fabuleux. Je n’ai pas les mots pour te dire comment je me sens… » Et son corps commençait à s’exprimer à sa place, aussi, choisit-il la fuite en avant. Il aurait pu tourner les talons et cacher son bonheur, ses larmes et sa gêne dans une autre pièce, mais il venait de choisir une autre direction. Tenant toujours Nyoibō au creux de sa main gauche, il rompit vivement la distance qui le séparait du français et l’enlaça, éperdu, sa main libre autour de sa nuque. « Mais défense de me laisser derrière maintenant… » Cette fois-ci, il ne pourrait plus se contenter de bichonner sa moto et son bâton pour se consoler. Aucun cadeau ne compenserait l’absence. Il envoya sa seconde main dans l’échine de Lukaz pour raffermir doucement l’une de ses rares étreintes, mais ce mouvement ample eut un effet insoupçonné : ce geste large semblait avoir déclenché Nyoibō dont l’une des extrémités s’agrandit subitement et balaya les verres sur le comptoir.

Rougi, Suzaku relâcha vivement son ami et tint l’arme, bras tendu devant lui. « Il… Il est sensible ce bâton. » Mauvais choix de mots. « Je veux dire… Il réagit rapidement quand on le touche. »

Par tous les esprits.
 
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Message posté : Lun 28 Déc 2015 - 0:31 Message
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Lukaz Le Guen
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Personnage
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
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ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
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ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
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ϟ Liens Rapides :
Lukaz ne comprit pas vraiment l’allusion que Suzaku fit au sujet de Whoopi Goldberg, mais c’était essentiellement parce qu’il imaginait assez mal le Japonais devant des films de ce genre ! A dire vrai, il connaissait bien le Suzaku qu’il fréquentait régulièrement, mais il ne savait rien du Suzaku qui vivait seul dans la demeure familiale. Que pouvait-il bien faire pour occuper ses soirées ? Regardait-il des films d’amour en compagnie de Miyako ? Ou préférait-il s’occuper avec des films d’action ? C’était là le genre de questions auxquelles le Breton ne pouvait pas donner la moindre réponse, parce que même s’il connaissait très bien son ami, ce qui devait être réciproque, il y avait des zones d’ombre qu’il n’avait pas forcément pris la peine de dissiper…

C’était là une des résolutions que le voleur allait prendre pour la nouvelle année, parce qu’il était bien décidé à rattraper le temps perdu. Enfin, perdu, c’était un bien grand mot. Le temps passé aux côtés de Chase n’était pas vraiment perdu puisqu’il lui avait beaucoup apporté, mais au cours des dernières semaines, Lukaz avait vraiment pris conscience du fait que ça l’avait éloigné de la seule personne qu’il ne voulait pas perdre. Et c’était probablement ça, le plus troublant, parce qu’en définitive, on pouvait affirmer que le Breton avait plaqué son petit ami pour ne pas perdre Suzaku. C’était un point des plus sérieux et ça remettait beaucoup de choses en perspective. Passer plus de temps avec l’Asiatique, partager plus de choses et s’ouvrir à lui, ça faisait partie de ce que Lukaz voulait faire et quoi de mieux pour cela qu’un voyage à deux en France ? Ça avait beaucoup fait dans son histoire avec Chase alors pourquoi ça n’aiderait pas son amitié avec Suzaku ?

« Bon, dans ce cas, c’est décidé ! Quand il fera un peu plus chaud, on s’arrangera pour partir en France, tous les deux. Mais je te préviens, la Bretagne, c’est pas les Bahamas ! » Cela étant dit, le climat n’était pas forcément très différent de celui de Star City, même si la ville restait sans doute plus ensoleillée. « Au moins, tu pourras enfin les rencontrer et je serais vraiment content de te présenter à eux. Je suis sûr que tu leur plairais. »

Lukaz se laissa aller à sourire, se demandant bien ce qu’ils pourraient penser de Suzaku. Chase était un mutant et de ce fait, il avait partagé beaucoup de choses avec les membres de la Foire, mais pour l’Asiatique, les choses étaient différentes. Cela étant dit, vu ce qu’il avait fait pour Lukaz, il y avait fort à parier qu’il serait très bien accueilli par Lena.

« Mais… Ouais, je pense que Lena voudra t’engraisser un peu, t’as que la peau sur les os. »

Bien entendu, aux yeux du Breton, le physique de Suzaku était absolument parfait, mais sa mère adoptive avait une fâcheuse tendance à vouloir gaver tous ceux qui lui tombaient sous la main. C’en était à se demander comment Lukaz avait pu rester aussi svelte aussi longtemps ! A propos de temps, il était venu celui du déballage du cadeau – et non pas celui des cathédrales – et c’est avec plaisir que le voleur observa son ami défaire l’emballage. Lukaz était assez fier de sa trouvaille et il espérait qu’elle plairait réellement à son ami mais au vu de l’expression que Suzaku affichait sur son visage, il n’y avait aucun doute à avoir.

« Je vois que tu l’as reconnu. »

Lukaz affichait un grand sourire, ravi de découvrir la joie de son ami ainsi que sa grande érudition. Il avait directement vu ce dont il s’agissait et par conséquent, il savait l’importance de ce cadeau. Il s’agissait d’un trésor que l’on n’offrait pas à n’importe qui et Lukaz avait choisi de lui en faire don à lui. Le Français n’eut toutefois pas trop l’occasion de s’étendre sur le sujet, parce qu’il devait déjà réceptionner un Suzaku tout chamboulé. Le voleur sentit une douce chaleur l’envahir quand son ami l’enlaça et c’est sans réelle hésitation qu’il glissa ses propres bras autour du corps de l’Asiatique. Ce dernier affirma d’ailleurs sa propre étreinte et ce faisant, il déclencha involontairement le pouvoir de son nouveau jouet, balayant les verres du comptoir. Si sa maladresse était amusante, sa maladresse verbale l’était d’autant plus et Lukaz ne put s’empêcher d’en jouer un peu.

« Je ne pensais pas que je te faisais autant d’effet, mais c’est toujours plaisant à savoir. » Le Breton ne put s’empêcher de lâcher un petit rire et tandis qu’il récupérait les verres et cherchait de quoi éponger le coca, il ajouta. « Je t’ai connu moins rapide à réagir… Tu perds la main ? » Le sourire qui s’afficha sur les lèvres du voleur était un brin provocateur. « Cela étant dit, t’es mignon comme tout, quand tu es gêné, alors je m’en lasse pas. »

Lukaz épongea le bar afin d’éviter qu’ils n’en mettent partout – ne voyez là aucune allusion déplacée – et tandis qu’il jetait le torchon dans le lavabo, il revint auprès de son ami, glissant rêveusement ses doigts le long du bâton, comme s’il le caressait tendrement.

« Je n’ai pas pour habitude de croire au Destin ou aux trucs de ce genre, mais je dois avouer que quand je suis tombé là-dessus, j’ai eu des doutes… ça semblait être l’objet idéal pour toi et comme par hasard, il était là, à portée de main. J’avais qu’à me servir… Et je l’ai fait. Je ne suis pas un spécialiste donc je saurais pas te dire si c’est le vrai ou une copie ou que sais-je… Mais au moins, il fonctionne ! » Glissant son regard le long du torse de son ami, Lukaz remonta jusqu’à ses yeux afin de soutenir son regard. « Maintenant, il ne te reste plus qu’à apprendre à t’en servir ! Ça risque d’être un peu plus dur que la moto, vu tes réactions. »

Et comme pour le provoquer un peu plus encore, les doigts de Lukaz effleurèrent la main de Suzaku, la caressant un court instant avant que le voleur ne s’éloigne pour remplir deux nouveaux verres. S’il voulait passer la soirée et la nuit avec son ami, il valait mieux éviter de lui faire faire une syncope ! Constatant qu’il n’avait pas répondu à une remarque de Suzaku, une remarque importante, Lukaz profita d’avoir le dos tourné pour enfin le faire.

« Et… Ne t’inquiète pas. J’ai bien réfléchi à tout ça et il n’est plus question de te laisser en arrière. Il n’est pas encore né, celui qui arrivera à te remplacer dans mon cœur. »

La phrase était effectivement un peu étrange, mais elle représentait pourtant bien ce que Lukaz ressentait. Suzaku avait toujours beaucoup compté pour lui et il avait passé de longs moments à l’expliquer à Chase, quand ce dernier avait nourri de la jalousie à l’égard de l’Asiatique. A l’époque, aveuglé par ses sentiments, le voleur n’avait pas trop saisi à quel point le Japonais comptait pour lui, mais c’était aujourd’hui différent. Cela étant dit, ce n’était pas le genre de choses que Lukaz déclamait facilement, n’étant pas trop habitué aux effusions de ce genre. Ainsi, après avoir rempli un nouveau verre de glaçons et de coca, il revint l’air de rien auprès de Suzaku, glissant le breuvage dans sa main libre.

« Tout à l’heure, tu disais que tu pensais passer la soirée avec moi. Tu avais déjà prévu un programme ? Parce que si on reste ici, c’est peut-être un peu limité… Mais ça me dérange pas, hein ! Toi, qu’est-ce que tu voudrais faire ? »
 
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Message posté : Lun 28 Déc 2015 - 5:41 Message
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Il faudra s’entraîner dur.
Nyoibō est sacré, il doit être manipulé avec respect et précaution. Des mains maladroites l’offenseraient aisément. Miyako pourra sans doute être utile dans cet apprentissage, dans un premier temps. Cependant ce ne sera pas suffisant, nous devrons… Suzaku ?

Ah, que le démon pouvait haïr son partenaire lorsque celui-ci ignorait ses murmures et ses recommandations ! Il devait toutefois admettre que Suzaku l’écartait de ses pensées avec un certain panache : il ne se mettait pas à hurler ni se montrait insultant, il se contentait de ne plus lui prêter la moindre attention. Pas même un soupçon qui dénoterait du dédain, non. Rien. Il lui arrivait parfois de se comporter ainsi dans le monde physique, et cet air royal plaisait beaucoup à Raijin. Sauf quand il s’exécutait à son encontre, bien évidemment. Néanmoins il ne pouvait pas en vouloir à son jeune ami : celui-ci devait se débattre contre un français qui savait parfaitement se faufiler dans les failles et titiller sa sensibilité mise à fleur de peau. Heureusement, il était rare que le jeune homme reste de marbre face à la provocation. Son petit côté orgueilleux et taquin ne résistait pas aux sollicitations quand il se trouvait dans un univers familier et sécurisant.

Il s’agenouilla près de son ami et d’un léger coup de coude lui intima d’arrêter son ramassage. C’était ses bêtises, et il ne voulait pas le voir se blesser sur un morceau de verre. Cette prévenance ne l’empêcha pas de susurrer évasivement en empruntant un timbre de voix volontairement voluptueux. « Nyoibō me fait beaucoup d’effet. Il me fait entrevoir une multitude de possibilités… » Suzaku ne s’inquiétait pas, l’esprit lascif du français lui permettrait de replacer tous les sous-entendus possibles et imaginables. Il jeta les restes des verres qu’il avait brisé puis croisa, et soutint l’espace d’un instant, ce regard d’un océan profond. « Et lui, au moins, ne me fera rougir que quand je l’aurais décidé. » Il le toisa légèrement, l’œil bravache et joueur. « Et sans me reprocher mon manque de rapidité manuelle, en plus. »

Suzaku perdit une pincée de sa superbe assurance lorsque Lukaz réduisit la distance qui les séparait. Il ressentait les vibrations de ses caresses qui se répercutaient le long du bois pour remonter tel un courant chaud jusque dans sa main, c’était une sensation étonnante mais tellement agréable, et distrayante. Une douce tiédeur brusquement perturbée par le brasier des doigts de Solar qui vinrent à la rencontre des siens, pour mieux se dérober un battement de cils plus tard et laisser place au vide.

Veille à ne pas dégouliner sur le plancher, tu portes de beaux souliers aujourd’hui.
Tu ne comprends pas.
Et pourtant, j’observe deux ignorants.

« C’est le vrai. » Assura le japonais en posant l’une des extrémités du bâton au sol, qui était désormais plus grand que lui. « Je le sens. Et prends garde ! Bientôt, moi, ma peau sur les os et Nyoibō, nous vous vaincrons en duel, toi et ton cure-dent. » Quand Lukaz s’était durement entraîné au maniement du sabre durant l’été 2014, Suzaku avait songé à rejoindre l’exigeant programme de sa cousine lui-aussi – sans jamais finalement franchir le pas. Il avait du retard à rattraper en la matière, mais la difficulté ne l’effrayait pas. « Je te montrerai. » Fier et pugnace, il visait l’excellence et c’était peut-être encore plus vrai en compagnie de celui qu’il avait pris sous son aile autrefois.

Son disciple, son oisillon de français qui le mettait maintenant à nu avec seulement quelques mots murmurés. Il lui fut reconnaissant de n’avoir offert que son échine à sa contemplation muette, cela lui permit de pleinement savourer la teneur de ses propos, d’en profiter et de les absorber. Un sourire naïf, éperdument heureux, étira ses lèvres et y perdura un moment, jusqu’à ce qu’un nouveau verre occupe sa main délaissée. Il eut tout juste le temps d’en goûter le contenu, puis Lukaz s’enquit de la suite des évènements. Et Suzaku avait, en effet, une idée en tête. C’était un peu fou, mais ils avaient l’habitude du risque. C’était un peu romantique, mais ce sont ses traditions qui le voulaient. N’est-ce pas ?

« Je veux te montrer quelque chose. Un endroit, dans le quartier de Marina. Il faudra enfreindre quelques règles pour y accéder. Tu te laisses kidnapper ? »

Il voulut légèrement écarter les bras pour appuyer sa question mais ce petit mouvement circulaire eut pour effet d’encore allonger Nyoibō, qui dépassait maintenant d’une bonne tête les deux hommes. Suzaku eut le réflexe de le secouer de haut en bras – une habitude systématique qu’il employait également sur tous les appareils électroniques qui refusaient d’obéir. Il ignorait bien sûr ce que ce geste pouvait évoquer, et en plus, il n’eut pour effet que d’accentuer le phénomène et allongea encore l'arme.

Bascule le bas vers l’avant, en face de toi. D’un geste ferme.

Suzaku s’exécuta avec une légère appréhension et vit le bâton se rétracter d’un seul coup jusqu’à ne plus dépasser une vingtaine de centimètres. Ses yeux s’illuminèrent alors d’une évidente fierté. « Tu vois, finalement, j’ai toujours le coup de main. » Il glissa son sabre-laser dans son sac, avala rapidement une longue gorgée de coca puis saisit de ses deux mains le poignet de son ami. L'impulsivité naturelle du japonais prenait soudain toute sa mesure : il n'était pas rare en effet qu'il prenne des décisions rapides, voire hâtives, et toujours spontanées. « Je t’emmène sur Raijū ! Tu n’as rien besoin de prendre, viens. » Sur ces paroles il l’attira à lui et le conduisit au petit trot jusqu’au garage. Visiblement leur discussion l’avait durablement enjoué, soulagé, et il était impatient de faire lui aussi une surprise – d’une autre nature – à Lukaz.

Ils prirent donc la route à vive allure sur le dos de sa moto, filant à travers les rues de Chinatown que Suzaku connaissait par cœur jusqu’à rejoindre le District Ouest, le quartier Marina et plus précisément le bord de mer. Ils posèrent pied près d’une villa particulièrement chic dont le style ne pouvait tromper personne, elle était d’inspiration nipponne et cela sautait aux yeux. Elle était également relativement isolée, entourée d’un jardin zen sans vis-à-vis. Le jeune homme jaugea la première réaction de son ami avec attention puis se pencha vers son oreille pour expliquer. « C’est un français richissime qui l’a faite construire pour sa troisième femme japonaise. Je l’ai repéré en juillet dernier, et figure-toi qu’il n’est venu qu’une fois depuis, une semaine en août. C’est du gâchis, non ? » Il mordilla ses lèvres sous l’effet d’une certaine fébrilité. Bien que le luxe ne l’intéresse pas foncièrement, Suzaku aimait les belles et les bonnes choses, et plus encore l’idée de les partager avec Lukaz. Dérober des musées et des galeries privées très bien gardés, c’était son métier et il était exaltant, mais s’introduire dans une villa luxueuse pour profiter de son confort et de ses richesses – avec le risque sous-jacent et grisant d’être surpris – c’était aussi extrêmement excitant. L’argent ne rentrait plus en ligne de compte. Il n’y avait plus que le défi et la transgression de l’interdit, ce qui avait tendance à lui procurer le plus de sensations. « Il paraît qu’il y a une cave à vins, un billard, et même un grand jacuzzi. » Ah, c’est qu’il ne manquait pas d’arguments pour vanter les mérites du lieu ! Les sécurités pour protéger ce dernier ? Plutôt superficielles compte tenu de leurs expériences respectives, Lukaz le constaterait rapidement.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »

Il était bien sûr encore temps de faire demi-tour et de changer radicalement le programme. Il serait probablement plus raisonnable de revenir une autre fois, moins sous le signe d'une impulsion et davantage préparés à toute éventualité. C'est en tout cas ce que Raijin soufflait, sans le moindre succès, à l'oreille de son hôte.
 
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Message posté : Lun 28 Déc 2015 - 22:42 Message
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- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
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- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
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ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
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ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
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ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

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Lukaz n’avait pas pu s’empêcher de sourire quand Suzaku était venu l’aider à ramasser les éclats de verre, mais c’était essentiellement parce que le Japonais lui répondait en se montrant aussi joueur que le Breton avait pu l’être. Ce n’était évidemment pas rare, entre eux, mais cela faisait toujours plaisir à Lukaz, sans doute parce que ces provocations finissaient souvent par trouver un dénouement plus intime. Un temps, le Breton avait craint que leur éloignement progressif ou que la présence de Chase à ses côtés ne change sa relation avec Suzaku, mais il avait eu l’occasion de constater qu’il n’en était rien. Dans un sens, c’était même plutôt le contraire et on pouvait presque dire qu’aujourd’hui, ils étaient plus proches que jamais. L’esprit plein d’images suggérées innocemment par le Japonais, Lukaz finit par revenir à la réalité quand Suzaku mentionna que le Nyoibō était bien le vrai. Il avait donc eu un véritable bol cosmique, à cette occasion ! Bien entendu, en véritable héritier de son clan, le Japonais ne put s’empêcher de défier le Breton pour reprendre contenance.

« Je relève le défi ! Mais rappelle-toi que ce n’est pas la taille qui compte. Plutôt la manière dont on s’en sert. » Une petite provocation, ça ne faisait jamais de mal ! « J’ai hâte que tu me montres tout ça. »

Un instant plus tard, Lukaz remplissait un nouveau verre de coca et de glaçons avant de le glisser dans la main de Suzaku, cherchant dans le même temps à savoir ce qu’il souhaitait faire de leur soirée. Visiblement, il s’agissait de quelque chose de mystérieux, mais avant que le Breton ne puisse en apprendre plus, le bâton magique fit à nouveau des siennes, s’allongeant un peu plus, ce qui ne fit que s’accentuer quand Suzaku le secoua machinalement. Lukaz ne put s’empêcher de rire et tandis que l’Asiatique reprenait le contrôle de la situation, le Français s’interrogea, pensif.

« Tu crois qu’il y a une limite à son allongement ? »

L’interrogation était parfaitement légitime et elle n’avait aucun rapport avec leur précédent échange, même si la question pouvait évidemment se poser. Lukaz se demandait surtout si l’objet était soumis à certaines règles ou si sa magie lui permettait de défier les lois de la physique. Ils en auraient probablement bientôt un aperçu, mais dans l’immédiat, mieux valait éviter de trop s’en servir, au risque de provoquer du dégât ! De toute façon, Suzaku avait autre chose en tête et alors qu’il le saisissait par le poignet, Lukaz n’eut d’autre choix que de le suivre. Autant dire qu’il le fit de bon cœur ! Grimpant sur la moto de son compagnon, le voleur passa ses mains autour de sa taille. C’était pour ne pas tomber, bien entendu ! Il ne tenta même pas d’en profiter. Bon, d’accord, peut-être un petit peu, mais est-ce que c’était dramatique ?

Une traversée de la ville plus tard, ils arrivèrent dans le quartier de Marina. C’était assez luxueux comme coin, mais Lukaz n’y venait en vérité que très rarement, sans trop savoir pourquoi. Levant les yeux, le Breton découvrit une villa aussi moderne que japonaise et le jardin ne pouvait laisser aucun doute sur les goûts de son propriétaire. Un peu plus et on se serait cru de retour au Ji-In ! A priori, l’avantage des lieux était qu’ils étaient déserts, ce qui voulait dire qu’ils pourraient en profiter à leur guise. Faire des choses dans un lieu inconnu avec le risque d’être surpris, c’était tout le sel de la vie de voleur et ça parlait donc beaucoup à Lukaz. Il ne restait qu’à savoir quelles choses ils allaient bien pouvoir faire !

« Ce que j’en pense ? Tu as achevé de me convaincre quand tu as parlé du jacuzzi ! Quelle meilleure façon de passer le réveillon de Noël que de le faire dans un jacuzzi avec une bonne bouteille de vin ? » Ce n’était peut-être pas vraiment ce que Suzaku avait eu en tête, mais pour Lukaz, ça semblait être un relativement bon plan ! « Suzaku Miura, tu sais décidément trouver les mots justes avec moi ! »

Lukaz observa le jardin un petit moment. L’endroit était plutôt abrité des regards extérieurs, ce qui signifiait qu’ils pourraient potentiellement profiter des lieux sans qu’un voisin ne remarque une présence inhabituelle. Quant à la maison, elle était donc déserte et à moins que les propriétaires ne débarquent à la dernière minute pour fêter Noël ici, ils devraient être tranquilles. Lukaz s’avança ainsi sur le chemin de graviers, observant l’agencement des lieux, notant que la relative douceur de l’hiver et l’absence de gel les rendaient encore très présentables. On pouvait même encore y trouver des fleurs ! Ainsi, alors qu’il passait devant un petit bosquet, Lukaz tendit la main pour cueillir une très jolie fleur rouge. Bien qu’il n’en savait rien, il s’agissait d’un camélia, une fleur dont la symbolique était très précise… Avec de la chance, Suzaku n’en saurait rien du tout ? Quoi qu’il en soit, le Breton se retourna vers lui et après avoir humé la fleur, il la lui tendit.

« Tu devrais mettre ta moto à l’abri, que personne ne puisse la voir. Après, on pourrait un peu profiter du jardin, non ? »

L’après-midi était bien entamée mais il faisait encore jour et surtout, le fond de l’air était vraiment doux. C’était donc le moment idéal pour profiter d’un tel jardin, d’autant plus que ni la cave à vin, ni le jacuzzi ne partiraient. Et puis, surtout, cela faisait longtemps que Lukaz et Suzaku n’avaient plus flâné comme ça… Ça devait même remonter à avant Chase ou tout du moins, au début de la relation entre le Breton et le mentaliste. Cette petite promenade pourrait donc permettre de renouer certains liens passés. Attendant que Suzaku mette sa moto à l’abri, Lukaz garda la fleur mais il espérait bien que son ami finirait par la prendre, sans vraiment trop savoir pourquoi. Offrir une fleur, c’était un peu étrange, quand on y réfléchissait, mais ça lui avait pourtant semblé si naturel… Aurait-il dû s’en passer ? Difficile à dire.

« Alors, on y va ? » Souriant, Lukaz eut soudain une étrange question qui lui vint à l’esprit. « Je me rends compte que je ne t’ai jamais vraiment posé la question… Tu es déjà parti au Japon ? »
 
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Message posté : Mar 29 Déc 2015 - 4:40 Message
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À la question de son ami Suzaku avait simplement secoué la tête, n’ayant aucune idée des possibles limites du légendaire bâton. Les récits et les contes n’en faisaient pas mention à sa connaissance, sans compter que la magie avait pu s’affaiblir avec les âges…

Certainement pas ! Il y a des gloires qui sont éternelles.
Dit le dieu-tambour.
C’est mesquin.

« Raijin pense que non. » Concéda-t-il tandis qu’ils rejoignaient le garage et les abords de sa flamboyante monture carrossée. Le jeune homme faisait rarement mention à voix haute du kami qui habitait son esprit, ainsi les seules personnes qui pouvaient dresser un portrait psychologique du dieu du tonnerre étaient Miyako et Lukaz, en qui il avait entièrement confiance. « J’imagine qu’on le découvrira assez vite en testant, tu pourras m’aider à l’essayer… » Un petit sourire en coin orna ses lèvres l’espace d’un instant frivole avant qu’ils ne chevauchent ensemble Raijū, direction le quartier de Marina !

Une fois devant la maison et les explications données, Suzaku attendit avec fébrilité le verdict du français qui ne se fit pas attendre. Il accepta de prendre part à cette aventure en duo et s’attira de fait un franc et immense sourire. Au vu de son pays d’origine il avait supposé qu’il avait une attirance presque naturelle pour les bons vins, tout comme lui ne disait jamais non à un Junmai-daiginjō-shu – une forme de saké de qualité très supérieure dont les Miura raffolaient, louant ses subtilités aromatiques. Il songea d’ailleurs qu’il n’avait jamais invité Lukaz à un dîner typiquement japonais, alors même qu’il n’était pas dénué de talents dans les arts culinaires. Il se promit d’y remédier dès que possible.

« Je ne suis jamais allé dans un jacuzzi. » Un aveu innocent et sans grande importance, qui révélait toutefois que malgré son aisance financière sa famille ne dilapidait pas son argent dans ce type de confort – jugé trop occidental. En revanche ils possédaient un sauna et un dojo parfaitement construits et entretenus, qui coûtaient une quantité indécente de dollars. « Mais je t’imaginais bien t’y prélasser au milieu des bulles. » Oh, il l’avait bien imaginé, oui. Si Raijin avait eu des rétines, elles seraient certainement brûlées pendant que son hôte rêvassait à des bains érotiques. Ils avancèrent de concert sur l’allée qui menait au jardin, entièrement constituée de petits cailloux anthracite. Seulement il était difficile d’affirmer à l’oreille que Suzaku était là : ses pas étaient si légers qu’il ne faisait presque aucun bruit en marchant. Par habitude et sans qu’il n’y fasse attention, ses pieds se positionnaient sur les points forts du chemin qui soutenaient son poids – léger – sans s’enfoncer.

Lui-aussi contemplait les environs dans un coi ravissement : il était sensible aux beautés de la nature et à la sérénité qui se dégageait de cet environnement bien ordonné et coloré, en dépit de l’hiver. Il remarqua que Lukaz s’intéressait de près à un taillis encore fleuri et écarquilla légèrement les yeux lorsqu’il reconnut l’objet de son attention. C’était un camélia d’un rouge intense et dont les pétales étaient imbriqués en plusieurs rangées qui se superposaient régulièrement et avec une indéniable élégance. Une fleur magnifique et symboliquement chargée qu’il se vit proposer, comme si de rien n’était. Le naturel du geste lui laissa croire que son ami ne savait pas de quoi il en retournait mais, en même temps, pourquoi lui offrir une fleur, sinon… ?

Qu’y a-t-il, encore ?
C’est un camélia, rouge, en plus.
Et bien, elle est charmante, cette fleur. Et elle n’a pas les étamines visibles. C’est terriblement vulgaire quand les pétales s’ouvrent pour montrer…
Tu ne sais pas ? Le camélia rouge, c’est un symbole d’amour. Intense, inconditionnel, sans fin.
Si c’est une déclaration, pourquoi n’es-tu pas encore évanoui ?

Cette légère vexation permit au japonais de rester relativement maître de ses moyens, bien que ses joues aient manifestement et clairement chauffé. La petite excursion pour mettre la moto à l’abri des regards lui permettrait, peut-être, de retrouver une température normale. « Oui tu as raison, j’y vais tout de suite. » Une réponse précipitée, il en oublia même de répondre à la proposition qui, pourtant, le tentait véritablement. Il tourna donc vivement les talons pour prendre soin de Raijū, qu’il conduisit à l’extérieur de la maison et dissimula derrière un dense fourré. S’ils devaient s’enfuir précipitamment, elle était suffisamment proche pour qu’ils la rejoignent en une poignée de minutes.

Ainsi il avait pu se concentrer sur un sujet bien moins romantique et c’est plus détendu qu’il revint aux côtés de Lukaz. Dans ce décor typique, le sourire de ce dernier étincelait d’une lueur encore plus charmante qu’à l’accoutumée. « Tu sais, tu es beau. Comme ça, avec ton camélia, c’est… Je ne sais pas. C’est comme si nous étions ailleurs. » Il esquissa un sourire d’une grande douceur, puis d’un mouvement de tête il désigna quelques marches en pierre qui serpentaient au milieu du jardin. « Allons-y. » Le pied sur la première marche, il leva des yeux intrigués vers son ami. La Triade et leurs activités avaient pris tant de place dans leurs existences, il était curieux de réaliser qu’ils ne savaient pas encore tout sur l’un et l’autre. Étrangement, cette pensée l’emplit de félicité. Elle signifiait qu’ils avaient encore beaucoup à apprendre, à découvrir, ils n’étaient pas prêts de s’ennuyer dans la compagnie de l’autre.

« Oui. En fait, Père et moi, nous y allons au moins une fois tous les deux ans. D’autres membres de la famille nous accompagnent parfois. » Toutefois c’était devenu plus rare depuis qu’il n’était plus un enfant : Daichi ne savait pas s’occuper d’un bambin, il avait eu besoin de gens pour prendre soin de Suzaku durant ces voyages. Maintenant qu’il était adulte, cette procession n’avait plus lieu d’exister. « C’est pour le Kanda matsuri, c’est un festival shinto qui a lieu aux alentours du 15 mai, à Tokyo. Il se déroule en l’honneur de l’ère Edo, tu sais à quel point cette époque est importante pour ma famille… Le festival célèbre également les kami du Kanda-myōjin. Daikokuten et Ebisu font partis de ce qu'on appelle les Sept Divinités du Bonheur, Daichi insiste toujours pour aller les prier. Ils sont censés apporter la prospérité, beaucoup d’entrepreneurs et des hommes d’affaires font comme lui. »

Daikokuten est un imbécile vénal. Fort désagréable.

« Raijin n’aime pas beaucoup Daikokuten, il devient très pénible quand nous sommes là-bas. Plus que d’habitude. » L’offense se paierait, mais fit rire sous cape Sazuka. « Moi, je préfère aller au Japon à la fin du mois de mars. Tu as peut-être déjà entendu parler du hanami ? C’est une coutume traditionnelle contemplative, lorsque les cerisiers sont en fleur. Avec Miyako, nous passions des heures à chanter sous les branches fleuries quand nous étions petits. » Il pinça les lèvres, comme pour se retenir de dire une bêtise, mais céda dans un léger éclat de rire. « Elle chante très mal ! Comme une niwatori shimeru, c’est ce que disait sa mère… Une poule qui est étranglée, littéralement. » Nul doute que Miyako essaierait de nier si Lukaz s’amusait à évoquer ces souvenirs !

Ils passèrent tout près d’une statue de pierre érigée en forme de dragon, sur laquelle le cambrioleur fut prompt à bondir sans prévenir. Preste et agile, il s’installa entre ses griffes puis tendit la main vers celle de Lukaz. En un frôlement il lui caressa le poignet puis remonta doucement vers la paume, jusqu’à récupérer le camélia qui reposait toujours entre ses doigts. « Ça y est, j’ai compris. Elle me fait penser à ces moments heureux d'autrefois, là-bas, où je n’ai jamais été aussi libre. » Tout en délicatesse il la porta sous son nez et en inspira la senteur raffinée. « Te voir avec une fleur japonaise, c’est un peu comme si nous y avions été ensemble. »

Et qu’est-ce qu’on aurait été heureux. On aurait grandi ensemble.
J’en serai sûrement mort.
Non. Nous aurions été plus forts.

« Sinon, c’est aussi un symbole, le camélia. »

Oh ! Tu vas oser ? Je suis tout ouï.

« D’amour. Et d’immortalité. » Il avait un temps accroché le regard de Lukaz, soucieux d’y lire un sentiment – mais lequel ? Il ne le savait pas lui-même. Suzaku glissa ensuite la fleur dans ses indomptés cheveux de jais qui lui caressaient les épaules. « Je suis comment ? » Susurra-t-il sur son perchoir, une risette pusillanime sur les traits.
 
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Message posté : Mar 29 Déc 2015 - 23:32 Message
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Lukaz Le Guen
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Personnage
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
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- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
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- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
Si Lukaz avait débuté sa vie à Star City en jouant les hommes à tout faire et qu’il était de fait plutôt habile de ses mains, il n’en restait pas moins un très mauvais jardinier. Cela impliquait dans le même temps qu’il n’y connaissait absolument rien aux fleurs et c’était justement pour cette raison que son attention avait été attirée par le camélia. La multitude de pétales parfaitement alignés avait quelque chose d’intriguant et d’attirant tant on aurait dit que quelqu’un avait sculpté la fleur avec une précision chirurgicale. Bien entendu, la couleur rouge profonde attirait tout autant le regard, ce qui était d’autant plus vrai que l’on était déjà à la fin du mois de décembre ! En théorie, ils auraient dû se trouver dans le froid, sous la neige et la végétation en sommeil, ce qui n’était visiblement pas valable dans ce jardin. Et justement, ignare jardinier qu’il était, Lukaz ne savait pas que certaines plantes ne fleurissaient qu’en hiver et c’était donc ce qui lui permettait d’être aussi admiratif devant cette fleur si plaisante.

Humant le parfum de la fleur, le Breton laissa donc à Suzaku le temps d’aller mettre sa moto à l’abri, ce qui ne lui prit évidemment pas longtemps. Fermant les yeux, Lukaz se laissa gagner par le calme et la sérénité des lieux. Dans ce quartier de la ville, aussi près de l’océan, on n’était plus soumis au tohu-bohu incessant du centre et il y avait donc des oasis de calme dont on pouvait profiter en toute quiétude. Un calme qui était tel que Lukaz n’avait même pas entendu revenir Suzaku… Il connaissait bien le Japonais et savait donc à quel point il était capable de se mouvoir en silence, mais là, ça en devenait presque surnaturel ! Enfin, pas aussi surnaturel que les propos du Japonais, ces derniers surprenant Lukaz par leur teneur. Le voleur ne comprenait pas vraiment d’où ça sortait et s’il n’hésitait pas non plus à complimenter Suzaku, ça ne sortait jamais de nulle part, comme c’était le cas ici. Ne sachant pas trop quoi dire, le Français se contenta donc de bredouiller quelque chose.

« Euh… Merci. »

Et de sourire en réponse à Suzaku, acceptant de le suivre autant parce que ça leur permettait de profiter des lieux que parce que ça laisserait ces étranges propos en arrière. Non qu’ils étaient dérangeants mais ils avaient malgré tout un petit quelque chose de gênant. D’un peu trop intime… En dehors de Suzaku, la seule autre personne à lui avoir parlé comme ça, c’était Chase et forcément, ces souvenirs n’étaient pas toujours les plus agréables. C’était d’autant plus vrai qu’en compagnie de Suzaku, Lukaz préférait éviter autant que possible de repenser à son ancien petit ami. Tout cela appartenait au passé et il préférait donc le laisser derrière lui.

Ainsi donc, Suzaku évoqua ses voyages au Japon, mentionnant un festival shinto qui semblait être très important pour le clan Miura. C’était à priori l’occasion pour eux d’aller prier dans les sanctuaires et on pouvait donc voir ces voyages comme une sorte de pèlerinage. Dire qu’alors que le petit Suzaku allait prier revêtu d’un kimono traditionnel – c’était du moins comme ça que Lukaz visualisait la scène – le Breton vendait des churros dans une foire que l’on pouvait qualifier de vintage, au fin fond de la Bretagne. Ils avaient décidément eu des vies aussi différentes que cela était possible ! La mention de Raijin le lui rappela d’autant plus que Lukaz ne pouvait pas oublier que leurs discussions se faisaient toujours à trois, le kami étant effectivement toujours présent. Que pensait-il du voleur ? Le trouvait-il à la hauteur ? Voyait-il en lui un poids qui empêchait Suzaku d’avancer ? Le Breton n’en savait rien, mais parfois, il se le demandait. Le Japonais poursuivit en évoquant la tradition très japonaise qui consistait à observer les fleurs de cerisiers, quelque chose que l’on n’aurait jamais songé à faire en France ou même aux Etats-Unis. Cela dit, s’il s’agissait d’imaginer Suzaku chanter sous les cerisiers en fleur, c’était autre chose ! Ça devait être une image des plus plaisantes à voir, surtout que ça faisait quand même très exotique.

« Je veux bien te croire ! Il suffit de la voir pour comprendre que Miyako est plus douée à me faire souffrir qu’à chanter ! » Il fallait dire que la Miura était un professeur des plus exigeants et que Lukaz n’était pas forcément l’élève le plus assidu qu’elle ait pu avoir. Cela étant dit, le Breton avait l’impression que la jeune femme avait d’autres raisons pour lui faire endurer des traitements inhumains, mais il n’avait jamais réussi à les percer à jour. « En tous les cas, on voit que tu prends plaisir à ces voyages. Je pourrais t’écouter en parler pendant des heures. »

C’était un fait, Lukaz aimait beaucoup découvrir de nouvelles choses et quand Suzaku les racontait, il avait toujours l’impression d’y être. En apprendre plus sur la culture japonaise, de la bouche de son ami, c’était un véritable plaisir. Mais ce plaisir allait devoir être remis à plus tard. En effet, Suzaku venait déjà de bondir sur la statue d’un dragon et tandis qu’il récupérait la fleur, Lukaz se plongea dans son regard.

« Ça m’aurait fait plaisir de partager ces moments avec toi. »

Mais déjà Suzaku évoquait autre chose, mentionnant que le camélia revêtait une symbolique particulière. Elle était une fleur d’amour et d’immortalité. Un symbole des plus puissants, aux yeux du voleur, mais sans doute pas de la manière dont Suzaku l’attendait. Etrangement, cette fleur faisait écho aux derniers événements importants de la vie de Lukaz et de fait, quand son ami souhaita savoir comment il le trouvait, le Breton ne put que faire preuve de sincérité.

« Je trouve que tu es comme cette fleur. Elle est juste parfaite. Sa couleur, l’alignement des pétales, on dirait que rien n’est laissé au hasard pour qu’elle soit la plus parfaite des fleurs. Et pourtant, elle n’a rien d’agressif, elle est douce au regard, ce qui ne l’empêche pas de fleurir alors qu’on est en plein décembre. Tu es pareil, toi. Ton éducation, tes entrainements, tout est fait pour que tu sois l’héritier parfait et pourtant, dans des moments comme celui-là, tu me montres toute la douceur qu’il y a en toi. Ce qui ne t’empêche pas d’être un Fils du Dragon par ailleurs. » Mais ce n’était pas là tout ce qu’il y avait à raconter. « Et puis, cette fleur n’est pas la seule dont le parfum me fait tourner la tête. »

Souriant, Lukaz se détourna finalement, balayant du regard le jardin qui s’étendait devant eux. Il savait que ce genre de propos pouvait être mal interprété, mais en même temps, il n’avait jamais caché l’attirance physique qu’il éprouvait pour son Japonais préféré.

« Tu me disais que cette fleur représente l’amour et l’immortalité ? C’est assez drôle, quand on y pense. C’est parce que je ne voulais pas de l’immortalité qu’on peut passer cette soirée ensemble. » Et par refus de l’immortalité, Lukaz avait aussi éloigné l’amour. Or voilà qu’il les donnait symboliquement à Suzaku. « Enfin, je ne voulais pas d’une immortalité sans toi, surtout. » Cela, le Japonais le savait déjà puisqu’ils en avaient longuement discuté ensemble. C’était d’ailleurs Suzaku qui l’avait convaincu de finalement s’éloigner de Chase et il fallait l’avouer, ça avait été un bon conseil. Se retournant vers son ami, Lukaz reprit. « Cela dit, je te trouve très bien comme ça. »

Et d’un bond souple, mais peut-être un peu plus raide que celui de Suzaku, le Breton se hissa à son tour sur la statue du dragon. Là, aussi près qu’il pouvait l’être de son compagnon, il leva la main et remit le camélia en position, glissant en même temps une mèche de cheveux derrière son oreille.

« Mais là, c’est encore mieux. »
 
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Message posté : Mer 30 Déc 2015 - 4:15 Message
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Miyako était indéniablement un professeur exigeant et difficile, toutefois son cousin avait de bonnes raisons de croire qu’elle faisait preuve d’un zèle supérieur dans l’entraînement lorsqu’elle se penchait sur le cas de Lukaz. Bien qu’il n’y ait pas d’animosité ni de colère dans son comportement, elle était dure, et même parfois injuste avec son élève. Le mot exact pour définir son attitude était méfiance, il ne se passait pas un instant sans que son regard inquisiteur n’étudie et ne juge le français. « C’est vrai qu’elle n’en rate pas une, avec toi… À l’époque, j’ai cru qu’elle avait eu un coup de foudre, et qu’elle ne savait pas comment gérer ses émotions à ton égard. » Et en plus, il le lui avait avoué, partagé entre l’amusement et un surprenant sentiment de rivalité. « Quand je le lui ai dit, elle m’a frappé. À la tête. » Une moue revêche passa sur les traits du japonais, bientôt remplacée par un sourire au commentaire de son ami.

Lukaz avait déjà eu l’occasion de rencontrer des personnalités du clan Miura et connaissait son cercle de proches, Suzaku pourrait bientôt se vanter de la même chose s’ils s’envolaient en France… Mais qu’en serait-il de l’archipel qu’il chérissait tant ? Le breton l’accompagnerait-il de l’autre côté de l’océan Pacifique ? Alors que l’idée se formait dans son esprit embaumé par l’enivrante senteur du camélia, il reçut une réponse à laquelle il ne s’attendait pas. Pas même une seconde. Il le connaissait bien cet homme-là, très bien et passionnément même, alors comment pouvait-il encore le désarçonner avec autant d’aisance ? Suzaku s’était attendu à des taquineries, peut-être à un compliment qui transpirait la volupté battant entre eux, mais jamais il n’aurait pu attendre, ni même espérer, ces mots soufflés si naturellement. Il entrouvrit les lèvres pour murmurer un trait d’esprit, un merci, n’importe quelle parole qui aurait du sens dans cet instant qui chambardait le rythme de sa respiration. Rien ne vint.

Je ne ressens plus aucune activité cérébrale, ici. Es-tu toujours là ?
…Qu’est-ce que je dois dire ? Qu’est-ce que je suis supposé dire ?
Tu es supposé sourire poliment, remercier, et passer à un autre sujet en levant royalement le nez comme tu sais parfaitement le faire avec tous les autres mortels de cette planète.
Je ne peux pas.
Je sais, mon enfant. Alors, serait-ce le moment tant attendu ? L’immortel n’est plus de ce monde pour gâcher la révélation…

Suzaku fut sorti de ses pensées par le saut de Lukaz, dont la soudaineté le fit légèrement sursauter. Il leva les yeux vers lui en espérant que son chamboulement interne ne colore pas trop ses joues – tout en sachant pertinemment que c’était un vain espoir. Face à l’approche de toute autre main, il aurait reculé son visage. Par pudeur, par réflexe, parce qu’il était plus sauvage qu’il n’en avait l’air. Pourtant celle de Lukaz put le frôler sans qu’il ne s’en dégage, et un fin frémissement parcourut son échine à ce doux contact. « Et toi… Tu me fais perdre la tête. » Ses doigts partirent à la rencontre de ceux de son ami et s’y mêlèrent tandis qu’il se rapprochait un peu plus de lui, tout contre sa svelte musculature. Il ressentait sa chaleur irradiante à travers leurs vêtements, son torse se soulever à chaque inspiration, et se noya complètement dans son regard. Tu ne voulais pas de l’immortalité, mais qu’as-tu fait de l’amour ? Voilà ce qu’il aurait voulu, et peut-être dû dire. Les murmures encourageants de Raijin n’y firent rien. « Tu sais… J’étais en colère. J’en voulais à Chase d’exister. Puis je lui en ai voulu de mourir. Et ensuite de revenir. Quoi qu’il fasse, tu partais plus loin, ou c’était ton sourire qui disparaissait. Je sais que c’est du passé. » Et Lukaz n’aimait pas revenir inlassablement sur les évènements antérieurs, il le savait. « Mais tout ce que je souhaite, c’est que tu ne regrettes pas. Que tu sois heureux et épanoui. Je ne suis pas Chase, je ne peux pas le remplacer. Je sais. » Il avait chuchoté si bas, que même Raijin eût des difficultés à entendre ses confessions. Les deux jeunes gens avaient beaucoup parlé au moment de la séparation, Lukaz n’avait pas été avare en explications. Suzaku avait quant à lui été aussi honnête que possible. Toutefois, il n’avait jamais révélé ces tourments-ci. « Mais personne ne peut te remplacer non plus. Tu es très important pour moi, irremplaçable, et je me sens tout à fait immortel, quand tu es là. » Il déposa sa main libre sur le torse de son compagnon et se hissa légèrement, réduisant les quelques centimètres d’écart qu’ils avaient pour déposer ses lèvres au coin des siennes, dans un chaste et caressant baiser.

Il relâcha ensuite doucement sa main et ses talons retrouvèrent le contact du sol. Il souriait timidement, peut-être un peu sonné par sa propre audace, mais tarda à retirer ses doigts du buste de Solar. En revanche il fut prompt à faire une proposition avec gaieté, en écho à leur échange qui précédait l’instant magique suspendu.

« Il n’est pas trop tard pour partager des moments, et se créer des souvenirs encore meilleurs. » Susurra-t-il d’un ton pensif et ourlé d’espoirs secrets.

Tu n’es pas le maître dans l'art de la transition. De surcroît, tu n’es pas allé au bout de tes pensées.
Ce n’est pas si facile. Et c’est encore moins le bon moment.
Au contraire, c’est le moment d’infliger le coup de grâce ! Je ne supporterai pas plus d’atermoiement. Si tu veux savoir ce qu’il en est de ses sentiments, demande-lui. Il t’a donné cette maudite fleur, après tout. Ce n’est pas parce qu’elle ne déploie pas son pistil de manière ostentatoire qu’il ne serait pas enchanté que tu lui montres le tien.

Suzaku secoua la tête et pinça les lèvres, déglutissant, puis reprit. « Et si, une prochaine fois, nous allions au Japon ensemble ? » À défaut d’une enfance commune, ils auraient l’occasion de se créer des souvenirs d’adulte. « J’aimerais tant que tu m’accompagnes, et tout te montrer. »

Je t’interdis de m’ignorer !
Ne me parle plus de pistil.
C’est vous mon cher, qui ne cessait d’y penser.
C’est faux, tu es… Ah ! C’est compliqué, et toi, tu me gênes encore plus. Tu n'es d'aucune aide.
Avec cette main toujours sur lui, la défense est vaine.

Réalisant qu’il disait vrai, le japonais retira vivement ses doigts et évita l’instant d’après le regard de Lukaz, mais ne sut plus où placer sa main. C’est qu’elle était bien, tout contre lui. Cherchant une contenance, il poursuivit avec une anecdote qu’il espérait propice à la détente. Finalement, le registre des provocations attisait moins le feu au fond de son ventre que ces instants de calme où ils se dévoilaient. « Nous devrions y aller en mai. C’est un beau mois, là-bas. Il y a le plus grand festival de tout Tokyo, le Sanja matsuri. C’est très festif, coloré… On y sert les meilleurs sakés. »

Et pas cet infâme ferment brassé par des ignares. Ceux qui ajoutent de l’alcool au seishu devraient être emprisonnés et fouettés sans commisération.

Pour une fois, et bien qu’il n’approuvait pas les méthodes proposées, Suzaku était bien d’accord avec le kami. En plus, l’évocation de l’alcool taisait ses revendications sentimentales. « Tu goûteras le Junmai-daiginjō-shu. » Il avait prononcé les trois mots lentement et en articulant bien, ses yeux accrochant un instant les lèvres du français. « C’est le meilleur, il est fruité et délicat. Et dangereux, du coup. Il est possible d’en boire des quantités facilement et sans s’en rendre compte, on peut finir les fesses à l’air dans la rivière la plus proche. »

Quel bon souvenir ! Quand Daichi t’a retrouvé au matin, le jonc libre, j’ai bien cru que son cœur lâcherait.

« Tu devrais essayer. » Il avait soufflé ce conseil le plus innocemment du monde, mais sa risette étirée en coin et ses lèvres mordillées trahissaient ses évidentes intentions licencieuses.
 
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Message posté : Mer 30 Déc 2015 - 23:18 Message
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Lukaz Le Guen
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Personnage
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
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ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
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ϟ Nombre de Messages RP : 789
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ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
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- Résistance solaire
- Régénération solaire

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- Clé des Rêves

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- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
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- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
ϟ Liens Rapides :
Lukaz n’avait pas été très convaincu par les propos de Suzaku au sujet de sa cousine mais d’un autre côté, il ne la connaissait pas vraiment… S’il était vraiment possible qu’elle ait un coup de cœur pour un garçon en agissant de cette manière, ça expliquait mieux pourquoi elle était toujours célibataire ! Il ne devait pas y avoir beaucoup de garçons pour accepter d’endurer de tels traitements et il n’était pas encore né, celui qui parviendrait à faire plier Miyako. Quoi qu’il en soit, la jeune femme avait frappé son cousin quand ce dernier avait émis l’hypothèse de son attirance, mais ça ne signifiait pas que c’était faux pour autant… Lukaz essaya quand même d’oublier cette idée, n’étant pas certain de pouvoir en tirer quelque chose de bon. Et puis, il avait d’autres choses à dire et à faire. Comme par exemple bondir sur une statue et surprendre Suzaku.

Bien entendu, le risque qu’il y avait, en agissant ainsi, c’était que Suzaku le surprenne en retour et c’est ce qui arriva quand le Japonais vint glisser ses doigts entre ceux de Lukaz pour mieux se rapprocher de lui. C’était une situation vraiment très plaisante qui faisait naitre une douce et agréable chaleur au creux de son ventre, mais en même temps, elle provoquait une multitude de questions. Cela semblait être tout aussi valable pour Suzaku et une nouvelle fois, ce dernier évoqua la colère qu’il avait pu éprouver à l’égard de Chase. Une colère vraisemblablement teintée de jalousie qui avait été parfaitement réciproque. En effet, le mentaliste avait longtemps été très jaloux de Suzaku et si cela avait fini par se calmer avec le temps, Lukaz n’était pas certain que le sentiment ait totalement disparu. De toute façon, il n’avait plus de raison d’être, aujourd’hui.

Lorsque la main libre de Suzaku vint se poser sur le torse du Breton, ce dernier leva les yeux pour croiser son regard et eut la surprise de voir l’Asiatique se hisser vers lui pour déposer un chaste baiser au coin de ses lèvres. Quand Suzaku reprit sa place, Lukaz ne put s’empêcher de déglutir, quelque peu déstabilisé par une telle attitude. Il finit néanmoins par sourire et sans lâcher son compagnon du regard, il se décida à réagir à ses propos.

« Je ne regrette rien, Su’. J’ai fait mon choix pour rester avec toi et je ne compte pas changer ça. »

C’était un fait. Chase avait eu une certaine importance dans la vie de Lukaz, parce qu’il était la première personne avec qui le Breton avait vécu une relation de couple plutôt stable. Pour Chase, il s’était même imposé la fidélité charnelle et quand on connaissait Lukaz, ça n’était pas gagné d’avance ! Malgré tout, cette relation de couple avait connu bien des heurts et les choses n’avaient pas toujours été roses… En comparaison, le voleur avait une dette beaucoup plus importante à l’égard de Suzaku puisque c’était ce dernier qui lui avait offert une vie nouvelle en le sortant de sa situation à problèmes. En allant plus loin, sans Suzaku, Lukaz n’aurait jamais pu côtoyer le Neutron-Grey et il en allait de même de tous les autres aspects de sa vie. Si l’on ajoutait à ça le fait que Lukaz et Suzaku n’avaient encore jamais connu la moindre crise, il semblait plus qu’évident que si le Breton avait un choix à faire, il choisirait toujours Suzaku. Toujours.

« Je te dois tout, Su’, absolument tout. Les sentiments que j’ai pour toi, je ne les aurais jamais pour personne d’autre. Tu es unique. »

Et c’était justement parce que Suzaku était unique que Lukaz avait envie de créer de nouveaux souvenirs avec lui. S’il avait réservé cette soirée pour qu’ils la passent ensemble, c’était exactement dans ce but et le Breton avait été ravi que Suzaku ait eu la même idée que lui. C’était en quelques sortes la première étape d’une vie nouvelle, pour eux. A l’arrivée de Lukaz à Star City, ils avaient été proches et ils avaient appris à se connaître, mais à cette époque, le Breton n’était encore qu’un débutant et il se devait de se faire un nom. Quand cela avait commencé à se mettre en place, il y avait eu Chase et Lukaz fréquentait par conséquent Suzaku un peu moins souvent… Aujourd’hui, c’était comme si les cartes avaient été redistribuées. Lukaz s’était fait un nom et il avait gagné en expérience. Le petit voleur avait laissé la place à un partenaire de choix pour Suzaku et c’était donc en égaux qu’ils pouvaient travailler. Cela leur offrait une complicité bien plus grande qu’à l’époque et il ne restait qu’à eux de la rendre encore plus intense.

« J’aimerais beaucoup voir le Japon ! J’ai l’impression d’y être, quand tu me racontes, alors le vivre avec toi, ça serait vraiment super-cool ! » Et son enthousiasme ne laissait aucun doute quant à sa sincérité. « Mais, entre la Bretagne et le Japon, il va falloir qu’on s’organise nos emplois du temps ! »

Ce n’était pas très difficile pour lui, vu qu’il était relativement libre de ses mouvements, mais Suzaku avait des responsabilités et il allait certainement lui être plus difficile de se dégager du temps. Cela étant dit, jusqu’à ce jour, ils n’avaient fait que partager des soirées classiques. Très sympathiques, c’était évident, mais malgré tout classiques. Une soirée en boite, une soirée dans un bar, une soirée dans un club, un concert de Suzaku, c’était l’emploi du temps typique des jeunes de leurs âges. Le truc, c’était qu’ils n’étaient pas comme tous les jeunes et qu’ils allaient donc devoir se trouver des activités plus en accord avec ce qu’ils étaient. Comme ce soir-là, par exemple.

« Du coup, le Japon en mai et la Bretagne cet été ! Je pense que c’est plutôt un bon plan et ça nous laissera le temps de convaincre ton père. Et ta cousine. »

Lukaz ne put s’empêcher de rire en s’imaginant la tête que pourrait faire Miyako si elle apprenait qu’ils partaient en France. Est-ce qu’elle demanderait à les accompagner ? Il n’en savait trop rien mais il était curieux de le découvrir.

« Jounmaï-daïginjou-shou… » La tentative était un peu foireuse, Lukaz n’étant pas forcément doué pour le japonais… Il avait bien commencé à enregistrer quelques mots et quelques expressions, à force de côtoyer les Miura et les gens de la Triade, mais ça ne voulait pas dire qu’on avait pris le temps de lui enseigner les bases de la prononciation. De fait, malgré toute la bonne volonté qu’il pouvait y mettre, c’était loin d’être ça ! Mais Suzaku s’en tirait-il mieux en français ? C’était LA grande question ! « Désolé, j’y suis pas encore… Mais rassure-toi, je supporte mieux l’alcool que je ne parle japonais. » Et puis, il trichait un poil, grâce à ses capacités de mutant. « Donc, j’imagine que j’aurais plus de chance de t’admirer les fesses à l’air que l’inverse. »

Un sourire taquin illumina le visage de Lukaz alors qu’il redescendait de la statue de dragon. Avec un peu de chance, il pourrait les admirer à l’air avant de se rendre au Japon ! Désignant le chemin qui se poursuivait en faisant visiblement le tour de la maison, le Breton invita son ami à le suivre. Ils étaient quand même venus profiter des biens d’un illustre inconnu alors ils n’allaient pas se contenter d’une statue de dragon !

« Et si tu m’expliquais un peu comment tu as fait pour connaître le contenu de sa cave ? Tu es déjà venu ici ? » La question pouvait se poser parce que Suzaku semblait en savoir beaucoup. Il avait évoqué avoir repéré la maison durant l’été – coïncidence amusante – mais il n’avait pas précisé s’il l’avait déjà visitée. « Tu n’as pas peur de te retrouver les fesses à l’air dans le jacuzzi, si on goûte quelques bonnes bouteilles ? » Souriant, Lukaz lança un regard en coin à son ami, avant d’ajouter : « Ça, ça serait un cadeau de Noël que j’apprécierais beaucoup. »
 
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Message posté : Jeu 31 Déc 2015 - 7:12 Message
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Unique. C’était un mot rare et précieux, qu’il n’était pas possible d’employer à la légère. Les yeux clairs et doux de Lukaz ne reflétaient rien d’autre que de la sincérité, ce qui rendait cet aveu encore plus inestimable. Encore plus touchant. Le méritait-il ? Il avait bien trop de respect pour le français et le lien qui les unissait pour le contredire. Quand il était à ses côtés, il n’était plus tout à fait lui-même. Il n’était plus le cambrioleur habile de la Triade. Il n’était plus l’héritier du clan Miura. Il devenait… Davantage, et cela se lisait dans ces belles prunelles bleues. Lukaz le rendait meilleur, il le rendait plus fort, il…

Je nous rends unique.

« C’est grâce à toi. » Susurra-t-il en écho à ses songes, un doux sourire ornant ses lèvres.

Traître.

Aucun geignement de Raijin ne fut en mesure de lui retirer sa bonne humeur, aussi exulta-t-il quand son ami récapitula leurs projets de voyage à travers le globe. Déjà des multitudes d’idées lui traversaient l’esprit de manière chaotique, et plusieurs traversèrent la barrière de ses lèvres sans qu’il ne puisse réellement le contrôler. « Ce sera superbe ! On ira voir la mer… On pourra manger des crêpes au caramel beurre-salé, aller voir des festivals ! » Il savait que la musique tenait une place importante dans la culture bretonne. « Et il y a aussi ces fêtes qui sont traditionnelles, je ne me souviens plus, je l’ai lu sur internet… » Sans s’en rendre compte, il révélait au passage qu’il avait déjà effectué des recherches sur la région d’origine de son compagnon. « Ah, si ! Un fest-noz ! » Il l’avait prononcé avec un accent absolument terrible, mais il avait l’air tout aussi pleinement fier de lui – de s’en être souvenu, surtout, il n’avait pas conscience des souffrances qu’il infligeait à la langue celtique. Il semblait si enchanté qu’il balaya d’un signe de main négligeant la préoccupation que constituait son paternel. Le moment venu, cela ferait toute une histoire, mais pour l’heure il n’y pensait pas. Quant à sa cousine, le programme s’annonçait particulièrement amusant. Son rire se joignit à celui de Lukaz, avant qu’il ne suppose : « Elle voudra sûrement venir. » Miyako essaierait de le dissuader de partir, mais il avait la tête dure. « Un peu avant le départ… On pourra être très suggestifs sur nos activités de prévu. Dire que nous irons danser tout nus à Saint-Malo, ou que pour se porter chance il est conseillé de faire l’amour au milieu des dolmens… Elle ne saura plus où se mettre. »

Il gloussa de plaisir, taquin, lorsque son ami s’essaya au japonais. Un effort louable bien sûr, et bien que la prononciation ne fut pas parfaite, le résultat était absolument irrésistible ! Le jeune homme se rapprocha à nouveau jusqu’à ce que leurs bouches ne soient plus séparées que par l’épaisseur d’un index et doucement, il chuchota à nouveau. « Junmai » Il pencha un peu sa tête sur le côté alors que son regard embrassait les lèvres finement dessinées de Solar. Il se savait osé, mais il n’avait pas envie de résister à son envie et de se dissimuler derrière sa pudeur. Pas tant que l’audace battait à ses tempes. « Daiginjō » Il releva lentement son visage et effleura son nez du sien. « Shu » Un sourire gracieux étira ses lèvres charnues puis il s’écarta les mains innocemment dans le dos. « Cela viendra avec le temps, comme pour tout, et je t’entraînerai. Et puis un jour moi aussi je tiendrai suffisamment l’alcool pour contempler les tiennes au clair de lune. »

Il fut prompt à suivre Lukaz sur le tracé caillouteux qui continuait sa route sur une légère montée. Interrogé sur sa connaissance de la maison, une moue caractéristique étira les traits du japonais : celle mutine et réjouie qu’il faisait toujours quand, bravache, il allait à l’encontre des interdits et rencontrait le succès. « Tu te souviens, quand j’ai dit qu’ils étaient venus une semaine ici ? Il se pourrait que j’ai passé quelques heures en leur compagnie sans qu’ils ne s’en aperçoivent. »

Tu as une chance insolente.
Et j’ai du talent.

Raijin ne riait pas souvent avec bienveillance, mais ce fut le cas cette fois-ci. « Je suis rentré dans la maison vide, parce qu’elle était ravissante. Les propriétaires sont rentrés sans que je les entende, alors je me suis caché et je suis passé d’une pièce à l’autre selon leurs mouvements… Le français se vantait beaucoup de sa cave à vins, mais je n’ai pas pu la voir. » Quant à savoir s’il s’inquiétait de l’état dans lequel il se retrouverait après plusieurs verres, en sachant l’attente de Lukaz à ce sujet, il se mordilla la lèvre inférieure et le poussa doucement en avant sur le chemin. « Après Nyoibō ? Je ne peux pas me contenter d’un présent aussi modeste pour toi. »

Est-ce le moment où je dois me boucher les oreilles et prétendre que je n’entends rien ?

« Mais j’ai déjà une petite idée sur le sujet. » Souffla-t-il en s’ourlant d’un air mystérieux, décidé à ne rien dévoiler pour le moment, pas même que c’était en lien avec le jacuzzi. Le chemin opérait une légère courbe qu’ils empruntèrent mais bientôt, le regard de Suzaku fut happé par un petit arbre du Japon aux feuilles épaisses et aux fruits à la belle couleur orangée. « Oh, regarde, un bibacier ! Cela fait des années que je n’en ai pas vu. » Il s’en rapprocha pour cueillir un fruit qui avait la forme caractéristique d’une poire et une peau plutôt épaisse. « C’est une nèfle japonaise, elle a un peu le goût d’un abricot. Ou d’une poire. » Il la frotta contre sa manche pour la nettoyer puis il la sépara en deux, libérant le noyau toxique qu’il jeta dans la terre. « Ouvre la bouche. » Commanda-t-il avec un sourire, pour glisser la moitié de fruit entre les lèvres du français. Il conserva l’autre entre ses doigts, ignorant le jus généreux qui lui coulait le long des doigts. « Est-ce que ça te plaît ? »
 
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Message posté : Ven 1 Jan 2016 - 0:20 Message
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Lukaz Le Guen
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Personnage
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ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
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- Absorption de la lumière
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Lukaz ne put s’empêcher de rire devant l’enthousiasme que montrait Suzaku devant leurs projets de voyage, mais surtout, parce qu’il avait comme l’impression que son ami avait fait quelques recherches sur le sujet. Il semblait en effet particulièrement renseigné sur la Bretagne et les coutumes locales, au point que ça en devenait presque louche. Avait-il déjà eu l’idée de faire un tel voyage ? Ou alors, est-ce que ses recherches avaient eu un tout autre but ? C’était impossible à dire pour le Français, mais cela ne changeait rien au fait que c’était plutôt charmant.

« Je te vois bien danser à la bretonne en mangeant des crêpes ! J’suis sûr que ça en vaudra le détour ! »

Et ça mériterait clairement d’innombrables photos pour garder le souvenir de ces moments inédits ! C’était d’autant plus vrai s’il faisait porter une tenue traditionnelle à Suzaku ! Non pas que ça faisait partie des habitudes de Lukaz, vu qu’il n’avait lui-même jamais porté ce genre de vêtements, mais pour une telle occasion, il ferait bien une exception. Le Japonais donna ensuite quelques pistes qui leur permettraient d’éviter que Miyako ne se joigne à eux et il fallait avouer que ces idées étaient des plus intéressantes. Bien entendu, Lukaz se doutait que s’ils parlaient de ces choses-là, il allait nécessairement en entendre parler et ses entraînements risquaient de s’en ressentir, mais ça pourrait en valoir le coup.

« On peut dire que tu as des idées vraiment intéressantes… Je pense que je te laisserais faire le programme de nos vacances ! »

S’il avait d’autres idées dans ce genre-là, ça pouvait en effet se révéler un séjour vraiment original et sympathique. Vint ensuite la question du voyage au Japon et surfant toujours sur la même vague, Suzaku entreprit de corriger la prononciation de Lukaz. Il y avait fort à parier qu’il n’agirait pas de la même façon avec n’importe qui d’autre mais dans le cas présent, le Français ne voyait pas de souci à son comportement. Au contraire. Souriant, le Breton riva son regard dans celui de son compagnon et ami et tandis que ce dernier évoquait certains projets futurs, ce sourire ne fit que s’agrandir.

Quoi qu’il en soit, ils finirent par quitter leur perchoir pour s’avancer sur le chemin et alors qu’ils déambulaient tranquillement, le Breton put apprendre que Suzaku avait parfois un comportement des plus étonnants. Ainsi, il expliqua avoir visité la maison durant l’été et avoir ainsi fréquenté le couple qui possédait la bâtisse. Un autre voleur aurait fui d’entrée de jeu mais Suzaku avait trouvé bien plus amusant de rester sur place pour se jouer des habitants. C’est qu’il était joueur, notre petit Japonais ! Joueur au point de réserver une surprise à Lukaz ? C’était en tous les cas ce que sous-entendaient ses propos, puisqu’il lui évoquait un présent de choix qui devait visiblement rivaliser avec Nyoibō. De quoi pouvait-il s’agir ? Lukaz n’en savait rien mais sa curiosité était maintenant aiguisée au plus au point et il ne pouvait plus s’empêcher de lancer des regards en coin au Japonais pour voir s’il ne laissait pas filtrer le moindre indice.

Ils finirent par passer devant un joli petit arbre touffu que Suzaku désigna comme un bibacier. Il venait visiblement du Japon et à en croire les propos de l’Asiatique, les Miura ne devaient pas en avoir dans leurs jardins. C’était peut-être une idée de cadeau à garder en tête pour plus tard ?

« Bibacier… Ca fait presque nom de Pokémon ! »

Bien entendu, Lukaz n’était clairement pas un spécialiste dans le domaine, mais comme Chase avait été un grand joueur de cette série, il y avait des restes. Il fallait avouer que le nom avait une consonance très proche de celle d’autres noms de ces petites bêtes, mais au final, ce n’était qu’un détail. En effet, Suzaku venait déjà de cueillir un fruit et alors qu’il l’ouvrait en deux, il en tendit une moitié à Lukaz. Obéissant sagement, le voleur ouvrit la bouche et laissa son ami glisser le fruit entre ses lèvres. Croquant le morceau, Lukaz en savoura le goût, qu’il s’agisse de celui de la chair mûre à souhait ou du jus particulièrement sucré. Particulièrement poli, le voleur n’attendit même pas d’avoir fini sa bouchée pour répondre à la question posée !

« Ch’est chuper bon ! » Alors que son regard accrochait l’autre moitié du fruit que Suzaku tenait toujours, Lukaz eut une soudaine idée un peu folle. Enfin, une de plus. « Tu devrais faire attention, tu vas en mettre partout ! » Saisissant le fruit, il enchaîna, imitant en cela Suzaku : « Ouvre ! »

Attendant que son ami obéisse comme il l’avait fait lui-même à l’instant, Lukaz glissa la bouchée entre ses lèvres, mais il n’en resta pas là. En effet, maintenant que ses deux mains étaient libres, le voleur attrapa le poignet de Suzaku et lentement, il guida sa main vers ses lèvres dans le seul et unique but de lécher le jus de nèfle qui lui coulait le long des doigts. Tout cela sans quitter son regard des yeux. C’était clairement provocateur et Lukaz le faisait évidemment dans cette intention, mais cela l’amusait beaucoup. Et puis, il aimait bien en profiter… Passant les lèvres autour de l’index de Suzaku, le Breton ne put s’empêcher de mimer un geste des plus précis mais finalement, ce fut plus fort que lui et il dut arrêter pour éclater de rire. Souriant, Lukaz se tourna vers l’arbre.

« Tu aimes ça ? On devrait en prendre quelques-uns avec nous, comme ça, ça te fera une petite réserve. » C’était d’autant plus vrai qu’il ne devait pas y avoir la moindre réserve dans la maison, si on considérait que les propriétaires n’étaient plus venus depuis des lustres. « Puis comme ça, on aura un truc à manger, tout à l’heure ! »

Evidemment, ils ne pouvaient pas se faire livrer alors à moins que Suzaku ait prévu quelque chose, c’était la seule solution qu’ils avaient. Lukaz commença donc sa récolte et il glissa une première poignée de fruits dans le sac de son ami. Quand ils eurent fait une petite réserve, le Breton entraina son ami sur le chemin et après quelques mètres, ils commencèrent à longer la bâtisse. En toute logique, s’il y avait une alarme, elle devait être branchée sur les portes et le meilleur point d’entrée se trouvait donc au niveau des fenêtres.

Toujours souriant – il allait finir par en avoir des crampes – Lukaz bifurqua en direction de la première fenêtre à sa portée, évitant pourtant de marcher sur les fleurs. Lançant un coup d’œil à travers le verre, il s’assura de ne pas voir de branchement ou de capteur. Une fois assuré que tout était clean, le voleur fit naître un petit soleil dans le creux de sa main et comme à son habitude, il l’introduisit entre le battant et le mur. Un instant plus tard, une micro-explosion retentit, ne faisant guère plus de bruit qu’un petit pétard. Par contre, la fenêtre était maintenant ouverte et d’un geste désinvolte, Lukaz la poussa. Jetant un regard à l’intérieur, le voleur se retourna ensuite vers Suzaku, une expression de triomphe affichée sur le visage.

« Tadaaaa ! Après vous, ô mon prince. »

Et mimant une courbette, Lukaz s’inclina devant Suzaku tout en éclatant d’un rire franc et amusé.
 
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Message posté : Dim 10 Jan 2016 - 23:40 Message
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Petit japonais élevé dans les plus pures traditions de son clan, Suzaku n’avait pas beaucoup regardé la télévision ou joué aux jeux vidéo étant enfant. Bien que Daichi ait grandement limité les loisirs accessibles il tolérait que son fils unique se distrait mais seulement avec des animés venus tout droit du Japon. Ainsi, le jeune Miura avait suivi avec passion les aventures de Sasha et ses amis, et connaissait parfaitement ses petits compagnons impétueux – du moins, la première génération. En vieillissant, il avait eu plus d’intérêt pour Sailormoon, pour des raisons que la pudeur défend d’expliciter.

« Oh, c’est vrai, on dirait un peu Chrysacier… Tu regardais des Shōnen toi aussi ? » Interrogea-t-il avec une évidente curiosité, tandis qu’il s’occupait de faire un sort au malheureux fruit. Celui-ci ouvert et la moitié glissée entre les lèvres du français, c’est avec un léger rire qu’il accueillit la remarque. « Tant mieux, tu as vu que comme c’est sucré ? » Si Suzaku ne s’offusquait pas le moins du monde et contemplait plutôt le spectacle avec une certaine avidité – espérant secrètement qu’un peu de jus s’échappe au coin des lèvres de Solar, ce qui constituerait une belle excuse – Raijin lui, désespérait des manières des jeunes hommes.

En voilà un qui mériterait un coup de canne, à s’exprimer la bouche pleine.

Remarque qui était bien loin d’intéresser Suzaku, qui se voyait renvoyer l’ascenseur. Une expression de stupeur candide dessina ses traits mais il fut étonnamment docile et ouvrit la bouche, accueillant la nèfle entre ses lèvres timides.

Et avale avant de parler, je t’en conjure.

La prière du kami fut exaucée grâce à la luxurieuse facétie de Lukaz, qui ne manquait pas de ressources. Quand Suzaku osait se montrer plus aguicheur et provoquant, son ami savait répliquer avec panache et d’autant plus d’impact. Lorsqu’il vint saisir son poignet, l’asiatique se contracta par réflexe et opposa une légère résistance. Il se serait vivement dépêtré avec tout autre, mais le dragon Chao Feng avait sa faveur et il accepta de se détendre pour le laisser agir à sa guise. C’est donc attentif et muet, puis rougissant et fébrile, qu’il contempla le manège du voleur et l’aisance qu’il avait à lui faire perdre ses moyens. Il avait lentement déglutit, et réalisa non sans choc que la pulpe du fruit qui glissait dans sa gorge eut soudainement une saveur bien différente. Une saveur qui lui évoquait des moments plus intimes, que Lukaz savait mimer avec une expertise qui lui donnait des frissons dans le dos. Heureusement, son rire lui permit de se raccrocher aux branches et lui évita de fondre sur place. « Mh, oui, j’aime ça, oui. » Il secoua la tête dans le vain espoir de se débarrasser du chaud bourdonnement qui lui emplissait l’estomac. Il fallait se distraire, penser à autre chose, surtout penser à autre chose. Dans la foulée il ouvrit son sac pour laisser le Breton le remplir de quelques généreuses poignées, sous les nombreuses admonestations de son compagnon d’esprit.

Tu ne dois pas te laisser faire ainsi ! Réplique !
Mêle toi de ce qui te regarde, veux-tu.
Serais-tu trouillard ?
Non ! Je ne sais pas quoi dire, je n’arrive même pas à réfléchir.
Arrête de penser, dis la première chose qui te passe par l’esprit !

« Si tu continues ainsi, c’est toi que je vais manger, tout à l’heure. »

Pas si mal, garçon.

Sur ces bonnes paroles Suzaku accéléra le pas et dépassa son ami qui inspectait les entrées pour évaluer leur champ du possible. Lui-même ne resta pas inactif et se chargea plutôt de repérer si par certains angles la maison était visible par des voisins – ce qui leur permettrait de savoir quelles pièces et axes il faudrait éviter une fois à l’intérieur. Il ne vit rien du rez-de-chaussée, mais garda dans un coin de sa tête qu’il était possible que la situation soit différente dans les étages. Si son cerveau n’implosait pas d’ici-là, il vérifierait. Il revint ensuite auprès de Lukaz qui, habile, leur ouvrit rapidement un accès à l’aide de ses facultés. « Bien joué ! »

Nous devrions apprendre le même tour, c’est tout à fait ingénieux.

Face à la courbette il pouffa d’amusement et en passant, tapota tendrement la joue de Solar dans une attitude tout à fait princière. « Je veux dire, bon travail, mon fidèle compagnon. » Et sur cette déclaration exagérément pompeuse, le nez en l’air, Suzaku s’introduisit souplement par l’ouverture. Comme prévu, la maison semblait absolument déserte. Il avisa la pièce qui devait être le salon et avait vu sur le jardin, bien à l’abri des regards des possibles curieux. Il appuya en vain sur l’interrupteur, les propriétaires avaient fait disjoncter avant de partir. Qu’à cela ne tienne ! Une étincelle, puis du courant, s’échappa de l’index du cambrioleur et s’introduisit par l’interrupteur jusque dans les circuits électriques, et bientôt : la lumière fut. Elle révéla un intérieur confortable et luxueux, parfaitement équipé et invitant.

« C’est magnifique… » Commenta Suzaku qui y retrouvait un décor japonais et traditionnel familier, allié à une modernité presque tape-à-l’œil qui manquait cruellement à la maison familiale. Ainsi il y avait une grande et large basse chauffante mais également une immense télévision plate 3D, et tous ces équipements cohabitaient aisément. « Ça te plaît aussi ? » Car si lui appréciait les lieux il était également important, voire même vital, que Lukaz apprécie le lieu et s’y sente aussi à l’aise. Sans quoi, le réveillon ne serait pas aussi attrayant qu’il l’espérait. Par habitude il abandonna ses chaussures derrière lui puis il entraîna Lukaz dans les différents espaces. Le salon dans lequel ils se trouvaient déjà, la cuisine démesurée qui le longeait, et plus loin se trouvait la suite parentale particulièrement grandiose : une chambre spacieuse au design épuré avec, évidemment, son dressing généreux. Celle-ci était attenante d’une salle de bains à l’allure très différente. Elle était en effet plus artistique, et à l’ambiance sensuelle. Indéniablement c’est elle, la plus créative, qui plaisait le plus à Suzaku. « Je ne l’avais pas encore vu… Elle est parfaite ! » Le buste féminin et l’estampe évocatrice n’étaient pas pour lui déplaire, appréciateur des belles choses qu’il était. Leur vision le ramena à l’idée qu’il avait eue un peu plus tôt, et dessina un sourire coquin sur son visage. Il se rapprocha alors du français pour chuchoter à son oreille. « Tu n’as qu’à te mettre à l’aise dans la chambre, je m’occupe du reste. » Et sur ce conseil il le poussa gentiment dehors et s’enferma plusieurs minutes dans la salle de bains pour tout préparer.

Lorsqu’il rouvrit la porte, la pièce avait été tamisée et il avait allumé quelques bougies, accentuant par là-même l’air envoutant et érotique qu’elle dégageait. Le doux clapotis du jacuzzi était aussi propice à la détente, de même qu’une odeur entêtante et enivrante se propageait. La raison en était simple : ce n’était pas de l’eau mais du champagne qui remplissait la cuve. C’était une idée qu’il avait volé au couple, il les avait entendus s’enorgueillir de ce projet qui les mettait tous les deux en émoi. En prévision de cet usage ils avaient fait empiler des caisses d’excellents champagnes dans le fond de la salle. Tant pis pour eux, Suzuka se délectait par avance de cette pétillante session ! Ses yeux espiègles cherchèrent dans ceux de Lukaz son sentiment devant cette surprise, non sans une petite appréhension. Est-ce qu’il serait ouvert à cette nouveauté, excité par avance ? Est-ce qu’il allait trouver cela ridicule ? Trop étrange ? Il n’en savait rien pour l’heure, et il était trop tard pour reculer. Suzaku laissa ses doutes de côté et se rapprocha au plus près de son compagnon, la gorge sèche et le cœur battant plus vivement. « Qu’est-ce que tu penses de ce programme, en avant-première des vacances ? »
 
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Message posté : Mer 13 Jan 2016 - 0:08 Message
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Lukaz Le Guen
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Personnage
Solar

ϟ Âge : 34
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 7430
ϟ Nombre de Messages RP : 789
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
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- Immunité solaire
- Immunité aux laser

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- Forme invisible

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- Physiologie solaire
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- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
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- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
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- Fallaenn (base)
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- Fallaenn (base)
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ϟ Liens Rapides :
Depuis qu’il était tout petit, Lukaz avait eu une vie assez particulière, auprès des forains. S’il avait bien entendu pu jouer et regarder la télévision comme tous les garçons de son âge, ses occupations étaient beaucoup plus variées et très souvent, elles étaient plus liées à du travail qu’à autre chose. De ce fait, il n’avait jamais vraiment eu l’occasion de vraiment regarder de dessins animés à la télévision et c’était peut-être mieux comme ça, si l’on tenait compte du massacre que ça avait souvent été. Plus tard, le voleur avait découvert de nouvelles activités et il se posait donc très rarement pour regarder le petit écran, ne se contentant que du cinéma, à l’occasion. Lukaz n’avait donc jamais regardé de Shōnen et à dire vrai, il ne savait même pas vraiment de quoi il s’agissait ! Bon, il en avait peut-être eu un petit aperçu à travers certains de ses très rares amis mais même Chase n’était pas trop versé là-dedans, sa culture geek étant plus vidéoludique qu’autre chose.

Quoi qu’il en soit, Lukaz avait ensuite troublé Suzaku avec un certain talent et si en faisait un sport, il pourrait sans souci prétendre à l’or olympique ! L’air de lien, le voleur avait ensuite pillé l’arbuste de son précieux trésor et c’est en offrant un sourire entendu à la remarque de son ami qu’il avait pris la direction d’une proche fenêtre. Un instant plus tard, celle-ci s’ouvrit, démontrant tout le talent du blondinet. Il fallait quand même qu’il se fasse un peu mousser devant celui qui avait été son mentor ! D’une courbette, le Breton invita son ami à entrer et avec un sourire sur les lèvres, il observa le manège de Suzaku autant que ses fesses quand il passa par l’ouverture. L’instant d’après, Lukaz le suivait et une fois à l’intérieur, il referma le battant derrière lui histoire d’attirer l’attention le moins possible.

Ils arrivèrent dans le salon et ce fut à Suzaku de faire bonne impression en allumant les lumières d’une étincelle. Il fallait avouer que ça avait quelque chose d’impressionnant, même quand on avait déjà assisté à ce genre de démonstration ! Cela étant dit, ce qui était plus impressionnant, c’était le décor qui s’offrit à eux ! Lukaz connaissait un peu le style japonais au travers de ce qu’il voyait à Chinatown ou dans la demeure des Miura, mais ici, ça dépassait tout ce qu’il avait pu connaître ! On y retrouvait en effet un style très japonais, mais en même temps, cela rappelait la modernité que l’on pouvait trouver à Fallaenn, la demeure de Lukaz.

« C’est super-cool ! »

On pouvait mieux comprendre pourquoi Suzaku était tombé amoureux de cet endroit et pendant un moment, le voleur ne put s’empêcher de se demander si son ami n’y voyait pas une certaine forme d’indépendance. Il était vrai qu’il vivait encore dans la demeure familiale, même si le sens était bien différent de ce que l’on entendait en général, mais peut-être qu’il aspirait à autre chose ? Etre l’héritier de son clan ne l’empêchait pas de prendre son indépendance en louant un appartement le temps que cette situation se présente, le plus tard étant probablement le mieux pour tous ! C’était un sujet qu’ils n’avaient pas encore abordé mais peut-être que l’occasion se présenterait d’elle-même.

Imitant Suzaku, Lukaz laissa ses chaussures en arrière, autant parce que ça rendait leur expérience plus intéressante que par une certaine forme de respect. Si quelqu’un entrait dans l’appartement et voyait leurs chaussures, il y avait fort à parier que ça rendrait la chose plus difficile et c’était plutôt amusant ! Même si en réalité, il n’y avait pas beaucoup de chances pour que quelqu’un se pointe un 24 décembre au soir, ce qui n’était pas forcément plus mal. S’il y avait une chose que Lukaz préférait au jeu, c’était de passer une soirée ou une nuit en bonne compagnie. Ils passèrent finalement à la chambre, qui se trouvait au rez-de-chaussée, ce qui laissait l’occasion de se demander à quoi servait l’étage, et de là, à une salle de bain à la décoration des plus originales.

« C’est sûr que ça change de chez moi ! Mais, c’est inspirant. »

Et visiblement, il n’y avait pas que lui que ça inspirait, mais de là à savoir ce qui pouvait bien passer par la tête du Japonais… Repoussé dans la chambre, le Breton se laissa tomber sur le lit et admira le plafond, tenta de percevoir des sons de l’autre côté de la porte pour savoir ce que préparait Suzaku. Se mettre à l’aise ? Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Se redressant, Lukaz retira la veste qu’il avait enfilée avant de monter sur la moto de son compagnon et dans le même temps, il retira son sweat, ne gardant qu’un tee-shirt. C’était généralement comme ça qu’il se promenait, à Fallaenn, quand il n’était pas plus dévêtu, mais pour l’heure, c’était encore un peu trop tôt pour en retirer plus. Que dirait Suzaku s’il le découvrait nu, en ouvrant la porte ?

Lorsque cela se produisit, le regard de Lukaz fut directement attiré par les bougies et un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Un bain chaud ? C’était donc ça, le projet de réveillon de son ami ? Voilà qui était original ! S’avançant dans la pièce, le Français constata en effet que l’idée du jacuzzi avait fait son chemin dans l’esprit du Japonais, mais d’une manière des plus singulières. En effet, au parfum qui se dégageait du bain, on ne pouvait douter de ce dont il s’agissait : du champagne ! Voilà qui avait de quoi surprendre :

« Du champagne ? Je ne t’imaginais pas faire ce genre de folies ! » Si Suzaku n’avait jamais été contre le luxe, un bain au champagne, c’était autre chose ! D’un autre côté, comme ils avaient pénétré la maison d’un autre, il était peu probable qu’il ait prévu cela de lui-même puisqu’il n’aurait clairement pas pu apporter tout le champagne nécessaire sur place… C’était donc une manière originale de profiter du bien d’autrui ! « Mais j’aime beaucoup cette facette de ta personnalité, en fait. Même aujourd’hui, tu restes plein de bonnes surprises. J’ai vraiment hâte de voir ce que tu me réserves d’autre. »

Rompant l’espace qui les séparait, Lukaz vint alors se coller contre Suzaku et tandis que sa main glissait jusqu’à son menton pour le saisir, le Français embrassa le Japonais. Leurs lèvres se soudèrent dans un baiser chaste mais bien vite, la langue du voleur vint se mêler au jeu et c’est un baiser beaucoup plus intense que Lukaz offrit à son ami. Son compagnon. Son amant. Finalement, après quelques minutes de cet échange, le Breton s’écarta et un sourire sur les lèvres, il retira son tee-shirt, révélant dans le même temps son torse et les piercings qui l’ornaient, un à chaque téton et un au nombril.

« On doit bien profiter de ce bain, nan ? »

Le pantalon ne tarda pas à suivre le tee-shirt, glissant le long des cuisses du voleur et un instant plus tard, ce fut au tour des sous-vêtements. Ainsi nu, une vision à laquelle Suzaku avait souvent eu droit et qu’il devait connaître plutôt bien, Lukaz se colla une nouvelle fois contre le corps de son compagnon, l’embrassant d’un baiser bref, avant de s’approcher du jacuzzi et d’y plonger le pied. C’était étrangement tiède, le champagne ayant été soigneusement choisi dans ce but et la baignoire étant équipée d’un système de chauffage qui maintenait une tiédeur agréable sans pour autant trop chauffer le liquide, ce qui aurait été plutôt mauvais. Quoi qu’il en soit, la sensation était assez étrange et surprenante, mais elle n’était pas non plus gênante et c’est en souriant que Lukaz entra totalement dans le jacuzzi pour se plonger littéralement dans le champagne. S’asseyant au fond de la baignoire, il se laissa barboter ainsi, constatant que contrairement à une eau savonneuse, le liquide à bulle ne cachait clairement rien de son anatomie. Levant les yeux vers Suzaku, il le détailla de haut en bas.

« Tu comptes te changer ou tu vas rester comme ça ? La soirée commençait pourtant bien… » Tapotant dans le champagne, il ajouta : « Allez, viens me rejoindre, y a de la place pour deux. » Ecartant les jambes, Lukaz lui fit alors comprendre qu’il pouvait venir se glisser tout contre lui, s’il le souhaitait.
 
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