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À celui qui te tend la main, ne la lui refuse point | Adrian

 
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Message posté : Lun 29 Fév 2016 - 13:38 Message
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Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 5000
ϟ Nombre de Messages RP : 1730
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 5000
ϟ Nombre de Messages RP : 1730
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Bien entendu, Adrian connaissait très bien Dana, il l'avait vue se promener en couche-culotte dans les couloirs du palais Atlante et il en avait été de même avec Chrysaor, son père, mais ce n'était pas le genre de choses qui se disaient ! Surtout lorsque vous étiez censé avoir la trentaine. Un bref sourire ourla ses lèvres avant qu'il n'acquiesce, se contentant de répondre de manière floue vu que lui aussi ignorait ce que l'agent Parker savait de la nature de la princesse.

« En effet, au vu de ses origines, elle doit pouvoir vous éclairer. »

Il ne disait pas qu'elle était Atlante – elle pouvait venir d'une famille liée à ce peuple – mais il invitait vivement la jeune femme à aller converser avec la jolie blonde. Elle serait certainement ravie de pouvoir aider quelqu'un dans le besoin, surtout que dans les souvenirs d'Adrian, la princesse et l'agent Feuerbach étaient censés se connaître et être de très bonnes amies. Elle lui avait certainement fait davantage de confidences qu'à un archéologue quasiment inconnu.

Malheureusement, la bonne humeur s'envola rapidement lorsqu'il fut question des enfants et de l'infertilité générale des Ultimes. Adrian imaginait aisément ce que l'agent Parker pouvait ressentir, même si lui-même n'avait jamais eu à s'inquiéter de ce point – bien que cela pouvait aussi être son cas, il l'ignorait – mais le fait de savoir que les rêves de base étaient inaccessibles avait de quoi perturber. Même si elle était encore jeune et ne songeait pas forcément à fonder de famille avant un moment, il n'était pas exclu qu'elle puisse vouloir donner vie à des enfants dans quelques années, apprendre que ce n'était pas forcément envisageable pourrait remettre en question tout son avenir. Le cœur de l'Archimage se serra bien malgré lui, c'était un sujet sensible et il aurait aimé ne pas être celui qui allait devoir lui annoncer cette éventualité. Mais c'était fait ! Quelque chose lui disait qu'elle ne l'apprécierait plus autant après leur conversation. Même s’il n'était pas directement responsable de ce qui lui arrivait, on blâmait presque toujours le messager, non ? Il fut donc assez soulagé lorsqu'elle lui demanda de ne pas répondre pour le moment, il espérait bien pouvoir éviter de revenir sur ce sujet et ne fut que trop heureux de l'entendre parler du rituel.

Elle avait raison sur un point : il lui fallait un peu de matériel. Il le portait toujours sur lui lorsqu'il agissait comme Eldoth, mais en tant qu'Adrian il avait juste une craie qui ne serait pas suffisante pour un rituel de cette importance. Pour passer outre la protection mentale de l'agent, l'Archimage allait devoir mettre le paquet ! Finalement, c'était peut-être préférable de le faire chez lui, surtout avec le nexus magique dissimulé dans sa cave et qui amplifiait largement ses pouvoirs – déjà puissants de base. Oui, finalement il était plus logique de mener tout le rituel dans son manoir.
Hochant la tête à la question de son interlocutrice, le centenaire répondit.

« Si. Quelques objets que j'ai chez moi. D'ailleurs nous pourrions le faire là-bas plutôt qu'au Brett Building, ce sera plus discret et la magie y fonctionne mieux. » Même s’il n'allait pas se lancer dans des explications détaillées à ce propos. « Mais la plupart des agents de l'UNISON savent que je pratique, ou du moins que je m'y connais. »

Certains l'avaient déjà vu prendre part aux missions qui demandaient une assistance magique, mais il était vrai que la plupart le prenaient encore pour un simple archéologue qui s'intéressait à la magie comme certains étaient passionnés par l’Égypte. Enfin, ce n'était pas important, l'Archimage invita finalement la demoiselle à le suivre et ils quittèrent le parc. Préférant héler un taxi pour qu'ils arrivent plus rapidement, le centenaire donna l'adresse du manoir et le trajet se fit dans une atmosphère assez silencieuse. Ils arrivèrent finalement devant la vieille bâtisse, Adrian régla la note et invita la jeune femme à le suivre jusqu'à la porte d'entrée. Lorsqu'ils entrèrent dans le hall, seuls quelques bruits provenaient de la cuisine. Une tête surmontée d'un turban – celle de Sallah – apparue brièvement avant de disparaître dès qu'il vit Andrea.

« Ne faites pas attention. »

Inutile d’expliquer qu'il vivait avec un égyptien asocial et timide. Au lieu de cela, l'Archimage l'invita à monter à l'étage et à se diriger vers une porte fermée qui faisait face au palier de l’escalier. Il s'agissait de sa salle de travail. Si tout le manoir bénéficiait d'une décoration ésotérique et dépassée, cette pièce était encore plus étrange que les autres. Les bibelots étaient tous des artefacts magiques – comme dans le reste de la demeure – mais il y avait des quantités de bouquins, de papiers et de plantes pas forcément identifiables. L'antre d'un mage en somme.

Adrian s'éloigna un peu de l'agent pour s'approcher d'une table de travail et attraper une craie à la couleur assez inhabituelle, puis se dirigea vers une zone où le plancher était dégagé – justement pour lui permettre de tracer des cercles rituels sur le sol. Se débarrassant de sa veste, il s'accroupit pour commencer à tracer des symboles non identifiables tout en expliquant ce qu'il faisait à la première concernée.

« Vous allez sentir des sensations plutôt inhabituelles, sauf si vous avez déjà expérimenté la magie bien sûr. Peut-être que votre corps cherchera à combattre pour repousser mon incursion, mais il sera important que vous bridiez autant que possible cet instinct de survie. Ce sera vous qui contrôlerez l'avancée du rituel. Moi je me contente de faire le lien entre vous et vos souvenirs – ou vos ancêtres si vous préférez. Ce sera à vous d'explorer et d'aller dans telle ou telle direction, vous comprenez ce que je veux dire ? »

Il lui jeta un coup d’œil avant de se concentrer à nouveau sur ses tracés. Il lui fallut une bonne dizaine de minutes – pendant laquelle il l'invita à s'installer sur un tabouret si elle le voulait – et après avoir tracé une certaine quantité de symboles, dispersé des plantes et installé quelques bougies et autres vecteurs d'énergie magique, le rituel fut enfin prêt. Il déposa sa craie sur la table la plus proche avant d'attraper un tabouret qu'il installa au centre du cercle, là où tous les symboles semblaient se réunir, puis il le désigna à la demoiselle.

« Installez-vous s'il vous plaît. »

Lorsque ce fut bon, le centenaire se plaça derrière elle et glissa l'une de ses mains au-dessus de la tête d'Andrea, mais sans la toucher. Là, il n'eut plus qu'à diffuser son énergie magique dans le corps de la brune et dans les symboles dessinés sur le sol. Ces derniers se mirent d'ailleurs à briller d'une lueur étrange et la jeune femme dût commencer à sentir la fameuse étrange impression dont il avait parlé.
Le rituel débutait.
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mar 1 Mar 2016 - 2:27 Message
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Il avait rapidement été établi que Dana n’était pas tout à fait de ce monde. C’était elle qui avait recruté Andrea pour l’UNISON, et elle s’était fait fort d’instaurer entre elles un climat de confiance, où une forme de sincérité régnait. La relation qui s’était ensuite développée entre l’Atlante et son aïeule n’avait fait que renforcer ce sentiment sécuritaire. Elle avait tôt fait de mentionner ses origines et ses capacités auprès d’elle, s’en cachant à peine peut-être par fierté, peut-être par volonté de transparence ; Andrea avait toujours envié la facilité avec laquelle la Princesse s’était ouverte à elle, à elle qui peinait à la regarder dans les yeux lorsqu’elle dévoilait face à la caméra ses faits de terrain lorsqu’elle était encore chez les Texas Ranger. Cette spontanéité, elle ne l’avait comprise que bien plus tard quand elle eut compris que les personnes qui l’entouraient l’acceptaient comme elle était, et surtout lorsqu’elle avait fini par s’accepter elle-même. L’aiderait-elle ? Certainement, en un battement de cœur. « Je vais essayer de lui en parler. » Conclut-elle finalement.

Pendant l’espace d’un instant, Andrea se demanda si Dana avait elle-aussi hérité de certaines particularités dont avait hérité son peuple, et surtout comment elle le vivait. Ses gènes l’empêchaient-ils de donner naissance comme les siens étaient en mesure de le faire ? Question délicate à laquelle la jeune femme n’était pas sûre de vouloir apporter une réponse. À laquelle personne ne voulait jamais vraiment apporter de réponse. Pas même Adrian, qui avait pris soin de ne pas réagir immédiatement, préférant sans doute passer ses informations sous silence lorsqu’elle avait subrepticement glissé sur un autre sujet. Un sujet qui respirait le bonheur et l’espoir. Lui en voulait-elle ? Certainement pas. Elle ne le comprenait d’ailleurs que trop bien ; De toutes les personnes de son entourage, n’était-il pas le dernier à qui il revenait de le lui annoncer ? Après tout, elle venait tout juste de le rencontrer, et il était déjà bien assez bon de vouloir lui apporter son aide ! Assurément, c’était une tâche qui revenait à quelqu’un de plus proche, de plus impliqué, comme sa mère qui – si ses soupçons étaient fondés – saurait mieux que quiconque répondre à ses interrogations. Encore fallait-il qu’Andrea daigne lui adresser la parole, à elle qu’elle tenait encore pour responsable de la mort de son père.

La conversation continua bon train, Adrian confirmant ses assertions sur le matériel dont il aurait besoin. Elle n’y connaissait rien en magie, mais elle n’avait jamais visualisé le domaine qu’encombré d’objets magiques, le sol enluminé d’arabesques crayeuses et l’air saturé d’encens et de l’éclat des bougies dans une pénombre opaque et indiscernable. Oui, c’était cliché. Mais les clichés, après tout, ne prenaient-ils pas leur source dans une réalité tout ce qu’il y avait de plus concrète ? Elle pencha doucement la tête lorsque le jeune archéologue suggéra qu’il serait peut-être plus opportun de procéder au rituel chez lui, pour des raisons pratiques. Ce qui faisait sens, au vu ce qu’il lui disait. Par ailleurs, la métisse Ultime ne chercha guère à en savoir plus : c’était un domaine qui la dépassait, et de très loin. « Effectivement, ça semblerait plus simple. Faisons comme ça. » Sourit-elle. Et, d’un commun accord, la jeune femme ramassa ses affaires et s’élança à la suite du Professeur Pennington.

Le trajet fut rapide – Adrian ayant la bonne idée de leur appeler un taxi – et se passa dans une atmosphère plutôt silencieuse. Elle se laissa bercer par les amortisseurs de la voiture, se perdant dans la vision du paysage urbain qui défilait sous ses yeux vagues, sans qu’elle ne parvienne réellement à s’attarder sur les détails qui le composait. Son regard s’était rapidement perdu dans le lointain, encore fraîchement marqué des informations que son interlocuteur venait de lui fournir. Certaines pleines d’espoirs, d’autres empreintes d’une mélancolie qu’elle s’efforçait tant bien que mal de repousser. Mais une angoisse tenace tenaillait son cœur de sa griffe noire, et le tenait encore lorsque le véhicule freina, une poignée de minutes plus tard, et qu’elle put sortir de sa torpeur. Elle s’apprêtait à payer la note lorsque le jeune homme s’en chargea, et après l’avoir remercié, elle l’accompagna jusqu’au-devant de sa bâtisse. Un manoir, et très ancien visiblement. Mais elle n’eut guère le temps de de s’attarder sur la devanture qu’Adrian l’entraînait déjà dans son sillage.

Etrangement, la décoration n’étonna pas Andrea. Plus étrangement encore, elle s’y serait presque attendue. L’intérieur, finalement, n’était qu’une juste continuité de l’extérieur pour le moins rustique, et il ne semblait rien de moins que le temps en sein se soit suspendu au siècle dernier. Ce qui n’était pas sans charme, concéda-t-elle. Ce qui était surprenant pour un homme trentenaire célibataire. Quelques bruits dans la cuisine attirèrent son attention, aussi leva-t-elle les yeux pour croiser le regard d’un homme qui disparut aussitôt derrière un pan de mur, avant même qu’elle ne puisse le saluer. Célibataire ? Peut-être pas tant que ça, au final. Acquiesçant en silence et dans un hochement de tête orné d’un sourire, elle se dirigea à l’étage, puis dans la direction qu’il venait de lui indiquer. Elle trouva sans mal la salle de travail que lui avait indiqué le jeune homme, et poussa la porte entrouverte qui dévoila les lieux dans un grincement.

On n’aurait guère eu besoin de lui dire qu’elle se trouvait dans un laboratoire ésotérique tant la pièce respirait le surnaturel, et ce n’était pas seulement du fait de l’odeur saturante en plantes qui embaumait l’air. Sans mot dire, elle l’observa se saisir d’une craie et s’affairer à tracer des symboles à même le plancher ; Un plancher qui avait dû en voir d’autres, si l’on en jugeait par l’aura blanchâtre qui dessinait un cercle plus ou moins régulier. Quelque part, ce simple constat la rassérénait, car elle jugeait – peut-être de façon hasardeuse – qu’il n’en était pas à son coup d’essai. Elle aurait même parié qu’il savait parfaitement ce qu’il faisait. Maintenant assise, Andrea s’affaira à essayer de comprendre ce dont l’archéologue essayait de lui parler. Non elle n’avait jamais expérimenté la magie, du moins pas à sa connaissance, mais elle savait ce que faisait une incursion mentale et elle savait comment son esprit allait essayer de se défendre contre la menace.

« Je n’ai jamais… Non. Mais je vais faire de mon mieux pour vous faciliter la tâche ! » Affirma-t-elle. En réalité, rien n’était moins sûr, d’autant que la jeune femme peinait à comprendre ce dont il retournait, bien que le mage tente de le lui expliquer. « Essayons, se résolut-elle, et nous verrons bien où cela nous mène. » De toute façon, ils n’avaient pas grand-chose à y perdre sinon du temps. Or, ils en disposaient tous deux.

Docilement, la métisse Ultime ôta son manteau et s’installa sur le tabouret qu’il lui désignait au centre d’une large arabesque de symboles, à ses yeux, dénués de sens. Puis elle ferma les yeux et tenta de se détendre, alors qu’elle sentit la présence d’Adrian derrière elle, et le survol de sa main au-dessus de ses cheveux. Puis ce fut le silence.

Un silence lourd. Pesant. Absolu. Et l’impression que rien ne se produisait.

Au bout de quelques minutes, Andrea entrouvrit les lèvres pour manifester ses doutes quant à la réussite de leur entreprise. Puis elle réalisa qu’elle ne réussissait pas à ouvrir la bouche. Telle la sensation d’endormissement, lorsque les membres alourdis semblent eux-mêmes figés et que l’esprit lutte pour animer la matière, elle ne parvenait pas à esquisser un mouvement. Son esprit pourtant, semblait vif et éclairé, comme conscient de ce qui était en train de se produire, sans pourtant parvenir à se libérer de l’entrave magique dont Adrian venait de de resserrer l’étau. Elle chassa les picotements qui s’étaient instillés dans le bout de ses doigts en secouant les mains, mais ses mains restaient posées sur ses cuisses. Elle voulut ouvrir les yeux pour capter la lueur des étoiles qu’elle sentait luire autour d’elle. Des étoiles ? Non, des bougies. Elle sentait leur crépitement sous ses paupières. La fumée âpre qui lui irritait la gorge. Le soufre. Puis elle ouvrit les yeux. Et à la pénombre céda la lumière d’un voile d’astres infinis.

Il faisait une chaleur torride. Un éclat rouge à ses yeux l’aveugla, la pénombre s’était muée en terres noires et incandescentes. Sous son pied, le basalte céda une nouvelle fois aux crocs d’une lave épaisse et visqueuse. Le souffre saturait toujours l’air mais elle ne respirait pas. Pas dans cette réalité. Au-dessus d’elle, un vide gigantesque ouvrait sa gueule vorace et aspirait tout. Quels sont ces univers ? Songea-t-elle. Pourquoi m’amenez-vous ici ? Qu’ont-ils à voir avec moi ? Elle ouvrit les lèvres, mais aucun son ne sortit. Parce que ses lèvres étaient restées closes, et c’était un autre son qui lui parvenait. Le son d’une bourrasque de vent, geignant entre les deux flancs escarpés d’une falaise. Elle n’avait pas froid. Ses longues jambes enfoncées dans la neige, engourdies, et ses flancs que fouettait un souffle blanc, elle darda une nouvelle fois les étendues glacées. Sauf que cette fois elle n’était pas seule. La silhouette noire s’était tourné vers elle et l’avait observée, et l’éclat doré de son visage faisait écho à la lumière blanche du soleil froid. Qui es-tu ? Elle voulut le héler, bondir de proche en proche, s’envoler pour le rattraper. Elle l’aurait pu, mais ses jambes lourdes et cotonneuses refusaient de se mouvoir. Alors elle l’observa s’éloigner. Reviens ! Et elle tomba.

Lorsqu’Andrea rouvrit les yeux, ses mains étaient crispées sur ses cuisses. De telle façon d’ailleurs, qu’il aurait été impossible pour quiconque de les desceller. De larges gouttes de sueur roulaient de la naissance de son cuir chevelu aux boucles de ses cheveux châtains, venant se perdre dans la masse brunâtre ou dans le tissu de son sweet. La désagréable sensation de son col mouillé lui fit vouloir le retirer. C’est à ce moment-là qu’elle remarqua combien elle tremblait. Et qu’elle remarqua combien elle avait soif. Et où elle se trouvait. Et qui la regardait.

« Adrian… Est-ce que ça a marché ? » Lui demanda-t-elle un trémolo dans la voix, et nauséeuse. Pour pallier à la sensation de tournis, la jeune femme s’était assise en tailleur à même le sol. Venait-elle de rêver tout ce qui venait de se produire ? Peut-être lui demandait-il alors que lui-même n’en avait aucune idée. Après tout, elle-même n’était pas sûre de comprendre elle-même ce qu’elle venait de traverser. Avait-il été en mesure d’observer les mêmes choses qu’elle ou son esprit lui avait-il été imperméables ? « J’ai vu des mondes. Je suis déjà allée là-bas, murmura-t-elle les yeux dans le vague. Déjà oui, mais quand, mais où… Sans y aller. Je ne me souviens pas. » Quelle piètre impression elle devait faire, assise en boule, les yeux dans le vague et l’air hagard. Elle avait tout l’air d’être une droguée en plein trip. Pourtant, lorsqu’elle darda ses prunelles dans celles du mage à la recherche de réponses, son regard fatigué avait retrouvé une forme de vivacité. « Pourquoi est-ce que le rituel s’est arrêté ? Demanda-t-elle en tournant son regard vers le jeune homme. J’étais en train de poursuivre l’individu sur ce monde de glace quand tout s’est arrêté. Et en ouvrant les yeux, j’étais revenue et lui… n’était plus là. Elle rejeta sa tête en arrière, appuyant sa nuque contre le tabouret. Est-ce que c’est de ma faute ? » Ajouta-t-elle les lèvres pincées après un temps d’hésitation.

Peut-être l’avait-elle tout simplement jeté hors de sa conscience comme il lui avait précisément demandé de ne pas le faire. Pour sa défense elle n’avait pas eu l’impression de pouvoir maîtriser grand-chose. Mais elle espérait tout de même que ce ne soit pas le cas.


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Message posté : Mar 1 Mar 2016 - 14:44 Message
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Adrian ne servait que de vecteur, de pont entre les ancêtres d'Andrea et cette dernière, il ne pouvait toutefois pas visionner ce qu'elle voyait, ni savoir comment les choses se passaient. Enfin, sauf en observant son comportement et en vérifiant qu'elle n'allait pas tourner de l’œil ou perdre contenance. L'Archimage avait souvent utilisé la magie sur les autres, il savait donc que tous les humains – même métisses – ne supportaient pas les choses de la même manière. Quand certains pouvaient enchaîner plusieurs rituels épuisants, d'autres avaient du mal à tenir le choc pour un seul.

Pour le coup, l'évolution fut assez rapide. Andrea se tendit, certainement lorsqu'elle entra en contact avec ses souvenirs ou ceux de ses ancêtres, puis elle eut des réactions physiques qui auraient pu être les mêmes que si elle avait eu à courir un marathon en un temps record. Au final, l'Archimage commença à se demander s'il ne devait pas arrêter le rituel avant qu'elle ne soit complètement épuisée, mais le corps de la brune réagit avant. Une sensation familière se fit tout à coup sentir : le lien avait été interrompu. L'organisme de l'agent avait certainement considéré qu'il valait mieux en rester là pour le moment et Adrian n'allait pas continuer. Il valait mieux procéder par étape et s'assurer que tout irait bien pour elle, qu'elle assimile petit-à-petit ce qu'elle allait apprendre.

Baissant la main, Adrian cessa de diffuser sa magie et rapidement, les symboles du sol se mirent à perdre en intensité pour redevenir parfaitement normaux. Il contourna le siège pour poser les yeux sur la demoiselle qui tremblait comme une feuille. Son naturel le poussait à vouloir poser une main compatissante sur son épaule, cependant ce n'était pas dans ses habitudes et il se contenta donc de poser un regard inquiet sur elle. Lorsqu'elle s'installa sur le sol, le centenaire s'accroupit à ses côtés pour pouvoir lui parler face-à-face et écouta patiemment ce qu'elle lui expliquait. Visiblement, cela avait été très éprouvant vu la manière dont elle parlait, tremblait et le fixait avec intensité. Il esquissa finalement un sourire rassurant lorsqu'elle s'inquiéta de la fin du rituel.

« Non, je crois que c'est votre esprit ou votre organisme qui a décidé que c'était suffisant. Mais attendez deux minutes, je vais vous chercher quelque chose à boire, vous en avez bien besoin. » Il se redressa. « Restez assise, c'est plus prudent pour le moment. »

Eldoth s'éloigna pour quitter la pièce et descendre au rez-de-chaussée. Sallah était toujours dans la cuisine et il ne posa aucune question : apparemment c'était devenu plutôt naturel pour lui de voir son père adoptif amener des jeunes femmes dans son grenier. Présenté de la sorte, c'était assez louche, mais dans les faits, c'était plutôt altruiste. Il remplit un verre d'eau – il n'y avait pas d'alcool ou de sodas dans cette maison – avant de remonter à l'étage pour rejoindre l'agent Parker à qui il tendit le verre après s'être à nouveau accroupit à ses côtés.

« Je disais donc que le rituel a certainement été interrompu par votre corps. Vous étiez stressée dès le début et vous vous êtes grandement crispée durant l'échange, je pense que ça a été peut-être trop éprouvant pour une première fois. C'est déjà étonnant que vous ayez réussi à en voir autant. » Il lui offrit un nouveau sourire amical. « C'est une bonne chose, il ne faut pas vous forcer, même si je sais que vous auriez envie de tout savoir dès maintenant. Je crois qu'il faudra refaire plusieurs rituels, mais vous devrez être plus calme et plus posée. » Il réfléchit quelques secondes. « Je pourrai vous préparer quelque chose pour que vous soyez plus paisible, mais il faudra aussi que vous vous mettiez en condition. »

Adrian avait fait quelques recherches lorsqu'il avait aidé une collègue de l'UNISON à faire face à sa nature de garou : il avait confectionné une potion censé apaiser l'esprit et permettre à la personne qui le buvait d'atteindre plus facilement la paix de l'esprit, mais ce n'était pas la seule solution. Il fallait l'allier à autre chose : la concentration. Ces paroles lui firent penser au sujet du temps dont elle jouissait et de son immortalité à venir. Un léger soupir lui échappa, il détourna le regard avant de reprendre la parole.

« Et à propos de ce que vous avez demandé dans le parc... » Il la regarda. « L'agent Feuerbach m'avait fait rencontrer certains de ses ancêtres... et l'une d'entre eux avait plus de mille ans. Visiblement, ils ont une espérance de vie très élevée et ne sont pas autant sujet que les humains aux maladies et aux maux de ce genre. » Il se sentait coupable de lui avouer tout ça. « Ils m'ont aussi expliqué que leur organisme s'était adapté à cette longue espérance de vie. Comme dans de nombreux peuples, cette longue vie les pousse à avoir moins d'enfants puisqu'ils finiraient par manquer de place. C'est pour cette raison que les Ultimes souffrent tous d'infertilité. » Il humecta ses lèvres. « Mais ce n'est pas forcément votre cas, vous êtes certainement une métisse et qui plus est, nous avons eu la preuve qu'un humain et une Ultime peuvent avoir un enfant, donc ce détail ne vous concerne peut-être pas. » Détail qui n'en était pas vraiment un. « Mais pour l'espérance de vie... j'ai quelques doutes. Ce sera à vous de voir si vous vieillissez normalement ou si votre apparence reste la même. » Il la regarda dans les yeux. « Je suis vraiment désolé. »

Habituellement les gens étaient heureux de vivre éternellement, mais Adrian savait que c'était un cadeau empoisonné, surtout sur Terre.
 
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Message posté : Mar 1 Mar 2016 - 20:14 Message
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Comme pour s’accrocher à sa présence rassurante, et l’esprit encore plein des images que lui avaient apportées ses visions, elle avait religieusement suivi l’archéologue du regard. D’abord dans son mouvement fluide pour lui faire face, et lorsqu’il s’était enfin abaissé à sa hauteur après qu’elle eut recherché auprès du plancher la stabilité qui semblait l’avoir abandonnée. Il l’écouta délirer sur des mondes extra-terrestres sans mot dire, mais dans son regard – qu’elle dardait résolument – Andrea voyait bien l’inquiétude qui y poignait. Et elle s’en voulut un peu de lui causer du souci, alors même qu’il s’était proposé de l’aider, une réaction que le jeune homme aurait sans doute trouvée bête, si elle avait bien cerné sa personnalité. C’était en général un jeu dans lequel elle excellait, mais c’était d’autant plus facile lorsqu’elle se trouvait face à quelqu’un qui lui ressemblait tant.

Visiblement conscient de son mal être, Adrian se proposa d’aller lui chercher à boire et lui recommanda, à ce titre, de rester assise le temps qu’il revienne. Elle acquiesça d’un signe de tête, comme si sa gorge venait soudain de se parcheminer, et alors qu’elle entendait les bruits de ses pas s’éloigner à l’étage du dessous, ses doigts se jouaient des aspérités du sol qu’elle sentait granuleux sous sa pulpe. Elle suivit assidument les recommandations de l’archéologue, un peu par contrainte ; La jeune femme aurait été de toute façon bien capable de se redresser, et encore moins d’aligner un pied devant l’autre. Lorsqu’il revint quelques minutes plus tard et lui tendit un verre d’eau, la jeune femme se fit violence pour ne le vider que par petites gorgées et non pas le descendre d’une traite, mais lorsqu’elle décolla enfin ses lèvres du rebord du verre et le posa sur le tabouret, il n’y restait plus une goutte d’eau.

« Je suis désolée, soupira-t-elle, j’ai essayé de résister comme vous me l’avez demandé, mais il y a eu cette impression de tomber et le réveil. C’était exactement comme dans un rêve. » La même frustration à sentir qu’on n’avait pas totalement emprise sur ses visions, la même impression de vide alors que le décor s’était effacé pour laisser place à un brusque retour sur Terre. « Mais vous avez sûrement raison, tenta-t-elle de se rassurer en lui offrant un sourire qui se voulait rasséréné, il s’agit sûrement d’une réaction normale. Peut-être par manque de préparation mentale de mon côté, peut-être par fatigue, aussi. J’ai très peu dormi cette nuit. » Et encore, le mot était faible. Elle n’avait pas réussi à trouver le sommeil avant une heure bien trop avancée, et s’était réveillée en sursaut et en sueur dans son lit vraisemblablement sans aucune raison. Tout du moins ne s’en souvenait-elle pas. C’était possible que cela ait influencé l’issue du rituel, mais c’était tout aussi possible que la spontanéité et le manque de connaissances à ce propos en soit la cause. Tout était envisageable. « Ce serait peut-être bien d’essayer pour la prochaine fois. De mon côté je vais essayer d’apprivoiser cette sensations pour qu’elle ne me soit plus inconnue. »

La sensation d’être prisonnier de son propre corps, de pas pouvoir esquisser un mouvement alors que son esprit se trouvait irrémédiablement plongé dans des souvenirs. Il fallait absolument qu’elle parvienne à en chasser l’angoisse. Une angoisse poisseuse qui lui collait à la peau, aussi fermement ancrée en elle que le souvenir impeccable des deux visions. Un monde recouvert de glace, un inconnu masqué, un monde de feu et de soufre. S’il s’agissait de rêves, en comprendre le sens ne serait pas aisé, parce qu’ils pouvaient tout et rien signifier. S’il s’agissait de souvenirs, c’était plus problématique encore ; Ce ne pouvait être les siens, car elle tenait pour acquis de n’avoir jamais mis les pieds dans de tels endroits. Des paysages qu’elle soupçonnait même de ne pas être terrestres. Ils appartenaient donc à ses ancêtres, or il lui était très clairement apparu qu’il n’existait pas d’êtres vivants dans ces univers, en dehors de la silhouette au visage doré. Peut-être en observait-elle le présent, ou le futur, dans une ère où ses aïeules les avaient déjà quittés ? Peut-être n’était-ce rien de tout ça. Et dans ce cas, qu’est-ce qui reliait ces mondes à elle ? Encore des questions. Toujours plus de questions.

Ce fut le soupir d’Adrian qui la tira de ses songeries. Levant le regard pour plonger dans celui de l’archéologue, la métisse Ultime comprit que quelque chose n’allait pas. Et elle comprit rapidement ce qui n’allait pas. Le sujet du parc, celui qu’il avait essayé d’éviter, celui qu’elle avait repoussé jusqu’à l’instant où ni l’un, ni l’autre ne jugerait plus bon de le refouler. Les lèvres doucement pincées, elle l’écouta sans mot dire, sans laisser rien transparaître. L’air du jeune homme était suffisamment contrit, et il devait se sentir suffisamment mal, pour qu’elle n’ajoute pas à sa peine, aussi s’efforçait-elle de garder un air marmoréen. Mais au fond, elle était anéantie. Elle sentait encore s’égrainer les syllabes du mage, arrachant l’un après l’autre des bribes de l’avenir qu’elle s’était affairé à construire, comme des crocs acérés dilacérait la carcasse de l’espoir qu’elle plaçait en son couple. Elle sentait seconde après seconde le poids des mots s’appesantir sur ses épaules, alors pourtant qu’elle peinait à en prendre encore toute la mesure. Elle se sentait comme si on venait de lui annoncer qu’elle était condamnée. Sauf qu’elle serait condamnée à vivre. Le visage d’Adriel apparut à son esprit, jeune et pétillant, dépérissant et se muant en en vision mortelle, et elle toujours à ses côtés, toujours jeune, et toujours seule. Oh, Andrea aurait bien pu vivre sans porter ses enfants si cela lui avait été impossible, elle aurait même pu passer les dernières années de sa vie sans lui, si la cruauté du destin le lui avait arraché avant l’heure fatidique.
Mais elle ne pourrait jamais lui survivre éternellement.

Parce qu’au fond d’elle, Andrea connaissait déjà la réponse.

Une larme silencieuse roula le long de sa joue, qu’elle essuya d’un revers de main avant de détourner son regard d’Adrian et de se redresser, dégourdissant ses jambes. Sa paume se posa sur l’épaule du jeune homme, qu’elle pressa avec une infinie douceur. « Merci Adrian. Un sourire ourla ses lèvres, mais ses yeux, quant à eux, ne riaient guère ; Sans doute n’avait-elle jamais eu regard plus dur, mais ça, le jeune homme pouvait ne pouvait bien entendu pas le savoir. Ne vous sentez pas coupable, je suis contente que vous me l’ayez dit. En ce point, elle était des plus sincères. Au moins je sais à quoi m’attendre pour… l’avenir. Je suis consciente que ce n’était pas à vous de faire ça, et à ce titre c’est à moi de m’excuser. Mais je n’avais personne d’autre. Elle fit une pause. Je ne vais pas vous cacher que les jours à venir vont être difficiles… Et elle disait jours, mais elle pensait mois, voire années. Mais je pense vraiment que c’est pour le mieux. » Aussi terrible que cela puisse sembler. « Sans doute me faudra-t-il trouver quelqu’un pour me partager son… expérience. Oh, ça doit pouvoir se trouver… Après tout, on est dans la ville des supers, non ? » Elle agrémenta ses propos d’un soupir léger. En réalité, elle espérait du fond du cœur de pouvoir croiser la route de quelqu’un qui saurait lui faire comprendre qu’il n’y avait pas que de la fatalité dans l’éternité.

« Bon ! Sourit-elle avec toute une légèreté qu’elle n’aurait pas dû ressentir, étant données les circonstances. Je me sens un peu mieux, et si nous réessayions ? » Et de se rasseoir sur le tabouret, ramassant ses muscles pour trouver une position qui lui serait agréable dans l’optique de se détendre complètement. Et de se laisser envahir par les odeurs et les sensations de la salle de travail Pennington. Et de vouloir s’oublier dans les limbes de souvenirs qui ne lui appartenaient pas.
 
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Message posté : Mar 1 Mar 2016 - 21:20 Message
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Adrian Pennington
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Eldoth
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 5000
ϟ Nombre de Messages RP : 1730
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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Eldoth
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Réputation : Niveau 6
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Adrian ne doutait pas une seule seconde du fait que l'état d'esprit d’Andrea était pour beaucoup dans la rapidité avec laquelle le rituel s'était terminé. La magie était capricieuse, elle demandait de la concentration et des efforts, même pour ceux qui la subissaient seulement. C'était d'ailleurs pour cette raison que l'Archimage faisait son possible pour ne pas se laisser gagner par la morosité qui habitait de plus en plus souvent sa vie. Il n'arrivait plus une journée sans qu'il ne se réveille en pensant aux pertes qu'il allait encore avoir à subir, sans qu'il culpabilise de rester le même alors que l'enfant adopté en Égypte était devenu un quinquagénaire à la santé faiblissante. L'immortalité était plus une punition qu'un présent de son point de vue, mais il ne pouvait pas le dire ainsi à une jeune femme qui avait une espérance de vie bien plus étendue que la sienne.

Cependant, même si ses pensées s'assombrissaient et qu'il compatissait à cette découverte, Adrian devait faire bonne figure. Il chassa donc tant bien que mal son expression inquiète pour en afficher une plus enthousiaste, même si c'était assez compliqué face aux paroles qu'elle prononçait. Le pire fut certainement lorsqu'une larme lui échappa, Eldoth sentit son cœur se serrer comme jamais et s'il était du genre impulsif, il aurait certainement cherché à la consoler. Mais il ne parvint qu'à rester bêtement immobile à la regarder, ne détournant les yeux que pour éviter de la dévisager dans une situation pareille. Mieux que personne, il comprenait ce qu'elle ressentait, même s'il ne pouvait pas lui dire.

Un sourire navré ourla ses lèvres lorsqu'elle parla du fait d'être seule dans cette situation. Sur le coup, il regretta amèrement de ne pas s'être présenté à elle comme étant Eldoth, il aurait ainsi pu lui faire partager son expérience et lui dire qu'il était là pour la soutenir si elle avait besoin de parler. Mais ils n'en étaient pas encore là et honnêtement, c'était peut-être préférable ainsi. Il ne vivait pas son immortalité d'une manière positive, or Andrea avait besoin de quelqu'un dans ce cas-là si elle ne voulait pas sombre dans la dépression.

« Je suis certain qu'en demandant à d'autres agents ou à des Légionnaires, vous pourrez obtenir des noms de personnes dans ce cas-là. Ce serait une bonne chose pour la suite je pense. »

Peut-être qu'il pourrait en parler à Pharos ? Le Super n'était pas immortel, mais il vieillissait beaucoup plus lentement que la normal et Adrian savait qu'il prenait les choses avec plus d'optimisme que lui. Son esprit passa rapidement en revu les noms des contacts qui lui restaient de sa jeunesse, mais même au sein des personnes qui bénéficiaient de la même espérance de vie, une certaine quantité était décédée en exerçant son métier de Super.

Eldoth chassa finalement ces pensées de son esprit afin de se concentrer sur la situation actuelle. Il ne voulait pas avoir de raté alors que les enjeux étaient aussi importants ! Adrian la laissa donc s'installer sur le tabouret avant de s'éloigner pour attraper une fiole en verre posée sur la table où se trouvaient la plupart des herbes de la pièce. Il s'agissait de la potion dont il avait parlé avant, il en avait préparé une petite quantité pour la donner à l'agent de l'UNISON qui en avait besoin, mais il pourrait toujours en refaire avant de lui rendre visite. Pour le coup, Andrea en avait davantage besoin. Il revint vers la demoiselle avant de lui tendre.

« Ça vous aidera à vous concentrer. Faites-moi confiance, en plus c'est parfaitement bio. »

Une manière de la rassurer et de la pousser à se détendre un peu – les plaisanteries étaient faites pour ça, non ? Après qu'elle ait absorbé la potion, Adrian se replaça derrière elle afin de réitérer les gestes déjà effectués la première fois, mais il tenta aussi de lui transmettre un peu de sa quiétude. Les mages glissaient une partie d'eux-mêmes dans leur magie, c'était pourquoi un bon mage était capable d'en reconnaître un autre rien qu'en sentant son aura magique. Il était donc naturel qu'il puisse faire bénéficier la jeune femme de sa nature paisible et normalement, cela ne devrait pas altérer ses sens ou sa perception générale.

Cette fois-ci, le rituel dura plus longtemps et Andrea eut certainement l'occasion de glaner de nouvelles informations, mais c'était loin d'être suffisant pour autant. Au terme de cette journée plutôt inhabituelle, Eldoth lui fit savoir qu'il serait bénéfique de se voir au moins une à deux fois par semaine afin de pouvoir lui permettre de se plonger toujours davantage dans ses souvenirs et ceux de ses ancêtres.
Elle accepta.

Plus les jours et les semaines passaient, plus la demoiselle pouvait prolonger les séances de « méditation ». Les choses et sensations qu'elle apercevait ou percevait ne devenaient pas forcément plus claires, mais elle avait davantage de temps pour les analyser et avec un esprit apaisé, elle pourrait mieux les comprendre. Adrian quant à lui se débrouiller pour être toujours aussi disponible pour la demoiselle. Il voulait la soutenir autant sur le plan magique que pour le reste. Même s'il ne lui avait toujours pas avoué qu'ils se connaissaient déjà, Eldoth tentait de lui expliquer que la découverte de cette nouvelle nature ne devait pas lui fermer les portes d'un avenir joyeux et encourageant. Il aurait été regrettable qu'une femme aussi agréable et intelligente ne se transforme en ermite parce qu'elle ne souhaitait plus perdre ses proches.

Leur lien de parfaits inconnus se transforma donc en quelque chose d'un peu plus poussé. Il la voyait même plus souvent que ses amis les plus proches et le fait de savoir qu'elle allait partager la même souffrance que lui avait tendance à lui donner envie de l'aider toujours davantage. Bien évidemment, Adrian n'oubliait pas qu'il était censé être un simple archéologue qui aidait parfois les agents de l'UNISON, il veillait donc à rester dans son rôle. Bien évidemment, il n'avait jamais été bon menteur et il préféra donc se concentrer à cent pour cent sur le problème de la demoiselle, éludant les éventuelles questions personnelles qui pourraient lui être posées.
Mais fort heureusement, l'agent Parker semblait aussi partager son affection pour l'absence de curiosité.
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Jeu 3 Mar 2016 - 20:12 Message
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La même sensation, encore et toujours. Dans ses membres, le pétillement régulier de la magie, comme autant de bulles éclatant contre sa peau chaude et détendue. La désagréable sensation s’affairait alors à courir le long de ses nerfs, à glisser le long de sa colonne vertébrale et se ficher là, juste en-deçà de sa nuque, dans un gargouillis incommodant. Pourtant, elle avait fini par s’y habituer et, par certains côtés, elle avait même fini par l’apprécier ; La douce chaleur qui l’envahissait dès lors qu’elle sentait l’aura du mage effleurer délicatement la sienne, ou ce qu’elle imaginait comme étant la sienne. Le bien-être et la quiétude qu’il lui dispensait à travers le non-contact qui régissait leurs rencontres. Ces petits rien qui l’avaient grandement aidée dans son avancée au travers d’un passé qu’elle n’avait pas vécu, sitôt passé le choc de la première fois. Et ce même s’ils n’étaient pas seuls la clé de leur réussite.

Car Adrian avait été formel à ce propos : pour que le rituel fonctionne efficacement, il fallait qu’elle se mette en conditions, aussi s’était-elle appliquée à suivre ses recommandations à la lettre. Afin de l’aider à trouver un sommeil paisible, le jeune homme lui avait préparé un breuvage à base d’extraits de plantes qu’elle prenait modérément une fois par jour, avant de dormir. Le goût était immonde – sans doute n’avait-elle jamais goûté quelque chose d’aussi amer – mais force était de constater que c’était efficace : elle n’avait pas aussi bien dormi depuis des semaines. Or, c’était précisément l’effet recherché. Pour rechercher l’apaisement, elle s’était aussi appliquée plus assidument à pratiquer la méditation, à raison de plusieurs fois par jour, et avait décidé de faire l’impasse sur la consommation de viande. D’aucuns auraient dit qu’il s’agissait d’une pratique inutile, mais pour sa part, Andrea y voyait une sorte de purge, dans la recherche d’un certain équilibre de vie.

Peut-être aussi par besoin de changer des choses, de tourner la page, de devenir une autre. Elle n’avait plus eu de contacts avec Adriel depuis des semaines, depuis qu’elle lui avait menti pour justifier leur rupture. Elle lui avait fait mal, terriblement mal, et comme à l’écho de ses mensonges, elle souffrait en retour comme si on venait de lui arracher le cœur. Autant que lui ? Peut-être, peut-être pas. Elle évitait les médias comme la peste, craignant de voir surgir les traits de son visage au détour d’une une de tabloïd, son bras autour de celui d’un mannequin en vogue. Ou de plusieurs. Ou autour d’autre chose que de leurs bras. Non, la seule image qu’elle désirait garder de lui était enfouie au fond de son cœur, et elle la gardait comme un précieux présent : caché et à l’abri du temps qui passait. Or du temps, elle en avait plus qu’il n’en fallait.

Par défaut, elle s’était plus que jamais plongé dans le travail et évitait les contacts tant que faire se pouvait. En dehors d’Adrian, tout du moins, qu’elle continuait de voir régulièrement, à son domicile. Toutes les pistes qu’il lui avait suggéré s’étaient retrouvées sans issue : contrite, Dana lui avait signifié qu’elle ne pouvait lui donner de renseignements, car Lucrèce et elles n’avaient guère parlé des Ultimes en dehors de son histoire personnelle. Elle n’avait pas encore retrouvé la trace de l’agent Feruerbach, même si les services de renseignement de l’UNISON assurait qu’elle n’avait pas quitté le système, mais que – pour une raison qui leur échappait – ses coordonnées n’étaient pas trouvables. Aussi Andrea attendait-elle que l’on reprenne contact avec elle pour en apprendre plus sur le devenir de son aïeule. Aussi se montrait-elle patiente.

Ils avaient aussi discuté du fait de reprendre contact avec sa mère, pour lui poser des questions, au moins à propos de l’infertilité et de la longévité des Ultimes. Mais elle avait rapidement baissé les bras lorsqu’ils en étaient venus à parler de son passé, et de la relation tendue qu’elle avait toujours entretenu avec sa mère avant de définitivement couper les ponts quelques années auparavant. Et la discussion de s’être soldée par la certitude absolue de n’avoir pas envie – ni besoin – d’obtenir les réponses qu’elle recherchait auprès d’elle. Elle avait du temps, encore une fois. Et encore une fois, c’était justement son problème. Ce dont elle était sûre, c’est qu’elle serait la seule à pouvoir déterminer si son corps savait vieillir – en ça, personne ne pourrait lui apporter de réponse. Et si tel était le cas, que pourrait-elle bien y faire ? Quand la vie serait devenue un supplice, elle mettrait fin à ses jours. Et si elle parvenait à trouver la félicité dans l’éternité, alors elle aurait trouvé sa réponse. Une seule issue à l’immortalité était certaine, il n’y avait de cure sinon le repos de la Mort.

Une autre chose dont elle était certaine, c’était l’appui indéfectible du Professeur Pennington. L’archéologue ne tarissait pas de moyens pour l’aider dans sa quête de réponses, se montrant toujours disponible pour elle quels que soient ces besoins si bien qu’elle en venait presque à culpabiliser. Bien sûr, elle n’abusait pas de sa gentillesse et, bien au contraire, elle voyait en lui comme un égal à de nombreux niveaux. Andrea avait même fini par considérer le jeune homme comme un proche, bien qu’elle n’en sache finalement que très peu sur lui. Le seul très peu qu’il aura bien voulu lui partager en plusieurs semaines, puisqu’elle n’avait nullement cherché à le brusquer pour en apprendre plus, le laissant bien souvent s’épancher lorsqu’il en avait besoin, se faisant une oreille attentive s’il le désirait – et ce même si, en définitive, rien de tout ça n’était encore jamais arrivé.

La même sensation, encore et toujours. Elle sentait la présence d’Adrian derrière elle, comme une ombre, alors que son pied nu laissait craquer sous ses pas la couche glacée qui recouvrait le sol. Une glace dense, immaculée, à perte de vue. Et nul autre bruit que le mugissement du vent, et le fouet cinglant des bourrasques sur son corps. Cette vision elle l’avait déjà vue, et elle en avait vu une autre très semblable, la tout première fois qu’ils avaient pratiqué le rituel. Il lui était rapidement apparu que les terres de feu et les terres de glace n’étaient en rien semblables à cet endroit-là ; Les deux premiers n’étaient pas de cet univers, alors que les images de ce lieu-dit provenaient vraisemblablement de la Terre. Et pour cause ! Sur la terre morne et glaciale, de larges dômes énergétiques dispensaient dans leurs environs une lumière bleue et une chaleur douce. Des sensations qui ne lui étaient pas méconnues, puisqu’elle-même savait manipuler cette énergie. Et au sein de ce qu’elle avait nommé les éco-dômes, une faune et une flore qui n’avaient rien d’extraterrestre s’épanouissait imperturbablement. Elle avait posé le pied une fois dans l’une des niches écologiques, s’imprégnant des sensations, et sous ses yeux s’étaient mis en mouvement des milliers d’espèces provenant des quatre coins du globe. Des espèces qui, normalement, ne cohabitaient pas – sauf ici.

Elle en avait parlé avec le mage, et il était rapidement advenu qu’il s’était agi d’Ultima Thulé, la terre des Ultimes. Sa terre. Comment le savait-il ? Des suppositions, essentiellement, tirées de souvenirs de sa discussion avec Lucrèce. Mais ça faisait sens. À l’instar des fois précédentes, Andrea tourna les talons et se dirigea vers l’autre horizon, l’horizon rouge où se dessinait dans le lointain la silhouette d’une tour gigantesque. Si immense qu’elle semblait tenter de décrocher les étoiles de la voûte céleste. Elle avait, à de nombreuses reprises, tenté de se diriger vers la tour, mais à chaque fois son corps avait décidé que la séance devait prendre fin et elle s’était retrouvée plongée à Star City, en 2016. Mais chaque nouvel essai était, pour la métisse Ultime, l’occasion de se rapprocher un peu de son but, qu’elle ralliait chaque fois un peu plus, chaque fois plus rapidement. La tour avait, elle aussi, été au centre d’une discussion avec l’archéologue, et ils étaient arrivés à la conclusion qu’il s’agissait d’une tour rituelle, qui permettait aux Ultimes de communiquer avec leurs ancêtres. Elle avait alors hasardeusement avancé l’hypothèse que si une forme de magie liée à l’énergie qu’elle manipulait était à l’origine de cette communication, elle serait peut-être en mesure de communiquer avec d’autres une fois la tour atteinte. L’idée était folle, mais pas inconcevable. Adrian, quant à lui, n’avait guère avancé d’hypothèses quant à la réussite de leur entreprise mais était arrivé à la même conclusion qu’elle : ils n’avaient rien à y perdre.

La jeune femme était en paix, la séance s’annonçait bien. Ses longues jambes engoncées dans la neige, l’esprit clair et les yeux vifs, elle avançait sans discontinuer, avec cette impression que ses pas ne la menaient à rien, alors pourtant qu’elle semblait survoler les étendues neigeuses. Elle dévorait les kilomètres comme rien, et la silhouette ombreuse grossissait à vue d’œil, et avec elle l’excitation d’atteindre enfin son objectif. C’est alors qu’elle la vit. Immobile, si bien qu’elle ne l’aurait pas remarqué si elle ne l’avait pas sentie. Mais le regard de l’inconnu, elle le sentait toujours s’appesantir sur elle. Alors elle se détourna de sa voie comme elle l’avait fait à de nombreuses reprises, de trop nombreuses reprises, avec l’envie irrépressible de s’élancer après elle. Mais tout comme sa volonté d’avancer vers la tour des anciens, Andrea disparut dans une bourrasque violente, soulevant avec elle une gerbe neigeuse. Ce serait pour une autre fois.

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, la nuit était tombée, et son cœur battait la chamade, comme toujours lorsque les rituels prenaient fin. « Merde,… » Susurra-t-elle entre ses dents en prenant conscience que la vision venait de prendre fin. Et comme une réponse à une question qu’elle n’avait justement pas posée, les runes dessinées au sol venaient tout juste de perdre leur éclat. « Merde, répéta-t-elle. Elle tendit la main pour saisir la bouteille d’eau laissée à son pied, qu’elle vida en quelques gorgées assoiffées. J’y étais presque. Elle tourna son regard vers Adrian. Encore quelques mètres et j’atteignais l’entrée, et il a fallu que je la suive encore. » Oh, le jeune homme savait bien de qui elle parlait : elle avait déjà mentionné l’ombre à plusieurs reprises lors de ses rituels. Chaque fois, quelque chose d’irrépressible la contraignait à la suivre, et chaque fois la vision prenait fin lorsqu’elle parvenait à engloutir la distance qui les séparait. Comme pour relâcher la pression, Andrea se leva et fit quelques pas, toujours nauséeuse. « Mais il y a eu du nouveau cette fois, souffla-t-elle en se tournant vers le mage avec un sourire fleuri aux lèvres. Elle s’est tournée lorsque je lui ai demandé qui elle était, elle m’a entendue et elle m’a répondu. Une voix de femme, précisa-t-elle comme si ça avait de l'importance. Elle a dit que je la connaissais. J’étais si proche je pouvais presque voir tous les détails de son visage mordoré. J’entendais sa voix claire comme de l’eau de roche, claire comme s’il s’agissait de télépathie. J’étais si près ! » Et pourtant si loin en même temps ; Là où se mêlait déception et jubilation, la métisse Ultime tourna des prunelles pétillantes vers le visage d’Adrian, qu’elle gratifia d’un sourire un peu plus grand. Il faudrait sérieusement qu’elle pense un jour à le remercier comme il se devait !
 
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Message posté : Jeu 3 Mar 2016 - 22:18 Message
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Adrian Pennington
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Nombre de Messages RP : 1730
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
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ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
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Ce rituel-ci avait duré plus longtemps que les précédents et largement plus que le tout premier. Andrea avait développé une bonne résistance et après ça, il ne serait pas vraiment étonné d'apprendre qu'elle pourrait se concentrer beaucoup plus facilement, voire démontrer certaines facilités pour l'apprentissage de la magie. Mais là n'était pas le sujet et Adrian se contenta d'interrompre son aura magique pour contourner le tabouret et se positionner non loin de l'agent. Glissant les mains dans les poches de son pantalon, il l'observa avec calme tandis qu'elle expliquait ce qu'elle avait vu. Cette ombre l'intriguait beaucoup, il ne voyait pas vraiment ce qu'elle pouvait signifier. Éventuellement un ancêtre qui cherchait à s'exprimer, mais les rituels de ce genre avaient davantage tendance à plonger dans les souvenirs de ces personnes plutôt qu'à mettre en contact avec eux.

La suivant du regard, il ne put s'empêcher de froncer les sourcils lorsqu'elle mentionna le fait que la silhouette s'était adressée à elle. Une voix de femme ? Son ancêtre ? Adrian avait beaucoup de mal à l'imaginer, quelque chose ne cadrait pas vraiment avec ce qu'il avait l'habitude d'entendre dans de telles situations. Malgré tout, son expression surprise céda le pas à quelque chose de plus enthousiaste lorsqu'elle posa ses yeux sur lui en souriant. Il était content que les choses puissent évoluer aussi bien et rapidement, c'était ce dont elle avait besoin pour progresser.

« C'est une bonne chose, vous progressez toujours davantage, bientôt vous pourrez contrôler ces souvenirs comme s'ils vous appartenaient, ce n'est qu'une question de temps. » Le ton de sa voix était encourageant. « Mais je vous avoue que j'ai moi-même du mal à comprendre de quoi il est réellement question avec cette silhouette. Une femme vous dites ? C'est une indication supplémentaire, mais je ne vois pas ce qu'elle peut représenter. »

Il sortit ses mains de ses poches, en glissant une jusqu'à sa bouche dans un geste de réflexion tandis qu'il plaça l'autre sur son ventre afin d'y appuyer son coude. Plus il y réfléchissait, plus cet élément tranchait avec les autres. Mais comme elle avait parlé, peut-être qu'Andrea saurait lui en dire davantage ? Avant toute chose, il devait préciser certains points qui n'étaient peut-être pas clairs pour elle.

« C'est vraiment inhabituel vous savez. Habituellement, les rituels de ce genre permettent de se plonger dans les souvenirs de ses ancêtres, ils montrent plus des lieux et des endroits importants pour ces personnes, mais je n'ai jamais entendu parler d'ancêtres qui s'exprimaient au travers des souvenirs. » Nouveau froncement de sourcils. « Cela dit, avec ce que vous expliquez je ne vois pas ce que ça peut être d'autre. Elle vous parle de l'intérieur de votre vision, ce n'est pas une intrusion extérieure, elle est donc forcément mêlée au rituel. »

Bien sûr, il ne songea pas une seule seconde que cela pouvait être un souvenir résiduel de son esprit. En tant qu'Archimage, il partageait non seulement des souvenirs avec les précédents occupants du rôle, mais aussi avec l'esprit Atlante qui sommeillait en lui. Toutefois, pour avoir utilisé plusieurs fois des rituels similaires, Adrian n'avait jamais été confronté à une pareille situation pour la bonne et simple raison qu'il n'avait jamais cherché à apaiser l'autre personne. Là, il diffusait directement sa magie et utilisait même sa télépathie pour transmettre sa quiétude à la demoiselle, il était donc logique qu'en faisant le pont entre l'esprit d'Andrea et son passé, quelques bribes du sien s'y mêlent.
Mais sa réflexion n'avait pas encore fait tout ce chemin, aussi tenta-t-il de résoudre ce mystère d'une manière plus simple.

« Est-ce qu'elle vous a dit quelque chose qui pourrait nous aiguiller ? Son nom ou son prénom ? Son origine ? N'importe quoi qui puisse nous indiquer dans quelle direction chercher ? Ce n'est pas forcément une manifestation de votre passé, mais peut-être quelque chose qui vous a touchée d'une autre manière ? Bien que ce serait étrange que ça se manifeste maintenant je vous avoue.... »

Peut-être qu'elle aurait une autre vision des choses étant donné qu'elle avait pu « voir » cette personne et même échanger avec elle. Pour le coup, il regrettait vraiment de ne pas être capable de pouvoir l'aider davantage, ce mystère l'intriguait certainement autant qu'Andrea !
 
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Message posté : Ven 4 Mar 2016 - 23:29 Message
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Comme à chaque fois que le rituel prenait fin, Adrian octroyait plusieurs minutes de son temps à débriefer le contenu de la vision qu’elle venait d’éprouver, lorsqu’elle était encore fraîche dans son esprit. Parfois les images étaient seulement floues, ou ne semblaient avoir aucun sens comme lors de sa première séance avec le mage. Certaines images n’avaient même jamais trouvé leur justification, alors pourtant qu’elles s’étaient insinuées dans l’esprit d’Andrea dès les toutes premières fois. Mais parfois, il arrivait qu’elles soient claires comme de l’eau de roche, tendance qui n’avait pas tardé à se généraliser. Depuis quelques jours, c’était ainsi qu’elle percevait le passé : clair et tangible. Et le jeune homme en avait rapidement conclu que c’était parce que le lien entre son esprit et ses souvenirs devenaient de plus en plus fort, signe qu’ils approchaient d’un équilibre idéal duquel ils pourraient tirer un maximum d’informations. Mais depuis quelques temps, force était de constater que leur discussion tournait beaucoup autour de l’apparition mystérieuse qui semblait la hanter jusque dans ses rêves.

Andrea sentait que ce dernier point titillait Adrian, bien qu’il ne lui en ait encore vraiment rien dit. Les sourcils froncés qu’elle commençait à lui connaître – bien qu’ils se dissipent toujours très vite – étaient on ne peut plus clairs à ce propos et, parfois, la jeune femme se prenait à s’inquiéter de savoir ce à quoi il pensait vraiment lorsqu’ils abordaient ce sujet. Puis sa mine inquiète s’évanouissait sur un regard et un sourire amènes et la jeune femme se disait qu’elle se faisait peut-être des idées sur toute la ligne. Naïveté ? Pas vraiment. Elle avait juste appris à lui faire confiance.

« Le contrôle de ces souvenirs m’aidera énormément dans ma quête de réponse, concéda-t-elle lorsqu’il tenta de la rassurer sur l’avancée de leur entreprise, même si les progrès que nous avons déjà faits sont exceptionnels. Et ce grâce à vous. » Elle jeta un coup d’œil affable vers le jeune homme, qu’elle gratifia d’une risette reconnaissante. Sans lui, rien de tout ça n’aurait été possible et pour ça, Andrea lui serait éternellement reconnaissante, mais elle commençait à cerner le caractère du jeune homme, et savait qu’il se sentirait gêné par une effusion de remerciements aussi se contenta-t-elle de rester sobre.

C’est aussi pourquoi elle changea de sujet comme si de rien n’était quand son interlocuteur évoqua de nouveau la silhouette noire de ses visions, lui demandant si elle disposait de plus amples informations. « Mmh… Oui une femme, réaffirma-t-elle en jouant du bouchon de la bouteille d’eau pour déglutir quelques nouvelles gorgées. Je ne pourrais pas en être certaine à cause du masque d’or que la silhouette porte mais, au son de la voix, ç’en était une. Elle s’assit de nouveau sur le tabouret, laissant tourner la bouteille entre ses longs doigts. Je n’ai aucune idée de ce que ça peut signifier. » Conclut-elle finalement après quelques minutes de réflexion.

Mais tout comme Adrian, la métisse Ultime était grandement intriguée. D’autant qu’aux dires du mage, ce n’était pas une apparition normale lors de rituels de ce type, qui permettaient avant tout d’accéder à la mémoire génétique et non pas de communiquer avec les morts. Et ces quelques renseignements venaient d’autant gonfler son inquiétude qu’elle éprouvait à l’encontre de l’apparition.

« Je vois. Son ton était grave : devait-elle être rassurée qu’Adrian trouve l’intervention de l’ombre inhabituelle ? Pas vraiment. Pourtant je vois des lieux, s’étonna-t-elle, je peux presque les ressentir et, si je suis suffisamment concentrée, je peux voir des formes se mouvoir autour de moi. Des formes éthérées, presque fantomatiques, et j’entends des murmures. Presque inaudibles, au demeurant, si bien qu’elle en était venue à se demander s’il ne s’agissait pas de manifestations de son esprit. Mais je leur suis, ce qu’ils me sont : des réminiscences, ils ne me remarquent pas. Là ce n’est pas le cas. Peu s’en fallait. Cette ombre ne ressemble à rien des autres images : les ultimes sont claires de peau et de cheveux, ils s’habillent dans des tons neutres. Ils ne portent pas des robes noires et des masques d’or. Tout du moins pour ce qu’elle en savait. Et je ne parle pas du fait qu’elle m’ait parlé. Qu’elle se soit tournée vers moi, qu’elle m’ait entendu et qu’elle m’ait répondu. »

À s’entendre raconter la chose, Andrea avait l’impression de refaire le scénario d’un film d’horreur diffusé la veille au soir et devant lequel elle s’était endormi. Une perle du cinéma d’auteur à base de requins fantômes qui tuaient les pauvres hères d’une ville anonyme des États-Unis à travers leurs rêves. Si elle n’avait pas vu les crédits en se réveillant, elle aurait parié que c’était issu d’un roman de Stephen King – encore qu’il aurait fallu que ça se passe dans le Maine.

« Si elle a dit quelque chose ? S’étonna la jeune femme. Pas que je sache. Après c’est toujours lorsque je l’approche que le rituel prend fin donc je ne saurais pas dire, dans ces moments la vision se trouble. Elle fronça les sourcils, comme si elle venait de prendre conscience de quelque chose. Lady Penelope, murmura-t-elle en tournant son regard vers Adrian. Elle a dit que – enfin non, elle ne l’a pas dit mais... Je le sais, ne me demandez pas pourquoi. Elle s’appelle Lady Penelope. » La jeune femme se leva, faisant soudainement les cent pas dans la pièce, bras croisés sur la poitrine. « C’est étrange, j’ai déjà entendu ce prénom mais impossible de me rappeler en quelles circonstances. Une chose est sûre par contre, je n’ai jamais connu de Penelope de ma vie. » Et c’était bien sa seule certitude en ce qui concernait ses évocations. Au fond, Andrea espérait qu’Adrian puisse lui apporter son aide à ce sujet, mais elle doutât qu’il ait clés en main les réponses aux questions nichées au plus profond de ses gènes.
 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 13:26 Message
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
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ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
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Les compliments avaient toujours le don de le mettre mal à l'aise et il fut assez soulagé que la jeune femme change finalement de sujet pour se concentrer sur l'histoire de la femme qui les intriguait tant. Il comptait réellement sur les sensations d'Andrea, sachant parfaitement qu'une interprétation pourrait les aider à y voir plus clair, mais encore fallait-il qu'ils aient atteint un niveau suffisant pour qu'elle puisse ressentir les choses plutôt que les voir ou les entendre. Quoi qu'il en soit, la manière dont elle décrivait son expérience du rituel correspondait en tous points à ce qu'il avait l'habitude d’entendre dans de telles circonstances, ce qui ne faisait que le perturber davantage à propos de cette femme. Comment et pourquoi cette silhouette s'était infiltrée dans l'esprit de l'agent Parker et avait tenté de communiquer avec elle ? Le point positif, c'était que vu la manière dont la brune présentait leurs échanges, Adrian avait la confirmation du fait qu'elle n'était pas mêlée au rituel. Elle devait donc venir d'ailleurs. Restait à savoir où était cet « ailleurs ».

Il réfléchissait toujours lorsqu'elle reprit la parole avant de lâcher un nom accompagné d'un titre qui lui fit l'effet d'une bombe. Lady Penelope ? Adrian leva aussitôt les yeux vers la demoiselle en la dévisageant pour vérifier qu'il n'avait pas eu d'hallucination auditive, mais non. Elle le répéta plusieurs fois et alla même jusqu'à préciser qu'elle n'avait pas entendu ce nom, mais qu'elle le savait. Pour une fois, le visage du centenaire manifesta plus clairement ce qu'il ressentait : une expression de surprise mêlée à de l'incompréhension était clairement visible. Il songea forcément à Lady Penelope Pennyworth, l'ancienne Archimage dont le nom avait été cité lors de leur mission à l'hôpital psychiatrique. Qu'elle apparaisse dans ce rituel aurait été étrange si Adrian n'y avait pas été mêlé, mais il savait que sa condition d'Archimage le mettait en contact avec les précédents occupants du rôle et qu'il avait pu glisser une partie de lui-même dans ce rituel en faisant le « pont » et en essayant d'aider Andrea à s'apaiser. Oui, plus il y songeait et plus Adrian se disait qu'il était la raison de tout cela, le responsable de leurs questions qui n'avaient pas lieu d'être. Cette femme le concernait lui et non Andrea, il avait inconsciemment ralenti son avancée et ce sentiment de culpabilité se mêla à celui d'avoir caché son identité de Super à la demoiselle.

Il mordilla machinalement sa lèvre inférieure avant de croiser ses bras devant lui, cherchant comment il pourrait présenter les choses sans passer pour un connard qui ne faisait confiance à personne. Cela dit, c'était peut-être le cas pour la première partie, même s'il n'était pas question d'une absence de confiance à l'égard de la jeune femme. Finalement, un soupir lui échappa avant qu'il ne lève les yeux vers Andrea, osant enfin affronter son regard, puis lui répondit.

« Il y a peut-être quelque chose que je ne vous ai pas dit. » Le ton était contrit et désolé à la fois. « Mais je crois que le bon côté de la situation, c'est que cette femme ne vous concerne pas. » Il marqua une pause, ordonnant ses pensées. « Pour vous permettre de mener ce rituel avec efficacité, je vous ai transmis un peu de ma quiétude et comme je fais le vecteur entre vous et vos souvenirs, il semblerait que certains parasites me concernant soient venus se mêler à l'histoire. »

Pourtant bien lancé, Adrian marqua une nouvelle pause. Il décroisa ses bras, ne sachant pas trop comment se tenir ou comment formuler ce qui allait venir. Il était aussi honteux de lui avoir caché qu'ils se connaissaient déjà que de lui avoir gâché son rituel – car c'était ainsi qu'il le ressentait. De nouvelles secondes s'égrainèrent lentement avant qu'il n'ose reprendre, esquivant cette fois-ci le regard de la texane.

« Vous connaissez déjà ce prénom, c'est vrai. Mais il est normal que vous l'ayez oublié. » Une profonde inspiration pour se donner du courage. « Vous l'avez entendu lorsque je vous en ai parlé il y a quelques mois. C'est l'ancienne Archimage, son nom est apparu lors de la mission à l'hôpital psychiatrique. »

Il retomba alors dans le silence. Andrea n'était pas idiote, elle comprendrait rapidement que l'homme face à elle était aussi celui qu'elle avait côtoyé lors de cette mission : Eldoth. Cela dit, serait-elle surprise ? Elle lui avait bien dit qu'il lui rappelait quelqu'un de sa confiance, non ? Mais restait à avoir si elle allait pouvoir lui faire confiance après ce qui venait de se passer ! Après tout, elle savait qu'il était très vieux – il avait donné une idée de son âge lors de la mission – et il n'avait pas cherché à la rassurer lorsqu'il lui avait avoué qu'elle serait certainement dans le même cas que lui.
Peu désireux de laisser le silence s'installer sous peine de ne pas oser terminer ce qu'il avait en tête, le centenaire reprit une dernière fois.

« Je suis navré, j'ai parasité votre rituel, je nous fais tourner en rond au sujet de cette femme depuis des semaines alors que ça ne vous concernait pas. »

Et le ton navré n'était pas simulé.
Ni l'expression qui allait de paire.
 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 17:13 Message
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L’intonation dans la voix d’Adrian la prit de cours, et tandis qu’elle s’apprêtait à renchérir sur l’hypothèse selon laquelle l’ombre de son esprit demeurait un fantôme de son passé – quoiqu’il n’ait jamais assisté à de telles manifestations –, la jeune femme cessa net de parler. Puis elle se tourna lentement vers l’archéologue, dont elle dévisagea l’air indescriptible. En vain, car le jeune homme fuyait délibérément son regard, ce qu’il n’avait jamais fait jusqu’à présent. De plus, elle n’aimait pas le ton de sa voix, et elle n’aimait pas l’air qu’affichait son visage subtil mélange de honte, de contrition et de désolation. Oh non, elle n’aimait vraiment pas ce qu’elle voyait. Sourcils froncés et lèvres pincées, Andrea voulut s’approcher du jeune homme pour s’enquérir de son état – un état qu’elle ne lui avait encore jamais vu. Pourtant elle n’esquissa aucun mouvement, se contentant de reste bêtement fichée sur place et dardant de ses prunelles opalines les traits affables du Professeur Pennington. Et décortiquant chacun de ses mots.

Quelque chose qu’il ne lui avait pas dit ? Elle supposait qu’il y avait plein de choses qu’il ne lui avait pas dites, étant donné qu’elle ne savait presque rien de lui. Mais pour sa défense, elle-même n’avait jamais vraiment cherché à savoir – et ainsi avait évolué leur relation. Cependant, l’instant qu’il choisissait pour lui faire sa confession, la tournure de phrase qu’il employait et la mine qu’elle voyait s’épanouir sur son visage lui indiquait que cette dernière n’était pas anodine, et de très près liée à l’apparition étrange de ses visions. Aussi, elle avait choisi de ne pas broncher tant qu’il ne lui aurait pas vidé son sac, se mettant à l’écoute patiemment et ce même si une inquiétude certaine commençait à lui ronger les entrailles. Le fait qu’il essaie de relativiser la chose n’aidait en rien Andrea, surtout lorsqu’il lui annonça que la femme qu’elle voyait dans chacune de ses visions ne la concernait pas. Ah bon ? Mais alors si l’apparition ne lui était pas liée, c’est qu’elle venait de l’extérieur de son esprit. Quoi de moins rassurant quand on se trouvait dans une telle position de faiblesse ? Pour quelqu’un comme elle, laisser une personne s’introduire dans son esprit revenait à être entièrement vulnérable, et si l’on parvenait à prendre son contrôle… Un frisson de terreur la parcourut. Non, elle préférait ne pas penser à ce qu’elle serait capable de provoquer si quelqu’un de mal intentionné venait à investir sa conscience.

Toujours murée dans le silence, Andrea écouta l’archéologue avancer ses explications. Il lui expliqua comment, pour lui permettre de trouver le calme nécessaire à la tenue du sortilège, il lui avait transmis un peu de sa sérénité, formant ainsi un véritable canal entre eux deux. Un canal plus solide qu’il ne l’aurait cru : force était de constater qu’il fonctionnait dans les deux sens, puisqu’il semblait avancer que quelques-uns de ses souvenirs avaient pu se mêler à ceux de la jeune femme et les parasiter. Un soupir s’insinua d’entre les lèvres de la jeune femme : c’était tout ? S’il ne s’agissait que cela, il n’était pas nécessaire d’avoir l’air aussi contrit non ? Après tout, il ne pouvait pas le prévoir ! Et c’était précisément ce qu’elle s’apprêtait à lui dire. Mais le sourire qui avait commencé à fleurir à ses lèvres se flétrit aussitôt que le mage reprit la parole, une poignée de secondes plus tard ; il lui confirma qu’elle connaissait déjà Penelope. Or, ça, ce n’était pas possible et Andrea en était certaine. De ce qu’il lui avait signifié quelques instants plus tôt, si des souvenirs avaient pu transiter entre eux, ce n’était pas incohérent qu’elle la sache. Après tout, son inconscient aurait très pu s’approprier ces souvenirs, non ? C’était une possibilité qui ne lui semblait pas incohérente.

Mais Adrian ne lui semblait pas de cet avis. Ou devait-elle l’appeler Eldoth ? Les lèvres de la jeune femme se pincèrent de plus belle, lorsqu’elle fit volte-face pour lui tourner le dos, incapable d’affronter son regard. La nouvelle lui avait-elle fait l’effet d’une bombe ? Pas vraiment ; Elle lui avait trouvé des similitudes dès leur première rencontre, et maintenant qu’elle avait la certitude qu’ils ne formaient qu’une seule et même personne, la ressemblance n’en était que plus flagrante encore. Se sentait-elle trahie par le jeune homme, ou blessée au plus profond d’elle-même. Ça dépendrait de sa réponse. « Adrian – si c’est encore ainsi que je dois vous appeler… Le ton de sa voix était doux mais pas affable et, pour qui y prêtait attention, on pouvait même y sentir une petite pointe d’amertume. Est-ce que vous saviez depuis le début ? » Pour la silhouette, entendait-elle. Au fond, il lui semblait inconcevable qu’il lui ait délibérément caché des informations importantes aussi longtemps – ça ne lui ressemblait pas. Mais là encore, force était de constater qu’elle n’en savait que très peu sur lui. Il lui aurait été beaucoup plus simple de mentir, lui disant qu’il ignorait qui elle était et lui affirmant qu’il ne pouvait désormais plus rien faire pour elle. Parce qu’elle comprenait qu’il ait voulu préserver son identité. Même si elle s’était mise à nue devant lui – métaphoriquement parlant – ils ne se connaissaient pas, et elle ne pouvait pas lui en vouloir de s’être protégé. Elle-même aurait dû peut-être le faire. Mais Andrea se devait d’obtenir des réponses, et le jeune homme semblait décidé à jouer la carte de la sincérité avec elle. Peut-être pour la première fois depuis le début de leur échange.

Un petit rire nerveux résonna dans la pièce calfeutrée. « Penelope Pennyworth, murmura-t-elle en levant son regard vers le plafond, un rictus aux lèvres. Que j’ai été bête,… » Lui en voudrait-elle ? Elle ne pensait pas, et ce quelle que soit sa réponse. Son amertume n’était que l’écho de sa propre naïveté, et si elle en voulait à quelqu’un, c’était surtout à elle-même.

Mais elle avait besoin d’en avoir le cœur net.

 
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Message posté : Sam 5 Mar 2016 - 22:05 Message
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Le simple fait qu'Andrea lui tourne le dos fut suffisant pour mettre Adrian au summum de la gêne. Il ne savait plus où se mettre, il avait l'impression d'avoir fait la pire bêtise depuis bien des années et pourtant, il en avait collectionné quelques-unes ! Le regard du centenaire glissa vers le sol comme s'il pouvait s'excuser ou ignorer la contrariété de son interlocutrice, mais c'était vain : il allait devoir faire face et accepter la critique s'il voulait pouvoir l'aider. Parce que c'était tout ce qui comptait : si elle le détestait, tant pis, du moment qu'elle réussissait à trouver des réponses à ses questions, ce serait l'essentiel.

Son regard se posa sur le dos de l'agent lorsqu'elle brisa enfin son silence et ce qu'elle prononça ne l'encouragea pas vraiment à croire que les choses se passeraient bien. Si elle hésitait à l'appeler par son prénom, peut-être qu'elle souhaitait mettre une distance entre eux et qu'elle irait jusqu'à refuser sa main tendue à l'avenir ? Il n'osa pas répondre sur le coup et la laissa donc reprendre la parole pour poser une question qui prêtait à confusion. Est-ce qu'il savait pour elle ou pour la silhouette ? À moins d'être amnésique, il se souviendrait forcément d'elle puisqu'il l'avait vue le visage découvert, l'interrogation devait donc être pour la silhouette. Mais avant qu'il ne puisse répondre, elle lâcha quelques mots qui n'arrangèrent pas la gêne déjà très présente du vieil homme. Il se mordit la lèvre inférieure en détournant à nouveau les yeux et cela même si Andrea ne lui faisait pas face. Après quelques secondes de réflexion, il se lança d'un ton plus qu'hésitant.

« Vous ne pouviez pas savoir. » Il inspira profondément. « Et continuez de m'appeler Adrian s'il vous plaît. » Même s'il ignorait si elle l'écouterait. « Je ne savais pas que cette silhouette était Penelope, tout comme j'ignorais qu'elle m'était liée. Si je l'avais su, j'aurais stoppé ce que je faisais dès le début, je m'en veux énormément d'avoir interféré dans votre rituel vous savez. » C'était sincère, elle ne pourrait pas en douter. « C’est la première fois que ça m'arrive, habituellement je fais juste le lien entre les souvenirs et la personne, je n'avais pas imaginé que partager quelque chose avec vous y changerait quoi que ce soit. »

Elle risquait de le prendre pour un imbécile ou un incapable, dire qu'il était censé être l'Archimage ! Mais bon, Adrian préférait dire la vérité quitte à ce qu'elle en vienne à douter de lui. Est-ce qu'elle accepterait tout de même de le laisser faire une dernière tentative en s'abstenant de mêler son énergie à la sienne ? Peut-être que ce serait la bonne et qu'elle pourrait ensuite s'en-aller en se concentrant sur ses histoires personnelles et l'oublier.

Les yeux toujours occupés par un nœud présent dans le bois du plancher, Adrian reprit la parole.

« Mais je savais depuis le début que j'allais devoir vous cacher qui j'étais. Je n'avais pas envie de le faire, surtout après ce qui s'est passé là-bas. J'aurais aimé pouvoir prendre de vos nouvelles et voir si tout se passait bien pour vous, mais.... » Il hésita une énième fois. « Mes proches et mes amis ont la fâcheuse tendance à mourir ou à être blessés dès que je leur avoue qui je suis. Je préfère éviter de mêler de nouvelles personnes à mes histoires. »

Adrian avait l'impression de jouer les victimes, mais c'était malheureusement très véridique. Ses amis se comptaient sur les doigts d'une main et pas seulement en raison de son grand âge. Cependant, il n'avait pas spécialement envie de s'étendre sur le sujet et préféra passer à la suite afin qu'elle sache ce qu'elle pouvait faire ou décider. Inspirant profondément, se triturant nerveusement les mains, le regard toujours baissé vers le parquet, il termina ses explications.

« Je peux vous proposer de faire un dernier rituel où je m'abstiendrai d'essayer de vous aider. Je vous laisserai vous débrouiller et je ne parasiterai plus vos souvenirs. Puis après... » Il haussa les épaules. « Je vous ai menti, je vous ai caché des choses, je comprendrais que vous partiez et que vous ne me recontactiez plus. Je peux même vous donner le nom d'autres mages si vous préférez faire le prochain rituel avec eux. »

Maintenant c'était à elle de choisir ce qu'elle désirait pour son avenir : il respecterait sa décision quelle qu'elle soit.
 
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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 17:53 Message
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Le ton de sa voix lui avait semblé irréel comme si elle ne lui appartenait pas, et lorsqu’elle se rendit compte de la dureté que pouvait avoir ses propos, il était déjà bien trop tard pour faire machine arrière. Le mal avait été fait, et elle pouvait presque encore sentir le fiel amer du reproche sur ses lèvres. Alors Andrea s’en voulut, énormément, et si elle s’était trouvé en face d’elle-même sans doute se serait-elle-même mis une gifle. Tant d’égotisme ne lui ressemblait pas. Un soupir sonore s’insinua d’entre ses lèvres tandis qu’elle se tournait pour lui faire face – et l’attitude de l’archéologue ne fit que renforcer son sentiment de culpabilité. Elle décroisa alors les bras et fit quelques pas vers lui, dans l’optique de lui présenter ses excuses.

« Pardonnez-moi… Je me suis mal comportée avec vous, alors vous m’avez tellement aidé. Je n’ai pas envie de vous montrer de l’ingratitude, bien au contraire ! Je vous suis reconnaissante à un point que vous n’imaginez même pas… » Et qu’elle préférait garder pour elle, pour tout dire. Ce n’était pas tout à fait dans ses habitudes de laisser les gens s’apitoyer sur son sort, puisqu’elle passait surtout pour être une femme forte et indépendante. Mais quand on était dépassé, il fallait parfois l’admettre. « Les dernières semaines ont été… Difficiles, et je suis contente que vous ayez été là, à votre manière. » Les seules quelques fois où elle le voyait étaient les rares fois où elle côtoyait quelqu’un en dehors de son travail. Depuis qu’elle avait appris pour sa longue espérance de vie et rompu avec son fiancé, la jeune femme s’était fait fort de goûter à un isolement drastique. Un manque d’envie en était le moteur principal, mais elle y voyait également une façon de se recentrer sur elle pour prendre un nouveau départ. Pour qu’il y ait un après. Cependant, sa politique n’en était pas moins difficile à vivre. « Alors, je ne vous en veux pas, ni pour l’interférence, ni pour m’avoir menti. Au final, peu importe que vous soyez Eldoth ou Adrian,… C’est Adrian que j’ai connu le plus et apprécié le mieux. »

Elle avait agrémenté son laïus d’un sourire, espérant ne pas en faire trop. Elle ne voulait pas qu’il s’imagine des choses, mais la métisse Ultime prenait soin de dire les choses comme elles lui venaient. D’ailleurs, une sincérité tangible suintait de ses propos.

« Vous avez eu raison de protéger votre identité, je comprends vos raisons. » Après tout, ils n’avaient collaboré qu’une fois, Andrea aurait pu être n’importe qui. Et il se proposait déjà de lui apporter son aide, rien ne l’obligeait à faire preuve d’une totale franchise envers elle. Et si ce qu’il lui disait à propos de ses proches était vrai – ce dont elle ne doutait pas – elle comprenait que ce fusse une raison supplémentaire de la tenir à l’écart d’Eldoth. Rien n’était pire que de perdre un proche. « Mais je m’en veux tellement d’avoir été si… Aveugle. J’ai toujours trop tendance à avoir foi en les personnes que je côtoie et ça m’a causé beaucoup de désagréments par le passé. Maintenant que je suis seule… Je n’ai plus le droit de reproduire de telles erreurs, elles pourraient avoir de trop grandes répercussions. » Quand Adriel était encore dans sa vie, la métisse Ultime bénéficiait d’une certaine forme de protection, car elle savait qu’elle pouvait compter sur lui, tout comme il pouvait compter sur elle. Et ça valait également pour les membres de sa famille. Désormais, elle était seule, et être seule – qu’on soit Ultime ou non – ça voulait dire être vulnérable. Elle n’avait plus le droit de faire confiance aveuglément. « C’est à moi que j’en veux, pas à vous. Vous n’y êtes pour rien. »

Elle insistait sur ce dernier point, parce que s’il était une chose qu’elle ne voulait pas, c’était qu’il se sente coupable d’une quelconque manière. Il avait bien agi, du début à la fin de leur collaboration. Sans doute aurait-elle été avisée d’en faire autant, mais c’était une autre problématique. Après quelques secondes de silence, et alors qu’il venait de lui proposer de la rediriger vers d’autres pairs pour lui permettre de continuer à éclaircir son passé, la jeune femme reprit la parole.

« Écoutez, commença-t-elle, je ne doute pas de la compétence de ces mages, mais ils ne sont pas vous. Le lien que j’ai tissé avec vous dépasse de loin le cadre d’un simple service rendu – à mes yeux tout du moins : je vous fais confiance. » Et bien qu’elle ne le précise pas, Adrian avait depuis longtemps délaissé le statut d’inconnu pour celui d’ami, et c’était une donnée qu’elle ne pouvait pas sortir de l’équation. « Et, si vous me le permettez, c’est avec vous que j’aimerais continuer. » Quelques secondes passèrent, dont elle profita pour happer son regard silencieusement, et planter ses prunelles dans les siennes. « Mais si vous ne désirez plus vous en chargez, je le comprendrais aussi, je ne veux pas que vous vous sentiez obligé de m’aider. » Bien qu’il ne soit probablement pas de cet avis, la jeune femme considérait qu’elle avait plus que largement abusé de son temps, aussi trouverait-elle normal qu’il veuille mettre un terme à leur collaboration mystique. « Alors je prendrai leurs coordonnées et je ne vous ennuierai plus jamais si c’est ce que vous voulez. Il suffit de me le dire. Elle laissa un silence s’installer avant d’ajouter : et je précise que votre secret est sauf avec moi, même si ma parole vaut ce qu’elle vaut. »

Elle ne le prendrait pas mal qu’il ne lui fasse pas confiance, et use de moyens plus radicaux pour s’effacer de son esprit. Après tout, les mots restaient des mots et ils n’avaient que peu de poids lorsqu’ils concernaient une information aussi essentielle. Finalement, un sourire doux ourla ses lèvres, dans l’espoir d’alléger un peu la fin de leur conversation.

« Je vous laisse le temps d’y réfléchir. Elle marqua une pause, en profitant pour jeter un œil à son téléphone tandis qu’elle considérait la proposition qu’il venait de lui faire. Mais vue l’heure, si vous le désirez, je préfère vous proposer un bon restaurant qu’un énième essai. Elle laissa sa lippe s’orner d’un sourire plus large encore. Discuter autour d’une table, de tout et de rien, qu’en pensez-vous ? »

Il était libre de refuser s’il le désirait, mais Andrea avait faim et rien ne lui était plus désagréable que d’avoir le ventre vide ! De plus, elle n'était pas sortie de chez elle pour autre chose que le boulot ou ses séances depuis quelques temps déjà. Et elle y voyait l’occasion de le connaître un peu plus, lui, le professeur et archéologue centenaire et non le mage. Peut-être quelque chose d’essentiel qui leur avait pourtant échappé jusque-là… Mais là encore, le choix lui revenait.


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Message posté : Dim 6 Mar 2016 - 21:51 Message
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Adrian Pennington
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Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 5000
ϟ Nombre de Messages RP : 1730
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
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ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Adrian songea qu'il agissait vraiment comme un abruti, se donnant l'air d'une victime alors même que c'était lui qui était responsable de l'échec de toutes ces heures passées à visiter les souvenirs de l'agent Parker. Elle avait parfaitement le droit d'être en colère et il ne pourrait pas dire le contraire, lui-même était conscient de ses erreurs. Il leva les yeux vers elle lorsqu'elle s'approcha de lui, puis lui offrit un sourire qui se voulait rassurant au moment où elle s'excusa. Ce n'était pas à elle de le faire, il ne souhaitait pas qu'elle culpabilise à cause de lui ! Mais il resta silencieux et écouta ce qu'elle avait sur le cœur. Ses paroles à propos de la vision qu'elle avait de lui ne manquèrent pas de le rassurer et parvinrent même à dessiner un sourire sincère sur ses lèvres.

Lorsqu'elle eut terminé, il secoua doucement la tête pour lui faire comprendre qu'elle n'avait vraiment pas à s'inquiéter de toute cette histoire : Adrian n'était pas rancunier et il n'avait aucune raison de lui en vouloir. C'était lui le fautif et il l'admettait volontiers.

« Ce serait avec joie oui, mais vous savez, je viens d'un autre siècle et mon père m'a toujours dit que c'était à moi d'inviter les femmes au restaurant, alors disons que je vous invite à passer un moment entre amis ? » Le terme employé pour la qualifier était clair. « Mais vous savez Andrea, il n'y a pas besoin de me laisser le temps de réfléchir à quoi que ce soit. Je sais que j'ai fait une bêtise et je reste malheureusement très humain malgré mon âge, donc je n'ai aucune raison de vouloir changer quoi que ce soit. » Un nouveau sourire sincère. « Et je suis content que vous me considériez de la sorte, parce que je vous avais trouvée d'agréable compagnie dès notre première rencontre. » Sous Eldoth donc. « Et je ne vous aurais jamais parlé de tout ça si je n'avais pas confiance en vous. »

Il aurait pu lui monter un bateau ou lui dire que cette silhouette n'existait pas vraiment et lui conseiller de l'oublier avant de gommer ce lien entre eux lors de la prochaine rencontre, mais non. Il avait confiance, alors il avait dit la vérité et au fond, cela le soulageait réellement de savoir qu'elle était au courant de son identité, tout comme il était heureux de pouvoir se dire qu'elle avait suffisamment confiance pour le laisser continuer à l'aider. Mine de rien, c'était important et il espérait pouvoir l'aider à mieux appréhender son immortalité et tout ce qui s'en suivrait.

Quoi qu'il en soit, la soirée allait se terminer sur une note plus amicale que « professionnelle » et Adrian offrit un nouveau sourire à la jeune femme.

« J'espère simplement que vous connaissez quelques endroits dignes de ce nom, c'est assez rare que je sorte alors je risque de manquer d'idées à ce niveau. »

Ils n'eurent qu'à prévenir Sallah du fait qu'ils sortaient – ce qui leur valu un regard légèrement soupçonneux de la part de l'égyptien – avant d'appeler un taxi pour essayer de faire en sorte que la soirée se termine d'une manière plus joyeuse qu'elle n'avait débutée ! Qui plus est, ils avaient certainement une certaine quantité de choses à se dire, ne serait-ce que s'ils abordaient les projets de la demoiselle.
Ils ne risquaient pas de s'ennuyer !
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


 
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