AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Partagez|

Super-vilains au fond du tonneau !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Sam 19 Sep - 19:58 Message | (#)

"Tu es pathétique, tu le sais ?"

La voix du Dévoreur résonnait dans la tête d'Anton. Bien entendu, il était le seul à l'entendre, le seul à le voir aussi. C'était arrivé lors de sa petite mésaventure dans les égouts après être apparemment mort une nouvelle fois. Même s'il ne s'en rappelait plus du tout. Accoudé au bar, une pinte de bière à la main, il pouvait voir sur la surface lisse son reflet. Enfin, ce qui aurait dû être son reflet, mais à la place il voyait le visage monstrueux le dévisager. Encore une fois, il était le seul à assister au spectacle.

"Te morfondre ainsi... Tu es une bien piètre excuse pour un nécromancien ! Ah si j'avais le contrôle de ton corps, si je pouvais secouer un peu tes ossements. Je ferais de vraies choses. Pas seulement boire de la bière dans mon coin. J'irais retrouver la femelle, j'irais dévorer des âmes. Mais non, monsieur Anton Faust préfère se morfondre dans son coin. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas aussi puissant qu'avant."

"Ta gueule."

La serveuse se retourna vers lui et il baissa les yeux, comme pour bien montrer qu'il ne s'adressait pas à elle. De toute façon il avait été catalogué comme indésirable excentrique au moment où il était entré dans l'établissement, connu pour accueillir parmi les âmes les plus viles du quartier. Anton était vêtu tout de noir et avec sa peau pâle et ses cheveux blancs, le tout doté d'un accent britannique, il ne passait pas inaperçu. Surtout qu'il n'avait pas vraiment la dégaine du mafieux ou chef de gang local. Les gens devaient déjà supposer qu'il s'agissait d'un mystique ou d'un mutant, ce qui devait expliquer pourquoi personne n'avait osé le foutre dehors malgré les quelques moments où il répondait à voix haute au monstre dans sa tête.

D'ailleurs voilà qu'il ingurgitait de nouvelles gorgées de bière. Anton avait déjà trop bu, sûrement. L'alcool ne lui réussissait pas, même s'il avait plutôt de l'entraînement. Il avait hésité un temps à se rajouter quelques uns de ces organes d'ailleurs, pour pouvoir ingurgiter bien plus d'alcool qu'il n'en était capable. Il était le Dévoreur, enfin non, le Dévoreur était en lui, et ce dernier était tout sauf raisonnable. D'ailleurs il commençait à avoir faim. Mais son estomac était déjà rempli par la bière qu'il avait ingurgité avant. Il se retourna pour s'adosser contre le bords du bar, observant la totalité de la salle. Certaines personnes détournèrent le regard.

"Putain d'américains. Incapables d'avoir de la bonne bière. C'est que de la pisse. On aurait pu croire que vous apprendriez à faire au moins quelque chose de bien avec votre pays. Mais bon, il a été créé avec des prostituées, des bagnards et des puritains. A quoi fallait-il s'attendre, hein ?"

Il rit, tout seul. Avant de se relever difficilement, bien décidé à aller quelque peu vider sa vessie. C'était le problème avec la bière, on ne faisait que la louer. Le sens de l'équilibre d'Anton était quelque peu mis à mal par son ivresse. Si bien que sur le chemin des lieux d'aisance, il bouscula, une personne, l'arrosant copieusement de bière. Le nécromancien observa sa pinte un instant, levant les yeux vers l'infortuné.

"Ah bah... Va falloir m'en repayer une." Lâcha-t-il avec un sourire adressé à lui-même.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Dim 20 Sep - 13:27 Message | (#)

Ce n'était pas parce qu'il avait cessé de traîner avec ses frères depuis qu'il s'était émancipé, que Jay avait tiré un trait sur les soirées dans les bars. La seule différence, c'était que désormais il rentrait seul et ne se trimballait pas une ribambelle de types complètement bourrés – dont un s'était souvent ramassé une gifle en essayant de draguer la serveuse. Même depuis qu'il avait rencontré la gamine blonde qui refusait de lui lâcher les baskets, Jay n'avait pas changé ses habitudes : la petite bière – ou les, plutôt – c'était sacré.
La seule chose qui avait changé au cours des derniers mois, c'était que le trentenaire n'avait plus de bar favoris. Il en changeait au gré de ses envies de manière à être certain qu'il ne rencontrerait personne qui lui aurait tendu un piège pour le simple plaisir de lui plomber sa soirée.
Oui, il était parano.

C'était donc dans l'idée de boire quelques bières que Jay s'était attablé dans un bar du coin. Il n'y était jamais venu, mais en voyant les clients qui se trouvaient déjà sur place, il sut qu'il était au bon endroit. Des ratés, des losers, des types qui venaient ici pour se bourrer la gueule tout simplement parce qu'ils n'avaient rien de mieux à faire. C'était probablement une foule de vieux garçons sans personne pour les attendre chez eux, Jay comprit, sauf qu'il ne s'en plaignait pas – au contraire.

Après avoir ingurgité deux bières, le texan se leva pour changer de table – un peu lassé par le groupe de filles qui gloussait à côté de lui – mais c'était sans compter sur le hasard. Alors qu'il marchait vers le bar, quelqu'un lui rentra dedans en vidant la moitié de sa bière sur lui et eut le culot de lui sortir qu'il allait devoir lui en repayer une. Quoi ? Il croyait quoi ce type ? ! Le trentenaire fronça les sourcils d'un air contrarié : est-ce qu'il croyait au père noël ou quoi ?

« Qu'est-ce qu'tu crois ? ! C'toi qui m'renverse ta bière dessus, c'est à toi d'm'en repayer une du con ! »

Oui, Jay avait tendance à rapidement devenir vulgaire lorsqu'il était énervé et ce type-là avait réussi à le contrarier en deux secondes. Cependant, si le trentenaire était du genre à perdre patience en un temps record, il pouvait retrouver son calme si l'autre en face se montrait patient. En somme, le texan était du genre à se calquer sur le comportement de son interlocuteur, du moins après la première impression.

Son regard clair resta posé sur le gars. Il avait une tronche de déterré avec sa peau pâle et ses cheveux quasiment blancs, certainement une sorte de taré de gothique. Encore un truc qui lui passait largement au-dessus de la tête.

« T'as un grain mec, s'tu crois qu'j'vais t'payer une bière juste parce qu'tu m'balances la tienne dessus, tu t'plantes. »

C'était peu de le dire. D'ailleurs, Jay n'avait pas l'intention de payer quoi que ce soit à qui que ce soit. Le trentenaire n'était pas du genre à être aimable sans bonne raison. Déjà qu'il avait remballé la gamine blonde qui ne le lâchait pas et qu'il n'avait pas fait preuve de gentillesse à son égard, ce n'était pas pour se lancer dans une opération « sympathisons » avec un gars qu'il ne connaissait pas.

Baissant les yeux pour constater que son t-shirt était maculé de bière et qu'il se ferait certainement arrêter par les premiers flics qu'il croiserait, Jay reposa son regard sur le mec qui se tenait devant lui. Il était éméché, un seul coup suffirait à lui faire rouler une pelle au plancher taché par les précédents clients. Son regard se durçit légèrement avant qu'il ne reprenne du même ton rogue – qui semblait montrer qu'il n'était pas vraiment d'humeur à se faire de nouveaux amis.

« J'sais pas c'qu'tu crois, mais t'ferais bien d'te barrer d'ici et d'aller chercher tes potes dans un cimetière. Vu ta tronche, ça passera mieux. »

Les stéréotypes faisaient leur retour. Certes, Jay n'était pas spécialement mieux habillé avec son vieux jean et son vieux t-shirt, mais il avait le mérite de ressembler à un américain pure souche. Même son accent texan à couper au couteau en témoignait pour lui et ce mec allait certainement regretter de lui avoir adressé la parole.
Comme toutes les personnes qui s'intéressaient à lui en fait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Dim 20 Sep - 18:59 Message | (#)

Anton porta sa pinte à moitié vide à ses lèvres, buvant une nouvelle gorgée d'alcool tout en regardant l'homme qui lui faisait face. L'hilarité de la scène n'était démesurée et pourtant un sourire franc se dessinait sur les lèvres du nécromancien, qui s'accentua lorsque la personne qu'il venait d'arroser se mit à parler. L'accent d'Anton était à couper au couteau, mais celui de Jay n'était pas en reste. Comment est-ce que le raffinement de la langue anglaise avait-il pu être distordu par de telles intonations et inflexions linguistiques pour être recrachées d'une telle manière ?

"Par les couilles de Satan, mais en fait j'en ai trouvé un."

Le nécromancien partit d'un grand rire, sûrement permit par la grande quantité de boisson alcoolisée qu'il avait ingurgité avant. Sinon, non, il n'y aurait rien eu de drôle à la situation. Heureusement pour le nécromancien, il ne pouvait pas mourir, grâce au sortilège de sa soeur qui faisait un peu du zèle. Tant qu'Abigaïl Faust vivait, Anton Faust resterait vivant lui aussi. Il y eut un moment où le Dévoreur surgit dans son esprit, brièvement, continuant de parler dans la tête d'Anton.

"Tue cet avorton. Fait un festin de ses chairs. Englouti son âme. Il ne restera plus rien de lui. Allez, je peux dévorer tous ceux qui t'entourent, les faire tiens. Soit une bête."

"Oh ta gueule toi." Lâcha-t-il une nouvelle fois, avant de lever une main en direction de Jay. "Enfin, pas toi. Non, toi, tu vois, t'es quelque chose que j'ai pas vue depuis longtemps. Depuis tous les mois que je passe à Star City, sur votre putain de sol américain, avec votre liberté sujette à condition d'achat, enfin, je croise un mec qui parle comme un cow boy. Je suis juste déçu que t'ais pas le chapeau et les bottes mate." Le dernier mot avait tôt fait d'afficher Anton en tant que britannique notoire. On aurait pu le confondre avec un australien, mais son accent était trop prononcé.

"Enfin, désolé pour le t-shirt, hein. C'est que de la bière, donc de la flotte. D'ici quinze minutes on verra plus rien, restera que l'odeur. Mais t'as pas l'air très porté sur l'hygiène ? Moi non plus, vu que tu me relègues déjà dans un cimetière. Ah!" Il partit d'un nouvel éclat de rire avant de se tourner à la cantonade.

"J'ai trouvé un cow-boy ! Aubergiste ! Une bière pour mon ami cowboy ! Enfin, prenons carrément un pichet ! Comme ça s'il veut, il pourra en verser sur son pantalon qui aura la même odeur que son t-shirt. Ouai, encore désolé pour ça." Glissa-t-il à Jay, tout en l'entraînant vers le comptoir où la serveuse, en soupirant posait un pichet de bière sur la table, ainsi qu'un verre pour Jay, Anton trimballant le sien de manière très révérencieuse.

"Alors, qu'est-ce qu'un mec avec ta dégaine et ton accent vient faire dans une espèce de bouge infâme comme celui-ci ? Tu devrais pas être en train de regarder Walker Texas Ranger, de chasser des immigrés mexicains ou de faire du rodéo ? Tu me diras, tu pourrais me poser la même question." La bière déliait les langues avec la même facilité qu'elle remplissait les vessies. Mais pour le moment le nécromancien avait oublié son envie pressante, se concentrant sur sa découverte du moment.

"Par contre, j'aime pas trop qu'on s'amuse à me dire que j'ai une tronche à traîner dans un cimetière. C'est pas vraiment sympa. Je veux dire, est-ce que je m'en prends à toi alors que t'as l'air d'avoir été bercé trop près du mur ? Non, tout simplement. Car je suis un gentleman. Bon, tu t'en fiches car t'es pas mon type, je préfère les femmes. Même si elles me pètent les noix." Bien entendu il parlait des deux seules femmes vivantes de sa vie : Shahren et Abigaïl. Irina était tout ce qu'il y avait de plus docile. "Alors dit moi, mon gars. Quelle femme te tient par les couilles pour que tu viennes boire ici ?"
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Dim 20 Sep - 20:47 Message | (#)

Encore un mec avec des expressions et un accent de merde, à croire qu'il les attirait. Cela dit, il ne fallait pas trop en attendre de lui : même si Jay avait gagné en capacités cérébrales depuis que l'autre tarée lui avait trituré le cerveau, il gardait ses habitudes et pour lui, il n'y avait que deux espèces sur cette planète : les texans et les autres. Ce type-là était à ranger dans la seconde catégorie, mais de là à savoir s’il était français, anglais ou africain, Jay s'en fichait pas mal. Disons juste qu'entre texans il y avait « un truc » en plus – ou il souhaitait s'en persuader.
C'est pour cette raison que le trentenaire dévisagea ce type d'un air suspicieux lorsqu'il l'insulta. Pas lui, mais à qui est-ce qu'il parlait alors ? Il devait s'être cramé quelques neurones en buvant un peu trop de bières...

Toujours est-il que Jay avait un peu de mal à comprendre ce que ce taré voulait. Il n'avait rien d'un cow-boy, il avait grandi à la ville et n'avait jamais vraiment croisé de vache de sa vie – sauf si l'on comptait sa mère dans le tas – donc autant dire qu'il ne méritait pas un tel titre. En tous les cas, c'était une chance que le trentenaire ne soit pas du genre à se vexer lorsqu'on lui disait qu'il avait l'air de ne pas connaître les douches, ou qu'il avait une tronche de demeuré. Il avait déjà entendu bien pire et le fait que ce ne soit pas une gonzesse avec un air de pétasse qui lui parlait ainsi, arrangea certainement les choses.
En bon macho qu'il était, Jay pardonnait plus facilement aux gars qu'aux nanas, même si ce type avait un air assez efféminé avec ses cheveux clairs et son teint de cadavre, c'est un fait.

Assez bizarrement, le méta-humain se laissa entraîner vers le bar – tout en se faisant insulter au passage – et constata qu'il n'était pas le seul à chérir les clichés. Il fallut qu'il soit question d'une femme pour que Jay ouvre enfin la bouche histoire de répondre à ce flot de paroles. C'était bien la première fois qu'un mec qu'il ne connaissait pas, s'amusait à se montrer aussi amical avec lui. L'alcool devait certainement aider.

« Y'a pas d'nana. C'est qu'des aimants à emmerdes, moi j'les vois, mieux j'me porte. » Ce qui reflétait parfaitement ses pensées. « J'viens ici parce qu'j'ai envie d'boire un coup, c'tout. J'vais pas m'tirer la queue entre les jambes parce qu'une gonzesse m'fais chier. Mais si toi tu l'fais, t'es p't'être plus vraiment un mec. C'est à toi d'la dégager si elle t'fait chier, c'est comme ça qu'ça marche. »

Explication qui démontrait parfaitement qu'il n'avait rien d'un gentleman et qu'il semblait tout à fait capable d'insulter quelqu'un en le regardant droit dans les yeux – ce qu'il faisait assez souvent en vérité. Si ce type-là venait se cacher ici pour éviter de croiser sa gonzesse, il ne ferait pas long feu ! Même si Jay n'avait jamais partagé la vie d'une autre femme que celle de sa mère – et de sa sœur à l'époque – il ne se laisserait jamais dicter son comportement par l'un de ces parasites. Déjà, il ne serait jamais assez con ou désespéré pour se coltiner une gonzesse au quotidien.

« J'sais pas d'quel monde tu débarques, mais l'gentleman, c'plus à la mode. Les gonzesses sont devenues très connes et s'tu veux avoir la paix, faut t'imposer, c'est tout. T'bourrer la gueule ça changera pas grand-chose. » Sauf l'énerver davantage, à la rigueur. « Et j'en ai rien à carrer qu'j'sois pas sympa. S't'as envie d'm'insulter, fais-toi plaisir. » Il en faudrait beaucoup pour le contrarier. « Puis t'plantes pas, j'suis pas un cow-boy ou une connerie du genre. S'tu veux en voir, t'as qu'à aller là où y'a les vaches. Les vraies, pas les nanas. »

Ça, c'était au cas où quelqu'un n'aurait pas compris que Jay était du genre à détester les nanas. Certaines mauvaises langues prétendaient que c'était la manifestation inconsciente de son homosexualité, mais ce n'était que des conneries. Jay avait simplement une très mauvaise expérience avec le sexe dit faible et il n'avait aucune envie de leur accorder plus d'attention que nécessaire. Seulement, il semblait que son interlocuteur du moment avait particulièrement envie de se pencher sur la question, sauf s'il avait parlé des nanas par hasard – mais Jay avait quelques doutes.
Prenant la liberté d'ignorer les questions sur les raisons de sa venue ici, le texan reprit donc la parole.

« T'es venu là juste pour t'bourrer la gueule et voir des cow-boy ? Ou t'cherches aussi à baver sur la gueule des gonzesses qu'tu t'coltines ? T'pourrais aussi aller leur régler leur compte en montrant qui c'est l'chef, ça servira plus qu'si t'attends qu'un miracle s'produise. » Il le voyait avec sa génitrice. « Les nanas, c'est comme les rats, faut les dégager avant qu'elles s'installent pour d'bon, ou t'es sûr d'retrouver ta crèche relookée comme la maison d'Barbie dans quelques jours. »

Ou d'Action Man s'il avait hérité d'une nana avec un fort caractère.
Vu sa tête, ce serait plutôt une fan de Chucky en fait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 21 Sep - 15:28 Message | (#)

Ainsi donc Anton était tombé sur un misogyne de première, à bien clamer que les femmes n'étaient que des tas d'emmerdes. Le nécromancien aurait pu être d'accord, sur plusieurs points, mais de la même façon, il aimait trop la gente féminine pour pouvoir s'en passer inutilement. Déjà enfant il aimait bien s'attarder dans les bras de ses nourrices voir même les effrayer avec ses histoires de fantôme. Puis il y avait eu Abigaïl et toutes celles qu'il avait charmé lors de ses études de médecine.

"Y en a qui disent qui qu'on peut pas vivre avec mais qu'on peut pas vivre sans non plus. Enfin, je suis pas sûr de savoir avec certitude comment on peut se débrouiller, mais ça m'a l'air plutôt juste."

Assez maladroitement mais pourtant sans verser d'alcool partout, Anton réussit à servir un verre de bière à Jay. Il y avait même peu de mousse. Le nécromancien avait versé suffisamment de pintes au cours de sa vie pour savoir comme s'y prendre pour que cela soit le cas. Tout était dans l'inclinaison du verre.

"Allez." Il fit glisser le verre de bière jusqu'à Jay avant de porter le sien qui commençait à s'approcher dangereusement de la sécheresse passagère à ses lèvres. Sa vessie recommençait à le torturer, mais il préférait l'ignorer pour le moment. Anton avait un moyen de vider son sac, de déverser son fiel aux relents fermentés dans l'oreille attentive de quelqu'un et qui n'était pas une sorte d'esprit anthropophage d'une autre dimension qui squattait son corps de temps à autre et l'utilisait pour baiser sa copine. "Honnêtement, mec, je crois pas que t'ai spécialement envie que je te foute mes couilles sous le nez pour te prouver que je suis vraiment un mec. Juste que parfois, elle me donnent envie de les écorcher vives, de leur démolir le portrait. Leur condescendance, les choses qu'elles te balancent à la gueule sans même le savoir."

Car ni sa soeur, ni Shahren ne savaient l'état lamentable dans lequel se trouvait Anton actuellement. Un psychologue se serait sûrement lancé dans une interprétation de l'état d'humeur et de son ressentiment. Sûrement parce qu'il n'avait jamais connu sa mère. Qui plus est l'âme de cette dernière avait été échangée contre la sienne sans même qu'il ne le sache. Sans quoi il serait toujours le petit chien de Méphistophélès. Voilà une situation peu enviable. Anton reposa sa pinte un peu fort avant de la remplir à nouveau.

"Un gentleman n'a que faire du fait qu'il ne soit plus à la mode. Si les donzelles de cette époque préfèrent se faire engrosser par une déchet sociétal dans une ruelle sombre ce n'est pas pour ça que je devrais abandonner mes bonnes manières." Que personne ne considérait comme bonnes à part lui la majorité du temps. Les pulsions du Dévoreur parasitaient sa psyché. Heureusement, il y avait peu de chance qu'il perde le contrôle maintenant et se transforme en monstre qui chercherait à faire du texan sa femelle pour le soir. Non, personne pour attiser ses désirs profonds ou ses appétits. "Me bourrer la gueule me permet d'aller dans un endroit peinard où j'ai pas à entendre leurs ricanements ou leurs piaillements et ça fait du bien. Et puis depuis quand faut avoir une bonne raison pour boire, hein ? N'empêche que t'as un accent de cowboy. Comme dans les films. Du genre où l'image est toute dégueulasse. Comme si dès que ça se passait au Texas fallait mettre un filtre jaune pour rendre le tout plus authentique. Je suis jamais allé bien loin dans les States. J'ai ma soeur à surveiller et maintenant l'autre aussi. Et c'est pas avec les deux gamins qu'un autre type lui a foutu dans le bide qu'elle va se décider à bouger. Enfin, ma soeur, pas ma copine." Le jour où Shahren serait enceinte la terre s'arrêterait probablement de tourner et il faudrait lui mettre un bouchon pour éviter qu'elle nec herche à évacuer le gamin.

"Je suis pas venu pour voir des cowboys, c'est un hasard si je suis tombé sur toi. Non, je suis juste venu boire. Dans un bouge infâme où j'étais sûr de pas croiser une âme bien pensante qui me casserait les couilles parce que je suis ivre. En parlant de couilles, c'est pas en les posant sur la table que je règlerais quoique ce soit. Enfin, je doute que tu comprennes du genre de nana dont je te cause. Bien sûr je pourrais leur coller une raclée, mais je serais plus un gentleman si je faisais ce genre de choses. J'ai peut-être pas eu de mère, mais on m'a pas élevé comme ça." Bien entendu, il n'avait pas non plus été élevé de manière à placer la gente féminine sur un piédestal. Après tout, Victor Faust avait forcé le mariage d'Abigaïl. "J'aimerais juste qu'elles arrêtent... Qu'elles arrêtent de me regarder comme si j'étais une putain d'acquisition, comme si c'était normal que je fasse mon boulot, comme si je n'avais rien d'autre à foutre que de les aider. Oh, Anton, fais moi un monstre comme ci ! Fais moi un monstre comme ça ! Ah les gourdes, c'est moi qui devrait choisir ce que je fais. Elles devraient me craindre, tout cette putain de ville devrait me craindre. Moi et l'autre dans ma tête. Mais non..."
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Lun 21 Sep - 16:30 Message | (#)

On ne pouvait pas vivre sans les femmes ? Le type qui avait sorti une telle connerie devait certainement avoir fumé un truc pas net avant, ce n'était pas possible autrement. Le regard sceptique que Jay posa sur le type témoignait d'ailleurs de ses pensées. Il renifla d'un air chargé de désapprobation, songeant que la seule raison pour laquelle les femmes étaient indispensables, c'était qu'il y aurait une pénurie de bébés à force. Cela dit, il passait volontiers son tour pour ce qui était de cette étape.
Il ne fut pas nécessaire de préciser quoi que ce soit : son regard indiquait clairement ce qu'il pensait de cette maxime. De la merde.

Quoi qu'il en soit, comme ce type lui payait une bière, Jay n'allait pas refuser. Cependant, il n'était pas imprudent et déclencha sa vague d'adrénaline pour activer ses pouvoirs : son insensibilité à la drogue et au poison lui éviterait d'y passer si ce type prenait son pied en empoisonnant des gens qu'il venait de rencontrer. Il attrapa donc le verre qui lui fut offert avant de poser ses prunelles sur le gentleman qui adoptait tout à coup un vocabulaire plus proche du charretier que d'autre chose.

« J'en ai rien à carrer qu'tu sois une lavette ou pas, ça va pas changer ma vie. » Ce qui était la vérité. « Puis s't'as envie d'les écorcher vives, t'as qu'à l'faire. Refouler ses envies, ça cause des ulcères. »

Parce qu'il avait tout du type qui faisait attention à sa santé, mangeait des légumes et s'abstenait de consommer tout ce qui comportait des produits chimiques. Blague à part, Jay comprenait ce que ce gars voulait dire : il avait rencontré une foule de gonzesses condescendantes au cours de sa vie et bien malgré lui, l'une d'entre elles s'accrochait plus qu'il ne l'aurait souhaité. La tarée du laboratoire pétait plus haut que son cul, tellement haut qu'elle devait parfumer les narines du divin – si tant est qu'il existe. Alors, oui, le texan concevait parfaitement que l'on veuille éclater la tronche d'une nana, mais sans pouvoir le faire. Sinon, cela ferait belle lurette que l'autre emmerdeuse aux scalpels boufferait les pissenlits par la racine, du moins avec les restes de tête qui subsisteraient après un coup de poing donné au maximum de sa force.
Donner des conseils et ne pas les suivre soi-même, c'était le leitmotiv des humains, non ?

Toujours est-il que ce mec était vraiment bizarre avec ses manières de dandy. Il n'avait rien à foutre dans un endroit pareil, ni même dans un pays pareil. Les gars bien-élevés traînaient davantage en Europe et en France d'après la rumeur populaire. Puis il fallait avouer que sa perception du Texas et des américains en général, n'était pas spécialement juste, mais si ça lui faisait plaisir... Oui, venant d'un gars qui brassait les clichés et les stéréotypes à tour de bras, c'était ironique de penser ainsi.

Jay resta obstinément silencieux, constatant pour une fois que son interlocuteur avait juste envie de parler. Entre les histoires de frangine engrossée et de copine, le texan s'y perdait, mais disons qu'il comprenait le gros de l'histoire. Ce mec en avait ras-le-bol d'être considéré comme un raté et il ne supportait bien les nanas et leurs regards condescendants. Bienvenue au club ! Voilà des années que le trentenaire supportait ça et s’il avait été en froid avec sa sœur, ce n'était pas sans raison. Mais les dernières phrases du type provoquèrent une certaine surprise chez Jay : faire des monstres ? D'autres personnes dans sa tête ? Super, un illuminé....

« S'vous êtes plusieurs dans ta tête, pourquoi t'l'interroge pas lui directement ? » Question sincère. « J'sais pas si t'as pas remarqué ou quoi, mais j'ai pas franchement la tronche du mec qu'sais donner des conseils. Ou pas l'genre qu'on suit en général.... » Plus de l'illégal. « Mais j'vois c'que tu veux dire. » C'était bien la première fois qu'il avouait un truc pareil. « Déjà, pour l'histoire d'ta frangine, j'sais pas c'que c'est, mais c'est clair qu'si un type avait engrossé la mienne, j'serais allé lui péter les dents et m'assurer qu'il s'amuserait plus à engrosser qui qu'ce soit. » Le hasard voulait d'ailleurs que l'homme en question était aussi celui qui avait fricoté avec Charlie, sa sœur. « S't'as envie d'bouger, t'embarques la frangine et t'lui laisses pas l'choix. »

Parfois, Jay songeait qu'il aurait dû le faire, que sa sœur serait encore là s'il l'avait traînée par les cheveux jusqu'à Houston pour s'assurer qu'elle arrêtait de jouer à l'héroïne qui voulait sauver tout le monde. Oui, c'était bizarre, mais ce gars-là avait des problèmes qui lui étaient très familiers.

« Puis pour ta gonzesse.... s'tu la laisses t'marcher sur les pieds et d'commander maintenant, t'es pas sorti d'l'auberge. T'la plantes sur place et t'en trouves une autre moins chiante. Y'en a un paquet en Amérique et s'tu t'la joues dandy, t'auras qu'à t'baisser pour les ramasser. » À quoi bon se contenter d'une chieuse s'il y avait moyen d'échanger contre une docile ? « Du moment où t'es obligé d'te tirer d'chez toi pour être en paix, y'a un problème. Et les problèmes, faut les régler. En t'en débarrassant ou en forçant jusqu'à c'qu'ça tourne comme tu veux. » C'était très simple après tout ! « Va au Texas, t'apprendras comment on traite les femmes en Amérique. » Comme les génisses. « Mais y'a un truc qu'est sûr, c'pas en voulant un truc qu'tu vas l'avoir. J'sais d'quoi j'parle, s'tu veux qu'ça change, pour les nanas ou pour t'la jouer super-vilain, faut t'bouger l'fion pour y arriver. P't'être qu'tu devrais t'mettre à massacrer les gonzesses qui t'font chier, tu réglerais ton problème, pis t'deviendrais un tueur en série, d'une pierre deux coups. »

Les conseils typiquement jayiens. Ce type-là n'irait pas contre-dire ses paroles à propos des conseils qui n'étaient pas forcément faciles à suivre, mais au moins Jay avait fait l'effort de parler et d'écouter, ce qui était une grande première pour lui.
C'était certainement les points communs qui aidaient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 21 Sep - 22:13 Message | (#)

Une lavette ? Non, il n'était pas une lavette. Bon, Anton n'était sûrement pas le plus courageux des hommes. Il laissait toutefois sa colère et sa rage passer pour du courage quand il en avait besoin. Comme tout bon nécromancien, ses créatures et en particulier Irina combattaient plus souvent que lui. Sauf les fois où Anton avait donc été particulièrement hors de lui. La première fois cela avait été quand des inspecteurs de police étaient venus arrêter Abigaïl, à Londres. Il avait lâché ses monstres sur eux, attrapé une arme lui-même, pour mourir dans les flammes.

Il y avait eu aussi ces types, qui avaient manqué de respect à Shahren. Que leur avait-il fait ? Oh il avait été fier, car il n'avait pas eu besoin du Dévoreur pour celle là. Il avait absorbé les muscles du premier, oui. Sûrement fait disparaître la bouche du second, quoiqu'il n'était plus sûr. Pour le dernier toutefois c'était certain. Il lui avait arraché la langue. Arraché et non retiré comme il aurait pu le faire. Enfin ses souvenirs de cette nuit étaient confus. Mais non, il n'était pas lâche.

"C'est pas une question d'être une lavette ou non. Faut savoir choisir ses batailles. Sinon tu crèves."

Bien entendu, le texan ne pouvait pas savoir que les deux femmes qui piétinaient la fierté d'Anton sans le savoir était mortelles. Abigaïl surtout. Il était sa chose. Ce qui faisait qu'il ne pouvait pas mourir, mais aussi qu'il devait se garder de la trahir ou de faire quoique ce soit contre elle. Le nécromancien eut un soupir en y pensant. Il ne pouvait pas en vouloir à Abigaïl, pas vraiment. Car elle l'avait ressuscité. Ce qui faisait presque d'elle sa nouvelle mère par cette renaissance macabre. Alors oui, ils avaient une relation compliquée. Surtout avec les deux mioches qui poussaient tels des cancers dans son utérus. Deux fléaux de l'humanité qui avaient été plantés là par un démon, un seigneur de l'Abîme et un mutant. Quoique le dernier devait être le seul à vraiment avoir profité.

Mais ces deux petites créatures, sans même être nées étaient déjà le fléau du nécromancien. Les nausées matinales, les changements d'humeurs soudains, les requêtes étranges. C'était pour lui. Pour lui seul. Car le mutant avait beau l'avoir engrossée, il ne vivait pas avec elle contrairement à lui.

"L'autre n'est pas vraiment de bon conseil."

"Comment je ne suis pas de bon conseil ?" Résonna la voix du Dévoreur dans ta tête. "Je suis toi !"

"Grmpf. Il ne pense qu'à manger et baiser. Et crois-moi, il ne mange pas vraiment ce qu'on trouve sur le menu. S'il ne te baiserait pas car t'es un mec, il n'hésiterait pas à te bouffer au sens propre. Genre à te déchiqueter pour avaler de gros morceaux. Génial, hein ? Enfin ça vaut toujours mieux que d'avoir une ballerine dans la tête. Un monstre ça fait peur. Alors que si je me mettais subitement à danser en tutu au milieu du bar, bonjour la galère." Oui, Anton pouvait tirer une pointe de fierté à l'idée d'être le Dévoreur. Enfin d'abriter le Dévoreur, une fraction du pouvoir du Dieu-Ver. Qui lui-même résidait dans l'Abîme. Sauf qu'il était la larve du Ver mais aussi une partie de son âme ? Mal à la tête. Gorgée de bière.

"Je devrais aller lui casser la gueule. Mais elle l'aime bien. Et puis il a promis de s'occuper des mioches après. J'ai pas vraiment envie de me les coltiner." Surtout qu'ils étaient partis pour être bizarres. "Du coup, autant qu'il reste en vie." Même s'il avait construit un monstre avec Shahren destiné à affronter Tesla. "Quant à ma soeur. Elle me tient un peu par les couilles. C'est compliqué, mais c'est pas le genre de filles que t'as envie de faire chier. Genre vraiment pas. Et c'est elle qu'à le fric de toute façon. J'ai pas forcément envie de lui taper dessus ou quoique ce soit non plus. C'est la famille."

Et pas une famille texane à moitié consanguine comme le pensa le nécromancien sans l'énoncer. Bien entendu, lui et sa soeur avaient frôlé l'inceste par moment. Mais c'était exceptionnel, un moyen de découvrir leurs corps ou d'achever un sabbat nécromantique. Il n'y avait pas là la même passion qu'avec Shahren et cela ne se reproduirait de toute façon probablement jamais. De fait, leur existence avait été permise par la fusion de deux grandes lignées de nécromanciens. Les Faust et les descendants de la Duchesse du Crépuscule. "J'ai pas spécialement envie de bouger non plus. Y a des trucs bien ici. Je suppose."

"Des gens à manger. Des gens dont personne n'a rien à faire. Quoiqu'avec le vampire, il y a de la concurrence. Je crois que je connais ce type."

Anton chassa de nouveau la voix du Dévoreur. Il ne pouvait pas se tenir tranquille ? C'était trop demander ? Probablement. Le nécromancien lança un regard quelque peu blasé lorsque son camarade à l'accent à couper au couteau parla de planter Shahren. Non, impossible. "Tu vois, mon gars. Si elle est aussi chiante. C'est qu'il y a une raison." Nouvelle rasade de bière. "Elle est genre, super intelligente. J'aime ça. Du coup, c'est aussi ce qui me brise les roubignolles, enfin elles s'en rend pas compte. Pour elle je suis genre sa muse, comme si j'avais une tronche de muse. Je la motive à se surpasser mais pour moi, ce sont des trucs qu'elle aurait pu faire elle-même, alors que moi ce que je fais bah... C'est pas au niveau en comparaison. Pas pour elle. En fait, je crois que j'ai plus besoin d'elle qu'elle de moi. C'est ça qui me pourri l'âme et me donne envie d'être imbibé comme une éponge."

Il réfléchit un instant. "Et puis on vit pas ensemble. Non, je vis avec ma soeur. Grande baraque, plein de gens pour faire les petites tâches à notre place. En fait, tu vois, t'as pas tort. Enfin, j'ai pas envie de les saigner, pas vraiment, pas encore. Mais faut que je me bouge le flan." Il se tourna pour observer le bar. "Il faudrait que je fasse quelque chose de monstrueux, en tant que super-vilain que je pourrais leur montrer, pour qu'elles ferment leur clapet. Genre que je tue un légionnaire et que je rafistole son cadavre pour en faire une poupée gonflable pour un porno, ce genre de chose. Oh ce serait bien."
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Mar 22 Sep - 14:45 Message | (#)

Choisir ses batailles, c'était bien une pensée de mec trop coincé pour agir selon ses envies. Si quelque chose ne lui plaisait pas, Jay agissait et tant pis si c'était trop gros pour lui, il se donnait à fond jusqu'au bout, jusqu'à en crever s'il le fallait. Et vu qu'il était encore debout, il était logique de penser que c'était une excellente technique. En se limitant à ce qu'on connaissait, c'était le meilleur moyen de stagner.

Cependant, Jay n'était pas le genre d'homme à essayer de faire changer les autres d'avis, aussi resta-t-il silencieux tandis que l'autre type enchaînait en lui parlant de « l'autre » qui habitait son esprit. Une chance qu'il n'ait pas l'idée d'essayer de le draguer – et je dis bien essayer – sans quoi il n'aurait plus eu d'enveloppe charnelle avec laquelle se déplacer. Quant à l'idée de le bouffer... encore un péquenot qui se croyait plus haut que le commun des mortels. Au final, il collait bien avec une chieuse casse-couilles vu qu'il pensait pouvoir s'imposer face à un gars dont il ne connaissait rien.
Jay lui décrocha un regard passablement agacé.

« À essayer d'me bouffer. Mais laisse-moi t'dire qu'il aurait des problèmes pour l'faire, puis si tant est qu'il réussisse à en arracher un bout, j'lui filerais les pires crampes d'estomac qu'il peut avoir. » Et il ferait repousser le bout manquant de toute manière. « J'veux pas d't'décevoir mec, mais t'es à Star City. S't'espères pouvoir bouffer les gens en claquant des doigts, t'risques d'être encore plus déçu. Y'a plus d'méta-humains au mètre carré qu'dans l'reste du monde. » Et la plupart se défendraient très bien. « Puis franchement... un mec qui s'met à danser un opéra au milieu du bar, ça m'ferait plus flipper qu'un monstre qui bouffe des gens. »

Peut-être parce qu'il en voyait moins souvent ? Au Circus, il avait eu l'avantage de croiser tout un tas d'individus dotés de capacités pour le moins.... spectaculaires. Alors, un cannibale ou un mec qui se transformait en espèce de loup géant pour dévorer ses adversaires, Jay en avait vu un paquet. Il en faudrait beaucoup plus l'effrayer. Par contre, une ballerine, ça, ce serait une grande première. En plus avec sa dégaine un peu androgyne, ce type n'aurait aucun mal à se la jouer danseur gay-délicat.
Heureusement que ni l'un ni l'autre ne pouvait lire dans l'esprit de son interlocuteur.

Le sujet revint sur le type qui avait engrossé la frangine du gars et très honnêtement, Jay ne crut pas une seule seconde à ces conneries. Si ce mec avait réellement pensé à assumer les mioches, il s'en occuperait dès le début et visiblement, ce n'était pas le cas vu ce qu'il disait. Le « après », signifiait tout. Et ils étaient sacrément cons s'ils gobaient des conneries pareilles ! Le géniteur des Lane aussi avait prétendu qu'il s'occuperait des mioches, puis un matin il s'était barré sans prévenir, collé en prison et avait disparu de la surface de la Terre après sa libération. Non, les mecs n'assumaient jamais leurs conneries – c'était comme ça que la Mégère Lane qualifiait ses rejetons.

« Z'êtes un peu naïfs s'vous croyez qu'ce type va revenir. Enfin j'veux dire qu's'il avait vraiment voulu s'occuper des mioches, y l'aurait fait dès qu'elle s'est retrouvée engrossée et apparemment c'pas l'cas. Les mecs comme ça, ça pense qu'à tirer son coup et ça s'tire ensuite. 'Fin, s'tu t'en branles d'jouer les papas d'substitution, c'ton problème. » Il n'allait pas lui dicter quoi faire. « Mais t'as l'air d'plus en chier qu'lui, puis au final c'est lui qu'en a profité l'plus. »

Enfin, c'était ce qu'on disait, mais très honnêtement, sa seule expérience du genre – ou du moins qui se rapprochait le plus de la conception de mioches – n'avait pas été spécialement concluante et ne lui avait pas franchement donné envie de rempiler. Alors, disons que c'était plus une expression qu'une pensée réellement sincère.

Mais visiblement, ce type-là n'avait aucune logique. Enfin, pas une qui corresponde à celle du texan vu que ce dernier le pigeait strictement pas où était le problème. Jay n'était pas sentimental, il n'avait vraiment aimé qu'une seule personne, sa sœur, mais ne l'avait jamais admis, donc autant dire que la notion d'être attaché à quelqu'un, lui échappait totalement. Le texan lui décrocha un regard sceptique en songeant que ce mec-là était juste bon à se pendre s'il commençait à être sentimental, parce que c'était le début de la fin.
Il ne reprit la parole qu'après une gorgée de bière.

« Z'avez vraiment tous des problèmes avec ces conneries. » Le sexe et tout ça. « J'vois pas en quoi prostituer un Légionnaire ça t'rendra monstrueux. T'auras plutôt l'air d'un type en manque j'crois. Par contre l'obliger à tuer des gens qu'il est censé protéger, ça c'serait monstrueux. Enfin, un peu. Vu leur code d'honneur, ça lui flinguerait sa carrière et ça causerait des emmerdes à la Légion, surtout qu't'as un journal anti-super en ville. » Même s'il ne le lisait pas. « Mais franchement, j'pige pas où c'est l'problème. Enfin si, l'souci c'est qu't'es sentimental et ça, ça craint à mort. Pt'être qu'tu devrais quand même laisser l'autre type prendre l'dessus, parce qu'là.... » C'était naze. « L'problème, c'est qu't'as l'air d'te considérer comme un type vachement intelligent, note qu'je dis pas l'contraire, j'en sais rien. Mais c'est logique qu'ça coince. Foutre deux personnes futées ensemble, y'en aura forcément un qu'aura besoin d'dominer et l'autre ça l'fera chier. Faut pas être si futé pourpas l'voir. T'aurais dû t'en prendre une conne comme ses pieds et elle passerait son temps à t'complimenter en disant qu't'es intelligent. Une autre gonzesse elle trouvera forcément qu't'es pas assez futé pour elle. »

Et après, c'était lui qui était censé être le crétin du lot ? Il fallait être stupide pour ne pas comprendre que mettre deux pitbulls ensemble, c'était les pousser à la confrontation. Et bien pour les humains c'était pareil : deux caractères semblables ensemble, ça coinçait forcément. Il soupira.

« Puis franchement... t'm'excuseras, mais l'est pas si futée qu'ça si elle capte même pas qu'elle t'écrase les roubignoles avec son air de connasse supérieure. Ou alors elle pense tellement à elle qu'elle s'en branle d'toi, mais dans les deux cas, j'vois pas c'que tu t'fais chier avec une gonzesse comme ça. »

Ou une gonzesse tout court en fait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Mer 23 Sep - 18:16 Message | (#)

Anton haussa les épaules. Jay avait l'air bien humain pour lui. Bien entendu il en avait été de même pour Shahren et pourtant, c'était loin d'être le cas. Dante lui-même apparaissait comme une sorte d'éphèbe pré-pubère qui aurait sûrement motivé les pulsions homophobes du texan et pourtant il était capable de se changer en dragon. Alors oui, Anton n'avait aucun moyen de savoir si le Dévoreur avait véritablement les moyens de dévorer l'homme avec qui il discutait. Mais quelles garanties avait ce dernier de ne pas se faire avoir à son propre jeu ? Probablement s'imaginait-il qu'Anton était atteint d'une sorte de dédoublement de la personnalité et qu'il avait juste un aspect plus sadique, étrange et cannibale. Si cela avait été aussi simple. Oui, il souffrait d'un dédoublement de la personnalité.
 
Mais sa seconde personnalité avait été choisie pour devenir le héraut d'un dieu monstrueux dont l'objectif était simplement de dévorer la planète.
 
"Peut-être ouai. Peut-être qu'il tomberait sur un os, peut-être pas. Si je ne peux pas savoir de quoi tu es fait, il en va de même pour toi." Il eut un léger sourire, portant son verre à ses lèvres. Un petite démonstration aurait sûrement été de rigueur mais il n'avait pas envie d'attirer l'attention. Pas comme ça. Quel intérêt de révéler le visage du Dévoreur à Jay ? Anton lui le supportait déjà dans son reflet depuis le moment où il était mort, une énième fois. "Crois-moi, les méta-humains sont pas vraiment un problème la plupart des cas. Y avait des trucs qui existaient bien avant eux et parfois les anciens monstres. Je te parle des vrais monstres, pas de ceux qui se sont juste réveillés un matin avec le pouvoir de chier de la lave, ils viennent se rappeler au bon souvenir des gens. L'autre a des dents plutôt acérées. Peut-être qu'un jour il tombera sur un morceau trop dur pour lui, mais c'est jamais arrivé jusqu'à présent. Et pour le tutu, c'était qu'un exemple. Je m'auto-découperais en petits morceaux avant de le faire."
 
Anton attrapa quelques cacahuètes qu'il englouti sans plus de cérémonie. De toute façon, il n'avait rien à foutre de ce que le Dévoreur pouvait ou voulait faire. Shahren était plus raide dingue de cette bête que du docteur qu'elle habitait. Enfin, c'était l'impression erronée qu'avait Anton de leur relation. Probablement parce que contrairement à lui, le Dévoreur se fichait bien de ce que pensait la scientifique. Il se contentait de prendre ce qu'il voulait quand l'envie s'en faisait sentir.
 
Par contre, peut-être avait-il trop parlé d'Abigaïl et de Renan. Suffisamment en tout cas pour que le texan y aille de sa petite théorie. Ce qui irrita plus Anton qu'il n'aurait souhaité l'admettre. Soit cela le gênait vraiment d'entendre quelqu'un d'autre parler de sa soeur, soit c'est qu'il était en train de dessouler. Pas vraiment dans ses objectifs. Anton finit son verre avant de s'en reservir un autre.
 
"Je suis tout sauf naïf, elle aussi." Lâcha-t-il, plus sombre qu'avant. "Le type ne s'est pas barré, c'est juste que ma soeur et lui ne vivent pas ensembles. Et ils doivent pas vraiment en avoir envie. Elle est pas du genre à se caser avec qui que ce soit et elle est plus que capable de prendre soin d'elle-même." Peut-être trop au goût d'Anton. Cela faisait un certain temps qu'il ne pouvait plus jouer les frères protecteurs. Depuis qu'elle avait découvert sa première trahison en fait. "Et on ne profite pas de ma soeur, personne."
 
Ou tout du moins les conséquences seraient terribles. Car une seule chose pouvait égaler la puissance de la nécromancienne aux yeux d'Anton. C'était son propre esprit malade. Ses déviances. Quand il voyait ce qu'il avait infligé à Abigaïl et Shahren par amour. Ce dont il serait capable par haine, véritablement investi par la rage. Le monde en tremblerait, car rien ne pourrait le faire reculer. Il sentit le Dévoreur rire en lui et tenter de prendre le dessus, mais il le refoula. Difficilement. La conversation commençait à le mettre en colère, vraiment en colère. Ce n'était pas bon. Pas s'il voulait rester à peu près humain ce soir.
 
Anton haussa un sourcil à la remarque du texan sur ses propres projets. "Tu vois pas ce que prostituer un légionnaire dont j'aurais bidouillé le cadavre aurait de monstrueux ? Et c'est moi qui ai un problème..." Enfin apparemment il était encore tombé sur un sacré morceau. Il avait assimilé que le texan était misogyne au possible. Mais là, il devinait un malaise bien différent. Est-ce que le cowboy avait-il du mal à tremper sa nouille ? Il faillit le lui demander mais se retint aussitôt. Commencer un combat ferait forcément sortir le Dévoreur. Surtout que ses idées n'étaient pas mauvaises.
 
"Ouai, ça peut se faire aussi. Avoir une de mes créations dans la Légion, la détruire de l'intérieur en leur donnant la pire réputation possible... Ouai, c'est une idée géniale." Bien entendu il y avait quelques petits problèmes. Abby pouvait tuer un type et le réanimer avec des pouvoirs similaires bien que portés sur la mort. Anton lui créait quelque chose de nouveau. "Hum, ça pourrait être marrant. Mais bon, dans ma façon de bosser, faudrait que je commence par en tuer un. Que je remplace au moins son cerveau. Puis je le ferais traquer et assassiner des gens. Oh ouai, ça ça pourrait être amusant, très amusant même."
 
Anton avait complètement ignoré la suite des paroles de Jay. Que ce soit à propos de sa sentimentalité ou bien que Shahren n'était pas la plus intelligente des femmes. Tout ça, cela n'avait aucune importance. Le texan venait de donner une idée à Anton et l'esprit embrumé par l'alcool du nécromancien s'était complètement tourné vers la tâche. Il devait tuer un Légionnaire et l'utiliser pour créer un monstre. Il en avait envie, il se sentirait vivant en plongeant ses mains dans les entrailles de sa victime. Anton se releva soudainement. Irina était déjà en route. De toute façon elle ne quittait jamais bien longtemps le sillage de son maître. Elle apporterait son costume, quelques outils. Le nécromancien donna une grand claque dans le dos du texan.
 

"Allez ! Allons nous trouver un petit Légionnaire à dérouiller !"
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Mer 23 Sep - 23:54 Message | (#)

« J'ai jamais dit qu't'étais naze. J'm'en fous en fait. J'juge pas les gens, j'te déconseille juste d'essayer avec moi. »

Au fond, Jay se contre-fichait de savoir s'il y avait effectivement des risques à parler avec ce type. Il n'avait jamais prétendu qu'il était trop nul ou pas assez développé pour pouvoir bouffer tous les gens qui se présentaient à lui, mais disons que le texan avait rencontré un bon nombre de fanfarons au cours de sa « carrière » de gladiateur. Il y en avait même un qui prétendait être une divinité et qu'il avait écrasé sans la moindre difficulté. Donc oui, Jay avait tendance à penser que dans cette ville, les gens s'y croyaient un peu trop. Mais s'il y avait bien une chose qui ne le caractérisait pas, c'était la vanité. Le trentenaire préférait penser qu'il était le pire méta-humain de cette ville, plutôt que de devoir envisager qu'il pouvait tenir tête à qui que ce soit. Ce n'était pas dans sa nature.

La question était donc réglée à ses yeux et il se fichait bien de l'ancienneté des choses. Les dinosaures aussi étaient vieux et certainement super balaises, pourtant, Jay n'était pas convaincu qu'ils tiendraient face à un bazooka. La vieillesse ne donnait pas la puissance et l'avantage. Il fallait savoir évoluer avec son temps et certains n'en étaient pas capables, voilà tout. Le trentenaire n'était pas homme à juger sur des critères aussi futiles que l'âge – mais il ne se gênait pas pour le faire avec le sexe cela dit.

En bon type incapable d'empathie qu'il était, Jay ne remarqua pas le changement d'humeur, pourtant assez voyant, de son interlocuteur. À ses yeux, ils se voilaient la face et c'était tout. Lui aussi avait songé que personne ne profiterait de Charlie et qu'avec tous ses amis, elle ne risquerait rien. Cela ne l'empêchait pas d'avoir une place occupée au cimetière de Star City. Mais en gros, vu la description que le mec faisait de sa sœur, c'était une nana qui s'envoyait en l'air quand elle en avait envie et qui se fichait pas mal de vivre avec celui qui l'avait engrossée. C'était surprenant qu'elle ait décidé de garder les mioches. Peut-être parce qu'elle toucherait du fric en échange, allez savoir ? Au fond, ça ne le regardait pas et il s'en fichait. S'ils voulaient se voiler la face, c'était leur problème. Persuadé d'avoir tout compris – alors que, pas du tout – Jay haussa les épaules.

« S'tu l'dis.... »

Il n'avait pas l'air convaincu, mais ce n'était pas important, Jay n'avait pas l'habitude que son avis puisse compter pour qui que ce soit, alors pour quelle raison est-ce que tout cela changerait ? Surtout avec un parfait inconnu ?

Lorsque ce dernier lui répéta son projet de prostituer un Légionnaire transformé en cadavre, le trentenaire le dévisagea d'un air agacé. De son point de vue, le sexe de manière générale était déjà suffisamment dégoûtant pour ne pas se montrer choqué face à la prostitution d'un cadavre. Mais à ce compte-là, il ferait mieux de trouver quelque chose d'encore plus glauque, même si son imagination était mise à mal dans ce domaine-là qui, admettons-le, ne l'intéressait absolument pas.

« Autant aller ramasser l'cadavre d'un vieux Légionnaire à c'compte-là. Mais c'est zarb, c'pas l'seul domaine pour choquer les gens bordel. »

Il se fichait pas mal de passer pour un gars coincé, voire une pucelle effarouchée. L'avis des autres ne lui importait pas et étant donné qu'il ne connaissait pas ce type, il n'y avait aucune raison que ça change.
Cela dit, son autre idée semblait avoir intéressé le tordu qui le recruta pour faire la chasse au Légionnaire. Et puis quoi encore ? Il s'imaginait qu'il rendait des services, comme ça, juste pour faire plaisir ? Ses services étaient payants et de toute manière, il n'avait strictement rien contre la Légion. Du moment qu'ils ne venaient pas foutre leur nez dans ses affaires, le reste lui importait peu. Son véritable ennemi, c'était l'UNISON et rien d'autre. Un froncement de sourcils accueillit donc cette suggestion-ordre – mais aussi le geste qui l'avait précédée.

« Okay, alors m'touche pas s'tu veux qu'ça s'passe bien. J'aime pas qu'on squatte mon espace vital, t'vois l'idée ? » Il agita la main pour désigner la zone – en gros, un bon mètre autour de lui. « Puis j'vois pas pourquoi j't'aiderais. Parce qu'tu m'as payé une bière ? L'en faudra un peu plus qu'ça t'vois... j'ai rien contre la Légion, j'vois pas pourquoi j'voudrais la défaire d'intérieur. » Il marqua une pause. « Moi c'est l'UNISON qui m'fait chier. Qu'j'ai envie d'faire chier en retour. Alors, s'tu feras un truc d'ce côté, y'a moyen qu'j't'aide. P't'être. »

Tout dépendrait de ce qu'il pourrait faire en échange, bien évidemment. Jay n'était pas du genre à accepter n'importe quoi, surtout compte tenu du fait qu'il ne croyait pas à la magie et à toutes « ces conneries », même après avoir vu des gens la pratiquer. D'ailleurs, quelques questions se posaient suite aux déclarations de ce mec dont il ignorait toujours le nom et tout un tas d'autres choses – tout en fait.

« Ouais, puis t'comptes t'trouver un cerveau où au juste ? J'suis pas spécialiste, mais j'doute qu'des gens t'en refilent gratos. À la rigueur un cadavre frais, même si ça doit commencer à pourrir, j'sais pas... » Il n'était pas spécialiste dans ce domaine. « Puis, comment tu comptes l'contrôler en lui foutant un nouveau cerveau ? Surtout qu'ç va s'voir qu'le mec est crevé ou qu'il a été charcuté. Les morts ça cicatrise pas, s'tu lui ouvres l'crâne, ça s'verra forcément, sauf si l'mec enlève pas son masque. Mais t'es jamais à l'abri d'un accident.... »

Habituellement, il n'aurait jamais posé autant de questions, mais la puce qu'il avait dans le cerveau lui permettait de mieux organiser ses pensées et de réfléchir aux choses prioritaires et primordiales pour la pérennité de son groupe. Ce qui serait utile s'il s'alliait avec ce gars-là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 28 Sep - 18:00 Message | (#)

Jay ne s'en était pas rendu compte mais il venait de pouvoir Anton avec la solution de ses problèmes. Pendant des jours le nécromancien avait cherché ce qu'il pouvait faire pour marquer les esprits, pour montrer à Shahren et Abigaïl ce dont il était capable, les choses qu'il était capable de créer avec sa sorcellerie, avec son esprit et sa technologie. Son esprit était déjà en train d'élaborer des plans et il pouvait sentir le Dévoreur rire en lui, se délecter des idées macabres qui fleurissaient dans son cerveau gavé de magie noire. Il faisait les cents pas derrière son camarade, ignorant ses remarques sur le sexe ou encore sur ses vagues notions d'espace vital. Et bien, en voilà un qui devait s'être coincé le manche d'un instrument ménager dans un lieu peu pratique de son anatomie.
 
"Bien sûr, peut-être que faire croire que la Légion tue des gens ne serait pas suffisant... Pourquoi ne pas simplement leur rappeler leur mortalité ? Leur rappeler qu'ils ne sont pas des dieux, mais uniquement des mortels dont les crânes peuvent être brisés, les gorges tranchées et les tripes arrachées ?"
 
Irina mettait du temps à arriver. Pourquoi n'était-elle pas venue avec lui ? Comme ça il aurait pu partir travailler instantanément, il n'aurait pas eu besoin d'attendre ainsi. Mais plus difficile d'approcher quelqu'un comme le texan ou de boire tout son saoul, ou encore de passer inaperçu avec une poupée gonflable nécromantique à ses côtés.
 
"L'UNISON ?" Oh c'était bien aussi. Anton avait des griefs avec toutes les institutions de la ville. Il se souvenait bien de la petite héroïne qu'il avait affronté dans le cimetière aux lanternes. Heureusement il avait réussi à la convaincre qu'il était inoffensif. Par contre, pour ce qui était de l'UNISON, il n'avait pas oublié l'agent qui enquêtait sur Abigaïl et sur lui. Oh il lui avait promis des choses horribles, mais avoir été emprisonné dans Deuil l'avait empêché de tenir sa promesse. "Oh, c'est bien aussi. Il y a cette Lawson... Oui, elle fourre son nez là où il ne faut pas. Peut-être que je devrais lui offrir un petit paquet cadeau, quelque chose d'inédit. Mais est-ce que cela serait aussi impressionnant que de transformer un membre de la Légion en monstre ? De faire d'un super-héros une sorte de pantin à mes ordres. Oh, mais j'ai une idée."
 
Et il partit d'un grand éclat de rire. Plusieurs personnes lancèrent des regards gênés ou irrités dans sa direction. Les réflexions à voix haute d'Anton n'étaient pas au goût de tous apparemment. Mais les regards se tournèrent rapidement vers la jeune femme qui venait d'entrer. Irina portait un sac bien trop lourd pour elle sur les épaules, enfin en apparence. Car avec les modifications qu'Anton avait fait, elle n'avait aucun problème à porter tout son matériel. Le nécromancien l'ignora concentré qu'il était.
 
"Voilà ce que je propose. On tue un Légionnaire. Un héros, un symbole. Je le rafistole et en fait un monstre de mon crue. Puis on l'envoie dans les locaux de l'UNISON faire un petit massacre. Ah, j'imagine la méfiance qui pourrait naître entre les deux groupes. Comme ça, j'ai mon parangon du macabre, mas brave créature et toi mon pote, tu as des agents de l'UNISON massacrés et se rappelant qu'ils ne sont que de petits êtres mortels. Avec de la chance, s'ils reconnaissent le super-héros avant qu'il ne se conduise en monstre, ils le laisseront entrer chez eux. Ah Irina !"
 
Il s'était retourné vers sa créature, passant son bras autour des épaules de la blonde. Cette dernière dévisagea Jay de son regard inexpressif. Elle n'était plus la jeune fille qu'il avait ramené d'Europe de l'Est. Plus maintenant. Elle avait été en quelque sorte démontée et remontée pour coller aux désirs d'Anton, comme si elle n'avait été qu'une vulgaire machine. "Magnifique n'est-ce pas ? Et obéissante. Elle ferait tout ce qu'on lui demanderait. C'est ce que je vais faire à notre Légionnaire. Quoique je pourrais essayer autre chose. Comme par exemple véritablement le transformer en monstre. Oh, ce serait admirable. Alors, qu'est-ce que t'en dis ? Un peu de chaos et de terreur pour la ville, la Légion et l'UNISON ?"
 

Anton sourit à grandes dents, laissant courir sa main jusqu'à la croupe de sa poupée-cadavre. Il n'était pas peu fier de sa création malgré tout ce qu'en pensait Shahren.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Lun 28 Sep - 22:50 Message | (#)

Honnêtement, Jay doutait que les Légionnaires éprouvent le besoin de se faire rappeler qu'ils étaient capables de crever comme n'importe qui. Il y avait un paquet d'exemples pour montrer qu'il ne suffisait pas d'être membre de cet organisme pour devenir immortel. En fait, il y avait même certainement plus de cadavres de ce côté-là que du côté des agents gouvernementaux – comme l'UNISON – mais allez expliquer ça à un type qui semblait en plein délire. Une chose était certaine : soit il avait dû se faire bercer trop près du mur, soit un feu s'était déclenché dans son berceau et ses parents l'avaient éteint à coup de pelle ! Ou peut-être qu'il était juste trop bourré pour réfléchir correctement ?
Au fond, le texan s'en foutait. Il ne le connaissait pas et il était peu probable qu'ils se recroisent après cette soirée, donc autant dire qu'il se fichait pas mal de connaître la source des délires de ce mec.
Il resta donc silencieux en gardant ses pensées pour lui.

Pour ce qui était de la nana de l'UNISON, Jay ne se doutait pas qu'il s'agissait de la brune qui lui avait parlé de sa sœur lorsqu'il l'avait enlevée pour l'envoyer en Bulgarie, mais cela ne le préoccupait pas vraiment. Il avait envie de s'en prendre à l'UNISON pour venger ses propres contrariétés, pas pour aider un mec qu'il ne connaissait pas à assouvir ses fantasmes. Alors, si ce gars espérait l'embarquer dans son expédition de vengeance simplement parce qu'il avait l'air d'un type peu fréquentable, il se foutait le doigt dans l’œil et jusqu'au coude. Quelques mois auparavant, peut-être qu'il l'aurait fait, mais aujourd'hui il avait des obligations et les Ymir ne devaient pas subir ce qu'il pourrait faire. Il faudrait donc qu'il ait une bonne récompense pour se lancer dans un truc pareil et pour le moment, c'était plutôt mal parti.

Toujours obstinément silencieux, Jay posa les yeux sur sa bière, peu convaincu par le discours du gars. Ce dernier était certainement trop bourré pour faire un truc potable et le texan n'avait pas l'intention de fourrer les pieds dans un guêpier. Seul, oui, il l'aurait fait parce qu'il savait à quoi s'en tenir, mais pour le travail d'équipe... c'était une autre histoire dirons-nous !
Ce n'est que lorsqu'il fut question d'une certaine Irina que le trentenaire leva les yeux vers la nouvelle arrivante. Il n'avait jamais été physionomiste et, à dire vrai, il ne retenait jamais les prénoms non plus, mais cette fois-ci, le visage de la nana lui rappela quelque chose. Peut-être était-ce parce qu'il s'agissait de la première nana qu'il avait pu vendre à Star City, ou peut-être que c'était simplement parce qu'elle avait un nom de chiotte, mais il s'en souvenait. Jay l'avait refilée à la blondasse dont le nom lui échappait et il ne comprenait pas ce qu'elle foutait avec lui. Peut-être que c'était elle la garce condescendante qui lui tenait lieu de copine ? Il n'en serait qu'à moitié étonné, même si elle ne lui avait pas spécialement fait l'impression d'une gonzesse spécialement intelligente.
Son regard se reporta sur le mec, il n'avait plus rien écouté de ce qu'il avait raconté à partir du moment où la nana s'était pointée.

« Comment t'l'as eue ? J'l'avais filée à la blondasse... »

Il désigna la fille d'un geste du menton. Son ton avait légèrement diminué pour que les personnes autour d'eux n'entendent pas ce qu'il disait. Disons que Jay n'avait pas spécialement envie que tous les clients du bar puissent savoir qu'il gagnait sa vie en enlevant des gonzesses qu'il revendait à des tarées. Malgré tout, le texan n'était pas hostile ou agacé. Il l'avait vendue, donc il se fichait bien de ce qui lui arrivait, cela dit il apprécierait aussi de savoir ce qu'il pouvait avoir à faire avec la nana qui avait passé commande.

« Elle m'a jamais dit qu'c'était pour la filer à son mec où j'sais pas qui. » Il fronça légèrement les sourcils. Une pensée lui traversa l'esprit. « J'aime pas ça. J'sais pas c'qu'tu fous, mais j'aime pas capter qu'le mec qui s'la joue Super-Vilain est aussi en affaires avec un autre d'mes contacts. » Surtout qu'ils avaient braqué une soirée de gala ensemble et qu'elle le connaissait un minimum. « Puis t'es pas clair à vouloir m'embarquer dans tes affaires. Tu m'connais pas, j'vois pas pourquoi t'pourrais m'faire confiance. Soit y'a un truc qu'j'sais pas et tu t'fous d'ma gueule, soit c'est un hasard. Mais j'crois pas à ces trucs. »

Sa paranoïa venait de prendre le dessus. Il était en train de s'imaginer que la blonde cherchait à le doubler et qu'elle avait envoyé son mec pour s'occuper de son cas. Ce n'était pas normal qu'un mec s'épanche sur son épaule et lui propose tout à coup de nuire à la Légion et à l'UNISON alors qu'il n'avait pas une seule fois manifesté de désir de faire du mal à qui que ce soit. Il aurait pu être un individu lambda et avoir simplement une sale gueule, mais sans pour autant être un véritable criminel.

Trop soupçonneux, le trentenaire reposa son verre avant de se redresser. Il ne comptait pas rester ici une seconde de plus.

« S't'as envie d't'amuser, démerde-toi avec ta nana et cette gonzesse. »

Irina donc. Sur ces entre-faits, le trentenaire – qui avait réglé ses précédentes consommations dès leur commande – se détourna pour se diriger vers la porte et quitter l'enceinte de l'établissement. Il ne savait pas encore s'il allait le regretter ou non, mais son instinct lui avait toujours bien servi, autant le suivre !

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 28 Sep - 23:34 Message | (#)

Anton s'interrompit dans l'énoncé méticuleux de son plan. Même si ce dernier n'était d'ailleurs qu'à une ébauche. Son regard se porta sur le texan, puis sur Irina alors qu'il fronçait les sourcils. Le silence se fit jusque dans son propre esprit. Pendant quelques secondes, le Dévoreur lui même ne l'assaillit plus de ses suggestions ou de ses pulsions dévastatrices. Un calme que le nécromancien n'avait plus connu depuis très longtemps, seulement quelques semaines après sa résurrection avaient véritablement été reposantes. Puis il y eut un souvenir, un flash ancien. Lorsqu'il était sorti de la tombe grâce au sortilège de sa soeur, Anton avait réalisé qu'il avait perdu une grande partie de ses souvenirs en tant que Dévoreur. Il se souvenait avoir habité le corps de sa soeur, avait quelques notions de ce qu'il avait subi au coeur de l'Abîme.
 
Puis sa mémoire lui était revenue au même moment que le monstre avait grandit, sorte de cancer de l'âme qu'on ne pouvait retirer sans le tuer. Les deux facettes de l'esprit d'Anton s'unirent un instant, partageant leurs réflexions et pensées, mais surtout un souvenir. Oui, il avait déjà vu cet homme. Dans l'une des caves du Necropolitan. C'était lui qui avait apporté Irina, qui avait apporté cette brave petite femme qui serait l'instrument de sa résurrection. Abigaïl lui avait demandé si elle serait capable de porter sa progéniture monstrueuse, ingrédient nécessaire au rituel. Le seul qui avait manqué une fois que ses ossements avaient été récupérés chez le mage-dragon.
 
Anton se mit à rire. Ah que le monde était petit ! Quelle était la probabilité qu'il fasse une telle rencontre ? Pire encore, qu'il déballe comme le dernier des ivrognes ses plans, ce qu'il comptait faire ! Heureusement il n'avait pas évoqué le nom d'Abigaïl, de Lady Death ou encore de la Moisson. Il n'avait parlé que de lui et beaucoup des clients avaient pensé qu'il n'était qu'un fanfaron. Le nécromancien continuait de rire, aux larmes maintenant, son hilarité soutenue par son état d'ébriété.
 
"La blondasse..." Il s'essuya les yeux du coin de la manche. "C'est comme ça que tu parles de Lady Death ? Oh je sais, c'est un surnom pompeux. Mais que veux-tu, elle aime qu'on la respecte. Tu me diras, Doctor Dread n'est pas plus subtil." Sûrement se glissait là un trait de famille propre aux jumeaux. "Ne boude pas ! Ce n'est plus la même fille que tu as ramené au Necropolitan." Il parlait à voix basse, enfin autant que l'alcool le lui permettait. Sa main sur les épaules de l'infirmière, il souriait à pleines dents. "Elle est morte. La jeune fille. J'ai juste utilisé son corps pour créer quelque chose d'inédit, qui collerait plus à mes besoins. Lady Death m'a parlé de toi. Je sais ce que tu as fait avec elle."
 
Il rit à nouveau car il savait aussi ce qu'il avait fait à Jay. L'image du cadavre suspendu aux chaînes dans son atelier sur les docks lui revint en mémoire, ainsi que celle de la tête qui flottait dans le formol. C'était à cause de ses expérimentations qu'Abigaïl avait croisé cet homme pour la première fois et qu'ils avaient ensuite braqué une banque ensemble. A moins que cela ne fut un gala de charité ? A cette époque il était prisonnier dans Deuil. Une âme parmi tant d'autres. Mais Anton, toujours alcoolisé ne comptait pas laisser le mercenaire, enfin ce texan qu'il considérait comme un mercenaire s'en sortir comme ça. Irina sur les talons, il sortit dans la rue à la suite du mutant.
 
Ils étaient seuls, pas une âme qui vive et sûrement que la plupart des clients venaient de pousser un soupir de soulagement en les voyant quitter l'établissement. "Attend, mec. Tu m'as déjà rencontré. Enfin, tu as rencontre l'autre. Regarde je te dis !" Sûrement plus par folie que par réelle volonté de convaincre Jay, Anton laissa le Dévoreur prendre le dessus, en partie. Il y eut plusieurs craquement sinistres et macabre, tordant le visage du nécromancien pour lui donner l'aspect bestial et horrifique de celui du Dévoreur. Une gueule bardée de crocs, éternellement sanguinolente, des arcades osseuses recouvrant la partie supérieure du visage. "Alors, on ne se souvient pas de moi ? J'étais là quand tu as amené la fille. Lady Death m'avait rendu visible, j'crois bien. Toujours pas convaincu ?" Il rit, sauf que cela n'avait plus rien d'humain. Un instant plus tard, le visage avait disparu et Anton toujours hilare se tenait appuyé contre le mur.
 
"Ah cette coïncidence... Alors est-ce que tu vas me la jouer parano et te barrer comme une fillette ou venir casser quelques gueules avec moi  ?"
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3172
ϟ Nombre de Messages RP : 72
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 384 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Mar 29 Sep - 14:43 Message | (#)

Il se fichait pas mal de ce que l'autre type avait bien pu dire : le nom, ou même le surnom, de la gonzesse lui était sorti de la tête et il ne cherchait pas à s'en souvenir. Tout ce qu'il savait, c'était que ce mec l'abordait comme s'il pensait pouvoir avoir confiance en lui et qu'il faisait débarquer cette nana que Jay avait lui-même escortée jusqu'à Necropolitan. Il se souvenait encore que l'autre tarée blonde l'avait tripotée pour vérifier si elle était capable d'être engrossée ou un truc du genre, mais le reste... disons que le texan avait tôt fait d'oublier ce qui ne l'intéressait pas. La magie et toutes ces histoires, le trentenaire refusait obstinément d'y croire et la perspective de se coltiner un mec qui y croyait dur comme fer ne l'enthousiasmait pas spécialement.

Cependant, il l'avait suivi hors du bar et à moins de lui tourner le dos pour se tirer – ce qui serait contraire à toutes les lois de survie – il devrait attendre de voir ce que ce mec lui voulait. Jay pila donc, pivotant sur lui-même pour poser les yeux sur l'autre illuminé alors qu'un craquement bizarre se faisait entendre.
Honnêtement, Jay ne se souvenait plus de ce qu'il avait vu ce soir-là. À part un endroit où ils découpaient des morceaux d'humains pour en faire de la bouffe et d'autres trucs aussi bizarres, bien entendu. Autant dire qu'un type avec une tronche aussi repoussante que celle arborée par l'ivrogne serait passée inaperçue dans cette foule de gens étranges. Alors, oui, il était possible qu'ils se soient déjà rencontrés là-bas, mais Jay ne voyait pas ce que c'était censé changer. Surtout qu'il avait un accord commercial avec la blonde, par conséquent agir à l’œil pour son mec – ou ce que ça pouvait être – risquait de poser problème.

Croisant ses bras sur son torse, il lança un regard agacé au type lorsqu'il le traita de fillette. Oh, il se fichait pas mal qu'un inconnu le dénigre, mais la provocation l'irritait tout de même un peu.

« Si t'espères m'convaincre d'te suivre en m'insultant, t'perds ton temps. T'es pas l'seul à t'coltiner des emmerdeurs qui t'rabaissent, s'tu veux m'vexer, faudra monter un peu l'niveau. » Beaucoup, même. « J'me souviens pas d'toi. Y'a tellement d'trucs bizarres là-bas... déjà la blondasse l'est à elle seule alors qu'elle a l'air normale... franchement, j'me souviens juste qu'c'était space et qu'c'est l'rendez-vous des tarés du coin. L'reste, j'm'en fiche un peu. J'retiens qu'c'qui m'intéresse vraiment. »

Pas les histoires de monstres et de cadavres en gros. D'ailleurs en bon gros homme primitif qu'il était, Jay trouvait relativement bizarre le fait que ce mec ne se gêne pas pour tripoter des morceaux de chair morte. C'était... glauque. Surtout s'il faisait plus que la tripoter. Pour peu, il aurait la gerbe. Jay n'était pas facilement impressionnable pour ce qui était de l'apparence physique ou des tarés, mais dès que ça s'aventurait sur ce domaine... disons qu'un rien suffisait à le dégoûter au plus haut point.

« T'as un souci s'tu dois t'taper des cadavres, mec. » Cela dit, la blondasse y ressemblait aussi vu ses capacités et son teint de zombie. « Dégagez-là d'la, j'ai pas envie d'avoir un zombie à côté d'moi. »

Il n'avait pas de hache, d'arme à feu ou d'arbalète sur la main et il ne tenait pas spécialement à se faire un remake du Jour des Morts. Son regard se reporta sur le gars. Au final, il ne voyait pas de raison de se tirer. Il était peu probable qu'il soit réellement venu ici pour lui tirer les vers du nez ou lui causer des emmerdes. Pourquoi ? Parce que Jay ne savait pas qu'il viendrait ici avant d'être passé devant le bar. Bon, il n'était pas exclu que l'autre tarée de scientifique puisse bidouiller quelque chose avec la puce qu'elle lui avait collée dans le cerveau, mais cela signifierait qu'elle connaissait ce mec et Jay avait quelques doutes là-dessus.... Quoique, le côté « péteuse » collait bien au personnage.
Un soupir lui échappa.

« Okay. Imaginons qu'je t'aide à trouver un Légionnaire et à lui régler son compte. T'espères faire quoi exactement ? Et combien d'temps ça prendra ? J'ai pas l'intention d'passer la soirée à attendre qu'tu charcutes quelqu'un, ça m'gave vite. » Surtout lorsque c'était lui le cobaye en fait. « Puis faudra en dénicher un. Y'a qu'à tirer une caisse de flic pour écouter les retransmissions radio, y racontent souvent si y'a un Légionnaire sur l'coup. J'les connais pas par cœur, j'saurais pas qui est qui.... »

Il était même capable de ne pas reconnaître le Commander, comme quoi le mec ne devait pas se sentir vexé si Jay ne se souvenait pas de lui : son indifférence était généralisée.
Sauf aux infirmières zombies.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Mar 29 Sep - 19:48 Message | (#)

Ah quel homme susceptible. Il ne comprenait donc pas que les insultes faisaient juste partie de la mise en scène ? Anton n'avait rien à faire de la virilité de cet homme ou même de titiller sa fierté. Il savait juste que ce mutant pourrait se révéler utile pour la suite. Il aurait chercher à récupérer son cadavre s'il n'avait pas été l'un des partenaires économiques d'Abigaïl et s'il avait été capable de le tuer aussi. Car sa soeur lui  avait raconté ce qu'il s'était passé de lors de leur rencontre. Autant dire que ce n'était pas là un adversaire à sa taille. Peut-être éventuellement s'il possédait suffisamment d'âmes pour alimenter le Dévoreur.
 
"Un endroit bizarre... Ouai, c'est juste un endroit qu'est pas fait pour les vivants." Le Necropolitan avait été bâti par une liche pour les morts-vivants. Normal que Jay ait trouvé ça bizarre, surtout que personne n'avait dû essayer de l'épargner. Pas Abigaïl en tout cas. Elle aimait montrer ce dont elle était capable ou bien simplement qu'elle avait des monstres sous ses ordres. "On s'amuse pas à se mélanger la plupart du temps, mais y a des gens comme moi et Lady Death qui sommes dans les deux mondes. Enfin, tu vas pas me dire que ça t'as tant marqué que ça, non ? Je veux dire, de la part d'un mec qui pratique l'esclavagisme." Anton fut pris d'un léger rire. Qu'était l'anthropophagie sinon la prolongation normale de l'activité du mutant ?
 
Est-ce que cela aurait changé quelque chose s'il avait su ce qu'allait devenir Irina ? S'il avait su qu'elle se ferait violer par un fantôme ? Enfin, un fantôme, c'était sûrement le terme le plus édulcoré pour décrire le Dévoreur. Anton n'avait que de vagues souvenir de l'évènement. Pas qu'il ressente la moindre culpabilité. Cela avait été nécessaire à sa résurrection. Tout comme il avait fallu qu'Abigaïl arrache l'embryon qui grandissait dans le ventre de la jeune femme pour parfaire le rituel. Le nécromancien avait remercié Irina en lui offrant une nouvelle vie une nouvelle existence en tant que morte-vivante, une immortelle presque !
 
"Des zombies ? " Anton prit un air offusqué. Il s'approcha d'Irina, la plaçant devant lui comme pour la présenter à Jay. "Est-ce que cela ressemble à un zombie ? Est-ce que tu vois des tâches noires de pourriture et de nécrose sur son corps." Le nécromancien arracha carrément le haut de sa créature. "Non, une peau immaculée, parfaite. Mise à part les cicatrices. Mais elles sont fines, délicates, comme des caresses sur cette peau d'albâtre." Ses doigts courraient tranquillement sur le corps de l'infirmière. "Alors non, ce n'est pas un simple zombie, ce n'est pas juste un cadavre ambulant animé par la magie de n'importe que sorcier médiocre qui aurait décidé de jouer les grands méchants ! Non, c'est une oeuvre d'art, un bijou de beauté et d'artisanat nécromantique. C'est une merveille, ma plus belle création, alors non. Mais je sais ce qui t'animes, tu n'aimes pas les femmes, non ? Ni les hommes. Enfin, je m'en fiche. Qui suis-je pour juger les pratiques sexuelles des autres ?" Il partit d'un rire dément. "Je suis un nécrophile ! Mais je ne baise que des cadavres animés ! Que des belles femmes dont j'aurais préservé l'essence pour l'éternité ! Des poupées de chair, belles jusqu'à la fin des temps, magnifiques, éternelles ! Et puis je suis mort moi-même. Plus d'une fois. Pourquoi m'ennuyer de ce que croirait quelqu'un d'autre ! Ce que tu désignes comme une pratique infâme, je le vois comme le meilleur moyen de se sentir vivant. Saisir la mort dans son état le plus brutal, le moins aseptisée. Bon je m'épargne tout de même l'odeur et les vers." Il précipita l'Irina dénudée dans les bras de Jay. "Alors non, je ne suis pas un vulgaire zombie, elle n'est pas un vulgaire zombie. Je suis bien plus que cela ! Je suis un immortel et elle aussi ! Car tant que je marcherais, tant qu'arpenterais ce monde je continuerais de la reconstruire, encore et encore. Elle est ma création infinie et intemporelle sous mes doigts d'artiste. Si cela fait de moi un dément et un nécrophile déviant, qu'il en soit ainsi ! Je ne suis qu'amoureux de la chair, morte et malléable sous mes doigts." Et il rit, encore et encore, sans se soucier de ce qu'on pouvait penser de lui, ni de ce à quoi pouvait ressembler la scène. La jeune fille dénudée entre eux et Anton en train de clamer son amour à la nécrophilie.
 

"Enfin, pour en revenir à nos moutons, enfin à notre Légionnaire, si je veux avoir une créature efficace et vraiment puissante, il me faudra du temps. Réanimer Irina m'a pris du temps. Voilà ce que je peux te proposer. On pique une voiture de police. On traque un Légionnaire. Je les connais pas non plus, sauf une, une gamine, si on la croise ouai, je m'amuserais avec. Je ramène le corps au Necropolitan, tu pourrais même te faire payer par Lady Death si tu veux. Ensuite je le rafistole, tu me donnes quelques jours et on s'occupe de l'UNISON. Qu'est-ce que t'en dis ?" 
Revenir en haut Aller en bas



Super-vilains au fond du tonneau !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant


Sujets similaires

-
» [Rôles] Super-Héros contre Super-Vilains ...
» [Personnages] Super-héros ou super-vilains ?
» 2015 - Isla Navarino – Baia de Wulaia - La poste du tonneau
» Super-Vilains
» Super Moto de Bilstain.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Administration :: Archives :: Archives des Rencontres-