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Schtroumpfette et schtroumpf grognon

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Sam 29 Aoû - 6:09 Message | (#)

La veille avait été une journée éprouvante. Ne serais-ce que parce que revoir son ex-mari après sept ans de divorce n’était pas quelque chose dont elle pouvait prétendre être prête à affronter. C’était donc pour cette raison qu’elle s’était présentée tôt, ce matin-là, au boulot, ne serais-ce que pour se noyer sous la paperasse et ainsi occuper son esprit pour ne plus repenser à ce visage qu’elle n’avait jamais sut oublier. Elle fut donc ainsi presque heureuse d’apprendre qu’il y avait eut du grabuge, sur les Docks et qu’elle avait ainsi la chance de s’y rendre. Les policiers s’y étaient déjà rendus un peu plus tôt (c’est qu’ils étaient motivés) et elle avait donc ainsi la chance d’aller y jeter son coup d’œil et peut-être ramasser de l’information ici et là pour un article qui sortirait très certainement pour l’édition du lendemain matin. Tous savaient que Kailee adorait se lancer dans des petites aventures comme cela, ce petit bout de femme n’ayant pas froid aux yeux. Et puis, lorsqu’elle se présentait si tôt à son lieu de travail, les cheveux tirés vers l’arrière dans un chignon élégant, son tailleur repasser et sans un pli de travers et son maquillage joliment réalisé, c’est qu’elle était réveillée depuis plus tôt qu’elle n’osait l’avouer et qu’elle avait donc besoin de se noyer sous le travail. Et voilà donc qu’on lui donnait comme consigne que de se rendre près des Docks, lieu où elle ne devait pas spécialement se sentir en sécurité, ne serais-ce que pour faire une petite recherche sur le grabuge ayant eu lieu la veille alors que certains laissaient entendre le passage de supers. Le sujet favori de la journaliste.

La voilà donc qu’elle attrapait ses clés et retrouvait donc sa voiture en direction du district sud de la ville. Ce n’était pas un quartier des plus recommandés, certainement pas pour une demoiselle vêtue de chaussures aux talons vertigineux et aux ongles manucurées, mais rien ne pouvait l’arrêter alors qu’elle était armée de son stylo bille et de son calepin. La journaliste ne connaissait pas le mot peur lorsque cela concernait son travail. Elle se stationna donc non loin des Docks alors qu’elle voulait trouver des employés qui travaillaient encore dans ces entrepôts. Si beaucoup avaient fermé et s’étaient retrouvés désertés, il n’en restait pas moins que quelques uns roulaient encore et peut-être qu’un des veilleurs de nuit aurait surpris quelque chose. Ou les caméras de surveillance. Certes n’était-elle pas la police, mais il n’y avait jamais de questions indiscrètes lorsque cela concernait un bon article de journal.

Alors qu’elle avançait la tête haute vers les entrepôts encore habités, du coin de l’œil, quelques hommes attirèrent son attention. Elle soupira donc avant de laisser tomber son idée première, pour quelques instants, sa curiosité de journaliste se sentant appeler par ce qui se déroulait à sa gauche. A priori, un homme se trouvait au sol, inconscient, un autre dans un état identique, si ce n’était pas pire, plus loin et le dernier se faisait tenir par la gorge par un homme qui ne semblait pas spécialement emballer par la présence de celui qu’il manquait d’étouffer. Kailee n’avait pas l’étoffe d’une héroïne et jamais elle ne prétendrait pouvoir en être une. Toutefois, son devoir de citoyenne l’exigeait à intervenir et c’est pour cela qu’elle se rapprocha à petits pas rapides en gardant un équilibre assez précaire sur ses escarpins. La prochaine fois, elle viendrait aux Docks avec des baskets et une paire de pantalons trop larges pour elle plutôt que son tailleur serré et ses talons hauts.

« Hey mais arrêtez ! » Parce que, évidemment, se mêler de ce qui semblait être une violente bagarre, le tout armée d’un calepin et d’un stylo bille, c’était toujours une idée géniale. « Vous allez le tuer si vous continuez ! » Et, sans trop y penser, une fois au niveau de l’homme, elle posa sa main sur son bras, comme pour l’inciter à le descendre et laisser cette pauvre victime (du moins, a priori) tranquille. Chose qu’étonnamment, il fit. La blonde l’avait peut-être remarquée, à quelques reprises, cette aisance qu’elle avait à calmer les autres. Mais il s’agissait-là sûrement de son calme naturel et de cette façon dont elle pouvait se montrer imposante qui agissaient sur les autres. Parce que jamais la blonde n’avait eu de pouvoirs et, si elle se fiait aux histoires qu’elle entendait, passer la vingtaine, sauf si exposer à un produit peu naturel, elle pouvait oublier l’idée de peut-être un jour posséder des capacités pouvant lui sauver le monde. Or, voilà qu’à son insu, un certain charmant ex-mari l’avait empoisonné, jour après jour, jusqu’à ce qu’elle perde son enfant. Chose qu’elle ignorait, bien évidemment. Et dont elle ne se plaignait pas. Elle se voyait mal sauver le monde en se tenant sur ses escarpins.

Sa main se trouvait toujours posée sur le bras de l’homme alors qu’elle affichait une mine inquiète. « Vous auriez réellement pu le tuer ! » Son ton se voulait principalement alarmé plus que moralisateur alors qu’elle aurait très bien pu assister à un meurtre sous ses yeux. Mais voilà que l’homme avait eut assez de bon sens pour laisser l’autre filer, ce qui soulageait la journaliste, en quelque sorte. L’idée d’être témoin d’un meurtre alors qu’elle n’était ici que pour avoir quelques détails en vu d’un article plus complet que ce que d’autres journaux pourraient offrir. « Ces hommes, ils vous ont fait quoi pour se retrouver dans un tel état ? » Parce qu’elle espérait qu’il ait une bonne raison à lui donner. Quelque chose lui disait que ce n’était pas complètement lui le coupable, et ce, quand bien même semblait-il avoir réagi au quart de tour. « Vous devriez vous calmer. » Ce qui semblait être aider par sa main poser sur son bras, sa voix qui se voulait douce bien qu’autoritaire et son aura général qui amenait les autres à un état un peu plus serein. « Et, surtout, peut-être éviter d’étrangler le premier venu. » La blonde ne savait décidément pas comment réagir lors d’une situation de crise. Elle ferait une bien piètre légionnaire. Mieux valait s’en tenir à ses articles glorifiant sur ces derniers.
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Mikhaïl Yarochenko

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Sam 29 Aoû - 14:25 Message | (#)

Les bagarres arrivaient fréquemment. C'était devenu le lot quotidien de Jay depuis qu'il avait mis le nez dehors de leur maison à Houston et cela n'avait jamais changé, même lorsque les Lane avaient finalement déménagés à Star City. Aujourd'hui ne faisait pas exception puisque le trentenaire était aux prises avec quelques autres gars qui n'avaient apparemment pas apprécié certains de ses agissements – étonnant, n'est-ce pas ?

Quelques jours plus tôt, en compagnie de Carmen, le texan était sorti pour une mission. Ils devaient récupérer une cargaison d'armes chez leur contact irlandais et sur le chemin, le duo était tombé sur un groupe de quelques gars qui voulaient jouer les durs. Ils avaient entendu parler de leur groupe et souhaitaient apparemment les rejoindre, sauf qu'il n'était pas question de recruter n'importe quoi et que, rien qu'à leur dégaine, il était aisé de comprendre que ces types-là n'avaient strictement rien de professionnels. Par acquis de conscience, Carmen les avait tout de même brièvement interrogés, sauf que les gars s'étaient ramassés comme des crétins, incapables de faire la différence entre deux armes que pour même Jay – qui n'en utilisait pas – connaissait parfaitement. En bref, c'était des idiots qui cherchaient à se faire du fric facilement et qui espérait profiter de leurs connaissances.
Autant dire que Carmen les avait rapidement envoyés sur les roses et qu'ils avaient continué leur petite affaire sans se soucier de ce qui se passerait après cet épisode.

Jay considérait l'épisode comme réglé, jusqu'à ce qu'il sorte ce matin-là. Il était exceptionnellement rentré chez lui pour passer la nuit dans un lit digne de ce nom – même s'il était loin d'être réellement confortable ne fait – et comptait donc regagner le quartier général de Ymir, sauf que cette bande de crétin avait décidé de l'attendre sur les docks. Son ancien lieu de travail où il n'avait plus mis les pieds depuis qu'il avait tout plaqué – il avait dû être viré depuis belle lurette de toute manière. Les imbéciles s'étaient postés dans un endroit assez visible, mais Jay n'avait eu aucune raison de les éviter, il ne les pensait pas assez stupides pour essayer de s'en prendre à lui. Après tout, s'ils avaient entendu parler de son groupe, ils devaient aussi savoir qu'il avait combattu au Circus Maximus et qu'il pouvait tous les tuer sans problème – surtout avec sa régénération améliorée.
Mais non. Ils étaient trop cons.

Ils s'étaient donc attaqués à lui et Jay avait été contraint de se défendre. Il en avait assez rapidement expédié deux au tapis en leur collant un bon coup bien placé avec sa super force et il tenait maintenant le dernier emmerdeur par la gorge, bien décidé à l'idée de l'étrangler. Enfin, c'était ce qu'il se serait produit si une gonzesse n'était pas venue se mêler de la partie. En entendant une voix l'interpeller, Jay ne jeta même pas de coup d’œil dans sa direction, mais lorsqu'une main se posa sur son bras, quelque chose se passa. En temps normal, il l'aurait envoyée au tapis avec les autres pour avoir osé le toucher, femme ou pas, sauf qu'il se sentit étrangement apaisé et obéit en relâchant le mec qu'il s'apprêtait à étrangler. Il regardait toujours le gars qui s'était redressé pour s'enfuir promptement, puis la nana reprit la parole en lui conseillant de se calmer – ce qui avait habituellement l'effet contraire sur lui – mais cette fois-ci, il se sentit détendu. Un soupir lui échappa tandis qu'il tournait ses yeux bleus vers la femme.

« C'était l'but, d'le tuer. Faut pas venir dans l'coin si vous voulez pas voir des trucs pareils. » Bizarrement, il ne se sentait pas assez énervé pour râler ou hausser le ton. « C'qu'ils ont fait ? Ils ont essayé d's'en prendre à moi. Quand on est aussi naze qu'eux, on s'amuse pas à essayer d'tuer un gars comme moi. » Sous-entendu, un homme qui savait se défendre. « J'l'aurais pas étranglé s'il avait pas commencé. » Son regard glissa vers la main de la nana. « Enlevez-là. J'aime pas qu'on m'touche. »

Venant de lui, c'était une sorte de miracle qu'il ne se décide pas à lui en coller une parce qu'elle avait osé le toucher. À bien y penser, la seule femme qui l'avait touché depuis ces trente-quatre dernières années, c'était l'autre tarée qui l'avait transformé en moitié de robot, autant dire que ce n'était pas franchement glorieux.

Son regard se baissa brièvement sur les vêtements de la femme. Elle était fringuée comme une femme d'affaires, pas vraiment le genre du quartier en somme. Rien que ses godasses l'empêcheraient de courir si quelqu'un décidait de s'en prendre à elle, mais il n'était pas convaincu qu'elle sache réellement le faire en vérité. Ses yeux se reportèrent sur le visage soigneusement maquillé et sur la coiffure élégante qu'elle arborait : non, elle n'avait rien à faire dans ce quartier. Son regard n'était pas lubrique, juste curieux et un peu étonné, elle comprendrait qu'il ne la « matait » pas.

« J'sais pas c'que vous comptez faire ici, mais vous avez pas trop la dégaine du coin. Vous devriez pas traîner ici avec ces fringues. Vous pourrez même aps vous tirer en courant si un mec décide d's'en prendre à vous. »

Sous-entendu, de vérifier ce qu'elle cachait sous son joli tailleur.
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Dim 30 Aoû - 6:45 Message | (#)

La blonde ne savait pas ce qu’il y avait de plus terrifiant dans cette histoire. Le fait qu’il ait affirmé de vive voix que cela avait été son objectif que de tuer cet homme ou encore l’honnêteté qu’elle ressentait au travers ses paroles ? Elle n’en était pas trop certaine et cela avait quelque chose de particulièrement dérangeant. Pour celle qui se croyait parfaitement humaine du bout de ses orteils jusqu’à la racine de ses cheveux, il y avait quelque chose d’embêtant dans le fait qu’elle se retrouvait au final à être une mutante qui n’avait aucune conscience de ses pouvoirs endormis qui s’étaient réveillés avec le dérèglement hormonal dût à la perte de son enfant. Cela lui amenait donc des situations qu’elle n’était pas tout à fait sure de comprendre et il lui arrivait de ressentir des émotions qui n’étaient pas les siennes. Ce qui était d’autant plus dérangeant.

Au moins s’était-il calmé. Un peu. De ce qu’elle pouvait voir et ressentir. Elle n’était pas non plus certaine d’être rassurée du fait qu’il n’avait fait que se défendre face à quelques imbéciles qui, peut-être, avaient-ils eut l’impression qu’à plusieurs, ils pouvaient dominer. A priori, ce ne fut pas le cas, si elle se fiait aux hommes inconscients… Morts ? Elle espérait sincèrement que ce ne soit pas le cas. « Vous ne trouvez pas que votre réaction a été un peu… Excessive ? » Elle, elle en était certaine. Certes s’y étaient-ils mis à plusieurs pour s’en prendre à lui, ce n’était pas non plus une raison pour les mettre dans un tel état. La demoiselle se voulait contre la violence inutile (contre toutes formes de violence à vrai dire) et donc, de ce fait, elle se voyait presque satisfaite qu’elle ait peut-être sauvé la vie de cet homme, et ce, malgré qu’il ait potentiellement été le coupable dans la situation immédiate. Certes, peut-être que l’homme se prétendant être la victime lui mentait, toutefois, quelque chose la poussait à croire ce qu’il disait et ainsi à assumer ses paroles comme vraies. Décidément, posséder un pouvoir dont elle n’avait pas conscience était franchement embêtant.

Finalement, la blonde retira sa main parfaitement manucurée du bras de l’homme, se déplaçant toutefois pour l’observer. Elle n’avait effectivement pas la dégaine du coin, elle le savait, contrairement à ce dernier qui semblait plus appartenir à ce milieu qu’elle. Il était toutefois rare, voir même impossible, que de voir la jolie blonde sortir sans son tailleur lorsqu’elle se rendait au travail. Et, que le coin soit recommandable ou non, s’il s’agissait de travail, elle y allait chaussée de ses talons hauts et vêtue d’une tenue un peu trop propre pour les environs. « S’agit-il de menace ? » lui demanda-t-elle d’un ton calme alors que ce dernier venait de la prévenir comme quoi elle ne pourrait fuir si quelqu’un tentait de s’en prendre à elle. Avait-il seulement confiance qu’un talon aiguille enfoncé dans le pied n’avait rien de particulièrement agréable ? Non pas que Kailee se battait, elle n’avait même jamais osé lever la main sur une mouche. Toutefois, les chaussures qu’elle arborait pouvaient potentiellement être considérer comme une arme blanche si bien utilisé.

« Je suis venue pour le travail. » Et, s’il se fiait à sa tenue et son allure, il pouvait en déduire qu’elle avait un travail légal et qu’elle n’était pas là pour un trafic quelconque. « Il y a eu du grabuge hier soir et comme la police n’est jamais très coopérative avec les journalistes, et bien, je dois aller chercher mes informations moi-même. » Et ce, même si cela impliquait que de mettre les pieds dans un endroit qui pouvait se montrer particulièrement hostile vis-à-vis sa personne. « Je suis journaliste » précisa-t-elle-même si elle se doutait que l’homme avait peut-être compris comme elle avait évoqué la difficulté que pouvait connaître les journalistes quant à l’écriture d’articles intéressants qui ne fourniraient pas d’informations erronées. C’était ce qu’il y avait de plus difficile à faire, dans son métier. S’assurer que l’information véhiculée soit véridique, autrement, elle pouvait dire adieu à sa réputation. Et, une journaliste sans réputation était une journaliste sans carrière.

Au final, elle sorti son téléphone de son sac à main et ses yeux d’un bleu tirant vers le gris se posèrent sur les corps au sol puis sur l’homme qui se tenait toujours debout. « … Vous croyez que je peux appeler une ambulance, quelque chose ? » Elle fronça légèrement les sourcils. Cette question venait naturellement du fait qu’il était coupable de la situation et donc, qu’il ne voulait certainement pas avoir à faire avec les autorités. Toutefois, elle ne voulait pas qu’il la quitte immédiatement. « Vous connaissez le coin ? » Il s’agissait d’une question sans prétention dont l’intérêt venait de sa carrière de journaliste plus que d’un intérêt personnel. Chasser le naturel et il revient au galop racontaient certaines personnes. Il en était de même pour Kailee. L’homme aurait pu être un meurtrier en série ou un sociopathe qu’elle lui aurait tout de même posé quelques questions. Parce que, bien malheureusement pour celle étant dans l’incapacité de se battre, le mot peur semblait quitter son vocabulaire lorsque son instinct de journaliste reprenait le dessus.

« Si je vous demande ça, ce n’est pas pour vous accuser de quoique ce soit. C’est surtout que, voyez-vous, il y a eu du grabuge, comme je l’ai dis, hier soir. Et donc, je me demandais, vaguement, si vous en auriez entendu parler et si vous saviez quelque chose à ce sujet ? » Les corps inconscients étaient désormais relégués au second plan, et ce, jusqu’au moment où l’homme lui dirait s’il pouvait l’informer concernant toute cette histoire ou non. Si la réponse s’en trouvait positive, elle allait très certainement définitivement oublier ces hommes mal en point tandis que si elle ne pouvait rien tirer de cet homme, elle allait se pencher peut-être un peu plus sérieusement auprès de ceux ayant évidemment besoin de soins médicaux. Du moins, ça, c’était s’ils le méritaient, ce qui ne semblait pas tout à fait être le cas, suivant les paroles de l’inconnu dont elle ignorait tout, si ce n’était qu’il était doté d’une forte poigne.
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Mikhaïl Yarochenko

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Dim 30 Aoû - 13:43 Message | (#)

« Nan. »

Réponse simple et concise : il se fichait pas mal du fait qu'elle considérait qu'il y allait trop brutalement et qu'il avait l'air d'une véritable brute ! C'était la vérité au fond, si quelqu'un cherchait à lui faire mal, il expédiait un bon coup là où ça faisait mal et le sujet était réglé. Certes, ce n'était pas très orthodoxe ou très poli, mais Jay ne venait pas d'un monde où la politesse avait sa place. Bien sûr, cette nana ne pourrait pas le comprendre : rien qu'à voir sa tenue et la manière dont elle était pomponnée, il était facile de deviner qu'elle venait d'un milieu aisé, ou au moins avec des moyens. Après tout, même lorsqu'elle était riche et célèbre, Charlie ne se trimballait jamais en tailleur strict et moulant ou en talons vertigineux, comme quoi c'était la naissance qui déterminait quasiment toute l'existence.

Fort heureusement, elle retira rapidement sa main, évitant de le contrarier inutilement – même s'il était lui-même étonné d'avoir réagi aussi positivement. Elle correspondant pourtant parfaitement au stéréotype de la nana qu'il ne supportait pas, comme quoi la puce qu'il avait dans le crâne améliorait bien les choses !
Cela dit, elle sembla prendre son avertissement pour une menace et il ne dissimula pas l'incompréhension que sa question provoqua chez lui, fronçant les sourcils en la regardant d'un air interrogateur. Elle croyait franchement qu'il pourrait vouloir essayer d'obtenir ses faveurs ? Déjà que c'était un truc qui ne l'intéressait pas de base, mais sa dernière expérience du genre l'avait convaincu de ne jamais remettre le couvert.
Alors, non, ce n'était pas une menace.

« Nan. » Il se répétait. « C't'un avertissement. J'en ai rien à carrer d'c'qui peut t'arriver et j'compte pas m'en mêler. »

Il passait rapidement du vouvoiement au tutoiement, une habitude qu'il avait prise après avoir vécu autant d'années avec des types mal-élevés. Jay était quasiment incapable de vouvoyer durablement quelqu'un, mis à part lorsqu'il s'agissait d'Atia ou des autres haut-gradés du Cartel Rouge, bien sûr. Fort heureusement, il n'avait plus à supporter leur présence au quotidien maintenant qu'il s'était plus ou moins émancipé, le tutoiement était donc son mode de communication habituel. D'ailleurs, ses paroles aussi exprimaient son état d'esprit actuel : il n'aurait pas eu l'idée de lui sauver les miches si elle avait été attaquée et qu'il serait passé à côté. Ce n'était pas dans ses habitudes de jouer les bons samaritains et la dernière fois qu'il l'avait fait, il s'était ramassé une blonde pot-de-colle sur les bras, alors c'était suffisant comme ça.

Elle reprit finalement la parole pour expliquer les raisons de sa venue ici : une journaliste qui voulait faire un article. Super. Il avait toujours détesté ces fouilles-merde, surtout lorsqu'ils avaient publié des articles sur sa sœur – même si c'était plutôt des magasines à potins, disons qu'il mettait tout le monde dans le même sac. Inutile de dire qu'elle perdit rapidement des points dans son estime – déjà qu'elle n'en avait pas beaucoup – et elle n'arrangea rien en voulant appeler une ambulance pour les emmerdeurs qui se retrouvaient à câliner le sol. Un froncement de sourcils agacé devait lui répondre, mais elle sembla soudain plus intéressée par autre chose. Quoi ? Elle voulait le citer dans son article peut-être ? Il savait très bien que ce ne serait jamais le cas – il ne présentait pas assez bien pour remplir ce rôle – mais parler avec une journaliste ne l'enchantait pas spécialement.
Malgré tout, Jay se décida à répondre plutôt que la planter ici purement et simplement.

« Pas d'ambulance. Z'avaient qu'à pas essayer d's'en prendre à moi. Y s'démerdent, leur pote reviendra les chercher. P't'être. » Mais ce n'était pas sûr. « J'aime pas les journalistes. Y foutent toujours la merde en voulant décrocher l'meilleur article, quitte à emmerder tout l'monde au passage. J'vois pas pourquoi j'vous aiderais. » Ce qui était sincère. « Mais ouais, j'connais l'coin. Puis t'perdrait ton temps à m'accuser d'quoi qu'ce soit, j'te dirais pas si c'était l'cas d'toute manière. » Autant être franc, c'était son leitmotiv. « Y'a du grabuge tous les soirs ici. C'pas un endroit fréquentable comme tu l'sais p't'être, s't'es une bonne journaliste du moins.... » Et il ne semblait pas en être convaincu. « Faudrait p't'être un peu plus d'infos s'tu veux avoir des détails sur ton affaire. »

Il ne refusait pas de lui parler, mais disons simplement qu'il n'en était pas spécialement ravi non plus. Et Jay ne faisait jamais une chose dont il n'avait pas envie : il était assez primaire sous bien des aspects et cette journaliste le comprendrait rapidement ! À elle de voir si elle voudrait accepter ou non.
Restait un dernier détail d'ailleurs :

« Et j'aurais quoi si j'vous raconte c'que j'sais ? »

Il avait aussi le droit de se renseigner.
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Lun 31 Aoû - 23:29 Message | (#)

Bon. Elle n’avait pas affaire à l’individu le plus sympathique qui puisse exister. Soit. Ce n’était pas pour autant qu’elle allait baisser les bras. Après tout, Kailee était reconnue comme une demoiselle qui savait ce qu’elle voulait et n’avait pas pour habitude de baisser les bras, et ce, même devant l’adversité et l’opposition. Au moins était-il honnête, elle pouvait lui donner cette qualité à défaut de pouvoir dire qu’il se trouvait à être un mec charmant et poli. Car, a priori, ce ne semblait pas être le cas et elle doutait qu’il puisse être de ces mecs des contes pour enfant où le crapaud, une fois ayant embrassée la princesse, se transformait en magnifique prince pour se marier, au final, avec la princesse qui avait eut l’amabilité de voir outre les apparences et de le sauver.

Se transformerait-il en prince charmant si elle l’embrassait ? Elle en doutait.

Il ne semblait pas d’accord, concernant l’ambulance. Soit. Sa conscience pourrait se le pardonner. Ils l’avaient cherché, d’après les propos de l’homme. Elle ne pouvait donc, a priori, rien faire pour eux s’ils avaient décidé eux-mêmes du destin dont ils étaient victimes en l’instant même. Peut-être était-elle aussi mauvaise que lui alors qu’elle laissait ces hommes seuls à leur propre sort, toutefois, les précédentes années l’avaient amener à être un peu plus cynique, un peu plus froide. Sûrement un peu plus égoïste, aussi. Elle s’était concentrée sur elle-même et avait cessé de se plier en quatre pour les autres. Ce n’était pas pour autant qu’elle n’aiderait pas de ses amis et des personnes en qui elle tenait, mais, suite à son mariage, suite à son divorce avec cet homme pour qui elle aurait tout donné, elle s’était domptée. Et elle s’était fermée aux autres. Un moyen comme un autre de se protéger tout en gardant sa conscience au calme. Elle ne fit donc qu’hausser des épaules, ne s’en souciant désormais que très peu.

Si les choses avaient été différentes, où l’homme s’était retrouvé au sol suite à l’attaque de ces trois voyous, peu importe ce qu’ils auraient dit, elle aurait appelé l’ambulance. Mais là ? Ils avaient décidé de s’attaquer à la mauvaise cible et ils en payaient. Combien de fois, au cours de sa carrière journalistique, s’en était-elle prise à un gros poisson qui n’avait pas apprécié les articles le concernant. Elle s’était faite des ennemis, notamment sur sa petite île canadienne alors qu’à défaut de pouvoir écrire sur des super-héros, elle s’était lancée dans la critique politique. Et elle avait aimé ça. Elle avait toutefois dut assumer les conséquences.

« Je n’ai jamais dit vouloir vous accuser. » Elle haussa un sourcil, surprise. « Si je vous parle de cela, ce n’est pas parce que je vous crois coupable du grabuge de la veille ni même que je vous accuse de quoique ce soit. » Elle préférait mettre les choses au clair maintenant avant qu’il ne monte sur ses grands chevaux et se décide de partir avant que d’avoir des ennuis. Kailee ne pouvait se permettre de le laisser partir alors qu’il avait peut-être des informations à lui donner, chose que la police n’avait pas crue bon de lui fournir. Affaire confidentielle. Mais oui, mais oui… Et son article, elle en faisait quoi ? Si la demoiselle n’avait rien contre les forces de l’ordre, la journaliste, cependant, avait une réelle difficulté vis-à-vis ces derniers qui ne semblaient jamais se montrer réellement coopératif. Tous des emmerdeurs.

Elle soupira, faisant mine de réfléchir. « Ce que vous pourriez y gagner… » Elle semblait chercher dans son esprit des raisons qui pourraient pousser à cet homme de l’aider. « La satisfaction d’être venu en aide à une pauvre journaliste qui n’a aucune idée d’où commencer ses recherches ? » Un léger sourire vint prendre place sur ses lèvres alors que son ton se faisait presque enjoué. Où se croyait-elle ? Certainement pas sur les Docks face à un homme qui semblait tout à fait apte de lui arracher la tête en ne levant que le petit doigt. « En vrai, je ne sais pas. J’ai de l’argent si c’est ce que vous voulez. » Elle haussa les épaules. « Surtout que vous venez d’admettre savoir quelque chose. » Elle fronça légèrement les sourcils. Si ce n’était peut-être pas ce qu’il avait dit, c’était ce qu’elle avait compris : qu’il savait quelque chose mais qu’il attendait de voir si lui révéler quoique ce soit allait lui apporter quelque chose, à lui. Ce que les humains pouvaient être avides de tout et n’importe quoi.

« Et j’aurais vraiment, mais vraiment besoin de n’importe qu’elle information que vous pourriez me donner sur l’incident de la veille. » Elle hocha vigoureusement la tête comme pour appuyer ses propos. « Dans le meilleur des mondes, mon article devrait être fini pour l’édition de demain matin. Mais comme les policiers s’entêtent à jouer les gros cons et à ne pas m’aider, je dois chercher de mon côté. » Parce que la journaliste n’avait pas honte que de faire part de son ressentiment vis-à-vis les forces de l’ordre qui avaient souvent été jusqu’à lui mettre des bâtons dans les roues alors qu’elle avait cette mauvaise habitude que de fourrer son nez là où elle ne le devrait pas. La situation avait été d’autant pire au Canada alors que ses articles s’attaquaient à de grosses têtes politique et que la police se voulait de plus en plus corrompues. Mais elle s’en était toujours sortie. Elle devait cela avec Charlie qui lui avait baratiné tout son savoir légal. Cela l’avait sorti de bien des situations plus ou moins fâcheuses. « Vous n'êtes pas obligé de tout me dire. » Elle avait tout de même conscience d’où se trouvait-elle. Un peu. « S’il s’agit de personnes que vous connaissez et que vous ne voudriez pas les vendre, je comprends parfaitement. Ce qui serait dommage, tout de même, je dois bien l’admettre. » Le tout avec un sourire qu’elle essayait de faire convaincant alors que son regard se voulait presque suppliant. Elle avait besoin de ces informations.


Dernière édition par Kailee Le Guerec le Mar 1 Sep - 17:35, édité 1 fois
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Mikhaïl Yarochenko

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Mar 1 Sep - 9:34 Message | (#)

Les journalistes étaient tellement sournois et tordus que Jay se méfiait sincèrement de ce qu'ils pouvaient bien vouloir penser ou faire. Il ne serait pas étonné d'apprendre que cette nana pourrait prétendre qu'elle avait trouvé sa trace sur les lieux du grabuge et raconter qu'il était responsable de toutes ces emmerdes. Une manière efficace de régler le problème et de pouvoir proposer son article pour le jour même, tandis qu'une enquête à mener prenait parfois plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Mais elle semblait prétendre que ce n'était pas le cas. À voir.

Il la fixa en silence tandis qu'elle semblait réfléchir à ce qui pourrait l'intéresser. Jay était quasiment persuadé qu'elle allait lui proposer de l'argent, c'était la solution de facilité qui semblait venir en premier à l'esprit des gens. Surtout lorsqu'ils s'adressaient à des types comme lui, des gars qui n'avaient pas l'air de baigner dans le fric et qui devaient donc, logiquement, sauter sur ce qu'on leur donnait. Mais ce n'était pas le cas du texan. Les billets verts n'avaient jamais été et ne seraient jamais une priorité pour lui. Même aujourd'hui, alors que les Ymir commençaient à accumuler un peu d'argent pour subvenir à leurs besoins, Jay préférait laisser le fric aux autres et se contenter du minimum vital. Il n'en avait besoin que pour payer son loyer – bien qu'il créchait rarement sur place – et pour quelques dépenses secondaires, mais le reste... les autres mercenaires pouvaient bien le garder pour eux !

La révélation ne tarda pas à arriver et, effectivement, elle suggéra une petite somme d'argent. Mais non, ce n'était pas ce qu'il voulait. Honnêtement, Jay n'était même pas convaincu qu'elle puisse avoir quoi que ce soit qui puisse l'intéresser ! Sauf peut-être... des informations ? Les journalistes en avaient des tas, non ? Les puces installées dans son cerveau et censées améliorer ses capacités cérébrales lui permettaient désormais de voir tout l'intérêt que des informations pourraient avoir pour lui. Surtout si elle n'aimait pas la police.

« Tout l'monde sait quelqu'chose. Après, c'est p't'être pas c'que tu cherches. »

Tout dépendrait de ce qu'elle pourrait lui donner en échange, en vérité. Mais, en attendant, il préféra garder son prix pour lui, la laissant plaider sa cause tandis qu'elle lui expliquait qu'elle avait besoin d'en savoir plus pour pouvoir terminer son article – qui traînait apparemment à cause des policiers. Pas étonnant. Ils venaient toujours causer des emmerdes, que ce soit aux journalistes, aux avocats ou aux gens respectables comme lui !

Parfaitement hermétique au sourire de la blonde, Jay se contenta de la regarder d'un air indifférent lorsqu'elle essaya de l'amadouer. Parce que ça fonctionnait sur certains types ? Définitivement, il était heureux de ne pas être sensible aux « charmes » du sexe opposé. C'était inutile et ça n'apportait strictement rien.
Un soupir lui échappa.

« Nan, j'admets rien. 'Fin, pour toi c'serait chiant, mais moi, j'en ai rien à battre. Ça va pas m'empêcher d'vivre qu'tu puisses pas faire ton article. » Elle ne pourrait pas le nier. « Et arrête d'essayer d'm'amadouer, t'perds ton temps et ça t'donne l'air d'une gourde à sourire comme ça. » Jay et les compliments... « Alors, c'bon, fais pas la gonzesse qui comprend les autres, c'est des conneries. T'es journaliste et c'est tous des fouille-merde sans respect. J'm'en tape d'c'que tu penses vraiment, alors arrête d'me prendre pour un demeuré avec tes conneries. J'te demande pas d'être polie ou sympa avec moi. »

Dans le monde de Jay (non, il n'y avait pas de poneys), la politesse passait largement après la franchise. Le respect et les conneries de ce genre, c'était bon pour les abrutis qui pouvaient perdre leur temps et leur énergie à vouloir être hypocrites en ménageant les autres.
Regardant autour de lui, il reprit.

« J'veux pas d'ton fric. J'peux en trouver partout d'ça ? Mais t'es journaliste, alors t'peux m'filer des infos. Pas tout d'suite, mais quand j'en aurai besoin. Puis si t'essayeras d'm'arnaquer en t'tirant sans rien donner quand j'te l'demanderai, bah tu feras la une du prochain article du genre. » Une légère pause. « Et avant qu'tu demandes : ouais, c'est des menaces. » Il haussa les épaules. « C'est ça ou t'vas voir ailleurs. » Un accord très simple. « Mais ouais, j'ai entendu des trucs. J'sais où ça c'est passé, j'peux même t'montrer où c'était. Mais j'vois pas c'que ça va changer pour toi, c'est juste une bagarre... »

En vérité, Jay savait que c'était deux gars du Circus qui s'étaient sévèrement tapé sur la gueule après qu'un des deux n'ait pas apprécié sa défaire dans les arènes. C'était risqué pour elle si elle se mêlait des affaires du Cartel, mais Jay se fichait bien de savoir ce qu'elle deviendrait : elle était assez grande pour penser par elle-même !
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Mar 1 Sep - 18:19 Message | (#)

Une moue se dessinait sur les traits de la blonde alors que, semblerait-il, son sourire lui donnait l’air d’être un peu idiote. Et puis quoi encore ? Elle cherchait simplement à être sympathique pour que l’homme se trouvant devant elle accepte que de lui refiler l’information dont elle avait désespérément besoin. Peut-être pas désespérément, mais presque, parce que si elle pouvait faire attendre l’article quelques jours encore, le Daily Star appréciait pouvoir être le premier à aborder le sujet d’une altercation aux issues plus ou moins étranges ayant alertés les autorités. Autrement dit, Kailee souhaitait être la première à faire un article détaillé, le plus possible, sur ce qu’il s’était déroulé, tout en s’assurant d’aborder des faits qui se trouvaient justes pour que sa réputation n’en pâtisse pas. Et cet homme, devant elle, semblait être la personne idéale pour l’aider à obtenir les informations qu’elle cherchait, sans compter qu’elle mettrait sa main au feu que s’il acceptait de l’aider, elle obtiendrait des informations que même les autorités pourraient mettre du temps à découvrir.

C’est qu’il y avait du bon à n’être qu’une banale journaliste qui, pourtant, connaissait le code de loi par cœur. Merci Charlie.

Levant les yeux au ciel, un soupire s’échappa de ses lèvres. Décidément, cette petite discussion pouvait s’avérer plus difficile que prévu alors qu’il semblait avoir une idée déjà toute faite des journalistes. Bon, peut-être mettait-elle parfois (trop souvent) son nez là où elle ne le devrait pas, mais elle était armée d’un doux sourire et d’un franc parlé tout en restant polie. Ce qui l’avait souvent sorti des grosses emmerdes, elle devait l’avouer. Sans compter qu’au Canada, elle avait eut le soutien de bien des personnes alors que les hauts placés avaient tenté, à plusieurs reprises, de la faire renvoyer. Ce qui, au final, leur aurait porté particulièrement préjudice. Kailee qui avait tout perdu s’était raccrochée à sa carrière, sa seule source de motivation et la seule chose qui lui avait permis de garder la tête hors de l’eau. Elle s’était battue pour sa réputation, au Canada, où elle était montée dans de hauts prestiges et elle comptait en faire de même ici. Et ce, malgré ce que Renan avait pu lui glisser quant à la facilité de se faire des ennemis lorsque l’on était un peu trop populaire.

Elle n’était pas certaine si elle devait être amusée du fait qu’il lui précise qu’il s’agissait bien d’une menace ou terrifiée. Elle opta pour le premier cas alors qu’un sourire amusé se peignait sur ses lèvres et qu’elle hocha doucement de la tête. « Vous avez vu juste, parce que les informations, c’est bel et bien mon domaine d’expertise. » C’était ce qu’elle cachait sous cette élégante chevelure blonde : beaucoup d’informations. Certes elle n’était pas une agente de l’UNISON ni au sein des forces de la police, mais chez elle, dans son petit loft, se trouvait de nombreux classeurs dédiés à de nombreux évènements et/ou personnages importants de la ville. Que ce soit au sein de la politique, de la Légion des Étoiles ou même du côté criminel, Kailee avait refait ses dossiers lorsqu’elle était revenue en ville. Certes en possédait-elle encore de lorsqu’elle vivait ici, une dizaine d’années plus tôt, mais cela ne faisait jamais de mal que de renouveler ses informations. Mieux valait toutefois que certains ignorent la façon dont elle s’était procurée ces quelques informations. Oh, cela s’était toujours fait dans la légalité, Kailee tenait à son emploi et d’autant plus à sa réputation. Toutefois, elle n’était pas certaine pouvoir en dire autant des personnes qu’elle contactait.

« Donc ça va, j’accepte. Puis si jamais vous voudriez des informations que je ne possède pas. » Après tout, elle n’était qu’une journaliste qui, bien évidemment, n’avait pas accès aux dossiers confidentiels, ce qui était fort dommage pour cette demoiselle trop curieuse pour son propre bien. « J’essaierai toutefois de faire tout en mon pouvoir pour essayer de les avoir. » Un sourire franc suivit ses propos alors qu’elle était prête à remplir sa part du contrat. Elle connaissait le coin, en quelque sorte, où toute information se devait d’être acheter et où rien n’était gratuit. « Le problème et la raison pour laquelle les journaux veulent se pencher sur le sujet. » Elle avait entendu, vaguement, ce matin, que d’autres s’intéressaient aussi à ce qu’il s’était passé. « C’est que, effectivement, il s’agit d’une bagarre, mais de ce qu’il s’en dit et des traces retrouvées, il ne s’agit pas d’une bagarre comme toutes les autres. Et comme les policiers pensent qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle menace, et bien… La situation en devient d’autant plus intéressante ! » Parce que Star City n’était définitivement pas la ville la plus sécuritaire qui soit, et ce, malgré la présence de la Légion des Étoiles.

La journaliste se voyait toutefois satisfaite que d’avoir réussi à obtenir l’aide de cet homme qui, aussi fermé semblait-il être, ne semblait pas mauvais. Ou enfin, si, peut-être, si elle en croyait les corps au sol, mais d’un point de vu parfaitement égoïste où il ne l’avait pas planté là sans l’insulter ou encore lui dire qu’elle était complètement tarée de chercher à faire affaire avec lui, elle n’avait ainsi pas une mauvaise opinion de celui dont elle ne connaissait pas le nom. « Je pense que si vous pourriez m’amener sur les lieux, ce serait déjà bien. » Quand bien même se doutait-elle que les policiers avaient fait le ménage et qu’ils n’allaient sûrement pas s’approcher de trop près. « Et je pourrais savoir ce que vous avez entendu sur cette histoire ? » Les rumeurs courraient vite dans ce genre de milieu. « S’agissaient-ils de mutants ? » Ou toute autre personne possédant des pouvoirs. Il s’agissait-là d’une généralité pour rendre la conversation un peu plus fluide sans compter qu’elle était persuadée que l’homme n’en ferait pas tout un plat, de cette généralité. « Vous avez une idée de l’issu de l’altercation ? Vers quelle heure est-ce que ça s’est déroulé ? Y avait-il plusieurs personnes d’impliquées, du genre, une bagarre entre deux gangs ou s’agissait-il simplement de deux personnes ? » Et voilà que la journaliste, désormais motivée par son article à venir, tenait son stylo dans une main et son calepin dans l’autre, bombardant de question le pauvre homme qui serait peut-être tenter de la planter là, au final.
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Mikhaïl Yarochenko

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Mar 1 Sep - 20:37 Message | (#)

Ce n'était pas une fragile petite donzelle qui se mettait à pleurer ou à trembler dès qu'une personne la menaçait, un bon point pour elle ! Jay ne se serait pas coltiné une gonzesse qui s'énervait dès qu'il y allait un peu trop brusquement – sinon elle n'en avait pas fini de s'irriter avec lui !

Elle pourrait donc lui donner des informations. Une excellente chose, même si à l'heure actuelle, Jay ne savait pas encore ce qu'il comptait lui demander. Disons simplement que s'il devait juste jouer les guides touristiques pour une journaliste trop curieuse en échange d'une promesse d'information, c'était bien peu. Il n'avait pas des journées aussi chargées que celle d'Atia César, entre-autre, il était donc prêt à faire quelques missions improvisées s'il pouvait renforcer sa position au passage.

Il se doutait bien qu'elle ne devait pas avoir accès à toutes les données qui pourraient l'intéresser, ce n'était qu'une journaliste lambda après tout. Enfin il pensait que c'était le cas puisqu'un journal n'irait jamais envoyer sa meilleure reporter sur le terrain pour une connerie pareille. Au pire des cas, elle ne lui servirait à rien et il aurait simplement perdu quelques heures de son temps, mais il n'était pas à ça près. Jay avait compris que le chemin vers son objectif n'était pas pavé uniquement de victoires, mais aussi d'amères défaites.

Silencieux, le texan la laissa résumer ce qu'elle savait et ne put s'empêcher de soupirer légèrement en levant les yeux au ciel lorsqu'elle lui parla de « nouvelle menace ». Quelle bande de bras cassés ! Ils croyaient quoi ? Que le Circus Maximus et ses combats illégaux étaient récents ? C'était parfaitement stupide et si les autorités de cette ville étaient un minimum compétentes, elles finiraient par comprendre que cette affaire les dépassait et qu'ils feraient mieux de s'occuper d'autres choses et de foutre la paix aux criminels.
Un soupir lui échappa au moment où la gonzesse lui lança un flot de questions. Elle croyait franchement qu'il allait lui donner une interview ou quoi ? Secouant la tête d'un air déjà agacé, il en viendrait presque à regretter d'avoir accepté de l'aider, le trentenaire répondit finalement.

« On s'calme sur les questions. J'vais pas passer mon temps à t'répondre, alors pose juste c'que t'veux vraiment savoir, sinon t'vas m'saouler et faudra t'démerder seule... » Au moins il prévenait en avance. « J'vois pas c'que ça changerait qu'ce soit des mutants ou pas. T'es dans l'genre raciste, à penser qu'y'a qu'les mutants pour attirer des emmerdes ? Si c'était l'cas, c'serait des gonzesses dans c'cas. »

Parce que c'était bien les seules à attirer autant les problèmes ! La preuve avec la gamine blonde qu'il avait rencontrée quelques temps plus tôt.
Le texan lui adressa finalement un signe pour qu'elle lui emboîte le pas. Rester à côté de ces types inconscients ne le dérangeait pas, mais si elle voulait en savoir plus, il fallait bien se bouger les fesses pour aller sur place, non ? Jay doutait vraiment qu'elle veuille passer plus de temps que nécessaire en sa compagnie, ou alors elle devait être sacrément maso sur les bords – et même au fond.
Tandis qu'ils s'éloignaient des hommes inconscients, l'ancien combattant du Circus Maximus reprit la parole d'un ton toujours aussi bourru.

« Mais ouais. C'était des mutants. Y'a presque qu'ça dans l'coin. Puis s't'es une bonne journaliste, t'sais déjà qu'y'a pas qu'des trucs légaux dans l'coin, nan ? » Il lui jeta un coup d’œil. « C'était juste une bagarre à mon avis. Y'avait pas d'histoires d'gang ou d'connerie dans l'genre. C'est juste deux mecs qu'ont trop bu, qu'ont pas cuvé et qu'ont décidé d'se savater la tronche. »

Même s’il savait parfaitement que ce n'était pas la vérité, mentir ne le dérangeait absolument pas. Il continua donc à marcher sans lui accorder de regard, se fichant bien si elle avait du mal à marcher, perchée sur ses talons de pouf. À part pour empaler un type avec, il n'en voyait pas l'utilité, mais si elle se sentait importante en gagnant dix centimètres ma fois....

« Puis j'me doute qu't'auras pas accès aux trucs importants pour les infos. Une vraie journaliste avec des moyens s’amuserait pas à traîner dans c'coin. Donc soit t'es une ratée et t'essaye d'te rattraper, soit t'es une débutante. Dans les deux cas, t'sauras pas grand-chose. » Et non, ce n'était pas une insulte, juste une constatation. « Enfin, t'attends pas à un truc super, c'est juste une bagarre, y'a pas d'raison d'croire à un truc nouveau. P't'être qu'c'était juste pour jouer aux héros en arrêtant les responsables. »

Alors qu'il terminait de parler, le duo approcha de la zone en question. Il n'était pas difficile de voir que c'était le cas : un policier patientait à côté d'un cordon qui interdisait l'accès à l'endroit où la bagarre s'était déroulée. À elle de montrer de quoi elle était capable !
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Mer 2 Sep - 19:31 Message | (#)

L’homme avec qui se trouvait-elle semblait être un tantinet susceptible. Ou, tout du moins, il semblait se faire des idées qui se voulaient fausses sur quelques paroles qu’elle avait eut le malheur de dire. Elle soupira donc, roulant des yeux alors qu’il venait de lui balancer à la tête qu’elle était raciste. « Et vous, vous êtes sexistes à considérer que seules les filles s’attirent des ennuis ? » Et elle ne serait pas surprise de l’entendre approuver sans honte ni remord. « Je ne suis pas raciste pas plus que j’ai quelques choses contre les mutants. Au contraire. Il s’agit simplement d’une information qui peut être importante pour un article comme cela change l’image de ce qu’il s’est déroulé aux yeux de la population. » Elle haussa des épaules, essuyant ses explications d’un vague geste de la main comme si ce n’était pas important. Parce qu’elle doutait que les détails journalistiques puissent réellement intéresser celui qui ne s’était pas gêné pour cracher sur sa carrière et sur ce qu’elle faisait.

Mais elle avait eut raison. Il s’agissait de mutants. Toutefois, quelque chose vint la déranger, dans les paroles de l’homme. Comme la veille, avec Renan. Un sentiment qu’il ne lui disait pas tout ce qu’il savait. Si elle avait été convaincue de sa franchise, un peu plus tôt, dans l’actuelle situation, il y avait quelque chose de dérangeant, un sentiment qu’elle n’aurait sut exprimer et qu’elle ne souhaitait pas exprimer de vive voix non plus. Il allait très clairement la prendre pour une folle et elle ne pouvait pas se permettre de lui dire qu’elle avait une forte impression qu’il lui mentait jusque dans une certaine mesure. Il ne semblait pas être le genre d’homme à apprécier se faire dire se genre de choses et, dans l’actuelle situation, la journaliste était clairement en désavantage. Et donc, mieux valait éviter de contrarier celui qui pourrait possiblement lui amener un article intéressant. Pour peu qu’il lui dise la vérité. Elle ne se contenta donc que de froncer les sourcils pour finalement soupirer et hocher la tête.

La Le Guerec était réputée, dans son métier. Du moins, elle l’avait été, au Canada. Il était simplement dommage que ses articles ne concernant pas l’international n’aient pas amené son nom jusqu’ici. Ou, du moins, ce n’était pas dommage comme elle avait de nouveau une chance de recommencer à zéro, mais tout de même. Elle travaillait fort, allant toujours plus loin, pour récupérer une partie de sa notoriété. Oh, peut-être que son ex-mari n’apprécierait pas, il ne s’était pas gêné pour souligner la mort de Charlie qui avait péri de sa popularité et des ennemis qu’elle s’était attirée. Du moins, c’était ce que la journaliste pouvait supposer de ce qu’elle connaissait de la ville. « Vous vous trompez cependant sur un point. Beaucoup de journalistes réputés vont sur le terrain. Certes, peut-être pas dans ce genre d’endroit, mais tout de même. Écrire un article sans bouger le petit doigt et sans aller chercher les informations là où elles le sont, ce n’est pas être journaliste. » Un sourire apparut sur ses lèvres. « Ou, du moins, ce n’est pas être passionné par le journalisme. Lorsque je m’intéresse à un cas et que je veux écrire dessus, je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour en savoir le plus possible et ainsi offrir de la qualité. »

Kailee était définitivement passionnée de ce qu’elle faisait et cela se lisait sur ses traits et dans son regard alors qu’elle parlait de son métier. « Et vous seriez surpris des informations que je détiens. » Principalement concernant le milieu du crime. Elle avait ses contacts, ces personnes qu’elle essayait de garder non loin qui pouvaient lui donner des informations qu’elle rangeait dans ses classeurs, sans en faire réellement quelque chose d’utile si ce n’était que pour sa propre satisfaction personnelle. Elle était revenue depuis peu, toutefois, elle était douée dans ce qu’elle faisait et d’autant plus douée en ce qui était manipuler pour obtenir ce qu’elle voulait. C’était la principale raison pour laquelle son précédent mari s’était empressé de la renvoyer au Canada. Parce qu’elle était douée. Et qu’elle se trouvait donc à être une menace.

« Mais bref, ce n’est pas bien important. Vous n’aurez qu’à me dire ce que vous voulez en temps et lieu. » Et elle allait s’arranger pour avoir l’information qu’il recherchait. Et si elle faisait parfois indirectement affaire à la pègre, elle s’arrangeait pour en savoir le moins possible sur ces personnes et, surtout, elle s’arrangeait pour ne pas savoir jusqu’où étaient-ils impliqués. Sa conscience journalistique prenait toutefois souvent le pas sur sa conscience morale. Elle s’était abandonnée pour ne devenir qu’une journaliste alors que sa carrière avait été la seule chose la maintenant en vie.

Oh, mais elle n’était pas une mauvaise personne. Pas du tout. Mais sa carrière était devenue priorité alors qu’elle avait tout perdu sauf sa passion.

Ils s’approchèrent donc du policier qui se trouvait seul à superviser l’endroit où s’était déroulée la bagarre. À première vue, il semblait peut-être énervé. Surveiller dans un endroit aussi peu rassurant, même de jour, un lieu de bagarre, et ce, sans personne, ce pouvait être aussi long que lassant. « Bonjour monsieur » adressa-t-elle à l’agent de police. Elle espérait que celui-ci ne s’entête pas non plus à lui mettre des bâtons dans les roues. « Cet endroit est interdit d’accès, dégagez. » La blonde soupira avant de se placer à quelques pas devant lui. « Monsieur… Vous avez un boulot, j’en ai bien conscience. Mais voyez-vous, j’en ai un boulot, aussi. Et le mien consiste à écrire des articles sur ce qu’il pourrait sortir de l’ordinaire. Je veux bien croire que les bagarres sont monnaies courantes dans ces environs de la ville, mais j’imagine que si vous surveillez ici, c’est que vous savez que quelque chose cloche. » Son sourire s’était fait doux, sa voix calme et sa présence presque imposante. Et le policier, lui, semblait aussi, soudainement, plus calme.

« Donc, vous voyez donc que votre présence, ici, peut nuire à mon travail, ce qui est assez dommage, vous ne trouvez pas ? » Elle hocha la tête alors que le policier semblait confus quant à ce qu’elle cherchait réellement. Pourtant, ce n’était pas bien difficile. « Mon ami ici présent et moi. » Elle désigna l’homme à ses côtés qui n’était pas vraiment un ami mais qui lui avait dit qu’il lui fournirait quelques informations. « Nous aimerions réellement pouvoir accéder à l’endroit où s’est déroulée la bagarre. Je promets de faire vite et personne n’en saura jamais rien. » Un sourire espiègle avait suivi sa supposée promesse. « Mais mademoiselle, je ne suis… » « Madame » le corrigea-t-elle, toujours souriante. « Madame alors, je ne suis pas supposée laisser personne franchir ce cordon. » Une moue se dessina donc sur la journaliste qui n’éprouvait aucun remord quant à s’opposer aux forces de l’ordre et à les manipuler. Son article pouvait en dépendre. « Mais monsieur, comment vais-je faire alors, moi, pour mon article ? » Un homme isolé était beaucoup plus aisé à manipuler que plusieurs et ce policier déjà bien embêter d’être affecter ici semblait une cible somme toute assez facile. « Je ne toucherai à rien, n’abimerai rien et, sérieusement, personne ne saura que je suis venue ici. » Combien d’hommes proches de politiciens avait-elle réussi à manipuler de la sorte pour avoir des informations ? Beaucoup.

L’homme soupira finalement. « Une dizaine de minutes, pas plus. » Voilà qu’un large sourire éclaira le visage de la blonde alors qu’elle faisait un signe à l’homme un peu plus loin de la suivre. Elle avait encore quelques questions à lui poser. Elle passa par-dessus le cordon pour s’avancer vers le lieu de la bagarre. « S’il s’agissait d’hommes ayant trop bu, vu la bagarre, l’un d’eux aurait certainement rendu son repas ou bien il y aurait été possible de voir des bris de bouteilles. » Elle fronça donc des sourcils. La demoiselle s’y connaissait tout de même, dans le domaine, alors que sans être investigatrice, elle possédait tout de même un certain esprit d’analyse. « Et si je regarde le sang, les traces sur le sol, la bagarre a dut être violente. Trop pour des hommes saouls. » Elle pivota donc pour faire face à l’homme qui avait accepté de l’aider, bien malheureusement pour lui. « Vous êtes sur de savoir, ou, tout du moins, d’avoir entendu parler de ce qu’il s’est passé ici ? »
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Mikhaïl Yarochenko

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Jeu 3 Sep - 16:34 Message | (#)

Il se fichait totalement de savoir que les journalistes soit-disant réputés, allaient sur le terrain. Ce n'était pas ce qu'il avait dit. Jay avait expliqué qu'à ses yeux, une gonzesse qui débarquait en talons aiguilles et en tailleur moulant sur une affaire aussi naze que celle-là, c'était forcément une débutante ou une ratée. Un type – parce que les nanas ne pouvaient pas être aussi douées – qualifié n'aurait jamais eu à se faire chier pour savoir ce genre de choses. Mais ça, c'était son point de vue tronqué de mec à l'esprit fermé. Autant dire qu'il ne croirait jamais que la nana à ses côtés avait pu être à deux doigts de dévoiler les plans d'une opération top secrète et qu'elle l'avait lourdement payé. Non, pour lui ce n'était qu'une potiche qui se prenait pour une journaliste, mais qui avait bien plus sa place devant la machine à café – ou sous le bureau suivant les points de vue.

« Mouais. J'crois quand même qu'un mec qualifié va pas traîner dans l'quartier pour une affaire aussi merdique. »

Autrement dit « tu perds ton temps à essayer de me convaincre », mais si elle était aussi bonne journaliste qu'elle le prétendait, elle le comprendrait seule !

Ils se retrouvèrent donc devant le flic qui les remballa comme s'ils étaient des moins que rien. Certes, Jay avait l'air du mec peu recommandable, mais il avait grandement amélioré son style en délaissant les jeans troués et les vêtements qui lui donnaient l'air négligé pour quelque chose de légèrement plus « normal ». Mais ce n'était pas pour autant qu'il avait l'air plus fréquentable, en effet.

La blondasse reprit donc la parole pour essayer de baratiner le mec d'un ton qui aurait normalement dû apparaître désagréable et contrariant, mais qui apparut comme plutôt agréable. Habituellement, Jay détestait les nanas qui essayaient de sourire ou de parler d'une manière qui les rendrait plus avenantes ou fragiles, mais peut-être que c'était sa tête de potiche qui lui faisait pitié, allez savoir. D'un air indifférent, Jay observa l'échange, mais sans vraiment écouté ce qu'elle débitait. Il oscillait entre l'agacement et la tranquillité d'esprit vis-à-vis de cette gonzesse. Un coup elle l'insupportait, l'autre elle avait l'air plutôt sympa. Peut-être les puces de l'autre tarée qui étaient déréglées ? Allez savoir...

Toujours est-il qu'elle parvint à obtenir l'autorisation d'entrer dans le périmètre et, en silence, Jay lui emboîta le pas pour se diriger vers la zone convoitée. Elle commença alors à remettre en doute ses paroles et cela provoqua une certaine forme d'irritation chez le texan. Pour qui elle se prenait à jouer la donneuse de leçons ? Enfin, ce n'était pas ce qu'elle faisait, mais dès que quelqu'un l'accusait de mentir, le trentenaire avait l'habitude de se braquer et d'envoyer chier les gens. Étant d'une nature très franche, les rares fois où il mentait, c'était uniquement pour se débarrasser d'une question qui l'emmerdait et c'était le cas à cet instant. Un soupir agacé lui échappa.

« Qu'est-c'qu'tu crois ? S'tu m'fais pas confiance, dis-le tout d'suite plutôt qu'de m'faire chier avec tes questions sous-entendues. J'perds mon temps à venir ici alors qu'j'm'en fous totalement d'c'qui c'est passé là. Donc, si ça t'va pas, tu l'dis, j'me barre et tu t'démerdes seule. Sinon, garde tes questions débiles pour toi. » Peut-être qu'elle comprendrait qu'elle avait posé la mauvaise ? « J'étais pas là. J'vois pas comment j'saurais exactement c'qui c'est passé, enclenche ton cerveau deux minutes. C'toi qu'a dit qu't'étais sûre qu'j'savais quelqu'chose, pas moi, alors inverse pas les rôles. »

Après tout, Jay ne lui aurait jamais dit clairement qu'il savait qu'il s'était effectivement passé quelque chose si elle n'avait pas émis cette idée toute seule. D'ailleurs, il ne lui avait pas avoué qu'il était au courant de pas mal de détails étant donné qu'il ne comptait de toute manière pas lui expliquer tout ce qui concernait le Cartel. C'est qu'il tenait à sa vie et il savait parfaitement qu'il risquait d'y passer s'il ouvrait la bouche pour dénoncer les agissements du Circus.
Jay s'éloigna de quelques pas avant de reprendre.

« Z'avaient trop bu avant d'se pointer ici, y'a pas forcément des bris de bouteille. » Il la regarda comme si elle était un peu idiote. « Puis franchement, j'doute qu'tu t'sois une seule fois retrouvée dans une bagarre de bar. T'en as pas la dégaine, t'es plus du genre à siroter d'la flotte parfumée. » Alias du thé. « Alors, j'crois pas qu'tu saches comment c'est, un lieu qu'en a accueilli une. » Lui si. « Puis j'vois pas en quoi c'serait trop violent pour des types saouls. Tous les mecs deviennent pas impotents en s'bourrant la gueule, y'en a qui tapent encore plus fort, y savent juste plus viser, c'tout. Ça expliquerait l'état des lieux, surtout si c'était des mutants. » Il soupira en la fixant. « T'as plus l'air d'vouloir faire coller c't'histoire à ton idée que d'chercher à raconter la vérité. T'as besoin d'un bon article pour une promotion, c'est ça ? »

Il l'avait prévenue qu'il n'aimait pas les journalistes.
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Ven 4 Sep - 7:05 Message | (#)

Se trouvant de l’autre côté du cordon, la blonde observa les yeux d’un regard curieux, à la recherche d’information. Il était certain qu’une histoire concernant deux hommes saouls ne servirait à rien et qu’elle devrait se trouver un autre sujet pour l’article qu’elle voulait voir paraître. Et quelque chose lui disait, son instinct de journaliste qu’elle aimait bien l’appeler, qu’il y avait anguille sous roche, quelque chose qu’elle ne savait pas et qui donnerait plus de poids à l’article et, surtout, plus d’intérêt. Elle avança donc sa réserve face à ce que l’homme lui avait dit avec des sous-entendus qui laissaient toutefois bien entendre qu’elle n’était pas certaine de le croire. La scène ne crime ne poussait pas à croire à la bagarre d’alcoolique et s’il ne s’était agit que de ça, les policiers n’en auraient sûrement pas fait tout un plat. Il y avait quelque chose, derrière tout ça. Des criminels recherchés ? Des hommes détenant des informations intéressantes ? Quelqu’un attirant l’attention des policiers ? Elle n’en savait pas grand-chose, à vrai dire, mais elle ne pouvait qu’éprouver un certain scepticisme face à la théorie de son interlocuteur. Ce qui, comme prévu, ne lui plu définitivement pas.

Levant les yeux au ciel, elle soupira une nouvelle fois alors qu’elle l’écoutait attentivement, toujours peu convaincue par ce qu’il lui racontait. Un sentiment qu’il manquait quelque chose, une pièce à ce casse-tête qu’était ce qui se trouvait sous ses yeux, un peu comme s’il ne lui racontait pas tout. Qu’il en savait plus que ce qu’il voulait prétendre. « C’est bon ? Tu n’en as pas marre de tes stéréotypes ? » Elle marqua une légère pose. « Je peux te tutoyer ? » Il en faisait bien de même depuis qu’il s’était adressé à elle pour la première fois. « Oh, puis qu’importe, ça ne doit pas changer grand-chose à ta vie. » Elle pouvait donc se le permettre, elle aussi.

Son regard d’un gris acier qui se voulait tantôt froid, tantôt un peu plus chaleureux se voyait désormais animé d’une curiosité presque insistante alors qu’il se faisait toutefois un peu distant. Elle ne le croyait pas. Il y avait quelque chose de dérangeant. Et elle détestait ne pas être en mesure de trouver la dernière pièce du casse-tête qui l’empêchait d’avoir accès à l’image finale. Peut-être qu’il lui en manquait plusieurs, en fait, alors qu’elles avaient été substitué par d’autres qui, de toute évidence, ne semblaient pas avoir leur place sur le mystère qu’elle tentait de résoudre pour un article qu’elle voulait intéressant. « Il ne s’agit pas d’un article pour une promotion et non je n’essaie pas de faire coller l’histoire à la version que j’aimerais bien voir apparaître dans un article. » Elle en était presque découragée de la mauvaise foi de cet homme. « Si vraiment j’aurais voulu m’en tenir à ma propre version et à mes propres idées, tu ne penses pas que je serais restée tranquillement installée devant mon ordinateur à faire avec les bribes d’informations possible de dégoter ici et là et en inventant tout le reste ? » La question se voulait aussi sérieuse que sarcastique alors qu’elle se voulait rhétorique. Elle ne s’attendait donc pas à une réponse de sa part et préférait même ne pas en recevoir une.

« Je veux bien te croire qu’ils avaient bu avant d’arriver ici. » Elle était toujours suspicieuse. « Mais il y a un problème, dans ce que tu racontes. Certes ce n’est pas toute personne qui deviennent impotents avec l’alcool, mais il est dit que les réflexes s’en veulent affecter, tout comme la force physique et la capacité de se battre convenablement. » Elle regarda autour d’elle. « Et, comme je l’ai déjà souligné, si je me fis à ce que j’ai sous les yeux, cela ne ressemble pas à une bagarre entre deux hommes trop saouls. Il y a trop de sang, trop de traces trop nettes. » Comme si les coups avaient été dirigés pour avoir un effet précis, qu’ils avaient été réfléchis. Lorsque l’on possédait une meilleure amie qui travaillait comme avocate et que toute preuve jusqu’aux traces de sang laisser sur le sol se voulaient nécessaires, les connaissances à ce sujet se développaient. Kailee avait toujours été très intéressée par ce que faisait maître Lane et ce qu’elle avait appris auprès d’elle se voulait particulièrement utile dans son métier. « Et je ne sais pas si tu sais, mais les policiers n’entourent pas un périmètre d’un cordon empêchant quiconque de s’y rendre pour une banale bagarre à la sortie d’un bar. »

Ses doigts glissèrent dans sa chevelure blonde alors que son regard se voulait toujours calmement posé sur l’homme devant elle. « Je veux bien activer mes neurones et réfléchir quelques instants tout comme je peux bien concevoir que vous n’étiez pas présent sur les lieux lorsque l’incident s’est déroulé. Toutefois, je n’aime pas que l’on me prenne pour quelqu’un de stupide. » Son ton s’était voulu légèrement agacé alors qu’elle roulait des yeux. « Peu importe ce que tu peux bien dire, je sais ce que je fais et des cas comme celui-ci, ce n’est certainement pas le premier et clairement pas le dernier. » Et puis, dans sa dépression qui lui avait coûté quelques années de sa vie, des bars, elle en avait côtoyé. Des bagarres, elle en avait vu, tout comme elle en avait arrêté. Souvent se disait-elle qu’il s’agissait de sa prestance, alors qu’au final, il ne s’agissait-là que d’une mutation encore inconnue à la principale concernée. « Et donc, tu n’as qu’à me le dire, hein, si avoir des informations plus tard ne t’intéresse pas. » Parce que, s’il continuait sur cette voie, elle ne comptait pas remplir sa part du marché. « J’ai besoin d’informations, des faits, quelque chose d’intéressant. Ce n’est pas une bagarre de saoulons qui attirera le regard, sans compter que cette éventualité sera possiblement rapidement effacée par la police. »

Toutefois, faire comprendre son point quant à sa détermination professionnelle et sa passion concernant le journalisme à un homme semblant exécrer les journalistes se voulait particulièrement difficile. « Tu ne veux pas m’aider ? Soit. » Quand bien même n’était-elle pas enchantée par l’idée. « Tu n’as pas de temps à perdre avec quelqu’un qui ne te fait pas confiance et je n’ai pas de temps à perdre avec le premier abruti essayant de me rouler comme si j’étais née de la dernière pluie. » Venait-elle de le traiter d’abruti ? Certainement. Si elle n’allait jamais dans le vulgaire, l’insulte lui avait toutefois échappé alors qu’elle était clairement agacée. Il était presque embêtant que son pouvoir ne puisse pas fonctionner sur elle-même. « Mais ne t’attends pas à ce que je remplisse ma propre part du marché. » S’agissait-il d’une menace ? Peut-être. La seule à laquelle elle pouvait penser. « Avoir des oreilles partout et des contacts stratégiques, ça aide à savoir sur bien des évènements, bien des personnes, quelques groupuscules. » Elle avait eut quelques informations sur quelques groupes liés au Cartel Rouge. Des petites frappes qui essayaient de gravir les échelons. Les murs avaient des oreilles et Kailee savait discuter avec eux. « Sur des bagarres et des meurtres, aussi. » Elle haussa des épaules. « C’est dommage. » Pour elle ou pour lui ? Elle-même n’en était pas très certaine.
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Mikhaïl Yarochenko

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Ven 4 Sep - 16:17 Message | (#)

Il se fichait pas mal qu'elle décide de le tutoyer ou de le vouvoyer, du moment qu'elle ne se lançait pas dans des surnoms débiles... D'ailleurs son regard insistant le laissa de marbre : il avait été vacciné avec Charlie et sa désagréable habitude de lui lancer des regards inquisiteurs alors qu'il lui mentait ouvertement. Même si elle lui demandait s'il mentait, Jay serait capable de nier en la regardant droit dans les yeux, ou d'avouer que c'était le cas, mais sans jamais dire le fond de sa pensée.
Il pouvait être très buté à ses heures.

Lorsqu'elle posa sa question, il se doutait bien qu'elle n'attendait pas de réponse, mais peu lui chalait : Jay ne s'embarrassait pas de détails aussi insignifiants. C'était comme lorsqu'une fille vous disait qu'elle était moche ou grosse pour que vous la rassuriez en lui assurant que c'était le contraire. Dans ces cas-là, Jay était celui qui disait la vérité – et répondait souvent par l'affirmative.
Si vous ne vouliez pas avoir une réponse ou entendre quelque chose de désagréable, il ne fallait pas poser la question.

« Ouais, s't'as besoin d'faire croire qu'tu bosses sur l'terrain. T'auras un témoin. »

Il ne parlait pas de lui, mais uniquement du policier posté à l'entrée – de toute manière, mis à part pour les informations promises, il ne comptait pas la revoir.

Les explications qu'elle balança alors ne lui firent pas vraiment d'effet. Elle avait l'air de savoir ce qu'elle disait, mais très franchement, il doutait sérieusement qu'elle ait déjà assisté à une véritable bagarre. Mais cette gourde fit la bêtise de s'orienter dans une direction qui n'était vraiment pas bonne pour elle. Dès l'instant où elle lança le mot « abruti », le texan se tendit. Il en avait soupé des connasses bien apprêtées qui le prenaient pour un crétin et qui lui crachaient à la gueule parce que son style ne leur convenait pas. Avec son style de pimbêche, cette nana lui rappelait tout ce qu'il détestait chez les femmes et elle s'amusait à le menacer de garder les informations promises, en l'insultant de surcroît.
Sourcils froncés, le trentenaire s'approcha de la femme d'un pas assez raide qui indiquait sa contrariété et son hostilité. Ses yeux bleus s'étaient teintés d'une lueur qui n'était pas vraiment bon signe. Lui qui, habituellement, détestait être physiquement proche de quelqu'un s'arrêta à moins d'une longueur de bras d'elle, dardant ses prunelles colériques dans celles de la blonde.

« P'têtre qu'je devrais t'montrer c'que ça fait d'se battre, nan ? Comme ça t'pourras vérifier comme l'sang va, puis si les flics vont pas fermer la zone pour essayer d'piger c'qui c'est passé, nan ? » Le ton de sa voix était colérique. « Va falloir qu'tu piges qu'c'est pas en t'pointant comme une fleur et en insultant les gens pour avoir c'que tu veux, qu'ça va marcher. » Il leva la main et la repoussa au niveau de l'épaule, assez fort pour qu'elle comprenne qu'il ne plaisantait pas. « Alors, t'vas fermer ta grande gueule, ravaler tes insultes et tes menaces et faire profil bas. T'es pas sur ton territoire ici. Traite-moi encore une fois d'abruti et tu boufferas d'la soupe pendant l'reste d'ta vie. » Ce n'était pas des menaces en l'air. « Et j'te conseille pas d'reprendre tes infos, sinon ça va mal s'passer. T'es pas dans tin quartier d'riche, ici t'es qu'une pouffiasse avec la langue trop pendue, alors fais gaffe s'tu veux la garder. »

Il avait parlé d'une voix ferme et hostile, mais suffisamment basse pour que le type en surveillance non loin de là, n'entende rien. Une fois ses menaces faites, Jay recula à nouveau pour mettre une bonne distance entre eux, autant pour éviter de lui en coller une que pour se retrouver avec une intruse dans sa sphère privée. Son regard se porta sur le sol. Il n'allait rien balancer, mais si elle lui disait quelque chose d'intéressant, peut-être qu'il pourrait envisager d'approuver ou non. Enfin, à elle de voir si elle était capable de se la fermer un peu.

« S't'es un minimum futée comme tu l'dis, t'dois savoir qu'ici on parle pas sans risquer d'se ramasser un truc en retour. » Autrement dit, il savait quelque chose, mais il ne dirait rien. « T'es pas d'taille. T'ferais mieux d'prendre tes grands airs et d'rentrer chez toi, puis d'envoyer quelqu'un d'plus balaise que toi s'en charger. Ou d'laisser les flics s'en charger. » Il la regarda. « D'toute manière, t'apprendras rien. Ou alors tu crèveras. À toi d'voir, mais t'diras pas qu't'as pas été prévenue quand ça t'arrivera. »

Du moins, si elle avait le temps de voir venir le coup. Charlie ne l'avait pas eu, même si ce n'était pas le Cartel Rouge qui était concerné pour le coup.
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Mar 8 Sep - 19:49 Message | (#)

Il était difficile d’agacer Kailee. D’un naturel calme et conciliant, elle essuyait généralement les remarques désobligeantes et passait outre les personnes désagréables. Toutefois, aujourd’hui, alors qu’elle n’avait que trop peu de patience suite à une rencontre qui s’était retrouvée plus qu’étrange avec son ex mari, elle était agacée. Fort embêtée même alors qu’elle faisait face à cet homme qui semblait vouloir la rouler pour elle ne savait trop quelle raison. Il lui aurait gentiment dit d’aller se faire voir ailleurs et qu’il n’avait aucune intention quant à l’aider qu’elle l’aurait superbement ignoré, appelant la police et l’ambulance au passage pour les corps au sol, mais elle l’aurait ignoré. Le problème résidait à qu’il lui avait dit partant pour l’aider, lui donner des informations et possiblement répondre à quelques uns de ses questions et, au final, il ne semblait pas tout à fait enclin à remplir sa part du marché.

Elle était donc bel et bien agacée.

Elle ne cilla pas alors qu’il se rapprochait d’elle et elle ne fit que le fixer de ses prunelles aciers, comme pour le défier. S’il croyait qu’elle allait baisser la tête et s’excuser, il se mettait le doigt dans l’œil. Elle n’était pas spécialement dotée d’une fierté mal placée ou d’un égo trop grand pour elle-même, or, la blonde n’appréciait pas spécialement que l’on se moque d’elle à la façon dont il l’avait fait. Elle dut toutefois reculer d’un pas ou deux alors qu’il venait de la repousser, ce qui, bien évidemment, ne lui plu pas spécialement. Elle resta toutefois silencieuse, écoutant ce qu’il avait à lui dire alors qu’il la menaçait très clairement. Elle hésitait entre l’exaspération et la colère alors qu’il lui semblait évident, à elle, qu’elle ne comptait pas fermer sa grande gueule pas plus qu’elle n’envisageait rentrer maintenant. Son instinct de journaliste l’amenait à croire qu’il s’était déroulé plus que ce qu’il pouvait lui dire et elle ne comptait pas baisser les bras immédiatement.

« Bordel. » Et pourtant, la blonde n’était pas particulièrement vulgaire. Elle se mit à marcher, faisant les cent pas face à l’homme, n’étant pas certaine de ce qu’elle devait lui dire ou de ce qu’elle devait faire. Une partie d’elle semblait vouloir s’énerver alors que son côté plus rationnel savait que ce n’était pas la meilleure démarche à suivre. Elle allait s’énerver. Un peu. Mais pas trop. Son regard retomba donc sur l’homme devant elle. « Alors, qu’est-ce qu’il se passe ? Il est évident que toi contre moi, tu l’emportes, haut la main. Il ne faut pas trop être Einstein pour le comprendre. » Car, après tout, s’il se décidait de s’en prendre à elle, il y avait de très fortes chances qu’elle prenne cher. Très cher. Donc pourquoi elle retint tant bien que mal le mot abruti qui avait bien failli s’échapper de ses lèvres une seconde fois, en s’attardant sur chaque syllabe dans le simple but de provoquer. Elle pouvait se montrer casse-pied à ses heures mais elle tenait tout de même à la vie.

« Tu as besoin de ça pour te sentir mieux ? De menacer les autres ? Je veux bien croire que je n’ai peut-être pas ma place ici, mais ce n’est pas pour autant que je vais repartir sans avoir eu ce que je veux. » Et voilà qu’elle râlait tout en levant les yeux au ciel. « Puis je sais me défendre seule. » Pas du tout, en réalité, alors qu’elle était contre la violence inutile et qu’elle-même ne savait pas se battre. Mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir. « Donc je n’ai pas besoin d’envoyer quiconque de plus baraquer que moi. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, de toute façon. » Et il s’agissait de quelque chose qu’elle appliquait peut-être trop souvent, mettant parfois sa vie en danger tout en étant consciente de la situation. Lorsque certaines personnes venaient à lui dire qu’elle devrait faire plus attention, la principale question qui revenait était le pourquoi ? Car, après tout, qu’est-ce que valait sa vie, sérieusement ? Elle avait trop souvent failli s’abandonner à une déchéance qui aurait marqué sa fin alors qu’elle s’enfonçait dans une douloureuse dépression, merci son ex-mari.

Un énième soupire. « Que je reprenne mes infos ou pas ne dépend que de toi, tu le sais ça ? » Ses prunelles aciers défiaient presque du regard l’homme devant lui alors qu’elle se trouvait désormais plus contrariée de la perte de temps immense qu’elle connaissait en ce moment qu’énervée. La blonde s’était calmée. « Parce que l’idée voulait que ce soit un échange de service. Des informations contre des informations. » Ce qui lui semblait être une évidence était pourtant peut-être un peu difficile à comprendre pour cet homme. Bon, elle ne pensait que cela parce qu’elle était encore un brin contrariée et elle savait qu’elle se devait d’éviter de prononcer ces quelques mots à voix haute. « Et donc, si tu n’es pas enclin à te montrer un peu coopératif, tu peux oublier l’entente. C’est aussi simple que cela. »

La journaliste n’était plus cette femme un peu naïve qui disait oui à tout et acceptait que l’on lui marche sur les pieds sans qu’elle ne riposte. Ayant désormais passée la trentaine et s’étant sortie d’une longue phase douloureuse et difficile, elle avait pris sur elle et désormais ne se laissait plus faire. S’il comptait tirer d’elle des informations sans participer un minimum, il se mettait très clairement un doigt dans l’œil. « Ce que tu me racontes, je n’y crois pas, alors n’essaie pas de me baratiner la même histoire. Tu vas gaspiller de la salive et me faire perdre mon temps. » Un soupire. « Il s’est passé quelque chose ici de pas tout à fait net, tu le sais. Quelque chose de plus que deux mecs un peu trop saouls qui ont décidé de se taper dessus. Ne viens pas me dire que tout ce qui se raconte ici sur cette histoire, ce n’est que ça. Car je n’y croirai pas non plus. » Elle secoua la tête. « S’ils avaient bu comme tu le disais, ça se serait sut. Les analysent de sang ont dut déjà être faites et le sujet aurait été clos si d’importante quantité d’alcool se serait retrouvée dans ce dernier. » Entre Charlie l’avocate et Rebekha l’agente de l’UNISON, elle possédait des connaissances bien utiles. « Alors ? » Comptait-il bien l’aider ?
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Mikhaïl Yarochenko

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Mar 8 Sep - 23:02 Message | (#)

Jay s'attendait sérieusement à ce qu'elle se retourne pour aller voir ailleurs, mais à sa grande surprise elle resta sur place et se mit à arpenter le bitume. Il ne détourna pas son regard d'elle, se demandant ce qu'elle cherchait à faire, à part creuser une tranchée avec ses talons aiguilles, se demandant si elle n'allait pas tout à coup s'arrêter pour appeler à l'aide. Le texan s'en ficherait, il n'aurait pas besoin de grand-chose pour se défaire du flic qui montait la garde, mais vu qu'ils avaient tous les deux vu son visage, il allait devoir les tuer, ce qui risquait sérieusement d'attirer l'attention sur les environs et de lui amener des emmerdes par la même occasion. Pourquoi ? Parce que si un flic et une journaliste qui enquêtaient sur la bagarre qui s'était déroulée ici venaient à disparaître, les autorités s'imagineraient aussitôt qu'ils avaient dû trouver quelque chose de dérangeant.
En bref, elle le mettait sérieusement dans la merde.

Sauf qu'elle ne s'amusa pas à crier, mais se contenta d'admettre qu'elle ne ferait jamais le poids face à lui dans un affrontement. Sans blague ? Compte tenu du fait qu'il devait faire pratiquement le double de son poids, Jay était convaincu de pouvoir la battre même sans utiliser ses pouvoirs. Sauf si elle dissimulait une maîtrise d'un art martial sous ses airs de godiche. Mouais, peu probable, ou alors elle ne se baladerait pas en tailleur et chaussures hautes – mais en kimono et pieds nus, éventuellement ?

Il la laissa répondre à toutes ses remarques d'un ton qui ne lui plaisait pas franchement. Dès qu'une personne lui répondait en haussant la voix ou en ayant des gestes « hostiles » ou exaspérés, le trentenaire montait au créneau. La voir lever les yeux au ciel en râlant copieusement ne l'aidait donc pas à se calmer ! Pourtant, elle se calma étrangement, un peu comme si quelque chose lui avait soudain fait réaliser qu'elle gagnerait à se montrer plus amicale. Peut-être un truc fourbe de journaliste, allez savoir. Jay ne se priva d'ailleurs pas de soupirer à son tour lorsqu'elle lui parla de ses informations. Et alors ? Elle croyait quoi ? Qu'elle possédait tout le savoir de la ville, voire de la planète ? La bonne blague, il avait tout un tas de personnes avec qui il pourrait communiquer pour obtenir les données nécessaires à l'avancée de ses projets, cette journaliste n'était pas irremplaçable, loin de là.

Lorsque la blonde reprit pour lui balancer qu'elle ne croyait pas une seule seconde à toute cette histoire, Jay se demanda s'il devait lui dire la vérité ou non. Peut-être une partie, histoire qu'elle foute son nez dans des affaires qui ne la concernaient pas et qu'elle se retrouve face à quelqu'un de moins patient que lui ? Car, oui, dans le milieu de la pègre, le trentenaire était qualifiable de patient. Un autre criminel se serait certainement débarrassé d'elle dès l'instant où il aurait compris qu'elle voulait fouiller de leur côté.
Il lâcha un profond soupir, démontrant qu'elle lui prenait sérieusement le chou, mais il répondit tout de même. D'un ton plus calme que celui qu'il avait emprunté pour l'admonester juste avant.

« Faut qu't'arrête t'croire qu't'es la seule à avoir des infos dans c'te ville. J't'ai proposé ça parce qu'j'en ai rien à carrer d'ton fric, mais j'peux facilement m'passer d'tes infos, alors arrête d'me balancer ça comme si c'était un truc super important pour moi. » Et maintenant que c'était tiré au clair : « Qu'est-c'tu veux qu'j'te dise ? Ouais, c'était pas des types normaux. C'était des types qui s'battaient pas uniquement à cause d'une bouteille en trop. T'as déjà entendu parler d'combats illégaux ? Des trucs d'la mafia, des conneries d'ce genre. » Si elle faisait son boulot de journaliste, normalement elle aurait entendu des rumeurs. « Bah c'était ça. Des types qui s'battent avec leurs pouvoirs pour gagner du fric en savatant la gueule des autres. C'tout. Y'a pas d'grande histoire bien compliquée comme t'as l'air d'le croire. »

Il lui avait dit la vérité, en grande partie du moins. Il était évident qu'il n'y aurait pas tous les détails pour la bonne et simple raison que le texan n'avait pas l'intention de se cramer auprès du Cartel et de se faire buter au coin d'une ruelle parce qu'il avait trop parlé avec une journaliste. Il y avait intérêt à ce que ses informations en vaillent la peine ! En vérité, Jay n'était même pas certain qu'elle se rende compte de ce que tout cela pouvait impliquer pour lui. Elle devait certainement s'imaginer qu'il gardait le silence juste pour le plaisir.
Levant la main pour se frotter le nez dans un geste machinal, le texan reprit.

« J'plaisante pas, c'est la mafia et t'as pas intérêt à foutre ton nez là-dedans. Si j't'en parlais pas avant, c'pas parce qu'j'ai pas envie d'te causer, c'parce qu'j'ai pas envie d'me retrouver avec une balle en pleine tête pour avoir ouvert ma gueule avec une journaliste. » C'était sérieux. « T'crois p't'être qu'si la police prend autant d'gant, c'parce qu'elle est rassurée ? Même eux, y peuvent s'faire plomber s'ils foutent leur nez là où faut pas. T'devrais p't'être faire pareil et rentrer dans ton bureau. J'compte pas crever pour des infos d'merde. »

Même s'il se fichait un peu de la vie : il avait une vengeance à atteindre et à compléter avant de passer l'arme à gauche. Et il n'en était encore qu'au début.
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Ven 11 Sep - 5:47 Message | (#)

« Tu veux bien me dire alors, pourquoi, si tu n’en as rien à faire, tu ne semblais pas apprécier l’idée que je me décide de ne pas suivre ma part du marché ? » Un soupire. La patience de la demoiselle connaissait tout de même des limites. « Parce que, après tout, je ne vois pas pourquoi j’aurais à te rendre un quelconque service si tu n’es même pas foutu de me donner des informations sur ce qu’il a bien pu se dérouler ici. » Et cette limite se trouvait à être franchi alors que l’exaspération se lisait sur ses traits. Ce n’était pas tant l’homme qui l’exaspérait mais la situation actuelle alors qu’elle avait la fâcheuse impression que de perdre son temps. Elle n’aurait pas dut accepter. Elle aurait mieux fait de rester au bureau en se penchant sur une autre histoire qui ne lui aurait pas demander que de n’hausser des épaules face à trois hommes certainement en mauvaise position pour essayer que d’extorquer des informations d’un homme qui ne semblait décidément pas se plaire à l’idée que de l’aider.

La mafia. Bon, là il lui donnait une bonne raison que de se mêler d’autres choses. Et là comprenait-elle finalement pourquoi n’avait-il pas semblé apprécier l’idée que de lui refiler des informations sur la situation. Si elle n’avait jamais réellement fait face à la mafia et autres organisations possédant un poids somme tout semblable, elle savait, pour sa survie, qu’il valait mieux pour elle de ne pas s’intéresser à ces histoires. Aussi curieuse pouvait-elle être, elle se trouvait tout de même assez intelligente et avec un instinct de survie assez présent pour qu’elle évite de sauter à pieds joints vers une mort assurée. Un soupire franchit donc ses lèvres. Elle ne pouvait pas écrire, sur la mafia. Il s’agirait d’une idée aussi stupide que suicidaire alors que son nom serait écrit en lettres moulées, noir sur blanc, au-dessus dudit article. Une moue se dessina donc sur ses lèvres alors que l’information parvenait à son cerveau et qu’elle voyait devant elle un article s’envoler sans qu’elle n’ait la chance de s’y attarder plus longtemps.

Son regard se reporta donc sur l’homme. « La mafia, vraiment ? » Elle le sonda, quelques instants. « Ce n’est pas que je doute de ce que tu as dit. » Et pourtant, elle l’avait fait, précédemment. Or, vu ce qu’il lui disait, elle était prête à le croire comme il s’agissait d’un truc somme toute vraisemblable. « C’est juste que… » Un énième soupire. « Bordel, c’est chiant ! » Et elle n’était, sérieusement, pas d’un naturel vulgaire. La seule excuse qu’elle avait était que sa patience connaissait des limites et qu’elle était d’humeur plus ou moins massacrante depuis ses supposées retrouvailles avec Renan. « Ce ne pouvait pas être un truc un peu moins dangereux que la mafia ? » Elle leva les yeux au ciel. « Enfin, merci. Je pense que je peux mettre l’article à la poubelle et espérer trouver quelque chose de peut-être intéressant sur le chemin du retour. » Parce qu’il valait mieux éviter de se retrouver avec la mafia sur le dos. Car sinon, elle se retrouverait sûrement victime du même sort que sa désormais défunte meilleure amie.

Elle s’apprêtait à quitter lorsque des pas se firent entendre suivit d’un bruit sourd qui semblait correspondre à un corps s’effondrant au sol. La blonde pivota donc sur ses talons pour voir quatre hommes passés la banderole de sécurité alors que le policier se trouvait au sol. Et merde. Sa curiosité allait bien finir par mener à sa perte. Les hommes s’approchèrent d’eux alors qu’elle restait immobile, les dévisageant. « Tiens, tiens, Jötunn. » L’un des hommes observa celui qui semblait se dénommer Jötunn, comme s’il le connaissait. Ce qui n’était peut-être pas faux comme il connaissait son nom. Ou peu importe ce dont il s’agissait. « J’suis surpris d’te trouver ici. » Un sourire presque carnassier était apparu sur ses lèvres. « M’semblais qu’t’avais quitté les lieux, qu’tu t’étais parti ton propre truc. » Et, sur le visage de la blonde, il était possible d’y lire une incompréhension totale de la situation.

Ce ne fut toutefois pas parce qu’elle était silencieuse qu’elle échappa à l’attention des autres hommes dont deux qui s’approchèrent d’elle. « Et c’nouveau, ça aussi, d’traîner avec les blondes ? » Il eut un rire en désignant Kailee de la tête. « D’ce qu’j’ai entendu, parait qu’t’as aidé une gamine blonde dans un bar, dernièrement. » Il leva les yeux au ciel. « Tu t’affaiblis ou les jolies blondes, c’ton nouveau fantasme ? » Le ton se voulait moqueur alors qu’une main se saisissait du bras de ladite blonde, qui, bien évidemment, se trouvait dans l’incapacité de se défendre. Elle pouvait tout de même inconsciemment remercier son pouvoir qui lui éviterait peut-être de se faire cogner si elle en venait à ouvrir la bouche. « Celle-là, si on y touche, t’vas nous faire dégager comme tu l’as fait pour l’autre gamine ? » Désormais, le ton se voulait plus mauvais. « T’dois pourtant savoir qu’tu dois pas v’nir mettre ton nez dans les histoires des autres… Faut croire qu’partir t’as ramolli l’cerveau. » Un rire gras. « ‘Fin, ça c’est si t’en as un. » Toujours aussi moqueur.

La blonde tentait tant bien que mal de suivre la conversation et de comprendre la situation alors qu’elle avait été tirée sans ménagement vers l’un des hommes, manquant de trébucher. Venir ici était une mauvaise idée. Très mauvaise. Elle aurait peut-être dut écouter dès la première fois celui répondant au nom de Jötunn et quitter les lieux tant qu’elle n’avait pas de problème. Car, pour le moment, outre écraser un pied avec son talon dans l’espoir de courir assez vite pour fuir, les choix se voulaient limités. Surtout qu’elle ne pouvait oublier le policier étendu au sol. Était-il mort ? Elle espérait que non. « Je peux savoir ce qu’il se passe ou j’attends sagement qu’on veuille bien relâcher mon bras ? Tu sers fort, c’est douloureux. » L’homme la tenant rigolant, sans pour autant trouver la situation marrante. « T’vas la fermer et p’t’être qu’on va sauver ton joli minois. »

Compris.

Et merde.
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Schtroumpfette et schtroumpf grognon

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