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Des mystères, du sang et des meubles en kit

 
Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 15:37 Message
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Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 16:13 Message
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Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 18:14 Message
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Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 18:49 Message
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Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 19:41 Message
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Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 22:09 Message
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Message posté : Sam 12 Sep 2015 - 23:11 Message
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    Il était évident que Vincent ne s’en remettait pas. Il se sentait immensément coupable. Sale. Inutile. Impuissant, aussi. Le fantôme de ses douleurs était en train de disparaître mais il savait qu’il menaçait de revenir dès qu’il baissera sa garde, dès que Jace et lui retenteront de…

    Son corps continuait de trembler tandis qu’il écoutait les conseils de son petit ami. Sans le regarder. Il ne le pouvait pas. Trop honte. Vincent fit comme Jace et tendit le bras pour se couvrir le haut des cuisses. L’un voulait cacher son désir, l’autre voulait dissimuler sa soudaine frigidité. Tu parles d’un assortiment complémentaire. Le jeune homme hocha la tête. Il avait bien compris qu’il était temps d’arrêter de faire l’autruche… encore une fois. Décidément, c’était son protocole standard en cas de soucis, faire l’autruche. Mais là, il ne pouvait plus. Pas quand cela perturbait autant son couple. Et s’il ne pouvait plus jamais toucher Jace ? S’il était condamné à vivre entre ses désirs sans cesse brûlants et frustrés et les réminiscences des tortures qu’il a subies dans une autre dimension ? Jace pourrait-il supporter cela ? Non… ça le rendrait trop malheureux… Vincent ne se permettrait pas de laisser Jace souffrir. Il… Il ferait quelque chose pour empêcher ça. Maintenant… Maintenant !

    Le regard toujours posé sur la fenêtre qui montrait le ciel nocturne de Stockholm, le pyromancien chercha son courage pour ouvrir la bouche, dire quelque chose… faire quelque chose. Mais il se sentait vidé. Entre leur aventure d’aujourd’hui et la montagne russe d’émotions qu’il venait de prendre, Vince était épuisé. Lentement, timidement, il approcha sa main de celle de Jace. Il avait besoin d’un contact physique. Et puis, celui-là, il pouvait le supporter. Pas vrai ? Oui. Il le supportait… en tout cas pour l’instant. La main dans celle du Légionnaire, Vincent prit une inspiration pour se donner du courage. En fait, il dut en prendre plusieurs. Ce qui fit qu’il resta silencieux un peu trop longtemps. Mais lorsqu’il parla, sa voix était contrôlée… Un contrôle qu’il s’imposait. Vincent essayait de prendre ses distances avec ses propos. Mais déjà, chaque syllabe lui faisait revivre ces évènements.

    – J’ai été capturé… Quand je suis arrivé là-bas, on m’a fait prisonnier. J’ai pas tenu longtemps. Y avait tellement de feu. Chaque bouffée d’air me donnait plus de puissance que je pouvais en supporter. Je crois qu’il m’a fallut des jours pour m’habituer. Je sais pas… Y a pas trop la notion du temps, là-bas. C’était des guerriers, des sortes de gladiateurs. Ils en revenaient pas que je sois un humain. J’leur ressemblais un peu. Une tête, deux bras, deux jambes… Mais eux sont nés là-bas. Des Guerriers du Feu, on les appelait. Ils m’ont amené dans leur arène et… ben c’est là qu’ils… ils ont été très curieux.

    Cette phrase lui coûtait beaucoup. Sa main serrait celle de Jace de toutes ses forces. Heureusement qu’il n’avait plus d’énergie, sans quoi, il l’aurait broyée. Les souvenirs des brutalités qu’il avait subies revenaient dans le désordre. Les coups, bien sûr. Les différentes armes. Ils avaient dû toutes les essayer sur lui. Son écorchage. La lance qu’ils lui avaient plantée et qui était restée en lui pendant un long moment. Les morsures. Les coups de griffes. Les os qu’on lui avait cassés. Leur sadisme s’était révélé particulièrement imaginatif… et encore, ce n’était rien comparé à la deuxième fois où ils l’avaient capturé. Mais Vincent n’entra pas dans les détails. Il se contenta de ce mot « curieux ». Un silence le suivit. Il tremblait encore plus.

    – Ca a duré longtemps. Ils étaient plutôt contents que le feu me régénère, ça leur permettait d’essayer de nouvelles choses. Quand ils en ont eu marre, ils ont décidé de voir ce que je donnais dans l’arène… J’ai… j’ai dû tuer d’autres personnes… des créatures comme moi. Faites prisonnières et torturées. Si je ne l’avait pas fait… il s’arrêta.

    Entre imaginer les punitions qu’il aurait subies en cas de refus et penser à ce qu’il avait dû faire pour y échapper, il ne pouvait pas assumer. Il lui fallut quelques minutes pour se reprendre.

    – Heureusement, j’ai commencé à me faire un ami…

    Et il lui raconta le reste. Comment il avait rencontré Zell, L’Esprit de Feu. Comment ils avaient sympathisé. Comment ils avaient réussi à s’échapper. Comment, pendant leur fuite, Zell a été mortellement blessé, forçant Vincent à tuer leur poursuivant et à absorber l’essence spirituel de l’Esprit mourant. Que ce processus l’éprouva au point où il tomba inconscient pour se réveiller de nouveau sur une table de torture… avec Zell dans sa tête. Comment il a dû reprendre ses combats dans l’arène, jusqu’à ce qu’un Seigneur du Feu envahisse le territoire dans lequel il se trouvait et le libéra. Comment il passa un pacte avec ce même Seigneur ainsi qu’avec les prisonniers libérés. Comment cette alliance s’élança en guerre contre le Seigneur rival, celui qui gouvernait le royaume dont l’arène appartenait. Comment la bataille fit rage avec ses armées de balrogs, de vouivres et autres Guerriers du Feu. Comment, en sentant une énergie qui lui rappela quelque chose, Vincent abandonna le front et ses alliés pour la trouver et s’en servir afin de revenir.

    Combien de temps avait-il parlé ? Il l’ignorait ? En tout cas, Vincent ne tremblait plus. Par contre, des larmes coulaient régulièrement et silencieusement le long de ses joues. Il avait toujours aussi honte. Peut-être plus. Il n’était pas fier de ce qu’il avait fait pour revenir sur Terre. Même en sachant que ses nouveaux alliés auraient fait la même chose à sa place, voire pire…Le pyromancien se tut, déglutit et attendit que Jace dise ou fasse quelque chose. Il ne l’avait pas regardé pendant tout son récit. Mais il lui avait serré la main pendant les moments les plus difficiles. Autrement dit, presque à chaque phrase. Et maintenant il attendait. Le jugement de l’homme pour qui il avait fait tout ça.

 
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Message posté : Dim 13 Sep 2015 - 11:07 Message
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Vincent était un meurtrier.

Et il était en train de lui démonter les phalanges.

Jace serrait la main de Vincent, qui était un meurtrier. Le Légionnaire fixait le mur en silence depuis la fin du récit, qu’il avait écouté avec une expression pensive et lointaine, dont il était aisé de deviner qu’il la devait beaucoup à ses pouvoirs. Pour une part, il avait supposé ce que Vincent lui avait raconté. Son esprit était trop vaste, trop rapide et trop multiple pour ne pas nourrir mille et une hypothèses quant aux péripéties de son compagnon en Fuzon. Il avait imaginé la torture, et des tortures très diverses, il avait imaginé le sang versé, celui de Vincent par d’autres, celui d’autres par Vincent, la prison, les escapades, et cent autres choses encore dont Vincent n’avait pas parlé, de la plus improbable, comme la quiétude complète, à la plus étrange, comme une dimension de débauche sexuelle.

Désormais, la vérité avait décanté les hypothèses et certaines s’étaient incarnés dans l’homme assis à côté de lui, qui avait tué d’autres prisonniers pour survivre. Jace n’avait pas besoin de réfléchir longtemps. Mis à la place de Vincent dans une arène et confronté au choix de se laisser tuer ou de tuer un autre, combat après combat, le Légionnaire, sans hésiter, aurait accueilli sa propre mort. Son sens du sacrifice était compulsif et, de très loin, il dépassait son instinct de survie.

Vincent était un meurtrier.

Il avait toutes les justifications morales possibles.

Personne, pas même Jace, n’aurait songé à le condamner.

Jace songeait que Camille, vraiment, aurait été la personne la plus indiquée pour entendre un semblable discours et le tempérer. Camille avait du sang sur les mains. Jace ne savait pas très bien comment ni pourquoi. C’était une des révélations que le Français avait faites, lors de certains soirs où ils s’étaient rapprochés, où ils avaient parlé plus franchement. Parler franchement avec Camille, ce n’était jamais avoir toute l’histoire.

Avait-il moins de respect pour Camille en le sachant meurtrier ? Vincent, assurément, avait le droit à sa tendresse et à sa compassion et Jace, sans se forcer, en sentant l’élan dans son cœur.

— Je comprends.

Sa voix un peu lointaine avait troublé le silence. Ses sentiments étaient ambigus. Il avait envie de protéger Vincent contre le monde entier, celui-là et tous les autres, d’adoucir sa douleur par tous les moyens dont il disposait, de quitter la Légion, de l’emmener vivre dans une petite cabane au fond des bois, paisible et sans danger, loin de la société humaine, pour cultiver la terre et s’aimer chastement.

Et il lui en voulait. Il lui en voulait de l’avoir presque toujours laissé sur le banc de ses problèmes, de n’avoir jamais sérieusement daigné partager avec lui l’évolution de ses pouvoirs, de n’avoir écouté qu’une fois sur cent ses conseils, d’avoir préféré s’impliquer avec des alchimistes douteux et dangereux plutôt que de suivre le chemin, plus lent, plus incertain mais plus sûr de la Légion et de ses experts, d’avoir tenté des expériences en dépit de la prudence et, somme toute, de l’amour et du respect, d’être revenu et d’avoir tu pendant des jours et des jours l’étendue de sa douleur et de ses crimes, d’avoir abrité un spectateur à toutes leurs difficultés et toute leur intimité, jours après jours aussi, sans jamais lui en avoir parlé, et de le laisser, encore, comme d’habitude, comme toujours, à la périphérie de ses résolutions.

Jace se sentait honteux et coupable de voir en quoi Vincent était responsable des terribles événements de l’été, de son calvaire en Fuzon comme du sien sur la Terre Prime. La douleur de Vincent aurait dû tout rattraper, tout pardonner, les erreurs de jugement de leur passé commun et les meurtres forcés dans des arènes lointaines. Mais en même temps, il se peignait Vincent victorieux et tout sanglant, debout au-dessus du cadavre informe de quelque créature fantasque déchirée en deux par une force sans cesse nourrie du feu de Fuzon, il se représentait la colère dont le pyromancien avait fait preuve, plusieurs fois, depuis son retour, contre le Balrog ou contre l’ours mutant, en le regardant, même, parfois, avec ce désir brutal que lui-même avait espéré confusément.

Il y avait quelque chose dans l’esprit de Jace qui lui soufflait de partir, de le quitter, qu’il aurait dû le faire même depuis longtemps, depuis les premières semaines, et à chaque fois que Vincent avait poursuivi ses pouvoirs dans son dos, et à chaque récit d’une aventure où le pyromancien ne l’avait laissé jouer aucune part. Car au fond, qu’est-ce que Vincent désirait le plus, de Fuzon ou de Jace Roberts ? N’était-ce pas Fuzon, qu’il avait constamment poursuivi de ses ardeurs, pendant tous ces mois ?

— Tu as fait ce qu’il fallait pour revenir.

Jace avait l’impression qu’une éternité de silence séparait chacune de ses paroles. Ses doigts s’ouvrirent et il retira sa main de celle de Vincent. Il abandonna l’oreiller, qui ne cachait plus rien de compromettant, se releva, attrapa son jeans et l’enfila sans mettre de sous vêtement, puis il vint se rasseoir au bord du lit.

— Tu étais prisonnier de guerre et la guerre a des règles différentes. Tu as sauvé une vie…

Dire que cette fois-ci, comme toutes les autres, il s’adressait à ce Zell autant qu’à Vincent. Combien de discours intimes, secrets, faits pour n’être entendu, dans tout le Multivers, que de Vincent seul, Vincent même l’avait laissé adresser à un autre ! C’était une petite humiliation qui s’ajoutait à la somme de son mal-être.

— Il faut que tu parles, et plus souvent, de ces choses-là. Pour trouver un moyen de restituer à Zell ce…

Il ne savait pas trop quoi.

— … pour les migraines, qui sont assurément un signe inquiétant. Mais pour te convaincre que tu agis de la seule manière possible pour te préserver et revenir. Il faut que tu aies conscience de l’approbation des autres, de tes semblables. Que tu voies que tu as agi humainement. Parce que tu as agi humainement.

Et ces paroles étaient sincères, car des sentiments de Jace, c’était encore la compassion qui l’emportait sur les autres.

— Tu auras besoin de temps mais je t’accompagnerai. Tant que tu voudras.

Si pour une fois il le voulait…

— Si tu veux en reparler ce soir, on en parlera tant que tu voudras. Sinon… On peut regarder un film, écouter de la musique, lire une histoire, jusqu’à tant que tu t’endormes, si tu arrives à t’endormir.
 
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Message posté : Dim 13 Sep 2015 - 13:43 Message
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    Jace comprenait. Vincent se sentit encore plus mal. Quelque part, il aurait presque voulu qu’il lui crie dessus. Qu’il lui dise qu’il n’était qu’un monstre, qu’il aurait mieux fait de rester pourrir sur Fuzon. Mais Jace comprenait… Vincent hocha lentement la tête alors que le Légionnaire continuait de le rassurer. Sa main écrasa davantage son oreiller. Il ne pouvait toujours pas regarder son petit ami dans les yeux. D’un côté il se sentait léger de lui avoir tout dit, d’un autre… il ne se sentait pas mieux du tout. Et Jace continuait de le rassurer… mais il avait lâché sa main. Cette distance donna un autre sens à ses paroles réconfortantes. Le muté sentit qu’il avait froid. Voyant le blond se lever pour enfiler un jean, il fit de même pour mettre un boxer – le fameux gris, ironiquement – et un tee shirt. Le jeune homme ne savait pas trop quoi répondre à Jace, il ne voulait pas donner l’impression qu’il cherchait à être rassuré… même si c’était bien le cas.

    – Ca va mieux, tu sais, les maux de tête. J’pense que c’est le temps qu’il s’habitue à ce monde… Y a moins de feu, alors forcément…

    C’était plus ou moins vrai. Bon, pour la cause, Vincent ne la connaissait pas encore précisément, il faudra attendre les jours suivants ainsi que ses retrouvailles avec Dante pour qu’il mette le doigt sur le problème, et qu’il y mette fin… radicalement. Mais concernant les migraines, elles étaient toujours aussi fortes. Simplement plus espacées. Et aussi, Vince s’y habituait un peu, donc quand il était préparé, calme, il arrivait à les supporter sans broncher… Mais avec ses perceptions sensorielles uniques, Jace n’était certainement pas dupe. Enfin, les crises s’espaçaient… c’était déjà ça. Restait à voir la suite. Mais pas maintenant. Vincent était trop épuisé.

    – Est-ce qu’on pourrait juste… s’allonger ? Juste… comme ça, le temps que… que je m’endorme ?

    Il avait un peu honte de demander ça. Surtout après ce qu’ils avaient essayé de faire. Et ils avaient réussi, même, pendant un temps. Un temps délicieux qui semblait bien lointain maintenant. Le pyromancien serait-il de nouveau capable de combler son petit ami ? De retrouver une sexualité… « normale » ? Jace ne disait rien à ce sujet, mais le Kansasais savait que c’était important. Il y pensait tout le temps. Ils y pensaient tout le temps. Le sexe était un élément assez important dans leur couple, on pourrait presque dire que c’était leur ciment. Est-ce qu’ils pourraient s’en passer encore longtemps ? Vince sentait la pression. Celle qu’il s’imposait, celle qu’il imaginait que Jace lui imposait. Celle qui pourrait éventuellement les séparer si les choses de s’arrangeaient pas. Le muté fuyait encore le regard du Légionnaire, incapable de se débarrasser de sa honte. A la place de ces magnifiques yeux bleus, il observait ses pieds, qui n’étaient pas mal non plus, d’ailleurs. Il déglutit et releva péniblement les yeux vers ceux de son petit ami.

    – Et merci pour… de… merci d’être là.

    Il le pensait vraiment. Trop peut-être. Vincent se demandait ce qu’il serait devenu sans Jace, dès le début ou presque de cette histoire de pouvoirs, s’il ne l’avait pas encouragé, conseillé, soutenu. Le muté savait bien qu’il avait fait des erreurs, son séjour sur Fuzon était de son fait. De son impatience, de la confiance trop rapide qu’il avait accordée à des alchimistes trop ambitieux. De son manque de prudence. Et à éloigner Jace de cette histoire – sous le prétexte de lui éviter d’être blessé par sa faute – Vincent n’avait pas arrangé les choses. Pourtant, le blond était encore là. Avec lui… malgré la cascade de déceptions qu’il lui faisait passer. Vincent voulait lui promettre qu’il ferait tout pour aller mieux, qu’il arriverait à rendre Jace heureux, à lui refaire l’amour, encore et encore, comme Jace le méritait, qu’ils seraient heureux ensemble. Mais il craignait de ne pas en être capable, de ne plus l’être… ou même de ne l’avoir jamais été. Lui qui avait essayé d’en apprendre plus sur le plan élémentaire pour chasser ses cauchemars en avait remporté encore plus. Il sentait qu’une part de lui-même était morte. Jace avait ses mises à jour. Vincent accumulait des couches de cendres desquelles il ressortait de plus en plus blessé, fragile… décevant.

    Ne sachant plus trop quoi dire, Vincent se rassit sur le lit et installa son oreiller à la tête avant de s’allonger et de lever un regard timide vers Jace. Il attendit ensuite que le Légionnaire le rejoigne, qu’il le prenne dans ses bras, qu’il le laisse poser la tête sur son cœur pour l’écouter jusqu’à ce qu’il s’endorme… Puis qu’il soit à ses côtés lorsqu’il ferait des cauchemars, lorsque son corps tremblera de tous ses membres, car cette nuit, les souvenirs de ses supplices seront au centre de ses cauchemars, il le sentait. Et en même temps, il s’en voulait d’en attendre autant de Jace, de le forcer à rester avec lui alors que le mutant ne dormait plus, de le forcer à faire ce qu’il ne pouvait ou même ne voulait pas faire, ou encore à ne pas faire ce qu’il voulait vraiment faire.

 
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