AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

The Whitechapel Special Task Force Categorie_1The Whitechapel Special Task Force Categorie_2_bisThe Whitechapel Special Task Force Categorie_3
 

The Whitechapel Special Task Force

 
Message posté : Dim 16 Aoû 2015 - 15:53 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Brett Building, Star City — 20 août 2015

« La boulangère n’a pas de tripes »
« Compte sanglant à Star City »
« Bon pied, pas d’œil »
« Les citoyens ont-ils tort d’avoir peur ? »

Colbert Williams poussa un soupir. La presse du jour n’était pas brillante. On avait retrouvé un nouveau cadavre, le dix-septième, la veille, dans un terrain vague près de Little Italy. Comme les autres victimes, on avait prélevé sur elles quelques organes. En d’autres circonstances, les soupçons se seraient portés tout de suite sur la mafia. Quoi de plus naturel ? Mais tous, les enquêteurs comme les journalistes, savaient très bien de quoi il était question. Le tueur de Star City. Jack l’Éventreur le Retour. Le Démembreur. Chaque journal y allait de son surnom, de son gros titre à sensation, de ses spéculations hasardeuses.

La SCPD était dépassée par les évènements. Le FBI avait tenté de mener l’enquête. Les deux dernières victimes avaient ajouté à la charge de travail et le Congrès avait commencé à devenir insistant. Le maire de Star City était mécontent. Il y avait eu plus dramatique, bien sûr, dans la ville des supers, mais un tueur en série, c’était tout de même beaucoup de mauvaise presse. Et beaucoup de victimes. Accessoirement. Alors l’UNISON avait été mise sur l’affaire, comme un dernier espoir, sous couvert que les meurtres étaient étranges, peut-être liés à des affaires métahumains. Ou magiques. Mais en vérité, les agents le savaient : la ville se contentait de jeter sur le tapis de jeu les dernières cartes qu’elle avait encore dans sa manche.

Colt n’avait pas hésité longtemps sur le choix du chef de la Whitechapel Special Task Force, qui serait chargée d’appréhender le fameux tueur en série. Colbert Williams avait été tout désigné. Un ancien de la NYPD au parcours irréprochable, qui avait intégré le FBI avant de rejoindre, les cinq dernières années, le bureau de l’UNISON à Star City. C’était lui qui avait mener la traque de trois détenus mutants échappés du pénitencier de la baie, lui qui avait permis la condamnation d’un baron de la mafia ukrainienne et lui qui avait réussi à mener l’enquête sur l’enlèvement d’une fervente anti-méta sans essuyer les critiques de la presse.

Williams était efficace, il était intègre et il savait gérer les médias. En deux jours, il avait mis sur pied une équipe, en consultant les différents chefs de divisions et de projets. Il avait essayé de parer à toutes les possibilités : quelques scientifiques, des analystes, des enquêteurs, des agents de terrain, des spécialistes de la magie, d’autres des super-technologies. Il y avait même un théoricien des extraterrestres. Sait-on jamais. Ces hommes et ces femmes formaient une équipe hétéroclite mais ils étaient parmi les meilleurs dans leurs domaines respectifs. Certains étaient ravis d’être là, de sortir de leurs dossiers habituels, d’autres se plaignaient déjà d’avoir été arrachés à des affaires tout aussi pressantes.

La WSTF occupait désormais l’un des sous-sols que l’UNISON réservait, au Brett Building, à ce genre d’opérations spéciales. Des ordinateurs aux multiples écrans pour les analystes, un petit laboratoire d’appoint pour les besoins scientifiques les plus pressants, des bureaux répartis dans un grand espace pour les enquêteurs. Entre le personnel administratif, les analystes et les agents de terrain, l’opération comptait déjà une petite trentaine de personnes. Seul Williams avait un bureau fermé, d’où il considérait, parfois, pendant quelques minutes, l’incessante activité de sa colonie de fourmis.

Ce jour-là, cependant, Williams passait des coups de téléphone. L’enquête piétinait. Personne ne l’avait vu émerger de son bureau depuis le petit matin. Alors, quand il convoqua les principaux agents dans l’espace dévolu au réunion — plusieurs rangées de chaises devant un tableau numérique — il y avait une vague inquiétude dans les rangs.

Camille Saint-Clair — c’était peut-être une habitude de cancre — s’était assis au dernier rang. Ceux qui le connaissaient l’approchaient ces derniers temps avec beaucoup de prudence : ils savaient que le jeune homme venait de perdre sa coéquipière, une enquêtrice pour le Projet Hermès qui avait été renversée par un chauffard et avait succombé à sa blessure. On avait forcé le Français à prendre une bonne semaine de congé. On racontait qu’il avait disparu de la circulation puis qu’il était revenu, avec le même calme qu’à l’ordinaire. L’ancien espion n’était pas aisé à déchiffrer.

Williams s’éclaircit la gorge. Et il prit la parole, d’un ton grave.

— Les gars, j’ai une très mauvaise nouvelle. Ms. Knowles a disparu.

Un murmure parcourut les rangs. Emily Knowles était l’assistante de Colbert Williams et, dans l’ensemble, elle était très appréciée au sein de la Whitechapel Task Force. Elle était encore assez jeune mais Williams avait repéré en elle une administratrice de premier ordre et il l’avait rapidement promue. Elle s’était montrée extraordinairement compétente, depuis, et plutôt agréable avec les autres agents.

Une photographie de la jeune femme apparut sur le tableau. Williams leva la main pour intimer le silence.

— Ms. Knowles a été vue pour la dernière fois sur ces images de vidéosurveillance, dans le parking de l’UNISON.

La photographie quitta le tableau pour laisser place à un film en noir et blanc, sur lequel on voyait la jeune femme tourner à un pilier en béton du parking.

— J’ai envoyé un agent étudié la disposition des lieux et il a confirmé qu’il y a un angle mort après ce pilier, de deux ou trois mètres avant la prochaine caméra. Laquelle a été détruite durant la nuit. Les caméras de sortie n’ont pas repéré Ms. Knowles mais le major a fait passer le garage au peigne fin et elle n’a pas été retrouvée. Sa voiture est toujours en place. Nous avons toutes les raisons de croire qu’elle a été enlevée.
— En plein Brett Building ?

Camille glissa :

— Pas si étonnant que ça.

Quelques regards se tournèrent vers lui.

— Agent Saint-Clair ?
— Je disais : ça ne parait pas si étonnant que ça. Le Brett Building est sécurisé mais ce n’est pas une forteresse. On est avant tout dans un bâtiment de bureaux et les failles de sécurité sont nombreuses. Si on suppose que cet enlèvement est lié à notre enquête, ce qui est plus étonnant, c’est que quelqu’un ait eu accès à la composition du personnel de l’opération. Qui est tenue secrète, je suppose.
— En effet. Il y a trois aspects à cette crise : la faille de sécurité dans le bâtiment, la fuite de données au sein de cette opération et la disparition de Ms. Knowles.

Une femme d’une quarantaine d’années leva la main.

— Agent Spencer ?
— Concernant la fuite de données, Monsieur, si je puis me permettre, elle pourrait très bien venir d’ailleurs que de l’opération. De plus haut.
— En effet. Le major Colt mène déjà sa propre enquête interne.

Spencer hocha la tête.

— Ceci étant dit, aussi urgente et préoccupante que soit la disparition de Ms. Knowles, sur laquelle nous allons évidemment enquêter, il reste toujours la possibilité qu’elle ne soit pas liée à notre affaire et nous ne concentrerons pas toutes nos ressources dessus. Il va falloir que nous répartissions nos forces.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Lun 17 Aoû 2015 - 13:25 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Cela fait un moment que je suis là et leur affaire est bien mal engagée! Pas une piste, pas une direction, rien! Leur enquête est au point mort, elle n'avance pas d'un pouce. Mais bon, il faut bien rassurer tous ces civils alors sur ce coup l'Unison et moi même par la même occasion faisons office de bouche-trou! Les supers soldats mènent la traque cela devrait pouvoir suffire à calmer les esprits et faire en sorte que la ménagère puisse dormir sur ses deux oreilles. Mais j'avoue que sur ce coup, ça risque de prendre un certain temps avant que l'escouade red n'intervienne!

En effet, Bruno en bon militaire était présent depuis la première heure. Même si pour le moment il n'avait pas de rôle important à jouer, il se devait d'être présent. Il répondait ainsi à la convocation de Colbert Williams qui voulait visiblement faire le point. Il pénétra dans la salle de réunion et vit qu'elle contenait environ de vingt à trente personnes. A un moment, l'ancien marines esquissa un léger sourire en voyant certains se précipiter vers la rangée du fond. A l'école comme ailleurs, s'asseoir au fond est toujours très prisé. Soldat jusqu'à dans son attitude, Bruno s’assit au premier rang. Le dos bien droit, la tête relevée, les mains posées sur les cuisses, le franco-américain attendait le début de la réunion. En tant que membre des forces d'interventions et chef de l'escouade Red, le Caporal attendait avec impatience de voir les choses se débloquer et pouvoir ainsi passer à l'action. Silencieux, il entendait autour de lui, les agents échangés leurs hypothèses ou leur théorie.

Le silence se fit lorsque Williams se racla la gorge avant de commencer. Bruno posa son regard sur lui.

— Les gars, j’ai une très mauvaise nouvelle. Ms. Knowles a disparu.

Sur le coup, le nom ne lui dit rien. Alors lorsque le brouhaha se fit entendre Bruno ne comprit pas immédiatement pourquoi. Puis lorsque sa photo fut projetée, il se rappela avoir vu cette petite femme blonde se montrer très active lors des précédents échanges d'informations.

Apparemment, elle était bien appréciée cette Ms. Knowles. Toujours est-il que cela montre que la cellule d'enquête est touchée en son cœur et ça c'est pas bon!


— Ms. Knowles a été vue pour la dernière fois sur ces images de vidéosurveillance, dans le parking de l’UNISON.

C'est encore plus grave que je l'imaginais! Le bras droit de Williams qui disparaît au nez et à la barbe de l'Unison?

— J’ai envoyé un agent étudié la disposition des lieux et il a confirmé qu’il y a un angle mort après ce pilier, de deux ou trois mètres avant la prochaine caméra. Laquelle a été détruite durant la nuit. Les caméras de sortie n’ont pas repéré Ms. Knowles mais le major a fait passer le garage au peigne fin et elle n’a pas été retrouvée. Sa voiture est toujours en place. Nous avons toutes les raisons de croire qu’elle a été enlevée.

Bruno leva discrètement la main afin de prendre la parole mais quelqu'un fut plus prompt que lui.

— Pas si étonnant que ça.

Le chef de l'escouade red se retourna comme l'ensemble de l'assistance. Il reconnut le jeune qui s'était dirigé au fond avant que la réunion ne commença. Mais comme la plupart des personnes présentes à cette réunion, il n'avait jamais eu l'occasion de travailler directement avec lui.

— Agent Saint-Clair ?

L'agent Saint-Clair expliqua avec raison que le Brett Building n'était pas destiné à être protégé de ce genre de problème. Mais surtout tout comme Bruno l'avait pensé, il soulevait le fait que des informations concernant les membres de cette équipe avaient pu fuiter étaient étonnant.

Bien, je ne suis pas le seul à penser que quelque chose cloche. Cette disparition, des fuites, les failles de sécurité... Je suis de l'avis de Saint-Clair et de Spencer, il doit y avoir une taupe. Allez, mettons les pieds dans le plat!

Bruno leva de nouveau la main.

— Caporal D'Ambreville ?

— Merci Monsieur. Je vous prierais de m'excuser pour cette question mais serait-il envisageable que Ms. Knowles soit suspecte? Certes son véhicule est là mais a-t-on trouvé des traces de lutte?
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 1 Sep 2015 - 16:38 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Spoiler:
 

La suggestion du caporal fut accueillie avec un silence presque entier. Knowles était fort appréciée et, pour beaucoup d’agents, l’idée de voir en elle une traitresse était parfaitement saugrenue. La photographie qui était encore affichée sur le tableau numérique laissait bien voir qu’on lui aurait donné le bon dieu sans confession. Camille, lui, n’était pas choqué. Il faut dire que l’ancien espion était paranoïaque.

Williams, en tout cas, secoua la tête.

— Les états de service de Ms. Knowles sont impeccables et il n’y a pas lieu de penser qu’elle puisse être impliquée dans une affaire de ce genre. Quoi qu’il en soit, je voulais vous mettre au courant, avant de distribuer des affectations nouvelles. Spencer se chargera de répondre à vos questions individuellement, si vous en avez.

Williams désigna d’un signe de tête un agent entre deux âges au profil anguleux, qui tenait dans ses bras une pile de dossiers.

— Caporal d’Ambreville, agent Saint-Clair, suivez-moi dans mon bureau.

Camille haussa un sourcil mais il quitta son siège et emboita le pas à Williams. Quand ils furent seuls tous les trois, le chef de l’opération ferma la porte et leur désigna les sièges qui faisaient face au bureau d’un geste de la main, avant de se laisser tomber dans son propre fauteuil. Là, il avait l’air plus fatigué et plus préoccupé qu’il ne l’avait laissé paraître dans la salle de réunion.

Après un soupir, il reprit la parole.

— Messieurs, la vérité, c’est que cette disparition faisait peser de graves doutes sur l’intégrité de cette opération. Votre hypothèse, caporal, n’est pas si inconcevable que les agents d’ici ont l’air de le croire et si je l’ai écartée, c’est surtout pour éviter de faire régner un climat de suspicion. Il y a plus grave. Même si Knowles n’est pas mêlée à l’affaire, il est possible, peut-être même probable, qu’il y ait un problème au sein même de l’opération.
— Une taupe ?

Williams hocha la tête.

— Une taupe, un converti, que sais-je encore. Ce n’est pas forcé évidemment. Comme vous l’avez dit, agent Saint-Clair, le tueur aurait pu agir seul. Ce n’aurait pas été facile pour lui mais pas impossible. Néanmoins, nous devons être prudents. D’Amberville, Saint-Clair, je veux que vous enquêtiez sur Knowles. Que vous enquêtiez sous les radars. Si elle est suspecte. Si elle fréquentait à l’UNISON des gens qui peuvent être suspects.
— Pourquoi nous ?

Williams répondit par un regard interrogateur.

— Autant que je sache, le caporal et moi-même avons des spécialités très… différentes. Et c’est une affaire qui concernait plutôt la division d’espionnage et sa section de contre-espionnage.
— La DE se tient loin de cette opération. Pas envie de se mêler aux autres divisions. Elle prête un peu de personnel mais veut limiter son implication. Les raisons de mon choix sont simples. Caporal, vous êtes un homme droit et intègre, et j’ai toute confiance en vous. Quant à vous, Agent Saint-Clair, eh bien…

Williams parut embarrassé.

— Oh, allez-y, j’ai conscience de ce que ma réputation peut être ici.

Camille n’était sans doute pas l’agent le plus populaire de l’organisation.

— Vous êtes ce que nous avons de plus proche d’un contre-espion et votre expérience de ce genre de, hm… complications est précieuse. Je ne dis pas que je n’ai pas confiance en vous. Simplement…
— J’ai compris.

Williams ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit deux dossiers identiques qu’il tendit à Ambreville et Saint-Clair. Ils contenaient des informations élémentaires sur Emily Knowles, son dossier de l’UNISON, les clés de son appartement.

— Vous avez les clés de Ms. Knowles ?

Camille leva un regard inquisiteur vers Williams.

— Qu’est-ce que vous insinuez, agent Saint-Clair ?
— Je n’insinue rien, je commence à faire le travail que vous venez de nous confier.
— Ms. Knowles et moi-même étions simplement collègues. Peut-être devriez-vous tourner votre attention vers des pistes plus prometteuses.

Camille hocha la tête avec une expression neutre puis se releva, après avoir empoché les clés et fermer le dossier. Ils saluèrent le chef de l’opération et quittèrent son bureau. Dans la grande salle, tout le monde s’affairait déjà aux tâches confiées par Spencer. Camille jeta un regard à d’Ambreville.

— J’espère que vous n’êtes pas trop mal à l’aise à la perspective de cette petite enquête parallèle.

Fouiller dans la vie d’une collègue et faire peser le soupçon sur ceux avec qui l’on venait de travailler plusieurs jours, pour beaucoup, ce n’était pas une tâche agréable.

— Il y a trop de monde ce matin pour qu’on puisse opérer discrètement ici et forcer son bureau. Je suggère qu’on aille visiter son appartement. Si vous avez d’autres idées, cependant, n’hésitez pas.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 2 Sep 2015 - 15:42 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
A peine sa question eut-elle été terminée qu'un silence de plomb s'abbatit sur les larges épaules de Bruno. Il avait pour ainsi dire mis les pieds dans le plat mais pour lui il fallait que les choses soient les plus claires possible. De toute façon, le soldat habitué à subir un stress intense durant ses missions n'avait que faire de la réaction de ses collègues. Il y avait une situation d'urgence et il fallait envisager toutes les pistes.

Le Caporal obtint sa réponse mais lui sembla que Williams voulaient éluder rapidement l'interrogation de D'Ambreville afin d'apaiser les mines de consternation que sa question avait suscitée. D'ailleurs sa question fut la dernière de la réunion avant que Williams ne la clôtura. Bruno jeta un bref regard à l'assistance et se prépara à partir lorsque le chef de la Whitechapel Special Task Force le convoqua en compagnie de l'agent Saint-clair à le suivre au sein de son bureau. Il regarda rapidement Saint-Clair qui suivait déjà Williams. Il fit de même et prit place sur un des sièges désigné par leur chef. C'était alors à un Williams préoccupé qu'ils avaient maintenant en face d'eux.

S'installe alors un échange entre Williams et Saint-Clair. Bruno toujours guidé par son attitude de militaire avait décidé de ne pas couper la parole à son supérieur afin d'avoir tous les éléments en main avant de faire une quelconque remarque. Il laissa Saint-Clair continuer son petit jeu. Et dans leurs échanges le mot taupe revenait souvent.

Une taupe à l'Unison. Une encore cela serait gérable mais s'il y en avait plusieurs? Si d'autres agents venaient à disparaître? L'Unison serait compromis?

Quand soudain, la demande de Williams l'arracha à son questionnement interne.

— ... D’Amberville, Saint-Clair, je veux que vous enquêtiez sur Knowles. Que vous enquêtiez sous les radars. Si elle est suspecte. Si elle fréquentait à l’UNISON des gens qui peuvent être suspects.

S'il ne l'exprima pas à voix haute comme Saint-Clair, il eut la même réaction. Pourquoi eux? Ils étaient apparemment si différents. Ils ne se connaissaient même pas. Bruno n'ayant même pas le souvenir de l'avoir vu auparavant. Et puis, le Caporal était le chef de l'escouade Red. Il s'agissait d'une brigade d'intervention par conséquent, il n'était pas à destiner, à chercher les raisons mais plutôt à agir, à être la solution finale au problème. Mais Williams avaient ses raisons et son regard montrait qu'il n'allait pas revenir sur son choix.

Le Caporal récupéra le dossier que lui tendit le chef de cette équipe de choc et accueillit avec un léger sourire les insinuations de Saint-Clair. Assurément, ce dernier était quelqu'un de direct et qui ne cherchait pas spécialement à plaire à son supérieur. Bruno apprécia ce trait de caractère. A la fin de cette petite comédie, il se leva et salua le chef de l'opération. Bruno suivait Saint-Clair. Il le regardait, le jaugeait. Il était d'un côté amusé par le personnage et de l'autre, il se demandait où allait les mener leur association. Quoi qu'il en soit, il se gardait bien de le juger de manière négative malgré le fait que l'homme semblait jouir d'une mauvaise réputation. Sur le terrain, au combat, le franco-américain avait appris à se fier à des hommes à la réputation sulfureuse. Ses mêmes hommes qui en action définissaient clairement leur priorité et n'abandonnaient jamais leur compagnon d'armes. Alors au diable ce que pensaient les autres Bruno lui laissait le bénéfice du doute.

— J’espère que vous n’êtes pas trop mal à l’aise à la perspective de cette petite enquête parallèle.

De nouveau Bruno sourit. Saint-Clair ne prenait pas de gants et il aimait cela.

— Non Monsieur! Il est clair pour moi que nous devons envisager toutes les options. Je ne suis pas un enquêteur de renom, mais rien ne doit nous échapper. Et si je dois faire de Mademoiselle Knowles une suspecte, cela ne pose aucun problème.

Bruno tenait là à montrer toute sa détermination et sa droiture. Qu'en on lui confiait une mission rien ne le faisait douter ni reculer. Peu lui importait si cela le faisait passer un homme dur, insensible ou même si cela venait à se faire marginaliser. Non, pour lui, seul le résultat comptait.

— Oui, vous avez raison. Allons chez elle et essayons d'y découvrir quelque chose de probant. Il faudrait que nous accédions aussi à ses mails et à ses relevés téléphoniques. De même, nous devrions contacter les personnes qui lui étaient proches afin de savoir si des changements s'étaient produits au cours des derniers moments de sa vie. Mais chaque chose en son temps. Euh... Monsieur? Je prends le volant!

Bruno prit les clés du véhicule des mains de Saint-Clair et s'installa à la place du conducteur. Il regarda alors son coéquipier d'enquête par l'ouverture de la portière du passager.

— Alors? Vous montez?
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Sam 5 Sep 2015 - 10:28 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
lLa voiture roulait aussi vite que le code de la route et la circulation à Star City le permettaient. Assis du côté passager, Camille parcourait plus attentivement le dossier de Knowles. Son associé du jour n’était pas un expert des enquêtes, à ce qu’il avait compris, mais le jeune homme supposait que Williams avait craint des complications sérieuses. Un agent d’intervention serait utile s’ils devaient donner à deux l’assaut de quelque retraite bien protégée. Les meurtres étaient sanglants et spectaculaires et l’UNISON n’aimait pas laisser ses agents seuls. Et puis, quelque part, Camille se demandait si Bruno n’avait pas pour mission tacite de le surveiller.

La confiance n’était pas le fort du jeune Français.

— On va éviter d’appeler ses proches.

Il releva les yeux, jeta un coup d’œil sur la route, un autre sur le volant.

— Pas tout de suite. Si elle est effectivement coupable de quelque chose, ça pourrait l’alerte. En revanche, oui, on va en apprendre un peu plus sur ses communications.

Il sortit son téléphone portable et se mit à composer un message à l’adresse de Williams, qui pourrait leur transmettre les informations pertinentes. Le chef de l’opération avait peut-être un informaticien, au sein de l’UNISON, auquel il faisait particulièrement confiance et à qui il confierait de préférence une semblable information. Et puis Saint-Clair voulait ménager sa susceptibilité. Après avoir insinué que Williams avait eu une relation coupable avec Knowles, l’enquêteur préférait couvrir ses arrières.

— Vous êtes français ?

Cette question s’adressait à Bruno. Le nom de l’agent le suggérait mais, aux États-Unis, on ne pouvait être sûr de rien : les origines y étaient si diverses qu’on trouvait des noms du monde entier. Les racines francophones de Bruno pouvaient s’être perdues depuis des générations.

— C’est la troisième à gauche.

Knowles habitait dans une banlieue résidentielle assez modeste mais bien entretenue, où se succédaient des immeubles de trois ou quatre étages, simples et proprets. Au moins, ici, il n’y avait rien de remarquable : la jeune femme, de toute évidence, ne vivait pas au-dessus de ses moyens. Les deux agents se garèrent devant l’immeuble, descendirent de voiture et franchirent une portée d’entrée que ne protégeait ni serrure, ni digicode.

— Hmm…

Camille se tourna pour observer rapidement la rue.

— Pas de code, pas de verrou, pas de badge, pas de caméra de sécurité dans les bâtiments en face. Si je devais enlever quelqu’un facilement et en toute discrétion, je le ferais ici plutôt qu’à l’UNISON. Il suffirait de suivre Knowles depuis le Brett Building. C’est une administrative, elle n’est pas entraînée à repérer une filature. La kidnapper à l’UNISON, c’est… Faire très compliqué quand on peut faire très simple.

Un choix étrange. Peut-être une bravade de la part de l’hypothétique agresseur ? Peut-être la preuve que Knowles n’avait pas été kidnappée ? Camille se détourna de la rue. Ils jetèrent un coup d’œil aux boites aux lettres, pour avoir le numéro de l’étage mais aussi pour relever le courrier et, tandis qu’ils gravissaient les marches de l’escalier, Camille passait en revue les deux ou trois enveloppes. De la publicité et une facture d’électricité. Rien d’éclairant.

Bientôt, ils pénétrèrent dans l’appartement. Il était meublé de bric et de broc. L’entrée, petite, abritait surtout le disjoncteur et un meuble en bois qui devait servir à vider ses poches. À gauche, une cuisine exiguë mais bien rangée, à droite, un salon avec quelques étagères de livres et de DVDs, un canapé, un télévision et son lecteur de DVD. Contre un mur, l’ordinateur personnel. Plus loin, la salle de bain qui contenait aussi les toilettes et puis une seule chambre, avec une porte qui donnait sur une sorte de petit dressing.

Le premier réflexe de Camille fut étrangement d’aller vers le frigo, qu’il ouvrit et qu’il se mit à inspecter consciencieusement. Après quelques secondes, il observa :

— Pas de traces visibles de sang. Il n’est pas impossible que des organes y aient été proprement conservés, cela dit.

Parce que leur tueur avait un goût pour les souvenirs. Restaient le salon, son ordinateur, et la chambre à coucher.

— Vous avez déjà fait ça ?

Camille ignorait quel avait été le parcours de Bruno avant les brigades d’intervention de l’UNISON.

— On va fouiller l’ordinateur. On cherche aussi des documents étranges. Et des fils de chargeur. Les informations sont contenues dans des téléphones, des ordinateurs, des tablettes, de nos jours. Retrouver les fils de chargeur, ça permet de compter le nombre d’appareils qu’on doit trouver et voir ceux qui manquent. Ça marche aussi pour les cartons, les accessoires. Si de toute évidence elle a un ordinateur portable et qu’on le trouve nulle part, c’est plus probablement qu’elle s’est enfuie. Elle n’a pas le droit d’amener ses machines personnelles à l’UNISON. Ordinateur absent, suspect au tournant.

C’était un indice parmi d’autres. Camille espérait que l’appartement leur en dirait beaucoup.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Lun 7 Sep 2015 - 9:30 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Installé au volant de la voiture de fonction, Bruno, accompagné de Camille Saint-Clair, se rendait à l'appartement de Ms. Knowles. Plutôt prudent, il roulait à allure modérer et en profitait pour observer son tout nouveau coéquipier. Celui-ci était plongé dans le dossier de la disparue quand il prit la parole afin de réagir à ses propositions. Bruno était content de constater que Saint-Clair prenait en compte ses remarques même s'il lui avait avoué son manque voire son absence totale d'expérience dans le fait de conduire une enquête.

Le voici d'ailleurs qui utilisait son téléphone portable afin de demander à Williams d'effectuer une recherche sur les communications récentes passées ou reçues par Knowles. S'il y avait eu quelque chose de suspect à ce niveau, ils allaient être rapidement informé. Puis, Camille prit de nouveau la parole mais pour le questionner sur tout autre chose. Il cherchait effectivement à savoir s'il était français.

- Oui Monsieur. Mais pour être exact, je suis franco-américain.

Bruno répondait avec exactitude mais dans le même temps, il n'avait aucune envie que la conversation ne tourna sur ce sujet. Il ne désirait pas en dire davantage. Méfiance ou autres, l'ex-militaire pensait qu'il n'était pas encore tant de se dévoiler. Même si et il le savait, cela aurait été facile pour Camille de trouver ce genre d'informations le concernant. Heureusement, les voici qui arrivaient à destination.

Il se gara le long du trottoir et jeta un regard panoramique afin de jauger le quartier. L'endroit paraissait être tranquille sans pour autant être tape à l’œil. Si Knowles avait bénéficié d'une quelconque somme d'argent ce n'était pas pour son logement qu'elle l'avait dépensé. Non, le lieu correspondait bien avec le salaire touché par un agent de l'Unison de base.

Ils franchirent une porte mal sécurisée et le Caporal observa tout en laissant à Saint-Clair de faire les premières constatations. Il le rejoignait ainsi dans son analyse.

- Je crois que celui qui a fait ça a voulu nous montrer de quoi il était capable car effectivement, il aurait été plus simple de l'enlever ici.

Ils poursuivirent et entrèrent dans l'appartement. Là encore, à première vue, il n'y avait rien d'exceptionnel. Télévision, étagère, ..., bref un équipement basique. Alors que Camille se rendait dans l'étroite cuisine, lui décida de se rendre dans la chambre à coucher. En y pénétrant, il constata que la pièce était bien rangée. Il se dirigea vers la fenêtre car les rideaux étaient tirés et il aurait voulu avoir un peu plus de lumière pour bien inspecter les lieux. Chose qu'il fit. Il vit alors des murs blancs sur lequel était dépourvu la moindre décoration personnelle. Il ressentit une légère odeur de peinture. Il alla ensuite en direction de la table de chevet et ouvrit le tiroir. A l'intérieur étaient entassés trois magazines traitant des voyages et de la mode. Puis, il souleva le matelas mais il ne découvrit rien de probant. Enfin, il ouvrit l'armoire et y vit les affaires de Ms. Knowles parfaitement rangées. Il se retourna sec et observa de manière générale la chambre. Quelques détails semblaient le titiller. Depuis la chambre, il entendait les remarques de Camille. Il décida de retourner vers lui.

En le voyant celui-ci lui proposa de s'intéresser aux cordons d'alimentation afin de visualiser ce qui manquait. idée certes originale mais qui montrait la compétence du jeune homme.

- Bonne idée. Monsieur, je viens d'inspecter la chambre. Ce n'est peut-être rien mais ne sentez-vous pas cette odeur très légère de peinture fraîche? Par ailleurs, dans la chambre, il n'y a pas la moindre photo. Regardez, c'est aussi le cas dans le salon. Étrange non? Même si elle n'avait pas le temps de s'occuper de la déco, elle aurait tout de même pu y mettre des choses un peu plus intimes comme des photos. Ecoutez, fouillez son ordinateur, moi, je vais jeter un coup d’œil au salon.

Il se tourna vers l'étagère et la fouilla. Il ouvrit chaque boîte de dvd et chaque livre mais il ne trouva rien. Il alluma ensuite la télévision et celle-ci était sur une chaîne d'informations en continu. Sur le canapé, il n'y avait rien mais le chef de l'escouade Red le poussa. Un bout de papier l'intrigua. En le récupérant, il remarqua qu'il était déchiré. Il le retourna et y vit une inscription. il s'agissait d'une partie d'une forme arrondie, comme la moitié d'un cercle par exemple. Il se rapprocha de Camille.

- Regardez ça.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 9 Sep 2015 - 10:15 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
La décoration n’avait rien de très personnel. Devaient-ils en conclure quelque chose ? Knowles n’était peut-être pas du genre à s’entourer de photographies. De bibelot. De quoi que ce soit, si on en jugeait par l’atmosphère des lieux. Camille avait fait d’abord un tour rapide dans l’appartement, après son inspection du réfrigérateur, pour se faire une idée des lieux. Il promenait son regard un peu partout, sur les plafonds, sur les plinthes, sur les objets, sans chercher à rien observer de particulier, pour être sûr de ne pas manquer quelque chose de peu ordinaire à un endroit où il n’aurait pas pensé lui-même à chercher.

— Hmm hmm.

Ambreville faisait des conclusions similaires aux siennes.

— À vrai dire, l’endroit ressemble plutôt à une location meublée où l’on viendrait d’aménager qu’à un foyer.

C’était une explication toute simple. Un appartement que son propriétaire aurait refait récemment et que Knowles aurait tout juste loué tel quel. Évidemment, le dossier fourni par Williams n’était pas précis au point de faire figurer la date d’emménagement de Knowles. Pour en avoir la conscience nette, Camille s’approcha d’une étagère et la regarda de biais. Il souffla dessus.

— C’est très bien entretenu…

Et sa voix trahissait plutôt le soupçon que le compliment. Pas de poussière, une peinture fraîche, un réfrigérateur impeccable. Knowles était peut-être une fée du logis mais il lui semblait de plus en plus probable qu’on ait cherché à nettoyer l’appartement.

Finalement, l’agent hocha la tête et s’installa devant l’ordinateur. Il était allumé rapidement et protégé par aucun mot de passe. C’était un signe plutôt en faveur de l’enlèvement que de la participation active de Knowles aux crimes dont il était question. Camille se mit à fureter dans les fichiers de l’appareil, à examiner les différents programmes et il avait repéré un détail curieux quand Ambreville s’approcha avec un morceau de papier.

— Étrange. On dirait que c’est le seul désordre à avoir survécu au nettoyage. Photographiez-le et envoyez-le à la division d’investigation. Ils feront tourner un logiciel qui le comparera avec ce qu’on trouve sur Google Images. On aura peut-être de la chance.

Ce n’était pas certain : le dessin, minimaliste, devait ressembler à des centaines d’autres, mais en attendant d’avoir des critères plus précis pour restreindre le champ des recherches, ils ne perdaient rien à tenter le hasard.

D’un geste de la tête, Camille désigna l’ordinateur.

— Regardez. Vous voyez, ça et ça…

Il désigna deux programmes dans une liste.

— Le premier, c’est un logiciel de photographie, le second, de retouche d’image. Quelque chose de familial, rien de particulier. Sauf que si je cherche à afficher tous les fichiers de formats image contenus sur l’ordinateur…

Camille ouvrit un terminal pour rentrer la ligne de commande appropriée. Après une ou deux secondes, le terminal renvoya un résultat vide.

— Une amatrice de photographies sans photographie chez elle ni sur son ordinateur, ça parait peu probable. Autant que je puisse en juger, le disque dur ne contient rien de remarquable.

Ou alors c’était très bien caché, ce qui eût été curieux, dans la mesure où l’ordinateur n’était pas même protégé par un mot de passe.

Camille pivota sur le siège informatique.

— Quelqu’un est passé ici avant nous, ça me parait évident. Tout est propre, même la mémoire de l’ordinateur a été nettoyé. On a repeint et c’est un signe peu encourageant. La seule raison à un nettoyage de cette sorte, avec peinture en prime, c’est qu’on a voulu effacer des traces de sang.

Si les criminels avaient simplement chercher à éliminer les indices de leur propre présence, le nettoyage méthodique, sans la peinture, eût été amplement suffisant.

— Qu’on ait fait disparaître les photos suggèrent l’une ou l’autre des deux choses suivantes : soit Knowles a photographié par hasard quelque chose de compromettant, soit elle connaissait personnellement notre coupable, sans en avoir conscience, et il… ou elle, d’ailleurs, apparaissait sur les clichés. Moralité…

Camille esquissa un demi-sourire, pivota à nouveau, ouvrir un navigateur internet et rentra le nom d’Emily Knowles suivi de « Star City ». Quelques secondes plus tard, il affichait la page Facebook de la jeune femme.

— … les réseaux sociaux sont nos meilleurs amis.

Effacer les photographies sur un ordinateur, c’était une chose, les faire disparaître du web, le meilleur allié des forces de l’ordre, c’était une toute autre histoire. Naturellement, c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin : Knowles avait un Facebook et un Instragram. Des dizaines et des dizaines de photographies, parmi lesquelles rien ne permettait de distinguer celles qui avaient été a priori compromettantes.

Dans une enquête normale, les deux agents auraient eu l’appui des équipes techniques et scientifiques de l’UNISON, pour passer l’appartement au peigne fin et éplucher les activités électroniques de Knowles. Mais Williams avait été formel : l’enquête devait être confidentiel.

— J’espère que vous êtes physionomiste, parce qu’on va passer quelques minutes à regarder rapidement tous ces visages. Ensuite, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup à apprendre de cet appartement et notre temps serait mieux employé à parler à quelques proches, comme vous le suggériez, pour avoir une idée plus précise de la vie de Knowles. On dirait que c’est bien ce qui compte, dans cette histoire.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Dim 13 Sep 2015 - 14:55 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Pour ceux qui n'aurait pas compris:
 

Réunion général. Visiblement, c’était grave. J’espérais juste que ce n’était pas encore une enquête de voisinage, ça commençait à me gonfler. Cette réunion générale était l’occasion idéale pour avoir de l’action. Enfin !

Lorsque j’entendis l’appel général, j’étais dans l’armurerie, bichonnant mon arc et mes flèches. M’étant entrainée avant, j’étais plus qu’en forme pour une mission. Après m’être lavée vite fait, je filais à la salle de réunion.
Je n’étais visiblement pas à l’avance. Déjà beaucoup de monde était assis devant un panneau numérique. Je reconnus de suite l’agent d’Ambreville, qui était avec moi avec d’autres agents pour l’enquête C23-B5, alors que j’étais censée la faire seule, bien qu’il m’avait aidé... mais j’aurais pu me débrouiller sans lui. Je vis aussi d’autres agents dont je ne souvenais plus de leur nom.
L’agent Williams arriva enfin. Ses premiers mots mettaient déjà l’ambiance.

— Les gars, j’ai une très mauvaise nouvelle. Ms. Knowles a disparu.

Je pressais mon nez avec mon nez de haut en bas. Je connaissais plus ou moins la femme et elle s’entendait avec presque tout le monde, elle était une excellente assistante. Si elle avait perdu la vie, ça allait être une perte pour tout le monde.
L’agent Williams continua le contexte. Elle avait sans doute été kidnappée. C’était la première hypothèse au quelle j’avais pensé. Mais était-elle fondée ? Voilà la question que je me posais avant la proposition de Bruno, qui n’était pas si bête après tout. Etait-il possible qu’il y avait une taupe au sein de la Whitechapel Special Force ? En tout ça, la remarque de l’agent serait comme un coup de pied dans une fourmilière, s’il y avait bien une taupe.

Et puis Williams demanda le caporal et Saint-Clair dans son bureau. Je commençais à venir au bureau afin de proposer ma première hypothèse lorsque la porte claqua.

J’étais dégoutée… et surtout, je n’arrivais pas à y croire. Pour lui, j’étais une incapable au point de ne pas pouvoir faire une intervention. Je le décevais vraiment à ce point. Ouais, je crois que mon égo avait pris un coup. Je m’assis en trombe sur une chaise et j’observais autour de moi. La plupart des agents discutaient, sans doute de leur inquiétude, il y avait moi, qui étais toute seule, mais deux agents attiraient mon attention.

Ils étaient tous les deux à l’écart, comme les autres. Mais ils ne discutaient pas entre eux, et je pouvais voir que l’un d’entre eux tenait quelque chose au niveau de son oreille (pas un téléphone, ce n’était pas assez volumineux pour en être un), tandis que l’autre le regardait... comme si il attentait quelque chose de lui. Non…
Il fallait que je parle avec Williams. J’avais l’impression qu’ils étaient suspects. Au moment où cette pensée me traversa l’esprit que la porte du bureau s’ouvrit, laissant sortir les 2 agents. Je me glissais alors vers lui, jetant un œil discret aux agents à l’écart.

-Monsieur, vous permettez que j’entre dans votre bureau quelques instants ? Oh et puis, ne fermez pas la porte.

En fait, je ne lui laissais pas l’opportunité de me répondre que j’entrais dans son bureau et observais la pièce. Ce que je cherchais était sans doute à l’intérieur.

Je fis le tour de la pièce, fouillant la moindre cachette. Les tiroirs, certains tableaux. Lorsque je cherchais parmi les dossiers, je ne regardais pas les contenus. Ce n'était pas ça qui m'intéressait.
Ce fut au tour de la poubelle. Et je vis ce que je cherchais.
En silence, je pris le petit microphone au fond de la poubelle, et le montrait à l'agent, qui l'avait sans doute m'engueuler lorsque je lui demandais de se taire et de se tourner vers la salle. Dos à moi, je m'approchais du micro pour dire quelque chose qui allait surprendre les taupes.

-Bite!

Je l'avais crié assez fort pour faire péter peut-être les tympans de celui qui avait l'oreillette. Ce que j'attendais, une réaction de leur part.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 16 Sep 2015 - 20:21 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Spoiler:
 

En montrant le papier à Saint-Clair, Bruno ne s'attendait pas à ce que le jeune homme à une réaction démesurée du jeune homme et il fut servi. C'est vrai que le bout de papier ne semblait pas à première vue leur procurer un net avantage mais on ne savait jamais.

Bruno suivit alors les instructions de son coéquipier. Il prit don téléphone portable dans la poche arrière de son denim. Il activa l'application correspondante et prit la photo du morceau de papier. Aussitôt, il l'envoya à la division en question.

Puis, il se fit interpeler par Camille. Ce dernier l'invita à jeter un oeil à l'écran de l'ordinateur. Ce qu'il fit immédiatement tout en écoutant Saint-Clair. Conclusion, tout comme dans l'appartement, l'appareil était dépourvu de photos alors même qu'il possédait deux logiciels de photographie semblait-il installer par Knowles elle-même. Etrange mais l'évidence sauta aux yeux du soldat tout comme à ceux de Camille Saint-Clair qui se regardaient fixement. D'ailleurs, ce dernier s'était déjà mis à rechercher un indice via internet.

- Les réseaux sociaux. Je n'y aurais pas pensé.

Le caporal souriait en voyant faire son collègue. Il n'était vraiment pas un pro dans ce domaine mais il savait qu'il était difficile voire impossible d'effacer les traces laissées par un utilisateur. Alors, il prit appui sur la table où était posé le pc et attendait les résultats de la recherche.

Les touches cliquetaient sous les doigts virtuoses de Saint-Clair. Les pages s'ouvraient et se refermaient tellement vite que Bruno avait du mal à suivre. Finalement, Camille en sélectionna une ou deux. Maintenant, il leur fallait redoubler d'attention car leur but était d'observer les photos une à une. Cette action était déterminante car elle pouvait faire avancer leur enquête à grands pas. Mais avec seulement deux paires de yeux, la tâche risquait de se révéler ardue.

Vingt minutes s'étaient écoulées et Bruno n'avait toujours rien remarqué. Il en était de même pour Camille car ce dernier n'avait pas dit un seul mot depuis sa dernière explication. Les yeux plissés, l'agent se forçait à examiner chaque détail des différentes images mais rien ne le frappait. Les paysages changeaient mais on y voyait toujours Ms. Knowles seule ou en compagnie de sa famille jamais avec des amis. Pourtant, une photo attira son attention. Cette photo montrait une Ms. Knowles assise à un bureau, lunettes vissées sur les yeux et toute souriante. Devant elle, les dossiers étaient empilés. Pour autant, la photo n'avait pas été prise au Brett Building ni même dans l'appartement où ils se trouvaient à présent. Mais c'était surtout le dossier que feuilletait la jeune femme qui accaparait son regard. Naturellement, il ne voyait pas le contenu mais il se trouvait sur la première page un symbole.

Spoiler:
 

Bruno prit le bout de papier déchiré et le posa sur le clavier afin qu'il soit bien visible par Saint-Clair. Dans le même temps, il posa le doigt sur l'écran pour lui montrer le symbole.

- Je crois qu'on vient de découvrir ce qui était représenter sur ceci. Il semble donc que Knowles avait accès à un dossier important ou peut-être l'a-t-elle fait par erreur en rapportant tout ces dossiers avec elle. Enfin, je n'ensait rien. Toujours est-il que cette photo nous amène plus de questions que de réponses. Ou a-t-elle été prise? Par qui? Il y a combien de temps? Et ce dossier, qu'est-ce donc? Et surtout où est-il? Si elle a pu le sortir, c'est qu'il n'était pas considéré comme secret défense. Peut-être même qu'il n'était pas à elle ou à l'Unison? Je serais étonné de le retrouver au Brett Building! Monsieur, il faut qu'on parle aux voisins, non?





 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 22 Sep 2015 - 18:23 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
— Hmm…

Camille ne connaissait pas de fond en comble le Brett Building et il n’avait pas visité tous les bureaux de l’UNISON mais, comme D’Ambreville, il lui semblait bien que la disposition des lieux, sur le dernier cliché, ne ressemblait guère à l’architecture standard de l’immeuble dont ils étaient tous les deux familiers.

— Ça, c’est son CV quand elle s’est fait embauchée à l’UNISON, il y a sept ans.

Camille ressortit la page en question du dossier que Williams leur avait confié. Il suivit du doigt le parcours de Knowles.

— Master à l’UCLA, embauchée à Star City au secrétariat des ressources humaines du Brett Building, puis au secrétariat exécutif de la division d’investigations puis assistante personnelle de Williams. Y a pas de place ici pour un autre emploi. Enfin, peut-être un job étudiant mais pas un truc où on a son bureau et ses dossiers.

Camille referma le dossier et, après avoir bien mémorisé l’image et noter son URL dans son téléphone, il éteignit l’ordinateur.

— Allons parler aux voisins. Voir un peu si la vie de Knowles est aussi dépouillée que ce que l’appartement suggère. Et si elle a aussi peu d’amis.

Parce que pour le coup, la sécheresse de ses réseaux sociaux sur le sujet était pour le moins surprenant, quand on avait côtoyé la jeune femme ouverte et sympathique qui s’était fait apprécier à l’UNISON. Les deux agents quittèrent donc l’appartement, riches plutôt de suspicions nouvelles que de conclusions solides, et entreprirent de faire du porte-à-porte. Sur le palier, en face, personne. À l’étage d’en-dessous, sous l’appartement de Clarisse, personne.

— Ça commence bien…

Ils frappèrent à l’appartement du même pallier, de l’autre côté. Après quelques secondes à épier les bruits à l’intérieur, ils eurent le plaisir de voir la porte s’ouvrir sur une dame assez âgée.

— Qu’est-ce que c’est ?
— Bonjour, Madame. A…
— Si c’est pour les Témoins de Jéhovah, ça m’intéresse pas.
— Non, madame, nous sommes…
— Et je n’ai pas besoin d’encyclopédie.
— Nous…
— Qu’est-ce que c’est que cet accent bizarre, d’abord ?

Camille prit une profonde inspiration et déclara d’une voix forte.

— Britannique, madame. C’est un accent britannique.
— Ça fait prétentieux.

Certes.

— Je suis l’agent Saint-Clair et voici le caporal D’Ambreville…
— C’est français, ça, comme non, hein ? Ça fait prétentieux.
— … de l’UNISON. Nous aimerions vous poser quelques questions.

La vieille plissa les yeux d’un air méfiant.

— Hmouais.
— Sur la voisine de l’étage du dessus.

Aussitôt, le visage de leur interlocutrice se détendit.

— Cette petite pimbêche ? Elle est…
— Prétentieuse ?

Camille n’avait pas pu s’en empêcher.

— … exactement ! Avec ses airs de bourgeoise californienne décolorée.

Ils avaient affaire à une commère : c’était parfait.

— Elle reçoit beaucoup de visites ?
— Jamais ! Presque jamais ! Comme quoi, les hommes n’aiment pas que les blondes avec la peau sur les os. Je lui dis, moi, à la petite, que les hommes aiment les formes. Vous aimez les formes, vous, hein ?
— Oui, madame.

Masculines, de préférence, mais mieux valait ne pas contrarier le troisième âge.

— Et même pas des amis, de temps en temps ?
— Même pas. Faut dire, vu son caractère…
— Et elle est ici depuis longtemps ?
— Deux-trois mois.
— Et ces derniers jours, vous n’avez rien remarqué d’anormal ?
— Pourquoi ? C’est une terroriste ?
— Simple enquête de routine.
— J’étais sûre que c’était une terroriste mutante. Je l’avais dit à Bob. BOB. La gourdasse d’au-dessus est une terroriste mutante.

Une réponse incompréhensible monta de l’intérieur de l’appartement avec une voix chevrotante tandis qu’au même moment, le téléphone de Camille sonnait. Il s’excusa à demi-mot et d’un regard, incita Bruno, sans doute plus habitué aux interrogatoires musclés dans le feu de l’action qu’aux enquêtes de voisinage, à continuer la conversation, tandis qu’il répondait à son appel.

S’éloignant de quelques pas, il décrocha :

— Saint-Clair.
— Linda Harley, SCPD. On m’a dit à l’UNISON de m’adresser à vous.
— À quel propos ?
— On vient d’arrêter quelqu’un pour vagabondage qui correspond à un mandat émis par l’UNISON. Une certaine Emily Knowles, semblerait-il.
— …

Vous l’avez en cellule ?

— Oui.
— Elle dit quoi ?
— Pas grand-chose. Pas grand-chose de cohérent. Je crois qu’elle n’a pas toute sa tête.
— Donnez-moi l’adresse de votre commissariat.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 23 Sep 2015 - 19:00 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Bruno se concentrait au maximum. Surtout faire en sorte que ses joues ne remontaient pas vers ses oreilles et que sa bouche ne se déformait pas. Mais l'exercice était plus que difficile. Il faut dire que ce qui lui était de voir valait son pesant d'or. L'échange verbal qui avait débuté entre l'agent Saint-Clair et la voisine de Knowles était un véritable délice. Le caporal pouffait de rire intérieurement et il faisait appel à toute sa rigueur militaire pour se maîtriser.

Malheureusement, si la discussion avait été divertissante, elle ne leur a pas permis d'en apprendre plus. Elle confirmait simplement le fait que mademoiselle Knowles n'avait pas de vie sociale. La jeune femme sous ses airs de collègue dévouée avait bien du mal à exister dans un autre que celui-là.

Soudain, le téléphone de Camille se mit à résonner dans le couloir l'obligeant à stopper son dialogue stérile avec la vieille femme. Bruno capta son regard et comprit qu'il devait continuer le questionnement. Il se retourna pour regarder son équipier s'éloigner puis il leva les yeux au plafond en poussant un soupir. Il prit un air sérieux et pivota le bassin pour se retrouver face à celle qui allait être maintenant son interlocutrice.

Il n'était pour ainsi dire pas question qu'il adoptasse la même stratégie que son collègue. La nonchalance, l'ironie et le cynisme, très peu pour lui. Il avait toujours été habitué à être direct et ce n'était pas aujourd'hui que tout allait changer. Et puis, s'il avait trouvé amusant de voir Saint-Clair se dépatouiller avec elle, il était hors de question qu'il subisse le même calvaire. Il croisa ses mains dans son dos et engagea la conversation.

- Rebonjour madame. Comme mon collègue vous l'a annoncé à l'instant je suis le caporal D'Ambreville.
- Mais ça aussi ça sonne français! Quel bande de prétentieux ces français! Et puis...
- Taisez-vous! Pas de commentaires, je vous prie.
- Alors vous, vous êtes un prétentieux de chez prétentieux! Et puis, vous avez un mandat?
- Nous n'en avons pas besoin. Ecoutez bien, madame, ceci est une enquête de la plus haute importance alors votre aide est la bienvenue. Maintenant, j'ai la nette impression que vous nous faites perdre notre temps et j'ai horreur de ça.

Bruno décida de lui mettre la pression.

- A moins que vous ayez un intérêt à le faire? Vous cachez quelque chose? Laissez moi entrer pour que je vérifie!

Le visage de la dame âgée changea illico. Bruno comprit qu'il avait réussi à la calmer.

- Bien je pense que vous êtes dans de meilleures dispositions. Reprenons depuis le début.

Il reprit les questions une à une mais les réponses si elles étaient plus claires et concises ne différencièrent guère.

- Êtes-vous certaine que personne ne lui rendait visite?
- Non, j'vous dis! Vous êtes du genre collant ou dure de la feuille vous, non?

Bruno la fixa et durcit son regard.

- Ok, ok! Y a juste une fois, je l'ai vu sortir en pleurant mais c'est tout! Sans doute que son petit ami s'est rendu à quel point elle était prétentieuse et qu'elle n'en valait pas la peine.
- Bien madame, merci pour votre aide.

Alors que se faisait entendre le bruit de la clé qu'on tournait à double tour, le caporal se dirigea vers Camille. Arrivé à sa hauteur, il lui fit un bref récapitulatif.

- Cette charmante dame n'a pas changé sa version d'un iota. Elle a cependant rajouté, qu'un jour, elle avait surpris mademoiselle Knowles quittant son appartement en pleure. Et vous, cet appel, qu'est-ce que c'était?
 
Revenir en haut Aller en bas

 
The Whitechapel Special Task Force
 
Page 1 sur 1Revenir en haut 
The Whitechapel Special Task Force Categorie_6The Whitechapel Special Task Force Categorie_8


The Whitechapel Special Task Force Categorie_1The Whitechapel Special Task Force Categorie_2_bisThe Whitechapel Special Task Force Categorie_3
 Sujets similaires
-
» creation de la section AIRBORNE-COMMAND TASK FORCE
» Anthéa de Prouville // La faiblesse des hommes font la force des femmes !
» Martelly veut constituer une nouvelle force armée
» Barême de force brute
» L'union fait la force.... Oui ! Mais....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Whitechapel Special Task Force Categorie_6The Whitechapel Special Task Force Categorie_8
Sauter vers: